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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
jeudi 14 juin 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-06-14, Collections de BAnQ.

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1 JÊU.m L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 6 mois 3 mois 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an $9.00 $4.75 *2.50 En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU $3.25 *1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant sur F enveloppe le service (Rédaction ou Administration), auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur i OLIVAR A S SELIN L'abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable ail pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 81 Le numéro: 5 sous Montréal, jeudi 14 juin 1934 Simple coup d’oeil sur un livre nouveau ESTHÉTIQUE L’inutile sacrifice du marquis de Montcalm WN « m Nos véritables ancêtres, les Ligures, Elail-ce un Celle, le vieux Vendéen trapu par le commandant R.Pujol.— 1ère Docteur Joseph SCHIMÆR, régiment d’uhlans.C’est là, incontestable- “ J*unes Prus,lens, apprennent encore que Chambly-Bassln.car a e‘ et Rome fut construite par des Germains.Quant à l’enlèvement des Sabines, encore 1 un conte à dormir debout! il s’agit d’un Les Alliés ont évacué Mayence avant le terme, ce qui a eu pour résultat le renversement de la République allemande par Hitler.Maintenant, il faut assurer aux Sarrois qui ne sont pas hitlériens la liberté de leur vote tandis que ce plébiscite devient pour Hitler une affaire d’une importance capitale.Si la consultation n’est pas favorable au rattachement à l’Allemagne par une très grosse majorité ce sera pour lui un échec politique et moral grave.Les autres élections auxquelles il a procédé dans le Reich paraîtront entachées de mensonge.Son prestige sera atteint.Son autorité aussi.I Le 12 Juin, 1934.kl i i l une ! I I Jadqne» RAINVILLE (La Nation belge du 27 mai) i ¦ i CHEZ i W00DH0USE Le 11 juin 1934.Je suis en retard et Je le regrette vivement.Veuillez, s.v.p.trouver cf-lnclus un chèque de $4.75 pour un abonnement de six mois.Je vous remercie de m’avoir rappelé 1 l’ordre (sans jeu de mot) ce matin.Je vous souhaite franc succès, i.e.une diffusion de plus en plus rapide.— Foi/à, écrit sans rire le ministre allemand des Cultes et de l'Education nationale, une découverte sensationnelle qui, mieux que rapt de jeunes filles de Germanie qui habi-toute autre, peut servir, dans les classes supé- i talent une cité mccklembourgeoise.rlcures, d'introduction à l'histoire de la race \ 11 est bien certain que le Mecklembourg allemande.j est assez éloigné de Rome et que les Ro- mains — qui n’avaient ni chemin de fer, Les marchandises de la Central Fur.ni tare Co., offertes par la maison Wood-house à 47 pour 100 de leur valeur, se sont enlevées rapidement.Il reste quel, ques occasions.Cette vente durera 8 jours encore, les 3 derniers.tm i H •t m m A.EENY, ptre, Paroisse de Saint-Clément, En ville./Mi -¦fen Ameublements de salon, solides, confortables : un canapé et doux fauteuMs Chesterfield recouverts de tapisserie, de reps ou de velours ; dessins et couleurs variés.Prix courants : $110, $13$, $160, $175, $200, $276.Comment n'a-t-on pas découvert cela .plus tôt ?Comment ne s’est-on pas avisé autostrades, ni avions à leur disposition depuis longtemps que le paradis ne pouvait devaient souffrir d une effroyable pèse trouver qu'en Allemagne, et qu'Adam, le n“rle °e ‘emmes Pour a“er ‘e* chercher si premier homme, devait également être le *oln’ premier Germain ?Evidemment ! Si le paradis s’étail trouvé en Orient, Eve aurait offert à Adam une banane ou une datte.La km m «.s Le genièvre (gin) de Kuyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori une boisson de (r-b) its IVndnnt celte wnte t $60, $80, $00, $110, $139, «170.v l M.von Wendrin est patronné par le de « nos gens ».C'est professeur d'astronomie Neugcbauer, direc- gentleman, à prix populaire, leur de l’Observatoire de Berlin-Dahlem.! Est-ce pour cela que le temps et les dis- , ., pomme que tanccs compte«it à ses yeux pour si peu notre pere a tous a croquee ne pouvait être j i 5 qu’une belle pomme allemande.Voilà, pour notre docte auteur, la preuve flagrante que le paradis se trouvait en Allemagne, pays de pommes (et aussi de poires) et non pas dans les régions tropicales, car la pomme c’est le fruit allemand par excellence.K Ameublements de salle à manger, dessin gracieux, travail soigné, noyer véritable ou fini noyer ; 9 pièces : table à rallonges, buffet, dressoir, * chaises.Prix courants : $115, $165, $185, $195.$225; $250.M a 0 L’adhésion de la Russie à la S.D.N: #Pm Pendant cette vente i $70, $09, $120, $130, $140, $160.Ambroise GOT HM imm Occasions, ce matin, à # heures Les commandes par téléphone ne sont pas acceptées I m En ce qui concerne la question de l’ad- Quand vous rencontrez une boisson en usage depuis plus de 250 ans.dites-vous mission éventuelle des Soviets dans la S.qu’elle a du mérite.C’est le cas du genièvre D.N„ la presse française s’est montrée (gin) de Kuyper.o-e> Pupitres de noyer massif, 7 tiroirs, style moderne, lignes simples.Hauteur: 29 pouces ; longueur : il pouces ; largeur : 21 pouces.Prix courant 1 $56.i HOSPITALITÉ! t*.LT7 Aujourd'hui : Les personnes qui voyagent sur un paquebot “Empress", "Duchess'* ou “Mont” sont l’objet des mêmes attentions personnelles qu elles recevraient dans un grand hôtel moderne.C’est ur cela qu elles préfèrent traverser en Europe par la route du Pacifique C#ca- 'ù j dieo.Il existe à.bord de ces luxueux transatlantiques une ambiance de confort et de cordiale hospitalité qui rend une traversée excessivement ; agréable.Départs semi-hebdomadaires de Montréal et Québec.à destination des ports de Grande-Bretagne et du continent.’ .’ 1- Pour tous renselgneménts, s’adresser au bureau des billets de paquebots, à la gare Windsor, ou à Monsieur D.R.Kennedy, 201 ouest, rue S.-Jàcqüês.PLatéàu 2211.Pacifique Canadien jusqu’ici presque enthousiaste de cette perspective.Cependant l’attitude adoptée par le gouvernement de Moscou telle qu’elle vient d’être définie par la PrAVüa et par les Iszvestias devrait faire réfléchir les imprudents partisans et parrains de l’U.R.S.S.Il en résulte, en effet, que les bolclic- complètement les faits.i __ ________ vist« lé prennent maintenant de haut et D’ailleurs, les Germains sont bien ante- ; prétendent être invités à entrer dans la rieurs au Paradis.M.von Wendrin est en ,.Quelques une des lettres reçues à .Ligue.Faisant allusion au dernier discours mesure de préciser que la première tribu 1 occasion du renouvellement des abon- i je ^ Barthoù.ils parlent d’une amicale germanique occupait 1 actuelle Allemagne ,cmcn 5 , initiative qui sera examinée sérieusement il y a 200,000 ans.Cette tribu, celle des Lévis, le 11 juin, 1934.j par le gouvernement de Moscou.On ne Lugier, a donné au monde ses premiers Devant partir dans quelques jours, je i saurait mieux montrer le dessous des cartes, civilisateurs.Ses membres poussèrent même ;ous Pr*e de 110 Pas me ^a*re Parvenir le Les Soviets entendent qu’on les implore iu.qu'.u Paciliquf « I, pm,, alt '*,?¦ » N., car «I, le», peupler 1 Alaska et la Californie.défaire d’un abonnement est de retourner vauc“ll,t une position en quelque sorte do- Par consequent, les Germains doivent le journal.Je ne puis agir ainsi avec vous, minante.Leurs avocats mal avisés ne corn- être considérés comme le premier et seul 1 mais « gare » ! M i Par quelles déductions l'auteur nous prouve-t-il péremptoirement que le Paradis terrestre ne pouvait être ailleurs qu'en Po- T ^ • • h.», a ,>*».à ,«»,„ L opinion l'Ancien et le Nouveau Testament, qu’il dé- 1 -g -> clare apocryphes l’un que l’autre et farcis d~l fh HOG IPPfpilVC de falsifications éhontées qui dénaturent v_«.v5 AAvF.O .H.J.k- $10.05 Bibliothèque* de noyer massif, solides.2 portes vitrées, 3 rayons; travail soigné .Dimensions approximatives : hauteur, 46 pouces : longueur.36 pouces.Prix courant : $22.50.Aujourd'hui : $12.95 Tables pliantes « Gatrfleg », solides, massif, pieds sculptés.Dismètre ; environ 44 pouces.Prix courant : $22.50.Aujourd’hui ; ;¦ I P- »f.& i noyer $12.05 Woodhouse & Co.Ltd I 105 ouest, rue Saiote-Catherine Livraison (radlll de» marchandises dans tut rayon de 200 m 111 c a de Montréal, pour tout achat de SI 00.Les marchandises sont emmagasinées et assurées gratuitement jusqu'à la livraison.Rembourse ment dea billets de chemin de fer ou d'autobus dune un rayon milles de rêal, pour tout achat de SI OO.de 150 Mont- RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES VOYAGES EN RUSSIE LES CHEQUES DE VOYAGEURS DU PACIFIQUE CANADIEN SONT ACCEPTES DANS LE MONDE ENTIER F prendront-ils pas leur erreur ?ministre Henry, de l’Ontario, tout en prétendant que le système d’instruction publique dans sa province est le mieux organisé du Dominion, admettait qu’il est urgent d'y apporter encore de vastes perfectionnements.son intérêt particulier.En quoi il rejoint tant et tant de contribuables qui prêchent l'économie, mais à Iç condition quelle commence par frapper les autres.M.Harry Bernard a retrouvé la santé, ne manquera pas d’y prendre part, et du bon côté.se pose plus nettement que jamais et nous verrons bien si ce n’est qu’un principe ou si ce peut aussi être une pratique courante.Nous verrons aussi à quoi peuvent servir soixante députés de langue française.Attendre pour juger Sur le vote favorable que la Chambre des Communes a accordé à l’Office des débouchés de produits naturels, M.Léopold Richer écrit, au Droit : REVUE IDE LA PRECHE- La banque et le bilinguisme M.Richer me paraît plus orthodoxe lorsqu’il parle du compromis Rhodes sur le libellé des billets de la Banque du Canada.reuse ! Elle oublie que nous avons failli nous faire excommunier pour avoir affirmé cela ! Jl est indéniable que, dans celle direction, de considérables progrès ont été accomplis dans notre province depuis le comnien-Que le cours classique, comme prépara- cernent du siècle.Une critique mesurée et lion aux carrières libérales, prête à certaines i constructive peut servir a entretenir ce promodifications de son programme, le fait est grès, a l accélérer même, et c est en ce sens assez péremptoirement établi, fl faut toute-j 9U d faut sans doute interpreter les remarques Dans un discours qu'il a prononcé hier fois considérer que les collèges classiques vi- i contenues dans le discours de l'honorable soir à Stc-Tlicrcsc, l lion.Athanase David sent en tout premier lieu à préparer la jeu- M.David, a déclaré « qu il faut adapter notre système nessc qui se destine au sacerdoce, et qu'ils ' d enseignement dans les collèges classiques sont des institutions privées.Ils ne doivent aux exigences de la vie moderne.» Il a rc- avoir égard aux exigences de ceux qui se des- , proche au cours classique de ne pas faire une tinenl aux carrières libérales que parce qu'ils place suffisante, et dans certains cas de n en constituent nos seules écoles secondaires, i faire aucune.« aux sciences pratiques qui C’est pour cette raison que les ordres reli- ' permettraient aux élèves de gagner leur vie.» gieux qui ont la direction de ces maisons d'e- Apôtre de l’immigration, M.Beatty Cette déclaration du secrétaire de la pro- Ovation ne ferment pas l oreille aux plaintes n'est pas moins ardent propagandiste de la vince, dont la juridicilion s’étend à l'instruc- dUl 5C font entendre.Les Pères Jésuites, ont fusion des chemins de fer.On voit clairc-tion publique, donne jusqu'à un certain point annoncé récemment qu ils avaient décidé ment I interet que le Pacifique peut avoir raison à maintes critiques qui ont depuis d introduire des réformes prof ondes dans lew dans une reprise de l’immigration intensive.quelque temps etc dirigées contre notre en- progi anime,, afin de satisfaire l opinion ldi- G.P.montre, au Devoir, jusqu a quel scignemenl secondaire, le plus souvent avec d^c.Dernièrement, Monsieur Neveu, s upc- point M.Beatty et le Pacifique poussent le rieur de Saint-Sulpicc, déclarait que lis désintéressement en réclamant la fusion des Sulpiciens s appliquaient sans cesse a amé- chemins de fer et ce qu’il faut penser de la L'auteur de cet article n’aime sans doute ^orer ^eur enseignement de manière à « l’a- campagne menée à fond de train par le Papas qu’on tue lés mouches.Mais avec M., Capter au* exigences de notre temps ».cifique alors que la loi qui régit les admi- David et avec nous il convient que des ré-1 0„ Couvera peut-être la comparaison ir- n.‘straleurs du réseau,.de rEtat les .r=duit au formes s imposent.L aurait-on admis de si respectueuse, mais la dernier* moitié de ce s,!er,ce en leur mterd,5ant toute Polem>9ue-bonne grace sans nos critiques ?Cela seul paragraphe nous fait penser aux réponses de en démontré 1 utilité et la « constructive ».poi;ti«.iens.Les électeurs font une demandé : je m’en occupe répond le politicien.Et les électeurs se rendorment sur ces promesses.Nous adaptons, répondent les défenseurs de l’enseignement secondaire et l’on voudrait que cette réponse suffise à faire considérer nos critiques comme injustes.Mais l’opinion publique est aujourd’hui trop éclairée pour qu’on s’en tire si élégamment et tout le monde admet, avec la PATRIE, que notre enseignement est « perfectible ».La réforme de renseignement La remise en discussion de notre enseignement prend de l’ampleur.Voici que M.David s'en est occupé dans un discours qui a inspiré l’article suivant à la PATRIE.M.Harry Bernard, le rédacteur du Courrier de Saint-Hyacinthe, a repris sa plume après la longue absence que lui avait imposée une pénible maladie suivie de longs mois de convalescence.On n’estime pas moins M.Bernard si l’on peut trouver que son œuvre littéraire a comme principale qualité l’abondance.M.Si notre enseignement est perfectible, ^rnard est un excellent confrère qui a fait du Courrier de Saint-Hyacinthe 1 un j des meilleurs hebdomadaires de la province et tous ses amis se réjouiront de le revoir à la tâche, même s’il faut de temps à autre croiser le fer avec lui.¦:h V.Le comité parlementaire qui étudie le bill de la Banque du Canada a rejeté l’amendement Lapointe qui demandait la naie bilingue pour adopter l’amendement Rhodes qui nous donne de la monnaie fran- A/.Bennett a avoué qu'il s'agissait d'é-çaise et de la monnaie anglaise.Cette façon conomie dirigée.Par économie dirigée, pris, d éluder le problème, du bilinguisme ne sa- dans son le meilleur il ne faut pas en-lisfait personne.Déjà la presse canadienne- lendre une ,^mixtion da,is les affaires pri-française s est prononcée contre le partage Wes, mais plutôt un contrôle général, une di-de la monnaie de la Banque du Canada.reclive donnée ûux producteur, et aux con-Elle y voit une source de gnefs, de mccon- sommaleurs.>.es termes ici sont vagues.Il lentemenls, de protestations cl de froisse- s’a&il d’une !nnovation dans nolre polillque, mcnls dans les regions d provinces ou la Pour ia bicn yugcr> jj nou$ faudra attendre Wuc, ne,/ pas qu'dla donne ses premiers fruits.Sur une i ®, n.CS.°nrlLC1 c a lusllce ct de .question de ce genre la discussion théorique Le Barbier de Séville avait aussi pour la bonne entente.j est facile.Mais elle se perd dans des consi- titre La Précaution inutile.On -pourrait ap- fl a p,lLV0,r ?“« ,0,'54u on discutera deration, tellement nombreuses quelle pro- peler la complication inutile la double émis- j amendement Rjjodes a la Chambre il y.duil finalement l'incohérence.Et comme il sion de billets de la Banque du Canada qui u" ,aulre débat sur la monnaie bilingue.ne faul pas yugcr un homme public cl un permet au Gouvernement fédéral d’ignorer LeUc fo,s Plusieurs deputes de langue fran- parli polMque Süf dcs paroles mais sur des en pratique un bilinguisme qu’il reconnaît en ca,se ,sont dcade5 a exiger que la majorité ûc(es> ce 5cra sur [a j n dont /e gouVerne-principe.H.B.écrit à ce sujet au Cour- ™fa,se fu 5e prononce sur le bilin- maü mel et « emplacement ».Un journal de Montréal, que nous estimons d’ailleurs (modérément) pour d'autres raisons, coiffe de ce chapeau une lettre dc M.le Juge Pouliot sur 1’ « emplacement » txact de la croix plantée par Cartier ; Documentation historique Quant au site exact dc la croix plantée par Cartier le 24.juillet de l’an 1534 gé.Il y eut des troubles à Toronto, fojnentés par les bénéficiaires des « rectoreries ».Dans le même temps, Robert Baldwin se retira de la politi-ij i que le permettaient les lois de la Gran- que.Le projet de loi Morrison fut à tel » de-Bretagne ».La religion anglicane ; point amendé qu’à la fin, il n'était plus 1 était alors religion d Etat, et les catho- g le même.L’établissement des réserves ; ligues étaient considérés comme des re-! 't bélleS.L' « Acte de Québec » reconnaît j encore le librê exercice de la religion catholique, dans les limites fixées par un statut de la reine Elizabeth, datant i de 1558.Il est dit dans ce statut : ! « Aucun prince étranger, aucun prélat ou potentat spirituel ou temporel ne | pourra exercer une juridiction spiritu-j elle ou ecclésiastique dans ce royaume, j dans les Dominions de Sa Majesté ou dans les pays qui le deviendront.» L'Angleterre reprenait de la main gauche les droits qu'elle avait accordés de l'autre.Ceci était d'autant plus odieux, que, même longtemps après la cession, la grande majorité de la population nadienne était catholique.La rédaction de la Capitulation de Montréal, du traité de Paris et de V « Acte de Qué-; bec » diffère en terminologie : la forme | varie, mais le fond est identique dans chaque cas.C'est pourquoi il y a lieu de rendre hommage au génie politique de certains gouverneurs et aussi d’hommes d’Etat anglais éminents et clairvoyants, qui ont largement contribué à LES PRIMES DE L’« ORDRE» , Nous donnerons gratis, avec chaque abonnement de trois un exemplaire d’un ouvrage d’Olivar Assélin sur L’oeuvre de l’abbé Groulx, paru en 1923, mais qui a conservé son actualité foncière et qui, notamment, traite à un point de vue tout nouveau le sujet de l’abandon du Canada par la France.Les abonnés de six mois ou plus recevront en primé un exemplaire du recueil en deux volumes des écrits de Jules Fournier intitulés Mon encrier, ouvrage qui se vénd encore en librairie un dollar.Les personnes qui se sont abonnées ou réabonnées depuis le 1er juin auront droit à ces primes.Prière d’en faire la demande à l’Administration.mois, Jean-Marie NADEAU du clergé anglican n'était aboli qu'à l'avenir, et la nomination des titulaires était transférée de l'Exécutif canadien à la société dc l'Eglise d'Angleterre.Comme Lafontaine l’avait dit au cours du débat, l'Eglise anglicane devenait libre d'administrer elle-même ses propres affaires sans dépendre du gouvernement.Pas de communistes à Dantzig ! Le président de police de Dantzig a interdit sur tout le territoire de la ville libre les organisations du parti communiste, parce que différents procès récents ont fourni là preuve que l’activité dés communistes dé Dantzig est contraire aux lois.Le président de police a déclaré : Cette interdiction est strictement constitutionnelle et n'implique nullement une action générale contre le parti.Les députés communistes pourront continuer d exercer leur mandat.C’est dans cette loi sur les « rectoreries » que Lafontaine fit reconnaître la liberté des cultes au Canada.Il introduisit dans le bill le texte suivant : « Le libre exercice et la jouissance de la profession et du culte religieux, sans distinction ni préférence, mais de ma-ca- nière à ne pas servir d'excuse à des actes d’une licence outrée, sont permis par la Constitution et les lois de cette province à tous les sujets de Sa Majesté en icelle.» Ce ne sont ni les Capitulations de Québec et de Montréal, ni le traité de Paris, ni 1’ « Acte de Québec » —- comme on l’a toujours enseigné —, mais, par un hasard vraiment providentiel, c’est une partie de ce statut intitulé « Acte concernant les faire donner aux documents constitu- rectoreries » qui constitue la grande tionnels une interprétation contraire à j charte de la liberté religieuse au la lettre et à l’esprit dans lequel ils j Canada, avaient été conçus, rédigés, signés ou BULLETIN D’ABONNEMENT Monsieur l’administrateur, Veuillez m’inscrire sur la liste de vos abonnés pour trois mois SIX mois — un an (biffer les indications inutiles).Bien entendu, j’aurai droit à la prime que vous offrez.[Signé].Adresse.Quelque part que vous alliez durant vos vacances, nous serons heureux de vous expédier V« Ordre ».PL 8511.mar- L'ORDRE est édité par les Editions de l’Ordre limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et Imprimé par la , Clé de Publication dé la Pétrie limitée, j ISO est, rue Sainte-Catherine, Montréal.reposent, par- i N.B.— L’abonnement est payable d'avance.Dollard DANSEREAU X L’ORDRE—Montréal, jeudi 11- juin 1934 4 LES ARTS LES LETTRES cÇp e^3 i ' Echos de musique et de théâtre ill Les Propos de Ménage ! Démocratie ! Démocratie ! cratic.il est facile de savoir ce qu'elle ne peut pas faire.Ne s'avoue-t-elle pas impuissante, par exemple, à résoudre la fatidique crise de l’heure présente ?Je n'ai rien personnellement contre la démocratie.Mais je suis toujours étonné de voir des esprits, qui se disent libéraux, faire montre de passion quand ils discutent le principe de régimes qui ne portent pas l'étiquette démocratique.Que R.G.se rassure : je ne lui en veux pas de sa défense de la démocratie.Elle est intéressante, mais elle ne me convainc pas.Il est une chose au moins que la démocratie nous donnera : une bonne paix entre R.G.et M.L Heureux.Mon excellent ami R.G., du Canada.est en train de faire sa paix avec M.L’Heureux, de L’Action Catholique.Il n’est qu'une petite question de rien du tout qui les empêche de s’entendre : la démocratie.M.L’Heureux à l'air de croire que la démocratie est nivelleusc.Naturellement, R.G.croit le contraire.Je ne veux pas prendre parti dans un débat dans lequel je n’ai rien à faire.Ces deux confrères qui sont démocrates doivent, tout de même, connaître à fond la démocratie.Eh bien, je l'avoue, je ne vois pas très bien les raisons qui les font se quereller amicalement : ils partagent les mêmes idées.Ils sont tous les deux démocrates et ils doivent, en cette qualité, savoir pourquoi ils le sont.Ils ne nous le disent ni l’un ni l’autre.M.L Heureux serait-il démocrate parce que catholique ?Ce n’est pas une raison.R.G.serait-il démocrate parce que libéral ?Voilà qui sonne mieux tout de même pour ce dernier que pour M.L'Heureux.Si R.G.est démocrate parce que libéral, est-ce vraiment une meilleure raison?Tous les physiocrates.qui furent les ancêtres du libéralisme, n'étaient-ils pas des monarchistes, théoriciens du « bon despote » ?encore avisée « qu'une rue, un boulevard, une ruelle, une impasse, un cul-de-sont autant de choses Cette semaine, j’ai fait dans les jour-ample moisson d’anglicismes Baux une de vocabulaire et de syntaxe, de barba- sac, un cours, différentes ».Ces remarques sont tout à fait justes.Je m’en allais l'autre jour rue Saint-Denis.Du côté ouest, entre les rues Sainte-Catherine et Dorchester, se trouve une impasse qui s’appelait jadis rue Sainte-Julie.Arrivé à cette hauteur, je m’arrête pour laisser passer une voiture, et je constate à mon grand ébahissement que ce cul-de-sac porte maintenant le nom de Place Christin.J’ai toujours pensé qu'une place, c’est un lieu public découvert et généralement entouré de bâtiments, parfois planté d’arbres.Evidemment, la valeur sémantique des termes, nos conseillers municipaux et nos fonctionnaires s’en soucient comme de leurs braies.Tout de même, faire d'une impasse une place, c’est un peu fort.du Courrier.Avouez qu’il faut un cep» tain courage pour morigéner de pareille façon sês compatriotes.La propagande par le théâtre On sait que la Russie fait une intense propagande par le théâtre.Les Nou.relies Littéraires publient les statistique» suivantes.rismes et de solécismes, d’expressions vicieuses, de mots employés à contresens ou à mauvais escient, enfin d'erreurs de Loin de moi l'intention de Daudet au théâtre Les Nouvelles Littéraires nous apprennent que le grand critique et polémiste Léon Daudet fera très probablement ses débuts au théâtre à l’automne.Ce serait un événement ! La grande réputation de l’homme en même temps que le rôle politique de tout premier plan qu’il joue depuis nombre d’années cl surtout depuis la cascade de scandales qui entraîne le régime républicain à sa ruine attireront les foules.Comme on pouvait s’y attendre: c’est par le côté le plus propre à sa nature et le plus propice à alimenter ses pagnes politiques que Tardent polémiste abordera le théâtre: la revue.Une revue de Léon Daudet, mettant en scène, avec intarissable et terrible, tous ses toute sorte, faire part à mes lecteurs des réflexions que tout cela m'inspire: ils en auraient peut-être une indigestion.Je me contente aujourd'hui d'attirer leur attention M I sur quelques perles.On sail que VU.R.S.S.fail une place considérable au théâtre el, l'an dernier, plus de cent cinquante millions de spectateurs ont assisté à des représentations, cependant que vingt-six mille acteurs et actrices subissaient les épreuves de concours dans les deux cent cinquante conservatoires soviétiques.On compte, en outre, cinq cent soixante théâtres officiels qui jouent en quarante-quatre langues.On voit que les Soviets n’épargnent pas l’argent quand il s’agit d’endoctriner les camarades.Tant qu’il restera de* pays bourgeois assez naïfs pour alimenter la trésorerie rouge, ils continueront de leur jeter de la poudre aux yeux par leur mégalomanie auprès de laquelle celle des démocraties les plus prodigues n’est que pingrerie.1 Avatar , ' !¦ Jean-Marie NADEAU Voilà mi mot qui sonne fort.Il arrive souvent qu’on l’entende dans un discours ou qu'on le lise dans un article: le glisser quelque part, cela donne un air savant.Seulement, ou ne semble pas en bien connaître la signification.Il trouve son origine dans le sanscrit.C'est le nom qu'on donne dans l’Inde aux incarnations d'un dieu, en particulier à celles de Yichnou, qui revêt au besoin des formes humaines, au nombre de dix, s’il faut en rues parallèles au Saint-Laurent.Depuis croire la tradition védique.Par ana- qu'on a divisé la ville en deux secteurs, logic, ce terme a pris le sens de transfor• est et ouest, séparés par la rue Saint-mation, de métamorphose: il n’en a pas j Laurent, les voies transversales ont deux d’autre.Aussi est-ce une erreur de lui tronçons ayant chacun son numérotage I • cam- Le procédé Daman Anphalt permet la construct!.11 de routes modèles, à la fois durables et plastiques.Le Dnman-Aaplinlt a fait ses preuves dans le monde entier.Son emploi est des plus économiques.I (r-a) sa verve nombreux ennemis, cela fera long feu.Si la censure allait s en occuper, elle qui s’est émue de Coriolan ?Alors ce serait le succès des succès, celui que Daudet souhaite peut-être.Parions que la censure n'osera pas interdire la revue de Daudet et que les Parisiens s’en amuseront doublement.Il y faudrait sans doute des dessins de Sennep.La résistance des pasteurs du < Notbund > Puisqu’il est question de voies de communication, deux mots au sujet des _ ., ,., Vingt pasteurs de Berlin ont refusé de Enfin qu est-ce que la democratic : ré dre à |a sommation du tribunal cousis- On devrait tout de meme le savoir de- de comparaître devant lui pour répon- dus le temps qu on en parle.Adam ^ de leur désobéissance à l'évêque choisi Smith qj; on crçpresente ^ouvent^ plus par |e chancelier Hitler, M.Ludwig Müller.attacher une nuance péjorative, de lui j propre.11 n’en suit pas qu’il y ait deux pa^democrate.R.G.parle des théori- ! C?P**,eurs sont tous me™bres ,de la prêter le sens d'accident, d'ennui, de rues Sainte-Catherine, deux rues Slier- cjens de la démocratie.Qui sont-ils ?'8!1®, ,e e re,s.Se cs Pas eurs' or8an|sa lon catastrophe.Il se peut qu'un avatar soit brooke, etc.Au contraire, une seule.En avons-nous au Canada ?En Fran- marînfpasteur NiemœlIeiT^^" ^ ^ catastrophe; mais une catastrophe j Aussi est-ce une erreur de mettre après ce, les démocrates, même chrétiens, se , pans une lettre au t'rjbunal consistorial, n’est pas un avatar.On peut parler, par j le non, de ces voies les déterminatifs est ^ ^^}^d ^%^%^c\ellemem ! ils déclarent qu’ils.ne considfren‘ pas comm.e exemple, des avatars de M.Bourassa, et ouest.L est a la suite du numéro qu ,1 ^mocratique puisqu'ils inaugurèrent la i constitutionnelles les nouvelles lois promul-passé du libéralisme au nationalisme, 1 faut les placer.Les bureaux de I’Ordre .s affreuse dictature qui soit, celle 8“ees Par.1 cyeque suPre,TJe du I5el=h« Pas puis du nationalisme au socialisme ' sont situés au 180 est de la rue Sainte- des clubs ou des groupes.Il n'est pas.P*us qu lls n approuvent la nomination de z: i ,u 180 ,lc "M Sai,,lc' | ïHîSf :: que le maire de Montréal se transforme 1 Un mot encore, au sujet des adresses.]cnt souvent de « l'égalité des chan- b,en que suspendu depuis quelques semaines, en ministre du Travail, comme le veut On y omet souvent le mot avenue, • ces , qU’on nc trouverait que là.Mais, continue tranquillement de prêcher chaque la rumeur, ce sera à la fois des avatars presque toujours le mot rue.C’est une que trouve-t-on à l’origine de tous les ' dimanche dans son eglise de Dahlem.et des catastrophes, surtout des catas- mauvaise habitude dont on devrait bien pouvoirs monarchiques ou personnels ?! i se corriger.On n’habite pas au 150, N est-ce pas.par exemple.« 1 égalité I Saint-Hubert, mais au 150, rue Saint- d" chances» qui permit à un boucher ; I Hubert.J’ai fait cette remarque, il y a ^ntem^Jns"qtibcsoïn de quelque temps, a une fillette qui adres- scs bras et de son courage, de fonder ses amies et qui omettait j |a dynastie des Capétiens ?Et Musso-« J’ai t lini n'est-il pas un homme sorti du Georges LANGLOIS L'Intellectuelle population Propos frigorifiques La saison chaude est arrivée.Pourquoi ne pas vous procurer un réfrigérateur ?Vous garderez vos aliments frais et vous protégerez votre santé.En l’achetant chei Doua.Lnngeller, vous ferez des économies, car cette maison fabrique elle-même et vend meilleur marché qu’ailleurs.Elle vous offre aussi de très jolis meubles, tapis, instruments de musique, etc.510 est, rue Sainte-Catherine.Tél.: HA S111.C'est sous ce titre, si j’ai bonne mémoire, que le Courrier de Saint-Hyacinthe morigénait ses concitoyens, il y a quelque temps.J’avais cité ici cet écho où le journal mascoutain déplorait des artistes avaient dû décom- 1 une que mander des concerts annoncés dans cette ville, alors que des cabots de la dernière espèce y font salle comble.H.B.revient sur le sujet dans le même journal et recommande ironiquement à Gustave Longtin de ne pas se hasarder à aller chanter dans cette ville.Mort de Léandre ¦ On annonce, de Paris, la mort de Charles-Lucien Léandre, qui était âgé de 72 ans.Elève de Bin et de Cabanel, Léandre avait établi sa réputation dès 1887; il avait exposé au Salon un grand nombre de tableaux de genre et de portraits et devait obtenir, en 1921, la médaille d’honneur de peinture aux Artistes français.Mais c’est surtout comme dessinateur et caricaturiste qu’il était devenu populaire.Ses envois étaient l’un des attraits du Salon des humoristes.Il a publié en albums: Nocturnes, Paris et la province, le Musée des souverains.Vice-président de la Société des peintres-lithographes, Léandre avait largement contribué à la renommée des artistes illustrateurs de France.La presse ne tarit pas d'éloges à l'endroit de Cuslave Longtin, ce jeune chanteur revenu d'Europe.Elle n'en a que pour lui.Sans doute l'homme le mérite, et nous ne sommes point jaloux de son succès.Nous y applaudissons même des deux mains, si tant est que notre encouragement puisse lui être de quelque réconfort.Nous souhaitons seulement à ce pauvre Longtin de ne pas venir à Saint-Hyacinthe.Les artistes de sa trempe ne sont pas goûtés de notre population, qui leur préfère à tout coup Mme Bolduc et Julien Daoust.Il courrait le risque de chanter chez nous devant une demi-douzaine d’âmes naïves, dont peut-être le signataire de ces lignes, qui essaierait J'y entraîner au moins un échevin.Ce n’est pas flgttgur pour les lecteurs trophes.Docteur Toncrède Aenelln.chirurgien-dentiste.6064, avenue du Parc, près rue Laurier, à son bureau de 9 h.à 6 h.sur rendez-vous Tél.: DO 3087.Voirie (r> M.Asselin écrivait mardi que « si les sait des lettres à fonctionnaires de nos voiries, provin- systématiquement le cialcs et urbaines, lisaient ordinairement d’mandé àà sœur, pi a m’a dit que stà j rang et bien sorti puisque, de bûcheron, „„tre chose que le, chronique, ,1e chien, "'reel comme », .Vieil, répondu.| L exemploTnnnlognes à écrasés », ils apprendraient «que les Bonne petite sœur, vous êtes certaine- | ; il n’y a qua ouvrir les livres l’administration montréalaise a ment animée d un grand zèle.C.est d'hjgtojre ct, même, à regarder ce qui se passe autour de nous.On ne dit pas ce qu'est la démo- été condamné à avoir les yeux arrachés.Les cratie quand on ne parle que d’une autorités britanniques n'ont pu intervenir en « égalité des chances » aussi incertaine, | faveur du condamné, le Népal, où ce châ-d'ailleurs, en régime libéral qu’en tout j liment est d’un usage courant, étant un autre.Sans connaître à fond la démo- rouyaume indépendant.Le supplice atroce d'un ministre hindou mot rue.On mande de Simla qu'un ministre concussionnaire du gouvernement du Népal a" rues que ei ingénieusement baptisées «boule- beaucoup, mais il faut aussi autre chose.vards» pourraient s’appeler en français: Avant de voue confier unc c1a8Se' on «rues à priorité de passage », ou tout aurait pu s’assurer de votre compétence simplement: «rues à priorité».Il ajou- a enseigner le français, tait que la Ville de Montréal ne s’est pas L’Imprimerie de la Patrie exécute les travaux les plus difficiles.Demandez no» prix, Tél.: LA 3121.Ménage (r) admiratrices les plus enthousiastes parcourent tous les cercles de Pétrograd, répétant partout: «Si le saint n’av^it pas été loin de nous en Sibérie, pendant le mois de juillet, nous n’aurions pas eu cette horrible guerre.Dieu l’aurait inspiré, lui.Ah! quel malheur pour la sainte Russie, que le « père » n’ait pas été ici pour éclairer le tsar! » et patriotiques accompagné Alexandra d’étape en étape ; pendant ces fêtes ébolius-santes elle avait eu « l’intime douceur » de sentir le saint constamment auprès d’elle.Lors de la déclaration de guerre, Ras-poutine était en convalescence dans son village de Pokrovskoié.Le 16 juin, le thaumaturge venait d’arriver en Sibérie, lorsqu’une de ses dévotes lui avait témoigné son admiration en lui enfonçant un grand couteau dans le bas-ventre.Le saint qui avait opéré tant de miracles, guéri tant d’infirmités n’avait pu se préserver de cette aventure.Durant plus d’un mois il était demeuré entre la vie et la mort.La tsarine affolée lui avait aussitôt dépêché les plus habiles chirurgiens de Saint-Pétersbourg.Plusieurs fois par jour, elle lui télégraphiait.Encore alité, lors de la crise diplomatique de la fin de juillet, Raspoutine, dans une lettre au tsar, s’est prononcé ouvertement contre la guerre.En septembre, le voilà de retour à Pétrograd, plus robuste et plus jovial que jamais.A son arrivée c’est un concert d’acclamations sans fin.Ses admiratrices sont convaincues que sa « guérison miraculeuse » est une preuve manifeste de la protection divine.Le « sta-retz » n’ose pas tout d’abord afficher ostensiblement son hostilité pour la guerre ; le peuple russe est comme emporté par un prodigieux élan de patriotisme ; ce n’est pas le moment de prêcher le défaitisme, de crainte de s'aliéner les souverains, surtout Alexandra, la protectrice des mauvais jours qtii partage l'animadversion de son époux pour les puissances germaniques.Le « sta-retz » sait que cet enthousiasme occasionnel sera de courte durée ; le peuple russe s'est bercé de l’illusion byzantine ; il croit un moment conquérir Constantinople ; l’empereur vaticine dans les régions vaporeuses de l'utopie.Mais à la fin de l’année 1914, le mirage disparait ; la guerre semble vouloir prendre une tournure sinistre ; elle s’annonce beaucoup plus longue, beaucoup plus âpre qu’on ne se l’était imaginé.A l’immense espérance qu’avait suscité dans l'âme russe la conquête de Constantinople, ont succédé le désenchantement, la désespé-ance, si prompts à s’infiltrer dans l’âme russe.Raspoutine commence à prendre de l’audace ; s’il continue devant les rains à surveiller son langage, avec ses dévotes, il commence à parler sans fard.Ses des premiers protecteurs de Raspoutine, était devenu un de ses ennemis les plus acharnés.Le général Soukomlinov, ministre de la guerre au début des hostilités, convoitait pour lui-même le poste de généralissime des armées russes confié au grand-duc; depuis sa nomination il a cherché à satisfaire ses espoirs avortés.Il poursuit sans répit contre le grand-duc une campagne insidieuse et perfide, l’accusant d'incapacité et d'impéritie dans les opérations militaires.Connaissant l’animosité du « staretz » pour Ni-colas-Nicolaiewitch, il songe à en tirer parti pour déprécier le grand-duc auprès de Leurs Majestés.Les échecs répétés de Pologne et de Galicic ont grandement déprimé la tsarine.Mais Raspoutine a dans l'intervalle tenté une réconciliation avec le grand-duc.Il lui a écrit : «Je vais aller te voir au grand quartier-général.La nuit dernière, la Sainte Vierge m’est apparue et m'a chargé d’une commission pour toi.» Nicolas* Nicolaiewitch a répondu : « Je t'attends, Mais je te préviens que la Sainte Vierge m’est apparue à moi aussi, et elle m’a ordonné de te faire pendre.» Après celte tentative infructueuse, Raspoutine se prête alors avec complaisance aux combinaison» de Soukomlinov.Il commence devant l’impératrice à déplorer les erreurs stratégique» du grand-duc ; si la guerre se prolonge aussi longtemps, la faute en est à Nicolas-Nicolaievitch, ne cesse-t-il de lui répéter.Alexandra fait part à Nicolas II des « judicieuses » observations du « staretz ».Bientôt, « l’homme de Dieu » profère une accusation beaucoup plus redoutable : Le grand-duc est à la tête d'un complot dont le but avoué est le renversement du tsar par une révolution de sérail.L’esprit méfiant de Nicolas II est vivement frappé par cette nouvelle imputation; l'impératrice seconde en tous points les propos du « staretz ».Raspoutine porte maintenant le débat sur le terrain théologique et mystique.« Le tsar par l’onction du sacre, s'est vu confier la haute mission de protecteur de son peuple.Il n’a pas droit de rester1 dans son palais, tandis que là-bas de» millions de moujiks sont éprouvés par je guerre.Quand la patrie est en danger la place du tsar est à la tête de ses armee», Abandonner cette place à un autre, cest enfreindre la volonté de Dieu.» Un lundi de fin d’août, l’empereur a convoqué ses ministres.D’un ton cassant, » leur notifie qu’il vient de démettre le grand-duc de ses fonctions de généralissime, Pour prendre lui-même le commandement de ses armées.Les ministres n’ont qu’à s incliner devant l'expression définitive de sa volonté suprême.Désormais Nicolas II a été véritablement détrôné par Raspoutine comme tsar de Russie ; jusqu’à son assassinat en décembre 1916, «l’homme de Dieu», la tsarine « Madame Viroubov conduiront 1 empu* russe vers l’abîme.par l'impératrice, s'en était retourné dans village de Pokrovskoié.Il y avait fondé comme un Pétrograd qui se sentaient dégoûtées de la vie mondaine pouvaient se retirer en paix pour y mener une existence cénobitique.Mais voici que quatre jours apres son arrivée en Sibérie, « l’homme de Dieu » est prévenu par un .télégramme de l’impératrice que le césarévitch vient d’avoir une rechute.La tsarine regrette aussitôt d’avoir osé un instant douter de la sainteté du « staretz ».Le président du conseil Kokovtsoff est venu lui raconter sur le thaumaturge quelques historiettes peu édifiantes qui l’ont quelque peu ébranlée.Mais Alexandra ne pense qu’à son fils.Elle a adressé au saint une missive ainsi conçue: «Je ne puis souffrir votre absence.La vie est si terne, si vide sans vous, mon cher consolateur, mon Maître.Alexis est tombé malade.Ne faites pas attention à mes paroles irréfléchies; Kokovtsoff en est responsable; il en pâtira.Pardonnez-moi.Revenez par égard pour moi et la vie d'Alexis.» Le «tsaretz » se fit quelque peu attendre.Lorsqu’il revint enfin au Palais d’Hiver, l’impératrice tremblante le conduisit au chevet de son fils.L'homme de Dieu s'agenouille aux pieds de l'enfant et adresse au ciel d’ardentes supplications.Alexandra à genoux dans un coin de la chambre écoute pieusement les invocations et les oraisons du saint.Quelques heures plus tard, la fièvre est tombée.son RASPOUTINE ET LA TSARINE monastère, où les jeunes filles de Sur une interviou avec Maria Raspoutine T~'\ANS un entretien accordé il y a quelques i_V mois au rédacteur d’un magazine amé- « ravissement de béatitude ».Leur mariage n’a pas été un acte de politique ; Alexandra n’a ricain, Maria Raspoutine, l’une des deux point apporté comme dot à son mari une profilles du « staretz » nous présentait sous un vince ou un duché allemand’; le jeune empe-nouveau jour le thaumaturge de Pokrovskoié.reur se sent comme écrasé par l’immense far-La fille de Grigory Efymovitch, cela va sans de au; il ne tient nullement à arrondir un em-dire, a pris en main la défense de son trop pire plus grand que 1 Europe s étendant de illustre père.Elle affirme qu’il fut un saint la Mer Noire jusqu à 1 Océan Glacial.Si Alexandra apporte une ferveur de néo- l'if Un soir, à la suite d’une grande défaite de l’armée russe, Raspoutine entrant au palais de Tsarskoié-Sélo, trouve Alexandra en pleurs.« Console-toi, ma fille, lui dit-il, quand un moujik meurt pour son tsar et sa patrie, une lampe de plus s’allume aussitôt devant le trône de Dieu.» Mi- \v V homme toute sa vie durant.Mais elle se hâte d’ajouter qu’un saint suivant la doctrine de phyte aux pompeuses liturgies de l’Eglise russe, elle conserve un air de raideur et de \f Maria Raspoutine insiste sur l’honnêteté financière de son certaines sectes chrétiennes orthodoxes, ne veut pas dire nécessairement un homme in- puritanisme qui a vite fait de lui aliéner une sensible aux aiguillons de la chair.Elle fait 1 grande partie de la noblesse de cour.Elle ne grand état de la sévérité de son père sur la fera que de brèves apparitions dans les salons vertu de ses filles, mais moins sur la sienne, de Saint-Pétersbourg; ejle vivra maintenant Admettant que sa réputation de sainteté était d’une vie conjugale intime, due, non pas surtout à ses moeurs, rigides, mais plutôt à son prétendu pouvoir de guérir les malades au seul toucher de ses vêtements, elle avoue que suivant la doctrine des Khlisty, dont son père était un fervent adepte, on ne peut être véritablement saint sans avoir au préalable succombé à la tentation.On a soutenu que le moujik sibérien n’était qu’un vulgaire charlatan ; mais il s’est trouvé des historiens bien informés pour prétendre que dans l’affirmation de ses pouvoirs surnaturels, « l’homme de Dieu », nonobstant tes incohérences et ses bizarreries, était sincère; comment un imposteur aurait-il réussi à ensorceler non seulement de pauvres paysans ignares, mais des généraux, des ministres et jusqu’à des souverains, s’il n’eût été personnellement convaincu de la force entraînante de ses instincts mystiques?Sa foi en ses facultés divinatoires n’était-elle pas le facteur principal de l’étrange puissance de séduction qu’il devait si longtemps exercer à la cour?Un diplomate français, qui eut avec lui quelques entretiens durant la Grande Guerre, l‘a dépeint un « mythomane érotique et religieux » qui aurait été la première dupe de ses visions apocalyptiques.Mais comment un illuminé comme Raspoutine pouvait-il, après ses premières apparitions à la cour, continuer à exercer une pareille fascination sur l’esprit de la famille impériale?La tsarine, de naissance allemande, et orpheline, avait été élevée par sa grand’mère la reine Victoria; elle avait reçu une éducation toute britannique.Anglaise d’abord, elle le sera dans ses manières et dans sa vie in- pcre, et probablement avec raison ; on a écrit que le « staretz » était aux gages du kaiser.Il ne paraît pas que « 1 homme de Dieu » ait été un agent secret de 1 Allemagne.Il n’était point apte à jouer le rôle d’un mouchard mais il servit certainement d instrument aux nombreux espions que l’Allemagne comptait dans le parti germanophile russe.Ces derniers réussirent grâce à lui à découvrir les secrets diplomatiques et militaires de la Russie.Le banquier Manus, un juif russe qui avait par des spéculations heureuses amassé une fortune considérable, était depuis quelque temps un des intimes du « staretz ».Connaissant les prédispositions ascétiques de Raspoutine, Manus le conviait chaque se-à dîner.Pour l’attirer davantage, il avait soin d inviter à chaque réunion quelques jolies femmes dociles.Des généraux de retour du front, des aides de camp de 1 empereur, des hauts fonctionnaires de la cour, étaient au nombre des convives.Le financier recevait ses hôtes avec une grande munificence ; le champagne coulait à longs flots dans ces plantureux repas ; l’on festoyait joyeusement toute la nuit ; lorsqu’aux petites heures, 1 effet du vin avait complètement grisé Raspoutine, Manus et ses acolytes, profitant de sa faconde endiablée, lui taisaient dévoiler goutte à goutte tout ce qu il avait appris dans ses conversations avec les souverains.Le lendemain, Manus dressait un rapport circonstancié des propos u « staretz » ; ce compte-rendu partait immédiatement pour Stockholm d’où l’ambassadeur allemand le transmettait à Berlin.Quant a 1 argent, Raspoutine n’en avait pas besoin ; ses dépenses étaient insigni-liantes ; il était ordinairement vêtu un paysan ; sa femme et ses filles étaient couvertes de haillons ; il prenait rarement ses repas chez lui ; l’impératrice lui avait procure une résidence ; ses plaisirs loin de lui coûter lui procuraient de nombreux revenus ; ses dévotes lui envoyaient des vêtements des victuailles ; tous les intrigants à la recherche d une sinécure lui faisaient de continuelles largesses; le «saint» était d ailleurs très généreux et donnait beaucoup aux églises.Le grand-duc.Nicolai-Nicolaieyitçh, un La série répétée d’attentats anarchistes qui suivirent les défaites des armées russes dans la guerre avec le Japon, la mystérieuse maladie du jeune césarévitch.avaient profondément ébranlé les nerfs tendus de la tsarine.En octobre 1912, à la suite d’une excursion de pêche, le prince héritier fut pris tout à coup d'une fièvre intense ; en quelques jours sa maladie revêtit un caractère d'extrême gravité; toute la famille impériale était aux abois; les médecins considéraient l'état du jeune prince comme désespéré; l’impératrice ne voulait plus quitter son fils.Un soir qu’il était au plus mal, elle apparut pour la première fois depuis plusieurs jours au salon, toute souriante.Aux questions anxieuses des membres de la famille impériale, elle répondit: « Les médecins ne constatent encore aucune amélioration, mais personnellement je n’ai plus d’inquiétude.J'ai reçu cette nuit du Père Grigory, un télégramme qui me rassure tout à fait.» Comme on la supplie de montrer le message, elle sort de sa poche et exhibe une feuille de papier portant ces mots: « Dieu a vu tes larmes et entendu tes prières ; ne t’afflige plus.Ton fils vivra.» Le lendemain matin, la température du malade était redevenue normale; le césarévitch était sauvé, grâce aux prières de Raspoutine.On a insinué que le « staretz » s’était concerté avec le thérapeute Badmaiev pour faire administrer au césarévitch des drogues de nature à provoquer une recrudescence de ses crises hémophiliques.Il se serait ensuite fait appeler au chevet du malade et aurait alors fait discontinuer les doses ; voilà ce qui aurait expliqué cette amélioration subite constatée dans l’état du jeune prince.Madame Wiroubov, la confidente de la tsarine et amie du « staretz », aurait été sa complice dans cette opération.Mais cette prétention' est plus digne d'un romancier à sensation que d'un véritable historien.Après ces guérisons « miraculeuses », Raspoutine pour se faire désirer davantage marne Ces « miracles » répétés ne firent qu’ac-croitre le prestige du « staretz » auprès de la tsarine.Désormais, elle s’abandonnera à lui avec une confiance aveugle.Un jour, après une altercation avec le grand-duc Nicolas, Raspoutine, en prenant congé des souverains, avait déclaré d’un ton courroucé : « Je sais que les Pharisiens me guettent.Ne les écoutez pas.Si vous m’abandonniez, vous perdriez votre fils et votre couronne dans les six mois.» Alexandra tremblante lui avait répondu : « Comment t’abandonnerions-nous ?N’es-tu pas notre seul ami, notre unique sauvegarde contre les méchants, notre intercesseur et notre témoin devant Dieu ?» Elle s’était agenouillée à ses pieds et lui avait demandé sa bénédiction.I.Sag En 1913, troisième centenaire de la naissance de la dynastie, « l’homme de Dieu » avait durant toutes les cérémonies religieuses souve- m h; comme E Ce soir, à la radio time, par son maintien et sa retenue ; mais au lendemain de la mort d’Alexandre III, Alice de Hesse-Darmstadt abjura la religion luthérienne pour embrasser les croyances et les rites désuets de l'Eglise orthodoxe.Elle s’appellera désormais Alexand'ra-Féodorovna.Après son mariage au nouveau tsar Nicolas II, la jeune reine et son chevaleresque époux inaugurent leur vie conjugale dans un La causerie quotidienne de V< Ordre >, par Dollard Dansereau : A 10 h.15, au poste C K A G Vincent BROS SEAU : ™ > * •tt-.pyAVivv.v Wfr' vy - I 1 >-•>'in - v v, Vi"-v \ > ¦ ———-
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