Le passe-temps, 1 janvier 1919, v. 25, no 635
VoL XXV No.635 Un No.7c 1 8ANADA.KL» 1 u»m«n»rr, J CTAT9.0[n8.„ { PAR A»*™ Montréal, 26 faille! 1919 Ce numéro contient HUIT Morceaux de Musiqu e et de la Littérature de choix * * Un Numéro, ^ sous; Etats-Uns 10 sous Je t’almeral tant J’oublierai font.reviens! Romance pariniet nr 7>°9* Les Anges Blancs Air : Soun lee fonte de Farit j âge t9S La chanson des yeux La Vraie Misère Les langues Causerie de Clémencia page 297 L’Hirondelle Clonsonnette, paroles «t mimique fogeSSi Saint au 22me Sonnet inédit de L.-J.üoucet T“Çe 29S musique inemiQ par xi.miro fuVc *” Rêves du soir Valie lancier pour piano foge 290 La Lager Bohémienne Valu brillante pour piano page t9i L’Idéal di poète Poésie inédite de B.Sxlte pe ge 19S Comment tout va Chansonnette comique page I9T i j MUSIQUE PAROLES JULIETTE LOUIS-J.PARADIS Alex.Desmartfau Valse chantée créée par, Alex.Desmarteau, chanteur populaire (CE MORCEAU DE CHANT EST IMPRIME Aü COMPLET DANS LE PRESENT NUMERO.) LE l’ASSE-TEUPS No «36—Montréal.20 Juillet 1*1» — HENRI MIRO PlANIlT* HT COMPOSITRDB D* MtJSÎQOX Composition, Orchestration, Arrangement et Notation de Musiqne pour Piano, Cliant, Orchestre et Fanfare.Copies pour Sociétés Chorales, Btc.Tél.Dp.8341 195 Stanley MoUnari et la Ste-CéeHe.L'orchestre Ste-Céclle de Rome sera dirigé par Bernardine MoUnari.Comme nous l'avons dêJH dit.cet orchestre viendra pour la première fois en Amérique, au commencement d’octobre prochain.Il soeur de Mlschn Elman.Melle Mina Elman.sœur du fameux violoniste, débutera comme chanteuse à l'Auditorium Océan Grove, N.J , lors du concert de Marguerite Mnt-zenauer, le 19 Juillet.Nouvel opéra de MlNtglL Pletro Mascagni.l'immortel compositeur de '‘('atallerla KustJoium” vient de composer un nouvel opéra, intitulé "11 piccolo Marat".Cette oeuvre nouvelle sera représentée à Rome, dans le cours de la prochaine saison.L’Opéra à Buenos Aires.La saison d'opéra vient de «'ouvrir à Buenos Aires avec Thaïs de Masse-net.Les deux principaux rûles étalent tenus par Vallin, Pardo et Armand Crabbé.Jugement sur des droits d’aulenr.La première chambre du tribunal de la Seine vient de condamner la Société des Auteurs et Compositeurs, les héritiers de Pierre Gallhard et de M.Lagrange.autrefois directeurs du Grand Opéra de Paris, du Trianon Lyrique ainsi que M.Albert Carré de l'Opéra Comique pour avoir nîgllgé de payer aux héritiers de Donizetti, les droits d'auteur sur Lucie, la Fille du Régiment.Bon Pasquale el In Favorite.La somme totale s'élève au chiffre de J320.000.Première de (¦Ismonda à Paris.IJIsmonil», opéra comique de Henri Fevrler, sera représenté à Paris pour la première fois, dans le courant de septembre, à l'Opéra Comique.D'autres oeuvres nouvelles seront à l'affiche h ce théâtre: Loreniacclo de Henri Monet et Blanc et Noir de Florent Schmltt à l'Opéra.Le dernier concert il Montréal.Le dernier concert de la saison musicale à Montréal a eu lieu le :I0 Juin dernier au Majesty, sous la direction des Concerts Canadiens pour venir en aide aux enfants infirmes.Mnulclen* -u m 'i r—p— H: 1" :Sp ¦«* I ¦ » I I !.— ¦ .1." - " .'¦ ~ ¦ ¦= T.DAGENAIS, Tailleur Fashionable pour Dames et Messieurs Satisfaction garantie et prix modérés.N° 15 rue Bleury.Téléphone Main 6824 Montréal, 2« Juillet 191fr—No 635 LE l'ASSE-TF.MI'K -ÿ-bt— P^ 1 com • me l’on de.ÜifMp S—®= ¦WJ l -?c -®- ^=ËËÊÏÊS rcf* =3 - Z&L—.~ -©- :i^ =*=£= 1=1= r » Jusque d»n« leur» regards savants et nuancé», Si doux qu’ils te font deux foi» femme, II» reflètent le roi de te» moindres pensera El sont les vitres de ton *me.a — La chanson des yeux.ni Dans la rue on subit leor charme ensorceleur ; Ils étonnent sur ton passage, Car ils sont plus jolis et plu» fleurs que la (leur Que tu piquts-i ton corsage.IV Oui, tes yeux sont il frais sous ton large sourcil, Qu’en les voyant on se demande S Us n ’onl pas un arAme harmonieux aussi.Tes grands yeux fendus en amande.POILS et DUVETS dn Visage et dn Corps Dissous instantanément, laissant la peau DOUCE et VELOUISE * - Par l’Epllalolre Magique de Madame Sans-Gêne Envoyé franco sur réception du prix, $1.00 la boite.Adressez : La Cib Médicale Gikoux & Frères, 416 Parc Lafon-taine, Montréal."Chambre B.” **0 LE PAflSE-TBMPS No €30—'Montréal, 26 Juillet 1919 REVES DU SOIR - TWILIGHT DREAMS VALSE-LANCIER PIANO.1.T.H.MBTCA-F Eft_- tr « .» 9 ** “fa— s— *Tv— JLM.*-¦*-¦0-0- v* r » 0 -f=-ï X ?- #* * :c—î r — — * «îjé?- ."^Êr -i—i— Valso •2 J =*»•¦.— I- P &EiE *=£= =£=t=F S _ # r" t= t * t= £: - =C=*z:t- :t- mf cresc.zqz^pz ît=Ë=ËEE r- /» t t &?£§5 Ëfe: :H=r Ziÿ&- J*.*.—T—Ÿ— fc=C= -t— -4-4-1- 55E.= t= ci 3= î= £4*2: s: n=PS:‘ ^ rzsz:t: :ÉEi=t: i-^—F—— t==l«'—== ±— tl*}- • #- « * D.C.4 fols.Nous recommandons à nos lecteurs la lecture de l’annonce concernant L’Hlsto-Fer, le tonique le plus puissant de nos jours.[Voir page 286.] Montréal.36 Juillet 191»—No 635 LE PASSE-TEMPS 2.3}r5F*=£: SNt==! 'P— i _______________ SS—*-*-—-1-_-k_ —I-0- IS-—“ tr tr tr n % *— ï=i m j& £dL.f- rt= *1 sztzzti ¦+— Valse.ï "Ec?^ vif .si 1 C_CZ M -(-1 V- ~~ a- &•— :°î«î 3= ; =*£*£ ï *• # * s ztdb î ' .= »* =P •*?t=£ «=& :tË iCTtl Élsfe 3.s Du 4 fois.« « *_»_* «.«_ ipiritzntt;: » L# , •p ?» » tt t! :î=- ?3= f.-PT— i l H JgEll, *7 If.11 ; —* H*?-#•_#* tLsJtp.^h=- TË=r~ i.rTP^ u • 0-»- s——•- • *- p=-*= i*-# tri ¦îîv -4^-1-^ jqErl jlH bH 3—Rives du tolr.ABONNEZ-VOUS X Tl „ HP ~ Pour recevoir une prime valant une piastre.AU JOURNAL.Lie Fasse- 1 emps Pm= C«nada.$2.00; Etats-Unis.$2.50 par an.J *- la liait ëo no*» prlmM. 291 1-0 rASSB-ïBJIPS No e»—Montréal.2« Juillet; 1919 -ffg-j-y-t—y- Valse.^5= tl- *=É*| n fe -H= />/> TÉïgLnH: Pf—p.-*• ¦#- -i- • — — - ^ * J *-+-• • ¦0-0- ¦*- \—0—0~ —1—0—0- —0—1 1 !—1 1 —i JB- Jk.- H — 0—* -¦* * -f ZÀ"?- (=a^— (S£L * t : * _ -4—M- -0 -T-0-0 — L „ _g ÿ- ="• =3î pz±z :®-— =J=t=t l 1 -ftf « _i—i— :©^— 1 ^ztztz -1 ta-*- ' % * j±-4- * •„ 1 i -« ïïis- f«= êü D.C, 4 fois.4.XAi- -v- 7f»'* v—* X #- -33=5 ïzit Z^ZSIZZ Êp J—3=5- -*— r—- t=td 1~ #¦ ¦*¦ —l-*4- ê : 3=: f»-‘ #-•#- =t: ::=t=t= Ë3ËSË —I- :s=—»i*= 3-t= -©—*— i= fa Du ^ 4 fois.\ZALSE D’AMOUR Nouvelle valse^pour le piano par J.-E.Carignan.En vente chez tous les marchands de musique Montréal, 26 Juillet 1919—No 635 LE PA9SE-TBMI* tr Üéé mm tr rn— n T7- m#.lin.& P-J r Valse.•fcfcreï: 4ÎÎÎÎ i—i-F m ?fl±ZL-— ü=i=c: Vr ztzt :zti #• -*-•- -9’' -I- Marche.d = ffe » v 1?** r< —p g -m.f.00*.^h~A T -p- _4^=-Lz Ci*!— S ?- —i—« * * .- * —'-•- -*'r m— -*:= 1 ; 0- - * - r .; S~ 8 J -t T— -U ¦"¥ 1- ¦tt 1 t T Du «£ 4 fois.66 r’r’ DMAMnC” LE PLUS GRAND SUCCES DEPUIS LA " VALSE BLEUE " Jr r^KlN/AlN VJXL Valse oonr le P«w>o oar Rémi Lonné» Prix franco.25 rentes 194 LE l'ASSE-TBMrS No ®S6—Montrc-al, 26 Juillet 1919 THE “BOHEMIAN LAGER” WALTZ INTRODUCTION ;i f ffiffrirrr •J t.TOAi Vn!*t i J.-B.LAFRENIERE ir -f- Â- £ £•' u PIANO f T°di Val»» J t É t £ t mm S IÜ i * PU ü mm « PB i ËÉ m ï 1 S=JS m il Un Beau Buste v“' ,B'“'P,W " d“ Voilà la Joie et le Bonheur de toutes les i Femmes " LA POMMADE DE Madame SANS-GENE ” Bat garantie dérelopper, raffermir et reoonstitoer les seins.Envoyé franoo sur réception du prix, traitement $1.00.Adressez : La Ou M inim u Qiaooi & Fatal, 416 Para Lafontalne, Montréal, “Ohambro B” LE PASSE-TEMPS Montréal, 26 Juillet 191»—No 635 _ Y MM prévenir la GRIPPE ESPAGNOLE ^ - Un Moyen SS^iiKSS'SSïsj^ m^oyez Crésobènc ™ D(* n'Atrp inmnw ^nrhmil^.onnn^ ^nrnii/^ (innracat De n’Ôtre jamais enrhumé, grippé, enroué, oppressé ^—oAPSUI.KS i Ce merveilleux remède, composé de produits balsamiques, antiseptiques, volatiles, imprègne de ses bienfaisantes vapeurs tout l'appareil respiratoire et guérit infailliblement les MAUX de GORGE, LARYNGITES, RIIUMES de CERVEAU, GRIPPE, INPLUENZA, RHUMES, BRONCHITES, TOUX CHRONIQUES.— .: CHRONIQUES.Antisepsie des voies respiratoires par le nez et la bouche oi\ pénètrent les germes de la grippe espagnole.50 sous la boite ou 6 pour $3.50.Compagnie des CAPSULES CRESOBENE, 373 rue St-Denis, Montréal. 296 I.B PASSE -THMP8 N'o 635—iMontréaJ.26 Juillet 191» Si r excès du travail, les veilles prolongées LES SOINS IMCESSANTS DU MENAGE, ONT APPAUVRI VOTRE SANG, ANEANTI VOS FORCES, PRENEZ IMMEDIATEMENT LES ‘‘PILULES ROUGES”, NE COMMETTEZ PAS LA FOLIE D'ATTENDRE “J'étais à bout «le force; j'éprouvais (les douleurs dans le dos, les reins et le bas-ventre.J'étais jeune mariée et craignais de ne jamais plus revenir à la santé, vu que, malgré les traitements suivis, je ne constatais pas de changement.Mon estomac fonctionnait mal; j’avais des maux de tâte et «les palpitations.J'étais donc dans un triste état lorsque je me suis décidée de prendre «les Pilules Rouges et j!en avais peine employé quelques boites f|ue je me portais mieux.La santé m'e à - • est complètement revenue.Avec 1 aide des Pilules Rouges ensuite, j’ai pu conserver mes forces et élever ma famille sans accident.” — Mme S.Chalut, 3265 rue Saint-André, Montréal.DOULEURS DE REINS “J'étais atteinte depuis deux ans de douleurs de reins que je ne savais'à quelle cause attribuer et je me sentais extrêmement lasse toujours.Je me mis à prendre des Pilules Rouges, pensant qu’en faisant du sanç elles éloigneraient mes malaises, rétabliraient ma santé.En effet, je lus bientôt remise et possédais plus de force que jamais.” — Mademoiselle Jeanne Ouellette, 18 rue Lévis, Shawinigan Falls, P.Q.SANS FORCE — SANS COURAGE “J’ai connu les Pilules Rouges parce que j’en voyais les réclames dans les journaux.Me sentant sans force, sans courage, incapable de me livrer assidûment à ma besogne, j'eus recours à ce remède et bientôt je me trouvai plus vigoureuse.11 s adaptait, si bien à ma constitution que mon poids s’augmenta de plus de trente livres et tout ce que j’avais de malaises se dissipa.” — Mme Charles Gagnon, 15, Olmstead, Colioes, DYSPEPSIE NERVEUSE “Avant d’employer qu’on disait nerveuse, prise dVStouffements, Puis, souvent, j’avais travail me fatiguait m’ont d'abord rendu 1 demoiselle Joséphine les Pilules Rouges je souffrais d'une dyspepsie Je no pouvais presque rien manger sans être de palpitations ae coeur et d'étourdissements.des douleurs d'estomac et de dos.Ix> moindre énormémement.Ce sont les Pilules Rouges qui a santé et qui me.l'ont conservée ensuite.” — Mu-Lefebvre, Ste-Anne de Beaupré, P.Q.DEBILITE “M’étant mariée bien jeune, à l’âge de dix-huit ans, avec la nombreuse famille qui m’est venue et beaucoup de travail, je me trouvai après quelques années affaiblie, absolument sans force.Une première fois ma mère me tonifia en me faisant prendre des Pilules Rouges.Connaissant ensuite la puitisance de ce remède, j'y eus recours chaque fois que j’eus besoin de relever mes forces.Aujourd’hui, je jouis d’une bonne santé.Je recommande fortement aux femmes malades les Pilules Rouges comme, le meilleur tonique dont elles puissent se servir." — Mmme Mary Soulière, 41), Factory, Cohoes, N.-Y.EPUISEMENT “Un travail assidu de plusieurs années dans les manufactures aux Etats-Unis, avait considérablement diminué mes forces.Toutefois je persistais à travailler, mais un jour que je retournais chez moi après mon travail, je fus obligée de m’arrêter en route, car je ne pouvais plus respirer.L’anémie avait fait des progrès et.je ne pus plus retourner à l'ouvrage.Pendant cinq mois je fus tenue à peu près à un repos complet, les forces ne me revenaient pas.J'ai pris des Pilules Rouges, et, DYSPEPSIE SI roua voulez an remède radical pour guérir votre dyspepsie, votre gastrite, votre dilatation d'estomac, vos pituites, etc., etc., prenez loi tablette!.PAP-SAG C'est le meilleur guérisseur de tonte personne qui ennffre de l'estomac.En vente partout 50 sons la botte, elz pour$2.50.Envoyé parla malle par la Compagnie Chimique Franco-Américaine, liée 274 rue St-Denis, Montréal.Mme S.CHALUT 3205 rue Saint-André, Montréal.grâce à leur efficacité, je me suis remise.J’ai alors repris l’ouvrage et, avec les Pilules Rouges, que j’ai employées de temps en temps, mes forces se sont maintenues.” — Madame Jules Nolet, 114 rue Commerciale, Saint-Romuald, P.Q.CONVALESCENCE PROLONGEE “J’avais eu une typhoïde et, en dépit des meilleurs soins, j’étais restée très faible, avec 'l>eaucoup de douleurs de dos.Mes jambes avaient peine à me soutenir si j'avais à marcher un peu.Enfn, j’étais si amaigrie que je ne pesais que quatre-vingt-quatorze livres.J'ai commencé à prendre des Pilules Rouges et-, au bout d'un mois, mon état s'était si bien amélioré que ma famille en fut émerveillée.Je me suis donc complètement rétablie.” — Madame Joseph Girard, 454, Saint-Martin, Trois-Rivières, I*.Q.CONSULTATIONS GRATUITES au No 274 rue Saint-Denis, Montréal, tous les jours, excepté les dimanches, de !» heures du matin à 5 heures du soir.Les femmes malades, qui ne peuvent venir voir notre médecin, sont invitées à lui écrire.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boite.250 six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, limitée, 274 rue St-Denis Montréal.CONSTIPATION Le séjour prolongé de matières fécales dans l'Intestin compromet la santé généralo, charge le Rang de nubstanoes nuisibles, ce qui provoque des maladies.Ayes une évacuation de l'intestin, an moins toutes les vingt-quatre heures, en prenant le ROBOL Une ou deux tablettes ROBOL prises le soir an coucher, vous guériront de la constipation et vous débarrasseront des déchets qui vous empoisonnent.En vente partout 25 sous la botte, six ponr $1.2G Envoyé par la malle par la Compagnie Clilmiqoe Franco-Américaine, liée 274 rue üt-Denis, Montri »!. Montréal, 2* Juillet 1919—No 635 LE PASSE-TEMl'S 297 «"»*«•+**•*¦» * *+* *++ •>+++++ causons! +¦)• -n- .;.-> .> ss LKS LASCÜK8 L'histoire nous apprend qu'un Jour le maître d'Esope lui ayant demandé de mettre sur sa talilo tout ce qu'il y avait de meilleur, le sage ne servit quo des langues.Le maître, furieux de ce qu'il crut être une mauvaise plaisanterie, voulut châtier son esclave, mais celul-cl ne justifia eu expliquant qu'il n'y a rien de meilleur que la langue, quand on en fait un bon usage.A quelque temps de là.le maître voulut encore soumettre son serviteur il une nouvelle épreuve, et lui enjoignit do servir à ses convives ce qu'il connaissait do plus mauvais.Esope apporta encore des tangues.Cette fols, le multre cruel crut surprendre son esclnve en flagrant délit de contradiction et le mit en demeure do s’expliquer.Esope répondit: “La langue est ce qu'il y n de plus mauvais quand on ne sait pas lui Imposer un frein et la faire servir nu bien." La leçon d'Esope est toujours vraie et heaucoup de gens, qui distillent du venin à coeur de jour sur le compte du prochain, devraient la méditer avec profit pour eux-mêmes, et les autres.On est tout étonné, souvent, d'entendre des personnes, apparemment vertueuses, raconter, sans aucune décence.devant des indifférents ou des Inconnus, des détails Intimes et nullement charitables de la vie do gens qu'elles connaissent il peine.SI vous leur demandez où elles ont puisé leurs renseignements, elles vous répondent hardiment, qu'elles les tiennent de tel ou tel, qui, il la vérité, ne connaît pas mieux, qu'elles-mémes ceux qu'elles vilipendent.Et si vous essayer, de défendre ceux qu'elles ont entrepris de noircir, prenez garde il vous; vous n’aurez pas plus tôt les talons tournés quo ce seru votre tour d’être passé au crible de leur langue empoisonnée.Votre ftmc fût-elle blanche comme celle d’un séraphin, qu'elles y trouveront des horreurs, car rien n’est Ingénieux comme la méchanceté.Il y a plusieurs sortes de calomniateurs; d'abord les peureux, les 1 fiches, qui, redoutant de se compromettre, procèdent par insinuations: ils n'avancent rien do précis, mal» avec des airs qui eu disent plus qu'un long discours.Us Jettent h la curiosité des lambeaux de phrases quo chacun est libre d'Interprtéer au plus mal.Comme cela ils ne courent aucun danger de représallle: on ne peut pas leur reprocher leurs dires, car ils ont eu soin de se réserver un échappatoire habile dans leur restrictions, plus dangereuses que les pires avancés.Il est aussi une autre espèce de ea-lqmnlateurs, moins redoutables: ceux qui n’ayant aucune notion de l'honneur produit tout haut et sans aucune réserve, puis, b’IIs sont pris dans leur h commérage», montent avec une effronterie Imperturbable.Ils prétendront sans sourciller quo ceux qui leur ont prêté de tels discours ont menti, poseront il la victime et verseront même, si cela fait bien leur affaire, des larmes hypocrites.Mais leur Inconséquence finit généralement par les perdre; Us sont bientôt connus pour ce qulls valent et ne peuvent plus nuire autant qu'ils le voudraient.Il y a d'autres variétés encore de calomniateurs, mais quels que soient les calomniateurs, 11 est curieux de constater que la cause de la calomnie est toujours la même: l'envie ou Comment tout va Paroles de X Al.lAO Chansonnette Musique de A.F.Les vrais sou - tiens de ce mon - de - la; Et voi-là.oui.voi-là.Comment tont va.bien l'ambition de rapetisser dans l'estime des autres des personnes honoru-bles qui en savent trop tony sur le compte de ceux qui les dénigrent.Ce dernier genre est surtout celui des dames et demoiselle vertueuses, qui pratiquent ostensiblement leurs dévotions et plus mystéricuseenint leurs Intrigues amoureuses.Si l'élu de leur coour est un homme marié, malheur à son épouse: la dévote amoureuse on fora l'objet de sa conversation, "Inns les réunions de charité, où elle trouvera des oreilles complaisantes pour déverser son venin.Sur un sujet comme celul-cl, on pourrait toujours écrire au bas d'un article de journal: "il suivre", tant le sujet est abondant dans sa laideur.Mais posons un point final et arrètons-nouB à méditer la sagesse des paroles d'Esope.CLEMENCIA.La Vraie Misère (Monologue du terroir) Quand j'vous entends crier du matin au soir quo les affaires sont "slack", ça me fait penser il mon ami Placide Grlnfln.lorsqu'il entreprit do montrer & ses deux fistons, ce que c'était, que la vraie misère.Il leur dit comme ça: ‘‘Allons, les jouncs, faudra se lever demain h l'heure dcB poules, et son aller.D'man-dez-moé pas ousqu'on Ira, je le sais pas.Tout de même, batéche, faut ben apprendre ce que c'est que la misère, si on veut s'entraîner pour tra-vnrser c'te véreuse de crise qu'a pas l'air do vouloir finir aussi vite que la guerre.L'iendemaln matin, après avoir fait manger ses deux fistons comme des cochons, l'pèro Grinfin partit avec eux, h pied.Et on marcha.Marche.Marche.Marche.On marcha comme ça jusqu'au soir, sans s'arrêter, sans manger et sans boire.Y avait déjà longtemps que les tourquières du matin étalent digérées.Le plus Jeuno dit: “Poupa.est-co qu'on ne s’arrête pas?Est-ce qu'on mange pus?Est-ce qu’on va pas 8'coucher betot?" —Non.mon gros, dit l'bonhommo, t’es fatigué, mais c'est pas encore d’ia misère, ça.Marche donc.Et l’on marcha encore.Marche.Marche.Marche.Vers les ménult, y faisait noir comm' chez l'yabe quand les trèls hommes arrivèrent il une petite mui-sqn ousqu'y demandèrent l'hospitalité —Anne vieille femme, qu'avait commencé par avoir pour, comme de raison.mais qu'avait fini par ouvrir sa porte, parce que c'est toujours curieux les femmes, leur dit: “Ça me jfait ben de la peine, mais j'sus toute fine seule icitte.Son père est au marché et y a rien laissé.Y a pas d'quoi manger, y a pas d'quoi boire, y a pas même d'eau car le puits est il deux milles dans l'chnmp.Si vous voulez vous coucher, étendez-vous su' la galerie, y a pas d'autr- place." L'iendemaln matin, la famille avait les flancs su' l'Iong.mais, nlo.aie.qulens ben.on r’eommença h marcher.Marcha.Marche.L'mldi, pas de repos, pas de soupe.Marche.Marche toujours.—C'est-y d'ia misère, demanda l'plus vieux il Bon père?—Non, vieux loup, dit Grlnfln, y a ben des Cannyens qu'ont toffé pire que ça.Marchons encore.On marcha ainsi jusqu'au soir à ménuit.Pas besoin d'vous dire que tout Immonde avait les dents longues comme des carêmes et les jambes rentrées dans l’ventre jusqu'au grot-or-teil, lorsqu'on arriva il une concession quéqii'part en arrivant à Trois-ni-vlères.Les maisons étaient si rares qu'il y avait quatre milles qu'on marchait, lorsqu'on rencontra la première, située su' l’trécarré d'anne terre.''Toc, toc, toc.On cogne et recogne.Enfin une petite vieille, toute pllssée et ratatinée comme l’dorrlère d'ia Jument de M'sieur l'curê, s'met l'noz il la lucarne, et cria; ‘ De quols'que vous voulez?'' On s'expliqua et la petite vieille vint ouvrir, disant aux voyageurs: ''J'veux ben vous laisser coucher icitte.parce que vou» avez l'air du bon monde, mais j'ai rien & vous donner il manger.Y a même pas anne goutte d'eau, et encore ben moinB du vin, d'ia bière ou du wjiisky.La vie est 8l dure." —C’est dry pas pour rire, dirent les deux fistons, c’est-y d'ia misère ça, poupa?—Non, mes enfants, pas encore.Mais, faudrait tout de même tacher do nous trouver d'quoi nous emplir le ventre, la mère.Vous avez rien dans l'salols ou dans la cave?La bonne femme qu'avait encore du yabe dans l’corps et qui trouvait Comment tout va 2 Sans ma balle ot ma bouteille Je ne puis faire un couplet ; Mais quand je bois iou> la treille Près de l'objet qui m* plait, Comment tenir à cela ?Que do charmes je vois là.Rt voilà Oui, voilà L'esprit qui va.3 A dîner femme jolie Sait doubler mon appétit ; Au dessert la pruderie S'en va petit à petit: Mou œil découvre déjà Les attraits qu’elle voila.Et voilà Oui.voilà L'amour qui va.4 En parlant d’amour 011 chante ; Je vois tout le monde en train : I.» romance trop tonchanlo Kait place au joyeux refrain.Pour fêter ce refrain-là Que des verres jo vois là ! Kt voilà.Oui, voilà Le vin qui va.5 Ainsi, le vin, la tendnsso Doivent suffire à nos rcenx j Aimons et buvons sans cesse, O'cjt le >ecrel d’être heureux ; 0liarmant secret que déjà Epicure dévoila I Oui, voilà Oui, voilà Comment tont va.que c'était do» bel homineB, leur dit qu'y avait dans lu cave deux quarts de fleur» vides, mais que peut-être beu qu'en tapant sur les cOtés avec des copeaux, on finirait par trouver assez de farine pour faire une galette.A peine al elle avait dit ça qu'un des fistons avait avelndu un quarquié de bols, et qu'on l'entendait d'ia cave, taper comme un sourd sur ' les quarts de fleur vides.Quand y 1 remonta.Il avait un peu de farine mêlée avec do lu poussière, dans ses deux mains.—Aile sera pas ben grosse, la ga-1 lette, dirent les deux auttres, mais c'est toujours une bouchée.Vite, la mère, préparez-vous.1 —J'veux ben, dit la vieille, mais J'ai toujours pas d'eau pour délaver ça.—Torvis.c'est embêtant.De quoi ce qu’on va ben faire.?—J'ai une idée dit l’père Grinfin, mais seulement faut pas faire les becs fins, vous autres.Et sauf vot respect et tout Ircspect qu’on doit aux dames.Il dit à la bonne femme: "Eh ben?puisqu'y a pas moyen d’avoir d'icau naturelle, vous allez bon être obligée d'nous “eu lâcher quequ’ goutte” sn' c’te fleur-là ” —Comment, vous voulez que Je Pbs! Pbs! bu' vot' galette, vous êtes bon crapauds! —Kaut ben.pulBqu'y a pas moyen autrement.Et.pis, aile seru un peu plus assaisonnée, c’est toute.On étendit alors un morceau de gazette par terre; on y déposa soigneusement la farine.la mère se mit en position.Après quéqu'secondcs d'attente (11 rit à son tordre les côtes): Blng!.Bang!.On entendit une détonation formidable.L'opération avait tellement forcé la vieille qu'au Heu d’humecter la farine, elle avait."soufflé” dessus, et que la farine s'était répandue partout.On remarqua même que la mère avait sacrement mauvaise haleine.Le père et ses doux fils se r'gilr-dalent un peu hébétés.Grlnfln dit: 'Y parait quo vous avez l'souffle fort, la mère.Quant à vous, mes fistons, vous vouliez savoir ce que c'était que la vraie misère, ch ben, EN V'LA"! Pat KINO.CANTIOUE DE MARIAQE (EPith*17*)Pé^é^MrJ0^Ph.Sa,>cier1 artiste brrique.Traduction du flamand de a j .V ^ .,de A.Valeaant.Musiquede Benoît Verckckt.mattre-d*-chap«lle à l’églisedes Suinta Aat«s de Lachine.Prix : 80 sous.En vent» cfaea les princuwui marchande de musique, et chee l’auteur, 16 rue Pich< Lachine. Ï98 LH PASSE- TEMPS Montrée!, 28 Juillet 1919—No 635 LK OOIN DES POÈTES L'IDÉAL DU POÈTE L’idée eut tout en auoune rouvre.Mai» comment donc choisir les mots 1 I.» lingue est gnuohe à la manoauvre, Elle vacille et perte k faux.Cette voix qui chante danB l'Ame Devrait s'exprimer aisément.La pensée allume la flamme.Les mots l'étouflent lourdement.O'eet que la langue est ohoee humaine.Tandis que l'esprit est divin.Le verbe, en son étroit domaine.Cherche à briller, mais c'est eu vain.Des vers parfaits courte est la liste.C’est bien souvent jeu do hasard.L’idéal que rêve l'artiste Surpasse les œuvreB de l'art.Février 1919.Bknjamiw SOLTE.INVOCATION Muse si tendre Que j'aime entendre.Dis, puis-je apprendre D'aimer toujours 1 Vols, je t'appelle ; O viens, ma belle, Ouvre ton aile Aux vents d'amours.• Mon cœur soupire ; Je te désire.Car tu m'inspires Par ta douceur.Muse chérie, Viens, je t’en prie: A toi ma vie Pour toi mon cœur.Je veux te suivre Eb je veux vivre.Car je m'enivre A tas accents.Ta voix joyeuse, Harmonieuse, M'est précieuse Et je t'entends ; C’est la nature.C'est un murmure.C’est la ramure.Qui chante en chœur, l.’amour immeme Dont la souffrance Fait l’espéranoe Et le bonheur.France, mal 1918.L.-J.PARADIS.WitWiHvwTv « « " ¦ CLERINDA C ltrinda, si mon eceur était aimé dn tien, L e bonheur me ferait vivre dans l'espérance Et peut-être l’amour deviendrait mon soutien.H ien n'est beau qne de voir, rempli de confiance, ¦ nondé de jeunesse, mon coenr tout plein d'espoir.N ul bonheur n’est égal, à celui qu’une amie D everse dans nn cœur, au courant de la vie.A ton doux souvenir on rtve, heureux, le soir.G.VINGTAN8.Les Anges Blancs ( Air : Sous les ponts de Paria ) Paroles de STANISLAS PRUD'HOMME Le soldat Grégoire Leblanc revient de la guerre, amputé d'une jambo, et 11 raoonte A sa mère comment II a été soigné par les .vaillantes Infirmières de la Croù Rouge.1 Pleur’ pas, mère chérie, Si j’te r’viens incomplet ; Faut ben, pour sa patrie Fair’ quéqu' chose, pas vrai ?A 1 hôpital, C’était pas l’bal, Mais, ça valait mieux qu’les tranchées, Y’avait surtout Le sourir’ doux De femm’s, tout’s de blanc habillées.REFRAIN Comm’ des mèr’s ou des soeurs, Ell’s nous r’donnaient du coeur, On ne pensait plus à sa chair meurtrie, Lorsqu'elles nous parlaient, l’âm.e at-En les suivant des yeux, [tendrie ; On f’sait des rêves bleus, Comm’ c’était bon les gest’s si cares-De ces doux anges blancs, [sants Au r’tour d’1‘amphithéâtre, Lorsque je m’vis comme ça ; Ce ne fut pas folâtre Et je pleurais tout bas.Pensant à vous Qui m'êtes tout, J’n‘avais plus aucune espérance ; Quand près d’mon lit, Rêve beni, Un’ femm’ vint calmer ma souffrance.REFRAIN La caress’ de ses yeux Me rendit presqu heureux, [tie, Je r’grettais moins ma pauv’ jambe par-Lorsau'eir me parlait (fl‘amour d’ia Pa-J'étais tout radieux, [trie.Faisant des rêves bleus, Quand il venait s'asseoir matemell'-Le cher bel ange blanc.[ment, Saint’ femm' de la Croix Rouge, Je vous entends encor SALUT AU 22me (SONNET) Quand les horribles Huns envahissaisnt la France, Ces jaunes Attllas d’un Kaiser éhonté Qu'ils prixalent comme un dieu, pleins de férocité, Déchireurs de morale, assassins d'espéranco ; O'est pour nous et pour tous que vous avez lutté, Au nom de la justice, au nom de la soulTranoe ; Voi'B avez soutenu l'humaine conscience.Pour endiguer les flots de tant de cruauté.G*z, pondre et mitraille ont noirci vos nuits noires ; Saint Julien, Oonrcelette I.Et vous avez tenu, En honorant vos morts dans vos vivantes gloires.Le printemps avec vous enfin est revenu.Le jour brille snr vous autant que vos épées.Héros et preux vainqueurs des grandes épopées I Louis-Josehi DODCET.RIEN N'EST ICI-BAS QUI NE MEURT Comme l'astre du jour succombe, Comme la lune disparaît, Comme le gazon sur la tombe.L'hiver s'endort sans un regret ; Comme la fleur, le papillon.Le lao aux vagues oonrroucées j Comme le grain dans le sillon.Comme le vol de nos pensées ; Comme le rossignol des bois, Comme la Douleur et l'Amour, Comme le plus doux des émois.Et comme chaonn tour à tour ; Comme le feu-follet des soirs Au matin revenu, s'enfuit.Comme nos plus profonds espoirs, Comme la paix devant le bruit ; Comme les parfums du prlntemns, Le chant commun des cœurs unis j Comme les choses du vieux temps Et la constanoe des amis : Comme le nid sur le rameau, L'étoile d'or filant au oiel, Comme l’eau coule du ruissèau Parmi les joncs et le glaïeul ; Comme les plus brillants atours.L’astre répandant sa chaleur, Et jusqu'à ce grand mot : “Toujours", Rien n est Ici-bas qui no menrt I Ulric-L.GINGRAB.*********** SERVICE DES COMMISSIONS.— L'administration du “P*8*e-TnMrfl" se met A la disposition de ses lecteurs pour l'envoi de livres ou morceaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Toute questions exigent une réponse devraoontenlr un timbre de trois sous.M'dir’ : Chut, faut pas qu'on bouge Demain, on s’ra plus fort.Et mon voisin, Le front serein.Partit heureux pour l'autre monde, Parc'que près d'iui Tout près d'son lit Il d’vinait un' soeur blanche et blonde.(AU 1ER REFRAIN.) COMKENT RESTER JEUNE Evitez l'ennui, la précipitation et l'excitation.Apprenez il avoir de l'empire sur vous-mêmes.La colère amène vite les rides.Soyez tempérant.La modération ne s’applique pas seulement il l’estomac.l,o surmenage soub toutes ses tonnes vieillit nvant l'Age.Aimez le grand air.L'air Trais n’est pas seulement une bonne chose, mais une nécessité si l'on veut rester Joune.Dormez beaucoup.Rien ne ride la figure comme des nuits dinsomnln.Ne vous mettez pas perconnellement dans la gène pour sauver les apparences.________ Qyestions et Réponses A une lectrice qui se plaint d'avoir abîmé un miroir de prix et voulant le nettoyer.Je fournis la recette suivante: Les glaces demandent d'inflnes précautions pour les maintenir claires, et no pas les rayer en les nettoyant.L'eaude-vlo ou le vinaigre étendu d'eau, dont on se sert Journellement, ne suffit pas, et le blanc d'Espagne, qui est meilleur au point de vue de la clarté, a souvent l’Inconvénient de rayer comme on l’emploie communément.Pour obvier A- ce dernier inconvénient.pour obtenir un ingrédient A pou près parfait, mêlez deux ou trois cuillerées de vinaigre à une choplno d'eau bouillante par exemple, et ajoutez ensuite un morceau de blanc d'Espagne de deux onces environ.Une légère effervescence se produit A l'Instant même, le blanc se précipite au fond du vase et.II ne reste plus à la surface qu'une liqueur blanchâtre ou laiteuse, que l'on décante et que l'on emploie pour le nettoyage des glaces et des vitres.On déslgno sou- vent ce mélange bous le nom de Lait de chaux.La manière de-l'employer est bien simple.On étend ce lait avec un linge fin sur les glaces; on laisse sécher à moitié, et on le frotte ensuite avec un tampon de llngo fin, puis un chiffon de laine ou de soie très doux, Jusqu'A parfait éclaircissement.Marie-Louise P., Montréal.—Oui, nous avons an "Passe-Temps", tous les chants patriotiques que vous mentionnez.Quant à l'auteur de la musique et des paroles de .c'est Mme A.-B.Laccrte.d'Ottawa.JEANNE. No «Î5—Montréal, 26 Juillet 1»19 I.E rASSH TEMI*8 »9 Instrnments^Mnsiqne*' Musique»» Feuilles Un choix considérable de VIOLONS, MANDOLINES, GÜITARBS, CORNETS, FLUTES, CLARINETTES, ALTOS, BASSES, TROMBONES, BARYTONS.Aussi un assortiment d'INSTRUMENTS DE SECONDE MAIN, en tri» bon état, à des prix défiant toute compétition.Agent pour le» célèbre» maison» : BESSON & de, de tendre», Angleterre ; PKLISSON, GUINOT A Cie., de LYON, France; J.W.YORK & SONS, d« Grand Rapid», Mich.Réparation» de toute» sort*» laite» sur le» lieux.CHARLES LAVALLEE (Sncce»seur de A.LA VALLÉE) 35 Blvd St-Laurent, Montréal Malaon londée ta 1803 Tél.Bell Mais BM Une Belle Chevelure OPULENTE.SOYEUSE el SOUPLE est l'indice de lu santé, le couronnement de la beauté.Vous pouvea conserver, renlorcit.embellir vos cheveu*, les empêcher de tomber ou de grisonner en cm-ployant Ln célèbre LUXURINE du Dr PROSSE En «ente piuloul depuis pluw d'un quart do rièele k *1.00.Traitement d'essai généreux npMif sur réception de 25 et».CIE DU DR.PROSSE.Cb.23 155 rue dea Comnitaaalrca Ouest.Montré»;.!.uiUu Ut BAtTIHTg-—QomtnUa sa aa MU, par lUsta Bot.prix: U& *» '•««* llMpr VMe*.Utoalre, - LEVEZ œs P0II.S GÊNANTS C«l duveta Importunn qui enlaidirent leu plu* Joli* vinage*.Iti*de*rnc* Jolie, attrayante.Hlen n’a.1 plu* facile si voua emploi» la merveilleuse R AZORINE du DR.SIMON de Paris Un produit scientifique tout-â-fnit mof-fcnril, facile ù appliquer, qui détruit en trois minutes la racine même des poil\ laiMe lu peau blanche, souple et veloutée et ne cause jamaia de cicatrices.Envoyo-noua 10c pour frais de poste et nous vous enverrons un échantillon suffisant pour vous prouver son infaillibilité Adresser : Cooper A Co., Dept.!3 No.ISS rue de* Commiiatairefl O.Montréal.FEMMES MAIGRES Vous pouvez obtenir cet embonpoint esthétique, ces formes harmonieusement développées, cette poitrine pleine, ronde, ferme et potelée qui sont les attributs indispensables de la beauté parfaite, en employant le célèbre BUSTINOL du Dr.SIMON de Pari» Des milliers de femme» l’ont employé et n'ont pas été désappointées.Essayez-le immédiatement.Noua vous enverrons un traitement d'essai suHisant pour vous convaincre de son efficacité absolue, sur réception de lOcts seulement.CIE DR.SIMON, Ch.23 155, rue des Commissaires, Ouest, Montréal./ POUR ETRE BELLE Employez régulièrement le célèbre Lait des Dames Romaines Véritable nourriture do la peau, composé© do biamoa salutaire» et d'essences végétales bienfaisantes, lo LA1TDKS DAMES ROMAINES protégo la peau contro Ion intempéries do l'air, pnriflo et embellit le teint, supprime les rides, points noirs, acné.ooupo-rose.n&le, boutons, nlllno la blancheur liliale do la peau et donne (t lépldonne la carcaso d’un volonté Supprime l'usage de noudres et de fards.En vente part ont A âOcts lo llacon.Echantillon expédié franco pour 10 cts.Cooper & Cie, Chambre 23.No 136, rue des Commissaires O.Montréal.Valse Bleue Grand Succès pour Piano pai Margia.Prix franoo, 50o.MUSIQUE FRANÇAISE Non» avon» tout ce qui est joli en Mnsiqtie Vocale, Instrumentale, Musique d’en»emble, d'Orclieetre et de Fanfare.Musique Religieuse d'après le Moto Proprio Libretti et Partitions de: Mignon, Carmen, le» Noces de Jeannette, le Caid, la Basocbe, les Maris de Ginette, Philémon et Bancis, Mireille, les Dragons de Villars, Bonsoir Voisin, Joli Gilles, le Portrait de Manon, Madame Angot, le Roi d’Y», le Jongleur de Notre-Dame, Madame Rolland, Cadet-Roussel, etc., la Vierge, le Paradis Perdu, Crux, les Sainte» Marie» de la Mer, la Damnation de Faust, etc., etc.' Broderie Françai»e pour robe» et trousseaux, initiâtes, broderie religieuse, ouvrages de dame», étampage».642.nif St-Denis, Montré»! Femmes Malades FEMOL Le spécifique du Dr CAZO vous guérira.FEMOL est composé exclusivement d'extraits de plantas blsnfal santés possédant une action tonique et cnrttüve sur les organes particuliers & la feuimc.Des milliers do femmes lui doivent leur guérison.FEMOL Soulage Rapidement et Gaérll Positivement Bonn mal.Leucorrhée, ©varites.Mi'trltcsot toute faiblesse.irritation.Inflammation et ulcération des organes féminins.Femmes faibles et souffrantes, essayes FEMOL.Envoyei-nous 10 cts pour frais do ponte et nous tous on verrons un imltoment d'essai généreux ainsi qu'une copie du livre Illustré du DrCazo sur les mala* olM des femmes, FEMOL est en vente partout 31.001a botte, S boites pour 92.60; on vous l'expédiera sur réception du prix.Adresses: INSTITUT CAZO, Chahbrb 23 No 1, Pi.ack Rotalk.Mosttikai., *UTE PERSONNE de MonCTéal ou de la campagne, du Canada oo d ailleurs, ayaat créance.4 lendrt ou a collecter: veneal téléphone»I fcrlTesl Satisfaction garantie.E.D.AUM0NT, c.c.s.Achat et Collection ds Créance* Colledear aalarlaé da PASSE-IMN 382 Ste-Catherine-Est (entre St-Hubert et Lebelle) Tél.BELL : Est 3745 Abonnez-vonR ai "PASSE TEMPS** Canada, *2.00, KULs-UnlB, fa.flfl par année (payable d’avance) Uns prime valant *1.00 donnée avec chaque abonnement a un an.Demande* échantillon el catalogue de primes (grattai.MUSIQUE ET INSTRUMENTS De Fanjare et d'Harmonie Dca meilleures Maisons Euro-péeunea et Américaines.Les Cordes “Impérial” Pour Violon, Mandoline, Guitare, Banjo, ete.Incontestablement les meilleures sur le marché.Réparation de tout Instrument de musique exécuté avec soin, diligence et 4 bas prix.D.H.DANSEREAU 4M Sl-Ca Iberliw-M, MONTREAL T0U3 la3ppSnentnteurs La Marche de l’Entente 300 : LE PASSE-TEMPS No
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.