La presse, 12 juillet 1977, Pages corrigées
[" K \u2022ï \\ \\ 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQUE MONTRÉAL, MARDI 12 JUILLET 1977, 93e ANNÉE, No 164, 64 PAGES, 8 CAHIERS At>vb« Côtu Nord 30c\t! ABONNEMENT LUNDI AU SAMEDI SI 40 ¦ai presse ) METEO V Averses et vents modérés Minimum: 11 Maximum: 27 Demain: Averses Détails à la page A 2 > Troisième âge à l\u2019université Helmut Schmidt à Ottawa les «faunes».V \\ Légers progrès sur l\u2019uranium : \u2022v de l'or en barre?v* L\u2019Université du Troisième Age a vu le jour en 1973 à Toulouse, avec 40 étudiants.Maintenant, elle compte une quarantaine d\u2019établissements dans plusieurs pays d\u2019Europe et est fréquentée par plus de 30,000 étudiants aux cheveux blancs.Dans un premier article d\u2019une série de quatre, Lily Tasso raconte aujourd\u2019hui qu\u2019elle a vu des centaines de ces étudiants du troisième âge, venus s\u2019abreuver à cette fontaine de Jouvence qui propose des solutions globales, simples, humaines et peu coûteuses aux problèmes du vieillissement., Le fondateur de l\u2019Université du Troisième Age, le professeur Pierre Vellas, propose un programme intégré: assurer la santé du corps, stimuler l\u2019intelligence et la créativité, favoriser l\u2019accès au patrimoine culturel, offrir un milieu qui chasse la solitude et amener la découverte de nouvelles raisons de vivre dans l\u2019action sociale.Toutcela en gardant un contact avec la jeunesse, qui prend en même temps conscience de la réalité, des besoins et des droits des personnes âgées.\u2014 page D1 Le moindre accident impli-\", quant un autobus scolaire provoque infailliblement la colère des parents, réveille de macabres souvenirs, comme celui de Dorion ou de Carignan, dont l\u2019ombre continue de planer sur l\u2019ensemble du système comme si rien n\u2019avait été fait depuis une décennie pour améliorer la situation.j, par Mario FONTAINE de notre bureau d\u2019Ottawa Si on excepte la signature d\u2019un traité d\u2019extradition, la visite officielle de deux jours que le chancelier d\u2019Allemagne fédérale, M.Helmut Schmidt, entreprenait hier à Ottawa n\u2019a guère apporté de résultats concrets jusqu\u2019à présent.Le point majeur à l\u2019ordre du jour, la reprise des exportations canadiennes d\u2019uranium en direction de la RFA, a en effet été l\u2019objet de longues discussions, sans que les deux parties s\u2019entendent sur un échéancier fixant une date précise pour cette reprise.Le Canada annonçait, le premier janvier dernier, qu\u2019il suspendait toutes ses livraisons d\u2019uranium vers l\u2019Europe et le Japon aussi longtemps qu\u2019il n\u2019obtiendrait pas de garanties l\u2019assurant que ce combustible, ainsi que la technologie nucléaire canadienne, ne serviraient pas à des fins militaires.Première victime de cet embargo, l\u2019Allemagne s\u2019est déclarée d\u2019accord, hier, avec le principe de non-prolifération de la technologie nucléaire mis de l\u2019avant par le Canada.Les discussions achoppent toutefois sur la question des contrôles sévères que ce dernier entend imposer sur l\u2019ensemble du processus d'utilisation de ses produits nucléaires.A l\u2019instar de l\u2019Italie et de la Grande-Bretagne, la RFA possède en effet sa propre technologie en ce domaine.De fait, les deux partenaires ont tout intérêt à s\u2019entendre sur la question: d\u2019une part, les stocks d\u2019uranium s\u2019accumulent chez les producteurs canadiens; de l\u2019autre, l\u2019Allemagne a un besoin pressant d\u2019uranium.En 1985, 85 p.cent de sa production d\u2019énergie électrique reposera sur les matières fissiles.Une difficulté d\u2019ordre juridique vient cependant compliquer le problème.La République d\u2019Allemagne n\u2019est en effet pas habilitée à signer des accords bilatéraux avec son principal fournisseur sur cette question, puisqu\u2019elle fait partie de l\u2019Euratom, l\u2019organisme de la CEE compétent dans le domaine nucléaire.Ayant cerné les écarts et divergences qui séparent son pays -_______Voir URANIUM, pop» A 6 Aux yeux du public, les autobus scolaires \u2014 les \u201cjaunes\u201d, pour reprendre le langage du milieu \u2014 restent des véhicules vieillots, dangereux, appartenant à de riches promoteurs sans conscience.Ce jugement a priori ne résiste cependant pas à l\u2019analyse.C\u2019est du moins la conclusion à laquelle en arrive Guy Pinard dans une série de cinq articles publiée à compter d\u2019aujourd\u2019hui dans notre section Economie-Finance.Depuis le début de la décennie, le transport scolaire a connu des transformations radicales, à l\u2019avantage des utilisateurs sans doute (par le biais de l\u2019amélioration des critères de sécurité), mais pas au profit des entreprises, comme on pourrait le croire.Pourquoi?A cause de normes très précises fixées par le gouvernement du Québec, qui limitent à un maximum de 4.76 pour cent de la valeur d\u2019un contrat les profits que peut réaliser un propriétaire d\u2019autobus scolaire.En d\u2019autres mots, $4,760 pour un contrat de $100,000 ou $47,600 pour un contrat de $1 million.üp''' «r .v Helmut Schmidt Pan Am réplique Une économie de $150 pour Londres Un tireur embusqué tue un policier à Ottawa par Laurier CLOUTIER Les Montréalais pourraient économiser un minimum de $150, soit au moins la moitié du prix du billet, pour un voyage à Londres à compter de septembre.York Londres pour un peu plus de $100 et on s\u2019attend à ce que Trans World Airways et British Airways proposent également des prix d\u2019aubaine sous peu.Un Montréalais pourrait donc prendre un autobus Greyhound pour se rendre à New York au prix de $28.45.Le vol-navette New York-Londres lui permettrait par la suite d\u2019atteindre la capitale britannique pour environ $150 au total.C'est le Londonien Freddy Laker qui a lancé le premier ce vol-navette à prix d\u2019aubaine.Un ingénieur aérien de la Seconde Guerre mondiale, M.Laker, a mérité il y a quelque temps les applaudissements de nombreux voyageurs au budget restreint en offrant par sa compagnie Laker Airways, le \u201cTrain de l\u2019air\" à un prix bien plus bas que ceux des Voir ÉCONOMIE, page A 6 Il économiserait ainsi un minimum de $150 et un maximum de $650.Le vol Montréal-Londres par Air Canada coûte au minimum $307 (réservations 45 jours à l\u2019avance pour un voyage de 14 à 60 jours entre le 2 octobre et le 18 mai) et au maximum $818 (voyage à une date indéterminée avec départ durant les mois de juin, juillet ou août).Les 8,800 autobus jaunes et les 500 autobus de commissions de transport municipales ou d\u2019entreprises de transport,qui ne se spécialisent pas dans le transport d\u2019écoliers, assurent quotidiennement le transport de 800,000 jeunes à la grandeur du Québec, de deux à quatre fols par jour selon les cas.Deux compagnies aériennes, Laker Airways, de Londres, et la compagnie américaine Pan American World Airways, viennent en effet d\u2019annoncer leur intention d\u2019offrir lé vol New \u2014 page A 3 \u2014 page B 1 üüî asm mmam ¦¦¦¦MMr 1 nlii t B Si * t ?m M m.V :: : cnx ifeô! 1 w -1# -%.;> i'- Brébeuf et sa Diable :.v m: i A# V;X.z 1 Y; L f ! \u20222 .h Construit en 1918 et toujours solide, le pont Prud\u2019Homme enjambe la Diable, près de Brébeuf, ce paisible village des Laurentides, situé à quelques milles seulement de Saint-Jovi-te et de ses néons.Claude GRAVEL s\u2019est rendu à Brébeuf et a rencontré le curé René Brault, qui lui a raconté l\u2019histoire de ce village fondé en 1905.Brébeuf compte aujourd\u2019hui 140 familles, dont une soixantaine font l\u2019élevage des vaches laitières.L'été, la population triple, mais les touristes ont été bien acceptés par les habitants.Avant leur arrivée, tout est bien tranquille à Brébeuf.r-jiSz.35 Sffl m- :\\V .* Ü ïÉàmk b'i '.\u2018VJ , ! g 1% \u2014:r ¦S % P 8 V \u2014 page A8 i «emunaira le mondé Ralentissement de l\u2019économie dans la plupart des secteurs ' ç Arts et spectacles \u2014Informations: A 9 à A 12 \u2014Horaires: All Bandes dessinées: D 4 Décès, naissances, etc.: F 11 Économie: B 1 à B 6 Informations étrangères: F 1, F 2 L'auto: C 8 à C 10 Les maux de notre langue: D 3 Mon oeil sur Montréal: A 11 Mot mystère: D 4 Mots croisésr D 4 Petites annonces: D 8 à D 11, F3àF 10 Radio et télévision: À 11 SIMONE SIGNORET: F 3 Sports: C 1 à C 7, C 11 Vivre aujourd'hui: D 1 à D 3 \u2022 Le journaliste canadien Utting sera bientôt libéré Le président ldi Amine fait savoir que \"l'arrestation du journaliste canadien Gerald Utting servira de leçon à tous ceux qui veulent s'amuser avec l'Ouganda\".r Les perspectives économiques au Québec ne sont pas roses en 1977, et le ralentissement, déjà constaté dans le secteur de la construction et sur le marché du travail, se fait également sentir au niveau des ventes des entreprises.C\u2019est ce qui ressort des statistiques et des prévisions pour les principaux indicateurs économiques contenues dans un nouveau bulletin périodique pu précédente, ce qui constitue une hausse inférieure à celle de l\u2019inflation.Les hausses salariales sont moins fortes en 1977 que pour l\u2019année précédente.De mars à août, le BSQprédit en effet des augmentations des salaires hebdomadaires moyens d\u2019environ 11 pour cent, par rapport à des hausses de 11.6 pour cent en 1975.\u2014page B 1 blié par le Bureau de la Statistique du Québec.C\u2019est ainsi que le taux de chômage se maintiendra entre 9.5 et 10.0 pour cent jusqu\u2019à la fin de l\u2019année, selon les prévisions du BSQ, soit un point de plus qu\u2019en 1976.Les expéditions totales des entreprises n'ont par ailleurs progressé que de 6.5 pour cent durant les trois premiers mois de 1977, par rapport à l\u2019année r \u2022 Takeo Fukuda s\u2019attaquera aux grands dossiers Les résultats officieux indiquent que la victoire du premier ministre a été infime mois suffisante pour que celui-ci se penche enfin sur une série de dos-.siers qui avaient été laissés en suspens: pêcheries, commerce, la Chine, le nucléaire.\u2014 pages F 1 ' * L-.K 4 ¦ v H .C I X A 8 INFORMATIONS générales MONTRÉAL, MARDI 12 JUILLET 1977 Chômage: baisse au Québec / $ tit Z A six milles de la civilisation du néon, la belle campagne de Brébeuf - OTTAWA (PC) \u2014 Le taux dé-Saisonnalisé de chômage a légère- .ment augmente au Canada du mois de mai au mois de juin (de 7.9.à 8 p.cent), mais a légèrement baissé au Québec (de 10 à 9.7 p.cent), dans Pile du Princc-E-dounrd (de 10.6 à 9.7 p.cent), en Alberta (de 1.2 à 4.1 p.cent) et en Ontario (de 7.3 à 7.2 p.cent).-¦Le nombre absolu de chômeurs a baissé de 82-1,000 à 811.000 dans l\u2019ensemble du pays.L\u2019an dernier, à pareille date, 702,000 travailleurs étaient sans emploi.Au cours des dix derniers mois, le chômage s\u2019est maintenu à un niveau sensiblement plus élevé que celui des mois correspondants de l\u2019année précédente.Ainsi, en juin 1976 et en juin 1975, le taux désaisonnalisé était de 7 p.cent; en juin 1974, de 5 p.cent.Les statistiques publiées aujourd\u2019hui comprennent les étudiants à la recherche d\u2019un emploi durant les vacances d\u2019été parmi lesquels le taux de chômage est de U p vent, chez ceux qui ont n\u2019ont pas terminé leurs études, et de 17.3 p.ccnt'chcz ceux qui neson-gent pas à retourner à l\u2019école.par Claude GRAVEL on en rencontrait autrefois dans les presbytères \u2014 glissa la tête dans l\u2019embrasure de la porte et marmonna quelque chose.v \u201cVous devriez revenir ici un samedi soir, vous verriez comme il y a du monde dans la rue.\u201d m J##' mrnjm W , - ; ; (ZÆ t - Le curé Brault passa aux statistiques.Brébeuf avait été fondé en 1905.Le village comptait aujourd\u2019hui 140 familles (500 habitants), dont une soixantaine vivaient de l\u2019élevage des vaches laitières.L\u2019été, la population triplait.Les touristes avaient été bien acceptés des habitants, qui avaient conservé leurs habitudes.Tout le monde était heureux.; 4 Le curé René Brault, étonné, regarda le journaliste et le photographe.Que venaient-ils faire à Brébeuf en cette calme matinée de juin?Ce n\u2019était pourtant pas dans ce paisible village des Laurentides qu\u2019ils allaient découvrir la nouvelle de l\u2019année.Un éclair de scepticisme traversa son regard.\u2022 M .''\"W ^ \\ -£< -. Y Le foin commençait à pousser et, après un printemps sec, les cultivateurs désespéraient de sa vigueur.L\u2019unique terrain de camping du village, qui eut été banal sans la très belle rivière qui le délimitait, était encore fermé.Plus loin, de l\u2019autre côté du village, le pont Prud\u2019Homme, un pont couvert construit en 1918, toujours solide, laissait deviner la rencontre de La Diable et de La Rouge, à quelques milles de là.V- \" >' ; Le curé Brault se cala dans son fauteuil.La dernière fois qu'on avait parlé de Brébeuf, c\u2019était en 1973, dans une plaquette écrite par Louis Coupai, le descendant d\u2019un des fondateurs de la localité.On y parlait avec respect de l\u2019ancêtre de la famille, qui avait ouvert une scierie dans le village au début du siècle, de la première visite de Mgr Duhamel à Brébeuf, qui \u201cfut un véritable triomphe\u201d (le forgeron se servait de son enclume et de poudre noire pour imiter le tir du canon comme pour les grandes solennités), des qualités d\u2019âme et de coeur de ces Québécois qui avaient bâti le Nord.é am# lT* *';y\t¦* -V v \\ \u2022\t.;X:Vfr* En raison d un déficit croissant qui alourdit la situation financière du musée, l\u2019Ecole d\u2019art du Musée des beaux-arts de Montréal ferme, ses portes.Pour l\u2019année scolaire qui vient de se terminer, le déficit de l\u2019école, s\u2019élève à $120,000, tandis que pour la prochaine année, on avait prévu un déséquilibre budgétaire dé $200,000.L\u2019école, qui compte actuelle-qiept 70 élèves, relève du secteur Çriv.é et est agréée comme telle par le gouvernement.Depuis le printemps de 1976, elle tentait de se faire accréditer comme établissement d\u2019intérêt public, ce qui Ipi aurait valu 80 p.cent des subventions gouvernementales versées à une école offrant les mêmes services.Or, le ministère de l'Education a fait savoir au musée que le système des subventions aux écoles privées était en révision, ajoutant qu\u2019il n\u2019y avait pas de fonds supplémentaires prévus pour le secteur privé cette année.L\u2019école fera l\u2019impossible pour placer ses élèves dans d\u2019autres établissements qui offrent un programme similaire.Entre-téjijps, le musée tentera de redéfinir le rôle qu\u2019il pourrait jouer dans le domaine éducatif.«jJa recommandation de fermer l\u2019.é
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