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Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
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Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2004-10, Collections de BAnQ.

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es agriculteurs I MURES Semis direct sous régie biologique Passer le flambeau ?Pensez-y d’avanci IH£ 3ZH 30 1V3UJLN0H llOH 30ti S1ZZ do no 31VN0UVN 3no3Hionai8 1V031 i0d30/S3n0Ifl0I«3tl ,d30 V/61 I0ZI600Zi3 6S£9S00Z 08 Les maisons poussent le long du chemin àës Seigneurs Est.En face, la ferme ayicole des Labbé-Lavallée doit adapter ses pratiques. PRODUITS DE MARQUE Optionee 3 Voyez l’étiquette du produit pour les dispositions relatives à cette marque.La marque et le logo CAJ^DA « Options de marchés » sont des marques de certification utilisées sous licence.^^3 HERCULE*'.Recherchez la nouvelle protection Bt à plus large spectre contre les insectes Herculex11 pour contrôler la pyrale du maïs, le ver-gris noir et le ver de l’épi du maïs.Contient le caractère LibertyLink2.Vous apprécierez aussi les rendements supérieurs que vous obtiendrez de la génétique de base exclusive à Pioneer.Pour un contrôle prolongé de la chrysomèle des racines du maïs ou des insectes secondaires, tirez profit de la sécurité et commodité additionnelles d’un insecticide appliqué sur la semence, ’our prendre en main la lutte aux insectes, personne ne vous donne plus de choix que Pioneer.Pour les détails, inscrivez-vous à www.pioneer.com/cotecroissance.L’INITIATIVE Frappez avec la force du X 2300 unités thermiques 2500 unités thermiques 2650 unités thermiques 2750 unités thermiques 39T70 39H85 39F28 38W22 # m & g?# m ® V zm, V s, Vt asi, V :sunk2 2800 unités thermiques 3000 unités thermiques 3300 unités thermiques 3400 unités thermiques 38P04 38H68 34G11 34N42 WêL WSL mêL mSL La technologie qui produit® ÜS!£^ ' 1 Technologie de protection contre les insectes Herculex I par Dow AgroSciences et Pioneer Hi-Bred.Herculex est une marque de commerce de Dow AgroSciences.2 ’Marque déposée de Bayer AG.www.pioneer.com/cotecroissance *, *, * Marque de commerce et de service dont l’usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d'étiquetage et d'achat.© 2004 PHL 04PCRN013P221GV0R2 CHOIX FACILE POUR LES CLIENTS DIFFICILES Les gens qui travaillent fort exigent des outils performants.C'est pourquoi de plus en plus d agriculteurs de contractées et autres professionnels choisissent les tracteurs AGCO.AGCO offre une gamme complète de tracteurs robustes et fiables, dotés de caractéristiques de série que la compétion n'offre seulement qu'en option à un coût additionnel.Comptez sur les tracteurs AGCO pour : des machines de type compact à ultra-robuste, de 19 à 225 ch à la pdf • une transmission à la fine pointe de la technologie, telle que PowerMaxx CVT des moteurs diesel Cummins sur les modèles les plus puissants * une cabine de conception ergonomique pour un confort et un contrôle supérieurs ainsi qu un fonctionnement silencieux Il y a un tracteur super-robuste et ultra-performant répondant précisément à vos besoins dans la gamme d AGCO un leader mondial dans I industrie possédant plus de 100 ans d expérience dans la fabrication de tracteurs.Essayez-en un dès aujourd hui et voyez vous-même comment les tracteurs AGCO vous permettent de prendre de l'avance sur le terrain.>HGCO VOUS DEVEZ L'ESSAYER 4205 River Green Parkway, Duluili, GA 30096 U.S.A., I 800 767-3221, www.agcoeorp.eom.*3333 AGCO est une mart;ue de commerce de AGCO Corporation © 2004 AGCO Corporation AG I 221.04 VO I CHRONIQUES 55 MAÏS À 60 POUCES : ENGRAIS VERT RÉUSSI ?Les résultats sont peu concluants, mais on ne désespère pas de trouver une solution.58 LOUER OU ACHETER ?Un producteur préfère louer ses tracteurs plutôt de les acheter.Un autre ne jure que par l’achat.FINANCES 60 PASSER LE FLAMBEAU ?PENSEZ-Y D’AVANCE Planification, communication, santé financière de l’entreprise, voilà des facteurs importants quand il est question de transfert de ferme.FRUITS ET LÉGUMES 66 BON JUSQU’À LA DERNIÈRE GOUTTE Avec la micro-irrigation, un producteur de l’île d’Orléans estime avoir réduit de moitié le volume d’eau utilisé sur sa ferme.volume 87 n° 10 ÉLEVAGE 40 QUAND LE CLIENT DÉVELOPPE LA BONNE IDÉE Vous avez besoin d'un équipement particulier ?Parlez-en à votre fournisseur.44 VOTRE SILO TRAVAILLE POUR VOUS La perte de matière sèche peut être minimisée et ne doit pas être négligée.CULTURES 48 L’AGRICULTURE RÉGÉNÉRATRICE Des sols, des aliments et des gens en santé : voilà le leitmotiv de l'Institut Rodale, en Pennsylvanie.52 SEMIS DIRECT SOUS RÉGIE BIOLOGIQUE Difficile de concilier les deux.En Pennsylvanie, on a fait des essais et ça marche ! ^DOSSIER SANTÉ ANIMALE 22 LE RUMEN A BESOIN D’AIDE 27 ENZYMES ET LEVURES VS ANTIBIOTIQUES 31 LES IMPLANTS : POUR EN OBTENIR LE MEILLEUR 35 UNE SOLUTION VIVANTE, LES PROBIOTIQUES PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE 12 Agenda 10 Billet 12 Billet 80 C’est nouveau 83 Coup d’œil 84 Cuisine 6 De bouche à oreille 85 Météo novembre 73 Portrait de femme 69 Vie rurale o ROGERS Envoi Poste-publication Convention 40070230-PAP - No d’en- EN 14 COUVERTURE LES VOISINS URBAINS Quand la ville se rapproche de la campagne, les activités agricoles s’en trouvent perturbées et compliquées.www.lebulletin.com registrement R 08866.Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garanti, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agricuiteurs@postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs PO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.1^1 Canadian Patrimoine ¦ ^ I Heritage canadien VIE RURALE 71 LA FRANCE AU QUÉBEC Des étudiants français racontent leur stage dans des fermes québécoises : une expérience enrichissante.MACHINERIE 74 L’ABC DE L’HUILE Les nouvelles catégories offrent une meilleure protection contre l'usure et sont plus stables à haute température.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z OCTOBRE 2004 / 5 PHOTO : MARTINE GIGUÈRE /de bouche à oreille / Le fuel du futur L’hydrogène est vu comme le combustible par excellence dans le futur.Une source d’énergie ayant comme émission de l’eau et de la chaleur.Mais l’hydrogène coûte cher à produire, et est dangereux à transporter.Actuellement, l’hydrogène est aussi fait à partir d’énergie fossile.Récemment, des chercheurs de l’Université du Minnesota ont réussi à produire de l’hydrogène à partir d’éthanol - maïs.Ils y ont vu une révolution majeure dans la consommation d’énergie fossile.L’éthanol pourrait être livré directement dans les habitations, où un réacteur effectuerait la transformation en hydrogène et ensuite servirait à produire de l’électricité.Ils envisagent aussi l’arrivée d’automobiles à l’hydrogène munies du même type de réacteur.Comparé à l’hydrogène, l’éthanol est sécuritaire et facile à transporter.Une révolution à venir ! Source : Ontario Com Producer UN AN DE PRISON POUR UN CAS DE GRIPPE AVIAIRE Même si les conséquences d’un cas de grippe aviaire peuvent être désastreuses pour une entreprise, cacher sa présence peut coûter très cher.Au Japon, le président de la compagnie Asada Nosan Co, Hideaki Asada, a été condamné à un an de prison et à 500 000 yens (6000 $CAN) d’amende pour ne pas avoir rapporté un cas d’influenza aviaire sur une ferme de la préfecture de Kyoto.En février, de peur de perdre d’importants marchés, la compagnie a omis d’aviser les autorités sanitaires de décès anormaux dans un élevage, a ensuite falsifié les registres de décès et envoyé des oiseaux à l’abattoir.Un appel anonyme a avisé les autorités le 26 février dernier d’un nombre important de décès de volaille dans l’élevage.Des inspecteurs étaient sur les lieux le lendemain.VEILLE BIOLOGIQUE Brian Evans, le vétérinaire en chef du Canada, a déclaré lors d’une conférence réunissant des vétérinaires de tous les coins du pays que nous sommes à la veille d’une tempête biologique.« L’émergence de “nouvelles” maladies comme le S RAS, la grippe aviaire, le virus du Nil occidental et l’ESB suggère que la société est à un point de convergence qui nous mènera à la tempête biologique parfaite », croit-il, faisant ainsi référence au film Perfect Storm (La tempête du siècle).Il a rappelé à l’auditoire qu’en 1978, les scientifiques prédisaient l’émergence de nouvelles maladies tous les 10 à 15 ans.Dix ans plus tard, cette estimation était ramenée de huit à neuf ans.Le rythme s’accélère toujours, au point où aujourd’hui, on s’attend à découvrir de nouvelles maladies tous les 14 à 16 mois.Ce qu’il y a de plus inquiétant, c’est que des maladies depuis longtemps éradiquées refont surface, mieux équipées pour résister aux antibiotiques : « Nous assistons à une résurgence de la malaria au Canada comme nous ne l’avons pas vue depuis les années 1800.» Selon M.Evans, la globalisation des marchés et le transport de plus en plus rapide des animaux sur de longues distances sont des facteurs augmentant les risques et la rapidité de transmission de nouveaux pathogènes.« Une maladie découverte au Texas pourrait se retrouver en Alberta en moins de 36 heures, pré-cise-t-il.Les mouvements des animaux ne sont pas toujours assujettis à des lois et règlements : les oiseaux ne passent pas par les douanes durant leur migration.» 6 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ¦ PHOTO : LE BULLETIN PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT SCRUTE A LA LOUPE L’Europe a mis en place une réglementation encadrant la condition-nalité des aides.Les exploitations de grandes cultures vont devoir répondre à quatre grands thèmes : érosion des sols, matière organique des sols, structure des sols, et niveau minimal d’entretien.Une des premières mesures choisies est la mise en place de bandes enherbées sur l’équivalent de 3 % de la superficie de l’entreprise.On précise que la localisation des bandes enherbées devra être pertinente, c’est-à-dire le long des cours d’eau, des pentes ou des haies.La largeur minimale de la bande ?Supérieure ou égale à 5 mètres, qui est la limite de détection des satellites qui serviront aux contrôles, ai L’agriculteur devra aussi réaliser un plan de son exploitation où il 3 indique les endroits sensibles à l’érosion.Aussi, il va falloir retrouver 1 sur l’entreprise trois cultures ou des cultures d’au moins deux familles | différentes.D’autres mesures s'ajoutent à celles-ci.À suivre.g Source : Cultivar î La Chine utilise actuellement une technologie hydroponique mise au point au Québec, en raison de la diminution grandissante de ses ressources en eau.Dans de nombreuses régions, il n’est plus possible de répondre à la demande croissante en eau pour l’agriculture, les industries et les municipalités par la construction d’infrastructures hydrauliques comme les réservoirs.Dans le cadre du projet de conservation de l’eau financé par la Banque mondiale, HydroNov, entreprise située à Mirabel, a initié la Chine à ses systèmes de culture hydroponique.Aux entreprises qui envisagent de percer sur le marché chinois, le président d’HydroNov, Luc Desrochers, donne ces quelques conseils : « Premièrement, il faut vous assurer que vous avez de l’affinité avec la culture chinoise.Sinon, comme les pratiques commerciales et agronomiques de la Chine sont très différentes des pratiques occidentales, tout le processus vous semblera compliqué.Deuxièmement, il vous faut pouvoir compter sur place sur le concours de personnes compétentes qui peuvent faire le pont entre les deux cultures.Dernier conseil, et non le moindre : il faut être prêt à adapter vos objectifs et vos méthodes à la réalité locale.» www.international.gc.ca www.hydronov.com MESURER LES GENISSES.SIMPLEMENT ! Mesurer et peser les génisses par la circonférence thoracique est une corvée plutôt ardue, qu’une trop faible proportion des troupeaux laitiers québécois effectue régulièrement.Pourtant, il s’agit de données indispensables à une saine gestion des animaux de remplacement.Heureusement, il existe une méthode de rechange, validée par un projet de recherche mené par le PATLQ et Novalait, en collaboration avec l’Université McGill et le CDAQ.Il s’agit de la mesure de la largeur aux hanches, qui apporte autant de précision pour l’évaluation du poids de l’animal que la mesure thoracique habituelle.L’évaluation est effectuée à l’aide d’une pince graduée, le hanchomètre, qu’on place sur les hanches de l’animal.Cette méthode a été validée en conditions de production, sur des génisses représentatives du cheptel québécois.Les résultats ont été comparés aux estimations obtenues par la circonférence thoracique et au poids de référence obtenu à l’aide d’une balance.La hauteur aux hanches a aussi été validée comme mesure de la croissance squelettique.Parlez-en à votre conseiller ! Source : www.agrireseau.qc.ca A LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 7 PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT / de bouche à oreille / marché des grains par Dominic Grégoire Octobre, saison des récoltes ! Bientôt les silos seront pleins au bouchon ! Par la suite, c’est une autre saison qui démarre, celle de la question : « Est-ce que je dois vendre tout de suite ou plus tard ?» Personne ne connaît le futur, mais permettons-nous quelques prédictions.Au moment de mettre sous presse, les primes de récolte oscillaient autour de 0,55 $ du boisseau de maïs.Mais jusqu’où iront-elles ?Il faut tout d’abord mettre quelques données en place : une excellente récolte aux États-Unis, un dollar aussi fort mais pas plus que l’été dernier et une bonne récolte provinciale.Si un de ces trois éléments a changé depuis, les données peuvent différer.La prime de la valeur de remplacement pour du maïs américain livré en décembre 2004 à Québec était à 1,10 $.(Cette information fût confirmée en août dernier chez un gros négociant.) Grâce aux installations ultra-rapides et faciles d'accès du port de Québec, les producteurs se font escompter d’environ 0,15 $ lorsque le grain est chargé à la ferme ! Question de logistique, semble-t-il.Alors, nous arrivons avec une prime de 0,95 $ pour du maïs chargé à la ferme au début décembre.Donc, si vous pouvez obtenir 0,95 $ de prime, vendez et ça presse.Ceci devrait être le plafond des primes au Québec pour la fin 2004.Bonne chasse ! « Croyez-vous qu'un jour, à l'instar de l'Europe, on devra se passer d'antibiotiques comme facteurs de croissance dans les élevages ?» (voir les articles en page 27 et 35) À vous la parole : nous attendons vos réponses dans notre site Internet www.lebulletin.com.Vous pouvez aussi les envoyer à notre adresse de courriel : info@lebulletin.rogers.com, ou par télécopieur au : (514) 843-2180.Nous aimerions connaître votre opinion.À chaque mois, nous vous poserons une question sur un sujet d’actualité agricole et publierons vos réponses dans notre prochain magazine.Réduction de 70 % du phosphore dans l’eau Une étude américaine vient de démontrer une baisse de 70 % du phosphore dans l'eau d’écoulement, en combinant les ajouts de phytase dans l’alimentation des porcs et de chlorure d’aluminium dans le lisier.Le chercheur Douglas Smith, de I’Agricultural Research Service du USDA, s'est concentré sur les effets combinés des deux pratiques.En ajoutant du chlorure d’aluminium dans le fumier, on réduit habituellement le phosphore de l’eau d’écoulement au pâturage de 53 %.La phytase de son côté diminue le phosphore présent dans le lisier de 13 %.Le chercheur et ses collègues ont appliqué sur un pâturage, selon le taux habituellement utilisé par les fermiers, du lisier traité au chlorure d’aluminium provenant de porcs nourris d’une alimentation additionnée de phytase.Les scientifiques ont trouvé que le phosphore dans l’eau d’écoulement n’était pas plus élevé que lorsque aucun fumier n’est ajouté.La question du mois TEXTES DE : Emmanuelle Ares, Martine Giguère et Marie-Josée Parent COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.rogers.com Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures fdgnap@sympatico.ca).8 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE ! DU JAMAIS VU ! FENDT peut vous aider à surmonter cet obstacle.Vous connaissez la chanson.Le coût exorbitant de l'essence et la réglementation sur les émissions ont contribué à accroître considérablement vos coûts en intrants.L'efficacité opérationnelle n'est donc plus une option.Elle est obligatoire dès que vous vous engagez sur le terrain.Bienvenue dans l'univers Vario TMS, une révolution dans l'industrie du tracteur, offerte par le leader en innovation, FENDT.Vario « Tractor Management System » contrôle automatiquement et simultanément le moteur et la transmission Vario CVT, rendant votre tracteur Fendt exceptionnellement efficace à soutirer toute la puisance de chaque goutte d'essence.De série sur les modèles 800 et 900, et optionnel sur les modèles 700, Vario TMS propulse l'efficacité énergétique, la productivité et la profitabilité vers de nouveaux sommets.Voyez comment obtenir plus de vos intrants avec Vario TMS en visitant votre concessionnaire Fendt dès aujourd'hui.Essayez FENDT.Essayez le futur.Visitez www.agcocorpdealers.com pour connaître votre conces sionnaire FENDT.FENDT marque mondiale de AGCO Corp.800.767.www.fendt.agcocorp.com • FT171F04V01 FENDT* par Sylvie Bouchard De Mars ou de Vénus ?« Alors que les machines agricoles utilisées par les hommes sont devenues de plus en plus grosses, les femmes ont conservé un contact intime avec la terre.» — Sharon Butala C’était une belle journée d’été.Nous étions dans la nouvelle étable d'un producteur laitier saguenéen, un projet d’envergure.Cette journée portes ouvertes célébrait un nouveau départ : l’année précédente, la vacherie avait été détruite par le feu.Pendant qu’il s’adressait aux visiteurs, remerciant ceux qui l’avaient épaulé pendant la construction de la bâtisse, le producteur portait dans ses bras une toute petite fille d’un an ou deux.« C’est pour elle que je fais tout ça », conclut-il d’une voix chevrotante d’émotion.Je pensais à cet autre producteur, père de trois filles dans la vingtaine.Si la première ne s’était jamais intéressée à la ferme, les deux autres si.Or, en faisant leurs études en agriculture, elles y ont toutes les deux rencontré leur compagnon de vie, et sont maintenant installées à la ferme de leurs beaux-parents ! Résultat : pas de relève à la ferme paternelle.Où en est la relève féminine ?Loin de moi l’idée d’avancer qu’il vaudrait mieux avoir des garçons, mais.Au Québec, si elles sont de plus en plus nombreuses à être propriétaires à 100 % d’une exploitation agricole, leurs entreprises sont de plus petites tailles que celles des hommes et elles génèrent moins de revenus.Sylvie Bouchard, agronome, est rédactrice en chef du Bulletin des agriculteurs fsylvie.bouchard@lebulletin.rogers.com;.Sources : www.traget.ulaval.ca,- Guide ressources, juillet/août 2004 En France, elles sont aussi moins nombreuses que les hommes à s’installer, mais elles le font en plus grand nombre qu’ici, toutes proportions gardées.On les retrouve dans des créneaux spécialisés comme les cultures maraîchères, l’élevage de chèvres, la production de fromage, etc.Plus près de nous, dans l’Ouest canadien, seulement 3 % des grandes fermes sont dirigées par des femmes et 80 % des femmes propriétaires de fermes génèrent des revenus bruts annuels inférieurs à 50 000 $.Or, on peut difficilement vivre sur une ferme avec ce genre de revenus.Pourquoi les femmes choisissent-elles soit de devenir la conjointe d’un producteur, soit d’exploiter une entreprise de plus petite taille, dans des créneaux spécialisés ?La réponse, l’écri-vaine des plaines de l’Ouest, Sharon Butala, l’a peut-être trouvée.Cette femme a quitté une carrière en enseignement universitaire pour unir sa destinée à un propriétaire d’un immense ranch isolé.« Alors que les machines agricoles utilisées par les hommes sont devenues de plus en plus grosses, dit-elle, les femmes ont conservé un contact intime avec la terre.Elles élèvent quelques chèvres, opèrent de petits ranchs ou font des potagers pour leur famille.Il se peut que les femmes n’aiment tout simplement pas la science, la technologie et les machines géantes.» te leBulletin oes agriculteurs OCTOBRE 2004, VOL.87, N" 10 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 info@lebulletin.rogers.com Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon.guertin@lebulletin.rogers.corn REDACTION Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sylvie.bouchard@lebulletin.rogers.corn Journalistes Emmanuelle Arès, agronome emmanuelle.ares@lebulletin.rogers.corn Martine Giguère, agronome martine.giguere@lebulletin.rogers.corn Marie-Josée Parent, agronome mariejoseeparent@videotron.ca Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs Patrice Beaudry, Pierrette Desrosiers, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise PUBLICITE Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Télécopieur : (514) 843-2180 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tm.racicot@lebulletin.rogers.com Représentant Stéphane Léveillé stephane.Ieveille@lactmed.rogers.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Télécopieur : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@allstream.net Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 • Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l'information financière Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox O ROGERS" 10/ OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PUBLI-REPORTAGE La rotation résiste à la résistance Protégez la technologie en alternant entre différents systèmes de production Dans le domaine du désherbage, le développement de la résistance est une menace constante.Malgré tout, en pratique, les producteurs utilisent le programme qui est efficace - parfois année après année.Et c’est la meilleure méthode pour créer l’inévitable catastrophe.Particulièrement lorsque le glyphosate est en cause.C’est le désherbage le plus efficace et le plus inoffensif disponible.Le glyphosate est appliqué jusqu’à quatre fois sur le même acre de terre, dans la même saison - en tant que brûlage de printemps, deux fois en saison sur une culture tolérante et en tant que brûlage d’automne.Si vous semez la même culture deux années consécutives, ça fait huit applications en ligne.La résistance au glyphosate est belle et bien présente La résistance au Roundup™ ou, dans un monde de génériques, la résistance au glyphosate, est déjà présente.Les mauvaises herbes résistantes au glyphosate sont présentes dans cinq pays, dont au moins 10 États américains.Sur une échelle internationale, l’adoption rapide a provoqué une augmentation du nombre de cas et de l’importance des superficies.Les cultures Roundup Ready favorisent une utilisation du glyphosate année après année sur les mêmes champs.Les malherbologistes s’entendent à dire que les cas de résistance se multiplieront si les tendances actuelles se maintiennent.La résistance au glyphosate est là préservez la technologie Évitez d’appliquer le glyphosate de façon continue dans les mêmes champs.Dans les champs semés avec du soya Roundup Ready l’année précédente, les hybrides de maïs LibertyLink™ représentent une bonne solution de change permettant d’éviter l'utilisation de glyphosate deux années d’affilée.La simplicité Vous recherchez toujours la valeur et la simplicité d’une culture tolérante à un herbicide.Songez à l’herbicide Liberty™ pour les hybrides de maïs LibertyLink.Liberty est un herbicide du Groupe 10, et d’ailleurs le seul de ce groupe.C’est donc un excellent outil pour gérer la résistance des mauvaises herbes.Les systèmes de production LibertyLink vs.Roundup Ready “Inclure LibertyLink dans un plan de cultures, c’est une bonne solution agronomique,” explique Brian Woolley, qui est représentant sénior en développement chez Bayer CropScience, à Rock wood, Ontario.Les coûts du système LibertyLink, en comparaison avec ceux du système Roundup Ready, sont très concurrentiels.Le coût de la semence LibertyLink est légèrement moins élevé, mais le coût de l’herbicide est légèrement plus élevé.D’un autre côté, le coût de la semence Roundup Ready est légèrement plus élevé alors que le coût de l’herbicide est légèrement moins élevé.“En bout de ligne, la différence entre les coûts est en terme de cennes et non de dollars,” continue monsieur Woolley.Coûts du système Quelques cennes par rapport au système Roundup Ready Quelques cennes par rapport au système LibertyLink Coûts de la semence Même que la semence conventionnelle Habituellement +15$ par unité de semence Coûts de l’herbicide Entre 25 $ et 30 $ par acre 18 $/acre pour deux applications de Roundup Rendements 7* boisseaux de plus à l’acre par rapport à un hybride conventionnel Équivalents ou supérieurs à un hybride conventionnel La simplicité Très Très CANADA 'Ÿ Accepté par VUE Non accepté par VUE Contrôles des annuelle Excellent Excellent Contrôles des vivaces Bon Excellent Rapidité du contrôle 3&7 2 à 4 jours pour les annuelles 7 + jours pour les vivaces Gestion de la résistance Excellent - Liberty est le seul herbicide du Groupe 10 au Canada Médiocre - glyphosate est utilisé au moins une fois par année sur presque tous les acres cultivés UhertyLink ‘Établie selon 101 essais comparants côte à côte, de 1996-2002, comparant Liberty/atrazine aux programmes herbicides habituels sur le même hybride LibertyLink.Toujours lire et se conformer au mode d'emploi sur l’étiquette.Liberty*® et LibertyLink*® sont des marques de commerce déposées de Bayer.Tous les autres produits sont des marques de commerce de leurs compagnies respectives.2100-111 09/04 Liberty / billet par Lionel Levac Une petite victoire Restons lucides : le simple fait de limiter les livraisons de l’étranger sur notre territoire constitue aux yeux de nos partenaires une entrave au libre commerce.Aucun représentant du monde agricole n’a pavoisé au retour de Genève, après l’accord sur le cadre de négociation qui doit mener à une nouvelle entente de libéralisation à la fin de 2005.Les propos ont été sobres et inquiétants chez tous ceux qui s’étaient rendus en coulisse des négociations de Genève pour voir l’évolution des pourparlers et surtout pour s’assurer que les négociateurs canadiens allaient bel et bien défendre la gestion de l’offre.Si le Canada n’avait pas « frappé sur la table » au dernier moment, c’en était fait.Nous aurions, avant même la négociation d’une entente finale, perdu la possibilité réelle de gérer notre marché intérieur.La gestion de l’offre était visée directement dans le texte de l’accord cadre.Heureusement, les représentants canadiens ont réussi à faire enlever quelques mots trop explicites.Mais rien n’est vraiment gagné.La volonté de la grande majorité des pays membres de l’Organisation mondiale du commerce demeure de libéraliser, d’ouvrir davantage le commerce, par l’abolition de barrières ou contraintes de quelque nature qu elles soient.N’oublions pas que le Canada n’a pas réussi à protéger spécifiquement sa Commission canadienne du blé qui sera une cible prioritaire pour des géants comme les États-Unis.Dans la même foulée, le Canada aura à argumenter très fort pour convaincre ses partenaires que ses contrôles sur la production et le commerce du lait, des œufs et de la volaille, à l’intérieur du pays, ne constituent pas une entrave au commerce mondial.du fait, en parallèle, que le Canada n’exporte à peu près pas de ces denrées.Mais restons lucides : le simple fait de limiter les livraisons de l’étranger sur notre territoire constitue aux yeux de nos partenaires une entrave au libre commerce.N’oublions pas non plus que des pressions, plus discrètes que celles des agriculteurs, sont faites auprès du gouvernement canadien pour qu’il y ait libéralisation complète.De grands groupes industriels s’accommoderaient fort bien de la disparition des plans conjoints et des agences de vente.Enfin, il ne faut pas oublier non plus que de gros fermiers de l’Ouest canadien sont les premiers à souhaiter la disparition de l’agence de vente qu’est la Commission canadienne du blé.*6 Lionel Levac est journaliste.12/ OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS AGENDA ¦ 8 octobre Congrès du bœuf (CRAAQ) Victoriaville (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 www.craaq.qc.ca ¦ 19 octobre Colloque sur la production porcine (CRAAQ) Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 www.craaq.qc.ca ¦ 21 octobre Symposium sur les bovins laitiers (CRAAQ) Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 www.craaq.qc.ca ¦ 5 novembre Colloque sur la pomme de terre (CRAAQ) (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 www.craaq.qc.ca ¦ 13 novembre Journée équine Faculté de médecine vétérinaire, Saint-Hyacinthe (450) 773-8521, poste 8629 michelle.tanguay@umontreal.ca ¦ 18 novembre Colloque Entrepreneur gestionnaire (CRAAQ) Drummondville (418) 523-5411 ou 1 888 535-2537 www.craaq.qc.ca SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d’un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l’Est) Montréal: (514) 333-9145 De l’extérieur de Montréal, sans frais : 1800665-5372 Télécopieur : (514) 333-9795 Site interactif : www.lebulletin.com/abonnement 1200, avenue McGill College, bureau 800 Montréal (Québec) H3B 4G7 TARIF D’ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses) : 48,31 $ International : 68 $ Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 2004 Protection des renseignements personnels À l’occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas transmises et souhaitez que votre nom sort retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante : info@lebulletin.rogers.com.Le Bulletin des agriculteurs reçoit, de temps à autre, des commentaires et des documents (y compris des lettres à l'éditeur) non sollicités.Le Bulletin des agriculteurs, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions en tout ou en partie sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature. CHEF DE FILE DANS LE DOMAINE SYLVAIN BROUILLARD ET MARYSE FONTAINE (en bas, à droite et à gauche) de St-David (Québec) célèbrent l'heureux coup du sort.Ce sont les gagnants du tirage de Firestone dans la région du Québec et de l'Atlantique, lequel a eu lieu lors de la Journée des champs à St-Hyacinthe (Québec).En 2001, Sylvain et sa femme Maryse ont été victimes d'un incendie sur leur ferme - ils ont toutefois été plus chanceux cette année puisqu’ils ont remporté un MuleMC tout neuf de Kawasaki! Le véhicule leur a été décerné par David Eleyonich (en haut, à droite), directeur du marketing de la Division des pneus agricoles Firestone, Canada, et Denis Laroche (en haut, à gauche), directeur du magasin de pneus agricoles Firestone CCR à Drummondville (Québec), où le bon de participation gagnant a été soumis.1-800-267-1318 Michel Brûlé, Québec/Atlantique Canada, poste 8011 “° Firestone est une marque déposée de Bridgestone Licensing Services Inc., utilisée sous licence “° “° Mule et Kawasaki sont des marques de commerce de Kawasaki Canada Inc.T.V nt KftWftSRW OtHOIRl Mettant en v en couverture PAR MARIE-JOSÉE PARENT PHOTOS : MARTIN LAPRISE Quand la ville se rapproche de la campagne, les activités agricoles des gens qui y exercent leur métier s'en trouvent perturbées et compliquées Afin de poursuivre leurs activités agricoles, la relève de la ferme Jean-Claude Lavallée, Sylvain et Patrick Lavallée, ainsi que Maryse Labbé, devront prendre leurs décisions en fonction de la proximité du voisinage.illSiN DES AGRICULT1 Depuis quelques années, les maisons poussent de l’autre côté du chemin des Seigneurs Est, tout près de la ferme des Labbé-Lavallée.Sylvain Lavallée y a même sa propre maison.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmariejoseeparent@videotron.caJ.Dans la technopole agroalimentaire, Saint-Hyacinthe, l’agriculture se fait gruger son territoire par des maisons, des routes et des commerces.On appelle ce phénomène l’étalement urbain.Pour les entreprises agricoles de Maryse Labbé, Patrick, Sylvain, Jean-Claude et Louise Lavallée, sur deux sites de production, cette situation veut dire une multitude de petites attentions pour assurer une bonne entente avec les nouveaux voisins.Ces dépenses ne sont pas toujours justifiées au point de vue rentabilité de l’entreprise, mais elles sont essentielles pour pouvoir continuer les activités de la ferme.Lorsque Jean-Claude Lavallée a construit son premier poulailler en 1957, il y avait très peu de maisons dans le rang, quatre en fait.Aujourd’hui, le développement résidentiel de Saint-Hyacinthe-Le Confesseur, annexé à Saint-Hyacinthe dans la vague des fusions forcées, est en pleine expansion.La zone blanche arrête au chemin des Seigneurs Est, une route numérotée, sur laquelle l’entreprise est située.Un quartier résidentiel a même vu le jour juste de l’autre côté du chemin.Sylvain, un des fils de Jean-Claude, y a sa maison.Douze terrains supplémentaires viennent tout juste d’être mis en vente pour y construire des maisons, de l’autre côté de la route.La municipalité a poussé l’audace jusqu’à planifier des rues sur la terre des Lavallée, là où sont situés cinq poulaillers, derrière la maison de Jean-Claude et de Louise.L’autre site de production est situé derrière la maison de Maryse et de Patrick, l’autre fils de Jean-Claude, juste un peu plus loin.Afin de retarder le développement résidentiel, Jean-Claude a acheté une bande de terre de 24 hectares juste à côté de ses poulaillers.Les égouts y sont déjà installés pour un développement résidentiel qui attendra un peu.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Z OCTOBRE 2004 / 1 5 Nous révolutionnons l'agriculture d’aujourd'hui en fabriquant les tracteurs à chenilles les plus performants au monde et une gamme complète de tracteurs sur roues mettant en vedette la nouvelle série MT500B, ainsi qu'une série d’équipements de fenaison et de moissonneuses-batteuses réputés.Le tout appuyé par le meilleur réseau de service au monde.> Pour plus d’information, visitez le concessionnaire Cat® de votre région ou www.challengerag.com < -meilleure machinerie—meilleur réseau- en couverture Mille petits détails De l’aspect général de la ferme à la ventilation des bâtiments, chaque petit détail pour faciliter les relations avec le voisinage compte.Par exemple, lorsque Maryse et Patrick ont construit le bâtiment pour les poules en 2000, ils ont choisi de sécher le fumier.« Avec le fumier sec, il n’y a pas de mouches et pas d’odeurs », dit Patrick.L’aspect général de la ferme est le point le plus important à surveiller.« Si le coup d’œil est bon, les gens risquent d’avoir une meilleure opinion », explique Patrick.Le gazon est bien tondu.De toute façon, pour le pourtour des bâtiments, cette pratique offre un avantage au point de vue biosécurité, pour le contrôle de la vermine.Rien ne traîne et surtout pas d’animaux morts; ceux-ci sont placés au fur et à mesure dans un Voici la hacheuse-distributrice (foin - ensilage de balles rondes - paille) que vous attendiez.L’entreprise est bien active : pour l’ensemble des entités, on parle de 1 200 000 poulets élevés par année et la production de 18 600 pondeuses.contenant réfrigérant, un investissement de 6000 $.Pas question de risquer de voir un chat trimballer une carcasse de poulet dans le voisinage ! • Déchiquetage efficace de balles rectangulaires et balles rondes, pour soignage (mangeoire) ou paillage (jusqu'à 18 mètres de distance).• Opération sans à-coups, distribution uniforme par goulotte d'éjection orientable.• Système auto-chargeur des balles permettant le transbordement de 2 balles rondes simultanément.• Contrôles opérationnels très pratiques • Exige peu de puissance (80-85 HP).DÉPLIANT: ?HACHEUSE ?DÉMONSTRATION SOUHAITÉE BA-10-04 NOM___________________________________________________________ ADRESSE_______________________________________________________ ___________________________________CODE POSTAL______________ TÉLÉPHONE kverneland “—- group 1200, Rocheleau Drummondville (Québec) J2C 5Y3 Tél.: (819) 477-2055 MARQUE DETRACTEUR C.V.http://www.kvernelandgroup.com 18/ OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS L’extérieur des bâtiments a aussi été rénové afin de leur donner une belle apparence.De plus, on applique de la résine de bois dans la cour pour éviter le transport par le vent de la poussière vers le voisinage.En 2002, les producteurs ont débuté la plantation d’une haie brise-vent autour des bâtiments.Ils espèrent la compléter bientôt.Ils croient que les arbres apportent un cachet intéressant, tout en faisant oublier un peu l’activité de la ferme.Enfin, on a installé des ventilateurs et des entrées d’air supplémentaires.Pour le fumier, on a construit une fosse étanche avec toit.Celui-ci n’est donc jamais laissé à la vue des voisins.Lors de la construction, la Ville a exigé que la fosse en question soit construite à plus de 700 mètres de la zone blanche, donc de la route.Cette contrainte place la fosse à environ 350 mètres des bâtiments d’élevage les plus proches.« On a une fosse parce que c’était subventionné à 70 %, mais c’est un non-sens d’obliger les producteurs de poulet à avoir des fosses étanches ! » croit Patrick.Malgré les attentions multiples, la cohabitation n’est pas toujours facile.Comme plusieurs autres producteurs dont les activités se font proches de la ville agrandie, les Labbé-Lavallée ont eu droit à un article dans le journal local décriant les activités de la ferme.Pour Patrick, cette situation est aberrante : « Notre poulailler construit en 2000 représente un investissement de 1,5 million, et on nous considère comme des pollueurs, alors qu’un restaurant qui investirait 35 000 $ passerait à la une du journal pour sa contribution à l’essor économique du centre-ville ! » Limitations aux activités agricoles Pour les Labbé et Lavallée, une proximité aussi grande avec la ville signifie une limitation dans les activités à venir et peut-être même un arrêt complet des activités à moyen terme.Sylvain renchérit : « Il y a déjà quelqu’un qui a dit à mon père : “On va te faire fermer.” » S'ils voulaient déménager leurs activités, cela représenterait acheter des terres, beaucoup de terres.Actuellement, les producteurs fonctionnent par ententes d’épandage pour la très grande majorité du fumier produit.Les activités agricoles sur les entreprises de Maryse, Patrick et Sylvain, la relève de la ferme, iront donc de pair avec de multiples efforts de cohabitation avec le voisinage.En dépit de tout, les jeunes remarquent que ce ne sont que quelques-uns qui Les ROUGES sont les MEILLEURS La nouvelle série 7400 redéfinira les normes de l'industrie.* MASSEY FERGUSON Massey Ferouson^ est une filiale à oart entière de la société Aoco Corooration.Duluth, Géoroie.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 1 9 Pour assurer un bon voisinage, il faut donner l'exemple : avoir des bâtiments impeccables, garder l’environnement propre, la pelouse bien tondue.La plantation d’une haie brise-vent fait également partie des actions pour donner une belle apparence à l’entreprise.BTfcn- La proximité de la zone blanche apporte son lot de situations particulières.Par exemple, cette structure étanche avec toiture pour l’entreposage du fumier de poulet a dû être construite à plus de 350 mètres des bâtiments d’élevage afin de respecter la distance de plus de 700 mètres de la zone blanche imposée par la municipalité.PROFIL DES ENTREPRISES Entreprise de Maryse et de Patrick : œufs et poulets Entreprise de Jean-Claude et de Louise : poulets Entreprise de Sylvain : poulets Au total, on compte 1,2 million de poulets produits par année, dont 30 % sont des gros poulets.À court terme, les producteurs aimeraient bien passer à une production de poulet tout végétal.Les pondeuses sont de leur côté au nombre de 18 600.Deux poulaillers de poulets sont situés derrière la maison de Maryse et de Patrick, alors que celui logeant les poules et cinq autres poulaillers abritant les autres poulets sont situés derrière la maison de Jean-Claude et de Louise.citadins, se plaignent, et toujours les mêmes.« En général, on a une bonne entente avec nos voisins », résume Patrick.Lorsqu’un voisin se plaint, ils l’invitent à venir visiter la ferme et lui expliquent les différentes étapes de la production.Pour assurer une bonne entente et faire entendre la voix des agriculteurs à la Ville, Jean-Claude, lui, a décidé de faire partie du comité consultatif agricole de la municipalité.Pour l’instant, les Labbé-Lavallée regardent vers l’avenir et choisissent d’investir vers la continuité des activités en espérant une meilleure compréhension du monde agricole par les Des poulets confortables produisent moins d’odeurs indésirables pour le voisinage.C’est une des raisons pour laquelle les Labbé-Lavallée portent une attention particulière à la ventilation. MASSEY FERGUSON C’est le début d’une OU La NOUVELLE série de tracteurs 7400 Modèle 7465 à 95 ch à la PdF Modèle 7475 à 105 ch à la PdF Modèle 7480 à I I 5 ch à la PdF Modèle 7485 à 125 ch à la PdF Modèle 7490 à 140 ch à la PdF Modèle 7495 à 155 ch à la PdF La nouvelle transmission exclusive DynaStep"" assure les changements de vitesse les plus doux de l'industrie Les puissants moteurs six cylindres Perkins'”' ou Sisu Un système hydraulique robuste à centre fermé Une cabine de luxe à la fine pointe du design Un nouveau tracteur révolutionnaire qui redéfinira les normes de l’industrie en ce qui a trait à la puissance, à la performance ainsi qu’au confort.Les tracteurs de la série 7400 seront bientôt chez le concessionnaire Massey Ferguson près de chez vous.de 95 iss ch à la PdF La NOUVELLE série de tracteurs 7400 * MASSEY FERGUSON I* DOSSIER SANTE ANIMALE Le rumen, avec sa populati microbienne, peut fournir de 50 à 80 % des besoins d’entretien en protéine et jusqu’à 80 % des besoins e énergie.Lui offrez-vous toi ce dont il a besoin pour bie fonctionner ?PAR EMMANUELLE ARES L’efficacité digestive ruminale décroît à mesure que la consommation volontaire de matière sèche augmente au-dessus des besoins d’entretien », souligne la chercheure Karen Beauchemin, d’Agriculture Canada.Cela s’explique par une baisse de pH causée par une forte consommation d’aliments concentrés.Les produits stabilisateurs du pH ruminai aident à conserver une partie de l’énergie perdue par un transit ruminai trop rapide, une baisse de pH et des populations bactériennes ruminâtes instables.Outre le bicarbonate de soude, les enzymes et levures sont aussi des stabilisateurs du pH ruminai.En revanche, ils stimulent en plus la digestion et la consommation.Lorsque la flore ruminale est équilibrée, les bovins présentent des performances zootechniques plus uniformes, Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste femmanuelle.ares@lebulletin.rogers.comL parce qu’ils sont moins affectés par le stress.Les conditions normales d’engraissement et une production laitière de plus de 11 000 kg de lait sont en elles-mêmes des situations stressantes.Bien que les rations des bouvillons et des vaches laitières ne se comparent pas, elles ont bel et bien des points en commun : une forte teneur en concentrés et une faible proportion de foin sec (voir l’encadré Vous avez dit foin sec ?).Une forte consommation d'aliments concentrés entraîne l’apparition d'aci-dose subclinique.C’est une condition qu’on retrouve souvent dans les parcs d’engraissement, mais qui apparaît de plus en plus fréquemment dans les troupeaux laitiers.Plusieurs situations sont des sources de stress pour les animaux d’élevage : 22 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Plus de 35 % des élevages commerciaux des États-Unis incluraient des levures dans leurs rations.VOUS AVEZ DIT FOIN SEC ?le sevrage, le préconditionnement, l’arrivée en parc, la période pré et postvêlage par exemple.Ces changements sont synonymes de bouleversements importants dans l’alimentation.On gagne à bien y préparer les animaux.Les enzymes en particulier Une trop grande quantité d'amidon libéré rapidement dans le rumen cause une acidose, alors qu’une quantité trop faible réduit le gain et la production laitière.On peut améliorer l'utilisation de l'amidon et optimiser la population microbienne du rumen en utilisant des enzymes de type amylase.Lorsqu’il est confronté à des cas d’acidose, le consultant en nutrition animale Jacques Jalbert se pose la question suivante : « Y a-t-il trop de grain dans la ration, ou le grain présent fermente-t-il trop vite ?L’amylase permet d’utiliser un grain plus grossier car son action accélère le relâchement de l’amidon sans nuire au pH ruminai.» Dans les rations à forte teneur en concentrés, on retrouve l’amidon surtout sous la forme de chaînes de sucres complexes.Les enzymes amylases réduisent l’amidon complexe en produits plus simples, ce qui permet à d’autres bactéries de se développer et de produire différents acides gras volatils en proportions optimales.Ainsi, on favorise la digestion et l’absorption des nutriments dans le rumen tout en stimulant le développement des papilles du rumen.Or, ces papilles sont souvent malmenées par F acidose.La partie la moins digestible pour les ruminants est la fibre structurelle des fourrages.Les fibres sont constituées de cellulose, d’hémicellulose et de lignine.La lignine est essentiellement non digestible.Les enzymes ajoutées (xylanase ou cellulase) visent donc la dégradation de l’hémicellulose.L’action de ces enzymes s’ajoute à celle des enzymes déjà présentes dans le rumen.La digestion des fibres étant plus rapide, on accélère le transit ruminai tout en augmentant l’absorption des aliments.Ainsi, ajouter des enzymes à la ration équivaut à augmenter la concentration d’enzymes dans le rumen, donc l’exposition des aliments au processus enzymatique.Les levures, un levier Les spécialistes en nutrition animale cherchent aujourd’hui à équilibrer les rations des vaches laitières en fonction des besoins du rumen, l’objectif étant de consolider une saine flore microbienne.Certains des additifs étudiés sont à base de levures ou de cultures de levure.Ces produits visent à maintenir la consommation volontaire de matière sèche (CVMS) pendant la période de transition ou en période de grande chaleur.On utilise aussi ces produits pour soutenir des niveaux élevés de production.Lorsque la prise alimentaire D’après le consultant en alimentation animale Jacques Jalbert, l’augmentation de la production laitière par vache et l’avènement de la RTM ont entraîné une augmentation de l’utilisation d’ensilage au détriment du foin sec.Or, les conséquences sont peut-être plus graves qu’on le pense.« Ça semble surprenant, mais je vois peu de formulations qui incluent vraiment du foin sec, dit le spécialiste.Des balles rondes à 30 % d’humidité selon moi, ce n'est plus du foin sec.Et pourtant, c’est souvent le seul apport de fibre longue et efficace dont bénéficient les animaux.» Certains producteurs s’objectent même à laisser du foin sec en permanence aux vaches laitières en complément à la RTM sous prétexte que ça leur couperait l’appétit.Au contraire, le foin stimule la rumination et améliore les capacités digestives.« Les systèmes automatisés de distribution de balle ronde posent problème sur plusieurs fermes, croit le consultant.La vache ne se précipitera pas nécessairement pour consommer sa dose de fibre quand la balle lui passe sous le nez, peu importe la fréquence de passage.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 23 DOSSIER, SANTE ANIMALE augmente, l’énergie consommée augmente aussi, ce qui résulte généralement en une augmentation de la production laitière.Les levures optimisent l’activité microbienne et la digestion dans le rumen lorsque la consommation est supérieure aux besoins d’entretien, ce qui permet de retirer le maximum des aliments.Plusieurs résultats de recherche abondent dans le même sens et ce, pour plusieurs produits disponibles (XP de DiamondV, Yea-Saccl026 d’All-tech, Levucell de Lallemand, Probios de Chr.Hansen).Toutefois, chaque produit est différent et devrait être utilisé selon ses caractéristiques propres.tableau 1 CVMS (lb/j) Jour 1 -21 jour 1 -42 jour 1 -140 Témoin 22,5 26,2 33,5 Avec cultures de levure 26,5 30,2 36,4 Source : Hutjens et Garrett, 1997 (Université de l’Illinoisj tableau 2 Production laitière quotidienne (lb/j) Jour 1-21 jour 1-42 jour 1-140 Témoin 41,7 47,0 50,5 Avec cultures de levure 44,8 50,9 51,8 Source : Shaver et Garrett, 1995 (Université de /’Illinois) Consommation volontaire de matière sèche (CVMS) postvêlage (1) et production laitière quotidienne (2) de deux groupes de vaches : un groupe témoin et un groupe ayant reçu des cultures de levures.Le meilleur moment pour inclure des levures dans l’alimentation est deux semaines avant le vêlage ou jusqu’à 50 jours en lait.De cette façon, les vaches puisent moins dans leurs réserves corporelles au début de lactation (voir les tableaux).Ce qu’on voit Une fonction ruminale améliorée ne se traduira pas toujours par une augmentation sensible de production laitière.« Même si les essais démontrent une augmentation de production de 1 à 2 litres de lait par jour par vache, ce n'est Un départ en santé Pendant la période de transition vers la lactation, un fossé peut se creuser entre les besoins énergétiques de vos vaches et leur consommation d'énergie.Ce déséquilibre caractéristique peut entraîner l'acétonémie subclinique, un déplacement de caillette et d'autres maladies de la lactation susceptibles de nuire à la production.Il est possible de combler le fossé entre les besoins et la consommation d'énergie, pour aider votre troupeau à traverser cette délicate période de transition, avec de saines pratiques de régie.Une bonne alimentation y contribue.La capsule à libération lente Rumensin® CRC est aussi un pas dans la bonne direction pour aider à prévenir l'acétonémie subclinique chez les bovins laitiers en lactation.Comblez le fossé, améliorez la santé de vos vaches en transition et permettez-leur d'exprimer tout leur potentiel de production.Consultez votre conseiller en production laitière au sujet de Rumensin CRC.ELANCO Pour un départ en santé ELANCO®, Rumensin® CRC et les barres diagonales de couleur sont des marques déposées de Eli Lilly and Company.Utilisation sous licence par ELANCO/Division de Eli Lilly Canada Inc 24 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS pas nécessairement ce qu’on observera dans le réservoir à la ferme puisque les essais sont menés sur des vaches à un stade précis de lactation, dans des conditions contrôlées d’élevage et d’alimentation, précise Ivan Girard, Ph.D.Nutition et microbiologie du rumen chez Probiotech.On observera plutôt une stabilisation et une augmentation de l’ingestion de 0,5 à 1 kg de MS par jour par tête, et des bouses plus fermes contenant peu de grain non digéré.» L’augmentation de production suivra avec l’amélioration de la condition générale des vaches.Chez les bovins de boucherie où l’acidose subclinique est pratiquement LEVURE, OU PAS ?Il existe plus de 500 espèces de levures.On les retrouve sur les céréales, les sous-produits de grain, les ensilages, le foin, et elles sont aussi présentes dans le sol et l’eau.Une des espèces les plus utilisées commercialement est Saccharomyces cerevisiae, reconnue surtout pour la fabrication d’alcool.Elle démontre aussi des aptitudes intéressantes en production animale.Les levures sont commercialisées sous différentes formes.Les produits à base de levure pure vivante séchée ou déshydratée (taux de matière sèche de 95 %) comportent de 15 à 25 milliards d’UFC (unités formatrices de colonies) par gramme.On retrouve aussi sur le marché des produits présentant 20 à 25 % de levure sèche active, le reste étant composé d’un milieu de culture à haute teneur protéique ou de souches bactériennes ayant aussi des impacts bénéfiques.Les cultures de levures sont obtenues par fermentation et contiennent des levures déshydratées actives, mais aussi et surtout leurs produits de fermentation.Ces derniers sont très intéressants du point de vue nutritionnel parce qu’il sont précurseurs de réactions importantes et qu'ils constituent une source de nutriments importante pour la flore ruminale.chronique, Ivan Girard affirme : « Non seulement l’ingestion sera plus stable et régulière, mais on observe une augmentation de 6 à 7 % du gain de poids.Les levures améliorent l’efficacité alimentaire et stimulent la consommation, alors que les produits comme le Rumensin n’agissent que sur l’efficacité alimentaire.» En revanche, il semblerait que les levures et le Rumensin agissent en synergie : leur impact conjoint est plus fort que leurs impacts individuels additionnés.Comme si un plus un égalait trois ! f’S Les taux de QTdS et de protéine du lait vous préoccupent.Tout débute par une ration bien équilibrée Certains points sont plus importants que d’autres : Favoriser la consommation volontaire de matière sèche fourrage Augmenter le niveau de fibre effective Minimiser le déficit énergétique Évitez les fluctuations de pH du rumen Améliorer le bilan cations-anions votre expert-conseil La force d'un réseau forTifianT LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 25 Pjizer Santé animale Le programme Pfizer des 100 jours (P"-"( Il suffit parfois de se rafraîchir les idées ! Une occasion à saisir ! Des études* ont démontré que de 10 à 20 % des vaches fraîches présentent des complications après le vêlage.Découvrez comment le Programme pour les vaches fraîches de Pfizer peut vous aider à optimiser les performances reproductives de votre troupeau tout en vous permettant de gérer plus efficacement votre temps.Consultez votre médecin vétérinaire ou composez le 1 800 392-3635 pour obtenir de plus amples renseignements à propos du Programme pour les vaches fraîches de Pfizer. envient d’être vigilant e à l’utilisation de duits dits « naturels » it l’innocuité et les ;ts bénéfiques réels nt pas toujours été tés dans le cadre de herches scientifiques épendantes.L’arse-aussi est naturel.DOSSIER, SANTE ANIMALE La remise en question des facteurs de croissance ne date pas d’hier.Où en sommes-nous en termes de solutions de rechange proposées : enzymes, herbes, huiles essentielles, levures, probiotiques.?par Emmanuelle arès Depuis quelques années, on vante les vertus des probiotiques, prébiotiques, acides organiques, enzymes, épices et herbes pour remplacer les antibiotiques comme facteurs de croissance.Toutefois, la recherche remet en question le développement de certains produits.Parfois, les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous.Les antibiotiques ont un effet antimicrobien.Même si certains produits alternatifs ont aussi un effet antimicrobien, la plupart visent à favoriser la flore bénéfique plutôt que l’élimination de la flore pathogène.Les facteurs de croissance antimicrobiens permettent notamment aux bovins d'utiliser les aliments plus Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste ('emmanuelle.aies@lebulletin.iogers.comj.efficacement.Par exemple, la microflore de l’intestin d’un veau nouveau-né se développe aussitôt que l’animal commence à ingérer des aliments.Auparavant et durant cette période critique, le veau ne dispose que de peu ou pas de défense naturelle face aux organismes pathogènes.Le sevrage est une autre période cruciale.La protection naturelle offerte par les anticorps du lait maternel disparaît, alors que le système immunitaire des veaux n’est pas encore développé.Afin de limiter l’apparition de résistance chez les bactéries pathogènes, l’efficacité des antibiotiques employés en médecines vétérinaire et humaine a toujours été une priorité.Or en 1995, 90 % des antibiotiques utilisés à des fins agricoles dans le monde entier l’ont été comme facteur de croissance.Malgré tout, sur la base d’ingrédient actif consommé par kilogramme de poids vif, leur utilisation est trois fois moins importante chez les animaux que chez les humains.Alors, qui est responsable de la résistance bactérienne ?On blâme tour à tour la surutilisation de médicaments sur ordonnance en médecine humaine et leur utilisation comme facteur de croissance chez les animaux.La position européenne Les doses recommandées en alimentation animale étaient de 5 à 10 ppm dans les années 1950; depuis, elles ont augmenté de 10 à 20 fois.L’Union Européenne a cédé aux pressions publiques et ajouté les antimicrobiens à sa liste de substances interdites.Le monensin, la salinomycine, l’avilomy-cine et la flavomycine font exception.Comme ils ne sont pas utilisés comme LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 27 DOSSIER, SANTE ANIMALE antibiotiques thérapeutiques en médecine humaine, on les considère moins à risque pour l’instant.Une interdiction globale dans VUE est cependant sur le point d’être imposée.Les implications ne toucheront pas seulement les producteurs européens, mais également ceux des États et pays souhaitant joindre EUE, ou y exporter des produits animaux.Les États-Unis évaluent la possibilité d’emboîter le pas à cette règlementation.Une régie adéquate d’élevage est la base de la réussite lorsqu’on envisage le retrait des facteurs de croissance antimicrobiens.Par contre, l’expérience européenne démontre que ce n’est pas suffisant pour atteindre les mêmes performances zootechniques au même coût de production.En conséquence, l’utilisation de plus d’une méthode sera nécessaire pour répondre aux besoins des élevages intensifs.Prébiotiques Les prébiotiques sont des composés non digestibles qui facilitent la croissance ou l’activité d’une ou de plusieurs bactéries présentes dans le système digestif.Les produits actuellement connus sont des sucres : les oligosaccharides.Leur mécanisme est simple : les bactéries pathogènes se fixent davantage à ces sucres qu’à la paroi intestinale.Comme ils ne sont pas assimilés par l’organisme, ils sont rejetés avec les autres composés non digestibles de la moulée.Des essais en station ou à l’échelle commerciale ont démontré Au cours des 50 dernières années, nous avons pris pour acquis de bas ratios de conversion alimentaire, des gains moyens quotidiens élevés, et une période d’engraissement courte.L’utilisation de facteurs de croissance et d’implants est devenue un système de référence pour le calcul de rentabilité.?®Q!ÿômf©l)ûg)ffloD© (âelB alkesel Doimte Unique levure enrichie en selenium fabriquée au Québec et approuvée] pan la CFIA et la PDA.Concentre de levure active développe pour la nutrition etjalsante.des ruminants E__________ 7252 es chez votre fabricant d'aliments FDILATATEURS DE TRAYONS 1 DU DR NAYLOR Traitement spécifique POUR LES TRAYONS ENDOLORIS, MEURTRIS OU À CROÛTES (GALES) Pour le traitement rapide, efficace et sans danger des trayons endoloris, meurtris ou portant des croûtes ou gales, rien ne réussit aussi bien que les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor.Le topique du genre qui se vend le plus dans l'industrie laitière.Un atout important en bonne production laitière depuis plus de 50 ans.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor gardent le bout des trayons ouvert et de forme naturelle tout en maintenant l'écoulement du lait qui s'impose et en permettant une guérison rapide et sûre.• Les DILATATEURS DE TRAYONS du Dr Naylor ’ Ml ont été conçus par un vétérinaire pour servir dans sa propre pratique professionnelle et dans sa propre ferme d'élevage.OIL a roms Comme depuis plus de 75 ans, la I gamme complète DILATORS * des produits du I Dr Naylor est en | vente chez les marchands d'aliments pour bétail et de fournitures agricoles et chez les vétérinaires.Distribution au Canada : Vétoquinol N.-A.inc.2000, chemin Georges Lavaltrie (Québec) JOK 1H0 28 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS une efficacité semblable à celle de certains facteurs de croissance antimicrobiens.On a aussi observé une synergie entre ces derniers (le monensin notamment) et les prébiotiques.Probiotiques Les probiotiques qu’on ajoute dans l’aliment sont des micro-organismes naturellement présents dans le rumen.Le principe de base est le suivant : si l’intestin est peuplé avec assez de « bonnes » bactéries naturellement présentes, on diminue la colonisation par des micro-organismes nuisibles qui limitent la croissance et l’efficacité alimentaire.Levures Les levures ont des applications en alimentation humaine et animale depuis des centaines d’années.Elles entrent dans la composition de pain, d’éthanol, d'alcool et sont une source importante de protéines, vitamines et minéraux.Il existe des différences significatives entre les divers produits à base de levure.Certains contiennent des levures vivantes sèches qui seront réactivées par l’humidité, avec ou sans milieu de culture.D’autres sont des cultures de levures comportant des levures vivantes, et leurs principaux atouts sont les multiples produits de leur fermentation.Finalement, d’autres produits commercialisés comportent des levures mortes.Chaque produit devrait être employé pour ses propriétés uniques.Enzymes Les enzymes alimentaires accélèrent le transit ruminai, donc l'ingestion volontaire de matière sèche fourragère.Parmi les plus utilisées chez les bovins, on retrouve entre autres l’amylase qui agit sur l’amidon, et la xylanase qui agit, comme la cellulase, sur la fibre.Les protéases sont plutôt utilisées pour améliorer la digestion des protéines.On ajoute aussi depuis plusieurs années de la phytase dans la ration des poulets et des porcs, ce qui améliore l’utilisation du phosphore et limite les rejets dans l’environnement.Herbes et épices Un des concepts qui semble prometteur est l’emploi des plantes, herbes et épices (thym, romarin, ail, cumin, coriandre, cannelle), de leurs huiles essentielles ou des ingrédients actifs qu’elles contiennent.L’intérêt que leur porte la médecine chinoise depuis des millénaires suscite bien des curiosités.Leur effet bénéfique est indiscutable, mais trop de facteurs influent sur la qualité des principes actifs pour discerner comment leur utilisation est rentable en production animale.Ces plantes améliorent notamment l’appétance.Quelques herbes sont bien connues pour avoir des effets antimicrobiens.D’autres ont un effet purgatif sur l’intestin, et peuvent encourager une digestion plus efficace, te Suspension stérile E^CENEL RTU (chlorhydrate de ceftiofur) 100 mL ; ****** seoicment " ver ;.^WCENEL RTU Demandez à votre médecin vétérinaire ou appelez au 1-800-392-3635 Saute animale Marque de commerce de Pharmacia & Upjohn Company sous licence par Pfizer Canada Inc 66764-0104 (2411-46) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / Plus de parasites éliminés Plus de lait.L’efficacité incomparable d’EPRINEXMC vous permet d’obtenir une production de lait accrue.Son ingrédient actif unique assure la maîtrise des parasites internes et externes, y compris les mites de la gale et les poux dont les lieux de prédilection sont la base de la queue et le pis.En effet, EPRINEXMC tue un nombre plus élevé d’espèces de parasites à différents stades que tout autre produit, sans période d’attente.1 Les résultats d’une étude canadienne indiquent que les vaches traitées Attendez-vous à plus avec EPRINEX." mmmm (epnnomeciinl avec ERRINEXMC ont produit près de I kg de lait de plus par jour que les vaches non traitées et elles ont nécessité 13 % moins de saillies par conception.Attendez-vous à plus avec EPRINEX I 888 637-4251 1.D après les renseignements figurant sur les etiquettes de produits antiparasitaires destinés aux bovins laitiers.2.Nodtvedt A.et.al.Increase in milk yield following epnnomectin treatment at calving in v-pastured dairy cattle.Veterinary Parasitology.2002; 105: 191-206 EPRINEX est une marque de commerce de Menai.Le logo TÊTE DE BOVIN est une marque deposee de Menai.% Menai limitée.2003 EPX-03-2651 -JA/DAIRY Eprîne> (epnnomectin PHOTO : EMMANUELLE ARÈS DOSSIER, SANTE ANIMALE les IMPLANTS : POUR EN OBTENIR LE MEILLEUR « Refuser les implants, c’est lever le nez sur 50 $ de bénéfice net par tête », lance Bill Sanders, par Emmanuelle arès Les animaux implantés ont des carcasses plus maigres à poids égaux que les animaux non implantés.On croit parfois à tort que l’augmentation de poids attribuable aux implants permet de "finir" un bouvillon plus rapidement, alors que ce gain de poids s’ajoute au poids prévu de finition », rapporte le Dr Bill Sanders, vétérinaire et consultant en production bovine pour Intervet en Alberta.Emmanuelle Arès, agronome, est journaliste femmanuelle.ares@lebuIletin.rogers.comj.Le spécialiste en nutrition animale Paul Saenger explique pourquoi dans une de ses conférences.Tout d’abord, il rappelle que les besoins énergétiques de tous les animaux, y compris les bovins, baissent une fois atteinte une certaine accumulation de gras dans la carcasse.En conséquence, la prise alimentaire diminue aussi.Or, en favorisant la conversion des aliments en protéines plutôt qu’en gras, les implants améliorent indi- rectement l’efficacité alimentaire et stimulent la consommation.En effet, il faut moins d’aliments pour constituer un kilo de muscle qu’un kilo de gras.La raison est fort simple : un kilo de protéine contient plus d’eau qu’un kilo de gras, et c’est le principal constituant des muscles.Donc, le métabolisme orienté vers la formation de muscles est plus rapide et nécessite moins de matières sèches que pour la constitution de gras.» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 31 de sujets qui obtiendrait normalement la classe Al à 545 kg et que la pose d’un implant fournit 35 kg de poids corporel additionnel, il faut alors ajuster la ration en visant un poids de finition de 580 kg.» Dans le cas de races à forte ossature, une utilisation agressive des implants peut mener à un déclassement de carcasse à cause d’un poids DOSSIER, SANTE ANIMALE Le Dr Bill Sanders est catégorique : « Refuser les implants, c’est lever le nez sur un minimum de 50 $ de bénéfice net par tête.» Les résultats de recherche menées par des universités américaines et canadiennes tendent à lui donner raison.L’utilisation judicieuse des implants rapporterait entre 3 et 7 $ en bénéfices pour chaque dollar investi.On a observé jusqu’à 13 % plus de gain pour une même consommation d’aliments.En fait, les implants peuvent augmenter le gain de poids de 5 à 20 %, alors que la conversion alimentaire serait améliorée de 4 à 11 %.Ces pourcentages varient selon les études consultées, et les allégations des fabricants en tiennent généralement compte.Comme le taux de gain augmente généralement davantage que la prise alimentaire, l’indice de conversion est donc meilleur.Les animaux implantés ont des carcasses plus maigres à poids égaux que les animaux non implantés.« Si l’augmentation de gain de poids attribuable à l’utilisation d’un implant est de 35 kg En favorisant la conversion des aliments en protéines plutôt qu’en gras, les implants augmentent l’efficacité alimentaire et stimulent la consommation.La conversion alimentaire peut être améliorée de 4 à 11 %.par exemple, on doit ajouter ce poids au poids de finition normal prévu, précise le spécialiste Saenger.Autrement dit, si on engraisse un groupe Avantage N°59 Production laitière améliorée Yea-Sacc INTEGRAL Au coeur de l'alimentation animaux toujours plus # 1026 e e Méfiez-vous des imitations Tél.: (866) 525-0779 • Fax : (613) 525-2254 www.alltech.com Afffecfr t .naturellement 32 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS trop élevé.Les races anglaises de petite charpente peuvent au contraire bénéficier de ce poids supplémentaire.L’implantation des veaux pourrait permettre aux éleveurs vache-veau d’obtenir des veaux plus pesants au sevrage.Certains y sont réticents puisque le prix au kilo baisse avec l’augmentation du poids.Plusieurs études prou- vent que cet argument ne tient pas la route avec une bonne stratégie d’implantation.En effet, une première implantation vers la mi-mai suivie d’une autre à la mi-juillet ont permis d’augmenter le poids au sevrage de 13 à 23 kg et les revenus bruts par veau de 6,50 à 13 $ par implantation.Il s’agit pour chaque élevage de déterminer quelle stratégie lui sied le mieux, te IMPLANTATION 101 t: Il est important de bien désinfecter les instruments et nettoyer l’oreille avant l’implantation.On conseille de ne pas négliger une bonne technique.Une étude de l’Université du Kansas a rapporté une diminution du gain moyen quotidien (GMQ) de près de 9 % et de l’efficacité alimentaire de 8,5 % chez les bouvillons présentant un abcès d’implantation.Un fabricant a ajouté un antibiotique à l’implant, ce qui protège le site d’implantation et aide à réduire les risques.L’implantation n’est pas recommandée dans toutes les situations.L’âge minimal requis pour une première implantation sur des veaux est de 30 à 45 jours selon les fabricants.En effet, les implants agissent sur les hormones de croissance que les nouveau-nés ne produisent pas encore.De plus, leur utilisation peut nuire au développement des organes reproducteurs et à la maturité sexuelle des animaux.C’est pourquoi le vétérinaire Georges Paradis recommande de ne plas implanter les animaux qu’on s’assure de garder pour la reproduction.« On ne sait pas toujours dès la naissance si telle femelle restera au sein du troupeau.Dans ces cas-là, on peut l’implanter une seule fois autour de 45 jours d’âge.Si on choisit l’engraissement, on pourra l’implanter de nouveau et bénéficier de l'effet du premier implant.Dans le cas contraire, cette première implantation ne nuira pas à ses capacités reproductrices ni à son développement.» Aussi, la production de viande de haute qualité persillée et tendre est incompatible avec une stratégie d’implantation agressive, selon des résultats de recherche de l’Université du Kansas.Logique : le persillage est constitué de gras, alors que les implants favorisent une carcasse maigre.Les pertes financières occasionnées par une technique inadéquate d’implantation varient de 9 à 75 $ par animal.Nouveau RTM Keenan SYSTEM Better Farming - Better Food , snan Aussi disponibles - Distributeurs de concentrés ^ Distributeurs de fourrages - RTM sur rail et stationnaire - Convoyeurs ¦ Épandeur orbital KEENAN AGRQ CONTACT (1992) INC .Pour recevoir votre trousse d'information RTM KEENAN, contactez-nous: Tél.: (819) 364-7880 www.agrocontact.ca Votre Solution en alimentation LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 33 De nos jours, vous ne pouvez courir le risque d’échouer en matière de contrôle des poux.C’est pourquoi vous comptez sur la Solution à verser IVOMEC (ivermectin), une protection à large spectre éprouvée contre les parasites.Au fait, la Solution à verser IVOMEC est le seul produit à base d’ivermectin qui est indiqué — et garanti — pour le contrôle des poux broyeurs.Des centaines d’études d'efficacité et d’innocuité, des milliers d’éleveurs de bovins satisfaits et.des millions de poux éliminés sont là pour le prouver.Pour la santé de vos bovins et de votre entreprise, utilisez la solution à verser IVOMEC .La différence IVOMEC®.IVOMEC et le logo TÉTE DE BOVIN sont des marques déposées de Meriaf Limitée 2004.Merial Canada Inc BOV-04-850?.-JA(F) Usage Vétérinaire Seulement ivomec iivermectini solution à verser pour bovin» C’est dans la nature humaine de prendre des risques mais jamais avec votre troupeau. DOSSIER, SANTE ANIMALE une SOLUTION VIVANTE Encore peu reconnus au pays, les probiotiques suscitent de plus en plus d’intérêt, ici comme ailleurs dans le monde.Des producteurs porcins de Lanaudière les ont essayés.PAR MARIE-JOSÉE PARENT PROBIOTIQUE : Supplément nutritionnel contenant des micro-organismes vivants (bactéries, levures.) qui exercent un effet positif sur l’organisme qui les ingère (le Petit Robert).EN 1998, les porcelets de Guy Laurin et France Perreault ont des problèmes de diarrhée postsevrage liés à la bactérie E.Coli.Les producteurs naisseurs-finisseurs ne voient pas le bout du tunnel.Ils essaient divers antibiotiques.Rien n’y fait.C’est à cette époque qu’un spécialiste en nutrition animale leur parle de probiotiques.N’ayant rien à perdre, les deux éleveurs retirent les antibiotiques de la ration, sur les recommandations du conseiller en question, et nourrissent les porcelets d’une moulée additionnée de ces produits.Dès lors, leur problème de diarrhée est résolu et n’est jamais réapparu par la suite.Depuis, ils n'ont pas réintroduit d’antibiotiques dans leur élevage et continuent d’utiliser des probiotiques.Charlatanisme ou solution miracle ?Ni l’un, ni l’autre.« Il y a des études qui ont démontré que les probiotiques ont des effets positifs; on ne peut pas le nier », explique le chercheur Martin Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmariejoseeparent@videotroii.caj.Complexe et contro versé, le sujet de probiotiques es incontournable dan le débat entourant I; diminution ou I bannissement d l’utilisation de antibiotiques ei alimentation animale Lessard du Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc de Lennoxville.Les probiotiques sont connus depuis longtemps.Déjà, dans les années 1980, on en parlait, mais il n’y avait pas de pression pour leur utilisation.En Europe, les antibiotiques ont été bannis comme facteurs de croissance, ce qui a forcé l’industrie à se tourner vers autre chose, dont les probiotiques.Ici, Santé Canada fait pression parce que les antibiotiques utilisés en santé animale ont été ciblés comme l’une des sources possibles d’antibiorésistance chez l’humain.« Le mot probiotique vient de "pro" qui signifie “stimule” et de “bio" pour “vie", précise le professeur en alimentation des porcs et de la volaille Jean-François Bernier de l’Université Laval.Donc, les probiotiques stimulent la vie, contrairement aux antibiotiques qui tuent la vie.» En fait, les probiotiques sont composés soit de bactéries, dans la majorité des cas, soit de levures.Le principe — simplifié — est le suivant : en donnant des bactéries bénéfiques aux animaux, on favorise une bonne flore intestinale au détriment des bactéries indésirables.En production porcine, l’utilisation principale des probiotiques est orientée vers le traitement et la prévention de la diarrhée en postsevrage.Cette période est stressante pour le porcelet qui est alors plus vulnérable aux attaques bactériennes.Des expériences LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 35 PHOTOS : MARIE-JOSÉE PARENT DOSSIER, SANTE ANIMALE Les producteurs de porcs France Perreault et Guy Laurin, de Saint-Alexis dans Lanaudière, ne verraient pas les activités de la ferme sans probiotiques.menées au Danemark, où les antibiotiques comme facteurs de croissance sont interdits depuis plusieurs années, « ont clairement démontré que les probiotiques avaient des effets positifs, mais en croissance, ils étaient inutiles », spécifie le chercheur.Efficaces, oui, mais.Plusieurs études ont démontré que les probiotiques sont efficaces, mais les mécanismes d’action demeurent mal connus.De plus, les recherches sur des fermes réelles sont insuffisantes.« Celles qui ont été faites, l'ont été pour la plupart par des compagnies, parce que, pour être homologué, un produit doit avoir été testé sur le terrain, fait remarquer Martin Lessard.D’autres travaux sont nécessaires pour caractériser davantage les conditions dans lesquelles les probiotiques exercent leurs effets bénéfiques sur la santé.» Selon le vétérinaire coordonnateur au Centre de développement du porc du Québec, Christian Klopfenstein, « les résultats sur le terrain ne semblent pas aussi prévisibles qu’avec les antibiotiques ».Selon lui, il y a différentes stratégies offertes.L’utilisation de probiotiques est l’une d’elles avec la vaccination et l’utilisation de certains antibiotiques.Il y a deux sortes de diarrhées, celle d’origine alimentaire pour laquelle l’utilisation des probiotiques ou une modification de la formulation de la diète peut être efficace.L’autre diarrhée d’origine pathogénique, par exemple celle à E.Coli, aurait avantage à être contrôlée par la vaccination.« On dit aussi que les probiotiques auraient des effets bénéfiques sur la santé du tube La table d'hôte pour rongeurs Ils rongent le bois, les fils et les matériaux d’isolation.Ils se gavent de fourrage, qu'ils contaminent au passage.Et pourtant, lorsqu’il s’agit d’appâts, les rats et les souris font la fine bouche.Les rodenticides ne sont efficaces que s’ils sont ingérés.Élaborez le menu parfait à 1 aide de notre gamme complète de produits éprouvés qui répondent aux goûts des rongeurs.et à vos besoins.Le choix du bon appât est la recette du succès cil matière de biosécurité.f| Vétoquinol d^ J&SiioiA 2000, chemin Georges Lavaltrie (Québec) Canada J5T 3S5 1 800 363-1700 www.vetoquinol.ca \ RODE'NTI 36 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS digestif, mais c’est moins connu et moins étudié », ajoute le vétérinaire.Une vision globale Lorsqu’il s’est joint à Nutrition Loucaro d’Acton Vale dans le milieu des années 1990, l’agronome spécialisé en nutrition animale Brahem Bouaou souhaitait fabriquer une moulée sans antibiotiques et sans farines animales.« Notre philosophie est que le marché n’est pas rendu là, mais on veut être prêts », explique-t-il.Le premier client à choisir une moulée pour porcelets additionnée de probiotiques a été Guy Laurin.De bouche à oreille, de nouveaux clients ont fait l’essai de ses produits.Aujourd’hui, une dizaine de clients satisfaits les utilisent toujours.Mais les probiotiques ne sont pas les seuls produits utilisés comme solution de rechange aux antibiotiques, spécifie Suspension stérile ENEL RTU (chlorhydrate de ceftiofur) Sr*'Jn«t: 100 mL usage véi&nnairo seulement -Awsen stérile 0eJCENEL* RTU s»- Brahem Bouaou.Ils font plutôt partie d’une approche globale qui compte en premier lieu les acidifiants (acides organiques et inorganiques), dont le but est de maintenir un pH suffisamment bas pour empêcher la prolifération des bactéries pathogènes.Viennent ensuite les probiotiques et les préprobiotiques.Si les probiotiques contiennent des bactéries, les préprobiotiques nourrissent les bactéries bénignes, ce qui a pour effet de stimuler une flore intestinale désirable.À l’occasion, on utilise aussi d’autres produits, comme des enzymes, des extraits de plantes, des huiles essentielles et des épices.Brahem Bouaou fait également usage de sulfate de cuivre ou d’oxyde de zinc.Finalement, dans son approche globale, il porte une attention à la régie alimentaire et à la présentation de la ration.Satisfaits, moins satisfaits Plusieurs producteurs de Lanaudière ont testé les produits de Brahem Bouaou pour combattre le E.Coli au sevrage.Le conseiller du Club Sup-Porc Lanaudière, Raphaël Pouliot, peut dire chez qui les probiotiques ont fonctionné et qu’est-ce que tel ou tel autre producteur a fait, en plus de l’ajout de probiotiques.Pour l’un, il y a eu des améliorations apportées à la ventilation.Pour l’autre, le problème est resté.D’autres encore ont gardé Brahem Bouaou, spécialiste en nutrition animale chez Nutrition Loucaro, base ses interventions sur la production d’animaux sans antibiotiques et sans farines animales.Consultez votre vétérinaire au sujet de Excenel RTU ou visitez www.porcsuniformes.ca Saute animale "EXCENEL RTU est une marque déposée de Pharmacia & Upjohn Company, utilisée sous licence par Pfizer Canada Inc.66800-0504 (2405-109) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS / OCTOBRE 2004 / 37 RECHERCHE QUÉBÉCOISE SUR LES PROBIOTIQUES Une étude menée par le chercheur Martin Lessard, du Centre de recherche de Lennoxville, porte sur les effets des probiotiques.Plusieurs paramètres sont étudiés comme les effets sur la muqueuse intestinale et les effets sur les anticorps.Pour des porcelets sevrés à 21 jours d’âge, le chercheur et son équipe scrutent les porcelets abattus avant sevrage, à 18 jours, après sevrage, à 23 jours, et après l’introduction de la bactérie E.Coli à 53 jours.Les essais sont actuellement complétés et le chercheur travaille à la compilation des résultats.On attend un rapport préliminaire sous peu.Martin Lessard espère que, dans un deuxième temps, des tests en situation réelle puissent avoir lieu.Le chercheur présentera une conférence sur le sujet des probiotiques lors du prochain colloque sur la production porcine qui se tiendra le 19 octobre à Saint-Hyacinthe.DOSSIER, SANTE ANIMALE les antibiotiques, tout en ajoutant des probiotiques.Règle générale, ce que retient Raphaël Pouliot, c’est que les probiotiques utilisés seuls sont décevants.« Environ 40 producteurs des miens ont essayé les probiotiques et il y en a eu pratiquement autant de déçus que de satisfaits, dit-il.Tous les producteurs qui ont changé pour les probiotiques dernièrement, depuis environ trois ans, ont ajouté des acidifiants et sont satisfaits.Ceux qui ont eu une mauvaise expérience, ce sont ceux qui n’ont utilisé que les probiotiques.» Selon le chercheur* Martin Lessard, les résultats obtenus avec l’usage de probiotiques dépendent des conditions sanitaires de l’élevage.Si les conditions Des études démontrent l'efficacité des probiotiques.Les résultats à la ferme sont cependant mitigés.sanitaires sont plus ou moins bonnes, les effets bénéfiques seront plus marqués.Il en est de même avec l’utilisation d’antibiotiques.Par contre, si les conditions environnementales sont plus favorables, les effets sont plus mitigés.L’élevage de Patrice St-Jean et de Johanne Clément de la ferme Johatrice, à Sainte-Julienne, est récent.Les conditions sont bonnes.Or, Patrice St-Jean a commencé l’utilisation de la moulée pour porcelets contenant des probiotiques à l’automne 2003 parce qu’il avait des problèmes de E.Coli.De l’oxyde de zinc a également été ajouté.La mortalité est passée de 4 à 1,7 %.Pour lui, le coût de l’ajout de probiotiques est minime comparativement aux bénéfices retirés.Bref, les probiotiques feront de plus en plus partie de l’arsenal que vous offrira votre compagnie de moulée ou de prémélanges, quelle qu elle soit.En effet, il y a un intérêt grandissant pour la question de toutes parts.Mais comme l’explique Martin Lessard, les antibiotiques sont l'équivalent d’un « coup de canon » alors que les autres possibilités, comme les probiotiques, sont comme des « coups de fusil ».Des coups de fusil dont on risque de ne pas pouvoir se passer dans l’avenir, te EN FAISANT TRANSFORMER VOTRE FEVE EN 38 / OCTOBRE 2004 / LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Voici FluSure”.Toute une dose, toute une protection contre le VIP.N'acceptez aucun compromis quand vient le temps de protéger vos porcs contre le virus de l'influenza porcin.Voici un vaccin qui offre toute la dose, toute la protection contre le VIP : FluSure.FluSure confère une excellente protection contre le VIP et se distingue par son remarquable profil d'innocuité.En toute sécurité.En toute tranquillité.Faites de FluSure votre allié.Pour plus d'information, consultez votre vétérinaire ou contactez le service technique de Pfizer au 1-800-461-0917.Rehydrate to 100 nil Réhydrater à 100 nil %: HiN»e Influenza Vaccine.fflandH5N2 £in contre I influenza I"
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