Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 20 septembre 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1882-09-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
JOURNAL DES INTÉRÊTS CANADIENS IL 'V- ü- -MON NE, Rédacteur en Chef Fil A MJ E GROW, J'ÏÏSP^RE ET J'AIME LÉGER B II 0 USSEA CT, Ailiteur Propriétaire.,«r«wr«w " cmaro et mou*.* ¦ I-, tiKS.appa™^ et M* à chrÏÏonsSn» des chapitre* les plus f-’ïevoii'.' L’auteur n’indique comme dlfinm et sanction du devoir que fn*w1in„ ()U l’éloge des autres hom-m-v critérium singulièrement vacilla c* sanction bien impuissante.1 Est-ce que trop souvent le devoir 2 „as précisément d agir contre le •.aiment général ?Est-ce avec une •Jeformule que l’on empêchera un £* de poursuivre sa vendetta, un Calabrais de faire le brigandage, ou liu gentilhomme de se battre en d"nJneu plus loin, dans le même chapitre, l’auteur parle de la Tenta-1 de cette tentation aussi vieille Z'notre mère Eve, et voici ce qu il nous offre pour y résister : uQuand on a bien soin (le s’accou-“wmeià l’idée qu'on doit remplir “tousces devoirs, la tentation est de Ujaojns en moins fréquente, car rien • nesoutient plus "ue l'habitude du -devoir.Que chaque enfant se rap-“pelle comme il a eu de la peine a “apprendre à lire et a écrire.Main* “tenant, ses yeux sont si habitués, “qu’il serait bien embarrassé pour “sempêcher de lire ce qui est devant “lui.Il en est de meme du devoir “ supérieur : bientôt on î accomplit “par habitude, et cela ne coûte plus “ rien.” Mon Dieu,oui ! Si une fois on avait mortalité de Taine, la notion de la vie future.Au delà de la mort, Mme Gré ville ne montre jamais qu’une mémoire plus ou moins honorée, une tombe sur laquelle on “ apporte des (leurs ”, rien de plus.Mais où sont alors le but et le prix de la vie, ce qui peut aider à en supporter les épreuves V Ecoutez la conclusion de Mme Grévillo : 44 La terre que nous habitons est un lieu de travail, c’est une vaste fournaise qui consume, au lieu de charbon, des vies humaines avec lesquelles se fait lentement le progrès.Chaque vie donne sa part de “ chaleur à l’humanité entière, de meme qu’elle reçoit une part de celle des autres ; c’est un échange perpétuel de services, d’idées, de sentiments, où rien n’est perdu.Rien ri est perdu ; voilà ce qui doit encourager dans la voie la plus rude ceux qui se sentiraient fatigués U 44 4.(4 44 44 4.14 44 il 44 44 force des passions, n'aient pas connu la recette si simple de Mme Gré-(De ! ^ Cependant, pour le cas où, malgré tout, la tentation subsisterait, l'auteur nous offre un remède dernier et décisif: c’est de penser 41 qu’en manquant à son devoir on allligcra ceux qu’on aime ” : Et après ?Après, il n’y a plus rien ; la morale de Mme (ï ré ville est à bout.C’est que l’auteur s'est imposé cette étrange gageure de faire tout un livre de morale sans prononcer une seule fois le nom do Dieu, sans que son idée apparaisse nulle part, meme voilée : elle a tenu cette gageure ; elle a accompli cet incroyable tour de force.Elle savait d’ailleurs que c*é-toit la condition sine r/ita non pour que son livre devînt le Manuel officiel des écoles de Paris.Sar.s douto elle ne dit pas brutalement, avecM.Cattiaux, que Dieu n’existe pas ; mais elle agit tout comme, et ne donne pas une seule fois a entendre que l’enfant puisse avoir des devoirs envers Dieu, ces devoirs dont le conseil supérieur fei-IjQait d’avoir conservé l’étiquette dans son programme.* «vec Dieu, disparait aussi Pim- fo'lletnn du COURRIER DU CANADA 20 Septembre 1882—-No 2 Vraiment ! vous croyez sérieusement que cela suffira à consoler le pauvre de sa misère, le malade de ses inlinnités, la mère de la mort de son iils ! Ils penseront que c’est du charbon de plus pour chauffer la chaudière du progrès ! Et d’ailleurs,s'il y a dans ce pathos une idée, quelle est-elle sinon la négation implicite de toute personnalité se continuant au delà de la mort ?Les matérialistes pourront être satisfaits ; ils reconnaîtront là leur thèse.Ainsi, dans cet enseignement, Tentant ne trouvera pas seulement une morale insuffisante, sans fondement et sans sanction, incapable de résister à aucune puissante tentation ; mais il devra en conclure la négation de les certains sujets, en effet, où l’omission est la négation.Veut-on, par Mme Gréville elle-même,un exemple de la portée pratique de certaines omissions ?pris 1 habitude de sauter par dessus th-on et pratiquc tlo Dieu, l’Aie de Iriomplie, cela ne present 17imc/dü la vic lat\ire do toutes 1 ,ait plus (le difficulté.Quel dommage notion8 spirilnalisteB ; il est certai que les moralistes chrétiens ou autres, - 1 - - qui ont tant médité et disserté sur la Voyez le chapitre du Mariage.Mme Greville nous raconte le mariage de sa jeune fille ; elle nous la montre devant M.le maire, au repas de noces : puis aussitôt après, dans la maison, et dans les bras de son mari.Tournez la page ; les enfants sont déjà venus.Nulle part l’indication qu'il pourrait bien y avoir quelque chose à faire à l’église.Ici la conclusion s’impose et ce petit chapitre a toute la valeur d’une prédication engageant les jeunes lilies à ne pas se marier à l’église.Voilà donc où les esprits les plus modérés et les moins agressifs sont conduits par la logique de la morale laïque.Preuve nouvelle de l'impossibilité et du mensonge de la neutralité ; Preuve aussi du vide, de l’impuissance, du ridicule de toute morale sans Dieu.Ce n’est pas encore ce petit livre qui pourra remplacer le Décalogue ou le discours sur la montagne.Allons, il faut chercher autre chose.I/or «Ire Un magnifique discours a été prononcé sur ce sujet à Louvain, dans un collège dépendant de l’Université catholique de cette ville, par le recteur, Mgr Pieraerts.En voici quelques passages.L’ordre, c’est la force et la vie.Là où il règne, toutes! fait en son temps, tout est à sa place, les hommes comme les choses ; rien ne met obstacle à la marche générale ni aux mouvements particuliers ; tout ae meut, tout progresse, tout atteint sa fin.Je dirais vonlontiers de Tordre ce que Tacite disait de la concorde : “ Par là,ce qui est petit,se développe;” et, de même, en appliquant au désordre ce que l’historien romain affirme excellcment de la discorde : 44 Par là, ce qu’il y a de plus grand, se dissipe et meurt.” Trop souvent, Tordre nous coûte, parce qu’il nous gêne et qu’il impose à chacun des sacrifices.Mais la paix est à ce prix : car la paix n’est autre chose, d’après une définition célèbre, que 44 la tranquilité de Tordre.” Toute tranquillité n’est pas la paix véritable, mais seulement la tranquillité de l’ordre.” Et je comprends cette sentence de nos Livres Saints, au sujet de la paix selon le monde : *’ Us disent : La paix ! La paix ! Et ce* n’est pas la paix ”, parce que ce n’est pas 44 la tranquillité de Tordre.” Notre maitre à tous, Jésus-Christ, nous a légué, mieux que les plaisirs, mieux que les richesses, mieux que la gloire ; il nous a légué la paix en nous léguant Tordre.L’ordre ! Ah ! il n’est rien de meilleur ; c’est quelque chose de la béatitude.Aussi l’Ecriture Sainte, pour nous exprime toute l’horreur de l'éternelle réprobation, se borne-t-elle à cet effroyable mot : 4 Là il n’y a point d’ordre, nuit us or do.” L'ordre, c’est ce qui est comme il doit être.Par conséquent, Tordre, c’est la conformité à la volonté divine, Dieu ne pouvant vouloir que Tordre.Et nous prononçons une parole d’ordre, quand, joignant les mains et élevant les yeux vers le Ciel, nous répétons sans nous lasser jamais : 44 Père, que votre volonté soit faite ! *’ Or, la volonté de Dieu, d'où liait Tordre, la voici : Dans la société, les pouvoirs doivent se rappeler que 44 toute puissance vient de Dieu,” et les sujets, qu’il faut obéir aux puissances comme à Dieu.” Dans les Etats, 44 ceux qui font les lois doivent décréter la justice.” Dans les familles, les parents doi-uont veiller sur leurs enfants comme sur un dépôt sacré, dont ils auront à rendre compte : et les enfants doivent honorer père et mère.Et — pour indiquer une volonté divine qui nous intéresse plus particulièrement — dans l’éducation, les maîtres doivent enseigner la science avec tous ses progrès, et mettre un soin extrême à la culture intellectuelle de leurs enfants, mais avant tout, leur apprendre à 44 chercher le royaume de Dieu, ” à soumettre le corps à l’esprit, et l’esprit à Dieu.Dieu : tel est le dernier mot do Tordre.Ou mieux : Dieu, c’est Tordre lui-même, le principe, la fin, le moyen de toute créature.Hors de lui, il n’y a que désordre et ruine affreuse.Pourquoi le monde est-il ébranlé, agité, secoué jusque en ses fondements ?Pourquoi ?si ce n’est parce qu’il n’est pas dans Tordre, parce qu’il est sorti de la voie, qui est Jésus-Christ.D’autres ont pu dire : Je connais, j’explique la voie.Nul n’a jamais dit, nul n’a pu dire ni no dira jamais: “Moi, je suis la voie, Ego sum via.Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres.” Sur ce chemin, qui est celui de Jésus-Christ, vous trouverez, avec les plus nobles intelligences et les plus grands cœurs depuis dix-neuf siècles, tous ceux qui aiment la paix, tous ceux qux sont les éléments conservateurs de Tordre public.Il importe, à l’heure présente, de renforcer ces éléments salutaires : le vent delà destruction souille sur la société ; le puits de l’abîme, cité par Bossuet, est ouvert, et il en sort l’athéisme et l’apostasie.Que bénies soient les maisons d’éducation, arches saintes où la religion recueille, au millieu des sarcasmes, ainsi qu’autrei’ois avant le déluge, les privilégiés de Dieu, ceux qu’il destine à être le salut et la vie du inonde.Heureux collège ! 11 a pu à lion droit prendre pour devise cette simple et noble légendre :4% On s’en souvient toujours.” Un de vos prédécesseurs, un ancien élève de l’ancien collège de la T.»S.Trinité, un grand homme, un génie, un illustre bienfaiteur de ses concitoyens, auquel l'histoire a donné le nom glorieux de Libérateur, O’Connell, sentant sa fin prochaine, voulut aller demander la bénédiction de Pie IX.Ses forces le trahirent.11 du s’arrêter à Gênes, pour y mourir.Ecoutez son testament : “ Mon corps à l’Irlande, mon cœur à Home, mon âme à Dieu ! ” Il aimait ardemment sa patrie — ainsi observe un de ses biographes — voilà pourquoi il lui lègue son corps.Mais il aimait encore plus l’Eglise, et voilà pourquoi il lui lègue son cœur.Mais au-dessus de tout il aimait Dieu, raison dernière de son amour pour sa patrie et pour l’Eglise, et voilà pourquoi il lui lègue .son à me.O Testament sublime ! O noble hiérarchie des affections humaines ! ü ord.e sacré de nos amours ! La patrie, l’Eglise, Dieu : à travers toutes les vicissitudes, oui, tel est Tordre à suivre dans la vie.Tous, n’est-il pas vrai?vous le suivrez fidèlement, afin qu’arrivés au terme, lils de Tordre et lils de la paix, sur le point d’entrer dans le royaume même de la paix, ainsi qu’O’Connell, vous puissiez dire : Mon corps à la patrie, mon cœur à Rome, mon âme à Dieu ! Charcuterie en grand Un voyageur français, M.Alexis Clerc, raconte ainsi ce qu’il a vu dans une des grandes charcuteries de Chicago : L’achat des porcs terminé, les bêtes sont poussées, par de larges portes et de larges rues, vers les cours confinant aux lignes de chemins de fer qui les doivent emmener.Sur leur trajet à ces cours, il sont pesés, à raison de trente par minute, au moyen d’un simple temps d’arrêt sur une bascule qui occupe la voie.Ceux qui étaient achetés par la maison Adam Bush, Sloan & Co., arrivaient en wagons jusque dans les vastes cours de l’établissement, où immédiatement il était procédé à ! leur métamorphose en viande salée et encaquée, de la manière suivante : Des cours, un plan incliné va rejoindre le troisième étage de la maison ; du matin au soir, une procession de porcs y monte lentement, et, il faut l’avouer, protestant de toute la force de leurs poumons contre le sort fatal qui les attend et qu’ils semblent deviner.Arrivés au terme de leur ascension, les quinze premiers porcs qui se trouvent en tête sont entassés dans une sorte de parc, où ils sont forcés de se tenir sur leurs pieds, faute de place pour se coucher.11 y a deux de ces parcs ; de sorte qu’un parc n’est pas plus tôt vide, que l’autre est déjà plein ; et le travail marche ainsi sans interruption.Les quinze animaux qui se tiennent ainsi pressés les uns contre les autres, la tête en l’air, en attendant le coup fatal, expriment leurs émotions d'une façon éloquente: c’est le chant du cygne.En effet, un exécuteur armé d’un marteau à long manche, et debout sur la barrière, les jambes écartées, assomme, Tune après l’autre, ces créatures plaintives.L’animal ne tombe pas ; il ne le peut pas, retenu qu’il est par ses voisins ; seulement son regard devient fixe et il se tait subitement.Quand les quinze porcs ne sont plus que des cadavres, une porte s'ouvre, et les corps des victimes, placés sur un plan incliné, glissent jusqu’à un réservoir plein d’eau chaude, tandis que quinze autres malheureux les remplacent.Les corps inanimés trouvent, au bas de leur descente, le 44 sticker, ” qui, à l'aide d'un couteau milice et pointu, s’avance vers l’animal le plus proche de la cuve fumante, lui lève légèrement la patte de devant, et lui porte avec grâce et délicatesse un coup dans la gorge.Il le passe à son acolyte, un des grands artistes do la troupe, le 44 head scalder ” (l’échau-deur) à qui revient la tâche la plus difficile de (otites.Il donne un signal : la bêle traitée est retournée à l’aide de machines, sur itne grande table déclive, où elle est étondue toute fumante.Aussitôt deux hommes arr.client celles de - .ïs soies qui sont de quelque valeur et les mettent dans un baril, tandis que deux autres le raclent d’un côté avec des racloirs.Au bout de quelques secondes, l’animal est retourné et passe â deux autres raideurs, qui après avoir opéré sur l’autre face,l’envoient glisser jusqu’entre les mains de quatre autres ouvriers, chargés de parfaire l’œuvre jusqu’à ce qu’il ne reste plus un poil sur le corps lisse et tremblant de la bête.Tuis elle liasse aux mains des 44 gamblomen ” qui lui fixent un bâton entre les jambes do derrière pour les tenir écartées, et qui, à l’aide d’une machine, la pendent la tête en bas.En cet état, l’animul est livré au grand artiste, au premier rôle par excellente, au gutter (l’homme aux boyaux), personnage important, précieux, indispensable, et qui ne peut être remplacé par aucun.Cet artiste avec une rapidité véritablement admirable, et une sûreté de main, une précision que lui envieraient bien des chirurgiens, pratique une incision dans toute la longueur de la bôte, pendue comme nous l’avons dit ci-dessus, fait deux ou trois sections à l’intérieur, et l’appareil respiratoire et digestif tout entier est pose tout fumant sur une (able, sous la main d’hommes qui, en vingt secondes, en retirent toute la graisse.Au moment où le corps do l’animal est vidé, un jeune garçon l’inonde sous le jet d’un tuyaux de pompe, un autre le fait glisser sur la tringle de fer à laquelle il est pendu par une poulie, et il le range à sa place dans la salle ù refroidir où il reste accroché toute la nuit.Le dépeçago de ces énormes carcasses s’accomplit avec la môme facilité et la même rapidité merveilleuse.L’opération prend un tiers de minute.Deux hommes jettent le porc sur un chariot et le roulent jusqu’à la balance, où le poids est instantanément constaté et enregistré.Tout près est la table à découper, sur laquelle il est aussitôt étendu.Deux coups simultanés de couperet lui séparent la tête et le train de derrière du tronc, et la subdivision de ces morceaux s’opère en trois ou quatre coups bien assénés du môme instrument.Près de la table s’ouvrent les orifices d’autant de gros tuyaux de bois qu’il y a d’espèces de morceaux dans le porc : ces tuyaux conduisent aux diverses salles d’en bas où les diverses parties de l’animal doivent être traitées.Les jambons glissent par leur rtuyau bien graissé, au département de la fumerie ; les morceaux ù saler descendent à la cave ; les feuilles de lard se rendent au contrôle, les rognures de jambon disparaissent silencieusement pour se retrouver à la salle de charcuterie ; la langue, les pieds et chaque atome de viande vont aboutir à leur destination.C’est ainsi qu’en trente secondes un porc de 270 kilogrammes est coupé en morceaux, et distribué dans toutes les cours de l’etablissement.Mlasphème puni Tarce que beaucoup de blasphéma-tours échappent à la punition immédiate de leurs blasphèmes, MM.le* libres-penseurs nous déclarent tous les jours que Dieu n’est pas, et que par conséquent il n’y a ni crime ù éviter, ni châtiment à encourir en vertu de la loi écrite depuis Moïse Qu’ils expliquent * donc à leur manière ce récit de blasphémateur arrêté—c’est le mot—eu flagrant délit ! [Suite] ; ,7^ur un navire de cette taille, fpliqna flegmatiquement Bruidoux, 1 '11 ffsqu’à quinze cents gaillards •vcc leur fourniment, et il y en »?r * iouaient du violon sans , lr Y* cQudes plus gênés qu’un uglc sur nneplace publique .dit Colibri, aux yeux de Lcette déclaration ouvrait une perspective, ainsi, vous serSont, que la frégate peut wqner un millier d’hommes ?aVh • S ï^us de difficulté que je aVmoi-mfimo à cracher.Ensuite, homme ?cuv 0US lle 60Inmes que cinquante, server Colibri avec réserve."Après ?dit Bruidoux.lèvent.8Cr°nt vingt contrc un» iniwu6UX tu *a*rc 1° plaisir de u ro, reprit le vieux soldat, quel barinlr noîn cettc pendeloque nol6° est perchée au haut de leur mât, et qui commence à me tirer l’œil désagréablement.—C’est le pavillon anglais, dit Colibri.—Bon ! Et serais-tu assez aimable pour me rappeler à la mémoire les noms, prénoms et qualités de ce bijou-ci ?demanda îo sergent en montrant de la main un guidon tricolore que le vent agitait au-dessus d’un faisceau de baïonnettes.—C’est le drapeau de la république.—Une et indivisible, citoyen Colibri.Or, mon garçon, comme, par le temps qui court, on est exposé aux plus désagréables rencontres,si jamais tu te trouvais en face d’une armée de Prussiens, d’Anglais ou de fédéralistes quelconques, attache-moi un chiffon comme celui-ci au catogan du général ennemi, et tu le verra tourner les talons avec toutes son armée, ni plus ni moins qu’un jeune ci-devant à qui le cuisinier de madame sa mère accroche un torchon dans le dos.Voilà.—Mais, sergent, reprit Colibri, si nous sommes venus nous battre, à quoi nous serviront les chevaux de selle que ce grand paysan à longs cheveux menait en laisse derrière nous ?—Ces chevaux, dit lo sergent après une minute de réflexion, sont, selon toute apparence, destinés à des prisonniers de marque.—Voyez, ! cria tout à coup Colibri, la frégate ne marche plus.Le sergent Bruidoux, quittant sa pose nonchalante, se souleva sur le coude, mit sa main en forme d’abat-jour au-dessus de ses yeux, et considéra un moment la frégate avec attention.— Ils sont en panne,reprit-il, et, si je ne me trompe, ils mettent les embarcations à la mer.Dans une heure d’ici, mes enfants, nous échangerons des tapes.Là-dessus, Bruidoux secoua les cendres de sa pipe, et, s’occupant de la bourrer une seconde fois avec une aussi tendre précaution que la première:—Une chose qu’il te sera agréable de savoir, Colibri, ajouta-t-il, c’est que nous sommes hors de la portée de leurs canons.Si cette côte, au lieu d’être émaillée de récifs une lieue à la ronde, était une (le ces côtes, comme j’en ai vu, le long desquelles un vaisseau (le haut bord se promène aussi tranquillement qu’une dame dans un salon, la frégate, vois-tu, se serait embossée à notre gauche, tandis que les troupes de débarquement nous auraient abordés par la droite.De la sorte, nous aurions été à la ibis fusillés de front et raflés en écharpe, ce qui eût rendu notre situation véritablement critique.Comme le sergent achevait ces mots, la frégato mit une embarcation 1 à la mer.Cette circonstance excita un intérêt nouveau parmi les pêcheurs et les soldats.Des regards railleurs ou perplexes se portaient tantôt vers la mer, tantôt sur le chef des troupes républicaines, qui, posté sur un rocher, examinait à travers une lorgnette les mouvement du navire anglais.Ce personnage, qui ne paraissait pas âgé de plus de vingt-cinq ans, portait le lourd uniforme de commandant de la république, avec une élégance peu commune clans les mœurs militaires de cette époque.Le genre de beauté répandue sur sa physionomie, la finesse parfaite de tous les traits physiques où les yeux des douaniers cherchent des signes de race, auraient, à vue de pays, assuré au jeune officier un accueil fraternel dans les salons de Vérone.La noblesse de son front et la douceur pensive de ses yeux, contrastant avec la feimeté des lignes de la bouche, lui auraient attiré une attention flatteuse dans toute réunion de femmes, sans acception do parti.A quelques pas derrière lui se tenait un jeune homme de dix-neuf ans à peine, aux cheveux blonds et aux joues rosées, portant un léger uniforme d’aide de camp : cet adolescent figurait en qualité de lieutenant dans l’état-major du général Hoche, et depuis quelques jours il partageait avec le jeune chef de battaillon le commandement de la colonne expéditionnaire.—Commandant Hervé, cria tout à coup lo plus jeune des doux officiers, remarquant que lo Ilot envahissait le rocher qui servait d’observatoire à son supérieur, je vous avertis que la marée monte ; vous aurez de l’eau à mi-jambe tout à l’heure.Le commandant Hervé se retourna avec une mine distraite, regarda vaguement ;le petit aide de camp do Tair d’un homme qui doute si on Ta appelé ; puis il revint à sa lorguette et à ses observations.Le petit aide de camp éclata de rire.— Je vous dis, commandant, reprit-il en se faisant un porte-voix de ses deux mains, je vous dis que la marée vous gagne, et que vous allez vous noyer ; — vous noyer, entendez-vous ! Le commandant tressaillit comme un homme qui s’éveille, promena autour de lui des regards étonnés ; et, s’apercevant que ses bottes étaient déjà submergées jusqu’à la cheville, il s’élança d’un bond sur la grève en murmurant une imprécation dont le ceractère contenu et discret annonçait des habitudes distinguées : car un homme âbien élevé diffère d’un cuistre jusque dans les grossièretés où peuvent l’entraîner les surprises de la passion.Puis le jeune homme, ayant fait rentrer l’un dans l’autre I les tubes de sa lorguette, commença : sur le sable une promenade rapide, san3 autre but apparent que de ; calmer une grande agitation d’esprit.U Les soldats inquiets ne perdaient : pa*jm seul des mouvements do leur chef.i ! —.Te suis sûr, hasarda Colibri, parlant assez haut pour être entendu de Bruidoux sans s’adresser directement à lui, je suis sûr que le commandant regrette de ne pas avoir amené tout le bataillon.—Bruidonx continuant de fumer avec une placidité orientale, Colibri s’enhardit : — Il faut, dit-il; que le général ait été trompé sur les forces de l’ennemi ; autrement il serait venu lui-même avec deux ou trois batteries.—Pourquoi pas avec toute la division, l’état-major et la musique ?interrompit d’une voix tonnante le sergent Bruidoux.Ne faudrait-il pas 1 que la république elle-même se mît en marche avec tous les sans-culottes de France et de la ci-devant Navarre, pour conserver la fraîcheur du teint du citoyen Colibri ?Le général, dis-tu, moineau plumé ?Tu vas t’amuser à épiloguer sur les idées du général, toi, à présent ?Assistes-tu ¦à son conseil ?As-tu lu seulement le manuel du vrai troupier ?J’en doute et voici pourquoi j’en doute : c’est que tu es tout à fait étranger à la théorie de l’effet moral ; ainsi,Colibri, tu ne peux pas te fonrrer dans la tête qu’il y ait une crânerie délicieuse et un effet moral magnifique dans le simple fait d’opposer cinquante grenadiers ù un millier de ci-devant.Que nous devions être hachés jusqu’au dernier, o’est ce qui me crève l’œil comme à toi ; mais l’effet moral n’en sera pas moins produit, et les ci-devant sauront le cas qn’on fait d’eux.(A continuer) • .• LE COUKKIEK DU CANADA U l V» < »-r- - -vU .’ Nous le trouvons dans “ l’Armorique j" de Saint-Brieuc : Le mardi 27 juillet, à Tremblay, comme en beaucoup d’autres localités, une pluie torrentielle ne cessait pas de tomber.* Transporté de fureur à la vue d’un si mauvais temps, le sieur Porcher, débitant à la gare de Tremblay, se mit à vomir les plus atroces blasphèmes.Porcher gesticulait comme un forcené, lorsque tout à coup il sembla frappé de paralysie.Ses bras levés menaçants contre le Ciel s’immobilisèrent, puis le malheureux tomba comme anéanti, dit le Journal de Fougères.Plusieurs personnes accoururent pour le secourir.Porcher fut transporté sur son lit, où il repose depuis ce temps, sons avoir pu recouvrer l’usage de la parole.SOMMAIRE France.L’ordre.Charcuterie on grand, piasphôme puni.Fkuillkton :—Bella It.(/I continuer ).Lu langue française.Le « French domination.* Témoignage impartial.Changements occlésiaati«|Uos.Une comète.Europe.Afrique.Excursion dangereuse.Le catholicisme »»n Angleterre.Personnel.Petites nouvelles.ANNONCES NOUYaUES Université Lu\ul.—P.1 oussel, Pire.Succession du Rév.Joseph Bonenfuut.Avis.—N.E.Lacourcière La compagnie de navigation à vapeur du Saint Laurent.—A.Gabourv.L’huile Astrale de Pratt.A vendre à la librairie de L.G.Lépiue.CANADA QUÉBEC, 20 SEPTEMBRE 1882 Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Québec est parti à dix heures ce matin pour Montréal.Son Secrétaire, M.l’abbé Marois, l’accompagne.Les ministres provinciaux ont eu hier, à Montréal, une réunion de cabinet.M.Bunster, en sa qualité de membre du comité de réception du Marquis de Lome, n’a pas voulu permettre aux chinois do construire une arche de triomphe sous laquelle devaient passer Son Excellence et la Princesse Louise.Le comité n’a pas tenu compte de son opposition.L’honorable M.Garneau et madame Garneau, après avoir passé une quinzaine à Paris, sont partis le 31 août pour la Suisse.Ils s’embarquent pour revenir à Québec dans le Parisian, partant de Liverpool le 22 do ce mois.CliHiigemculM ecTlfHliiMtlqiuH Diocèse de Chicoutimi Rév.M.Jos.Lizotte, curé de N.-D.du Lac, est nommé chapelain des Dames Ursulines de N D.du lac St-Jean.Rév.M.H.II.Cimon, du vicariat d’Hébert ville, curé à St-.Toseph d’Alma.Rév.M.Jos.Paradis, du vicariat de la Baie St-Paul à celui de N.-D du lac St-Jean.Rév.Jos.Ali).Tremblay, nommé vicaire à la baie St-Paul.Rév.M.Louis Gagnon, nommé vicaire à Hébert ville.La 10 septembre, ont eu lieu, dans la cathédrale de Chicoutimi, par Sa Grandeur Mgr D.Racine, les ordinations suivantes : Sous diacres : MM.Louis Tremblay, de la Malbaie, Ls Amédée Gagnon, Baie St-Paul ; Nathanael Martel, de St-Alexis ; Etienne Simard, de la Beauce ; et Pierre Pelletier de rile-aux-Œufs.Diacres : MM.Elzéar Delamarre, Georges Gagnon, Malbaic ; et James Gibbons, du Haut-Canada.Prêtres ; MM.Louis Gagnon, de Ste-Anne du Sagueî.ay — et Louis Alfred Trembly, .St-Alphon.se.Tous deux ont dit leurs première?messes dans leurs paroisses respectives, lundi, le 11 du mois.Une comète Une comète a été observé à Washington, le 19 septembre, près du soleil ; l’astre a une petite queue ; le noyau est très brillant et parait avoir de grandes dimensions.A Nice (France), on a observé la comète de Thallon, le 18 vers midi, à 3 degrés A l’ouest du soleil.Le nœud donne un spectre continu, très brillant, fort étendu vers une queue violette ; le nœud donne les raies du sodium d’une manière fort brillante Cela fait deux comètes qui ont donné un spectre ; l’astre est celle qui a été découverte par le professeur Wells à Duley.Le déplacement des raies du sodium vers le rouge indique un mouvement rapide vers la Terre.Le déplacement est de cinq à six degrés par jour.À trois heures du soir, la comète était à 0 degrés à l’ouest du soleil : Dans quelques jours, on pourra la voir immédiatement avant le lever du soleil.Ce sera l’uno des plus extraordinaires comètes des temps modernes.Int langnc frauçalwc L'Electeur publie hier une copie exacte d’un imprimé qu’on lisait le 18 courant, sur le dos des billets de passage vendus à St-Thomas par les employés de ^’Intercolonial.La rédaction en est tellement monumentale que nous devons en donner la reproduction.“ En condition d’être laisser voya-“ ger, avec ce billet, par le train de “ irêt la personne acceptant ce billet “ assurro toutes risques des delays, “ accidents ou d’injures de lui-même “ ou de son bagage.” “ Et accord que le Gouvernement 44 ne sera pas exposé dans n’importe “ de quelle circonstance sois de né-“ gligence de leurs agents, ou autre-44 ment de quelques injures de per-44 sonne ou de propriété pendant voya-44 géant dans ces trains de fret.” Nous prenons occasion de ce fait, pour faire remarquer aux autorités de l’Intercolonial qu’il leur est difficile d’avoir, dans un établissement d’imprimerie anglaise, une rédaction française qui soit acceptable, même pour des billets de passage.Pourquoi ne pas s’adresser pour faire ces ouvrages aux imprimeries françaises de Québec ?Nous avons vu aussi sur un tableau affiché partout dans Québec ces indtb : train mixe.C’est de nature à donner aux étrangers une bonne .Idée de la manière dont nous parlons le français ! La “ French Domination ** Nous lisons dans le Canadian Post, de Lindsay, Ontario, en date du 15 septembre, l’écrit suivant dû à la plume de M.Barr,membre du comité exécutif de l’association de la presse : 44 Nos confrères des provinces inférieures méritent plus qu’une simple mention.Ont profité de l’occasion de visiter le Nord-Ouest MM.E.Pacaud, de Y Electeur, N.Levasseur, de Y Evènement, L.J.Demers, du Canadien ; Joseph Tassé, M.P., de La Minerve ; H.C.Pelletier, du Cultivateur ; P.DeCazes, du Journal ; N.E.Dionne, du Courrier du Canada ; P.Lemay, du Nouvelliste, et Oscar Dunn, de Y Opinion Publique— tous de l’ancienne capitale, excepté M.Tassé.Il va sans dire qu’ils ont été une des meilleures acquisitions des touristes et qu’ils ont eu une heureuse idée de venir avec nous.Ils ont co, reloué gr.'ment A P agrément du voyage par leurs talents de musiciens.Ils n’ont pas chanté seulement leurs chansons inimitables, mais ils se sont joints de tout cœur à l’éxécu-tion du Gather at the river et Away down the Suwanee de leurs amis d’Ontario.Leurs manières accomplies, leur galanterie et leur bonne apparence nous ont donné, sous une forme agréable de même qu’inattendue, une juste idée de la 44 french domination, ” que l’historien impartial ne peut passer sous silence.Ils ont porté une attention assidue et fait la cour aux dames avec un succès-apparent, et ont exercé un monopole complet.Les Ontariens paraissaient être découragés ;mais les galants New Brunswickers sont entrés en lice et, quoiqu’en nombre inférieur, ils ont effectué un changement tel que les Haut-Canadiens ont pu reprendre leur sang-froid et gagner le terrain perdu.Il n’y a pas de doute que cette rivalité ait amusé agréablement les dames qui nous accompagnaient dans cette excusion.M.W.Elder, du Telegraph de St Jean, N.B.,fit allusion avec succès à cet incident dans le cours de l’éloquent discours qu’il prononça pour remercier les citoyens de Winnipeg de l’hospitalité qu’ils avaient donnée aux excursionnistes.M.Elder a dit : Pendant leur long voyage, il a fait une étude particulière de ses compatriotes de cette nationalité de la province de Québec, et il croit avoir \ découvert quelque chose du secret de leur supériorité dans lo caractère,1 remarquable et chevaleresque do leurs attentions envers les dames durant haute société du comté, et même un les quelques jours qui vionn eut de certain nombre de protestants, entre s’écouler.La pacifique manifesta- (autres la princesse de Saxe-Weimar, tion de i’ascendant français, mis en femme du général commandant le relief pendant le voyage, a semblé district, étaient présents, démontrer le fait qu’ils cherchaient à Mais le trait caractérisque de la gagner le cœur des dames (rires).cérémonie, c’est qu’à la procession,le Il a tout raison de croire que ces dais était porté par quatre officiers ,7/ français, qui ont voyagé | catholiques, — deux appartenant à avec eux, étaient tous des célibataires, l’armée, et deux à la marine, en uni-ou au moins on aurait pu penser qu’ils forme.” cherchaient à se marier (rires).S’ils j eussent été mariés, comme la plupart j —.m * ** " dos autres excursionnistes, leurs suc-1 Un grand événemeut pour le Nonces n auraient pas etc aussi grands, veau-Monde est l’achèvement de la ge n t terne Ils U11 voyage récent au Canada,' Mexique sont maintenant reliés aux avons constaté le bien-être et la lignes de télégraphes de l’Amérique (applaudissements) etc.Témoignage impartial On lit dans le dernier numéro du Travailleur : Dans nous prospérité du cultivateur canadien.Ceux qui iront pas vu le pays depuis dix ans ne peuvent se faire une idée des progrès accomplis.Le commerce se fait comme aux Etats Unis, bien que moins actif.Les marchands suivent le système américain.L’industrie se développe, le cultivateur vend ses produits à grands profits.Les journaliers gagnent de §1.25 à §1.50 par jour.Chez les cultivateurs on payait, cet été, §1.50 par jour et la nourriture aux moissonneurs.Dans la vallée du lac St-Jean, où tant de belles et riches paroisses se sont fondées, on colonise de plus belle.Dans la vallée de l’Ottawa, la colonisation devance les arpenteurs du gouvernement.Là où il y a 10 ans les cultivateurs avaient des hypothèques, aujourd hui ce sont des dépôts aux banques qui les ont remplacées.On ne veut plus émigrer.Tout récemment un agent d’une manufacture américaine, ayant besoin de tisserands, alla faire du recrutement au Canada, mais il revint seul, on ne voulut pas le suivre.Il nous semble que le temps est venu pour un grand nombre de Canadiens employés aux manufactures, de tenter la fortune au pays natal et de soustraire à un genre de vie qui est loin de valoir celui de nos habitants, avec la liberté du travail, Pair pur, l’indépendance dont ils jouissent.pose du cable sous-marin du télégraphe central et sud américain.Le 10 août, le vapeur Silvintown a terminé la dernière section sous-marine allant de San Juan del Sur (Nicaragua) à Panama, Chorillos au Pérou, Salina-Cruz.Tehuantepec, la Veva-Gruz au it iukofi: ANGLETERRE Londres, 19 septembre 18S2.Le lord-lieutenant d’Irlande a rejeté la demande relative à Wallis ; celui-ci sera pendu vendredi.On annonce la mise en liberté de MM.Denny, Woodward, Brophy, Cullen Mac-Caffrey, Poole et Carey.PORTUGAL * Lisbonne.19 septembre.Un contrat a ét é signé pour la pose d’un câble sous-marin entre Lisbonne et les Etats-Unis, en touchant aux iles Açores.AURRICHE Vienne, 19 septembre.On vient d’arrêter à Vienne trois hommes soupçonnés d’avoir trempé dans l’affaire des bombes de Triste ; ils appartiennent à des sociétés secrètes qui ont des ramifications de Rome à Naples et à Trieste.Le Gouvernement est dans l’anxiété à ce sujet, et il a envoyé des agents à Trieste.RUSSIE Saint-Fétersboivrg, 19 sept.Le czar part ce soir pour Moscou.On pense que c’est pour le couronnement.Les services privés et publics du télégraphe et du chemin de fer sont suspendus pour le temps du trajet, et 30 000 hommes de troupes gordent la ligne.AFKKtlJE EGYPTE Le Caire, 19 sept.On a arrêté Mahmoud-Sami-Tacha déguisé en prêtre.Le Khédive est prévenu que les chefs égyptiens ne pourront subir une condamnation capitale que du consentement de l’Angleterre.Lorsque le général Druwy Lowo s’approchait du Caire le jour de la victoire, les villages arboraient le le drapeau blanc, et se déclaraient soumis au Khédive.L’entrée au Caire s’est faite sans résistance.Le CatliolUme en Angleterre On lit dans l’Union, do Paris : % 44 Le catholicisme continue à faire des progrès en Angleterre.44 II y a quelques Jours, je vous annonçais que le premier évêque du nouveau diocèse catholique de Portsmouth venait d’être sacré ; aujourd’hui, je suis heureux de vous faire part de l’ouverture de la cathédrale du nouveau siège, qui a eu lieu la semaines dernière.Les évêques de Southwark, de Newport et de Portsmouth, entourés d’un nombreux clergé, ont présidé à cette magnifique solennité.Une foule de personnes appartenant à la plus du Sud et de l’Amérique du Nord.La correspondance télégraphique est régulièrement établie par les nouveaux cables entre le Chili, le Pérou, l’Equateur, la Colombie, le Nicaragua, le San-Salvador, le Mexique et les Etats-finis.On peut maintenant télégraphier directement de New-York à Valparaiso.Alnmiiacli can ad ion Nous avons eu sous les yeux le manuscrit d’un almanach canadien pour 18S3, que M.J.-A.Langlais, libraire à Québec, va mettre sous presse.Ce travail qui paraît lait avec un soin remarquable, renferme une foule de documents d’un grand intérêt, et justifie son titre d’almanach canadien, religieux, historique, agricole, commercial et statistique.Les phénomènes astronomiques sont calculés pour l’heure de Québec, d’après la connaissance des temps pour 1883.La partie lithurgique a été collationnée avec l’Ordo publié pour 1883, sous les auspices de Monseigneur l’Archevêque de Québec ; les fê es spéciales aux divers diocèses de la province ecclésiastique y sont mentionnées.Chaque jour de l’année a son éphéméride historique, se rattachant souvent à l'histoire du Canada.Des conseils agricoles, des renseignements commerciaux et de très intéressantes statistiques s’offrent à la curiosité du lecteur.Enfin, pour joindre l’utile à l’agréable, on y trouvera un recueil de recettes utiles, et un certain nombre d’historiettes récréatives.Un soin particulier sera donné à l’exécution typographique, de sorte que l’Almanach canadien sera certainement recnerché par toute la province, et les familles collectionneront ces petits volumes, qui se succéderont d’année en année.Nous félicitons M.Langlais de celte heureuse initiative, à laquelle nous croyons pouvoir prédire un plein succès.Ce n’est pas du reste la première fois que M.Langlais se lance dans une œuvre canadienne.11 y a -1 ans, il dépensait 25,000 piastres pour mettre au jour une série de cahiers d’écriture dont le mérite est aujourd’hui fort bien apprécié, et qui se répand de plus en pins dans les écoles canadiennes.M.le Surintendant de l'Instruction publique n’a pas hésité à proclamer cette série supérieure à tout ce que l’on a eu jusqu’ici.Agriculture L’INDUSTRIE laitière.Avant longtemps les cultivateurs auront terminé leurs récobes et ce sera l’époque de constater les résultats de leur rude travail Ils sauront si leurs espérances ont oté réalisées et si Dieu a désiré bénir leurs efforts.Jusqu’à présent il y a lieu de se féliciter de l’abondance de la récolte et des prix qu’atteignent les produits de la ferme.Les denrées se rendent bien sur nos marchés et la classe agricole parait satisfaite des succès qu’elle a obtenus jusqu’à présent.Au nombre des produits nous ne saurions oublier ceux de l’industrie laitière,car aujourd’hui la fabrication du fromage a atteint un tel développement qu’elle est devenue une source de profits abondants pour les cultivateurs.Dans Jle cours de l’été et de l’automne les prix du fromage ont été fermes et les patrons des fromageries peuvent compter sur un résultat bien satisfaisant.Un nous informe que les fabriques de beurre ont aussi donné d’excellents produits et que l’année 1882 a été favorable à ce genre d’industrie.Il ne faudrait pas cependant que le cultivateur se laissât aller à une fausse sécurité.Si nos fabriques de beurre et de fromage réussissent bien, il y a encore beaucoup do progrès à réaliser, et tous doivent tendre vers la perfection.Il y a des fabricants de fromage dont les capacités laissent à désirer et certaines fabriques ne sont pas conduites avec toute l’économie, et la propreté voulues.Par conséquent^ est d’une extrême importance d’étudier ce qui se passe ailleurs, de se rendre compte des opérations de l’étranger, de prendre connaissance des améliorations qui, en Europe et aux Etats-Unis, sont introduites chaque année dans la fabrication des produits de la laiterie.Pour maintenir la bonne réputation de notre fromage 6ur le marché d’Angleterre, il ne faut point se laisser devancer par d’autres, et nous avons à nous créer une réputation pour notre beurre qui est considéré de qualité inférieure.Il n’y a que par le moyen de l’association qu’on peut parvenir à se rendre compte parfaitement de ce qui se passe ailleurs et de ce qu’on doit faire pour activer le progrès de notre industrie laitière.C’est ce que du reste ont fort bien compris les fabricants (le fromage et débourré de la province de Québec, lorsque l’année dernière, dans leur grande réunion à St-Hyacinthe, ils ont décidé de se former en société en vertu d’un acte du parlement local.Cet acte est devenu loi, et, par le chapitre 0G du statut de 1882 le lieutenant-gouverneur a reçu le pouvoii d’autoriser, pour la province, la formation d’une association sous le nom de 44 société d'industrie laitière de la province de Québec.’’ Cette société provinciale devra se composer d’au moins cinquante personnes, et ce qui reste à taire aux fromagers et autres qui veulent en faire partie est de se réunir pour jeter les bases de l’organisation.La loi dit que la première assemblée de la société aura lieu à St Hyacinthe le 28 novembre prochain,pour procédera l’organisation et à l’élection des membres du bureau de direction, et nous attirons spécialement l’attention des intéressés sur ce point.Il est de toute de nécessité que les fabricants de beurre et de fromage et les cultivateurs se prévalent des dispositions de la nouvelle loi.Une organisation semblable à Ontario a produit les résultats les plus magnifiques ; nous dirons même qu’il existe pour notre province sœur deux sociétés semblables rivalisant de zèle et de bonne volonté.La province (le Québec doit imiter cet exemple et nous avons confiance que l’assemblée qui devra avoir lieu à St Hyacinthe le 28 de novembre sera très importante au point de vue des résultats, et que le nombre des assistants sera plus considérable que jamais.Sur la demande de l’honorable M.de LaBruère qui était alors membre du cabinet, le parlement a voté une de §1,000 en faveur (le la nouvelle association.Une fois la société organisée, elle pourra aviser aux meilleurs moyens à prendre pour tirer parti des §1,000 qui leur seront données par le gouvernement.Nul doute que l’an prochain elle pourra organiser une exposition de fromage sur un grand pied et distribuer des prix aux meilleures fabriques.Nous signalons donc de nouveau l’époque où il faudra procéder à Y organisation de la nouvelle société din-dustrie laitière, et nous prions nos confrères de la presse de joindre leur voix à la nôtre pour inviter les intéressés à prendre part en grand nombre à la réunion du 28 novembre à St Hyacinthe.(Courrier de St.Hyacinthe.) plus grands VnSr Mu put ramener du fond dn ^ .Wm trois cadavres.^ recq>icelçg Æ Ss; t fer1»» w -«•«C, aient C « lomme fort «f .v lm,b- Leni*.Kxeuixion.s «3» ui^ereuN ex Les drames dans les Alpes se multiplient, et malgré tous les avertissements les imprudents s'aventurent sans nécessité absolue dans les glaciers les plus dangereux ou dans les montagnes où il est périlleux d’aller sans guide.11 y a quelques jours trois jeunes élèves du pensionnat de Lauzanne partaient pour le Valais.Ils voulaient traverser le Saint-Bernard.En route ils furent surpris par un épais brouil lard ; l’un des trois excursionnistes s’égara ; les deux autres, à moitié gelés, arrivèrent à l'hospice, où ils furent recueillis.Quant au troisième, le jeune Sehe-kel, de Dresde, ce n’est que huit jours après que trois doses camarades accompagnés de huit guides ont retrouvé le corps, après bien des recherches, dans un précipice presque inaccessible.Samedi dernier, un jeune membre du Club alpin, section bernoise, se rendait dans l'Oberland avec un camarade.Tous deux, sans guides, s’aventurèrent dans les glaciers.Le froid et le brouillard les surprirent.'L’un d’eux, M.De Riitte, s’égara ; il réussit ensuite à rejoindre son camarade ; tous deux se reposèrent dans un refuge du club ; puis, persistant dans leur imprudent projet, ils repartirent.M.De Riitte glissa, il fut précipité dans les ravins de la montagne.À grand’peino on le retira, il avait une fracture au crâne et la cuisse fracturée ; il ne reprit pas connaissance et mercredi il expirait.La catastrophe de la Dent-Blanche est plus triste encore.Le touriste anglais Gabett, jeune médecin (le 28 à 30 ans, était parti avec deux guides.Lochmatter père et fils.Arrivés aux glaciers, suivant l’usage, les grimpeurs s’attachèrent les uns aux autres et l’ascension commença.Il faut supposer que l’un d’eux a glissé et a entraîné les deux autres dans une chute effroyable.Les trois cadavres ont été retrouvés avant-hier, mais horriblement mutilés.Les vêtements avaient en partie disparu ; les aspérités des glaces règne mattoi uiuient très est homme fort et roW» « Le Ni quantaino d’années ],,« duil° cii *‘t neuf enfants.comparait, promettait,?’ Y'1 ^ un des bons guides duml ^i^’1 vaitque 10 ans.pa>b;>ln’; Voilà en peu de se .accidents qui ont ,.0S“T’ ,r° quatre guides.,a Vie Personnel ba question suivante p«i v .tynee sullisante pour attirer »ie tous nos lecteurs.' 1 attention ,,ureaudu «ber de polie., .[Hamilton.Omi G est avec beaucoup de nhuir fais connaître que je me Sm queJe mûrement de l’huile St i,iVervi der-rçsultal merveilleux pouruS* '11,1 meneuse, qui me faisait !essure Irir.J employai alors le movein^0^’ prompt il»; guérison.lTiuiloV* i ^us qui fit îles merveilles (finis mn Jacob> la considère comme un remedo** Cas* e ciablc et je uMiôsito nas TuBde ,naPPré- \"1 ''S'-eKenl rcmèile.Jt! m;a!d!hm?ht Jacob comme une préoLiifn hui e ye i J11 ¦ n s i ¦ et je la recommanderai n»“er‘ ;.1 mes il.injs 0,1 ennemis dans ?T lorsque je les verrai en recherché h?*' remette pour le rhumatisme.d“B J’écris ces lignes de mon ni,;, afin de dire co que je pense £ "J! dont on peut se servir pourÆ LeJ, coup de guérisons.oe,w' A.D.Stewaut._________ Lhef de jo\\«.ü a 3 â au v e I i es calendrier.-Québec, le mercredi*) septembre 1882, ‘Je jour de la Lune 11 v a eu premier quartier le niercacdi lé septembre, a 8 lieu res i3 minutes du matin.Le jour dure 12 heures 17 minutes, et la nuit 11 heures 43 minutes ; le Soleil se love a .> heures 45 inimités, passe au méridien a midi moins 7 minutes et se concile à ü heures 02 minutes ; à midi sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec est de 44 degrés et 2 dixièmes.La Lune se lève aujourd’hui à I heure dh minutes du soir, et se couche à 10 heures 53 minutes du soir.ni;T7iAiTK.-rLa retraite annuelle des L le vos-Instituteurs de l’Ecole normale-Laval commence aujourd’hui, et se terminera dimanche prochain.be prédicateur est le Kévd.P.Fiévez.ntA.VAi x puiiucs.—Les travaux nous avons annonces il y a quoique temps, comme devant être entrepris sur F Esplanade par ordre du gouvernement fédérale, sont commencés depuis plusieurs jours.On va renouveler le pavé de la citerne et l’enlourer d’une balustrade, ce qui ne fera utie bonne estrade pour les musiciens qui voudront bien égayer les soirées d’été.On va eu outre faire des plantations d’arbres et placer des sièges sur l'Esplanade et autour des fortifications, 'faut mieux ! 'Nsi'EOTiON militai he.—Le Major général Luard a fait l’inspection du camp militaire, hier, à Lévis.Il n’a eu que îles louanges à faire à nos volontaires sur leur bonne tenue.ASSURANCE I)F.QUÉBEC.—Malgré I«‘S pertes considérables que l’Assurance de Québec a éprouvées depuis l’an dernier, elle a réglé les pertes du dernier incendie de St-Roch avec une libéralité et un empressement extraordinaire.LA MÉDECINE AU CANADA.—H Y a au Canada un médecin par 1,200 habitants pendant qu’en Angleterre il y en a un par 1,572 et on Allemagne un par3,000.Mais aux Etats-Unis il y en a un par 600.11 en est de même pour les avocats.Il est bien connu qu’en Amérique in a trop d’hommes de profession.obsèques.—Les funérailles dcM.E.b-Fréchette ont eu lieu ce matin,a la Basilique au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.M.l’abbé Audet, de Sillery, aiwj la levée et l'absoute, et M.l’abbé Baillar- geon a chanté le service.Portaient les coins du drap morUiant-MM.Augustin Cèle, Laurent -Marcoux, E.Bcaudet, Isaac Donone •• le docteur Pourtier., 11 y a eu chant et musique a l orp ’ M.Germain Lépine était chargé de terre rfient.» '» Joseph v.v ui .j — i .inpflfi- marc b a il dises sauvées du dernier die de St Roch.sans rival.—L’honorable Dan.lL^L maire de Washington, N.à., do * orgues et les pianos sont connus ‘ usage partout où il y a dpsjoun des lecteurs, dit au sujet de St-Jacob : mon frère, le caPllal.,} Beatty, a acheté une bouteille St-Jacob pour l’usage de sa fefmn ’ me a été satisfaite des résultats, un excellent remède contre le lisme dont elle souffrait.1 *P n que je connais de 1 huile, * remède sans rival.im?—Québec, J*’1” > .¦ w\ I 1 • MILL mountain plain ; Ant.N oyer, ^ Lamontagne, do : P Sie-Flavio , -Campbe l, G.UU111UUU15111;, , • • i>;vière du Maria ; L.II.Levasseur, Loup ; A.Gobeil et Madame co»-'- Ottawa.I.KS NMJLKS DK IIOM.OWAV.—L e| la flatuosité, l’acidité, les tiaus-e. V J- i& eoeas i t •* M a .z OU ?1 U* A ' •/ «vv*- .n»*4 .- * «XC/:ide près de Colliers, avait un cheval attaqué d’eparvin.11 lut l’annonce, et se décida à essayer l’ellicdcité du remède, bien que ses amis se moquassent de sa crédulité.11 achota une bouteille du Kendall’s Spavin Cure, et commença à en faire usage sur lo cheval suivant l'ordonnante.Il nous a informés cotte semaine que ce remède a opéré une guérison si complète, qu’un vétérinaire habile qui a examine l'anirnal dernièrement, n’a pu trouver trace de l’éparvin ni de l’endroit où il était situé.M.Scherinerhorii s’estjdepuis procuré un exemplaire du Traité du Dr Kendall sur le Chéval et ses maladies, qu’il prise beaucoup et dont il ne se départirait pour aucun prix, s’il no pouvait s’en procurer un autre exemplaire.Voilà ce que vaut l’annonce - le bon articles.articles récemment reçus, (six caisses) où ceux qui désirent acheter* un cadeau pour un ami ; ourront choisir, à un prix modéré.Cet assortiment est trop considérable pour qu’il soit possible d’en faire ici rémunération» mais on se borner?ù mentionner deux livres qui seront bien accueillis et formeront un mugnilique complément aux œuvres musicales de la famille, savoir : Chansons de.la France, contenant 6(1 des plus belies romances françaises, etc., avec accompagnements complets de pianoforte et accessoires.Prix : en brochure, $1.00 ; richement relié en toile bleue et dorée, $t.50.Les Chansons populaires du Canada, volume mugnitiquement relié dans le mémo genre que lo précédent, sont aux mêmes prix.Dos exemplaires seront envoyés par la poste franco sur la réception du prix spécilié.Une visite est respectueusement sollicitée.R.MORGAN, Marchand de musique, Québec, 25 février 1882.8, rue La Fabrique.R MÇWVBNT JUSTEMENT des KTAT.S-ums UN SPLENDIDE d Objets plaqués TELS que : Pots à Eau, Corbeilles, Huiliers, .Etc Un ils vendront toujours à Bïaiïs î» €outc||ep|e Ainsi que la célèbre * HUI M2 ASTltALK, DUNA UD et CIR 24, RUE ST-PAUL ’ Québec, S juillet 1882.342 LA i> L US GRAND E MER VF UI r r.TKMPSMODEim:E bki CJj r Pilules et Onguent Holloway 1 l,urilie,lt Jo sang, ot guérissent p tous les (Jerangoments du foie, de l'estomac des reins el des intestins.Elles donnent la' force et la santé aux constit nions .lebile» h sont il un secours inappréciable dans les in,'lis.positions des personnes du sexe de loin b, i our les enfants et les vieillards, elles seul d'uii prix inestimable.• • A i.i'! !>,- ^ N— ' ,! / —.i .• 7^- v-v ;•-••• " -.• • •.•••••'- -* -j.i.•.i.- y ~ i D’UN EM IM EN T MEDECIN.Washingtonville, Ohio, 17 Juin 1880.Dr J.B Kendall A Cie, Messieurs Après avoir lu l’annonce que vous avez publiée dans Jo Turf, Field and Farm du Kendall’s Spavin Cure, ayant un cheval de course de valeur, qui a été boiteux pendant dix-huit mois, par suite d’un éparvin,-je vous en ai demandé par l’expross une bouteille, qui a fait disparaître toute boiterie et toute tumeur, ainsi qu’un gros suros qu’avait uu autre cheval, et les doux chevaux sont uujour d’hui aussi sains que des poulains.La bouteille in’a valu cent dollars.Respectueusement, H- A.BERTOLETT, M.D.LE MAGNIFIQUE VAPEUR Li X^ararentidos5 n Cnpl.K.FOKTFER, Commencera le 17 JUIN prochain, ses voyages entre Quclu c et StoÆaiaie, TOP'S LES JOURS A f) H.A.M., EXCEPTÉ LES MARDIS et SAMEDIS.Ou les voyages suivront les heures de la marée.IVONtSU K NT est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blés, sures, plaies et ulcères.Il est excellent pour la goutte et le rliumj-tisrae, Four les maux de gorge, bronchite, rhumes, îoux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à l'établissement du professeur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD, LONDRES, et vendu à raison de t s.ljd., ?s.9d., 1 ls.22s., el 33s.chaque boite el pot, et au Canada à 36 cents, 90 cents el $1.50, et les plu* grandes dimensions en proportion.ITAISANT un voyage régulier tous les Dimanches.à partir du 18 court partir du 18 courant.Le départ aura lieu à G HEURES du matin, et le prix aller et retour sera de CINQUANTE CENTS.Nous annonçons au public que lo vapeur Laurentides a subi do grandos réparations dans sa coque ; ayant une bouilloire neuve, il aura par conséquent une vii»*ss«- inaccoutumée jusqu'à ce jour.II s’occun»»ra aussi des pèlerinages engagés d’avance.Il défie toute compétition tant sous le rapport du prix que du confort.Capt.E.FORTIER.V.POTVIN.Agent, Nu II, rue St-Pierre, Basse-Ville, Québec.Maison Potvi.n A Gaumont», Marchands-Epiciers.Québec, 12 juin lS82-2m 548 A VKHTISSIO^IENTS.—Je n’ai pasd’a-gents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention ù ï’éliquetle sur les pots et les boites.Si l’adresse n’est {mis 533, UXFOltl) STREET, LONDRES, il y a fabrication.Les marques de coinmerco de mes remèdes sont enregistrées à Ottawa et à Washington.Signé : THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.London.Québec, 2 novembre 1881—1 un.C n L ’ I A rr I> V k i poul-étre trouvé sur VFj J'JUl-biN'AIj la Me au bureau d'annonce «h* journaux île GEO, I’.HOWELL A CIE.MO, rue Spruce) où l’on peut passer des contrats d’annonces pour ce journal à Xew-Y«rlt.Québec, 25 mars 1880.sagers sont tout ce que l’on peut désiror et sur quelques vaisseaux SUPERBE .La table ne peut pas être surpassée.La route est de NEW-YORK à: Gibraltar, ItlaraeilleH, Géneti, NaplcM) ItlcftHliie, Païenne et au retour DE PALERME DIRECTEMENT à New Y ork .touchant simp lemen t à GIBR A LT A R.Lo.routo suivie so trouvant ù près de 500 milles au Sud do celle suivie par les steamers qui touchent au Hilvre, cette ligno Italienne est généralement favorisée par du beau temps.Les passagers pour l'Italie parcelle ligno de stoamers, évitent ’es transports ennuyeux par chemin de fer qu’ils étaient auparavant obligés de faire.\ .•• KENDALL’S SPAVIN CURE.” Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall A Cio.Messieurs .—Jo crois qu’il est de mon devoir de vous offrir mes remerciements pour le bénéfice et lo proilt quo j’ai retiré do l’usage de votre inestimable et célèbre 44 Kendall’s Spavin Cure.” Mon cousin et moi avions un mgnilique étalon, valant $4,000, qui avait un très mauvais éparvin, et quo quutre chirurgiens-vétérinaires éminents avaient déclaré inguérissable, et tini pour toujours.En dernier ressort, je conseillai à mon cousin d’essayer une bouteille de “ Knndnll’ç cousin d essayer une bouteille de 44 Kendall’s Spavin Cure.” Il eut un effet merveilleux ; la troisième bouteille l’o guéri, et le cheval est maintenant aussi bien quo jumais.Le Dr.Dick, l’éminent chirurgien-vétérinaire d’Edinburgh était mon oncle, ot jo prends un grand intérêt dans le succès de sa profession.Sincèrement, JAMES A WILSON, Ingénieur Civil.KENDALL’S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE Les prix pour cabine et passage avec confort ipérieur sont de $75 ù $120 suivant les ports.Il y aura une grande excursion h Rome dans le mois de juin 1882.Il y a un médecin et une garde-malade sur chaque steamer.Pour plus amples informations s'adresser ù L.W.MORRIS, Brood way, , Now'-York.A Québec, à M.BROWN, Agent pour le Canada.No 113, Rue St-Pierre.Québec, 7 septembre 1881—lan.O Il a été employé dans des milliers de cas sur la ulmir humaine, avec un succès toujours si merveilleux, que nous sommes certain qu’il est le meiliour liniment découvert jusqu’à ce jour.Il a la force pour pénétrer où n’ont pu atteindre d’autres remèdes, ot guérir les maux les plus difliciles, sans causer jamais aucune éruption ou autre altération de la peau, ni produire aucune douleur.Prix .$1.00 la bouteille, ou six bouteilles pour $5.00.Tous les Pharmacions l’ont on mains, ou pourront vous lo procurer , ou bien il sora encore envoyé à n’importe quelle adresse sur réception du prix par-les propriétaires Dr B.J.KENDALL Je CIE, Knosburgh, Falls, Vt.En vente chez tous les Pharmaciens.I/JflüAN, FILS & CIE, Montréal P.Q., Agonts généraux.Québec, 25 février 1882—-lan.468 Chapeaux en Paille ! J’offre aujourd’hui la balance de mes Effets en paille, A une GRANDE RÉDUCTION, afin de diminuer l’assortiment.AUSSI CHAPEAUX LÉGERS EX FEUTRE A TRES RAS PRIX.JAMES 0, PATERSON 27, RUE BUADE.Québec, 19 juillet 1882.1062 J.i W.RE ID 1 CONDITIONS —DU— Courrier du Cauatl; (i Prix «Se S’AfeoBaifteme»'- EDITION QUOTIDIENNE CANADA [ Un an HT 1 hix mois.ETATS-UNIS.1 [ Trois mois.| | L n ini.•••< ANGLETERRE.« Six mois.[ Trois mois.! f Un an FRANCE Six mois.1 [ Trois mois.ÿu.oo 3.00 .1.5« .-GO franc* FABRIQUANTS DE PAPIER PAPETERIE LORETTE FABRIQUENT TARIF DES ANNONCES.Les annonces sont Insérées aux comlil-ou suivantes, savoir : Six lignes el au-dessous.cei.t»1 Pour chaque insertion subséquente— , Pour les annonces «l’une plus grande et n ¦ elles seront insérées à raison de 10 c'en.1*’ ,*1 ligne {jour la première insertion, el de • pour les insertions subséquentes.Les annonces, les réclames, les ahonu ¦“ doivent être adressés à Le&'er ilro tissons le feulro pour toiture, lambrisagu et pour mettre sous les tapis.Aussi boites ù allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers ù envelopper et à imprimer.EDlTEUH-PROPBIlilTAlKE, Du N.lî.DIONNE, rédacteur erirhef.FLAVIKN MOFFET, assist réducMu.AUGUSTE MICHEL, pour la purtn»-'H«J oÿ MM.REID font l’importation et le commerce de toutes sortes de papiers, effets pour relieurs, tapisseries.lis gardont toujours en magasin un assortiment dn papier.de métaux, otde fournitures pour la marine, etc,, etc.On paye lo plus haut prix pour toute sorte «ici toile, cordages, chiffons, rognures do papier « t toutes sortes de vieux métaux.Québec, 11 septembre 1880.A «IfiJKBJEC.IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR LEGER B HO U SSE No (J,rue fataeur-Propriétaire Buud», Haute-Ville,Québec A la Papeterie du Pont Rouge ^ On fabrique les cartons on bois, pour boites, RUE BLADE, HAUTE-VIL' carton de paille, ni pulpe de bois.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.