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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2005-03, Collections de BAnQ.

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IH£ 3ZH 36 mum no» any sizz 38 fia 31VN0UVN 3n83H10nflI8 mi iod3a/s3noiaoi«3d -d3a DES CONFÉRENCES La relation médecin vétérinaire-client-patient est au cœur des interventions en santé animale.Le vétérinaire Claude Tremblay et l’éleveuse Marie-Marthe Fortin témoignent.muE Cultivez et deven ****** A LOTION ¦ Procurez-vous CollistoMC, l'herbicide révolutionnaire.Offre une excellente maîtrise de plusieurs mauvaises herbes à feuilles larges.Bénéficie d'une large fenêtre d'application de la prélevé jusqu'à tard en postlevée.Assure une sécurité exceptionnelle au mais.ENCORE PLUS PERFORMANT AVEC PRIMEKTRA II MAGNUM Combinez Primextra”’ Il Magnum1"' avec Callisto pour un désherbage sans pareil.t S'appliquent de la prélevée au stade deux feuilles du mais f Éliminent les graminées et les feuilles larges en un seul passage avant qu'elles ne nuisent.Optimisent vos rendements.igisfflGtimnm! WWW.SYM6iHT6.cn CaUlsîQ WÊÊÊÊjÊÊKr Collislo- el le loqo Collislo sonl des marques de commerce d'une compagnie du Groupe Syngenta.Rrimexlro* el Magnum sonl des marques déposées d'une compagnie du Groupe Syngenta 'T â * mmctire NUMÉRO DOUBLE volume 88 n° 3 et n°4 SANTÉ ANIMALE EN COUVERTURE UNE QUESTION DE CONFIANCE La relation médecin vétérinaire-client-patient est au cœur des interventions en santé animale.URGENCE BOITERIE Les problèmes locomoteurs peuvent coûter jusqu'à 125 $ par vache par année.DU NOUVEAU DANS LA RECHERCHE Le Centre de recherche avicole entre en activité avec deux complexes tout neufs.Visite des lieux.POUR DES PORCS BIEN TRAITÉS ET PLUS RENTABLES Des chercheurs se pencheront bientôt sur la qualité de l'air et la diminution des rejets.34 SEVRAGE TERRIBLE On sous-estime les impacts psychologiques et pathologiques entourant le sevrage et le transfert au parc d’engraissement.40 LE POINT SUR LA PÉNURIE DE VÉTÉRINAIRES Certains signes nous démontrent que la lumière est peut-être au bout du tunnel.¦ ÉLEVAGE 45 TRAÇABILITÉ 101 Le potentiel de la traçabilité, mais aussi les conséquences, sont presque sans limites.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DOSSIER 51 1,29 $ LA LIVRE Imaginez obtenir ce prix garanti pour des veaux mâles semi-finis de 700 à 800 livres.Trop beau pour être vrai ?58 UNE ODEUR DE PAILLE Fréquents sur les lagunes de lisier de l’Ouest, les matelas de paille ont été testés ici.¦ CULTURES 62 AU SECOURS DES PRAIRIES Quand l'hiver tue les luzernières, on déploie l'arsenal ! Voici les armes de quelques producteurs.66 DIFFICILE SURVIE À L’HIVER Des spécialistes expliquent comment remettre vos prairies en état ou les repartir à neuf.69 SEMEZ DÈS LES PREMIERS JOURS D’AVRIL Le semis sur sol gelé procure de meilleurs rendements et l’étalement des travaux.72 LE SOYA FOURRAGER POUR REMPLACER LA LUZERNE Comme le taux de mortalité des luzernières est élevé, on suggère le soya d’ensilage pour remplacer cette culture.78 L’AMÉNAGEMENT DES BERGES : UN DÉFI DE TAILLE Des travaux d’aménagement de berges ont été réalisés chez neuf producteurs en Montérégie.83 LOUER OU ACHETER, QUEL DILEMME ! Avons-nous les moyens d'acheter des terres, ou nous nous contentons d’en louer ? COLLOQUE www.lebulletin.com MACHINERIE 120 VOTRE TRACTEUR CONSOMME-T-IL MODÉRÉMENT ?Voici quelques trucs qui vous permettront de réduire la consommation de vos tracteurs.¦ CHRONIQUES 14 Agenda Billet 14 Billet 123 C'est nouveau 126 Coup d'œil 128 Cuisine De bouche à oreille CULTIVEZ ET DEVENEZ RICHE RÉSUMÉ DES CONFÉRENCES UN SOL EN SANTÉ, UN CHOIX PAYANT LES INSECTES ET LES MALADIES GRUGENT LES PROFITS À QUAND LES BONS PRIX DANS LES GRAINS ?SEPT À HUIT TONNES DE SOYA À L’HECTARE ANNÉE APRÈS ANNÉE ¦ FRUITS ET LÉGUMES 99 L’INDISPENSABLE MAIN-D’ŒUVRE ÉTRANGÈRE Elle constitue une question de survie pour bon nombre d’entreprises horticoles québécoises.102 PROTÉGEONS NOS POMMES Cette année, quatre nouveaux produits font leur apparition sur le marché.¦ VIE RURALE 106 LA CHÈVRERIE AU PIED DE LA MONTAGNE La Ferme Mes petits caprices, c’est 40 chèvres qui fournissent le lait qui sert à la confection de délicieux fromages.112 AGRICULTEURS ET MAIRES Certains producteurs mettent leur bonne volonté au service de tous leurs concitoyens, agriculteurs ou non.130 Météo avril 110 Portrait de iemme 104 Vie rurale Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d'aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agriculteurs@postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs PO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.Canada oROGERS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MARS 2005 C’est New Holland qui a lancé puis perfectionné la moissonneuse-batteuse Twin Rotor.MD Résultat : qualité des grains supérieure à toute autre moissonneuse-batteuse jamais construite.Allez y jeter UNE IDÉE BRILLA TROUVAIT AUTRE NEW HOLLAND EST UNE MARQUE DE CNH, Vujr1 UN LEADER MONDIAL DANS LE DOMAINE DE LA MACHINERIE AGRICOLE, DE L'ÉQUIPEMENT DE CONSTRUCTION ET DES SERVICES FINANCIERS. une machine à récolter qui se déplace plus rapidement et qui vous donne une un coup d’oeil chez votre concessionnaire ou sur le site newholland.com/na 8 l\EW HOLLAND ERRATUM Quelques erreurs se sont glissées dans le tableau publié en décembre dernier à la page 32.Les deux premiers hybrides n’auraient pas dû figurer dans le tableau.De plus, l'étude mentionnée portait sur du maïs humide, et non sur du maïs ensilage, comme en font foi les taux de matière sèche._ à oreille ____________________ M u 3 o "O La mondialisation n’est pas un concept, c’est une réalité pour l’agriculture et pour tous les acteurs du monde agricole.Un poulet qui éternue en Thaïlande, une vache qui devient folle au Japon, une sécheresse dans les plaines du Midwest, un coup de gel en Europe de l’Est, un vin sud-américain qui progresse en qualité et s’exporte.sont autant de facteurs qui ont une influence directe sur la rentabilité de l'agriculture et de l’agroalimentaire.Ce constat conduit au lancement d’une nouvelle revue, Planète agriculture.Un réseau de correspondants traduit des articles du monde entier, issus de revues de presse spécialisée ou grand public, et traitant de l’agriculture.Comment les agriculteurs anglais font leur pub auprès des citadins, comment la mafia rançonne les agriculteurs du sud de l’Italie, comment on tente de remotiver les Chinois à redevenir paysans, les fermes géantes d’Ukraine ou de Russie, les efforts des filières viticoles sud-américaines.Autant de sujets qui donnent le ton de la revue dès le premier numéro.Planète agriculture paraîtra 10 fois par an, sur abonnement (49 euros pour la France, 58 euros dans les autres pays, tarif de lancement).www.planeteagriculture.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS BŒUF CERTIFIÉ SPCA Barnston Island’s Painted River Farm est le premier producteur bovin en Colombie-Britannique à obtenir la certification de la Société de prévention de la cruauté envers les animaux pour des conditions d’élevage exemplaires, et pour ne pas utiliser d’implants ni d’antibiotiques.La SPCA a établi des critères d'élevage respectueux des animaux pour la volaille, le porc et les bovins laitiers et de boucherie.Les conditions d’élevage doivent respecter les principes de bien-être internationalement reconnus.Les animaux doivent être protégés de la faim et de la soif, de l’inconfort, de la douleur, des blessures ou des maladies, de la détresse, et ils doivent pouvoir exprimer des comportements naturels privilégiant le bien-être général (se retourner, se mouvoir, faire son nid, jouer, etc.).Pour les sceptiques, les dernières recherches sur le bien-être animal prouvent qu’à bœuf (cochon, poulet) heureux, viande tendre ! CRÉER UN EFFET DE SURPRISE C’est ce que des chercheurs tentent de faire pour nous inciter à consommer plus de fruits et légumes.Ainsi, un groupe de scientifiques à Madison (Wisconsin) travaille présentement sur des carottes de couleurs jaune, orange foncé, rouge brillant et mauve.Avec leurs couleurs flamboyantes, ces carottes vont donner du panache aux plats les plus banals.Mais en plus du plaisir visuel, ces carottes issues de croisements naturels vont contenir toutes sortes de z pigments et substances naturels d bénéfiques pour la santé.Des 2 lycopènes (qui nous protège-o raient contre les problèmes car-£ diaques) dans les carottes rouges, des anthocyanines (un antioxydant) dans les mauves.Les lycopènes retrouvés dans les carottes rouges seraient 40 % plus assimilables que ceux retrouvés dans les tomates.Un choix coloré et santé ! Source : United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service PHOTO : EMMANUELLE ARES LE BULLETIN DES AGRICULTEURS BRÉSIL ET SOYA OGM Deuxième producteur mondial de soya, le Brésil devrait dans quelques années déloger les États-Unis du premier rang.On estime que la production pour l’année 2004-2005 devrait dépasser les 60 Mt.Les surfaces ont progressé de 40 % au cours des cinq dernières années.Cette année, le soya OGM représenterait le tiers de la récolte.Le président brésilien, Lula da Silva, a autorisé de façon provisoire et pour la troisième année la culture et la commercialisation du soya OGM.Les producteurs agricoles ne peuvent semer que les graines issues de leur propre récolte.Par contre, il y aurait beaucoup de semences de soya OGM de contrebande.Si le soya OGM fait notamment baisser les coûts de production et attire de plus en plus les producteurs, plusieurs questions demeurent.En effet, le tiers de la production de soya et le deux tiers du tourteau brésilien sont destinés à l’exportation.Et les plus gros clients du Brésil, la Chine et l'Europe, veulent du soya conventionnel.Pour motiver les producteurs à cultiver du soya conventionnel, on suggère d’instaurer une prime de 20 % par rapport au soya OGM.Source : La France agricole Le monde rural chinois représente environ 800 millions de personnes, soit 70 % de la population chinoise, qui voient leur écart de revenu avec les habitants des villes se creuser année après année.Occupant 50 % de la population active mais ne comptant que pour 14,5 % du PIB (produit intérieur brut), le secteur agricole est considéré comme la branche ayant pris le plus de retard dans le développement économique chinois.La surface totale cultivable est officiellement de 127 millions d’hectares soit seulement 14 % du territoire chinois.La production de « grains » (céréales, soya), qui était de 500 millions de tonnes à la fin des années 1990, est retombée aux environs de 450 millions de tonnes depuis 2001.Sur ce total, les céréales représentaient, en 2002,398 millions de tonnes (dont 174 millions de tonnes de riz, 90 millions de tonnes de blé, 121 millions de tonnes de maïs).Après plusieurs années de déstockage, les autorités chinoises s’inquiètent de la baisse de production — même si 2004 devrait être en hausse — et réfléchissent à des moyens de rendre à nouveau la production céréalière attractive.ENCORE LE Les exportations de poulets du Brésil se portent bien, très bien même.En 2004, les revenus de cette provenance ont augmenté de 44 %, pour atteindre 2,6 milliards $US.Selon l’Association brésilienne des exportateurs de volaille (Abef), les exportations de ce produit ont augmenté de 26( en volume pour atteindre 2,47 millions de tonnes.Le Moyen-Orient a importé la plupart de la volaille brésilienne en termes de volume alors que, pour la première fois, le principal acheteur en termes de revenu a été l’Asie.Le président de l’Abef, Juan Cardoso, attribue la hausse importante du revenu d’exportation aux découpes de poulet, qui ont la plus haute valeur économique.Source : Meating Place MARS 2005 .odes FOUIS PAR DOMINIC GRÉGOIRE AU MOMENT D'ÉCRIRE CES LIGNES (fin janvier), il n’y avait aucune bonne nouvelle dans le monde des grains.On avait un dollar fort, le CBOT qui descendait sans cesse et une grosse récolte.Mais une grosse récolte, n’est-ce pas un élément positif?Oui, mais encore faut-il savoir quoi faire avec.Le surplus engendré par notre récolte de 3,45 M de tonnes réduit notre prix à la ferme d’au moins 5 $ la tonne.Toujours à la mi-janvier, le maïs livré par wagon à Québec coûtait 121 $ la tonne.Prendre du maïs du sud-ouest de la province et le livrer à Québec coûte 15 $ la tonne.Donc, si l’on soustrait 15 $ de 121 $, il reste 106 $ au producteur.Cependant, le producteur se voyait plutôt offrir 101 $ à la ferme et non 106 $.(Les chiffres peuvent varier d’une région à l’autre, mais le principe demeure le même.) Pourquoi cette différence ?Le simple fait que les silos débordaient de maïs gonflait l’offre virtuellement.Même si les producteurs ne voulaient pas vendre, les acheteurs savaient quelle était la situation des réserves à la ferme.Donc, les acheteurs attendent.La solution, il faudrait se débarrasser de ce surplus au plus vite, c’est-à-dire aussitôt que c’est possible par bateau.Si on attend à la toute fin de la saison, il faudra alors vendre, peu importe le prix.dgnap@sympatico.ca Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures.DES PRAIRIES EXEMPTES DE MAUVAISES HERBES Nos voisins américains devraient voir apparaître sur leur marché de la luzerne Roundup Ready au cours de l’année, selon Mark McCaslin, président de Forage Genetics International (Minnesota).Le gène de résistance a été introduit dans de nouvelles variétés de luzerne; ainsi on ne retrouvera pas les mêmes variétés conventionnelles et modifiées génétiquement.Parmi les avantages, une plus grande flexibilité et fenêtre d’application, des prairies exemptes de mauvaises herbes pour la durée de leur établissement, une meilleure qualité nutritionnelle.Par contre, pour éviter le développement de résistance, la rotation avec d’autres groupes d’herbicides sera recommandée.Enfin, puisque la semence ne sera pas 100 % pure, il faudra s’attendre à une perte de 5 % lors de l’établissement.Source : eHayWeekly EFFICACES, LES PROBIOTIQUES L’étude sur les probiotiques menée par le chercheur Martin Lessard, du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc de Lennoxville, suggère que les probiotiques Pediococcus acidilactici (PA) et Saccharomyces cerevisiae (SC) peuvent être bénéfiques pour la santé des porcs.Le chercheur et son équipe ont comparé cinq traitements : témoin sans antibiotique ou probiotique; avec antibiotique; avec PA; avec SC; et avec PA et SC.Après un certain temps, des porcelets ont été infectés avec la bactérie E.Coli.Les traitements avec antibiotique ou probiotique ont assuré une meilleure protection que le témoin.« Je pense que les probiotiques ont le potentiel de protéger les animaux contre les bactéries pathogènes », conclut Martin Lessard tout en spécifiant que les probiotiques ne remplacent pas les antibiotiques lorsque les animaux sont malades.Les probiotiques assureraient une protection en créant une compétition dans le tube digestif, en assurant une barrière au niveau de la muqueuse intestinale et en stimulant le système immunitaire.Source : www.journees-recherche-porcine.com et Martin Lessard H F,*& ¦ - TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Martine Giguère et Marie-Josée Parent COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.rogers.com 10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT PHOTO : LE BULLETIN « Notre ferme, c’est une affaire de famille depuis trois générations.Quand on a vu que trois de nos enfants s’apprêtaient à prendre la relève, on était bien fiers.Alors on a décidé d’investir dans leur avenir.On a acheté les terres voisines en plus de construire une salle de traite et une nouvelle étable.Ça nous a permis de faire passer le troupeau à 135 vaches laitières.Ce qui fait qu’on était contents de pouvoir compter sur un spécialiste de RBC.C’est quelqu’un qui sait comment ça fonctionne, une ferme laitière, alors il a pu nous donner de bons conseils.Pour nous, c’est plus qu’un banquier.On sent qu’il suit nos affaires de près et qu’il est là pour nous faciliter la vie.On a bâti un vrai lien de confiance.Avec lui, on est entre bonnes mains ! » - Gilles Viens, Ferme Vimo Pour savoir ce qu’un spécialiste du financement agricole peut faire pour vous et votre exploitation agricole, composez le 1-800-ROYAL® 2-0 ou consultez le www.rbcbanqueroyale.com/agriculture.Çgn RBC SÿR Banque Royale JE CHOISIS y RBC™ [RBC „ Ma ferme, c’est un patrimoine familial.Mon partenaire de confiance, c’est RBC®.Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.® Marques déposées de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada. MARS 2005 PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome 12 L'AGflONOME, LE CHAINON MANQUANT La communication reliée au secteur agroalimentaire souffre d'un manque de spécialistes.DANS LE CADRE DU SALON DE L'AGRICULTURE, j'ai assisté à une conférence donnée par l'agronome et communica-trice Pascale Tremblay.Cette dernière est venue nous dire qu’il était grand temps que les agronomes se mettent sur le mode communication grand public.Car dans chacun des secteurs d’activités, économie, politique, santé, lorsque l’on interviewe des gens, on invite des économistes, des médecins, des spécialistes dans leurs domaines.Alors, où se cachent les agronomes lorsqu’il est question de grands dossiers agroalimentaires qui font les manchettes ?J’abonde dans le même sens que Mme Tremblay, les agronomes devraient prendre la place qui leur revient et être en premières lignes, surtout lorsqu’il s’agit d’informer le grand public.Trop souvent en lisant des articles dans les grands médias ou en visionnant des reportages télé, on se demande où les journalistes sont allés pêcher leurs informations.De plus en plus, le consommateur se méfie de ce qu’il retrouve dans son assiette, il se questionne et trouve peu de réponse ou trop souvent toutes sortes de réponses.C’est là, selon Pascale Tremblay, qu’il manque un élément important dans la communication agricole, les agronomes.D’un simple clic, il est dorénavant possible d’avoir accès à une foule de renseignements.L’information est complexe et de plus en plus accessible.Comment être certain que les consommateurs l’ont bien comprise et qu’à la source, elle est vraie ?Dans un cas comme dans l’autre, il faut être en mesure de bien la comprendre et de la vulgariser.Si cela vous semble simple, détrompez-vous, c’est un beau défi à relever.Un défi que relève Pascale Tremblay, par exemple, dans le cadre de l’émission télé Cultivé et bien élevé.Vulgariser de l’information exige des compétences.Il faut en premier lieu comprendre le pourquoi du comment, les enjeux, les impacts, et être visionnaire.Le communicateur doit partir de notions scientifiques complexes pour arriver à faire passer l'information de façon simple et accessible à tous.De nos jours, l’agroalimentaire est un sujet facilement sensationnaliste qui fait grimper les cotes d’écoute.On s’attaque à un besoin primaire : manger.Et à ce sujet, le consommateur est hyper sensible.La communication est un art qui se pratique différemment selon le public visé.Les agronomes ont pris leur place notamment auprès des agriculteurs dans plusieurs domaines dont la nutrition animale, la fertilisation, l’agroenvironnement, et la gestion.À quand leur place auprès du grand public ?martine.giguere@lebulletin.rogers.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I Il ¦ ¦ des agriculteurs NUMERO DOUBLE MARS 2005 | VOL.88 | N° 3 et N°4 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.com RÉDACTION Tél.: (514)845-5141 Télécopieur: (514)843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.corn Journalistes Emmanuelle Ares, agronome emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.corn Martine Giguère, agronome martine.giguere@lebulletin.rogers.com Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Pierrette Desrosiers, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, Lionel Levac, Nancy Malenfant, Yvon Thérien PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tm.racicot@lebulletin.rogers.corn (514) 843-2117 Représentante Anne-Marie Guertin amg 1 @videotron.ca (514) 758-5648 Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de Claude Larochelle la production Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère ft Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918.est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président Marc Blondeau Vice-présidente, Suzanne Lamouche, c.a.administration Gestionnaire de Marie-Claude Caron, c.a.l'information financière ROGERS MEDIA Président et chef Anthony P.Viner de la direction Président, Brian Sega! Les Éditions Rogers Itée Premier vice-président, Marc Blondeau édition grand public Premiers vice-présidents Harvey Botting, Mitch Dent, Michael J.Fox, John Milne Vice-présidente, Immee Chee Wah planification opérationnelle O ROGERS 4304 Battalion Battalion de DuPont herbicide pour le maïs Herbicide pour le Maïs L herbicide complet pour le maïs qui vous procure plus de temps pour appliquer.S’occupe des mauvaises herbes sur commande.Vous dominez la situation en disposant de la plus large fenêtre d’application (27 jours) • Une seule application assure des résultats exceptionels grâce à un contrôle au contact et résiduel pour des champs propres tout au long de la saison • 3 modes d’action vous aident à gérer la résistance chez les mauvaises herbes • Efficacité exceptionnelle et large spectre d’action Des questions?Adressez-vous à votre détaillant, composez le 1 800 667-3925 ou visitez www.dupont.ca/ag ^> , LE POINT SUR u PENURIE DE VETERINAIRES p# ># Voici FluSure".Toute une dose, toute une protection contre le VIP.N'acceptez aucun compromis quand vient le temps de protéger vos porcs contre le virus de l'influenza porcin.Voici un vaccin qui offre toute la dose, toute la protection contre le VIP : FluSure.FluSure confère une excellente protection contre le VIP et se distingue par son remarquable profil d'innocuité.En toute sécurité.En toute tranquillité.Faites de FluSure votre allié.Pour plus d'information, consultez votre vétérinaire ou contactez le service technique de Pfizer au 1-800-461-0917.Santé animale I % dosm dehydrate to 100 nil « Réhydrater à 100 nil hT\i)e influenza Vacciné.%ndH3N2 nnary use only ?CN,ineiCOntre tués Usa«e 'OU, .-'«.JPUIOKUH.M' U, U 'PUP -FLUvJJ ixj Épandeurs à tandem disponibles HOULE J.Houle & Fils Inc.Tél.: (819) 477-7444 / Fax: (819) 477-0486 Épandeur EL48 avec servodirection et suspension hydrauliques Construits pour durer Les épandeurs de fumier liquide Houle sont conçus pour des performances et une durabilité supérieures.C'est pourquoi tant de producteurs et d'entrepreneurs à forfait choisissent les épandeurs de fumier Houle.fumier de vache épais.Rampe d épandage 38' à 3 déflecteurs pour purin de porc et BDA3 MARS 2005 30 avril 2004 cultures Quand l'hiver tue les luzernières, on déploie l'arsenal ! Mais plus ça change, plus c'est pareil.Nous avons suivi quelques producteurs et leurs champs tout au long de 2004.PAR EMMANUELLE ARES, agronome À la fonte des neiges en 2004, les producteurs laitiers de plusieurs régions du Québec ont dû se rendre à l’évidence : le froid polaire de janvier et le manque de neige avaient tué leurs luzernières et prairies.Au Bulletin, nous avons récolté, faute de luzerne, les commentaires de quelques-uns d’entre vous tout au long de l’année.H LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Dans le sud-ouest du Québec (Montérégie), les planteurs à maïs sont en action, et le producteur laitier Sylvain Gascon a vu en soirée le semoir 12 rangs de son voisin rouler à plein pendant que les autres tracteurs préparent le terrain devant lui.« L’hiver (2003-2004) a été très froid, avec un dégel (autour de Noël) mortel pour les prairies et les céréales d’automne, raconte Sylvain.Pour moi c’est du jamais vu : le Roundup ne fait pas une meilleure job ! » Pour compenser les pertes qui Semis à la volée d’un mélange fourrager avec blé et pois, lors de l’épandage d’engrais le 5 MAI (photos prises le 19 mai).Sylvain Gascon est déçu du résultat, les pois ne lèveront pas alors que la luzerne et le blé semblent bien pousser, tout comme les mauvaises herbes. seront évaluées à 10 % par l'assurance-récolte collective, Sylvain doit prévoir des fourrages d’urgence.Il hésitera entre semer un mélange fourrager avec blé et pois lors de l’épandage d’engrais (méthode économique), ou miser sur l’ensilage de maïs et le soya en semis direct (méthode payante).Il a finalement opté pour la première solution.2 mai 2004 Au Saguenay, Denis Gauthier considère les « gens du sud » chanceux de pouvoir vérifier l’état des luzernières à la fin avril, alors que plus de 30 cm de neige recouvrent encore les sous-bois.Il estime que deux à trois semaines seront encore nécessaires avant que la végétation ne reverdisse.Dans Lanaudière, François Roch remarque que les semis ne sont pas vraiment entamés.Un champ d’orge qu’il a semé le 23 avril n’est pas encore levé.À Rigaud, Paul Étienne observe que les luzernières (les siennes tout au moins) ont survécu au gel.5 mai 2004 De Saint-Anicet, Sylvain Gascon continue ses observations.Quelques agriculteurs ont terminé les semis de céréales et de maïs et attendent pour mettre le soya en terre.« C’est incroyable comme le terrain a séché rapidement ! » s’exclame Sylvain.Sylvain commence ses semis de plantes fourragères, qu’il terminera le 11 mai (voir les photos).10 août 2004 France Lamonde de Saint-Jean-Chrysostome fait le bilan de ses implantations de l’année.« L’implantation est bonne dans les luzernières Semis conventionnel de blé-pois et mélange fourrager le 11 MAI (photos prises le 19 mai).Selon Sylvain Gascon, « il y aura une belle coupe de fourrage autour du 20 juin et au moins une autre en août (seulement de la luzerne) ».LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2005 ltures À la même date, le 19 MAI, un champ qui n’a pas été affecté par le gel.Récolte du champ en semis conventionnel (blé-pois et mélange fourrager), le 8 JUILLET avec de l'orge comme plante-abri.Dans les champs avec sorgho et luzerne annuelle comme plante-abri, l’implantation de luzerne est aussi très bonne.Toutefois, le sorgho n’a pas levé.» 5 janvier 2005 « Encore une autre année de foin foutu pour nous dans le sud-ouest ! » FIN DÉCEMBRE 2004 écrit Sylvain Gascon, alors que ses champs sont recouverts de ronds de glace après le redoux de fin d’année qui a laissé le sol à nu.La situation est semblable au Lac-Saint-Jean selon Evens Pelletier, avec des patinoires dans les champs.Sa stratégie ?Laisser tomber la troisième coupe.En effet, depuis ce temps, ses luzernières I On regarde l’année qui vient de passer, on analyse les stratégies privilégiées.« Je n’ai pas grand de terre avec 55 hectares cultivables pour un troupeau de 90 à 100 têtes, juge Sylvain Gascon.À chaque année, je dois acheter des fourrages à mon voisin qui n’a plus d’animaux.Nous avons une entente : il produit mon ensilage de maïs, et je lui achète l’excédent de sa production de foin sec commercial.» Comme la superficie est limitée, Sylvain veut maximiser le rendement à l’hectare, et implante donc ses luzernières avec une plante-abri qui est un mélange de semence 50 % blé et 50 % pois pour un taux de semis de 115 livres à l’acre, ce qui équivaut en volume à 70 % de blé pour 30 % de pois.« Je m’assure ainsi une récolte abondante pour la première coupe d’ensilage d’herbe.On récolte relativement tôt, soit six à huit semaines après le semis pour limiter le regain des céréales et laisser une chance à la luzerne.» La récolte de fourrage à base de blé et de pois est plutôt ardue, selon Sylvain, pour deux raisons.« Si le blé épie, le taux de protéine chute; et c’est difficile à faire sécher, impossible à faire en foin sec.» Les résultats sont au rendez vous, en qualité et en quantité.« J'ai introduit 0,5 kg de paille pour remplacer 1 kg de foin dans ma ration, après avoir vu ce qui se fait dans certaines grosses fermes.Je suis très satisfait des résultats jusqu’à maintenant », lance Sylvain Gascon.Des stratégies payantes malgré tout ! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS n’ont jamais été aussi belles.À tel point qu’en 2004, plusieurs de ses champs n'ont été récoltés qu’une fois, par manque de place pour l’entreposage du foin.Toutefois, si le gel venait à brûler ses prairies, il pense essayer le pois ensilé.« Quelques-uns l’ont fait ici l'été dernier, et ça semble très prometteur.» Voici quelques données : pour un semis à la fin mai et une récolte au milieu d’août, ils ont obtenu facilement une dizaine de tonnes/ha (humide), ce qui équivaut plus ou moins à deux coupes de foin.La protéine est à 15 %, l’énergie de lactation à 1,6-1,7 Mcal.« Je crois que c’est mieux que d'ensiler de l’avoine ou autre chose du genre », dit M.Pelletier 20 janvier 2005 À la mi-janvier 2005, les températures ont atteint jusqu’à 13 "C dans le sud du Québec, ce qui a fait fondre tout ce qui pouvait rester de couverture neigeuse dans les champs.De la pluie, suivie de chutes de température jusqu’à -30 "C la semaine suivante ont annulé tout espoir de survie des luzernières pour 2005.Oui, vraiment, plus ça change, plus c’est pareil, te emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com ## Les miracles de la science~ Il ne dort jamais.Il s’attaque aux graminées et aux mauvaises herbes à feuilles larges en un seul passage • Élimination des mauvaises herbes de plus grande taille et des vivaces rebelles comme le chiendent • Agit au contact et de façon résiduelle pour des champs propres tout au long de la saison • 4 ingrédients actifs appartenant à 3 différents groupes d’herbicides (2, 4, 19) pour gérer la résistance chez les mauvaises herbes Des questions?Adressez-vous à votre détaillant, composez le 1 800 667-3925 ou visitez www.dupont.ca/ag/maïs ®/md/mc Marques déposées/de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company, dont DuPont Canada est un usager licencié.Membre de CropLife Canada.Comme avec tout produit de protection des cultures, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette. MARS 2005 ltures DIFFICILE SURVIE à L’HIVER Impossible de prévoir les conditions météorologiques au cours de l'hiver.Vos prairies subiront-elles des dommages ?Quel sera le pourcentage de mortalité hivernale ?Voici quelques conseils pour les remettre en état ou repartir à neuf.PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome AU PRINTEMPS, dès le mois d’avril, la première chose à faire est de sortir faire la tournée de vos prairies avec une pelle et de déterrer des plants.« Il faut évaluer les pertes tôt en saison pour être en mesure de voir quelles stratégies adopter », soutient Dominique Jobin, directeur technique plantes fourragères chez Semico.Si les plants s’arrachent facilement, que le collet est mou et qu’il s’écrase entre vos doigts, que les racines sont molles et dégagent une odeur de pourriture, ou encore que les plants sont déchaussés, voilà des indices qu’ils n’ont pas survécu à l’hiver.Les dommages à vos prairies vont peut-être nécessiter des interventions simples.Au printemps, dans les 66 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS champs à forte proportion de graminées, si le couvert végétal est suffisamment dense, une fertilisation azotée pourra éviter de ressemer.Par contre, dans les champs à forte proportion de légumineuses, il vous faudra rénover ou recommencer à zéro.Des solutions d’urgence Les techniques de rénovation proposent le vasage, le semis direct ou le semis avec légère préparation de sol.Le vasage consiste à semer sur un sol gelé, donc très tôt au printemps.Il % répond bien aux pertes sévères et | localisées.On sème à la volée, le gel et \ dégel du sol devraient permettre un 1 bon contact sol-semence.Dans le cas de hauts taux de £ mortalité, il faut envisager des solutions d’urgence.Celles-ci chamboulent souvent tout le plan de rotation des cultures de la ferme.Dominique Jobin conseille aux producteurs faisant face à de telles situations un resemis de plantes fourragères dans un autre champ.« Un mélange de céréales fourragères, blé-pois-avoine, récolté en vert, est une solution applicable dans toutes les régions du Québec », indique-t-il.Il y a d'autres possibilités, par exemple d’augmenter vos superficies en maïs ensilage si vous disposez de la capacité d’entreposage nécessaire.Attention toutefois à ne pas dépasser 50 % de maïs ensilage dans la ration.On évite de semer luzerne sur luzerne GUIDE PRATIQUE DE GESTION DES PRAIRIES UCCESSIVES ELUZERNE est risqué de semer de la :erne là où cette plante a déjà poussé parce que les vieux peuplements produisent une toxine qui ralentit la germination et la croissance des nouvelles pousses.On appelle ce phénomène l’autotoxicité.L’établissement de la culture peut être difficile, à moins que le peuplement existant ait subi un labourage ou une pulvérisation au moins trois semaines avant les nouveaux semis.Ces toxines peuvent persister jusqu’à six mois, ce qui suffit à compromettre de façon permanente le rendement des nouveaux peuplements.Pour assurer un rendement maximal, il faut cultiver une autre culture pendant un an.Les toxines ne sont pas présentes la première année dans les nouveaux peuplements.Alors, si ceux-ci ne poussent pas, vous pouvez procéder à de nouveaux semis sans risque d’autotoxicité.Source : Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l'Ontario Comment évaluer les dommages causés par l’hiver à vos prairies ?Quels sont les 1 teurs qui peuvent influencer la survie à l’hiver ?Au printemps, quelles sont les solutions pour remplacer vos prairies détruites ?Voilà ce à quoi s’attaque ce guide rédigé par l’agronome Jean-François Péloquin, du Club agroenvironnemental Dura Club (Bedford).Le guide présente des outils de dépistage pour la luzerne et des méthodes d'évaluation pour les graminées, on y discute vasage, fertilisation, semis de surface, etc.On y retrouve une foule de pistes de solution aux problèmes fréquemment rencontrés dans les prairies du Québec.Pour plus d’information : Dura Club (450) 248-0454.car celle-ci sécrète une toxine qui empêche la semence de luzerne de germer (voir l’encadré Cultures successives de luzerne).Parmi les plantes fourragères d'urgence, il y a le ray grass annuel, le millet, le sorgho, le soya fourrager, chacune de ces plantes offrant des avantages et des inconvénients.Par exemple, le ray-grass annuel est difficile à sécher, très compétitif et digestible.Le millet japonais et le sorgho peuvent parfois devenir trop envahissants, il faut ainsi prévoir une fauche hâtive.Par ailleurs, ces plantes fourragères sont bien adaptées à tous les types de sol, elles peuvent être pâturées, coupées en vert ou ensilées, surtout en balles rondes, k martine.giguere@lebulletin.rogers.com MARS 2005 DEMANDEZ-LES A WIHE DflMIlANT.187SYNGEMT# 11877 964-3682) WWW.SYNGENTfl.CA CalliStO Primextra II MMmJM MAGMUM' l'offre de 9 S/ocre es) basée sur le taux d'utilisation en prélevée et en postlevée de 1,4 l de Primextra II Magnum et de 120 ml de Collisto par acte.Tout outre toux d’utilisation sera calculé proportiooellemenl, pour un maximum 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PHOTOS : LE BULLETIN Dès essais ont démontré que le semis de blé sur sol gelé procure de meilleurs rendements et permet l'étalement des travaux de semis et de récolte.PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome POUR OBTENIR UN BON DÉVELOPPEMENT VÉGÉTATIF ainsi que de bons rendements, le blé doit être ensemencé tôt au printemps.On s'assure ainsi d’obtenir un bon tallage (des tiges fortes et en grand nombre), et un nombre élevé d'épis au pied carré.La technique de semis sur sol gelé permet d’atteindre ces objectifs.Peu connu, ce type de semis comporte de nombreux avantages.En fait, le semis s’effectue sur un sol légèrement gelé.Au printemps, quand la neige est fondue et que le sol est dégelé en profondeur, on rencontre quelques nuits où le mercure descend sous zéro.À ce moment, le sol gèle en surface.Cette mince couche de sol gelé peut supporter le Semé hâtivement, le blé profite des conditions fraîches et humides qui favorisent son développement : meilleur tallage, et nombre élevé d'épis au mètre carré.DES AGRICUg MARS 2005 cultures DES CONSEILS POUR RÉUSSIR VOTRE SEMIS SUR SOL GELÉ O Soyez prêt : la fenêtre de semis est limitée.Les conditions optimales : températures nocturnes entre -2 et -6 °C.Attention : à partir de -7 °C et moins, il y a risque d’endommager le semoir.Le sol doit être gelé à 2,5 centimètres de profondeur (1 pouce).0 Choisissez des champs bien drainés et ayant une bonne structure de sol.0 Idéalement, semez le blé après le soya (bien disperser les résidus).O L’automne précédent, détruisez au besoin les mauvaises herbes avec un traitement approprié.0 Utilisez un semoir à semis direct.0 Appliquez un démarreur.0 Haussez le taux de semis de 10%.0 Utilisez des semences traitées avec un fongicide.0 Semez l’extrémité des champs en premier.Après de nombreux passages (tournières), on risque de tasser le sol.© Soyez bien préparé pour tous les travaux au cours de la saison, du semis à la récolte : fractionnement de l’azote, lutte aux mauvaises herbes, récolte plus hâtive.Source ; Scott Banks et Peter Johnson, ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario (MAAO) : www.gov.on.ca/OMAFRA/french/crops/field/ poids du tracteur.On évite de tasser le sol et de créer des ornières.Évidemment, il faut être aux aguets car la période où la couche de sol est gelée est de courte durée.« Le gel ne donne généralement pas une surface dure avant deux à quatre heures du matin et risque de disparaître dès huit ou dix heures », explique l'agronome René Mon-geau, conseiller en grandes cultures et agroenvironnement au MAPAQ de Saint-Jean-sur-Richelieu.De plus, poursuit-il, quand les tempé- ratures de l’air approchent les -8 °C, le sol est trop dur et risque d’endommager le semoir.Semis direct ou à la volée Les résultats obtenus avec les semis à la volée sont variables; on déconseille donc cette technique.Par contre, le semis direct serait plus fiable car il assure un meilleur contact sol-semence.On recommande de semer à une profondeur de 1,25 à 2,5 cm (1/2 à 1 po), et que la semence soit bien déposée au fond du sillon.Nul besoin de le refermer : l’action du gel et dégel fera le travail.En Ontario, on s’intéresse au semis sur Le semis sur sol gelé permettrait de devancer de 7 à 10 jours le développement du plant par rapport à un blé semé sur un sol sec.On pourrait ainsi réduire l’incidence de la fusariose.sol gelé depuis déjà quelque temps.Des essais ont été réalisés où l’on compare les rendements entre le semis conventionnel et sur sol gelé.Les producteurs qui ont fait l’expérience du semis sur sol gelé ont LE BULLETIN DES AGRICULTEURS obtenu des rendements de 15 à 25 % supérieurs (voir le tableau).Ici, au Québec, plusieurs producteurs commencent à s’intéresser à cette technique.En plus des nombreux avantages (meilleur rendement, étalement des travaux, récolte hâtive, etc.), le semis sur sol gelé pourrait avoir une incidence sur la fusariose.En fait, aux clubs agroenvironnementaux Agri-Durable et Sol Art de Marieville, on a fait des suivis tout au long de la saison 2004.Les agronomes ont pris des données sur les différents stades de croissance de blé en semis conventionnel et sur sol gelé.Selon la technique de semis utilisée, ils ont noté un décalage de 7 à 10 jours des stades de croissance du blé.En décalant la date de floraison du blé, les conditions favorables au développement de la fusariose pourraient être moins propice.Sébastien Robert, agriculteur à Mont-Saint-Grégoire, a fait l’expérience du semis sur sol gelé en 2003 (6 hectares) et 2004 (14 hectares).Et, si les conditions le permettent, il espère semer 19 hectares en sol gelé ce printemps.Car le moment propice au semis est de courte durée.« Il faut vraiment vouloir car le semis sur sol gelé exige de se lever au milieu de la I SON DE RENDEMENTS tNEL ET LE SEMIS SUI MS À LA FERME, ONT ENTRE LE SEMIS t SOL GELÉ DE BLÉ R.RIO 2003) Producteurs Semis sur sol gelé (kg/ha) Semis conventionnel (kg/ha) 1 3847 3672 2 4379 4136 3 4203 4089 4 3733 2934 5 1823 1749 6 2744 2240 7 2845 1560 8 3309 1823 9 4910 4170 Moyenne 3531 2973 Source : Scott Banks et Peter Johnson, ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario (MAAO) nuit, de suivre attentivement les conditions météo et d'être prêt très tôt en saison », explique-t-il.Ainsi, dès la mi-avril (le producteur a semé le 12 avril en 2004), tout doit être prêt : les équipements (roues doubles sur le tracteur, semoir) et le matériel nécessaire au semis (semences et engrais).En semant plus tôt, Sébastien Robert obtient de meilleurs rendements.Par contre, précise-t-il, des recherches seraient nécessaires pour appuyer de tels résultats.Sébastien Robert n’augmente pas le taux de semis tel que recommandé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Ontario (voir l’encadré).Il utilise le même équipement (semoir à semis direct) et des techniques de régie intensive (fertilisation et fongicides).« En fait, indique le producteur, il s’agit d’apprendre à semer dans de nouvelles conditions.Il faut être en mesure d’évaluer la portée de la gelée pour éviter de tasser le sol.» te martine.giguere@lebulletin.rogers.com Hybride Technologies Maturité Rendement Poid (TM/acre) spécifique (kg/hl) Humidité (%) Revenu ($/acre)‘ DKC40-57 YieldGardMD Pyrale 2800 4,42 66,9 25,3 $349,61 38P04 HerculexMC/ LibertyLinkMD 2800 4,39 65,3 27,5 $327,93 20 essais au Canada sur une période de 2 ans.DKC37-12 Conventionnel 2725 3,81 65,2 25,9 $298,21 38R69 Conventionnel 2700 3,75 64,3 27,5 $280,92 20 essais au Canada sur une période de 2 ans.DKC33-08 Conventionnel 2550 3,56 69,9 23,2 $298,66 39D81 Conventionnel 2575 3,53 66,6 25,3 $278,94 1-800-667-' DEKALB** et son logo sont d 69 essais au Canada sur une période de 4 ans.‘Prix $2,50/bu moins $0.05 par point d’humidite au-delà de 15.5% LE BULLETIN DES AGRICULTEURS cultures Année après année, dans certaines régions du Québec, le taux de mortalité des luzernières POUR REMPLACER ^A est élevé.comme solution de remplacement, les semenciers proposent le soya d'ensilage.PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome >> FOURRAGER LUZERNE J-Rene Lafond Inc.Fernand Campeau & Les Equipments Proulx Machinerie C & H Inc.Mirabel Fils Inc.et Raiche Inc.Saint-Guilaume Dalhousie Station Wotonville 14 Le seul fabricant de tracteurs de ferme au Canada.Performants éprouvés En matière de performance, les tracteurs Versatile 4RM et Genesis HMC 2RM/4RM sont à l’avant-garde.Ils continuent toujours de démontrer une robuste durabilité et la fiabilité sous les conditions d’utilisation les plus exigeantes.La facilité de service et peu d’entretien sont des caractéristiques reconnues des deux marques.Assurez-vous donc que votre décision d’achat soit basée sur des faits et des résultats prouvés.Parlez simplement vous à un propriétaire et utilisateur d’un tracteur Versatile ou Genesis.Buhler Genesis llMC 2RM/4RM Modèles 2145- 145 CVàla PdF 2160- 160 CVàla PdF 2180 - 180 CVàla PdF 2210-210 CVàla PdF Buhler Versatile™ 4RM Modèles 2290 - 290 cv 2335 - 335 cv 2360 - 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David Girardville, conseiller du club agroenvironnemental du Suroît.Dans plusieurs cas, les luzernières survivent un an, parfois deux.Tout est à recommencer, il faut alors tenir compte des coûts d’établissement de la luzernière comparativement à ceux du soya fourrager.« Aussi, dit David Girardvillle, le volume récolté d’une luzernière fraîchement établie est peu élevé, si en plus elle ne survit pas à l’hiver.» Producteur laitier de Saint-Alexandre, René Bessette a bien mûri sa décision de semer du soya fourrager.« D’abord, dit le producteur, l’année d’implantation d’une luzernière avec plante abri, on obtient les deux tiers du volume.Le printemps suivant, il n’est pas rare que le tiers de la luzernière ait brûlé.C’est toujours à recommencer.» Ainsi, depuis 2000, les 75 vaches en lactation de René Bessette consomment du soya fourrager.récolte une seule fois, il y a donc moins d’opérations », souligne un producteur laitier de l’Ange-Gardien, Marcel Ménard.En plus, il n’y a qu’une seule période de fermentation.« Des producteurs prévoient maintenant semer du soya fourrager, cela leur Des variétés adaptées Quelle variété de soya faut-il utiliser ?Deux stratégies sont possibles, répond David Girardville.On peut soit implanter un soya traditionnel (pour la fève) dont la maturité ne correspond pas à celle de notre zone de production, donc beaucoup plus tardive.Il y aussi des variétés adaptées à la production de soya fourrager.« Les variétés de soya fourrager ne répondent pas à la photopériode », précise Luc Rousseau, conseiller en production végétale à la CoopExcell.Ce sont des variétés indéterminées, qui fleurissent sans arrêt.La croissance du soya est stoppée par la gelée.Les feuilles sont plus larges que celles des variétés cultivées pour la fève, le volume récolté est donc plus important.On le sème aux 18 cm (7 po), entre le 1" mai et le 10 juin, à un taux de semis de 800 à 900 000 plants à 1 hectare.« On peut aussi semer aux 38 cm (15 po) avec Fernand Campeau & Fils Inc.Les Equipments Proulx et Raiche Inc.J-Rene Lafond Inc.Machinerie C & H Inc.Dalhousie Station Wotonville Mirabel Saint-Guilaume Rien n’est plus “Versatile” qu’un Genesis II Ressentez l’excitation d’une courbe de couple élevée, de la capacité de tire et de la barre de traction, comparativement aux autres tracteurs de même puissance.Voyez comment le nouveau et robuste pont avant UltraSteef font du Genesis, un des tracteurs dotés du plus étroit rayon de braquage et de la meilleure manoeuvrabilité parmi les tracteurs de sa classe.Tout ceci, en plus de la légendaire durabilité et de la facilité de service, a fait de Genesis le tracteur le plus fiable et le plus apprécié de sa classe de puissance.Parlez simplement au propriétaire d’un Genesis.Visitez votre concessionnaire Buhler Versatile et découvrez ce que la valeur prouvée peut contribuer à votre rendement sur la ferme.Buhler Genesis ll"c 2RM/4RM Modèles 2145-145 CVàla PdF 2160- 160 CVàla PdF 2180-180 CVàla PdF 2210-210 CVàla PdF 1*1 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Informez-vous dès maintenant / Amos Agritibi RH Normandin Équipement et Pièces J.C.L.St-Eustache Garage Bigras Tracteur Amqui La Matapédia Coop.Agricole Notre-Dame-du-Nord Centre Laitier St Beorges-de-Beauce Équipement Agri-Beauce Coaticook Service Agricole de l'Estrie Plaisance Équipements de Ferme Papineau St-Hilarion Garage Guy Gauthier Courcelles Garage Benoit Rouillard Pointe-au-Père Performance Rimouski St-Hyacinthe Groupe Symac Dalhousie Station Femand Campeau et Fils Pont-Rouge Machineries Pont-Rouge St-Jacques-le-Mineur Agricotech Howick Équipements de Ferme BHR Poularies Machineries Horticoles D'Abitibi St-Joachim-de-Shefford Équipement Agricole Beauregard La Pocatière, Rivière-du-Loup, Montmagny St-Anselme, St-Vallier, St-Agapit, Ste-Marie-de-Beauce St-Rémi-de-Napierville Garage J.L.Lefrançois Groupe Dynaco Unicoop St-Roch-de-L’Achigan L'Épiphanie St-Barthélémy Agritex Machinerie Forest Garage Pierre Dugré Stanbridge Station Lyster St-Bruno (Lac St-Jean) Équipement GMD Agrocentre Farnham Garage E.Boissonneault Victoriaville Mont-Laurier St-Célestin, Mauricie, S.C.A.des Bois-Francs Entreprise R.Raymond Drummondville, Yamaska Nicolet Agritex Garage E.Comptais New Holland Nicolet Yamaska I Pulvérisateur MS I Drummondville Québec • 1.800.767.2050 • www.msspray.com 76 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ltures R-6 Grossissement des graines.Les gousses les plus hautes contiennent des graines qui remplissent les cavités.R-7 Début de la période de maturité.L’une des gousses sur la tige principale est brune.Source : www.gov.on.ca/OMAFRA/ french/crops/pub811 Z4stages.htm un planteur à maïs à 2,5 cm de profondeur », précise Sylvain Payant de Pioneer.Alors, si du temps sec se présente au semis, la semence pourra tout de même se développer.« Chez Coop, nous avons une seule variété de soya fourrager, le Mammouth II RR.Il s’agit d’une variété à port érigé Roundup Ready, ce qui facilite la lutte aux mauvaises herbes », précise Luc Rousseau.Car le choix des herbicides diffère selon qu’il s’agisse de soya pour la fève ou de soya fourrager.Plusieurs herbicides ne peuvent être appliqués sur le soya fourrager.Certains producteurs vont récolter la première coupe de foin et ensuite semer le soya fourrager.Selon David Girardville, cette stratégie offre des résultats peu intéressants : le soya est semé trop tard, le rendement est moindre.L’an dernier, René Bessette a semé un seigle d’automne.Au printemps, il a récolté le seigle puis semé son soya fourrager au début juin.« Le volume de seigle compense pour la baisse de rendement du soya fourrager, en plus j’introduis une autre plante dans ma rotation », soutient le producteur laitier.Cette façon de faire peut être intéressante dans certains cas.Pour la fertilisation, on suit les recommandations pour le soya du Guide de référence en fertilisation du CRAAQ (www.craaq.qc.ca ou 1 888 535-2537).Le soya fourrager fixe lui aussi l’azote pour la culture suivante.Il préfère un sol bien égoutté, avec un pH équilibré.Quand récolter ?« On fauche le soya fourrager lorsque les tiges commencent à se lignifier à la base, à prendre une coloration brunâtre et que les gousses du bas atteignent quatre centimètres de long », indique Luc Rousseau.On peut aussi se fier aux stades de développement du soya.« Il faut alors faucher le soya lorsqu’il atteint les stades R6 ou R7 », souligne David Girardville (voir l'encadré Description des stades reproductifs).René Bessette observe attentivement les gousses du bas.Il récolte lorsque les gousses du bas commencent à se remplir, voire un peu avant.Le soya fourrager est fauché en andain.Il requiert deux jours de séchage au champ pour atteindre un pourcentage de matière sèche de 35 à 45 %.Plusieurs producteurs ensilent le soya fourrager en même temps que la dernière coupe de foin ou avec le maïs ensilage.« Le soya fourrager est ensilé vers la fin septembre, avant la première gelée », souligne David Girardville.La teneur en huile du soya fourrager peut être élevée.En fait, tout dépend du stade de maturité auquel il sera récolté (surtout pour les variétés à fève) (voir le tableau Résultats d’analyses 2004).Si la teneur en huile est trop élevée, il faut limiter la consommation des animaux.Assurez-vous auprès de votre spécialiste en nutrition animale de ne pas dépasser la limite permise dans la ration.Alors, solution d’urgence ou réfléchie, le soya fourrager pourrait faire partie de vos choix le printemps prochain, to martine.giguere@lebulletin.rogers.com Pioneer 92B84 Mammouth II RR Kodiak % matière sèche 46,5 48,02 53,56 % protéine brute 21,3 19,3 21,6 % ADF 32,1 38,2 34,3 % NDF 43,9 50,9 45,4 ENL Mcal/kg 1,41 1,31 1,37 % gras 2,9 1,3 1,4 T m.sVha 4,7 6,2 6,0 Essai de trois variétés de soya pour l’ensilage chez René Bessette.Les trois variétés ont été semées le 15 mai.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 77 Les feuilles de soya fourrager sont plus grosses que celles de variétés traditionnelles.La croissance de ces variétés de soya fourrager est arrêtée par la gelée, on parle de variétés indéterminées.MARS 2005 PHOTOS : JULIE BERGERON cultures La sortie d’eau enrochée L’aménaqement des berges La plantation de myriques beaumiers et de cornouilliers stolonifères sur les pentes reprofilées à 45 degrés.Les bassins de décantation empierres TAILLE Des travaux d'aménagement de berges ont été réalisés chez neuf membres du Club Agri-Durable en Montérégie.En tout, 1330 mètres ont été aménagés.Des investissements de plus de 100 000 $.PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome 78 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LES CONSÉQUENCES DE LA PERTE DE SOL par l’érosion des berges sont difficilement quanti-fiables.Les particules qui se retrouvent dans les cours d’eau transportent avec elles le phosphore, qui, à son tour, affecte la qualité de l’eau.Ces particules s’accumulent au fond des cours d’eau, il faut alors procéder à leur nettoyage et à leur creusage.Pour limiter l’érosion des berges, des aménagements sont nécessaires.Ainsi, neuf producteurs agricoles ont décidé de réaliser des projets d'aménagement de cours d’eau sillonnant leurs terres (voir le tableau).« Le coût des travaux d’aménagement est un frein direct pour les producteurs agricoles, explique la conseillère du Club Agri-Durable Julie Bergeron.Il y a cinq ans, des travaux d'aménagement avaient eu lieu en collaboration avec Nature Action : chaque mètre carré aménagé coûtait 100 $.Dans notre projet, ces coûts étaient seulement de 10 $ par mètre carré.» Pour respecter le 10 $ / m2, les techniques d’aménagement auxquelles les producteurs ont eu recours étaient principalement basées sur la planta- tion d’arbres et d’arbustes.« Après un hiver, à certains endroits, nous nous sommes aperçus qu’il aurait fallu utiliser d’autres méthodes pour bien stabiliser la berge, notamment de l’empierrement », relate Julie Bergeron.À la fonte des neiges, certains cours d’eau ont arraché des parties d’aménagement à cause de l’augmentation de leur débit.Dans d’autres cas, nous savions qu’il aurait été préférable d’utiliser des pierres mais nous n’avions pas le budget nécessaire », indique la conseillère.La technique utilisée consistait à étendre un paillis de paille, le recouvrir de jute fixée avec ancrage de métal, puis à planter des arbres et des arbustes aux 30 centimètres.Avant d’effectuer ce type d’aménagement, les pentes des berges de tous les sites ont été reprofilées à 45 degrés.« Tous les travaux ont été exécutés par un entrepreneur privé qui a offert un service clé en main, et une garantie des travaux pour une période de deux ans », souligne Julie Bergeron.Après une année.Plusieurs constats ont déjà été faits, d’abord concernant les matériaux utilisés.La paille aurait avantage à être remplacée par un carton, et la jute devrait être un peu plus épaisse pour une meilleure résistance (elle doit avoir une durée de vie d’au moins deux ans).L’aménagement de berges devrait aussi aller de soi avec la protection de la bande riveraine.Selon les situations, il est préférable de laisser entre 3 et 10 mètres en haut du talus.Des producteurs ont planté une rangée d’arbres en haut du talus, d’autres vont laisser une bande en prairie permanente.Si certains aménagements ont moins bien tenu le coup, Julie Bergeron demeure optimiste: « Toutes les pentes ont été reprofilées à 45 degrés, et 75 % des arbustes ont survécu.» Deux cas concrets En 2002, chez Éric Dehandschutter (Saint-Césaire), un fossé de ligne de 300 mètres de long a été aménagé.Le pied de berge s’érodait, ce qui a occasionné des glissements de sol dans le cours d’eau.Une forte dénivellation s’est ainsi créée : d’un bout à l’autre, on passait de 2 mètres à un peu plus de 5 mètres de profondeur, en plus de l’élargissement sur les côtés.» NOMBRE D'ARBUSTES PLANTES ET COUTS DES TRAVAUX CHEZ CHACUN DES PARTICIPANTS Aménagement des berges Brise-vent Coût du projet* Superficie aménagée (m2); longueur aménagée (mètre); nombre de plants Nombre de plants Conrad Riendeau 780; 135; 3915 0 8600$ Éric Dehandschutter 125; 30; 3120 290 8765$ Gisèle Malo Desroches 325; 135; 1582 0 3832$ Léo Normandin 750; 135; 3330 310 27 656 $ Phillipe Bossiroy 515; 135; 3150 1200 11 119$ Rhéal Grenier 375; 200; 1906 424 4115$ Robert Voyer 125; 30; 1420 0 3202$ Sylvain Grenier 550; 100; 1845 0 5874$ Yvon Boucher 2683; 430; 12 780 0 32 508 $ * Subventionné à 70 % par le programme Prime-Vert du MAPAQ Source : Club Agri-Durable LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 79 MARS 2005 MARS 2005 cultures Sur un autre site, toujours chez Sylvain Grenier, on a procédé à l’empierrement du pied de berge, le tout a tenu le coup en 2004.Pour remédier au problème, on a reprofilé la pente sur toute la longueur, puis on a aménagé quatre bassins de décantation en pierres.On a planté 2700 arbustes, dont le myrique baumier sur le pied de berge et le cornouiller stolonifêre sur la pente de talus.Pour terminer, le producteur a implanté une haie brise-vent (290 arbres) en haut du 80 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS talus en laissant une bande riveraine de 1,5 mètre.Les résultats sont fort encourageants.Le producteur doit simplement veiller à ce qu’il n’y ait pas trop de végétaux qui s’implantent au centre, et qui empêcheraient l’eau de bien s’écouler.À Saint-Césaire encore, la rivière Barbue sillonne les terres de Sylvain Grenier.En 2003, on a aménagé 100 mètres dans une courbe de la rivière.Ici aussi, l’érosion sur le pied de berge a occasionné des glissements de sol dans le cours d’eau.On a reprofilé la pente puis on a implanté 1845 saules discolores du pied de berge au haut du talus.Au printemps suivant, une partie de l’aménagement a été emportée par le fort courant de la rivière.« Dans ce cas-ci, il aurait fallu procéder à l’empierrement du pied de berge », souligne Julie Bergeron.Le reste de l’aménagement a tenu le coup.La bande riveraine est en prairie et les arbustes dans le haut du talus sont toujours là.Pour remédier au problème, le producteur voudrait éventuellement procéder à l’empierrement, une question de temps et d’investissement.Une roue qui tourne Aucun nouveau projet d’aménagement n’est prévu au Club Agri-Durable cette année.Par contre, le projet réalisé en 2003 aura été l'élément déclencheur de plusieurs travaux de plus petite envergure mais tout aussi importants aux yeux de Julie Bergeron.« Plusieurs producteurs ont décidé de planter des haies brise-vent ou d’empierrer des sorties de drains, dit-elle.Ce projet a eu de nombreuses répercussions car des producteurs et d’autres clubs ont initié des projets à la suite d'une visite à nos aménagements.» Ce projet a aussi eu un impact positif sur l’image des producteurs agricoles face à la protection de l’environnement.Récipiendaire d’un Phénix de l’environnement en 2004 (prix remis par le ministère de l’Environnement qui honore ainsi les artisans québécois du développement durable), le projet s’est ainsi fait connaître.De plus, Julie Bergeron est maintenant appelée à participer à des colloques et conférences pour répandre la bonne nouvelle.martine.giguere@lebulletin.rogers.com Jfeureiv^ anniversaire de mariage, en retard AU MOINS AVEC OPTION””, VOUS AVEZ PLUS D’UN JOUR.Elle comprendra.Du moins, je lui ai quand même acheté une carte.Avec un peu de chance, elle sera aussi indulgente qu’Option.Sa grande fenêtre d'application me donne toute la flexibilité dont j’ai besoin.Je peux l’appliquer dès la première feuille, jusqu'à la huitième feuille du maïs.J'obtiens un excellent désherbage et c'est tout à fait sécuritaire pour la culture.De plus, pour un désherbage en un seul passage, je peux choisir un partenaire de mélange en réservoir, en toute liberté.Qui oublierait ça?X Virtual Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1 888-283-6847 • www.bayercropscience.ca HCKBIClOl DC U Al $ Bayer CropScience Toujours lire et se conformer aux directives de l'étiquette.Option” est une marque de commerce de Bayer.2115-049-0105 RENOUVELEZ VOTRE ABONNEMENT PAR L’ENTREMISE DES AGENCES AUTORISÉES 1 .Les Éditions du Terroir est l’agence officielle de recrutement des abonnements pour Le Bulletin des agriculteurs.Nos représentants vous solliciteront lors d'une visite ou par téléphone.Jean-Jacques Lessard Myriam Sainson Luc Provost DES QUESTIONS CONCERNANT VOTRE ABONNEMENT ?Pour toute information concernant votre abonnement ou pour nous faire part d’un changement d’adresse, communiquez avec notre service à la clientèle.EDITIONS DU RROIR 1 888 321-5558 Club de Revue Moderne Québec, QC (418)692-0504 Ebsco Canada limitée Saint-Lambert, QC 1 800 361-7322 Gama 2000 Montréal, QC 1 866 253-3503 Groupe Somitel Québec, QC 1 800 868-5892 ICLVCCRP Kelowna, C.-B.1 800 665-5133 QSP / Sélection du Reader’s Digest Hull, QC 1 800 667-2536 Rabais Campus Montréal, QC 1 800 265-0180 Région de Montréal : (514) 333-9145 Extérieur : 1 800 665-5372 Représenté au Québec par rxcpitreille du Mutrutri.AG-PR^) (450) 778-0444 agpro@qc.aira.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : JEAN-CLAUDE BÉHAR cultures LOUER ou ACHETER, QUEL DILEMME ! « Il n'y a pas de dilemme, dit un agronome conseiller.La plupart des agriculteurs n'ont pas les moyens d'acheter.Alors, il ne leur reste que la location.» PAR DOMINIC GRÉGOIRE, producteur de grandes cultures DANS PLUSIEURS PRODUCTIONS, les prix de vente nous rendent plutôt tristes.Certains d'entre nous cherchent à agrandir leur ferme afin d’améliorer leur sort.Mais une expansion a un coût et il faut prendre le temps de bien y penser avant de s’y lancer.Ceux qui veulent augmenter la superficie cultivable se retrouvent devant un dilemme : acheter ou louer de la terre.Est-ce que cela vaut la peine d’investir ses liquidités pour acheter ?Est-ce que c’est plus cher acheter que de louer ?Est-ce que la question se pose en elle-même, i.e.avons-nous les moyens d’acheter ou nous nous contentons de louer ?Chaque ferme a une situation économique différente, selon l’âge du producteur, la relève, la production et la situation géographique.Il est donc difficile d’émettre une théorie sans faille qui puisse nous indiquer le prix à payer pour une terre, peu importe où au Québec.Idem pour la location.Nous allons tout de même essayer de réfléchir sur le sujet tout en espérant vous aider.La difficulté de connaître les revenus dans les années à venir à cause des fluctuations des marchés rend les plans d'investissements hasardeux à établir.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MARS 2005 Jean Lussier : « Après avoir calculé mon coût de production, je ne suis pas prêt à payer plus de 5400 $ l'hectare.» cultures Trop cher Nous avons rencontré Jean Lussier, producteur de grandes cultures à Saint-Édouard en Montérégie.À partir de 2000, M.Lussier a étalé sur plusieurs mois la vente de son quota.Le producteur a acheté des terres afin de prendre de l’expansion pour rentabiliser sa ferme maintenant axée sur les grandes cultures.Aujourd'hui, il cultive 500 ha.La moitié lui appartient et il loue l’autre moitié.Il connaît donc bien le marché actuel des terres.« En vendant mon quota, dit M.Lussier, j’avais une bonne liquidité, alors j’ai acheté des terres.Je suis toujours acheteur, mais pas au prix qu elles se vendent.Après avoir calculé mon coût de production, je ne suis pas prêt à payer plus de 5400 $ l’hectare.Ce qui est loin du marché qui se situe à plus de 9000 $ l’ha.» « Il est difficile d’établir un plan stratégique d'expansion pour les années à venir car on ne sait pas combien l’on pourra vendre nos céréales, ajoute M.Lussier.Cette situation me freine dans mes projets d’expansion.Heureusement, en 2004, les prix élevés du soya et la pratique du semis direct nous ont permis d’obtenir une assez bonne rentabilité.Mais d’un autre côté, le maïs nous en fait voir de toutes les couleurs avec une grosse récolte mais des prix désolants.» M.Lussier pourrait acheter des Voici Roundup WeatherMAX“° avec la Technologie transorb 2 LE CONTROLE DES MAUVAISES HERBES PASSE SOUS VOTRE CONTROLE.Il fut un temps où les conditions climatiques déterminaient à quel moment vous deviez traiter.Maintenant, cette décision vous appartient.Voici Roundup WeatherMAX avec la Technologie Transorb 2.-X- Quelques minutes suffisent au produit pour pénétrer dans la feuille de la mauvaise herbe et diriger toute sa puissance vers les racines.Ainsi, vous pouvez l'appliquer en toute confiance lorsque les conditions sont idéales.Et lorsqu'elles ne le sont pas.De plus, Roundup WeatherMAX avec la Technologie Transorb 2 offre une Efficacité évoluée, de sorte que vous manipulez 33 % moins de produit.1-800-667-4944 Vous disposez maintenant d'une puissance inégalée.et ce, dans toutes les conditions.La nouvelle génération des produits Roundup Transorb1"10 est arrivée.Roundup WeatherMAX avec la Technologie Transorb 2.Contactez votre détaillant dès aujourd'hui.I © Monsanto Canada Inc.2004.84 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AIGUISEZ VOS CRAYONS Il est difficile de généraliser des tarifs de location ou des prix de vente de terres pour la province.Mais deux éléments peuvent nous aider lors de notre prochaine expansion.D’abord, la difficulté de connaître les revenus dans les années à venir à cause des fluctuations des marchés rend les plans d’investissements hasardeux à établir.Il faut alors être conservateur dans ses achats ou locations.Et n’oubliez pas qu’une meilleure connaissance de la mise en marché des grains peut aider à garantir un certain revenu sur une partie des récoltes futures.Ensuite, la connaissance de ses coûts de production est primordiale.Quand il établit des hypothèses de rentabilité, l’agronome Beauregard doit calculer des coûts de production très précis sans rien oublier.Un seul élément pris à la légère peut vous induire en erreur et vous faire manquer une location intéressante.terres si les siennes étaient libres de dettes.Il aurait alors la liquidité nécessaire pour acheter une vingtaine d’hectares par année.Mais selon lui, acheter une terre à 7500 $ l’ha et plus revient plus cher que de la louer à 450$ l’ha par année.Louer, mais à quel prix ?Les réflexions de M.Lussier nous amènent à réévaluer la possibilité d'acheter.Alors, si on ne veut pas acheter pour toutes sortes de raisons, il faudra louer, mais à quel prix ?C’est sur ce sujet que l’agronome Guy Beauregard s'est penché.À l’aide de grilles mathématiques, le conseiller du MAPAQ à Nicolet a évalué le coût optimal d’achat ou de location de terres.Mais d’abord et avant tout, il réfléchit au dilemme.« Dans le fond, il n’y a pas vraiment de dilemme, dit-il.La plupart des agriculteurs n’ont pas les moyens d’acheter.Alors, il ne leur reste que la location.Mais cette location, elle doit se faire à quel prix ?Pour le calculer, il faut évaluer très précisément nos coûts de production et trouver la force de rentabilité de la terre à louer.» M.Lussier sait jusqu’à combien il est prêt à aller afin de louer une terre : « Selon mes calculs, je ne peux pas louer une terre à plus de 300 $ l’hectare.À ce prix, ce doit être une bonne et belle terre.Malheureusement, le marché tend à aller beaucoup plus haut.» Si l’on prend la grille d’évaluation de M.Beauregard, on peut savoir combien il reste dans les poches du producteur après avoir tout compté.Voici un exemple bien simple : si l’on produit 2700 kilos de soya à 1 hectare en semis direct, que l’on vend ce soya 300 $ la tonne et que l’on paie un loyer de 450 $ I hectare (ce qui est relativement près de la réalité en Montérégie), il resterait 50 $ l’hectare dans les poches du producteur.Reste à savoir si cela est suffisant pour la plupart des producteurs.De plus, selon M.Beauregard, les terres louées sont en moins bon état que les terres cultivées par les propriétaires.« Souvent ces terres ne sont pas drainées, les fossés ne sont pas entretenus et les sols sont appauvris par le manque d’application des nutriments nécessaires.» M.Lussier cherche quant à lui à remédier à cette situation en essayant d’intégrer le propriétaire dans le rafraîchissement de ses terres.« J’essaie de convaincre le propriétaire d’investir une partie du loyer ou le remboursement de taxes foncières à l’amélioration de la terre.De cette manière, à longue échéance, il est plus rentable de louer cette terre.Mais ce n’est pas toujours facile.» k dgnap@sympatico.ca Forte teneur en protéines, haute qualité meunière.Blé à Pain SeGan Pour plus de renseignements: seed@secan.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS uits et légumes GALE ARGENTÉE, PRENDS GARDE aux PATATES Qu'elles soient rouges, blanches ou bleues, les pommes de terre ratatinent devant la gale argentée.Des chercheurs de l'Université Laval contre-attaquent avec le biocontrôle.PAR GENEVIEVE TOUSIGNANT CHAQUE AUTOMNE, elle ressort ses croûtes.Chaque hiver, elle provoque des rides.Même le Maxin, un fongicide homologué spécifiquement pour lutter contre la gale argentée dans la pomme de terre, n’en vient plus à bout.Doit-on alors hisser le drapeau blanc ?« Oh ! Non ! » répondent des membres du Centre de recherche en horticulture de l’Université Laval (CRH).Les chercheurs ont démontré que certains sols sont moins sensibles que d’autres au développement de la maladie.Un grand pas, selon eux, sur la route du biocontrôle.« Nous avons pris des échantillons de sols québécois qui étaient soupçonnés de défavoriser la maladie et nous les avons utilisés pour faire des essais de culture », explique Russell Geneviève Tousignant est étudiante en agronomie à l'Université Laval.La publication de ce texte a été rendue possible grâce au CRSNG, au Bulletin des agriculteurs, à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval et à l’Ordre des agronomes du Québec.Pommes de terre atteintes de gale argentée : les taches de formes irrégulières qui se développent sur la peau des tubercules nuisent à la mise en marché du produit frais.Tweddell du CRH.C’est sur des bactéries contenues dans le sol que les chercheurs ont d'abord porté leur attention.Ces « bactéries antagonistes » ont permis de réduire le développement de la gale argentée en postrécolte.Encouragés par leurs découvertes, les chercheurs ont creusé un peu plus loin.« Nous avons ensuite observé que les sols plus riches en fer et en nitrates sont suppressifs, c’est-à-dire qu’ils sont moins propices que d’autres sols à la croissance de la maladie », dit M.Tweddell.Des producteurs à bout de souffle Directeur de la firme Agreco, Gilles Hamel connaît bien la gale argentée.Chaque année, les producteurs qu’il conseille et lui se battent contre le redoutable petit champignon.« La maladie amène deux principaux problèmes, précise l’agronome.D’abord, en modifiant l’apparence des tubercules, elle nuit à la mise en marché des pommes de terre fraîches.Ensuite, elle complique la production de semence.» Actuellement, il n’y a pas de normes à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (AC1A) qui permettent de régir la qualité des semences par rapport à la gale argentée.Ainsi, les producteurs achètent et plantent de la semence sans savoir si elle est infectée ou non.S’enclenche alors le cercle vicieux, d’autant plus vicieux que les symptômes de la maladie ne se déclarent souvent que plusieurs mois après l'entreposage.« Pour l’instant, tout ce qu’on peut faire, explique M.Hamel, c’est d’éviter de laisser traîner les patates au champ et de les entreposer immédiatement après la récolte, dans un endroit sec, pour restreindre les chances de développement de la maladie.» Malheureusement, qui dit réduction de l'humidité de l’air dit aussi perte de poids des tubercules.Et comme ceux-ci sont justement vendus au poids.« Les producteurs doivent choisir entre risquer une infestation de gale ou perdre en rendement à cause des pertes d’eau des pommes de terre dues à l’évapotranspiration.» À quand donc, le biocontrôle de la gale argentée ?Selon Russell Tweddell, il faut encore éclaircir quelques points.« Comme certains facteurs environnementaux stimulent le développement de la gale, nous avons dû faire nos essais de culture en serre.» 11 reste maintenant à voir si les résultats s’appliqueront de la même manière au champ, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS IFEREI Résumé des conférences Colloque sur les grandes cultures Le jeudi, 13 janvier 2005 mtSm mss tit — - r fi PNEUS A c; R 1 C O L E S CHEF DE FILE DANS LE DOMAIN WiATHtKMAXf * PIONEER» une Société Dupont MARS 2005 Conférence prononcée par JOCELYN MICRON, producteur de grandes cultures Texte préparé par MARTINE GIGUÈRE, agronome et journaliste En optant pour le semis direct, Jocelyn Michon fait d'une pierre deux coups.Du point de vue économique et environnemental, cette technique comporte de nombreux avantages.Un sol en santé, un choix payant Jocelyn Michon de La Présentation tire bénéfice du semis direct sur deux aspects : économique et environnemental.Toutes les décisions prises par ce producteur sont appuyées par des essais à la ferme, rien n’est laissé au hasard.« Je sauve 24 000 $ par année, seulement dans le parc de machinerie », indique Jocelyn Michon.Pour arriver à ce montant, le producteur a fait une liste de divers équipements dont il aurait besoin s’il cultivait en régie conventionnelle : tracteur de 200 forces, charrue, vibro, sous-soleuse, etc.Ainsi, sans être neuf, le parc de machinerie aurait une valeur de 150 000 $ de plus.Pour obtenir le 24 000 $, M.Michon a tenu compte de l'amortissement (5 à 10 ans), et de l’intérêt sur le capital investi (taux de 5 à 7 %).« Ce montant n’apparaît que dans les états financiers, il passe un peu inaperçu », précise-t-il.Jocelyn Michon possède un tracteur de 150 forces qu’il utilise moins de 40 heures par année.C’est un tracteur de 110 forces qui fait presque tout le travail.M.Michon partage quelques équipements avec un de ses voisins : moissonneuse-batteuse, semoir, grain cart.À partir du printemps, M.Michon fera ses semis avec un semoir à rangs jumelés, il a donc vendu sa part de semoir à son voisin.uuueiyn ivnuFiuii ; « C’est un long processus qui fonctionne en parallèle avec l’amélioration physique et biologique du sol.» La lutte aux mauvaises herbes Ici aussi, Jocelyn Michon fait des économies, arrose à dose réduite.« J’applique deux fois 25 88 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS de la dose recommandée, à 14 jours d’intervalle, explique-t-il.Les mauvaises herbes ne doivent pas être visibles du haut du tracteur.Sinon, un quart de dose n’est pas suffisant.» Dans le maïs, Jocelyn Michon effectue un brûlage en prélevée.Au stade trois feuilles, il applique le premier quart de dose puis, généralement, deux semaines plus tard, au stade 7 feuilles, il applique son deuxième quart de dose.Depuis deux ans, Jocelyn Michon cultive uniquement du soya de semences résistant au glyphosate.Il n’est donc pas question de dose réduite, par choix du producteur, même si l'application de doses réduites est possible dans le cas de variétés Roundup Ready.Dans l’éventualité d’un retour au soya de semences conventionnel, il opterait pour une stratégie de lutte à dose réduite, ce qu'il a fait avec succès pendant sept ans.Dans ses coûts d’herbicides, Jocelyn Michon calcule une économie de 32,50 $ à l’hectare, soit près de 2000 $ net pour ses 60 hectares de maïs.Un arrosage avec dose complète dans le maïs coûte environ 90 $ 1 hectare.Une demi-dose coûte 45 $, à cela il faut ajouter le coût de la pulvérisation 12,50 $ (coût d’une pulvérisation à forfait), donc un coût à 1 hectare de 57,50 $.Dans le blé, Jocelyn Michon applique les doses recommandées.L’automne précédent, après la récolte du soya, si le producteur observe un nombre important de petites plantules de pissenlit ou de laiteron, il applique une faible dose d’herbicide.« Il est important que le champ soit bien propre pour le semis de blé, précise-t-il.En ayant Avant le semis du maïs, Jocelyn Michon passe des tasse-résidus munis de peignes, de « fabrication maison ».Ceux-ci dégagent le rang des résidus et accélèrent le réchauffement du sol, surtout vis-à-vis de l’andain laissé par le passage de la batteuse l'année précédente. Des tasse-résidus modifiés Avant le semis de maïs, Jocelyn Michon passe des tasse-résidus munis de peignes, de « fabrication maison », qui lui ont coûté autour de 10 000 $.En fait, c’est la seule opération entre la récolte et le semis.Le producteur passe ses tasse-résidus idéalement cinq à sept jours avant le semis.« Les tasse-résidus et le travail des peignes dégagent le rang des résidus et accélèrent le réchauffement du sol, surtout vis-à-vis de l'andain laissé par le passage de la batteuse l'année précédente », explique-t-il.Jocelyn Michon suit avec attention la fertilité de ses sols.Depuis 1994, l'ingénieur Jean-Marie Harvey du MAPAQ de Saint-Hyacinthe échantillonne le sol par strate, dans un champ en particulier.Ainsi, le pourcentage de matière organique est passé de 1,7 à 3,2 % (dans la strate 0 à 20 cm).Cependant, l'enrichissement le plus important se retrouve dans la strate 0 à 5 cm.Pour le phosphore et le potassium, le niveau de fertilité se maintient dans tout le profil.Le sol et ses micro-organismes travaillent activement pour M.Michon.Dans ses champs, on a mesuré une population moyenne de 400 vers de terre par mètre carré.En théorie, une telle population apporte gratuitement 60 unités d’azote.« En fait, j’applique 60 unités d’azote On note une aug-de moins à 1 hectare sur l'en- mentation de ren- semble de la ferme, ce qui corres- dement de 11 % , .,, ., 7 , .avec une rotation pond a 1 apport théorique de la maïs _ soya _ b,é population de vers de terre, une versus maïs - contribution fort importante maïs - maïs.estimée à 12 500 $ par année », souligne Jocelyn Michon.« En 2004, avec des prix actualisés, et en incluant la réduction en phosphore et en potasse, je baisse mes coûts de 90 $ l’hectare.J’économise donc 17 000 $ par année sur la facture d’engrais par rapport à 1994 », estime le producteur (voir le tableau 1).En théorie, les pratiques de conser- un champ de blé exempt de mauvaises herbes, le printemps suivant, je peux appliquer des doses réduites dans le maïs.» Un peu partout, on observe des trous et des cabanes de vers de terre.La population de vers de terre est estimée à 400 par m2, une contribution gratuite en azote de l’ordre de 60 unités à l’hectare.Colloque sur les grandes cultures « Je sauve 24 000 $ par année, seulement dans le parc de machinerie », dit Jocelyn Michon.REDUCTION DES VOLUMES D'ENGRAIS PAR RAPPORT AU VOLUME APPLIQUÉ EN 1994 SUR L'ENSEMBLE DE LA FERME Nombre d'unités/ha appliquées de moins qu’en 1994 % de réduction N 50 52 P 25 57 K 16 35 m TOTAL Dans le maïs, le nombre d’unités d’azote est passé de 240 à 130 sur 10 ans, sans baisse de rendement.i AGRICULTEURS 91 vation, à elles seules, permettraient de réduire de 30 % les quantités d’engrais, mais cela demeure plutôt difficile à évaluer.Dans le soya, aucun engrais n’est appliqué.Dans le maïs, le nombre d’unités d’azote est passé de 240 à 130 sur 10 ans, et cela sans baisse de rendement.« Par contre, depuis les trois dernières années, le meilleur rendement économique a été obtenu avec des doses encore plus basses », commente le producteur.La rotation de culture et l’application de fumier permettent aussi à Jocelyn Michon de bien tirer son épingle du jeu.Le fumier provient de chez son frère, qui opère une ferme laitière.Il échange avec ce dernier une quinzaine d’hectares qui lui permettent de laisser certains champs en prairie pour quelque temps.Au départ, la rotation est comme suit : maïs - soya - blé.Selon des résultats d’essais, cette rotation permet d’obtenir 11 % de plus de rendement que dans une parcelle où le producteur en est à sa troisième année consécutive de maïs.Moins de carburant et d'entretien Selon une étude ontarienne, le coût du carburant dans un système en conventionnel incluant la charrue est quatre fois plus élevé qu’en semis direct.Également, à partir des résultats de l’enquête du coût de production établi par l’ASRA en 2000, Jocelyn Michon calcule qu’il économise 8500 $ par année en diesel et 8000 $ en entretien de machinerie par rapport à la moyenne des 93 entreprises ayant participé à cette enquête.En additionnant les montants économisés en engrais, entretien, parc de machinerie et carburant, Jocelyn Michon économise près de 53 000 $ annuellement grâce au semis direct (voir le tableau 2).Il estime donc avoir près de 30 000 $ en liquidité de plus par année.À cela s’ajoutent des avantages plutôt difficiles à chiffrer, notamment la réduction de perte de matière organique, de gaz à effet de serre et de l’érosion.Jocelyn Michon estime qu’on ne peut en arriver là « du jour au lendemain » : « C’est un long processus qui fonctionne en parallèle avec l'amélioration physique et biologique du sol.Le défi est plutôt là.» >» U AVANTAGES ÉCONOMIQUES DU SEMIS DIRECT ANNUELLEMENT Carburant 8500$ Entretien machinerie 8000$ Amortissement + intérêt sur capital investi machinerie 24 000 $ Fertilisants 12 500$ MARS 2005 Colloque sur les grandes cultures Table ronde animée par SIMON M.GUERTIN, agronome et ingénieur, Le Bulletin des agriculteurs Panélistes : Roger Fontaine, Patrice Lévesque, Yvon Thérien Résumé préparé par NANCY MALENFANT, agronome et journaliste Des experts nous entretiennent des différents moyens de préserver les rendements et la qualité de nos récoltes face à la menace de nouveaux ravageurs des cultures.Les insectes et les maladies grugent les profits 1- Patrice Lévesque, directeur des ventes semences et technologies, Monsanto 2- Roger Fontaine, spécialiste en équipements de pulvérisation, Green Lea 3- Yvon Thérien, agronome, spécialiste en produits phytosani-taires, gérant des ventes SQS Le puceron du soya Minuscule ravageur venu d’Asie, le puceron du soya n’a fait son entrée que tout récemment dans nos champs de soya.On l'a détecté pour la première fois au Québec en 2001 et on le retrouve maintenant présent dans l’ensemble des régions productrices de soya de la province.Il ne fait aucun doute que le puceron est ici pour rester.« L’an dernier, les infestations ont commencé à être assez sérieuses pour nécessiter des traitements à certains endroits », commente d’ailleurs l’agronome et gérant des ventes chez SQS, Yvon Thérien.Bien qu’il ait pu constater chez un producteur de la Montérégie que l’application d’insecticide peut prévenir des pertes de rendement, M.Thérien ne prône pas pour autant la pulvérisation systématique de tous les champs de soya.« Il faut plutôt demeurer vigilant et pratiquer un dépistage méticuleux avant de décider d’intervenir.» Si l’intervention devient nécessaire, le producteur aura le choix entre le Cygon et le Matador, deux insecticides homologués pour la lutte contre le puceron du soya.L’application peut s’effectuer à l’aide des mêmes pulvérisateurs utilisés dans la culture du maïs.Roger Fontaine, expert en équipement de pulvérisation chez Green Lea, insiste sur l’importance de savoir avec quel type de produit on travaille.« Dans ce cas précis, le Matador est un insecticide de contact.La couverture devient donc très importante.C’est comme si nous devions peindre notre champ.Pour y parvenir, il faut créer le plus grand nombre de gouttelettes possible.» Le jet XR utilisé à des pressions élevées, soit plus de 60 psi, permet l’atteinte de cet objectif.Plus on applique l’insecticide tard en saison, plus la pression devra être grande pour permettre une meilleure pénétration du feuillage.Un pulvérisateur avec une pompe à membrane permet d’atteindre sans problème le niveau de pression nécessaire.Cependant, tous les équipements ne sont pas en mesure de fournir une telle pression.« Il s'agit alors d’investir sur une pompe plus performante », suggère le spécialiste.La rouille asiatique Contrairement au puceron du soya, la rouille asiatique ne fait pas encore partie de la réalité québécoise.« Cependant, cette maladie est très préoccupante, car elle pourrait éventuellement se retrouver dans nos champs », pense Yvon Thérien.Le champignon entraîne une défoliation des plants de soya avec les pertes de rendements qui s’ensuivent.La rouille a cependant besoin d’un hôte pour compléter son cycle, un point qui joue en notre faveur.Notre climat rigoureux empêcherait la maladie de passer l’hiver en sol québécois, à cause de l'absence de matériel vert où elle pourrait s’établir pendant cette saison.« On peut donc supposer que la rouille qui pourrait nous affecter serait apportée par les vents et proviendrait des États-Unis, poursuit l’agronome.Selon le moment où elle arriverait dans la saison, on observerait des impacts plus ou moins importants sur le rendement.» « Même si cette maladie n’est toujours pas présente 92 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT au Canada, l’ARLA a jugé la menace assez sérieuse pour homologuer à l’avance plusieurs fongicides », précise M.Thérien.Parmi les outils disponibles, on peut compter sur le Quadris, le Headline, le Tilt et le Folicur.Si le fongicide choisi a une action systémique, on favorisera des jets à dérive réduite.Avec un produit de contact, on pourra utiliser le même genre de jets que ceux déjà mentionnés dans le cas du puceron.Il faudra augmenter les volumes appliqués avec l'avancement de la saison : l’objectif est d’obtenir un plus grand nombre de gouttelettes afin de couvrir une surface de feuillage plus importante.En outre, une application à vitesse réduite (moins de 8 km/h) donnera de meilleurs résultats en termes de pénétration du produit dans le couvert végétal.Selon Roger Fontaine, les pulvérisateurs à air assisté ne représentent pas la solution ultime.« Il n’est pas nécessaire d'investir dans l’achat d’un nouveau pulvérisateur.Choisir des buses adaptées au produit et au type d’application désirée fera aussi bien l'affaire.» Directeur des ventes semences et technologies chez Monsanto, Patrice Lévesque mentionne que des « solutions OGM » seront aussi disponibles pour maladie.contrer cette « Comme la rouille existe depuis longtemps en Asie et au Brésil, les chercheurs ont déjà identifié des gènes qui fournissent une tolérance partielle à la maladie.Monsanto et le USDA (ministère de l’Agriculture américain) travaillent de concert afin d’identifier des marqueurs génétiques permettant de transférer rapidement ces gènes à la culture du soya.» La chrysomèle des racines du maïs La chrysomèle des racines a élu domicile CONTACT OU SYSTEMIQUE ?LÀ EST LA QUESTION ! Lors de la présentation, Roger Fontaine a insisté sur l’importance de connaître le type de produit avec lequel on travaille.Pour illustrer son point, il a utilisé la comparaison entre le glyphosate (Roundup, Touchdown) et le Liberty.Pour minimiser la dérive lors de l’application de glyphosate, un herbicide systémique, le jet air induction se révèle un outil intéressant.L’air injecté dans la gouttelette de pesticide augmente son volume et l’empêche de se déplacer pour aller atterrir chez le voisin.Beaucoup pensent à tort que le Liberty peut être appliqué de la même façon.Le Liberty est un produit de contact qui agit à l'endroit où il touche alors que le glyphosate se déplace dans la plante.Ainsi, le jet air induction n’est pas approprié pour la pulvérisation de Liberty puisque qu’il procure une couverture du feuillage insuffisante.chez nous depuis déjà un bon moment.« Cependant, des changements dans les populations et les habitudes de cet insecte compliquent la situation, dit Patrice Lévesque.La chrysomèle de l’Ouest, beaucoup plus féconde que sa cousine du Nord traditionnellement présente au Québec, supplante graduellement cette dernière et représente un potentiel de dommages plus élevé.» De plus, des observations menées en territoire américain ont permis de constater que l’insecte s’adapte aux rotations de cultures visant à briser son cycle vital.À l’automne, il se déplace dans les champs de soya pour la ponte afin que sa larve puisse se retrouver dans une culture de maïs au printemps suivant.Le dépistage revêt une importance plus grande dans les sols argileux, que le ravageur préfère.« Parmi les outils disponibles pour lutter contre cet insecte, mentionne M.Lévesque, il existe une technologie Bt semblable à celle utilisée contre la pyrale, le Yieldguard chrysomèle.» Plusieurs insecticides sont également disponibles sur le marché.« La révolution se situe dans les traitements de semence, croit M.Thérien.Le Poncho 1250 se montre très efficace contre la chrysomèle.» La fusariose Cette maladie cause bien des maux de tête aux producteurs de céréales.Malheureusement, il n’existe pas de moyen facile pour la contrôler, si ce n’est le Folicur.Selon Yvon Thérien, pour s’assurer d’une efficacité optimale de ce fongicide, la qualité de l’application est primordiale.« Notre cible, l’épi de blé, est verticale alors que normalement on vise la feuille qui est une cible horizontale.On doit donc adopter une stratégie différente.» À la suite des essais avec différents types de buses, le jet Twin Jet a donné des résultats passables.On a obtenu la meilleure couverture grâce au Cap Twin qui permet d’insérer deux jets XR, un projetant vers l’avant, l’autre vers l’arrière, tout en ayant une grosseur de gouttelettes maximisant la pénétration dans le feuillage.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 93 MARS 2005 Colloque sur les grandes cultures Table ronde animée par DOMINIC GRÉGOIRE, journaliste, Le Bulletin des agriculteurs Panélistes : Stéphane Bisaillon, Alain Létourneau, Henri Loiselle, Richard Villeneuve Résumé préparé par DOMINIC GRÉGOIRE Avec la chute des prix des céréales, plusieurs producteurs sont préoccupés par la mise en marché des grains.A quand les bons prix dans les grains ?Afin de bien représenter les deux côtés du commerce des grains, Le Bulletin a réuni autour de la même table deux producteurs et deux négociants.Les deux producteurs présents étaient Stéphane Bisaillon, producteur de grandes cultures de Saint-Jacques-le-Mineur, et Henri Loiselle, producteur de grandes cultures de Saint-Marc-sur-Richelieu.Les négociants invités étaient Alain Létourneau de Prograin et Richard Villeneuve de Célubec.Après avoir résumé rapidement l'année 2004, les quatre intervenants ont traité des points importants sur lesquels il faut canaliser son énergie à partir de maintenant.La base : la formation S’il y a un domaine qui nous envoie une avalanche d’informations quotidiennes, c’est bien la mise en marché des grains.Nos interlocuteurs sont unanimes, il faut être capable de digérer cette information.« De l’information il y en a beaucoup et elle est facilement disponible avec Internet, dit le producteur Henri Loiselle.Mais il faut savoir quoi faire avec celle-ci.C’est là que le problème se pose car, on a beau avoir toute l’information du monde, il faut être formé pour l’assimiler.Beaucoup de producteurs manquent de formation, ce qui les empêche de faire une bonne analyse.La base consiste à au moins connaître la terminologie utilisée dans le marché.» Selon le négociant Richard Villeneuve, il est très important de se former à analyser l’information disponible afin de bien la gérer.« Une capacité accrue d’analyse et de compréhension permettra au producteur d’avoir une meilleure relation 1- Alain Létourneau, négociant en grains, Prograin 2- Henri Loiselle, agriculteur, Saint-Marc-sur-Richelieu 3- Richard Villeneuve, négociant en grains, Célubec 4- Stéphane Bisaillon, agriculteur, Saint-Jacques-le-Mineur d’affaires avec son acheteur, dit-il.Mais il ne faut quand même pas être trop exigeant avec les producteurs.Nous avons à peine 20 ans d’expérience dans la mise en marché alors que nos voisins du sud ont trois générations d’expérience.Cependant, il faut y mettre de l’énergie afin de rattraper le temps perdu.» Le producteur Stéphane Bisaillon renchérit : « L’hiver 2004-05 est le bon moment pour prendre le temps de se former et de s’instruire.Avec un marché à la baisse comme nous le vivons, il n’y a plus grand-chose à faire sur celui-ci.Alors, c’est le temps d’apprendre à ne plus passer à côté des opportunités que le marché nous offre.» Le Québec dans le monde La production du Québec n’est pas suffisament imposante pour influer sur le marché mondial.Mais à l'intérieur de nos frontières, il y a des éléments importants à ne pas négliger.Le négociant Alain Létourneau élabore : « Lorsque l’on parle de la production de soya de consommation humaine, il y a un point très favorable au Québec, c’est sa situation géographique.La voie maritime avec ses trois installations portuaires facilite le transport par conteneur.Cela nous permet d'exporter à un tarif très compétitif sur les marchés asiatiques.» Cependant, notre structure d’entreposage nuirait à notre commerce.« La structure d'entreposage du Québec est surtout concentrée à la ferme, dit M.Létourneau.L’information tant recherchée sur les quantités restantes en entreposage et leur qualité demeure difficile à établir.C’est certain que le producteur est plus libre de faire ce qu’il veut avec ses grains, mais ce serait préférable pour lui que ses acheteurs connaissent plus facilement ses réserves.» M.Villeneuve abonde dans le même sens : « Collectivement, ce n’est pas avantageux d’entreposer une si grande quantité de grains à la ferme.Si une plus grande partie de la récolte était dans les mains des commerçants, ceux-ci pourraient mieux répondre aux besoins des consommateurs.De cette façon, l’écoulement des réserves serait mieux ordonné.» M.Villeneuve nous parle aussi du principe de l’offre et de la demande.« C'est sur le principe de l’offre et de la demande que se base tout le marché.Si un acheteur est en demande mais que les producteurs n’offrent pas, il devra s’approvisionner ailleurs.Souvent ailleurs veut dire aux États-Unis.Ce n’est de la faute de personne si le timing n’est pas bon entre l'acheteur et le vendeur.Mais c’est une raison de plus qui prouve qu’il faut protéger notre marché en répondant à la demande.Si le prix ne fait pas notre affaire, on peut toujours se servir des outils disponibles pour se protéger.» Stratégie, stratégie Même si l’on a beaucoup d’information et qu’on réussit à la comprendre, il faut tout de même l’appliquer.MM.Bisaillon et Loiselle nous font part de leur stratégie.« Il ne faut pas avoir peur de demander le prix LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 95 que l’on veut plutôt que de prendre le prix que l’on nous offre, dit M.Bisaillon.L’automne dernier, alors que les primes tournaient autour de 1 $, j’ai demandé à mon acheteur 1,10 $ de prime.Après quelques jours je l’ai obtenu.Cependant, il faut être intègre.Si notre acheteur nous revient après quelque temps avec le prix demandé, il faut conclure la vente.Il ne faut surtout pas reculer et en demander encore plus, car on nuit à notre acheteur et aux relations d'affaires que nous avons avec lui.» « Chose certaine, renchérit M.Loiselle, je ne vends pas avec un seul coup de téléphone.Je fais trois ou quatre appels afin de connaître les tendances du marché.Par la suite, je décortique le prix afin de savoir quelle prime y est rattachée.Si je crois que le marché est haussier, j’essaierai de vendre juste sur une prime pour profiter des soubresauts du marché.Si je crois faire mieux que le prix offert, je ferme la prime seulement.» Quoi faire pour 2005 ?Selon M.Létourneau, il faut demeurer optimiste.Certains éléments positifs à court et moyen terme feraient monter les prix des céréales.On doit attendre les ensemencements pour espérer une hausse des marchés.Cependant, il faut que les ensemencements soient difficiles, ce qui n’est pas une bonne nouvelle en soi.Enfin, laissons le mot de la fin à Henri Loiselle : « Agissons sur le marché plutôt que de lui réagir.» Colloque sur les grandes cultures Table ronde animée par SIMON M.GUERTIN, agronome et ingénieur, Le Bulletin des agriculteurs Panélistes : Yvan Alix, Patrice Bouchard, Annie Desrosiers, Gilbert Marteau Résumé préparé par NANCY MALENFANT, agronome et journaliste Quarante agriculteurs et agronomes québécois ont visité la ferme de Ray Rawson, agriculteur au Michigan, qui obtient des rendements exceptionnels.Quatre d'entre eux nous livrent les secrets de ce producteur.Sept à huit tonnes de soya à l'hectare année après année « Un rendement de sept tonnes à l’hectare, ça stimule l’intérêt.Nous nous doutions qu’obtenir un tel résultat n’est pas seulement une question de semoir ou de variété.Nous voulions donc connaître la gestion globale de Ray Rawson, ses techniques, sa philosophie.D’autant plus que depuis quatre ans, nos rendements en soya stagnent, alors une augmentation, même petite, serait appréciée », dit l'agriculteur de Saint-Luc, Yvan Alix, sur les raisons qui l’ont motivé à se rendre au Michigan.« Ce qui m’impressionnait, c’est la superficie que M.Rawson cultive, soit environ 7000 hectares, ajoute le producteur de Saint-Télesphore, Gilbert Marleau.Parvenir à de tels rendements sur une si grande superficie, voilà ce qui piquait davantage ma curiosité.» Portrait de la ferme de Ray Rawson L'entreprise de grandes cultures de Ray Rawson se situe à Farwell dans l’État du Michigan, une région d’environ 3000 UTM.Les sols de l’exploitation sont tous drainés souterrainement et présentent des pH plutôt alcalins variant autour de 7,0 ou 7,2.« Dans cette région, l’eau constitue un facteur limitant pendant la saison de croissance », explique l'agronome de chez Pioneer, Patrice Bouchard, qui a participé à la visite.Ainsi, les champs de M.Rawson n’avaient pas reçu plus d’un centi- Ray Rawson montre que les sols de la région présentent une compaction naturelle environ 11 pouces sous la surface.mètre de pluie entre le semis et le moment où le groupe a visité la ferme, à la mi-août 2004.La conservation de l’eau représente donc un point central de la gestion du producteur.La compaction constitue l’autre aspect primordial de ce système de gestion.« Là-bas, les sols présentent une zone de compaction naturelle environ 11 pouces sous la surface, décrit M.Bouchard.Avec sa méthode, le producteur américain ne cherche pas à détruire cette couche cimentée, mais à la fissurer à tous les 15 pouces pour permettre à l’eau et aux racines de descendre.» Certaines études ont montré que lorsque la racine rencontre une pression de 300 livres par pouce carré, elle ne peut plus pénétrer le sol.Dans un sol travaillé à l’automne à l’aide d’un appareil tel celui utilisé par FERTILISATION DU MAÏS Le principe : fractionner les applications pour permettre au maïs d’avoir accès aux nutriments au moment précis où il en a besoin.Ray Rawson adapte les doses selon les résultats de ses analyses de sol et de ses analyses foliaires.1.100 unités N avec stabilisateur d’azote à 10 po de profondeur avec le travail de sol printanier 2.5 gal/acre de 9-18-9 au planteur sur la semence 3.2 à 3 gal/acre de 9-18-9 en application foliaire avec l’herbicide au stade V4-V5 4.2 à 3 gal/acre de 9-18-9 en application foliaire au stade V8-V10 5.2 à 3 gal/acre de Conklin 26-0-0-0,5B en application foliaire avant l’apparition des croix Ray Rawson, il faut descendre jusqu’à 18 pouces avant de rencontrer une telle pression.Dans un sol non travaillé (entre les tranchées), la pression dépasse 300 livres par pouce carré à seulement 6 pouces de profondeur.Mais le printemps suivant, la pression aura grandement diminué entre les tranchées.Ainsi, cette méthode ne sert pas seulement à travailler le sol en profondeur, mais aussi à créer des micro-fracturations latérales permettant aux racines d’explorer le sol en largeur.1- Annie Desrosiers, agronome, Pioneer 2- Gilbert Marleau, agriculteur, Saint-Télesphore 3- Patrice Bouchard, agronome, Pioneer 4- Yvan Alix, agriculteur, Saint-Luc Une unité du Brillion, l’outil de sous-solage que Ray Rawson utilise à l’automne pour implanter son système.La mise en place du système « Quand il prend possession d’une nouvelle terre, M.Rawson vérifie à quelle profondeur se situe sa zone de compaction en creusant un trou, explique l’agronome de chez Pioneer, Annie Desrosiers.Par la suite, il fissurera le sol jusqu’à deux pouces sous cette couche.» Il effectue ce travail une première fois à l’automne à l’aide du Brillion, généralement à la suite d’une culture de soya.Le sol est toujours travaillé en conditions humides, ce qui évite de fracturer la structure du sol et favorise le maintien de l'ouverture de la fente.« Le printemps suivant, le producteur repasse exactement au-dessus de cette fente avec un équipement de travail du sol en bandes, le stripper, décrit Annie Desrosiers.Cet outil comprend une dent très mince qui va travailler le sol à une dizaine de pouces de profondeur et dépose également de l’azote sous forme liquide au fond du sillon.» Ensuite, il ensemence sa culture de maïs à deux pouces de profondeur vis-à-vis le sillon.>» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 97 Colloque sur les grandes cultures À la fin de la saison, il revient avec le Brillion entre les rangs de façon à ce que le champ se retrouve fissuré aux 15 pouces.Du maïs est semé l’année suivante sur le second sillon.M.Rawson implante du maïs après le passage du Brillion puisque son imposant système racinaire permet de maintenir la fente ouverte pour les cultures subséquentes, soit le soya et le blé d’automne.Le Brillion est repassé une dernière fois après la deuxième année de maïs.Ensuite, il ne sera plus utilisé, du moins jusqu’à ce que la couche de compaction se referme, ce qui peut prendre plusieurs années.Le stripper sera dorénavant le seul outil de travail du sol employé.« Cet équipement est doté d'un disque droit qui précède la patte, décrit l’agronome Bouchard.Le rôle FERTILISATION DU SOYA Le principe : fractionner les applications et adapter les doses pour obtenir des entrenœuds d'une longueur maximale de 2-3 pouces.Selon Ray Rawson, des entrenœuds plus longs ont un impact négatif sur le rendement.1.1 à 2 gal/acre de 3-18-18 en application foliaire avec l’herbicide au stade R1 (début floraison) 2.1 à 2 gal/acre de 3-18-18 en application foliaire au stade R3 (début gousse) 3.1 gal/acre de Conklin 26-0-0-0,5B en application foliaire (par avion) au stade R5 (remplissage) de ce disque consiste à ouvrir le sol légèrement afin d’éviter que la patte fasse éclater la structure.Derrière la patte se situent deux disques ondulés placés à un angle de 5 à 15° selon la quantité de terre à ramener sur le rang.Enfin, un panier passe derrière ces disques afin de préparer le lit de semence.» Est-ce applicable ici ?L’agriculteur Yvan Alix ne croit pas que la méthode complète puisse s’appliquer chez nous, du moins pas sur toutes les terres.« Selon leur texture, peut-être que certains sols pourraient bénéficier de la portion travail de sol, mais dans mes terres, qui sont argileuses, ce serait difficile.Je retiens plutôt un grand principe : tout commence par une bonne structure.Il faut donner une L’appareil chance aux racines de descendre utilisé au dans le sol.Ensuite, on peut inves- pouNetravail tir sur d’autres asPects’ telle la en bandes.fertilisation.» Merci à nos commanditaires qui ont permis la tenue du colloque Cultivez et devenez riche CASE l/l PIONEER.Une société dupont „ lui uWiArH!H % 'J'irestone" PNEUS A G RIC 0 LES CHEF DE FIEE DANS LE DOMAINE fruits et légum L’INDISPENSABLE MAIN-D'ŒUVRE ETRANGERE PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome Les travailleurs saisonniers mexicains et guatémaltèques constituent une main-d'œuvre efficace et bon marché.Une question de survie pour bon nombre d'entreprises horticoles québécoises.Ces travailleurs | acceptent de faire de nombreuses heures dans des conditions souvent difficiles, et ils en redemandent.« S'IL FALLAIT PERDRE L'ACCÈS À LA MAIN-D'ŒUVRE ÉTRANGÈRE dans le secteur horticole, il y des entreprises qui seraient condamnées à fermer leurs portes », soutient René Mantha, le directeur général de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME).Selon lui, les Québécois mangeraient beaucoup plus de fruits et légumes importés.La main-d’œuvre locale ne suffit plus; la main-d’œuvre étrangère est devenue indispensable.Avec plus de 300 producteurs maraîchers, pépiniéristes, serricul-teurs, et apiculteurs, répartis à travers la province, le Québec accueille bon an mal an 3000 travailleurs saisonniers.On les retrouve dans toutes les régions du Québec, de Rimouski à Saint-Rémi de Napierville, en passant par l’île d’Orléans.« La majorité de travailleurs se retrouvent sur la Rive-Sud et Nord de Montréal », précise la gérante des programmes à FERME, Michelle Saint-Mieux.C’est grâce à un programme bilatéral avec le Mexique et maintenant avec le Guatemala que des travailleurs viennent au Canada à chaque année.L’entente avec le Mexique a pris naissance en 1974, tandis que celle avec le Guatemala a vu le jour en 2002.Ces ententes permettent à des Mexicains et à des Guatémaltèques de venir travailler ici pour des périodes de huit mois et un an respectivement.« On privilégie des contrats d’une durée de six mois, précise René Mantha.D’une part, ces travailleurs ont des familles dans leur pays dont ils s’ennuient.D’autre part, le travail effectué est fort exigeant.» « En moyenne, 60 à 70 % de la main-d’œuvre revient d’année en année », souligne Michelle Saint-Mieux.Pour ces travailleurs, qui gagnent entre 7,65 $ et 8,35 $ ’heure, la paye de six mois de dur LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I MARS 2005 MARS 2005 uits et légumes labeur équivaut au salaire de quatre à cinq années de travail dans leur pays.Ces travailleurs acceptent de faire de nombreuses heures dans des conditions souvent difficiles, et ils en redemandent.« Lorsque le nombre d’heures de travail diminue, par exemple à 50 heures semaine, le téléphone sonne à nos bureaux.Ils veulent faire des heures », relate M.Mantha.du Centre, Marcia Ribeiro.Aussi, nous voulons briser leur isolement.» Ces travailleurs séjournent dans nos campagnes plusieurs mois et ils sont confinés à la ferme car ils ne parlent pas français.Ainsi, le Centre offre des cours de français.Par ailleurs, de plus en plus de producteurs agricoles parlent espagnol.« Certains producteurs ont suivi des cours, d’autres producteurs.« Le fait que le Centre soit financé par un syndicat a fait peur », mentionne la coordonnatrice.En plus, les deux coordonnateurs dénoncent certaines irrégularités ou pratiques inacceptables de la part de certains employeurs.Par exemple, un des chevaux de bataille du Centre est la confiscation par les employeurs des papiers d'identité des travailleurs : passeport, visa, carte d’assurance-maladie, etc.Pour Maria Ribeiro, on infantilise les travailleurs en agissant ainsi.« C’est problématique par exemple lorsqu’un travailleur veut consulter un médecin, dit-elle.11 doit nécessairement demander ses documents à son employeur.» À FERME, on explique aux travailleurs de conserver leurs papiers dans des lieux surs, à l’abri du vol.Régis par la loi Les travailleurs étrangers saisonniers cotisent à l’assurance-emploi mais ils n’ont pas le droit d’en bénéficier.« Pour en bénéficier, le travailleur doit remplir deux conditions, être disponible et à la recherche d’un emploi.Par contre, le travailleur peut avoir accès aux congés parentaux », précise René Mantha.Ainsi, les deux organismes renseignent les travailleurs étrangers qui répondent aux conditions du programme et qui pourraient bénéficier du congé parental, k martine.giguere@lebulletin.rogers.com Au verger Tougas à Dunham, on fait appel à la main-d'œuvre étrangère depuis trois ans.« C’est une main-d’œuvre sur laquelle on peut compter, fiable et efficace », souligne la pomicultrice Isabelle Tougas.Ernesto (ci-contre) en est à sa deuxième saison au verger Tougas.Parmi les huit travailleurs mexicains, c’est l’interprète du groupe, il se débrouille bien en anglais.En juin dernier, un Centre d'appui pour les travailleurs agricoles voyait le jour à Saint-Rémi de Napierville.Ce centre, financé par le TUAC (Syndicat des travailleurs unis de l’alimentation et du commerce), vise à leur fournir un support social.« Notre mandat est d’être présent pour les travailleurs, les appuyer par exemple dans la traduction de documents, leur expliquer les rouages de notre système, comme l’assurance-emploi et autres démarches administratives, commente la coordonnatrice engagent des ressources qui parlent cette langue », souligne M.Mantha.Marcia Ribeiro et son collègue Roberto Nieto sont aussi à la barre d’une émission de radio diffusée en espagnol à la radio communautaire de Saint-Rémi.« Dans cette émission hebdomadaire d’une heure, on leur donne des nouvelles de leur pays et on fait tourner de la musique espagnole », dit Marcia Ribeiro.Cependant, l’ouverture du Centre a fait des mécontents parmi les il!] LE BULLETIN DES AGRICULTEURS FABULEUX POINTS.DE FABULEUSES RÉCOMPENSES.DE FABULEUSES RÉCOLTES.Rallye Horticole est le premier et le meilleur programme de récompenses pour les producteurs canadiens de fruits et de légumes.C'est facile : • Achetez les produits Rallye horticoles éligibles et recevez de fabuleux points • Échangez vos points contre de fantastiques récompenses de votre choix • Ou épargnez pour la grande récompense - un voyage de groupe d'une semaine avec d'autres producteurs horticoles du Canada sous le soleil de la Californie, en février 2006 Pour une liste des produits éligibles, téléphonez au 1-877-661-6665 ou visitez le www.hot-potatoes.ca dés aujourd'hui.Bayer CropScience Dow AgroSciences Rallye Horticole est une marque de commerce de Bayer.2175 048F 0205 «5^*— La protection Flint ^3our protéger vos pommes contre la tavelure, le blanc et plusieurs autres infections, y’a rien comme Flint.L’unique protection intégrée de Flint protège la culture contre les pires infections — même quand il pleut — vous pouvez donc récolter des pommes de meilleure qualité et d’une meilleure valeur commerciale.C’est plus profitable.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1 888-283-6847 • www.bayercropscience.ca FLINT Bayer CropScience Toujours lire et se conformer aux directives de l’étiquette.Flint*® est une marque de commerce déposée de Bayer.2061-034F-0105 MARS 2005 Jette année, quatre nouveaux rt^eurappari'ion PAR YVON THÉRIEN, agronome DEPUIS QUELQUES ANNEES, les méthodes de contrôle des ravageurs dans les vergers ont beaucoup évolué.Fini le temps où les applications étaient dictées par un calendrier préétabli.Beau temps mauvais temps, ravageurs ou pas, on effectuait les traitements.Aujourd’hui, les principes de lutte intégrée des ravageurs font partie intégrante de la gestion des ennemis des vergers.Les traitements ne sont plus seulement dictés par un calendrier mais par un ensemble de critères qui ont pour but de diminuer l’utilisation des pesticides tout en maximisant leur efficacité.Il n’y a pas que les méthodes de travail qui ont changé mais aussi les pesticides utilisés.Les nouveaux produits sont généralement plus sécuritaires et moins dommageables pour l’environnement.Cette année, quatre nouveaux produits font leur apparition sur le marché.Intrepid 240F Intrepid est un nouvel insecticide pour combattre les lépidoptères.Il est efficace sur le carpocapse de la pomme, la tordeuse à bandes obliques et certaines autres chenilles.Son mode d’action diffère de celui des insecticides conventionnels.Sa matière active, le méthoxyfénozide, perturbe la mue des insectes.Quelques heures après l’application, les jeunes chenilles qui ont ingéré le produit cessent de se nourrir.Intrepid provoque une mue prématurée et incomplète, ultimement fatale pour l’insecte qui meurt au bout de quelques jours.Les chenilles affectées sont léthargiques et développent des bandes décolorées entre leurs segments.Intrepid travaille par ingestion et très peu par contact.Il doit être appliqué dans suffisamment d’eau pour assurer une bonne couverture.Généralement, l'application se fait avant l’éclosion des œufs du ravageur ciblé.Ce produit est sécuritaire pour les abeilles et pour plusieurs insectes prédateurs.Ces caractéristiques en font un excellent outil en lutte intégrée.Intrepid appartient au groupe 18, un groupe qu’il partage avec le Confirm.Intrepid est commercialisé par la compagnie Dow Agrosciences et a été homologué en octobre dernier.Envidor Enfin un nouvel acaricide contre les trétranyques.Envidor appartient à une nouvelle famille chimique et son mode d’action est unique.Il sera très utile en rotation avec les acaricides existants pour prévenir la résistance.Ce facteur n’est pas à négliger quand on sait que seulement quatre à cinq 80 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS fruits et légumt Il n’y a pas que les méthodes de travail qui ont changé mais aussi SeS les pesficidçs utilisés.Surround envfdor NOS POMMES Les nouveaux produits sont généralement plus sécuritaires et moins dommageables pour l'environnement.applications consécutives du même produit peuvent amener une perte d’efficacité.Le spirodiclofen, la matière active de Envidor, agit par contact sur les œufs, les nymphes et les femelles adultes.En plus d’être efficace sur le tétranyque rouge, il est aussi efficace sur le tétranyque à deux points, la phytopte McDaniel, la phytopte du poirier et du prunier.Son effet est plus lent que d’autres miticides, par contre son action est prolongée.Envidor n’affecte pas les insectes utiles et a un bon profil environnemental.L’acaride est fabriqué par la compaqnie Bayer et n’était pas homologué au moment d’écrire ces lignes.On attend son enregistrement pour ce printemps.Acramite Acramite est un autre acaricide qui sera probablement disponible ce printemps.La matière active est le bifenazate qui a un mode d'action différent des autres acaricides sur le marché.Il est particulièrement efficace sur les œufs et les adultes de la tétranyque à deux points.Surround Surround est un produit naturel utilisé pour protéger les fruits contre l’insolation.Il contient du kaolin, une argile blanche.Le mince film blanc formé sur le fruit réduit le stress causé par la chaleur et le manque d’eau.Il est maintenant homologué pour réduire les dommages causés par plusieurs insectes tels que la psyle du poirier, la punaise terne et la tordeuse à bandes obliques.Surround est fabriqué par la compagnie Engelhard et est distribué au > Canada par Engage Agio, k “ 1 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS IE ON RÉÉVALUE LES ORGANOPHOSPHORÉS L’agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) réévalue tous les pesticides homologués au Canada avant le 31 décembre 1994.Le premier groupe de pesticides à être réévalué est le groupe des organophosphorés.À la suite de cette évaluation, plusieurs insecticides de cette famille ont été retirés du marché.Le prochain sur la liste est l’azynphos-méthyl (Guthion).Cet insecticide est bien connu en pomiculture.Les producteurs pourront l’utiliser dans les pommes (et autres fruits) jusqu'en 2006.Après cette date, son usage n’est plus autorisé.De plus, l’étiquette du produit inclut maintenant des précautions supplémentaires pour les travailleurs et les milieux aquatiques. PAR PIERRETTE DESROSIERS SOUFFRE-T-ON DU SYNDROME « TROP GROS, TROP VITE » ?Nous avons tous été entraînés dans une logique mondialisation : « Pas le choix, si tu restes petit, disparaître, faut grossir.» Malgré tous ces cris d'alarme, plusieurs ont continué de s'acharner, sont demeurés aveugles.Pourquoi ?Pierrette Desrosiers, Mps, CRHA, est copropriétaire d'une ferme laitière et psychologue du travail.QUELQUES JOURS APRÈS ÊTRE ARRIVE au poste de pdg chez Bombardier, Paul Tellier a constaté que le syndrome du « trop gros trop vite » avait semé le chaos dans l’entreprise.Selon lui, les événements du 11 septembre ne pouvaient qu’en partie expliquer la piètre situation de l’entreprise.« L’obsession de l’augmentation du chiffre d’affaires » était en cause.N’y a-t-il pas là un parallèle à faire avec notre situation actuelle en agriculture ?Pour expliquer tous nos problèmes, on tente de mettre le blâme sur « la vache folle », sur le manque d’augmentation du prix du lait en production laitière ou encore le moratoire et les pressions de l’environnement en production porcine.Est-ce qu’une part de nos difficultés ne résulterait pas entre autres de notre obsession de l’augmentation du chiffre d’affaires à tout prix ?Nous avons tous été entraînés dans une logique de mondialisation : « Pas le choix, si tu restes petit, tu vas disparaître, faut grossir.» Nous y avons tous cru, à des degrés différents.Loin de moi l’idée d’exclure les facteurs externes qui ont contribué à la crise que nous vivons actuellement (et oui, on parle d’une crise).Comme dans tout phénomène, un ensemble de facteurs expliquent une situation.Toutefois, je crois qu’il est essentiel de nous remettre en question afin de mieux comprendre comment chacun de nous a aussi participé à ce triste résultat.Pour réussir en entreprise, l’entrepreneur doit posséder un ensemble de caractéristiques : ambition, besoin de réalisation, confiance en soi, persévérance, convictions solides, énergie, goût du pouvoir, etc.Toutefois, il semblerait que les qualités mêmes qui provoquent le succès peuvent causer la perte des entreprises et des entrepreneurs, si elles sont poussées à l’excès.Trop d’ambition, trop d’assurance, trop grand besoin de reconnaissance, de pouvoir ou de prestige et même trop de succès de tu vas peuvent rendre aveugle aux indicateurs externes qui donnent des signaux d’alarme.C’est le cas de certains entrepreneurs qui n’écoutent pas les conseillers, les associés ou les membres de la famille qui doutent ou soulignent les dangers de certains projets.Les signaux d'alarme peuvent arriver de plusieurs sources pour nous avertir : Indices financiers : ratio de rentabilité Symptômes physiques : maux de tête, maux de dos, fatigue excessive, etc.Symptômes psychologiques : agressivité, irritabilité, morosité, démotivation, etc.Symptômes relationnels : conflits importants avec conjoint et famille Symptômes organisationnels : le climat se détériore, les gens n’ont plus de plaisir à travailler Malgré tous ces cris d’alarme, plusieurs ont continué de s'acharner, sont demeurés aveugles.Pourquoi ?Parce que des motivations souvent inconscientes peuvent guider et justifier nos actions, envers et contre tous.Alors, avant de tenir tout le monde et tous les événements responsables de l’ensemble de nos malheurs, demandons-nous pourquoi nous étions motivés à agir ainsi, au-delà de l’argument de « pas le choix ».Si nous voulons nous améliorer comme individu et comme gestionnaire, la connaissance de soi est la base sur laquelle nous devons construire.Ensuite, nous devons prendre du recul et tenter de comprendre nos bons coups mais aussi nos mauvais.Nous devons être capable de nous critiquer pour mieux agir et réagir dans le futur.Paul Tellier a mentionné à son conseil d’administration : « Primo, nous ne sommes pas aussi bons que nous pensions l’être; secundo, nous avons commis de graves erreurs.Soyons humbles, pas arrogants.» Ces sages idées n’ont certainement pas plu à tous, puisque finalement c’est Laurent Beaudoin qui a repris les guides de la compagnie.k pierretted@lincsat.com www.pierrettedesrosiers.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ^aestro 'Arvesta r nnnrlit MAESTfio des nio > ' S’il y a quelque chose que le temps n’affecte pas, c’est la réputation de fiabilité du fongicide MAESTRO™ de la compagnie Arvesta.MAESTRO maîtrise toute une gamme de maladies pour plusieurs cultures horticoles.Son mode d’action à sites multiples aide à gérer la résistance aux maladies qui surgit par suite de l’utilisation de nouveaux fongicides n’agissant que sur un seul site.De plus, MAESTRO affecte très peu les insectes bénéfiques.Cela explique la raison pour laquelle il s’ajuste parfaitement aux programmes de gestion intégrée des ennemis des cultures.En fin de compte, MAESTRO vous aide à récolter quelque chose qui ne se démode jamais, de meilleurs rendements et une récolte de qualité inégalée.Pour plus d’information au sujet de MAESTRO ou d'Arvesta Canada, Inc.veuillez appeler au 1-866-761-9397 ou visitez www.arvesta.ca/maestro. PHOTOS : EMMANUELLE ARÈS vie rurale La Ferme Mes petits caprices, c'est eux : le prince Charles et la princesse Diana, comme ils se surnomment eux-mêmes.Mais c'est aussi 40 chèvres qui fournissent généreusement le lait qui sert à la confection de délicieux fromages.PAR NANCY MALENFANT, agronome Diane Choquette et Charles Boulerice sont aux petits soins pour leurs chèvres, mais aussi pour leurs fromages.AU PIED DU MONT SAINT-HILAIRE, dans un site qui ne manque pas de charme, Diane Choquette et Charles Boulerice ont enfin concrétisé leur rêve.Celui de posséder leur propre entreprise agricole.Tous deux sont des enfants de l’agriculture.Ils ont grandi parmi les vaches pour l’une, parmi les chèvres pour l’autre.C’est ainsi qu’ils ont eu la piqûre de la production laitière.Voilà deux ans maintenant qu’ils ont acheté cette petite ferme-fromagerie à Saint-Jean-Baptiste afin de pouvoir s’adonner à leur passion.À voir leur sourire et leurs yeux qui brillent lorsqu’ils en parlent, on comprend qu’ils ne regrettent rien.En 2002, année de l’acquisition, les jeunes producteurs ont remporté le prix Caseus du meilleur fromage frais aromatisé décerné dans le cadre du Salon des fromages fins de Warwick.« Nous avons inscrit un fromage au concours dès notre première année, raconte Charles.Il Un troupeau de chèvres Alpines pur-sang fournit le lait nécessaire à la confection des fromages.106 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SPECIAL Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! voudrais parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agriculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.DE : (1" abonnement) Nom :__________________________ Entreprise :___________________ Adresse :______________________ Ville :________________________ Code postal : Courriel : In II ¦ * Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.##tln fjous cultivons la même passion ! Prénom : _ Province : _Tél.: ( À : (2B abonnement) Nom :____________________ Entreprise :_____________ Adresse : ______ Ville :_________ Code postal : Courriel : _ Prénom : _ Province : _ -Tél.: ( ).Durée de l'abonnement : O un an 59,81 $ O deux ans 104,67 $ O trois ans 134,58 $ O envoyez-moi la facture Q chèque O O No de carte : Mill Mill II II I Mill Date d'expiration : I I I / Signature : Date : Il arrive que des annonceurs souhaitent informer nos abonnés en fonction de leur principale production.Si vous ne souhaitez pas qu'un nom figure parmi ces listes d'abonnés, veuillez cocher : O 1" abonnement O 2' abonnement N°TVQ 1016624728 If TPS 8137813424.Cette offre expire le 31 décembre 2005.Offre valide au Canada seulement 2 ans SPECIAL PARRAINAGE 117,00$ 8,19$ (TPS) 9,39$ (TVQ) 134,58$ 91,00$ 6,37 $ (TPS) 7,30 $ (TVQ) 104,67 $ 52,00 $ 3,64$ (TPS) 4,17$ (TVQ) 59,81 $ DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX RÉGULIER D’UN ABONNEMENT ! 1 800 665 5372 www.lebulletin.com POSTES CANADA CANADA POST Port payé Postage paid si posté au Canada if mailed in Canada Correspondance- Business Reply Mai) réponse d'affaires 6103480 01 1000002179-H4R2A3-BR01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 4380 RUE GARAND, BUREAU 1 SAINT- LAURENT QC H4R 2Z7 1000002179H4R2A3BR01 était important pour nous de montrer que Mes petits caprices faisait toujours de bons fromages, même si les propriétaires avaient changé.» Ce fait s’est confirmé davantage l’année suivante, alors que leurs produits ont cette fois obtenu quatre nominations lors du même événement.L’an dernier, leur Capri.cieux amandière remportait la palme dans la catégorie Fromage de lait de vache, de chèvre ou de brebis, aromatisé.Lorsque les deux jeunes producteurs ont succédé aux anciens propriétaires, ils n’ont pas qu’acheté leurs animaux et leurs équipements.Ils ont aussi acquis les recettes de leurs fromages et leur expertise pour une période de un an.Les Boulerice-Choquette ont ainsi partagé les activités des anciens pro-prios avant de prendre définitivement les rennes de l’exploitation.Ce transfert progressif leur a fourni une solide base de départ.« Ils nous ont appris leur manière de fonctionner et nous ont confié leurs bons coups.» Le train-train quotidien Depuis qu’ils sont seuls pour mener la barque, les deux jeunes propriétaires se sont réparti les tâches.Charles s’occupe des soins du troupeau et de la traite alors que Diane enfile le tablier de la fromagère.La commercialisation des produits de la ferme se fait sur place dans une petite boutique attenante à la fromagerie et à la maison.« Certains gîtes touristiques et restaurants viennent s’approvisionner directement ici, dit Charles.Nous vendons la quasi-totalité des produits à la ferme.» Fournir des produits à des commerçants impliquerait une augmentation du volume de production.Le couple confie qu’il préfère conserver le contrôle de la production.La confection des fromages se fait à tous les deux jours et, avec la tenue de la boutique et les soins aux animaux, une journée de travail compte jusqu’à 14 heures.Mais les jeunes éleveurs sont loin de s’en plaindre.En plus des fromages, ils offrent à leur comptoir du miel et des bleuets frais en saison.Ces produits proviennent aussi de la ferme puisque Diane et Charles possèdent quelques ruches et plusieurs plants de bleuets.»> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 107 MARS 2005 La situation de la ferme, sur une route | agrotouristique, à proximité du très fréquenté mont Saint-Hilaire, favorise l’afQux des visiteurs qui s’arrêtent lors de leurs promenades dominicales.Le nombre de I clients varie selon la température et le temps de l’année, disent les propriétaires.« Quand vient le temps des pommes, ça ne dérougit pas », affirment-ils.I Traverser les embûches une I à la fois On dirait un conte de fées.Tellement qu’on aurait peine à croire que ces jeunes exploitants ont dû traverser maintes I embûches pour en arriver là.Tous deux ont fait leurs études en gestion et exploitation d’entreprise agricole et caressaient le rêve de posséder un jour leur propre ferme, fis ont d’abord tenté de s’établir en production laitière, sans succès.Par la suite, l’occasion d’acheter cette petite entreprise de Saint-Jean-Baptiste * s’est présentée.Mais tout ne s’est pas réalisé du jour au lendemain.L’arrivée du règlement sur les exploitations agricoles en 2001, en plein durant les démarches i de transfert, leur a passablement compli- qué la tâche.Ils ont dû faire la preuve que la ferme existait déjà.Comme elle n’était pas enregistrée, le ministère de l’Environnement la considérait comme une nouvelle entreprise.Ce qui était interdit en zone de surplus.Ils ont également dû résoudre le problème de manque de terres pour l’épan-dage des fumiers.Charles a donc conservé une terre qu’il cultivait déjà en grandes cultures à Saint-Édouard-de-Napierville, son patelin d’origine.Le financement de leur projet n’a pas été facile non plus.Ils ont dû revenir à la charge plusieurs fois afin de réussir à obtenir le prêt qui leur permettrait de finaliser l’achat.Le couple avoue être conscient que le peu de mécanisation de l’entreprise a facilité le transfert.« Si le système de traite avait été plus sophistiqué, par exemple, nous n’aurions probablement pas pu acheter.» Maintenant, l’entreprise a atteint la vitesse de croisière, mais Diane et Charles n’oublient pas les difficultés qu’ils ont traversées.Non pas parce qu’ils s’apitoient sur leur sort, mais parce que ça leur permet de mieux apprécier leur réussite.« Les gens peuvent nous envier, mais ils ne réalisent pas nécessairement que c’est difficile de se partir, dit Charles.Il ne suffit pas de produire et de transformer du lait.Il faut concevoir un bon produit, ce qu’on ne réussit pas nécessairement toujours du premier coup.Et surtout, il faut pouvoir le vendre.En ce sens, nous avons eu de la chance puisque la clientèle de Mes petits caprices était déjà établie.» te La ferme Mes petits caprices offre plusieurs types de fromages fermiers dont la tomme de chèvre, les boules dans l’huile, les Capri.-.cieux nature, poivre, ail et fines herbes et le fameux amandière.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS formation DES FORMATIONS SUR DEMANDE Le Collectif de formation agricole de Lanaudière est l'un des plus actifs dans la province.PAR LIONEL LEVAC, journaliste CHAQUE ANNÉE, environ 500 personnes suivent des cours offerts par le Collectif de formation agricole de Lanaudière.Les élèves, de tous âges, sont agricultrices ou agriculteurs, en démarrage ou en production depuis longtemps ou encore des travailleurs agricoles ou forestiers.Les cours qu’ils suivent sont la plupart du temps ceux qu’ils ont eux-mêmes demandés pour parfaire leurs connaissances et leur expertise dans certains domaines ou dans des opérations bien spécifiques.La formule du Collectif de formation n’est pas exclusive à la région de Lanaudière.Toutes les régions ont un collectif de formation agricole dont les activités sont planifiées par une table de concertation.Toutefois, on retrouve dans Lanaudière l’un des Collectifs les plus actifs.Cette approche n’est pas nouvelle.En 1981, le ministère de l’Éducation veut relancer la formation agricole à travers le Québec.Devant le constat renouvelé qu’il est difficile d’amener dans des classes traditionnelles, des gens déjà impliqués en production agricole, on élabore cette façon de faire de la formation continue.Ainsi, on répond à des besoins spécifiques, avec des calendriers et des horaires adaptés au monde agricole.Il a fallu dès lors que tous les intéressés collaborent.Les commissions scolaires, les cégeps, le MAPAQ, des représentants des différentes clientèles, des gens de la relève, d’autres de l’UPA ou de fédérations spécialisées ou régionales se retrouvent donc à Claude Rivest et Marianne Gagnon, du Collectif de formation agricole de Lanaudière, sont fiers de la gamme de cours qui est proposée chaque année.dispensée auprès de moins de personnes, constate M.Rivest.De plus, ce que les gens demandent est de plus en plus pointu.» Voici quelques exemples de cours demandés : affûtage et entretien de scies à chaînes, perfectionnement informatique sur des logiciels agricoles spécialisés, initiation à la culture des champignons de spécialités, fabrication de sous-produits de l’érable ou encore langue espagnole.ou comment communiquer avec la main-d’œuvre étrangère.Tout un programme ! te une table de concertation qui, depuis 24 ans maintenant, prépare des grilles de cours.Et la formule ne se démode pas.« Nous sommes à l’écoute de la clientèle et les cours répondent toujours à des besoins spécifiques du milieu », souligne Marianne Gagnon, répondante au Collectif de Lanaudière.Il n’y a aucune inquiétude à y avoir quant à l’avenir de cette formule, affirme le président du Collectif de formation agricole de Lanaudière, Claude Rivest, qui est également directeur du Centre de main-d’œuvre agricole de l’UPA régionale.Pourtant, comme pour à peu près tous les programmes de formation agricole, on observe actuellement un certain flottement.« Nous remarquons qu’il y a globalement plus de formation, mais LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 109 .LIONEL LEVAC PAR LIONEL LEVAC, journaliste PREND BERGERIE » Ainsi s'exprime l'Agricultrice de l'année 2005 même si, depuis son jeune âge, Dominique Brisson suit de près la production ovine.L'IMPLICATION DE DOMINIQUE BRISSON dans le secteur ovin a commencé bien avant qu’elle ne devienne elle-même agricultrice.À la fin des années 1980, elle était déjà engagée comme bénévole à la Foire régionale de l’agneau, dans son village de Trinité-des-Monts, dans le Bas-Saint-Laurent.Son père était travailleur forestier et sa mère couturière.Qu’à cela ne tienne, Dominique Brisson était déjà, peut-être inconsciemment, une grande « supporteure » de la vie régionale dans toutes ses activités, y compris l’agriculture.De bénévole elle est devenue coordonnatrice de la Foire de l’agneau.C’est à cette époque qu’elle a rencontré Bertin Lavoie, aujourd’hui son mari et le père de ses quatre enfants.Et comme elle dit elle-même : « Qui prend mari prend bergerie », elle s’est retrouvée à Saint-Narcisse, sur la Ferme ovine Lavoie Banville.En 1993, Dominique Brisson crée sa propre entreprise, La Bergerie du Faubourg, qui compte aujourd’hui près de 1500 brebis et qui met en marché plus de 2000 agneaux par année, en plus de produire des sujets pur-sang de race Suffolk.Au début, l’agricultrice a commencé avec 350 brebis.Dominique Brisson est impliquée dans deux autres entreprises dont elle fait la gestion, la Ferme Lavoie Banville, dans laquelle son mari Bertin est associé à sa mère Lise, et la Bergerie de la Neigette, propriété de son beau-frère Aubert.En octobre dernier, la Fédération des agricultrices nommait Dominique Brisson Agricultrice de l’année 2005.Quand on lui demande pourquoi, selon elle, elle a été choisie, Mme Brisson répond : « C’est probablement pour mon amour de l’agriculture, la passion que j’ai pour mon travail, mon implication générale et le succès dans mon entreprise.» Actuellement, Mme Brisson œuvre au sein du Club Suffolk du Bas-Saint-Laurent et du Club Fertilisation 2000.Au cours des 10 dernières années, on l’aura également vue au sein du Club d’encadrement technique ovin, de la Coop de commercialisation, du Comité Ovin Plus, aussi bien qu’au Club d’athlétisme Coubertin ou au Comité d’urbanisme de Saint-Narcisse.Dominique Brisson a confiance en l’avenir.« Mais, dit-elle, les choses ne viendront pas toutes seules.Les producteurs doivent continuer de s’occuper attentivement de leurs affaires.Ils doivent s’impliquer partout où ils ont de l’intérêt.Cela est particulièrement vrai dans la mise en marché des produits de la ferme.» « Par exemple, en production ovine, l’avenir sera intéressant dans la mesure où nous pourrons compter sur l’agence provinciale de commercialisation.Au plan régional, les producteurs ont grandement intérêt à s’impliquer dans la découpe et la préparation de viande.» Selon elle, la période est idéale pour organiser le secteur ovin puisque la demande est bonne et la production en croissance.Trop souvent des groupes attendent de faire face à de graves difficultés avant de bouger.Mais Dominique Brisson est bien consciente que les producteurs ne peuvent tout régler seuls.« Nous allons plus que jamais avoir besoin des citoyens.Il va falloir qu’ils nous appuient et qu’ils se rendent compte de tout le travail que l’on fait sur nos fermes.Tous ces efforts, c’est pour eux et pour la qualité des aliments qu’ils consomment que nous les faisons.» Physiquement, elle trouve parfois le travail un peu difficile.Mais la bergère ne changerait pour rien au monde sa vie, son intérêt et son amour pour l’agriculture, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Peu importe la grosseur du grain, le planteur ASM 1200 de Case IH me permet de semer plus rapidement et plus précisément.Je peux ainsi sélectionner mes semences selon mes exigences (potentiel génétique, qualité et prix) et maximiser le potentiel de ma récolte.Le planteur ASM 1200 est doté d'un seul disque sans pochettes qui permet de planter une plus grande variété de grosseur de grains, sans perte de temps en ajustements.De plus, le grand diamètre du disque et sa vitesse de rotation réduite assurent une grande précision d'espacement des grains.Même en terrains difficiles, je peux faire confiance à la technologie Case IH; c'est une valeur sûre pour une performance optimale.Le tout appuyé par un réseau de concessionnaires chevronnés, un programme de financement avantageux et un service après-vente hors-pair.La marque des professionnels CJkSE II# UNE TRADITION DE LEADERSHIP Visitez notre site Internet : www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case. MARS 2005 Séance du conseil de ville de Farnham.On est bien loin de la vie à la ferme.Pourtant, la scène municipale touche directement ou indirectement l’agriculture.AGRICULTEURS et MAIRES^* Patrick Bonvouloir et Josef Hüsler mettent leur bonne volonté au service de tous leurs concitoyens, agriculteurs ou non.PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome À 16 ANS, Patrick Bonvouloir assistait à ses premières séances du conseil de ville de Sainte-Brigide, en Montérégie.Il y a tellement pris goût qu’il a par la suite assisté aux trois quarts d’entre elles.On peut dire qu’il a la politique dans le sang.Quelques années plus tard, à 23 ans, les élus l’ont invité à participer au comité du Centre local de développement (CED).Quatre ans plus tard, en 1997, il était élu conseiller et, en 2001, il devenait maire, à 31 ans, de la municipalité de 1300 habitants.M.Bonvouloir est le plus jeune maire que Sainte-Brigide a élu à ce jour.De son côté, Josef Hüsler a tout un bagage comme politicien, une vingtaine d’années.D'abord, pendant neuf ans, il a été conseiller de Rainville, la municipalité rurale entourant Farnham avant la fusion entre les deux entités.Puis, il a œuvré comme maire de Rainville pendant six ans.Après la fusion, il y a quatre ans, il a été élu maire de Farnham, une municipalité de 8000 habitants.C’est un de ses voisins, alors maire, qui lui a demandé s’il était intéressé par la politique.Farnham est voisine de Sainte-Brigide.Le désir de servir Patrick Bonvouloir et Josef Hüsler ne cherchent pas la gloire.Ils sont maires par intérêt de servir.Financièrement parlant, l’emploi d'élu n’est pas payant (voir l’encadré).« Je ne fais pas de la politique pour me péter les bretelles, dit Josef Hüsler.Je le fais parce que j’aime ça et que je veux aider les gens.Pour moi, tous les citoyens sont égaux, qu’ils soient riches ou pauvres.» Natif de la Suisse, M.Hüsler vit au Québec depuis 39 ans.Patrick Bonvouloir pense avoir apporté un vent de jeunesse lors des dernières élections à Sainte-Brigide.« J’ai « La politique est prête à faire confiance aux jeunes, tant qu’ils ont le sens des responsabilités », affirme le maire de Sainte-Brigide, Patrick Bonvouloir.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT ENTIÈREMENT NUMÉRIQUE MRP SPEEDRACK" AVANT ET ARRIÉRE NOUS GAGNONS CHAQUE ROUND DE CE MATCH DE BOXE » Le tout nouveau 400/500 4X4 TBX de Arctic Cat, avec profil redessiné, est incomparable.il est tout simplement meilleur que la compétition.Doté du nouveau châssis pleine grandeur Arctic Cat, le TBX apporte de la distinction et de la classe aux VTT de type « pick-up ».Avec le meilleur espacement du sol de sa catégorie et une suspension exceptionnelle, le TBX est toujours en avance.Pour couronner le tout, le nouveau TBX offre près de 200 °/o plus d'espace de chargement que son rival le plus réputé.C’est comme comparer des balles de foin avec une poignée de grain.Le compartiment à bascule arrière a une capacité de 300 Ib et il est doté d'un loquet de 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les conducteurs de suivre un coure de conduite spec«lise et de lire attenthiement -• h, manuel de I uOteatôur avant de conduire un VTT À l'instar des défenseurs de renviromemert, Arctic Cal vous recommande vivement de conduire lentement >ur les terres pnvées ou publiques.Conduisez seulement dans tes zones et seriBs prévus a cet effet Preserve vos futures occasions de condure en démon-itrant wfre respect pour rérr*umerr>ent tes kxs locates et les dmte tfautnr wter te:- arotefes; les gros s'entretient très fort pour vous tare croire que ces • v lez pas de reonxfuve us y ,r.r ^ 'jAïuiec '.Wrxrtrees et n'incitez pesonnea k tare Rw bute information sur la sécurité et tes coure offerts, ^consultez votre concussionnaire 2004 Arctic Cat Saies me.marquas déposées d'Arctic W inc.Thief ftwr Fate m 5601 i2t8j 681-4999.tt Les VTT Arctic Cal suit des produits de casse mondiale d Arctic Cat MARS 2005 ie rurale ET PRODUCTEURS.Être maire d’une petite municipalité rurale ne fait pas vivre une personne.Autant à Farnham qu’à Sainte-Brigide, le maire en place y travaille à temps partiel.Josef Hüsler estime qu’il consacre entre 25 et 30 heures par semaine à sa tâche.Mais ce nombre varie selon les événements.Âgé de 58 ans, M.Hüsler partage son temps entre l’hôtel de ville et sa ferme laitière de 150 vaches Holstein.Tous les matins, de 9 h 30 à midi, il se rend à la mairie.S'il a une séance du conseil, il y consacre une bonne partie de la journée.Ceci en plus d'être présent à différents événements, réunions et commissions à titre de maire de la municipalité.À la ferme, il est secondé par deux de ses fils et un employé qui y travaille depuis 26 ans.Le maire de Farnham gagne 22 000 $ imposables pour son rôle d’élu.À Sainte-Brigide, la tâche de maire accapare 8 à 10 heures par semaine du temps de Patrick Bonvouloir.Le reste du temps, il occupe un poste de représentant pour William Houde.Depuis 1995, il est coactionnaire de la ferme familiale avec son père.Les deux partenaires produisent du maïs (100 hectares) et du soya (40 ha), ainsi que des pois (50 ha), des haricots (50 ha) et des carottes (25 ha) pour la conserverie.Patrick Bonvouloir y travaille les soirs et les fins de semaine.Pour son rôle de maire, il touche 440 $ imposables par mois, soit autour de 5300 $ par an.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS demandé aux jeunes de voter pour quelqu’un de leur âge, dit-il.Ça a été la plus grande participation à Sainte-Brigide.» Cette année-là, en 2001, il s’est présenté contre l’ancien maire et un autre candidat.Un vent d’insatisfaction soufflait en raison d'un dépassement important du coût de construction du réseau d’aqueduc et d’égout du village.Ce qui lui a permis d’obtenir 76 % des voix.« Les vrais élections auront lieu en 2005 », précise M.Bonvouloir.Des défis en vue Avec ses 1300 résidants, Sainte-Brigide est principalement rurale.Quatre-vingt pour cent du revenu taxable de la municipalité provient du secteur agricole.L’automne dernier, il a été question de construire l’abattoir de bovins sur le territoire, mais « Je ne peux pas regarder à mon compte de taxe; je dois regarder au bien-être de tous les citoyens », avoue le maire de Farnham et producteur laitier, Josef Hüsler.ce dossier s’est clos avec l’achat de l'abattoir Colbex.Récemment, le gouvernement a remis le dossier des porcheries entre les mains des municipalités.« Le gouvernement nous lance la patate chaude au lieu de mettre des règles plus strictes, critique Patrick Bonvouloir.Pourquoi nous envoie-t-il l'odieux?Il nous demande de faire la job du ministère de l’Environnement.» Autre défi : le maire aimerait bien voir la concrétisation d’un petit parc industriel à la sortie 48 de l’autoroute 10.Il souhaite également attirer de nouveaux citoyens dans la municipalité pour pouvoir garder les services.« C’est le défi des municipalités de moins de 5000 habitants pour l’avenir », dit-il.Six fois plus populeuse, Farnham est une petite ville avec tous les services comme des activités de loisirs, un aréna et deux patinoires extérieures.Son maire, M.Hüsler, souhaite dynamiser son centre-ville et attirer de nouveaux résidants pour maintenir les industries en place.Actuellement, deux usines agrandissent et on projette une voie de contournement pour les camions.Même s’il avoue représenter tous les citoyens, peu importe leur provenance, le maire Hüsler a sa petite idée sur la taxation en milieu agricole : « Ce n’est pas normal de payer les taxes en fonction de la valeur des terres.On devrait trouver une valeur globale pour les agriculteurs du Québec.Un hectare de terre situé près de Montréal ne rapporte pas nécessairement plus qu’un hectare à Farnham, mais sa valeur n’est pas la même.» M.Hüsler suggère plutôt une taxation au moment de la vente de la ferme, seulement si elle a lieu avec des étrangers à la famille.Bien sûr, le fait d’être producteurs agricoles fait de ces maires de bons ambassadeurs de l’agriculture.Comme le dit le maire de Sainte-Brigide, les gens sont moins près de l’agriculture que par le passé.De son côté, Farnham est une ville rurale.Les gens qui y vivent doivent être conscients que des activités agricoles s’y déroulent.« On doit travailler ensemble, spécifie M.Hüsler.On n’est pas une catégorie à part comme agriculteurs.» te mariejoseeparent@videotron.ca Votre meilleur ami sur la ferme.pneu OPTITRAC Chaque pneu de la famille OPTITRAC est conçu pour offrir un mordant hors pair en sol mou ou humide.La bande plus profonde du pneu OPTITRAC ainsi que son motif de barrettes reconfiquré lui assurent une traction maximale, tout en protégeant la durée utile de la bande en service de transport.En service intense, un pneu OPTITRAC est toujours à la hauteur.Grâce à son nouveau concept de talon renforcé, il résiste aux forces extrêmes de l'usage à couple élevé.Et grâce à son moulage optimisé, il offre le roulement le plus doux de toute l'histoire des radiaux agricoles Goodyear.5964 MARS 2005 CHERCHE DESESPEREMENT À SE FAIRE PARDONNER Chérie, 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Il Malhinesagrîcoîê's Les meilleures marques.PIÈCES COMPATIBLES POUR PLUS D'INFORMATIONS [BIS] 37S-8551 FAX: [819] 379-9912 ¦ www.machineriE.CDm chinerie PAR LÉON GUERTIN, agronome et ingénieur Le prix à la hausse du carburant nous force à surveiller de plus en plus la consommation de nos tracteurs.Voici quelques trucs qui vous permettront de réduire la consommation de vos tracteurs.y Réduisez la pression des pneus dL du tracteur au niveau mining mum recommandé par le fabri- » cant.Des pneus de type radial ajustés à la bonne pression réduisent la consommation en carburant et augmentent de 5 % l’efficacité au champ.Des essais menés sur un tracteur articulé monté sur 8 pneus 28.8R42 retournant 260 hectares de terre au chisel ont montré une réduction de consommation de 352 $ d'essence (à 0,50 $ le litre) lorsque la pression des pneus était ajustée à 10 lb/po- plutôt que 20 lb/po-, y Lorsque le sol est ferme et sec, dL et que la flottaison n’est pas un * facteur important, enlevez les ¦ roues jumelées sur le tracteur.S’il est bien balancé, le tracteur conservera sa traction et consommera moins de carburant.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS y Le travail réduit du sol ou le dL semis direct limitera le nombre ^ de passages dans le champ et s réduira d’autant votre consommation de carburant.Selon les données de GR-Max (base de données du MAPAQ et de clubs agro-environnementaux), la culture du soya sur un retour de maïs nécessite 138 min/ha de travail avec le tracteur au champ si les opérations sont faites de façon conventionnelle.Le semis direct n'en demande que 55.Les adeptes du semis direct ne consomment que 40 % du carburant utilisé sur les fermes cultivées selon la méthode conventionnelle.y Gérez vos passages dans les djL champs et imaginez des façons ^ de combiner deux opérations : * pulvériser en bande en semant; fertiliser tout en appliquant un herbicide ou en sarclant.y Utilisez la grosseur de tracteur dL appropriée pour le travail.™ Un tracteur puissant utilisé t à la moitié de sa capacité consomme plus qu’un tracteur du bon calibre.Le contraire est aussi vrai.Si votre tracteur manque de puissance, il sera moins efficace.y Lorsque vous utilisez un trac-dL teur trop puissant pour le tra-fq vail qu’il accomplit et que le i régime de la prise de force n’est pas un facteur important, augmentez le rapport de vitesse de la transmission et réduisez le régime du moteur.Les économies de carburant seront surprenantes.Même avec un tracteur développant la bonne puissance pour le type de travail qu’il exécute, il est plus économique Évitez de faire le plein d’un tracteur immédiatement après que le réservoir de ravitaillement soit rempli.Laissez le temps à l'eau et aux sédiments de se déposer au fond.de conserver une révolution entre 1800 et 2000 tours par minute.C’est à ce régime que la plupart des modèles ont leur consommation spécifique (litres/ch) la moins élevée.Enlevez les poids sur le tracteur lorsqu'ils ne sont plus nécessaires.Ils sont une charge supplémentaire à traîner et font consommer inutilement de l’essence.Les tracteurs alourdis pour les labours consommeront 5 % plus de carburant s’ils ne sont pas soulagés de leurs masses inutiles le restant de l’année.Réduisez le glissement des roues : maximum 10 % pour un tracteur 4 roues motrices ou articulé et 15 % pour un tracteur 2 roues motrices.Assurez-vous que le poids est bien réparti sur le tracteur (voir le tableau).Conservez votre tracteur en bonne condition, changez les filtres à air et à carburant régulièrement.Un filtre à air colmaté à 20 % augmente la consommation d’essence de 22 %.Un filtre à diesel qui restreint l’alimentation du moteur réduit automatiquement ses performances.Des injecteurs encrassés ou une pompe à injection fatiguée contribueront aussi à réduire la performance du tracteur.Utilisez le bon diesel pour la bonne saison.Les additifs du diesel d'hiver lui permettent de fonctionner par temps froid.Par contre, ce carburant possède moins d’énergie.Le diesel d’hiver contient 154 000 BTU par gallon, tandis que celui d’été en contient 159 000.Travaillez le soir.Le carburant froid est plus efficace et vous pouvez ainsi vous passer du climatiseur.Arrêtez le tracteur lorsque vous êtes quelque temps sans vous en servir plutôt que de le laisser tourner au ralenti.Peignez les réservoirs de ravitaillement de couleur pâle pour réduire l’évaporation.Assurez-vous que le réservoir est propre à l’extérieur, et purgez l’intérieur du réservoir à tous les cinq ans pour éliminer les saletés et l’eau de condensation.Les réservoirs mobiles que l’on transporte dans une remorque ou dans une camionnette devraient être purgés chaque année.Évitez de faire le plein d’un tracteur immédiatement après que le réservoir de ravitaillement soit rempli.Laissez le temps à l’eau et aux sédiments de se déposer au fond.Réduisez au minimum le temps passé sur la route.Combinez les opérations de façon à ne pas avoir à retourner souvent sur les fermes éloignées.Utilisez le climatiseur dans la cabine uniquement lorsque c’est vraiment nécessaire.Les nouveaux modèles de tracteurs équipés d’une pompe à injection électronique gérée par un ordinateur qui dose précisément le mélange air-carburant sont plus économiques et plus écologiques.Aussi, certains modèles possèdent des options qui gèrent le régime moteur et les rapports de la transmission en fonction de la puissance demandée.Le tracteur peut donc lui aussi surveiller sa consommation.te RÉPARTITION DU POIDS SUR LE TRACTEUR Avant Arrière 2 roues motrices 25% 75% 4 roues motrices 40% 60% Articulé 55% 45% LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ¦ ELEVAGE SENSIBLE À SON ENVIRONNEMENT Une légende urbaine propage la croyance selon laquelle les producteurs de porcs sont irrespectueux de leur environnement.À la Ferme Pouvaco, de Baie-du-Febvre, on prouve le contraire.En novembre dernier, Dominique Leblanc recevait le prix « Pratiques environnementales » au Bal des moissons.¦ EN COUVERTURE CULTIVER DU MAÏS ET DU SOYA SANS INTRANT, C’EST POSSIBLE Il s'agit d’une opportunité d’affaire, mais aussi d’une façon différente d’aborder la lutte aux mauvaises herbes.Deux producteurs, André Viens et Jean-Claude Collet, nous expliquent leurs méthodes.PRODUCTEURS, TRANSFORMATEURS ET VENDEURS Trois éleveurs de bœuf ont décidé de vendre directement au consommateur leurs produits à valeur ajoutée.Mais attention : la vente et la découpe à la ferme, ça ne s’improvise pas.À projets différents, permis distincts.Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@lebulletin.rogers.com www.lebulletin.com ABONNEZ-VOUS SANS TARDER ! : SX le H dW «grs- agriculteurs Prénom Entreprise Adresse Ville : Province 'TARIFS D’ABONNEMENTS Code postal : Courriel Durée de l’abonnement : O un an 59,81 $ O deux ans 104,67 $ O trois ans 134,58 $ O envoyez-moi la facture o I® Date d’expiration O chèque ci-joint No de carte : Signature : Date : _ 52,00$ 3,64$ 4,17$ 59,81 $ 104,67$ 117,00$ 8,19$ 9,39$ 134,58$ I Cette offre est aussi accessible à nos fidèles lecteurs, qui la recevront par la poste au renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.SI vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d’abonnés, cochez ici ?.N°TVQ 1016624728 N°TRS R137813424 Autres pays, 1 an : 75 $ Cette offre expire le 31 décembre 2005.PHOTO : EMMANUELLE ARES PHOTO : AIR PHOTO PETITE PRESSE ÉCONOMIQUE John Deere ajoute une nouvelle presse à balles rondes à son parc.Le modèle économique 457 conçu pour les petites fermes fabrique des balles de 46 pouces de largeur sur 60 pouces de hauteur, dont le poids atteint 1000 livres dans le foin sec ou la paille.Le diamètre de la balle peut être ajusté de 32 à 60 pouces.Cette presse peut être actionnée par un tracteur de 55 ch à la pdf.Le noueur double s’ajuste pour ficeler la balle à tous les deux, quatre, six ou huit pouces et ainsi sauver sur la ficelle au besoin, www.deere.com Pour compléter sa gamme d’équipements pour les tracteurs compacts, Frontier ajoute des herses à disques conçues à l'intention des agriculteurs, mais aussi des commerces et des propriétés résidentielles.La largeur de travail varie de 4 à 8 pieds.Ces machines sont adaptées à des tracteurs dont la puissance varie de 14 à 75 ch à la pdf.Les groupes de disques, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, sont ajustables par module, www.deere.com 5 à 7 pieds avec une hauteur de coupe s’ajustant de 1 à 5 pouces.Un modèle intermédiaire offert en deux versions permet des largeurs de travail de 7,5 et 9 pieds.Enfin, le modèle plus large est offert en quatre versions dont les largeurs de travail varient de 12 à 20 pieds, www.deere.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 123 MALADIES DES GRANDES CULTURES AU CANADA La Société canadienne de phytopathologie en collaboration avec le CRAAQ présente l’ouvrage Maladies des grandes cultures au Canada.Distribué par le CRAAQ, il compte 332 pages enrichies de 659 photos en couleurs en plus de 10 schémas aidant au diagnostic et à la planification des interventions.Toutes les grandes cultures du Canada y sont représentées.www.craaq.qc.ca ou 1 888 535-2537 50 000 STEIGER PLUS TARD Le 20 janvier dernier, Case IH a marqué la construction du 50 000e Steiger par une remise officielle des clés aux nouveaux propriétaires d’un STX500 Quadtrac, David et Mark Yaggie du Minnesota.La marque Steiger remonte à 1957, année où John Steiger et ses fils ont construit un premier tracteur de grande dimension.En 1986, la marque fut achetée par Case IH, qui a développé les produits d’aujourd’hui dont la puissance varie de 275 à 500 ch.www.caseih.com FAUCHEUSE POUR L'ENTRETIEN Frontier ajoute neuf modèles à son parc de faucheuses conçues pour l’entretien des pelouses.Elles sont adaptées aux travaux autour des bâtiments, le long des routes, des fossés et dans les parcs.Le modèle standard offert en trois versions propose des largeurs de travail variant de nouveau nouveau PLUS DE PUISSANCE ET DE TRACTION Les nouveaux pulvérisateurs Rogator 874 et 1074 proposent un nouveau moteur et un système d’entraînement plus efficaces qui se traduisent par 20 % plus de puissance en traction.Les deux machines reçoivent un ECHOGRAPHE PORTABLE S.E.C.Repro inc.de VAnge-Gardien de Rouville offre une série d’écho-graphes portables.Le modèle A-7 lavable est fabriqué spécialement pour les naisseurs.D’une autonomie de 1,5 heure, il pèse 1,5 kilo.Depuis 2001, ECM, le fabricant français, a lancé les modèles A-7, A-8, A-16 et linéaire dans 40 pays.Le modèle A-8 a reçu, en Allemagne, la mention de meilleur échographe portable.www.secrepro.com ou 1 888 446-4647 moteur Cat 3126B entièrement contrôlé de façon électronique.Le premier modèle développe de 250 à 275 ch, le second de 275 à 299 ch.Les réservoirs ont une capacité de 800 ou 1000 gallons US selon les modèles.www.rogator.agcocorp.com LUTTE AUX RAVAGEURS DU MAÏS La Coalition canadienne contre les ravageurs du mais (CCCRM) annonce la publication de la deuxième édition de son Guide du producteur.Ce guide a pour objectif de favoriser Le nouveau TerraGator 9203 propose une transmission powershift Cat avec 16 rapports et un moteur Cat C-12 de 11,9 litres développant de 425 à 459 ch.La transmission peut être programmée pour rendre plus faciles les manœuvres en bout de champ.La capacité de charge de 27 tonnes du TerraGator le place parmi le groupe de tête dans ce type d’équipements.www.terragator.agcocorp.com GUIDE DU PRODUCTEUR DE 180 A 240 CH À LA PDF Challenger débarque avec la série MT600B proposant quatre modèles équipés de la transmission à variation continue TechStar installée d’office.Les deux premiers tracteurs de la série utilisent un moteur de 7,4 litres tandis que les deux autres reçoivent une motorisation de 8,4 litres.Ces moteurs sont construits exclusivement pour Challenger par Sisu Diesel.Le profil du tracteur rappelle les modèles MT700 et MT800 offerts sur chenilles seulement.www.challenger.agcocorp.com 124 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PLANTEUR À REMPLISSAGE CENTRAL Le nouveau planteur White de la série 8500 propose le remplissage central.Il peut recevoir un chargement en vrac de 90 boisseaux (2,3 tonnes de maïs), avec ou sans les trémies installées à chaque unité de semis.Il peut être alimenté pour répondre en même temps aux exigences des maïs Bt qui demandent des rangs non Bt agissant comme refuge.Il est offert en différentes configurations.www.whiteplanter.com une meilleure compréhension des technologies Bt par les produc-' teurs, les informer des nouveaux événements et des situations propices au développement d’une résistance par les insectes, et les aider à bien développer un plan de gestion à la ferme.www.cornpest.ca TRAINS SUR CHENILLES Connue depuis plus de 30 ans par l’industrie des machines à drainage, RWF Bron se spécialise dans la construction de châssis-porteurs à chenilles de caoutchouc pour installer sous les instruments aratoires.Ces trains améliorent la flottaison et la douceur de roulement.La large empreinte et la faible pression exercée sur le sol contribuent à réduire le tassement.Ces châssis-porteurs sont conçus pour les équipements agricoles et industriels comme les chariots à grain, les remorques et les épandeurs à fumier.Ils sont offerts en format standard et peuvent être aussi construits sur demande pour répondre à des besoins spécifiques.La capacité de support peut accommoder des charges variant de 20 à 40 tonnes.Pour plus d’information, visitez le site www.bronrwf.com ou communiquez à rwf@wwdc.com ou au 1 800 263-1060.RWF BRON DE L’INDUSTRIE LA FÉDÉRATION DES PRODUCTEURS DE PORC DU QUÉBEC lance www.porcibid.qc.ca, un site Internet qui facilite la vente et l’achat des porcelets.Ce service est offert gratuitement aux producteurs.En janvier dernier, le RÉSEAU DE LA RURALITÉ FRANCO-ONTARIENNE lançait le site Internet www.ruralite.on.ca pour échanger de l’information de pointe en développement rural.INNOTAG ET SIGA INFORMATIQUE viennent de former une alliance stratégique qui permettra d’intégrer leurs logiciels.L’entente prévoit que les deux parties maximiseront leur pénétration du marché agricole, tant au Canada qu’aux États-Unis.SYNGENTA offre une bourse d’études à Nadia Gagnon inscrite en agriculture et environnement au Campus Macdonald de l’Université McGill.Elle a été choisie sur la base de ses résultats scolaires.HYLAND SEEDS ET RAGT SEMENCES se sont entendues pour travailler ensemble dans le développement de nouveaux produits, entre autres en sélectionnant du matériel génétique français adapté aux conditions nord-américaines.LA GÉRANCE POUR LA BIOTECHNOLOGIE VÉGÉTALE La biotechnologie végétale offre des avantages considérables aux consommateurs et aux agriculteurs.La gestion responsable des produits issus de la biotechnologie est importante pour assurer la viabilité de ces technologies à long terme.CropLife Canada s’engage à soutenir ces nouvelles technologies par un programme de gérance des biotechnologies végétales.Il s'agit d'une initiative volontaire de l'industrie dans le but de réduire les risques liés à ces nouvelles technologies.L’industrie cherche aussi à promouvoir les avantages que l’on peut tirer de la biotechnologie.Voici une courte description des différents points touchés par le programme.RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT La gestion de la conformité des essais au champ en condition confinée CropLife a élaboré et mis en œuvre un programme de formation pour assurer la conformité des essais au champ.Le programme offre une formation pour le personnel de recherche qui effectue des essais en milieu confiné avec des cultures biotechnologiques.APPROBATIONS RÉGLEMENTAIRES L’avis de notification Ensemble, l'agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), Santé Canada et CropLife Canada ont mis au point un avis de notification pour améliorer la transparence du processus d’approbation d'une soumission.L’avis de notification vous informe sur les nouvelles demandes, la description des produits et les données fournies par les compagnies.La base de données sur le stade de la commercialisation CropLife et ses membres ont constitué une base de données regroupant les produits en biotechnologie végétale approuvés au Canada.ENGAGEMENT DU PROMOTEUR Le code de pratiques de la biotechnologie végétale Les membres de CropLife ont adopté un code d’éthique pour la gérance responsable des biotechnologies végétales.FORMATION ET CERTIFICATION DES PRODUCTEURS La tolérance aux herbicides et les pratiques de gestion optimale CropLife a préparé un guide qui présente des stratégies efficaces pour la gestion des plantes spontanées tolérantes aux herbicides dans les cultures successives.Le guide Les pratiques de gestion optimales a été distribué aux agriculteurs afin de mettre à leur disposition les toutes dernières informations assurant ainsi des pratiques agronomiques sérieuses.Pour de plus amples renseignements sur notre programme de gérance en biotechnologie végétale, consultez notre site Internet à l’adresse suivante : www.croplife.ca CropLife Y CANADA représentant de l'industrie de la phytologie LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MARS 2005 SIMON-M.GUERTIN, agronome et ingénieur Il faut continuer à informer nos concitoyens avec un discours unique, clair, simple, raisonnable et précis.FAUT METTRE LA POPULATION DE SON BORD ! Quand un conflit devient public, il ne faut surtout pas se mettre la population à dos.À plus forte raison si les politiciens sont impliqués, de près ou de loin.LE 19 NOVEMBRE DERNIER, le Syndicat des employés de magasins et bureaux de la SAQ nous prenait tous par surprise en mettant sa menace de grève à exécution.La veille, le négociateur en chef pour la SAQ, l'ancien premier ministre Lucien Bouchard entrait d’urgence à l’hôpital pour soigner une péritonite.Le 10 décembre, M.Bouchard apparaissait à la télé, le visage étiré par la maladie.Il s’offusquait du comportement des syndiqués qui ne lui avaient même pas donné le temps d’être malade.Venant de cet homme qui jouit d’un immense capital de sympathie au Québec, l’attitude allait commencer à ternir l'image, jusqu’à ce jour impeccable, des employés de la SAQ.D’autant plus que les médias avaient rapporté, quelques jours auparavant, que la SAQ avait embauché l’ex-premier ministre parce qu elle ne tenait pas à ce que les négociations avec les employés durent trop longtemps et entraînent une grève générale illimitée au temps des fêtes.Début décembre toujours, on a commencé à entendre parler de gestes d’intimidation de la part des grévistes.Puis d’autres échauffourées se sont succédées ici et là, faisant baisser notre capital de sympathie envers les employés de la SAQ.Plusieurs de mes collèges avaient décidé de respecter les piquets de grève le 19 novembre et s’alimentaient à l’épicerie.Mais ces principes ont presque totalement tombé durant la période des fêtes.En témoigne cet exemple d'un collègue originaire du Saguenay qui était heureux enfin de pouvoir acheter des vins de son choix dans une SAQ Agence de la région pendant les vacances.Tout le monde sait que le conflit ne s’est finalement pas terminé à la grande satisfaction des employés.À la même période, les producteurs de lait mettaient le public au courant, de façon claire, simple et précise, de la situation injuste dont ils étaient victimes dans la crise de la vache folle.Pour être bien sûrs d’attirer les caméras, ils avaient amené avec eux une douzaine de vaches étiquetées au nom d’autant de ministres.Une manifestation amusante, paisible, mais surtout efficace : la population a compris immédiatement l’injustice qui frappait nos producteurs et acquiesçait à leur demande.Les agriculteurs et les agricultrices qui sont passés à la télé se présentaient comme des gens d’affaires; ils parlaient de façon posée et raisonnable, et leur discours était clair et facile à comprendre.Même si les journaux ont rapporté quelques petits dérapages dans les manifestations des producteurs de lait, celles-ci se sont dans l’ensemble bien déroulées.Les agriculteurs n’ont certainement pas reculé dans la faveur du public.Cependant, la mémoire collective n’ayant que six mois, il ne faut rien tenir pour acquis.Il faut continuer à informer nos concitoyens avec un discours unique, clair, simple, raisonnable et précis, et les mettre de notre bord.En effet, l’opinion publique est le pétrole dont s’alimentent les politiciens.simon.guertin@lebulletin.rogers.com (S**4 ^ ' (ZI 1 12b LE BULLETIN DES AGRICULTEURS turbocompression iccrue \ne tées, climatisation, tues ®2005 AGCO Corporation • 4205 River Green Parkway • Duluth GA 30096 1 800 767-3221 • Fax : (770) 813-6038 • www.hesston.agcocorp.com • HS104FQ01Û5 Offre conditionnelle à l’approbation du credit par AGCO Finance LLC.Versement Initial requis.Offert seulement sous les paiements saisonniers égaux.Crédit-bail, et versement forfaitaire et final sont offerts à des taux légèrement plus élevés.L'offre prend fin le 31 mars 2005.Pour plus de détails, contactez votre concessionnaire participant. RECETTE ET PHOTO : ARTIC GARDENS uisine Sauté thaïlandais C 4 portions INGRÉDIENTS 15 à 30 ml (1 à 2 c.à soupe) de pâte de cari vert disponible à l’épicerie dans la section mets chinois* 300 g (3/4 livre) de lanières de poulet 750 g (1 sac) de légumes surgelés (mélange thaïlandais ou asiatique) 200 ml (1/2 boîte) de lait de coco 5 ml (le.à thé) de coriandre hachée Porte de cari vert maison 2 piments verts (forts) coupés grossièrement 2 oignons verts émincés 2 gousses d’ail 2 tiges de citronnelle fraîche ou en conserve, coupées grossièrement (facultatif) 60 ml (1/4 tasse) de coriandre hachée 30 ml (2 c.à soupe) d’huile végétale 5 ml (1 c.à thé) de pâte de crevettes ou d’anchois (facultatif) — disponible dans les épiceries chinoises S LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 2 ml (1/2 c.à thé) de cumin moulu 1 ml (1 pincée) de curcuma PRÉPARATION Préparer la pâte de cari vert maison en passant tous les ingrédients au robot culinaire.Réserver.Dans une poêle, chauffer 50 ml (3 c.à soupe) de lait de coco à feu vif et y faire revenir 10 à 30 ml (1 à 2 c.à soupe) de pâte de cari vert maison ou commerciale.Lorsque la pâte de cari devient odorante, ajouter les lanières de poulet et cuire 5 minutes.Ajouter les légumes surgelés et cuire 3 minutes en veillant à ce qu’ils restent croquants.Ajouter le reste du lait de coco et laisser mijoter 5 minutes à feu vif.Assaisonner au goût, garnir de coriandre et servir.* Vous pouvez utiliser soit la recette maison de pâte de cari vert, soit la pâte commerciale.Cependant, prenez note que la pâte commerciale est plus relevée. LES JUGES DU CONCOURS INNOVATION VOICI LES ENTREPRISES GAGNANTES ! La 14e édition du « Concours Innovation » s’est tenue en janvier dernier.Ce concours veut souligner et promouvoir les nouveautés présentées au Salon de l’agriculture.Pour information : (450) 771-1226 Consultez notre site web au www.salonagr.qc.ca.[NNtWnON MENTION DE HAUTE DISTINCTION • CONCEPTION RO-MAIN INC.GAÉTAN VILLENEUVE, agr.juge Innovation, remet le prix de haute distinction à SERGE LABRECQUE, président de Conception Ro-Main inc., pour le bras Hercule.MENTION DE DISTINCTION • MATÉLEVAGE JACQUE DENIS, agr.juge Innovation, remet un prix à DOMINIQUE DE GERY, propriétaire de la compagnie Matélevage, pour son abreuvoir avec bac à piles solaires Solar Flow.MENTION DE DISTINCTION • DELAVAL INC.GHISLAINE ROCH, agr.juge Innovation, remet un prix à PATRICK LECAVALIER, président de De Laval Canada inc., pour son compteur de cellules somatiques.Jacques Denis, agr., Ghislaine Roch, agr., Gaétan Villeneuve, agr.et Renald Bourgeois, agr.journaliste.La ministre de l’Agriculture FRANÇOISE GAUTHIER a procédé au lancement du Concours Innovation 2005.Agri-Gestion inc.• Alta Genetics • Conception Ro-Main inc.• CRAAQ • CyberCréation • DeLaval inc.• Les Équipements Modernes • Industries Aulari • Ma Revue de Machineries et d Équipements Agricoles • Matélevage • Rovibec Agrisolution • Shur-Gain MARS 2005 6.4 -4.6 39.9 22.8 110.7 0.7 63.0 12.4 9.7 -1.1 64.1 22.5 • AmosgQBggggg \ Abitibi-Témiscamlhgiie / Sagueiiay-Lac-S(iint-Jeaiijp[^^ Nouvcau-Bni LaHiquc • \ ^^Rimouski •North Bay oaearaiinréi Z jr EQBEljgHS.' Quchcc • Trois-Rivières BjgagBîQ Pembroke ^ i œaÏÏBa^^SL < ^^cton • M0YENNESMENSUELLESiHüTOrTïïl71Oilliill|iil:liliiM^VIlHlllii»:lihtMBa^inM!î!ICT3Æ;IEIEiï8 Ville-Marie Bathurst EEEEjB Moncto météo Améliorez votre plan environnemental I I I T^l I I I
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