L'Avenir du Nord, 26 avril 1946, vendredi 26 avril 1946
CHENIER HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT ¦ ?¦ ¦ r fo:' 1897-1946 Fondateur» : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1946 “Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous venons prospérer les fils du Saint-Laurent”.(Benjamin Suite) IABELLE 50 c ANNEE — No 14 JOLIETTE, VENDREDI, 26 AVRIL 1946 LE MAGAZINE AMERICAIN ET LA PRESSE LOCALE Un résumé substantiel de 1 article de M.Jean Bruchési paru sous le titre: “Notre Américanisation par le Magazine .vient de m'être remis.Il importe de le commenter.M.Bruchési prend tout d’abord le soin de définir le magazine: Une revue mensuelle, bimensuelle ou hebdomadaire, à couverture rutilante, plus ou moins illustrée, où la part le plus large est faite à la publicité, aux romans et nouvelles, aux faits divers, aux célébrités de l’écran et du monde interlope .Ne nous élevons pas contre “la revue": ce genre de jour nalismc, à l’honneur en notre siècle, a placé sur des voies heu-heures plusieurs journalistes à qui manquait 1 élan nécessaire pour composer un livre.Loin de moi aussi l’idée de condamner la "revue” digne, honnête, toute de lumière et d’idéal.Ostracisons plutôt les magazines américains qui s étalent partout dans nos villes, villages, campagnes les plus reculées, avec leurs pages licencieuses, leurs articles banals, leurs romans à [ l’eau de rose.11 est grandement temps que les Canadiens arrêtent cette vague de frivolité.Si les Américains veulent du sale et du piquant, c est leur nffaireT Pour nous, il s'agit de refuser ces magazines: nous avons ce droit et pouvons en user.Le» statistiques sur la circulation de ces revues au Canada rendent stupéfait.Dans la seule année 1943, 19 magazines américains avaient, dans le Québec, une circulation mensuelle d'environ 160,000 numéros.L’édition canadienne de “Liberty’ atteignait mensuellement 50,000 copies.Au cours des années 1930 et 1931, des magazines américains, pour une valeur de $5,924,808., sont entrés au Canada.En pleine crUe! On peut facilement conclure que ces chiffres sont maintenant doublés, sinon triplés.La guerre a provoqué un relâchement dans les moeurs, une nouvelle ère de matérialisme, ce qui explique la vogue d'une littérature corsée de situations ambiguës et illustrée de girls à la mode.Nos bonnes gens nous affirment pourtant, sans rire, qu’elles ne voient aucun mal à feuilleter de temps en temps une revue américaine.Et M.Bruchési de dire fort à propos: ' Notre peuple achète et lit surtout les magazines américains: parmi ces magazines, il lit non pas ceux qui l’instruiraient, mais ceux qui sont le moins susceptibles d'orner son intelligence, ceux qui lentement mais sûiement détruisent sa personnalité parce qu ils ne sont pas faits pour nos esprits ”.Ainsi parle un nomme de tète.On compte aux Etats-Unis des revues qui s’adressent au grand public, publiées dans un esprit de vulgarisation scientifique, comme le "Geographic Society Magazine ', ou littéraire, comme le "Harper’s Magazine”.N ayez crainte: celles-ci ne circulent pas en grand nombre.Mais les malsaines, celles qui se présentent avec une couverture libertine, offrent des pages entières de banalités en glorifiant les vedettes du crime et de l'écran.Elles détruisent sûrement la personnalité; elles éloignent leurs victimes de la vie ordinaire et du foyer même, en leur prêchant une existence fausse à tous les points de vue.•Notre presse et revue locales ne vivent que par la volonté tenace de ses éditeurs, qui font un véritable travail d apôtre.Elles n’ont pas de capitaux, et de ce fait ne peuvent guère se pa^-er le luxe d’une illustration abondante et diversifiée.Le magazine américain à gros tirage, recrutent, par ses illustrations, des milliers de lecteurs canadiens, et pourtant elles ne sont pas du tout le reflet de leurs aspirations nationales.Même dans certaines familles très rigides sur les principes, on les lit pour “être à la page”.La presse de langue française et le clergé catholique ne sont pas les seuls à s’alarmer du poison moral que le magazine américain distille dans notre société.Les Anglo-Canadiens eux-mêmes protestent contre leur entrée facile aux pays, au nom de leurs intérêts matériels, mais aussi des intérêts moraux.Le Toronto Evening Telegram qualifiait récemment de “littérature de rebut" les pages des magazines américains populaires; le Mail and Empire soulignait pour sa part: “Nous devons réprimer l'afflux d'une littérature adaptée aux idées subversives d'une nation étrangère .Il y a au Canada d'excellentes revues.L'Ontario en possède plusieurs: nous n’en avons que quelques-unes dans le Québec, au tirage fort limité.Si chaque bon citoyen bannissait de son foyer le magazine américain de second ordre, il entraverait certes le grave danger qui menace notre société dans son ensemble; s’il encourageait par contre les revues de langue française que nous avons, la Revue Moderne, la Revue Populaire et autres, il contribuerait au succès financier des nôtres, et aussi au maintien des lois morales dans la famille et dans la société.Encourager le journal local est encore un autre moyen disponible à tous.Il protège les intérêts de la collectivité.11 omet la sensation; il est propre; il est humain; il ne cherche pas à détruire la personnalité de ses lecteurs, mais à l’élever en leur offrant des idées conformes à leurs aspirations chrétiennes et nationales.AIME DESPATIE Terrebonne, Avril 1946.CHRONIQUE DE FRANCE A/aHiieüeA d'Ôttawa par la British United Press Le premier ministre King annonce que le Canada met à la disposition des pays affamés de l’Europe 160,006 autres tonnes de céréales.Ces envois additionnels représenteront 5,000, 000 boisseaux d'avoine et 2,500, 000 boisseaux de blé de qualité inférieure.M.King a aussi proposé au gouvernement américain que les Etats-Unis et le Canada suspendent les permis d'exportation de farine à tous les pays dont le besoin n'est pas urgent.Le ministre de la reconstruc tion, l'hon.C D.Howe, dit que le Canada a dépensé $27,000,000 pour les travaux de recherches dans le domaine de l’énergie atomique.Tous les partis politiques, ex cepté le C.C.F., se sont opposés à un projet d’un député C.C.F.d'étatiser toutes les entreprises minières du Canada.Le projet avait été soumis par M.Clarence Gillis, député de Cap-Breton.La commission des prix a autorisé l’augmentation des prix du papier à journal.Le papier se vendant auparavant $58 la tonne pourra être augmenté de $9.00.La commission des prix a aussi augmenté de douze et demi pour cent les prix des instruments aratoires.Le ministre de l’agriculture, l'hon.James Gardiner, a soutenu aux Communes que le gouvernement ne songe pas à augmenter davantage le prix du beurre qui a déjà été majoré de quatre- cents récemment.M.Gardiner a cependant donné à entendre que certains produits agricoles devraient être augmentés.Du 31 mars 1944 au 31 mars 1945, le Canada a exporté 5,330, 000 livres de beurre et 133,101, 600 livres de fromage, dont 130,457,400 livres à l’Angleterre.Le nombre de chômeurs au Canada atteint 213,000 d'après le bureau fédéral des statistiques.Ce nombre représente une augmentation de 40,000 chô meurs depuis trois mois.L’augmentation se fait sentir presque exclusivement chez les hommes.179,000 hommes sont actuellement sans travail alors que le nombre des ouvrières en chômage est de 34,000.Le ministre de la défense nationale, l’hon.Douglas Abbott dit que le gouvernement canadien fait enquête sur les rapports au sujet du traitement des militaires canadiens dans un camp de détention en Angleterre AUX ANCIENS DU COLLEGE Le Conseil d’administration de l’Amicale du Collège de Saint-Jc-rôme invite tous les anciens et leurs épouses à un souper canadien servi dans la salle du Collège, dimanche le 28 avril, à 6 heures (heure avancée).Une soirée très intéressante suivra.Cette réunion servira de préliminaires aux grandes fêtes qui, en mai prochain, marqueront les cinquante ans d'existence de votre Alma Mater.Les billets sont en vente au Collège et chez M.Henri Dupras, 32 7.rue Lorrain.Venez nombreux passer une agréable soirée.(Communiqué) Au Cercle Ste-Paule, le 2 mai La dernière réunion d'études du Cercle Sainte-Paule aura lieu le 2 mai, au Foyer Notre-Damc-du-13on-Conseil, à 8 heures.Les ¦sujets traités seront: "Credo", par M.l’abbé A.Ro-billard: • "Tempérance”, par Mlle Cécile Sigouin.Mlle Georgette Dunnigan interprétera au piano "Murmure des bois", de Braungardt.par Léo Darviltc de la British United Press Pour recevoir dignement les é-rangers qui afflueront le mois prochain à Paris, les hôteliers de la capitale réclament 30 tonnes de peinture à l'huile, 9.000 tonnes de papier peint.7 tonnes de linge et 45.000 mètres carrés de tapis.Un seul palace effectue des réparations et des embellissements pour dix millions de francs: qu'on se le dise! .Cependant si elles parviennent à être éblouissantes, que ces journées historiques ne fassent pas oublier une situation de fait qui demeure grave.Sous le titre: "Nous courons à la faillite!”, un journal financier constate que les français se trompent s'ils craignent un phénomène analogue à celui qui s'est produit en Allemagne en 1923: on ne verra pas les timbres-postes à 500.000 francs, et il ne faudra pas emporter une pleine valise de billets de banque pour régler la note du restaurant.” Nous sommes protégés de ce spectre affreux, écrit l'organe de la Bourse, par tout un système de défenses qui, à l’époque, n’existait pas: contrôle des changes, taxation.rationnement, règlementations etc.”.Alors?Faut-il craindre la faillite de l'Etal, la fermeture des guichets du Trésor, la suspension du traitement des fonctionnaires, la fermeture des portes des banques au nez des porteurs de rentes et d'emprunts?Certes pas, l’Etat possédant la presse à billets de la Banque de France nationalisée, et pouvant imprimer de l’argent.“Il s'agit.conclut le journal, d'une faillite larvée, lente, progressive, freinée et camouflée qui se traduit par l'usure de la monnaie, i'affaiblissi ce n'est pas la phtysic galopante, c'est une bronchite chronique, mais peut-être avec une petite pointe de tuberculose ." Il faut évidemment rémédier au mal.L’Etat y songe.Je connais une jeune femme de chambre qui, gagnant très peu, paye dix francs d'impôts sur le revenu.A côté de cette somme, elle vient de s’en voir réclamer une autre, de 35 francs, au titre d'impôt sur le célibat.Comme elle vient d'avoir 20 ans, et n'es- (à suivre à la dernière page) Nommé à Ste-Agathe MONSIEUR JULES BE LISLE assistant-chef de gare à Ste-Thé-rèse qui vient d être nommé pat les autorités du Pacifique Canadien, chef de gare à Sainte-Agathe des Monts.C'est une très belle promotion.M.Jules Béiisle est né à Ste-Agathe des Monts le 19 avril 1895.Il est le petit-fils de feu Joseph Béiisle.un des pionniers du Nord cl le premier maire de Ste-Agathe.A sa sortie des cours, il entra au service de la scierie de Sainte-Agathe.devenue depuis la Stc-A-gathe Lumber, pour laquelle il travailla quelques mois.Plus tard il vint au service de la Montreal Tramway, section de l'express, dont 'e gérant général était M.Kennedy, le fondateur par la suite de la compagnie de taxis de ce nom.De 1913 à 1917.il s’occupa de commerce de Ste-Agathe: à l'automne de 1917.il séjourna à Montréal, occupa un emploi chez Goodwin's (aujourd'hui Eaton Co.) et le soir prenait des leçons de télégraphie au Collège Elie.Le 26 mai 1918.il entrait,-au Pacifique Canadien comme assistant-agent à Pont-Rouge: trois ans plus tard il passait avec grands succès ses examens de télégraphiste-opérateur.Après quinze mois de service ici et dans la province, il était nommé télégraphiste régulier à Labelle où il demeura quelques années.11 fit du service sept ans durant à Lennoxville.puis fut deux ans agent à St-Augustin.et deux années à Ouébec.En 193 3.il obtenait un poste de télégraphiste à Ste-Thérèse.Il y demeure depuis cette date.Il a xctipé jusqu'à dernièrement le poste d'assistant-chef de gare de Ste-Thérèse; lorsque M.C.-H.Ro-billard fut mis à sa retraite et avant que M.L.-J.Sylvestre fut officiellement nommé pour le remplacer.M.Béiisle occupa le poste de chef de gare intérimaire de Ste-Thérèse.M.Béiisle fait partie de l'Union des télégraphistes depuis 28 ans: en 193 5.il prenait l’initiative, avec quelques employsé de la compagnie.de fonder la “Canadian Benefit Society Inc.", compagnie exclusivement réservée aux employés de chemins de fer et à leurs familles.Le siège social de cette compagnie, qui groupe plus de 1.000 assurés, est à Farnham.M.Béiisle en est un des directeurs depuis 193 5.M.Béiisle est entré officiellement dans ses nouvelles fonctions au cours de la semaine dernière.Il est le frère de M.Raoul Bé-lisle.restaurateur de St-Jérôme.I L’Amicale de l’Ecole Normale I | de Saint-Jérôme invite cordiale-1 | ment toutes les anciennes à leur | j conventum qui aura lieu samedi, l ) le 4 mai.à 2 heures 34 de l’a- ( j près-midi.| M.J.-Marcel Ostiguy Il nous fait plaisir d'annoncer à nos lecteurs que M.J.-Marcel Ostiguy, courtier en bois (Northern Lumber Company) et directeur des relations spéciales de la Continental Casualty Company pour les comtés de Terrebonne.Argentcuil.Labelle et Montcalm, a ouvert récemment un bureau à St-Jérôme.Temporairement, ce bureau est situé au numéro 295, rue St-Gcorgcs, Tél.1099.M.Ostiguy est bien connu de St-Jérôme et de la région, étant dans le commerce du bois depuis 5 ans, à New-Glasgow, comté de Terrebonne.11 a fait ses études au Collège ’St-Joseph de Berthierville et à la faculté des Sciences sociales de l'Université de Montréal.En outre, M.Ostiguy a fait des études spéciales d’assurance accident-maladie.M.Ostiguy est membre de la Chambre de Commerce des Jeunes de St-Jérôme et Chevalier de Colomb."L'Avenir du Nord” forme des voeux pour la réussite entière de ses entreprises à St-Jérôme et dans le district.j LES DISCIPLES î| I DE MASSENET j "Quarante et une voix au service d’un seul coeur et d’une seule âme’’.Cette constatation intérieure que nous faisions, mardi soir dernier, pendant et après le concert des Disciples de Massenet, nous a amenés par l'ordre logique des choses à l’évidence de ces qualités fondamentales du choeur que nous écoutions: homogénéité, intelligence aigue de l’oeuvre et soumission au directeur, M.Charles Goulet.Les Disciples de Massenet ont emporté notre admiration et notre gratitude.Une fois de plus il nous a été prouvé —- mais ceci est bien accessoire au plaisir goûté — que rien ne vaut pour le musicophile la prise de contact directe avec un ensemble musical connu de lui, jusqu’alors, par l'intermédiaire du disque et de la radio.Car tout en nous inclinant devant la découverte géniale d’Edison, celui peut-être qui a fait le plus pour l’expansion universelle de la musique, nous approuvons.entièrement, entre autres, François Mauriac qui met en garde contre le danger de la musique enregistrée: ce danger de la répétition constante de ce qui fut pour les interprètes une phase mobile de leur sensibilité.La loi du temps, si on ne l’empêche pas d'agir, condamne cette phase à n’être qu'un moment fugitif.Les amateurs de musique le savent bien et préfèrent instinctivement le concert réel à la musique enregistrée.Cette digression ne nous a pas entraînés aussi loin des Disciples de Massenet qu’il peut le sembler.C’est précisément cette joie d “aimer ce que jamais nous n’aimerons deux fois”, que nous avons ressentie, mardi soir, de la première à la dernière pièce du programme.Rien de mieux agencé, d'ailleurs, que ce programme où M.Charles Goulet a su concilier des genres aussi différents que ceux de Mozart, Mascagni, Caraz et Lionel Daunais.Dès le début, toutes les qualités du choeur nous apparurent pour ne plus nous quitter: cohésion, fondu, fini, art consommé des nuances, adaptation parfaite aux styles, discipline, puissance, souplesse.et combien d'autres qui n’en existent pas moins pour n’être point exprimables.Il serait inutile — fastidieux pour ceux qui ont assisté au concert et sans intérêt pour les autres qui n’y étaient pas — de nous arrêter à chacune des pièces du programme, car dans chacune, encore une fois, les Disciples se sont manifestés dans toute leur excellence.^ est rendre hommage aux Disciples de Massenet et à M.Charles Goulet, leur âme dirigeante, que de nous contenter, dans cette critique qui n en est pas une, d’un jugement général sur la perfection de leur art.P.P.JIcl benne.cÊeâ, idéeâ.D'un papier à l'autre.Réflexions et apostilles pat GAETAN VALOl: L’ECRAN Notre Constitution (Relations) Bilinguisme pour d’autres (Relations) Espionnage (Le Samedi) L Assommoir (L Ecole C anadienne) Regard sur quelques revues (L’Ecole Canadienne) Rester dans la voie (La Voix Nationale) RELATIONS, revue du mois publiée par l'Ecole Sociale Populaire.( Livraison de nuits 1946) I—NOTRE CONSTITUTION — (p.68) par Louis C.do Léry Article commençant par un avertissement et un aveu qui eus sent gagné à être prononcés plus tôt: '‘Disons sans ambages, écrit-il' que nous parlons en profane" Ce n'est pas en effet la première fois que l'auieur péroie "ex cathedra" en profane, mais sans y croire; cette fois-ci, il tient à bien définir sa propre position, ajoutant: ‘‘Piofane, nous parlons ;i des profanes, en toute simplicité.” Il se défend pourtant de chercher à passer des bobards."et nous tâcherons, dit-il, de ne pas mériter l'épithète d'aveugle conduisant un aveugle".Voyons, voir! Prenant occasion de l'article d’un professeur à l'université du Manitoba, dans une revue d'Eeo-noniie politique, sur notre "constitution" et son "interprétation", son texte, ses sources, ses principes, qui ne sont pas tous contenus dans la loi de l’Amérique britannique du Nord, le Père de Léry nous revient avec sa vieille rengaine, cent fois réfutée, de la prétendue primauté du '‘common law" anglais, sur le droit écrit dont nous avons hérité de par nos origines françaises et latines.Autrement dit, le Père se ran gc du côté du génie anglo-saxon, par préférence au système juridi que du droit romain, et des coutu mes françaises qui font la base de notre code civil.C'est son affaire, puisque c'cst son goût.Par contre, s’il est oiseux de discuter des questions de goût, ou de couleur, il est certaines considérations patriotiques qui dussent inspirer un homme cultivé comme le Père de Léry.Ainsi la trilogie quasi sacramentelle qui depuis bientôt 300 ans n fait le fond de notre fierté nationale, et de nos enthousiasmes périodiques de Saint-Jean-Baptiste: notre religion, notre langue, nos lois, dont noua avons gagné les prérogatives de haute lutte après la cession à l'Angleterre de nos pauvres arpents de neige, cette trilogie, dis-je, panoplie nobiliaire devenue nos armoiries nationales, avait toujours constitué un tout inséparable.un ontrelnccment de droits et de privilèges, dont l'un ne va pas sans l’autre.Nos lois, nous y tenons comme à notre langue, et notre langue, nous y tenons comme h notre catholicisme.Tout cela se tient et forme l’atome inséparable que ce faux uranium ne parviendra pas à fractionner.Telle est la réponse du profane.Si maintenant, la question se posait au juriste, de savoir si la loi civile anglaise dite "common law" dut être substituée à notre code civil français dans la province de Québec, je renverrais le Père de Léry à l'opinion de celui qui lui paraîtra le moins prévenu, Me Antonio Perrault, du Barreau, de Montréal, d’apiès une conféren-1 ce qu’il a dennée au Monument National le 15 janvier 1919, "Pour la defense de nos lois françaises," publiées en brochure par la Bibliothèque de l'Action Française.Nos hommes de loi, de la magistrature, du barreau ou de l’ordre des notaires ne paraissent pas souffrir à cet égard aucun complexe d’infériorité.Tout au contraire, ils défendent ieurs positions avec une ténacité qui dei vrait désemparer le Père de Léry.Aux paroles qui clôturaient la conférence do Me Antonio Perrault: "Avec elles nous animes entrées dans la Confédération, avec elles nous y resterons”, Me Aimé Geoffrion, du barreau de Montréal, et non des moindres, répondait: "Nous devons garder nos lois françaises parce qu'elles sont un rempart contre les attaques de l'ennemi assimilateur.” II — BILINGUISME POUR D’AUTRES (p, S4) Alexandre Dugré, S.J.“Aux- jours nerveux du règlement 17, un pharmacien de Bull n’accueillait qu’en français les commis-voyageurs, pour qui ht jxilitessc est une grâce prévenante et obligatoire, Invariablement ceux de Toronto répondaient aver, un sourire jaune: "I am sorry, but.” A quoi le client rétorquait: "Toi aussi, tu t’appelles Sorry ?Vous êtes un grosse famille vous autres, les Sorry!." Grosse famille?Je vous crois.Naguère, à une époque moins policée, ces mêmes gens, on les appelait les ‘'Godons".C'était tout ce que Ton comprenait de leur langage de "Goddam”, et en en a fait des "Godons”.—“/ am sorry!’’ Des unilingues, nous en avons encore, et qui se croient huppés.Cependant l’un d'eux citoyen de la province de Québec, mort repentant dans la vie civile, m'a fait la confidence de la honte de sa vie, alors que major dans l'armée d'outro-mer, il avait été rattaché à un régiment d'Ontario, n-prôs une glorieuse débandade de son unité.(à suivre à la deuxième page) L’üPiNiON DE ME HEGN SUR LE DRAPEAU M.Georges Héon, député d Argenteuil, parlant aux Communes le 26 mars 1946, a eu quelques remarques en marge du drapeau canadien.Il a exprimé son opinion, et on trouvera plus bas le texte de ses remarques: Si vous me le permettez, je terminerai mes observations en exprimant mon avis sur la question épineuse du drapeau canadien.Les divers ;s enquêtes menées à tous les niveaux de notre population et chez nos militaires révèlent que la grande majorité estime qu'il y va de l’honneur national d'adopter un drapeau vraiment canadien.Le choix d'un motif convenable et approprié suscite pourtant des difficultés, car nos gens ont fait connaître sur ce point des opinions fort divergentes.Quelques-uns ont versé des larme» abondantes à la pensée que l'Union-Jark disparaîtrait du dessin, d’autres ont proposé l’adoption de la fleur de lis, mais la plupart favorisent la feuille d'érable.Je déclare humblement que notre position au sein du Commonwealth permet un compromis honorable et satisfaisant.Ce n est pas 1 Union Jack qui lie les peuples du Commonwealth.encore bien moins la fleur de lis.C'est l'allégeance commune à une Couronne respectée qui nous a donné l’unité et la force en temps de paix et en temps de guerre.C’est notre loyauté envers la Couronne qui nous a poussés à prendre les armes et à comb.ittre pour une cause juste.Que la Couronne unisse les Canadiens de toutes origines sous un drapeau pour lequel ils seront fiers de vivre, de travailler et de mourir.Le nationaliste le plus farouche et l'impérialiste le plus ardent proclameront leur allégeance au Roi du Canada.Je ne suis pas versé dans l'héraldique, mais il me semble qu'un pavillon de couleur sobre portant une noble et grande feuille d' érable au centre de.laquelle serait posée une couronne de grandes dimensions à caractère distinctif, recevrait partout un accueil respectueux." GRANDE JOURNEE AVICOLE A ST-JEROME C est le 1er mai.à St-Jérôme.'ans L Salle du mafehé.a 10b.de 1 avant-midi (heure avancée), que le Comité des Industries Avicoles ,u Québec inaugurera sa série annuelle de Journée Avicoles Régionales.La "Reine du Nord” a été choisie avec raisons pour cet évènement important car nos Lauren-tides sont aujourd'hui un centre très remarquable de production avicole comme en font foi les nombreux postes de mirage, les couvoirs qui s’y trouvent.Cette journée avicole sous la présidence de M.J.-A.Parentcau.agronome régional est organisée par le Comité des Industries Avicoles eprésenté par la majorité des membres de son Eexécutif dont les deux Présidents.MM.Jacques de Broin et \V.A.Maw.De brèves confé-cnccs très instructives seront prononcées par MM.C.-E.Benoît, chef de l'Aviculture à Québec, Noé Hénault.inspecteur régional.P.-E.Bernier, Section des Marchés à Ottawa.Adhémar Graton.aviculteur bien connu d'Oka et Damien Desjardins.instructeur avicole pour le Nord de Montréal.L'après-midi sera consacrée à une séance toujours très intéressante et très suivie "Renseignements.S.V.P.”.Chaque question posée ¦>ar les auditeurs pendant l'avant-r.idi recevra sa répoi.sc l'après-midi meme par un expert; une quinzaine d’experts seront là qui fourniront les explications souhaitées.LE BANQUET A l'Hôtel i_apointe.à 12.3Ü p.m.grand banquet réunissant tous les auditeurs et les sommités de Saint-Jérôme.Ce banquet sera présidé par son Honneur le maire Charles Aubry et M J.-A.Parentcau sera le conférencier d'honneur; il traitera de “L'Aviculture dans les Pays d'En-Haut".M.W.-A.Brown, chef des Services avicoles à Ottawa prononcera également quelques mots en français.Tout le monde est cordialement invité et ar les autorités gouvernementales t par le Comité des Industries Avicoles du Québec.L’entrée est libre et les dames sont tout spécialement invitées car maintes questions et phases de l'industrie avicole les intéresseront au plus haut point.L’entrée est gratuite et le programme commence rigoureusement à 10 heures a.m.(heure avancée).Nous espérons que tous ceux qui font de l'Aviculture dans notre ré-'ion saisiront une telle opportunité d’obtenir des renseignements de première main qui leur rapporteront plusieurs centaines de dollars supplémentaires dans leur entreprise, cette année.Claire Lamarche à cette fête Nous sommes heureux d'annoncer que la délicieuse et talentueuse chanteuse de chez nous.Mlle Claire Lamarche, bien connue des radiophiles et des amateurs de concerts il Montrénl et ailleurs, a bien voulu accepter l'invitation qui lui a été faite d'étre l'artiste invitée de la soirée Martin-Senour, le 27 avril.On est prié de prendre note que seules les personnes possédant leurs billets seront admises il eerie fête intime.G.Morin, secrétaire-trésorier.Visite industrielle Les membres en règle de la Chambre de Commerce des Jeunes de Saint-Jérôme sont cordialement invités ii prendre part, avec leurs épouses ou leurs amies, à line visite Industrielle de la Manufacture de pâtes alimentaires Cu-telll, à Montréal, lundi soir, le 6 mai prochain.Cette visite se fera de concert avec la Chambre de Commerce cadette do Jollette.A l’hôtel.Le voyageur; Comment, vous me faites payer trente francs une chambre où il y a tellement de punaises que j’ai été obligé de leur faire la chasse toute la nuit! L’hôtelier; Alors, monsieur, il y aura une surcharge de cinq francs pour usage de la lumière! SYLVIE (1) par Gérard de Nerval Les Editions Variétés qui viennent de lancer leur magnifique collection "Bibliothèque de luxe" présentent, dans une toilette aussi élégante que Une saison en enfer par Arthur Rimbaud.Sylvie par Gérard de Nerval.Cet ouvrage est imprimé en no:r sur beau papier: les lettrines, motifs.cadre, folios et titre d’un bleu très pur rappellent la pureté qui se dégage de l’héroïne de cette faitai-sie de Nerval.Voilà un cadre approprié à cette oeuvre exquise.Sylvie est à la féerie ce que Paul et Virginie est à l'exotisme.C'est ici l'esprit de la musique plus que de la peinture, du mystère plus que de l'expression, de la poésie intérieure plus qu'extérieure.L’oeuvre d’un être et d'un maître complexe, chez qui on fait toujours des découvertes, qui abonde en tournants brusques et en éclaircies sur l'infini.Car Nerval est le voyageur divin.Les amateurs de beaux livres voudront tous posséder ce beau roman classique dans la fameuse collection “Bibliothèque de luxe”.Et n‘est-il pas cadeau plus plaisant à donner comme à recevoir qu’un livre aussi soigné, un livre d'aussi bon goût, un livre qu’on sera fier de conserver?(1) Un volume de 88 pages publié dans la collection "Bibliothèque de luxe” par Les Editions Variétés.Prix: $0.75, par la poste, $0.85.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada. L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 26 AVRIL 1946 OPTOMETRISTE-OPTICIEN j Ilsdieller en OptomAtrio Diplômé de l'Université de Montréal i Spécialité j EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, nie SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tel.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 12 à U h.p.m.j BUREAU-CHEF : 6761, rue St-Hubert, MONTREAL + _ ammz a.mâcW.tn.U, «£ en toMzüjiA GUM CO., LTD.GDANBY WORLD WIDE IA COMME QUI REND GRANBY FAMEUX DELICIEUSE JgfeRAFRAÎCH ISSANTE LA REVUE DES IDEES (suite de la première page) Or la France, un soir, à un mess d’offficiers, improvisé en marge des nécessités d'une invasion de blitzkrieg-revanche, on eut besoin de certaines réquisitions alimentaires pour lesquelles il fallait s'adresser directement à la population civile.D'un commun mouvement, colonel et officiers se tournèrent vers mon ami Dickson: — *'Dis-donc, major Dickson, tu es de Québec, ce bon vieux Québec, dont on vante le langage, comma étant le plus beau français du monde; tu vas aller chez la marchande du coin." —- But I can't speak French ! —You can't.and you have lived in Quebec all your life?—.Sorry! Oui, un de plus, et qui ne venait pas de Toronto, et c’était un de ceux qui arborait le "slogan" commode, que le bilinguisme c'est pour les autres.L'article du Père Dugré gagnerait à être répandu chez r.os voisins, et il a raison d’invoquer le mot célèbre, 'de français et l'anglais sont une même langue, prononcée différemment''.LE SAMEDI, magazine publié à Montréal.(Livraison de mars 1946) ESPIONNAGE (Pierre Daviault) Le course aux collaborateurs de choix a permis à l'intéressant magazine de toujours, Le Samedi ( il est dans sa 57e année) de piquer une vedette littéraire qui er.vaut réellement la peine.Pierre Daviault, auteur prolifique et jamais banal, nous parle cette fois-ci a'un actualité bien à date, l'espionnage.Et il profite de l’heure pour nous donner un bref aperçu historique de l’art de surveiller ses amis.Il en est qui y vont avec grâce, même avec élégance.Mais, une fois de nlus nous pouvons préciser que la grâce et l’élégance ne sont point le fort de Fours (U.R.S.S prononcé à l'européenne fait: Ourse) "Jamais un lourdaud quoiqu'il fasse Ne saurait passer pour galant!” ‘‘Parfois, dit Pierre Daviault, au mépris de l'étiquette diplomatique, ce service d'espionnage agit de concert avec l'ambassade intéressée.Cest ce qui vient de se produire au Canada.” Holà! Martin-bâton! il est temps de faire changer de ton à ces messieurs et que finisse la comédie.A entendre le chef de leur état dans sa récente apostrophe à M.Churchill, il est facile de voir que leur langage ne le cède en rien à leur attitude.Or ce ne sont pas là des amis u’il faille introduire chez soi sans éfiance.Et s'il y sont déjà, charbonnier sait ce qu'il a à faire.L'ECOLE CANADIENNE, revue périodique de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal (livraison de mars 1946) I—L’ÀSSOMMOIR (p.29), par Roger Duhamel Notre M.Duhamel, — car nous en avons un, nous aussi — repasse de ce temps-ci les vieilles vedettes du roman français.Récemment nous lisions ses réminiscences sur Dominique de Fromentin.Consonnancc, phonétique, que sais-je, toujours est-il que de Fromentin il saute à Froment, le type-ratatouille d'Emile Zola, prenant occasion de son Assommoir pour nous pailer du genre, et de la maniéré propres (et pourtant si peu) au palefrenier du réalisme.L'orthodoxie littéraire de M.Duhamel est généralement bonne dans le domaine qu’il é*tudic.Par ailleurs, n'y a-t-il pas lieu de demander ses lettres de créance au chroniqueur, car il ne faut pas oublier qu'il nous piomène sur un terrain plutôt glissant, et M.Duhamel devrait, semble-t-il, justifier son étude des romans à l’Index, par une autorisation "ad hoc" et dûment invoquée.Il me plaît de signaler sur ce sujet, une répartie dt Jean Dufresne.rédacteur mus'cal à ‘‘La Presse”, au «Gestionnaire du studio de C.B.F.à l'intermède du Metropolitan Opéra, l'un de ces derniers samedis, alors que l'oeuvre à l'affiche était la "Bohème” de Puccini.On cherchait à faire préciser un détail de l'intrigu?dans le libretto.bâti comme on le sait sur les 'Scènes de la Vie de Bohème'', d'Henry Murger.Or la réponse à la question présupposait la connaissance du texte de l'oeuvre française, qui est à l'Index, comme on le sait également.Et Jean Dufresne de répondre sans la moindre affectation, et le plus naturellement du monde: "‘Je n'ai pas lu Murger.!” Et M.Duhamel nous parle de V" Assommoir", et des “Rougon-Mactfuart" comme s'il en avait fait son livre de chevet.Il me souvient que le même Monsieur avait un jour mis à sa boutonnière quelques "Fleurs du Mal', de Beaudelaire.Chronique, alors?II.—REGARD SLR QUELQUES REVUES, (p.382) par Kex Oesmarchais Même si Rex Démarchais se détend de ne pouvoir embrasser tout ce qui a belli tenue littéraire, son énumération est par trop réduite quand elle s'arrête à la Re-I vue dominicaine.Relations, FAc] tion universitaire, le Messager canadien, FOvale, la Vie au grand Air, et Aujourd'hui Il laisse passer des seconds plans, tout en en omettant d'autres qui sont de premier plan.Ainsi le Messager canadien est exclusivement une publication pieuse, comme les Annales de la bonne Sainte Anne, l'Oratoire de St-Joseph, le Rosaire, le Précurseur, alors que nous comprenons que le geste de Rex Desmarchais son regard sur nos revues, comme étant à buse de culture, sans plus.C'est du moins ce à quoi rime la liste qu'il donne des revues françaises, auxquelles les nôtres sont censées taire pendant — toutes proportions gardées — et où cependant il oublie les Etudes.Pourtant les deux publications dirigées par les Pères Jésuites, le Messager canadien, et les Etudes n'ont de commun que cette direction, car les points de comparaison n'existent pas ailleurs entre la dévotieuse publication canadienne et la revue de haute intel-lectualité parisienne.Rex Desmarchais ignore même l’f-xistenee le la revue Culture des Pères Franciscains, de Québec, du C'aiuida français de l'Université Laval, de Québec, des Carnets viatoriens des Clercs de St-Via-teur, de Joliette, de la Nouvelle Le lève des Editions de l’Arbre, à Montréal pour ne pas lui reprocher celle-là même, qui contient sa collaboration, X Ecole canadienne, publiée à Montréal sous l'intelligente direction de M.René Gué-nette, et cependant il s'ébaubit devant le digest, canadien Aujourd'hui, assez indigeste en somme, tant par sa typographie négligée, que pour la condensation en comprimes qu’on nous y sert de toutes les vitamines alphabétisées de l'esprit, un peu à la façon de la pilule de vie qu'avait inventée le chimiste Berthelot pour l'organisme humain qui n'en avait que faire.Aujourd'hui nous offre du texte scc, encore que tronqué, et sans commentaires.Ce n'est pas une revue à proprement parler, c’est un manuel de morceaux choisis "AD USUM DELPHINE’.On sait ce que la saine critique pense des morceaux choisis dans tous les domaines, et montés en épingle trop souvent par des joailliers de vingtième ordre.Evidemment Rex Desmarchais peut accorder ses preferences à cette publication et porter de son coté un regard d'attendrissement, mais il faut tout de même le prévenir que ça n’est pas une revue.Le digest répond à un besoin, oui, surtout celui du monkey sees, monkey does, à côté de- ces innombrables digests américains.Et cela ne constituera jamais qu’une documentation de seconde main, et Yvanhoe B.Richer, C.A.COMPTABLE AGREE St-Jérôme 312, St-Georges Tel.58 Montréal 4850, Lacombe AT.8850 Téléphonistes Demandées : : ; I On demande immédiatement des té- I I léphonistes âgées de 16 ans ou plus.Edu- j • 2 | cation: au moins 8e année, bilingues.| z : : : S’adresser au bureau d’emploi | 270, rue Labelle, St-Jérôme I : j partant tendancieuse.Espérons que Rex Desmaichai-dans un prochain regard sur nos revues, nous extraira quelque chose de plus substantiel, et de plus vivant.Surtout qu’il en est capable LA VOIX NATIONALE, organe des rai ssion r.a ires-colon isat eu rs publiée à Montréal ( livraison de mars 1946) RESTER DANS LA VOIE (p.3) par Monaeus “Dante a été clerc — seuls les clercs étudiait nt alors — il se destinait au sacerdoce.et il s'ist arrête en route.Il se maria et v se consola jamais d’avoir failli à sa vocation, et pour réparer, il décida de reprendre (online laie cet enseignement et ect apostolat qu’il avait entrevus.Il l'a fait par la Divine Comédie: cette oeuvre, c’est la plus grande apologs-tique du christianisme.On lient cependant déplorer que le piété ait p'uplé son enfer de trop île yens qu'il n'aimait pis.’ I otie plainte ilu chroniqueur est-elle vraiment justifiée?Dante a passé presque toute sa vie en exil, poursuivi tantôt par le Gibelins, tantôt par les Guelfes.C'est même ii l’étranger qu'il a écrit son épopée, la Divine Comédie.ce monument unique de méthode, de savoir, do foi et d a-motlr.réunissant dans une sublime trilogie l'Enfer, le Purgatoire et le Ciel.II faut avouer que peu de gens peuvent «e payer le luxe de traiter leurs ennemis d'aussi royale façon.Quand on a les moyens d'y aller d'un chef-d’oeuvre de cette envergure.on est bien excusable.A VENDRE CAMION MARMON HARRINGTON, 6 TONNES, 1941 Engin Ford 6 Wheel drive 8 vitesses en très bon état références: GRAY ROCKS INN St-Jovite, Que."UN REEL BARGAIN" CONSEILS AUX DAMES •X - ¦ XTT%- ' .jÉÜC LES bieuu» ; riuclpes de courtoisie, de considération mutuelle et de belle humeur qui or- cours duns les voyages par chemin de fer vu autobus s’appliquent aux voyages par avion.Toutefois, les dames qui l'empruntent pour la première fols doivent .ve familiariser avec certaines coutumes particulières à ce mode de transport, a déclaré Mlle Edith Ile-mingson.surveillante en chef des hôtesses d'Alr-Cunada, lors d'une entrevue accordée récemment.Dieu qu'âgée de 27 ans seulement, Mlle Hemingson a sous sa juridiction 96 hôtesses affectées an service des avions d’Air-Canadn, de Terre-Neuve à Victoria, C.-IS.Que vous ayez votre billet ou non, présentez-vous au bureau de l'aéro-poi't quelque 20 minutes avant le départ de l'avion.Enregistrez vos bagages puis oubliez-les Jusqu’à l'arrivée de l'avion à destination.Vous les réclamerez alors Vi la salle d'attente de l'aéroport.Aucun costume spécial n’est requis pour voyager en avion.Souvenez-vous, toutefois, que vous parcourez de longues distances en peu de temps.Vous pouvez fort bien, par exemple, quitter .Montréal, Toronto ou Winnipeg alors que les rues sont couvertes de; neige et atteindre la côte du Pacifique quelques heures plus tard par un brillant soleil d'été.Il est recommandé de s'habiller confortablement afin de goûter plelne-nerneut le voyave.Un fauteuil spécial ne vous sera pas réservé clans l’avion, mais vous êtes assurée d'en avoir un.Si vous décidez, lors d'une escale, de vous •‘dégourdir les Jambes”, demandez à l'hôtesse de réserver votre place., En avion, mâcher de la gomme est admis — il est même recommandé de le faire avant un atterrissage car avaler aide à diminuer la lires-sien sur les tympans causée par de brusques changements d'altitude, ’.'hôtesse en offre toujours un morceau ou dflux aux passagers.Il est aussi admis de lier conversation pans avoir été présentée.Ne craignez pas de iioscr des questions à l’hôtesse: où vous vous trouvez, au-dessus de quel genre de nuages vous volez, comm-.it l'avion se tient dans les airs-, autant de questions auxquelles l'hôtesse se fera un plaisir de ri'isjndre.Attachez votre ceinture de sûretî lorsque le tableau lumineux l'indi que.Les habitués de l'avion savent que lorsque l'avion décolle ou atterrit c'est iil précaution usuelle.Ne lias fumer si le tableau dit “nu smoking".Aucune boisson alcoolique n’est servie à bord des avions et ii est aussi défendu d'en boire.SI vous êtes à bord de l'avion à l'heure du déjeuner ou du diner, un délicieux repas vous sera servi.Ceci est corn-pris dans ie prix du voyage et vous ne devez pas offrir de payer.Une lampe A capuchon pincée au-dessus de votre fauteuil vous iiermet de lire journaux, revues ou cartes de route que vous fournit l'Iiôtesse sur demande.Le soir, vous pouvez atténuer la lumière et dormir.I.'hôtesse vous fournira un oreiller et une couverture et ajustera votre fini* teull pour la nuit.N'offrez pas de pourboire.Ii est défendu aux cm-pioyés d’AIr Canada d’en accepter.SI vous voyagez avec un bébé votre voyage n'en sera pas moins agréable.L'envolée la plus longue dure trente-six heures.SI vous avez apporté avec vous une quantité suffisante de nourriture pour toute la durée du voyage, l'iiôtesse vous aidera A préparer les repas de Bébé et vous fournira aussi le l'abltim et la poudre.Infirmière diplômée,’elles a suivi un entrainement spécial en puériculture.Si vous désirez expédier un télégramme ou une lettre à la prochaine, escale, l’hôtesse vous procurera ce qu'il faut.Vous pouvez aussi faire les arrangements nécessaires pour que des messages vous soient remis aux divers aéroports en cours de route.Désirez-vous une tasse de café-, de Llie, de chocolat clmud ou un sandwich?.Yhé-sitez pas A faire part do votre désir à l'hôtesse.Une simplo pression sur le bouton pincé auprès do votre fauteuil et elle vors apportera ce que vous désirez.somble-t-li.d’en utiliser l'Enfer pour y loger ceux qu'on ntine le moins.Cela me parait au contraire tine vengeanco assez Innocente contre un tas de gens que nous ne connaissons pas, et qui d'ailleurs ne s'en sont point portés plus mal.Et chicaner le Dante pour si peu est peine perdue.Il leur a fait, comme dirait La Fontaine, beaucoup d'honneur, en les vouant à de telles gémonies.GAETAN VALOIS.QUESTIONS COURANTES F s 1 CAS tt SttVICE St» NOUVIIU» 01 l A «OrtSAONU XU&y Northern Electric T’AS PAS?TRANSMISSION DU SON PAR RADIO Dans la communication téléphonique.les ondes sonores produites par la voix dans l'embouchure de l'appareil se transforment en vibrations électriques.Ces vibrations parcourent un fil et.dans l appa-cil récepteur, redeviennent des ondes sonores.Les courants électriques servant aux communications téléphoniques ont besoin, pour voyager, d'un fil, et ne voyagent pas dans l'espace.Tandis qu'en radiophonie, il n'existe pas de fils reliant l'appareil transmetteur et l'appareil récepteur.C'est pourquoi les courants d'ondes requis pour ce genre de transmission doivent voyager dans l’espace.Ces courants sont connus sous le nom de "courants alternatifs à haute fréquence '.Le type le plus populaire de courant alternatif est celui employé dans nos maisons.On l’appelle ''alternatif'' parce qu'il change de direction un certain nombre de fois chaque seconde.La plupart des courants alternatifs de nos mai-ons changent de direction soixante fois par seconde, et deviennent donc des "courants alternatifs de 60 cycles." Les courants alternatifs à haute fréquence changent leur direction des centaines de milliers de fois par seconde.Quand cette sorte de courant s'engage dans l antenne d'un transmetteur, il s ensuit dans l'espace une vibration qui se fait sentir à de grandes distances.Les vibrations électriques produites dans un microphone par l'entrée du son sont juxtaposées au courant à haute fréquence.A la réception, ces vibrations sont transmises à un haut-parleur qui les transforme en leurs sons originaux.Tics PAS DÉJÀ.SOR-TI Ton auto Ou CABace.un Beau matin Oe PCintemPS ALORS auE la NBicer fond e-r qu'il.va paütout oes flaques d'eau- tr COMME TUES EN RB.TARD, Tü EN VITESSE PAR.LES RU&S PC S » ÉCUSOUSSANT LES PIETONS SANS TINOUlÉTEia.AUCUNEMENT 4/ceois Bien
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