Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 15 août 1884, vendredi 15 août 1884
^8 cine "hcc • % y/r fto CIO-Edition tiiioûd?enn‘e-8emti Année JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.SIC CROIS; J’ESTTÈrUS F.T J’A IÎÆF THOMAS OH A PALS, Réducteur eu Chef.«\«D«3»as LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.iizxsvi: Paris, 25 juillet 1884.La grosse question de la revision a cte enfin sérieusement abordée hier par le Sénat.M.Dauphin » le rapporteur a eu du mal à lutter contre tous les ad ver-sairoB que suscite le projet Parmi ces adversaires figuraient : M.W al-Ion, le porc de la Constitution, qui trouve que son cillant n’est pas si vilain, après tout, et qui malgré sa placidité ordinaire, a profite de 1 occasion pour décocher a 1 auguste M.Grévy quelques lardons disciets, puis MM.Léon Say et Jules Simon.M.Léon Say était dans une situation assez délicate.Il a jadis été lavora-blo au plan de revision de M.train-battu ; on ne voit pas trop pourquoi il est opposé au plan de M.l4en \ , mais M.Léon Say est un homme souple qui a des ressources.11 a fait un petit parallèle entre M.Jules Kerry et M.Gambetta, et expliqué qu’il s’était cru obligé de suivre M.Gambetta, tandis qu’il se croit obligé de combattre M.Jules Ferry.On veut diminuer les attributions, et M.Léon Say ne peut le souffrir.11 res-lcra contre la révision qu’on offre au j Sénat pour l’amoindrir.M.Léon Say a été appuyé par M.Iules Simon qui, avec son talent et sa cruauté ordinaires, a littéralement accablé le malheureux rapporteur et .son projet.A plus d’une reprise, ses méchancetés ont arraché au Sénat des preuves évidentes de satislact ion.lit contre de pareils lutteurs, le pauvre M.Dauphin était aide par un seul collègue, le sieur Lairont de St-Mur, l’ennui fait homme.pel ” entre frères et amis.Finalement, M.Clémenceau ayant voulu faire nommer une commission du choléra—idée bizarre, il faut l’avouer —a été, lui aussi, battu et repoussé.M.le Président Grévy et sa famille nous ont quittés hier soir, non pour voyager dans le Midi, comme les princes qui n’ont pas peur du choléra, mais pour se réfugier sous les ombrages de Mont sous-Vaudrey.On parlait—sans raison d’ailleurs—mais avec persistance de l’arrivée du choléra à Paris.La chose a fini par ennuyer M.Grévy; au moins il n’entendra point dans sa retraite du Jura toutes sortes d’histoires alarmantes sur la marche du fléau.Demain, a lieu le mariage de Mlle Elizabeth de la Rochefoucauld Bisaccia avec le prince de Ligne son cousin.La formalité civile a eu lieu hier, et le soir les salons de la rue de Varennes étaient ouverts pour la réception du contrat.Les chaleurs ont fait le vide dans Paris et cependant il s'est trouvé du monde et du meilleur hier pour célébrer avec cette vieille famille française et catholique l’événement de la saison.N.* .**>- » -i> Bidtre de Eiome I/inciilcnl Pidal — Los désordres «lu l.°» juillet à Homo.—Nouvelles spoliations.—Les négociations du Siiui-Siï'ge.Victoires des catlioli-m\ élections municipales on Italie.20 juillet.L’incident Pidal s’est terminé de la manière que vous le faisait prévoir ma correspondance précédente, c’est-à-dire à la plus grande confusion du gouvernement italien, pendant qu’il M % .» Il I I • • 111, 1 '• , 1 .il* • Eu somme, l’impression causée par ; eu resuite une manifestation singula discussion d’hier paraît mauvaise | fièrement éloquente en faveur de la pour les révisionistes.On dit que le j nécessité du pouvoir temporel du gouvernement ne tient point du tout j Pape.En effet, d’après les dernières n .• .i î 1 > r .1.1 1 ___i_______r i__ à la révision, et qu'il s’arrangerait très bien du naufrage de son projet.C’est là une consolation qu’on prépare d’avance à M.Jules Ferry en cas d’insuccès.Il est évident que le premier ministre ne tient personnellement pas au projet ; peu lui importe, après tout, cette chinoiserie de la révision.Mais le refus de toute révision mettrai t le ministère dans une situation assez ridicule devant les Chambres et le pays.On attend donc avec impatience la réponse que M.Jules Ferry doit faire aujourd’hui à M.Jules Simon.Il y a entre les deux hommes une antipathie personnelle qui donne toujours du piquant et de l'inattendu à leurs rencontres oratoires.Et comme M.Jules Simon voudra sans doute répliquer au ministre, ce sera intéressant.Au Palais Bourbon, M.Taul Bert, avec son interpellation sur le choléra, n’a pas passé un brillant quart d’heure.Le personnage est devenu si antipha-tique à la Chambre, que l'insignifiant et grotesque M.Hérisson a obtenu un vrai succès en le combattant.Le débat a *té clos par une intervention de M.Clemenceau, qui médecin comme son collègue Paul Bert, a fait rire la Chambre aux dépens du-dit collègue.On a fort goûté cette petite querelle au “ seal- dépêches de Madrid, le président du cabinet espagnol, M.Canovas, s'est borné à déplorer l’inexactitude du compte rendu que certains journaux ont donné du discours de M.Pidal, ‘et, quand à l’assence de ce discours, il a déclaré par une distinction à peine admise en diplomatie qu’il ne faut pas confondre les opinions personnelles de M.Pidal avec celles du cabinet dont il fait partie.Bref, M.Canovas n’a rien expliqué du tout ; il n’a rien fourni que des déclarations de pure forme et qui laissent subsister la grave question du pouvoir temporel, telle que l'a suscitée à nouveau le discours de M.Pidal.En effet, d’après le premier compte rendu publié aussitôt par la Union, de Madrid, organe de M.Pidal, celui-ci a dit formellement cpie la perte du pouvoir temporel a, aux yeux de l’Espagne catholique, la même valeur que, pour la France, le résultat de sa guerre avec l’Allemagne, ou, pour l’Espagne elle-même, la situation que l’Angleterre lui a créée à Gibraltar.Or, il est évident que île passage du discours ministériel n'a pas été inventé par la Union, et il est à remarquer de meme que ni l’Allemagne ni l’Angleterre, mises en cause par la comparaison du discours Pidal, n’ont, point réclamé, tandis que l’on a vu, àu contraire, l’Italie abandonnée à elle-ineme dans ses réclamations au sujet du fameux discours, voire accusée d’exagération et de prétentions inadmissibles par une bonne partie de la presse libérale de l’Europe.Le fait est aussi que la Ejtoca, de de Madrid, journal officieux du gouvernement espagnol, dans son numéro arrivé hier à Rome, déclare que “ la restauration du pouvoir temporel du Pape serait le seuimoyen efficace pour résoudre le problème des rapports entre l’Italie officielle et le Vatican.” Le Popolu Romano, organe du président du conseil, M.Depretis, s’est montré de plus en plus alarmé de ces paroles à la Epoca, et il a demandé ce que l’on en pensait àg la Consulta ” c’est-à-dire ou ministère italien des affaires étrangères, oii.comme je vous l’ai fait observer déjà, on est loin de se trouver d’accord avec M.Depretis.Au reste, le ministre dos affaires étrangères, M.Mancini, et ses organes ont mai choisi leur moment pour s’indigner contre les revendications de l’Espagne catholique en faveur du pouvoir temporel.Voici, en effet que le gouvernement italien multiplie lui-même ou laisse multiplier par sa coupable, condescendance les attentats qui rendent déplus en plus évidente la nécessité de l'indépendance réelle du Souverain-Pontife.Dimanche dernier, à l'occasion de l'anniversaire du 13 juillet, des bandes d5 4‘ anticléricaux ” ont voulu renouveler le souvenir des scandales qui signalèrent, en 1881, le transport des cendres de Pie IX.Ces bandes avinées et soudoyées par les chefs des Loges maçonniques faisaient déjà retentir dimanche dernier, aux abords du Vatican, les cris de mort au Pape! Feu au Vatican ! lorsque les agents de police, [bien que prévenus, dès le matin, de cette manifestation évidemment organisée d’avance] sont arrivés à la dernière heure pour empêcher après coup de plus graves excès.Ça été une preuve de plus de la liberté et du respect assurés au Souverain Pontife par l’hypocrite loi des garanties.11 y en a d'autres preuves dans les spoliations iniques multipliées à plaisir par ceux qui sont venus à Rome au nom de la force brutale.Dernièrement, comme je vous le signalais dans ma corresppondance précédente, c’était le Collège américain du Sud qui était expulsé de sa résidence au couvent de Saint-André du-Quirinal pour y faire place.aux écuries de la maison de Savoie, installées désormais dans ce même couvent ou un prince de la maison de Savoie mourut pieusement vers le milieu de ce siècle.Maintenant c'est le tour de la maison générale des Dominicains, près de Sainte-Marie-sur-Minerve, et de celle des Franciscains à YAracœli.Sous prétexte que ces deux Ordres religieux ont élu dernièrement de nouveaux supérieurs généraux, et que les maisons généralices n’avaient été laissées par grâce, en vertu des lois de suppression, qu’aux anciens supérieurs alors en charge, messieurs les liquidateurs ont intimé aux nouveaux supérieurs l’ordre péremptoire de déloger dans un délai maximum de huit jours.Les spoliateurs ont eu aussi l’hypocrisie d’invoquer un autre prétexte : celui de l’utilité publique, soit pour le couvent de la Minerve (déjà réduit aux dernières proportions] la nécessité d’agrandir les bureaux du ministère de 1* instruction publique — déjà installés dans le reste du couvent ; — et,pour la maison généralicc des Franciscains, près du Capitole, — la nécessité de disposer de cet emplacement pour y élever un monument à Victor-Emmanuel.Allaire «rOrient Pendant que les spoliateurs dus biens de l’Eglise se mettent ainsi au ban des nations civilisées, le Saint-Siège continue de préparerai force de sagesse et de patience, un rapprochement salutaire avec les puissances mêmes qui lui étaient jusqu'ici le plus hostiles.Je vous ai annoncé déjà que des négociations directes vont avoir lieu pour le règlement des questions religieuses en Suisse, entre le suprême Conseil de la confédération et un prélat spécialement délégué par le Saint-Père.J’apprends aujourd'hui de source sûre que le prélat choisi à cet effet est Mgr Ferrara, l'ancien auditeur de la nonciature de Paris, qui, aux moments les plus difficiles de sa mission en France, a fourni des preuves de son tact et de son habileté peu ordinaires.J’apprends de même que le nouveau ministère belge a déjà fait au Saint-Père la proportion d’accréditer comme ministre auprès du Vatican le diplomate qui remplit actuellement les fonctions de ministre de Belgique à Lisbonne.Aussitôt que ce choix aura été agréé par la cour de Rome, Mgr Rotelli sera désigné officiellement en qualité de Nonce apostolique à Bruxelles.On considère aussi comme un bon indice pour la suite des négociations avec la Prusse la prolongation du séjour à Rome du minirire M.de Schlœzer qui, avant de partir en congé, attend la nomination du successeur du baron de Rothenham au poste de secrétaire de la légation près le Saint-Siège.On écrit d’Orient : Les tendances du goucernemant turc sont à l’indépendance et à l'autonomie ; il veut être maître chez lui.Ces tendances viennent de se manifester, par exemple, dans la résolution qui a été prise de fermer les bureaux des postes tenus par des étrangers et d’y substituer une organisation du service postal, d’après le système européen, comme aussi dans plusieurs décisions du ministre de l’instruction publique.Celui-ci, s’inspirant du principe de la souveraineté de l’Etat, a commencé par restreindre la liberté de l’enseignement, quant à la multiplication illimitée des écoles qui, désormais, ne pourront être ouvertes que sur l’autorisation formelle du gouvernement, et, quant aux livres scolaires, en les soumettant à la révision de l'Etat.La tendance de la Porte à s’affranchir des influences étrangères dans l’administration intérieure de l’empire, s’est manifestée aussi par l'ordre récemment transmis aux gouverneurs des provinces de ne plus admettre, comme par le passé, les conseil ou les ingérences des consuls des puissances étrangères, en ce qui concerne la marche des affaires locales .Mais la question d’actualité, dans laquelle brille surtout l’habileté des ministres ottomans en faveur de leur politique d'autonomie, c’est celle de l’élection patriarcale et des fameux privilèges des hellènes.La Forte, comme on l'a vu par mes ment à résoudre la question des privilèges avant de procéder à l’élection du patriarche.L’assemblée devra soumettre ses propositions au gouvernement sur le Ge point de ces privilèges, et il est bien difficile qu’elles soient acceptées aussitôt.Le gouvernement saura trajpaer en longueur et prolonger les négociations sur les moindres détails.Pendant ce temps les délégués des provinces, obligés de séjourner à Constantinople, perdront patience, et, dès à présent, quelques membres de l’Assemblée élective ont manifesté l’avis de procéder, sans autres délais, à l'élection du patriarche, sauf à résoudre ensuite la question des privilèges.11 y a aussi une autre cause de dissensions au sujet de la vérification des pouvoirs.Dès la première séance, quelques-uns ont soutenu que les pouvoirs des délégués des provinces devaient être vérifiés par toute l’assemblée ; d’autres, ayant à leur tète le vicaire patriarcal, ont prétendu, aux termes du statut, que cette vérification ne peut être faite que par le synode et le grand conseil du patriarcat.Cette opinion n'a pas prévalu, car les articles y relatifs du statut ont été interprétés en divers sens, selon que le texte en a été lu en grec ou en turc ; des incidents personnels passablement scandaleux n'ont pas manqué de surgir au cours de la discussion ; bref, il a été décidé que la vérification des pouvoirs serait faite par toute l’assemblée élective.Ce qu’il y a eu de particulièrement remarquable à ce propos, c'est que les archevêques de la Bosnie et .de l’IIerzégovine, quoique non invi-correspondances précédentes de Cons- tés prendre part à l’élection et bien tantinople, a su opérer à temps unelprjU*ayan^ suspendu leurs rapports * -K -, w Les triomphes que les catholiques d’Italie continuent de remporter aux elect ions municipales, accentuent aussi, sous un autre rapport, l'isolement du gouvernement italien.Après les brillants succès remportés par les élections catholiques à Rome, à Gènes, à Naples, à Florence, à Livourne, à Turin, voici encore deux belles victoires à signaler : A Venise, sur 17 conseillers municipaux qu’il s’agissait d’élire, dimanche dernier, les électeurs catholiques ont fait passer 14 de leurs candidats.A Broscia, la liste catholique a triomphé, à l'exception d'un seul nom.Voilà des faits éloquents et qui permettent de bien espérer de l’ave-venir de l’Italie catholique.V.retraite prudente, et plus apparente d’ailleurs que réelle, sur cinq points relatifs à ces privilèges.Mais, d'autre part, en laissant la question ouverte sur le sixième point, celui de l’administration de la justice vis-à-vis du bas clergé, elle a donné lieu à la démission de Joachim IIJ et, par là même, elle a jeté le désarroi dans les rangs de la communauté grecque qui en est ainsi réduite à se conformer, bon gré mal gré, aux deseins du gouvernement.En effet, la démission de Joachim Il la divisé les Grecs de Constantinople en deux camps : d’une part, celui des partisans du patriarche démissionnaire, lesquels voudraient à tout prix le faire réélire, et d’autre part part, celui des adversaires de Joachim III, qui mettent tout en œuvre pour rendre su chute irréparable.Les partisans de Joachim comptent sur la question des privilèges pour reconquérir le terrain perdu.Cette question devrait être résolue par l’assemblée générale, convoquée à Constantinople pour l’élection patriarcale, assemblé dont les séances ont commencé le dimanche 13juillet.Ils espèrent, en effet, qu’à cette occasion, la conduite de Joachin IIl sera justifiée, au point de lui gagner de nouveau la majorité des suffrages.Mais la difficulté consiste précisé- avec le pariareat de Constantinople, depuis l’occupation autrichienne, ont envoyé quand même leurs votes (Ongadô Ana) pour les candidats au patriarcat.La question, comme on le voit, se complique et devient d’une haute importance pour la cause de l'hellénisme.Mais, à notre avis, l’hellénisme se fie trop aveuglément au soi-disant patriotisme du cleigé du Pha-uar et des délégués des provinces II est de fait que la question des privilèges n’a servi jusqu'à présent qu’à alimenter l’esprit d’ambitions personnelles et de spéculations inavouables.C'est ainsi que le clergé grec et les principaux fauteurs de l’hellénisme, après avoir soutenu tout d’abord le patriarche Joachim, dans la défense des privilèges, l'ont ensuite abandonné pour favoriser d'autres ambitions, jusqu'à le contraindre à renoncer à sa charge.Sans chef désormais, sans une règle certaine de direction, livré d’ailleurs à toutes sortes de compétions personnelles, T hellénisme perd les derniers restes de son prestige, et, certes ce ne sera pas le clergé du Plianar qui l’aidera à le reconquérir tout occupé qu’il est de ses avantages et de ses satisfactions personnelles.Phi.Feuilleton du COURRIER DU DANA DA 15 Août 1881—No Gf> Roger Bontemps HISTOIRE D’UN NOTAIRE ET D’il NK TONNE DE POUDRE n’OR.(Suite) Nos quatre amis allaient en silence, ménageant leur chevaux «tout en maintenant la vitesse acquise ; chaque fois qu’un pli de terrain gravi leur montrait une échappée de la plaine, ils pouvaient constater leur avantage.Ils gagnaient à vue d’œil.D’après notre description de ce parc heureux et riant qui commence au pied du mont Cypher pour s’arrêter aux croupes plus arides des Alpes Australiennes, le lecteur ne s’attend pas à traverser ici un désert.L’im-mcnsQ plaine qui va se peuplant sans cesse davantage, comptait déjà, à l’époque où se passe notre histoire, un nombre considérable d’habitants indépendamment même des chercheurs d’or.De dix minutes en dix minutes, notre troupe rencontrait les brûlis, les défrichements ou les longues suites de barrières qui annonçaient le voisinage d’une station ; ils croisaient souvent les bergers ou les gardiens de marchandises (storkee-pers) tous à cheval, armés de longs fouets à manches courts et gros, occupés à galoper le bétail ; parfois même ils avisaient le squatter ou maître de l’établissement, visitant scs domaines, vêtu de cuir, et armé comme un brigand.Ceux-ci et ceux-là, depuis le pasteur de moutons jusqu’au riche gentleman, propriétaire de cinq.à six mille bœufs, regardaient nos hommes avec une vive curiosité ; le costume de Roger faisait évidemment illusion, et plus d’une fois le nom de Gordon Leath, prononcé, non sans une nuance de bienveillant respect, par les bergers ou les voyageurs vint prouver qu’on prenait toujours, notre clerc de notaire pour cette illustration de contrée : le romanesque Bôdeur-G ris.Vers trois heures de l’après-midi, nos amis avaient quitté les bords du Campaspc, qui, rapproché ici de sa source, sépare le Dalhousie du Tal-cot, et traversaient les bas pays, dominé par les sommets jumeaux du mont Macedoner.La végétation, plus active, annonçait l’eau et les bergers, interrogés, avaient eu effet signalé le voisinage du Deep-Creek la lacune Profonde.Depuis longtemps la hauteur des arbres, leur nombre sans cesse croissant et l’absence de tout mouvement de terrain sur la route, n’avaient point permis de reconnaître les lointains.La route elle-même, enfermée en maintes places et fourchée, comme il arrive dans les terres vagues où le caprice de chacun cherche le meilleur passage, présentait des dangers de méprise.Il y avait des instincts où pour tourner une fondrière, la route se divisait en trois ou quatre fhemins, dont plusieurs se rejoignaient point la trace primitif.Ce que nous nommons “ la route ” avec une certaine emphase et faute d’un autre mot, ne ressemblait point du reste, le lecteur peut s’en douter, à nos grands chemins d’Europe.C'étaient de très beaux travaux, eu égard à leur longueur et aux difficultés qu’il avait fallu vaincre pour les tracer dans un pays sauvage ; mais rien n’y soutenait les terres négligemment rapportées, et tout le mérite de l’œuvre était au bûcheron.Là-bas, la nature va vite.La végétation vaincue prenait déjà sa revanche.Partout où une souche avait été oubliée par hasard sous le lit de sable, un vigoureux taillis surgissait en travers de la voie, et les graines sylvestres, semées par le vent, transformaient de longs espaces en pépinières pleines d’avenir.Jusqu’à ce moment, et surtout depuis qu’ils ne chassaient plus à vue, nos amis avaient suivi une piste plutôt qu’une route.Les traces fraîches de la voiture de l’escorte et du cliar-à-bancs de la vicomtesse.Fanfare les guidaient avec certitude, chaque fois que le chemin bifurquait.Mais vn embarras se présenta tout à coup au plus épais du fourré.La route se séparait en deux devant une mare desséchée, autour de laquelle croissait tout un riche spécimen de flore australienne.Le Malgache qui était en tête s'arrêta brusquement.Les autres le rejoignirent et F imitèrent.A cette fourche, les traces se partageaient en deux portions égales Deux sillons de roues couraient à droite, deux à gauche, tous deux également frais et nettement tracés.^—Allons toujours, dit Grelot, les deux sentiers doivent se rejoindre au delà de ces broussailles.Au lieu de répondre, le Malgache sauta sur le sable.Il se pencha sur les pistes pour les interroger attentivement.—L’escorte du gouvernement a pris par ici, dit-il en montrant rem-branchement de droite, les Smith irquoi à devi rébus ?demanda Grelot avec mauvaise humeur.—Le temps nous presse, ajouta Roger impatient.Marchons.Mais Mornaix avait fait comme le Malgache.* —Il s’est passé quelque chose ici, murmura-t-il après un rapide examen —Et tout récemment appuya Miguel, ramassant parmi les ramelles ciga- VA - -1 ont tourné par là.Pourquoi ?—Allons nous rester à deviner ce d'un xninosa nain un bout de rette qui fumait encore.—Ecoutez ! dit Mornaix avec un geste qui imposait impérieusement silence.On écouta et l'on entendit.Le vent du sud apportait un murmure sourd qui était le roulement d’une voiture.Grelot, malgré son premier vote, avait mis pied à terre et furetait aux environ.11 n'y avait pas de limier au monde pour avoir le flair de Grelot.—Que diable ont-ils fabriqué ici ?grommela-t-il en s’arrêtant sous bois devant une place énergiquement foulée.Mornaix et le Malgache s'approchèrent.Ils furent cinq longues minutes à parfaire leur enquête.—On a mangé dit Mornaix en produisant des debris de pain.—On a menuisé, ajouta le Malgache, qui avait à la main des fragments de bois coupé.Grelot décida : —Un accident sera survenu à la voiture de l’escorte : quelque essieu brisé.—Voilà l’essieu ! cria Roger triomphalement.Il en avait trouvé les deux fragments dans le fourré.Mornaix et le Malgache portèrent la main sur cette pièce de conviction avec une égale vivacité.Il n’y avait pas besoin de cette sagacité conquise par eux dans leurs • expéditions mexicaines pour comprends le langage de ces débris.L’essieu ne s’était pas rompu par accident.Unirait de scie à main, donné en dessous attaquait son milieu aux deux tiers de l’épaisseur du bois.Mornaix et Miguel se regardèrent.—Les Smith ! murmura Miguel.—Nos pauvres diables d’Irlandais! dit Mornaix.Ils se séparèrent alors.Tous deux s’étaient compris comme s'ils eussent échangé les demandes et les répliques d’un long entretien.Au bout de cinq autres minutes, ils revinrent Mornaix dit : —L’escorte a pris à droite.—Et les Smith à gauche, répliqua Miguel.Seulement nos Irlandais ne sont plus avec l’escorte.• Pour preuve il montra un lambeau de vêtement d’enfant, ramassé sur la voie de gauche.D’un bon Mornaix se mit en selle.—J'ai mangé le pain do ce pauvre homme, dit-il ; Miguel est dans le même cas que moi : cela n'engage 1 pas les autres.—Alors, s’écria Grelot indigné, si j'avais quelque chose à faire, on ne me suivrait pas, moi ! Vous pataugez, monsieur le comte ! Son cheval caracolait déjà derrière celui de Mornaix.Roger suivait, disant : (A suivre.) 4* L,B COURRIER DU CANADA jgç SOMMAIRE France.Lettre de Home.Affaire d'< >rient.Feuilleton.—Roger Bontemps.—A .suivre.Sir Charles Tapper et la fédération h:ituuni«|ue Le journalisme à sensation.La commission d'enquête, alfnir** M» n*v r.Déclaration d»* M.Martel.Petite Gazette.Résumé des dépêches.Botanique.Ornithologie Petites nouvel :t:s A .X -S.* - • ANN()NCES NOUVELLES Actions de Banques, etc.—G.II.Burroughs.Avis aux entrepreneurs.—F U.Knnis.Bazar annuel.—P.Les .mi, pire.Contrats «le la malle.—William (ï.Shepp.ud.Pèlerinage annuel.—L.Gamacie».Ligne Allan, voir 4èmo page.Chemin de fer Intercolonial.—I>.Pottiuger.Fonderie de cloches—H.»V .1.Russell.A vendre.—P.Girarfl^.Pommes.—Charles Doiïnhl A Ci*?.Inhibition du Domin ion —Geo LK Chasuble r ic s, Bronzes et Orfèvreries, Suies, Fleurs, Lustres et Candélabres.Encens, Chaude lies Huile! 4s T .'W- ¦ "||\\v Va ijpf -LM MANIIFACTURI5 m».Statues en Plâtre & cl Carton pierre, - Décorations d1 Enlises, Vitraux, Chemins de Croix% Peinture à /’Huile, Chasublerics, Dais, etc.Spécialité de • Bannières, Drapeaux et Colliers, Insignes, etc, pour fêtes nationales el religieuses.plus nos ïilleur es de Cil RMI N DE FER B N T 8-: BS C OI, O 1% BAI.SOUMISSIONS pour un embranchement f/c la Station Mclajiédia.• • • • • • Part «le Banques achetées sur b J° marge.(J.H.HUKBOUGHS, Courtier, 105, Hue St-Pierre, Québec.vol audacieux.—A vu ni hier ht nuit nu vol audacieux à Ste-Anue chez M.Boucher.Les voleurs ayant fermé à clef les périodes chambres où donnaient le residents ont fait sauter la serrure d’un coffre-fort qui contenait SCO en billet de la banque d’Kchange.M.le juge Chau-doniia ordre a M.Harrow, courtier de surveiller les personnes qui lui présenteraient de ces billets.De fait, dans l’après-midi, ou lui a apporté les SG0 en billets de la Banque plus bel assortiment el nous permettra de satisfaire A toute commande, «font on voudra bien nous honorer, et ce à des prix tout à fait exceptionnels.« • • Désirant vous convaincre «le c«* «pie nous avançons, nous sollicitons bien r« spedueusetnenl la faveur d une commande, laquelle recovra toute notre attention, et sera exécuté»! avec soin.Nous venons «b* recevoir notre importation «le VIX !>!•; >ï KS.S3*\ lequel est supérieur à e* lui «le l’un donner.Ses prix sont les mêmes.Vin Sicite titane.$l.G0 C f t te 1.50 Les m ém es m clés.LOO ' AU GALLON IMPERIAL.Avec c* l espoir nous «leunmrons vos très humbles serviteurs, *:r •juébtsc.1er avril 1884—lac M7 PIANOS HAZBLTON Les Scrofules et toutes les maladies scio-fuleuses, telles quo Ulcères, Plaies, Arysl-pèlos, Eczéma, Pustules, Impétigo, Tumeurs, Charbon, Furoncles, Clous, et Eruptions do lu Peau, sont lo résulta' direct do l’Impureté du sang.Depuis plus «lo quaranto'ans, la Salsepà-rkille D’A y nu est reconnuo comme l'agent lo plus puissant pour lo purifier.Kilo do-hvro lo système do tonto humeur malsaine, enrichit et fortifie lo sang, expulse toute traco d«j traitement mercuriel, so inontro en mi mot l'ennemi rcdoutablo et irrésistible do toutes les maladies scrofuleuses.Une Guérison Itécento d’Ulcèrcs Scrofuleux.“Il y a quelques mois, j'étais afiligé d'ulcères scrofuleux aux jambes.Elles étaient entires et entlamées, et les plaies déchargent des quantités do matières putrides, .i employai sans succès une grande variété d.j remedes.En dernier ressort j’eus recours A J.m^A.LÎe.,,£“e,,u-k vcit et lo résultat obtenu fut des plus satisfaisants, mes ulcère» ont disparu ,ît ma saut.• s’est grandement 1*57*1** ’ ° V0lH 8U*s ; reconnaissant P-uir le bien quo votre iin decîuo m’a fait.Je suis, avec respect, i .o w.,«• db ANN O'Driax." 148 Sullivan M., Now i ork, Juin, 1882.fiy* Toutes les personnes (nlérefiséos *5?“* invitee» u se rendre chez Mnduino O Mi ri un.L'écrivain bien connu du Boston Herald, Mh.if.W.Ball, de Loches ter, X./t., écrit eu date du 7 Juin, 18S2: “ Soutirant cruellement do l'Eczéma pendant des années, et no pouvant trouver do soulagement dans aucuu remède, j«?me servi» < e la SAi.snpAiiKii.LV-: D'Avkk, et au bout de t rois mois j'obtins uno guérison complète, •lo la considère comme un romèdo très précieux i*>ur toutes les maladies «lu sang." La Salsepareille d'Ayer stimule et règle l'action «les organes*digestifs et assimulatifs, rcnouvcllo et fortifie les forces vitales, et guérit promptement les Khumatlftim*», la Névralgie, la Goutto Itbiimalismale, les Catarrhe*», la Dé-LUltij Générale, et toutes les maladies produites par un sang appauvri et cor-rumpu, et par une vitalité all'aiblie.Kilo est incontestablement lo remède lo plus économique, tant par la force concentrée quo par l'éncrgio puissante qu'elle exerce sur la maladie.I'ItfePARf.n PAU LK Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell,Mass.En vente dans toutes les Pharmacies ; prixÇl, tix 1!aeons pour Ç5, e-Y\, Oc A HW« H K PONDANT AUX GOUTS ARTISTIQUES g LES PLUS RECHERCHÉS SON DK MOI El:\—TOUCHE PARFAITE—SOLIDITÉ A TOUTE ÉPREI VU ÉTaUI.IE PAR UN DEMI-SIÈCLE d’EXPÉIUENCE.NEW-JERSEY 38U0 : Premier Prix.NEW-YORK 1853 : Premier Prix.PHILADELPHIE 1870 : Diplôme d’Honneue et Mkdaii.t.k it.Mérite.IVlonts-éaS 1SSO.DEUX DIPLOMES D'HONNEUR et PREMIER PRIX EXTRA Au- rivai.Manufacturé seulement à i’êt ibhrs- ; professeur HOLLOWAY, 533, RUE OXFt .LONDRES, et vendu à raison • ;* i.* -U 9d., Ils.22s., et 33s chaque bi lus 6» • •• Canada à 36 cents.90 cou Is et §i.59, - t > ;; grandes dimensions or» proportion.AVEttTHSNKitïKXTS.—Je n’ai pasd'a gents aux Etats-Unis, et mes remèdes m* • r.i pas vendus dans ce {>••.•-.Le.'* jcheteur.- 1» .o.v aiors-faire attention à ‘étiquetl* sur lu- -r-u •• les holies.Si i'.idi>:sse n’est ,¦¦*.- f»J3 OXKOH* STRËK'I L(INDUES, il y a t sif! ation.Les marque.le comni' r de oie.- lcdu-Jh sont enregiçtr»' - • q.av \V shi •:'«».Signé ‘ «-U iLL* iWï- Vf * 533, •¦•.'!.:•* Sîrer-t .* &:;•! u » !*ovm-u « - - * - ! an.C CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL.LA SEMAINE.Départ In* la barrière.7.30 a.m.2.16 p.m.4.15 p.m.G.15 p.m* Départ De la Cûte Graddon.S.3C a.in.3.15 p.m.5.15 p.m.7.00 p.ni.’ Pour l'église Stc-Foye, le cimetière Belmont et le couvent de Bellevue.COMPAGNIE DES PORTS DU GOLFE Le Miramichi partira de Québec mardi,le 12 Août à 2 heures p.m., pour Pictou, arrêtant à Métis.Gaspé.Summerside et Charlottetown.Vente des milèts de passage chez Leve et Alden, vis-à-vis l’hôtel St-Louis.Bateaux à Va])ears Départ De la barrière.G.45 a.m.2.15 p.m.G.15 p.m.Départ De l’église Ste-Foye.7.45 a.m.4.16 p.m.7.00 p.m.LES DIMANCHES.Polir les cauvents de Jésus-Marie cl de Bellevue, et les ccmcticrcs Mount Hcr-mont, Wooéfield et Belmont.Départ de la barrière Ste-Foye h\ heure p.m., et tous les demi heures jusqu’à 5 hrs p.m.Prix du passage : 10 cts.* Aller et retour aux couvents et aux clme-tières : 15 cts._ Enfants au-dessous de 10 ans .5 cts.Les vapeurs North et South font le traje i Bébés : gratis.QUÉBEC ET LÉVIS entre Québec et Lévis tous les jours de C b.a.m.à minuit.Prix aller et retour G cents ISLE D’ORLÉANS ET QUÉBEC Par le vapeur Orléans : Du bout de J’Jle.Les dimanches.6.30 a.m.8.00 a, m.10.00 a.m.1.30 p.ni.3.30 p.m.5.45 ]).m.11.30 a.m.1.45 p.m.3.15 p.m.5.00 p.m.7.00 p.m.Arrêtera à St-Joseph «le Lévis en montant et en descendant.Le vapeur Orléans fora tous les jeudis un voyage extra de U Isle à Québec, à 10 heures «lu soir.De Québec 6.30 a.m.9,15 a.m.11.30 a.m.2.30 p.m.4.45 j).m.6.45 j).m.1.00 p.m.2.30 p.m.4.00 p.m.6.00 p.m.CAP ROUGE Départ du Cap Rouge à 8.00 A M.Arrive à : Québec à 9.30 heures A M Départ «tu bureau de Poste, Québec, pour le Cap Rouge à 4.15 P M A 11.30 AM.du Bureau de Poste, Haute Ville, pour le Couvent de Sillery, arrive à 12.15 Départ du couvent de Sillery pour Québec a 2 heures I* M BARRIÈRE DU SÀULT MONTMORENCY Partira du Pont Dorchester pour le Sauii Montmorency, tous les jours, 1X3 HAX1 VÉGÉTAL SICILIEN.(Hall’s Hair Ronewor.) A été lu promlère prép:*talion i»:irfaU«-ii«cr.t aünptéü ti la guérison «!»•.•« nmliulicH «iu eu!-ohevolu, ot la premlt-ro aussi reiobe, aiu cheveux gris et lié tris, leur couleur priuiitiv.% lour croissance et le R: • t r*• brilluut «Ri Jeune ,lge.De nombreuses im tâtions ont suivi, mais aucune ne posse»; I ,\s cléments léqtiis pour la conscAntioii «le l:i chevelure et «lu cuir chevelu.Lu Rénovât::* u m:« Cnr.vr.i » m: 11 ai.i.a constamment «aiuli dans l’estium publique,et sa renommé.‘est propagée dan.; unîtes les parties du globe, tant il n pond un besoin general.l.o succès .sans pnvédent qu’il a obtenu n'est «lit qu’ à une cause."Il tient «v «pi’d piauuet.*' I.es propriétaires du Ki:.\ovATi:tu ont « te souvent surpris de recevoir «les eoimnaud«-s des pays les plus éloignés, alors qu’ils u’u-vaient rien fait pour introduite leur préparation dans ces contrées.Le Rénova ria it m:s (;in:v::i:.\ iuiIIai i, laême employé pendant un lem: s ti ès coin », produit un eU'et favorable à l’apparene - p* r> mmCtîc.It nettoie le cuir chevelu ««•- Pmt.- inné: reté, guérit toutes les hnnieuis, ta l!è\i .«-n*-pêehe les cheveux de devenirs s.par •• n-séT Dfto ETATS-UNIS.Hn4~-iURA XC:emknt inn /•;- y1 ] ES lignes «le ••on*- coinjaigme s»i composent \J (les vapeurs en fer double engins suivants, construits sur la « I v « ! » -.f!s.conti(*nnent des compartiments à Réprouve de i’oau, sont sans rivaux pour la fore* !.t rapidité et le confort, sont équippés avec t«u:t*-s les améliorations modernes «jue l'expériîuio»* pr»ttxr|ii«» a pu ruggé-rer, et tous ont ••m.-un l 0 71 At - JUS TB IA N.NESrORlAN- .MA Ni TO BAN.CANADIAN.CORINTHIAN.PHOENICIAN.WALDENS IAN.LUCERNE.ACADIAN.NEWFOUND LA Mi.:.I ON- '• KGK.8|O0 construction.5100 Capt.j.Wylie.1200 LI Dutton B N B • 406 LI.Smith, B N H i Capt.B.Brown.',000 - J6O0 Capt» Ltgallais.•Gun Capi .1.'Air d.MM /'V.N.McLean.’• Capt II Wylie.• "300 j, Ritchie 0 Cap:.J.Grahc.tr» T‘ ’ Cap*.Barclay.•J200 • Tracks.•4’ju i'-chr*-.B N H ./"• -h.ii A t 'hard:on .*.'>'• Uc.pi.J Wylie.(00 Ca.pl J G Stephens ••i1 - • 'opt.Home.21 • ( apt.!.Mille .( ' las.Sooit.:«uo Cult.iOO Capl.Stephens .2800 Cc.pl.Kerr.1350 Capt.Cab cl.1593 Crpt.Mytiui.La voie la plus court*: ^ur mer entre UAnuni ,u-ei 1 Europe, la iravi-i-né»* s’eHêftr ^r.i un ,• j r-,• jours soulemar.t d’u» coulim* .à l’autre.Los vapeurs du service De Liverpool.Dt Derry 10 Juillet 11 Juillet 17 c 13 .24 « 25 , 31 , l Août.7 Août.8 i 14 c 15 « IG c 21 , 22 , 28 * 29 « 4 »Sept.5 Sept.11 i 12 « 18 , 19 « 25 , 26 .2 Oct.3 Oct.9 , 10 c 10 .17 , 23 < 23 i 30 , 31 , 'jj Steamers 99 0000900 990090 Peruvian.Parisian San nalian Sardinian.Circassian 9 9 9 9 99 99 Polynesian .Parisian .Peruvian .Sannatiun.Sardinian.Circassian.Parisian.Polynesian .Peruvian .,.S arma l i an.Sardinian .Parisian.Circassian.Dt Québec 9 Août.12 , IG .23 .30 « G Sept.3 « 13 * 20 « 27 « 4 Oct.II < 18 < 25 * 1 Nov.8 « 15 .>9 .Prix du passage de Québec.Fleuve, et Golfe St-Laurent.Ï E steamer Miramichi quitte Québec l« J MARDI, 1 JUILLET, h 2 HEURES P.M.et tous les MARDIS de quinze jours en quinze* jours pour Pictou, N.E., faisant escale à la Pointe nu Père, â Gaspô, à Percé, à Suxnmerside et à Chorlott»town, lie du Prince-Edouard ; en connection à chaque terminus avec des routes quo Ton peut pron re pour aller dans toutes les parties des Etats-Unis et en venir ; en connection avec la ligne do steamers de New-York à Halifax pour Terre-Neuve et New-York, Cette route offre des attraits tout spéciaux aux touristes dans les mois d'été.Ligne de New-York cl des Bermudes.Le nouveau steamer en fer Orinoco quiUo New-York chaque J E UDI en quinze.La ligne des Indes Occidentales.Pour les i!es St-Kitts, Antigua, Martinique Doiniiiguo, Sle-Lu -ie, Barbades et Tiiuidud, los steamers Muriel ou Bermuda quittent New! Yo«k chaque DIX-HUl i‘ JOURS Dos livrets et •!¦ s caries « oucenuni la route avec toutes k*s p>rticuluri:ès, peuvent être obtenues d-; ARTHUR AHERN, S *cr- ta ru.Québec, 2G juin I8»S4—tin.10(54 Chapeaux de pu i fie ! POUR IIOM At KS, JKI'MCS 4T4KUO\S vi ' ENFANTN ! A DES PRIX QUI CONVIENNENT A TOUT LE MONDE.James CT I3a.te.vson 47, RUE BU A DE.LOUIS JOBm, STATUAI RK COIN dos RUES CLAIRFONTAIN K ot BURTON, QUARTIER MONTCALM, «IVKltEO Québec, 5 mal 1883 ?.*:•* - -'Ak CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean Apaitir do lundi, 2 juin, l«*s trains circuleront tous los jours comme suit (les dimanches exceptés).QUITTERA QUÉBEC (Station du Palais) 6.45 a.in.Train mixte jiotir St-Raymoml.arrivant là à 9.45 a.ni.(1.00 p.m* Train do la Malle pour Si-Hav-rnonii, arrivant là à 7.45 p.m.‘ QUITTERA ST-RAYMOND 0.50 «.ni.Train de la Malle pour Qu arrivant là à 8.40 »i m.1 “i *15 p.m.Train mixte pour Québec arrivant là a 5.45 p.m Les trains oirculont d’après le temps ofiiciel.Des omnibus rencontrent ios trains à Su Ambroise, pour la Jeune Lorette, à Valcartier pour le village de Valcartier, et à Sl-Gabriel pour les établissements du nouveau chemin d«-la rivière aux Pins.Des billets de retour sont émis les samedis, au prix d’un passage simple de première classe «m valent jusqu’au mardi suivent.LEVE A ALDEN, Agents des billets J.G.SCOTT, Secrétaire et Gérant.* Commercial Chambers.Québec, 31 mai 1884 ?!>•> •OK.LUTiONb: — Di,— tourner du Cauad O S"evsx $2e EDITION QUOTIDIENNE.(.A NA DA Kr ETATS-UNIS.ANGLETERRE.j ,-î»' an.$ti»iHc ) fcix mois.(Trois mois.Z-ZO I* RANCE.Un an.i>5s si.Six moi*.12.6 ** .Trois moi ».»• ûïl.HOFrams.Six mois.(R) *• l'i ois mois.Cabine.§70.00 et §30.00 Suivant les accummodeinonts.Intermédiaire.Q •> /• -y ' ,, .¦>•••«•»•«• v»>0./ o Entio.pont.A u plus bas prix.Les vapeurs du service «le GLASGOW ET QUEBEC Dt Glasgow Dt Avis sera donné prochainement.Québec, 9 juin 1884.de toutes sortos do papiers, elfets pour relieurs, 1022 tapisseries.Ils gardent toujours an magasin un assorll- 25 •lui lot 1 A oui 8 i Liverpool.Meunier Norwegian.Cor can.Grecian.'•••••# •••••• De Québec le ou vers 1*2 Août.19 « 26 « nn T A TT DAT l • pwl-ètr* trouvé sur mont de papier,de métaux, ni do fourni tur/is pour la lilo au |)Ul,,au : la marine, etc,, etc.Marche tous les jours de 6 h.du matin à d’annonce de journaux de GEO, P.ROWELL ¦¦ ¦ 9.30 h.du soir.A CIE., GO, rue Spruce) où l’on peut pa:ser On paye le plus haut prix pour Le dimanche de midi à 9.30 h du soir.des contrats d’annonces pour ce journal b l toilo, cordages, chiffons, ro§nur< Prix : 3 cents, 5 cents aller et retour, ou deux j New-York.passages.Québec, 25 mars 1350.VV7 touto sorte do rofnurob de papior et toutes sortes do vioux métaux.Québce, 2G octobre 1882.a •fSrOn ne peut retenir sa chambre saus en remettre le prix d’avance.« Il y a à bord de chaque navire un médecin Des billets do connaissement pour la traversée sont donnés à Liverpool ot aux ports du Continent pour tous ics points dit Cunadaut et dos Etats do l’Ouest, l'our de plus amples informations s’adresser à ALLANS, RAE & Cie, Agents, Québec, 9 uoût 1884 jf TARIF DES ANNONCES.Les unnonees sont Insérées aux eumliu-» suivantes, savoir : Six lignes et au-dessous.-,o ceniui> Four chaque insertion subséquente.!2$ •• Four les annonces d'une plus grandit étendu.' elles seront insérées à raison de 10 contins p«i ligne pour la première insertion, et de f, centius pour les insertions subséquentes.Réclames : 20 cents 1g ligne.Les annonces, los réclames, les abonnement doivent être adressés A Loger filrotïSHrata, Lî DJTK U H I * (U.) l‘K I ÊTA IK K « S5JÛ& RU K B U A DE, IJ A U T K- VI 1,1.ü québcc.IMPRIMÉ RT PUBLIÉ PAR LEGER BROUSA EA Ü ïrtprUtdir^ No Ü,ruo Hundo.Hanto Ville,Quôlicc
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