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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Le bulletin des agriculteurs /, 2004-12, Collections de BAnQ.

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I HE 3ZH 36 1V3W1N0W non 3nu sizz 36 no 31VNOI1VN 3603141011818 (y)Ztxx 1V331 10d3a/S3n8IQ0I»3d 'd3(l U Z/86 IOZ1600Z:3 6SE9S00Z (18 Les gagna Argent et pOSSIER CONTE DE NOË Noël sur lai NOUS CULTIVONS LA MÊME PASSION DECEMBRE 2004 agricu Le maïs Bt iloll être utilisé île façon i de prévention de la résistance des ini * D après les résultats et tué dans plus de 1 400 champs au Plus de rendem Plus de valeur Plus de choix.Semez les hybrides de maïs Bt de NIC et obtenez 533 kg de pjus à l'hectare.Une valeur ajoutée de 83,10 S par unité*.Plus de choix avec les hybrides de maïs de marque NK : ?Hybrides Bt YieldGardMD pour une meilleure protection contre la pyrale du maïs ?Hybrides résistants à l'herbicide Liberty® pour un désherbage à large spectre des plus sécuritaires pour la culture ?Aucune restriction à l'exportation ni soucis de commercialisation avec les hybrides YieldGard et les hybrides résistants au Liberty de marque NK ?Traitement de semences PonchoMC pour combattre les insectes en début de saison ?Un réseau de détaillants, un service à la clientèle, une expertise agronomique et un support technique sans pareils Plus de rendement, plus de valeur ajoutée et plus de choix dans chaque unité.Visitez www.nkcanada.com ou composez 1 888 300-0147 pour connaître le spécialiste NK le plus près de chez vous.Et attendez-vous à plus.syiigciiia oes nun aermeres a NK el le logo;NK,sont Le sens déJa'terre.eSt A YieldGardèstuflemarq u mais a |4U 5/tonne métrique, .déposées d'une compagnie du groupe Syngenta.; de commerce d'une compagnie du groupe Syngenta.le Monsanto Company utilisée sous licence par Syngenta Semences Canada, Inc.e Bayer.Poncho est une marque de commerce de Bayer.Le sens de la terre PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE sommaire - volume 87 n° 12 www.lebulletin.com 12 20 22 24 26 31 34 36 41 ¦ 44 EN COUVERTURE JOYEUX NOËL ! Jean-Luc Bédard travaille 10 à 15 heures par jour pour valoriser son élevage de wapitis.Il se déguise presque en.Père Noël ! MÉRITE AGRICOLE L’OR À LA FERME DU CLAN GAGNON La fierté des propriétaires, c’est la gestion agro-environnementale de l’entreprise.LA FLAMME DE L’EXCELLENCE La ferme Pétri reçoit la médaille d’argent trois ans seulement après qu’un incendie ait détruit l'étable et les vaches.UN CHOIX DE DERNIÈRE MINUTE PAYANT À la fermeTémistar, on ne s’imaginait pas qu’on pouvait remporter la médaille de bronze.ÉLEVAGE UN CONSEILLER TERRE À TERRE QUEL GAIN DE POIDS À L’HECTARE POUR VOTRE MAÏS ENSILAGE ?DU BŒUF AVEC PLUS DE FOURRAGES, C’EST POSSIBLE PORC : VOYONS LES CHOSES GLOBALEMENT UN QUATRIÈME COUVOIR AU QUÉBEC FRUITS ET LÉGUMES UN SARCLEUR ADAPTÉ À L’IRRIGATION GOUTTE-À-GOUTTE Cette technique d’irrigation limite le sarclage mécanique.Or, des producteurs ont fabriqué un sarcleur spécial.DOSSIER SEMENCES 46 50 54 A L’ASSAUT DE LA CHRYSOMÈLE Le Québec est l'hôte de deux types de chrysomèle des racines du mars.Les semencières sont prêtes.L'êtes-vous ?L’OR NOIR, LE PETIT HARICOT De la même famille que le soya, il se récolte avec le même équipement et il se vend entre 650 $ et 850 $ la tonne.LE SOYA POUSSE EN RÉGION Cette culture fait des percées un peu partout dans la province.¦ CONTE DE NOEL 72 NOËL SUR LA BANQUISE Il y avait longtemps que le vieux missionnaire ne s’offensait plus des incartades de ses protégés.¦ VIE RURALE 75 RENDEZ VOUS DANS LE CYBERESPACE Difficile de trouver l’âme sœur dans Internet ?Si certains vivent de mauvaises expériences, d'auues y ont déniché la perle rare.¦ MACHINERIE 78 COMPARONS DES POMMES AVEC DES POMMES Les tests du Nebraska ou de l'OCDE fournissent des outils utiles pour comparer les tracteurs.10 Agenda 8 Billet 10 Billet 81 C'est nouveau 83 Coup d'œil 85 Cuisine 4 De bouche à oreille 86 Météo janvier 80 Portrait de femme 77 Vie rurale Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d’enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2 A3.Courriel :abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Levvinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs RO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.1*1 Canadian Patrimoine Heritage canadien O ROGERS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 3 DÉCEMBRE 2004 ü 5 O J3 0 13 à oreille » * .¦ m •" ) >„•! 1 S*;f f.t : y ; /A/#' / / , '• ¦ DU GAZON TRANSGÉNIQUE Des verts uniformes et résistants, un must pour les terrains de golf ! Voilà pourquoi YAgrostis stolonifera — une graminée largement utilisée sur les terrains de golf américains — a été modifiée génétiquement.Or, on a retrouvé du pollen de cette pelouse génétiquement modifiée dans un rayon de 21 km de sa source et observé des espèces de végétaux indigènes contaminées dans un rayon de 14 km.De quoi donner des arguments aux groupes anti-OGM qui mettent en garde le public contre la pollution transgénique.Si YAgrostis stolonifera a franchi aisément la barrière qui la sépare de ses cousines naturelles, aucune contamination avec le Polypogon mons-peliensis, une autre graminée utilisée pour les gazons, n’a été répertoriée.Source : www.cybersciences.com UNE POMME PAR JOUR ! ¦ ENVAHISSANTE COCCINELLE ASIATIQUE Installée depuis 1994 au Québec, la coccinelle asiatique—Harmonia axy-ridis — passe l’hiver sous le confort de nos toits.Originaire du Japon, la coccinelle asiatique chercherait à passer l’hiver dans des endroits secs, car celle-ci craint l’humidité et la noyade lors du dégel printanier.Elle préfère les températures élevées des maisons, elle colonise les murs et les fenêtres par milliers.Importée aux États-Unis au début du siècle pour lutter contre les pucerons, cette coccinelle est féconde et vorace.Aujourd'hui, on la considère envahissante et nuisible.Elle s’attaque aux larves d’autres types de coccinelles et aurait déjà fait disparaître d’autres types de coccinelles.Si on la dérange pendant son hibernation, elle secrète une substance allergène.De récents cas d'allergies viennent d’être notés au Québec.Au printemps, la seule arme pour lutter contre la coccinelle asiatique demeure l'aspirateur.Source : ACFAS La pomme est le fruit préféré des Québécois, 67 % la préfère à la banane et à l'orange.On la veut croquante (33 %), juteuse (18%) et sucrée (12 %).Cultivée par 680 pomiculteurs sur près de 7700 hectares, on en récolte près de 90 000 tonnes métriques par jjj année.| En France, cet automne, | on a fait tout un tapage 1 publicitaire pour mousser g les ventes de pommes : 21 £ jours de campagne, 85 passages d’une pub aux deux chaînes de télévison les plus écoutées.On prévoit atteindre 65 % de la cible des 15-34 ans.La pomme est le fruit le plus acheté en France avec 20,4 % de part de marché en volume.Depuis trois ans, la Fédération des producteurs de pommes du Québec est associée au Club des petits déjeuners, c’est 50 sacs de pommes par semaine et des milliers de bouchées par année ! Sources : Fédération des producteurs de pommes du Québec et www.terre-net.com ERRATUM Une erreur s’est glissée dans le tableau intitulé Évaluation du contenu en sélénium du plasma sanguin, publié dans notre édition de septembre 2004 à la page 31.Nous aurions dû lire mgSe/L plasma au lieu de mg/ml.4 ! LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : © MARLIN E.RICE ¦ PREVENIR SALMONELLA ENTERITIDIS AVEC DES JAUNES D'ŒUFS Réduire la colonisation de l’intestin avec Salmonella enteritidis durant la croissance est crucial pour produire des œufs sans risque, réduire les pertes économiques et réduire la propagation de la salmonellose chez l’humain.Les chercheurs Z.G.Kassaifÿ et Y.Mine, de l’Université Guelph en Ontario, ont démontré que l’administration dans l’alimentation de seulement 5 % de poudre de jaune d’œuf peut éliminer et prévenir la colonisation des poules, sans effets négatifs.Bien plus, les résultats indiquent que le jaune d’œuf contient de nouveaux composants anti-adhésifs ou immuno-modulatoires qui peuvent prévenir l’infection avec Salmonella enteritidis.Source : Poultry Science m LES TRANSPORTEURS : COUPABLES OU VICTIMES ?Vous savez dans quel état vous envoyez vos animaux à l’encan ou à l’abattoir.Mais savez-vous réellement dans quel état ils y arrivent ?Un sondage mené par l’Université du Kansas peut peut-être vous intéresser.Par exemple, seuls 16 % des camionneurs interrogés affirmaient nettoyer leurs remorques après chaque voyage.La plupart (45 %) les nettoient une ou deux fois chaque semaine, alors que 33 % basent la fréquence de nettoyage sur le nombre de voyages effectués.Moins de 5 % utilisent un désinfectant avec rinçage, alors que la majorité n’utilise que de l’eau froide.Des résultats pas vraiment surprenants, étant donné que 80 % des répondants n’ont aucune procédure écrite pour l’entretien sanitaire des remorques.Avant de leur jeter la pierre, notez que 84 % des répondants affirment n’avoir jamais reçu d’information concernant l’établissement de protocoles de biosécurité de la part des éleveurs, abattoirs ou encans.Et moins de 15 % ont noté la présence d’affiches restreignant l’accès aux bâtiments où ils vont chercher ou mener des animaux.Un autre pavé dans la mare : alors que 86 % notent les installations de débarquement de bonnes à excellentes, 44 % jugent les installations à la ferme inadéquates à minimales.¦ FIEVRE DU TRANSPORT Relativement à son coût d’achat, ça rapporte d’ajouter de la vitamine E aux rations des veaux à l’entrée en parc, selon une étude de l’Université de l’Oklahoma.Plutôt que servir des quantités différentes de vitamine E à différents groupes de veaux, les chercheurs ont donné 2000 UI à tous les veaux pendant 0, 7, 14 ou 28 jours.L’étude comprenait 694 veaux ayant subi un stress de transport (568 femelles pesant en moyenne 4341b et 126 mâles pesant 3331b en moyenne).Alors que le gain moyen quotidien et la conversion alimentaire étaient semblables chez les quatre groupes, les coûts vétérinaires diminuaient quand la durée du traitement à la vitamine E augmentait.Plus les veaux en recevaient longtemps, plus rapide était la réponse au traitement antimicrobien.Témoin Oj 7j 14 j 28 j GMQ (Ib) 2,1 2,2 2,2 2,2 Conversion alimentaire (Ib) 5,3 5,2 5,3 5,3 Gain total (Ib) 88,8 92,4 91,3 93,3 Morbidité (%) 67,8 68,3 61,8 69,3 Traitement antibiotique par animal malade 1,3 1,2 1,2 1,2 Coût du traitement ($US/tête) 6,17 5,59 5,11 4,79 »> :S AGRICULTEURS - ' - * _ **• ' • ¦ - .V-' v-v Le foin est cher ?L’inventaire est bas ?Soigner les vaches un jour sur deux en hiver n’est pas une solution pour économiser sur vos coûts de production.La fin de gestation est au contraire le temps de leur donner tout ce dont elles ont besoin pour s’assurer d’un veau et d’une mère en santé au vêlage.Sinon, la vache puisera dans ses réserves : la production laitière et le retour en chaleur seront hypothéqués.Selon le professeur en agronomie à l’Université du Nebraska Bruce Anderson, une solution serait de récolter la paille de maïs et des autres céréales.Il conseille de récolter la paille le plus tôt possible après la récolte du grain pour minimiser les pertes de nutriments.La valeur nutritive varierait de 4 à 7 % de protéine et le total des nutriments digestibles tournerait autour de 50 %.Il sera donc nécessaire de supplémenter malgré tout. Économisez sur les NOUVEAUX tracteurs John Deere des séries 6000, 7000, 8000 et 9000.avec financement à taux fixe spécial d’aussi peu que 5,3 % sur 3 ans !* LWSfllSH DES iTRACTEURS John Deere VOS CENTRES DES TRACTEURS JOHN DEERE ! ALMA Maltais et Ouellet Inc.BERTHIERVILLE Agritex Berthierville CAP-DE-LA-MADELEINE Agritex Mauricie COATICOOK Les Équipements Veilleux Coaticook Inc.DRUMMONDVILLE Agritex Drummondville Inc.L’ANGE-GARDIEN Les Équipements Laguë Ltée LAVAL Lavaltrac Équipement Inc.LENNOXVILLE Les Équipements Veilleux Lennoxville Inc.MATANE Les Tracteurs Signature Inc.MIRABEL Centre Agricole J.L.D.Inc.PIKE RIVER Les Équipements Laguë Ltée RICHMOND Agritex Richmond Inc.RIMOUSKI/POINTE-AU-PÈRE Les Tracteurs Signature Inc.RIVIÈRE-DU-LOUP Les Tracteurs Signature Inc.ST-AUGUSTIN Les Équipements Big John Inc.ST-BRUNO-DE-GUIGUES Les Machineries M.Larose Ltée ST-CÉLESTIN Agritex St-Célestin ST-GEORGES-DE-BEAUCE Les Équipements Agri-Beauce ST-GERVAIS Frères Goulet et Fils Inc.ST-HYACINTHE Les Équipements Laguë Ltée ST-ISIDORE Émile Larochelle Inc.ST-JACQUES-LE-MINEUR Agricotech Inc.ST-PASCAL Équipement Laplante Inc.ST-POLYCARPE Agritex St-Polycarpe Inc.ST-ROCH-DE-L’ACHIGAN Agritex St-Roch STE-MARTINE Agritex Ste-Martine Ltée VARENNES Équipements Laguë & Martin Inc.VICTORIAVILLE AnOré GirouarO & Fils Inc.YAMASKA-EST Agritex Yamaska ' Cette offre n'est valide que chez les concessionnaires participants.L'offre est valide du 04 aût 2004 au 07 janvier 2005 et est assujettie à l'approbation de Crédit John Deere, Pour usage personnel ou commercial.Un versement initial pouvant aller jusqu'à 20 % pourrait être exigé.Par exemple, dans le cas de 6420; 7920; 8520; 9520 tracteur, dont le prix de vente est de 81 851,00 $; 154 026,00 S; 237176,00 S; 282 946,00 S.moins un versement initial de 20%, le solde de 65 480,80 S; 123 220,80 S; 189 740,80 S; 226 356,80 $ sera linancé pendant un maximum de 3 années, soit 6 paiements semestriels de 11 947,74 S; 22 483,09 S; 34 620,44 S; 41 301,47 S totalisant 71 686 44 S' 134 898,54 $; 207 722,64 $; 247 808,82 $ selon un taux annuel en pourcentage (TAP) de 5,3 %, le coût d'emprunt étant donc de 6 205,64 S; 11 677,74 $; 17 981,84 S; 21 452,02 $ Si des paiements sur le prêt sont en retard, les frais sur les montants en souffrance correspondent à un TAP de 24 %.Les taxes, les Irais de montage et les Irais de livraison, de transport et de préparation ne sont pas compris et pourraient taire augmenter le prix ou les paiements mensuels.Pour des détails complets ainsi que d'autres options de linancement, veuillez consulter votre concessionnaire.Ce programme peut être modifié en tout temps sans préavis. DÉCEMBRE 2004 PAR SYLVIE BOUCHARD, agronome TROP MODESTES AGRICULTRICES Vous avez toutes les raisons d'être fières de ce que vous êtes et de ce que vous faites.L’AUTOMNE AMÈNE AVEC LUI LA SOIRÉE SATURNE, ce grand gala où l’on rend hommage aux agricultrices.À chaque année, c’est avec plaisir que j’accepte l’invitation de la Fédération des agricultrices à assister à cette soirée durant laquelle l’émotion est palpable.Durant quelques heures, on assiste à la rencontre de femmes déterminées, énergiques et courageuses.Dans son allocution en début de soirée, le président de l’UPA, Laurent Pellerin, a appuyé sur l’esprit de fête de ce gala.Il a félicité les agricultrices honorées : «Vous êtes la fierté de votre entourage.» Or, lorsqu’elle a pris la parole, la présidente d’honneur et diététicienne Hélène Laurendeau a commencé par s’excuser d’être née à Montréal et non dans une ferme.Ensuite, une agricultrice honorée a accepté son titre non pas en son nom mais au nom de la région qu’elle représentait, de laquelle elle s’excusait d’ailleurs de n’être pas native.Une autre a remercié son mari, ses enfants, ses parents, etc., pour leur infinie patience.Et là, je me suis demandé : mais où est la fierté dans tout ça ?Pourtant, des raisons d’être fières de monter sur la scène, elles en avaient ces femmes-là.D’abord, cette Agricultrice de l’année, de la région du Bas-Saint-Laurent, qui a développé une entreprise ovine impressionnante, qui fait partie de plusieurs comités, qui siège dans différents clubs de production, qui élève ses enfants, qui manoeuvre de la machinerie lourde et qui vend ses multiples projets aux créanciers.Ensuite, cette Agricultrice de passion, productrice porcine du Centre-du-Québec, qui participe à tous les congrès, colloques et réunions d’information concernant sa production, qui s’occupe de tout ce qui est écrit dans l’entreprise, qui a tenu les rênes de la ferme pendant les absences de son mari tout en élevant cinq enfants.Et que dire de l’Agricultrice entrepreneur, qui rêvait d’une entreprise horticole depuis qu’elle est toute jeune, qui démarrera cette entreprise plusieurs années plus tard au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui est maintenant propriétaire, employée et présidente de Végétolab, laboratoire où elle multiplie les plants de manière aseptique, qui échange des informations avec des chercheurs et hybrideurs canadiens.Enfin, cette Jeune agricultrice, de la région de la Beauce, qui travaille à l’entreprise laitière familiale depuis son tout jeune âge, qui s’implique à plein dans l’amélioration de la race Holstein, qui est coordonnatrice du forum en génétique et administratrice à Holstein Québec.À ces femmes, Dominique Brisson, Lucille L.Vadnais, Guylaine Lemieux et Barbara Paquet, et aux autres représentantes régionales, j’ai envie de dire : « Laissez la modestie de côté.Soyez fières de ce que vous êtes et de ce que vous faites.Vous avez tellement de raisons de l’être.» Et à vous toutes et tous qui me lisez, je vous souhaite de passer un très beau Noël et un temps des fêtes inoubliable, rempli d’amour et de surprises.sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS leBulletin des agriculteurs DÉCEMBRE 2004 | VOL.87 | N” 12 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.corn RÉDACTION Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.com Journalistes Emmanuelle Ares, agronome emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.corn Martine Giguère, agronome martine.giguere@lebulletin.rogers.corn Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Gilles Dansereau, Alain Fournier, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, Yvon Thérien PUBLICITÉ Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tm.racicot@lebulletin.rogers.corn Représentante Anne-Marie Guertin (514) 758-5648 Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de Claude Larochelle la production Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.« Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 Président Marc Blondeau Services administratifs Suzanne Lamouche, c.a., et financiers Vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l’information financière ROGERS MEDIA Président et chef Anthony P.Viner de la direction Président, Brian Sega! Rogers Media Publishing Vice-présidente, Immee Chee Wah planification opérationnelle Vice-président senior Michael J.Fox OROGERS OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! Des variétés de soya éprouvées pour un rendement inégalé Il faut de la passion et du dévouement pour produire une récolte de soya de qualité supérieure.Il faut aussi une variété de soya digne de confiance pour que vos efforts portent fruit.C'est ce que vous offre Hyland.Faites confiance à Hyland pour vous fournir le meilleur rendement en soya IP, Roundup Ready™ et conventionnel.Et vous découvrirez que notre service est sans égal.Nous sommes une entreprise familiale et nous traitons nos clients comme des .membres de la famille.Réservez dès aujourd'hui vos semences chez votre détaillant Hyland ou visitez le site www.semenceshyland.com Roundup ReadyMD est une marque de commerce déposée de la Compagnie Monsanto.Farnham (450) 293-6472 • Saint-Anselme (418) 885-9892 Saint-lsidore-de-Laprairie (450) 454-7578 • Saint-Thomas-de-Joliette (450) 759-4700 Saint-FHyacinthe (450) 799-3225 • Upton (450) 549-4888 Hyland 5«mKo (800) 263-3225 www.semenceshyland.com DÉCEMBRE 2004 PAR LIONEL LEVAC PAS ASSEZ D'ÉLÈVES.ET UNE SOCIÉTÉ DIVISÉE La société a fait de la classe agricole une classe de seconde zone, éloignant ainsi la relève des bancs d'école et.des fermes.PAS QUESTION ICI D’ÊTRE PESSIMISTE, MAIS REALISTE.Comment notre agriculture va-t-elle continuer de se développer ou même s’en tenir à son niveau actuel d’activité si nous ne pouvons pas combler convenablement les places qui se libèrent sur des fermes ?Comment expliquer que les institutions d’enseignement ne trouvent plus, depuis plusieurs années, suffisamment d’élèves pour les cours qu’elles offrent ?Pourtant, des classes entières suffiraient à peine à répondre aux besoins essentiels de plusieurs secteurs en agriculture.Trop de jeunes encore ne sentent pas le besoin d’acquérir de la formation.Trop de jeunes ne suivent probablement pas suffisamment de cours.Pire encore, trop de jeunes ne s’intéressent tout simplement plus à l’agriculture.Triste à dire.Dramatique à constater ! À qui la faute ?Qui ou quoi est responsable ?La société, globalement, a provoqué le malaise, en faisant de la classe agricole une classe de seconde zone.Ce n’était pas voulu, on ne l’avait pas planifié.Mais en se modernisant, le Québec intellectuel, le Québec politique, le Québec industriel et même le Québec commercial et celui du loisir se sont éloignés de la campagne et du monde rural.On a voulu bien faire en mettant en place le zonage agricole et, effectivement, il était nécessaire.Mais du même coup, on a encore accéléré la séparation et l’éloignement des ruraux et des urbains.Pour s’éduquer, pour se vêtir, même pour se nourrir, pour s’amuser et se divertir, les agriculteurs et leurs familles doivent le plus souvent aller à la ville.Malheureusement, de moins en moins de gens voient leur avenir dans le Québec agricole.Les jeunes se sentent isolés et rester sur la terre représente pour plusieurs un sacrifice qu’ils ne sont pas prêts à faire.Ceux qui le font, et dans bien des cas avec beaucoup d’enthousiasme, acceptent d’en payer le prix.Souvent, ils se priveront de bien des choses qu’offre la société moderne.Ils auront même de la difficulté à trouver ou garder un conjoint ou une conjointe.Où va-t-on ?Que doit-on faire ?Il est à tout le moins urgent qu’on en parle et que la société n’isole plus le monde agricole.Les agriculteurs eux-mêmes ne doivent plus se tenir en retrait de la société.Ce ne sera pas facile.Et on le constatera de nouveau par exemple lorsque les municipalités reprendront les consultations et les études sur des projets porcins.agenda ¦ 11 décembre Journée bovine (MAPAQ) Cabane à sucre l’Hermine, Saint-Chrysostome (450) 427-2000 ou 1 800 472-4846 ¦ 14 au 16 décembre Journées Agri-vision (MAPAQ) Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (450) 773-6028 ¦ 11 au 13 janvier Salon de l’agriculture Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (450) 771-1226 ¦ 11 janvier Conférences sur la fertilisation (APEC) Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (450)534-1515 ¦ 12 janvier Conférences Bien vivre en agriculture (CRAAQ) Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 ¦ 13 janvier Colloque sur les grandes cultures (Le Bulletin) Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (514) 843-2110 ¦ 18 janvier Journée acéricole (MAPAQ) Érablière La Goudrelle, Mont-Saint-Grégoire (450) 371-5067 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d’adresse (veuillez préciser l’ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d’un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l’Est) Montréal : (514) 333-9145 De l’extérieur de Montréal, sans frais : 1 800 665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 TARIF D’ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 48,31 $ International : 68 $ Tarif en vigueur jusqu’au 31 décembre 2004 Protection des renseignements personnels À l’occasion, nous partageons nos listes d’abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l’adresse électronique suivante ; info@lebulletin.rogers.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l’éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions, en tout ou en partie, sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature.10 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Comment les moissonneuses-batteuses New Holland ont-elles pris d’assaut le marché si rapidement ?C’est simple.Elles offrent une vitesse et une puissance inégalées avec une perte minimale, même dans les champs les plus difficiles.,-, PLUSIEURS COMPETITEURS SONT VERTS DE JALOUSIE._ apacite eJvTtrême aPacilie /Révolutionnaire Le système de nettoyage avec remise à niveau automatique, 24 à 43 % plus grand que la compétition, optimise l’efficacité sur terrain plat et conserve son efficacité sur des terrains dont la pente peut atteindre 17 %.SERIE CX (Classes 6, 7 et 8) SERIE CR (Classes 5, 6, 7 et 8) Modèle CX840 CX860 CX880 CR920 CR940 CR960 CR970 Puissance 295 ch 330 ch 370 ch 255 ch 295 ch 330 ch 370 ch Capacité du réservoir à grains 290 bo 330 bo 330 bo 205 bo 255 bo 300 bo 330 bo Vitesse de déchargement 3 bo/sec 3 bo/sec 3 bo/sec 3 bo/sec 3 bo/sec 3 bo/sec 3 bo/sec De faible diamètre, les rotors de la série CR fournissent une force centrifuge élevée pour une séparation sans égal.Un système électronique de protection exclusif, avec capteurs sous le tambour, détecte la présence de pierres dangereuses pour les rotors et les vidange automatiquement par une trappe.Batteur Séparateur rotatif Contre-batteur Le séparateur rotatif des moissonneuses-bat-teuses super conventionnelles CX engendre une performance jusqu’à 15 % supérieure aux kCW Uf)| I AKR machines convention- PCVÏ rivLLHiv nettes compétitrices.www.ccnhq.com 58 DALHOUSIE STATION Femand Campeau & Fils inc.(450) 269-2737 IBERVILLE Équipements Inotrac inc.(450) 347-5596 NAPIERVILLE SCA du Sud de Montréal (450) 245-3309 SAINT-GUILLAUME Machinerie C&H (819) 396-2185 SAINT-HYACINTHE Équipements Inotrac inc.(450) 796-3707 SAINTE-MARTINE SCA du Sud de Montréal (450) 427-0955 DÉCEMBRE 2004 en couverture Jean-Luc Bédard travaille 10 à 15 heures par jour pour valoriser son élevage de wapitis.Il se déguise presque en.Père Noël ! TEXTE : EMMANUELLE ARES, agronome PHOTOS : MARTIN LAPRISE Le photographe l’aurait aimé entouré de ses animaux, mais Jean-Luc Bédard n’a jamais quitté l’abord de l’enclos.Les yeux constamment derrière la tête, la main sur la porte, il semblait prêt à déguerpir à tout moment sur un avertissement de sa femme Hélène Perron.C’est à ce moment-là que nous avons pleinement réalisé où nous étions : sur le territoire d’un troupeau de wapitis sauvages.Jean-Luc Bédard a réaménagé la ferme paternelle laitière et céréalière « en fonction du potentiel réel des sols et du climat » de Saint-Raymond-de-Portneuf.« Je ne peux pas concurrencer les régions à haut potentiel céréalier sur des terres à bois, mais elles sont parfaites pour le wapiti », explique-t-il.»> Fleur de mai (Mayflower) est une femelle apprivoisée qui fut nourrie à la bouteille, et qui n’a jamais été en contact avec le troupeau.Une tâche qui a demandé beaucoup de patience et de temps à Jean-Luc Bédard, mais qui lui permet aujourd’hui de l’atteler parfois à une petite carriole.« Je la laisse aller à son rythme », ajoute M.Bédard, entre un petit trot et un arrêt complet, au gré de l’humeur de madame.m LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ILTEURS Derrière chaque écusson de marque Massey Fergusonmd vous trouvez une technologie à la fine pointe de l'industrie, une fiabilité éprouvée et des options d'équipements qui vous rendent plus productif et plus profitable.Qui plus est, vous allez retrouver cet écusson sur une des gammes d'équipements agricoles parmi les plus complètes de l'industrie.Depuis plus de 157 ans, Massey Ferguson dessine, conçoit et construit des équipements sur lesquels vous pouvez compter et vous fier, génération après génération.Notre engagement à vous satisfaire demeure notre but premier par l'intermédiaire d'un financement flexible, de pièces de qualité et d'un concessionnaire Massey Ferguson toujours à vos côtés, prêt à vous servir.Le tout confirme Massey Ferguson dans son rôle de meneur et en fait, de toutes 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il a pu prendre sa retraite à 40 ans, en vendant son entreprise qui embauchait 60 employés.« La vie a été généreuse avec moi pour me permettre d’arrêter.J’aurais pu fermer les livres à vie, mais je suis toujours resté avec l’amour des animaux.» Avec l’humour qui le caractérise, il ajoute : « On peut dire que c’est un retour aux sources.ou aux souches.» Comme entrepreneur privé, il a dû faire sa marque.L’auto-promotion, pour Jean-Luc Bédard, ça va de soi, c’est de l’investissement.Il a gardé cette façon comme éleveur.« Se faire connaître, c’est ce qui amène des gens m LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Quand on décide d'élever un animal qui n'existe que dans les zoos, il faut parfois innover.Jean-Luc Bédard a donc mis à profit sa formation de soudeur pour concevoir un système de corral avec barrières amovibles et mobiles, ainsi qu'un équipement de contention hydraulique avec commande à distance.La cage de contention comporte aussi un rideau opaque qui permet d'isoler visuellement l'animal et ainsi réduire son stress lors des manipulations.« Charles » est dangereux.Semi-appri-voisé, il n’a aucune autorité sur les autres mâles du troupeau, et cherche à dominer M.Bédard en s’approchant sans crainte.À force de parler de veaux, de moulée, de clôture, on en vient presque à oublier qu’on a affaire à des animaux sauvages.Une erreur qui peut être fatale.Jean-Luc Bédard est extrêmement prudent quand il doit travailler avec ses animaux.à la ferme, qui deviendront des clients.Pour ça, il faut y mettre le temps, et l’énergie.» Ainsi, M.Bédard a trimbalé Fleur de mai, une jeune femelle apprivoisée, dans les expositions agricoles de la province.Cette année, on pourra le voir à la Semaine de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation qu’organisent les étudiants de l’Université Laval.« Avec le temps, j’essaie de me limiter aux expos qui attirent le plus de gens de la ville, explique l’éleveur.J’espère pouvoir être présent à Expo-Québec, sinon on sera à Rimouski.» L’homme est un bon vivant, accueillant et toujours prêt à rire, sauf quand on parle de la santé de l’agriculture au Québec.« L’agriculture est malade », affirme-t-il.Il déplore la difficulté de démarrer en agriculture, et même de vivre de l’agriculture pour a première récolte de bois de velours a fait à l’âge de deux ans, et sera d’en-ron cinq kilos.Le poids des bois aug-lentera jusqu’à l’âge de 8 ans et restera table jusqu’à 10 à 12 ans.« Le record e récolte à la ferme est de 19 kilos de ois de velours pour un seul mâle, mais a peut aller jusqu’à 20 kilos.» En 2002, la ferme s’est classée au deuxième rang régional de l’Ordre national du Mérite agricole dans la catégorie bronze.Lors du même concours, l’entreprise s'est distinguée parmi les 119 inscriptions pour la prévention et la sécurité à la ferme.ceux qui sont déjà installés.Le transfert réussi d’une ferme, la sienne comprise, doit donc absolument passer par le don d’une partie de l’entreprise à la relève.Quant à la survie des entreprises actuelles, il croit fermement qu’elle doit passer par la vente directe, et même la transformation des produits à la ferme.« Je me trouve chanceux aujourd’hui d’être dans l’élevage de wapitis, lorsque je me compare par exemple aux éleveurs bovins.Le coût de production ne cesse d’augmenter, alors qu’ils vendent présentement leur viande moins cher qu’il y a 15 ans ! » >>> Les cultivars de soja de nouvelle génération de « série-M » de marque Pioneer® vous offrent un punch offensif jumelé à une solide défense.Défendez vos amps et maximisez vos rendements.Voyez votre professionnel des ntes Pioneer pour plus de renseignements sur la nouvelle nération de cultivars de soja Pioneer.Pour les détails, inscrivez-vous à www.pioneer.com/cotecroissance.L’INITIATIVE se tes nouveaux àiltivars de soja iJiMc série-M » 90M20 90M60 91M51 2550 UT B, 2600 UT B.2850 UT B, La technologie qui produit® ' Roundup Ready est une marque déposée utilisée sous licence de Monsanto Company.», * uc Marque de commerce et de service dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.© 2004 PHL 04PHS0018P221AVB DÉCEMBRE 2004 en couverture m Rien de plus constant que le changement « Faut s’adapter » pourrait être le slogan de Jean-Luc Bédard.En 1991, l’élevage du wapiti au Québec démarrait à Saint-Raymond-de-Portneuf avec 10 bêtes importées de l’Ouest.« Des bêtes payées en moyenne 15 000 $ chacune », informe Véleveur, sans amertume : c’était le prix à payer à l’époque.Notons que 15 ans plus tard, les reproducteurs valent autour de 2500 $ pour les femelles, et 5000 $ pour les mâles.L’amélioration du troupeau s’est faite par insémination artificielle grâce à la synchronisation des chaleurs.« La semence importée de l’Ouest canadien ou des États-Unis se vendait 3500 $ la dose il y a 8 ans, pour un taux de réussite de 70 % », commente M.Bédard.Les mêmes doses se vendent aujourd’hui autour de 200 $, l’offre s’étant depuis ajustée à la demande.La difficulté réside dans la saisonnalité parfaite de ces animaux.« En été, dit l’éle-veur, le mâle est comme castré, sans agressivité, sans pulsions sexuelles.La pousse des bois coïncide avec la poussée de testostérone qui provoquera les combats en période de rut.» Depuis les débuts, aucun nouvel animal n’a été importé, pour des raisons d’ordre sanitaire et de sélection génétique.Le cheptel de M.Bédard compte aujourd’hui 150 têtes de haute qualité génétique, destinées principalement à la reproduction chez quelques-uns des 26 éleveurs québécois.La frénésie et la spéculation qui ont marqué le marché des animaux reproducteurs au début des années 1990 se sont résorbées, et les principales sources de revenus sont dorénavant la récolte du bois de velours, la vente de viande et la chasse en enclos.Au début, les bois de velours étaient envoyés tels quels en Asie pour transformation.Depuis quelques années, l’entreprise gaspésienne Canada Changming ltée achète, transforme et distribue les capsules aux vertus thérapeutiques sous la marque de commerce Wapifor.Le prix est déterminé au poids et en fonction LE BULLETIN DES AGRICULTEURS WAPITI 101 « Le wapiti, comme tout animal sauvage, a besoin dans son territoire d’espace, d’eau et de nourriture.Les besoins en espace varient selon qu’il s’agisse d’un pâturage extensif ou, comme ici, semé et engraissé.Mais on ne devrait jamais mettre plus de sept ou huit individus par hectare », selon Jean-Luc Bédard.Le pâturage comporte 20 enclos utilisés en rotation, dont 3 à 4 sont réensemencés chaque année.Des allées clôturées aménagées dans le bois entourant les pâturages permettent aux animaux de se réfugier à l’ombre en été, tout en facilitant le rassemblement.Les femelles en lactation recevront tout l’été une moulée à 16 % de protéine, tandis que les veaux sont nourris à la dérobée avec une moulée conventionnelle.Après la saison de pâturage, les femelles recevront jusqu’en avril de l’ensilage de balles rondes à 15 % de protéine, tandis que les mâles qui font leurs bois auront un ensilage plus riche à 20 % PB, tout comme les jeunes de l’année.« L’alimentation des jeunes est importante si on veut avoir de bons animaux et de bons rendements de bois plus tard, explique l’éleveur.Ils auront pendant deux ans accès à une moulée de grains ronds avec minéraux selon la disponibilité et le prix des céréales : maïs, avoine ou orge.» Une femelle wapiti pèse en moyenne 300 kilos alors que les mâles en pèsent environ 450.Les veaux qui pèsent à la naissance 20 kilos seront sevrés à l’âge de trois mois au poids moyen de 100 kilos.« On s’assure de laisser un contact visuel entre la mère et le veau pour faciliter le sevrage.» Les femelles peuvent donner naissance facilement jusqu’à l’âge de 20 ans.Toute la récolte effectuée par M.Bédard lui est retournée une fois transformée pour vente à la ferme.Est-ce que le produit fait effet ?« J’ai 59 ans et je travaille 15 heures par jour, affirme l’éleveur.Est-ce que c’est à cause des capsules que je prends depuis plusieurs années ou est-ce autre chose ?Je préfère ne pas arrêter d’en prendre juste pour le savoir.» Selon Jean-Luc Bédard, le temps partiel détruit l’agriculture.« Si on travaille à temps plein à l'extérieur de la ferme, on n’aura pas de bons rendements, faute d’énergie et de temps à y consacrer.En contrepartie, si on se consacre à l'élevage, on doit trouver des stratégies pour être rentable.Il faut être réaliste : prendre un salaire extérieur pour combler le déficit de la ferme n’est pas rentable à long terme.Je vois le temps que je consacre à mes animaux, et je sais qu’après une longue journée de travail à l’extérieur, réparer un abreuvoir brisé ne serait pas ma priorité immédiate.» te emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com de la qualité, qui varie selon la partie du panache, le nombre de ramifications, etc.Un éleveur peut retirer près de 400 $ pour un beau panache.Deer Velvet Antler Bois de Velours LQc Nhung Hifdu mü-MM M tHUio Des recherches menées au Canada depuis 15 ans ont confirmé ce que les Asiatiques savent depuis plus de 2000 ans : la consommation de bois de velours a des effets bénéfiques sur la santé.Moins de fatigue à l’effort, meilleure concentration, réduction du vieillissement précoce, le tout par une meilleure oxygénation du sang et un apport d’éléments nutritifs essentiels. I* Le nouveau MAXXUM MXU un VRAI Case IH JE M’INVESTIS A 110% ETJE M’ATTENDS À EN RÉCOLTER AUTANT La force de l'équipe BfcflilflÉ j Le succès d'une ferme n apparaît pas comme par magie.Vous devez y travailler jour et nuit.Il est rassurant de savoir que Case IH se dévoue à travailler de plus en plus fort pour vous.De plus, nos concessionnaires chevronnés continuent à offrir un service et un soutien de premier plan pour tous les produits de qualité Case IH.Alors, comme toujours, vous pouvez compter sur l'équipe ROUGE pour obtenir de la machinerie qui s'avérera un travailleur fiable et robuste pendant de nombreuses années.Vous investissez des efforts, Case IH travaille constamment pour vous en donner plus.C'est le type d'entente aue vous recherchez. L'Ordre national du mérite agricole PAR EMMANUELLE ARÈS, agronome Le long de la route 169 à Métabet-chouan-Lac-à-la-Croix, cinq silos annoncent la Ferme du Clan Gagnon.Les laitières du troupeau Ayrshire de plus de 300 têtes sont logées dans une grange-étable sur lattes en stabulation libre, équipée d’un salon de traite.La fabrication des rations de la RTM se fait aisément, les équipements étant automatisés.Par exemple, un seul convoyeur approvisionne le mélangeur à partir des cinq silos.Mais ce qui fait la fierté de Denyse Gagnon, co-proprié-taire de la ferme avec son frère Cyrias, c’est la gestion agro-environnementale de l’entreprise dans son ensemble.Dès 1999, un agronome consultant était contacté pour entreprendre des démarches dans le but de conformer l’entreprise aux nouvelles normes agro-envi-ronnementales.« Nous avons appris à apprivoiser le PAEF (plan agro-environnemental de fertilisation), mentionne d’entrée de jeu Denyse Gagnon.Comme tout le monde, on est parti de loin, mais c’est devenu un outil de travail.» Difficile à croire ?Pourtant, quelques exemples suffisent à nous en convaincre.« Auparavant, pendant les chantiers d’épandage, on se rappelait tout à coup qu'il fallait compter les voyages, se souvient l’agricultrice.Aujourd’hui ce n’est plus nécessaire, les employés sont tous au courant, et le registre d’épandage est intégré dans nos façons de faire.» Denyse Gagnon raconte qu elle a contacté l'agronome en charge du suivi des champs pour lui dire, un peu mal à l’aise, que son PAEF était tout barbouillé, à la suite des changements effectués durant la saison.Il lui a répondu en riant : « C’est bon La démarche agro-environnementale amorcée en 1999 a permis à toute l’équipe de la Ferme du Clan Gagnon au Lac-Saint-Jean de remporter cette année la médaille d’or de l’Ordre national du mérite agricole.En haut : Le troupeau de 300 têtes est logé sur trois sites.Le site principal abrite les vaches dans une grange-étable sur lattes à stabulation libre.À droite : Remporter la médaille d’or, c’est une récompense pour les efforts de Denyse et son frère Cyrias Gagnon en ce qui a trait à la gestion globale de l’entreprise.À présent, Denyse lorgne le titre de Maître Éleveur.« Si ce n’est pas pour nous, j’espère que Guillaume, le fils de Cyrias, y parviendra.-> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MEDAILLE D'OR L’ Or à la Ferme du Clan Gagnon signe ! Ça veut dire que vous vous en servez ! » En fait, elle ne s’en passerait plus.Les rotations de culture des 287 ha de champs drainés s’étendent sur 7 ans.« Le PAEF aide à s’y retrouver.» Une rampe basse à pendillards sert aux épandages depuis plusieurs années.Ainsi, on bénéficie au maximum de la valeur fertilisante du lisier, tout en facilitant la cohabitation avec le voisinage.Les apports en phosphore sont au cœur de cette gestion serrée des effluents d’élevage.La gestion de l’eau est aussi une préoccupation majeure chez les Gagnon.Le père de Denyse et Cyrias, Thomas-Louis Gagnon, a conçu et fabriqué un système de récupération des eaux de lavage de la laiterie, qui servent ensuite au nettoyage de l’étable avant d'être acheminées à l’entreposage.« On économise ainsi beaucoup d’eau », souligne Denyse.Sans prétention, Mme Gagnon assure avoir été impressionnée par le décorum de la réception qui s’est tenue au Parlement.Elle nous parle aussi de sa nervosité précédant la remise des médailles : « Jusqu’à la dernière minute, on ne sait pas qui va gagner.on reste sur le qui-vive ! » Très fi ère de récolter le fruit de plusieurs années d’efforts, elle tient à souligner que la ferme ne serait pas où elle est rendue aujourd’hui sans la participation de tous les employés.« La médaille, je la partage avec toute l'équipe, je veux leur dire merci.Si on n’a pas d’esprit d’équipe, on ne peut pas arriver à cheminer tous dans la même direction.» Les remerciements sont d’ailleurs affichés bien en vue sur le tableau de répartition des tâches.Un tableau qui permet aussi à tous les employés d’être au courant de la planification des tâches, établie par Denyse et Cyrias.« Dans une équipe, faut se parler, affirme l’agricultrice.Je mise beaucoup sur le partage bien défini des tâches.» Elle n’hésite pas non plus à recueillir les opinions et commentaires des employés, au cours de petites réunions informelles.« Parfois, il ne s’agit que d’arrêter quelques minutes, s’accoter quelque part pour prendre le temps de se parler.» Dans cette entreprise, les valeurs humaines ne semblent pas avoir cédé le pas aux impératifs environnementaux ou financiers.La relève par la cinquième génération de Gagnon est déjà assurée d’ailleurs, dans la personne de Guillaume, le fils de Cyrias, qui travaille déjà à la ferme.L’équipe ne serait pas complète sans Thomas-Louis qui veille toujours au grain, un mécanicien, deux employés à temps plein et quatre autres à temps partiel, dont plusieurs sont des membres de la famille.emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com Les apports en phosphore et la tenue des registres d’épandage sont au cœur de la gestion serrée des effluents d’élevage à la ferme du Clan Gagnon.La relève par la cinquième génération est assurée par Guillaume, le fils de Cyrias, qui travaille déjà à la ferme.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DÉCEMBRE 2004 L'Ordre national du mérite agricole Lise Ouellet et Jocelyn Pelletier, de la ferme Pétri, de Saint-André de Kamouraska, ont remporté la première médaille d’ar- Après l’incendie, Jocelyn Pelletier et Lise Ouellet ont relevé leurs manches et ont rebâti, autant le troupeau que l'étable.La ferme Pétri, de Saint-André de Kamouraska, se distingue par les compétences exceptionnelles de gestion des propriétaires.ç (( £ ’ a été un grand défi après l’incen- die, parce que tous les animaux avaient péri, racontent les copropriétaires de l'entreprise, Lise Ouellet et Jocelyn Pelletier.11 a fallu rebâtir le troupeau.La médaille, c’est un bel encouragement.» La perte du troupeau laitier était d’autant plus émotive qu'elle représentait la disparition de plusieurs années d’efforts pour bâtir la génétique.Le troupeau de vaches Pétri avait déjà compté trois Excellentes (EX) ! Loin de se décourager, le couple est reparti en neuf.« Ce qui nous a permis de parvenir à cette récompense, c'est l’encouragement que nous avons eu de notre entourage », précise Lise.À ce titre, elle tient à souligner le travail de leur employé, son frère, Mario Ouellet, qui travaille comme si c’était sa propre ferme depuis 1991.Les enfants, Jean-Philippe, 17 ans, et Andrée-Anne, 14 ans, ont également LE BULLETIN DES AGRICULTEURS gent trois ans seulement après avoir tout perdu, grange-étable et animaux, dans un incendie.une bonne part dans l'obtention de cette récompense.Ils aident, comme leurs études leur permettent, aux travaux de la ferme.Lise et Jocelyn les laissent libres de décider de leur avenir.Pour l’instant, c’est le temps des études.Après, on verra.La nouvelle vacherie mesure 26,5 mètres sur 63, avec ventilation naturelle.Le troupeau compte 57 vaches Holstein pur sang avec une moyenne de production d’environ 10 500 kilogrammes de lait.On compte une vache EX-2E, 20 TB, 29 B+ et 6 B.Pour combler les besoins alimentaires du troupeau, l’entreprise cultive 122 hectares de terre, dont les trois quarts sont drainés.On y retrouve 67 hectares en prairie, 7,5 en maïs fourrager, 18 en orge, 27 en canola et 2,5 en pois.L'alimentation est sous forme de RTM.Comme point fort, les juges ont dénoté les compétences exceptionnelles des propriétaires au plan de la gestion.Ceux-ci ont mis en place différents outils, tant pour le troupeau et les champs que pour l’administration de l’exploitation.Les données techniques sont consignées dans des registres qui permettent une consultation efficace.Par exemple, chaque vache a sa fiche de santé dans un cartable.Ainsi, le vétérinaire obtient facilement toute l’information.Lise et Jocelyn ont recours à l’agriculture de précision dans certains champs, surtout ceux destinés à la culture intensive, afin d’en tirer le maximum, tout en préservant la ressource.Le couple vise à maximiser la qualité des fourrages et des céréales qui serviront à l’alimentation des animaux.Preuve qu'ils n’ont pas tout perdu dans l’incendie, Lise et Jocelyn ont conservé leur habileté en amélioration génétique, lors du choix des taureaux pour l’insémination artificielle.Les exploitants sont reconnus dans le milieu comme d’excellents éleveurs.mariejoseeparent@videotron.ca MEDAILLE D'ARGENT La flamme de l’excellence PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome L'Ordre national du mérite agricole Une réalisation de : Agriculture, Pêcheries et Alimentation Québecora Félicitations aux entreprises lauréates de la 115e édition Au cours de la cérémonie nationale tenue le 1er octobre dernier à la salle du Conseil législatif de l'Hôtel du Parlement, la ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Mme Françoise Gauthier, a dévoilé les noms des entreprises lauréates du concours de l'Ordre national du mérite agricole de 2004.Cette année, le concours touchait encore une fois un large territoire comprenant les régions de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-îles-de-la-Madeleine et du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Côte-Nord.Il a suscité la mise en candidature de 116 entreprises agricoles.Consultez notre site pour plus de détails : www.agr.gouv.qc.ca/onma Catégorie or Catégorie argent Catégorie bronze MM.Cyrias et Guillaume Gagnon , Mme Jeannette Gagnon, M.Thomas-Louis Gagnon et M™ Denyse Gagnon de l'entreprise lauréate de la médaille d’or, la Ferme du Clan Gagnon inc., de Métabetchouan au Lac-Saint-Jean, spécialisée dans les productions laitière et végétale.M.Jocelyn Pelletier et Mme Lise Ouellet, de l'entreprise décorée de la première médaille d’argent, la Ferme Pétri inc., de Saint-André de Kamouraska, spécialisée dans les productions laitière et végétale.M.Richard Robert et Mme Édith Lafond ainsi que leurs enfants, de l'entreprise décorée de la première médaille de bronze, la Ferme Témistar inc., de Saint-Eugène-de-Guigues, spécialisée dans les productions laitière et végétale.Mentions spéciales Les lauréats de la mention spéciale pour la relève féminine, de la Ferme Préross enr., de Sainte-Luce dans la région du Bas-Saint-Laurent, la ministre, Mmo Françoise Gauthier, et les lauréats de la mention spéciale pour la formation de la relève agricole, de la Ferme Bard inc., de Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans la région du Bas-Saint-Laurent.Les entreprises lauréates La ministre, Mmo Françoise Gauthier, et les médaillés d'or, d'argent et de bronze de la 115° édition du concours de l'Ordre national du mérite agricole 2004, de même que les représentants du Groupe Promutuel et de la Coopérative fédérée de Québec, partenaires de cet événement.Partenaires nationaux COOPERATIVE FEDEREE DE QUÉBEC iSi PROMUTUEL DÉCEMBRE 2004 Le Cahier de transfert technologique en acériculture m Procurez-vous le dès maintenant.afin d'optimiser l'efficacité de votre système de production et la valeur de vos produits ! Cette nouvelle publication présente l'ensemble des technologies modernes relatives à la production acéricole : • les infrastructures de production • l'installation et la gestion des équipements • la fabrication des produits dérivés du sirop d'érable Pour plus d’information et pour commander : Service à la clientèle 1 888 535-2537 www.craaq.qc.ca CENTRE DE RÉFÉRENCE EN AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE du Québec CR2ÔCL LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MEDAILLE DE BRONZE L'Ordre national du mérite agricole Édith Lafond et Richard Robert ont attendu la toute dernière journée, à 16 h 15, pour envoyer leur formulaire de participation au concours de l'Ordre national du mérite agricole.Une décision qu’ils n’ont pas regrettée ! Une belle famille pour le roi et la reine du canola.Dans les bras de Richard, Tiffany, 5 ans; dans les bras d’Edith, Nelson, 3 ans; ainsi que Niky, 10 ans, Lydia, 7 ans, et Pascal, 9 ans.un Choix de dernière minute payant PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome Accumuler suffisamment de points pour obtenir une médaille de bronze est assez facile à prévoir, mais obtenir la première médaille de bronze, voilà tout un exploit ! C’est donc avec surprise et joie qu'Édith Lafond et Richard Robert de la ferme Témistar, de Saint-Eugène-de-Guigues, au Témiscamingue, ont accueilli la nouvelle.« On ne s’imaginait pas qu’on ressemblait à des gagnants », explique Edith.Une telle récompense est d’autant plus importante dans un métier qui n'est pas toujours facile.« C’est une petite tape dans le dos », dit Edith.Cette récompense souligne les efforts déployés par les actionnaires et leurs employés, pour permettre à l’entreprise d'être ce qu’elle est devenue en peu d’années.En 1998, le couple achète la ferme de l’oncle et de la tante de Richard, qui possède alors 23,6 kg de quota pour 25 vaches et 100 hectares en cultures.En quatre ans, le nombre de vaches et le quota ont plus que doublé.Outre l’achat de vaches et de quota, il y a eu, entre autres, de i U£ ,C l’acquisition de terre, le drainage de cette terre, l’agrandissement des bâtiments, l’installation de silos à fourrage et à grain, le remplacement du réservoir à lait, du système de traite, et le renouvellement de la machinerie.Aujourd’hui, l’entreprise compte 51 kg de quota pour 57 vaches et 225 hectares.Le troupeau produit une moyenne de 10 000 kg de lait, avec une MCR de 214-220-219.Les cultures incluent l’orge, l’avoine, le blé, le canola, le maïs-grain, le maïs ensilage et le foin.L’entreprise a obtenu le titre de « Roi du canola régional » à deux reprises, en 2002 et en 2003.La famille d’Édith et de Richard a progressé au même rythme que l’entreprise.Lorsqu'ils ont acheté la ferme, en 1998, le couple avait déjà trois enfants.Aujourd’hui, la famille en compte cinq.Peut-être pensez-vous que c’est beaucoup ?« Les récompenses sont en proportion », répond Richard.Tous deux avouent qu’ils sont comblés ainsi.L’expansion de l’entreprise a elle aussi pris une pause, il y a deux ans.« On s’est dit : on va faire mieux avant de faire plus », raconte Richard.Les décisions importantes sont prises avec les conseillers de leur groupe conseil agricole.C’est d’ailleurs un des éléments qui leur permet de rester optimistes.« Malgré les crises et le prix du quota, on a continué », précise Richard.Ils se disent que c’est possible de prendre des risques calculés.« L'avenir appartient aux gens qui ont confiance », enchaîne Edith.Leur médaille de bronze contribuera certainement à les garder encore plus positifs.Après la petite pause qu’ils se sont imposée, Edith et Richard veulent acheter du quota supplémentaire et finir de drainer les terres.En route vers une médaille d’argent dans cinq ans ?te La ferme Témistar a progressé plus rapidement que prévu dans le plan d’affaires dressé avant son achat en 1998.Desjardins&Cie C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises.Desjardins félicite les entreprises dont l'excellence a été récompensée à l'occasion du concours de l'Ordre national du mérite agricole 2004.Médaille d'or Ferme du Clan Gagnon inc.Membre du Centre financier aux entreprises Lac Saint-Jean Est Première médaille d'argent Ferme Pétri inc.de Saint-André de Kamouraska Première médaille de bronze Ferme Témistar inc.Membre du Centre financier aux entreprises Abitibi-Ouest / Rouyn-Noranda / Témiscamingue Mention spéciale « Formation agricole de la relève » Ferme Bard inc.de Sainte-Anne-de-la-Pocatière Mention spéciale « Relève féminine » Ferme Préross inc.Membe du Centre financier aux entreprises Bas-Saint-Laurent < El] Desjardins Conjuguer avoirs et êtres LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DÉCEMBRE 2004 levage PAR EMMANUELLE ARES, agronome CONNAISSEZ-VOUS la blague du consultant qui fait irruption chez l’agriculteur et propose d’échanger ses services contre un mouton ?Bien qu’il fasse étalage de certaines connaissances, le consultant prouve son ignorance de l’agriculture en choisissant comme paiement.le chien de berger.Heureusement, la plupart des consultants agricoles peuvent comp- ter sur une expérience pratique solide.C’est le cas de Mario Vincent, agronome et conseiller du Club Agrinove (club-conseil en agro-environnement).Issu d’une ferme laitière de la région de Nicolet, il est producteur laitier avec sa conjointe Jacinthe Guilbert sur la ferme familiale de cette dernière à Acton Vale, la ferme Vinbert.« Je n’ai pas l’impression de partir travailler troupeau.quand je vais au bureau ou sur la route », lance Mario Vincent.Les PAEF, la consultation, les essais aux champs, c’est une seconde nature chez lui, comme faire le train ou entretenir sa machinerie.« Mario est à l’aise dans la paperasse et les règles environnementales; il sent le besoin d'aider ceux pour qui ça constitue un fardeau », explique Jacinthe.Éleveur et producteur laitier avant tout, Mario Vincent est aussi conseiller de club agro-environnemental.Plutôt qu'entrer en conflit, ses deux occupations lui permettent de s'améliorer, d'un côté comme de l'autre.Un CONSEILLER terre à terre Pendant que Mario Vincent consacre ses journées au Club Agrinove comme conseiller, sa femme Jacinthe Guilbert prend soin du Les Vincent-Guilbert entretiennent de bonnes relations avec les nombreux voisins (la ferme est située au cœur du village).Ainsi, ils ont rapidement obtenu la dizaine de signatures requises pour la construction d’une fosse à fumier en 1997.PHOTO : MARIO VINCENT PHOTO ; EMMANUELLE ARÈS Par choix « Je travaille à l'extérieur non pas par nécessité, mais par choix, parce que j’aime ça », affirme-t-il.C’est pour la même raison que Jacinthe et lui sont agriculteurs.«Travailler pour les autres m’a permis de visiter plusieurs fermes, qui m’ont toutes apporté quelque chose.J'ai développé mon expertise dans différents domaines, et je profite ainsi de l’expérience des autres pour Une génisse PEP, Vinbert Linda Affinity, a été classée TB à son premier veau et attiré des visiteurs internationaux à la ferme.orienter ma prise de décision et mes conseils auprès de mes clients.» En contre partie, être agriculteur l’a aidé à mieux comprendre et conseiller ses clients.« Autant comme conseiller de club aujourd’hui que comme représentant technique par le passé, jamais je ne recommande un essai, un produit ou une technique que je n'oserais pas essayer chez moi », explique Mario (voir l'encadré Le lin, dans l’étable et dans les champs).Jacinthe Guilbert aime aussi le contact avec le public ainsi qu’avec ses collègues agriculteurs.Par exemple, l'agricultrice s'implique énormément dans la foire agroalimentaire d’Acton Vale.Et, elle aussi a travaillé à l’extérieur de l'entreprise, par choix; tout d’abord dans l’enseignement, ensuite comme agent immobilier agricole.« Je voulais aider des jeunes à se partir en agriculture, ça a fonctionné quelques fois, mais pas assez à mon goût », explique-t-elle LE BULLETIN DES AGRICULTEURS m pour justifier son retour à la ferme à temps plein.La naissance de Marie-Pier et Alexandre, aujourd’hui âgés de 14 et 9 ans, a aussi contribué à freiner son implication extérieure.I Pas de demi-mesure y Jacinthe se réserve la gestion complète g du troupeau et mise sur l’élevage plu- 1 tôt que sur l’achat de sujets.Un choix o rentable : les Vincent-Guilbert ont $ remporté le prix Gérés en 1999 grâce à l’amélioration de la génétique, de la production du troupeau et du développement de l’entreprise depuis leur établissement en 1989.En effet, le troupeau était alors constitué de vaches croisées produisant une moyenne de 5400 kg de lait.Depuis, avec seulement quelques vaches en plus, la production annuelle de lait a triplé, et la moyenne atteint maintenant 11 600 kg pour une MGR de 252-261-262.Le troupeau compte maintenant Alexandre, 9 ans, présente sa vache préférée, Vinbert Rudolph Burkley, une des hautes productrices de la ferme.1 Excellente, 25 TB (dont 10 de 87 points et plus), 24 BP (dont 8 de 83 points et plus), 7 B, et cinq vaches avec étoiles.Une de leurs vaches a produit 17 800 kg à son deuxième veau, et accumule les certificats de production supérieure : trois en trois lactations.Un coup de chance ?« Probablement q pas, croit Jacinthe, puisque sa mère, g classée TB, nous a offert trois produc- » tions supérieures.» De plus, sa fille g Mario Vincent a ressorti ses compétences acquises dans les meuneries pour faciliter la reprise dans ses cinq silos à concentrés. Tirez plus de chaque bouchée Vous investissez beaucoup dans les aliments que vous servez à vos vaches.Il y a maintenant une façon de tirer plus d'énergie de ces aliments.Plus d'énergie signifie plus de lait en début de lactation, puisqu'à ce stade elles ne peuvent consommer suffisamment pour combler les besoins de production.Plus tard dans la lactation, plus d'énergie permet une utilisation plus efficace des aliments.D'une façon ou d'une autre, avec le prémélange Rumensin® dans la ration, vous tirez plus de chaque bouchée.Consultez votre conseiller en production laitière au sujet du prémélange Rumensin.C'est plein de bon sens. PHOTO : MARIO VINCENT cultuil s’est classée TB à son premier veau.« On dit que le défi est de trouver un compromis entre conformation et production, raconte Jacinthe.Dans mon cas, je veux allier les deux, et pour le moment, ça marche ! » La passion de l'élevage s’est transmise aux enfants : Marie-Pier et Alexandre tenaient à être présents lors de la visite du Bulletin.« C’est une entreprise familiale », ont-ils affirmé à leurs parents.Marie-Pier a déjà fait ses preuves au sein de l’équipe d’exposition de Shur-Gain l’été dernier à l’Exposition de Saint-Hyacinthe, alors qu’Alexandre a obtenu une troisième place au Showmanship des Jeunes Ruraux à sa première apparition, te emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com Li e lin comporte des substances similaires à l’œstrogène, et agirait sur la fertilité.C’est pourquoi Mario Vincent a décidé d’inclure le lin dans la ration de son troupeau.À titre d’information, la graine de lin contient de 35 à 40 % d’huile et dose 2,45 Mcal/kg d’énergie pour une teneur en protéine de 26 %.« À la suite de l’introduction de la graine de lin, il y a eu une diminution de la mortalité embryonnaire dans notre troupeau et, par conséquent, une amélioration de l’intervalle entre les vêlages, a constaté Mario Vincent.Aussi, nous avons observé une augmentation de 3 à 4 kg par jour qui s’est maintenue par la suite.» « La prochaine étape était de voir à l’approvisionnement », souligne Mario.Or, le lin disponible sur le marché provient principalement de l’Ouest canadien, et le prix cette année-là (2000-2001) tournait autour de 500 $ la tonne.« Je me suis alors informé pour en cultiver à la ferme.» Un premier essai a été effectué sur 2,5 ha.Le semis, la fertilisation et le désherbage se sont bien déroulés; par contre, la récolte fut plus difficile.« En effet, constate Mario Vincent, la tige du lin est très coriace (on utilise d’ailleurs des variétés de lin à des fins textiles), la barre de faux de la moissonneuse-batteuse doit donc être en excellent état ».On peut aussi procéder à un andainage lorsque environ 90 % des feuilles sont tombées.Lors de la récolte, on recommande de refermer de moitié l’ouverture entre les cylindres et le contre-batteur par rapport à l’ouverture utilisée pour les céréales et de ralentir la rotation du cylindre.Mario Vincent est satisfait des résultats avec des rendements d’environ deux tonnes à l’hectare, ce qui est dans la moyenne.« La semence, la fertilisation et les herbicides étant peu coûteux, c’est une culture que je considère aussi rentable que le soya, affirme Mario.Par contre, pour celui qui désire vendre sa récolte, les marchés sont limités.» Un premier essai de culture du lin a été effectué sur 2,5 ha.Le semis, la fertilisation et le désherbage se sont bien déroulés; par contre, la récolte fut plus difficile.KeenaiP”"" Better Farming - Better Food Keenan.Meilleure santé animale - Meilleure rentabilité Le système Keenan est le mélangeur sur remorque le plus durable, le plus souple et accessible sur le marché aujourd'hui.Il vous permet d'ajouter n'importe quelle quantité de foin, de paille ou d'ensilage à la ration de vos vaches et ce, en conservant un mélange équilibré et aéré et la fibre efficace intacte ! a Un pas en avant en terme d'alimentation RTM.reenan votre solution en alimentation LE BULLETIN DES AGRICULTEURS I DÉCEMBRE 2004 DOSSIER AVEC LA DERIVE, LA PRÉVENTION EST DE MISE Baisse de rendement, grains déclassés et perte de marché dans le cas de certification biologique ou sans intrant : la dérive d’herbicides n’a pas les mêmes conséquences pour tous.POUR DES FRAISES HATIVES On les implante à l’automne et elles produisent dès le printemps suivant.En plus, on les cueille 5 à 10 jours plus tôt.¦ EN COUVERTURE ELLE FAIT SA PLACE À GRANDS COUPS DE « JE T’AIME » Sourire rayonnant, volonté de fer, curiosité sans borne, enthousiasme contagieux : Lyne Riopel bouleverse (un peu) les habitudes de la ferme Gagnon, au grand bonheur de son futur mari, Richard, et de la mère de celui-ci, Jacqueline, propriétaire de la ferme.TOUTVENT ABONNEZ-VOUS SANS TARDER !: Nom : Entreprise :_________________________________________________________________ Adresse :____________________________________________________________________ Ville : Province : Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@lebulletin.rogers.com www.lebulletin.com Code postal : „ Courriel :_______ _ Tél.: ( ! TARIFS D’ABONNEMENTS Durée de l’abonnement : O un an 48,31 $ O deux ans 86,27 $ O trois ans 113,87 $ O chèque ci-joint Q envoyez-moi la facture Q O No de carte : I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Date d’expiration : Signature : Date :______ Cette offre est aussi accessible à nos fidèles lecteurs, qui la recevront par la poste au renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d'abonnés, cochez ici ?.N°TVQ 1016624728 N°TPS R137813424 un an (12 numéros) 42,00$ 2,94$ 3,37$ 48,31$ deux ans (24 numéros) 75,00$ 5,25$ 6,02$ 86,27$ trois ans (36 numéros) 99,00$ 6,93$ 7,94$ 113,87$ Autres pays, 1 an : 68 $ Cette offre expire le 31 décembre 2004. UN CHERCHEUR AMÉRICAIN, joe Lauer, était cité récemment dans une revue spécialisée dans les fourrages : « Le but (de la sélection des hybrides) est de maximiser la consommation de l’énergie, et je ne crois pas que la vache s’inquiète à savoir si cette énergie provient du grain ou de la tige.» Chez nos voisins du Sud, il est courant de qualifier les variétés de maïs ensilage selon le rendement laitier ou le gain de poids obtenu par tonne ou à l’hectare.« Un gros rendement ne garantit pas une bonne productivité laitière.Le rendement combiné à la digestibilité de la fibre et de l’amidon donne la valeur réelle de l’ensilage », souligne l’agronome Martin Lanouette de Syngenta Semences.« Le premier critère à considérer est ce qui se passe au champ.Un hybride mal sélectionné en fonction de son potentiel dans telle région pour tel type de sol ne donnera jamais les rendements et la qualité voulus », affirme Alain Fournier, agronome au MAPAQ dans le Centre-du-Québec.En clair, si vous êtes dans une zone de 2300 UTM, choisissez un hybride de 2300 UTM.« À moins que le semencier vous assure qu’une variété comportant 100 ou 150 UTM de plus se rendra sans risque à maturité avant les Les hybrides feuillus présenteraient un grain à l'amidon plus mou que les hybrides traditionnels, ce qui éviterait d'avoir à utiliser un rouleau craqueur.Les avis sont partagés à ce sujet.Selon la majorité des intervenants, le rouleau craqueur restera toujours un bon investissement pour améliorer la digestibilité de l’ensilage, et aussi la densité lors de l'entreposage.ce qui augmente la qualité de la fermentation et de la conservation.premiers gels », ajoute l’agronome.La mesure des UTM n’est en effet pas d’une précision à toute épreuve.Le second critère est en fait ex æquo avec le premier : il faut récolter avant le gel.« On ne le dira jamais assez, lance M.Fournier.La qualité de l’ensilage diminue radicalement après une gelée, surtout à cause du dessèchement du feuillage.» De plus, si le stade de maturité et le taux d’humidité idéaux ne sont pas Caractéristiques de sélection des variétés Grain Ensilage Rendement en grain Élevé Adéquat Rendement fourrager Adéquat Elevé Tige Résistante à la verse Digestibilité Feuilles N/A Digestibilité Dureté du grain Dur Mou Priorité d’assèchement Epi Aucune (plante complète) Écart entre les hybrides 60 boisseaux à l’acre 8000 livres de lait à l'acre Quel GAIN de POIDS à l’hectare „ pour votre mais ensila élevagjj Les semenciers font la promotion de leurs variétés feuillues ou à haute digestibilité, adaptées à l'ensilement du maïs.Mais à rendement égal, le gain de poids obtenu est-il équivalent ?PAR EMMANUELLE ARÈS, agronome LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 31 PHOTOS : MARTINE GIGUÈRE DÉCEMBRE 2004 evage atteints, on aura des problèmes de fermentation et de conservation de l’ensilage.Une année d’alimentation et de production compromise pour quelques unités thermiques.Le chercheur Lauer résume près de 10 ans d’essais au Wisconsin sur plusieurs types d’hybrides différents.Très digestibles, les hybrides Brown midrib (BMR) sont de très haute qualité, on peut donc s’attendre à de très bonnes performances zootechniques (gain de poids ou production laitière) à la tonne.Par contre, les rendements ne sont pas au rendez-vous, et les plants sont plus sensibles à la verse.M.Lauer souligne toutefois que les derniers hybrides mis sur le marché semblent mieux se comporter.Alain Fournier croit que le maïs Brown midrib est très prometteur, vu sa très haute diges-tibilité.Pourquoi ne pas l’essayer en mélange avec un hybride à haut rendement ?Les dernières recherches démontrent qu’il y a plus de variation de Récolter avant la gelée permet d'avoir un taux de protéines plus élevé car le feuillage est encore vert.L'humidité est le facteur essentiel à une bonne conservation de l'ensilage.Or, une fois le maïs gelé, le taux d'humidité baisse beaucoup plus rapidement.digestibilité entre les hybrides feuillus, qu’entre un feuillu et un traditionnel.Les feuillus produisent un peu plus de tige et de feuilles, mais un peu moins de grains en moyenne.La qualité de l’ensilage est généralement moindre (moins de lait ou gain à la tonne), mais comme le volume est important, les performances à l’hectare sont meilleures.Selon Dominique Jobin de Semico, l’intégration du gène feuillu a révolutionné à sa façon le monde des ensilages, mais il y aurait un grand ménage à faire parmi les hybrides.« Le gène feuillu a apporté des caractéristiques intéressantes qu’il ne s’agit pas de remettre en question.Mais c’est vrai qu’il n’entraîne pas systématiquement de hauts rendements et une haute digestibilité.» Les types cireux ou à haute teneur en huile démontrent des qualités semblables pour l’ensilement, et se comparent aux hybrides normaux.Comme ils contiennent environ 3 à 5 % de plus d’huile, et donc plus d’énergie, la digestibilité de l’amidon est de 100 % plutôt que l’habituel 95 %.Toutefois, les impacts sur les performances animales sont minimes.emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com Au Québec, on semble prendre encore pour acquis qu'un gros rendement au champ se traduira en gros rendement chez l'animal.C'est possible, mais loin d'être systématique.Un tableau vaut mille mots ! Voici une étude menée par Dan Undersander, de l'Université du Wisconsin, sur la valeur de différents hybrides de maïs servis sous forme d’ensilage pendant 150 jours à 100 bouvillons d'engraissement de 500 livres (poids à l’entrée en parc).Le prix d’achat des animaux était de 1,40 $ la livre, pour un prix de vente de 1,20 $ la livre, avec un taux d'intérêt de 8 %.Remarquez entre autres que pour un taux de gain semblable des hybrides 1 et 6 (1,24 et 1,29 livre par jour par animal), le gain de poids à l’acre passe du simple au triple, le profit par tête du simple au double, le profit à l’acre est multiplié par 7, et le besoin en acres est divisé par trois.Hybride poids humide (Va) poids sec (Va) PB (% M.S.) ADF (% M.S) gain (livre/ l/tête) gain (livre/ acre) profit ($/ animal) profit (S/acre) acre/ animal besoins acres totaux 1 17,2 5 8,4 24 1,24 801 39,78 172,58 0,23 23 2 21,8 6,6 9,3 24 1,34 1112 72,06 399,19 0,18 18 4 20,2 13,5 7,2 26,7 0,93 1763 24,48 309,71 0,08 7,9 6 24,1 16,2 8,1 22,4 1,29 2610 90,47 1223,85 0,07 7,4 % 16,6 10,3 7,4 26,2 0,99 1405 27,32 260,68 0,10 10,5 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS V'àVtL . ARCTIC CAT SUSENSION A ESSIEU DROIT ENTIEREMENT NUMÉRIQUE ANALOGIQUE MRP SPEEDRACK" AVANT ET ARRIÉRE SUSPENSION INDÉPENDANTE COMPARTIMENT PLUS PROFOND ET PLUS LARGE tread lightly! Les VIT peuvent être dangereux à conduire ftmr votre sécute, portez toujours un casque, des lunettes desraiité et des vêtements protecteurs.Ne conduisez jamais sur des surlaces pavées ou siï les voies pitetiques.Ne transportez jamais de passager sur un VTT conçu pour une seule personne: ne tentez jamais de faire de cascades: la conduite avec facultés aflafcties (akool.drogue) peut causer des blessures et même la mort Ne faites jamais d'excès de vitesse et soyez particulièrement prudent en terrain accidenté.Les individus âges de moins de 16 ans ne sont pas • „ I ¦ J s autorisés a conduire un VTT Arctic Cat.Arctic Cat recommande a tous les conducteurs de suivie un œurs rie conduite spécfefesé et de kre attentivement le /ÇD\ %) 4 ' manuel de l'utilisateur avant de conduire un VTT À l'instar des défenseurs (te l environnemciit Arcbc Cat vous recommande vivement de conduire lentement .’ kf ‘ ’ 4 sur les terres privées ou publiques Conduisez seulement dans les zones et sentions prévus à cet effet Préservez vos futixes occasions de condure en demon- J ' - /- v .trant votre respect poir l'environnement, les lois locales et les doits d'autiu Éviter les acrobaties; les pros s'entraînent très fort pour vous (a-re crarcquec est Ne tentez pas de repidure les manoeiMesdfliotesdemaiWesêtn natez personne a le lare ftu toute rtormatai sur ta sécuite et tes crus offerts, jjti 'Se^‘ ' ' v-r'V" -v'.x - '-"^^consultez votre concessionnaire.2004 Arctic Cat Sales Inc., marques déposées dArctic Cat Hr.Thief River Falls.MN 5601.(218) 681-499»._ ¦ l.1 "-.;r.' —.-‘'Les VTT Arctic Cat sait des produits de classe mondiale dArctic Cat DE CE MATCH DE Le tout nouveau 400/500 4X4 TBX de Arctic Cat, avec profil redessiné, est incomparable.il est tout simplement meilleur que la compétition.Doté du nouveau châssis pleine grandeur Arctic Cat, le TBX apporte de la distinction et de la classe aux VTT de type « pick-up ».Avec le meilleur espacement du sol de sa catégorie et une suspension exceptionnelle, le TBX est toujours en avance.Pour couronner le tout, le nouveau TBX offre près de 200 % plus d'espace de chargement que son rival le plus réputé.C'est comme comparer des balles de foin avec une poignée de grain.Le compartiment à bascule arrière a une capacité de 300 Ib et il de sécurité.Plus profond et plus large, le compartiment arrière bascule pour le déchargement et possède des rails intégrés pour y fixer des accessoires.Prêt à partir ?Composez le 1 800 3-ARCTIC ou visitez wwwArcticcat.com pour con-! le concessionnaire de votre région.doté loquet est PLUS, PO élevage Du bœuf avec plus de fourrages, C'EST POSSIBLE Une ration plus fourragère donne d'aussi bons résultats qu'une ration très concentrée en grains.PAR ALAIN FOURNIER, agronome Le maïs représente le leader incontesté des grandes cultures au Québec en raison, entre autres, des rendements qu'il procure.Les producteurs de viande bovine ont rapidement compris les avantages de cette plante et en ont fait une composante très importante de l’alimentation de leurs bouvillons.En même temps, des recherches américaines ont démontré qu’il était économiquement intéressant d’alimenter des bouvillons à partir d’une ration très concentrée en maïs-grain.Les producteurs de bouvillons d’abattage du Québec et de l’Ontario ont adopté au fil des années ce type de stratégie d’alimentation.Une équipe de chercheurs de l’Université Guelph en Ontario a effectué récemment une étude qui tend à démontrer qu’une ration plus fourragère donnerait d’aussi bons résultats g qu’une ration très concentrée en w grains.On a aussi comparé la perfor-« mance des bouvillons alimentés avec g de l’orge ou du maïs-grain.% 34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Le bœuf produit à partir du grain d'orge ou de maïs n’est pas vraiment différent en termes de qualité de carcasse ou organoleptique.Orge vs maïs-grain Le Québec comble seulement 20 % de sa demande en bœuf de découpe.Nous importons près de 60 % de notre bœuf de l'Alberta qui est produit en majorité par des bouvillons alimentés avec de l’orge.Les producteurs du Québec et de l’Ontario utilisent généralement le maïs-grain pour finir leurs bouvillons.Pour comparer ces deux types d’aliments, les chercheurs ont utilisé des veaux mâles de grande ossature de race Charolais et de moyenne ossature de race Angus.Les résultats démontrent qu’il n’y a pas de différence à utiliser l’orge ou le maïs-grain pour la finition de bouvillons Charolais (voir le tableau 1).Le taux de gain, la durée d’engraissement et l’efficacité alimentaire de ces animaux ont été similaires, peu importe le grain utilisé.Toutefois, du côté Angus, les veaux ont obtenu un gain journalier supérieur avec le maïs-grain comparativement à l’orge.Ces veaux alimentés au maïs-grain ont cependant maintenu la même efficacité alimentaire que ceux qui consommaient de l’orge.Les chercheurs n’ont pas noté de différence en termes de qualité de carcasse et de qualités organoleptiques (tendreté, jutosité et flaveur) de la viande obtenue avec ces deux régimes.Ration à 50 % vs 15 % de fourrages On a aussi comparé, chez les mêmes veaux, une ration contenant plus de fourrages (50 % d’ensilage de maïs : 35 % de maïs-grain) à une ration plus communément utilisée par l’industrie (15 % d’ensilage de maïs : 70 % de maïs-grain).Les résultats indiquent qu’il est possible d’utiliser une alimentation incluant plus de fourrages sans affecter la performance des bouvillons Charolais (voir le tableau 2).Des résultats similaires ont été obtenus chez les bouvillons Angus quant au gain journalier.Cependant, les veaux Angus ont obtenu une moins bonne efficacité alimentaire avec la ration plus fourragère.Les Charolais alimentés avec la ration plus fourragère étaient moins gras en général et on pouvait noter 1 Comparaison de la performance obtenue selon le type de grain utilisé dans la ration de bouvillons Charolais en finition 2 Comparaison de la performance obtenue selon le niveau de fourrage utilisé dans la ration de bouvillons Charolais en finition Type de grain utilisé Niveau de fourrage (base M.S.) Maïs-grain roulé Orge roulé 50 % d’ensilage 15 % d’ensilage Durée d’engraissement (jours) 212 216 Durée d'engraissement (jours) 218 210 Gain journalier (kg/jour) 1,6 (3,5 Ib/jour) 1,6 (3,5 Ib/jour) Gain journalier (kg/jour) 1,6 (3,5 Ib/jour) 1,6 (3,5 Ib/jour) Efficacité alimentaire (kg de M.S./kg de gain) 5,8 5,6 Efficacité alimentaire (kg de M.S./kg de gain) 5,7 5,7 Poids final 669,9 kg (1476 Ib) 668,2 kg (1473 Ib) Poids final 668,8 kg (1474 Ib) 669,3 kg (1475 Ib) M.S.= matière sèche consommée une légère diminution du gras intramusculaire (persillage) chez ces veaux.Cette différence n’a pas été observée chez les veaux Angus.Les qualités organoleptiques de la viande n’ont pas été affectées par les deux stratégies d’alimentation.Il est donc possible d'utiliser des stratégies d’alimentation différentes pour la finition de bouvillons (orge vs maïs-grain ou ration contenant 50 % ou 15 % de fourrages) et obtenir des résultats à peu près équivalents.Le bœuf produit à partir du grain d'orge ou de maïs n’est pas vraiment différent en termes de qualités de carcasse et organoleptiques.De plus, l'utilisation d’une ration plus fourragère permet d’éviter certains problèmes d'aci-dose qui peuvent causer des pertes importantes de performance, te Alain Fournier, agronome, est conseiller en productions bovine et laitière au MAPAQ, région Centre-du-Québec.Un départ en santé Pendant la période de transition vers la lactation, un fossé peut se creuser entre les besoins énergétiques de vos vaches et leur consommation d'énergie.Ce déséquilibre caractéristique peut entraîner l'acétonémie subclinique, un déplacement de caillette et d'autres maladies de la lactation susceptibles de nuire à la production.Il est possible de combler le fossé entre les besoins et la consommation d'énergie, pour aider votre troupeau à traverser cette délicate période de transition, avec de saines pratiques de régie.Une bonne alimentation y contribue.La capsule à libération lente Rumensin® CRC est aussi un pas dans la bonne direction pour aider à prévenir l'acétonémie subclinique chez les bovins laitiers en lactation.Comblez le fossé, améliorez la santé de vos vaches en transition et permettez-leur d'exprimer tout leur potentiel de production.Consultez votre conseiller en production laitière au sujet de Rumensin CRC.ELANCO Pour un départ en santé ELANCO* Rumensin® CRC et les barres diagonales de couleur sont des marques déposées de Eli Lilly and Company.Utilisation sous licence par ELANCO/Division de Eli Lilly Canada Inc LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 35 DÉCEMBRE 2004 DÉCEMBRE 2004 GLOBALEMENT PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome Laurent Lemieux et Madeleine Champagne, de la ferme Gosford de Sainte-Agathe de Lotbinière, récipiendaire du titre de la ferme porcine de l’année en 2002, catégorie finisseur, sont membres d’un groupe conseil agricole depuis plus de 20 ans.Quel poste de dépense est le plus important ?Où doit-on investir en premier ?Avant toute chose, il faut analyser l'entreprise dans son ensemble.VOYONS CHOSES BENOIT TURGEON A DU MÉTIER.Voilà maintenant 22 ans qu’il est conseiller du Groupe conseil agricole Beaurivage, en Beauce, appelé syndicat de gestion agricole avant le printemps 2002.Environ la moitié de son groupe de 45 membres est concentrée en production porcine.L’autre moitié est orientée en production bovine et compte quelques autres productions.Ce conseiller a donc une excellente connaissance du secteur porcin en plus de la maîtrise de la gestion.Mais, selon lui, que l'on soit producteur de porcs ou producteur dans un autre secteur, le travail du conseiller est le même : l’important, c’est de voir l’entreprise dans sa globalité.« J’ai déjà eu un apiculteur, raconte-t-il.Je ne connaissais rien de cette production, mais ce n’était pas grave parce que lui connaissait la technique.» Vision globale « L’approche en production porcine est la même que celle d’une autre production.ou même d’un garage, explique Benoit Turgeon.Il s’agit d’appliquer les principes d’une bonne gestion.» Prenons par exemple une ferme aux prises avec le problème environnemental, problème criant sur le territoire du groupe de M.Turgeon.Solution envisagée par l’entreprise : acheter plus de terre pour épandre.Ce geste règle un problème, mais est-ce que l’entreprise est capable de le supporter financièrement ?N’y aurait-il pas d'autres solutions plus économiques ?Autre situation : les exploitants 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT LE BULLETIN DES , d’une entreprise concentrée en trois secteurs, lait, maternité porcine et engraissement, veulent abandonner l’exploitation de la maternité.Le conseiller regarde avec eux quel aurait été le revenu de 2003 sans la maternité.Résultat, lorsque tous les ajustements sont faits, on arrive à 40 000 $ de moins en revenu, alors que les exploitants n’envisageaient qu’une baisse de 10 000 $ ! Benoit Turgeon vante bien sûr l’avantage des groupes conseils agricoles d’avoir ce type d’approche.Mais avec quelque 2000 membres de ces groupes au Québec, toutes productions confondues, les autres producteurs doivent bien obtenir leur information ailleurs?L’information technique, ils l'obtiennent de clubs d’encadrement techniques, des coopératives ou des meuneries, répond le conseiller.Côté financier, il y a les comptables, qui en font une partie, et les institutions financières.Cependant, ces dernières ont comme fonction de prêter de l’argent, donc d’agir en réaction à une situation donnée, et non pas d’agir en proaction.Selon Benoit Turgeon, ces différents intervenants ne sont pas en compétition.Au contraire, ils sont complémentaires.Agir en proaction Être proactif, c’est être capable d’avoir un regard sur l’avenir de l’entreprise et la vision de ses propriétaires.Par ! exemple, les parents fin quarantaine sont pas prêts à prendre leur Etnyjte, mais leur enfant de 20 ans est Avant d’entreprendre un projet, comme la construction d’une porcherie, mieux vaut voir l’entreprise dans son ensemble.Ci-contre, la porcherie construite par Laurent Lemieux et Madeleine Champagne en 2000.prêt à s’impliquer.La solution envisagée pour tout de suite est de grossir l'entreprise pour permettre aux deux générations de soutirer un revenu intéressant.Dans 10 ans, quand l’enfant prendra définitivement les rênes de l’entreprise, que va-t-il se passer alors ?Quel genre d'entreprise le jeune voudra-t-il avoir ?« Plusieurs producteurs en prennent beaucoup financièrement.On essaie de leur faire penser à ce à quoi ils vont avoir à faire face dans les prochaines années (achat de machinerie, nouvelle construction, etc.) », dit Benoit Turgeon.Comparer ses chiffres Pour s’aider, le conseiller utilise les données des analyses de groupe au niveau provincial.En production porcine, c’est justement Benoit Turgeon qui effectue cette analyse.Il a vu des frais de propane varier entre 15 $ et 120 $ la truie, mais la moyenne se situe à près de 45 $.Si les frais de chauffage sont élevés, avant de proposer d’augmenter la productivité des truies, il va d’abord suggérer de diminuer les coûts de chauffage.Pour savoir comment arriver à l’objectif fixé, le producteur pourra ensuite en parler avec son conseiller de club technique, de meunerie ou de coopérative, ou autre.En fait, Benoit Turgeon rêve du jour où les différents conseillers travailleront ensemble pour le mieux-être des producteurs.« J’imagine un conseil d'entreprise, dit-il, où chacun serait ainsi au courant du plan de l’entreprise.» Des légendes tenaces « Il y a deux légendes urbaines, ou rurales, à propos des groupes conseils agricoles, dit Benoit Turgeon.La première, c’est que les fermes qui restent membres, ce sont des fermes où ça va mal.L’autre, c’est qu’on devrait être membre pendant cinq ou six ans et quitter le groupe par la suite.Je crois que c'est plutôt le contraire.Les fermes qui restent nous forcent à faire évoluer les services.» Une ferme qui peut exprimer cette continuité et faire mentir les détracteurs est la ferme Gosford.Les propriétaires de cette entreprise porcine de Sainte-Agathe, dans Lotbinière, font partie des membres fondateurs du Syndicat de gestion agricole Beaurivage, devenu récemment le Groupe conseil agricole Beaurivage.Madeleine Champagne et Laurent Lemieux se sont également impliqués personnellement dans la destinée du syndicat en étant à tour de rôle membres du conseil d'administration.En 2002, la ferme Gosford recevait le titre de ferme porcine de l'année, catégorie finisseur.Déjà producteurs de lait, Madeleine Champagne et Laurent Lemieux sont devenus producteurs de porcs sans le vouloir, en 1978, lorsque l’Office du crédit agricole leur refuse le financement pour des vaches et du quota, mais accepte de leur prêter gqur construire une porcherie.En^g|H| 736403 DÉCEMBRE 2004 élevage deviennent membres du syndicat de gestion.Ils se rendent compte qu’ils ne sont pas les seuls à devoir sans cesse calculer pour s’assurer un bon revenu.Ils décident, avec leur conseiller, de vendre la machinerie pour acheter du quota et ils adhèrent à une coopérative d’utilisation de machinerie agricole.Avec l’arrivée de l’assurance-stabilisation en 1984, ils achètent l’inventaire de porcs.En 1992, ils font passer leur troupeau laitier à 45 vaches.Le troupeau avait doublé et le quota, quintuplé, en 20 ans.Mais les problèmes de santé de Laurent, toujours en 1992, les obligent à repositionner leur entreprise.Les vaches et le quota sont vendus et, en 1994, l'étable est transformée en porcherie.Les coupures à l’ASRA qui ont suivi les obligent à faire de nouveau un choix : un des deux doit travailler à l’extérieur ou ils doivent construire une autre porcherie.C’est la porcherie qui est retenue et construite en 2000, faisant passer le nombre de places à 2750 porcs.La prochaine grande décision sera la vente de l'entreprise d’ici quelques années, car aucun des trois enfants de Madeleine Champagne et Laurent Lemieux n’est intéressé.Aujourd’hui, le couple est certain d’avoir pris les bonnes décisions au bon moment.« On en aurait arraché pas mal plus sans syndicat de gestion », conclut Laurent Lemieux.Pour Benoit Turgeon, conseiller au Groupe conseil agricole Beau-rivage, son rôle n’est pas de connaître une production en particulier, mais d’appliquer plutôt les principes d’une saine gestion.Durant toutes ces années, les décisions importantes ont été prises avec leur conseiller en gestion.Madeleine Champagne et Laurent Lemieux n’ont jamais quitté le syndicat.« Quand on paie juste la cotisation, on trouve que ça coûte cher, mais quand on travaille avec le conseiller, on se rend compte que ça ne coûte vraiment pas cher », dit Laurent Lemieux.Les années qu’ils n'ont pas de projet spécifique, ils consultent l'analyse de groupe pour se comparer et rencontrent leur conseiller pour le suivi.(mariejoseeparent@videotron.ca) m- m 4 LE PLUS GRAND SALON AGRICOLE INTERIEUR AU CANADA Mi CANADIAN INTERN ATI NAL 8 au 11 février 2005 International Centre 6900 Airport Road Toronto (Mississauga), ON Le printemps est la Saison des achats ! Voyez toutes les nouveautés ! Plus de 500 exposants présentant l'agriculture de demain ! GAGNEZ des éléments du « Garage de rêves » plus un des deux prix de 1 000 $ ! Pour plus d'information 1-888-689-3721 www.torontofarmshow.com Horaire de l'exposition Mardi 8 février 9 h 00 à 16 h 30 Mercredi 9 février 9 h 00 à 16 h 30 Jeudi 10 février.9 h 00 à 16 h 30 Vendredi 11 février 9 h 00 à 16 h 00 Voyez les concessionnaires participants pour obtenir des laissez-passer avec rabais de 5 $.Commandité par les associations clés de l'industrie : AEM kOAFEDA> Association des détaillants en équipement de ferme de l'Ontario AEM, Canada Appuyé par : • Association des grossistes en équipement de ferme de l'Ontario • Publications de Ontario Farmer Produit et géré par dmg world media 1434 Chemong Rd., Unit 3, R.R.#1, Peterborough, ON K9J 6X2 Tél.: (705) 741-2536 Sans frais : 1 888 689-3721 Téléc.: (705) 741-2539 www.torontofarmshow.com • info@torontofarmshow.com 38 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS QUESTION DE S'ENTOURER Guylaine Bergeron, propriétaire de la ferme Porcelaine de Saint-lsidore, en Beauce, est de ceux qui ont quitté, puis rejoint les rangs d’un syndicat de gestion agricole.« Au décès de mon mari, j’avais besoin d’être entourée; j’avais besoin d’être sécurisée », raconte cette mère de famille qui a subitement perdu son mari en 1995.Un employé à gérer, des décisions importantes à prendre quant à l’avenir de l’entreprise, des champs à cultiver, un problème environnemental à solutionner.Le défi était grand.C’est Guylaine Bergeron qui a demandé de faire partie du Groupe conseil agricole Beaurivage, avec Benoit Turgeon, parce que le conseiller connaît bien la production porcine.Selon sa municipalité, elle devrait faire partie du groupe voisin, auquel elle a déjà appartenu dans le passé, mais dans lequel on retrouve très peu de producteurs de porcs.Or, cet aspect est très important pour l’agricultrice parce que le conseiller voit d’autres entreprises et peut lui apporter des solutions adaptées à sa production.EMPECHEZ LE S R P.À la mort de son mari, Guylaine Bergeron a choisi de s’entourer de personnes compétentes.Son conseiller en gestion en faisait partie.Avec l’aide du conseiller, Mme Bergeron a opté pour la location de la terne et, en 2002, la construction d’une maternité de 500 truies.L’entreprise était auparavant de type naisseur-finisseur de 100 truies, une dimension inadéquate pour faire vivre la propriétaire et son employé.« Quand on a monté le projet ici, on a tout calculé, le financement et tout, raconte Guylaine Bergeron.Quand on a présenté le projet à la Financière, tout était prêt, dans les moindres détails.» Aujourd’hui, Guylaine Bergeron est satisfaite de son choix.Une maternité de 250 truies aurait pu suffire maintenant, mais en accédant à un bâtiment de 500 truies, elle s’assure de garder son entreprise intéressante pour les 10 prochaines années.Elle a l’intention de rester membre du groupe conseil, même si son projet est réalisé.« Une entreprise, c’est toujours en mouvement, dit-elle.Il y a toujours quelque chose à vendre ou à acheter.» fs .DE FAIRE DERAILLER VOS ACTIVITES.JSchcring-Plough Santé Animale.Division de SCHEMING CANADA Inc.Pointe-Claiw (Québec) H9R 184'.'Manp déporte de Schenng Canada me NUFSOOi-04f-*n__________________________________________ KWS-OOi emandez à Les producteurs de porc canadiens peuvent enfin voir la lumière au bout du tunnel.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 39 DÉCEMBRE 2004 76788-11-04 SDGEPDRC Une réalisation et Productions animales "LA CHAINE HUMAINE AU SERVICE DE LA PERFORMANCE ANIMALE." PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT A^WENÏ, utiles 11 Le Couvoir Sélect est situé à Saint-Adelphe, tout près des fermes d’Éric, Léon et Sylvain Gagnon, mais sur un site différent.Le troisième fils de Léon Gagnon, Alexandre (à l’avant-plan), travaille sur les différentes entreprises.L’autre actionnaire du couvoir, Kurt McCartney (absent sur la photo), possède une ferme à plus d’une heure de là.Vue des aires de chargement et de déchargement.La porte de gauche permet l’entrée des œufs.La porte à sa droite assure le transbordement des déchets.Complètement à droite, deux portes servent au chargement des poussins, prêts pour la livraison.On entrevoit les différents systèmes d'aération, de chauffage et de climatisation indépendants pour chaque pièce.À LA SORTIE DU VILLAGE de Saint-Adelphe, en Mauricie, une affiche annonce le Couvoir Sélect, la plus récente et la plus moderne installation du genre au Canada.lusqu’à 1,5 million de poussins, des dindonneaux, peuvent y sortir de leur coquille chaque année.La bâtisse est déjà conçue pour en produire un million de plus, après quelques modifications.La construction du couvoir a débuté à l'automne 2003 pour une mise en opération en février 2004.Avant même son inauguration, en juillet dernier, l’entreprise se voyait octroyer, en mai, le prix pour la Création d’entreprise agroalimentaire de l’année par la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie.Quatre producteurs de dindons en sont propriétaires : Léon Gagnon et ses deux fils, Sylvain et Éric, et Kurt McCartney.Pour Léon Gagnon, président de Couvoir Sélect, et ses deux fils actionnaires, il s’agissait là d’une suite logique.La famille Gagnon œuvre dans la dinde de reproduction depuis 50 ans.En 1973, Léon Gagnon et son frère Georges prenaient la relève de leur père Herménégilde.En 1990, Georges Gagnon vendait ses parts à Léon et sa femme, Julienne.Puis, il y a deux ans, deux de leurs fils, Sylvain et Éric, se lançaient dans l’élevage de dindons.La ferme L et ) Gagnon, propriété de Léon et Julienne, regroupe une ferme de 12 000 dindes de reproduction, la QUATRIEME COUVOIR AU QUEBEC En Mauricie, on vient d'inaugurer un tout nouveau couvoir de dindonneaux.Visite des installations ultra-modernes.PAR MARIE-JOSÉE PARENT, agronome production de 50 000 dindons (40 000 dindons légers et 10 000 dindons lourds) sur trois sites, et 240 hectares en cultures de céréales et de maïs.La ferme Sylvain et Éric Gagnon élève 24 000 dindons légers par an sur un site.Leur frère Alexandre travaille avec eux.Depuis quelques années, les activités des entreprises ont considérablement augmenté pour permettre aux trois enfants de Léon Gagnon d’y prendre part.Le couvoir s’établit dans cette progression, tout en comblant le segment de production manquant entre la production d’œufs d’incubation et la production de dindons.Tous les sites de production des Gagnon sont situés à Saint-Adelphe.De son côté, Kurt McCartney, le vice-président de Couvoir Sélect, est producteur de dindons à Saint-Gabriel-de-Valcartier, dans la région de Québec.Il y LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 41 DÉCEMBRE 2004 DÉCEMBRE 2004 élevage produit 100 000 dindons par an, en poulaillers ou sur parcours.Pour cette première année d’exploitation, le couvoir devrait voir la production de 700 000 poussins.L’an prochain, les producteurs s’attendent à monter ce volume à plus de un million.Une partie de ce volume remplace des achats de poussins auparavant effectués en Ontario.À la fine pointe La bâtisse est conçue dans une suite logique pour assurer une bonne biosécurité.Les œufs arrivent dans une pièce.Ils sont expédiés dans la salle regroupant les incubateurs, puis ils passent directement dans celle contenant les éclosoirs.Les poussins sont ensuite expédiés dans la salle des services.Une salle de lavage permet de nettoyer les chariots qui seront rangés dans la salle suivante, prêts à recevoir de nouveaux œufs.Le système de ventilation est une autre particularité.Chaque chambre possède son propre système |~ï~[ Le plafond d’une salle laisse voir le système de ventilation unique pour chaque salle, pô] Cette salle renferme six incubateurs, dont deux de plus petite capacité.On voit ici la moitié des incubateurs.L’autre partie lui fait face.|~3~| Les incubateurs sont entièrement contrôlés par ordinateur.[~4~| Les éclosoirs étaient vides au moment de la visite du Bulletin.L’équipement du milieu pourvu de ventilateurs assure la production et la dispersion de la chaleur et de l'humidité.Des chariots avec des plateaux à plat, plutôt qu’inclinés, sont placés de chaque côté.|~5~] Appareil servant au dégriffage.[61 Équipement servant à la vaccination et au débecquage.d’aération, de climatisation et de chauffage.La pression d’air de chacune des chambres est ajustée en conséquence, de telle sorte que, par exemple, les particules de la salle des services ne se retrouvent dans la salle d’incubation.Les œufs logent dans six incubateurs pour une période de 24,5 jours.Les incubateurs de la série Platinum, de la compagnie Jamesway, sont entièrement contrôlés par ordinateur.Dans la chambre voisine, on retrouve trois éclosoirs de la même série.Avec ces équipements, on contrôle plusieurs paramètres, tels l’humidité et la température.« On peut contrôler jusqu’au gaz carbonique, ajoute Léon Gagnon.On est les seuls à être équipés comme ça.» L’ordinateur du couvoir est prévu pour être relié à celui de la maison.Même la compagnie Jamesway est connectée à l’ordinateur du couvoir, via Internet, pour assurer le suivi technique.Dans la salle des services, les équipements de dégriffage et de débecquage sont plus conventionnels, assurent les actionnaires.On effectue le sexage à la main.Actuellement, les 12 employés travaillent à temps partiel.Un directeur de production coordonne le travail.Jusqu’à cet automne, cette tâche était assurée par un des actionnaires, Sylvain Gagnon, fs mariejoseeparent@videotron.ca 42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SALON EXPO CHAMPS producteurs vont tout d’abord cultiver des variétés ; Roundup Ready », dit Gaétan Grondin.Puisque le ' potentiel de rendements des variétés hâtives est ; moindre, il faut tenir compte du coût de la lutte aux î mauvaises herbes.Autre réalité, les fermes prennent I i aussi de l’ampleur, le soya permet d étaler les travaux, j t « Je pensais que le soya était une culture plus diffi- S < cile que cela à réussir », lance Denis Leclerc, produc- ; teur céréalier à Saint-Jean-Port-Joli.À l’essai sur .15 hectares depuis deux ans, l’introduction du soya 4 répond à divers besoins : briser le cycle des maladies, ¦ apporter de l’azote pour la culture suivante et sim-I plifier la lutte aux mauvaises herbes.« Je ne ferai pas toujours du soya Roundup Ready, je vais tenter de «SEMENCES Wi PQUSSE en REGION Cette culture fait des percées un peu partout au Québec.Pourquoi ?Entre autres pour briser le cycle des maladies, répond un producteur.PAR MARTINE GIGUÈRE, agronome toucher une prime avec d’autres variétés », souligne M.Leclerc.Gaétan Grondin sème son soya aux 30 ou 36 cm (12 ou 14 po).« Les plants bénéficient ainsi de plus de lumière », précise-t-il.En plus, les sols ont des teneurs élevées en matière organique, donc plus l’entrenœud se développe en longueur, plus il y a de risque de verse et de maladies.À Saint-Roch-des-Aulnaies, Christian fonças cultive Gaétan Grondin voit beaucoup d’avantages à cultiver du soya sous le climat du Bas-Saint-Laurent : une culture simple, qui n’exige ni andainage, ni séchage, seulement d’être ventilée au besoin.aussi du soya.Producteur laitier et céréalier certifié biologique, M.fonças sème du soya pour l’alimentation humaine, il obtient des prix fort intéressants.Cependant, les rendements ne sont pas toujours au rendez vous, dame nature y est pour quelque chose.« Je cultive dans des sols lourds, et nous avons eu un printemps froid et humide, je m’attends donc à des rendements oscillant autour de 1,25 tonne hectare », souligne Christian fonças.Autre particularité, Christian fonças a semé une variété plus tardive cette année.« fe récolte lorsque le plant est complètement défolié, après au moins trois gelées », explique-t-il.Le producteur évite ainsi de tacher le grain.« En semant une variété plus tardive, je fais le pari que si l’automne est favorable à la culture, je pourrai obtenir de plus hauts rendements qu’avec une variété hâtive », indique le producteur.Puisqu’il est sous régie biologique, la lutte aux mauvaises herbes se fait à l’aide du peigne.Aussi, il porte une attention particulière à la fertilisation.martine.giguere@lebulletin.rogers.com « En semant une variété plus tardive, je fais le pari que si l’automne est favorable à la culture, je pourrai obtenir de plus hauts rendements qu’avec une variété hâtive », indique Christian Joncas.» j LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DÉCEMBRE 2004 Offrez nouveauté la pour Noël! Des certificats cadeaux applicables sur les événements ou les publications sont aussi disponibles Communiquez avec le Service à la clientèle dès maintenant ! 1 888 535-2537 client@craaq.qc.ca www.craaq.qc.ca Centre de référence EN AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE DU QUÉBEC CR26Q.m LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Depuis longtemps, le prêtre avait abandonné l’idée de convertir à sa foi ceux qu’il ne considérait plus comme des êtres sans âme, mais plutôt comme des hommes et des femmes guidés par un instinct que des millénaires de solitude et de dangers avaient adaptés aux circonstances.Il ne regrettait plus la vie du Sud, n’enviait plus ceux qui y vivaient.Ici, il était chez lui.Ce peuple était le sien et il aimait ces gens pour leur bonhomie, leurs joies simples et leur opiniâtreté.Il se savait apprécié après tant d’années passées à soigner, à consoler, à partager et à donner.Le contact perdu avec la civilisation avait obligé le vieux prêtre à se satisfaire des seules disponibilités des lieux, et il n’en était pas attristé.Une seule chose manquait, cependant, à son bonheur.Il aurait aimé, à la fin de sa vie qu’il savait prochaine, s’agenouiller au pied d’une crèche et y contempler comme lorsqu’il était enfant, un Dieu nouveau-né.Il savait que ce Noël serait pour lui le dernier et ce rêve l’obsédait.QUELQUE PART DANS LE VILLAGE, un Inuit s’affairait à compléter un ouvrage qui, espérait-il, plairait à l’homme blanc venu il y a longtemps, à bord d’un grand bateau de fer.Ce vieil homme l’avait sauvé d’une blessure que même le chaman n’avait pu guérir.Il lui devait la vie, comme bien d’autres autour de lui.Le temps pressait, la lune serait pleine bientôt, et c’est à cette période, il le savait, que le vieillard apprécierait le fruit de son travail.Il s’activa et quand tout fut complété, il alla déposer son cadeau à la porte du prêtre.La sculpture était faite de glace, de cette glace sombre que l’on ne trouve qu’au fond des crevasses profondes et que les froids intenses ont veiné de teintes presque artificielles.L’image était naïve, mais d’une grande beauté, d’une grande pureté.Quand le prêtre la trouva, il ne su que prier, et c’est à genoux dans la neige qu’il le fit.Il pria ce Dieu pour qui il avait consacré sa vie.Il le pria pour qu’il protège ces hommes et ces femmes dénués de tout confort afin qu’ils puissent continuer à tirer parti d’une vie peuplée de risques et de périls.C’est dans cette position de contemplation qu’on le retrouva dans la pénombre d’un matin polaire.Et c’est dans cette position qu’on enterra son corps et la petite sculpture sous des cailloux et des blocs de neige et de glace.Les vieux Inuits disent encore aujourd’hui avoir connaissance d’un lieu très éloigné où est érigé un monticule de pierres, de glace et de neige qui curieusement ne fond jamais, même quand les lichens et les fleurs arctiques reprennent vie sous les chauds rayons de soleil du printemps, k La rumeur circule qu'il est impossible de trouver l'âme sœur dans Internet, qu'on n'y trouve que des gens superficiels.C'est vrai que certaines personnes vivent de mauvaises expériences.Pourtant d'autres y ont déniché la perle rare.par Marie-Josée Parent, agionome vie rurale i 75 Depuis qu’il existe, Internet rassemble les gens dans un lieu virtuel appelé par certains le cyberespace.Il n'en fallait pas plus pour qu'il devienne un lieu de recherche de l’âme sœur.Et puis, vous vous dites : « Pourquoi pas moi ?» Vous vous inscrivez dans un des nombreux sites de rencontre.Vous voyez la description de la personne rêvée.Vous lui écrivez.Vous êtes tout fébrile à l’attente de sa réponse.Après quelques échanges, vous passez à l'étape suivante : le contact téléphonique.Et puis, vous vous rendez jusqu’au test ultime, la rencontre, avant de découvrir qu’il ne s’agit pas du tout de la personne décrite dans le profil, ni même dans les lettres.Débouté, vous recommencez à zéro.C’est ce que vit Réjean depuis un an.Ce propriétaire d’une petite ferme, Isabelle Ménard et Yves Beauchesne se sont rencontrés par Internet au début de l'été 2003.Ils sont aujourd’hui les heureux parents de bébé Jérémie.en Montérégie, avoue avoir passé beaucoup de temps à l’automne 2003 et au printemps 2004, à la recherche de l’âme sœur dans Internet.Il explique même avoir essayé sur cinq sites différents.« Ce qui m’y a attiré, c’est l'espoir que ça donne, mais ça s’est vite transformé en désillusion », raconte ce mordu de l’informatique de 50 ans.Il s’est rendu à l’étape du téléphone à 10 ou 12 reprises, et à l’étape de la rencontre à quatre reprises.Ce qu’il a le plus remarqué, c’est que beaucoup de gens ne se décrivent pas comme ils sont en réalité.« Je commence à ne plus croire en Internet », avoue-t-il.Ce genre de déception n’est pas rare, comme en fait foi ce commentaire de Yves Chalifoux : « Personnellement, il y a près de cinq ans mainte- nant que je fréquente plusieurs agences de rencontre dans Internet, et je suis profondément déçu de ce type de recherche.La plupart des gens en profitent pour essayer de trouver la personne de leur choix en y mettant une multitude de critères, en se disant que si ça ne fonctionne pas avec le premier, on en rencontre un autre, c’est tout.Jusqu’à ce qu’on trouve.J’ai le cœur en mille miettes de ces rencontres par le Net, mais je continue à espérer que quelque part, il y aura une personne que je pourrai trouver et qu’elle sera authentique dans ses démarches.» Si plusieurs se découragent au fil des rencontres, d’autres dénichent l’âme sœur.Isabelle Ménard, 22 ans, et Yves Beauchesne, 24 ans, se sont trouvés par Internet.Et depuis, leur LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DÉCEMBRE 2004 vie rurale PETITS CONSEILS UTILES Le concepteur du site Agrirencontre (www.agrirencontre.com), Luc Gagnon, a connu sa femme lorsqu'il fréquentait un site de rencontres, à l’automne 1999.Un bébé est même prévu pour ce mois-ci (décembre).« J’aimerais bien vous dire que c’est par Agrirencontre qu’on s’est connus, mais le site n’existait pas à l’époque, dit-il.C’est par Réseau Contact (www.reseaucontact.com).» En novembre 2001, Luc Gagnon démarrait son propre site de rencontres pour les gens du milieu rural parce qu’il est lui-même originaire de ce milieu.Le site est entièrement gratuit jusqu’à cet automne, mais il devrait renfermer des services payants sous peu, si ce n’est déjà fait au moment de la parution.Ayant lui-même connu l’expérience, M.Gagnon y va de quelques conseils pour quiconque veut rencontrer l'âme sœur dans Internet.1.Une photo ajoutée à sa fiche descriptive augmente le nombre de visites.Pour les gens réticents à laisser leur photo à la portée de tous, certains sites de rencontre offrent la possibilité de choisir les personnes à qui on permet de la voir.2.La fiche descriptive, le profil, est votre carte de visite.Elle doit contenir suffisamment d’informations sur vous pour attirer l’attention des internautes.Par exemple, le fait de dire qu'on aime la musique peut initier une conversation.3.Faites attention à votre français.L’essentiel n’est pas d’écrire comme Molière, mais d’avoir l’air soigné.4.Il y a plus d’hommes que de femmes qui recherchent dans Internet.Les hommes doivent donc être plus proactifs que leurs consœurs.Il n’est donc pas surprenant pour un homme de devoir envoyer beaucoup de messages avant d’avoir une réponse.5.Une adresse neutre comme celles offertes par Yahoo! (cf.yahoo.com) ou Hotmail (ca.msn.com) permet d’écrire de façon plus confidentielle jusqu’à ce qu’un lien de confiance s’établisse.6.Avant de transmettre des informations personnelles, assurez-vous d’avoir confiance en la personne.Il vaut mieux que la femme demande le numéro de téléphone de l’homme.Rappelez-vous qu’il est facile de retracer quelqu’un avec seulement un numéro de téléphone.7.Ne prévoyez pas une longue première rencontre.Vaut mieux prendre un verre ou un café.Si ça va bien et que la soirée est jeune, on peut poursuivre avec un souper au restaurant.Si la rencontre s’avère négative, ça se termine là.8.La première rencontre doit avoir lieu dans un endroit public.9.Rendez-vous au lieu de rencontre par vos propres moyens pour la première fois.Si ça se déroule mal, vous pouvez toujours revenir rapidement.10.Avant de rencontrer l’autre, essayez de ne pas l’idéaliser.« C’est difficile, mais c’est important », lance Luc Gagnon.11.La durée de l’échange par courriels avant d’aller plus loin varie selon la personnalité de chacun.Il n’y a pas de bonne méthode.vie en est chamboulée.À l’été 2003, Isabelle s’inscrit sur Agrirencontre.Deux jours plus tard, elle a un message de Yves.Isabelle visite ensuite Yves à l’entreprise familiale, la ferme Bojoy de Norbertville dans les Bois-Francs.Elle y passe l’après-midi et fait la traite pour la première fois de sa vie.« J'avais oublié mes souliers chez lui et je lui ai réécrit pour savoir s’il les avait trouvés, raconte Isabelle.Il a dit oui et a ajouté : c’est drôle, mais j'étais sûr que tu reviendrais.» Puis, ils se sont vus toutes les fins de semaine.À l’automne, Isabelle planifie avec son employeur un congé sabbatique de six mois débutant en janvier dans le but d'étudier en Gestion et exploitation des entreprises agricoles (CEEA), à Victoriaville, avec Yves.Mais le congé s’est transformé en congé de maternité quand ils ont appris, en décembre, qu’Isabelle était enceinte.Bébé Jérémie est né le 24 août dernier.Aujourd’hui, Isabelle apprivoise la vie à la ferme tout en poursuivant, avec Yves, son cours en GEEA.La ferme Bojoy est une ferme laitière de 90 vaches en lactation.On y retrouve également 28 vaches-veaux, des serres de tomates, des asperges et des framboises.Le cas d’Isabelle et de Yves est-il unique ?Pas du tout, s’il faut en croire la dizaine de témoignages parmi la cinquantaine de messages reçus à la suite de l’invitation lancée par Le Bulletin dans Agrirencontre et le forum du Bulletin.Emmanuelle, 21 ans, a rencontré Yan, 25 ans, sur le site de clavardage MIRC (www.mirc.com).Ils sont en couple depuis quatre ans.Ils habitent Mont-Laurier, dans les Laurentides.Denis Tanguay, 36 ans, de l’Estrie, a rencontré sa blonde dans Internet par NetClub (netclub.ca) et file le parfait bonheur.« Je voulais apporter mon témoignage parce qu’il y a beaucoup de préjugés par rapport à Internet », dit-il.Pour sa retraite prochaine, Danielle Lafrance, 55 ans de Longueuil, voulait aller vivre à la campagne.Elle a rencontré Michel Lamarche, 60 ans, pro- 76 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ducteur de porcs de Mont-Laurier, sa ville d’origine, par Agrirencontre.Ce qui est spécial avec Danielle, c’est qu’elle n’a pas accès à Internet chez elle.Elle allait donc à la bibliothèque de quartier ou encore elle utilisait l’ordinateur du bureau dans ses temps de pause.Depuis quelques mois, ils se rencontrent les fins de semaine et la relation s’intensifie.Danielle parle amoureusement et avec admiration de Michel pour qui l’écriture n’est pas la force, mais qui peut pourtant consacrer entre une heure et une heure et demie par soir, pour écrire de la poésie à sa bien-aimée.Eh bien ! Si pour certains l’expérience est très décevante, pour d’autres, elle est source de joie, k mariejoseeparent@videotron.ca PAR EMMANUELLE ARÈS, agronome UNE QUESTION D'ATTITUDE Les gens qui nous poussent à donner le meilleur de nous-même sont notre chemin vers le succès.ON ENTEND PARFOIS ce genre de commentaire : « J’aimerais ne pas avoir toujours raison : je savais, encore une fois, que ça tournerait mal.» Sommes-nous vraiment surpris d’entendre ces mots de la bouche de ceux qui les prononcent, ou s’y attend-on de toute façon parce qu’ils sont négatifs de nature ?Une éditorialiste d’un magazine bovin américain écrivait récemment que ses phrases fétiches sont : « La motivation engendre la chance », et « Le succès est parfois plus une question d’ardeur que d’habileté ».Elle affirme que leur message est bref mais puissant : tout est dans l’attitude ! Elle poursuivait en soulignant que les gens qui nous entourent ont un impact important sur nos états d’âme et, par conséquent, nos façons d’être.Pourtant, même si on le sait en théorie, on dirait qu’on a de grandes difficultés à le mettre en pratique.Quand j’étais ado, j’ai fait partie d’une « gang ».J’aimais bien sa compagnie, mais il semblait que tout fut sujet à chiâler, à s’apitoyer.J’en étais à me demander quand serait mon tour de « passer au batte ».Ma mère m’a alors suggéré : « Demande-toi donc si tu aimes ce que tu es quand tu es avec eux.» En d’autres mots, tiens-toi donc avec des gens qui font sortir le meilleur de toi; sinon, ne perds pas ton énergie avec eux.Que tu restes ou que tu partes, tu finirais probablement par leur déplaire.Depuis, je me suis posé et reposé la question.Souvent, je me suis rendu compte que je n’étais tout simplement pas au bon endroit, au bon moment.Que je m’acharnais à vouloir être heureuse dans une situation que j’avais idéalisée.Malheureuse, amère, j’en étais, par orgueil, à chercher des « bibittes » aux gens qui m’entouraient.et à en trouver.Et c’est vrai, je n’aimais pas ce que j’étais avec ces gens-là.Mais personne d’autre que moi ne pouvait régler le problème.Ma propre obstination me rendait négative.Et le négativisme, c’est contagieux; contagieux et sans fin.Prenons l’exemple d’un coach : il y a celui qui croit que le meilleur peut arriver; et celui qui appréhende l’échec.Il y a aussi l’employeur convaincu que son entreprise est destinée à accomplir quelque chose de spécial; et celui qui se contente du statu quo.On peut aussi parler de l'ami qui nous fait sentir mieux quand ça va mal; et de celui qui nous convainc que ça pourrait encore être pire ! EN AGRICULTURE, où vie de famille et vie professionnelle sont étroitement liées, il est d'autant plus important que les conjoints se supportent mutuellement plutôt que de remettre sans cesse en question les habiletés de l’un et l'autre.Les études menées à l’Université Laval sur le démarrage d’entreprises agricoles démontrent clairement que le support de l’entourage est un facteur primordial de succès (par sa présence) ou d’échec (par son absence).Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, dans le malheur on tend à côtoyer des gens qui vivent la même chose (ou pire) que nous, et la spirale descendante est facile à amorcer.Dans ces moments-là, il est important de déterminer dans notre entourage ceux qui contribuent positivement à notre vie, et se rapprocher d’eux.Le fait qu’ils soient positifs et optimistes ne les rend pas insensibles au malheur pour autant ! Le négativisme tue les rêves et par conséquent, l’espoir.À se faire dire qu’on est bon à rien, on finit par le croire, puis le devenir.Les gens qui nous acceptent avec nos forces et faiblesses et qui nous poussent à donner le meilleur de nous-même sont notre chemin vers le succès, te emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.com La nature humaine étant ce qu'elle est.dans le malheur on tend à côtoyer des gens qui vivent la même chose (ou pire) que nous.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS |PAR LÉON GUERTIN, agronome et ingénieur, et SIMON M.GUERTIN, agronome et ingénieur COMPARONS DES POMMES AVEC DES POMMES La puissance est souvent le premier critère qui guide l'agriculteur au moment de l'achat d'un nouveau tracteur.Mais les tests du Nebraska ou de l'OCDE fournissent des outils fort utiles pour pousser plus loin la comparaison.Pour les non initiés, s’aventurer dans la lecture des tests du Nebraska peut sembler un sport extrême.Pourtant, une fois familiarisé avec quelques termes, on est en mesure de connaître un tracteur comme si on l’avait tricoté.Par exemple, on peut savoir son appétit s’il est attelé à un râteau ou une charrue.Ou encore découvrir son comportement s’il doit affronter une pente dans un rapport de vitesse trop élevé.La première page du rapport des tests présente le tracteur en termes de modèle et d’accessoires, comme le type de transmission ou le choix des pneus.(À titre d’exemple, nous utilisons un rapport tiré du site de l’OCDE, voir l’adresse dans l’encadré.) On y trouve également la date et la station où le tracteur a été testé.En effet, depuis 1986, la loi du Nebraska permet la vente aux États-Unis de tracteurs ayant été testés dans d’autres laboratoires reconnus par l’OCDE.Cet organisme multinational regroupe, avec celle du Nebraska, 30 stations dans 28 pays différents.Les courbes de la première page du rapport résument les caractéristiques du tracteur.LA PREMIÈRE COURBE (EN ROUGE) donne la puissance du tracteur à la prise de force.Les unités utilisées sont soit le kilowatt (kW) ou le ch SAE (100 kW = 134 ch SAE).Cette courbe met en évidence deux notions de puissances : la puissance nominale (ici à 2100 rpm) et la puissance maximale (ici à 1800 rpm).La puissance maximale correspond à l’effort ultime que peut fournir un tracteur sur une courte période de temps sans l’endommager (deux heures aux tests du Nebraska).De son côté, la puissance nominale correspond à l’effort pour lequel le fabricant a construit le tracteur pour travailler en continu.Cette puissance est délivrée au régime nominal du tracteur, normalement plein gaz.LA DEUXIÈME COURBE (EN BLEU) représente la variation du couple à l’effort.Le mot couple est souvent associé au LE BULLETIN DES AGRICULTEURS mot « torque » qui est son équivalent anglais.Cette courbe permet de calculer la réserve de couple, c’est-à-dire le cœur à l’ouvrage d'un tracteur.Cette caractéristique nous indique ce que fera le tracteur si on oublie de changer de rapports de vitesse en montant une pente abrupte par exemple.C’est un peu comme si on faisait passer un test à des cyclistes en les confrontant à une côte.On est tous d’accord que certains se débrouilleraient mieux que d’autres.En fait, ceux qui seraient en mesure de fournir le plus d’efforts sur le pédalier sans arrêter de pédaler seraient qualifiés de posséder une bonne réserve de couple.Peu importe la vitesse à laquelle ils remonteraient la pente.Un moteur possédant une faible réserve de couple obligera à plus de changements de rapports de vitesse.En fait, plus ce pourcentage est élevé, plus le moteur résistera à des surcharges sans tomber à genoux.Dans le cas présent, la réserve de couple est de 50,4 % (512 à 770 Nm), ce qui est très bien.Cette caractéristique varie habituellement de 20 à 60 % selon les moteurs, 60 % étant une excellente réserve de couple.La transmission à variation infinie viendra probablement modifier l’importance de cette caractéristique.En effet, cette transmission est en mesure de maintenir le moteur dans sa zone de confort.LA TROISIÈME COURBE (EN VERT) indique la consommation horaire de carburant en litres par heure.Dans ce cas-ci, on note que la consommation est passablement constante lorsque le tracteur travaille à sa puissance nominale, c’est-à-dire à 2100 rpm, ou qu’il est soumis à plus d’effort et que la révolution baisse à 1800 rpm.Cette caractéristique conduit à LA QUATRIÈME COURBE (EN ORANGE) qui s’appelle la consommation spécifique.Celle-ci correspond au nombre de litres ou grammes consommés à l'heure par kW d’énergie fourni.Comme le chiffre est très petit, le tableau indique habituellement le nombre de grammes de carburant brûlés par kW produit.Plus ce chiffre est petit, plus le moteur est efficace.Un tracteur efficace consommera 220 g/kWh par opposition à un tracteur moins efficace qui brûlera 280 g/kWh.Dans le cas présent, la consommation spécifique a varié de 248 à 273 g/kWh dans la zone de puissance nominale et maximum.Les dispositifs de surpuissance (power boost) Depuis peu de temps, certains constructeurs de tracteurs équipent les moteurs alimentés avec une pompe à injection électronique d’un dispositif qui suralimente le moteur au besoin pour lui faire gagner entre 10 et 30 ch et même plus.Cette technique est déjà utilisée sur les moissonneuses qui ont besoin d’un surplus de puissance lorsqu’elles effectuent la vidange en continuant de battre.Pour s’assurer que cette remontée de puissance ne vienne pas endommager les éléments mécaniques de la 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 VITESSE DE ROTATION DU MOTEUR (RPM) E 640 O 320 VITESSE DE ROTATION DU MOTEUR (RPM) VITESSE DE ROTATION DU MOTEUR (RPM) I I S s S 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 VITESSE DE ROTATION DU MOTEUR (RPM) transmission, les ingénieurs ont imposé la réunion de certaines conditions avant le déclenchement de la surpuissance.Dans certains cas, le processus s’enclenchera seulement si la prise de force et la traction travaillent en même temps (ex.en tirant une fourragère), Une autre condition consiste à attendre que la vitesse d’avancement dépasse les 10 km/h pour éviter un couple trop élevé dans les arbres de transmission, te simon.guertin@lebulletin.rogers.com POUR EN SAVOIR PLUS Les tests exécutés par l’université du Nebraska sont disponibles dans le site suivant : tractortestlab.unl.edu/testreports.htm Et tous les tests des 30 stations affiliées à l’OCDE sont répertoriés en version résumée dans le site de l’OCDE www2.oecd.org/agr-coddb/index_fr.asp LE BULLETIN DES AGRICULTEURS DÉCEMBRE 2004 DÉCEMBRE 2004 Il en aura fallu du temps pour que Sylvie Corbin atteigne son objectif : vivre de l'agriculture, par lionel levac SYLVIE CORBIN A GRANDI dans une ferme où on trouvait de tout : des vaches, quelques cochons, des poules et un peu de légumes.On y vivait de la vente de tout cela.Le destin ne voulait cependant pas qu’elle s’oriente elle-même directement en agriculture.Elle allait y revenir, mais après un long cheminement dans d’autres domaines.Lorsque son père meurt, dans la jeune quarantaine, l'avenir de la ferme des Hauteurs, dans le Bas-Saint-Laurent, est compromis.Tout s’effondre quand, 18 mois plus tard, sa mère meurt à son tour dans un accident.Sylvie Corbin fait des études en éducation physique, elle se marie et achète un dépanneur, à Sainte-Blandine, au sud de Rimouski.Elle y restera 15 ans, ajoutant successivement au commerce un comptoir de livraison pour des achats par catalogue, un comptoir postal, une boulangerie, un club vidéo.À travers tout cela, elle étudie en administration et comptabilité au cégep de Rimouski.On dit souvent que la terre est accaparante, mais le commerce, surtout de « dépannage et d'accommodation » l’est tout autant sinon plus : 7 jours par semaine de 6 heures à 23 heures.« J’étais lasse de tout ça », dit Sylvie Corbin qui raconte ces longues années avec le soulagement de celle qui s’en est sortie.Il y a une dizaine d’années, elle achète donc une ferme, à Saint-Narcisse.Tout y est en piteux état.« Un camion ne pouvait même pas se rendre à l’étable », dit-elle.Rapidement, Sylvie Corbin se retrouve avec une vache, dix moutons, deux truies et quelques poules.Jusque-là, cela ressemblait à la ferme familiale des Hauteurs.La terre avait même été exclue de la zone verte.De longues démarches ont permis à l’agricultrice de la réintroduire en zone protégée.Pendant ce temps, le mari de Mme Corbin, Isidore l’Italien, la pousse à faire des choix.Elle-même se convainc qu’elle doit « vivre de l’agriculture et non pas faire vivre l’agriculture ».Il aura fallu neuf ans avant que la ferme atteigne la rentabilité.Mais pour vivre, les premières années après ce retour à la terre, Sylvie Corbin travaille à temps partiel à aider des gens à développer des commerces ou encore en conduisant des autobus scolaires.Aujourd'hui, Mme Corbin est devenue agricultrice à temps plein et parle fièrement de ses 435 brebis et de ses 400 porcs de haute génétique.Son ton devient plus grave lorsqu’elle parle des lourds investissements qu’il lui a fallu faire.« Strictement pour la porcherie, on parle de 600 000 $.Tout ce que j’ai investi ne rapportera vraiment que dans 10 ou 15 ans.» Ce qu’elle veut laisser à ses enfants se calcule peut-être en dollars, mais aussi, et surtout pour elle, en qualité de vie et du milieu.Par choix, Sylvie Corbin privilégie l’approche douce face à la terre.« La ferme n’est pas certifiée biologique, mais je limite les herbicides et autres produits chimiques.Je préfère travailler la terre un peu plus mécaniquement.» Même si elle montre un grand respect de l'environnement, il lui aura fallu lutter pendant sept ans contre un voisin non agriculteur qui portait plainte à répétition contre elle.Aussi, elle se bute aux lourdeurs administratives.Sur un autre emplacement, à Trinité-des-Monts, un projet de production de cochettes de haut niveau a été gelé, même s’il ne manquait que le certificat environnemental, et cela six ou sept mois avant l’imposition du moratoire sur l’industrie porcine.Avec le permis qu’elle détenait déjà, elle aura cependant réussi à construire sa porcherie ultra-moderne à Saint-Narcisse, pendant le moratoire.À sa fille Nancy et son gendre Alexis Laverdière qui s’intégrent peu à peu à la ferme, elle demande de suivre des cours, de chercher toujours la formation appropriée.Quant à l'amour de la terre et de l’agriculture, elle leur a déjà transmis.Il en est probablement de même pour la volonté et la ténacité, te 80 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Oltre agnculteurs I SPECIAL PARRAINAGE Devenez parrain* et vous aurez deux abonnements pour le prix régulier d’un abonnement ! OUI ! Je voudrais parrainer un nouveau lecteur au Bulletin des agnculteurs afin de partager mon plaisir.Cette offre est aussi admissible à nos fidèles lecteurs qui la recevront par la poste lors du renouvellement de leur abonnement.Les tarifs d’abonnement sont indiqués au verso.*Le lecteur que vous parrainez ne doit pas être un abonné.De mois en mois, nous cultivons la même passion I DE : (1" abonnement) _ Province :______ _Tél.: ( )_ À : (2e abonnement) Code postal _Tél.: ( )_ Durée de l’abonnement : O un an 48,31 $ O deux ans 86,27 $ O trois ans 113,87 $ I O envoyez-moi la facture O chèque O ËÈi O |ŒP| No de carte : I I I I I I I I I I I I I I I Mill Date d’expiration : I I I /1 I I Signature : ___________________________________________________________________Date : ____________________ irs souhaitent Informer nos abonnés en fonction de leur principale production.Si vous ne souhaitez pas qu'un nom figure parmi ces listes d'abonnés, veuillez cocher : o 1- abonnement o 2" abonnement N”TVQ 1016624728 N° TPS RI 37813424.Cette offre expire le 31 décembre 2004.Offre valide au -'-1 '^Etagez le P SPÉCIAL PARRAINAGE 99,00 $ 75,00 $ 42,00 $ 6,93 $ (TPS) 5,25 $ (TPS) 2,94 $ (TPS) 7,94$ (TVQ) 6,02 $ (TVQ) 3,37 $ (TVQ) 113,87 $ 86,27$ 48,31 $ Offre spéciale DEUX ABONNEMENTS POUR LE PRIX RÉGULIER D'UN ABONNEMENT ! leBulletin des agriculteurs 1 800 665 5372 www.lebulletin.com POSTES CANADA O CANADA POST Port payé Postage paid si posté au Canada if mailed in Canada Correspondance- Business Reply Mail réponse d'affaires 6103480 01 1000002179-H4R2A3-BR01 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS SERVICE DES ABONNEMENTS 4380 RUE GARAND BUREAU 1 SAINT-LAURENT OC H4R 2Z7 1000002179H4R2A3BR01 ¦ UN GUIDE D'EXPLORATION DES CARRIÈRES Les éditions Jobboom lance 100 carrières de l’agriculture, des pêches et de l’alimentation, un guide d’exploration des nombreuses carrières qui se déploient au sein de ces secteurs-clés de notre économie.Des travailleurs de ces domaines nous font découvrir leurs responsabilités, leur motivation au travail et leurs conseils pour la relève.On |obSKü trouve aussi dans le guide les principaux programmes d’études et les organismes et regroupements professionnels reliés à ces secteurs.(172 pages, 16,95 $) www.jobboom.com/editions ¦ CABINE AVEC SUSPENSION I .a suspension^BTabme-est-dégorm^îfforarte en optiorhsqr les tracteurs Valtra des séries I et M.Montée à l’avant sur des blocs « silents », elle est reliée a l’arrière au châssis par deux amortisseurs et ressorts hélicoïdaux.1 Jne barre située sur le côté droit prévient les mouvements latéraux de la cabine, et des butées bloquent tout mouvement excessif dans les situations dangereuses.Par ailleurs, le conducteur dispose d’un siège pneumatique à basse fréquence en excellente concordance avec la suspension de la cabine.c'est Mpine ¦ LA GAMME ALPINE DE LANDINI Le Landini Alpine reçoit le nouveau moteur Perkins série 800 quatre cylindres turbocompressés qui délivre de 60 à 74 ch à la pdf selon les modèles.Le conducteur profite d’une transmission avec 60 rapports dans chaque sens de marche.Cette transmission donne une vitesse de route maximale de 40 km/h.Lors des manœuvres, les roues avant braquent à 60 degrés.Les différentiels avant et arrière se bloquent simultanément.Alors que le conducteur compte sur un freinage hydrostatique sur les quatre roues pendant le travail, les quatre roues motrices s’enclenchent automatiquement lors de l’arrêt du tracteur.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 81 ¦ TRACTEURS DE 45 À 75 CH À LA PDF John Deere lance la série 5025 équipée de moteurs de 3 et 4,5 litres répondant à la norme antipollution Tier II.La transmission installée de série est une 9 x 3.En option, cette série peut recevoir une 12x12 ou une 24 x 24 avec inverseur électro-hydraulique situé à gauche sur la colonne de direction.La pompe hydraulique débite 18,5 gpm, capable d’alimenter jusqu’à six prises hydrauliques.Enfin, un bouton localisé sur le tableau de bord actionne le pont avant au besoin.nouveau nouveau La série MF 1500 a reçu une cure de jouvence.Les modèles MF 1533 équipés d'un moteur 3 cylindres et MF 1540 (3 cylindres avec turbo) sont les premiers présentés.Le nouveau moteur diesel plus fort et plus silencieux répond à la norme antipollution Tier II.La couche de graphite qui recouvre les pistons allonge leur vie, et réduit la consommation de carburant, la friction et le bruit.Ces tracteurs sont offerts avec une transmission 8 x 8 et une pdf arrière indépendante, avec en option une pdf ventrale.¦ DANS LES VERGERS La nouvelle série MF 3400 4 rm, conçue pour utilisation dans les vignobles et les vergers, s’accommode aussi des autres travaux de la ferme ou de construction.Elle est offerte en quatre dimensions de 57 à 88 ch à la pdf.Les moteurs Perkins de trois et quatre cylindres répondent à la norme antipollution Tier II.Le nouveau moteur tourne en douceur, se tient plus froid et plus propre, tout en consommant moins.Les intervalles entre les changements d’huile atteignent 500 heures.La configuration pour les vignobles se caractérise par une largeur' de 43,4 pouces lorsque équipée de pneus 11.2R28.La version standard atteint 46,9 pouces avec les mêmes pneus.Enfin, la cabine donne une hauteur de 80 pouces, rendant le tracteur utilisable dans les poulaillers.Une grande variété de transmission est offerte : jusqu’à 30 rapports avant et 15 en renverse.de l'industrie La société JOHN DEERE & COMPANY construit une nouvelle usine de tracteurs au Brésil, ce qui permettra à l’entreprise d’augmenter sa capacité de production de tracteurs agricoles, de moissonneuses-batteuses et de matériel de semis.La compagnie veut ainsi mieux répondre aux besoins du marché sud-américain, qui est en pleine expansion.SYNGENTA a mis fin en octobre dernier à la vente de la marque Garst au Canada.Cette décision provient du fait que Syngenta n’a pas été en mesure de s’entendre avec le fournisseur des technologies RR et Bt pour cette marque.Cependant, les produits traditionnels Garst continueront d’être vendus sous la marque NK au Canada.MERIAL a reçu une récompense Platine pour sa contribution aux clubs 4-H.Cette marque d’appréciation est la plus haute donnée par le Conseil des 4-H du Canada.Merial s’implique entre autres dans un programme de recyclage des contenants et des bourses d’étude.VALTRA II 90 TeSle En novembre dernier, le magazine allemand ¦JOm* Profi livrait les résultats d’essais du Valtra T190, y*H|e testé à la station DLG, un laboratoire indépendant en Allemagne.Ce tracteur est équipé d’un moteur Sisu six cylindres de 7,4 litres.Avec le système de surpuissance Sigma Power, ce tracteur est vendu pour développer une puissance au moteur variant de 173 ch SAE* / 129 kW à 208 ch SAE /155 kW.Il a produit lors de l’essai une puissance maximale à la prise de force de 187 ch SAE / 140 kW.Le nombre de ch à la pdf obtenu par litre à l’heure de carburant brûlé est de 4,4 ch; ceci est une mesure de l’efficacité du moteur ou de sa gourmandise.Enfin, le rapport puissance en traction et puissance à la pdf est de 0,91.Ce tracteur était équipé de la transmission semi-powershift36 x 36 (trois gammes, quatre rapports mécaniques, trois rapports sous charge et une vitesse maximale de 50 km/h).* SAE est la norme utilisée en Amérique du Nord tandis que DIN est la norme européenne.kW est l’abréviation de kilowatt et constitue une norme internationale.RÉSUME DE L’ESSAI : VALTRA T190 Puissance Consommation Remontée Pdf Barre de tire Litres/h Chevaux/L de couple kW Ch SAE kW Ch SAE Maximum (2048 rpm) DLG: 117 157 36,9 4,2 Siqma Power DLG : 140 187 42,3 4,4 Nominale (2100 rpm) DLG: 117 157 107 143 36,9 4,2 17% Sigma Power DLG: 140 187 123 165 44,2 4,2 25% LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PAR SIMON-M.GUERTIN, L'INFLATION ASYMÉTRIQUE.Depuis 1964, le prix de la tonne métrique de maïs a « rampé » de 70 à 104 $.Un dollar par année.À ce rythme, une Mustang flambant neuve nous coûterait autour de 5000 $ aujourd'hui.En 1964, le prix de lancement du modèle de base de la toute nouvelle Mustang frôlait les 3000 $.Au dernier Salon de l'auto, on annonçait son prix à partir de 24 000 $.Huit fois plus élevé.Et le modèle 2005 se détaillera autour de 50 000 $ : 16 fois plus qu’il y a 40 ans.À ce rythme, le maïs se vendrait 1100 $ la tonne ! Pendant la même période, le prix du panier d’épicerie pour quatre personnes est passé de 27 $ à 157 $.Même pas six fois plus.En 1964, une famille de quatre personnes devait dépenser le quart du revenu familial pour se procurer son épicerie.Aujourd’hui, ce pourcentage a reculé à 15 %.Sans compter qu’à cette époque, on ne mangeait pas des oranges à chaque semaine.Encore moins des kiwis.Selon Statistique Canada, le facteur six représente bien ce qui s’est passé dans la viande, le beurre et le pain entre 1964 et 2004.Le prix du litre de lait a multiplié par sept et celui des œufs par quatre.Par ailleurs, le prix des maisons a multiplié par 12 et le revenu familial après impôt est 10 fois plus élevé qu’il y a 40 ans.Ce serait le bon temps durant les fêtes pour rappeler à vos convives qu’ils célèbrent en partie à vos dépens.Rappelez-leur que vous n’avez pas été épargnés dans vos coûts de production qui ont galopé au rythme de leurs salaires.Un tracteur John Deere 4020 coûtait environ 7000 $ en 1964.Un tracteur de la même grosseur frôle aujourd’hui les 90 000 $.C’est donc dire qu’à l’époque, il en coûtait 100 tonnes de maïs pour acheter un tracteur de 94 chevaux.Aujourd'hui, à 104 $ la tonne, on parle de 900 tonnes.Cela équivaut au maïs produit sur 20 hectares dans le premier cas comparativement à celui récolté sur 90 hectares aujourd'hui.Il n’y a pas qu'en agriculture que la mondialisation frappe fort.En effet, les ingénieurs indiens de la multinationale Tata lanceront en 2005 le prototype d'une petite automobile assemblée en usine à partir d’un kit.Prix de vente aux consommateurs : à peu près le même que celui de la Mustang 1964.Commercialisation prévue : 2008.Au XXIe siècle, les pays riches ne seront plus ceux qui auront le pétrole ou les usines, mais ceux qui sauront exploiter au mieux les gisements d’idées et les transformer en innovations payantes.C’est l’histoire de l’agriculture à tous les jours.Sinon, les prix du maïs et du lait auraient suivi le même rythme que les salaires et seraient respectivement de 700 $ la tonne et de 100 $ l’hectolitre.simon.guertin0lebulletin.rogers.com Un tracteur John Deere 4020 coûtait environ 7000 $ en 1964.Un tracteur de la même grosseur frôle aujourd'hui les 90 000 $.a ï LE BULLETIN DES AGRICULTEURS 83 agronome et ingénieur Cours de formation pour la certification des agriculteurs pour l'utilisation des pesticides luMXMNn Equipement de Distributions ROBERT H.LANING & SONS LTD.Communiquez avec votre concessionnaire local ou appelez-nous : Robert H.Laning & Sons Ltd.Waterloo, Québec 1 800 363-3292 (sans frais) ou (450) 830-0495 laning@kwic.com www.laning.ca eSNSlTlRUCTION Service complet d'excavation Béton - Ferraillage Coffrage en tous genres www.cossette.qc.ca 1 800 852-7971 Le nouveau règlement du ministère de l'Environnement appelé Code de gestion des pesticides exigera une certification obligatoire pour tout producteur agricole.La mise en application du règlement débute en avril 2005 et s'étalera sur trois ans.Les groupes d'agriculteurs sont classés par ordre alphabétique.NOM DE FAMILLE : CERTIFICATION EXIGÉE POUR Groupe A à D Avril 2005 Groupe E à L Avril 2006 Groupe M à Z Avril 2007 Cela veut dire que sans un certificat il sera illégal, après le 3 avril 2005, pour un producteur du groupe A à D, d'épandre lui-même un pesticide sur sa ferme.Même restriction en 2006 pour le groupe E-L et en 2007 pour le groupe M-Z.Comment réussir l'examen Certaines commissions scolaires offrent des cours préparatoires à l'examen.Les cours habituellement offerts durent 4 ou 5 jours.Vérifiez auprès de votre commission scolaire ou auprès de votre collectif agricole régional.VITE COMME L'ÉCLAIR Disponible en trois modèles avec des capacités de charge de 2800, 4000 et 6500 kg, pour des tracteurs de 20 ch et plus.Pour des renseignements supplémentaires veuillez composer : Tél.: (450) 455-4840 Téléc.: (450) 455- 5977 i Emplacement de la poulie supérieure assurant un dégagement optimal du sol et un enroulement uniforme du câble sur le tambour.i Deux roulements à billes sur la poulie supérieure pour prolonger la vie du câble.i Embrayage du treuil robuste et facile à ajuster.Le plus populaire en Amérique du Nord depuis 20 ans ! bühler ^ Fransgârti ¦ Robuste, fiable et facile à opérer.Excavateurs Kelley • Les seuls bâtis comme les gros • 6 modèles disponibles • Profondeur de creusage 6'6” à 12’6" • Portée de 9" à14'6" • Bennes 9" à 36" et fourche à fumier • Tous s'installent sur l’hydraulique 3 points de votre tracteur • Livraison et installation incluses Ixs Distributions ¦p
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