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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2005-01, Collections de BAnQ.

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NOUS CULTIVONS LA MEME PASSION JANVIER 2005 SiMLirire rayonnant, volonté de fer, curiosité sans bp mes.,À 23 aps, Lyne Riopel bouleverse (un peO) Ifes habitudes de la ferme Viajac, au bonheur dè'isS^I « futur », Richard.?INFOGUIDE Cahier Vmci Roundup WeatherMAX HERBICIDE avec la Technologie Transorbmo 2 LE CONTROLE DES MAUVAISES HERBES PASSE SOUS VOTRE CONTROLE.Il fut un temps où les conditions climatiques déterminaient à quel moment vous deviez traiter.Maintenant, cette décision vous appartient.Voici Roundup WeatherMAX avec la Technologie Transorb 2.Quelques minutes suffisent au produit pour pénétrer dans la feuille de la mauvaise herbe et diriger toute sa puissance vers les racines.Ainsi, J vous pouvez l'appliquer en toute confiance lorsque les conditions sont idéales.Et lorsqu'elles ne le sont pas.De plus, Roundup WeatherMAX avec la Technologie $ Transorb 2 offre une Efficacité évoluée, de sorte que § vous manipulez 33 % moins de produit.Vous disposez maintenant d'une puissance inégalée.et ce, dans toutes les conditions.La nouvelle génération des produits Roundup Transorb1™ est arrivée.Roundup WeatherMAX avec la Technologie Transorb 2.Contactez votre détaillant dès aujourd'hui.Monsant^/4n Direct 1-800-667-4944 Roundup UWEATHERMAXF^/À TfCHNOl OG/E TRANSORB 2 Veuillez toujours lire et suivre les directives des étiquettes.Roundup.Transorb.Roundup Transorb.Monsanto en Direct et Roundup WeatherMAX sont des marques de commerce de Monsanto Technology LLC.Titulaire de licence : Monsanto Canada Inc.121953-4 FR vh 08/04| O Monsanto Canada Inc.2004. sommaire volume 88 n” 1 www.lebulletin.com ¦ EN COUVERTURE 12 ELLE FAIT SA PLACE À GRANDS COUPS DE « JE T’AIME » À 23 ans, Lyne Riopel bouleverse (un peu) les habitudes de la ferme Viajac, au bonheur de son « futur », Richard.DOSSIER IDESHERBAGE 18 LES PROTECTEURS « NOUVEAUX » SONT ARRIVÉS Cette année, nous assisterons à l'introduction d'une nouvelle matière active et de quelques nouveaux mélanges.24 POUR MIEUX GÉRER LES RISQUES Des chercheurs québécois ont conçu un outil qui guide les interventions en postlevée du maïs.¦ ÉLEVAGE 30 ENTRE ÉLEVAGE ET SAVANE, LA LOGIQUE DU MILIEU 36 LE DÉFI DU PIS 38 EN AFFAIRES DANS LE BIO 40 SONT-ELLES EFFICACES, CES HAIES BRISE-ODEURS ?44 CHANGER DE MENTALITÉ POUR AFFRONTER LA GRIPPE AVIAIRE ¦ FRUITS ET LÉGUMES 48 POUR DES FRAISES HÂTIVES On les implante à l’automne et elles produisent dès le printemps suivant.En plus, on les cueille 5 à 10 jours plus tôt.¦ FORMATION 53 MAISON FAMILIALE RURALE : SUCCÈS TOTAL 56 TROUVER, FORMER.ET GARDER SES EMPLOYÉS 57 L’ITA VA VERS LES GENS ¦ MACHINERIE 60 VOTRE PLANTEUR EST-IL ASSEZ GROS ?Après le 15 mai, chaque jour de retard dans les semis se traduit par une perte de rendement de 40 kg/ha.CHRONIQUES 10 Agenda 8 Billet 10 Billet 64 C'est nouveau 68 Coup d'œil 59 Cuisine 4 De bouche à oreille 70 Météo février 58 Portrait de femme 52 Vie rurale Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2 A3.Courriel :abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Le Winston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Mas-ter : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs PO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.Canada o ROGERS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JANVIER 2005 à oreille ¦ LA LUTTE AU CHIENDENT EN PRODUCTION BIOLOGIQUE Un nouvel ouvrage de référence sur les Moyens de lutte au chiendent en production biologique est disponible sur Agri-Réseau.L’ouvrage, rédigé par Jean Duval, agronome au Club Agro-environnemental Bio-Action, avec la collaboration de Daniel Cloutier, mal-herbologiste à l’Institut de malherbologie, dresse un portrait de la biologie du chiendent, de son utilité (et oui.), des différentes mesures préventives pour éviter sa propagation par les rhizomes et les semences, et comment lui faire compétition.On donne des moyens d’évaluer le niveau d’infesta-tion, quelles cultures y sont sensibles, tolérantes et compétitives.On discute des moyens de lutte en grandes cultures et en horticulture, d’appareils spécialisés et d’autres méthodes de lutte.Cet ouvrage est un incontournable pour ceux qui veulent lutter contre le chiendent sans avoir recours aux herbicides.www.agrireseau.qc.ca MOYENS 1)1.t.VITE r ( ////'.A/t/vv (Mvingfa n jh v/\) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ¦ MOINS DE RESISTANCE CHEZ LES CLONES ¦ CITROUILLE À LA RESCOUSSE ! La culture de la citrouille est en progression au Canada, les superficies en culture ont doublé entre 1986 et 2001 (dernières statistiques disponibles).C’est que l’on commence à découvrir de nouvelles utilités à la citrouille.En plus d’être une décoration de choix à l’Halloween, elle regorge d’une source abondante d'ingrédients fonctionnels et de fibre alimentaire soluble.De plus, un chimiste du Collège militaire royal du Canada a découvert que la citrouille absorbe efficacement des contaminants retrouvés dans les sols, notamment des DDL, BPC et dioxines, des contaminants difficiles à extraire des sols.Ainsi, la citrouille pourrait être cultivée sur des sols contaminés, récoltée et envoyée dans des sites d’enfouissement.Cette technique de décontamination des sols, peu chère, pourrait répondre aux besoins de pays en développement.Source : www.newfarm.org toxine appelée « lipopolysaccharide » à sept porcelets clonés et à 11 porcelets non clonés, génétiquement semblables.La réponse de porcelets non clonés a été adéquate, mais le système immunitaire des porcelets clonés ne produisait pas suffisamment d’une protéine naturelle, appelée « cytokine », qui combat les infections.Les animaux doivent avoir un taux suffisant de cytokine pour survivre aux infections.Source : Agricultural Research Service Des études menées par le département américain de l’Agriculture (USDA) et l’Université du Missouri indiquent que le système immunitaire naturel des porcelets clonés ne semble pas combattre les maladies aussi bien que le système immunitaire des porcelets non clonés.Les chercheurs ont introduit une ¦ CHEVAL.MINERAL ?Tout le monde le sait, l’alimentation principale du cheval doit consister en des fourrages.Or, ces fourrages ont beau combler une grande part des besoins nutritifs, ces derniers varient selon le stade physiologique (croissance, reproduction) et le degré d’effort fourni (activité physique, convalescence ou entretien).De plus, comme les fourrages ne contiennent pas tous la même valeur nutritive, il faut les complé-menter par des grains, des minéraux, ou une moulée complète.Les minéraux commerciaux remplissent un rôle bien précis en alimentation équine.De plus, des recherches démontrent que la forme sous laquelle se présente le minéral peut influer sur son absorption et son métabolisme.En effet, il semble que des minéraux chélatés ou sous forme organique soient mieux métabolisés que les formes traditionnelles ou inorganiques.Un spécialiste en alimentation peut déterminer les besoins de votre cheval et établir un programme alimentaire à la suite de l’analyse des fourrages et des concentrés servis, le cas échéant.Pour en savoir plus : www.agrireseau.qc.ca/cheval ¦ 83 ANS ET SI LEGERE ! Le fabricant de « La vache qui rit » a vu ses ventes augmenter de 250 % aux États-Unis entre l’été 2003 et l’été 2004.L’usine américaine du groupe, située au Kentucky, a dû complètement revoir sa capacité de production à la hausse.En attendant la fin des travaux, on a dû faire appel à une consœur française.Cette évolution est d’autant plus spectaculaire que la consommation américaine de « vache qui rit » était jusqu’ici plutôt modeste, malgré une présence de plus de 20 ans dans les supermarchés.L’engouement soudain de nos voisins pour la Laughing Cow serait attribuable au dernier régime en vogue.En effet, un cardiologue américain préconise la consommation de « vache qui rit » dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré.La parution de son livre The South Beach Diet a suivi de près le lancement de la version allégée du fromage à tartiner (7 % de M.G.).Le marché américain constitue quand même une part minoritaire des ventes de « La vache qui rit » qui est implantée dans 90 pays.La célèbre #* g vache fut mise au monde par Léon Bel q»1111 i'Û iû MOW* - ,^?St5SÜ g en 1921.¦ ANTIBIOTIQUES : PLUS D'AVANTAGES QUE D'INCONVÉNIENTS ?L’utilisation d’antibiotiques en production donnerait des poulets en meilleure santé.De plus, la viande de ces animaux aurait moins de bactéries pouvant causer des maladies chez les humains.C’est ce qui ressort d’une étude dirigée par Randall Singer du University of Minnesota College of Veterinary Medicine.Cette étude a aussi démontré que l’utilisation d’antibiotiques a le potentiel d’augmenter le niveau d’antibiorésistance des bactéries dans la viande.Le problème, c’est que les faibles doses ne tuent pas toutes les bactéries, permettant ainsi aux bactéries les plus résistantes de se développer et de potentiellement donner des superbactéries.Les chercheurs de l’Université du Minnesota ont développé un modèle mathématique pour évaluer le potentiel de risques et les bénéfices de l’utilisation, sur les humains, d’un antibiotique, la tylosine, chez le poulet.« L’antibiorésistance est un problème à la fois pour la médecine humaine et la production animale, avoue M.Singer.Mais notre modèle a démontré que la réduction du nombre d’infections et de jours de maladies associée à l’utilisation de la tylosine chez le poulet surpasse de beaucoup l’augmentation des risques chez les humains associés à Vantibiorésistance liée à l’utilisation de tylosine.» Source : www.MeatProcess.com »> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : EMMANUELLE ARÈS PAR DOMINIC GRÉGOIRE GARE À CEUX qui ont peu ou pas vendu de grain à ce jour.À chaque année, trop d’entre nous attendent à la fin janvier ou au début février pour vendre leurs premières tonnes de céréales.Pourquoi cela arrive-t-il encore cette année ?Malgré l’énorme récolte que le sud du Québec a engrangé, les acheteurs ne recevaient pas beaucoup d’offres.Les producteurs préféraient entreposer leur récolte plutôt que de vendre immédiatement.Ce geste est compréhensible car nous obtenons rarement de bons prix lors de la fin des récoltes.Alors imaginez-vous l’offre majeure qui se prépare pour la fin janvier.Attendez-vous à une baisse des prix.La loi de l’offre et de la demande s’appliquera tout simplement.La faiblesse de l’offre lors de l’automne dernier a incité les acheteurs à s’approvisionner avec du mars américain, d’autant plus que la faiblesse du dollar américain rendait ce maïs plus attrayant.Ce qui est surprenant dans tout cela, c’est que les prix offerts à la ferme au Québec étaient quelquefois supérieurs à la valeur de remplacement.Ce n’est pas parce que l’on se fait offrir 110 $ la tonne que le prix n’est pas bon.Il ne faut pas regarder uniquement la valeur nominale à la tonne, il faut aussi considérer la prime, le contrat à terme et la valeur de notre dollar.Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures (dgnap@sympatico.caj.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ¦ COMBIEN DE STEAKS ?Un petit exercice amusant : calculez votre âge à partir du nombre de steaks que vous devriez manger par jour pour rétablir l’équilibre du marché du bœuf au Canada.Choisissez le nombre de steaks que vous devriez manger par jour (entre un et 10); multipliez ce chiffre par deux (pour faire monter les prix un peu plus.); ajoutez-en cinq (pour le dimanche) ; multipliez par 50 (vous avez invité la parenté); Si vous avez déjà fêté votre anniversaire cette année, ajoutez 1755.Sinon, ajoutez 1754.Maintenant, soustrayez les quatre chiffres de votre année de naissance.Il devrait m vous rester un nombre « à trois chiffres.Le pre-g mier est le nombre de | steaks que vous avez S estimé à la première o étape.Les deux suivants sont votre âge.Ce calcul ne fonctionnera qu'en 2005.L’an prochain, ajouter un à l’étape de votre anniversaire (1756 et 1755).Bonne année 2005.quand même ! ¦ DÉFENSE D'ARRACHER LES MAUVAISES HERBES À LA MAIN .«41 Depuis septembre dernier, l’État de la Californie a passé une loi interdisant le sarclage à la main sauf sur les fermes certifiées biologiques.En fait, les travailleurs n’ont plus le droit de se pencher pour arracher les mauvaises herbes, le sarclage manuel doit se faire à l’aide d’une bêche.Pourquoi une telle loi ?Pour prévenir les maux de dos.Cependant, avant de passer une telle loi, aucune étude n’a été faite ! Nulle statistique sur le nombre de travailleurs ayant développé des maux de dos à la suite du sarclage manuel, pas plus que de l’importance de cette méthode de lutte aux mauvaises herbes sur les entreprises californiennes.Source : Better Farming TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Martine Giguère et Marie-Josée Parent COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.rogers.com ?¦BASF The Chemical Company AUCUNE MAUVAISE HERBE N’Y ECHAPPE Quelle que soit la situation, faites intervenir MARKSMAN1; l’élite du groupe.Car la menace vient de tous les côtés : mauvaises herbes vivaces coriaces, annuelles aux racines profondes ou feuilles larges de tous types.Comptant sur son impressionnante force de frappe qui vous laisse toute la souplesse nécessaire à vos rotations.MARKSMAN exécute sa mission : protéger vos champs.Pour plus d’information, contactez votre détaillant, appelez $ BASF AgSolutions au 1-877-371-BASF (2273) ou visitez www.agsolutions.ca Toiiiouis lire cl suivre les tliroclivos de l'éliquelie avant usage.AgSolutions, jg=§^y|U| AITRE f.mmm mm mm MAiiKSMAN cl Maître (les champs sonl des marques déposées de BASF Corporation *EïjMSlSS MmM^U WÊm 3mM M MU M M utilisées sous licence par BASF Canada Inc.2005 BASF Canada inc.Dw tMAIVIrj mwmrnmm mmmmM m mmm m JANVIER 2005 PAR LIONEL LEVAC L'ABATTOIR.ET APRÈS Les éleveurs québécois devront donner priorité absolue d'approvisionnement aux usines qu'ils contrôlent.L’ANNONCE, AU DÉBUT DE DECEMBRE DERNIER, de l’acquisition par les éleveurs québécois de la majorité des parts de l’abattoir Colbex-Levinoff a suscité et suscite toujours des commentaires, des analyses et des critiques dans la presse en général.On s’interroge particulièrement sur le contexte des négociations qui ont mené à la transaction, sur le prix de cette dernière et sur l’implication financière des gouvernements.Lorsqu’on aura plus de détails sur la transaction et lorsqu’on verra comment évolue le marché des animaux de réforme, peut-être pourra-t-on mieux juger de la situation dans laquelle se retrouvent les producteurs, quels bénéfices ils tirent de l’affaire et ce qu’il en coûte réellement à l’État.Au-delà de cela, rappelons-nous ce qui a mené à cette transaction : les agriculteurs estimaient ne pas être payés « équitablement » depuis le début de la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine ou crise de la vache folle.Les éleveurs québécois ne sont pas les seuls à se sentir victimes de la crise.Au Québec, on parle beaucoup d’animaux de réforme mais, dans les Prairies, ceux qui livrent des veaux lourds et des bouvillons sont aussi très mécontents.Dans d’autres provinces, les éleveurs ont élaboré un certain nombre de projets de construction d’abattoirs.Ici, les producteurs ont préféré en acheter un.Sur le principe de l’implication des producteurs dans l’abattage et la découpe, il n’y a pas de différence.Or, il y a pourtant quelque chose de très différent dans le cas des éleveurs québécois.L’achat de Colbex-Levinoff, qui suit de près celui de Biette, une plus petite usine, n’ajoute pas de capacité d’abattage sur le marché québécois.Dans le contexte actuel, il y a capacité suffisante.Tous les bovins québécois mis en marché réussissent à peine à combler les besoins de l’industrie de l’abattage de la province.Il est fréquent par exemple que l’usine de Saint-Cyrille-de-Wendover achète des vaches de réforme à l’extérieur du Québec.On comprendra donc la fragilité du marché québécois, fragilité qui augmentera encore lorsque sera rouverte la frontière américaine.Si les éleveurs québécois ne donnent pas priorité absolue d’approvisionnement aux usines qu’ils contrôlent maintenant (Colbex et Biette), ils se placeront eux-mêmes en difficulté, avec des abattoirs moins achalandés.Tout se jouera donc dans les encans.Lorsque les acheteurs des États-Unis seront de retour, les prix vont grimper et il faudra que les abattoirs québécois, sous contrôle des agriculteurs, acceptent de payer les quelques cents de plus la livre que ce que les Américains vont offrir.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS des agriculteurs JANVIER 2005 | VOL.88 | N" 1 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.com RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.corn Journalistes Emmanuelle Arès, agronome emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.corn Martine Giguère, agronome martine.giguere@lebulletin.rogers.corn Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Pierrette Desrosiers, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, Nancy Malenfant, Yvon Thérien PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tm.racicot@lebulletin.rogers.corn Représentante Anne-Marie Guertin (514) 758-5648 Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de Claude Larochelle la production Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président Marc Blondeau Vice-présidente, Suzanne Lamouche, c.a.administration Gestionnaire de Marie-Claude Caron, c.a.l'information financière Kimberly Wilson, c.m.a.(intérim) ROGERS MEDIA Président et chef Anthony P.Viner de la direction Président, Brian Segal Les Éditions Rogers Itée Premier vice-président, Marc Blondeau édition grand public Premiers vice-présidents Harvey Botting, Mitch Dent, Michael J.Fox, John Milne Vice-présidente, Immee Chee Wah planification opérationnelle OROGERS ^ IL Y A 9 RAISONS POUR LESQUELLES FENDT VARIO TMS EST MEILLEUR RAISON #88 ! Améliorez votre temps de réaction Sir Isaac Newton l’a dit en premier : « Pour chaque action, il y a une réaction égale opposée.» Il n’aurait jamais pensé que ce principe serait si bien mis en pratique sur les tracteurs FENDT.Pour une conduite sécuritaire et précise à grande vitesse, avec charge, FENDT offre la technologie exclusive de « conduite réactive ».En gros, ceci signifie une réponse positive des roues avant.Disons que vous vous engagez dans un sillon.Grâce à la conduite réactive, vous pouvez sentir quand l’effort de conduite augmente; vous permettant de conduire plus efficacement et productivement.Le système aide aussi tout opérateur à conduire avec plus de précision, à revenir rapidement en ligne droite après un virage et à minimiser la déviation en vitesse de transport.Vario TMS de FENDT mène la CVT à une nouvelle génération de confort, de productivité et de profitabilité.Voyez comment obtenir plus de vos intrants avec Vario TMS et le système de « conduite réactive » en visitant votre concessionnaire FENDT dès aujourd’hui.Essayez FENDT.Essayez le futur Pour connaître les autres 94 raisons, visitez www.fendt.agcocorp.com/reasons Visitez ' www.a_vrcocorpdealers.com pour connaître votre 1 concessionnaire FENDT.FEND)" est une marque mondiale , du AGCO Corp.SOU.767.322 I • www.fendt.agcocorp.com FT213F04V01 JANVIER 2005 LE CYBERDYNAMISME En dix ans, Internet est passé de « curiosité » à « nécessité ».PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome RÉCEMMENT, UNE LECTRICE NOUS FAISAIT PART DE SON AGACEMENT DE VOIR DES ADRESSES INTERNET partout dans Le Bulletin alors qu’elle n’est pas branchée.Je la comprends.Toutefois, de plus en plus de gens sont abonnés à un service Internet et ce sont eux qui nous demandent d’inscrire des références pour obtenir plus d’informations.Pour vous dire à quel point les nouvelles technologies nous influencent, le Conseil du poulet du Québec vient de faire parvenir aux médias une pochette de présentation contenant non pas une cassette VHS, mais un DVD.Décidément, on n’y échappe pas ! Aux États-Unis, Internet serait devenu LE média de prédilection, dépassant la télévision.Online Publishers Association a mené un sondage en juillet dernier auprès de 1235 citoyens américains âgés entre 18 et 54 ans.On leur a demandé de placer les divers médias en ordre d’importance.Internet a été choisi comme premier choix par 45,6 % des répondants.En fait, Internet a été choisi comme premier ou deuxième choix par 77,7 % des répondants.Sommes-nous si loin de la culture américaine ?Dans toute la population québécoise en général, 59,5 % des adultes québécois utilisent Internet.En agriculture, nous n’y échappons pas.Internet renferme une mine d'informations et de services.Il y a bien sûr le courrier électronique qui permet de communiquer entre personnes, mais aussi de recevoir différentes informations.On peut même s’abonner à des newsletters (lettres d'information de divers organismes) pour être en contact avec le monde entier.Un de mes liens préférés est le site www.agrisalon.com dont une agricultrice m’avait parlé.Certains sites Web permettent à des gens de rencontrer l’âme sœur, comme Le Bulletin en a discuté le mois passé, et même de se faire des amis de par le monde.Internet offre aussi de véritables occasions d’affaires.Un exemple est le tout nouveau babillard pour le commerce de porcelets de la Fédération des producteurs de porcs, www.porcibid.qc.ca.Les producteurs de grandes cultures utilisent Internet pour se tenir informés sur le cours des grains; les producteurs maraîchers reçoivent des bulletins d’avertissements phytosanitaires; les producteurs de lait adhèrent à la version électronique de la paie de lait; les personnes de tous genres effectuent des transactions bancaires par Internet.Les avantages d’Internet sont trop nombreux pour tous les nommer.Ce qui retient plusieurs personnes concernant Internet, c’est la peur de devoir s’adapter à une nouvelle technologie, l’idée qu’on n’en a pas besoin, le coût (pas si élevé que ça soit dit en passant) et les histoires de fraudes qu’on entend raconter.Mais un fait demeure : si Internet était si mauvais que ça, il n’y aurait pas autant de personnes qui en seraient accros ! mariejoseeparent@videotron.ca agenda ¦ 11 au 13 janvier Salon de l’agriculture Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (450) 771-1226 ¦ 13 janvier Colloque sur les grandes cultures (Le Bulletin) Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (514) 843-2110 ¦ 21 au 23 janvier Semaine de l'agriculture, de l'alimentation et de la consommation (SAAC) Centre de Foires d’Expocité, Québec (418) 656-2131, poste 6767 ¦ 24 au 27 janvier Journées Agri-Vision Saint-Jean-sur-Richelieu, Mont-Saint-Grégoire (450) 773-6028 ¦ 26 janvier Colloque sur l’emballage (CRAAQ) Hôtel Universel Best Western, Drummondville (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 ¦ 2 février Colloque sur les céréales (CRAAQ) Hôtel Clarion, Sainte-Foy (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 ¦ 9 au 11 février La semaine horticole Hôtel Mortagne, Boucherville (450) 679-8810 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d’un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal : (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800 665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 59,81 $ International : 75 $ Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 2005 Protection des renseignements personnels À l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.rogers.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l'éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions, en tout ou en partie, sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS trenrl linhtlvl ' Afctic 650 nomine VTT de l'année dans le Guide ITTet 47VIllustrated, 2004 Les VTT peuvent être dangereux a » V conduire.Rxr wtre séante, portez tabous un casque, des Luettes de sécunte et de; vêtements protecteur Ne ixnkts» jamais sur dre surfaces pavées ou su les vues pubiques Ne transportez jamae de passager si» un VTT conçu pa* une seule personne ne tentez jamas de faire de cascades, b conduite awc laoites affcsUfcs i.ilcool (tnouel peut causer ds blessures et même la mort ffe bites jamais d'excès de vitesse et soyez particulièrement prudent en terrain accidenté.Les individus âgés de moins de 16 ans ne sont pas autorisés à conduire un VTT An*: Cal Arctic Cat raummandeâ lotslesoondudevsde sunto uncousdecondutespeciafcsé et de ire attentivement te manuel de l utifeateur avant de conduse ni VTT.A l'instar des detensais de lenwonnemett.Arctic Cat vous recommande vivement de conduire lentement su les livres purees u: puNiques Ct-ndiisez seulement dans les zones et sentiers prevus à cet effet Préservez vos tutixes ocutauns de conduce en démontrant vitiv inspect pou I'enwonnement.les lois locales et les doits cfautni Éviter les acrcùaties les pics s mlraiient 1res bd pou « * *»" — kde.Ne tentez pas de reproduire les manœuvres drifiote démontrées et n rotez personne à te “ ' offerts, consultez votre comsmure aXM Arctic Cat Sales hr -— Les VTT Arctic Cat sont des proud* * •*— » Le gagnant du titre « VTT de l'année 2004 » est de retour; nouveau et amélioré pour 2005.Se démarquant par son apparence et sa performance, le fabuleux 650 a été complètement redessiné d'un bout à l'autre.De nouvelles composantes plastiques sur le châssis, des phares avant-gardistes de type « Cat-Eye » et des décalques modernes créent un « look » élégant et audacieux.En voulez-vous plus du VTT de l'année ?Notre 650 Édition Limitée (LE) comporte des gardes de pare-chocs avant et arrière, un treuil standard et des moyeux en chrome poli.Arctic Cat sort des sentiers battus avec le meilleur système de suspension de l'industrie.Ajoutez-y la polyvalence de "* notre système MRP Speedrack" et vous obtenez un VTT imbattable.littéralement.Prêt à partir ?Composez le 1 (800)-3-ARCTIC ou visitez www.Arcticcat.com pour connaître le concessionnaire de votre région.PLUS, POUR ALLER PLUS LOIN JANVIER 2005 en couverture Elle fait sa place à grands coups de « je t’aime » Sourire rayonnant, volonté de fer, curiosité sans bornes et.de la jasette à revendre.À 23 ans, Lyne Riopel bouleverse (un peu) les habitudes de la ferme Viajac, au bonheur de son « futur », Richard, et de la mère de celui-ci, Jeannine, propriétaire de l'entreprise.TEXTE : EMMANUELLE ARES, agronome PHOTOS : MARTIN LAPRISE ÉTRANGÈRE AU MILIEU AGRICOLE il y a six ans de cela, Lyne Riopel ferait rougir d’envie bien des agriculteurs ou vachers d’expérience.« Sa seule gaffe en carrière, c’est d’avoir éraflé légèrement le haut d’une boîte d’ensilage lors d’une manœuvre entre deux silos », admet bien volontiers Richard Gauthier, 26 ans et futur mari de Lyne.Le jeune couple se complète dans la vie personnelle comme professionnelle.Autant Lyne peut être volubile, autant Richard est discret de parole.Il ne se gêne quand même pas pour exprimer son opinion clairement, souvent par un sourire, parfois un simple regard.Lyne avait 17 ans et complétait son 5e secondaire tout en travaillant comme serveuse lorsqu’elle a rencontré Richard.Son frère et lui avaient quitté l’école quelques années plus tôt pour épauler leur mère dans l’entreprise laitière familiale de Mirabel après le décès de M.Gauthier en 1994.« Les garçons ne voulaient pas envisager la vente de la ferme, se rappelle Jeannine Gauthier.Mais vouloir prendre la relève et gérer une entreprise, ce sont deux choses bien différentes ! » i Je suis manuelle, j’aime travailler dehors, avec les animaux, et ça me prend de la diversité », lance Lyne Riopel.»> 12 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS mm LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 13 JANVIER 2005 JANVIER 2005 en couverture Jusqu’au départ de Frédéric en 1999, Jean-nine et ses deux fils ont relevé bien des défis dont la gestion du troupeau, une tâche que M.Gauthier se réservait auparavant.Puis, quand Frédéric a quitté la ferme, Lyne a offert son aide.« Je lui ai bien expliqué qu’elle n’aurait pas le même salaire ni les avantages qu’elle aurait à travailler à l’extérieur, mais elle a dit qu elle voulait rester, raconte Jeannine.J’essaie de lui transmettre mes connaissances, bien que j'aie surtout appris sur le tas, comme on dit.» Perfectionniste, Lyne a tenu à compléter un DEP en production laitière au Centre de formation agricole de Mirabel (CFAM).« J’avais fait Pendant qu elle s’adaptait à des conditions de travail plus modestes, Lyne a aussi appris à apprécier les avantages de la vie sur la ferme.« Ce ne sont pas tous les jeunes de son âge qui ont la maison fournie, souligne Jeannine.Mais je comprend aussi sa frustration : elle travaille autant que nous mais rien tire pas de bénéfice direct, comme des parts dans l'entreprise.» Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la quantité de travail à accomplir n’a jamais rebuté Lyne : « Oui, l’agriculture demande beaucoup de travail.Mais l’été avant de joindre la ferme, j’avais quatre jobs en même temps ! » Même les beaux dimanches d’été Le troupeau est au centre de l'entreprise, et fait la fierté des Gauthier.Ceux-ci rêvent d'obtenir un jour le titre de Maître-éleveur.un an et demi en technique de génie électrique auparavant, raconte Lyne.J’aimais ça, mais je ne me voyais pas faire ça à temps plein.Je suis manuelle, j’aime travailler dehors, avec les animaux, et ça me prend de la diversité.Le cours au CFAM, je l’ai fait parce que j’ai découvert que j’aimais vraiment l’agriculture, et que je voulais travailler sur la ferme.» passés sur les tracteurs ne lui ont pas fait tourner le dos.« La première fois que je suis venue voir Richard, j’ai passé la journée avec lui dans le tracteur ! » se rappelle la jeune femme en riant.Même si l’attribution des tâches n’est pas clairement définie, chacun a quand même ses préférences.Lyne s’occupe des vaches et La bonne entente règne entre les trois partenaires qui partagent les informations et les décisions.14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS n°cuJant d’ensilage de maïs 1132 de m&TQ.ue ^ L’INITIATIVE de votre ensilage de maïs Scellez la fraîcheur Les hybrides de maïs à hauts rendements de Pioneer portant la désigna# Prouvés hautement digestibles (PHD) livrent les tonnages maximums, une teneur en amidon et une digestibilité supérieures que vous recherchez pour vos troupeaux laitiers ou bovins.La valeur nutritive ne sera jamais plus élevée que le jour de la récolte.Aidez à sceller la fraîcheur, la qualité et la valeur nutritive en appliquant l'inoculant 1132 de marque Sila-Bac®, qui contient des souches uniques de bactéries sélectionnées spécialement pour l’ensilage de maïs.Les inoculants Sila-Bac contiennent des souches brevetées de bactéries pour aider à conserver la qualité et l'appétence, de la récolte à l’alimentation.Inscrivez-vous à www.pioneer.com/cotecroissance ou communiquez avec votre professionnel des ventes Pioneer de votre localité ou pour des renseignements additionnels sur les hybrides de maïs PHD et les inoculants.La technologie qui f à \ PRODUITS DE MARQUE () PIONEER « * « Marque de commerce et de service dont l’usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d’achat.© 2004 PHL 04PHBF006P185AVAR3 JANVIER 2005 en couverture ON LA VOIT PARTOUT À la voir partout, on se demande quand elle trouve le temps de dormir.Lyne est impliquée, dans la vie personnelle comme professionnelle.Présidente de la RRAM (Relève régionale agricole de Mirabel), elle est aussi directrice à la de la « paperasse » (ATQ, PCSRA, enregistrement des veaux.), et partage la gestion des champs avec Richard.En contrepartie, Richard se réserve l’alimentation des vaches, tout en s’assurant que Lyne ou Jeannine puisse le remplacer au besoin.L’entente règne parmi les trois partenaires, qui partagent aussi bien leurs incertitudes et leurs connaissances que leurs aptitudes.Pour eux, l’ignorance n’est pas un défaut, mais une opportunité pour questionner, mieux comprendre, et apprendre l’un de l’autre.Bien que Jeannine possède 80 % des parts, Richard prend la plupart des décisions.Une évidence pour l’agricultrice, qui s’occupe tou- La présence de Lyne est stimulante, selon Jeannine Gauthier.) ou au-dessous ( s 3 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LES BIOTECHNOLOGIES VÉGÉTALES SONT PLUS POPULAIRES Les producteurs utilisent de plus en plus les biotechnologies.En 2004, les ensemencements de soya, maïs et canola génétiquement modifiés ont atteint un nouveau record.Au Québec, ce sont principalement les cultures de soya et de maïs qui sont génétiquement modifiées.Un sondage réalisé par le CRÉA de l’Université Laval auprès des producteurs québécois de grandes cultures révèle qu’en général les producteurs québécois trouvent que les cultures génétiquement modifiées offrent plus d’avantages que de désavantages pour l’environnement.Plus précisément : ¦ 81 % sont d’accord pour dire qu’elles permettent de diminuer l’utilisation des pesticides; ¦ 63 % sont d’accord pour dire qu’elles facilitent l’implantation du semis direct; ¦ 53 % sont d’accord pour dire qu’elles facilitent les rotations de cultures; ¦ 49 % sont d’accord pour dire qu’elles permettent des économies de carburant.En même temps, le public apprécie mieux les avantages associés aux biotechnologies.En mars 2004, la compagnie Décima Research a interrogé près de 800 Canadiens à ce sujet.Ceux-ci ont mentionné qu’en ce qui concerne la biotechnologie, ils sont d’accord pour prendre un certain risque s’il y a des bénéfices qui en découlent pour la santé.Près de 80 % étaient d’accord avec l’affirmation suivante : « Nous devons accepter un certain risque pour tirer des bénéfices de la biotechnologie, comme pour des nouvelles découvertes et les guérisons de maladies graves.» Quant à la nourriture, il y a place à amélioration.En effet, 63 % sont d’accord pour dire que nous devons accepter un certain risque pour concevoir de nouveaux aliments biotechnologiques contenant des vitamines ou des médicaments.Le soutien à la biotechnologie va fort probablement continuer à s’améliorer à mesure que les consommateurs comprendront mieux le lien entre la nourriture et la santé, et comment la biotechnologie peut soutenir des mesures préventives en santé par la production d’aliments bénéfiques et améliorés.CropLife CANADA représentant de l'industrie de la phytologie LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Description des systèmes de production comparés à la Fraisière Rou.G.I.et fils FRAISE EN MULTICELLULES FRAISE CONVENTIONNELLE Plant en multicellules Plant à racine nue Variétés : Sable et Jewel Variétés : Sable et Jewel Implantation à la mi-août sur paillis de plastique 30 août 2003 : 0,5 acre 25 août 2004 : 3 acres Implantation en mai en pleine terre Irrigation goutte-à-goutte (fertigation) Irrigation goutte-à-goutte Rang double : 10 000 plants / acre Rang simple : 5000 plants / acre 1n: récolte : le printemps suivant 1" récolte : l’année suivante Entretien : à l’automne, on enlève les fleurs et les stolons.Sarclage manuel et mécanique (au total 3 mois d’entretien) Entretien : pendant l’année d’implantation, on coupe les fleurs, sarclage mécanique et manuel plusieurs fois (au total 6 mois d’entretien) Protection hivernale : géotextile en octobre Protection hivernale : paille (novembre) ou géotextile (automne) è PAR PIERRETTE DESROSIERS I 4m 0) m.i 52 Le bonheur est le degré selon lequel une personne évalue positivement la qualité de sa vie dans son ensemble.QUAND LE BONHEUR PREND LE CHAMP Le seul facteur externe qui a un impact majeur sur notre bonheur serait les relations familiales et intimes.MARC SEMBLE AVOIR TOUT POUR ÊTRE HEUREUX.Trois beaux enfants, une femme qui l’aime, une très belle entreprise et très peu de dettes (et oui, il y en a encore de cette espèce).Que peut-on demander de plus ?« Je ne sais pas pourquoi, confie Marc, j’ai l’impression que le bonheur c’est pas pour moi, j’en veux toujours plus, je ne suis jamais vraiment content.» Et vous, êtes-vous heureux ?Pourquoi certains le sont-ils malgré les aléas de la vie alors que d’autres semblent incapables de l’être même s’ils ont beaucoup reçu ?D’abord, pourquoi fait-on tout ce que l’on fait ?Pourquoi vouloir une plus grosse entreprise, un meilleur troupeau, une production supérieure, quelques trophées, plus d’argent ?En réalité, tout ce que l’on fait et ce que l’on veut, c’est pour être plus heureux.Mais est-ce que toutes ces promesses tiennent la route ?Il semble que non.Le bonheur est le degré selon lequel une personne évalue positivement la qualité de sa vie dans son ensemble.Or, quels sont les facteurs qui déterminent notre degré de bonheur ?D’abord, il y aurait une prédisposition génétique.Et oui, certains individus naîtraient avec un tempérament plus optimiste que d’autres.Ensuite, il y aurait les facteurs externes comme l’argent, le succès, le statut, la reconnaissance.Toutefois, ces facteurs que tous convoitent auraient dans les faits un impact très faible sur notre bonheur.En fait, les personnes qui misent sur l’acquisition de biens matériels, la notoriété ou la beauté physique sont plus portées à l’anxiété ou à la déprime.Même la santé ne nous rend pas plus heureux.En effet, la santé, c’est comme l’argent, son absence engendre le malheur mais sa possession ne garantit en rien le bonheur.Le seul facteur externe qui a un impact majeur sur notre bonheur serait les relations familiales et intimes.Des relations harmonieuses seraient déterminantes pour le bonheur, dans toutes les couches de la société.Paradoxalement, c’est sur ce facteur qu’on mise le moins.J’ai rencontré des producteurs ayant gagné plusieurs prix, avec une ferme modèle et un actif net à en rendre certains jaloux.Pourtant, les conflits dans la famille ou dans le couple handicapent toute jouissance possible de ce qu’ils possèdent.Alors, si on réinvestissait ne serait-ce qu'un peu de ce côté ?Des facteurs qui relèvent uniquement de notre contrôle (et oui, il en reste encore) ont un impact majeur sur notre bonheur.1- Le pardon : impossible d’être vraiment heureux si on est rempli de colère et de rancune.Il semblerait que ces sentiments soient beaucoup plus dommageables à notre bonheur que la vache folle.2- La gratitude : pourquoi le fait de posséder davantage devrait nous rendre heureux si, comme Marc, nous sommes incapables de reconnaître et d’apprécier tout ce que l’on a déjà.Il est vrai que ce serait plus intéressant que les événements se passent autrement en agriculture.Toutefois, il faut savoir que la disposition de la personne à accepter ou à refuser la vie telle qu’elle est, détermine, en somme, la capacité d’être heureux.Dur constat, n’est-ce pas ?Donc, avant de vous coucher ce soir, faites la liste de tout ce que vous avez reçu de la vie.Peut-être vous coucherez-vous.un peu plus tard mais un peu plus heureux.Lecture suggérée : Vivre heureux, psychologie du bonheur, Christophe André, Éditions Odile Jacob www.pierrettedesrosiers.com Pierrette Desrosiers, Mps, CRHA, est copropriétaire d'une ferme laitière et psychologue du travail fpierretted@lincsat.com).LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : LIONEL LEVAC Maison familiale rurale : SUCCÈS TOTAL La formule, imaginée en France vers 1937, offre aux jeunes un apprentissage de la vie et du travail.PAR LIONEL LEVAC, journaliste IL Y A 950 MAISONS FAMILIALES RURALES à travers le monde mais seulement deux au Québec.Et à voir le succès de la première de ces MRP, chez nous, on se demande comment il se fait que la formule ne se soit pas encore répandue dans les régions agricoles de la province.À Saint-Romain, non loin de Lac-Mégantic, dans la région du Granit, on en est à la sixième année d’activités.Tout va si bien que l’on agrandit actuellement l’école du village pour pouvoir y offrir la gamme complète des cours destinés aux futurs agriculteurs et agricultrices.Ceux-ci viennent y chercher à la fois un diplôme d’études secondaires et une attestation de formation professionnelle.La vocation de la MFR du Granit à Saint-Romain est agricole et forestière.À Lac-Mégantic, elle est commerciale et touristique.La formule vaut pour tous les domaines, l’idée étant que la Maison familiale rurale doit répondre aux besoins du milieu et constitue un moyen de plus pour le dynamiser.Il y a six ans, la Commission scolaire de la région En classe, bien souvent, la Maison familiale rurale ressemble à la plupart des autres écoles.du Granit voulait tout simplement fermer l’école primaire de Saint-Romain, parce que le nombre d’élèves avait beaucoup diminué.De son côté, la Maison familiale rurale (MFR) du Granit avait besoin de salles de cours et autres locaux pour des fins pédagogiques.Les locaux libres de l’école primaire faisaient l’affaire.Du coup, on pouvait conserver quelques classes de maternelle et du primaire, dans le même édifice.que l’on agrandit maintenant.Une formule particulière Les Maisons familiales rurales sont nées en France, vers 1937, de la volonté de quelques familles d’agriculteurs d’assurer une formation adéquate à leurs enfants pour qu'ils puissent prendre la relève sur leurs fermes.Bien sûr, il y avait à l’époque d’autres institutions agricoles mais elles formaient davantage des gestionnaires de l’agriculture que des agriculteurs.De plus, déploraient plusieurs agriculteurs, pour suivre des cours, les jeunes devaient quitter la LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Aujourd’hui, la formule est encore à peu près la même.À Saint-Romain, avec en main une étude de faisabilité fort concluante, un groupe d’agriculteurs crée en 1998 la Coopérative de solidarité en formation et développement rural du Granit, qui permet la mise en place de la MFR.Puisque la formation doit être reconnue et encadrée, on s’associe à la Commission scolaire des Hauts-Cantons et on élabore le programme pédagogique.Les jeunes — ils sont presque 80 cette année — suivent deux semaines de matières essentielles, en formation générale et aussi en théorie agricole.Ensuite, ils vont chez des maîtres de stage, dans des fermes, un peu partout en périphérie de Saint-Romain, et font l’apprentissage de multiples opérations agricoles.Un moniteur supervise le stage en visitant chaque élève et son maître de stage.Plus qu'une formation À visiter la MER, on constate rapidement que c’est plus qu’une formation que les jeunes vont y chercher.En fait, c’est un apprentissage de la vie et du travail qu’ils y trouvent.La mission ne ses responsabilités et que le groupe entier en bénéficie.Et cela vaut également dans la formation et l’apprentissage agricole.L’approche des MER amène l’élève à voir l’objectif visé par une opération, les différents moyens pour y arriver, et les pièges ou les risques dont il doit se méfier.Ensuite, avec le maître de stage, il met en pratique ses nouveaux savoirs en y ajoutant l’expérience de celui ou celle qui l’accueille sur son entreprise mais également dans sa famille.L’élève, pendant ses stages, réside sur la ferme et s’implique dans la vie de la maisonnée.Il y a parmi les élèves des jeunes décrocheurs.Certains reprennent goût à l’acquisition de connaissances et ne se sentent plus seuls dans un monde où tout évolue rapidement.Pour d’autres, c’est la proximité qui les a amenés à la MER.Il y a aussi ceux qui ne sont pas de familles agricoles et qui y ont vu une façon d’aborder la vie rurale.D'autres MFR La MFR, à la base, s’appuie sur la volonté et les besoins du milieu.Bien sûr, il y a à Saint-Romain, pour l’instant, des jeunes qui sont de l’extérieur de la région du Granit.Idéalement, il devrait y avoir une MFR partout où les agriculteurs, les forestiers ou d’autres groupes souhaitent une solution de rechange aux formules traditionnelles d’enseignement.En fait, souvent il n’en tient qu’à eux d’élaborer le projet.Ils seront surpris de voir l’accueil favorable qu’il recevra dans le milieu, auprès d’autres familles et chez les planificateurs du développement ou de l’éducation.Au Québec, au moins cinq ou six nouvelles MFR pourraient voir le jour bientôt.Il y a des projets à Percé, dans la MRC d’Avignon, dans la Matapédia, Lotbinière, Maskinongé et à Saint-Juste-de-Bretonnière.L’intérêt grandit par ailleurs en Abitibi-Témiscamingue.En Ontario, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba et en Alberta, des groupes s’y intéressent également, te famille et ne pouvaient plus travailler à la ferme pendant de longues périodes.On a donc élaboré la formule de la formation en alternance, dans le milieu même.Les jeunes recevaient une formation générale et théorique en classe et passaient ensuite quelques semaines dans une ferme, souvent celle-là même de leurs parents, pour y faire l’apprentissage de techniques de travail avec des maîtres de stage.Les repas sont pris dans la salle de l’école où une cuisine a été aménagée.À tour de rôle, les élèves sont chargés de préparer les tables et, après le repas, de tout nettoyer et remettre en place.Un bon labour demande de la précision et un bon ajustement de la charrue.Rémy Brodeur, élève à la MFR et originaire de Granby, vérifie l’espacement des socles sous l’œil attentif de Marcel Richard, maître de stage, et Martin Breton, superviseur enseignant à la MFR.se limite pas à de strictes périodes de cours.Bien sûr, l’élève doit voir le programme de base avec du français, des mathématiques.Mais dès qu’on a mis le pied dans cette école, on sent qu’il y a beaucoup plus que cela.Les élèves logent à la MFR.Aussi, ils doivent s’impliquer dans la vie collective et se charger tout au cours de la journée de diverses tâches.Chacun en arrive à développer sa manière de faire, l’objectif étant qu'il s’acquitte de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Pour information et inscription en ligne www.craaq.qc.ca (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 Centre de Référence en Agriculture ET AGROALIMENTAIRE DU QUÉBEC COLLOQUE SUR L’EMBALLAGE Inscrivez-vous avant le 19 janvier 2005 COLLOQUE SUR LES CEREALES Des cultures aux premiers rangs ! mercredi 2 février 2005 • Hôtel Clarion, Québec Au programme : Un bon départ avec une semence de qualité : la provenance, les traitements et l’amélioration génétique De l’implantation aux récoltes : l’importance des bonnes pratiques • Pour un meilleur rendement et une meilleure qualité des récoltes • Pour contrer les maladies • Pour assurer une récolte propre, propre, propre • Pour la rentabilité de l’entreprise Et ensuite.• Comment en tirer le meilleur parti et le meilleur prix ?• Sur quels marchés ?• Qu’en pensent ceux qui les commercialisent ?• .Et ceux qui les produisent ?Un colloque qui arrive à point pour des cultures à inscrire aux premiers rangs ! Inscrivez-vous avant le 19 janvier 2005 COLLOQUE EN AGROENVIRONNEMENT Des outils dy intervention à notre échelle ! 23 et 24 février 2005 Hôtel Best Western • Drummondville Des outils et de l’information sur l’approche diagnostic et l’application de mesures concrètes pour améliorer la gestion des sols et de l’eau.Vous sont proposés: l/n portrait d’ici et un coup d’œil sur nos compétiteurs (portrait agroenvironnemental québécois, Farm Bill, pratiques de conservation des sols et de l’eau dans le monde) Le sol (les faces cachées du sol, planifier au printemps, travail minimum et rentabilité, ingénierie des équipements, outils de travail primaire) L'eau (conception de structures, techniques de stabilisation des rives, effets de pratiques de conservation, gestion par bassin versant) Séance d’affiches et visite de stands chaque jour Inscrivez-vous sans tarder! Inscrivez-vous avant le 9 février 2005 Votre produit est-il bien emballé?Assistez au colloque Uemballage: rigueur et séduction mercredi 26 janvier 2005 • Hôtel Best Western, Drummondville Vous sont proposés : Des conférences et des stands pour situer l’importance de l’emballage dans la stratégie marketing d’un produit ou pour découvrir des nouveautés.• Le «packaging» • Les aspects légaux de l’étiquetage nutritionnel et du suremballage • Les emballages vendeurs • Le choix d’un emballage • Les contraintes vécues par les revendeurs Programmes complets et inscriptions en ligne www.craaq.qc.ca • PAR LIONEL LEVAC, journaliste Trouver, former.et GARDER SES EMPLOYES Le problème de la main-d'œuvre est récurrent dans les entreprises agricoles.Trois éle-veurs-fromagers nous expliquent leur stratégie.Hélène Morin de la Ferme Chimo de Gaspé, Charles Boulerice de la Ferme Mes petits caprices de Saint-Jean-Baptiste de Rouville et Éric Proulx de la Ferme Tourilli de Saint-Raymond-de-Portneuf : le recrutement, la formation et la rétention du personnel sont des casse-tête perpétuels.RARES SONT LES ENTREPRISES AGRICOLES qui n’ont pas à un moment ou un autre un problème de main-d’œuvre.Plus les activités sont spécialisées, plus les difficultés augmentent, tout particulièrement dans les petites exploitations où l’on fait aussi de la transformation.Les éleveurs caprins et aussi fromagers confirment être constamment confrontés à des embûches, tant dans le recrutement, la formation que la rétention des employés.À la Ferme Chimo, à Gaspé, il faut au moins une fois par année remplacer l’un des trois employés.« En plus de trouver la personne intéressée, il faut toujours compléter sa formation, sinon carrément l’initier aux travaux de la ferme et de la fromagerie », souligne Hélène Morin, co propriétaire de l’entreprise.Et encore là, impossible de suivre des cours en Gaspésie même.« Il faut envoyer les employés à l’ITA à Saint-Hyacinthe, pendant trois fins de semaine, à deux mois d’intervalle chacune.» Aussi, dans une région où l’agriculture n’est pas ancrée dans les mœurs, peu de gens montrent de l’intérêt pour le travail de la terre, le soin des animaux et la production de fromage.« Actuellement, nous avons une fromagère détentrice d’un bac de l’Université Laval et nous espérons la garder.Pour faire ce que nous faisons, il faut de la passion et très peu de gens ici ont cet amour et cet attrait pour l’agriculture et la production fromagère.» Par chance, la Ferme Chimo reçoit trois mois par année des stagiaires étrangers, européens ou africains.« Leur expérience nous est souvent très utile », dit Hélène Morin.Plus à l’ouest, au Québec, à la Ferme Tourilli, de Saint-Raymond-de-Portneuf, Éric Proulx, le propriétaire éleveur et fromager, déplore que souvent les employés qu’il forme patiemment quittent pour aller travailler dans de plus grosses entreprises où, immanquablement, les conditions sont meilleures.Éric Proulx privilégie une formule que l’on pourrait désigner comme étant du « compagnonnage ».« Bien sûr, je cherche à traiter et rémunérer le mieux possible les employés, mais je cherche d'abord et avant tout des gens qui veulent plus qu’un strict salaire.» La Ferme Tourilli emploie trois personnes.Selon les périodes et les disponibilités, on a employé tour à tour des jeunes issus du secteur de la restauration, de la foresterie ou encore un décrocheur à qui il faut tout montrer.Éric Proulx met beaucoup d’énergie à initier son personnel aux exigences de la production, aux particularités de l’entreprise, mais également à la vie en équipe, LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SPÉCIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agriculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.__ v "Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.leSSil nous cultivons la même passion ! DE : (1er abonnement) Nom : Prénom : Entreprise : Adresse : Ville : Province : Code postal : Tél.: ( ) Courriel : À : (2e abonnement) Nom : Prénom : Entreprise : Adresse : Ville : Province : Code postal : Tél.: ( ) Courriel : Durée de l'abonnement : O un an 59,81 $ O deux ans 104,67 $ O trois ans 134,58 $ n envnyez-mni la facture O chèque n JS» f'i ®5*' No de carte : I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Date d’exoiration : I I I /1 I I Signature : Date : Il arrive que des annonceurs souhaitent informer nos abonnés en fonction de leur principale production.Si vous ne souhaitez pas qu'un nom figure parmi ces listes d'abonnés, veuillez cocher : O 1" abonnement O 2' abonnement N°TVQ 1016624728 N°TPS R137813424.Cette offre expire le 31 décembre 2005.Offre valide au Canada seulement 2 ans SPECIAL PARRAINAGE 117,00$ 8,19$ (TPS) 9,39$ (TVQ) 91,00$ 6,37 $ (TPS) 7,30 $ (TVQ) 52,00 $ 3,64 $ (TPS) 4,17$ (TVQ) 134,58$ 104,67 $ 59,81 $ DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX RÉGULIER D’UN ABONNEMENT ! kBuktln des agriculteurs 1 800 665 5372 www.lebulletin.com POSTES CANADA CANADA POST Port paye Postage paid si posté au Canada if mailed in Canada Correspondance- Business Reply Mail réponse d'affaires 6103480 01 1000002179-H4R2A3-BR01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 4380 RUE GARAND, BUREAU 1 SAINT-LAURENT QC H4R 2Z7 1000002179H4R2A3BR01 | Dans certaines régions, peu de gens z montrent de l’intérêt pour le travail | de la terre, le soin des animaux et la 5 production de fromage.< ?à l’échange et à l’accueil de la clien-| tèle.Selon lui, même la préposée aux chèvres doit être apte à bien recevoir et informer les visiteurs.Les employés suivent tous un cours de 10 jours à l’ITA.De plus, cette année, la Ferme Tourilli enverra deux de ses employés en France pour se familiariser avec la régie d’élevage biologique.Au moins un jeune Français viendrait quant à lui sur l'exploitation de Saint-Raymond.Tout cela est possible grâce à des programmes de l’Office franco-québécois pour la jeunesse.On le constate, le problème de la main-d’œuvre est récurrent dans les entreprises agricoles.La formation n’est pas toujours disponible et lorsqu’elle l’est, elle est coûteuse.Par choix, quelques producteurs préfèrent limiter les activités, restreindre les volumes de production, pour ne pas avoir à recourir à de la main-d’œuvre de l'extérieur de la famille.À la Ferme Mes Petits Caprices de Saint-Jean-Baptiste de Rouville, Diane Choquette et Charles Boulerice ne souhaitent pas augmenter la production, préférant tout faire eux-mêmes.« Nous évitons tous les problèmes de main-d’œuvre qui confrontent nos collègues du secteur caprin.Notre production est artisanale et nous préférons ajouter de la valeurs à nos fromages, par le vieillissement, entre autres, plutôt que de grossir l’entreprise et devoir embaucher des gens.S’il est question de formation.ce sera pour nous, question d’ajouter à nos compétences.» L'INSTITUT DE TECHNOLOGIE AGROALIMENTAIRE du Québec dispense déjà de la formation à 70 % de la clientèle collégiale en agroalimentaire.L’ITA intensifie ses activités de recrutement et vise par ailleurs à diversifier ses moyens de rejoindre les étudiants potentiels.Jean-Pierre Lessard est directeur adjoint et responsable des études à l’Institut.Avec son équipe, il multiplie les occasions de sensibiliser des jeunes à la diversité et l’intérêt des carrières dans le monde agricole comme dans celui de la transformation et du commerce alimentaire.Le secteur fait toujours face au même paradoxe : on manque d’élèves alors que l’offre d’emplois et les possibilités de carrières augmentent sans cesse.On voit donc des représentants de l’ITA faire régulièrement la tournée des écoles secondaires pour % informer les élèves sur ce j qu’offre l’Institut.| La présence dans les o Salons de l’éducation et les f Salons de l’emploi est systématique.On resserre les liens avec des groupes comme la Fédération de la relève agricole du Québec.De plus, tous les ans, on tient les journées portes ouvertes, aussi bien à Saint-Hyacinthe qu’à La Pocatière.DES CONTACTS DIRECTS Également, Jean-Pierre Lessard dit vouloir développer de plus en plus les contacts directs avec certains secteurs.Actuellement, des contacts sont établis avec le Conseil de l’industrie laitière.Bien sûr, les deux campus sont en mesure de recevoir encore plus d’élèves.Cependant, la stratégie que l’on développe actuellement permettra plus « d’opérations satellites ».La formation pourra s’adapter à des groupes particuliers en fonction de besoins spécifiques.Elle pourra aussi être dispensée dans leur milieu ou encore utiliser des technologies de communication qui permettraient aux clients-élèves et aux enseignants d’éviter de longs et coûteux déplacements.Ainsi, conclut Jean-Pierre Lessard, l’ITA répondra encore davantage aux besoins en formation et restera ce qu’il est déjà, c’est-à-dire « le plus beau joyau que le Québec se soit donné pour former nos jeunes dans le secteur agroalimentaire ».te y I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS S Jean-Pierre Lessard est directeur adjoint de l’ITA et directeur des études.Avec son équipe, il cherche à la fois à intéresser des jeunes à la formation agricole ou agroalimentaire, et aussi à ajuster l’offre de cours selon les milieux et les clientèles.L'ITA va vers les gens PAR LIONEL LE VAC, journaliste Sa motivation réside dans sa volonté de mettre en place dans sa région des services qu'on n'y retrouve pas.DEPUIS TOUJOURS, CLÉMENCE RANCOURT aime faire ce que les autres ne font pas.À la fin de ses études secondaires, à Lac- Mégantic, les perspectives d’avenir apparaissent plutôt minces dans la région du granit.« Je pouvais espérer devenir secrétaire, infirmière ou enseignante », raconte-t-elle.Un jour de 1968, elle quitte Lac-Mégantic pour Montréal.Elle s’est inscrite à un cours de « bar-bière », carrière quasi exclusivement masculine à l’époque.Une fois son cours terminé, Clémence Rancourt est engagée dans un salon à Montréal où elle travaille sept ans, le temps de se considérer meilleure que tous les hommes qui y manient ciseau et rasoir.Mais déjà, Clémence Rancourt manque d’air et rentre à Lac-Mégantic où elle ouvre son propre salon, motivée par le fait qu’il n’y a dans la région aucune femme barbière.Quelques années plus tard, après avoir fondé une famille, elle se retrouve devant le même dilemme o qu’après ses études secondaires.Ce g qui la motive maintenant, c’est sa \ volonté de mettre en place dans sa < région des services qu’on n’y retrouve pas.Elle suit des cours de relation d’aide et crée un groupe d’entraide aux personnes dépressives, puis un organisme à but non lucratif.Elle y travaille pendant sept ans, sans financement, avant même l’apparition du CLSC local.À bout de souffle, elle se retire juste au moment où l’argent de l’État arrive.Mais ses forces lui reviennent vite.Elle se retrouve dans le réseau de la santé tout en poursuivant sa formation.Bientôt, elle obtient une maîtrise en éducation qui l’amène à élaborer différents outils de sensibilisation sur l’importance de la santé mentale.Sa préoccupation va particulièrement aux problèmes en milieux ruraux.Des formateurs lui demandent d’écrire avec eux une pièce de théâtre.Son expérience et ses idées vont à la création, mais également au financement de la pièce qui sera jouée devant public.En 1989, le ministère de la Santé et des Services sociaux achète la pièce de théâtre qui sert à la formation.« Est-ce que je suis opportuniste ?se demande Clémence Rancourt.En tout cas, lorsqu’une porte s’ouvre, je ne la laisse pas se refermer.» Lorsque le Centre local de développement (CLD) lui demande de mener l'étude de faisabilité pour la mise en place d’un Centre d’études collégiales, elle accepte avec empressement.Elle y travaillera jusqu’au démarrage du Centre.On l'invite ensuite à faire une étude de faisabilité pour la création d’une Maison familiale rurale (MER).Cette Maison a ouvert ses portes en 1999, à Saint-Romain.Clémence Rancourt ouvre ensuite un centre d’hébergement en anorexie-boulimie, un service inexistant au Québec.Son centre de Lac-Mégantic a fonctionné pendant quatre ans.C’est à ce moment qu'est créé MFR-Québec dont elle devient coordonnatrice.Clémence Rancourt travaille donc maintenant à étendre le réseau des Maisons familiales rurales, ces établissements qui hébergent des jeunes qui souhaitent poursuivre une formation, en alternance entre les cours et les stages.La MER de Saint-Romain est un grand succès.Pour Clémence Rancourt, la formule des MER permet de répondre adéquatement aux préoccupations en matière de formation, tout particulièrement dans les milieux ruraux, en régions périphériques, là où les services font souvent défaut.« Jamais je n’aurais eu la chance de vivre autant d’expériences si j’étais restée à Montréal », lance Mme Rancourt.Elle qui vit en pleine campagne, un peu en retrait de Lac-Mégantic, considère que « le milieu rural permet le mieux de vivre sa vie, de ne pas passer à côté de sa vie ».Et si on lui demande ce qu’il faut donner aux régions, elle répond : « Nourissons leur créativité, aidons-les à croire qu’elles peuvent faire une différence et elles trouveront les outils nécessaires.» te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS INGRÉDIENTS 80 g (2/3 tasse) de noisettes entières 60 ml (4 c.à soupe) de liqueur de noisettes Frangelico 1,5 kg (3 1/4 lb) de porc haché mi-maigre 1 oignon, haché 2 gousses d'ail, hachées finement 20 g (1/2 tasse) de persil frais, haché 2 œufs, légèrement battus 80 ml (1/3 tasse) de crème épaisse #5%) 1/2 c.à café (1/2 c.à thé) de piment de la Jamaïque Sel et poivre noir frais moulu 6 rondelles d’oignon 12 noisettes entières PRÉPARATION ?Dans un petit bol, faire macérer les noisettes dans la liqueur 15 min.?Dans un grand bol, mélanger les noisettes, la liqueur, le porc, les oignons, l’ail, le persil, les œufs, la crème, le piment de la Jamaïque, le sel et le poivre.Verser la préparation dans un moule à pain tapissé de papier ciré (paraffiné).Disposer les oignons et le reste des noisettes sur le dessus.Couvrir de papier d’aluminium.cuisin Terrine de porc aux noisettes et au Frangelico 4 PORTIONS PRÉPARATION : 20 MIN CUISSON : 1H45 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).Déposer le moule à pain dans une rôtissoire remplie d’eau bouillante jusqu'à mi-hauteur du moule.Cuire au four 1 h 45.Laisser tiédir, puis réfrigérer au moins 12 h avant de servir. 0 PAR LÉON GUERTIN, agronome et ingénieur u CD fl ¦ H u O E Votre planteur est-il assez GROS ?La période des semences est souvent une course contre la montre parsemée d’obstacles causés par la mauvaise température.On perd un jour, deux jours, parfois une semaine entière avant de se remettre au travail.Pendant ce temps, le calendrier nous rappelle qu’il nous reste de moins en moins de jours avant que notre rendement soit affecté par un semis trop tardif.Votre planteur vous permettra-t-il de finir à temps ?Tout le monde s’accorde pour dire que les rendements les meilleurs sont obtenus lorsque le maïs est ensemencé dans les premiers jours de mai.Ainsi, les plants de maïs peuvent profiter d’une saison de croissance complète.Tout retard après le 15 mai peut LE BULLETIN DES AGRICULTEURS entraîner des baisses de rendement de 40 kg/ha par jour de retard.Or, quel temps fera-t-il durant les premiers 15 jours de mai ?Eh bien, nous avons 49 % des chances d’avoir entre quatre et six jours de beau temps durant cette période (voir le graphique).Nous devons donc ajuster la grosseur de notre semoir en fonction des superficies ensemencées en tenant compte des aléas de la température.Le tableau 1 nous montre la date probable de la fin des semis pour différentes superficies ensemencées avec différentes grosseurs de semoir.Pour effectuer ces calculs, on a supposé une vitesse de semis à 8 km/h; un horaire de travail de 15 heures par jour; et une efficacité de 65 % qui tient compte des temps d’arrêt pour les remplissages.Ce tableau nous montre qu’un planteur de 8 rangs qui doit ensemencer 400 hectares terminera son travail aux alentours du 20 mai à condition d’avoir commencé au début du même mois.Combien ça coûte ?Au 20 mai, le potentiel de perte de rendement est égal à cinq jours de retard multiplié par 40 kg/ha pour chaque jour de retard, donc 200 kg/ha.Ceci représente une perte potentielle de revenu de 0,2 tonne multiplié par un prix moyen du maïs de 115 $ la tonne.Nous obtenons une perte monétaire potentielle de 23 $ l’hectare après cinq jours de retard (voir le tableau 2).Pour une grosseur de planteur donnée, les pertes augmentent en même temps que les Après le 15 mai, chaque jour de retard dans les semis se traduit par une perte de 40 kg/ha. Après cinq jours de retard, les pertes d’argent augmentent progressivement au fur et à mesure que les superficies augmentent.superficies augmentent.Après cinq jours de retard d’exécution, les pertes d’argent augmentent progressivement au fur et à mesure que les superficies augmentent.Ainsi, si on conserve la date butoir du 20 mai pour terminer ses semis de maïs avec un semoir, les superficies maximales que différentes grosseurs de semoir peuvent ensemencer sont les suivantes : 6 rangs = 300 hectares 8 rangs = 400 hectares 12 rangs = 600 hectares 16 rangs = 800 hectares 24 rangs = 1200 hectares Pour améliorer ces performances, vous pouvez augmenter la vitesse de semis en passant de 8 à 10 km/h, mais la qualité du semis sera affectée.Vous pouvez aussi améliorer votre efficacité de 65 % à 70 % en perdant moins de temps lors des remplissages.Assurez-vous d’avoir de l’aide au moment du remplissage.Ou encore, si la main-d’œuvre n’est pas un problème, vous pouvez faire en sorte que le planteur fonctionne 24 heures sur 24 pendant cette période critique.Bien que ces calculs ne soient que de la mathématique, ils donnent un bon aperçu de ce qui se passera dans le champ le printemps prochain, te Probabilité de jours de beau temps g æ 30% 10% 0% 13 et 15 7 et 9 10 et 12 0et3 4et6 JOURS DE BEAU TEMPS Surface ensemencée Hectares 200 300 400 600 800 1000 1200 v) 6 13 mai 20 mai 26 mai 8 juin 20 juin g 8 10 mai 15 mai 20 mai 29 mai 8 juin 17 juin 27 juin 3 12 7 mai 10 mai 13 mai 20 mai 26 mai 1er juin 8 juin 1 16 5 mai 8 mai 10 mai 15 mai 20 mai 24 mai 29 mai o 24 Z 4 mai 5 mai 7 mai 10 mai 13 mai 16 mai 20 mai » Surface de maïs ensemencée Hectares 200 300 400 600 800 1000 1200 « 6 0,00$ 23,00 $ 50,60 $ 110,40$ 165,60$ I 8 0,00$ 0,00$ 23,00 $ 64,40$ 110,40$ 151,80$ 197,80$ ¦g 12 0,00$ 0,00$ 0,00$ 23,00 $ 41,40$ 64,40$ 110,40$ 1 16 0,00$ 0,00$ 0,00$ 0,00$ 23,00 $ 41,40$ 64,40 $ ° 24 0,00$ 0,00$ 0,00$ 0,00$ 0,00$ 4,60$ 23,00 $ LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JANVIER 2005 Machinerie Correction automatique de la hauteur des relevages Lors du travail en combiné avec des outils avant et arrière, les passages d’une position de travail à une position relevée et inversement se traduisent par des variations importantes de l’écrasement des pneus et de l’angle du tracteur par rapport au sol.Le passage de la position de travail à la position relevée des outils arrière amplifie les variations de hauteur à l’avant.Laforge combine les signaux d’un capteur de position monté sur le 3e point avec le ou les capteur(s) monté(s) sur les bras du relevage.De cette manière, il est possible de corriger simultanément la hauteur du relevage et la longueur du 3" point.Cette faucheuse automotrice Claas atteint une largeur de travail de 14 mètres.Elle présente des conditions de visibilité de trois mètres depuis la cabine sur les cinq groupes faucheurs.Elle procure une largeur de transport de trois mètres.L’innovation principale de cette faucheuse automotrice est la position des faucheuses latérales sur bras télescopiques par rapport à la faucheuse frontale et à la cabine.La visibilité sur les faucheuses, la largeur de travail et le concept de repliage sont uniques.Pour les entrepreneurs, les caractéristiques de cette machine haute performance en font un équipement efficace dans des conditions de récolte.LE SIMA DE PARIS ÉDITION 2005 Du 27 février au 3 mars 2005 se tiendra le prochain SI MA au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte.Au programme, on propose des nouveautés pour limiter la pollution des sols, pour mieux guider les outils et gérer les données.On y trouvera également des techniques pour économiser de l’énergie et favoriser l’utilisation des énergies renouvelables.Le Palmarès de l’innovation SIMA 2005 a retenu 36 produits.Nous vous en présentons huit susceptibles d’intéresser le monde agricole d’ici.Élément semeur à cascades Les socs à cascades pour semoirs pneumatiques Kuhn se distinguent des socs traditionnels.D’abord, un séparateur d’air retire le flux d’air avant que les graines n’entrent dans les socs.Ensuite, une cassette positionnée dans le corps du soc régularise le flux de semences.Trois types de cassettes rapidement interchangeables sont utilisés en fonction du type de semences.Les cascades brisent les amoncellements de graines, qui sont ainsi déposées de manière plus régulière dans le sillon.Les cascades successives réalignent les graines, qui sont déposées dans le sillon par simple gravité.Ce système permet de réduire les doses de semis de 10 à 15 %.Système de guidage par GPS Indépendamment des systèmes de guidage usuels, l’Auto-Guide permet, quelle que soit la largeur de l’outil, de travailler avec précision même de nuit ou par visibilité réduite.L’Auto-Guide élimine les recouvrements ou zones non travaillées.Il assure des économies de carburant, d’engrais, de semences et de produits de traitements.Il améliore la productivité du conducteur et du matériel.Le système comprend une unité électrique et une unité hydraulique qui permettent le pilotage de la direction.Des capteurs d’angle de braquage informent quant à eux le système sur la position exacte des roues.Le système Auto-Guide est offert en option sur les séries Fendt 700 Vario, Fendt 800 VarioTMS et Fendt 900 VarioTMS.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Gestion automatisée de la rampe Le Co-Pilot est un boîtier électronique équipé d’un écran couleur de 17 cm installé sur les pulvérisateurs Hardi Evrard.Grâce à la localisation GPS, le guidage réalisé permet un second passage sans interruption de la pulvérisation.Le Co-Pilot reconnaît précisément l’emplacement défini lors du premier tour de la parcelle.Par ailleurs, le Co-Pilot commande à la place du chauffeur l’ouverture et la fermeture des sections de la rampe de pulvérisation au moment opportun suivant la forme du champ.Une carte des zones pulvérisées est disponible, et on peut réaliser avec précision le travail de nuit et le travail à vitesse élevée.Le transfert des données est effectué par la clé USB.Enfin, le Co-Pilot est indépendant du système électronique du pulvérisateur, ce qui permet l’utilisation des fonctions de localisation GPS et de guidage avec d’autres outils de l’entreprise.Marquage des balles enrubannées Le dispositif électrique mis de l’avant par Amazone permet d’actionner une bombe de peinture de façon à ce que le rayon soit projeté sur la partie intérieure du film (du côté de la balle).Le mécanisme est déclenché électriquement à partir d’un boîtier en cabine pour quatre types de marquage en trois couleurs.Le système permet 12 identifications différentes en fonction de la composition végétale, la période de coupe et le taux d’humidité lors de l’enrubannage.L’identification des balles permet à l’éleveur de déterminer l’apport en valeur énergétique de la balle enrubannée et de compléter éventuellement la ration de fourrage.Enrubanneuse « 3D » pour balles rondes Guidage et vitesse d'avancement automatiques L’innovation principale de John Deere consiste à ajuster la vitesse d’avancement selon la charge du batteur ou du moteur, ou encore selon le taux de pertes de grains.Ces trois dispositifs permettent d’alléger le travail du conducteur de la moissonneuse-batteuse, d’optimiser les performances de la machine et la qualité de la récolte, et d’augmenter la productivité et la rentabilité des chantiers de récolte.Les trois systèmes peuvent être achetés et utilisés indépendamment les uns des autres.Ils font cependant appel à des composantes communes et on peut les utiliser sur d’autres machines ou équipements de l’entreprise (les tracteurs ou le pulvérisateur).Le Système « ^Dimensions » de Kverneland est un procédé d’enrubannage des balles rondes qui améliore la conservation du fourrage et réalise une économie de film.Dans sa première phase de fonctionnement, l’enru-banneuse applique deux couches de film sur la face arrondie de la balle.La seconde phase ferme complètement la balle par une application traditionnelle du film.Ce système original est porté à l’arrière de la presse.Il équipe la presse-enrubanneuse « Vicon RF 135 BalePack 3D ».Pour améliorer sa polyvalence, la presse peut être utilisée seule (foin sec ou paille par exemple) en décrochant la table d’enrubannage.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I JANVIER 2005 nouveau ¦ UN POIDS BIEN RÉPARTI St«ke« B Swath On' ¦ AUTOGUIDAGE GÉNÉRATION 2 John Deere lance le StarFire 1TC et la deuxième génération d’autoguidage avec passages parallèles qui prend en charge le volant entre les virages en bout de champ.Ce système, plus économique, peut être installé sur les équipements existants.Le service de correction est offert gratuitement partout sur la planète.www.JohnDeereAg.com En lançant le pulvérisateur Patriot SPX3310, Case IH renoue avec le concept prévoyant l emplacement du moteur de 5,9 litres de 200 ch à l’arrière et le réservoir de 3600 litres au centre.Cette conception améliore la distribution du poids et le confort de l’opérateur.Les rampes disponibles sont offertes en cinq ou six sections donnant 60/80 pieds ou 60/90 pieds, www.caseih.com ¦ RÉCOMPENSE POUR DYNACO En novembre dernier, Groupe Dynaco recevait un prix lors du Gala de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du- Loup.La coopérative agroalimentaire a remporté le prix Prestige du service à la clientèle.Selon le jury, l'entreprise est celle qui répond le mieux aux attentes des clients à tous points de vue.¦ REMPLISSAGE RAPIDE Unverferth lance un système pour accélérer le remplissage des planteurs John Deere CCS.Un modèle utilise une vis de six pouces de diamètre par 18 pieds de longueur capable de débiter 10 boisseaux par minute.L’autre modèle propose un convoyeur avec une courroie de six pouces de largeur avec des palettes distancées de neuf pouces.www.unverferth.com ¦ L'AUTOGUIDAGE EN TOUTE FACILITÉ Cultiva/Innotag offre un nouveau système d’auto-guidage facile à installer, facile à régler et facile à utiliser.Le moniteur montre à l’écran la trajectoire devant le véhicule jusqu’à une distance de 300 pieds même si elle est sinueuse.L’écran avertit également de l’approche du bout de champ.www.cultiva.com Massey Ferguson lance la série 8400 comprenant quatre modèles qui remplacent les plus gros tracteurs de la série 8200.Équipés d’une transmission Dyna-Step, ces tracteurs proposent 21 x 15 rapports en mode route et 21 x 18 rapports en mode champ, avec 17 rapports sous les 14 km/h.La transmission avec vitesses rampantes propose 21 rapports sous les 10 km/h.Un moteur ETA SisuDiesel de 7,4 litres équipe les deux premiers modèles de la série; les deux autres reçoivent un ETA SisuDiesel de 8,4 litres, www.masseyferguson.com 64 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS odd L’excellence en semis et en préparation du sol ! Tout pour les semis Maïs — Légumes — Céréales SEMOIR MT SEMOIR ORIETTA • Semoir pneumatique pour maïs Semoir pneumatique de • 2 à 18 rangs précision, pour légumes • Pour terrain préparé ou peu travaillé SEMOIR M • Semoir en lignes pour céréales • 2,5 mètres, 3 mètres et 4 mètres • Avec disques ou socs SEMOIR DIRECTA • Semoir en lignes pour semis direct • 3 ou 4 mètres Tout pour la préparation des sols.et plus SEMOIR GIGANTE • Semoir pneumatique pour semis direct • Largeur de travail de 3 à 6 mètres GRSPRRDÜ MASCHIO GASPARDO CANADA INC.2275, rue Power Drummondville (Québec) J2C 6C9 Tél.: (819) 477-1107 Téléc.: (819) 477-1108 maschio@bellnet.ca SOUS-SOLEUSE ARTIGLIO 5 ou 7 dents SOUS-SOLEUSE BISON • 4 et 6 dents • 1,7 et 2,5 mètres de largeur CULTIVATEUR GRUBBER • Cultivateur à dents • De 2,2 à 5,5 mètres HERSES A DISQUES • Largeur de 2,7 à 8 mètres • Disques de 610, 660 et 710 mm de diamètre CULTIVATEUR GRANCHIO • Cultivateur pour préparation du sol • De 4 à 6 mètres FAUCHEUSE FB Faucheuse à barre de faux J SUCCURSALE MAINTENANT ÉTABLIE AU QUEBEC ! Cabine et lame pour votre tracteur CURTIS fabrique des cabines de luxe en acier ainsi que des cabines économiques en toile pour tous les tracteurs, anciens comme récents.Les lames CURTIS de 5 à 9 pi conviennent à la majorité des chargeurs.L'angle peut être ajusté manuellement ou hydrauliquement pour maximiser le travail du tracteur et de la gratte.Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H Laning & Sons Ltd.Waterloo, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ou (450) 830-0495 laning@kwic.com www.laning.ca =CRARY^SS __________ BEAR jy CAT PLUS DE 20 MODÈLES OFFERTS Déchiqueteur de branches de 3 po à 9 po de diamètre ?stationnaire ?remorquabie ?avec prise de force TOUT SIMPLEMENT LE MEILLEUR Achetez ou louez directement du distributeur Livraison et service partout au Québec X Les Distributions 5379, rue King Est, Ascot Corner Sherbrooke (Québec) JOB 1AO Tél.:(819)821-2015 Téléc.:(819)820-0490 Sans frais: 1 888821-2015 Cours de formation pour la certification des agriculteurs pour l'utilisation des pesticides Le nouveau règlement du ministère de l'Environnement appelé Code de gestion des pesticides exigera une certification obligatoire pour tout producteur agricole.La mise en application du règlement débute en avril 2005 et s'étalera sur trois ans.Les groupes d'agriculteurs sont classés par ordre alphabétique.NOM DE FAMILLE Groupe A à D Groupe E à L Groupe M à Z CERTIFICATION EXIGÉE POUR Avril 2005 Avril 2006 Avril 2007 Cela veut dire que sans un certificat, il sera illégal, après le 3 avril 2005, pour un producteur du groupe A à D, d'épandre lui-même un pesticide sur sa ferme.Même restriction en 2006 pour le groupe E-L et en 2007 pour le groupe M-Z.Comment réussir l'examen Certaines commissions scolaires offrent des cours préparatoires à l'examen.Les cours habituellement offerts durent 4 ou 5 jours.Vérifiez auprès de votre commission scolaire ou auprès de votre collectif agricole régional.f McGill Campus Macdonald 1 Transformer vos RÊVES en RÉALITÉ.Le campus Macdonald de l’Université McGill est un établissement de recherche et d’enseignement des plus respectés dans le domaine de l’environnement, de l’agriculture, de la biotechnologie, des sciences de la santé et du génie en bioressources.Il abrite la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement, l’École de diététique et de nutrition humaine et l’École de l’environnement de McGill.Notre mission est d'aider les étudiants à bâtir l'avenir.Nous vous donnerons les moyens de changer les choses de manière concrète et positive grâce à notre enseignement axé sur la pratique et à nos connaissances clés en recherche.Tél.: (514) 398-7925 www.mcgill-macdonald.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS INFORMATION : TEL : (514) 843-2114 TÉLÉC.: (514) 843-2180 CREEZ VOTRE PLAN DE FERME ET TENEZ VOS REGISTRES DE CHAMPS EN LIGNE www.plandeferme.com Ce nouveau site Internet, développé par Logiag inc., vous permet de tracer votre plan de ferme « en ligne ».Grâce à une entente avec la Photocartothèque québécoise, toutes les photographies aériennes du Québec agricole sont disponibles.Vous n’avez qu'à entrer votre code postal pour trouver la photo correspondant à votre ferme.VOTRE PLAN DE FERME EN-LIGNE POURRA CONTENIR ENTRE AUTRES : g tous les champs; g les puits; g les sorties de drain; g] les fossés et les cours d’eau le long des champs.IL VOUS SERA ÉGALEMENT POSSIBLE DE TENIR VOS REGISTRES DE CHAMPS, DONT : g vos épandages de fumier et d’engrais; g les semences et les herbicides que vous utilisez.VOUS POURREZ AUSSI ENTRER LES DONNÉES REÛUISES POUR L’ÉLABORATION DE VOTRE PAEF, C’EST-À-DIRE : g vos analyses de sol; g vos locations de terre; g vos numéros de lot et vos noms de cadastre; @ etc.3 default • Microsoft Internet Explorer Fie £
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