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Titre :
La vigie : journal de critique et d'opinion
Éditeur :
  • Québec :R. Landrieu,1906-1913
Contenu spécifique :
mercredi 11 mars 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
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La vigie : journal de critique et d'opinion, 1908-03-11, Collections de BAnQ.

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FUMON S TOUS les meilleurs cigares DIXIE, CAlVEirjZLO ET POLO JOURNAL DE CRITIQUE ET D'OPINION FUMONS TOUS les meilleurs cigares DIXIE, O-A-ISÆIXj Hi O ET POLO Vol.2—No.47—Québec.Il Mars 1908 Abonnement : #1.00 par an.1 cent le numéro.T>ir(f (l’Annonce* : Jrre in*rrt(oii 15c.la Utpic, tcnn insertion Publié le mercredi et samedi par la C1^ Vigie, 8 rue Collins, Haute-Ville I If il V ft La question du moment qu’un avant-projet—devra nécessai-saircmcnt bc combiner avec l’agrandissement de la ville, non l’intercepter.Tout cela devra être considéré plus tard ; pour le moment il ne s’agit que des fûtes de 1908, et là-dessus l’opinion est unanime jusqu’à l’enthousiasme.Nous ne regrettons qu’une chose : la persistance de certains éléments à coller l’affaire de la Ross Rillc Company à celle du centenaire.Voici maintenant que les quelques adversaires du projet de loi insinuent que la Compagnie Ross cherche à se faire acheter A même les fonds votés.C’est juste le contraire delà vérité : on sait qu’il y a eu plutôt conspiration pour la forcer à déguerpir malgré elle.Ileu-sement, cette question de déménagement n’est pas à l’ordre du jour.Au cours du débat, M.Sam Hughes a ou un mot qui aurait besoin d’explication, quand il a demandé si Son Excellence était de la partie.Que signifie cette boutade ?Peut-être n’est-ce que la conséquence de l’indiscrète insistance du fameux comité archéologique du colonel Wood à faire de la démolition de l’Armurerie Ross la condition sine (jun non du 3e centenaire?En tous cas, nos concitoyens n’ont pas à s’inquiéter à ce sujet, puisqu’il ne s’agit pas de champs de bataille pour le moment, mais uniquement des solennités du 3e centenaire.Et là-dessus, encore une fois, on peut être certain du concours unanime et enthousiaste de toutes les bonnes volontés.Est-il converti?Pour réponse, voir au postscript uni Nous éprouvons une véritable joie à constater que la politique du gouvernement Laurier vient d’étre approuvée par la quasi-unanimité de la Chambre sur deux questions importantes : le traité de commerce avec la France, et le crédit voté pour les fûtes de Québec.C’est un fait remarquable que de voir les chefs de l’opposition, A vrai dire toute la députation conservatrice, sauf dans un cas 5, dans l’autre 11 brebis égarées, rendre un témoignage aussi éclatant à la sagesse des gouvernants.L’événement est d’autant plus heureux qu’il s’agit précisément des deux questions qui intéressent directement la province française, et sur lesquelles on aurait pu craindre une nouvelle explosion de fanatisme.Quelle n’est donc pas notre satisfac-sion de voir ces questions éliminées du champ de bataille , ,uc, étant réglées A.l’amiable entre les deux partis ! Remercions-en la sagacité de sir Wilfrid Laurier et de ses collègues, sans oublier l’éminente influence du nom de Sa Majesté Edouard VII et de son distingué représentant lord Grey, influence dont on sent la manifestation chaque fois que l’entente cordiale est en jeu.Les gens de la Vioib ont encore d’autres motifs de réjouissance.Les déclarations ministérielles aux Communes confirment de plus en plus leur manière de voir.11 est désormais officiellement reconnu que le 3e centenaire et le projet de parc, bien que reliés par un fil, sont deux choses distinctes qui seront traitées à tour do rôle.On s’occupera d’abord de célébrer dignement la fondation de Québec par Champlain, le pionnier des hommes d’Etat canadiens.Rien encore de décidé quant aux plans préparés sous les auspices des Canadian Clubs pour la décoration des champs de bataille de 1750 et I7fl0.11 y a 1A, sur le papier, des projets d’embellissements approximativement évalués à $‘2,000.000.Une commission est officiellement nommée pour étudier ces projets, et ne pourra rien statuer sans l’autorisation du Parlement lui-mûme.Naturellement, cette commission directement responsable au Parlement ne pourra"rien entreprendre A la légère, sans s’ûtrc assurée au préalable des voies et moyens.Nous faisons cette observation parce que les citoyens du Québec prétendent ûtre consultés eux aussi on la matière, et qu’il ne serait pas juste que les détails de l’entreprise fussent réglés hors leur connaissance et leur consentement.Le plan des embellis-siments projetés—nous no parlons pas de celui de $2,000,000 qui n’est M.Leblanc, député de Laval, a promis de faire le bon garçon.Il espère ne pas ûtre obligé de sortir de sa mansuétude bien connue.C’est du moins ce qu’il a laissé entendre A la Chambre lors du débat sur l’adresse.M.Leblanc prend de l’Age.Se serait-il aperçu que le rôle ridicule que lui ont fait jouer le sénateur Landry et l’Evénement lors de la dernière session ne lui a pas fait de bien?Qui ne se rappelle M.Leblanc niant l’existence de la lettre de chantage ?Qui ne se rappelle M.Leblanc faisant une première volte-face et disant : la lettre est tronquée ?Qui ne se rappelle M.Leblanc armé de son lorgnon, allant à la table du greffier et obligé de constater l’authenticité de la dite lettre?Ces scènes n’avaient fait que couvrir de ridicule le député du Laval, et il est possible que la réflexion et un peu le respect qu’il doit sinon A lui-mûme, du moins à ses électeurs, l’empêchent le retomber dans pareil guêpier et de se livrer aux incartades de langage qui ont émaillé non seulement ses discours devant les députés, mais ceux qu’il a prononcés en maintes circonstances lorsqu’il s’est allié aux nationalistes sous le haut patronage du sénateur Landry.M.Leblanc a-t-il compris que ces abominables calomnies que les journaux bleus lui ont mises dans la bouche n’étaient et ne pouvaient ûtre le fait d’un honnête homme?M.Leblanc a-t-il compris qu’en se faisant le champion du fameux baron, il a commis une faute qui a causé la ruine de gens pour lesquels le c avait cependant des sympathies ?M.Leblanc veut-il qu’aujourd’hui on passe l’éponge et on le laisse tranquillement méditer sur ses errements passés?Cela’ prouverait une contrition tardive, il est vrai, mais qui n’en aurait pas moins un certain mérite si elle est sincère.Nous ne doutons pas plus des bonnes résolutions du M.Leblanc que de sa parole ; mais qu’il nous permette de lui faire voir ce qui se joue autour de lui, et de lui rappeler que trop souvent les meilleures résolutions ont cédé devant la tentation et que chaque jour il va y être exposé.Son mauvais génie, le sénateur Landry, veille au grain.On le rencontre au Parlement de Québec plus souvent qu’A Ottawa.Ici, il doit se taire, mais il lui faut quelqu’un pour se faire l'écho de ses rancunes, et coûte que coûte il va essayer de circonvenir le député do Laval.Le sénateur est insinuant, mielleux, en apparence bon enfant.Or, pour un “bon garçon” comme M.Leblanc, les moyens de persuasion de M.Landry sont presque irrésistibles.C’est pour cela que nous tenons A mettre en garde le chef de l’opposition contre celui ou ceux qui, se prétendant ses amis, no cherchent en réalité qu’A faire leur affaire.M.Leblanc résistera-t-il aux tentations de son mauvais génie ?L’expérience lui a déjà appris ce qu’il en coûte quand on se met à la remorque des gens de V Evénement.I’cut-ûtre flaire-t-il aussi le sort que lui réservent ses bons amis de Québec.Se servir de Leblanc pendant la session pour essayer d’émouvoir si possible l’opinion avec ses vieilles rengaines et, immédiatement après, couler Leblanc dans le rouleau ligoté par la ficelle de M.Cha-pais qui deviendrait chef de l’oppo-stion.Pour le député de Laval, les perspectives ne sont donc pas absolument brillantes et,au mépris de tout droit, on ne lui donne que quelques mois avant de lui tordre le cou.Se laissera-t-il ficeler ?Toujours est-il que les bleus de Québec veulent un chef de Québec, fût-il conseiller législatif.C’est VEvénement qui commande.Quant aux raisons invoquées par les conservateurs pour décapiter M.Leblanc, nous ne voulons pas les donner sans y ûtre invités par le député de Laval.C’est un adversaire politique, il est vrai, mais nous ne tenons pas A le molester inutilement.Si toutefois il tient A savoir toute la vérité, il n’a qu’A nous le dire et nous nous rendrons de très bonne grAcc à ses désirs.P.S.—Eh bien, non, il n’était pas converti; chassez le naturel, il revient au galop.Il est revenu pas plus tard que lundi.M.Leblanc a alors repris sa scie de long des anciens jours, mais elle n’avait pas plus de chemin qu’au temps jadis.Il y a belle lurette que cet antique outil n’est plus de mode.Mais n’anticipons pas ; l’incident est raconté ailleurs.Ne jugeons pas trop vite On connaissait déjà les grandes lignes du rapport des commissaires royaux sur la catastrophe du Pont.Ce rapport a été déposé lundi à la Chambre des Communes.Nous attendrons d’en voir le texte avant de le commenter, car les dépêches en donnent jusqu’ici un aperçu trop confus pour qu’on puisse s’v lier.Il est, par exemple, assez dillicile de croire à la parfaite exactitude des paragraphes suivants : “ Les pertes de vie, le 29 août 1907, auraient pu être prévenues par l’exercice d’un meilleur jugement de la part de ceux qui étaient responsables des travaux au nom de la Compagnie du Pont de Québec et de la Phœnix Bridge.” 11 est clair et limpide que, si l’on eût prévu Vécroulement du Pont, il n’y aurait eu personne de tué.Ces vérités de la Palisse sont très faciles à trouver après l’accident.“ Ce fut une erreur de la Compagnie du Pont de n’avoir pas nommé à la position d’ingénieur en chef un ingénieur expérimenté dans la construction des ponts.De là est résultée une inefficace supervision de toutes les parties des travaux de la Compagnie du Pont.” Si l’écroulement a été causé par un vice fondamental dans la conception des plans, par une erreur de formules et de calculs ; si d’un autre côté les matériaux étaient de première classe, on ne comprend pas bien en quoi la surveillance des travaux de montage pouvait améliorer des plans défectueux à la base.L’ingénieur de la Compagnie du Pont, M.Iloarc, est un praticien de trente ans d’expérience dans la contraction des chemins de fer et des ponts en général.Les spécialistes en grands ponts sont excessivement rares et ne font pas la surveillance locale.M.Hoaro était chargé de voir à l’exécution des travaux, d’après les plans.Si les plans péchaient, est-ce de sa faute Y Pouvait-on exiger de lui plus de science et de prescience que do la part des ingénieurs en renom qui avaient préparé, approuvé et signé les plans ?Quand le mal est fait, on peut toujours supposer bien des choses ; mais les suppositions sont souvent injustes.L’hon.M.Leblanc vs.Le bois à papier L’opinion que j’ai émise devant la Chambre de commerce contre un droit prohibitif d’exportation sur notre bois à papier n’a pas eu l’heur de plaire à l’hon.M.Leblanc, et c’est en termes non équivoques qu’il en faisait part à l’Assemblée législative, l’autre jour.Mon • exposé, parait-il, n’était “qu’un roman "tissu de faussetés.” Il me semble qu’une affirmation aussi catégorique aurait eu besoin d’être démontrée, mais le chef de l’opposition crut devoir passer outre sans l’appuyer d’aucune preuve.C’était laisser place au doute, partant me donner droit d’appel.Il me suffira, pour le moment, d’affirmer que les chiffres sur lesquels j’ai basé ma démonstration sont d’une rigoureuse exactitude.Personne, en, effet, n’osera nier que la province de Québec, avec ses 200.000.000 acres de terres boisées, peut, sans redouter l’épuisement de ses forêts, vendue chaque année plusieurs centaines de mille cordes de bois aux Américains.Suivant le témoignage de sir William Van Home, elle serait en état de fournir, avec un soin convenable, un rendement annuel de 8,500,000 cordes, et cela sans dépasser les bornes d’une production normale.Le statisticien du Dominion, dont l’autorité ne saurait être révoquée en doute, déclare de son côté que 40 pour cent du territoire canadien sont encore couverts de forêts, c’est-à-dire, toujours d’après son calcul, que le Canada posséderait, en chiffres ronds, près de 450,000,000 acres de terres boisées qui, sans compter le peuplier, le sapin et d’autres essences forestières, pourraient produire 4,500,000,000 tonnes de pulpe.Ce sont là des chiffres indiscutables, empruntés qu’ils sont aux documents officiels et corroborés par des hommes du métier.L’honorable chef de l’opposition est donc mal venu de n’y voir qu’un tissu de faussetés.*** Les considérations que je développe dans la seconde partie de mon travail ne motivent pas davantage la critique.Elles découlent logiquement des prémisses de ma proposition, encore qu’elles expriment l’opinion de personnes faisant autorité en la matière.Je reconnais qu’il serait plus avantageux de fabriquer en papier dans notre province tout le bois d’épi-nette qui s’y coupe, tout comme il y aurait profit pour les Américains à filer chez eux tout le coton qu’ils récoltent.Mais les calculs mirifiques et les comparaisons auxquels se livre M.Leblanc, à ce sujet, sont peine inutile.La transformation d’un million de cordes de bois en papier donnerait, il est vrai, de l’emploi à dix mille ouvriers canadiens, elle leur assurerait 1,000,000 piastres en salaires, mais d’un autre côté elle nécessiterait une mise de fonds de 830.000.000.Notre province est-elle en mesure de se fendre de ce montant et y trouverait-elle son profit ?Ce sont deux points qui demandent considération.Consultons les hommes du métier.Voici d’abord ce qu’en pense le sénateur Edwards • “ Le Canada doit avoir, c’est au moins mon opinion qu’il a plus de bois à pulpe qu’aucun autre pays ; mais il y a aussi dans le monde d’autres pays qui en possèdent beaucoup, et il s’écoulera bien des années avant nue le monde ne compte que sur le Canada pour s’en procurer ; aller plus vite qu’on ne le fait maintenant dans le montage des manufactures de pulpe et de papier au Canada, serait tout simplement tuer l’industrie papetière chez nous.Notre marché est limité.Sur l’unique marché qui nous est librement ouvert, celui de la Grande Bretagne, il nous est impossible de vendre avec profit à l’heure qu’il est.Nous pouvons lui vendre de la pfltc à papier, mais non du papier avec profit.La vente de pulpe mécanique à l’étranger n’est pas un commerce désirable.Je suis prêt à admettre que ce que nous devons désirer vendre est.non pas le bois à ni la pulpe elle-même, mais l’article fini, le papier, et je serai enchanté le jour où nous pourrons le faire, mais ce jour n’est pas encore arrivé.Nous ne pouvons vendre aujourd’hui en Angleterre, parce que la pâte à papier des pays Scandinaves et du nord de l’Europa se rend commodément et à de bonnes conditions sur le marché anglais, et que le coût du transport est beaucoup moins élevé que de notre côté ; aussi, parce qu’en Angleterre la fabrication est plus perfectionnée et le capital engagé dans les papeteries coûte moins cher.Je viens de m’enquérir à grands frais sur le sujet, et je suis tout surpris du résultat de mes recherches.L’une des papeteries les plus parfaites du monde entier est dans le voisinage de Paris en France, mais la Grande-Bretagne est au premier rang, presque suprême dans ce genre d’industrie, et avec son système de marché ouvert à tous, tant que ses sources actuelles d’approvisionnement de pulpe ne seront pas taries, il est inutile de songer à envahir son marché et de lui vendre du papier pour la peine.D’autre part, comme le peuple américain est sous un tarif despotique nous ne pouvons pour le moment y trouver un marché.Avec le temps, l’un et l’autre de ces marchés nous seront ouverts dans le cours naturel des choses,” M.H.M.Price, le président de l’Association forestière du Canada, partage la même opinion.“La question d’imposer un droit d’ex- dinavcs qui a,de son coté,l’avantage de frais de transport moins élevés.Il est donc évident que la critique du député de Laval ne repose pas sur des bases très solides.Même il y a lieu de croire qu’elle n’est pas sérieuse.M.Leblanc,en effet, ne peut ignorer que le gouvernement est tenu, par un arrêté en Conseil en date du 24 avril 1888, de ne pas augmenter les droits de coupe avant le 1er septembre 1910.La raison alors donnée pour passer ce règlement était la suivante : “d’aider les personnes engagées dans le commerce de bois à se procurer les avantages dont elles peuvent avoir besoin dans la poursuite de leurs opérations, et de donner plus amples garanties aux banques et autres institutions financières qui font de telles avances”.Personne ne niera, disait l’hon.M.Parent, que ce ne fût une bonne et valable raison, car enfin, sans les banques il n’y aurait pas de commerce et de l’ar-garantie les banques qui avancent gent ont bien droit à cette de stabilité.Et le chef de l’opposition doit aussi savoir que cette garantie de dix portation, au Canada, sur le bois de ang ne fU( pas l’invention de M.Pa-pulpe, a été beaucoup discutée, j rent.Cette pratique de fixer les taux mais je crois que la ligne de con- ! p0ur Une période déterminée existait duitc la plus sûre et la meilleure • est de laisser les choses telles qu’elles sont, car je suis d'avis que cette politique sert les intérêts de tous.Nous ne pouvons pas nous risquer à perdre un commerce d’exportation de 83,000,000 (aujourd’hui c’est 80,000,000) par année et attendre peut-être longtemps avant de trouver un pareil marché au Canada.Les ressources de ce pays en bois de pulpe sont si grandes que nous pouvons continuer longtemps notre j commerce actuel de bois jusqu’à ce que nous puissions trouver le capital bien avant lui, comme en font foi les copies des ordres en Conseil suivants : Copie du rapport d’un comité de voulu pour construire des manu- j merce de bois à se procurer lesavan-factures et exporter notre produit, j ces dont elles peuvent avoir besoin ; dans la poursuite de leurs opéra-Lorsque nous considérons l’énor- tions, ainsi qu’à donner de plus am- /m i.„.___ me quantité de bois qu’on peut couper sur la rive nord du St-Lau-rent seulement, il est inutile de soulever cette question.“La diminution en valeur des terres du 17 avril courant, en ;X bois au cas où une taxe serait im-1 trait aux droits de coupe.posée sur l’exportation du bois de; L’honorable Commissaire recoin-pulpe serait considérable.Car le but mande en conséquence que les droits de cette taxe serait d’empêcher, dans une certaine limite, le commerce de ce produit avec l’étranger.De plus, ce droit entraverait l’achat de nos limites par les Américains, pour un et Forêts de n’avoir mentionné dans son rapport qu’une exportation do 108,966 cordes de bois :X papier alors que la province a vendu près de 800,000 cordes aux Américains; mais l’hon.M.Gouin en a fait justice sur-le-champ en établissant que l’écart entre les deux chiffres provenait de la coupe sur les terrains privés où le gouvernement n’exerce aucun contrôle.Cette année, si l’on s’en tient strictement aux opérations faites sur les terres de la Couronne, on constate qu’elles ont produit 87,708 cordes de moins qu’en 1906, dont 27,384 au chapitre des exportations.* e * Ce sont autant de détails que je soumets à l’attention de M.Leblanc.Ils aideront à dissiper ses craintes, peut-être aussi le mettront-ils en garde contre les discussions précipitées et injustifiables.En somme, il n’y a pas lieu de s’alarmer du commerce de bois à papier que nous faisons actuellement avec les Américains.N’est-ce pas de ce côté qu’est l’ennemi ?Notre stock d’épinette est considérable, et pour peu qu’on adopte et qu’on mette en œuvre des mesures rationnelles, il n’y a pas de raison pour que la source soit jamais épuisée, la question n’est pas de déterminer où et comment le bois coupé doit être vendu, mais plutôt de réglementer ce qui doit être coupé.Ce ne serait honorable Conseil Exécutif, en „ag empêcher la dévastation de nos avril 1SSS.ment de 1 article produit.Aucune- ment.“Le remède, dit le sénateur Edwards, consiste dans la sage administration et dans la réglementation de la coupe du bois sur les terres de la Couronne, et aussi dans toutes les mesures préventives possibles contre les incendies des forêts.” L’avenir de Québec tient à deux intérêts primordiaux, la préservation de la forêt et de ses pouvoirs hydrauliques.Prenez soin de la forêt, le reste ira bien.La détruire, c’est détruire les cours d’eau.Chaque mille carré de la zone forestière devrait être en opération, de sorte que pas un arbre ne puisse mourir de vieillesse ; au lieu de cela, No.249.Sur la modification de l’ordre en conseil No.230 du 17 avril 1888.L’honorable Commissaire des Terres de la Couronne, dans un rapport en date du vingt-quatre avril | | (1888) expose qu’a fin d’aider les I personnes engagées dans le com- ples garanties aux banques et autres institutions financières qui font de telles avances, il est nécessaire de modifier l’ordre en conseil No 230 ce qui a temps indéfini, et par là même le budget de nos gouvernements provinciaux en souffrirait beaucoup.Le gouvernement ne pourrait plus vendre ses limites avec avantage et ! toutes les limites maintenant sous ! licence, excepté celles appartenant j aux manufacturiers de pulpe ou de papier,en souffriraient.Des milliers de milles carrés resteraient inex-1 ploités pendant des années, et il en | résulterait un stage sérieux dans le | progrès de la colonisation et l’augmentation de notre population.ÆÆS % : ; %* %— - * nement américain, quoique ce soit | un facteur important dans la ques- 38.tion.” i Concernant la rente foncière et le tarif des droits de coupe .! coupez les vieux arbres et n’en abat- imposables sur tous les bois faits en tez un seul au.dessous d»un vertu de licence, ainsi que définis \ , par l’ordre en conseil No 505 du 6 diamètre réglementaire.Séparez les octobre dernier (1SS7), ne soient terres exclusivement propres la pas augmentés jusqu’au premier j culture.De cette manière, et pas septembre mil neuf cent (1900), le j autrement-, on apportera remède au gouvernement se réservant toutefois j le privilège de changer le tableau donnant le contenu en mesure de planche (board mesure), de billots de sciage, lorsqu’il le jugera à propos.Certifié (Signé) Gustave Grenier, Greffier Cons.Ex.Copie du rapport d’un comité de l’honorable Conseil Exécutif, en : date du 10 février 1898, approuvé mal, et non par un droit d’exportation ni par aucune autre mesure prohibitive.Il me semble que ce plan s’impose plus à l’étude et à l’approbation du peuple canadien qu’une guerre de tarifs.Travaillons à les réaliser, mais ne mettons pas d’entraves inutiles à notre commerce de bois à papier.Philippe Paradis.Un bon mouvement M.Riordan, de la Riordan Paper Mills Co., M.Bundle de la Mira-michi Paper Co., et M.Barber, le président de la Barber & Ellis Co., de Toronto, abondent aussi dans le même sens.Ce dernier ne croit pas qu’un droit d’exportation sur notre bois à papier ou que la prohibition même puisse avoir cet effet de décider les Américains à établir des papeteries dans notre pays.* * * Voilà des opinions sérieuses, exprimées par des hommes d’expérience, bien au courant de la question.Que peut leur opposer l’hon.M.Leblanc ?Il invoque le témoignage de l’hon.Némèsc Garneau, et se sert de ses chiffres pour reprocher au gouvernement de ne pas imposer de droit d’exportation sur chaque corde de bois à papier (pii sort de la Province.C’est conclure autrement que Va fait le conférencier lui-n.ême à VUniversité Laval, et il est facile d’ailleurs de s’en convaincre par la lecture de son travail.En effet, loin de réclamer la prohibition, M.Garneau en admet toute l’impraticabilité et reconnaît même qu’elle pourrait nous attirer (.le la part dus Américains des représailles sérieuses.D’après lui, le gouvernement ferait mieux de payer une prime sur chaque tonne de pulpe qui serait exportée en Europe, pour mettre le fabricant canadien sur un pied d’égalité avec son concurrent des pays Scan- ia'honorable Commissaire des Terres, Forêts et Pêcheries, dans un j mémoire en date du 10 février cou-! rant (1898), recommande que le I taux actuel de la rente foncière pour les licences de coupe de bois ne soit pas augmenté jusqu’au premier septembre mil neuf cent dix, et (pie tous les porteurs de licences qui se sont conformés et se conformeront aux règlements concernant l’administration et la vente des bois sur les terres de la Couronne, aient, jusqu’à cette date, le privilège de renouveler leurs licences au même taux de rente foncière.Et que les droits maintenant imposés parles règlements sur tous les bois coupés en vertu de licence, sauf les bois propres à la fabrication de la pulpe, ne soient pas augmentés jusqu'il la même date du premier septembre mil neuf cent dix.Certifié, (Signé) Gustave Grenier, Greffier Conseil Exécutif.• * * Il n’y a donc pas eu de précédent créé en 1898, au contraire, l’on s'est alors basé sur un précédent pour adopter une politique de progrès.Les capitalistes eurent confiance, et avec cette stabilité dont ils étaient assurés, ils risquèrent leurs capitaux et c’est après cela que nous avons vu des villes surgir au milieu de la forêt vierge.C'est ce qui a fait Slia-winigan, c’est ce qui a fait Grand’-Mère, c’est ce qui a fait l’immense établissement des Scpt-Islcs, celui de Chicoutimi, etc.Il resterait un mot à dire du reproche adressé au ministre des Terres C’est ainsi que notre confrère du Daily Telegraph qualifie un nouveau projet de loi de M.Lacombe, député de la division de S te-Marie de Montréal, projet qui a pour but de changer la date légale des déménagements et de la fixer au premier de juillet au lieu du 1er mai.Les propriétaires n’auraient nullement à se plaindre, puisque les loyers suivraient quand même leur cours, mais les locataires seraient en meilleures conditions pour déménager.Les jours sont plus longs et surtout plus beaux qu'au mois de mai, où l’on ne fait que sortir quelquefois de l’hiver et où le temps est trop souvent mauvais.D’un autre côté, les propriétaires auraient deux mois de plus pour remettre en ordre les logements de leurs nouveaux locataires.Cette loi est donc marquée au bon coin de l’intérêt public et nous sommes heureux, sans en être surpris, de voir M.Lacombe la présenter à la Législature.Le député deSte-Marie, nous profitons de l’occasion pour le dire, a déjà prouvé à maintes reprises qu’il sait s’intéresser aux choses utiles.Ce n’est peut-être pas un grand orateur, il ne vise pas à la phrase, mais c’est un travailleur et l’un des députés les mieux renseignés de la Chambre.Toujours écouté dans les comités où se fait le travail sérieux, il s’est constamment montré digne du mandat que lui ont confié les électeurs de Ste-Marie, qu’il représente depuis onze ans avec honneur.!Sxbi TABAC Champlain A fumer et 6 chiquer 25 1 3 LA VIGIF, MERCREDI, 11 MARS 1908 Le 3e centenaire,le Parc et l’Armurerie Ross Les 300,000 votés presque a l’ unanimité Voici, d’après les journaux quotidiens, le résumé de l’intéressant débat de vendredi dernier sur l’octroi de 8300,000 pour les fûtes historiques de Québec : Sir F.Bordex : En réponse à M.Foster, sir Frederick Borden dit que les Cove Fields ont été jugés convenables pour sir Charles Ross et pour le gouvernement, étant situés près d’une partie de l’arsenal du gouvernement et du champ de tir pour l’essai des cartouches.Une partie des Cove Fields était depuis longtemps déjà occupée par l’arsenal de la cartoucherie du Dominion.Le terrain a été concédé à la Compagnie Ross pour 90 ans, moyennant 81.00 par année, et ce bail est renouvelable pour une autre période de 99 ans.Le gouvernement ne peut le reprendre que pour des fins militaires, comme tous les autres terrains d’ailleurs.M.Armand Laverg.se dit que d’après les plans l’Armurerie Ross doit disparaître et que les québécois | ont le droit de savoir ce qu’il doit I des est favorable au bill,"car il s’agit de commémorer la mémoire de Samuel de Champlain, le véritable héros du Canada.Il dit que Champlain a été le précurseur de nos grands hommes d’Etat depuis la Confédération.C’est pour lui le (type du véritable canadien.Il attache plus d’importance à l'histoire des pionniers qui ont fondé le Canada qu’à celle des guerriers.Pour lui, la commémoration des pionniers et fondateurs du Canada a beaucoup plus d’importance que celle de nos batailles.M.Sam Hughes dit que tout le bruit fait à Québec à propos du déménagement de l’armurerie a été fait à l’instigation du Pacifique Canadien qui désire obtenir un au tri-emplacement pour une gare à la haute-ville.Il est en faveur du projet de déblayer les plaines d’Abraham pour en faire un parc.Sir Wilfrid insiste, car le temps presse.Il ne voit pas pourquoi on ferait de l’obstruction.M.Lavergne, secondé par le Dr Paquet, propose un amendement à la section 3 de la clause relative à la participation des colonies, dans laquelle il voit F idée impériale.L’amendement est rejeté sur division.Le vote pris sur le bill en troisième lecture a donné le résultat suivant : 90 pour, 11 contre.; .Ont voté contre : MM.Alcorn, Henderson,Wilson (Lennox),Plain, Barr, Jackson (Elgin), Christie, L’Association forestière canadienne en advenir.Au début, il y eut , - objections à l’établissement de l’Ar- Hcrron, Lalor, Oven, staples.murerie en cet endroit, mais puis- ; ».qu’elle y est la population ouvrière ' * veut garder cette usine à Québec.! Le gouvernement devrait donner des garanties à cet effet.Sir Frederick Borden répliqua ! que les mêmes raisons existent pour ° le maintien de l’Armurerie à Québec.L’utilité de cet établissement va toujours grandissant.Sir Wilfrid Laurier fit remarquer que cette discussion était prématurée.Il n’y a rien de décidé, dit-il, au sujet de l’Armurerie Ross, mais une commission sera créée pour préparer les plans qui devront être soumis.La commission seule déterminera quelle est la propriété qui devra être achetée.Il sera temps de discuter cette question lorsque la commission fera son rapport et qu'elle proposera quelque chose.Si la commission croit que l’armurerie Ross doit être déménagée, il sera alors temps de discuter cette proposition.Rien ne peut être fait par la commission avant qu’elle ait soumis son rap port accompagné de plans.M.Foster a déclaré qu’il n’était pas satisfait des explications du ministre de la milice, car il désire L’Association Forestière Canadienne est une société nationale dont le but général est l’enseignement de la sylviculture dans le Canada.Elle compte maintenant environ 1,200 membres ; toutes les provinces et districts de la Puissance, ainsi que Terreneuve, les Etats-Unis, là Grande-Bretagne et plusieurs pays de l’Europe y sont représentés.L’Association tient scs assemblées générales dans le mois de mars.Le plus grand effort de l’Association s'est fait en janvier 190(5, lorsqu’à eu lieu à Ottawa une grande convention forestière.Les assemblées annuelles de la Société ont été tenues à Toronto et :X Québec, et les 12 et 13 du mois prochain (mars 1908) l’assemblée annuelle aura lieu à Montréal.Les assemblées forestières provinciales tenues depuis une couple d’années il Vancouver, C.B., Fredericton, N.B., et Yarmouth, N.E., sont largement dues à l’exemple et ;X !’encouragement de l’Association.L’Association n’existe que depuis huit ans, ayant été fondée en mars 1900, mais elle a eu un succès remarquable, surtout grâce A la coo- pération des commerçants de bois du Canada, dont plusieurs ont été présidents de l'Association.M.E.Stewart, récemment nommé surintendant de sylviculture pour la Puissance, est le fondateur de la Société.calomnie contre l'Ar- Entre autres objets mentionnés dans MU RERIE Le Montreal Star ayant, à l'occasion de ce débat, cherché à dépré-ier l'Armurie Ross en disant que presque toutes les parties du fusil étaient manufacturées aux Etats-Unis et que l'assemblage était à peu près tout l'ouvrage fait à Québec, sir Charles Ross, qui séjourne à Ottawa, s'est empressé de mettre le pied sur manentes.encourage l’arboriculture et la dissémination des saines notions de sylviculture.sa constitution, l’Association recommande des méthodes plus protectrices pour les forêts et terres à bois du Canada, éveille l’intérêt publie sur les conséquences du déboisement laissé au caprice de chacun, demande l’exploration du domaine public et la séparation du domaine en terres cultivables et non cultivables avec l’idée de mettre ces dernières à part comme réserves forestières per- Amusantes réminiscences En 1S62, un farceur monta sur un busting et prononça le discours suivant : Messieurs les électeurs Du comté de Dorchcsteur, ,7c vous remercie de l'honneur Que vous me faites jusqu’il d’heure.Je suis votre humble serviteur, Et demain au poil à neuf heures.Il y avait à Montréal, il y a une trentaine d’années de cela, un orateur populaire qui acquit une certaine célébrité par son genre d’éloquence.En voici quelques échantillons : “ Il y a des gens qui veulent faire des 8pétulations sur le Canada.Il y a des gens sans principes qui veulent écorcher la sueur du peuple.Ils sucent votre sôvre 'afin de s’en faire un instruiment.Ils veulent exploiter le peuple sur toutes ses "surfaces et le stérétyper.Espérons que la barque dans laquelle sont embarquées nos destinées arrivera au port sans offraije.Plutôt qu’un de nous ne suive pas la société dans sa politique, je préférerais y laisser ma tête.Où sont-y, les zéros de 37 et de 36 ?Ils sont allés contempler l’œuvre d’ignominie de ces vils spétula-tours qui veulent prendre à nos portes le pavillon de la détresse et qui suivant l’expression de M.Dcssaulles que ce sont des singes, mais des singes non perfectionnés.N’est-ce pas une honte qu’une émigration semblable dans un pays natal que nos ancêtres sont venus fleurir sur le rivage ?Monstres à face humaine, notre mépris éternel les poursuivra jusqu’au fond des enfers eusse que c’est lit que sont vos principes.[Applaudissements.] 4 4 4 4 4 4 on cette nouvelle calomnie, comme le verra à la dépêche suivante : Ottawa, 6—Sir Charles Ross a fait certaine déclaration aujourd’ hui, relativement à ce qu'a dit un journal de Montreal, que plusieurs parties du fusil Ross étaient fabriquées aux Etats-Unis.La Compagnie, dit M.Ross, achète du matériel brut de différents pays comme cela se La santé des dames 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 ATELIER TYPOGRAPHIQUE DE LA; Compagnie-VIGIE (INCORPORE! 8 Rue Collins, PAR LETTRES PATENTES) - Haute-V 1II0 ^ 4 Matériel Entièrement Neuf IMPRESSIONS EN TOUS GENRES : Grandes Affiches, Faelums d’Avocats, graphie en couleurs, EXÉCUTÉES AVEC LE MÊME SOIN Prospectus tic Compagnies, Circulaires Commerciales,-Formules et Blancs, Livres et Brochures, Tvpo-Etc., Etc.- DE TOILETTE QUE NOTRE JOURNAL.UN BON CERTIFICAT Québec, 31 décembre 1907.Messieurs de la VIGIE, Permettez-moi de vous féliciter sur la supériorité de votre travail.Je vous avais confié l’impression d’un factum de 00 pages.Lu sur lendemain je recevais les épreuves ; il n’y avait pas une faute A corriger ! C’est à mes yeux un fait assez remarquable pour que je vous en fasse mes compliments.Bien à vous, Avocat Adressez toutes commandes à La Compagnie-VIG-IE, Québec 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 % 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 14* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 44 L’amour au parfait au subjonctif Afin d’aider ce dernier objet.l’Association a établi le Journal Fores-tor Canadien publié tous les trois mois et transmis à tous les membres de la Société.Le président de V Association pour l’année courante est M.H.-M.Price, du Québec.Parmi ceux qui ont été présidents, se trouvent des hommes pratique partout, excepte aux Etats- publics tels que sir H.Joly de Lotbi- Unis.Aucun autre pays ne fournit .tous les matériaux nécessaires à la fabrication d'un fusil militaire.Les ressorts pour le fusil Ross sont achetés de différents pays parce que nous pouvons ainsi les avoir à meilleur savoir dès maintenant si l’armurerie marché et obtenir un article de qua- Ross doit rester dans les limites du parc projeté.La pri lité supérieure.On ne fabrique pas j ison est exacte- ces ressorts au Canada.En cas de : nécessité, cependant, on pourrait les faire à la manufacture de Québec .avec l’aide de deux ou trois cm- ment dans le même cas.Il dit que Sir Charles Ross devra être indemnisé pour le déménage , ment de son armurerie, car il a des plcves possédant 1 habileté voulue, droits acquis, et le gouvernement M.Ross croit pouvoir réunir à a-t-il le droit de reprendre ce terrain Québec, par les importations de sa mère, récemment lieutenant-gouverneur de la Colombie-Anglaise ; Messieurs Win Little,de Westmount, Q.; IIiram Robinson, d’Ottawa ; Aubrey White, sous-ministre des Forêts, Toronto ; É.G.Joly de Lot-binière, de Québec, et E.Stewart, surintendant de sylviculture pour la Puissance, maintenant de Montréal.Le secrétaire est M.R.H.Campbell, d’Ottawa.pour en faire un parc ?Le ministre de la Milice répli compagnie, assez de matériaux pour fournir des armes à tous les hom- que que pas un homme sensé n'au- mes au Canada.En cas de nécessité, rait construit une usine de cette importance à moins que des droits ne lui aient été garantis.on pourrait très bien fabriquer le i fusils avec de l’érable et de l’acier canadien.Ces fusils, quoique très M.Blain ayant rappelé la requête i bons, ne pourraient pas cependant de quelques citoyens de Québec, en i durer aussi longtemps que les autres.1903, protestant contre l’établissement de l’armurerie en cet endroit, le ministre de la Milice répondit que tous les députés fédéraux et Le fusil Ross est fait de telle façon que l’on peut au besoin se servir de matériaux canadiens.Lorsque des achats de machine- ces achetées des échantillons des parties qui doivent être fabriquées à provinciaux de Québec, ainsi que le ries sont faits aux Etats-Unis, a-t-i maire et les échevins de Québec, des ajouté, on nous envoie avec les pic- dizaines de mille citoyens de cette ville recommandèrent à l’unanimité l’option de ce terrain à l’armurerie Ross.Ceux qui protestèrent n’étaient qu’un groupe de joueurs de golf.La tions des seule raison qu’ils invoquèrent fut Etats-Unis.Le que cela leur enlèverait leur terrain ! voyé ce journal de jeu.Personne à cette époque n’a crié au sacrilège.La question de sentiment est venue beaucoup plus i place, tard.M.Lavergne dit que les citoyens j de Québec connaissent très bien leur ville, car tout ce qu’ils font, c’est; d’étudier l’histoire de leur passé.M.Talbot.—Voilà qui est très flatteur pour les citoyens de Québec.D’après M.Lavergne, le site dont il est question comme parc national des batailles, n’est qu’une vulgaire Sages conseils Règles d’altruisme à suivre en tramway, sur la rue, partout où il y a quelqu’un à qui on ait la chance d’être désagréable : Code pour les dames lo.Lorsque vous verrez entrer un nouveau voyageur dans le char, étalez vos jupes le plus qu’il vous sera possible, afin de faire croire qu’il n’v a plus de place et que, de crainte de vous gêner, le nouvel arrivant soit obligé de se tenir debout.2o.Lorsqu’il fait mauvais et que le bas des robes est crotté, avisez un monsieur vêtu de noir qui se rend Le célèbre humoriste américain Mark Twain, ayant un jour à répondre à la santé des dames dans un grand diner, s’exprima en ces termes : Monsieur le président, J’aime le sexe, j’adore toutes les femmes, monsieur, sans égard à l’âge ni à la couleur.(Rires.) Les pauvres d’esprit ne sauraient apprécier ce qu’on doit à la femme, monsieur.Elle coud nos boutons, raccommode nos bardes, nous embête dans les bazars de charité, nous fait ses confidences et nous fait part de tout ce qu’elle peut surprendre sur le compte des voisins.(Rires.) Elle nous donne ses conseils ; souvent elle nous dit sa façon de penser toute entière.(Rires.) En quelque endroit que se trouve la femme, monsieur, elle en fait l’ornement ; c’est un trésor pour le monde.[Là l’orateur s’arrête et fixe ses auditeurs comme s'il en attendait quelque réponse.] C'est le moment d’applaudir.( Longs éclats de rires.) ! Voyez Cléopâtre, voyez Desdémone, voyez Florence Nightingale, voyez ¦ Lucrèce Borgia.(Une voix : “Non, j non.”) Bien, supposons i mette Lucrèce Borgia, mère Eve.(Cris de “oh ! oh !” et rires.) Vous n’êtes pas obligés de la Oui, dès l'instant que je vous vis, Beauté féroce, vous me plûtes, Do l’amour qu’il vos yeux j'ai pris, Sur le champ vous vous aperçûtes, Mais de quel air froid vous reçûtes Tous les soins que je vous rendis ! Combien de soupirs je perdis ! De quelle cruauté voua fûtes Ht quel profond dédain vous eûtes l’our les vœux que je vous offris ! En vain je priai, je gémis.Dans votre dûreté vous sûtes Mépriser tout ce que je fis.Même un jour je vous écrivis lTn billet tendre que vous lûtes Ht je ne sais comment vous pûtes Voir de sang-froid ce que j’y mis.Ah 1 fallait-il que je vous visse Qu’ingénument je vous le disse Qu'avec orgueil vous vous tussiez 1 Fallait-il que je vous aimasse Et qu’en vain je m’opiniâtrasse Pour que vous m’assassinassiez ! Une réponse obligerait Sous le plus court délai Votre persévérant délaissé.SYNODSIS:Di:S REGLEJIENTS POUll HOMESTEADS AU NORD-OUEST l’aide de ces machines.C’est ce qui en soirée, et en passant essuyez-les a fait dire au Star que nous impôt- sur son pantalon.Ce monsieur sera Toute section de nombre pair, non déiil réservée sur les terres fédérales du Manitoba, de la Saskatchewan et d’Alberta, excepté S et -U, peut être prise comme homestead par n’importe quelle personne, chef de famille, ou tout homme ;uis, à concurrence d’un ou 1U0 âcres plus ou moin La demande d’inscription pour homestead doit être faite personnellement par ' I J'Vl , '«V « que j’o- âgé de plus de 18 » Vovez la | quart de section oh*!” regarder si vous ne voulez pus, mais le postulant à l'agence ou sous-agence des morceaux fabriqués aux correspondant en-pou r visiter la fabrique a pu, du reste, voir par lui-mérne que tout ce qui est fait sur enchanté, fera même des excuses.Nota.—Si le monsieur vêtu de! noir ne s’y trouve pas, prenez le premiet venu, l’effet sera peut-être moins vif, mais se produira tout de ! même.3o.Si un homme vous cède sa Eve n’en était pas moins un ornement monsieur, surtout avant le changement de mode.(Rires redoublés.) Je continue; monsieur, voyez l’illustre veuve Machree, voyez Lucy Stone, voyez Elizabeth, Stanton, voyez Oscar Wilde ! ( Ri-I res prolongés.) Et, monsieur, je i le dis avec vénération, voyez la l mère de Washington, qui a élevé un enfant qui ne pouvait mentir.Qui ne pouvait mentir ! Il aurait pu en être autrement s’il eût appartenu à un club de “reporters.’’(Mur- Petits conseils aux Patineurs place, gardez-vous bien de le remer- Iriu,'-S> Çr|s de bortez-le, et rires.) cier de sa complaisance, de peur de ,Ilie.r,'l,efe> monsieur, en quelque passer pour une personne peu habi- endroit que se trouve la femme, elle tuée à recevoir des politesses.: Ln _ ornement^ et c est un trésor Le patineur fera bien de choisir un endroit où l’attraction 4o.Comme les enfants sont cer tainement très-intéressants, laissez j ceux que vous avez avec vous monter avec leurs pieds boueux sur les plaine où jamais aucune bataille n’a de gravité n’est pa été livrée.M.Reid priation la raîtra complètement du Canada, dit qu’il a toujours pensé qu'il ne jambe de bois ne devraient pas mon-s’agissait au fond que de faire payer [er sur des patins avant que la dite l’armurerie Ross par le gouverne- jambe ait acquis une longue {trament.! tique.Il sera facile d’enlever cette M.Sam Hughes—Son Excellence jambe et de lui faire faire l’exercice était-elle de la partie?toute seule pendant plusieurs heu- raction du centre j genoux de vos voisins ou passer sur s trop sensible, de j iuur figure leurs mains barbouillées de sucreries ou de confitures.Leurs sorte que s’il fait une chute il tom-prétend qu’après l’ex pro- *,cra doucement et aura le temps de caresses sont si gentilles, manufacture Ross dispa-i choisir une place où il se fera moins 50 Dans la ruc aU - - - de mal.Les personnes qui ont une Pas de réponse.M.Lennox dit qu’il ne votera pas d’argent avant que les plans de la Commission aient été soumis au Parlement.Le Dr Sproule craint que les électeurs de son comté ne trouvent exagérée la somme de 8300,000 votée par le gouvernement fédéral comme res par jour.Si elle patine avec plus de facilité que la bonne jambe, il sera peut-être plus avantageux de s’en faire tourner une avec le même bois et de se servir des deux, laissant la bonne jambe à la maison lorsque vous vous aventurez sur ! glace.Si vous éprouvez le besoin de attroupez-vous pour causer avec vos amies de manière à bloquer le trottoir sur toute sa largeur, et à ¦ forcer les {tassants de patauger dans la boue de la chaussée.Cette manœuvre est toujours très appréciée des gens pressés.(i° Quand il pleut, gardez-vous bien d’incliner votre parapluie à droite ou à gauche suivant le cas, de manière que les gens qui viennent ;1 votre rencontre ne puissent éviter vos gouttières, ou même, ce qui est encore plus gracieux, soient _ j pour le monde.En amour, elle a peu d’égaux et pas de supérieurs.(Rires).Cousine, elle est convenable ; rigide grand'mère, pourvue d’un tempérament insupportable, elle est ineffablement précieuse.Que seraient les hommes sans les femmes?Ils seraient rares, monsieur, absolument rares.(Rires redoublée.) Aussi chérissons-la,protégeons-la, donnons-lui notre appui, notre encouragement, notre sympatic, notre existence si nous en avons la chance.(Rires.) Mais, badinage à part, monsieur le président, la femme est aimante, tendre de cœur, gracieuse, belle, (ligne de tout respect et de toute déférence.Personne ici ne refusera de boire sa santé le plus cordialement possible, pareeque chacun de nous a connu, aimé et honoré la meilleure de 11 ! obligés d’aller se frapper la tête aurj toutes, sa mère.(Longs ap un poteau de fer ou sur un mur de pierre plutôt que de se faire arracher contribution à la célébration du tri-1 vous asseoir sur la glace, allumez-y un œil ou écorcher tme oreille.centenaire de Québec.- M.Robitaille 11c trouve {tas que le titre du bill “ Loi concernant les champs de bataille nationaux de Québec” s’applique à la fête projetée ; le troisième centenaire déguise un but étranger à cet i d’abord un bon feu afin de la chauffer à une température agréable.N’allez jamais patiner lorsque le thermomètre accuse plus de 110 à l’ombre.Si la glace se brise sous vos pieds, débouclez les courroies del vos patins et tâchez de mettre la 1 (Pour les personnes des deux sexes) Il est presqu’inutile de vous conseiller de placer les paquets ou les paniers que vous avez avec vous de manière à gêner de plus possible les personnes qui sont dans le char, anniversaire.Il s’oppose à la dispa-j main sur une ceinture de sauvetage I Terminons en faisant remarquer rition de l’armurerie Ross, une in- avant de tomber à l’eau ; ainsi vous que l’amour de soi-même étant la ne serez pas exposés à vous noyer, j première loi de la nature, le premier Ne criez pas et ne faites pas de bruit ! principe d’une personne bien élevée pendant que vous êtes sous l’eau, et j csl de se mettre le plus à l’aise qu’il plaudissements.) Le 2e dustrie v florissante de Québec, qui n'est pas installée sur le véritable champ de bataille et que l’on veut faire disparaître dans un but encore obscur.Quelques députés tories s’opposent au projet de loi; on retrouvera leurs noms plus bas, au moment du vote.M.W.F.MacLean, d’York-sud, ne souillez pas dans vos doigts afin d’attirer l’attention des passants si vous êtes à trois pieds de la surface.Restez calmes, s’il est possible, et cramponnez-vous tranquillement au fond, jusqu’à ce que quelqu’un plonge pour vous repêcher.lui soit possible, sans se préoccuper des conséquences.P.S.—Il est très drôle de cracher par les portières,car huit fois sur dix il se trouve un passant juste à point pour recevoir le projectile dans la figure.étage du ST-GEORGES HALL Mesurant 8/ï x tlli Conviendrait pour CLUBS REUNIONS de SOCIÉTÉS.Sera libre le l.r> MARS.ou 8, rue Collins, Haute=Ville TABAC Champlain A fumer et chiquer Terres du Dominion, pour le district où est situé le homestead de l’agent local ou du sous-agent.Néanmoins, l’inscription peut-être faite par procuration au bureau de l’Agence à certaines conditions par le père, mère, (ils, fille, frère ou sœur du futur colon.Le propriétaire de homestead est tenu de remplir ses devoirs comme tel d’après l’un des modes suivants : (1) Demeurer au moins six mois par année sur le homestead pendant trois ans et le cultiver.(2) Il peut, s’il le désire, satisfaire à la condition de résidence en habitant une terre en culture lui appartenant en propre, d’une étendue de pas moins de quatre-vingt (80) acres, dans le voisinage de son homestead.Le fait d’être co-propriétaire en société ne donnera pas droit à cette exception.(:!) Si le père (ou la mère, le père étant décédé) d’un propriégairc de homestead a sa résidence permanente sur une terre en culture lui appartenant en propre, d’une étendue de pas moins de quatre-vingts (80) acres, dans le voisinage de son homestead ou sur un homestead pour lequel il s’est inscrit dans le voisinage, tel colon peut satisfaire à la condition de résidence en vivant chez son père (ou sa mère).[ I] Le terme “voisinage” dans lus deux précédents paragraphes est défini comme signifiant pas plus de !) milles eu ligne directe, à l’exclusion des largeurs allouées pour chemins traversant cette ligne.\~>] Le propriétaire d’un homestead ayant l’inténtion d’accomplir ses conditions de résidence comformément A ce qui précède, tout en résidant chez ses parents ou sur une terre en culture lui appartenant en propre, doit notifier de telle intention l’Agent du district.Un avis de six mois devra être donné par écrit au commissaire des terres fédérales A Ottawa, lorsqu’on a l’intention de demander une patente.XV.XV.CORY.Sous-ministre de l’intérieur.N.II.—Ui implication non autorisée doc cet! annonce ne sera pas noyée.Beaux Lots a Vendre BOISSON NOUVELLE Non alcoolique, Rafraîchissante et Bienfaisante.Boisson Mousseuse et Pétillante t ica, of champagne
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