Le bulletin des agriculteurs /, 1 avril 2005, avril
AVRIL 2005 R'ZOB NOUS CULTIVONS LA MÊME PASSION ?ET DU SOYA SANS INTRANT 77?ft .05 I Nfej IjTpf; ¦ ,.r,-jS^m -, ” ¥ l Ht 3trf jWVTFrtCÜ non iny slzz [a no 31VN0I1VN anomonsia 1331 lodaa/sanoiaoiuid -dia lOZ16002:3 Û9E9S00Z 08 ® (D Ils s'appliquent de la prélevée au stade 2 feuilles du maïs.Ils éliminent les graminées et les feuilles larges en un seul passage, avant qu'elles ne nuisent.Ils offrent une sécurité exceptionnelle afin d'obtenir des rendements accrus.Faites le mélange en réservoir du nouveau Callisto avec Prim extra II Magnum et obtenez une réduction de 9 $ par acre.* * * L’UNION FAIT , LA FORCE* COMBINEZ CAUISW ET POUR UN MANMIM DE RBHHT DEMANDEZ-USfl VOTRE DÉTAHLANT.187SYNGENTA (1877 964-36821 WWW.SYN6ENTfl.Cfl CÆstO Primextra II L/ magnum L'offre de 9 $/ocre est bosée sur le toux d'utilisation en prélevée et en postlevée de 1,4 L de Primextra II Magnum et de 120 ml de CoHisto par acre.Tout outre toux d'utilisation sera calculé proportionellemeni, pour un maximum de 9 $/ocre.CALUSTO, PRIMEXTRA et MAGNUM sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta. PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE sommaire volume 88 n° 5 www.lebulletin.com RÉPRESSION DES MAUVAISES HERBES ¦ EN COUVERTURE 12 CULTIVER DU MAÏS ET DU SOYA SANS INTRANT, SI C’EST PAYANT ! Il s’agit d’une opportunité d’affaires, mais aussi d’une façon différente d’aborder la lutte aux mauvaises herbes.21 AVOIR LES MAUVAISES HERBES À L’ŒIL ! Yvan Michon marche régulièrement ses champs avant et après les traitements herbicides.25 AVEC LA DÉRIVE, LA PRÉVENTION EST DE MISE Baisse de rendement, grains déclassés ou perte de marché : la dérive d’herbicides n’a pas les mêmes conséquences pour tous.31 MAÏS ROUNDUP READY : LE BON CHOIX ?Deux spécialistes, deux points de vue différents.L’un répond oui, l’autre, ça dépend.¦ CULTURES 34 QUAND ON PARTAGE LA MACHINERIE Les CUMA se proposent comme une solution pour limiter les dépenses.¦ ÉLEVAGE 36 TROP ENDETTÉES, NOS FERMES LAITIÈRES ?42 COMBIEN, LE KILO DE FIERTÉ ?47 SEVRER PLUS VIEUX, PLUS GROS 50 SENSIBLES À LEUR ENVIRONNEMENT 55 UN POINT CRITIQUE : LE LAVAGE ET LA DÉSINFECTION ¦ FRUITS ET LÉGUMES 61 PETITE MOUCHE, GROS RAVAGE Quatre régions du Québec sont maintenant l’hôte de la cédidomyie du chou-fleur.¦ VIE RURALE 66 MÉTIER : EMPLOYEUR Qui dit entreprise d’envergure, dit main-d’œuvre.Et qui dit main-d’œuvre, dit une nouvelle réalité : la relation patron-employé.¦ CHRONIQUES 10 Agenda 8 Billet 10 Billet 80 C'est nouveau 85 Coup d'œil 83 Cuisine De bouche à oreille 86 Météo mai 69 Portrait de femme 72 Vie rurale Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R2A3.Courriel : abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs PO.Box 4541, Buffalo.NY 14240.Canada O ROGERS' LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 AVRILS 2005 Jti u 3 o J3 > LE BULLETIN DES AGRICULTEURS jfet AVRIL 2005 DES MAUVAISES HERBES Yvan Michon essaie toujours d’avoir deux sources d’information : « Pour avoir l’heure juste sur les faiblesses d’un produit, rien de tel que d’écouter le compétiteur.» d'un produit, rien de tel que d’écouter le compétiteur.Soyons réalistes, il n’y a pas de produit parfait.» Un peu de planification Le plan de cultures et d’arrosages est toujours établi à l’avance, chez Yvan Michon.Mais, selon les aléas de Dame Nature ou d’autres imprévus, le producteur peut modifier le choix des interventions à la dernière minute.« Le plan doit rester flexible.» En effet, certains produits travaillent mieux sous certaines conditions climatiques.Généralement, dans le maïs, il utilise trois ou quatre produits différents et opte pour trois stratégies de lutte.Un tiers de la superficie sera traité en pré-émergence, le deuxième en post, et le troisième avec des herbicides de contact.Mais une règle demeure : « Plus la plantule de mauvaises herbes est petite, plus elle est facile à détruire », affirme le producteur.Aux endroits où le maïs est cultivé trois années consécutives, M.Michon applique la première année un herbicide résiduel.Ensuite, il évite ce type d'herbicide.Toute la superficie en maïs est sarclée : « Le sarclage agit comme un coup de fouet pour la culture, il aère le sol en plus de détruire les mauvaises herbes qui ont échappé à l’herbicide.» » LE BULLETIN DES AGRICULTEURS De l'incorporation à la pré et OOSt leVee «Si on recule de quelques années, notre stratégie de lutte était principalement axée sur l’incorporation d’herbicides », souligne le producteur.Aujourd’hui, on a remplacé cette méthode par des applications en pré et postlevée, sauf dans le pois de conserverie.« Le nombre de jours propices au semis est limité.L’incorporation affectait notamment l’efficacité du semis.» L’introduction de produits de pré et postlevée permet aussi d’attendre un peu plus tard en saison pour effectuer la pulvérisation.« Selon les espèces présentes ou le niveau d’infestation, on peut changer de stratégie à la dernière minute.» Des outils accessibles a t( M.Michon marche régulièrement ses champs.Il effectue des visites avant de pulvériser.Il identifie les espèces de mauvaises herbes présentes, le stade de développement de la culture, des adventices et le taux d’infestation des populations.Le producteur vérifie aussi l’efficacité du traitement avec une deuxième visite quelques jours après l’arrosage.En plus, il effectue de nombreux essais « côte à côte » à la ferme.Il choisit des champs uniformes, semés avec le même hybride.« Ce n’est rien de scientifique, mais ces essais permettent de comparer les produits à la ferme et de voir leur efficacité dans mon environnement.» Enfin, le producteur se tient informé et essaie toujours d’avoir deux sources d’information.« Pour avoir l’heure juste sur les faiblesses LA LOI DAKOTA RÈGLE N° 3 : CEUX qui prétendent que vous partirez SANS VOTRE ATTIRAIL N’ONT JAMAIS CONDUIT UN DAKOTA ! LE TOUT NOUVEAU DODGE DAKOTA 2005 est le seul camion de sa catégorie* qui offre un choix de moteurs V8.Ce qui signifie que vous pouvez donc transporter tout ce que vous désirez grâce à la plus grande puissance de couple et la meilleure capacité de remorquage** de la catégorie*.Dakota domine une fois de plus avec son habitable intérieur le plus spacieux et son espace utile arrière de 1048 L (37 pi’) qui vous assurera tout l’espace nécessaire pour vous, vos passagers et votre équipement.Il est plus gros, plus robuste, plus confortable, plus polyvalent et plus raffiné que jamais.Le tout avec une attitude Dodge.juste comme vous aimez.Le nouveau Dakota a une valeur inestimable - le Dakota Club Cab"c vous est offert à partir de 24 605$'.Pour tout savoir sur le Dodge Dakota, visitez le ou téléphonez au * Basé sur l'information disponible sur la compétition au moment de l'impression.** Lorsque équipé correctement, t PDSF pour le Dodge Dakota ST Club Cab 4x2 2005; PDSF pour le Dodge Dakota Laramie Quad Cab 4x4 2005 tel qu'il est illustré est de 39315$.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Photo à titre indicatif seulement.Les offres peuvent changer sans préavis.Transport (1050$), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'administration des concessionnaires et taxes en sus.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails et les conditions. AVRIL 2005 DES MAUVAISES HERBES 24 Un réservoir, à l’avant du tracteur, contient de l’eau claire.Cette eau sert à rincer le réservoir arrière, qui sera rincé une deuxième fois avec un produit nettoyant.Même s’il essaie de bien calculer les nombres de litres de produit nécessaire en fonction de la superficie du champ, M.Michon préfère préparer moins de bouillie : « Par exemple, pour un champ d’une superficie de 25 acres, je prépare mon mélange en fonction de couvrir 24 acres et je complète au besoin avec l’eau de mon réservoir avant.De cette façon, je suis rarement pris avec un restant de produit.» Malgré tous les efforts et l’attention portée à la lutte aux mauvaises herbes, il arrive que les résultats escomptés ne soient pas au rendez-vous.MaisYvan Michon observe un grand changement : « Mon seuil de tolérance est plus grand, il a augmenté au cours des dernières années.» martine.giguere@lebulletin.rogers.com POUR PARTAGER LE RISQUE Le pois, le haricot et le maïs sucré de conserverie cultivés sur la ferme de M.Michon permettent de partager le risque.Ces productions sont sensibles aux résidus de certains herbicides, et la gamme d’herbicides disponibles pour la lutte aux mauvaises herbes est plutôt limitée.Puisque ces cultures sont peu compétitives, le producteur choisit de les établir dans des champs où la pression des mauvaises herbes est faible.Selon la date de récolte, il fait suivre ces cultures de soya, de haricot ou d'un engrais vert.Il en profite également pour épandre ses fumiers.Les prairies apportent aussi des avantages dans la lutte aux mauvaises herbes.M.Michon les implante en même temps que le blé.Ensuite, il n’applique aucun herbicide au cours des trois années de production des prairies.Le producteur cultive uniquement du soya conventionnel.En fait, il ne voit pas quels bénéfices il pourrait retirer d’un soya génétiquement modifié.De plus, il se questionne quant à l’application du glyphosate.Car, même en respectant toutes les règles de l’art lors de la pulvérisation, il a été témoin de dommages causés par la dérive de ce produit.Il craint notamment une surutilisation et, à long terme, le développement de résistance.M.Michon a réduit sa superficie de soya ensemencée cette année.La faiblesse des prix, la baisse graduelle des rendements et l’arrivée du puceron du soya, qui nécessitera probablement l’application d’insecticides, l’ont incité à modifier son plan de cultures.Application aV0C SOin Les nouvelles matières actives se font rares, c’est pourquoiYvan Michon gère avec attention les produits qu’il utilise : « J’applique les doses recommandées sur l’étiquette, en choisissant en général la dose minimale.» Il pulvérise le jour, le soir, ou juste avant une pluie, selon le produit.Il tient compte de la vitesse et de la direction du vent.« Je privilégie les périodes où la vitesse du vent est faible afin de réduire les risques de dérive aux cultures voisines.» Son pulvérisateur n’est pas récent (il a 20 ans), par contre, il est calibré au début de chaque saison et les buses, religieusement inspectées.Les surfaces à pulvériser sont vérifiées avec les plans de ferme.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS REPRESSION DES MAUVAISES H Dommages causés par la dérive de dicamba sur le soya AVEC LA DÉRIVE LA PREVENTION EST DE MISE Baisse de rendement, grains déclassés et perte de marché dans le cas de producteurs certifiés biologiques ou sans intrant : la dérive d'herbicides n'a pas les mêmes conséquences pour tous.PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome Prévenir la dérive, C eSt pOSSible ! Mais il y a plusieurs facteurs à considérer lorsque vous vous apprêtez à pulvériser un herbicide.D’abord, les conditions climatiques, notamment la vitesse du vent, jouent un rôle important dans la dérive.Environnement Canada mesure la vitesse du vent à 10 mètres au-dessus du sol.À cette hauteur, on recommande de pulvériser si la vitesse maximale du vent est de 13 km/h.On peut aussi mesurer la vitesse du vent à la hauteur de la rampe du pulvérisateur.À cette hauteur, la vitesse maximale du vent devrait être de 6,5 km/h.« À 6,5 km/h, on sent la direction du vent sur notre visage, explique Bernard Panneton, chercheur au Centre de recherche et de développement en » horticulture à Saint-Jean-sur-Richelieu.» I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 25 AVRIL 2005 Dommages causés par la dérive de dicamba sur les mauvaises herbes DES MAUVAISES HERBES Au-dessus de 6,5 km/h, on voit les feuilles bouger dans les arbres.» En bas de 3,5 km/h (à hauteur de la rampe), la prudence est de mise.Avec de faibles vents, il peut y avoir formation d’un nuage de produit très concentré qui stagne dans les airs.À un moment donné, le nuage peut carrément tomber sur la culture voisine et causer des dommages.Ce phénomène — inversion de température — arrive lorsque la température de l'air au sol est plus froide que la température en altitude.Pour cette raison, on met un bémol à la règle d’arroser tôt le matin ou après le coucher du soleil.« Dans un premier temps, précise Bernard Panneton, il faut tenir compte de l’efficacité intrinsèque du produit.Par exemple, le produit pourrait perdre de l'efficacité en entrant en contact avec la rosée.Dans un deuxième temps, lorsque le vent tombe, on peut rencontrer des situations d’inversion de température.» Pour ce qui est de l’équipement de pulvérisation, on privilégie les buses anti-dérive et on abaisse la rampe le plus près de la cible.On favorise aussi les systèmes de suspension de rampe.« Ces systèmes limitent les chocs qui sont transmis à la rampe, ils augmentent la stabilité, donc l’uniformité de l’application », précise Bernard Panneton.Il y a aussi l’utilisation des roues tandem versus des grandes roues simples.Les tandems sont efficaces là où il y a des bosses et des trous, tandis que les roues simples perdent de l’efficacité sur les bosses.Elles montent sur I obstacle et sont donc moins stables.Avec l’augmentation de la taille des entreprises, est-ce réaliste de penser faire tout le travail soi-même ?Les fenêtres d’application, (678) 924-7420 www.samedeutz-fahr.com Les nouveaux tracteurs Agrokid 30, 40 et 50 ont le profil d'un gros tracteur mais la taille du plus petit tracteur utilitaire de type compact fabriqué par Deutz-Fahr.Conçus spécialement pour les manœuvres en espaces restreints, ces tracteurs à 4 roues motrices ont un rayon de braquage de 102 po et amplement de puissance (35-47 bp) pour opérer une multitude d'accessoires pour tous types de travaux.Depuis plus de 75 ans, les tracteurs Deutz-Fahr sont synonymes de technologie révolutionnaire, de conception exceptionnelle et de fiabilité.Contactez votre concessionnaire pour plus d'information et une démonstration de ces robustes machines.26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Merci de rapporter vos contenants de pesticides vides en vue de les recycler! MAIS N’OUBLIEZ PAS : RAPPORTEZ-LES propres * contenants de pesticides jusqu'à 23 L \ KJf/UZ.2>K 1c*-K/f/ÇAçt pour la valeur z* KJKÇAqt pour la sécurité y RJf/çAqt pour l’environnement Rincez trois fois ou effectuez un rinçage sous pression des contenants de pesticides pour utiliser tout le produit chimique pour lequel vous avez payé.Videz les rinçures dans le réservoir du pulvérisateur.ni KBTtKtZ- .le livret en papier pour réduire les coûts de recyclage.KBTou/wez.les contenants propres et vides à un site de cueillette désigné.Les contenants qui ne sont pas rincés à fond et vidés contaminent les autres contenants - ce qui entraîne des coûts de recyclage beaucoup plus élevés X Crop Life representing the plant science Industry représentant de l'Industrie de la phytologle nousenprenonssoin une gestion responsable pour protéger les gens et l'environnement Faites plus que de les rapporter : Rapportez-les propres! UNE DÉMARCHE DE SENSIBILISATION Serge Giard, producteur céréalier certifié biologique à Saint-Hugues, a choisi la voie de la sensibilisation.Comme producteur certifié biologique, M.Giard respecte une bande tampon de huit mètres tel qu’exigé par son organisme certificateur.Ainsi, la récolte obtenue dans cette bande tampon est dirigée vers le marché conventionnel.Malgré ce huit mètres, la menace pèse toujours sur le reste de ses champs.En effet, les champs de M.Giard sont entourés des champs de quatre voisins qui cultivent sous régie conventionnelle.La dérive d’herbicides pourrait déclasser sa récolte pour l’année en cours : au lieu de vendre ses grains sur le marché biologique, il devrait vendre sa récolte sur le marché conventionnel.Des pertes qu'il estime à 1000 $ l’hectare.Voilà pourquoi Serge Giard a préféré entrer en contact avec ses quatre voisins et leur expliquer les conséquences financières que la dérive aurait chez lui.Cette démarche, Serge Giard la qualifie de difficile même s’il considère avoir de bonnes relations avec ses voisins.« Je leur ai tout d’abord expliqué ma situation, en quoi consiste l’agriculture biologique et les règles auxquelles je suis soumis (cahier de charge), explique-t-il.On peut suggérer des façons de faire pour éviter les problèmes.Cependant, ces producteurs sont chez eux, ils ont le droit de cultiver comme ils veulent.» c’est-à-dire les moments favorables à l’application d'herbicides, sont limitées.« Il faut alors faire appel au forfait », suggère l’agronome Pierre Lachance, du MAPAQ de Saint-Hyacinthe.Il faut évaluer la superficie que l’on peut faire soi-même et donner le reste à forfait.La dérive d’herbicides n’engendre pas toujours des pertes de rendements.La dérive de fines particules en suspension (gazeuse), par exemple avec du dicamba, va Les producteurs agricoles rapportent les contenants de pesticides en vue de les recycler depuis plus de 15 ans grâce à un programme administré par CropLife Canada, lequel connaît un franc succès.Cette initiative de recyclage fait du Canada le chef de file mondial, puisque plus de 70 % des contenants sont rapportés - soit plus de 60 millions à ce jour.Cependant, il y a matière à amélioration.Les contenants retournés ne sont pas tous nettoyés à fond, de sorte que ceux qui ne sont pas rincés et vidés contaminent tous les autres contenants.Ils reçoivent donc la désignation « Déchets recyclables dangereux » et entraînent des coûts de recyclage beaucoup plus élevés.On recommande fortement aux agriculteurs de suivre les 3 R du programme de recyclage des contenants : 1) Rincer à fond trois fois ou effectuer un rinçage sous pression des contenants (jusqua 23 L) pour éliminer les résidus de pesticides; 2) Retirer les livrets en papier, les pochettes et les bouchons; 3) Retourner les contenants propres et vides à un site de cueillette régional.Veuillez faire votre part pour améliorer la santé et la sécurité de l’environnement rural : rapportez-les propres.Pour plus de renseignements, visitez le site Web de CropLife Canada au www.croplife.ca ou communiquez avec Cam Davreux chez CropLife Canada (téléphone 416-622-9771, télécopieur 416-622-6764).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 27 AVRIL 2005 DES MAUVAISES HERBES Dommages causés par la dérive de glyphosate sur le maïs et le soya causer une forte déformation du feuillage du soya, mais pas nécessairement de perte de rendement.Une dérive de gouttelettes du même produit aura des conséquences plus graves et occasionnera des pertes.Dans certains cas, précise Pierre Lachance, on observe une progression de symptômes bien définie sur le terrain, par exemple sur trois mètres.Dans le cas d’inversion de température, le nuage pourra se dissiper et tomber ici et là causant des dommages en forme de rond dans les champs.Dans le cas de la dérive de gouttelettes de Roundup, indique l’agronome Lachance, on observe habituellement des dommages sur les premiers rangs de la culture.En Ontario, l’augmentation des superficies de soya Roundup Ready laisse entrevoir plus de cas de dérive de glyphosate sur la culture du maïs.Des chercheurs ont ainsi tenté d évaluer l’impact de la dérive de glyphosate sur le rendement en maïs.Résultat : il y aurait une forte corrélation entre la perte de rende- ment en maïs et les dommages visuels au champ.Selon les chercheurs, lorsque l’on observe des dommages de l’ordre de 27 % et plus, on obtient des baisses de rendements.De plus, la sévérité des dommages visuels observés au champ est un bon indicateur pour estimer les pertes de rendement.Si vous etes Vous pensez être victime de dérive d’herbicides ?Si la dérive engendre des pertes de rendements ou de revenus, vous pouvez réclamer une compensation monétaire au producteur responsable (c’est couvert par son assurance-responsabilité).Cependant, vous devez réagir rapidement.D’abord, vous devez aviser votre voisin par téléphone et, ensuite, par lettre enregistrée.Vous devez lui faire parvenir une mise en demeure mentionnant que vous avez subi des pertes dans le champ Z et que vous le tenez responsable.Vous devez lui mentionner que vous allez engager un expert indépendant pour visualiser et évaluer les dommages.À la suite du rapport de l’expert, vous réclamerez aux assurances du responsable un montant pour les pertes subies.Évidemment, il faut aviser votre voisin dans un délai raisonnable, car il voudra peut-être faire une contre-expertise.Selon l’agronome Lachance, on rencontre trois scénarios, dont le plus fréquent est le suivant : la victime craint de créer un malaise avec son voisin, elle préfère ne pas en parler du tout.Dans le deuxième scénario, la victime parle à son voisin.Le voisin lui répond de s’arranger avec ses assurances.Le dossier traîne et, à l’automne, l'ajusteur d’assurances ne voit plus rien au champ, meilleure chance la prochaine fois.Dans le troisième scénario, la victime informe son voisin, lui envoie une mise en demeure et engage un expert-conseil pour faire l’évaluation des dommages subis, te martine.giguere@lebulletin.rogers.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : PIERRE LACHANCE, MAPAQ SAINT-HYACINTHE www.taarup.cam kvcanada@kvernelandgroup.com KVERNELAND GROUP NORTH AMERICA INC.1200.rue Flocheleau / Drummondville Qc / Canada Tél.: (819) 477-2055 / Fax: (819) 477-9062 Redéfinit les noms faucheuses-conditionneuses ultra performantes Disponibles en largeurs de 2,8 / 3,2 / 3,6 / 4,0 / 6,2 et 9m (plus version frontale 3,2 m) et offrant l’exclusif groupeur d’andain Bx (facultatif) a courroie intégrée, pour regrouper 2 andains en un seul, sans râtelage pour une récolte plus propre.Barre de coupe «Super Float» une exclusivité TAARUP Grâce à la puissance et au rendement de la série d’andaincuses automotrices Hesston 9200 SP, vous n’avez plus qu’à relaxer et à profiter du paysage.C’est ce que vous permettent le confort, la fiabilité et la facilité d’entretien des andaineuses 9200.«2005 AGCO Corporation • 4205 River Green Parkway • Duluth GA 30096 I 800 767-3221 • Fax : (770) 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glyphosate.Ces gènes proviennent de bactéries qui se retrouvent dans la nature.Le maïs ainsi équipé supporte facilement une application de Roundup tandis que les mauvaises herbes périssent en quelques jours.Le maïs Roundup Ready gagne de la popularité chaque année au Québec.Depuis son introduction, les superficies ensemencées ont grimpé à 103 000 ha, soit 20 % des superficies totales.Le Québec se distingue de l’Ontario par l'adoption rapide de cette nouvelle technologie.Chez nos voisins, le mais Roundup Ready est cultivé sur seulement 11 % des superficies.« C’est le bon choix ! » « Oui ! C’est le bon choix », lance Bryan Bryson, représentant pour la compagnie Monsanto.M.Bryson est originaire d’une ferme de la Montérégie.Il travaille chez Monsanto depuis quatre ans.« La simplicité du système Roundup Ready est son plus gros avantage, dit-il.Le mélange contient de l’eau et lL/acre de Roundup, et c’est tout.Pas besoin d’ajouter de surfactants, de solution azotée ou tout autre type de produit.» La flexibilité du temps d’application est un autre facteur qui simplifie LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 S ROUNDUP READY Roundup RÉPRESSION DES MAUVAISES Deux spécialistes, deux points de vue différents.L'un répond oui, l'autre ça dépend.PAR YVON THÉRIEN, agronome Le maïs Roundup Ready gagne de la popularité chaque année au Québec.Les superficies ensemencées représentent plus de 20 % des superficies totales de maïs.AVRIL 2005 AVRIL 2005 DES MAUVAISES HERBES encore le système Roundup Ready.« Le maïs RR tolère bien le glyphosate jusqu’au stade 8 feuilles », explique M.Bryson.Le producteur n’a pas besoin de se soucier de la température au moment de l’application ou quelques jours après.Chaude ou froide, sèche ou humide, la température influe très peu sur l’efficacité de l’herbicide et le mais le tolère très bien.Il faut cependant s’assurer que le délai entre l’application et une pluie est d’au moins une heure.Avec le nouveau Roundup Weather-Max, le délai est de 30 minutes.Le coût du système Roundup Ready est intéressant.« Malgré le fait que la semence Roundup Ready soit plus chère, le coût total du système est inférieur ou égal à celui du maïs conventionnel.» Bryan Bryson préconise une approche différente dans la gestion du désherbage avec le maïs Roundup Ready.Il s’agit de synchroniser l’application de l’herbicide avec le stade de croissance des mauvaises herbes.En désherbage traditionnel, c’est le stade de croissance du maïs qui dicte le temps d’application; avec le maïs Roundup Ready c’est l’inverse.« Le premier passage doit être fait avant que les mauvaises herbes aient 10 cm de hauteur, ce qui se produit normalement lorsque le maïs atteint le stade de 4 feuilles », explique M.Bryson.Une deuxième application de Roundup peut être nécessaire pour contrôler les mauvaises herbes qui germent plus tard.Pour contrôler les vivaces, on recommande une approche avec deux applications, de 14 à 21 jours d’intervalle.Les producteurs qui veulent faire un seul passage tout en obtenant un contrôle résiduel peuvent mélanger le Roundup avec un herbicide tel que Marksman ou l’atrazine.« Un mélange en réservoir de Roundup avec un autre herbicide a aussi comme avantage de prévenir la résistance, conclut M.Bryson.Bien qu’il n’y ait aucun cas de résistance de mauvaises herbes au glyphosate au Canada, Monsanto préconise une approche proactive.» Bryan Bryson est représentant pour la compagnie Monsanto.Il est originaire d'une ferme de la Montérégie.Mario Ravenelle est directeur à l’Agro-centre Saint-Pie.Il conseille les producteurs en matière de désherbage depuis plus de 20 ans.« Cela dépend, il faut analyser chaque situation », dit de son côté Mario Ravenelle, directeur de l’Agro-centre Saint-Pie.M.Ravenelle travaille depuis plus de 20 ans comme conseiller auprès des producteurs.Il est lui-même producteur de maïs et de soya.« La dérive par le vent est mortelle pour les cultures avoisinantes », explique M.Ravenelle qui a été témoin de quelques chicanes de voisins à la suite d’un problème de dérive.Contrairement aux herbicides sélectifs, une dérive de Roundup peut causer des dommages importants aux cultures qui ne sont pas résistantes.En plus de la dérive, il est fréquent, chez les nouveaux utilisateurs, que l’application de Roundup soit effectuée dans le mauvais champ de maïs.« L’identification des champs est importante pour prévenir les erreurs quand on cultive des cultures RR », souligne le conseiller.M.Ravenelle conseille aux producteurs de choisir entre la technologie soya Roundup Ready ou maïs Roundup Ready mais d’éviter d’utiliser les deux.Selon lui, une utilisation abusive du glyphosate pourrait entraîner des problèmes de résistance de mauvaises herbes.En plus de la résistance, il faut considérer les changements de population des mauvaises herbes.« En quelques années, la digitaire est devenue une graminée problématique en Montérégie à cause d’une grande utilisation des herbicides du groupe deux.Avec le Roundup, ça va être quoi ?» Le maïs Roundup Ready est tolérant à l’herbicide et non résistant, explique M.Ravenelle.La dose maximum par application est limitée à IL/acre, ce qui n’est pas suffisant, selon lui, pour obtenir un bon contrôle des mauvaises herbes vivaces.Le conseiller recommande un deuxième passage pour améliorer la répression de celles-ci.Même chose pour l’abutilon et la morelle qui ont une germination échelonnée sur plusieurs semaines.« Plusieurs producteurs pensent qu'un seul arrosage suffit.Ils attendent que le maïs ait 8 feuilles pour désherber.Les résultats sont impressionnants, mais il y a perte de rendements dans la plupart des cas.» Les mauvaises herbes qui cohabitent avec le maïs durant plusieurs semaines auraient sur le rendement un impact négatif non négligeable.« La simplicité du système Roundup Ready n’égale pas nécessairement une rentabilité maximale », conclut Mario Ravenelle, 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Desjardins &Cie C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises.Ceci n’est pas une belle récolte C'est une entreprise qui prospère.Vous produisez?Nous produisons nous aussi.Chez Desjardins, nous avons tous les outils, les conseils et le savoir-faire financier pour faire progresser vos affaires.Chaque année, nous appuyons plus d'entreprises agricoles que toute autre institution financière.Et avec près de 60 centres financiers aux entreprises partout en région et des directeurs de comptes spécialisés en agriculture, vous n'avez pas à aller bien loin pour aller plus loin.Ea] Desjardins Conjuguer avoirs et êtres ltures QUAND ON PARTAGE ' — «K —y-,*- • — i ë De la herse au tracteur, en passant par la moissonneuse ou une laveuse à pression, plus de 110 équipements différents sont utilisés via une CUMA au Québec.Bl LE?BULLE'flN 6es agriculteurs Les CUMA se proposent comme une solution pour limiter les dépenses.PAR DOMINIC GRÉGOIRE, producteur de grandes cultures MONDIALISATION, COÛT DE PRODUCTION, compétitivité, rendement supérieur.Pour garder le même revenu, il faut couper dans le gras au plus vite.Qu’est-ce qui coûte cher ?La machinerie en premier lieu.Maintenant que l’on sait où il faut couper, on commence ?CUMA, ça vous dit quelque chose ?C’est simple, Coopérative d’utilisation de matériel agricole.Ce concept importé de France au début des années 1990 se propose comme une des solutions pour limiter les dépenses dans le secteur de la machinerie.Populaires en régions éloignées, les CUMA sont quand même présentes un peu partout au Québec.Il en existe 64 au Québec et une en Ontario.En tout, 1800 entreprises agricoles font partie d’une CUMA.De la herse au tracteur en passant par la moissonneuse ou une laveuse à pression, plus de 110 équipements différents sont utilisés via une CUMA.Maintenant, qui de mieux que des producteurs pour nous parler de leur expérience personnelle avec une CUMA ?Nous avons rencontré Denis et Marc Van Winden de la ferme maraîchère Production horticole Van Winden inc., de Sherrington en Montérégie.Bouée de sauvetage « Pour notre ferme, la CUMA est un peu comme une bouée de sauvetage, lance Denis Van Winden.Cela nous permet de ne pas avoir à payer une machinerie qui ne travaille pas beaucoup.C’est un bel avantage pour un petit producteur qui ne veut pas trop investir dans la machinerie.» Les Van Winden font partie d’une CUMA depuis 1997.Leur coopérative compte cinq fermes œuvrant toutes dans le secteur maraîcher.Au départ, les membres avaient tous le besoin d'améliorer le nivellement de leurs terres.Cependant, l’achat individuel d'un tracteur de 200 ch et d’une niveleuse était beaucoup trop cher.C’est alors qu’ils décidèrent de fonder une CUMA.« Au tout début, nous avions tous une crainte quant au bon fonctionnement de la CUMA, dit Marc Van Winden, alors nous avons acheté un vieux tracteur.Ce fut la pire décision de la petite histoire de la CUMA.Un peu plus tard, nous achetions un équipement beaucoup plus neuf.» Justement, l’effet de levier que donne une CUMA permet aux producteurs membres de travailler avec de l'équipement neuf.Ce qui ne serait pas le cas s’ils devaient acheter en solo l’équipement partagé.C’est un système qui semble s’appliquer beaucoup mieux aux petites fermes qu’aux plus grosses.Dans le cas d'une grosse ferme, le producteur serait trop exigeant en ce qui a trait à l’utilisation de la machinerie de la CUMA. LA MACHINERIE LES PRINCIPES DE BASE D'UNE CUMA SONT SIMPLES ¦ La CUMA est propriétaire du matériel.¦ Pour utiliser le matériel, l’agriculteur doit être membre de la CUMA.I Les membres paient la CUMA pour l’utilisation du matériel.I Le but d’une CUMA, c'est de donner aux membres un service au plus faible coût possible.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS partenaires.De là, on prend une décision.» Il est aussi possible de créer une branche à une CUMA déjà existante.C’est un sous-ensemble greffé à la CUMA mère qui ne compte qu’une partie des membres.Chez nos maraîchers, deux membres ont créé une telle branche en achetant une balayeuse à entrepôt frigorifié.C'est certain qu’il y a des contraintes à être membre d’une CUMA.« Lorsque tout le monde veut la machinerie en même temps, il faut se parler et mettre un peu d’eau dans son vin », mentionne Marc Van Winden.Économie Nous avons aussi discuté avec Camille Morneau, conseiller en aménagement et développement rural du MAPAQ du Bas-Saint-Laurent à Rimouski.M.Morneau est LA personne de référence pour tout ce qui a trait aux CUMA au Québec.Selon M.Morneau, l’utilisation de la machinerie en CUMA coûte moins cher qu'en propriété individuelle.« De plus en plus, dit-il, la CUMA est perçue comme un véritable moyen de rentabiliser le matériel agricole des entreprises, d’éviter des investisse- ments inutiles en ce domaine, en plus d’être une façon de nouer des liens.» M.Morneau voit les CUMA comme un fac-$ teur de développe-| ment économique : y « La CUMA rend pos-§ sible l’introduction de ° nouvelles technolo-| gies.Elle met à la disposition de ses membres du matériel agricole plus efficace, plus puissant, plus performant et mieux adapté au volume de travail à réaliser.» « En partageant les risques financiers, poursuit le conseiller, les sociétaires comprennent qu’auparavant ils étaient prisonniers de leurs investissements en mécanisation.En dégageant ainsi des capitaux, ils réorientent l’argent ainsi épargné vers des achats plus productifs.En abaissant le fardeau de la dette liée à la mécanisation, le transfert de l’entreprise en est d'autant facilité.» Afin de faire face à l’avenir, une CUMA peut être très utile.Mais il faut s'attarder sur un dernier point, la coopération.Il faut être mentalement prêt à partager l’équipement, c’est-à-dire attendre qu’un autre membre termine ses travaux, accepter qu’un autre travaille avec le matériel en commun et respecter le matériel utilisé, te dgnap@sympatico.ca « Lorsque tout le monde veut la machinerie en même temps, il faut se parler et faire des compromis », dit Marc Van Winden.Au fil des années, la CUMA s’est enrichie de nouvelles machines.Après la niveleuse, on a ajouté une drai-neuse, un chisel et une herse à finir.Afin de rentabiliser tout cet équipement, la CUMA réalise des travaux à forfait chez des producteurs voisins.« Le secret pour notre CUMA, c’est de trouver un bon opérateur, dit Marc Van Winden.La tâche est loin d’être facile.Il nous faut une personne disponible et qui travaille bien, car la culture maraîchère est exigeante sur la qualité du travail.De plus, on cherche à faire du forfait afin de trouver du travail à l’opérateur pendant toute la saison, mais s’il n’est pas suffisamment compétent, on ne prendra pas le risque de l’envoyer exécuter des travaux à l’extérieur.» Pour les Van Winden, l’expérience est tellement intéressante qu’ils cherchent à agrandir leur CUMA.« Nous étudions l'achat d’une machine pour nettoyer des drains, dit Denis Van Winden.On regarde aussi ce que l’on pourrait faire pour mieux entretenir nos cours d'eau.Si un des membres a une idée d’achat, il en parle à ses emem supérieure a celle des e moins performantes.Ce gérant et en investissant di entreprises laitières croit de années.Avec pour conséq marge de sécurité est parf mum, sinon inexistante, laitière, avec sa gestion de pourtant des condition sécuritaires aux éleveurs.Les professeurs Raymo Jean-Philippe Perrier d recherche TRAGET Laval « données financières de plu laitières du Centre du-Qui des Groupes-conseils agric prises laitières en meilleu cière investissent autant i g font face aux mêmes con §i démontrent une marge d< En agriculture, emprunter sur la base de la capacité de remboursemen ne peut être récupérée que par le démantèlement de l’entreprise.ipe it analyst lè 200 fe santé ue les £ raintes sécurit trepris élevage 2112 fermes lai au Québec depuis cette même pér de celles qui re Et on n'a pas p« du revenu.;.; pour s'en sor TRO s quel :e que son sens car la valeur des actifs Quelle est votre tolérance ?Lors de la journée AGRI-VISION qui s’est tenue le 15 décembre 2004 à Sainte-Rosalie, Raymond Levallois, professeur en économie agricole à l’Université Laval, présentait une conférence intitulée : Les fermes laitières du Québec sont-elles trop endettées ?« Gérer une entreprise sans avoir de dettes est impossible et probablement pas souhaitable; mais gérer une entreprise avec trop de dettes est un défi très difficile à relever, et c’est très risqué », affirment M.Levallois et son collègue Jean-Philippe Perrier.Or, selon Statistique Canada, la dette moyenne par ferme a plus que doublé (+ 107 %) entre 1997 et 2001.Ce qui est curieux, c’est que les actifs n’ont progressé que de 85 %.Or, si les produits ou revenus augmentent plus que l’endettement, la capacité de remboursement augmente, et la situation est équilibrée.Est-ce que c’est le cas ?Justement, non ! Pendant que la dette augmentait de 107 %, les produits n’augmentaient que de 59%.Face à un problème comme des difficultés financières qui semblent toucher presque 40 % des entreprises laitières du Québec, il y a quatre attitudes possibles ; la résignation, la colère, l’échec rentable, ou le positivisme pro-actif.Il est rarement « trop tard », et c’est rarement uniquement la faute des autres.La solution la moins pire individuellement à court terme n’est pas nécessairement la meilleure collectivement à long terme.La résignation et la colère peuvent mener à un cul-de-sac et à la déresponsabilisation, en niant qu’on ait quelque pouvoir que ce soit sur notre situation financière.L’échec rentable dit tout : adieu les rêves de transfert, grâce à l’inflation, on vivra du million récupéré après démantè- lement.Merci pour les générations futures, dont peut-être nos propres enfants.Marge de quoi ?Plus la marge de sécurité est grande, plus les reins de l’entreprise sont solides.« Ainsi, lorsque la marge est de 8 %, ça veut dire que l’entreprise peut rembourser ses emprunts tant que les produits ou ventes ne diminuent pas de plus de 8 %.Si la diminution dépasse 8 %, ces remboursements ne sont plus possibles, l’entreprise est en difficulté », explique M.Levallois.Pourquoi une marge de 8 % ?« Il s’agit d’une marge raisonnable et sage, poursuit le chercheur.Elle pourrait être de 10 % et plus », selon les risques financiers que prend l’entreprise (marchés de créneau, exportation, etc.).Dans leur analyse, les chercheurs ont trouvé qu’en six ans (entre 1998 et 2003), la ferme moyenne a ajouté 11 vaches (passant de 55 à 66) au troupeau, et acheté 12 kg de quota (passant de 46 à 58 kg).Ses actifs ont augmenté de 1,4 million $ (passant de 1,5 à 2,9 M$) et ses dettes ont plus que doublé pour atteindre 1,06 million de $ (vs 490 000 $ en 1998).Dès 1998, la marge de sécurité du groupe de fermes est faible, avec 6,2 %, et elle diminue jusqu’à devenir nettement trop faible à 0,4 % en 2002, pour remonter à seulement 2 % en 2003.Le moindre pépin, et on est dans le rouge ! De plus, la durée moyenne des emprunts augmente.« Si la durée des emprunts n'avait pas augmenté, les paiements dépasseraient probablement la capacité de payer des entreprises », concluent les chercheurs.Il est clair que ces chiffres sont basés sur des moyennes.En 2003, alors que 11 % des fermes démontrent une marge de sécurité suffisante (plus de 10 % ), 62 % des LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL AVRIL 2005 élevage entreprises sont fragiles avec une marge de sécurité inférieure à 5 %.Ces résultats trouvent écho dans d’autres bases de données d’entreprises laitières québécoises et canadiennes.« Ces chiffres sont vraiment inquiétants, affirme M.Levallois.Sans exagérer, nous pouvons parler d’une situation de crise.» Mais pourquoi ?Ce ne sont pas les raisons qui manquent.On entend parler de l’augmentation exagérée du prix du quota ou des terres, la grande facilité de crédit, la mise aux normes environnementales, le progrès technologique, la valorisation de l’expansion.Mais en analysant un peu plus, on peut se demander où sont passés les 203 $ de dettes à l’hectolitre (2003) ?Pourquoi faut-il autant d’argent ?En gros : ça prend plus d’argent, par vache, pour opérer une ferme laitière.Mais les revenus, eux, stagnent ou diminuent.En valeur absolue, les investissements par entreprise ont augmenté de plus de 100 % en 6 ans.Les investissements en machinerie ont augmenté de 40 %, alors que ceux en bâtiments ont triplé.Ces investissements ne réduisent pas les charges, et contribuent très peu à augmenter les produits.L’augmentation de la valeur du quota n’est qu’un élément (environ 40 % des investissements) d’explication (voir le tableau 1).En considérant le montant d’actifs par vache, on peut mieux comprendre le phénomène.La tendance est claire : il faut de plus en plus d’actifs, donc d'argent, par vache, pour opérer une ferme laitière.On est passé d’un peu plus de 26 000 $ à presque 43 600 $ par vache.C’est la première explication de la progression de l’endettement.Plus de dettes, donc plus de paie- Un départ en santé Pendant la période de transition vers la lactation, un fossé peut se creuser entre les besoins énergétiques de vos vaches et leur consommation d'énergie.Ce déséquilibre caractéristique peut entraîner l'acétonémie subclinique, un déplacement de caillette et d'autres maladies de la lactation susceptibles de nuire à la production.Il est possible de combler le fossé entre les besoins et la consommation d'énergie, pour aider votre troupeau à traverser cette délicate période de transition, avec de saines pratiques de régie.Une bonne alimentation y contribue.La capsule à libération lente Rumensin® CRC est aussi un pas dans la bonne direction pour aider à prévenir l'acétonémie subclinique chez les bovins laitiers en lactation.Comblez le fossé, améliorez la santé de vos vaches en transition et permettez-leur d'exprimer tout leur potentiel de production.Consultez votre conseiller en production laitière au sujet de Rumensin CRC.ELANCO Pour un départ en santé ELANCO®, Rumensin® CRC et les barres diagonales de couleur sont des marques déposées de Eli Lilly and Company.Utilisation sous licence par ELANCO/Division de Eli Lilly Canada Inc LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Investissements totaux pour 6 ans / vache Critère montant % Machines et bâtiments 6280$ 47% Quota 5346$ 40% Autres 1596$ 13% Investissements totaux 13 222$ 100% Critère risque conséquence sur le solde résiduel Taux d’intérêt + 1 % -10 605$ Diminution lait / vache - 2 h l/vache - 8955 $ Augmentation du % de charges + 2% - 8677 $ Solde résiduel réel 8996$ INote : ces chiffres s’appliquent à la ferme moyenne des GCA pour l’année 2003 1(66 vaches, 58 kg de quota, 2,9 MS d’actifs et 1,06 M$ de dettes) ments à faire.Mais ces entreprises génèrent-elles les revenus en conséquence des capitaux qu’elles exigent ?C’est questionnaire.Selon les analyses de groupes des GCA du Centre-du-Québec, le bénéfice net par hectolitre a diminué de 39 % en 6 ans.Ce qui s’en vient Les conséquences d’un endettement exagéré se reflètent au quotidien, tout d’abord sur le moral des propriétaires, pas toujours à l’aise avec une insécurité financière.M.Levallois parle de situation paradoxale en agriculture, où on insiste beaucoup sur la difficulté à prévoir les résultats, tributaires de la météo, des maladies, et des fluctuations des marchés (sauf pour le lait).En même temps, de plus en plus d’agriculteurs organisent leurs entreprises avec des marges de sécurité quasi nulles.Ainsi, pour ces entreprises, la moindre variation des revenus va se traduire par une situation difficile et stressante, vu l’incapacité de faire face aux paiements (voir le tableau 2).Tout ça, sans compter les réinvestissements exigés par les équipements, les bâtiments et les machines qui s’usent, brisent sans crier gare, ou doivent être remplacés.Capacité de quoi ?Une agricultrice aux 1000 projets me disait récemment : « L’agriculture, c’est savoir s’adapter.» Mais comment saisir les opportunités alors que l’endettement est déjà élevé ?Certains ne passeront pas à côté de la chance d’acheter le voisin, alors que leur capacité de remboursement ne le permet pas.Aussi, la mise aux normes a donné un prétexte à plusieurs de grossir le troupeau, rénover et agrandir les bâtiments, ou carrément construire en neuf.Les gens surendettés en viennent la plupart du temps à trouver « normal » l’accumulation des comptes, l’augmentation des marges de crédit, la pression financière.Certains en viennent même à perdre de vue leur objectif initial et consultent de moins en moins, changent de fournisseurs et d’institution financière.À ce propos, certaines institutions financières offrent du crédit selon la valeur des actifs, et non selon la capacité de remboursement.Pour un gestionnaire d’entreprise, une sonnette d’alarme devrait sonner, surtout si la valeur des actifs ne peut être récupérée que par le démantèlement de l’entreprise (terres et quota).Dettes / hl vs marge de sécurité Si tous les producteurs font face aux mêmes contraintes (prix du lait, prix des terres, prix du quota), qu’est-ce que les meilleurs (d’un point de vue financier) font de différent ?Pour le savoir, on a comparé les groupes de tête et ceux de fin des GCA du Centre-du-Québec.Chaque groupe comportait .Pour recevoir votre trousse d'information RTM KEENAN, contactez-nous : Tél.: (819) 364-7880 www.agrocontact.ca «eenan Nouveau RTM Keenaif 5 Better farming - Better food Aussi disponibles - Distributeurs de concentrés - Distributeurs de fourrages - RTM sur rail et stationnaire - Convoyeurs - Épandeur orbital KEENAN AGRO CONTACT (1992) INC.Votre Solution en alimentation LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL 2005 20 % des 200 fermes membres ayant obtenu respectivement les meilleurs et les plus faibles résultats.Les différences de performances économiques entre les deux groupes sont significatives (voir le tableau 3).Tout d’abord, les dettes par hectolitre des deux groupes restent relativement semblables tout au long de la période.Quant à la marge de sécurité, l’écart se maintient autour de 15 %, mais avec une détérioration pour les deux groupes.La marge de sécurité est donc un indicateur plus fiable, tenant compte du solde résiduel, que les dettes à l’hectolitre, pour juger si l’endettement est excessif ou non.Ensuite, les investissements sont différents.En effet, le groupe de tête a investi presque deux fois plus en quota que le groupe de fin (6500 $ vs 3400 $ / vache).Le groupe le moins performant sur le plan économique investit majoritairement dans ce qui ne rapporte pas ou peu, soit les machines et les bâtiments.« Mais attention : l’investissement en quota n’est pas le meilleur investissement, c’est le moins pire », souligne M.Levallois.Vu la valeur élevée du quota, un investissement prioritaire dans la production équivaut quand même à réduire la marge de sécurité.Un autre signe évocateur, c’est que le groupe de tête a besoin de moins d’actifs que le groupe de fin pour produire un hectolitre de lait (504 vs 553 $ d’actifs / hl).En plus de produire avec moins d’actifs, le groupe de tête utilise mieux ces mêmes actifs pour générer des revenus (6,59 vs 7,49 $ d’actifs par $ de produit).Au jour le jour Il ne suffit pas de faire de bons investissements, mais aussi de bien gérer l’entreprise au quotidien pour générer assez d'argent pour rembourser tous ces emprunts.Or, la base du gros bon sens est de transformer les intrants (fourrages, moulée, etc.) en produits (lait) de la façon la plus économique possible.CARACTÉRISTIQUES DES GROUPES DE TETE ET DE FIN DE L'ANALYSE DE GROUPE DES GCA DU CENTRE-DU-QUÉBEC (1998-2003) ___ Critère Investissements (en %) Bâtiments et machines Quota Tête 35% 49% 63% 30% tête/fin ¦ 50 % + 20 % Capitalisation Actifs / hi -10% Actifs / $ de produits ¦14% Gestion technico-économique % de charge (en 2002) 48,5 % 65,3 % -16,8% Efficacité du travail Vaches / DTP Lait $ UTP (litres) 33 269 267 23 188 990 80 267 Coût du travail Salaires + coût de vie / UTP 30112$ 22 820 $ ¦ 7292 $ Salaires + coût de vie en % des produits 15% 16% LE BULLETIN DES AGRICULTEURS On utilise le pourcentage de charges pour mesurer l’efficacité technico-économique des fermes.Il s’agit de calculer combien les charges avant intérêts, salaires et amortissements représentent par rapport aux produits, en pourcentage.(Ex.: Si les charges sont de 1000 et les produits de 10 000, le pourcentage de charges est de 10 %.) Si on observe ce pourcentage de charges pour les groupes de tête et de fin, la différence est quasi constante au cours des années, de l’ordre de 15 %.Concrètement, c’est entre autres 700 litres de moins par vache.« 15 %, c’est énorme, selon M.Levallois.Cela veut dire que, pour des ventes de 100 $, les fermes du groupe de fin ont une marge de 15 $ de moins que les fermes du groupe de tête.Sur un chiffre d'affaires de 400 000 $ (60 vaches), cela fait 60 000 $ de moins en marge pour payer les salaires, le coût de vie et les remboursements sur emprunts.» «Il y a urgence car la situation actuelle est réellement inquiétante, lance M.Levallois.Qui va acheter ces fermes en difficultés ?Comment se feront les transferts dans les années à venir ?Quelle sorte de fermes laitières préparons-nous pour l’avenir ?Il faut se recentrer sur une vision globale de l’entreprise laitière et sur les bases d’une saine gestion, tout en travaillant collectivement à réduire le prix du quota.Des limites à l’endettement, ça existe et ça se calcule.Respectons ces limites et revenons au Gros Bon Sens.» Besoin d'un coup de main ?Les GCA sont là.k emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com ON PEUT VOUS AIDER.Avec des solutions d’affaires en agriculture, nos experts vous aident à croître et à prospérer.i Mac.LA PREMIÈRE BANQUE DES ENTREPRISES AU QUÉBEC BANQUE NATIONALE ^ La vente directe rapproche l’agriculteur et le consommateur.Martine Brisson vise deux clients : le fin cuistot, connaisseur, et le pressé qui veut du prêt-à-manger.! 1 PAR EMMANUELLE ARES, agronome La vente de produits d'élevage à la ferme ne part plus de motivations agrotouristiques, mais bien d'une volonté sérieuse d'obtenir un juste prix pour un produit à valeur ajoutée.Mais ne s'improvise pas boucher qui veut.« AU PRINTEMPS 2004, nous avons enregistré notre marque de commerce Bœuf Pur Délice pour commencer notre publicité, un nom qui appartient à la Ferme L.Lapalme & Fils inc., dit fièrement Patrick Lapalme.De cette façon, nous pouvons utiliser la marque en toute sécurité et nous nous assurons qu elle ne soit pas utilisée par quelqu’un d'autre.» Patrick et sa femme Manon se partagent les tâches à leur ferme située à Upton, en Montérégie.Lui achemine les bœufs à l'abattoir et va chercher la viande découpée, | emballée, surgelée.Manon s’oc-d cupe du kiosque.« Pour avoir un | contrôle sur le transport de mes I bœufs et surtout sur les maladies, g j’ai fait l'achat d’une remorque S à animaux à l'automne 2003 », poursuit Patrick.Le Bulletin fut invité à l’inauguration du kiosque de vente à la LEKIUM DE FIERTE?42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS élevage ferme ^ Ouverture^",.y/•*>**'¦* ?¦:.;>' , Viande de BOEUF Au détail ou congelât Boeuf Pure Delice Vente au détail Boeuf sans hormones de croissance ajoutés et sans médicaments Ï2£4*àlaferm! « Entreprise cyb) Malisson ENTREE La vente à la ferme : une histoire de pancartes.Entreprise Malisson, Sainte-Julienne, Lanaudière; Bœuf Pur Délice, Upton, Montérégie; Boucherie au Pignon Vert, Saint-Liguori, Lanaudière.ferme de Patrick et Manon en novembre 2004.La motivation de ces producteurs ?Obtenir un juste prix pour leurs bouvillons élevés sans hormones ni médication.Depuis leur réorientation de producteurs laitiers à producteurs bovins, leur bœuf devenait de plus en plus populaire et ils avaient de la difficulté à répondre à la demande.« Peu de gens sont équipés pour acheter une demi-carcasse à la fois », explique Patrick.Pour répondre à cette clientèle, des investissements s’imposaient pour se conformer aux normes.Le permis que Patrick et Manon ont obtenu leur permet de garder les découpes surgelées et de vendre à la ferme.L’abattage se fait dans un abattoir accrédité par l'Agence canadienne d'inspection des aliments, et la découpe s’effectue auprès d’une boucherie détenant un permis C-l.Ce genre de permis est le plus complet qu'on puisse obtenir, permettant à son détenteur de distribuer ses produits dans différents points de vente.La ferme laitière des Lapalme aurait exigé trop d’investissements pour permettre un transfert de propriété entre son père et Patrick, qui a préféré se réorienter.L’ancienne étable laitière fut réaménagée en étable froide à ventilation naturelle.Amoureux des animaux avant tout, Patrick fournit à ses bouvillons musique et caresses à volonté.Apprendre la boucherie Martine Brisson de l’entreprise Malisson (Sainte-Julienne, Lanaudière) a suivi en février dernier un cours de quelques jours sur la découpe de viande.« C’était excellent, mais beaucoup trop court ! » L'agricultrice, comme plusieurs qui décident de diversifier leur entreprise d’élevage par la vente directe, ne peut se permettre de retourner sur les bancs d’école à temps plein.« Certaines parties de la carcasse sont peu disponibles au grand public, car destinées par défaut à l’exportation, à la viande hachée ou à des marchés ethniques ou de restauration.En boucherie artisanale, on peut se permettre de les valoriser », juge Danny Poitras, diplômé en boucherie et employé chez Martine.Le cours offert par le collectif de formation régional répond en partie seulement à un grand besoin de formation en découpe (voir l’encadré à la page 45), comblé autrement par l’embauche de bouchers professionnels à la ferme.« Il connaît les tendances, les nouvelles appellations, les innovations en découpe », apprécie Martine.Philippe Desjardins (Boucherie au Pignon Vert, Saint-Liguori, Lanaudière) a engagé d’abord un boucher retraité de 41 ans d’expérience et souhaite recruter un jeune dans les mois qui viennent.« L’échange entre les deux sera intéressant et moi, pendant ce temps, j’apprends.L’expérience, ça ne s’achète pas.Un homme âgé est passé l’autre jour et m’a demandé un rôti de croupe Chaloupe.On le lui a fait ! Il n'avait pas trouvé ce genre de rôti depuis bien longtemps.» Un choix, des choix Naisseur-finisseur en production porcine, Philippe, comme Martine avec ses Limousins et Patrick avec ses bouvillons, garantit à ses clients un élevage le plus naturel possible, sans médication et sans farines animales.Dans tous les cas, la motivation fut LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 43 AVRIL 2005 AVRIL 2005 élevage d’aller chercher une valeur ajoutée pour un produit distinct.« C’est une question de choix, explique Patrick, qui ne dénigre en rien les pratiques des parcs d’engraissement.Mais il se trouve que mes choix ont un impact sur la durée d’engraissement de mes animaux, et la qualité des carcasses est exceptionnelle et constante.Pourquoi ne pas aller chercher un juste prix par la vente directe ?» Patrick a développé un partenariat avec un éleveur vache-veau de son coin.Cette relation permet à chacun de se garantir un prix à l’abri des fluctuations des marchés de gros.L’élevage en race pure limousin de Martine Brisson et son mari est situé sur une route passante, et de plus en plus de gens arrêtaient pour acheter du « congélateur » (demi-carcasse).« La seule partie que je ne contrôlais pas était la découpe, et j’avais des Les projets bouillonnent dans la tête de Philippe Desjardins, et le service à la clientèle est une seconde nature.Parti de rien il y a 10 ans, il cultive aujourd’hui 130 hectares, a une maternité de 115 truies et engraisse 2700 porcelets par an avec Annie, sa conjointe.commehtaires pas toujours positifs par la bande, longtemps après la transaction.On travaille un an et demi pour faire un bon veau, et pour seulement deux ou trois jours de plus de travail par bête, on peut aller chercher beaucoup plus en revenu.» De plus, le contact direct avec le client permet de passer de l’information sur la conservation, la manipulation, la cuisson.De cette façon, on contrôle (presque) la qualité du produit, c’est le cas de le dire, de la ferme à l’assiette.Bon an mal an, les 52 mères de l’élevage Malisson sèvrent des veaux de plus de 600 livres qui sont ensuite engraissés jusqu’à obtenir un poids carcasse moyen de 750 livres.« Pour un élevage commercial où le gain de poids est primordial, explique Martine, le croisement est plus avantageux.Mais dans notre cas, l’uniformité de la race pure joue probablement en notre 44 Djrrr-i n n l’~'ry Représenté au Québec par www.krone-northamerica.com (450) 778-0444 agpro@qc.aira.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX D’UN OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX D’UN SPECIAL Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! voudrais parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agriculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.* mm ¦¦ m ‘Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.Nous cuINvons la même passion ! DE : (1" abonnement) Nom :_______________________ Entreprise :________________ Adresse :.Ville : Code postal Courriel : „ Prénom : _ Province : Tél.: ( À : (2e abonnement) Nom :____________________ Entreprise :_____________ Adresse : Ville : Code postal Courriel : „ Prénom :._ Province : _Tél.: ( Durée de l’abonnement : O un an 59,81 $ O deux ans 104,67 $ O trois ans 134,58 $ O envoyez-moi la facture Q chèque Q IjSlI Q No de carte : I—I—| | | | | | | | I I I I I I I I I I Date d’expiration : I I I / Signature : Date : _ Il arrive que des annonceurs souhaitent informer nos abonnés en fonction de leur principale production.Si vous ne souhaitez pas qu'un nom figure parmi ces listes d’abonnés, veuillez cocher : O 1» abonnement O 2' abonnement N'TVQ 1016624728 N°TPS R137813424.Cette offre expire le 31 décembre 2005.Offre valide au Canada seulement 2 ans 117,00$ 8,19$ (TPS) 9,39$ (TVQ) 134,58 $ 91,00$ 6,37 $ (TPS) 7,30 $ (TVQ) 104,67 $ 52,00 $ 3,64$ (TPS) 4,17$ (TVQ) 59,81 $ SPÉCIAL PARRAINAGE DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX RÉGULIER D'UN ABONNEMENT ! leBullehn des agriculteurs 1 800 665 5372 www.lebulletin.com POSTES CANADA CANADA POST Port paye Postage paid si posté au Canada if mailed in Canada Correspondance- Business Reply Mail réponse d'affaires 6103480 01 1000002179-H4R2A3-BR01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 4380 RUE GARAND, BUREAU 1 SAINT-LAURENT QC H 4 R 211 1000002179H4R2A3BR01 faveur : plus de 80 % de notre viande est classée double et triple A.» Les vêlages seront aussi progressivement étalés sur une longue période afin d'assurer un approvisionnement plus régulier en carcasses.Inabordable, un permis C-1 ?Pas quand on est patient et qu’on sait ce qu’on veut.Les permis : avantage ou contrainte ?Alors que l’entreprise Malisson opère avec un permis de préparation générale, la Boucherie au Pignon Vert possède un permis C-1.Dans le premier cas, Martine Brisson peut effectuer la découpe de ses carcasses ou celles d’autres éleveurs, mais ne peut vendre que sur place.« Je contrôle, pour mon produit, le chaînon qui me manquait : la découpe.» Elle a ainsi des ententes de découpe avec d'autres éleveurs préconisant les mêmes méthodes d’élevage dans le porc, la volaille, l’agneau, et qui lui réfèrent leurs clients à sa boucherie.« Nous sommes producteurs avant tout », lance Martine pour justifier son choix.Avec les travaux à forfait, l’entreprise de déneigement, les cultures et l’érablière (l’entreprise Malisson a obtenu le 2e prix de Maître sucrier en 2003), les occupations ne manquent pas pour cette mère de deux enfants, Mélissa et Olivier.Le permis C-1 de Philippe Desjardins lui permet de distribuer ses produits partout dans la province.Un producteur ayant un permis « garder chaud / garder froid » comme Patrick Lapalme, par exemple, doit passer par une boucherie C-1 pour obtenir ses découpes surgelées.« Je suis un perfectionniste, dit Philippe, et je voulais m’ouvrir toutes les portes : j’ai mon fumoir, mon camion réfrigéré, une cuisine pour la fabrication de prêt-à-manger.» Passionné de son élevage et convaincu de la qualité de son porc, Philippe n’hésite pas à inviter clients et amis à des dégustations sur le BBQ.Parlez-lui de la recette de carré de porc de votre grand-mère, il vous relance sur son jambon glacé au sirop d’érable et ses languettes de porc fumé grillées.« Je veux offrir aux gens ce qui leur rappelle la cuisine de leur mère, ce qu’on ne trouve plus nulle part.» te emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com APRÈS, OU AVANT Les collectifs régionaux de formation agricole offrent, selon la demande, des cours sur la découpe de viande, la transformation alimentaire générale, l’agrotourisme, la mise en marché de produits fermiers, et plus encore.Informez-vous dans votre région des disponibilités chez vous, et ailleurs ! http://www.formationagricole.com/ Si vous désirez mettre en marché un produit transformé et que vous avez besoin d'aide pour mettre au point votre recette, trouver des ingrédients, des façons de faire conformes aux cahiers des charges de l’agriculture biologique, répondre aux normes d’étiquetage etc., vous pouvez consulter le Centre d’innovation technologique agroalimentaire (Cintech), une entreprise privée sans but lucratif située à Saint-Hyacinthe, http://www.cintech-aa.qc.ca/ X LE BULLETIN DES AGRICULTEURS roduct Besoin d’aide pour balancer votre bilan alimentaire?Ajoutez Ronozyme® P.La réduction des excédents de nutriments présents dans le lisier de porc est un élément fondamental dans tout bilan alimentaire.Ceci est particulièrement important en ce qui concerne le phosphore phytique non-digestible (phosphore lié) qui se retrouve dans les aliments pour porcs (contenant des ingrédients de sources végétales ex: mais, soya) et qui est abondant dans le lisier de porc.C’est à ce stade que l’ajout de RONOZYME P à la formulation alimentaire peut vous aider.RONOZYME P libère le phosphore phytique présent dans les aliments à base de mais et de tourteau de soya, le rendant ainsi plus disponible pour les besoins d’entretien et de croissance des porcs.Ceci signifie que le phosphore total de l’aliment peut être réduit.Le résultat net: le maintain des performances des porcs tout en diminuant la quantité de phosphore excrétée.Dans un programme de gestion des lisiers basé sur le phosphore, cela peut vouloir dire qu’une surface d’épandage moindre sera nécessaire.Et ceci peut avoir un impact significatif et positif sur votre bilan alimentaire.Pour en savoir davantage sur RONOZYME P, contactez votre représentant en nutrition animale ou visitez notre site Web au www.nutraaccess.com.RÙNOZYME P La phytase qui a fait ses preuves & novozymes*® Copyright © 2005 by DSM Nutritional Products All rights reserved.DSM10-0062-F Unlimited. PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT éleva< Garder les porcelets sous la mère plus longtemps, pour leur faire atteindre un poids plus élevé au sevrage, se répercute sur toute la durée de l’engraissement.SEVRER PLUS VIEUX, PLUS GROS DEPUIS DEUX DÉCENNIES, les porcelets sont sevrés de plus en plus jeunes.Et en 1996-1997, on a instauré la pratique du sevrage précoce des porcelets, c’est-à-dire âgés entre 14 et 18 jours.Le but ?Mieux contrôler la santé des élevages et des systèmes de production.Ceci a eu aussi pour effet de diminuer les intervalles entre les mises bas, ce qui augmente le nombre de porcelets sevrés par truie par année.Mais est-ce vraiment ce qui est le plus rentable pour une entreprise ?Pas nécessairement, croient l'agronome Dan Bussières, anciennement à l’emploi de Génétiporc et nouvellement associé du Groupe Gérés, et le producteur de porcs Germain Labrecque, Un retour en arrière s'annonce en matière d'âge au sevrage.En termes économiques, les avantages de sevrer des porcelets plus vieux et plus gros pourraient surpasser ceux du sevrage précoce.PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome copropriétaire de l’entreprise porcine AGR Labrecque, située en Beauce.« Deux jours de plus en maternité peuvent permettre de sauver presque une semaine en engraissement, plaide Dan Bussières.Plus on sèvre les porcelets jeunes, plus l’impact d’une augmentation de l’âge est important.Pendant ces deux jours, les porcelets font du gain sur le lait qui ne coûte rien, en comparaison à une moulée pour jeunes porcelets souvent très chère.» Plus un porcelet est âgé au sevrage, plus il est pesant et plus les performances en pouponnière et en engraissement seront élevées.Par contr e, le poids n’est pas le seul facteur.L’âge influe aussi sur la maturité physiologique du porcelet.Le tableau à la page 48 démontre les effets de l’âge et du poids au sevrage sur les performances en pouponnière.Remarquez la différence entre les porcelets lourds âgés entre 12 et 15 jours au sevrage et ceux âgés entre 16 et 18 jours de poids légers.Même si les deux groupes ont des poids comparables au départ, plus l’âge augmente, plus l’écart entre les porcelets plus vieux et plus LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 47 AVRIL 2005 ^levage jeunes s’agrandit en termes de performances.À 42 jours, les porcelets plus vieux au sevrage pèsent presque 2 kg de plus.Autre avantage : une truie dont les porcelets sont sevrés en bas âge, principalement à 16 jours et moins, donnera moins de porcelets lors de la portée subséquente qu’une truie ayant une lactation plus longue.« On n’augmentera pas nécessairement le nombre de porcelets sevrés par année, mais à tout le moins le nombre de porcelets par portée », explique Germain Labrecque.En augmentant par exemple l’âge au sevrage de deux jours, la truie va cochonner moins souvent.« On va diminuer le nombre de portées par truie par année d’environ 0,03, avance Dan Bussières.Pour obtenir la même productivité, il faudra sevrer 0,1 à 0,15 porcelet de plus par sevrage.Ceci devrait être facilement atteignable dans la plupart des cas si on augmente significativement la durée de lactation.» À la porcherie Pour une question d’infrastructures, faire augmenter l’âge au sevrage est loin d’être évident.Avec des porcelets qui demeurent plus longtemps sous la mère, il faut prévoir un plus grand INFLUENCE DE L'ÂGE ET DU POIDS AU SEVRAGE SUR LES PERFORMANCES EN POUPONNIÈRE (42 jours en pouponnière) Attachez vos tuques « C’est le sujet de l’heure pour les deux ou trois prochaines années », estime Germain Labrecque.Un autre producteur de sa région est lui aussi en train de faire des changements en ce sens.Aux États-Unis, des articles parus dans le National Hog Farmer vante les mérites de ce changement de pratique.En Europe, pour des raisons de bien-être animal, les producteurs n’ont pas le droit de sevrer avant l’âge de 21 jours.Germain Labrecque croit que c’est la solution de l’avenir pour une autre raison : « Il est à prévoir — car nous sommes les seuls, au Québec, dans le marché nord-américain, à envoyer des porcs aussi légers à l’abattoir — que les abattoirs demanderont éventuellement des porcs plus lourds.Si on sauve une à deux semaines en engraissement, on va pouvoir les envoyer plus gros à l’abattoir.» Avec les mêmes porcheries ! te mariejoseeparent@videotron.ca Pour en savoir plus : www.nationalhogfarmer.com (February 2004, Later Weaning : The Quiet Revolution) Léger Lourd Léger Lourd Le producteur Germain Labrecque et l’agronome Dan Bussières ont évalué qu’il était économiquement avantageux de sevrer à 18-19 jours, plutôt qu’à 16 jours.nombre de cages de mise bas.Avec le moratoire qui sévit toujours, pas question, dans la plupart des régions, d'agrandir la maternité.Les autres solutions sont de réaménager la bâtisse autrement ou de diminuer l’inventaire.Source : Banff Pork Seminar, 2003 Prenons l’exemple d'une maternité de 1000 truies, disposant de 150 cages de mise bas, dont le sevrage s’effectue à 16 jours d’âge, soit 5 kg.Si le producteur désire augmenter l’âge au sevrage à 18 jours, pour espérer obtenir un poids de 5,5 kg, ses besoins en cages passeront à 165.S’il désire conserver le même nombre de places en mise bas, il devra prévoir réduire son inventaire de 85 truies.Le producteur G.Labrecque croit tellement en cette nouvelle pratique qu’il compte modifier ses façons de faire et même réduire légèrement le nombre de truies en inventaire afin d’être capable d’augmenter de deux à trois jours l’âge au sevrage de ses porcelets.Pour lui, qui engraisse une partie des porcs qu’il produit, les bénéfices sont indéniables, même s’il risque de produire un peu moins de porcelets annuellement.16à 18 19 à 21 Depuis quelques années, les producteurs ont été stimulés à sevrer les porcelets en bas âge, entre 14 et 18 jours d’âge.Cette pratique est remise en question.Âge (jours) Poids sevrage (kg) GMQ 0-28 (g/j) Poids 28 jours (kg) GMQ 0-42 jours (g/j) Poids 42 jours (kg) 12à 15 Léger Lourd LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Les tâches autrefois redoutées I PUBLIREPORTAGE / sont maintenant UN JEU D’ENFANT Sécuriser l’environnement de travail et éliminer les risques de blessures tout en améliorant l’efficacité et le rendement des employés, tel est le rêve de tout chef d’entreprise.un rêve maintenant rendu possible grâce au Bras Hercule! TEMOIGNAGES Les éleveurs s’entendent pour dire que le Bras Hercule est un outil indispensable.Chacun y ajoute aussi sa vision personnelle : nous avons remarque une nette amélioration de rendement.Avec le Bras Hercule, tout se fait rapidement, sans effort et par une seule personne.Nous avons eu recours au Bras Hercule pour d’autres travaux et nous avons été très surpris de sa polyvalence et de sa puissance.Je suis vraiment satisfaite de mon achat! » , M.Dominique De Serre Ferme PROGESMA Cheptel : 800 truies « L'investissement en vaut vraiment la peine.Grâce au Bras Hercule, un travail qui prenait environ une heure à faire et qui nous occasionnait souvent des blessures et des maux de dos, se fait maintenant en quelques minutes et sans effort! » Mme Marie-Claude Bisson Ferme Audesse inc.Cheptel : 240 truies « En utilisant le Bras Hercule comme il se doit, mon fils n ’a eu aucun problème à sortir seul une truie de 500-600 livres d ’une cage de mise-bas.Les gens qui ont développé le Bras Hercule sont près de la production porcine et ça paraît! » RO-MAIN Développement agro-technologique 1 877 776-6246 www.ro-main.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 49 Mme Fany Parent Maternité St-Edmond S.C.A.des Bois-Francs Cheptel : 625 truies « Depuis que nous utilisons le Bras Hercule, D’innovation en innovation C’est en 1997 que les frères Germain et Robert Labrecque, de la compagnie Conception Ro-Main, ont complètement révolutionné le monde de l’insémination porcine, en dévoilant le CONTACT O-MAX.Depuis, ils ne cessent d’innover en présentant aux éleveurs des produits tous plus indispensables les uns que les autres.C’est notamment en étant attentifs aux besoins des éleveurs et de leurs employés que les frères Labrecque arrivent à améliorer la qualité de leur environnement de travail.Ils nous reviennent donc en 2005 avec leur dernier-né : le Bras Hercule Jr.Le Bras Hercule Le Bras Hercule est une minigrue motorisée puissante qui permet à un seul opérateur de soulever sans effort et en toute sécurité un animal mort ou un objet lourd et de le transporter là où il le veut.Conçu d’abord pour faciliter la tâche des éleveurs porcins, le Bras Hercule peut être utilisé par tout type d’éleveur qui veut soulever ou déplacer un objet qui demande une force herculéenne! Maniable, puissant, sécuritaire et rentable Le Bras Hercule répond parfaitement aux contraintes des bâtiments par sa maniabilité (peu large, petit rayon de braquage, hauteur modulable), par sa puissance (tire les cadavres à distance, monte et descend les pentes, circule sans peine avec un seul opérateur), par la sécurité qu’il procure (limite considérablement les risques de blessures au dos) et par sa rentabilité (permet de gagner du temps et la tâche est effectuée par un seul employé).Modèle Senior Robert Labrecque, un des créateurs du Bras Hercule, en pleine action.Modèle Junior Déjà plusieurs récompenses À peine un an après sa mise en marché, le Bras Hercule a déjà récolté les honneurs en remportant le Prix Innov’Space 2004 lors de l’Exposition agricole SPACE à Rennes en France ainsi que la Mention de Haute Distinction du concours Innovation du Salon de l’agriculture de Saint-Hyacinthe en janvier 2005.De plus, le Bras Hercule a réussi brillamment son examen de passage devant la Commission Paritaire d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (le pendant français de notre CSST québécoise).AVRIL 2005 SENSIBLES m» ENVIRONNEMENT Une légende urbaine propage la croyance selon laquelle les producteurs de porcs sont irrespectueux de leur environnement.À la ferme Pouvaco, on prouve le contraire.PAR MARIE-JOSEE PARENT.AGRONOME Chez René Leblanc, France Ménard et leur fils Dominique Leblanc, le respect intégré aux pratiques agricoles.À l’arrière-plan, on remarque le site des pouponnières LES PRODUCTEURS DE PORCS France Ménard et René Leblanc de Baie-du-Febvre ont une bonne raison d’être fiers.En novembre dernier, leur fils Dominique et associé de la ferme Pouvaco recevait le prix « Pratiques agroenvironnementales » au Bal des moissons.Dans la région Centre-du-Québec, cet événement souligne le travail des femmes et des hommes qui contribuent au développement durable de l’agriculture et l’agroalimentaire.Par le fait même, les efforts déployés par ces entrepreneurs en matière d’environnement étaient reconnus.Peut-être vous demandez-vous pourquoi le prix a été remis à Dominique plutôt qu’à la ferme ?C’est qu’on ne se présente pas pour ce prix.Il est plutôt remis à l'un des participants des autres catégories.Dominique était inscrit dans la catégorie « Jeunes ».Utiliser le lisier « Nous avons commencé à nous conscientiser à l’environnement il y a une quinzaine d’années, en voulant utiliser nos fumiers pour fertiliser nos cultures en postlevée », raconte René Leblanc.En plus d’engraisser près de 28 000 porcelets en pouponnière chaque année et 12 000 porcs en engraissement, la ferme Pouvaco cultive 380 hectares : maïs, soya, haricot sec et blé pour l’alimentation humaine.Ce sont les conseillers du MAPAQ qui ont amené les Ménard-Leblanc vers une utilisation du lisier en fonction des besoins des plantes.Les résultats ont été concluants.Les producteurs ont dès lors réduit de plus de 50 % l’utilisation d’engrais minéraux.Des tests ont démontré l’efficacité du lisier.« J’ai demandé aux agronomes de tester le feuillage du maïs, en LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTp : MARIE-JOSÉE PARENT de l’environnement est avec sa fosse couverte.comparant un champ avec engrais et un autre avec lisier et presque pas d'engrais, et le résultat était assez bon », continue René Leblanc.Aujourd'hui, 75 % du lisier est appliqué en postlevée, le reste l’est après la récolte de céréales et avant l'engrais vert.Des engrais verts Lors de ses études à l’ITA, Dominique Leblanc a rapporté l’idée de semer un engrais vert après la récolte de céréales.L’idée a fait son chemin et c’est maintenant pratique courante à la ferme Pouvaco, depuis l'an 2000.Cette année-là, le printemps a été plu- vieux.Lepandage en postlevée créait de la compaction.L’engrais vert améliore la structure du sol, ce qui diminue la compaction et améliore l’égouttement au printemps.De plus, le sol n’est pas laissé à nu l’hiver, ce qui évite l’érosion.Les cultures utilisées sont le radis huileux et la moutarde.C’est aussi au printemps 2000 que les Ménard-Leblanc ont décidé de changer de système d’épandage.Le but : éviter la compaction.Tout le système est portatif.Les camions citernes déversent le lisier dans un réservoir portatif en bordure du chemin.Un système mobile de tuyaux est déployé vers les champs où le lisier s’écoule.« Nous sommes très satisfaits de ce système, note Dominique Leblanc.Le seul problème c'est qu'il manque de contracteurs qui en font.» Cette technique est utilisée pour tout le lisier épandu en postlevée.Autour de la porcherie On déploie également des efforts dans les porcheries pour diminuer le volume de lisier à épandre.Des trémies humides et des bols économiseurs d’eau ont été installés en 1995.Les Ménard-Leblanc estiment avoir » réduit le volume d’eau de 20 % en été g LE BULLETIN DES AGRICULTEURS B Les zones non cultivables ont été plantées il y a une dizaine d’années.À l'arrière de ce site de production porcine, on remarque une forêt conservée qui agit comme haie brise-odeurs.Planifiées en 2002, des haies brise-vent, ou brise-odeurs, ont été installées sur deux sites de production porcine l’année suivante. AVRIL 2005 evctge Il y a trois ans que les Ménard-Leblanc cultivent en semis direct.et de 40 % en hiver pour la pouponnière, et de 50 % pour l'engraissement.« Notre lagune et nos fosses ne fournissaient pas pour une année et maintenant elles suffisent pour plus d’une année d'entreposage », explique Dominique Leblanc.L’entreprise dispose d’une lagune et de cinq fosses, dont quatre sont couvertes : une est située sous une porcherie, deux ont un toit de ciment, et une dernière a un toit gonflé.Celle-ci a été construite, avec sa toiture, en 2001, pour remplacer une lagune.Les Ménard-Leblanc savaient l'économie en volume qu’ils obtiendraient.« Cela nous a donné trois fois moins de liquide à épandre, spécifie Dominique Leblanc.C’est là que nous pouvions rentabiliser l’investissement.» Depuis Le poids de la recherche Pour plus d'information contactez votre représentant local, ou envoyez un courriel à bio-mos@alltech.com AjHech (866) 525-0779 - www.alltech.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Bio-Mos Performance.Garantie.Grâce au Bio-Mos, qui fait l’objet de plus de 300 essais, 46 pays constatent que les animaux sont en meilleure santé et atteignent un rendement optimal.Les essais réalisés dans les universités, les instituts de recherche et sur les exploitations agricoles démontrent effectivement des avantages sur le plan de rentabilité chez toutes les espèces majeures.Sur le marché depuis plus de 12 ans, le Bio-Mos est la seule marque de produit à présenter des résultats constants et prouvés scientifiquement.Ne vous laissez pas tromper par les imitations.Les preuves sont évidentes : Bio-Mos, une promesse de satisfaction.^BIO-MOS Performance.Garantie.PHOTO : FERME POUVACO cinq ans, la charge en phosphore a également diminué avec l’ajout de phytase sur la moulée cubée.Deux pratiques de conservation des sols : sortie de drain empierrée dans un fossé engazonné.Pratiques aux champs Les Ménard-Leblanc sont non seulement soucieux de leur environnement en relation avec le lisier produit, mais aussi dans les pratiques aux champs.Depuis 15 ans, ils ont instauré le travail réduit et, depuis trois ans, le semis direct.Les champs sont cultivés en rotation.Pendant trois ans, le maïs est semé en travail réduit, autant que possible.Le but ?Contrer l'érosion en limitant le travail du sol.Cette technique apporte également l'avantage de diminuer le temps de travail.L’année suivante, le soya est semé en semis direct ou encore on sème des haricots de façon conventionnelle.Pour finir, la céréale est implantée en semis direct.Depuis deux ans, on a installé des avaloirs et des sorties de drain empierrées.Les bandes riveraines sont enga-zonnées depuis plusieurs années déjà.Les terrains non cultivables, des anciens pâturages naturels, ont été plantés avec des épinettes il y a une dizaine d’années.En 2003, on a planté des haies brise-vent autour de deux sites de production.Sur le troisième site, le vent dominant se dirige vers une forêt.Enfin, les Ménard-Leblanc sont membres d’un club en agroenvironnement, le club Yamasol, dont ils ont contribué à la fondation en 1997.Le PAEF, le bilan phosphore et le PAA sont effectués par leur conseiller Yanick Beauchemin.Producteur laitier, l’agronome Yanick Beauchemin, de la ferme Roger Beauchemin, a également remporté le prix « Pratiques agroenvironnementales » au Bal des moissons, l'année précédente.« Nous sommes producteurs de porcs et, trop souvent, nous nous faisons dire que nous sommes des pollueurs.Pourtant, c’est le contraire : nous sommes très conscients de notre environnement », insiste René Leblanc, te mariejoseeparent@videotron.ca sa precision Visitez notre site internet : www.innotag.com PRO SERIES 8000 : LE CONTROLEUR SIMPLE ET PRÉCIS Contrôleur d'application liquide et granulaire (semences, engrais, lisier, pulvérisation) Capteur de rendement (grain, légumes, fourrages) ¦¦¦¦ Système de pesage embarqué HH Système de guidage de sarcleur par caméra AUTOPILOTAGE SYSTEME DE GUIDAGE CULTIVA ATC • Guidage parallèle et courbe • Précis le jour et la nuit • Cartographie incluse • Enregistrement des données d'opération • Élimination des marqueurs à mousse • Menus français • Facile à utiliser • Écran couleurs haute résolution • Et plus.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AVRIL 2005 ÉQUIPEMENTS P POU yj T umm Agi-Pompe" 6" Avec hélice d’agitation pour homogénéiser et transférer le purin de porc.J.Houle & Fils Inc.Tél.: (819) 477-7444 / Fax: (819) 477-0486 Durabilité et performance La Super Pompe avec deux jets d’agitation est disponible pour les tracteurs de 70 à 210 HP La Super Pompe verticale agite et transfert rapidement le purin grâce à une turbine de grand diamètre.Pompe de transfert 4" pour purin de porc Commandement par courroies permettant d’ajuster la révolution de la turbine pour utiliser toute la puissance des moteurs 5-7 1/2 et 10 HP Épandeurs de grande capacité Réservoir jusqu’à 7900 gallons avec servodirection, suspension hydraulique et gros pneus pour limiter la compaction du sol.Disponibles avec rampes d’épandage à gravité.S PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT LE BULLETIN DES AGRICULTEURS s* fc x'.-u - UN POINT CRmQUE : LE LAVAGE ET LA DESINFECTION PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome POUR OBTENIR DES ANIMAUX EN SANTÉ et de bons rendements, il y a certaines règles d'or à respecter.Le lavage et la désinfection en font partie.Le Programme d’assurance salubrité à la ferme (PASAF) recommande, chez le poulet, que cette étape soit effectuée au moins une fois par année.Plusieurs intervenants parlent de l'effectuer à chaque lot, surtout depuis l’épisode de grippe aviaire en Colombie-Britannique, alors que d’autres considèrent de procéder au minimum deux fois par année.Dans la pondeuse, on parle de chaque élevage.« Le programme de lavage et de désinfection représente une étape importante de la biosécurité à la ferme, insiste Normand Lamothe, représentant technique et chef national des ventes de produits de « L’étape du lavage et de la désinfection, c’est la base dans un élevage », explique l’expert-conseil, secteur avicole, de la Montérégie pour la Coop fédérée, Yannick Hamelin.Les photos ont été prises dans un poulailler de la ferme Saint-Jude, du village du même nom, propriété du Comptoir agricole Saint-Hyacinthe.santé aviaire chez Merial.La bonne démarche du programme à la ferme est tout aussi importante que son élaboration, basée sur des concepts simples et accessibles.» Responsable des Services techniques en biosécurité chez Vetoquinol, Ghislain Nadeau insiste sur les bénéfices apportés par un bon programme de lavage et de désinfection : « Ça permet d’augmenter les performances et de diminuer les condamnations.L’oiseau utilise une partie de la moulée pour combattre les pathogènes du milieu.Mais ceux-ci sont minimisés, il utilise donc cette moulée pour du gain.» >» Avec, au Québec, les premières auditions pour le PASAF dans le poulet en 2005, l'étape du lavage et de laxlésinfection est certainement un sujet brûlant d'actualité. levage ÉTAPE PAR ÉTAPE 1 Nettoyage à sec « Une fois que les oiseaux sont partis pour l’abattoir, c’est important que le gérant ou le producteur ramasse les oiseaux morts sur le sol, explique Stéphane Lefebvre, technicien chez Vid-Ham, une entreprise spécialisée dans le lavage et la désinfection des bâtiments d’élevage de volaille.C’est important pour ne pas se Le soufflage à l’air permet d’enlever la poussière incrustée, ainsi que la moulée et autres matières organiques qui n’ont pas été supprimées lors de l’enlèvement de la litière et des oiseaux.blesser et pour éviter de marcher sur les carcasses, ce qui pourrait contaminer le plancher.» Ensuite, on sort la litière le plus rapidement possible.« Nous, on fait un époussetage à l'air après cette étape pour enlever le plus de matière organique possible », continue Stéphane Lefebvre.L’entreprise utilise un souffleur à feuilles.Ceci permet d’enlever la poussière incrustée un peu partout, comme dans les ventilateurs, les tuyaux et les chaufferettes ou éleveuses, et de bien vider les mangeoires.2 Lavage « Les experts s’entendent en général sur le fait qu’un bon lavage, avec détergent, est responsable de la diminution de près de 80 % du microbisme, précise Normand Lamothe.La désinfection contribuera pour la grande majorité du microbisme restant, souvent plus difficile à éliminer.Il est important de se rappeler que désinfection n’est pas synonyme de stérilisation, alors que le but recherché est de diminuer le microbisme de façon significative.» Le tableau à la page 58 démontre l’efficacité de chacune des étapes du lavage et de la désinfection.Plus on progresse dans les étapes, moins il reste de micro-organismes.La troisième colonne indique le pourcentage de réduction sur l’étape précédente.Plus on progresse, plus l’efficacité est grande.Les détergents ont la propriété de pénétrer la saleté, de disperser les particules, d’émulsifier, de mettre les particules en suspension et de dissoudre les sels.Les détergents alcalins enlèvent bien les protéines et les graisses, alors que les détergents acides enlèvent les dépôts minéraux.« On utilise un détergent acide quand on est en présence d’eau dure, précise Normand Lamothe.Le fer, le magnésium et le calcium se déposent et contribuent à la formation du biofilm.» Selon lui, il est approprié d’utiliser un détergent alcalin et d’alterner périodiquement avec un détergent acide si vous êtes en présence d’eau dure.Vid-Ham de son côté fait deux sortes de lavages : un « lavage d’entretien » qui n’utilise pas de détergent et un « gros lavage » qui utilise un détergent.Ghislain Nadeau recommande d'utiliser un détergent à tous les lavages, soit entre chaque lot.Les autres facteurs qui influent sur l’action du détergent comprennent la température, la pression exercée et le temps de contact.Plus on augmente le temps de contact, plus on diminue la quantité d’eau utilisée, l’énergie nécessaire et le temps de lavage.Ghislain Nadeau insiste sur la nécessité de poser des questions aux experts.Des compagnies spécialisées dans le domaine offrent de la formation et aident à l’établissement de programmes de nettoyage et de désinfection.« Une incompréhension des étapes et des produits demeure, déplore-t-il.Peu utilisent du savon (détergent), ils l’appliquent à la hose avec une machine à pression.C’est visuel et rapide, mais imprécis.Par conséquent, il y a trop d’eau.De même, ils désinfectent en sous-dosage ou en sous-volume.» Un équipement adéquat est essentiel.3 Rinçage et séchage « Les produits sélectionnés pour le lavage et la désinfection des surfaces dans vos bâtiments doivent être indiqués pour ce type d’usage, insiste Normand Lamothe.C'est important de bien rincer après le lavage afin d’enlever les souillures décollées des surfaces.» Le séchage permet au désinfectant d’agir efficacement par la suite.>» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS m i V ï VirKon ^ Le choix éclaire en matière de biosécurité Les dangers les plus insidieux sont souvent ceux que l'on ne voit pas.Face à la menace croissante des vecteurs de contamination potentiels, il faut voir clair - et loin - pour mener votre entreprise à bon port.Confiez votre élevage à Virkon, un désinfectant puissant à large spectre éprouvé, sécuritaire et efficace contre virus, bactéries et champignons qui menacent les animaux et qui pourraient même affecter les humains.s^DÉSIhJ.FEC^UNTS/ I N s E cTl C I 0 E s SBP J- iefi-dJ ^|J s O U T I E N^T EC H NIQUE 0Vétoquinol SkjjrnZ' d^ÿ&szùri* 2000, chemin Georges Lavaltrie (Québec) Canada J5T 3S5 1 800 363-1700 www.vetoquinol.ca Reconnu à travers le monde comme symbole de sécurité 'OUBLIEZ PAS LES LIGNES D'EAU ! levage 4 Évaluation du lavage L’efficacité du lavage peut être évaluée en prenant des échantillons sur les surfaces.« Très peu de producteurs le font, estime Normand Lamothe.Ce que je recommande, c’est de faire au moins une inspection visuelle, afin de voir s’il reste de la matière organique sur les surfaces.» Dernière, mais oh ! combien essentielle : l’étape Quels sont les critères de sélection du désinfec- de la désinfection ! tant ?« C’est la question qui revient le plus sou- vent », dit Normand Lamothe.Selon lui, le premier aspect à considérer est la sécurité de l’utilisateur.Le deuxième est l’efficacité du produit.On parle ici de spectre d’activité du désinfectant.Un désinfectant à large spectre agira contre toute une gamme de micro-organismes, comme des bactéries, des levures, des virus et des spores.Est-ce que ça veut dire que nous n’avons pas besoin de faire de rotations dans les désinfectants ?Normand Lamothe dit que les approches sont partagées.Alors que les produits 5 Désinfection RÉDUCTION DE COLONIES DE MICRO-ORGANISMES ÉTAT DE L’ENVIRONNEMENT UFC/PO* % DE RÉDUCTION SUR L’ÉTAPE PRÉCÉDENTE Sale 3 000 000 Nettoyé à l’air soufflé 2900 000 3,4 Avec pression négative 2 000 000 31 Lavé à l’eau seulement 500 000 75 Lavé avec un détergent 100 000 80 Désinfecté 99 UFC : unités de formation de colonies Source : North Carolina State University Un film biologique se forme également à l’intérieur des conduits d’eau.Certains recommandent d’utiliser de l’acide citrique pour l’enlever.Ghislain Nadeau soulève toutefois une limite à ce produit : « Le problème, c’est qu’il n’y a pas de détergent là-dedans.» Il ne recommande pas non plus le chlore : « Les producteurs ont une fausse croyance sur l’action du chlore.Il va maintenir la qualité de l’eau sur une courte période, mais il ne désinfectera pas.» à large spectre ne semblent pas justifier de rotation, plusieurs producteurs optent pour cette pratique.Les gens de chez Vid-Ham n’en voient pas la nécessité.Le troisième aspect est l’intégrité des surfaces à traiter.Il est important d’utiliser des produits, détergent et désinfectant, qui n’auront pas d’effet corrosif sur les différents types de revêtement de vos bâtiments.De plus, la versatilité du désinfectant compte.Il peut être appliqué sur les surfaces par deux méthodes : par pulvérisation et en mousse.« L’avantage de la mousse, c’est qu’elle paraît visuellement, précise Normand Lamothe.Donc, on est sûr de voir où on l’a appliquée.De plus, elle reste sur la surface plus longtemps.» Une fois que l’on a satisfait les critères de sélection précédents, le rapport coût/bénéfice est le dernier élément à considérer, mais non le moindre.Si un contenant de produit est vendu moins cher le litre, ça ne veut pas forcément dire qu’il est moins cher à l’application.Après tout, c’est le coût total de désinfection d'un bâtiment ou d’un parquet qu'il faut considérer.« Un élément très important : il ne faut jamais mélanger les produits désinfectants », insiste Stéphane Lefebvre.La raison est fort simple : des produits chimiques qui sont mélangés ensemble réagissent.Le produit formé peut causer des pertes importantes d'oiseaux, en plus d’être dangereux pour les humains.À la fin, une application de désinfectant par brumisation est possible selon l’objectif souhaité.Il faut bien laisser sécher avant l’entrée des poussins.Le mot de la fin Pour un bon lavage-désinfection, on peut parler des 3 P : produit, programme et personnel.Il faut un bon « produit », utilisé dans le cadre d’un « programme » bien pensé par un « personnel » qualifié.« Tout est bâti autour de ce principe », résume Normand Lamothe.k mariejoseeparent@videotron.ca LE BULLETIN DES AGRICULTEURS « Us) d£wds)fd dû/):; JUiJtlSbfitfa V < HARDI > m Système SMART , .J'W.i.Wimm- M' —- —-¦ f — ' " * ¦"* ' pour tojutes les entreprises agricoles • Capacités du réservoir de 575 et 1100 gallons • Rampes EagleMC (HY et HZ) de 45 pi à 100 pi à repli hydraulique avant — garantie 2 ans • Choix de pompes à diaphragme auto-amorçantes HARDI avec débit allant jusqu’à 85 gpm à 200 psi, ou de pompes centrifuges ACE à entraînement par pdf ou hydraulique avec débit allant jusqu'à 88 gpm à 100 psi • Suspension brevetée HARDI" de rampe à trapèze avec ressorts en spirale, amortisseur de chocs et stabilisation automatique • Système de suspension disponible sur essieux • Système HARDI” de levage de rampe ParaliftMC (ajustement de la hauteur de 20 po à 70 po) • Réservoir de rinçage de 80 ou 130 gallons en polyéthylène combiné à la plate-forme de travail • Réservoir de marqueur à mousse de 20 ou 40 gallons incorporé au châssis • Valves de sections d'arrosage montées sur la section centrale de la rampe avec compensateur de pression intégré • Porte-jets triples, ajustables en hauteur avec buses HARDI en « Syntal »; un matériaux plus durable que l’acier inoxydable • Système de contrôle de liquide « Smart Valve » HARDI (seulement trois valves actionnent toutes les fonctions de fluide) • Systèmes d'essieu à réglage infini de 60 po à 120 po • Choix de pneus à haut dégagement de 11,2 x 38 po, 12,4 x 42 po ou 320/90 x 46 po .et bien plus ! 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c’est un insecte qui vole sur de courtes distances seulement.Ainsi, il est préférable d’éviter les champs à l’abri du vent car on note une augmentation des dommages.On recommande aussi de respecter une rotation minimale de deux ans sans crucifères, et idéalement de quatre à cinq ans pour éviter la hernie des crucifères.Au champ, en cas d’infestation, on recommande l’utilisation d’insecticide.En Ontario, on suggère des traitements préventifs dans les serres (transplants) ou dès la mise en terre des plants au champ.On détruit les plantes hôtes de la cécidomyie, notamment toutes les mauvaises herbes de la famille des crucifères.À la récolte, les résidus doivent être déchiquetés et enfouis par un labour profond.Il importe de bien nettoyer toutes machineries et équipements afin d’éviter la propagation de ce ravageur.Au Québec, les insecticides homologués sont présentement en pourparlers pour ce ravageur.On recommande donc d’utiliser des transplants sains.Pour les producteurs sous régie biologique, on recommande de recouvrir de bâches les jeunes plants dans les champs où nulle infestation n’a été répertoriée.Mieux vaut prévenir ! Dans les quatre zones où l’on retrouve la cécidomyie du chou-fleur au Québec, les producteurs agricoles vont devoir respecter des règles bien strictes.En fait, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a émis deux directives à l’intention des producteurs afin d’éviter l’introduction et la propagation de ce ravageur.La première directive, D-02-06, énonce les exigences qui régissent l'importation et le transport en territoire canadien de plants à repiquer d’espèces hôtes et de terre pouvant contenir des cécidomyies du chou-fleur à tout stade de leur développement.(www.inspection.gc.ca/ francais/plaveg/protect/dir/d-02-06f.shtml) On retrouve sur le brocoli des dommages allant des feuilles chiffonnées, des cicatrices brunes causées par l’alimentation des larves, des têtes multiples et des pétioles renflés et déformés.Dans le cas du chou-fleur, la tête est perdue.Rallye Horticole est une marque de commerce de Bayer.2175 048F 0205 (¦‘|") Bayer CropScience (((jjf Dow AgroSciences FABULEUX POINTS.DE FABULEUSES RÉCOMPENSES.DE FABULEUSES RÉCOLTES.Rallye Horticole est le premier et le meilleur programme de récompenses pour les producteurs canadiens de fruits et de légumes.C'est facile : • Achetez les produits Rallye horticoles éligibles et recevez de fabuleux points • Échangez vos points contre de fantastiques récompenses de votre choix • Ou épargnez pour la grande récompense - un voyage de groupe d'une semaine avec d'autres producteurs horticoles du Canada sous le soleil de la Californie, en février 2006 Pour une liste des produits éligibles, téléphonez au 1-877-661-6665 ou visitez le www.hot-potatoes.ca dès aujourd'hui.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : FAVIO CORLAY.UNIVERSITÉ MCGILL — La protection Flint™ —» jjj^jour protéger vos pommes contre la tavelure, le blanc et plusieurs autres infections, y’a rien comme Flint.L’unique protection intégrée de Flint protège la culture contre les pires infections — même quand il pleut — vous pouvez donc récolter des pommes de meilleure qualité et d’une meilleure valeur commerciale.C’est plus profitable.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1 888-283-6847 • www.bayercropscience.ca FLINT Bayer CropScience Toujours lire et se conformer aux directives de l'étiquette.Flint"0 est une marque de commerce déposée de Bayer.2061-034F-0105 AVRIL 2005 PULVERISATEUR La pulvérisation, une passion qui se partage Réservoir de 500 à 1300 gallons US Rampes de 60 à 90’ Essieu simple ou tandem Essieu hydraulique ajustable de 60 à 120” VASTE CHOIX DE PIÈCES EN INVENTAIRE Des pulvérisateurs de qualité en plus d’un excellent service après ventes N’attendez plus, contactez-nous maintenant ! 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Équipement GM0 Victoriaville Mont-Laurier St-Célestin, Mauricie, S.C.A.des Bois-Francs Entreprise R.Raymond Drummondville, Yamaska Wotton Nicolet Agritex Garage F.Comptais New Holland Nicolet Yamaska Pulvérisateur MS Drummondville Québec 1.800.767.2050 • www.msspray.com 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS fruits et légumes LE CYCLE BIOLOGIQUE DE LA CÉCIDOMYIE & La cécidomyie du chou-fleur inquiète les producteurs de l’Ouest canadien car ce ravageur pourrait causer des dommages important au canola.Des travaux sur des lignées de canola résistantes à la cécidomyie du chou-fleur sont en cours.LA CÉCIDOMYIE hiverne sous forme de pupe.Au printemps, les premiers adultes (une petite mouche) font leur apparition entre la mi-mai et la mi-juin.Une fois accouplé, l’insecte pond ses œufs sur les points de croissance des plants de crucifères.Les larves se développent et sécrètent une substance qui liquéfie les tissus de la plante.À maturité, les larves, de couleur jaunâtre, tombent au sol et forment un cocon à une profondeur de 5 centimètres.L’adulte émerge dans les 10 à 12 jours suivants.Il y aurait entre quatre et cinq générations de cécidomyie par saison selon les conditions météorologiques.L’insecte compléterait son cycle en 26 jours à une température de 21 °C.Les dommages causés aux crucifères augmentent avec le temps au cours de la saison.Toutes les cultures de crucifères sont susceptibles d’être attaquées par la cécidomyie du chou-fleur.La deuxième directive, D-03-01, énonce les étapes concernant l’exportation et le transport dans le cadre d’échanges commerciaux en territoire canadien des plantes hôtes de la cécidomyie du chou-fleur, (www.ins pection.gc.ca/francais/plaveg/ protect/dir/d-03-01f.shtml) te martine.giguere@lebulletin.rogers.com Pulvérisateurs économiques et performants PHOTO : MARTIN LAPRISE érable L’utilisation de la lanoline après le désentaillage permet de freiner le développement du bois coloré improductif.DÉFI DE TAILLE OU D’ENTAILLE ?L'entaillage répété est responsable de la diminution du rendement des érablières.Or, l'utilisation de lanoline limiterait les dommages.PAR ANNIE PELLETIER À CHAQUE ANNÉE, on produit des milliers de tonnes de sirop derable au Québec.Et à chaque année, l'entaille faite à l’érable à sucre entraîne une blessure.L’entaillage répété cause la prolifération de bois coloré improductif, principal responsable de la diminution du rendement des érablières.Josée Grondin a effectué des recherches à l’Université Laval afin de trouver un moyen de stimuler le mécanisme de défense de l’érable à sucre pour limiter la production de bois coloré.Les réactions de défense de l’érable entraînent la formation de murs de compartimentage qui limitent le développement du bois coloré.Dans son étude, la chercheure a testé les effets de plusieurs phytohormones, c’est-à-dire des régulateurs de croissance pouvant induire les mécanismes du compartimentage.Pour cela, on a incorporé les Annie Pelletier est étudiante en économie et gestion agroalimentaires à l'Université Laval.La publication de ce texte a été rendue possible grâce au CRSNG, au Bulletin des agriculteurs et à la Faculté des sciences de l’agriculnire et de l'alimentation de l'Université Laval.phytohormones à de la lanoline.Puis, on a injecté le tout dans les blessures lors du désentaillage.Cependant, aucune phytohormone n'a affecté le volume de bois coloré généré.À la surprise de la chercheure, c’est la lanoline qui a eu un effet.La substance aurait freiné à six mois la période de développement du bois coloré alors qu’elle est normalement de deux saisons de croissance.En moyenne, une blessure d’entaillage peut prendre jusqu’à trois ans pour se refermer et ainsi mettre fin à la prolifération de bois coloré.L’analyse a établi de façon plus spécifique que l’utilisation de la lanoline après le désentaillage permet de diminuer la production de bois coloré entre 6 et 18 mois.En bout de ligne, c’est donc moins de bois coloré qui est produit.L’effet protecteur de cette substance s’expliquerait par sa nature épaisse et visqueuse qui bloque l’entrée d'air dans l’arbre.La grosseur de l’entaille Au cours de ses observations, la chercheure a remarqué que les petites entailles laissent moins de bois improductif que les entailles plus grandes.Jusqu’à 50 % de moins de bois coloré est produit sans réduire substantiellement la production de l’érable.«Àlong terme, le rendement de l’arbre s’en trouve amélioré », ajoute la chercheure.Les résultats obtenus par les chercheurs du Centre Acer confirment que le volume de bois coloré est proportionnel au diamètre et à la profondeur de l’entaille.Une petite augmentation du chalumeau pour essayer d’augmenter la quantité d’eau d’érable peut se traduire par une diminution majeure du rendement de l’arbre à long terme.Une bonne gestion À la lumière de ces résultats, plusieurs techniques simples existent pour améliorer le rendement d’un érable dans une saison donnée.Des entailles plus petites, légèrement inclinées vers l’extérieur, un bon niveau de vide durant la coulée et un bon design du système de ramassage du sirop en sont quelques illustrations, k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 65 AVRIL 2005 AVRIL 2005 ie rurale Qui dit entreprise d'envergure, dit main-d'œuvre.L'expansion des fermes amène, pour certains, un nouveau métier : employeur.Et une nouvelle réalité : la relation patron- employé.PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome MÉI1ER: EMPLOY « LA GESTION DES EMPLOYÉS, c’est ce qui est le plus compliqué dans les entreprises agricoles d’aujourd’hui.Les fermes sont de plus en plus grosses et ça nous prend des employés pour les faire fonctionner.» Ces propos sont ceux de Guylaine Boisvert, copropriétaire, avec son conjoint Martin Benoit des Entreprises G.M.Benoit, de Sainte-Brigitte-des-Saults, région Centre-du-Québec.Ces producteurs sont pourtant privilégiés en termes de main-d’œuvre.Ils peuvent compter, entre autres, sur un employé exceptionnel qui vient de remporter, l’automne dernier, le titre de « Travailleur agricole » de l’année au Bal des moissons, un prix régional.Patrick Lachapelle travaille à temps plein depuis 17 ans pour l’exploitation spécialisée en production laitière, en grandes cultures et, depuis l’an dernier, en production de poulets à griller.« On a une bonne complicité ! » C’est ainsi que Steeve Goulet décrit la relation entre les patrons et les employés de la ferme Algérie, de Saint-Henri, au sud de Québec.On le voit au centre, entouré de son patron Réal Biais, à gauche, et son collègue de travail, Martin Demers, à droite.L’automne dernier, Patrick Lachapelle a gagné le titre de « Travailleur agricole » de l’année pour la région Centre-du-Québec.66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS « L’avantage de travailler dans une grosse ferme, c’est que je suis presque certain de ne pas manquer de travail l’hiver », précise Martin Demers.Patrick Lachapelle a commencé à travailler pour la ferme à l’âge de 17 ans.À l’époque, la ferme ne comptait que 35 vaches.Martin Benoit venait de s’établir deux ans plus tôt et travaillait à temps plein comme représentant en semences.Originaire d’une entreprise agricole, Patrick Lachapelle a tout de suite su faire preuve d’autonomie dans son travail.En 1997, Martin Benoit décide de revenir à temps plein sur la ferme qui avait pris de l’expansion en cultures, mais qui comptait toujours 35 vaches.Il dit alors à Patrick : « Si tu prévois rester 10 autres années, je vais démolir l’ancienne étable et je vais en construire une nouvelle.» Ce qui fut fait.L’an dernier, un premier poulailler était construit.Aujourd’hui, Les Entreprises G.M.Benoit comptent 120 vaches en lactation, 590 hectares en cultures, plus 35 hectares cultivés en collaboration avec une autre entreprise et 20 000 poulets en inventaire.L’exploitation emploie maintenant quatre personnes à temps plein, un saisonnier pour les champs et deux étudiants à temps partiel.Le rôle de M.Lachapelle s’est modifié avec les années.11 a plus celui de chef d’équipe aujourd’hui.Un fait est indéniable pour son patron : la ferme n’aurait certainement pas cette envergure sans la présence de cet employé.Encore plus ! Puisque ce dernier a pris part à la progression de l’entreprise depuis 17 ans, c’est un peu comme si c’était sa propre ferme.M.Lachapelle demeure modeste dans tout cela.Depuis deux ans, Martin LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 67 AVRIL 2005 AVRIL 2005 rurale SSS jét Benoit voulait le présenter au concours, mais lui ne voulait pas.Aujourd’hui, Patrick Lachapelle en est quand même fier : « C’est sûr que j’étais bien content.» Le secret du succès Avoir des employés à sa charge n’est pas de tout repos.Il y a des avantages et des inconvénients au métier d’employeur.Les employés permettent bien sûr à une entreprise de progresser.Ils procurent aussi de meilleurs horaires avec des vacances et des fins de semaine de congé.Et puis, l’employeur peut déléguer certaines responsabilités pour se consacrer à d’autres défis.« Ce que j’aime ici, c’est que Martin suit la technologie, dit Patrick Lachapelle.Il évolue tout le temps.» Mais le travail n’est pas toujours fait comme l’employeur le voudrait.Un bon employeur doit reconnaître les forces et les faiblesses de son employé.« S’il aime les animaux, il ne faut pas lui faire conduire le tracteur à longueur de journée », explique Martin Benoit.Il faut aussi encourager les employés et leur faire sentir qu’on apprécie leur travail.Ceci est confirmé par Patrick « Pour un bon employé, ça prend un bon boss.Tu donnes et tu reçois.Si tu ne reçois pas, ça ne marche pas », dit Patrick Lachapelle qui classe son patron du côté des bons employeurs.On le voit, à droite, juste à côté de son patron, Martin Benoit, copropriétaire des Entreprises G.M.Benoit.UN POINT SENSIBLE : LE SALAIRE Bien sûr, les employés veulent être considérés, encouragés, écoutés.Mais ils ont aussi des rêves comme ceux d’avoir une maison et une famille.Pour cela et pour subvenir aux besoins de tous les jours, le salaire est important.Mais ce point est très sensible puisque d’un côté, les candidats ne se bousculent pas aux portes pour travailler en agriculture et que, de l’autre, les fermes agricoles ne roulent pas sur l’or actuellement.À la ferme laitière Algério de Saint-Henri, sur la rive-sud .de Québec, on vit cette réalité.L’entreprise est pourtant bien cotée au point de vue relation patron-employé.À deux "TT reprises dans le passé, les propriétaires ont été approchés .1 pour parler de leur expérience devant les caméras de télévision.En discutant avec le responsable des employés, Béai Biais, copropriétaire avec son frère Mario, et quelques employés, on se rend compte que les employés sont heureux dans leur emploi.Mais voilà ! L’été dernier, l’entreprise, qui comptait trois employés à temps plein et deux à temps partiel, avait besoin de deux employés de plus.Il aura fallu six mois à Béai Biais avant d’engager les deux nouveaux employés.Pour éviter de les perdre trop vite, l'entreprise leur a octroyé une augmentation d’un dollar l’heure après quelques mois.L’information a vite circulé au sein des employés qui étaient là depuis quelques années.Les demandes d’augmentation ont suivi.Béai et Mario Biais ont engagé leur premier employé il y a 10 ans.« Au début, on faisait le plus de choses nous-mêmes, mais ça venait vite essoufflant, raconte Béai Biais.On voulait grossir, même plus que maintenant.La difficulté de trouver de la main-d'œuvre a freiné l’expansion de l’entreprise.Les salaires ont aussi beaucoup augmenté.On a été obligés de suivre les salaires de l’industrie.Dans les usines de la région, 11 y a beaucoup d’offres et les salaires sont loin du salaire minimum.» La ferme Algério compte aujourd’hui 250 vaches en lactation.Pour être plus équitable, Béai Biais paye ses employés à l’heure.Même chose pour les Entreprises G.M.Benoit.Trouver le juste équilibre n'est pas évident, mais rappelez-vous ceci : vos employés ont choisi l’agriculture plutôt que le travail en usine parce que c’est ce genre de travail qui les stimule.Valorisez-les et discutez avec eux, sur eux-mêmes, leur travail, et abordez le sujet de vos propres aspirations.Voilà sans doute la meilleure façon d’en faire des partenaires de votre succès.Lachapelle : « Les employés ici se sentent estimés.» Il faut aussi leur donner des responsabilités.« Il faut avoir confiance et leur faire confiance, dit Martin Benoit.Quand je les rencontre, c’est le critère numéro un.» Ensuite, il faut du temps à l’employé avant qu’il ait de l’expérience.Il faut être patient, mais cette patience sera récompensée.« Si Patrick partait aujourd'hui, je ne sais pas ce que je ferais, explique Martin Benoit.Ce n’est pas tant l’ouvrage qu’il fait comme les responsabilités qu’il prend.» De la même façon, une bonne relation prend du temps à se bâtir.« Ça prend des années avant de pouvoir faire confiance à quelqu'un », précise Martin Benoit.Aujourd'hui, entre lui et Patrick Lachapelle, la relation ressemble quasiment plus à de l’amitié qu’à une relation patron-employé.k mariejoseeparent@videotron.ca 68 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ELLE N'A PAS FROID Hadjé Mahamat AUX YEUX cette est maintenant jeune Tchadienne aussi à l'aise .dans les installée ici, par choix, coMjnes de la par goût de connaître Beauce qu'elle notre agriculture, le serait dans la Dans la Beauce, on la campagne connaît maintenant et plus personne ne se surprend de la voir arriver sur une ferme pour donner un coup de pouce aux exploitants et leur prodiguer ses conseils.Mais justement, comment cette étrangère peut-elle conseiller des agriculteurs québécois ?La question lui a été posée quelques fois lorsque Hadjé Mahamat a commencé son travail au Club-conseil Beauce Agri-Nature.« Tu n’es pas comme nous », lui a même lancé un agriculteur.La réponse n’a pas tardé et a été vive : « Je parle la même langue que vous et ma couleur DEVENUE Plus personne ne se surprend maintenant de voir arriver à la ferme la conseillère Hadjé Mahamat.ou mon accent n’ont rien à voir avec ma compétence.» Il faut dire que certains agriculteurs, depuis toujours, ont agi de façon cavalière avec les spécialistes féminines qui se présentaient sur leur ferme.La couleur de la peau n’a probablement pas grand-chose à y voir.Quoi qu'il en soit, une fois la confiance installée, les choses se sont placées et Hadjé Mahamat est maintenant aussi à l’aise dans les collines de la Beauce qu’elle le serait dans la campagne tchadienne.Elle en a fait du chemin depuis N’Djamena où elle est née.Rien ne la destinait particulièrement à l’agronomie, si ce n’est l’exemple de son arrière-grand-père.Celui quelle appelle Pépé D, après avoir été maire de la capitale du pays, est devenu agriculteur.Pépé D a fait de l’élevage de bœufs, de moutons et de volailles.Il a produit des céréales, du mil, du millet et du sorgho, de même que des légumes et des fruits, entre autres des mangues, « beaucoup de mangues » se rappelle Hadjé.Petite fille, elle rêvait d’être productrice avicole.Dès l’âge de 15 ans, Hadjé Mahamat voyage, le plus souvent seule.Elle a fait ses études secondaires en France.En 1999, grâce à une bourse d'excellence de l’ACDI (Agence canadienne de développement international), elle s’inscrit en agronomie à l'Université Laval, avec spécialisation en sol et environnement.Elle est diplômée en 2001 et entreprend aussitôt une maîtrise, tout en travaillant au Club-conseil Beauce Agri-Nature.Sa thèse, qui lui vaudra son deuxième diplôme en 2003, porte sur l’effet du compost sur les propriétés chimiques, physiques et biologiques du sol et sur la culture de l’orge.Hadjé Mahamat est-elle au Québec pour de bon ?Elle ne le sait pas.« Je suis ouverte aux changements et je n’ai pas peur des changements.Je prends la vie à court terme.Pour l’instant, ça me plaît ici.Plus tard, on verra.» Comment voit-elle l’agriculture d’ici ?« Elle est industrialisée, avec beaucoup de technologie, mais les questions agro-environnementales ont pris une telle ampleur qu elles constituent de véritables lourdeurs pour les fermiers.11 faut alléger, simplifier les procédures.» Hadjé Mahamat voit aussi sur nombre de fermes « le découragement des agriculteurs, surtout à cause des prix faibles ».Elle n’en revient pas que l’un de ses « clients » ait reçu un chèque de 3 cents pour une vache entière envoyée à l’abattoir.Elle qui aurait pu, dès l’obtention de son bac, travailler pour la PAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, se sent bien ici pour le moment.La Beauce est sa région, elle y est chez elle.D’ailleurs, son dynamisme > lui vaut assurément le titre de 5 « Beauceronne ».k w § BEAUCERONNE LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 69 Jmf EN COUVERTURE v W/f MÉTHODE ET SYSTÈME OE TRAITE^ UN DIAGNOSTIC ' COMPLET À LA FERME KBURN DE HOWICK p’ ¦ CULTURES LA BONNE DOSE D’AZOTE POUR DU BLÉ Pour obtenir de bons résultats en termes de rendements et de qualité, certains cultivars nécessitent des doses d’azote plus élevées que d’autres.Vrai ou faux ?1*1 ELEVAGE DES PARRAINS, UN ÉLEVEUR Le parrainage, il y a sept ans, de six chèvres angora a permis à Jean-Luc Sauvé de démarrer son troupeau.En France, ce système est très populaire.leBulletin Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@lebulletin.rogers.com www.lebulletin.com Nom : Prénom : Entreprise Adresse : _ Ville :_______ Code postal : Courriel :_____ _ Province : .Tél.: ( Durée de l’abonnement : O un an 59,81 $ O deux ans 104,67 $ O trois ans 134,58 $ O chèque ci-joint O envoyez-moi la facture O VISA oi No de carte : Mill Mill II I I I II I I I Date d'expiration : Signature : - Date : ____________________________________________________________________________________________ Cette offre est aussi accessible à nos fidèles lecteurs, qui la recevront par la poste au renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d’abonnés, cochez ici ?.N” TVQ 1016624728 N°TPS R137813424 TARIFS D’ABONNEMENTS 52,00$ 3,64$ 4,17$ 59,81 $ Autres pays, 1 an : 75 $ Cette offre expire le 31 décembre 2005.^304 Bulletin oes agriculteurs Le Bulletin des agriculteurs vous propose de choisir entre deux façons de renouveler votre abonnement : TARIF RÉDUIT En vous réabonnant pour trois ans, vous profitez de notre tarif Fidélité et d’un rabais supplémentaire de 10 $.SPÉCIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement.N’HÉSITEZ PLUS ! Pour vous abonner, il vous suffit de remplir les coupons ci-joints.Choisissez l’une des deux offres proposées.‘Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.Nous cultivons la même passion ! RENOUVELEZ VOTRE ABONNEMENT PAR L’ENTREMISE DES AGENCES AUTORISÉES Les Éditions du Terroir est l’agence officielle de recrutement des abonnements pour Le Bulletin des agriculteurs.Nos représentants vous solliciteront lors d’une visite ou par téléphone.Jean-Jacques Lessard Myriam Sainson Luc Provost DES QUESTIONS CONCERNANT VOTRE ABONNEMENT ?Pour toute information concernant votre abonnement ou pour nous faire part d’un changement d’adresse, communiquez avec notre service à la clientèle.Région de Montréal : (514) 333-9145 Extérieur : 1 800 665-5372 T;: ÉDITIONS DU RROIR 1 888 321-5558 | Club de Revue Moderne Québec, QC (418) 692-0504 I Ebsco Canada limitée Saint-Lambert, QC 1 800 361 -7322 Gama 2000 Montréal, QC 1 866 253-3503 Groupe Somite! Québec, QC 1 800 868-5892 ICL/CCRP Kelowna, C.-B.1 800 665-5133 QSP / Sélection du Reader’s Digest Hull, QC 1 800 667-2536 Rabais Campus Montréal, QC 1 800 265-0180 PAR PIERRETTE DESROSIERS QUAND LE PATRON SE PREND POUR DIEU Nous avons tous à un certain niveau des traits narcissiques, utiles pour réussir.Le problème, c'est lorsque ce niveau est trop élevé.« Ses énormes besoins de prestige sont tellement forts que le narcissique fera parfois des choix contre toute logique, mettant l'entreprise en péril.» « IL A TOUJOURS RAISON, lance Mathieu, 25 ans.On doit toujours se plier à ses quatre volontés.Même ma mère n’a pas le droit de donner son idée.J’ai l’impression qu’il nous manipule tous.Je n’en peux plus.» Lorsque j’ai rencontré le père de Mathieu, d’entrée de jeu, il me dit : « Il paraît que vous êtes excellente comme psychologue (wow !).Je suis convaincu que vous allez tout de suite vous rendre compte que mon fils et ma femme ont des problèmes.» Lorsque j’ai commencé à lui mentionner qu’il faisait aussi partie du problème, il m’a vite reclassée dans le monde des incompétents, de ceux qui étaient incapables de reconnaître sa grandiosité et son excellence.Et oui, j’étais devant un grand narcissique.La personne narcissique a un mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d’être admiré et de manque d’empatliie.La personne narcissique : • a un sens grandiose de sa propre importance; • est abordée par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d’amour idéal; • pense être « spéciale » et unique et ne pouvoir être admise ou comprise que par des gens spéciaux et de haut niveau; • a un besoin excessif d’être admirée; • pense que tout lui est dû; • exploite l’autre dans les relations interpersonnelles; • envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient; • fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.Plus un individu possède un nombre important de traits et plus forts sont ces traits, plus grave est le problème.À partir de cinq caractéristiques, on parle de trouble de la personnalité.Rassurez-vous, nous avons tous à un certain niveau des traits narcissiques, utiles pour réussir.Le problème, c’est lorsque ce niveau est trop élevé.Pourquoi la présence d’une personne narcissique rend impossible à long terme le succès de l’entreprise ?• Parce que dans toute relation à deux ou plus, cela prend de l’empathie, c’est-à-dire être à l’écoute des besoins et des attentes de l’autre (ce qui est quasi absent chez le narcissique); • Parce que cette personne n’écoute pas les conseils des autres et qu’elle n’accepte pas la critique (selon elle, elle est parfaite !); • Parce qu elle écrase, manipule et utilise les autres (ce qui use les relations); • Parce que ses énormes besoins de prestige, de succès et de pouvoir sont tellement forts qu elle fera parfois des choix contre toute logique économique (des achats ou investissements hors de proportion), mettant ainsi l'entreprise en péril; • Parce qu’elle créera un climat soit de terreur, de désespoir ou d’apathie dans son entourage; • Parce qu'à la toute fin, les gens l’abandonneront (conjoint, enfants, associés, employés) car elle est invivable.Ce trouble fait partie des troubles de santé mentale (1 % dans la population).Il y a des narcissiques dans tous les milieux.Malheureusement, vivre près d’une personne narcissique, c’est mourir à petit feu.C’est accepter de se faire écraser et d’être à son service toute sa vie.La seule façon de se protéger c’est d’abord de se respecter, de mettre ses limites et de s’affirmer malgré les conséquences possibles.Si vous vivez près d’un grand narcissique, il en va de votre survie : la consultation peut vous aider grandement à faire face à cette dynamique, te Pierrette Desrosiers, Mps, CRHA, est copropriétaire d’une ferme laitière et psychologue du travail (pierretted@lincsat.com).www.pierrettedesrosiers.com Lecture suggérée : Et moi et moi et moi.Comment se protéger des narcissiques, de Sandy Hotchkiss, Les Éditions de l’Homme, 2004.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS mms m CANADA Merci Canada.Vous avez fait de nous le numéro 1 dans les ventes de tracteurs compacts au fil des ans.Avec Kubota, vous obtenez toujours un produit de haute qualité, avec un design innovateur et nous prévoyons vous en offrir encore plus pour les 30 prochaines années.KUBOTA CANADA L Visitez un concessionnaire près de chez vous ou passez au www.kubota.ca Pour célébrer notre 30iè™ anniversaire au Canada, _ nous vous offrons des prix spéciaux sur certains modèles sélectionnés.S'il vous plaît, contactez votre concessionnaire Kubota pour plus de détails.Pour chaque tracteur vendu, Kubota Canada fait un don à Jeunesse, J'écoute.De puissantes solutions pour un monde compact. «CUB CADET, MQH nnrnm mm I.I a asMmm 6-12 MOIS nwiLü #**855 -i limitée de 3/5 » Baie St-Paul Garage Jean-Claude Simard Enr.Tél.: (418) 435-5793 Beauceville Est Stat.Service R.M.Carrier Inc.Tél.: (418) 774-9112 Berthier Garage A.Garceau & fils Inc.Tél.:(450) 836-3967 Bonsecours Garage C.Lussier Inc.Tél.: (450) 532-4622 Brébeuf Rép.Jean-Pierre Maillé.TéL: (819) 425-9253 Cap-de-la-Madeleine Major Mini-Moteur Inc.Tél.: (819) 372-0399 www.majorminimoteur.com Casselman Laflèche Sales & Service Tél.:(613) 764-5406 www.geocities.com/lafleche_sns Chaijibly Les Equipements S, Briand Tél.: (450) 658-1800 Chicoutimi Mini Mécanique Chicoutimi.Tél.:(418) 543-4673 Coaticook Gagné Lessard Sports Inc.Tél.:(819) 849-4849 Cookshire Scie à Chaîne Claude Carrier Inc.Tél.: (819) 875-3847 Delisle (Aima) Mécalac Inc.Tél.: (418) 668-5155 Dolbeau Jos Besson (1993) Inc.Tél.: (418) 276-2883 East Broughton D.G Usimécanique Inc.Tél.:(418) 427-3597 Granby Les Equipements Pontbriand Inc.Tél.: (450) 378-0046 Grenville Sur La Rouge Equip.Saisonniers Grenville Enr.Tel.:(819) 242-3306 Hemmingford Michel Struthers Enr.Tél.:(450) 247-2648 Howjck Les Equipements Albert Billette Inc.Tél.:(450) 825-2286 Iberville Petits Moteurs 133 Enr.Tél.:(450) 347-2424 Ile Bizard Centre du Petit Tracteur D.M.enr.Tél.: (514) 696-1526 Joliette Aux Petits Moteurs Charette Inc.Tél.: (450) 756-8844 La Guadeloupe Garage Oscar Brochu Inc, Tél.: (418) 459-6405 Lachine Richard Thibault Inc, Tél.: (514) 634-0996 laval Equipements Sport & Jardin Laval Tel.: (450) 667-4866 Le Gardeur Location Le Gardeur Inc.Tél.: (450) 581-6345 Lennoxville Georges Delisle Inc.Tél.:(819) 569-9821 Lévis Benoît Bilodeau Tél.: (418) 837-3686 Louiseville Machineries Nordtrac Liée Tél.:(819) 228-9494 Mont-Laurier (Des Ruisseaux) Lavoie 2 Temps 4 Temps Inc.Tél.:(819) 623-9623 Napierville Les Equipements Pascal! Enr.Tél.:(450) 245-7532 Nicolet Garage R.Me Mahon.Tél.: (819) 293-6808 Notre-Dame du Bon Conseil G G L.Inc Tél.: (819) 336-2106 Notre-Dame du Laus Les Equipements Vincent.Tél.: (819) 767-2737 Nouvelle Garage Elvin Me Brearty Tél.:(418) 794-2882 Poularies Mach.Horticole D'Abitibi Inc Tél.: (819) 782-5604 Québec Lachance et Fils Inc.Tél.: (418) 647-4500/ (800)463-4896 www.lachance-fils.com Racine Garage P.P.Lussier Inc.Tél.:(450) 532-2703 Rigaud Le Bricottilleur Inc Tél.: (450) 451-0126 Rivières du Loup ( St-Pascal ) Jean Morneau Inc Tél.:(418) 492-3632 Tél.:(418) 862-3632 Saint-Pie de Bagot Garage Noël Bermer Enr.Tél.:(450) 772-5308 Stanbridge Station Moto-Sport G.L.Enr Tél.: (450) 648-3600 St-Agapit Mini-Moteur R.G.Enr.Tél.:(418) 888-3692 St-André Avellin Les Equipements St-André Inc.Tél.: (819) 983-2229 $t-Antoine Equipements F.L.M.Inc.Tel.:(450) 436-8838 St-Antonin Gérard Castonguay & Fils Tél.: (418) 862-5330 Ste-Barbe Garage Ste-Barbe Tél.: (450) 373-0601 St-Basile Equipements Jocelyn Frenette Inc.Tel.: (418) 329-2870 St-Benoit Les Entreprises R.Mainville Enr Tél.: (450) 258-2508 St-Constant Petits Moteurs St-Constant Tél.: (450) 632-9001 St-Denis Sur Richelieu Groupe Symac Tél.: (514) 875-3906 $t-Elzéar Equip.Motorisés J.A.Marcoux Tél.:(418) 387-2509 St-Félicien Les Equipements M.Potvin Inc.TéL: (418) 679-1751 St-François Xavier De Brompton Atelier Le K Enr.TéL: (819) 845-7770 Ste-Julie de Verchères Garage Benoît Blain TéL: (450) 649-1297 St-Njcéphore Les Equipements Thivierge Inc.Tél.: (819) 398-7445 St-Pierre-Les-Becquets Atelier Réjean Tétreault Tél.: (819) 263-2464 Sullivan Atelier Michel Gingras Tél.:(819) 825-8956 Trois-Pistoles Equip.S.M.2000 Inc Tel.: (418) 851-2555 Trois-Rivières Mach.Baron & Tousignant Ltée Tél.:(819) 378-3472 , - Granby Les Equip.Adrien Phaneuf Inc.Tél.: (450) 549-5811 / (450)372-7217 Victoriaville Garage Maurice Leblanc Inc.Tél.:(819) 752-2594 Waterloo Équipements Labrecque Tel.: (450)539-1058 Yamaska est Clinique de l'Auto Yamaska Enr.TéL: (450) 789-2444 West-Brome CZub
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