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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 7 juillet 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1899-07-07, Collections de BAnQ.

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Troisième Année — No 27.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro./Vendredi, le 7 Juillet 1899 .V% ~ , ORGANE LIBERAL du DISTRICT oeTERRÉBON NE.LE MOT DE L'AVENIR EST OANS LE PEUPLE MEME KOl/S VERRONS PROSPfcRER LEJ FILJ DUST L.AURE.HT .(jB.5uiJrO a CHEKIER.Un an.Six mois AV>OT»Tl®Tr,e'PtS 1 $1.00 0.50 JULES-EDOUARD PREVOST FILS, Directeur.gJ •[«¦fl ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Appopces 1 I/O pouce : l’n mois.$1.00 “ Un an.$5.00 SOMMAIRE Francœur Un étudiant en droit I.a situation en France La loi de Conciliation Meli Melo Notie fête nationale Echos de Montréal Monologue : Les tribulations d’un bas bleu en ménage Lily Butler Société d’agriculture No.1 Nouvelles du district - Feuilleton : Les Frères Ténèbre Paul Féval LA SITUATION EN FRANCS L’APPAISEMENT PROMIS Lorsque M.Charles Dupuy enleva par la loi de dessaisissement l’affaire Dreyfus à la chambre criminelle pour la remettre à la Cour de cassassion toutes chambres réunies, il déclara devant le parlement qu’il en agissait ainsi parce que la décision de la cour plénière s’imposerait avec plus de force au respect de tous les esprits droits en France, et qu’ainsi i’appaise-ment tant souhaité se ferait en quelque sorte de lui-même.Il promit qu’une fois cette décision connue, il en imposerait le respect aux partisans irréductibles assez audacieux pour la mépriser, MM.Coppée et Lemaître qui avait accueilli la loi du dessaisissement comme une victoire de leur ligue sur les partisans de Dreyfus, réunirent des auditoires pour entendre les conférences de la ligue de la P.F.devant lesquels c « messieurs affirmèrent qu’ils acceptaient d’avance l’arrêt que rendraient les chambres réunies de la C.de C.Dans leur zèle outré, ils voulurent même obliger les défenseurs de la vérité à accepter d’avance également cet arrêt qui devait être impartial, lumineux et inattaquable.Les juges choisis par M.Dupuy et agréés par la L.D.L.P.F.connurent à leur tour de la cause ; ils entendirent les témoins de l’état-major et du ministère de la guerre, les témoins si documentés qui devaient poiter enfin dans l’esprit des premiers magistrats de France la pleine lumière dont un grand nombre s’étaient bien passés pour savoir que Dreyfus était le pire des traîtres et Picquart le plus grand des criminels ; les fameux papiers confidentiels, secrets, ultra-secrets que la crainte d’une guerre avec les Allemands avait fait tenir enfermés dans une armoire de fer où la bande de Dru-mont avait accès, passèrent sous les yeux des quarante austères magistrats qui les palpèrent en tous sens.Cet examen dura ce qu’il devait •durer pour éclairer pleinement les honnornbles juges sur la scélératesse de l’ex-capitaiuc Dreyfus.Enfin, après en avoir délibéré durant quarante-cinq minutes — soit à peu près une minute pour chacun, — les quarante magistrats des trois chambres do la Cour de cassassion rapportèrent à l’unanimité moins deux abstentions un arrêt par lequel le capitaine Alfred Dreyfus fut trouvé innocent des charges qui avaient, en 1894, motivé sa condamnation comme traître et félon.Yous croyez que cet arrêt a été reçu avec le respect que les ennemis du Juif voulaient auparavant imposer aux défenseurs de l’innocent.Ali ! bien oui ! Ç’a été un vacarme épouvantable dans la ménagerie des fauves antisémites.La confrérie des faussaires fut frappée de stupeur ; des “ petites maisons " de la Libre Parole, de l’Intransigeant et de la Patrie (celle de Paris) s’échappa un flot d’invectives folles : Loubet était un chien qu’il fallait assommer, Rochefort reparla de ses araignées venimeuses pour les juges ignobles qui s’étaient tous vendus au syndicat juif, etc., etc.Au Canada, un journal confit en dévotion, le Trifiuvien (un peu d’eau bénite, s v.p.1) répéta le propos stupide à ses lecteurs sans défense et prit le Sacré-Cœur à témoin de la corruption de la République dont la magistrature suprême se mêlait de rendre des arrêts et non des services.Et l’uppaisement prédit par M.Dupuy 1 Et le respect forcé des décisions de la justice auquel il devait soumettre les outrés 1 ' Spectacle inouï, scandale monstrueux, le gouvernement français doit mobiliser la force armée pour assurer l’observation des décrets de la Cour suprême.Pas de justice pour un officier israélite innocent 1 qu’il retourne sur son rocher.Mort au juif expiant te crime d’un zouave pontifical ! Nous verrons bien si la justice ne finira pas par triompher en France, comme ailleurs.Francœur L\ LOI DE M.Marc Snuvalle, de la » Presse h, nous a gracieusement fait tenir un exemplaire du h Guide du conciliateur Son Honneur le maire de Montréal, M.Raymond Préfontaine, M.F.; riionnorahle G.A.Nantel, député de Terrebonne au local ; M.A.Cluui-i'in, député de Terrebonne au fédéral ; M.J.C.Etliier, député des Deux-Montagnes au fédéral ; M.Hector Champagne, député des Deux-Montagnes au local, et M.le docteur 8.Desjardins, préfet du comté de Terrebonne.Les officiers suivants du comité central : Soit Honneur le maire do la ville, M.S.J.B.Rolland, et MM.S.G.Laviolette, E.Gibault, J.A.Tliéborge, Louis Labelle, Jos.Boisseau, accompagnaient les invités.Son Honneur le maire de la paroisse, Octave Bélanger, était duns la procession, avec son conseil.Les Forestiers Catholiques, avec le chef ranger, JL.Laplante et ses officiers : b s Artisans catholiques, avec leur président, M.J.D.Guay ; les cigaricrs, avec leurs officiers: MM.Max.Dufresne, père, Xavier Dostie, Ovila Royal et leur patron, M.Fischcl et les membres de l’Union 58 ; les Indépendants, les A.O.U.AV.etc., avec bannières suivaient.Il y avait 30 chars allégoriques.Il y avait 42 dilliércnts numéros dans la procession.Vingt arcs do triomphe s’élevaient dans les aiis.].* plus original était sans contredit celui s’élevant eu face du marché et de la pharmacie Long-pré.Les montants représentaient deux chnn-tiers de colons à deux étages.Au passage de la procession, l’intérieur et les alentours représentaient des scènes de la vie des colons, prises sur lo vif.Ainsi, dans l’une il y avait une fi-leuse d’étoffe canadienne, avec une légion de marmousets canadiens, le père décrochait sa cunardicre suspendue au-dessus île la porte et faisait mine d’abattre le gibier pour sa famille.Dans l’autre, on représentait lo retour des travailleurs du bois, la soupe venait d’être mangée, un ménestrel raclait du violon, un autre jouait de l'accordéon, et les couples entraient en danse.La statuo du curé Labelle dominait le tout, s’appuyant sur une gerbe de blé surmontée do faucilles, avec sa devise : “ Emparons-nous du sol.” Sur l’autre montant, était la statue de l'honorable Morin.Dans un arc, érigé près de l'hôtel Crevier, sur le dôme, était un groupe do trente jeunes garçons, lmliillés en bleu, blanc et rouge, qui chantaient des chansons canadiennes.Le jeune enfant de M.Léonard Daoust représentait glorieusement lo petit St-Jean-lîap-tiste et a recueilli maints applaudissements.Dans l’uprès midi, à trois heures, la fête champêtre commença au gentil bocage Desjardins.La foule était aussi considérable que le matin.Sur les coteaux, dans le vallon, partout sous les arbres s’échelonnaient des groupes nombreux d’hommes, de femmes et d’enfants.Dos familles entières, depuis les grands parents jusqu’aux bébés en nourrice étaient installés sur la pelouse.Des drapeaux llottaient au vent.Ia’s jeux et les amusements étaient variés.L’estrade des orateurs avait été érigée sur lo sommet d’un coteau et était ombragée par de magnifiques érables.Tour à tour parlèrent dans l’ordre que je les nomme, le mairo Rolland, l'honorable juge Taschereau, Jean Prévost, avocat, l’hon.G.A.Nantel, MM.les députés A.Chauvin, H.Champagne et J.A.C.Etliier, le préfet S.Desjardins, le protonotaire J.J.Grignon et l’abbé T.Ouimet.Tous parlèrent.patriotiquement et surent faire vibrer les sentiments de la foule attentive et infatigable.M.Préfontaine s’est fait excuser pour n’avoir pu rester pour cette heure.Des lettres d’excuses furent lues de l'hon.séuatour Musson, do l’hon.juge Loranger, du magistrat Catrier, du recorder Poirier, de AI.L.O.David, du député H.Bourassa, de l’hon.Damien llollaud.A 7.30 heures du soir, concert en plein air à trois différents endroits ; la fanfare de Saint-Jérôme jouait à son kiosque, au Jardin Labelle ; l’Union Musical, devant léglise et la fanfare de Saintc-.Scliolastiquo au quai Villeneuve, près du pont de fer.Le concert dura jusqu’à 10 heures.La rue Labelle, depuis lo Palais de Justice jusqu’au terrain do l’ancien collège, et la rue du pont de for étaient littéralement, bloquées, et la circulation dès 8 heures étnit complètement arrêtée.Aroici le programme exécuté par la fanfare Saint-Jérôme, sous la direction du docteur Henri Prévost : A’ivc la Canadienne, llrennus, par Bléger ; Faust, fantaisie, Gounod ; La Mascotte, fantaisie, Audran ; Airs Canadiens, Vézina ; Es-panita, valse, ltosey ; Les Gloires de la France, Bléger ; God Save the Queen ; Arive la Canadienne.\7oici celui do l’Union Musical, sous la direction de M.Ulric Paré : The Girls from Paris, galop, O F.Sutton ; La Belle Canadienne, fantaisie ; Our soldiers boys, marche, O.F.Sutton ; Sérénade de Flo ra, M.Snyder ; Valse Espagnol, O.Cernay ; Li Canadienne, Laurendeau ; Sweet New», Laurendeau ; lu Memoriarn, ouverture ; Vive la Canadienne.A 9 heures, illumination générale par toute la ville.lai bon Dieu qui jusque là nous avait favorisés d’une température à souhait, a semblé vouloir nous éprouver en faisant souffler une brise assez forte, pour nous faire croire qu’on ne pourrait allumer toutes les lanternes multicolores qui décoraient les édifices, les résidences, les arcs et les arbres.Cependant, on a pu les allumer en lieaucoup d’endroits.Le coup d’œil était féérique vraiment.Rien n’était plus joli que de voir ces lumières do toutes couleurs qui répandaient des flots de clurtésur les toits, sur les façades des maisons, dans lo feuillage et jusque sur la surface des eaux do la pittoresque Rivière du Nord.Le canon tonnait de quarts d’heure en quarts d'heure ; et les pétards s’élançaient de tous les coins du jardin de la ville.A dix heures, commença lo feu d’artifice, qui a parfaitement réussi.A dix heure et demie, dernier coup de canon et la fêto était finie.Ecl]os de Montréal DE MONTREAL AUX MILLE-ILES Kingston, le 30 juin 1899 , Un Français qui voyage ne manque jamais, paraît-il, d’emporter sa France dans ses bagnges.Il ne serait pas trop téméraire «1e dire que nous avons hérité cette habitude de nos ancêtres.Et comme il se pourrait bien que j’aie emporté un peu do la poussière de Montréal à lues talons, j’ai pensé (jue placer ces innocentes notes de voyage sous notre rubrique ordinaire ne serait pas commettre une trop grande erreur.La compagnie Richelieu et Ontario procure a ses touristes avant le départ, un petit livre intitulé : *' Do Niagara à la mer," qui est un guide intéressant et utile sur tout le parcours de ses bateaux et qui, incidemment, m’a donné tous les renseignements de quelque utilité sur les endroits parcourus.La première partie du voyage est loi et d’une monotonie fastidieuse.Ce soj les interminables canaux de Lachme et Beauharnois, à peine égayés par.lei^-aste paysage que jette entre eux le laie Saint-Louis.Quelque intérêt que vous preniez au fonctionnement des manivelles qui rè- 009364 1 L’AVENIR DIT NORD, 7 JUILLET 1899 glent le mouvement 'les écluses, un quart d’heure d’attention suffit pour vous convaincre que ce n'est pus trop compliqué, et comme il y en u uinsi pendant plusieurs heures, l’ennui ne tarderait pas à venir, si vous n’aviez eu la précaution de vous munir de quelque livre préféré.En sa compagnie, vous atteignez Valleyfield à l’heure où ’c soleil commence à décliner vers les arbres de la rive, lit vous voici dans le lac Saint-François, avec à votre gauche la légère teinte bleuie des Adirondacks et, il droite, le joli village du Coteau, dont le quai interminable semble vouloir vous retenir au passage.Mais l’obscurité descend rapidement et il se trouve que la lune n’apparaîtra pas ce soir.Cornwall est dépassé fi la lueur des fanaux et le prochain soleil nous rencontre comme nous i arrivons il Prescott.Le guide nous apprend que ce nom lui vient du général Prescott.D’ailleurs, nous ne connaissions pas ce général, et la ville ne lui fait pas autrement honneur.Elle ressemble à quelque petit village des environs de Montréal, en lui concédant une plus grande importance industrielle.Il y a là une petite église catholique, très pauvre aux murs nus.Les maisons s’éloignent quelque peu du style des nôties.Il en est qui affectionnent une tendance antique et qu’on prendrait décidément pour des temples grecs ou romains.Cette recherche bizarre s'accentue à mesure que nous avançons vers les Mille-Iles.Quand nous avons touché la ville, elle avait une apparence de fête.Les pavillons flottaient à la brise, dans un air ensoleillé et sous un ciel absolument pur.Les rues, décorées de banderolles et d’arbres frais coupés, semblaient attendre une procession.De vagues renseignements nous donnèrent à croire que l’on préparait “ the coming of the Archbishop." Nous avons changé de steamer et nous filons maintenant vers Broekville, sur le nouveau et superbe bateau de la compagnie le » Toronto," dont la décoration intérieure est d’un art remarquable.Nous sommes entre le Canada et les Etats-Unis : Ogdens-burg et Morristown fuient au sud.Brock -ville ne tarde pas à apparaître au nord.Elle nous accueille d’une façon à la fois curieuse et originale.Les approches de la ville sont tout-à-fait pittoresques.Nous entr’apercevons des résidences princièrcs à travers les arbres de la rive.Celle-ci est assez élevée et d’élégants escaliers la dé- gringolent de partout vers de coquets petits chalets, bâtis sur la grève et adossés au roc.Ces chalets paraissent être le luxe particulier des habitants de cette partie de la ville.Ils font, en tout cas, le plus joli effet.Comme nous approchons du quai, des cris de gamins nous atteignent : » Montreal Herald," "Toronto Globe," etc., et nous apercevons de longues perches au bout des quelles on nous présente les journaux mentionnés.Ce système, qui nous a paru fort ingénieux, permet au jeune vendeur de journaux de rejoindre le voyageur sur le pont du bateau.On attrape le journal qui nous convient et l’on en dépose le prix dans un petit vaisseau fixé au bout de la perche pour cet usage.La cloche du dîner nous appelle au moment où nous quittons Broekville, dont nous n'apercevons bientôt plus que les clochera pointant l’azur.Nous entrons dans les Mille-Islcs ! Madame Sarah Bernhardt a eu une belle expression pour témoigner à Gabriel d’Annunzio de toute son admiration pour " Ville Morte." Elle lui envoya un télégramme enthousiaste et vous allez voir qu’à Montréal, ce télégramme n’aurait pas coûté au-delà des vingt-cinq contins ordinaire.Elle y mit simplement : » Admirable ! admirable ! admirable ! admirable ! " C’est un té- Î gramme où il y a un peu de génie, et on rouveia difficilement une phrase qui rende mieux l’enthousiasme.Cette raison inc détermine à répéter le mot, en face des Mille-Iles, où la nature a épuisé ses ressources de divine coquette et d'enchanteresse, où l’homme a semé les largesses à pleine main pour renché.ir encore.Les Indiens avaient surnommé cet endroit : •i Le Jardin du Grand Esprit " — c’était là traduire, en un langage imagé, une idée charmante et adéquate.Les Mille-Iles s’étendent sur un parcours d'au moins cinquante milles, île Broekville à Kingston.Et ce nombre mille n’est pas exagéré, puisqu'il y a, paraît-il, nulle sept cents ilôts de toutes les grandeurs et de toutes les formes, n Nous nous engageons au milieu de ces délicieuse petites îles, dit le guide, et le spectacle change avec la rapidité d’un haléisdoscope.Qbcllc profonde volupté ce serait de couler ici les plus beaux jours d’été ! La scène est si vaste quelle n’entre pas dans le cadre d’un seul tableau.Comment décrire cette multitude cours d’eau allant s’épancher dans autant de lacs limpides ou se rétrécissant pour s’engager dans d’étroites gorges où les arbres de la rive se mirent avec coquetterie ?Les îlots se tiennent par groupe, tête contre tête, tel le troupeau endormi de Neptune.Et quelle prodigalité de couleurs et d’ornements ! Ici, l’homme a bâti quelque somptueuse villa ; ici, la main plus habile encore de la Nature, a sculpté toutes ces arabesques de mousses, de lichens, de fleurs et de feuillage où se jouent follement les rayons obliques du soleil.C’est un labyrinthe charmant dans lequel le bateau s’engage comme attiré par une vision extatique.Parfois il semble emprisonné.Il s’apprête déjà à retourner sur ses pas, lorsqu’un regard perspicace découvre un passage, tout blotti entre deux murs de rochers, que nos mains atteignent presque et qui aboutit à quelque f_ ‘ ” 'a pièce d’eau d’où émergent des myriades de petites îles.L’011 est conquis — conquête de la grâce, de la joliesse, de la fraîche beauté, plutôt que de la majesté et du sublime.Ce n’est pas la grandeur du spectacle qu’il faut ici chercher, c’est la délicatesse des teintes, la variété du paysage, la spontanéité avec laquelle les scènes différentes surgissent puis s’évanouissent, ce sont toutes ces petites baies et tous ces petits lacs, et tous ces petits cours d’eau qui fraient leur chemin dans ce pittoresque décor.Nous trouvons ici la réalisation du rêve des Anciens qui soupiraient après les n Fortunæ Insuko n.Nous sommes en présenced’unjardin idéal, n Je termine ces lignes en laissant Kingston.Devant nous le lac Ontario éteud son immense nappe verte.Au piano du steamer une dame chante une chanson anglaise d’une voix riche et pure comme le crystal des eaux.Paul Falcon.MONOLOGUE POUIt JEUNE FEMME LES TRIBULATIONS D’ON BAS-BLEU EN MENACE (Ecrit pour Y Avenir du Xord) Les bas-bleus ne devraient jamais se marier ! Lorsqu’une femme so lance dans la littérature, elle doit être inexorable envers le sexe masculin, la gloire littéraire doit suffire à son bonheur.Moi, hélas ! je me suis montrée d’uno faiblesse impardonnable.Maman s’est mis martel en tête (le me marier, de me caser dans une position honorable, comme elle disait.Je lui répondais que j’étais mariée avec mes écrits ! " Itali ! disait-elle, quel enfantillage ! tu ne peux rester vieille fdle, le monde me blâmerait, et toi-même, tu serais la première à me le re- procher plus tard." De guerre lasse, rien que pour contenter maman, j’ai consenti à voir un jeune lieutenant de dragons, M.Alfred Durand.J’avais l’intention de le voir juste une seule fois, de dire à maman qu’il était laid, détestable, affreux et de proclamer une fois pour tou tes mon inébranlable résolution du ne jamais me marier.Hélas ! le beau et fougueux jeune dragon se mit bien en travers du tous mes beaux projets : loin du le qualifier de détestable, etc., dès la première entrevue, je le trouvais charmant ! Bref, le petit dieu malin aux yeux bandés s’en mêla et aujourd’hui je.suis Madame Durand ! Voici cù commencent toutes mes tribulations.Je m’étais acquis dans le monde littéraire une fort jolie petite réputation.J’écrivais dans des revues et journaux très collés.J’avais un nom de plume, Diane de Valneige.C’est gentil, n’est-cc pas, Diane de Valneige?Ça vous a un petit cachet "chic", " smart " ! Ldhsqu’Alfred fut agréé officiellement comme mon fiancé, je vis bien qu’il faisait une tête, mais une tête, lorsqu’on parlait devant lui de mes talents d’auteur.Mais j’y attachai si peu d’importance ! Le lendemain do notre mariage, fort de ses droits d’époux si récemment acquis devant SI.le maire et à l’église, il m’annonça qu’il lui déplaisait de voir lu nom de sa femme imprimé dans les journaux parisiens.— Slais non, mon ami, fis-je indignée, ce n’est même pas votre nom auquel je donne une publicité dont je suis fière et dont vous avez honte.— Tout le monde sait que ce nom absurde de Diane de Valneige abrite celui de Germaine Durand, ma femme.— Eli bien ! et puis.après ?— Cela me contrarie et il me semble que vous devez quelques égards aux susceptibilités de votre mari.— Tarutata, mon cher, lorsque vous êtes venu courtiser puis épouser un bas-bleu, vous étiez, il me semble, assez grand garçon pour savoir ce que vous faisiez.— J’ai cru que cette ridicule manie de noircir du papier n’était que le passe-temps d’une désœuvrée.Que vos devoirs d’épouse vous feraient renoncer à cette occupation si complètement en dehors du rôle d’une femme ! — Eli bien ! vous vous êtes trompé, mon cher.Tenez vous-Ie pour dit.Je ne renoncerai jamais à 111a carrière d’écrivain, à ma gloire.C’est un sm rifiee que je ne puis faire, même à mon mari.Après ce premier orage, Alfred parut se résigner, et la lune de miel s’écoulait douce et heureuse, car au fond nous nous adorons, lois-que survint un petit drame intime.L’autre jour, Alfred, s’étant levé, comme il le fait souvent, de grand matin, je descends une couple d’heures plus tard et je viens le rejoindre dans son cabinet de travail.En espiègle, pour lui faire une niche, j’arrive sur la pointe des pieds derrière son fauteuil et lui bandant les yeux de mes deux mains, je l’embrasse sur le front.— Devines qu’cst-ce qui est là ?D’un geste brusque, il m’écarte et je le .vois alors, pâle, hagard, les traits décomposés, me regarder avec tristesse et amertume.— Alfred, qu’as-tu ?tu es malade ?— Laissez-inoi, madame, il y a trop long temps que je suis dupe de vos cajoleries hypocrites ! Atterrée, je m’écriai : — Monsieur, vous m’insultez, je vais vous quitter, rentrer chez maman.— Allez, partez, la solitude est préférable à cette atmosphère de fausseté et de trahison dont je suis entouré.J o me mis à sangloter : — Alfred.Alfred, vous êtes cruel, méchant, et moi qui vous aimais tant ! Il eut un ricanement moqueur.— Ali ! vraiment, ce n’est pourtant pas moi que vous aimez, madame, c’est le beau Rodolphe ! — Rodolphe.Rodolphe.mais tu es fou, Alfred ! — Ali ! je suis fou, cela est plaisant ! Ma femme rêve toute la nuit tout haut et murmure : " Rodolphe, je taime ! 1! ‘ ‘ , je t’ado- re ! Rodolphe, âme de ma vie! Rodolphe, lumière (1e mes jours !.Il ne put achever car je me laissai tomber sur le canapé et je partis d’un tel éclat de rire qu’Alfred crut à une crise de nerfs.Lorsqui-je pus parler : — Alfred, lui dis je, mets-toi à genoux bien humblement et demande pardon à ta pauviq petite femme que tu oses ainsi agoniser de sot-tisvs d’une façon si injuste.A genoux, te dis-jo ! — Muis je ne comprends pau, explique toi, Germaine.Je souille cruellement.— Fi, le vilain jaloux, c’est ta punition.Eh bien ! oui, j’ai rêvé toute la nuit à Rodolphe, c’est vrai ! — Mais alors !.Et deux éclairs de courroux illuminèrent de nouveau ses prunelles.— Seulement Rodolphe est le héros du grand roman auquel je travaille.Et les phrases qui t’ont mis la rage dans lo cœur, mon pauvre Othello, ne sont que les phrases que j’ai créées cette nuit en songe pour les placer ce matin dans la bouche de mon heroine.Eli bien ! monsieur, qu’avez-vous à me dire ?Iaî visage d’Alfred s’épanouit, il sembla rajeunir de dix ans, il m’embrassa avec effusion : — Mil petite Germaine, pardonne-moi d’avoir osé te soupçonner, mais avoue-Ie, j’avais bien de quoi ! Ali ! ces maudits écrits ! nous serions si heureux, si tu voulais.Figurez-vous qu’aprés avoir réfléchi toute la journée à la grande colère de mon pauvre mari, à son désespoir, à la joie de la réconciliation, j’ai pris une grande résolution.Le soir, je vins cfilinement m’asseoir sur un tabouret, aux pieds de mon mari : — Alfred, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer qui va te rendre bien heureux.— Laquelle, mon ange?fit-il en passant la main dans mes cheveux.— Tantôt, j’ai rassemblé tous mes manuscrits par brassées, je les ai portés dans la cour, et là, avant de prendre le temps de réfléchir, (j’avais si peur de manquer de courage) j’en ai fait un auto-da-fé.Ce pauvre Rodolphe, ton rival, a péri dans les Hammes, comme un hérétique ou un renégat ! Diane de Valneige est morte, il ne reste plus que Germaine Durand.Ma phrase se perdit dans un sanglot.Même à un mari qu’on adore, on ne fait pas impunément le sacrifice de sa gloire sans un certain crève-cœur.Alfred se montra si reconnaissant que je ne regrette pas mon sacrifice héroïque.Maintenant, au lieu d’écrire, j’ai appris à confectionner des petits plats fins, car Alfred, comme tous les hommes est bien un peu gourmet.Et voilà comment un bas bleu en ménage s’est transformé en un cordon-bleu ! Lily Butlkii Société d’agriculture No1 du Comte de Terrebonoe A une assemblée des directeurs de la Société d’Agriculture No 1 du comté de Terrebonne, tenue en la paroisse de Sainte Anne des Plaines, jeudi, le 15 juin courant, à laquelle assistaient MM.Louis Labelle, président, Alex.Miller, vice-président, Stanislas Huot, Joseph F.Forget, Henri Masson, R.Limoges et Fis.Blouin, tous directeurs et formant un quorum du bureau de direction de ladite société, sous la présidence de M.Louis Labelle, Lecture des procédés de la dernière séance est donnée et reconnue fidèle.Le président donne lecture d’uue lettre qu’il a reçue de MM.Dawes it Co de Lacbine, ainsi que de celle envoyée par eux à M.Pierre La tour, de Saint-Jérôme, lesquelles lettres sont ainsi conçues : JIr Louis Labelle, ¦ St.Jerome.Dear Sir, We lia /c a very nice Jersey bull, about two vears old, for which we have no use.Do you know of any of your agricultural Societies that are in want of such an animal and would like to have him ?If so, we would be glad to present him to them, provided they would send here for him.Please favour us with an eaily reply.Yours truly, Dawks it Co.Laohine, 23 May 1899.Mr p.1-atour, St.Jerome, Que.Dear Sir, Do you know of nnv agricultural Society in your neighborhood that is in wan1 of a Jersey Bull?Wo have a very nice young bull, about two years old and we would be glad to make him a present to such a society provided they would send here for him.An early reply will oblige Yours truly, Dawes it Co.Le Président expose qu’ils se sont entendus, lui et Pierre Latour, et qu’ils ont accepté pour et au nom de cette société, le magnifique taureau jersey offert par MM.Dawes it Co.do Lacbine.Qu’il est allé les voir et que le Jersey est maintenant transporté chez lui, à Saint-Jérôme.C est un magnifique taureau âgé de près de deux ans, couleur fauve et très bien marqué comme reproducteur, valant de $50 à $60.Alors M.II.Masson propose, secondé par M.Jos.Forget, et il est unanimement résolu Nouvelles de St-Jérome — Nous devons des félicitations à MM.Smith it Fiscliell ainsi qu’à nos concitoyens les cigariers pour en être arrivés si rapidement à une entente.Les cigariers se sont conduits en hommes sérieux et non animés du mauvais esprits de même que M.Fiscliell a montré beaucoup de sagesse, — Les grandes courses de bicycles qui ont eu lieu à Terrebonne, samedi dernier, ont remporté un immense succès.On évalue à 2,000 le nombre des étrangers présents.M.Joseph Berthiaume, le principal organisateur do ce tournoi, a le droit d’être fier.— Dimanche et lundi deux séances d’historiographe se donneront dans lu.salle du marché sous la direction du vicomte d’Hauterives Prix : 20 cents et 10 cents pour les enfants.GRANDE VENTE DE MARCHANDISES DE PRINTEMPS A des prix très bas.Prix spéciaux dans les indiennes, cachemires, etc.25 p.c.meilleur marché qu’ailleurs, Ne faites aucun achat avant do venir me voir et vous serez convaincus.Une visite est sollicitée avec instance.qu’un vote de remerciements soit donné en faveur de M.Thomas A.Dawes, un des associés de MM.Dawes it Co, de Lachine, pour le don précieux qu’il a fait à cette société, que les présentes résolutions soient publiées dans lo JYord et T Avenir nu Noim et qu’un numéro de chacun de ces journaux soit envoyé à M.Thomas A.Dawes.Conformément à certaines remarques faites par le président, les directeurs reconsidèrent cette partie du programme de la prochaine exposition pour ce qui regarde la race chevaline et il est résolu que les prix suivants soient ajoutés au programme.1.Etalons pesants, 2 ans, 3 prix : $-1, $3, $2.2.“ légers, 2 ans, “ $4, $3, $2.3.Pouliches pesantes 2 ans “ $4, $3, $2.4.“ légères, 2 ans “ $4, $3, $2.(Signé) LOUIS LABELLE, Président.“ F.VILLENEUVE, Secrétaire.(Vraie Copie) F.VILLENEUVE, Seciéraire S.A.C.T.MARTIN LANDES, Rue Labelle, Près du magasin Mouette & Vézina.— Soixante Frères des Ecoles Chrétiennes sont en ce moment en retraite à notre collège, pour un mois.Plusieurs changements ont été opérés dans le personnel du pensionnat du Sacré-Cœur.Le Frère Maximilien est remplacé comme supérieur par un autre Frère dont nous ignorons encore le nom ; le Frère Pallosis ne reviendra pas ; il est parti pour l’Europe.Nous regrettons ces deux départs.Les Frères Maximilien et Pallasis, ici depuis l’ouverture de notre collège, s’étuient gagné l’estiino de tout le monde et.seront regrettés de fous ceux qui les ont connus.— L’annonce fait connaître au public la marchandise en magasin, démontre la valeur de cette marchandise et les avantages qu’il y a pour le public de se la procurer.I,’acheteur aussi intéressé va voir la marchandise annoncée , et le magasin, de déseit qu’il était, s’emplit d’une clientèle désirable.De ce moment, le représentant au comptoir devient le maître de la vente, s’il connaît réel’ement son métier.Voila comment- agit l’annonce dans la fertilisation du commerce.4 Une bonne nouvelle Nous est communiquée par le docteur li.13.Cargi-lc, de Washita, I.T.Il écrit: uulrc bouteilles dus Amers Électriques ont guéri Madame Brewer de fa scropule qui l’avait fait souffrir duraritdes années.Des ulcères apparaissaient sur sa tôle et sur son visage.et les meilleurs médecins n avaient pu la soulager, mais sa guérison est complète et sa santé excellente.Ceci démontre ce dont des milliers de personne ont témoigné: à savoir, que les Amers Ëlerlri-ques sont le meilleur purificateur du sang connu.C’est le suprême remède contre l'eczéma, les dartres, les ulcères, les brûlures, il stimule le foie, le rein el .es intestins, citasse les impuretés, aide à la digestion et donne de la vigueur.Seulement ôOc.Vendu par tous les pharmaciens, chaque bouteille garantie.— Ceux veulent voir fonctionner les merveilleux crachoirs Elie Benoît n’ont qu’à se rendre chez le Dr Henri Prévost ou à l’hôtel Crevicr.L’agent de M.Benoît à Saint-Jérôme est M.Sincère Magnant.— Des courses de chevaux ont eu lieu à St-Lin, mercredi.La foule y a été nombreuse.— Droits perçus à notre bureau de douane et d’accise pendant le mois de juin 1899.Ai.ses : Whiskey $ (J5G.80 Tabac étranger 491.70 Cigares 1,509.00 MODES ET LINGERIES Nouveau salon tenu par finie J.A.DEFAYETTE CHAPEAUX garnis et non garnis.LINGERIE faite sur commande.Une modiste de renom est au service du public.Une visite est sollicitée.Mme J.A.DEFAYETTE, Rue Saint-Georges, Saint Jérôme.82,657.00 douanes : 643.75 Total 83,301.25 QRANDE REDUCTION sans précédent d'articles de modes, tels que Chapeaux garnis, Chapeaux non garnis, Sailors, Fleurs, Rubans, Ornements, Robes de matin, Matinées Collerettes et une foule d’autres marchandises.Nouveaux corsets d’été, chez R.Castonguay.Remède Infaillible CONTRE .L’IVROGNERIE Traitement à la maison connu sous le nom de.Dyke cure En trois ou cinq jours, il enlève tout désir des boissons cuivrantes et dans trois ou quatre semaines il remet le patient dans son étal normal.Ce remède est pris privéïneut sans que personne s‘en aperçoive, sans perdre une seule journée d’ouvrage, sans négliger scs airaires et sans danger pour le patient.Ce remède consiste dans un liquide végétal pris comme tonique.Les heureux résultats du Dyke Cure ont déjà été certiliés par «les hommes de grande réputation dans toutes les provinces du Dominion.M.W.H.Scott, ïô-iSf’S ciai pour ce remède merveilleux.M.W.II.Scott a déjà reçu plusieurs certificats importants.On peut référer au Jlév.M.Lafortuno, curé de St-.lérûine, et à MM.les abbés Magnan et Landry, vi-vaires de Saint-Jérôme.Nous ajoutons ici le cortiii-cul du Dr Daniel Lougpré : Je soussigné, médecin pratiquant à Saint-Jérôme, certifie par les présentes que le remède contre l'alcoo- lisme nommé * Dyke Cure t est un lion médicament qui a obtenu, à ma connaissance de très bons résultats.Je connais personnellement quatre ou cinq individus qui, ayant fait usage de celle médication ici, ont été guéris de leur habitude de boire.Deux de ces derniers surtout qui étaient de mauvais sujets, ayant suivi le traitement dans le cours de l'automne dernier, ont très bien persévéré jusqu'à ce jour.Donné à Saint-Jérôme, ce vingt-troisième jour de mai mil huit cent quatre-vingt-dix-huit.Dr Clis.D.LONGPHÉ Il est à remarquer que le prix est moins élevé que celui de tous les autres remèdes du même genre et que le DYKE CURE ne nécessite pas, comme lo Gold Cure, un bain tousles deux jours ni injections hypodermiques.Prix de ce Remède infaillible - $25,00.S'adresser à PV.H.SCOTT, Saint-Jérôme, P.Q Feuilleton de l’Avenir du Nord 3 • Les frères Ténèbres UNE HOlItÉK CHEZ MOU DE QUÉI.KN II (Suite) Lénor avait quatorze ans.On voyait bien déjà qu’elle aurait la beauté de sa mère, dont le portrait était le sourire de la maison.Elle ne vivait encore que pour apprendre.Dans ces sauvages pays, on mètio très loin et l’on monte très haut l’éducation des jeunes filles.Elle possédait au monde une seule amie : une fillette de son âge, magyare aussi et noblp, mais pauvre, qu’on nvaït élevée avec elle.Vers ce temps-là, elle eut la première tristesse de sa vie : Efflam, sa compagne, la quitta pour aller Voir son père et sa mère qui demeuraient à la frontière, non loin de Belgrade.Il vint un soir au château de Chandor deux Rômi de Valachie, appartenant a une tribu errante, campée dans le Temeswar, de l’autre côté de la Theiss.Ils avaient traversé à la nage la rivière, qui est rapide comme le Rhône et trois fois plus large que la Seine.Ce n’est qu’un tributaire pourtant du Danube-Roi.La nuit ressemblait à celle-ci, puissantes dames, et je me souviens que la lune, glissant sons des nuages noirs, si épais qu’elle n’en pou,ait argenter les franges, paraissait et disparaissait, montrant nu loin tantôt le tortueux miroir de la Theiss, et tantôt plongeant ses eaux vineuses dans la profonde obscurité.L’orage menaçait au sud-est, le point d’où viennent les grands orages.Les deux maudits demandè-l’iiospitalité.Lénor était triste depuis le départ d’Eflhim ; le prince, qui adorait Lénor, lui dit : m Ces gens savent jongler et faire des tours do passe-passe : veux-tu qu’ils viennent te divertir ?m Lénor secoua sa tête languissante en signe do refus.Mais un valet ayant dit que leur tribu arrivait de Belgrade, les yeux de Lénor brillèrent.Qu’ils soient introduits, ordonnâ t elle.C’étaient denx frères : l’aîné jeune encore, le cadet tout jeune.Ils se donnèrent les noms de Mikaél et de Solim.Mikaël était de grande taille et portait sur scs traits quelques signe do son origine rôme ou tzigane, comme vous voudrez nommer ces enfants perdus d’une civilisation oubliée, qui, étrangers parmi toutes les nations du globe, n’ont ni loi ni Dieu : les Egyptiens d’Ecosse, les Bohémiens do France, les Gitanos d’Espagne, les Zingari d’Italie.Solim, au contraire, avait une face pâle et claire, des yeux bleus et de3 cheveux blonds.Le prince leur commanda de divertir Lénor.So- lim chanta les étranges mélodies des campagnes moldaves, en s’accompagnant de sa guitare ronde à deux cordes de fer ; Mikaél dansa le pas du yatagan, et tous les deux jonglèrent avec les verres do la table, les flccons et les poi-gnurds.Lénor baillait : le prince leur fit signe de s’éloigner.— llospodor, demanda Mikaël au lieu d’obéir, ta fille ne veut-elle point qu'on lui dise sa bonne aventure ?Ses yeux hardis étaient fixés sur Lénor qui avait rougi et semblait mal à l’aise, lais sourcils du prince se froncèrent, et il ouvrait la bouche pour appeler ses "alets, lorsque la douce voix do I.éiior le prévint.— Père, lui dit-elle, je voudrais savoir.Mikaël fit aussitôt un pas vers la jeune fille, jota sa toque à terre et s’agenouilla dessus, tandis que Solim restait debout au milieu de la chambre, les bras croisés sur sa poitrine et les regards baissés.Mikaël, d’un gust", appela la main de Lénor qui la donna comme malgré elle.II l’examina longuement et ininuti.u-senient, prononçant par intervalles de brèves paroles en une langue incunnuc.Ces paroles étaient adressées à Solim, toujours immobile au milieu de la salle ; ces paroles semblaient produire sur Solim une impression extraordinaire.Tous ses membres tremblaient ; les veines de son front se gonflaient autour de ses tempes.C’était la pythonisso antique sur son trépied.Mikaël avait examiné la main ; ce fut Solim qui rendit l’oracle, disant : — Hospodar ! malheur sur moi qui vais par- ler de malheur ! Je vois de loin, au travers de la nuit, le vampire Angel qui a les yeux sur ta fille.Le prince éclata de rire pendant que Lénor pâlissait.— Il y a donc encore des vampires ?s’écria le prince, dont la gaieté continuait.Mikaël revint auprès de sou frère et lui mit la main sur la bouche.La figure du prince s’assombrit et, frappant du poing la table, il dit : — A mon tour, je veux savoir !.Et souvenez-vous que le juge de Szeggedin no se découragerait même pas pour une couple de mécréants pendus aux arbres de mon parc ! — Seigneur, répliqua lentement Mikaël, ,tu as assez de serviteurs pour garder ta: fille et tu nous dois une récompense parce que nous t’avons averti.— Qu’est-ce que c'est quo le vampire Angel ?interrogea Lénor tout tremblante.Solim répondit en essuyant son front baigné de sueur : ___C’est le plus jeune des frères Ténèbre.______Et qu’est-cu quo les frères Ténèbre, coquin ?s’écria lo prince.— Tu as le droit de m’outrager, seigneur, répliqua le grand Mikaël ; tu es fort et je suis faible.Tu as le droit de me chasser aussi sous la tempête qui gronde et de me faire battre par te i 3lovaqu( s : mais jo ne peux te dire autre chose que la vérité : les frères Ténèbre sont deux morts.Lénor se réfugia tout près de son père, pen- dant que Solim répétait comme un éclio: — Deux morts ! Le prince prit sa fille entre ses bras et dit : — Explique-toi.(A suivre) Nouvelles de Sainte-Adèle — M.Anthime Valiquette a été élu, lundi dernier, commissaire d’écoles en remplacement de M.Joseph Lacas dont le terme d’office était expiré.Cette élection a donné lieu à un peu do grabuge et bien des paroles aigre-douces ont été échangées.— La récolte du foin va être très médiocre dans la paroisse ; le grain en général a bonne apparence, ainsi que les patates.Los légumes de jardin sont bien endommagés par les vers et les arbres de nos vergers n’ont que peu de fruits.En revanche, il y aura dans quelques jours, abondance de framboises et c’est une récolte très payante dans nos montagnes.— Quelques étrangers, bravant l’anathême qui semblo avoir frappé Sainte-Adèle, se sont installés ici pour passer l’été.Us paraissent trouver l’endroit très agréable et appelleront sans doute leurs amis auprès d’eux.Nous l’avons déjà dit, Sainte-Adèle n’a rien à envier aux autres paroisses ; nos campagnes suit belles, et il y a abondance de poissons dans îioi lacs et rivières.L’auteur de cette correspondance a pris, l’autre jour, dans l’espa- ce d’une heure et demie et avec une seule ligne, dans la rivière du Nord, trois anguilles de huit à neuf livres chacune.Et ce n’est pas là un cas exceptionnel.Où peut-on trouver mieux ?— La compagnie américaine qui a fait dernièrement l’acquisition du pouvoir d’eau La-chaîne doit commencer au mois d’août la construction d’une digue et les fondations d’une grande manufacture de pulpe.Les.travaux seront menés avec vigueur, du moins on nous l’affirme.— Des ouvriers sont, en ce moment, occupés à réparer notre gare.Ce n’est pas sans besoin.— Notre maire a annoncé, dimanche, qu’il était décidé à employer les moyens extrêmes pour forcer les gens à arranger leurs chemins.Il y a des négligents qui ont liesoin pour agir d'être piqués dans le dos.— M.Jean Lacas (le père Johnny) est toujours gravement malade.Math.ccllo-la, aussi par une Tcrninc.l.a maladie l'at enserres dans ses grilles, et durant sept ans ellea\ subi toutes les tortures, mais ses organes vita étaient comme ruinés et la mort venait à grands r Pendant trois mois, elle toussa incessamment et pouvait dormir.Elle découvrit finalement le moi do se rétablir en achetant une boutille do la Noui le decouverte du docteur King contre la consoinnt et cl e or.éprouva tant de bien à la première d qu elle dormit tnule la nuit ; deux bouteilles la g rirent complètement.Elle se nomine Madame .Ü!irm UtM L Ai"S' é,Crit W-C Homnick A- Co„ snGëTVo' Ve,,'du tous los pharmaciens 50c et §1.Chaque bouteille garantie.4752 4993 L’AVENÏR DU NORD, 7 JUILLET 1899 I J — Une pluie bienfaisante vient souvent depuis quelques jours nous rafraîchir et abattre la poussière aveuglante de nos chemins.— Il paraît que le quai placé prés des bureaux do MM.Villeneuve et destiné à la pompe à vapeur en cas d’incendie, est dangereux.Des gens «pii s’y connaissent prétendent qu’il no serait pas prudent d’y conduire la pompe.Il est important d’y voir.ppiNTEivips ppiiMTElvips Che/, K.Castonguay, le plus beau choix de Etoffes à Robes, Garnitures, Soies, Matinées, Japons, Robes toutes faites, Mous- selincs, Dentelles, Indiennes, Ceintures, Gants, etc.Grande variété du Collerettes remarquables surtout par l’élégance et le bas prix.PHARMACIE FOURNIER — Le stock de graines de jardins est maintenant au complet dans le département de graines de Heurs.J’ai reçu doux boîtes spéciales choisies pour moi-même avec un assortiment plus complet que dans les boîtes en commission Les personnes qui désirent se procurer de belles Heurs feront bien de se hâter car le nombre de ces différents paquets est limité.Or Et.Fournier, propriétaire.— Un drame sera bientôt mis à 1 etude par le Cercle des Variétés.— Les contribuables sont appelés en assemblée publique, le 10 courant pour procéder à l’élection d’un conr missaire d’écoles en remplacement.de M.J.A.Théberge dont le terme d’ollice est expiré.Une délégation importante de nos concitoyens a prié M.Théberge de se présenter de nouveau.On ne croit pas qu’il y ait opposition.— Comme tu es ravissant de beauté, aujourd’hui ; tu as un teint clair, tes boutons sont disparus, tu n’as plus la peau jaune-safran d’un Chinois 1 — Aussi, je t’assure que je me porte bien.Si tu veux devenir frais et dispos, fais comme moi, va te chercher une bouteille d’Eau Minérale Purgative AGENDA chez le Dr.C.D.Longpré, pharmacien.— M.J.T.Boivin, de cette ville, a failli se faire crever un ceil, dimanche dernier.Il était à tourner une broche de cuivre, lorsqu’un des bouts lui frappa l’œil avec une violence extrême.Une ligne plus haut et il perdait cet œil.Tl en a été quitte pour une couple de jours de repos.¦Depaptejnept pouy Hopijnes et E-pfa-pts Chez R.Castonguay — Si vous voulez avoir un chic habillement, vous ne pouvez fatre autrement que de venir voir mes Tweeds impoi-tés.C’est merveilleux.Habillements tout faits pour hommes et enfants.Un bel assortiment de Cravates, Chemises, de couleur, Corps, Calerons, Chaussures, Chapeaux, dans toutes les couleurs et formes les plus nouvelles.— Poêles à gazoline à vendre chez S.Ma gnant, agent.— L’Eponge électrique pour polir, laver les vitres, miroirs, or, argent, nickel, cuivre, étain.Sans pareil pour les bijouteries.A vendre, 20 cts., chez S.Magnant, agent.— Avez vous parmi vos parents ou vos amis ou vos connaissances une personne livrée à la passion de la boisson ?servez-vous alors du fameux Dike Cure dont vous trouverez l’annonce sur notre deuxième page.Une annonce dans “ l'Avenir du Nord ” coûte peu et rapporte beaucoup.— Quel est donc ce beau vieillard au teint frais et rose 1 Ça doit être un mangeur d’arsenic pour avoir su se ' faire un si beau teint.Non, c’est urr buveur d’Eau Minérale Purgative Agenda dont le Dr C.D.Longpré, pharmacien, est le seul agent pour Saint Jérôme.f"HAUSSURES— Pour une belle chaussu-sure et un chapeau à la mode, allez chez J.D.Fournelle marchandée chaussures.TE PETIT JOURNAL ILLUSTRÉ, est en vente, chaque semaine, au bureau de 1 Avenir nu Nord, au prix de 5 c.le numéro.— La cour de Magistrat a été ajournée mardi dernier jusqu’au premier mardi de septembre par M.le magistrat Carrier.-— Le juge de paix Godraer, a condamné aux Assises un nommé Laçasse et 3a femme qui ont été accusés par M.Adolphe Forget, d’avoir dans le cours de l’été 1898, pénétré avec effraction dans sa maison de la Côte John et d’avoir tinté d’y mettre le feu, après avoir volé un trousseau de bébé et quelques bijoux.L’iiuissier Guérretto a réussi à mettre le grappin sur les uccusés, au moyen d’un bout de chaîne trouvée en la possession d’une parente à eux, qui n’ont pu ensuite en étublirja provenance.— Les conseils de la ville et de la paroisse ont eu leur séur.ce régulière, lundi dernier.A la séance de celui-ci, il s’est agi de la question du procès verbal attachant les contribuables du Cordon à l’entretien de la montée St-André, dans la paroisse, et datant de 1881.Les intéressés ont bataillé des ceux côtés.On demande à lu Corporation de le faire cesser.— On trouvera au restaurant do F.Gourro et Cie, en face du pont de fer, des pâtisseries de choix et de paemière qualité, faites sur commande, ainsi que toutes sortes de fruits et des cigars de tous les prix.— Les vingt cinq années d'expérience du Dr.E.N.Eournicr, en pharmacie, sont une garantie pour le public qu’il sera servi selon ses désirs spécialement dans la préparation des prescriptions de MM.les médecins.Nous invitons cordialement les clients de visiter notre département do papeterie où ils trouveront le plus grand choix de livres de prières, chapelets, etc., à meilleur marché que partout ailleurs.— Aimez-vous à profiter des avantages des marchands qui vous considèrent au point de vous parler par la voix de notre journal 1 Si oui, lisez les annonces.— M.F.X.St Michel, officier de Douane et d’accise à St-Jérôme, nous communique lo résultat des droits perçus à son burean, durant l’année du 1er juillet 1898 au 30 juin 1899.Accise $33,005.08 Douane 5241.73 L’année dernière l’accise avait donné $30,500.— Qu’a donc cet homme a courir si fort vers la Pharmacie du Dr.G.D.Longpré ?— Il craint de ne pas avoir son tour pour se procurer une bouteille d’Eau Minérale Purgative AGENDA.— Une assemblée des membres de la Chambre de commerce doit avoir lieu ce soir, à 8 heures, an palais de justice.PHARMACIE FOURNIER — Vous tous qui souffrez de la toux, bronchite, de maux de gorge et de rhumes de poitrine, le meilleur moyen de vous guérir est do faire usage du Sirop composé de Pin Blanc avec Goudron, préparé par le Dr E.Fournier, propriétaire.Nouvelles de Laehtste — Lundi, à une assemblée des contribuables de la ville de Lachute, présidée par M.J.E.Valois, notaire, M.Augustin Lu vigne a été élu syndic d’écoles par a iclaraation.— M.Philippe Burck, membre de notre club de bicycles, à pris part aux courses provinciales de bicycles qui ont eu lieu, samedi dernier, à Terrebonne.M.Burck n’a pris aucune course, mais il a suivi de si près les vainqueurs qu’il fonde de grandes espérances sur les prochaines couraes.— Mgr.Bruchési doit visiter notre paroisse lundi et mardi de la semaine prochaine.Paul Ecila 4 L'appétit d’une chèvre Hsl envié par tous les pauvres dyspeptiques dont l’estomac, le foie sont dérangés.Tous cos malheureux devraient savoir que les pilules rénovatrices du docteur King, ce merveilleux remède pour l’estomac et le foie, donne un appétit admirable, une digestion saine et des habitudes qui assureront énergie et sauté.Seulement 25c la boite.Vendu par tous les pharmaciens.minorés MM.les abbés Dubois E., Thérrien Z., Lecourt H.Fuient faits sous-diacres MM.Fauteux, Papineau, Iaicnsso, Lalande et Grat ton.L’abbé Godin, enfant de notre paroisse, fut fuit urètre.Rien de plus touchant que de voir ces jeunes lévites s'approcher de l’autel pour recevoir les ordres sacrés.Elles furent indicibles les émotions que nos cœurs éprouvèrent en cette circonstance — Mardi dernier il y a eu assemblée des jeunes gens du village afin de former un comité pour s’occuper tics représeptations que le club d’amateurs doit donner en cette saison.— MM.J.Kimpton et E.Labellc, étudiants au séminaire de Sainte-Thérèse étaient en pro-mennde chez leur confrère A.Bouvrette.— Dimanche après-midi il y a eu une partie de h base-bail h entre le club les Térésiens et et les h Cadets h de Saint-Eustache, et les premiers furent victorieux après une lutte des plus acharnées.Azkl.I .abandonnées Cas remarquable d’une jeune fille à Walker ton Nouvelles de Saint-* Eustache — Samedi derniet, Monseigneur l’archevêque était de passage à Saint-Eustache pour sa visite pastorale.Sa Grandeur a fait son entrée dans notre vieille église accompagné d’un nombreux cortège de fidèles auxquels s’étaient joints les membres de l’Union Musicale de notre village afin de rehausser davantage l’éclat de notre fête et de rendre d'une manière plus manifeste les sentiments de joie et de bonheur que nous éprouvions à la réception de la visite du premier pasteur de notre diocèse.Dans l’après-midi il y eut la confirmation de 150 enfants.Le lendemain il y eut grande ordination.Etaient comptés au nomhre des Pendant trois ans elle ne pouvait que circuler dans la maison à l’aide de béquilles — Il fallait l’aider à se cou® cher et à se lever — Son retour à la santé n’était nullement espéré.Du Télescope de Walkerton.Une couple de dames de Walkerton discutaient le cas d’une de leurs amies qui, grâce au développement pris par douloureuse attaque de sciatique, avait été foocée de prendre le lit, lorsqu’une troisième dame survint, mais qui elle, ne connaissait pas la jeune femme en question, dit aux auties : n J’ou rais fait prendre à votie amie des Pilules Roses du Dr Williams.Ou lui demande quelle raison elle invoquait pour faire cette recommandation et elle commença à donner les détails des gu isons les plus remarquables opérées par les l i-lulus Roses du Dr Williams sur la fille de sa plus proches voisine, une demoiselle Rebecca Greenhow, et l’histoire telle que racontée par cette danie, ayant été répétée après aux oreilles de l’éditeur de ce journal, nous décidâmes de faire une enquête et de reconnaître, en fai sant des recherches personnelles, toutes les circonstances qui ont signalé la victoire remportée par ce puissant remède sur la maladie.Ce soir là nous allâmes à la résidence de M.Greenhow.M.et Mme Greenhow étaient chez eux, mais leur cille était sortie en ville, n Oui u, répliqua Mme Greenhow, en réponse à une question concernant la guérison rapportée, n ma fille a été guérie ; je crois que les Pilules Ro ses du Dr Williams lui ont sauvé la vie.u Elle donna alors les circonstances de la maladie tie sa fille et de sa guérison comme suit : n Rebecca est âgé» de dix-sept ans maintenant.A onze ans elle fut attaquée du tonsi-litis et pendant trois ans elle n’a jamais été exemptée de douleurs par tout le corps; mais principalement au dos.Elle devint si faible et si épuiste qu’elle ne pouvait marcher sans béquilles.Le médecin disait qu’elle souffrait de ihumatisme inflammatoire, amené par l’état appauvri du système.Il prescrivit divers remèdes, mais ne paraissait lui faire du bien et, finalement on décida d’essayer un autre médecin.Il déciara lui aussi que le mal était le rhumatisme et lui donna bouteille sur bouteille, mais elle continua à affaiblir graduellement.A la fin de la seconde année elle fut incapable de quitter la maison et elle ne pouvait aller d’une chambre à l’autre sans l’aide de béquilles.On nous conseilla de lui procurer une cointuro électrique, ce que nous fîmes, mais bien qu’elle l’eut portée pendant longtemps elle n’en reçu aucun bien.Durant le troisième hiver elle devint si malade qu’on était obligé de l’aider à se lever et à se coucher, elle ne pouvait même pas se lever de sa chaise sans le secours d’autrui.Nous avions abandonné tout espoir de guérison, quand un M.John Allan, qui lui-même avait eu une maladie semblable, et qui avait été guéri par les Pilules Roses du Dr Williams me conseilla de les essayer.Nous avions essayé tant de choses sans succès que nous hésitions à suivre son conseil, mais il insista si fortement qu’à la fin nous consentîmes à la chose.Les cinq premières boîtes semblèrent ne produire aucun bien, mais en finissant la srtièmo boîte, nous constatâmes que nous pouvions espérer un changement, ce qui nous encouragea à contiuuer lo traitement.De ce moment elle continua à s’améliorer, et quand elle fut rendue à la dix huitième boîte toute trace de douleur avait disparu.Elle abandonna ses déquilles et bientôt elle prouva qu’elle n’en avait plus besoin.Depuis quatre mois elle a un emploi dans une manufacture de cannes et peut travailler aussi bien que n'importe qui.Véritablement, je no crois pas qu’il y ait aujourd'hui à Walkerton uno”lllle qui ait meilleure santé, n Telle est l’histoire de Mme Greenhow sur la guérison de sa fille par les Pilules Roses du Dr Williams après des années de grandes souffrances.Nous devons ajouter qu’une journée ou deux plus tard, le réducteur retourna chez Greenhow dans l’espoir do voir la jeune fille elle-même.Cette fuit die était à la maison et vint dans la pièce.Ello avait l'air de jouir d’une santé tout à fait parfaite.Elle répéta le récit de ses soufirauccs presque dans les mêmes termes que l’avait sa mère, elle donne tout le crédit de sa guérison aux Pilules Roses du Dr Williams.Rhumatisme, sciatique, nt vralgie, paralysie partielle, ataxie locomotrice, mal de tète nerveux.et maladies causées par les humeurs dans le sang, tels que la scrofule, l’érysipèle elironi-pie, etc., tout disparait sous l’action d’un bon traitement aux Pilules Roses du Dr Williams, Elles donnent une vive coloration aux visages pâles et aux peaux jaunâtres.En vente chez tous les pharmaciens, franc de part, à 50c la boîte ou six boîtes pour $2.50, en vous adressant à la Dr Williams Médecine Co., Brock-ville, Ont.Ne permettez pas qu’on vous liasse des substituts.Il se joua des chirurgiens Tous les médecins apprirent à Iteuirk Hamilton, do West .icHèrson, ()., ai rès 18 mois de souHi-anecs misées par une listnle à l'anus, qu'il iiiourrail à moins de subir une opération grave ; mais il se guérit avec cinq Imites d'onguent à l'armca, leremèiielo plus sûr contre les hémorroïdes.25c la boite.Vendu par tous les pharmaciens.La chambre des notaires AVIS est par le présent donné que MM.Jos.Sam.Ubald Dupras, de Terrebonne, et Zéphirin Napoléon Raymond, de St-Placide, clercs notaires, se présenteront devant la Chambre des Notaires, à sa prochaine session, qui aura lieu à Québec, à l’Université Laval, le 11 de juillet courant, à 10 heures a.ni.pour subir l’examen requis pour leur admission à la profession de notaire.L.B.DELACE, Sec.C.N.Québec, 1 juillet 1899.Nouvelles de Montebello — Les étudiants du Séminaire de Ste-Thé-rêse donneront, ici, une séance dimanche soir.Ils joueront n La candidature forcée n de Molière et “ La nuit d’orage” par Delaporte.On s’attend à avoir beaucoup de monde, car toutes les fois que cos messieurs ont donné des séances ici, l’auditoire en a toujours été très satisfait, se promettant de revenir assister à ccs soirées données par la gent écolière.Rit.Province de Québec Municipalité du Village de Saint-Eustache A une session spéciale du conseil municipal du village de Saint-Eustache, convoquée par le maire et tenue au bureau du dit conseil, mardi, le vingt-septième jour du mois de juin mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf, conformément aux dispositions du code municipal de la Province de Québec, à laquelle session furent présents : M.le maire Félix Paquin et MM.les conseil lers Emile II.Champagne, Eloi Lapointe et Charles Marsil, formant un quorum du conseil sous la présidence de IM.le limite, les autres conseillers MM.Snlvcni Poirier, Cléophas Au-hé et L.Wilbrod Brissctte ayant, après vérification, reçu avis de la présente session, Sur motion du conseiller Emile H.Champagne secondée par M.Eloi Lapointe, et adoptée unanimement, il est statué et ordonné pur réglement du conseil comme suit, savoir : REGLEMENT No.cinquante-six (5G) pourvoyant à un octroi et à un emprunt de trois mille piastres, pour aider à l’établissement d’une fabrique de conserves.Attendu que MM.Bruchési Joseph, Lauzon Georges et autres, ont formé une société à fonds social sous le nom de 11 The St.Eustache Canning Company "dans le but d’ériger et de faire fonctionner une manufacture aux fins de mettre en conserves, tous les produits susceptibles de l’être, entr’autres : tomates, blé-d’inde, concombres, pommes et autres.Attendu que la dite société n déjà érigé les bâtisses de la dite manufacture, comptant à cette fin, sur l’octroi d’un bonus au montant de trois mille piastres.Attendu qu’il plaît au dit conseil de favoriser l’établissement de cette manufacture, en accordant à la dite compagnie le bonus dont il est plus liant question.iVttcndu que pour accorder cette faveur à lu dite compagnie, le dit conseil est obligé défaire un emprunt.Pourquoi il est par les présentes, statué et ordonné pur Règlement du dit conseil, sur les doux objets ci-dessus mentionnés, savoir : lo L’octroi d’un 1 tonus au montant de trois mille piastres courant à la " The St.Eustache Canning Company » 2o L’emprunt d’uue somme de trois millo piastres, pour payer le dit bonus comme suit : BONUS : lo Que le conseil de la dite municipalité paiera à la dite compagnie, » The St.Eustache Canning Company “ dès et aussitôt qu’il aura plu au Lieutenant Gouverneur de cette province d’approuver à la suite des propriétaires des biens-fonds imposables do ladite municipalité, lo présent réglement, une somme de trois millo piastres, à titre de bonus, pour aider celte dite compagnie à l’établissement de sa dite manufacture, dans les limites do ladite municipalité.2o Que eetto dite somme du trois mille piastres appartiendra à la dite compagnie, pour cette dernière en disposer en toute propriété, si elle fonctionne pendant au moins dix ans et [u’elle paie un salaire d’au moins quinze cents piastres.3o Que ladite compagnie cessaut do faire fonctionner la dite manufacture, ou cessant de payer un salaire annuel jusqu’à concurrence de la dite somme da quinze cents piastres, pendant la période de dix ans, ledit conseil aura le droit de se faire rembourser de la dite compagnie, par privilège spécial, sur les biens de eetto lernièrc, la dite somme do trois mille piastres courant, et pour mieux assurer ledit conseil dans lu remboursement de la ditu somme de trois mille piastres, s’il y a lieu, l’un des membres de la dite compagnie, Georges Lauzon, entrepreneur, du village de Saint-Eustache, donnera, lors du paiement du bonus à ladite compagnie, une garantie spéciale par hypothèque sur ses immeubles sis et situés au village de Saint Eustache, connus et désignés aux plan et livre de renvoi officiels du village do Suint-Eustaclie sous les numéros vingt deux et quu-ante-quatre (22, 44), à retrancher néanmoins les emplacements démembrés desdits immeubles et vendus à MM.François-Xavier Lauzon, J.K.Binette, Magloire Denis, Isaie Lamoureux, Sorel Richer, Hormisdus Richer, David Denis.Et monsieur le maire du dit conseil, est [miles présentes autorisé à accepter eetto garantie pour et au nom du'conseil de la dite municipalité, s’il la juge suffisante, après examen des certificats nécessaires à être fournie par la dite compagnie.•lo.Que pour mieux favoriser le bon fonc-tionnei.’ent de la dite manufacture, les biens imposables de la dite compagnie seront exempts de toutes taxes municipales à quelques fins qu’elles servent, tant que la dite manufacture sera en opération, pendant une période de vingt-cinq ans, à compter du premier juillet prochain.Emprunt : 5o.Que pour payer le bonus ci-dessus stipulé à la dite compagnie, le dit conseil fera un emprunt nu montant de trois mille piastres courant, avec intérêt à mi taux qui ne sera pas plus élevé quo cinq pour cent par an.Go.Que le conseil fera le remboursement de la dite somme de trois mille piastres courant par quinze annuités annuelles et consécutives de deux cents quatre-vingt-dix piastres et cinquante contins chacune ; lesquelles annuités comprendront en même temps, l'intérêt sur la dite somme empruntée au taux de cinq pour cent par an.7o.Que chacune des dites sommes de deux cent quatre-vingt-dix piastres et cinquante contins, à payer annuellement pendant quinze ans, comme susdit, comprenant l’intérêt au taux de cinq pour cent par an, comprend oiioo ro quatre et soixante-huit et deux tiers par cent pour l’annuité.8o.Que ees annuités écherront consécutivement et annuellement au premier août île chaque année, à commencer au premier août de l’année prochaine, et à continuer au premier août de chaque année suivante, jusqu’à parfait paiement, et seront payables au bureau du conseil de la dite municipalité.9o.Que monsieur le Maire du dit conseil est spécialement autorisé à fairo l'emprunt, et à signer l’acte d'emprunt avec le prêteur.lOo.Que pour payer et rembourser cette di te stinmc de trois mille piastres, par les quinze annuités stipulées, le conseil de lu dite municipalité, du village de Saint Eustache, prélèvera par quinze répartitions, uno répartition annuellement au mois de mai du chaque année, hui les biens fonds imposables de la dito municipalité du villago do Saint-Eustache, une taxe annuelle, jusqu’à concurrence de la dite somme do deux cent quatre-vingt-dix piastres et cinquante contins.llo.Que les répartitions seront basées, quand aux biens fonds imposables et assujettis, au paiement des taxes, sur le rôle d’évaluation en force de la dite municipalité, lors de la confection do chaque telle répartition annuelle.1 -O.Que le conseil de la dito municipalité, aura accès aux livres do la dito Compagnie aussi souvent et aussi longtemps qu’il le voudra.13o.Qu'il ne soit manufacturé à cet établissement ou fabrique que des choses et des objets en rapport avec la fabrication îles conserves et pour les besoins de cette fabrique, sans manufacturer pour le commerce, du bois, de la fleur, du beurre, du fromage, ou do la moulée.l lo.Que le présent règlement aura force et effet dans les délais voulus par la loi, après avoir été approuvés par les électeurs, propriétaires des biens fonds imposables de la dite municipalité d’après le rôle d’évaluation en force et par le Lieutonunt Gouverneur en conseil, (Signé) FELIX PAQNIN, Maire.“ C.H.CHAMPAGNE, Sec.-Trés.PROVINCE DE QUEBEC MUNICIPALITÉ DU VILLAGE I)K SAINT-EUSTACHE AVIS PUBLIC ATT ENDU que le conseil municipal du village de Saiul-Eustnchu a udopté, aujourd’hui, ce vingt-septième jour du mois do juin, mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf, lo règlement ci-dessus portant le numéro cinquunte-six (5G) pourvoyant à un octroi et à un emprunt do trois mille piastres pour aider à l'établissement d’une fabrique de conserves, il est unanimont résolu sur motion do M.Emile H.Champagne, secondé par M.Eloi Lipointo : lo.Que les électeurs municipaux do cette municipalité soient, par la présente résolution, convoqués en assemblée publique pour approuver ou désapprouver lo dit règlement ; -°.Que cette assemblée publiquo soit tenue au lieu oû siège lo dit conseil, au bureau du secrétaire-trésorier, C.IL.Champagne, dans la dite municipalité, MARDI, le DIX-HUITIEME jour do J UILLET prochain à DIX heures, a.m., et le lendemain si besoin est.3o.Que les électeurs municipaux du village de Saint-Eustache, soient requis de se trouver la et alors présents, pour voter sur le dit règlement.Et que les présentes soient publiées comme avis publics, suivant les dispositions du code municipal de la Province de Québec.(S'gné) FELIX PAQUIN, Maire.“ C.H.CHAMPAGNE, Sec.Très.PROVINCE DE QUEBEC MUNICIPALITÉ I1U VILLAGE UE SAINT KUSTACIIU Je, C.H.Champagne, soussigné, secrétaire-trésorier du conseil municipal du villago de Saint-Eustaclie, crrtific, sous mon serment d’office que la copie du règlement qui précède, No.5G, et de 1, avis do convocation des électeurs municipaux, pourvoyant à un octroi et à un emprunt de trois mille piastres pour aider à l’établissement d’une fabrique de conserves, est.une copie conforme des dits règlements et avis.Saint Eustache, vingt-huit juin, mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf.(Signé) C.H.CHAMPAGNE;*-— Sec.Très.C.M.St-Eustuche.M Revue des Deux Frances Aucune rovuo pont rivaliser d'intérêt avec elle pour lus Canadiens.On y trouve des écrits d’un intérêt débordant dus tant aux meilleurs écrivains français qu’à nos meilleures plumes canadiennes.De plus, cette revue est ornée do superbes gravures.Le prix de l’abonnement est do $4.00 par au.S’adresserait bureau tie I'Avknih nu Nom», Sainl-.lérôme, P.Q.SPLENDIDE journal parisien, illustré, Dans le genre du L’illustré Rational paraissant chaque semaine.Dans legen Petit Journal, si connu au Canada.Ecrits littéraires, chronique politique, nouvelles charmantes, etc.Prix excessivement bas : $1.00 par année.S'adresser au bureau de I’Avknih du Nord, Saint-Jérôme, P.Q.DEBARASSEZ VOS LITS DES PUNAISES.¦ !* EMPLOYANT Ut 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donner en outre, le prix de l’abonnement jusqu’au moment du paiement, qu’il ait retiré ou non le journal du bureau do poste.3o Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu’il demeurerait à des cen taines de lieues de cet endroit.4o Les tribunaux ont décidé que le fait de retirer un journal du bureau de poste, ou do changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l’ancienne adresse constitue uno présomption et une preuve jirima facie d’intention de fraude.LOUIS CORBEIL HOTEL DU MARCHÉ Maison des mieux tenues et des plu recommandables sous tous rapports Près du Marché, ST-JEROME 60 YEARS’ EXPERIENCE Patents I RADE mARfl Designs Copyrights Ae.Anyone «ending n «ketch and description may quickly ascertain our opinion free whether an Invention Is probably patentable.Communications strictly confidential.Handbook on Patenta sent free.Oldest agency for securing patents.Patents taken through Mnnn & Cb.receive special notice, 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