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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 25, no 627
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1919, Collections de BAnQ.

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-Gjempj VaL XXV No 627 Un No.7c 1 BANAJ1A.K.C1' | ABONNKMEVT I ] „Mmna> ! d*archet.Le grand violoniste Sophr écrivant su sujet de l'archet donne les conseils suivant ; Le violoniste jouant 1111 solo ne doit pas trop sei rer son archet et il faut que le b&ton touche i la soie en appuyant modérément ; en orchestre l'archet doit être plus tendu.Concert Goulet.Le 24 avril, nous aurons le concert annuel du professeur Goulet, à salle de l'Assistance Publique.Nous voyons au programme M.IL Vaillancourt, M.Conrad Gauthier, le Cerele Symphonique St-Pierre avec Jo exécutants et le chœur d’ensemble de violon de M.Goulet, comprend vingt-deux jeunes filles.LE POILU “Au Premier Ministre de France,— Moi, du pays simple poilu, N ayant encor nulle part lu Qu'on ait donné de récompense A celui qui, malgré ses ans, Sut nous donner è toua l'eieaiple Pour faire sortir de son temple La victoire aux joyeux accents, Aveo oes mots je vous envoie La décoration qu’un jour De gloire immense, avec amour, Je vis, au bout d’un peu desoie, S'épingler ioi.sur mon cœur.Hélss I je le sais, pour bien faire Il'faudrait qoe ma croix de guerre Fû'.mioui adaptée au vainqueur t Au lieu de l'étoile modeste, C'est la palme qu'il faudrait là.Telle qu'elle ess, acceptez la, Kt l'histoire fera le reste.1' Nul honneur jamais n'égala Cette anonyme récompense Qu'offrait l'humble soldat de France Le Tigre, en l’accaptsnt, pieu».9 mars 1**19.A.H.T.UNE BOUTADE Nous aocusons réception d'une brochure fort Intéressante et de lecture amu santé C’est une boutade en vois sur U prohibition.Parla facture de cette pièce on reconnaît qne celui qui l'a écrite est un satirique consommé.Les éditeurs, l'Imprimerie Nationale, 317 St Jo-eph.Québec, peuvent disposer d'un petit nombres da cotte brochure qu'ils se feront on Silaisir d'adresser à quiconque leur eu ora la domande tant que l'édition ne *.erx pas épuisée.Lfc.véritable guido des jeune* amoureux, nouveau recueil do lettres, déclarations d'amour, compliiuonts.avoux, reproches, ruptures, raccommodements, demandas «n mArtuge.etc.Prix 16 cents.L'administration du “Passe-Temps” se tient a la disposition de ses lecteurs pour tous renseignement* concernant la musique en feuilles.Ecrire ou téléphoner.Adresse : 16 Craig Est ; Téléphone : Main 8698 Montréal.5 Avril 1919—No 027 LI PASSE -TEMPS Le Passe-iemps «UUCAL.LITTÉRAIRE ET FANTAIS1STB tout Ut icmtl ABONNEMENT: Pour te Canada i Pour te/t Etats- Uni# Un nn .Un an .*2.60 Six mola .1.00 I Six mol* .1.23 Pour l'Eurojt* : 16 frn.par an PAYABLE D'AVANCE Le dernier numéro, 7o ; Anciens numéro*.10c ta l'abonnaot pour un an, abaque abonni reçoit •(Joe Prime valant $1.00 Damaodes no ira liste de primai ANNONCES i • laie ri Ion - 10 eti la ll^na toaertloni subséquente a .3 Conditions libérales pour annonoes à long terme Les annonças sont mesurées sur l'agate.Toute doinand* de changement d'adtesee doit être iccompainén de lancienne adresse.Pour discontinuer d© recevoir ce journal.Il faut •voir payé tous ses arrérages.Le» manuacrlts publié! ou non na sont pc« rondus «dresses toute communication ** « LB PASSE-TEMPS 16.rue Cr*4g-Bat • Montréal * i.g âfti-AlR.(dliaur-propriiUJxft Téléphone : Main 8698 Montréal, 5 avril 1919 CHRONIQUE DE QUINZAINE Le Coup du Sucre d’Erable LUS les siècles se précipitent, pluB ils deviennent plaisants.De nos jourB, en effet, nos vieillards ont à peine vingt ans, tandis que nos enfants en ont plus de soixante.Cette affirmation est si vraie que partout, autour de nous, nous entendons dire : "Il n’y a plus d’enfants’ ! Du train que va la chose, attendons-nous à voir sous peu les enfants à la mamelle séduire leurs nourrices et quitter avec elles le toit maternel.N’est-il pas vrai que la franche et bonne gaîté, la gaité de bon aloi se rencontre chez nos bons vieux, tandis que nos jeunes, en gens fort étourdis, ayant affronté trop tôt les orages des passions, ont l’air de véritables croque-morts et, à la plus petite contrariété, ne parlant rien moins que de mourir.Leur coeur d’enfant, surface plane et unie comme un miroir, est devenu nn abîme presque insondable.En voulez-vous une preuve, écoutez l’histoire, malheureusement trop vraie, d’un de nos jeunes les plus huppés.C’étaitHa Bemaine dernière, autour d’une cabane à sucre.en opération, du petit village de N.Notrejeune.Adonis, qui courtisait consciencieusement laplus ravissante de ses nombreuses cousines 8’accomodait difficilement des espiègleries et des railleries de cette dernière.Comme le cousin grondait sans vergogne sa cousine de n’aimer à grignoter publiquement que gâteaux, bon- VILLANELLE ésie de PHILIPPE DESPORTES Musique de HENRI MORISSON Tempo di Gavotte 1’ COIPtET Ro .«elle, pour un pou d'nksen.ce.Vo .tre cœur vous a .vei chan-gé, F.l moi sa.chant celte incons-tan.ce.Le mien au.trepartj'ai ran-gc; Jamais plu*beauté si légère Sur moilant depouvoirnau- -ra: Nousver .rons,vo-la-geber-gè-re,Quipre-miers'enr#-penli.ra.Nouaver.IO n° ni0 _ _ _ _ _ ri,.SU Tou» droits d'exécution, traduction et reproduction réi-ervéa pour tous lea pays.Publié avec l'autorisation do M.Louia Aerta, éditeur, 0 Boulevard daa Italiens, et 67, rue de Clicby, Paria.La même, chant et piano, 2 frs (40j.) Voyage à travers le Dictionnaire de la Musique (Pour le commencement, voir le n9 599 et «tarante) S Cbevalel.— De l'italien "cavaletto”.Petit pont ou support en feuille de sapin sur lequel on tend lea cordes des instrumenta à arcliet, tels qne le violon, le violoncelle, la guitare, etc.Cheville.— Dansles instruments à cordes,on appelle chevilles les petites pièces de bois dûr ou de métal, rangées an haut dn manche ousurlatabled'barnionie, et autour desquelles iffl enroule les cordes, afin de les tendre plue ou moini,.selon la note qu'on veut (aire produire.Ou appelle ainsi des ajoutés A une composition qui semblent plutôt étrangers au morceau, et qui sont aouvent banals et vulgaires.Kn musique comme en poésie, les mauvais ouvriers abusent des chenilles.Chez les danseuses, les chevilles sont soumises i un entrainement spécial, et elles sont d’ordinaire plus développées que cher, les femmes ordinaires.Chevrotement.— Action de chevroter.Espèce de vibrato ridicnle mis à la mode par de mauvais chanteurs.Le chevrotement est nn horrible défaut, et le malheur est que plusieurs cban-teura et chanteuses qni ne l'avaient pas initialementsont parvenus à en acquérir un croyant avoir ainsi donné à leur voix une largeur ou intensité extraordinaire Nombre de nos professionnels ont le chevrotement et ils le communiquent facilement à leurs clives.v On dit que quelqu’un chevrote lorsqu'il articule par le jeu da gosier une espèce de tremblement sur une seule note.Il y a le chevrotement volontaire et le chevrotement naturel ou obligé.Le dernier est une espèce de tril- leurs défauts et infirmités.Ce point est fort important attendu que tant île jeunes gens et jeunes fille.s qui veulent chanter sans prendre de leçons se contentent d’imiter ceux qu’il entendent.Et lorsqu'ils n'entendent que d'anciens chanteurs sans voix, mais remplis de trucs, ils croient que leur manière est la meilleure de chanter En tout cas ai le chevrotement est une mode, c'est une mode de fort mauvais goût.Chtllres.— Les ehilfres musicaux servent à distinguer les accorda, la combinaison des intervalles.On lesplace pour cela sur les notes delà basse, etlenr nombfe est ordinairementcelui de 1 accord qu'il représente.On dit une basse chiffrée, chiffrer une basse.Ceux qui font des devoirs de solfègt.d'harmonie ou de composition sont obligés de connaître ce procédé musical.C'est surtout dans le contre-point que l'on chiffre.A diverses époques, remontant à la plus haute antiquité, on a essayé de désigner les notes de la gamme par des chiffres, mais la méthode actuelle est restée quand même la plus populaire.Gustave COMTE.VILLANELLE 2 Tandis qa’en pleura je me oonsume, Maudissant oot éloignement, Voob qui n'aimez que par coutume, Caressiez nn nouvel amant.Jamais légère girouette Au vent si tôt ne so vira ; Noua verrons, bergère Rosette, Qui premier a’en repentira.Noua verrons bergère Roaette, Qui premierB'en repentira.Où sont tant de promesses saintes, Tant de pleura versés en partant Hat-il vrai que ces tristes plaintes Bortisaent d’un cœur inconatant 1 Dieux, que voua êtes mensongère I Maudit soit qoi plus vous croira.Nous verrons, volage bergère.Qui premiera'en repentira.Nous verrons, volage bergère, Qui premier s’en repentira.Celui qui a gagné ma place, Ne voua peut aimer que moi ; Et celle que j'aime vous passe I»e beauté, d'amour et de foi I Gardez bien votre amitié neuve, La mienne plus ne variera, Et puia nous verrona à l'épreme Qui premier a'en repentira, Kt puia nous verrona à l'épreuve, Qoi premier a'en repentira.bons, tire et sucre d’èrable ce que toute fille qui Berespecte ne de-vraitfaire qu’en cachette, puisque les déesses ne mangent point, la cousine qui suçait de son mieux un respectable morceru de sucre d’érable, le retire vivement de ses lèvres vermeilles en en barbouille consciencieusement le visage de Bon amoureux cousin qui devient cramoisi sous l’inaultô et jure de laver un tel affront dans.8a propre mort, non, toutefois, sans en avoir prévenu l’objet de sa flamme.Le lendemain la belle cousine recevait de son cousin le poulet suivant; "Autour de moi tout n’est que trahisons, que lâcheté, qu'infamie.La cigarette n’est qu’un mythe ; les mollets, la gorge, une élégie ! Les femmes d’aujourd’hui que sont-elles ?de crin ; et les hommes ?de coton ! Cousine, prouve-moi le contraire en m’accordant un secret rendez-vous, au bois pour demain.Et ai vous refusez de répondre à ma [flamme.Vous montrerez que trop oe que o'eat [qu’uno femme.Je veux dire un mélange affreux do [cruauté, D'inoonstanoe, d'orgueil et de déloyauté.Le pistolet au front, j'attends.Adonis." Le lendemain, le poulet, revient à son auteur qui en ‘ ‘bêlant” avait eu l’audace de demander un premier rendez-vous.En apercevant tout d’abord sa propre écriture, l’infortuné s’écrie : Mourons donc ! oui mourons I 0 cousine ! tu viens de signer r A MTlfll 1P HP M A DI A flP (Epithalarae) Dédié à Mr Joseph Saucier, artiste lyrique.Traduction du flamand de 1 L/L L< de A.Valezant.Musique de Benoit Verdickt, maltre-de-chapelle à l'église des Saints Anges de Lachine.Prix : 60 ioub.En vent* chez lea principaux marchands de musique, et chec l’auteur, 16 rue Piché Lachine. 114 No *27—Montréal, B Avril 1919 mon trépas en me montrant que ces faux dieux que le vulgaire acbre, les femmes, ont une pierre sous la mamelle gauche, une pierre, un vil caillou : quand on menace de se pendre, au lieu de nous plaindre bien vite elles plantent un clou.Mourons donc 1 oui mourons ! Et le bel Adonis allait preiser la détente lorsque les lignes savantes, tracées au crayon, le ramènent, Binon au bon sens, du moins à.la vie."Cousin, comme je redoute beaucoup les loupî et que je vous crains encore davantage, je n'irai pas au bois.Mais, si voue voulez bien, nouB feronB demain notre promenade sur les bords du lac ou au milieu du bon déjeûner préparé par les mains de votre cousine, vous pourrez lui conter votre amour, car à mes yeux l’amour m’a toujours paru une friandise comme les bonbons, la tire, le sucre d’érable que j’aime à grignoter sans toutefois m’en bourrer.” Et le bel Adomis, reconcilié avec le beau sexe, laisse tomber son pistolet en s’écriant : 0 ma bonne cousine ! Moi, mourir ?Allons donc I Est-ce qu’on meurt à mon âge.Vive l’amour I et chantonB un hymne au monde.(Imité d’un vieux poète).Jean PIC.Ce qu'est pour l'art au Canada, la destruction du parc Soh-me.— Trente ans deformation musicale.— Reconstruira -tJon ?Aurons-nous autre chose ?i ’ai rencontré l’autre jour M.J.-A.Tran-quil, un excellent camarade, un philosophe gai dont la manière d’envisager la vie sait détendre un moment les masques les plua sombres.Or, comme ce jour-là, ce gai compagnon d’ordinaire avait à Bon tour les traits angoissés, je lui demandai la cause de cette mélancolie apparente que je soupçonnais un peu du reste."Mon cher ami, me dit il, si je vous semble si perplexe, c’est que je le suis terriblement en effet.Voici bientôt venir les beaux jours et je me demande non sans anxiété où je pourrai bien aller terminer mes après-midis, maintenant que le parc Sohmer a été rasé de fond en comble par un malheureux incendie.’ Nous étions en effet tellement habitués de rencontrer M.Tran-quil au Parc Sohmer, que lorsque Le Naufrage du “ Titanic ” Paroles de J.H.Malo Stances interprétées par J.-H.Germain m 1—-u-1 7?Quel est ce preux A l’*r - ro - gante al - lu - re.Que rien ne semble ar - rê - ter en che- Ilin?Où va-t-11 donc, si fier en fa pa - - re?Qu’Il est vail - lant I où »e - ra • t - il de- tan.Un mon-de vit et s'é - bat en son flanc.Prnit d„ gé - ni - e ; Mais on on-bli - e * I/im - inen - si - té, le fdnd de l’O - cé - an.par fort rare aventure, il ne s’y trouvait pas, il nous semblait que quelque chose manquait.Eh, bien moi aussi, et combien d'autres avec moi, nous allons sincèrement regretter le parc Sohmer, à moinB que la direction ne décide immédiatement de reconstruire et de ne pas priver la population montréalaise de son principal lieu d’amusement.(Au dernier moment, j’apprends qu’on va reconstruire.) Car, avec la destruction du parc Sohmer, c’est une notable partie de la vie montréalaise qui se trouve brusquement désorientée.Depuis 30 anB que ce lieu d’amusements en plein air existe, on peut dire que toute la population de la métropole s’y est donné rendez-vous à maintes et maintes reprises.Disons plus ; le parc Sohmer, fondé par les regrettés Lavigne et Lajoie, a été le plus grand facteur de notre développement artistique.Comme plusieurs autres, jesuiB assez vieux pour me souvenir de l’ouverture de ce jardin de musique, alors qu’il n'y avait même pas de pavillon, et que les spectacles avaient lieu bous les étoiles, alors aussi que la brise rafraîchissante du Saint-Laurent nous arrivait directement, sans être empêchée par d’odieux hangars à marchan* ses, sur les quais.Comme tant d’autres aussi j’ai s iivi pour ainsi dire, pas à pas l’évolution du parc Sohmer, et ce n’est pas Bans une légitime émo tion que je me rémémore les jourB heureux de son ancienne splendeur.Je considère même que cette attraction va tellement manquer à notre populatiion que je me demande si les directeurs actuels ne feraient pas bien de continuer la série de leurs saisons estivales, en plein air, comme il y a trente ans, La jeunesse actuelle ne manquera pas de trouver un certain charme à revivre un peu de la vie de leurs pères.____ C’est au parc Sohmer qu’ont d’abord débuté tout ce que noup comptons d’artistes véritables qui nous font aujourd'hui honneur.Je me souviens d’y avoir entendu jouer Alfred De Sève, alors qu’il arrivait de Boston.Le regretté Jehin-Prume lui-même, a figuré plusieurs fois au programme.Le violoncelliste virtuose J.-B- Dubois, — grâce à un caprice ex traor-dinaire du directeur Lavigne, fut engagé en Belgique, pour venir renforcir la musiquemilitaire, puis Le Naufrage du ‘Titanic’ II En ce Dalals, pour tous la vie est belle.L'humble et le riche ont vonlu l'étnnner.Chaoun sa place, en la grande nacelle, C’est le printemps, vite il faut voyager.On » giiùié, le jour, de grande bonheurs.C'est le repos Pins de bruits, de clameurs.La mer eat donoe Comme une mousse, Mais son grand sein cile bien des hor- f reors.III Partout, clbas, nne ligne sépare Le dnr malheur de la félioité.BientAt jouera la joyeuse fanfare, Poor mieux oacher nn seuil d'éternité.Mais le Tu an oourt au but.Le deuil suit Et, malgré l'or, ses puissants, cetle nuit la glace passe, Faites lui place, C'est la nature, en elle, qui régit.IV De ce joyeux et rapide voyage, De cet altier et moderne Titan, Que resie t-il 1 Cn terrible naufrage Kl ses horreurs, beaucoup de dévoûment.Ordres et oris : Chaloupes à la mer I Et chaoun pense à 1 être le plus cher.Mon Dieu, ma mère 1 Hélas I que faire I Puis l'appel part aussi prompt que l’é- [olalr.Le fluide parle et le secours arrive.Ils sont passés, les plus alTreox moment*.Plus de Titan, mais bientôt sur la rive Vont débarquer les femmes, les enfante | Kt moins d'un tiers enfin arrive au port.C'est trop payer de tribut k la mort.8eize cents vies Furent ravies Par l'ooéan, pour l'amour d'un “reoord".l’orchestre qui nous sérénadaient alors des plus célèbres pièces du répertoire.C’est au parc Sohmer que nous avonB entendu et applaudis les Lejeune, les Quivron, les Goulet, les Vandeermeerschen, les Van Poocbe, les Larose, les Boucher, lesFauteux, lesGagnier et tant d’autres de nos musiciens les plus distingués.C’est au parc Sohmer que des compositeurs de grands ensembles comme les Laurendeau, lea Contant, les Ringuet, les Vézina et autreBontpu avoir des “exécutions” de leurB œuvres, dans un cadre dignes de leurs conceptions.C’est au parc Sohmer que nous avons entendu les plus beaux et les plus substantiels concerte de musique instrumentale, et c’est aussi au parc Sohmer que nous eûmesd’initiales tentatives d’opéra, d’opérette, de balletB.Ah ! il faisait bon alors d’aller s’amuser en famille et d’entendre tant de chefs-d'œuvre, confortablement installés, sous lesarbreB illuminés a giorno, en fumant un cigare et en dégustant soit une limonade, soit un bock A’aie blonde et mouB-seuse i Et, comme nous avons applaudi au parc Sohmer même, d’excellents artistes comme Mme Cia-parelli, Mlle Marguerite Jarrié, Victor Occelier, Adrien Barbe, le ténor Gauthier et tant d’autres voix fameuses, pour ne parler (Pour la suite, voir page 137) ABONNEZ-VOUS f AU JOURNAL.Passe-Temps SE recevoir une prime valant une piastre.Canada, $2.00 ; Etats-Unis, $2.50 par an.DemaadM la IUM de dos primes. Vol.XXV—No 627 Montréal, 5 aviil 1919 ÆLBÜM MUSICAL DU SOMMAIRE CHANT L'eux-a-deux, romance.Rorate Cotli, à quatre voix d’hommes PIANO Lilian Watlz.Romance ans paroles.ORGUE Communion.• • • A.Fassio C.O.Senécal Le Sang, c’est la Vie! POUR LE TRAITEMENT los.S*.JrliT Mendelsohn l'anémie, de la ncnrasfhé-nle, de la Inbercalose, du rachitisme el de loalea Ica allccllons pnlmo-nalrea VIOLON Pour ceci venex consulter nos Dentistes Experts Américains cl Canadlenal • • • QUE VOS DENTS SOIENT LE MIBOIH DE VOTRE SANTE D_op.ur violon seu O.Martel L’HISTO FER GARNIER \RONNiruirNTQ • 1 Oanada : 1 an, 92*00» 6 mois, 91.00.VBONNBMKNTS.j feutW1 l'histoire Pauvre France La France a eu 1.38B.300 soldata tués eu cours de la guerre C'eut 330.440 de plus que Ion autre* principaux allié* ensemble, puisque l'Empire britannique n’aporduque 658.706 hommes, l'Italie H80 000, l'Amérique 36 1E4 et le Japon auoun.Malgré ceU, & moine que Be» représentants à la Conférence de la Paix ne réussissent à donner à leurs arguments la furce nécessaire à les Caire admettre, la France est en pane de purement et simplement te faire moquer d'elle.Stnsdoate on ne trouve pas asssz de belles paroles, asseï d'épiihètes sonores pour célébrer son Incomparable ourage et son dévouement sans égal, porté aux nues le sublime esprit de sarrifioe qui a fait faire à ses enfants des prodiges de valeur et de désintéressement comme n'en trouvo pas d’exemples dans 1' du monde I Mala lorsqu'il s'agit d'en venir aux ohoaes pratiques, aux actes, tout le monde semble vouloir se dérober et ne s'occuper que do ses propres intérêts.C’est ainsi que la proposition en tons Kinta humanitaire et sensée de Léon rurgeols p «or la créai ion d’one armée internationale afin d'empêcher que se reproduisent les événements inonbllableede juillet et août 1914, a été rejetée, et que seule les représentante français et tchàco slaves lui ont accordé leurs votes.Kt qu'offrr t-on pour tenir lieu de la protection qu’assurerait aux nations par ticulièrement menacées cette force physique] La force morale.Force inorale I Ext-ce là la leçon que le monde oivilisé retire du terrible conflit qui vient de finir 1 Est ce là tout ce qu'on trouve comme moyens de défense aprài tant de sang versé, tant de ruinas accumulées! Des théorie* et dis rives, des projets dans les nuages I C'est très beau pour les Etat-Unis, qui (ont séparés de l'Europe par toute la largeur d’un océan, pour l'Angleterre que sa Cition Insulaire et sa puissante marine ispenvable, sans compter toute la largeur des pays s’étendant jusqu'au Rhin protègent oontro une attaque subite, pour le Japon isolé dans son cdn do l’univers, pour l'Italie qui n'a plus à oraindre 1 Autriche, m «intenant toute morcelée, et séparée aussi de I* Allemagnenar unter-rltoir- oonsiilé able.o’eai très beau ponr ces pays d être saii-f-iitn d’une simple prottotion morale, alors qu’ils ne rls- 3tient pas le massacre ot la destrnetion ont la Belgique et la France ont été le théâtre pendant plus de quatre ans I Sans doute oes Messieurs d'Angleterre, d'Italie, Etats-Unis arriveront, mais s’il leur faut le temps que cela leur a pris, surtout aux deux derniers, pour la dernière gnerre, que de orimes auront eu le temps de se coaimettre, que de ruines se seront accumulées, que de dévastations auront eu liou I Une union pour la paix et pour la guerre des pays anglo-saxons sera nne foroe presque suffisante pour empêcher la répétition des torribles événements dont le monde sort trèt lentement, pourvu que oette union ne prenne pas des rêves pour des réalités et ce qui devrait être pour ce qui est.La Franoe, après son Immolation sur l'autel de l'humanité, a droit à plus de considération qu'on ne lui en acorode.LOSIGNAN.(La Libre Paraît.) ROMANCE SANS PAROLES F.MHND8LSSOIIN-BARTUOLDY, op.53.Noua prions not lecteur» qui noua font remit» par chèque» d» faire ceux** payable» au pair 4 Montréal.Moroeau brillant pour le piano, par Mlle Donalda Rouillard, auteur de la Valae Hélène prix 39c, en vente chez lea principaux marchanda de musique. Montréal, 5 Avril 1919—No 527 LB PABBE-TBMI*» do/cr «; IsSïSyvr rflêitë LLt: ÜJ l immv Une Exposition des Peintures du regretié Charles Gill Il y a plus d'une quinzaine do jours, les amateurs de beaux-arti ont pu admirer, dans une des salles de la bibliothèque Saint Sulpice, on grand mmlirede ¦ ollea da regretté peintre poète! Charles OUI.Je regrette de n'avoir na» l'autorité nécessaire pour apprécier à leur vraie valeur ces rouvres d'un ami regretté, mais les appréciation* que j'ai pu recu< II lir des lèvres mêmea de nombreux connaisseurs étalent toutes des plu* élr gicu-¦ea.On m'a appris là que depuis quelques! années, Oill s’était courageusement remis à tes pinceaux.et son ««position posthume prouve qu'il n avait | as oublié les précieux conseils de ion vieux maître e grand peintre Oérôu.8.J'ai aurt'ut admiré, k part des paysa gpa canadiens bien rendus et d*a études d'art ara1 (unique bien cimprises,quelques tableaux de hau:a valeur dont son “problème" représentai,! in joueur d'écheo, une tête de fielllardk l'expression inten se ; puis “L'inspiration", iù l'on voit le poète Kmile Neiligan, en tiaiu d'écrira une de ses pièces les plus célèbres, alors qu'il est effleuré par una muse presque diaphane, aussi un fort beau portrait du 81s du poète peintre.Le» oeuvres da OUI ont da la valeur tant par la coloris que par la pensée qui les a fait naîtra.uostavk COMTE.?*****
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