La presse, 16 juillet 1981, B. Économie et finance
[" » In mode d épargne SUpéneUr 17 ]/ 0/ , annuel Nos'certificart de I / I A /O Perlodc dépôt garantiT - [j TRIIS1 lUNrRA; DU CANADA* , CAHIER 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 16 JUILLET 1981 Canadien La lièvre des fusions qui déferle sur les Etats-Unis a débordé hier au Canada alors que Les Entreprises Canadien Pacifique ont conclu une entente définitive pour se porter acquéreur au prix do $1.1 milliard de MAURICE JANNARD toutes les actions de la Compagnie Internationale de Papier (CIP).Les E n t reprises Canadi en Pacifique, contrôlée à 71 pour cent par Canadien Pacifique Ltée, augmente ainsi ses intérêts dans le secteur forestier en acquérant un important producteur concentré surtout dans l'Est du Canada.CIP passera finalement en des mains entièrement canadiennes.La compagnie est détenue par le groupe américain International Paper et est la cinquième plus importante société canadienne dans le secteur des pâtes et papier.La transaction d'hier qui devrait être finalisée à l'automne prochain après approbation de certains organismes gouvernementaux devient la plus importante acquisition canadienne cette année à l'extérieur du secteur énergétique.Aucune personne de la direction du Canadien Pacifique n'était disponible hier pour commenter la transaction alors que le president de la société lan Sinclair est retenu à la maison e: se remet d'une blessure à la hanche.Celui-ci doit prendre prochainement .sa retraite.L'achat par une filiale du Canadien Pacifique Ltée sur- i/ÈÊÊt Sir' V * 4 mm \\.Certaines agences de sécurité se spécialisent même dans la location de chiens dressés.UNE NOUVELLE PROFESSION Courtiers en service sécuritaire Le crime ne paie pas?Au Quebec seulement l'on dénombre actuellement 152 agences de sécurité et plus de 250 entreprises spécialisées dans les systèmes d'alarme et de protection contre le vol, le feu.les attaques nocturnes et quoi d'autre, sans compter la détection de ceux qui \\ eulent espionner vos propres activités.JEAN POULAIN Cette industrie nouvelle qui s'appuie plus encore sur la pre yention du crime que sur sa protection s'est développée depuis une quinzaine d'années en parallèle avec la vague croissante de crimes, attentats et vols provoqués par l'urbanisation, le chômage, la drogue, sans omettre le relâchement de l'appareil policier, dont les rondes ne se font plus par patrouilles a pied mais en voiture.La technique s'est évidemment mise de la partie, le phénomène ayant pris naissance chez nos voisins du sud.en particulier avec l'introduction de la surveillance électronique: caméras, appareils de détection utilisant les ultrasons ou les micro-ondes et nombre de gadgets brevetés qui apparaissent sur le marché.Quelle firme Dans les premieres années cette industrie consistait surtout à installer des systèmes d'alarme électroniques pour prévenir les cambriolages de bijouteries ou de banques.Il s'agit maintenant aussi de protéger des Industries, autant contre le vol de marchandises en entrepôt que contre les attentats, voire les dommages volontaires par du personnel.Le problème qui se pose ainsi à une entreprise qui veut se protéger n'est plus celui de savoir quelles firmes offrent des services de protection mais quelle est celle qui offrira le service le plus adapté à votre organisation, et aux meilleures conditions.C'est du moins ce que prétendent les dirigeants de la firme O.S.S.E.Inc.qui a ouvert ses bureaux depuis quelques mois à Montreal, comme «courtiers en service sécuritaire», et qui se considèrent comme les pionniers (h' cette nouvelle profession, qui n'existerait pas même encore aux Etats-Unis.1 M.Gérard Bélanger, vice pre sident de la société à charte I\"e dérale, ancien major dans l'armée canadienne et aide-de-camp du gouverneur Vincent Massey a expliqué à LA PRESSE que le pionnier du principe commercial de la sécurité telle quelle existe de nos jours est M.Pinkerton en ISôt) aux Etats-Unis dont l'agence, de reputation mondiale, a fait son chemin.Le major Bélanger explique en quelques mots les problèmes techniques que posent l'équipement ultra-perfectionné qu'offrent maintenant les fabricants: tel système qui fonctionne a l'aide de micro-ondes ne peut être installé en face d'une fenêtre qui.même fermée, fera déclencher le mécanisme d'alarme au simple passage d'un camion dans la rue voisine.Dans un autre cas les ultrasons seront pre férables aux micro-ondes.En gros, les services de protection peuvent être divisés en trois: les mécanismes d'alarme, contre le vol (cameras, clôtures électrifiées, mécanismes d'alarme dependant d'un central, etc ) et contre l'incendie, ainsi que les extincteurs automatiques (sprinklers).En second lieu il s'agit de personnel de garde qui assure la surveillance, surtout la nuit, après la fermeture des usi nés.Enfin, une industrie en plein essor est celle des voitures blindées, utilisées jusqu'ici surtout pour le transport de billets de banque, de titres et de bijoux, mais qui perce pour la protection dans leurs déplacements de personnalités importantes, comme ce sera le cas des chefs d'Etat participant au sommet de Montebello prochainement.La société O.S.S.E.Inc.offre un service de courtier qui s'appuie sur trois volets: il s'agit d'abord de déterminer pour le client l'agence de sécurité la plus adaptée à son cas.compte tenu du fait qu'elle est indépendante.Selon Marie-Josée Beau-doih, porte-parole de O.S.S.E.Inc.il existe des firmes de consultants en sécurité mais elles sont des émanations d'agences de sécurité existantes.En second lieu, elle s'occupe de négocier le contrat pour son client, avec l'agence choisie.Enfin, elle offre une étude technique à l'intention du client, étude particulièrement Indiquée lorsqu'il s'agit de la construction d'un édifice nouveau qui doit intégrer des systèmes planifies de sécurité.achète vient après une série de nouvelles acquisitions cette année qui dopassent ies $10 milliards mais qui étaient surtout concentrées dans le secteur du pet role et du gaz naturel.Plus tôt dans l'année deux géants de l'industrie forestière ont changé de main.Abitibi-Price de Toronto, le plus grand producteur de papier journal au monde, a été acheté par la famille Reichmann au prix de $560 millions et MacMillan Bloedel de Vancouver, la première compagnie papetière du pays, fut cédée aux Mines Moranda pour la somme de$(i2(i millions.Première au Canada Canadien Pacifique Ltée est devenue en L980 la plus grosse compagnie du Canada après avoir dépassé en importance General Motors du Canada.Son chiffre d'affaires est de $10 milliards et ses profits ont totalise $58.'} millions l'an passé.Les Entreprises CP ont affiche des profits de millions, ce qui représente 62 pour cent des bénéfices du .croupe.Cette filiale possède au complet ou détient des intérêts dans des entreprises actives dans le pétrole et le gaz naturel ( PanCanadian Petroleum), les mines et les métaux (Cominco), ies produits forestiers, l'acier (Algoma), le développement immobilier (Marathon) et les produits agro-alimentaires.Les Entreprises CP détiennent 51 pour cent des actions de Créât Lakes Forest Products, une société de l'Ontario qui a réalisé des vente-, de $515 millions l'an dernier.CP possède aussi dans le secteur forestier Pacific Lores t Products.Ventes de $1.2 milliard CIP.qui a son siège social à Montréal, a réalisé en 1980des Ce qu'est le Canadien Pacifique ltée Revwujen 1980 en Jmiiiiord» CP Hail 1.7 (P Camionnage .2 CP Télécommunications .1 CP Air .7 CP Navigation .a Soo Line Railroad Les Entreprises Canadien Pacifique 6.6 ventes de $1.2 milliard et des profits de S151 millions.La com pagnie emploie 13.500 employés.CIP produit entre autres les produits Fa -cile et est associée avec la firme Masonite CIP possède des usines de papier journal a Trois-Rivîères et Gatineau au Québec et à I >alhou sic au Nouveau-Brunswick.Elle est propriétaire également de moulins à La Tuque, où s'achève un conflit de travail qui dure depuis 13 mois, à Matane.Toronto et Hawkesbury.Cette filiale canadienne a contribué pour environ 20 pour cent du chiffre d'affaires d'International Paper en 1980, le premier producteur mondial de pâte a papier.La direction d'International a indique hier qu'en dollars américains la transaction ci ail évaluée a $910 millions et qu'après impôts elle rapporterait $210 millions E.-U.nets.Pour International Paper la vente «permettra de redéployer une partie importante des t\\.»i et d'accroitre la flexibilité financière».L'apport de fonds résultant de cette vente contribuera au programme d'investisse ments de la compagnie qui s'élève à $1 milliards pour les cinq prochaines années ENTREVUE AVEC LE PRÉSIDENT DU CONSEIL DE LA BANQUE DE MONTRÉAL Montréal pourrait deux si ^&JP d© banque e La Banque de Montréal n'est pas immuablement installée à Montréal.Si la qualité de l'infrastructure de la ville devait baisser, la banque pourrait se voir dans l'obligation de déménager.William Mulhol-land, président du conseil de la Banque de Montréal depuis le FRÉDÉRIC WAGNIÈRS 1er juillet, a déclaré à LA PRESSE que le siège d'une importante banque internationale doit pouvoir compter sur toute une ga m m e d e services \u2014 a v oc a t s, comptables, informaticiens, et autres spécialistes dans un grand nombre de domaines.Toute cette infrastructure que Ton trouve dans les grands cet.très financiers doivent être à portée de main, car on ne peut pas toujours dépendre du téléphone ou de l'avion.Si Montréal ne parvient pas à garder une communauté de professionnels de langue anglaise, des banques ne pourront pas résister à l'attrait d'une ville de langue anglaise où, de surcroît, le volume d'affaires est plus important.M.Mulholland constate qu'il y a eu un exode de spécialistes vers d'autres parties du Canada, comme Toronto et Calgary.La situation n'est pas encore devenue critique, mais l'effet cumulatif de tous ces departs individuels se lait sentir, quoique Montréal commence à reprendre du poil de la bête.Il estime néanmoins que Montreal ne sera plus jamais le grand centre financier d'il y a cinquante ans ou plus.Montréal compte maintenant les sièges de quatre banques à charte\u2014 la Banque Royale, la Banque de Montréal, la Banque Nationale et la Banque Mercantile\u2014 ainsi qu'un grand nombre d'autres institutions financières.'«Dans quelques années, il n'y aura peut-être que deux de ces banques a charte qui resteront à Montréal, a dit M.Mulholland.11 faut se rendre à l'évidence, le Quebec a subi un déclin par rapport a d'autres parties du Canada.Quand je suis entré à la banque, le volume d'affaires du sic ge à la rue Saint-Jacques dépas sait toutes les succursales.A présent, c'est soit la succursale William Mulholiand principale fie Toronto soit celle de Calgary qui est en tète.» La langui1 joue aussi un rôle important.«Nous parlerons toujours la langue du client, quelle qu'elle soit, mais environ M pour cent de nos affaires se font en anglais.Nous devons donc pouvoir compter sur des professionnels qui ont une connaissance parfaite de l'anglais.Si Montréal ne parvient pas à garder une communauté de professionnels de langue anglaise, des banques ne pourront pas résister a l'attrait d'une ville de langue anglaise où, de surcroit, le volume d'affaires est plus important.» Bien que certains services centralisés de la banque se trouvent à Toronto, ce qui oblige M.Mulholland a passer un ou deux jours par semaine dans la Ville reine; ii n'y a pas de partage du pouvoir entre les deux villes \u2014 la haute direction se trouve à Montréal.M.Mullholiand cherche du reste a maintenir une séparation entre la haute direction et les affaires courantes de la banque.«Nous avons des agents de crédit compétents, dit-il, et nous ne mettons pas en doute leur jugement.Je n'ai jamais dédit un agent de crédit.» La fonction de la haute direction, selon M.Mulholland, est d'analyser et de prévoir les grands courants politiques et économiques.«Nous devons être en mesure de nous adapter à l'évolution du Canada, car ce qui joue à l'avantage du pays joue aussi à notre avantage», déclare M.Mulholland en retournant le célèbre mot au sujet de General Motors.Un banquier doit donc pouvoir comprendre ce qui se passe dans le monde et saisir les grands changements.Ce n'est pas une tâche facile étant donne la surabondance d'informations et d'analyses qui tend à jeter la confusion dans les esprits, estime M.Mulholland.Sa carrière de courtier chez Morgan Stanley a New York pendant 17 ans, puis la présidence de Brinco et de Churchill Falls pendant six ans avant d'assumer la présidence de la Banque de Montréal en 1975, sent sans doute un atout pour comprendre les grands courants qui peuvent affecteur la banque.En tout cas, son origine américaine semble le prédisposer à comprendre les problèmes canadiens sans excès d'émotivité.Le niveau élevé des taux d'intérêt est un des courants qu'il faut bien comprendre actuellement.M.Mulholland estime que nous sommes en lace d'une épreuve de force et que la Réserve fédérale des Etats-Unis doit maintenir sa politique contre vents et marées ou perdre la face.Il estime que la politique monétaire américaine n'a pas ete particulièrement efficace dans le passe et (pie la banque centrale doit affirmer sa crédibilité.«Pendant bien des années, je n'ai pas cru ce que la Réserve fédérale disait et j'ai eu raison de ne pas la croire, dit-il, mais maintenant elle doit montrer qu'elle croit elle-même à sa politique monétaire.Ce qui chicane le monde c'est que la politique monétaire est un instrument conjoncturel qui ne fait pas de detail.Tout le monde doit en supporter le fardeau d'une façon qui n'est pas équitable.» M.Mulhollland pense que le president de la Reserve fédérale.Paul Voleker.est parfaitement conscient du fait que c'est peut-être la dernière chance pour lui de rétablir la crédibilité de la politique américaine, car le resserrement du crédit agit comme une drogue.Chaque fois qu'on l'utilise et que le mal n'est pas guéri, on augmente la resistance du système et la prochaine fois il faudra utiliser une dose noANS- NOS PAGES Le groupe Keg à Montréal Le groupe Keg Restaurants, de Vancouver, ouvrira son premier ecornplexe de trois restaurants, au coût de $2 millions, dans le Vieux Montréal, vers la mi-juillet, et prévoit investir au cours des trois prochaines années de $10 a $20 millions au Québec.Page B 3 Or et argent à la Banque TD La Banque Toronto Dominion a annonce hier quelle met en vente des lingots d'or et d'argent en berre.Page B 6 Les franchises vont bien Les établissements exploitant des franchises au Canada ont doublé leur chiffre deffaires en quatre ans seulement.Page B 2 Indices Montréal: 399.83 (+2.80) Toronto: 2371.69(4-22.51) New York: 954.15 (-5.90) Montréal ne sera plus jamais le grand centre financier d'il y a 50 ans ou plus.encore plus forte pour d'abord vaincre l'accoutumance avant même de guérir le mal.Dans ces circonstances, la Banque du Canada n'a pas de veritable alternative à sa politique actuelle.Si elle décidait de poursuivre une politique de taux d'intérêt plus bas, il y aurait une chute du dollar canadien et une inflation beaucoup plus sévère.«Ce qui serait grave, estime M.Mulholland, c'est que tout ce qu'on perdrait avec l'inflation et la chute du dollar serait perdu à tout jamais.On ne peut pas faire machine arrière.» -13/100 sy 82.97 Les demandes salariales préoccupent le Conference Board Croissance é< onomique, e ho m a ge.t a u x d ' i n t érèl n'amèneront Tan prochain à peu près aucun changement par rapport a 1981.affirment les économistes du Conference Boa rd du Canada, ma is res experts se préoccupent par contre du fait que les demandes salariales devraient atteindre 12 pour cent cette année et autant en 1982.JEAN POULAIN C'est ce que mentionner, les dernières prévisions trimestrielles rendues publiques hier par l'organisme de recherche économique d'Ottaw a.en annonçant! qui- «Les perspectives de l'évolution des >alaire> se sont assombries depuis les dernières prévisions».Si Ton sait que cet organisme prévoit pour liisi un taux d'inflation des prix à la consommation de 12 pour cent et de 11 .(i pour cent en IDS*.'.Ton peut se demander si les «perspectives assombries ne s'adressent pas d'abord aux travailleurs dont le pouvoir d'achat a baisse depuis trois années de suite et qui ne voit aucun rattrapage, et encore moins de progression, a l'horizon.Par contre, le rapport indique au sujet des taux d'intérêt \u2014 qui plafonnent actuellement non à 12 mais a 20 pour cent (taux de base des banques), «qu'on espè re qu'ils diminueront légèrement à la fin de 1982 «donc dans 16 à 18 mois).Pour l'immédiat les taux d'intérêt «diminueront lentement jusqu'au milieu de l'été».(Le mouvement de baisse ne semble toutefois pas avoir commence même si le milieu de l'ete est proche).Le Conference Hoard souligné le fait que ces taux d'intérêt éle-v es et l'inf lat ion galopante devraient avoir des effets particulièrement néfastes sur les secteurs de la consommation et du logement, l'automobile étant le secteur le plus durement touche cette année ( baisse de un pour qent des dépenses réelles).Dans l'ensemble, l'organisme de recherche économique prévoit que le PNB reel augmentera de :i pour cent en 1981 et de 2.6 pour cent en 1982.Le tatix de chômage, quant a lui.restera inchangé à 7.:* pour cent (Mi 1981 et 1982.Le taux de hase moyen annuel des prêts bancaires se situera à 19.24 pour cent en DSI el a 18.54 pour cent en l!n pense com me Muni réal.Nous ru* sommes pas comme «Victoria Station» qui n'a pas réussi une grosse percée ici parte que les directives venaient de San José.Californie.» Les ventes consolidées ont atteint plus de $65 millions l'an dernier contre S18 > millions l'année pre cèdent e.Wit f IVACO AVIS et' ,W t 0'.u« à> '4*r4t Irimciiricl it $0 10 i oi'-on o tf* dt ou de leurs épouses.Ça va durer toute la nuit.Tu les connais! Qu'est-ce que ça change?Donne tes armes! Qu'on en finisse! » Le Portugais s'obligea à sourire.«Bien sûr, pourquoi pas?Hai, shigata nai.samouraï-sama.So desu.'» Il salua comme un courtisan, sans aucune sincérité, sortit la rapière de son fourreau, ôta le pistolet de sa ceinture et les tendit.Yoshinaka fit signe à un samouraï qui vint prendre les armes.11 alla les mettre près du portail et monta la garde.Rodrigues gravit les marches, mais Yoshinaka lui demanda, poliment mais fermement, de s'arrêter.D'autres samouraïs accoururent pour le fouiller.Furieux, Rodrigues fit un bond en arrière.«Iyé/ Kinjiru! Bon Dieu! Qu'est coque.?» Les samouraïs lui tombèrent dessus, lui tinrent les bras solidement et le fouillèrent soigneusement.Ils trouvèrent deux couteaux dans le haut de ses bottes, un autre attaché à .son avant-bras gauche, deux petits pistolets \u2014 l'un caché dans la doublure de son manteau, l'autre sous sa chemise, ainsi qu'une petite fiasque d'é-tain sur la hanche.Blackthorne examina les pistolets.Ils étaient tous deux chargés.«L'autre était-il aussi chargé?\u2014 Oui.bien sûr.Ce pays est hostile, tu t'en es pas rendu compte, Ingeles?Dis-leur de me laisser tranquille! \u2014 Ce ne sont pas des façons de rendre visite à un ami, la nuit.Neh?\u2014 Je te dis que ce pays est hostile.Je suis toujours armé.Tu l'es pas.toi?Sainte Mere.dis à ces morveux qu'ils me foutent la paix.\u2014 Est ce bien tout?Bien sûr.Dis-leur de me lais- j ser tranquille, Ingeles! Blackthorne donna les pisto- -Jets à un samouraï et s'avança.; Ses doigts tâtèrent soigneusement l'intérieur du ceinturon de cuir de Rodrigues.I n stylet ; glissa hors de sa cachette.Très fin.très pointu, le meilleur acier de Damas.Yoshinaka II invectiva les samouraïs qui { avaient effectué la fouille.Ils s'excusèrent.Blackthorne re- ¦ gardait seulement Rodrigues.««Rien de plus?» demanda-t-il.le stylet a la main.Rodrigues resta de marbre.«Je leur ai dit ou il fallait regarder.et comment regarder, Rodrigues.Comment.uq-Espagnol.Certains d'entre eux, n'est-ce pa>?A/e cago on la loche.Che ca'r bron! \u2014 Que va, lèche! Dépêche-toi! » Pas de réponse.Blackthorne s'avança, le couteau à la main.I \u2022 Dozo.Yoshinaka-sama.W'a- fa>.» Rodrigues dit d'une voix rau-que: «Dans le ruban de mon chapeau.\" Blackthorne s'arrêta.«Bien», dit-il en tendant la main vers le chapeau a large bord.«\u2022Fais attention à la plume.Ingeles.J'y tiens comme à la prunelle de mes yeux.»» Le ruban était large et raide.a l'intérieur se trouvait un autre stylet.Fin, petit, spécialement conçu pour épouser la courbe du chapeau.Yoshinaka réprimanda les >amourais encore une fois.«Devant Dieu, est-ce bien tout.Rodrigues?\u2014 Sainte Mere.Je te l'ai déjà dit.\u2014 Jure-le! » Rodrigues s'exécuta.« Y os h i n a k a - s a n./ m a / eh i ban.domo*, dit Blackthorne.Yoshinaka donna un ordre'.et\" ses hommes relâchèrent le Portugais, qui massa ses membres gourds.«Je peux m'asseoir.Ingeles.' \u2014 Oui.» Rodrigues essuya la sueur de son visage avec un mouchoir rouge puis ramassa ia fiasque d'étain et s'assit en tailleur sur l'un des coussins.Yoshinaka n-sta à proximité, sous la véranda.Tous les samouraïs regagnèrent leurs postes, sauf quatre.«Pourquoi sont-ils si chatouilleux, Ingeles?J'ai jamais été oblige de laisser mes armes.Suis-je un assassin?\u2014 Je t'ai demande si c'était tout ce que lu avais et tu as menti.\u2014 J'écoutais pas.Sainte Mere! Me prends-tu.pour un criminel?» Rodrigues ajouta amèrement: «Qu'est-ce que ça peut faire Ingeles?La nuit est gâ: chée.Pourquoi laisserait-on n'importe quoi nous gâcher une grande soirée?Je leur pardonne el je te pardonne.Vous aviez raison.J'avais tort.C'est bon de te voir.» 11 déboucha la fiasque et la ' lui tendit.«Bois un peu de cognac.\u2014 Toi d'abord.» Le visage de Rodrigues de- vinl gris comme la cendre, «Sainte Vierge.Tu crois que je t'apporte du poison?\u2014 Non.mais tu boiras quand même d'abord.» Rodrigues but.«Encore! » Le Portugais obéit puis s'essuyait la bouche du revers de la main.Blackthorne accepta la fiasque: «Salud!» Il renversa la-tète en arrière et fit semblant d'avaler, gardant secrètement sa langue sur le goulot pour empêcher le liquide de couler dans sa gorge.«Ah! dit-il.C'est bien bon Tiens.\u2014 Garde-la.Ingeles.C'est un cadeau.\u2014 Du bon pere ou de toi?\u2014 De ma part.\u2014 Devant Dieu?\u2014 Devant Dieu et la Vierge! C'était un cadeau de ma part et de celle du père.Il possède tout, l'alcool qui est à bord du Santa Filipa.mais Son Eminence a dit que je pouvais le partager.C'est un cadeau, qu'as-tu fait de tes bonnes manières?» DEMAIN : La fin du voyage \t r Éditions Libre\t répression.1980\t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 16 JUILLET 1 981 \u2022 B 11 La grève des Postes en bref Des affaires d'or ¦ Si certaines maisons d'affaires perdent quotidiennement des milliers de dollars à cause cilla grève des postes, certaines firmes en profitent considérablement.Les compagnies spécialisées dans la livraison, le courrier et les messageries doivent embaucher de nombreux employés supplémentaires pour repondre ù la demande: souvent des grévistes du service postal canadien.La société Magenta Courrier Service, de Toronto, signale une augmentation de 50 pour cent de ses activités.Kourier, égale ment en Ontario, parvient difficilement à repondre aux demandes, qui ont double.Entretemps, la grève coûte plus de $5 millions par jour aux compagnies qui font un usage intensif de la poste.Si la grève est aussi longue qu'en 1975, soit 12 jours, elle coûterait $227.6 millions en revenus à de nombreuses sociétés.Maux génétiques ¦ Neuf bébés par mois pourraient devenir arriérés si la grève postale empêchait des échantillons de sang de parvenir aux laboratoires, dit le Dr Charles K.Scriver, de Montréal.Dans une lettre aux intéressés, il souhaite que ces citoyens canadiens handicapés pèsent sur la conscience du ministre responsable, sur celle des chefs syndicaux et sur nous tous qui n'empêchons pas de pareilles grèves.«Que ceux qui ne s'intéressent pas ù nos enfants soient les premiers à sacrifier leurs propres nouveaux nés à la loterie d'une grève postale».Le Dr Scriver, de l'Institut de recherches de l'hôpital pour enfants de McGill, dit que les hôpitaux du pays ont toujours compté sur la poste pour livrer des échantillons de sang destinés à l'examen pour prévenir ou combattre des maux génétiques.La solitude ¦ La grève nationale des postes, déclenchée i! y a 17 jours, sème la solitude dans les maisons de retraite, les hôpitaux et les prisons.La vie peut être «misérable» pour ces personnes qui ne reçoivent aucune lettre, aucune carte de souhait, aucun cadeau de leurs familles et amis, de dire une infirmière d'une maison de retraite de Toronto.Elle ajoute que les parents: de pensionnaires n'ont souvent pas les moyens de communiquer avec eux par téléphone et les «ponts sont ainsi coupe- par le dernier lien qui les reliait.«Dans les prisons, par ailleurs, de dire un porte-parole, les détenus sont souvent 'difficiles à contenir» lorsqu'ils sont sans nou-i elles de leur proches.» Consommateurs protégés ¦ Les consommateurs n'ont pas à s'inquiéter quant aux intérêts à payer sur leurs achats à crédit à cause du conflit postal.C'est du moins ce qu'a affirme le directeur du contentieux de l'Office de protection du consommât» ur, M.Jacques Dagenais.Selon les termes de la loi québécoise, le consommateur n'a pas à payer des intérêts tant qu'il ne reçoit pas un état de compte ù son domicile.Il incombe aux banques ou aux grands magasins à rayon de faire parvenir les états de compte à leurs clients.De plus, les détenteurs des cartes de crédit ont 21 jours pour s'acquitter de leur compte, une fois reçu.Pour ceux qui s'estiment lésés.M.Dage-nais recommande de porter plainte aux bureaux régionaux de l'Office de protection du consommateur Le patronat veut une loi ¦ Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) reclame une loi spéciale ordonnant le retour au travail des postiers et encourage les députes conservateurs à ne pas quitter Ottawa tant que ce «malheureux et coûteux» conflit ne sera pas réglé.Ce conflit a suffisamment duré, de dire le CPQ dans un communiqué et cause d'énormes problèmes aux citoyens en général mais surtout aux entreprises, aux PME en particulier.11 serait irresponsable, ajoute l'organisme patronal, pour le gouvernement fédéral de laisser ce conflit pourrir davantage ou encore de retarder l'adoption d'une loi spéciale «de crainte qu'elle ne soit pas respectée».Le CPQ rappelle que le gouvernement «est élu pour gouverner et non pour tergiverser devant le chantage».Maclean-Hunter a l'habitude La société Maclean-Hunter publiera ses magazines d'affaires comme à l'accoutumée durant la grève des postiers.Bob Robertson, directeur de la division des publications d'affaires de cette entreprise, a précisé que l'on continuerait de livrer les revues aux abonnés en utilisant un système mis au point a la suite des fréquentes grèves des Postes».Ceci n'est pas du courrier L'éditeur du « Alberta Report».Ted By-fieîd, a entrepris hier son service de distribution d'urgence en dépit des menaces de poursuites du local d'Edmonton du Syndicat canadien des postiers.La Loi des postes stipule que seul le ministère des Postes est habilité a livrer le courrier, mais M.Byfield affirme que son service n'est pas un service postal : il est mis à la disposition des personnes qui achètent pour un dollar de timbres de rAlberta Report; ces timbres, qui portent la mention: «Ceci n'est pas un timbre-poste», sont apposés sur des «communications écrites» \u2014 et qui sont distribuées par 120 messagers engagés à cette fin.Les copains de l'auto vous offrent: m .\u2022.y ;. iom.9hô I7h \u2022 V'CCiirjom.Kjn ôctvk .9TOOÔ I6t\\ieu «t v«n 9h3O0 2in %om.Qhâ I7h \u2022 C*otorrorod«t S» \"Vur.o6S3 44W B 12 EN BREF La guerre du hareng ¦ Après la pêche au saumon, c'est la pèche au hareng qui suscite des mécontentements au pays.Dans un message adresse au ministère fédéral des Pèches et Oceans, l'Association des seigneurs du gelfe Saint Laurent s'inquiète de la reduction des contingentements pour la pèche au hareng imposée par le gouvernement federal pour la saison automnale.Ces quotas sont de 12,000 tonnes pour la pèche côtière et de 3,000 pour les pécheurs hauturiers L'Association reclame une reunion d'urgence du Comité de gestion du hareng du golfe afin de discuter d'un plan de pêche pour l'année 1981.Son représentant, M.Yvon Friolet, exige que le comité étudie un plan equitable pour les deux types de pèche du golfe.Wabasso a gain de cause I ¦ Les juges Beet/.Estey.Mclntyre, Choui-nard et Lamer de la Cour suprême du Canada viennent de confirmer à l'unanimité un jugement rendu par le juge Roger Laroche de la Cour supérieure du district judiciaire de Trois-Rivières par lequel la compagnie National Drying Machinery de Philadelphie aux Etats-' Unis avait été condamnée à payer à la Wabasso Limited de Trois-Rivières la somme de $1!) millions.L'action en dommages avait été intentée par la Wabasso à la suite d'un incendie qui avait détruit son usine de Trois-Rivières, le 21 mars 1973.L'industrie de textiles de la cité Laviolette prétendait que la National Drying Machinery de Philadelphie était responsable de l'incendie d'où sa réclamation de $19 millions devant la Cour supérieure de Trois-Riviè-res.Policiers trafiquants ¦ Neuf enquêteurs de la brigade criminelle du comté de Dade (le grand Miami) ont été arrêtes et inculpés mardi de trafic de drogue, corruption et racket.L'enquête, ouverte il y a deux ans, se poursuit et d'autres policiers pourraient être inculpés, selon un représentant du département de ia Justice.Les neuf poli eiers, qui auraient été liés à un des grands patrons du trafic de la cocaïne aux Etats-Unis, sont notamment accusés d'avoir reçu des pots-de-vin d'un montant total de $100.000 a $500.000, de s'être livrés à des opérations de racket et d'extorsion de fonds, et d'avoir fait du trafic de drogue.Selon l'accusation, ils auraient également volé de la drogue sur les lieux des crimes où ils étaient appelés et l'auraient ensuite revendue.Sous-officier espion ¦ Un ancien sous-officier de l'armée américaine.Joseph George Helmich, 11 ans, a été inculpé hier d'espionnage au profit de l'Union soviétique pour avoir livré des codes de communication à l'Union soviétique en 1963, L'ancien officier a été arrêté par le FBI à Jackson-ville (Floride), à la suite d'une longue enuuète sur les activités d'espionnage aux Etats-Unis dans les années 60.a annoncé le directeur du FBI.M.William Webster.D'après l'acte d'inculpation, Joseph Helmich aurait fourni aux spécialistes soviétiques, en 1963 à Paris le système KL7, qui servait essentiellement à coder les communications américaines.Congrès solaire ¦ Plus de 500 spécialistes du domaine des énergies nouvelles et de l'économie d'énergie participeront, du 3 au 7 août à l'Université du Quebec à Montréal, au Congrès national de la société d'énergie solaire du Canada.La plupart des experts canadiens et plusieurs spécialistes internationaux feront le point sur la recherche et les derniers développements dans ce secteur.Plus d'une centaine de communications scientifiques seront présentées au cours du congrès.Legrand public sera invité à assister à une journée d'information sur le chauffage solaire passif, le vendredi 7 août, et à un atelier sur le même sujet, le lendemain.Enfin, un atelier sera exclusivement consacré aux professionnels de métiers le lundi 3 août La clé des champs ¦ Michel Richer, âgé de 28 ans, s'est évade du Centre fédéral de formation situé sur le boule vard Lévesque à Laval.Le détenu a pris la clé des champs dans la soirée de mardi et aurait sauté par-dessus la clôture.M.Richer avait été condamné pour vol à main armée.Faire bouillirf à Ste-Adèle ¦ La population de la municipalité de Sainte-Adèle, alimentée par le réseau de l'usine de filtration municipale est priée de faire bouillir son eau au moins 20 minutes avant de la consommer.Cette mesure est rendue nécessaire parce qu'une consommation d'eau trop élevée oblige la municipalité à cesser la distribution pendant la nuit, ce qui peut contaminer le reseau.C'est ce qui ressort d'un avis émis hier par la direction régionale de Montréal du ministère de l'Environnement.Des que la situation reviendra à la normale, Environnement -Québec lèvera cette mesure sanitaire.Où s'adresser pour l'assurance-auto mm La Régie de l'assurance-automobile du ™ Québec a fait savoir hier que les victimes d'accidents doivent se presenter au bureau de leur région respective pour obtenir les formulaires de demandes d'indemnité et pour les remettre complétées.Les adresses de ces bureaux figurent dans l'annuaire téléphonique sous la rubrique Gouvernement du Québec-Régie de l'Assurance-automobile.Par ail leurs, la Régie a mis sur pied un système de distribution des chèques dans certaines ré gions.En voici la liste: \u2022 Ile de Montréal: Place Desjardins, Tour de l'est, 16e étage, Montréal, tél.: 873-7191.\u2022 Région de Laval-Laurentides: les bénéficiaires de Ville de Laval seulement: 2525 boulevard Daniel-Johnson, local 220, Laval, tél.: 687-4511.Les autres bénéficiaires de la région seront rejoints par téléphone pour leur indi quer où toucher leurs chèques.\u2022 Région de Lanaudière: pour ceux qui habitent à Joliette jusqu'à Saint-Ignace du Lac au nord, à Saint-Barthélemy à Test, et à Saint-Esprit à l'ouest: 244 Saint-Charles Borroméc Nord, Joliette, tél.: 753-1516.Tous les autres seront rejoints par téléphone.\u2022 Région de la Rive sud de Montréal: pour ceux habitant sur la rive sud jusqu'à Otterburn Park à l'est et Candiac au sud: Immeuble Port-de-Mer, 101 Place Charles-Lemoyne, lo-.cal 222, LongueuiL tél.: 163-2555.Les autres seront rejoints par téléphone.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 16 JUILLET 1981 La mouche à fruits continue ses ravages WB SAN JOSE.C'ali ™ fornie (UPI) \u2014 Los ravages de la drosophile ont continué de s'intensifier hier, en dépit des énormes efforts accomplis tant par air que sur le sol pour stopper les progrès de la mouche a fruits avant quelle n'atteigne le coeur de la région agricole californienne.Des larves ont clé décelées dans les prunes jj San Mateo, à une vingtaine de milles de San Francisco et bien au dehors du secteur qui avait été délimite en vue de l'épandage de l'insecticide malathion.Les mouches ont etc découvertes par ailleurs à une quinzaine de milles au nord de la zone infestée, dans la vallée très peuplée de Santa Clara.Les autorites ont lait savoir qu'en dépit de l'ordre enjoignant aux cultivateurs d'éliminer tous les fruits et les légumes de la région placée en quarantaine, et de l'établissement de barrages routiers autour du secteur, les automobilistes s'efforçaient toujours de s'emparer de fruits, sur 10,000 automobiles vérifiées aux postes de contrôle, une sur quatre transportait des fruits.Devant cette invasion, les producteurs de la vallée de San Joaquin s'affairent à remettre en état leurs dispositifs de fumigation ou à en construire de nouveaux, au cas où la quarantaine serait amplifiée pour inclure le plus grand centre de production de fruits et légumes des Etats-Unis.Les producteurs affirment que la quarantaine à l'échelle de l'Etat que menace de décréter le gouvernement fédéral si la drosophile n'est pas détruiteentraîneraitla perte de 50,000 emplois et de $1.5 milliard en revenus.L'insecte peut s'attaquer à 200 variétés différentes de fruits et légumes.Entre temps, un porte-parole d'Agriculture-Canada a déclaré que l'invasion de la drosophile qui menace la production californienne n'aurait pas d'effet sur l'arrivée de fruits et légumes au Canada.M.John Gold, coordinateur du programme de production du ministère, a précisé que la mouche à fruits n'avait pas affecté les fermes commerciales californiennes, qui avaient réussi à la contrôler.M.Gold a affirmé par ailleurs que la drosophile, même si elle pénétrait au Canada, ne pourrait y survivre en raison de nos conditions climatiques.L'an dernier, a souligné de son côté Hugh Bryce, un économiste agricole de Colombie - Britannique, des produits valant entre $60 et $70 millions sont entrés dans cette province, en provenance de Californie."]
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