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Titre :
Le Pays
Journal d'opinion du milieu du xixe siècle qui défend l'idéologie des libéraux radicaux, appelés « les Rouges », notamment la démocratie, la liberté de culte et la séparation de l'Église et de l'État. [...]

Le journal Le Pays, organe du parti « rouge », c'est-à-dire des libéraux radicaux, fait paraître à Montréal son premier numéro le 15 janvier 1852. Il est le successeur plus modéré du journal L'Avenir dont les positions souvent virulentes ont provoqué des dissensions même parmi ses partisans. Le nouveau journal vise donc à rallier toute la sphère libérale et à convaincre la population du bien-fondé de son idéologie.

Fondé par l'imprimeur Jacques-Alexis Plinguet et le libraire Édouard-Raymond Fabre, Le Pays a d'abord pour rédacteurs Louis Labrèche-Viger et Louis-Antoine Dessaulles. Échaudés par la difficile agonie de L'Avenir, qui avait été en partie brisé par les manoeuvres du clergé, le nouveau journal des Rouges évite d'abord les conflits avec l'Église. Il somme toutefois les journaux catholiques de ne pas s'engager dans l'arène politique.

Les journaux de l'époque jouent un rôle important de propagande, notamment lors d'élections. Comme la grande majorité de ses confrères, Le Pays consacre une partie considérable de ses pages à propager le programme politique de ses propriétaires et rédacteurs. Charles Daoust, le rédacteur du journal Le Pays, est d'ailleurs élu député en 1854, à la suite d'une élection qui porte un nombre record de Rouges à l'Assemblée.

Démocratie de type république, libéralisme, suffrage universel, établissement du scrutin secret, libre-échange, abolition de la tenure seigneuriale, liberté de culte et d'opinion, séparation de l'Église et de l'État, système d'éducation public non confessionnel, telles sont les principales positions défendues par Le Pays.

Les rédacteurs du journal combattent le patronage et militent pour la décentralisation du gouvernement. Méfiants envers le projet de Confédération canadienne, ils sont convaincus que l'annexion du Québec aux États-Unis permettrait une meilleure protection de la langue, de la religion et des coutumes des Canadiens français.

Le Pays prend position sur les conflits européens et américains, défendant systématiquement le camp le plus progressiste. Ainsi, pendant la guerre de Sécession, le journal se range du côté des nordistes, dénonçant l'esclavage qui prive des êtres humains du droit fondamental à la liberté.

Malgré un ton qui se voulait modéré au départ, Le Pays ne tardera pas à s'enflammer, se créant de nombreux ennemis. Le journal est malmené par ses concurrents plus conservateurs, comme La Minerve et le Journal de Québec, ou par des journaux religieux, tel L'Ordre.

En 1858, tous se doutent, bien qu'il ne soit pas nommé, que Le Pays est la cible de la lettre pastorale de l'évêque de Montréal, Mgr Bourget, contre les mauvais journaux. Une longue section de la lettre condamne en effet le journal libéral « qui prétend, entr'autres choses, être libre dans ses opinions religieuses et politiques ». Faisant fi de l'attaque, le journal maintient sa ligne éditoriale, du moins jusqu'au départ de Napoléon Aubin comme rédacteur, le 19 octobre 1869.

Le Pays vivotera ensuite jusqu'à sa disparition le 26 décembre 1871. Il aura été tour à tour, et parfois simultanément, dans des éditions distinctes, hebdomadaire, bihebdomadaire, trihebdomadaire et quotidien.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 173-176.

BERNARD, Jean-Paul et Yvan LAMONDE, « Dessaulles, Louis-Antoine », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BERNARD, Jean-Paul, Les Rouges - Libéralisme, nationalisme et anticléricalisme au milieu du xixe siècle, Montréal, Presses de l'Université du Québec, 395 p.

FORTIN, Philippe, « Les sources de renseignement du journal Le Pays lors de la guerre de Sécession (1861-1865) », Communication, vol. 20, no 2, hiver-printemps 2001, p. 118-131.

SYLVAIN, Philippe, « Daoust (D'Aoust), Charles », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal,1852-1871
Contenu spécifique :
mercredi 13 avril 1853
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Pays, 1853-04-13, Collections de BAnQ.

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Yag;" ! uî%cmi-jr,doniib-nfoi res ; mai» cette lenteur même avait coutri- It s sait.ce qui revient au même, puisqu'il daine écoulait en égrenant sou tabac et en quelques heures, quelque» heures encore.hué à lui conquérir la confiance et à mieux ' a suivi ma méthode.I out dépend, voyea- ! souriant sous ne» luuelte» ; mais,lorsque d’A- cuübtater la probité scrupuleuse de scs fon-1 roui, de la direction que l'on donne à ses luuxy était parti, il prémunissait Julien fondateurs.L'un d’eux seulement, M.Yarnier, I efforts.Je veux eoulinuer les essai* dan» tre les tentations que de pareils discours au-avail survécu : resté associé à Edmond d’A- celte voie, m'assurer de ce qu'il faudrait de raient pu lui donner.louzy, le lils de son ami, il portait seul K* temps pour connaître les principales langues Laissez-le bâtir sur se» terrains des poids des allait es et laissait le jeune homme commerciales de l’Europe.Traduisant toutes châteaux en Espagne, les seuls qu on y bâtira suivre en liberté tous ses goûts.Edmond le même ordre d’idées et satisfaisant aux jamais, répétait ironiquement le vieux ecm- avait une imagination active mais mobile, mômes besoins, elles ont nécessairement des mis ; vous avez une carrière laite, n en sor- une instruction variée mais incomplète, rapports nombreux et eu même temps qu'au tes pas.Lu vie est un jeu : quand ou a ga- lncapable de persévérance, il passait a peine domaine borné ; leur étude doit être lacile ; gué aux premiers coups, il ut faut plus se une heure chaque jour à lu banque pour et aurait de sérieux avantages pour celui, risquer.prendre rapidement connaissance du courant qui la pousserait jusqu’au bout.Il faudra i < es i des affaires.Il venait précisément d'entrer dans le bureau particulier de la direction afin de parcourir la correspondance du jour, vieux commis, le pore Trudaine, décachetait les lettres qu’il lui soumettait avec une brève indication, et qui étaient ensuite passées à un jeune homme assis piès de la fenêtre devant un petit bureau.—De lu maison Vancroft.d’Amsterdam, dit le vieux commis qui présentait un compte Vol.11.*9 À.Tout le monde vous l'indiquer^, me dit ou.; vaicut darts la capitale des réputations lifté- ' il est assez connu dans le pays.C’est dans mires dortl l’éclat retentissait jusqu’en notre ce chateau qu’est mort un grand guerrier, I province.un boinine célèbre, le maréchal l'ahert.1 Ab! me dis-je souvent, si je pouvais Kl la couversatiou tomba sur le maréchal du moins me faire un nom dans lu carrière Kabcrt.Entre jeunes militaires, c’était tout des lettres ! ce serait toujours de la renom-naturel ; ou parla de ses batailles, de ses ex- J mue, et c’est là seulement qu’est le bonheur, ploits, de sa modestie, qui lui lit refuser les “ J’avais pour confident de mes chagrins lettres de noblesse et le collier de ses ordres un ancien domestique, un vieux nègre, qui était dans ce chateau Lieu avant ma nais- LITTERATURE?LE PRIX DE “T WeUVSLL* bUKTONNg, «•** M.KUOKNK SfSUIK.Hv»v et Habert out auui commencé.VoLTAlkfc.Non, no», répoudit-ü, ce serait foaui-teuant le» retrancher de mou compte, et je connais mieux que vous l« prix de la vie.Jl n’y a pas de trésor qui puisse payer deux heures d’existence.Et je pouvais a peine parler ; mes yeux sc voilaient, le froid de la mort glaçait inc* veines.Mat-éna» fut un gallant homme ; Il a dit quelque part: (Ju'on me rende impotent, Cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu’m l somme 3ut lui offrait Louis XIV ; ou parla surtout e l'inconcevable bonheur qui, desimpie sol- h sauce ; c'était à coup sûr le plus âgé de la dut, l'avait fuit parvenir au rang de inaré- maison, car personne ne se rappelait l’y avoir chai de France, lui, homme de rien, et fils j vu entrer ; les gens du pays prétendaient d’un imprimeur: c’était le seul exemple qu’on | même qu’il avait connu le maréchal Faber t, pouvait citer alors d’une pareille fortune, qui,.et assisté à sa mort.du vivant même de Fabert, avait paru si Lu ce moment mon interlocuteur me vit extraordinaire, que le vulgaire n’avait pas luire un geste de surprise ; il s’arrêta et me craint d’assigner à son élévation des causes demanda ce que j’avais, surnaturelles.On disait qu’il s’était occupé, —ltien, lui dis-je.—Mai» malgré moi je dés son enfonce, de magie, de sorcellerie ; puisai a l’homiue noir dont nous avait parlé, qu’il avait fait un pacte avec le diable.lu veille, notre aubergiste.Et notre aubergiste, qui, à la bêtise d’un Monsieur de C.continua: Champenois, joignait la crédulité de nos “ Un jour, devant Y ago (c’était le nom paysans bretons, nous attesta, avec un grand du nègre), je me laissai aller a mon dusvs-sang-froid, qu’au château du duc de C., où poir sur mon obscurité et sur l’inutilité de Fabert était mort, on avait vu un homme mes jours, et je m’écriai : noir, que personne ne connaissait, pénétrer “—Je donnerais dix années de nui vie dans sa chambre et disparaître, emportant pour être placé au premier rang de nos avec lui l’âme du maréchal, qu’il avait autre- auteurs, fois achetée, et qui lui appartenait, et que, même maintenant encore, dans le mois de mai, époque de la mort de Fabert, on voyait apparaître, le soir, une petite lumière portée par l’homme noir.Ce récit égaya notre disseit, et nous “ Je ne vous peindrai pas ma surprise en bûmes une bouteille de vin de Champagne au l’entendant parler ainsi.Je crus que les an-démon familier de Fabert, en le priant de nées avaient allaihli sa raison ; je haussai vouloir bien aussi nous prendre sous sa pro- ! les épaules en souriant, et je quittai, quelques teclion.et nous faire gagner quelques batail- jours après, ce château, pour faire un voyage les comme celles de Collioure et de La Mar- t a Paris.Là je me trouvai lancé dans la société des gens de lettres.Leur exemple Le lendemain, je me levai de bonne heure, j m’encouragea, et je publiai plusieurs ouvra-et je me rendis au château du duc de C., ges dont je ne vous raconterai pas ici le immense et gothique manoir, qu’en tout autre , succès.Tout Paris s’empressa d’y applau-moment je n’aurais peut-être pas remarqué, dir ; les journaux retentirent de mes louan-mais que je regardais, j’en conviens, avec ges ; le nouveau nom que j’avais pris devint une curiosité mêlée d’émotion, en me rappc- célèbre, et, hier encore, jeune homme, vous-lant le récit que nous avait fait, la veille, même l’admiriez.l’aubergiste des Armes de France.Le valet à qui je m’adressai me répondit qu’il ignorait si son maître était visible, et surtout s'il pouvait inc recevoir.Je lui donnai mon nom, et il sortit en me laissant seul dans une espèce de salle d’armes décorée d’attributs de chasse et de portraits de famille.Je vive, c’est assez, je suis plus que coûtent.Ne viens jamais, O mort., on l’en dit tout autant.La Kontaink.“—Eb bien ! lui dis-je en faisant un effort, reprends ces biens pour lesquels j’ai tout »a-ciiûé.Quatre heures encore, et je renonce a mon or, à mes richesses, a celle opulence que j’ai tant débitée.“—Soit: tu us été bon maître, et je veux bien faire quelque chose pour loi ; j’y consent.“ Je sentis mes forces se ranimer, et je m’écriai : Quatre heures, c’est si peu de chose !.Y ago !.\ ago !.quatre autres encore, et je renonce a ma gloire littéraire, à tous mes ouvrages, a ce qui m’avait placé si haut dans l’estime du monde._____ conseils étaient prudents ; mais Julien que je suive ce projet, et dés demain je me avait des raisons particulières pour ne pou- I voir les écouter.Depuis que sa persévérance lui avait fait .Kt Joseph, ouvrant la porte du salon, vint nous dire que la chaise de poste était prête.Ma mère et ma sœur se jetèrent dans mes bras.—Il en est temps encore, nie disaient-elles, renonce à ce voyage, reste avec nous.—Ma mère, je suis gentilhomme, j’ai vingt nus, il faut qu'on parle de moi dans le pays ! que je fasse mon chemin soit a l’année, soit ù la cour.—Kt quand tu seras parti, dis-moi, Bernard, que de viendrai-jet —Vous serez heureuse et fière en apprenant les succès de votre tils.—Et si tu es tué dans quelque bataille ?—Qu’importe ?qu’est-ce que la vie ?est-ce qu’on y songe } Un ne songe qu’à la gloire quand un a vingt ans et qu’on est gentilhomme.Et me voyez-vous, ma mère, revenir près de vous, dans quelques années, colonel ou maréchal de camp, ou bien avec une charge à Versailles f —Eh bien! qu’en arrivera-t-il?—Il arrivera que je.serai ici respecté et mets absolument a l’œuvre.Dé» le lendemain, en effet, l’idée de d’A-( , , , — louzy était exécutée, mais par Julien qui : gravir le» premier» échelons de la hiérarchie avait compris tout le parti qu’il pourrait eu ‘ sociale et l’avaient.lié d’intérêt avec »ou tirer.M.Varnier venait déjà de lui confier ancien patron, M.Vernier, celui-ci le rece- avec une ! vait familièrement dan» son intérieur.Souvent retenu à dîner par le banquier, invité à Un k» correspondances étrangères augmentation notable d’appointements.Bientôt d’autres maisons lui demandèrent >es soirées, et devenu un des habitués de la des traductions et des règlements de iné- ! maison, Julien n’avait pu voir avec indiffé-• moires, et sou jeune putro.eut également j rente Mlle Julie Yarnier.Celle-ci, di?son recours à lui, non pour des affaires de ban- ; (ôté, lui témoignait une confiance d’autant notes a prendre dans plu- plus libre qu'elle était sans arrière-pensée, louzy.sieurs recueils scientifiques d’Allemagne.Elle avait pu apprécier les excellentes qua- —Oui, monsieur.De nouvelles préoccupations absorbaient lités du jeune homme ; elle savait par quels “—Non pas la dernière, lui dis-je en jot- Le jeune banquier fit un mouvement d’é- en effet d'A louzy depuis quelques mois, honorables effort» il avait réussi, et elle gnant les mains.Y ago ! Y ago ! je t’en sup- paules.Après avoir successivement essayé la musi- avouait tout haut I estime allectueuse qu’elle plie, donne-moi jusqu'à ce soir, les douze —Décidément, il faut que je l'apprenne, que et la peinture, il venait de s'éprendre lui accordait, ("était beaucoup sans doute ; heures, lu journée entière, et que mes ex- dit-il avec un air de résolution irrevocable ; d’une violente pas don pour la chimie et de mais Julien eût voulu davantage.Il aimait ploits, mus victoires, que ma renommée mi- la moitié de nos affaires se font avec l’Aile- monter un laboratoire dont il ne sortait plus.Mlle \ ai nier de cet amour sans bruit qui se lilaire, que tout soit effacé à jamais de la mé- magne et la Hollande : il est impossible de Julien y alla d’abord pour lui porter les cache ou se maîtrise, mais n’en persiste que moire des hommes!.au’il n’en reste plus rester ainsi toujours à la merci dus traduc- traductions dont il l’avait chargé, puis pour plus énergiquement, Par malheur, il avait rien sur la terre.Ce jour.Yago, ce jour leurs.le seconder dans ses expériences.Suivant peu d espérance.Bien que aes affaires eux- tout entier, et je serai trop content.—C’est une longue étude! fit observer le sou habitude, l'.moud en restait le plus sou- sent prospéré, son aisance était si loin de “—Tu abuses de ma boute, me dit-il, et père Trudaine en relevant ses lunettes, ou-, vent à la théorie, s’épargnant l’ennui de suivre I opulence du banquier et les prétentions de je fais un marché de dupe.N’importe en- vrant sa tabatière et y pétrissant avec inédi- l'essai indiqué.Le jeune commis se chargea celui-ci pour sa tille si connues, qu il ne pou-core, je le donne jusqu’au coucher du soleil, talion une prise de tabac.de cet examen pratique.i va il songer à une demande en mariage qui Après cela, ne me demande plus rien.A ce —Laissez donc, reprit d’A louzy noncha- Il y acquit bientôt les connaissances pré- l eut inévitablement brouille avec son patron, soir donc ! je viendrai te prendre.” laminent : quand on sait s’y prendre, il suilit, cises dont manquait d’Alouzy et cette La seule ressource était d attendre qu une —Kt il est parti, poursuivit l'inconnu avec de quelques mois.Choisissez un livre aile- adresse de manipulation qui est en chimie ce heureuse chance fit disparaître la trop gran-désespoir, et ce jour où je vous parle est le mand, étudiez-le attentivement ; remarquez qu’est h tact en cuisine.Son patron pou- de inégalité des positions, dernier qui me reste ! l uis, s approchant de la formation des mots, l’arrangement des vait commander le dîner, mais lui seul savait1 Après y avoir réfléchi, Julien se décida à la porte vitrée qui était ouverte et qui don- phrases ; décomposez celle-ci de vingt ma- le faire.consulter Edmond d Alouzy dont I imagina- Ici un nouveau geste de surprise inter- nait sur le parc, il s’écria : Je ne verrai plus nières ; cherchez tout ce que l’on peut ex- Trudaine ne manqua point de le remar- tion féconde lui avait déjà fourni tant du- • rompit ce récit.ce beau ciel, ces verts gazons, ces eaux jail- primer avec les éléments qu’elles renferment ; quer.ll*es indications.—Vous ii’êtcs donc pas monsieur le duc lissantes ; je ne respirerai plus l’air embaumé possédez enfin complètement votre livre et le —M.Edmond est pour toi une provide C.?m’écriai-je.du printemps.Insensé que j’étais ! Ces biens reste viendra tout seul.Les connaissances deuce, dirait-il en riant tout bas ; il t'annonce ; —Non, répondit-il froidement.que Dieu donue à tous, ces biens auxquels acquises de cette manière feront comme la ce qu’il apprendra et te laisse l'apprendre a Et je me dis en moi-même : Un homme j'étais insensible, et dont maintenant seule- pelote de neige qui s'adjoint tout ce qu’elle sa place ; ses désirs de science sont un pro- CORRESPONDANCES, de lettres célèbre.Est-ce Maruionlcl î ment je comprends la douceur, pendant vingt- touche et se grossit à mesure qu’elle avance, gramme auquel lu es chargé de satisfaire — Est-ce d’Alembert?Est-ce Voltaire?cinq ans encore je pouvais en jouir! Et j'ai —Mais, pour une étude aussi sérieuse, il pour lui.Continue, petit, prie Dieu qu’il [Nous publions plus bas quelques remar- J’attendis quelque temps, et l’on ne venait Mon inconnu soupira ; un sourire de re- usé mes jours, je lésai sacrifiés pour une faut beaucoup de temps, objecta Trudaine.ail l’envie de devenir un grand homme, afin qties de X).A.B.Papineau, de St.-Martin, pas.Cette carrière de gloire et d'honneur grct et de mépris vint effleurer ses lèvres, vaine chimère, pour une gloire stérile qui ne —Du temps ! répéta Edmond en s’ani- que tu le deviennes.| relativement eux chemins d hiver et à la que j’avais rêvée commence donc par l’anti- et il reprit son récit : m’a pas rendu heureux et qui est morte inant, à qui manque-t-il, sinon h ceux qui Depui» quelque temps les spéculations meilleure manière de les entretenir.Sans chambre ! me disais-je ; et, solliciteur mée.on- “Cette réputation littéraire que j’avais avant moi.Tenez.tenez, dit-il en me le veulent perdre ?Avez-vous jamais calcu- scientifiques de d'Alouzy s’étaient pnneipa- garantir la supériorité du système qu’il relent, l'impatience me gagnait : j'avais déjà enviée fut bientôt insuffisante pour une âme montrant des paysans qui traversaient le lé les heures gaspillées faute de régularité ment tournées ver» uue question soumise à j commande sur relui que I ou suit nctuelle- compté deux ou trois fois tousles portraits aussi ardente que la mienne.J’aspirais à de parc et se rendaient à l’ouvrage en chantant, dans nos arrangements, d e •onsrirnre dans tous les chimistes : il s’a^i—ait de trouver ment, nous croyons devoir les otl.tr ou ^Hide famille et toutes les poutres du plafond, plus nobles succès, et je disais à Yago, qui que ne donnerais-je pas maintenant pour par- nos efforts?Tenez une seule de vos semai- une substance économique susceptible de blic qui pourra peut-être en retirer quelque lorsque j'entendis un léger bruit dans la Loi- m’avait suivi à L’aris et qui ne me quittait tager leurs travaux et leur misère !.Mais nés en partie double, et vous serez ilira) nu",durer lu < .bcuille.L’industiie nu- fruit, sérié.C’était une porte mal fermée, que le plus: il n’y a de gloire réelle, il n'y a de vé- je n’ai plus rien à donner ni rien à espérer de lu perle de minutes qu’il faudra porter au • tamale était intéressée a cette découverte I Tout le monde convient qu’il serait fort vent venait d’entr’ouvrir.Je regardai, et ritable renommée que celle que l’on acquiert ici-bas, rien.pas môme le malheur ! passif.La journée arithmt a v iigi-1 pou: laquelle un prix avait été proposé, i désirable d’uveir de bons chemins, et c'est j’aperçus un fort joli boudoir, éclairé par dans la carrière des armes.Qu’est-ce qu’un En ce moment un rayon de soleil, un so- quatre heures ; retranchez si:;.i ires ; ur j E o ui en p .11 quinze jours, annonça surtout lorsqu’on est oblige de voyager q-i’on deux grandes croisées et une porte vitrée homme de lettres, un poète ?Rien.Variez- leil du mois de mai, vint éclairer ses trails le sommeil, deux heures pour .n p-s.deux vu t expéri u: q û semblaient devoir I " ‘ali mût d vantage d.v.s celle couvictimi ; qui donnaient sur un parc magnifique.Je moi d’un grand capitaine, d’un général d’ar- pâles et égarés ; il me saisissait !e bras avec heures pour la promtnade ou le» visite», i.un ttre sur la voie, et finit par oublier > » i Ms, jusqu'il i, nu s’e»! donné peu de trouble lis quelques pas dans cet appartement, et je mée: voilà le destin que j’envie, et pour une , une espèce de délire, et me disait: : restera encore quatorze heure».En suppo- projets pour une nouvelle théorie de la lu- ; pour parvenir à de meilleurs résultats, m’arrêtai à la vue d’un spectacle qui d’abord grande réputation militaire, je donnerais dix ] —Voyez.voyez donc ! que c'est beau I sani que j’en donne huit aux affaires, j’en inière qui venait de mettre en émoi tous le» ; Nous a vous l’espoir qua mesure que le n'avait pas frappé mes yeux.I n homme, des années qui me restent.j le soleil l et il faut quitter tout cela !.Ah ! aurai toujours six pour l’étude de l'allemand i physiciens du incode savant.i système municipal prendra plus de develop- le dos tourné à la porte par laquelle je venais “ Je les accepte, me répondit Yago; je j que du moios j’«n jouisse encore !.Que je 1 et du hollandais.j Cependant, Julien avait saisi, dans le percents, on s’occupera davantage et avec d’entrer, était couché sur un canapé.Il se les prends elles m’appartiennent : ne l’ou- j savoure en entier ce jour si pur et si beau.—Et votre santé ne souffrira-t-elle point ; chaos îles sujtpositions mites en ara.;! pur plus de succès, d'un oDjet aussi important.] leva, et, sans m’apercevoir, courut brusque- Liiez pas.” ; qui pour moi n'aura pas de lendemain ! d'un tel travail ?demanda le vieux commis, le jeune banquier, quelques possibilités qu'il — ment à la croisée.Des larmes sillonnaient A cet endroit de son récit, l'inconnu s’ar- Il s'élança en courant dans le parc ; et au —Non pas, »i je la gouverne avec sa- | voulut vérifier.Le» premiers résultats ne M.le Rédacteur.scs joues, un profond désespoir paraissait réta encore ; et voyant l’espèce de trouble détour d'une allée, il disparut avant que j'aie gesse, répliqua d’Alouzy, si j’évite les veil- ! furent point satisfaisants : le jeune commis Depuis quelques années la herse à neige a empreint sur tous ses traits.Il resta quel- et d'agitation qui se peignait dans tous mes pule retenir.les, les longs repas, les alternatives de repos | en avertit son patron ; mais celui-ci répondit j contribué à améliorer les chemins d’hiver, que temps immobile et la tête cachée dans traits: A vrai dire je n'en avais pas la force.absolu et d’activité forcée.Le corps humain , qu’il ne fallait rien préjuger d’un echec, surtout daus décembre et janvier; mais en ses mains > puis il commença à se promener “ Je vous l’avais bien dit, jeune homme ; j’étais retombe sur le canapé, étourdi, ané- est une machine ; épargnez-lui les brusques qu’en persévérant on était sûr d'arriver lut j février et mars, lorsque le vent amoncèle la .i grands pas dans l’appartement.J’étais vous ne pouvez me croire ; cela vous semble anti de tout ce que je venais de voir et d"en- changements, les secousses, et tout ira à ou tard à «m but.alors près de lui ; il m’aperçut et tressaillit ; un rêve, une chimère !.à moi aussi.Et tendre.Je me levai, je marchai pour bien souhait.Une horloge ne se dérange point —Les découvertes sont comme les fruits moi-méine, désolé et tout étourdi de mon cependant les grades, les honneurs que j'ai me convaincre que j’étais éveillé, que je parce qu’elle marche, mais parce qu'elle est indiscrétion, je voulais me retirer en balbu- obtenus n’étaient point une illusion; ces n’étais pas sous l'influence d'un songe.En 1 mal montée.Je veux, du reste, prouver palliant quelques mots d’excuse.soldats que j’ai conduits au feu, ces redoutes ce moment la porte du boudoir s’ouvrit, et un exemple ce que peut la méthode, et je —Qui êtes-vous I que voulez-vous ?me enlevées, ces drapeaux conquis, ces victoires un domestique me dit : dit-il d’une voix forte en me retenant par le dont la France a retenti.tout cela fut —Voici mon maître, monsieur le duc de bras.mon ouvrage, toute cette gloire m'a appar- tenu.che-iîernard, et j'arrive de Bretagne.Tendant qu’il marchait à grands pas, et —Je sais, je sais, me dit-il ; et il se jeta qu’il parlait ainsi avec chaleur, avec enthou-dans mes bras, me lit asseoir à côté de lui,1 siasme, la surprise avait glacé tous messe me parla vivement de mon père et de toute et je me disais : Qui doue est là près de ma famille, qu’il connaissait si bien que je ne moi?.Est-ce Coigny ?.Est-ce Riche- doulai point que ce ne fût le maître du chà- j lieu ?.Est-ce le maréchal de 2Sax.î De cet état d'exaltation mon inconnu était retombé dans l’abattement, et, s'appro- “—Quatre heures pour cela ! s’écria le nègre avec dédain.C’est beaucoup; n’importe, je ne t'aurai point refusé ta dernière grâce.sur papier azure.—Encore un Hollandais ?demanda d’A- que, mais pour des “—Dix ans, me dit-il froidement, c’est beaucoup; c’est payer cher bien peu de chose; n’importe,j’accepte vos dix ans.Je les prends ; rappelez-vous vos promesses, je tiendrai les miennes.considéré.—Et après?—Que chacun m’ôtera son chapeau.—Et après?- -Que j’épouserai ma cousine Henriette, que je marierai mes jeunes sœurs, et que nous vivrons tous avec vous, tranquilles et heureux dans mes terres de Bretagne.—Et qui t’empéche de commencer dès aujourd'hui?Ton père ne nous a-t-il pas laissé la plus belle fortune du pays ?Y a-t-il, à dix lieues à la ronde, un plus riche domaine et un plus beau château que celui de la Roche-Bernard ?n’y es-tu pas considéré de tes vassaux?en manque-t-il, quand tu traverses le village, pour te saluer et t’ôter leur chapeau?Ne nous quitte pas, mon lils; reste près de tes amis, près de tes sœurs, près de ta vieille mère, qu’au retour peut-être tu ne retrouverais plus; ne va pas dépenser en vainc gloire, ou abréger par des soucis ou des tournions de toute espèce, des jours qui déjà s'écoulent si vite : la vie est une douce chose, et le soleil de Bretagne est si beau ! En disant cela, elle me montrait par les fenêtres du salon ies belles allées de mon parc, les vieux maronniers eu fleurs, lus chèvrefeuilles dont le parfum embaumait les airs et dont la verdure étincelait au soleil.Dans l'antichambre se tenaient le jardinier et toute sa famille, qui, tristes et silencieux, semblaient aussi me dire: Ne partez pas, notre jeune maître, ne partez pas.Hortensc, ma sœur aînée, me serrait dans ses bras, et Amélie, ma petite sœur, qui était dans un coin du salon, occupée à regarder les gravures d’un volume de la Fontaine, s’était s’approchée de moi en me présentant le livre : —Lisez,lisez,mon frère, me disait-elle en pleurant.C’était la fable des deux Pigeons !.Je me levai brusquement, je les repoussai tous.—J’ai vingt ans, je suis gentilhomme; il me faut de l'honneur, de la gloire.laissez-moi partir.Et je m’élançais dans la chaise de poste, lorsqu’une femme parut sur le perron de l’escalier.C'était Henriette! elle ne pleurait pas.elle ne prononçait pas une parole.mais, pâle et tremblante, elle se soutenait à peine.De son mouchoir blanc, qu’elle tenait à la main, elle me fit un dernier signe d’adieu, et elle tomba sans connaissance.Je courus à elle, je la relevai, je la serrai dans mes bras, je lui jurai amour pour la vie, et.au moment où elle revenait à clic, la laissant aux soins de ma mère et de ma sœur, je courus à nia voiture sans retourner la tête.Si j’avais regardé Henriette, je ne serais point parti.Quelques minutes après, la chaise de poste roulait sur la grande route.Pendant longtemps je ne pensai qu'à mes sœurs, à Henriette, à ma mère et à tout le bonheur que je laissais derrière moi ; mais ces idées «’effaçaient à mesure que les tourelles de la Roche-Bernard se dérobaient à ma vue, et bientôt des rêves d'ambition et de gloire s’emparèrent seuls de mon esprit.Que de projets ! que de châteaux en Espagne ! que de belles actions je me créais dans ma chaise de poste ! richesses, honneurs, dignités, succès en tout genre, je ne me refusais rien ; je méritais et je m’accordais tout; enfin, m'élevant en grade à mesure que j'avançais en route, j’clail duc et pair, gouverneur de province et maréchal de France.Quand j’arrivai le soir à mon auberge, la voix de mon domestique, qui m’appelait modestement monsieur le chevalier, me força seule de revenir à moi et d’abdiquer.Le lendemain et les jours suivans, mêmes rêves, môme ivresse, car mon voyage était long.Je me rendais aux environs de Sedan, chez le duc de C., ancien ami de mon père et protecteur de ma famille.Il devait m’einraÿner avec lui à Paris, où il était attendu à la fin du mois ; il devait me présenter à Versailles, et me faire obtenir une compagnie de dragons, par le crédit d’une sœur à lui, la marquise de., jeune femme charmante, désignée par l’opinion générale à la survivance de Madame de Pompadour, place dont elle réclamait le titre avec d’autant plus de justice, que depuis longtemps déjà elle en remplissait les fonctions honorables.fée.Emile Suvvestre.' A continuer.' neige et la durcit, la herse n’opère presque pas ; elle ne fait que bourrer superiicielle-ajouta-t-il : il faut leur donner le temps de ment, comme une charrue sans soc ni enu-fleurir, de sc former, de mûrir.Quand on Ire ; on aura beau la charger, elle ne fera applique son être tout entier à une recher- que presser la surface de la terre, i m'engage à comprendre d'ici à six mois cbe, qu’on y rapporte toutes le* indications.J’ai tu la charrue ordinaire employée toutes tos correspondances d’outre-Meuse tous les hasard», que Von fait, en un pour abatte les cahots; elle opère bien, mot, de l'idée que l’on poursuit le centre de mais la neige reste dans le chemin.A ccs mots, le jeune banquier sc leva, toutes ses activités, il arrive infailliblement 11 semble qu'à une herse à neige bien prit son chapeau, sa badine à pomme d’or, une heure d’illumination qui vous relève faite qui aura toutes scs dimensions ob- tout-à-coup le secret tant recherché.La servées, il ne s’agirait que de poser un Trudaine regarda la porte sc refermer,! plupart des choses ne nous sont impossibles petit soc, sur le devant, à double tranchant, frappa sur sa tabatière et fit entendre un qu’à cause de notre incapacité à reporter et d'ajuster en arrière de ce soc, par le bas, petit rire contenu.les forces de notre individualité sur un seul 1 en dehors et tout le long des deux côtés de —As-tu entendu, Julien î demanda-t-il à objet ; on éparpille ses efforts, on poursuit la herse, une barre de 1er de trois à quatre ! demi-voix au jeune commis, toujours occupé plusieurs proies en même temps, on s’énerve pouces de large, inclinée et amincie par son —Ses jours seraient-ils en danger?m’e- à enregistrer les lettres qui lui avaient été dans une agitation qui ne mène à rien ; au bord externe, en façon de taillant comme remises.lieu de faire marcher notre esprit toujours le soc même.Ce qui ferait une charrue —Parfaitement, monsieur Trudaine, ré- vers le même point de l'horizon, nous le pro- double à neige.menons ver» les quatre vents.De là notre Deux chevaux suffiraient pour tirer cet faiblesse! Les facultés de l'homme rcs*cm- instrument qui,sans être chargé, pourrait fa-blcnt au paquet de verges que le vieillard , cilement ouvrir un chemin à travers les nei-dc la fable fit apporter devant ses trois fils: j ges durcies qu’il rejetterait à mesure hors —Sont excellentes, n’est-ce pas ?Aussi séparez les, vous les briserez; rassemblez-1 «lu chemin, au lieu qu’avec la herse actuelle je t’engage à l’écouter.Il a toujours de lés en faisceau, elles auront une force invin- ce n’est qu’à force de pression que l’on par- incrveillenx projets qui n’aboutissent à rien, cible.Je le prouverai en persistant dans vient à tracer le chemin, faute de pratique.Son esprit me produit cette recherche que vous abandonnez et en C’est le moment d’observer que les dou-l’efl'et de ces conservatoires des arts et me- trouvant la substance qui doit enrichir notre j blés sleigli», elles pouvaient être d'un usagers où l’on a en petit les modèles de tout industrie nationale, ce qui s’est inventé : c’est admirable, mais ça ne peut pas servir.Julien s’abstint de répondre, car c’était une intelligence lente qui évitait les débats inutiles, par défaut de preste se d’abord, puis par bon sens ; mais même en acceptant la comparaison du père Trudaine, il pensa que, si la collection de petits modèles ne pouvait être utilisée dans la pratique, elle pouvait l’être comme indication et conseil.Il se mit en conséquence à méditer 1rs réflexions du jeune banquier sur les moyens d’apprendre les langues étrangères, sur l’emploi du temps, et le résultat de scs réflexions fut la mise en pratique de tout ce q l'Edmond C.et d’outrc-Riiin.Un homme d’une soixantaine d’années et d’une physionomie distinguée s’avança, et inc tendant la main, me demanda pardon de m’avoir fait attendre aussi longtemps.—Je n’étais pas au château, me dit-il ; je viens de la ville, où j’ai été consulter un médecin pour la sauté du comte de C., mon frère cadet.» —Je suis le chevalier Bernard de la Ro- et quitta le bureau.ns, teau.—Vous êtes M.de C.?lui dis-je.Il se leva, et, me regardant avec exalta- | chaut de moi, il me dit d’un air sombre : tion, il me répondit: Je l’étais, je ne le suis I “ Yago avait «lit vrai; et quand, plus plus, je ne suis plus rien ; et voyant mon tard, dégoûté de cette vaine fumée de gloire étonnement, il s’écria : Pas un mot de plus, militaire, j’aspirais à ce qu'il y a seulement jeune homme, ne m’interrogez pas ! criai-je.—Non, monsieur, grâce au ciel, me répondit le duc ; mais dans sa jeunesse de» pondit-il.idées d’ambition et de gloire avaient exalte —Et tu te laisses prendre à cela ?son imagination, et une maladie fort grave, j —Mais il me semble que les raisons don- qu’il a faite dernièrement, et où il a pensé nées par M.d’Alouzy.périr, lui a laissé au cerveau une espèce de délire et d'aliénation, qui lui persuadent toujours qu'il n’a plus qu’un jour à vivre.C’est là sa folie.Tout me fut expliqué ! —Maintenant, poursuivit le duc, venons à vous, jeune homme, et voyons ce que nous pouvons faire pour votre avancement.Nous partirons à la lin de ce mois pour Versailles.Je vous présenterai.—Je connais vos bontés pour moi, monsieur le duc, et je viens vous en remercier.—Quoi ! auriez-vous renoncé à la cour, et aux avantages que vous pouviez y attendre ?¦—Oui, monsieur.—Mais songez donc que, grâce à moi, vous ! y ferez un chemin rapide, et qu'avec un peu î d’assiduité et de patience.vous pouvez d’ici à une dizaine d’années.—Dix années de perdues! m’écriai-je.—Eh bien! reprit-il avec étonnement, d’Alouzy avait indiqué.Du reste, i! n’en est-ce payer trop cher la gloire, la fortune, avertit personne : persuadé que les paroles les honneurs?.Allons, jeune homme, nous sont inutiles là où les faits doiv-nt prouver, partirons pour Versailles.i il poursuivit silencieusement sa tâche.—Non, monsieur le duc.je repars pour J Le plus difficile n’avait point été de se la Bretagne, et vous prie de nouveau de re- 1 résoudre au travail et de régler sa vie «l’a-cevoir tous mes remeretmens cl ceux de ma près le plan de son jeune patron : il fallait famille.—C’est de la folie! s’écria le duc.Et moi de réel et de positif dans ce inonde ; quand, —Si, monsieur ; j’ai été témoin, sans le an prix de cinq ou six années d’existence, je vouloir, de votre chagrin et de votre douleur, i désirerai l’or et les richesses, il me les ac-et si mon dévouement et mon amitié peuvent; corda encore.Oui, jeune homme, oui, j'ai y apporter quelque adoucissement.j vu la fortune seconder, surpasser tous mes —Oui, oui, vous avez raison ; non que vœux ; des terres, des forêts, des châteaux.vous puissiez rien changer à mon sort, mais Ce matin encore, tout cela était en mon vous recevrez du moins mes dernières vo- pouvoir ; et si vous doutez de moi, si vous lontés et mes derniers vœux.C’est le seul doutez d’Yago.attendez.attendez.il service que j’attends de vous.va venir.et vous allez voir par vous-mê- II alla l'eimer la porte, et revint s’asseoir me, par vos yeux, que ce qui confond votre près de moi, qui, ému et tremblant, at ten- raison et la mienne n'est malheureusement dais ses paroles ; elles avaient quelque chose de grave et de solennel.Sa physionomie surtout avait une expression que je n'avais encore vue à personne.Ce Iront que j’examinais attentivement semblait marqué par la fatalité.Sa figure était pâle ; ses yeux noirs lançaient des éclairs, et, de temps en temps, ses traits, quoique altérés par la souffrance, sc contractaient par un sourire ironique et infernal.—Ce que je vais vous apprendre, reprit-il, va confondre votre raison.Vous douterez.vous ne croirez pas.moi-méme bien souvent je doute encore,., je le voudrais, du moins : mais les preuves sont là : et il y a dans tout ce qui nous entoure, dans notre organisation même, bien d'autres mystères que nous sommes obligés de subir sans pouvoir les comprendre.Il s'arrêta un instant comme pour recueillir ses idées, passa la main sur son front, et ge général, seraient les meilleures voitures Il en fut «le cette résolution comme «le pour conserver et faire de bons chemins; toutes celles que formait d’Alouzy ; mais ; mais leur cherté et la difficulté de s'en sev-Julien exécuta scrupuleusement ce qu'il j vir dans les bois empêcheront toujours d’en l'avait entemln projeter.Uniquement occu- faire un grand usage ; clics sont même nui-pé de son œuvre, il étudia ce qui pouvait y j sibles dans les rencontres, aider: il interrogea les homums spéciaux, il Les sleighs simples sont reconnues Tpour ti nta de nouvelles combinaisons, il lit et , les meilleures machines à faire des cahots ; refit mille fois les mêmes expériences sans i tous les jours les entrepreneurs de chemins découragement ni impatience.Placé comme j les abattait ; et tous les jours il y en a an-un braconnier à l'affût «le la découverte, il tant ; et des cabots a se perdre et à tout attendit patiemment en multipliant les ten- bri-cr.tatives qui devaient l'attirer vers lui.Enfin.La traîne fait des cahots moins profonds après bien des espérances trompeuses et des et moins incommodes ; le travail, ou les me-demi-succès.il atteignit le but.Un jour que noirs, agissant comme levier, retient lachar-d’Alouzy, qui ne s’occupait presque plus de ge et l’cnipéchc de sc ruer sur le cheval, son laboratoire, y était descendu par hasard, comme le fait la sleigh qui tombe de tout il lui présenta un fragment de laine sortant son poids et creuse le cahot, d’une teinture «le laque découverte par lui.Si autrefois les chemin* avaient été cn-rt que les plus habiles teinturiers avaient dé- tretenus comme aujourd'hui, nous aurions eu claréc rouge-cochenille ! mieux qu’aujourd’hui en fait de chemins.Edmond avait le cœur bien placé : il su C’est la longueur qu’il faut, et les voitures réjouit franchement de la réussi(é de Julien, de charge surtout ne devraient pas payer un professeur, acheter des livres, et j lui donna d’utiles conseils sur ce qui lui res- moins de 7 à 8 pieds de long, que ce soient les milite francs donnés à Julien par M., tait à faire,s’entremit lui-même pour le pré- des sleighs ou tics traînes, chacun à son pensant à ce que je venais de voir Varnier suffisaient tout au plus aux premiers tenter à la commission chargée d’accorder goût.Au lieu de monter une charge à trois et d'entendre, je me dis: C’est de la raison ! besoins.Mais le travail a aussi son exalta- le prix, il accepta avec reconnaissance la ou quatre pieds de hauteur dans une petite Le lendemain, j’étais en route: et avec ¦ tion.' dédicace du mémoire dans lequel,en rendant ' voiture, elle reste étendue dans une longue quelles délices je revis mon beau château de Commentant par la pratique l’excellente ; compte «le scs travaux préparatoires, il de- et large voiture et ne pourra la faire peiiclier la Roche-Bernard, les vieux arbres demon théorie de d’Alouzy, il trouva moyen d’in-1clorait tout ce qu’il avait dû aux précieuses d’aucune manière ni en avant ni en côté, parc, le beau soleil de Bretagne! J’avais troduire encore plus «le frugalité dans ses ! indications du banquier.Et entre les sleighs i es et les longues retrouvé mes vassaux, mes sœurs, ma mère repas, d'vconomiser sur la simplicité de ses Le prix de vingt mille francs accorde au traînes, ces dernière» sont préférables, " et le bonheur !.qui depui$ ce moment ne | vêtements, de supporter dans sa mansarde jeune commis et la proposition de comman- seulement parce qu’elles coûtent trois fois m’a plus quitté, car huit jours après j’épousai le froid de l’hiver et les chaleurs de l'été, dite faite par M.Varnier lui permirent d’en- moins cher, non seulement parce qu’elles du-Henriette.Enfin, an bout de six mois d’études assidues, trvr dans les affaires pour son propre compte, rent trois fois plus longtemps, non seulement il put présenter à son jeune patron la traduc- Il s’occupa d’exploiter son invention et de la parce qu’elle* sont trois fois plus commodes tion des correspondances allemandes et hol- perfectionner.D’Alouzy.qui venait «le re- dans les Vois, mais parce que les menons landaises.tirer ses fonds de la maison de banque pour étant placées au-dessous, sont toujours La surprise d’Edmond sc changea en ad- les engager dans «les spéculations de terrains, tes à offrir une résistance nécessaire La maison de banque de MM.Varnier et miration lorsqu’il apprit la part que lui-même continua à l’entretenir de ses projets, tou-d’Alouxy était connue depuis près de trente avait dans ce résultat.jours à la veille de s'accomplir sans se réali- ans comme la plus sûre, sinon comme laj —Eh bien ! s’écria-t-il trion^liant et en ser jamais.C’était le plus souvent au bureau plus importante d«> la place de Paris.Fon- regardant le père Trudaine.quand je vous de la banque, où ils se rencontraient, que )! que trop réel.L’inconnu s’approcha alors de la cheminée, regarda la pendule, fit un geste d’effroi, et me dit à voix basse : “ Ce matin au point du jour, je me sentis si abattu et si faible, que je pouvais à peine me soulever.Je sonnai mon valet de chambre.Ce fut Yago qui parut.“—Qu’est-ce donc que j’éprouve ?lui dis-je.—Maître, rien que de très naturel.L’heure approche, le moment arrive.—Et lequel î lui dis-je.—Ne le devinez-vous pas?Le ciel vous avait destiné soixante ans à vivre : vous en aviez trente quand j’ai commencé à vous obéir.« i.Yago, lui dis-je avec effroi, parles-tu sérieusement î “—Oui, maître, en cinq ans vous avez dépensé en gloire vingt-cinq années d’existence.Vous me les avez données, elles m’appartiennent; etccs jours dont vous êtes privé seront maintenant ajoutés aux miens.“—Quoi, c’était là le prix de tes services?—D'autres les ont payés plus cher; témoin Fabert, que je protégeais aussi.—Tais-toi, tais-loi, lui dis-je.Ce n’est pas vrai.“—A la bonne heure ; mais préparez-vous, car il ne vous reste plus qu’une demi-heure à vivre.“—Tu te joues de moi, tu me trompes.—En aucnne façon : calculez vous-même.Trente-cinq ans où vous avez vécu réellement, et vingt-cinq que vous avez perdus ! Total, soixante.C’est votre compte ; Alors, et de tous côtés, s’éle- ' chacun le sien.M.avoir • i continua : Je suis né dans ce château, j’avais deux frères, mes aînés, à qui devaient revenir les biens et les honneurs de notre maison.Je n’avais rien à attendre que le manteau d’abbé et le petit collet, et cependant des pensées d’ambition et de gloire fermentaient dans ma tête et faisaient battre mon cœur.Malheureux de mon obscurité, avide de renommée, je ne rêvais qu'aux moyens d'en acquérir, et cette idée me rendait insensible à tous les plaisirs et à toutes les douceurs de la vie.Le présent ne m’était rien ; je n’existais que dans l’avenir, et cet avenir se présentait à moi sous l’aspect le plus sombre.J’avais près de trente ans, et je n’étais rien encore.« J’arrivai le soir à Sedan, et ne pouvant pas, à l'heure qu’il était, me rendre au château de mon protecteur, je remis ma visite au lendemain, et j’allai loger aux Armes de France, le plus bel hôtel de la ville, rendez-vous ordinaire de tous les officiers, car Sedan est une ville de garnison, une place forte ; les rues ont un aspect guerrier, et les bourgeois même ont une tournure martiale qui semble dire aux étrangers: Nous sommes compatroites du grand Turenne ! „ Je soupai à la table d’hôte, et je demandai le chemin qu’il fallait suivre pour me rendre le lendemain au château du duc de C.rsitué à trois lieues de la ville.i non ns.LES PROJETS.les côtes, et les cabots fai» par les voitures trop courtes.L'on a souvent objecté que ces scites de mcooirs ramenaient U neige sur la tète du 0 — » as 586 ¦ .«MJà —i.13 Avril LE PAYS.rhli.il».c*e»t en effet le es» dans le# doux I de vo» Al# mineur# lui ont cnuaè* le 27ème l’avi» requis u*u été donué quo quant à ce ! uorer I* compagnie du chemin de fer de gne» télégraphique», feil rapport aur le bill le in fi».Ionique la neige pclotle.et le cheval de février dernier eu lw « ml ml er libre le i qui tooeerue le comté de Brunt.! London et fort Sarnia," »uut pria en cou- p ' coi purer la coin pagine du chemin de Miivaut en rejette lotiioura un peu à la place cheval et la voiture #owi leur ch^r-e $ lequel Sir Allan N.MacNab, du comité per-: sidération et agréés.11er de Maostead, bbetford et t'hauibly ;— de• membre» ; niai» l’r.çvrwmewvul du cahot cheval au dit lieu de ' orct.le«' jour Pleine mu tient de» chemina de fer, canaux et ligne» Sur motion Je M.Stuart, le bill pour et le dit bill et le rapport ont été renvoyée qui æ fait en hauteur par la traîne ae fait en février dernier, dtv,t* l'après-midi, dan» la me tvlegra tie*, fait rapport aur le bill pour amender l'acte d'incorporation de l’uesotia- à un comité général, pour demain, ptofoiid ur par la »lei»h el bimpplu» vite.! Charlotte, vis-à-vi» le «' trrv Itoyal, »,.j,.Sorti, a dix heures du matin, lundi barre du conseil legislatif, comme conseil en provincial, ou l’un ou l’autre d’entre eux.wick et de Vile du Prince-Edouard, et.viee- , , ii.i .e de ft.Laurent, et autres eaux intérieures du Canada, soit transféré du parlement impérial à la législature provinciale.60.Qu’une humble adresse soit présentée à son excellence le gouverneur-génèial, basée sur les quatre premières résolutions.7o.Qu'une bumble adresse soit présentée à sa très-gracieuse majesté, basée sur la cinquième resolution précédente.Après !a 8e clause, ajouter permis de faire la preuve des fails reprochés par lumo ns et les réponses de la partie sur fails et articles.*’ Ajouier, après la 16e clause: toujours que le délai q.ui devra être accorde pour établir telles terres ne sera pas de moins de six mois.’’ et il sera ne Pourvu ¦¦ Au lieu des clauses 30, 31 et 32, insérer Que le seigneur ne pourra EDITION HEBDOMADAIRE ce qui suit : exiger que les moutures ordinaires sur les grains qui seront portés à son moulin, et que le censitaire ne sera tenu à aucune amende et confiscation pour porter ses grains à d’autres moulins.” MONTRÉAL.Mercredi, 13 Avril 1853.Une correspondance particulière de Québec nous apprend qu'on y entretient des doutes sur le sort du bill relatif à la tenure seigneuriale.L’objection la plus sérieuse viendrait de la part des membres du Haut-Canada qui s’opposeraient à ce qu’aucune somme ne soit prise sur les fonds publics pour comploter l'indemnité à payer aux seigneurs.Nous osons espérer, cependant, que les craintes qu’on entretient à ce sujet sont mal fondées et que si cette réforme n'est pas opérée dans la présente session du parlement, il faudra chercher ailleurs la cause de ce retard.Quant à une défaite du miuistèrejsur cette question, nous ne la croyons guère possible— mais si la chose arrivait, nous pouvons dire d'avance que le peuple ne donnerait son approbation à aucune combinaison nouvelle qui ne mettrait pas celte mesure en tête de son programme.La même correspondance nous apprend encore que bill concernant les municipalités ne sera probablement pas passé dans cette session, mais que le ministère ne le présentera que pour donner à l’opinion publique le temps de se prononcer sur le mérite des dispositions de cette mesure.A l’heure qu’il est, nous ne pourrions beaucoup blâmer cet acte de prudence.Ce que nous croyons pouvoir dire, cependant, c’est que si ce bill de municipalités eût été présenté plus tôt, on aurait eu l’occasion de connaître l'opinion publique et le pays n’aurait pas été privé pendant une année de plus d’une réforme dont il a besoin.LA POLITIQUE DE 1853, Comparée a celle de 1843, 4V, 60 et 51» (Extrait du programme de l'Avenir.) lo Education aussi répandue que possible.2o Réforme postale,—libre circulation des Journaux.3o Décentralisation du pouvoir.4o Conseil Législatif électif.6o Suffrage Universel.6o Eligibilité dépendant de la confiance peuple.7o Abolition de la tenure seigneuriale.8o Abolition des réserves du clergé.9o Abolition du système des pensions par l’état.IDo Vote au scrutin.1 to Réforme de la judicature.— Décentralisation des lois,—Codification.18o Municipalités de paroisse.13o Magistrature élective.îln, 6, 7 en entier.Ajouter, après la clause 42e : “ terre acquise par une corporation ne sera *¦ pas censée tomber en main morte, et ne “ sera assujettie qu'aux lods et ventes or-“ dinaires.validité des registres des naissances, mariages et sépultures, tenus par les ministres de la dite église dans le Bas-Canada.Sur motion de M.Street, la pétition de la compagnie du chemin de fer d’Erié et Ontario, reçue et lue ce jour, est renvoyée au comité permanent des ordres permanent».Sur motion de M.Cauchon, la pétition de sa grâce l'archevêque de Québec, patron, et autres, officiers de l'institut catholique de St.Roc h de Québec, est renvoyée à un comité spécial.Le bill pour amender et consolider les lois relatives aux émigrés et à la quarantaine.est lu pour la troisième fois et passé.Un message est reçu du conseil législatif, tant le bill intitulé : “Acte pour incorporer la compagnie du chemin de fer de Montréal et B) ton,” avec des amendements.L'ordre du jour pour la seconde lecture du bill pour amender les lois concernant l’intérêt de l'argent, est rayé du rôle.Les outres ordres du jour sont remis à demain.l)u révérend Etienne Haliée et autres.Et toute Effacer dans la clause 44c, les mots suivants: “ Et le droit de banalité des moulins “ pour y moudre le grain.Effacer dans la clause 44e, article 2, les mots suivants : n Ou autres dénounuation» quelconques.Effacer, dans la 47e clause, dans la 8e D’avec celui du n Et la chambre s’ajourne.ligne, les mots suivants: “ droit de banalité, et.Effacer, dans la clause 48c l'article 3 en entier.» Ajouter à la clause 51e ce qui suit: “ Et le greffier de la dite cour sera tenu de donner copie de tel document dûment cer-“ tiiiée en la forme ordinaire à toute per-“ sonne qui la demandera, et aura droit d’exi-“ ger trois deniers courant par chaque cent “ mots de tel document.” Effacer la clause 56e.Ajouter à la clause 57e ce qui suit : “ Et “ libérer pour l’avenir de tous droits sci-“ gneuriaux ; mais le seigneur duquel tel “ fonds relève sera conservé, durant cinq “ ans seulement, dans ses privilèges et hypo-“ thèques contre le fonds, pour le paiement * «le tous arrérages de droits seigneuriaux non prescrits et légalement dus.u du prenne jamais racine dans le nouveau.PAROISSE de SOREL, 5 avril.M.le Rédacteur du Payt, Ayez donc la bonté de publier dans vo- ! vertu de leurs tit es, et demandant justice, tre populaire et estimable journal, la cause De dame Marguerite de Lanaudiôre et célèbre suivante tirée de la cour des coin- autres, seigneurs, demandant que le bül pour mifisaires à Sorcl, et ce pour l’édification du définir leurs droits ne devienne pas loi, mais public, en général.Ci-suit la cause et le ju- qu'w'C commission soit nominee pour pourvoir cernent.Votre Strvt.à l’abolition de la tenure seigneuriale d'une * * - _ - manière équitable, en assurant aux seigneurs une indemnité équivalente à leurs biens, et Cour des corn- qu’un de ces commissaires soit un seigneur missnires de la nommé par eux.» M amendements qui seront proposés par M.Laurin, en comité général, au bill n° 142, intitulé: “ Acte pour définir les droits seigneuriaux dans le Bus-Canada, et pour en faciliter le rachat.Que la rente annuelle mentionnée dans la cinquième section, ou redevance seigneuriale annuelle mentionnée dans 36e, 37e, 41e, 48e sections, n’excède, dans aucun cas, la somme d'un denier cours actuel par chaque arpent en superficie de la terre concédée.Que le domain®, dont il est question dans la neuvième section, n’aura pas plus do deux cents arpents en superficie.D.F.L.u Province du Canada, District de Montréal, paroisse de Sorcl.A Pbalphe Fish, aubergiste, et Michael Morgan, marchand, tous deux de la paroisse de Sore), dans le dit district— Salut t Il vous est par le présent ordonné, de à James Kelly, marchand, de L pa- ____de Sorcl, la somme de une livre cou- raet, qu’il vous demande comme lui étant duc, pour le montant des dommages que deux i >1 «« Some.Article.4o.CONSEIL LÉGISLATIF ÉLECTIF.11 n’est pas de matière politique, sur laquelle la propagande de notre parti a exercé une influence aussi marquée que celle du SC 5 99 5 5 8 VV 1 ¦¦ '¦¦JT LE PAYS.! 1853.L* fraud jury rapporte “ True B,II» ” meut, réuwr ù Ne», *t noua wpérooe qw robr u n le et.lau»»;m - Noai =555:55= £E?™"; rcttïi^I-EKïîsitt —Il est rumeur que le» bâtuues du parlement, duo» la ville de Toronto, et le ter- parmi noue.Ici comme ailleurs, il u’y a pas I Venait-il un étranger, un iucooou, soit Je de capitulation possible avec certains pria- , l’Europe, de l’Asie (du Mont Liban par ex cipes.Partout où l’on a échappé un germe einple,) ou des autres parties du monde, il de liberté, ce germe a pris racine et il lui a fallait lui remonter son escarcelle pour payer fallu croître.j w>u passage a tel ou tel endroit, ou se met- Nous comprenons qu’en Russie, où le nom Ire à contribution pour l’aider à construire même de la liberté est ignoré des popula- ou réparer une église ou un monastère fort lions, où l’Homme et le chien sont truités problématiques.de la même façon, nous comprenons que j A part ces cas qui doivent être nécessai-Vhomme, ainsi annualisé par les institutions, 1 renient plus rares, il y a chez nous mille sS^SSsSfeSsSSSS rH£sa^%|iSrrtr« «u ,».i mms mm mm Voulez-vous des paroles, revoyez les «lis- le conseil législatif électif, la chose est main- tenté pour arrêter la croissance du libéra- que» avaient etet Uappoi urui ie.no e a „„ première sentence.L,., alt-ire.de l'Institution ont augmenté d'an- ; M.Niger, dans une de ces rares impro- , A ,i.rendre |e conseil aSï,ulc argnes de la Cite et du District de Montréal.M sen «vas Noue avoue I* plaisir de placer rsju slir lequel elles sont «levées, ont été veu- ., devant vous, un éiat snouel de cetts Inetitutioo, j Mary Hart, accusée de qui| nou, |c pensons, est de nature, * nous |>orter i Son H on.le Juge tiUY.—En parlant d'un nouveau journal frange ne» uiessurcs a » eu uncuuuu uv v».n,i -— - * çai- qui doit *e publier à N iv- \ ork, le iJr- mal personnel grave, est acquittée.—M.1 1 _ 4 courUl dates, sur billets promis»!-1 publicain, sur la foi de notre correspondant.Cassidy, conseil pour la prisonnière.dée.Sans doute, M.Caylos pourra contribuer te- homme du nom d'Eliset* Bouchard a éie tué I par la chute d’un arbre qu’il abattait.Le Connue on a pu l'observer, la banque occupe ,„^me jour, tl à quelques arpents du même actuellement la nouvelle bat.tse a laquelle e le a emjrojt un nomme William Normand a failli é'.é transportée le printemps deri.iei.et dont le bureau a tout lieu d'ètre bien aa'islait.Entermi ., liant, nous devons exprimer l’espoir que nom sen es' échappe qu avec de graves lacera-avoneque l’état actuel des affaires de l'Institution j (ions d l tissu de la tête.—Idem.donnera eatiataction an public, cl seia une nouvelle preuve de son utilité pour les citoyens en «e- , néral.Le tout néanmoins respectueusement numis.Par ordre, JOHN COLLINb.Caissier.être victime d'un semblable accident ; il ne com- —Madame Fillmore, épouse de l’ex-prûsi-den'.Fillmore, e>t dérériec à Washington, à l’Hôtel-Willard, Iv 30 de mai» dernier, à 9 heures A.M.pire, ou non,—si vous voulez de moi, cTst bien,— sinon vous n’auriez rien ni personne.(Tétait une petite oligarchie que l’on travaillait à constituer dans le pays,—un fami/y compact, comme celui du Haut-Canada avant l’union, comme le conseil législatif du Bas-Canada à la même époque.On le conçoit : pour ceux qui voulaient conseil législatif électif Tel qu’il est aujourd’hui constitué, il n’y a rien de plus inoffen-sif pour un ministère, car on le recrute parmi les nullités qui ont réussi à se faire constater comme telles par l’opinion publique de „ement une maison leur localité.Ces nullités sont si Itères ^ards auraient pu pénétrer, d’èlre décorées du titre d'tumoral/les et Avec le suffrage restreint, h plus fla-d’aller siéger en gants blancs, pour ratifier, paille inégalité existe entre les différents les lire, les bills delà chambre d'as- meinbies de U société.Que fait à la chose semblée, qu’on n’entendra rarement parmi publique que telle ou telle personne soit riche eux, le moindre murmure qui trahisse l ac- 0u pauvre f Sous un système de gouverne-tion de la pensée.meut où ceux dont la fortune n’atteindrait Nous parlons ici de la règle générale qui pas |c montant qui constitue le cens èlecto-sert de base aux nominations de conseillers ral ou droit de vote, ne porteraient aucune législatifs; car là comme ailleurs, il y a des charge indirecte, où ceux qui n’auraient pas exceptions honorables, si honorables que le droit de vote recevraient les objets néces-tltre que leur confère leur qualité de cou- maires à leur nourriture et à leur vêtement seillers ne fait que ternir l’éclat de l’estime Mns payer aucune taxe indirecte, nous coin-personnelle qui les entoure hors du conseil, prendrions qu’il y aurait un semblant de jus-Tel qu’il est, le conseil législatif est nul tjee (Je |es exclure du droit de vote.Mais pour le bien ; cai en 99 cas sur 100, il fait avec un système comme le nôtre, où chacun fidèlement écho au ministère ; il fait l’office paie autant d’iiupôt qu’en peut supporter sa de ces gros tuyaux d’orgues qui sont d’ac- fortune, où te pauvre qui vit au jour le jour cord avec tous les sons et qui résonnent paie, chaque jour, oui, chaque jour, un impôt quand l’organiste les presse du pied.Mais au gouvernement, il est monstrueux que la loi il y a toujours un cas sur cent où la macht- |*» j»-ite dans une classe de parias, privés de ne déraille et vous allez voir ce qui arrive, tous droits politiques ! ainsi que l’expérience le démontre.Nous délinos la contracdiction des hoin- JjC seul cas ou nous nous rappelions avoir, mes qui entendent quelque chose en lait d’é-vu le conseil en conflit avec la chambre, commue politique, sur l’avancé suivant : depuis l’union, e’est rencontré en 1849, lors- hhovoktionxfixement a l’etat des qu’il s’est agi d enlever le siège du gouver- fortunes, le pauvre paie plus D'ifinement à Montréal.La clminbre avait p0xs que le riche ; celui qui n'a pas voté à une petite majorité de laisser Mont- droit de vote paie plus de taxes que ré al ; et le conseil, lui, avait voté à une celui qui a droit de vote.grande majorité de rester à Montréal.On Si |'0n persiste à maintenir des distinguent en théorie que le gouvernement ne fions de classes, dans un pays où l égalité peut adopter que les demarches sur lesquel- t|vs conditions est la lui normale, dans un les il y a accord entre la chambre elle cou- pays où chacun peut se faire riche par son seil.Pourtant ou laissa Montréal, sans m Just rie cl noble de cette noblesse qui repose prêter la moindre atti ut ion au vote du con- non sur un écusson flétri, mais sur la vertu,—si un seil.Malgré cela, les conseiller» législatifs, |*01, persiste, disons-nous, à conserver, parmi convoques à Toronto, sans explication ni nous, une classe de paiias auxquels on ne recon-la manière cavalière dont on na;t aucun droit politique, ne les obligeons pas au moins à payer pour soutenir un gouvernement qui les proscrit.Pesons en sorte que le» aliments et les vêtements qui sont nécessaires à leur existence ne soient pas charges d'un impôt ; fusons en sorte qu ils n’aient pas à payer un sou de droit sur chaque livre de thé qu’ils consomment, sur chaque verge de coton qui sert à les couvrir.L’absence de droit doit emporter l'absence de devoir sous ce rapport.Nous entendons tous les jours de superbes déclamations en Angleterre et en Canada, sur l’esclavage des noirs dan» l'Amérique du Sud ;—sans doute que cet état de choses est déplorable.Mais au inoms on a la franchise de donner à l'esclavage le nom qui lui appartient ; tandis qu ici ou appelle liberté un état de choses où il y a deux poids et deux mesuies pour chacun, où l'on exige d'une certaine classe des devoirs en retour desquels on n’accorde aucun droit.En Canada, le nègre qui occupe la plus infime position et exerce le plus sale métier peut jouir de tous les droits de citoyen, quoiqu’il soit peut-être dégradé sous tous les rapports ; et un blanc, un homme d’éducation et de mœurs honorables peut être privé du droit d’exprimer son opinion, au moyen du vote, le compte de ceux qui dirigent la société, est en réalité l’état de chose qui règne ici, sous ce rapport.Or, malgré les efforts tentés dans un quartier ou dans l’autre, pour empêcher l’éducation de se répandre parmi le peuple.il est dans l’homme des instincts qui se passent de l’éducation pour se développer et pour arriver à l’état d’intelligence ; et celui de la dignité humaine et de la justice est tellement em-C’est ce qu’a senti l’administration ac- preint dnns le caractère de l homme qu il c*t tuelle, en se réorganisant après la débâcle impossible qu'il ne se soit pas développé propres yeux lions et de la conduite de ses mandataires ; —aussi ceux qui complotaient pour lui arracher le peu de moyens que la municipalité lui donnait pour pénétrer dans les arcanes du gouvernement, repoussaient de toutes leurs lorces un système qui aurait fait du gouver-de verre où tous les re- un tel système, un devenait un embarras.sans ! 1853: 4.910 nistère a été forcé de se faire rouse, on nous prodigue un peu moins souvent le titre de Si nous avions fait quelque chose mériter encore la dénomination L'augmentation de Cincinnati est d'à peu près 31 par cent; de Pittsburg, 30 par cent; et de St.Louis, à peu près 5 par cent.PROGRÈS DÉMOCRATIQUES.— La nouvelle constitution des îles .Sandwich a été proclamée le u décembre dernier.Par cette constitution, tous les sujets mâles, âgés de vingt ans et qui ont résidé dans les lies pendant l’annee qui précède l'élection, ont droit de vote.JOHN COLLINS, Secrétaire.rouge.pour ne pas de démolisseurs et de rouges, nous en serions vraiment désolés; mais quand on se nd compte des changements d’opinion qui se sont opérés chez nos adversaires, il est consolant de voir que, si le mot s’en va, la chose reste.N re Aux Correspondants.L.t.d.Sorti—Nous avens reçu votre correspondance trop tard pour la publication de ce jour.—Nous la tiendrons sous la main.UN ami—sous considération.Eveohe de Montreal.Nous avons publie partie d'un mandement de Monseigneur de Montréal, annonçant départ pour l’Europe, dans le but d'obtenir des secours pour l’aider à reconstruire son palais épiscopal et sa cathédrale.Nous regrettions que notre évêque eut pris cette determination, quoique ses demarche», en celte circonstance, puissent s’autoriser de l’exemple de plusieurs étrangers qui sont venus souvent d’outre-mer faire un appel à notre charité et à notre bourse.Maintenant on paraît avoir changé d’idée.Nous avons reçu un petit pamphlet dont l'auteur qui signe “ Un catholique,” propose plan qui serait peut-être plus efficace que le premier.Ce serait d’organiser une souscription de tous les catholiques du diocèse et de mettre cette souscription, par sa modicité, à la portée de tout le inonde.Chaque chel de famille ou chaque membre de la famille qui pourrait le faire, paierait une piastre par année pendant quatre ans, et on calcule que, de cette manière, et sans que personne n en souffre, on pourrait réaliser une somme de £30,000 dans cet espace de temps—suffisante, au moins, pour rétablir les affaires de l’Evêché de Montréal sur un pied respectable.De toutes les œuvres religieuses qu’on pourrait entrependre, ce le-ci est certainement la plus recomra indable.A part le degré de considération que peuvent donner à une ville un siège épiscopal et de beaux édifices, il y a l’honneur national qui se trouve particulièrement intéressé dans une entreprise de ce genre.La population catholique du district de Montréal dont les deniers ont contribué à l’érection d’cglises ou d’autres bâtisses dans les pays étrangère souffrirait avec, peine l’humiliation de voir son premier pasteur aller mendier des secours au-delà de l'Atlantique.Nous signalons à l'attention du public le plan proposé comme le moyen le plus prati-quable et en même temps le plus honorable de relever les ruines de l’Evêché de Mont- —On dit que Raphael Monti, le célèbre sculpteur Milanais, vient à l’exposition de New-York, en uni, avec sa merveilleuse statue voilée du mendiant honteux.On proclame celte statue comme l'œuvre unique où I on ait donné au marbre solide une ap-Nous avoni reçu le prospectus d un nou- parente transparence, veau journal The Sun qui doit paraître, à ._ Montréal, trois fois par semaine a compter : Les jumeaux Siamris, Chang et Eng, du premier mai prochain.Uoivcal encore visiter les principales villes Ce journal s'occupera de politique, de ides Etots-l ms et de I Europe, commerce et de littérature et sera publie j Depuis qu ils ont lait leur dernière appa-par MM.Moore, Uwler et bt evens on.I rit,on, ils se sont mariés tous deux et ont Il promet d'êt.e indépendant et progrès- maintenant onze enfant», six appartenant e.aisle.Nous l’accueillons avec la faveur que j ‘ un c*nA * 1 autrc» mérite toute nouvelle publication et nous lui MA7Zi.Nl.—Une correspondance de la souhaitons succès.^ Tribune de New-York nou» apprend que Nous aurions dû en parler plus tôt, mais Mazini, après avoir échappé aux rccher-nous tenons à réparer aujourd hui un oubli elles de la police autrichienne, est revenu involontaire.I à Londres.Présent: Son Honneur le Juge Guy.La Heine contre Casimir Racine, sous prévention d’avoir assailli un député inspecteur du revenu dans l’exécution de son devoir, est acquitté.—M.Doutre,conseil pour le prisonnier.William James Hunter, accusé d’avoir Cour de Sessions Trimestrielles» i b|essé avec intention d’infliger un mal per-Lundi, 4 avril 1853.I sonne! grave, est acquitté.—M.Mack, avocat du poursuivant.—M.Dorman, avocat du l'entreprise.Il nous reste à répondre dignement à l’appel de nos voisins, et à faire tous nos efforts pour nous assurer une place honorable parmi les nations qui y seront représentées.son Carnet de Nouvelles.i Cette Cour a été ouverte ce matin par SÜSTÏ i P“w, « prévention ,1e brcin.Les messieurs suivants furent assermentés le prisonnier, comme grands jurés, savoir : Thomas Wor-inan, président, Patrick lrwin, Etienne Bou-grette, Charles Roy, David Darby, François Hébert, John Salles, James McQuillan, junior, Joseph Jeunier, Louis I urcotte, John Cockerlane, François Beaudry.Alexandre Vasseur, James Smith, Jean-Baptiste Aubertin, Thomas Atkinson et Joseph Cat-man.Lundi, 11 avril.Présent: Son Honneur le Juge Guy.Jean Bte.Payé, sou» prévention de larcin, est trouvé coupable.Le prisonnier était engag lin à scie de M.Joel Phel gneurie de Noyau, et le 15 de mars dernier, M.Phelps se rendit à son moulin, avec une lettre qu'il venait de recevoir, contenant Michael lleany, accusé de recel, est ac- -ÿOQÛ en billets de la banque St.Alban, quitté.M.Devlin, conseil pour le prison- desquels il paya cinq piastres, à l’un de ses nier.employés en présence du prisonnier.Thomas Welsh, accusé d'assault et batte- Ayant été occupé quelque temps à rouler l ie, est trouvé coupable,-condamné à quinze j,.s billots, il quitta la place, jours île maison de correction.M.Devlin, ptU après, s'apercevant qu'il avait per- conseil pour le prisonnier.du son argent, il retourna au moulin.H fit __M.H.E.Chevalier que nos lecteurs Margaret I arngan, accusée de tenir des perquisitions mais personne n en avait connaisççnt déj4 avantageusement par ses une maison de débauche, est envoyée en pu- CH connaissance, le prisonnier, entr autres, rdalions ,ittéraire8 avec |e vient son pour manque de cautionnement.déclarant qu il n avait pas vu I argent.Quel- (,,arriver tn CPttc ville avec l'intention de Mardi, b ami.ques jours après, on sut que te pi isonmer a\ ait y fixer.Victime du coup d'état du 2 do les prisonniers de l'expédition lo-Son lion, le Juge Guy.dépensé plus d argent qu il n était suppose en cemj,re qui a porté Napoleon 111 sur le pez.—Le Xatinnsd Iutr/ligi w:er de Wa-avoir, et après des reclierc les, argen u impérial, il vient chercher sur le sol shington annonce comme une nouvelle posi- trouvé en la possession < e Jo>ep i ria», amvrjcajn l’hospitalité qu'il ne pourrait plus live une le gouvernement espagnol vient de son beau-frère, qm décima qtu’le prisonrm i ^uver au sein de sa patrie.Si i'expres- rendre à la liberté les Hongrois capturés le lui avait mis entre les mains.• « ».»« an- s:ofi dp8 sentiments de la plus sincère bien-1 dans Pile de Cuba en 1851, lors de la fatale moins, a été entièrenu nt nie p.ir lc,MC ' veillante peut adoucir les rigueurs de expédition de Lopez, et qui n'avaient pas pendant l’instruction du prou s.l'exil, il n'aura pas lieu de se repentir d'être été rompri» dans la libération générale des M.Cassidy, conseil poui le prisonnier.venu s'asseoir à nos foyers.prisonniers américains.Cette mesure de Jean-Bte.Payé et Joseph Thèriac sont le verra par l’annonce, dans une autre co-1 condamnés à cinq ans de detention au péni- lonne.ayant été adoptée par les malles an- j incendie a charleston.—La capitale tentiairc chacun.1 glaises et américaines, offre un passage ré- i de la Caroline du sud a été hier matin le gulier et prompt.L'agent de la compagnie théâtre d'un sinistre désastreux.Le, fqu Banque d’Epargnca de la Cite et à Montréal parle bien le français ci se s’est déclaré dans quelques constructions âi-du District de Montreal., trouve ainsi en état de fournir toute espèce tuées entre King et .'i; y streets, et s’est Nous publions plus bas le rapport annuel d’informations en notre langue.A Rouse’s- développé avec une telle rapidité, qu’avant de cette institution.On ferra que ses allai- Point, la compagnie a pour agent uu Cana- de pou»oh être maîtrisé, il avait consumé res sent dans un état très prospère.Nous dien, M.Mondou.Ce sont là des considéra- vingt m li-ons, des «Eux côtés de King sommes heureux de voir cette banque,établie j lions qui «Mureront à cette ligne une part ; street.La perte est évaluée à près de dans l’intérêt de l’ouvrier presqu’exclusive- du patronage public.• $230,0:0.— Idem excuses, pour agissait contre leur vote, se rendirent en assez grand uoinbre pour faire les deux sessions qui restaient au dernier parlement.Voici un cas où l’on se moque impudemment du conseil que voulaient conserver M.Lafontaine et ses admirateurs.Mais il en est d'autres ou il ne serait pas permis d’en rire et on va voir de quelle importance il peut être de rendre le conseil électif.Dans la discussion soulevée par la presse démocratique sur la nécessité de reconstituer le conseil sur le principe électif, les démocrates ont répété aux ministérielsï “ vous dites que le conseil ne peut rien faire,—alors obolis>ez-le tout-à-fait ; mais il peut faire beaucoup, et pour en avoir la preuve, sou-mettez-lui un bill pour l’abolition de la tenure seigneuriale, et vous allez voir ! ” Ceci a été dit non pas cent fois, mais tous les jours, dans les journaux, dans les assemblées publiques, dans les conversations, et qu'arrive-t-il aujourd’hui ?Tout le monde admet qu'il serait impossible, à l'heure qu’il est, de faire passer la loi de M.Drummond au conseil.Ces jeunes rouges écervelés, etc., etc., voyaient donc un peu clair.Depuis le commencement de la présente session, il a été impossible d’avoir un quorum du conseil pendant une seule semaine à, Québec ; mais laissons y arriver le bill de M.Drummond et vous allez voir courir qui de Montréal, qui de la Nouvelle-Lon-geuil, qui de partout, pour aller voter contre ce bill ; et il faudra attendre encore quatre à cinq ans avant de régler cette mesure importante.Il faudra refaire avant towt le conseil.gé dans un mon-Ips, dans la sei- —M M.P.B.Radeaux, de la maison J.L.1 l’expédition au japon.—Les bruits Beaudry et Cie., Adolphe Roy, de la maison |vs contradictoires ont dernièrement Roy et Dulort, et 11.Merrill, de la maison circulé touchant les déterminations que l'ad-11.et H.Merrill, de cette ville,étaient pas- ministration de Washington allait prendre sagers sur le steamer Artic—et sont arrivés 1 a„ hUjet de la fameuse expédition du Japon, ici jeudi dernier.; On avait même parle de sa suppression tota- —MM.Antoine Lévesque et Jean Bru- ; le, comme d'un fait à peu près certain.Il paraîtrait néanmoins, maintenant, que le cabinet de M.Fierce n'a pas l’intention d'aller jusque-là : l'effectif de l'expédition serait seulement réduit, de manière à ne plus compter que 130 bouches à feu au lieu de ‘236, et 2,100 hommes au lieu de 3,123.— Counter des Etats-Unis.I neau tils, de la maison Jean llruoeau,étaient passagers sur le dernier steamer Cunard et sont arrivés en cette ville dimanche dernier., Présent : Le grand jury rapporte les bills suivants : James Hobby, larcin, Mary Hart, larcin pour 2 indictements.“No Bill ” contre Léon Du beau, pour larcin, John Mcllchcr, larcin.James Hobby, sous accusation de larcin, est trouvé coupable.Jugement, 1 mois dans la prison commune aux travaux forcés.Patrick Fanner, accusé .d’avoir sciemment des effets volés, est acquitté.M.viz ¦n reçu Devlio, conseil pour le prisonnier# John Finnigan, .même accusation quitté.M.Harvey,conseil.Catherine Masterson, Anne Regan et Margaret llarrigan, accusées de.tenir une maison déshonnête, sont trouvées coupables.—Jugement, Masterson 3 mois, Kegan et Harrigan 1 mois dans la prison commune aux travaux forcés.Marie La rose et Esther Gauthier, môme accusation, sont trouvées coupables.sur réal.ac- Ce serait ici le lieu de faire une observation qui pourrait peut-être blesser quelques susceptibilités.On a fait jusqu’ici, sous un prétexte ou autre, des appels tellement réitérés à la chanté et à la générosité proverbiale de nos compatriotes, on a tellement abusé de leur libéralité qu’il est bien possible que dans la circonstance actuelle, on ne rencontre de fortes objections.sous un F \ I xr LE PAYS.13 Avril 1853.PARADIS ET FRERE OFFRENT respectueueineiit leur» remerctuieuU A leuie sim» de la ville et de la tampegne el au public en général pour Pemourageuient qu'il» en ont leçu el leur annoncent que le Ijl/INZL AV lui.protluuu, il# trun»|>ortervnt leur M AC» AKIN uu N\ m, RUE NOTRE-DAME, ILS prennent celte occasion de eolliciter la continuation de leur patronage et de le# informer qu'il» attendent par le# premier* arrivage» un assortiment étendu et varié de « » MAKCJI&» DK NtiW-yORK.—U avril.KLKUât.—Ouest et état mount ferme et L’enibasisdeur anglais, dit pour faire de» vente», on a accepté de» pii» Il (JattUc dé Prusu, a transmis une noie | réduits.( anadieune» stationnaire» à $5.officielle au ministre Aulricbieo, de la part Vente» d’état A $4, 561 et $4, 624 et mé-du gouvernement britannique, exposant son léu à celle de Michigan $4, 68j a $4, 75.intention de supprimer rigoureusement toute ni.ko—Ventes de blanc Ohio fin nie, li-cunspiration traînée par le» réfugiés eu An- viable dans la première semaine de mai, $1, glcterre contre le» pouvoir» du Continent.25 et de bon (îenesee sur le lieu, à $1, ‘25.La (îaxette ajouta que l’Autriche était déci- laki> -Stationnaire.Ventes 500 quart» dée a poursuivre certain» réfugié» eu An- A $15 pour le Me»» d’Ouest, $13,124 A gleterre, mai» ceci est considéré comme $13, 25 pour le prime d’Ouent.douteux.De» personne» bien informées disent qu’il régne une grande activité parmi les chefs révolutionnaire» dans la Lombardie,et qu’on peut s’attendre a un soulèvement vers la lin de mai.On dit que Kossuth et Magxint travaillent A cette lin.TOSCAN*.—Madiai et sa femme se sont embarqué» le 16 pour Marseille.TUBQU1K.—L’aapect menaçant de la Rua- v sie vis-à-vi» de la Turquie a causé la plus «Çiuiion, .euhm«nt .Cmun- v'i c\L%Zl£!*Tr,£Z: t.nople mais a Londres et a l'an,; ce qui a j 4crii lloUlrt,, m» u.,inuv de H.Fiuiault dit Laça usé une fluctuation considerable dans les ramée, à Uelle.Marie L.11.Denys# Dunn, title unique de John Duun, écr.Kii cette ville, le 11, par MeesireSt.Pierre, M.Joseph Adelaide La vigne, meublier, A Uelle.Marie Zvpliir Kli/a Dubois.Aux Trois-Itivière», le 5, M.Sévère Devant-nier».d’Vamachiehe, A Dette.Adeline Pothier, de lu banlieue de» Trou-Kiviere».A Demilly, le 4, Honoré Tourigny, écr., N.P , a Uelle.Marie-Adéline-Joséplnne tirunelle tille aînée de Félix Urunelle, écr.A St.Urégoire, le 4, M.Bruno Vigneau, A Uelle.Josephte Desfussé», de la Pointe au Sable.A Nicole!, le 4, M.Henri Dupuis, de la ville des Trois-Rivières, A Uelle.Lucie Lulbnd, de N icolet.PRIX DES MARCHES DE MONTREAL.Il prétend qu'un commerce pouvait être M.Mreet proteste qu'il u’y aucune coin-fait de l’Ouest à l’Kst el que ce canal se- lunaison ; il se propose de voter pour une rail la voie lu plus courte cl la meilleure certaine partie des amendements de M.pour le faire.sera limitée, a cause «lu manque du moyens pai mt Ice classes pauvres.AUTB1VII»:.— coaajus’s rr» las Ctaars ur» mah#uk*.Il svitl itou.i Vouug, parce qu’il les approuve, et de même M.Chabot s’oppose à la proposition de à voter contre d'autres parties des mêmes construire le canal.amendement» parce qu’il ne les approuve M.Robinson supporte la proposition, et | point, dit que lorsqu'il était commissaire de» ira-1 A sept heures et demie, M.liiucks luit vaux publie», il avait fait taire un rapport motion que le comité se lève et rapporte concernant ce canal propose pour s’assurer progrès, pour procéder ensuite à la consideration du bill de la teuure seigneuriale.Après quelqu’opposilion fondée sur la grande necessity qui existe pour la classe mercantile d'être au plus tôt informée de la nature du tarif projeté, la motion est em-poitec.M.Brown ayant d'abord donné avis de résolutions en amendement connue suit, vix : Qu'il est expédient d’admettre libres de droits le sel, la poterie, les verres et le papier, et de réduire les droits spécifiques sur la cassounade de 9s.à 4s.Sd.par cent livre».RO* SJ8C OU It s ME ANN K e.U.».s,,,on cn t;rand nombre) con" 1 ran^ne passa en comité, et I amendement >ions COmmt.inurPlattsburgh à 10.20 a.m.arrivent â 1.45, p.m.” pourOgdunsburgh à 10.20 a.m.arrivent â 1.00 r.m.et 7.00 11 avril.consenti meut au bas M.Polette fit motion que le bill pour diviser la commune de Mitekiuongé fût lu pour i la troisième fois.M.Drummond fit motion en amendement que ce bill fût renvoyé de nouveau a un comité, ce qui fut agréé.Le bill pour incorporer la compagnie du coude ldi» : ï n acte pour incorporer une compagnie en JNO.FARROW, Secrétaire.cautionnements.7 avril.28 peuvent se procurera bon marché et faci- i d
de

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