La Revue moderne., 1 novembre 1950, novembre
Maintenant je sais où trouver les Soupes! D y a un nouveau visage dans les épiceries en ce moment — une figure épanouie avec un grand sourire satisfait.(Vous Uj voyez au bas de la page.) Vous trouverez le joyeux chef Heinz près du Rayon des Soupes dans la plupart des bons magasins, indiquant l'endroit où se trouvent les Soupes Condensées Heinz.Il y en a 18 délicieuses variétés.Si quelques-unes de vos favorites manquent, faites-le remarquer à votre épicier.Heinz est l'un des noms les plus renommés dans le commerce des produits alimentaires, et au cours de nombreux essais gustatifs récents, les femmes ont assuré que les Soupes Heinz étaient les meilleures qu'elles aient jamais goûtées.Comparez les marques et soyez convaincue de la merveilleuse différence.LES MOTS CROISES / Z 3 4 S i f 8 9 /© // /* /J §4 A* >* >/ " HORIZONTALEMENT 1.—Amincir ou déeoiiper du bois — Construire son nid.2.—Qui n'a pus tie mérite, de valeur — A rtirle simple — Prénom masculin.3.—Ville de Chuldée — Chez les Anciens, tout poème destiné il être mis en musique — vicié, corrompu — Abréviation de "suinte" — Pré|>nsition lutine.4.—Femelle flu taureau — Etat digne de pitié — Voilure légère a deux roues en usage en Afrique.G.—Avec qui on est lié d'une affection réciproque — Cne miinciie au tennis — Du verbe "ruer" — Ancirn nom de l'Irlande* 6.—Construction que font les oiseaux — Hôpital pour les lépreux — Trois voyelles.7,—l'rononi démonstratif — Substance dure, Irisée, que l'on trouve dans des coquilles — Privé complètement du sens de l'ouïe — Pronom personnel.8.—Pareillement — Note de la (ranime — Placer, mettre.9.—tiros perroquet de l'Amérique du Sud— Petit ruisseau — "La mienne" en latin.10.—Mut arabe qui signifie "source" — \ ille de Chaldée — Plunrbc de bols.11.—Abord, entrée.— I>enx consonnes jumelles — Semence qui est uu centre de certains fruits.L2.—M Mal précieux — Dans les ports du Lewint, droit perçu a la sortie des marchandises — «fui prend plaisir à faire, il dire du mal — Note de la gamme.13.—Form at inn géologique de consistance jxireuse — Nom donné il certaines plantes a cause de la durée de leurs fleurs — Genre de conifères.14.—Qui est a toi — Personne choisie par l'élection — Venue au monde — Vin de palmier et tie cocotier.15,—Charge d'un fine.(Pl.) — Remet n les péchés nu pénitent — Appartement des femmes die?les musulmans.1G.—Dltinlté île In terre, chez les tirées — limit see — Lieu oft l'on hat le grain —Evénement fortuit — Pronom personnel.11.—Nom ilonné il l'aurochs — Article simple — (lui ii perdu la raison.1K.—Bel arbre des Antilles—Petit marteau.VEIU h Ml MINT 1.—Etat de dépendance d'un domnine par rapport uu fief dont il relevait — Petites maisons de campagne.2.—Nom vulgaire d'une urtlcacée textile — Bcux \ oyelles Jumelles — Dégradation très grave.3.—Qui n'est pus \êtu — Tragédie de Corneille — Embarras, ennui — Etre fantastique du sexe féminin — Notaire Publie.1.—«)nl sert il appeler — Chacun des degrés difféients pur lesquels peut p.isser une couleur — Propre, MM souillure.5.—Couleur bleue extruite des feuilles tic l'indigotier — Fatigué, ennuyé — Kelut de voix — Action de sauter.6.—l>u verbe "suer" — Aridt s, qui ont |m-ii ou point d'humidité — Orné de pierre* précieuses — Eclat de voix.7.—Article espagnol — Sentiment pnr lequel on Juge une personne indigne d'égards — Résidence d'été des rloe-roil de l'Inde — Deux voyelles jumelles.B.—Inscription mise en tête d'un livre — Musique ties tirailleurs algériens.9.—Fatigué — Forts, vigoureux — Argili-rouge ou Jaune.1».—l'nité de mesure — Genre tie mammifères carnivores — Monnaie suédois^.II.—Vu çil et lft il l'uveuture — Oéliée, de peu de volume.l'i.—Pronom personnel — Cne des cinq parties du monde — Cartons garnis île toile blanche, qui servent il couvrir le» calices — Note tie In gum me.11,— ri .j111.¦ m — Quatre voyelles différentes — Instrument qui comprend DIM (¦un.large et pinte et un manche — Petite corne du bois d'un cerf.11.—lettre de l'alphabet grec — Genre dnvol postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa LA REVUE MODERNE est publiée mensuellement par la Revue Moderno Inc., a ses bureaux et ateliers, 5235, De Gaspé.ft Montréal — TAJon 72-15.— Directeur de la publicité: R.-J.Brown.Bureau de Toronto, 9 est, rue Wellington.Wilfrid C.Stovel Associates.Imprimé au Canada.Quelques faits simple^au sujet du Le diabète est une affection qui rend l'organisme incapable d'employer convenablement les sucres et les farineux fournis par les aliments.Cette affection provient d'une lacune dans la provision d'insuline du corps.Toutefois, l'emploi d'insuline extraite du pancréas d'animaux, rend le traitement du diabète de plus en plus efficace.Comme conséquence, les diabétiques vivent ordinairement jusqu'à un âge avancé et mènent une vie à peu près normale.De fait, les probabilités de survie du diabétique moyen sont aujourd'hui du double de ce qu'elles étaient avant la découverte de l'ini suline et elles ont augmenté encore plus en ce qui concerne les jeunes diabétiques.LES RECHERCHES laissent espérer des traitements encore plus efficaces.aux besoins divers des diabétiques.Un nouveau genre d'insuline, présentement à l'essai, possède une action à la fois rapide et durable.Des recherches sur d'autres aspects de la maladie se poursuivent.Des expériences faites avec des isotopes radioactifs et d'autres expériences nous permettent d'espérer que les méthodes de traitement s'amélioreront davantage et que nous trouverons peut-être un moyen de prévenir certaines formes de la maladie La science médicale améliore constamment le traitement du diabète.Différents genres d'insuline dont la rapidité et la durée de l'action varient, ont été développés de façon à satisfaire LE DÉPISTAGE est rapide et facile à faire.en commençant un traitement convenable immédiatement.Toute personne qui se croit atteinte de diabète peut maintenant faire une expérience simple et peu coûteuse, à domicile, pour le dépistage du sucre dans l'urine, un des signes du diabète.La plupart des pharmacies vendent le nécessaire pour l'exécution d'une telle expérience.En cas de résultat positif, le médecin devrait être consulté en vue d'un examen complet.Des examens médicaux comportant la recherche du diabète et faits à intervalles réguliers aident à assurer un diagnostic précoce.Or.on peut ordinairement éviter des complications sérieuses LE TRAITEMENT est laisse au patient en grande partie.un régime alimentaire spécial et donnera des conseils sur le genre d'exercice nécessaire.Une fois que la méthode de traitement aura été correctement établie, le patient devra suivre attentivement et fidèlement les instructions prescrites et il devra se tenir à l'affût de signes de complications possibles.Si la personne qui souffre de diabète ordinaire observe ces précautions et d'autres, elle peut ordinairement s"attendre à vivre longtemps sans avoir à modérer son activité de heaucoup.La coopération entre le patient et le médecin est essentielle.Seul le médecin peut déterminer si de l'insuline est nécessaire ou non et quel doit en ëtrile dosage.Le médecin prescrira aussi C0PTR1.Hr C***D, Metropolitan Life Insurance Company /COMPAGNIE À FORME MUTUELLE) Siège Social: New-York Direction Générale au Canada: Ottawa Molropolilan lit.Inturanc.Co \ v, Dir.clion G.n.rol.au Conodo ^Ay*" Ottawa Veuillez m'envoyer un \\ exemplaire gratuit do le brochure 110-R, ayant pour titre "Le diabète." Nom .No «t ru.localité Prov Li Soyez à la page! Achetez du moderne Bo/v\ewooc)/ L'clcgtint moderne HOMEWOOD — comme cette superbe chambre à coucher par exemple — est conçu selon les dernières tendances de l'art mobilier.Soigneusement façonnées dons du noyer à nervures et ornées de belles poignées en cuivre poli, les 6 jolies pièces (parmi lesquelles une coiffeuse r.on illustrée) se vendent en fini de noyer moderne ou de noyer gris bruyère.Cet ensemble s'obtient aussi en plaqué d'érable madré avec fini de teinte corail ou en chêne à grain fin, avec finis blond ou gris argent, au choix.te mobilier HOMEWOOD est en vente dans les bons magasins d'un océan à l'autre, en beaux styles anciens ou modernes, à des prix adaptés aux budgets modestes.Fabricants du mobilier HomGWOod pour chambre à coucher, so//e à monger et salon, ainsi t que des coffres en cèdre LANT.LA RLVUt MODERNL — NOVEMBRE 195' Nouvi'llf sentimen lu/e / MON COEUR EST UN VIOLON \ PAR MUM II II ItltOOA —Alors, ma petite Irène, celte fois nous l'avons, le lieau contrat pour l'Amérique! Barley, mon impresario, était rayonnant; je savais qu'il se démenait depuis des mois pour m'ohtenir cet engagement qui consacrerai! ma carrière de violoniste virtuose! —Je vous remercie, monsieur Barley, et je vous suis très reconnaissante.Mais je ne désire plu* partir pour l'Amérique.—Hein!.Il sursauta et me fi\a d'un oeil inquiet.—C'est une blague?—Non, monsieur Barley, c'est très sérieux.Je ne peux plus quitter Paris.—Pourquoi?Vous êtes souffrante?—Je ne me suis jamais si liien portée.—Alors, qu'est-ce qui peut vous retenir ici?Grâce à ma prévoyance, vous n'avez rien sijtné pour la saison prochaine, vous êtes libre! (Suite m /'iiiic îi.) la EEVUI MODERNE — NOVEMBRE i~,r» —Etcs-vous musicienne, vous aussi?—Ça dépend des K"ûls! Irène prétend que non, niais au collège, j'avais un succès fou.Vous aile/.en jogerl Le roman complet Petites mariées Pierre.à la vue de lean senlail sa jalousie croître comme un mal tlévoraut.Le drame s amorçait dans la colonie des jeunes.PAK MAX DERVIOUX Pierre attira sa femme sur ses genoux, puis très doucement, de ses bras rudes et forts, il la berça — Ce qui manque ici c'est: la femme, remarqua J«an Lauret, en posant par terre son marteau Ce village, adopta par nous, est à peu près restauré, mais il s'agit de le peupler pour qu'il revive vraiment —Fort bien! s'exclama gaiement Pierre Mansellc.Nou^ n'avons pas l'intention d'en faire une communauté, ni un club de célibataires.—Oui, mais quelles jeunes filles seraient aptes à me ner l'existence rude que nous avons délibérément choisie objecta un des douze gars qui, après la guerre, avaient résolu de fuir les villes et de ressusciter ce hameau alpin, abandonné depuis di\ ans et tombant en ruine.Le paysage était grandiose et charmant, l'élevage et diverses cultures faisaient la richesse de cette contrée, mais des hommes avaient délaissé ce coin de sol pour s'en aller vers les cités aux miroitantes devantures, aux éclairages fulgurants l.a grâce de cette paix pastorale avait touché, cependant, quelques coeurs et ces garçons, après les éprouvantes années de combat ou de captivité épris de vie naturelle aux ahondants bienfaits, s'étaien' groupés pour relever les murs de ce village, accroché a» flanc de la montagne, au-dessus de riantes vallées, vr.v nid d'aigles fouetté par l'air pur des cimes.Ce hameau odorant de senteurs alpestres avait retrouvé, grâce S l'intelligent labeur de ces garçons, des logis paysans améliorés, des étables dernier modèle, diverses commodités fournies par les chutes d'eau et les libres torrents.—Les filles que je connais rêvent d'épouser des messieurs dans les affaires afin de devenir de banales dames cossues, pas intéressantes celles-là, remarqua Jean Lauret.Orphelin, il avait peu de relations, ayant été jeté très tôt dans la grande aventure guerrière.Plusieurs de ses compagnons, au retour d'une pesante captivité, avaient resenti quelque malaise en regagnant la ville, où le lucre et les illicites profits régnaient si vulgairement Ces >;ars au coeur élevé étaient devenus farouches et pleins de méfiance envers les femmes.Laquelle serait pour eux l'amie, la compagne rêvée?—Laissons faire le destin, émit Pierre Mans elle avec philosophie —Ob' le destin, si tu crois qu'il s'occupe de nous dans ce chaos mondial, riposta Michel En attendant de rencontrer nos élues, asseyons-nous dans ce pré afin qu" Jacques, notre fourrier, nous distribue notre collation de quatre heures".Jacques, justement, s'avançait vers ses compagnons, chargé d'un panier alourdi par une miche dorée, un pain, du beurre, du fromage et des fruits.Michel attrapa au vol une feuille imprimée détachée d'une revue qui avait servi d'emballage.Et les yeux du jeune homme tombèrent sur cette annonce: "Ecole agricole du Vivier de Privas, à B.Isère, pour jeunes filles sans famille Fondation Louise Pisan, directrice.—Regardez les copains! s'écria Michel, il parait qu'il y a des jeunes filles, dans un département proche du nôtre, qui apprennent le métier de fermières Faudrait savoir si elles ont des dispositions pour le devenir vraiment et, de plus, si elles sont attrayantes.—J'écrirai à la directrice pour me renseigner, tiens donc! ''exclama en riant Jean Lauret.J'aime les beaux yeux, les teints frais, les corps déliés.C'était un grand garçon, brun, souple et musclé, aux traits décidés et qui en imposait à ses compagnons par son allure et son esprit.Son physique était empreint d'une fière grâce virile.Cependant, on disait qu'il avait été fian cé à une bordelaise qui l'avait déçu par ses infidélités, au temps des longues séparations de la guerre.—11 écrira.écrira pas.! Des voix s'élevaient pour lancer le pari —J'écrirai à cette dame Pisan et je vous montrerai sa réponse, mes gars, si, du moins, j'obtiens la faveur d'une réponse et si ma lettre n'est pas prise à la blague".Il faut croire que la missive de Lauret était fort décemment tournée puisque, huit jours plus tard, le facteur lui remit une enveloppe qui lui fit pousser un hourrah d enthousiasme.Celle-ci contenait une carte ainsi libellée "Monsieur.Vous êtes convié, ainsi que vos compagnons, à la petite réunion familiale que notre école donnera le 10 août, à 15 heures, à l'occasion de la clôture de la moisson, en notre domaine du Vivier".Les douze manifestèrent leur satisfaction par des vivat-divers.—Savcz-vous, les t.opa ins, que nous devons apporter notre contribution à cette fête, remarqua Lauret, aprè*-cette explosion de joie générale.L \ Kl \ L L SIUDER.NE — NOVEMBRE IQ5' 0 Les gars avaient employé ces derniers jours à préparer leurs habitations pour les petites épouses.—J'ai une idée: non* chanterons les choeurs que nous mettons au point le soir, proposa Jacques.—Nous arriverons, là-bas, en camion avec une manne remplie des produits de notre sol, suggéra un autre.—Sans oublier une gerbe de fleurs pour la directrice, ajouta un troisième".Ce fut ainsi que, le 10 août, la petite colonie masculine s'embarqua dans le .union pour atteindre le domaine du Vivier, vers trois heures de l'aprés-midi, sous un soleil resplendissant.Lès gars, vêtus en paysans montagnards, devaient avoir fort bonne mine, car ils furent accueillis par la vieille Mme Pisan fort cordialement.Les pupilles de celle-ci, en robes de cretonne fleurie, s'étaient massées dans la cour pour recevoir leurs invités venus des environs Et, bientôt, un orchestre installé sur la pelouse entama les airs les plus entraînants.Ces apprenties fermières étaient si charmantes, dans leur fraîcheur sans fard et pleines d'aisance sportive, que Lauret et ses compagnons n'y purent demeurer insen sibles.Ils s?mirent à danser avec ces gentilles filles, tour à tour, et s'aperçurent bien vite qu'elles avaient avec eux beaucoup de goûts communs La plupart avaient perdu leurs parents et leurs biens dans la tourmente, d'autres étaient orphelines depuis l'enfance.Leur jeunesse, après ces dramatiques années, était avide de connaître enfin les suprêmes joies humaines en rencontrant celui que leur coeur attendait Jean fit danser Josette, puis Cisèle, Laure et Madeleine, que Pierre invita ensuite, après avoir valsé avec Jacqueline et Marie, tandis que Michel sentait un violent attrait le pousser vers Yvonne, et Jacques vers.Andrée.Dans les farandoles, mêlées aux danses modernes ou régionales, les mains se nouèrent et Jean songea: —C'est Josette que je préfère, et Cisèle se dit: —C'est Jean Lauret le plus captivant, et Pierre pensa en regardant Cisèle: —C'est cel'e-ci que j'aimerais volontiers." Tous ces chasses-croisés de sentiments doublaient encore le charme de ce brûlant après-midi d'été.Dans !e clan des jeunes filles, une sourde effervescence régnait.Josette et Cisèle se sentaient plus violemment émues encore que leurs compagnes par la soudaine venue de ceux qui s'intitulaient: "Les Gais Compagnons des Sommets." Josette était une enfant abandonnée Ses parents, partis à l'étranger, étaient morts dans la misère et la tante qui avait recueilli la petite l'avait confiée aux soins de Mme Pisan avant de mourir.Josette avait grandi comme une plante de choix Son corps plié aux exercices champêtres, disciplinés comme les sports, avait un ferme et délicat modelé, ses cheveux couleur de miel clair, ses yeux au ton d'ardoise bleue donnaient beaucoup d'attrait à son mobile visage.Cisèle, de taille moins élancée, brune, solidement campée, douée d'un regard vif, de traits pleins de malice, possédait un charme tout opposé à celui de sa compagne Elle avait perdu les siens au cours de la guerre et s'était jurée de prendre une revanche sur le sort.Les autres pupilles de Mme Pisan avaient aussi leur charme particulier fait parfois d'un aimable sourire ou d'un reflet d'âme dans un regard.Le Vivier était une demeure paysanne, entourée de bâtiments de ferme, avec champs, bois et rivière, jardin et verger.Au cours de ce joyeux après-midi, des jeux s'organisèrent.Puis les Compagnons des Sommets firent entendre leurs choeurs, très applaudis par l'assistance.La fête ne se termina qu'au coucher du soleil Les gars remontèrent alors dans leur camion, tandis que leurs gcnt'lles hôtesses les saluaient de la main avec des vivats divers.Et, longtemps, Jean et ses compagnons regarde rent s'estomper, sur le fond de pétales roses qu'effleuillait le couchant, les chevelures blondes, châtain et brunes: Laure et Marie, Jacqueline, Josette, Gisèle.ce frais bouquet de la prairie.Les jeunes filles regagnèrent alors leur dortoir avec des sentiments nouveaux.Les rêves avaient envahi la maison, de fous espoirs se mêlaient aux projets de plu* d'une: —Ce Marcel me plait 11 aurait le désir de s'en aller, plus tard, tenter la fortune au Maroc.—Michel a l'air bien industrieux, il souhaite que le village devienne un vrai bourg, avec de pimpantes auber-¦es pour les touristes, songeait Yvonne".Josette, silencieuse, évoquait le- traits décidés de Jean, qui n'avait qu'un seul hut: donner à la vie pastorale plus de charme et d'attrait dans un décor modernisé, pourvu de toutes les ressources que la science pouvait offrir.Pendant ce temps, Cisèle se remémorait les mille détails de la journée.Avec laquelle Lauret avait-il été le plus empressé?Et, dans l'ombre du dortoir, le même nom fut prononcé sans bruit par les deux petites, dont les lits étaient voisin^: Jean Lauret.Jean Lauret.Les Cais Compagnons des Sommets, pour l'inauguration de leur village ressuscité, invitèrent, à leur tour, les Elèves du Vivier, trois semaines plus tard.Celles-ci vinrent en autocar, qui les déposa au pied de là montagne.Mme Pisan accompagnait ses enfant-Ce fut avec des cris d'allégresse qu'on visita le hameau d'une ncte régionale, pleine d'originalité Chaque maison avait une architecture personnelle, tout en concourant à l'harmonie de l'ensemble.Le site était grandiose et splcndidc: dans les champ-, un bétail bien nourri attestait déjà l'aisance de ce coin de sol, dont les gars avaient si bien tiré parti.Des sociétés diverses s'étaient d'ailleurs intéressées à ces efforts.Des meubles avaient été envoyés à Lauret et avec des instruments agricoles, un troupeau et des animaux de basse-cour, don appréciable aussi.Jean, sorti des Beaux-Arts, avait dressé le plan général du village alpin, aidé par Michel qui était devenu le fourrier de tous, étant sorti d'une école hôtelière, tandis que Pierre Mansclle, spécialisé dans la culture, dirigeait la ferme modèle et donnait des instructions pratiques à ses compagnons pour l'élevage et l'entretien des terres.Chacun pouvait mener là une existence individuelle, tout en participant aux améliorations générales de la communauté, où l'entr'aide était constante.Un appétissant goûter, composa avec les produit-du sol, fut servi dans le petit bâtiment qui servait de réfectoire à ces garçons célibataires.Un clocher s'élevait au-dessus d'une chapeHe, qui serait bientôt de-ervie par un jeune pâtre, ancien combattant, fixé dans les environs.(Siiile en page 23) l V REVUE MODERNE — NOVEMBRE nJjO 1 fl L'élégance, une PROFESSION Une journée de la vie quotidienne de Brilt Colming, iniportntion suédoise et mannequin londonien.A la maison, Brilt téléphone à son agent qui lui donne communication de ses différentes obligations pour le lendemain.Les rendez-vous sont pris des semaines et parfois des mois à l'avance mais l'imprévu n'est pas rare dans la vie de mannequin et Britt se voit souvent forcée de modifier l'horaire de sa journée à cinq minutes d'avis.Britt chez Horrocks, spécialistes de la robe de coton de tous les genres.Britt, chez un couturier, doit se soumettre à un examen sur toutes les coutures.Même après deux ans de séjour à Londres, les cabs anglais aux lignes surannées n'ont I.I .i ii li Suédois.\ l'arrièn plan, Hanover Square, un centre de la mode.LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE 1Q5" PAR RAYMONDS ST-GKOHGKS Britt Colming, une Suédoise, est l'un des mannequins les plus en demande a Londres, où pourtant le*, beautés Mondes sont choses courantes et typiquement anglaises Vingt-quatre ans, grande, mince, d'une élégance discret; et ncie, en dix-huit mois, cette jeune fille de Gothcn-bourg sans expérience aucune comme mannequin s'est classic parmi la douzaine de mannequins de Londres dont le monde de la haute mode semble ne pouvoir se passer.La belle Suédoise a reçu une éducation extrêmement soignée; son cours d'études terminé au Rudcbecks Flick skola à dix-huit ans, elle devient la secrétaire du commissaire de police de Gothcnhourg, une ville maritime très importante.Au bout de deux ans et demi, dans le but de perfectionner son anglais, elle fait un voyage à Londres.A un cocktail, elle fait la connaissance de Rosemary Chance, la directrice d'une agence de mannequins très connue.Frappée par la beauté expressive, faite d'une extrême mobilité de traits, et par l'élégance distinguée de Britt, Miss Chance, fort bon juge en la matière, lui offrit sans tarder du travail Les proportions harmonieuse de la Suédoise sont telles qu'elles lui permettent le port et des robes juvéniles et des toilettes pour la femme plus mûre.Voici ses mesures: poitrine, 35 pouces,- taille, 22 pouces; hanches, 35 pouces.D'une taille de 5 pieds 8 pouces et demi, clic ne pèse que 8 stones, comme disent Ic-Anglais, 54 kilogrammes affirme Britt que les poids et mesures anglais déroutent encore passablement magré la maîtrise de la langue et de l'accent anglais.Pour nou>, mettons qu'elle pèse à peu près 119 livres.La vie londonienne plait à Britt quoiqu'elle fasse certaines réserves mentales au sujet de la cuisine anglaise, laquelle ne se compare pas à la délicieuse chère suédoise, mais elle affirme qu'il y a des condensations.L'emploi de ses journées est fort varié; photographies de coiffures, de ses mains, de ses jambes.Attachée à plusieurs établissements de modes, elle sert de mannequin pour robes du jour, du soir, maillots de bain, tricots On la voit souvent sur les écrans de la télévision et au cinéma dans des films publicitaires.Britt Colming est fiancée à Edmundo Ros, le chef d'orchestre sud-américain.Ros, dont la haute taille 6 pieds 2 pouces est l'accompagnement parfait à la svelte fragilité de sa fiancée, est né au Venezuela.Très populaire à la radio et dans les clubs de nuit chics de l'ouest de Londres, il reçoit très souvent Britt au "Bagatelle", un restaurant-club de nuit renommé dont il dirige actuellement l'orchestre.La fin de l'année les verra sans doute mariés.Nos photographies racontent par l'image une journée typique de Britt Colming, mannequin londonien.Stcincr, un des plus célèbres coiffeurs de Londres, prend son métier au sérieux.Un coup de ciseaux de trop, une mèche mal agencée, ce serait un désastre pour Figaro.Britt chez le photographe pose pour les Britt joue relâche après une journée Britt et son fiancé, Edmundo Ros, fabricants d'une lotion pour les mains.passée à courir d'un endroit à l'autre.le chef d'orchestre sud-américain.LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE IQjO 12 Deux écrivain?américains viennent, tous les ans, faire escale dans nos charmants petits ports du tas du fleuve l'Ail ROLAND PREVOST Le "Margot", yacht des Dean, ne mesure que 30 pieds niais il s'est tout de même rendu jusqu'au détroit de Belle-Isle.La liberté retrouvée au Quebec Nous attendions notre tour à une écluse du canal de Lachine Pendant que je guettais le signal de l'éclusicr, M.Dean alluma son cigare et, bien campé sur la banquette du yarht, il poursuivit une conversation amorcée une demi-heure plus tôt, dans le bassin Louise.—Depuis les neuf années que, avec Mme Dean, je viens passer l'été dans la province de Québec, reprit cet Américain jovial, je me sens plus jeune que jamais.Pendant un quart de siècle, nous avons tous deux exerce le dur métier de journalistes new-yorkais et celui, non moins pénible, d'écrivains,- pendant un quart de siècle, nous n'avions qu'un hut: sortir de cette galère pour entrer.dans un yacht, notre yacht à nous, pour connaitre enfin la vraie liberté, pour rencontrer des gens capables de nous recevoir sans arrière-pensée de lucre.Le contact avec la nature forte et avec des gens sans apprêt, c'est dans la province de Québec que M.et Mme Dean l'ont trouvé.La beauté de nos rivières navigables, ils l'ont appréciée avant beaucoup de Canadiens français et pour eux chaque petit port est la voie d'accès à un petit paradis.Mme Dean est plus enthousiaste, en tout cas plus exubérante que son mari.Et c'est avec un vocabulaire extrêmement riche qu'elle raconte des anecdotes, niflle petits faits qui, mieux que les généralisations, expriment le caractère d'une population.Elle ne cesse de s'exclamer sur la gentillesse, la simplicité, la bonhomie, des habitants et des pécheurs du bas Saint-Laurent.Je ne pouvais que les approuver, ayant moi-même constaté la bonne nature de ces gens non gâtés par le mercantilisme des villes.Je laissai ces deux navigateurs à Lachine.Après avoir fait réparer leur bateau, ils reprirent la route du bas du fleuve De Quéhec, je reçus un mot, puis aucune nouvelle jusqu'à l'automne.C'est qu'ils avaient entrepris, cette année-là, une croisière vraiment téméraire.A bord de leur "Margot" — qui ne mesure que 30 pieds — ils avaient décidé de se rendre jusqu'au détroit de Belle-Isle.Pour ceux qui connaissent les traîtrises du golfe Saint-Laurent, les innombrables écueils de la Côte Nord, une telle aventure paraissait une gageure, d'autant plus que M Dean a 70 ans bien comptés! Pendant des semaines, ils ont finaude avec le vent, la brume, les orages brusques, les courants,- et ils ont réussi.Mais le retour devait être marqué par un accident qui eût pu être tragique.L'arbre de couche se rompit, près d'une côte désolée, dans des eaux très peu fréquentées à cette époque de l'année, c'est-à-dire fin septembre.On jette les ancres, mais M.Dean doit les surveiller car si le yacht dérive c'est l'écrasement sur les rochers.Le vent souffle presque en ouragan, ce qui rend difficile d'aller loin dans la petite embarcation de sauvetage et rend la situation plus dangereuse.Mme Dean insista vivement pour descendre elle-même sur le rivage, convaincue qu'elle était d'atteindre un village de pécheurs.Mais, en grimpant une pente abrupte, elle fit un faux pas et se fractura une jambe.C'est dans cette situation critique qu'elle passa une nuit terriblement (Suite eu page 18) Comment peut-on résister au plaisir d'explorer les rivières en profondeur?M.Dean est l'auteur de plusieurs livres pour enfants et l'action du der- Le "Margot" fraternisa avec une vedette de la gendarmerie royale, au nier roman de .Mme Dean — Wilderness Nurse — se déroule chez nous.cours d'une escale à la Rivière-du-Loup, située vis-à-vis St-Siméon.LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE 1Q50 13 la plus révélatric LA SIGNATURE C'EST L'HOMME La signature est la forme spontanée, elle peut révéler le trait domin vit toute une existence.Mal étudiée, ma erreurs parfois chargées de conséquences, grande application, la connaissance assur éveil.Chacune des signatures que nous d dévoiler tout le caractère du signataire.Si cependant pas pour vous des lettres mort lantes; elles vous serviront d'exemples po rice de l'écriture.Qu'elle soit étudiée ou ant d'un caractère, une passion qui asser-1 interprétée, elle peut aussi incliner à des Il faut, à l'examen de l'écriture, une ée des signes, une intuition sans cesse en onnons ci-contre ne pourrait, à elle-seule.vous êtes observatrice, elles ne seront es, elles seront vivantes; elles seront par-ur mieux connaître ceux qui vous entourent.Le bonheur s'édifie chaque jour A chaque jour suffit sa peine, dit le proverbe A chaque jour son progrès dans le honheur, affirmons-nous.Jeunes mariées, réfléchissez a ces mots, et puis commencez à construire pas à pas, jour après jour N'oubliez jamais que la tendresse et une certaine souplesse féminine sont le vrai tremplin de l'énergie de l'homme.H vous sera reconnaissant de la force que vous lui donnerez.Laissez-lui toujours croire que vous avez besoin de lui, cela augmentera sa confiance en lui-même Ne le concurrencez pas sur son propre terrain.N'en faites pas trop quand même, car dans un couple: + ajouté à + = moins.Ne jouez pas à l'odalisque soumise Le réveil serait pénible pour lui Ne craignez pas de paraitre "candide", c'est comme la rosée sur les fleurs, le duvet des joues d'enfant, cela passe trop vite, c'est le plus grand charme des très jeunes femmes.Même si vous croyez ne pas aimer les enfants, ne vous en vantez pas.L'homme a toujours le goût profond du foyer et de la famille, c'est son instinct le plus noble,- en le détruisant, vous ruinerez le meilleur de votre mari; le reste suivrait.Sous prétexte d'être "naturelle", ne \'ous croyez pas obligée de vous montrer telle que vous êtes en toutes circonstances.Racontez ce que vous faites, parlez .mais pas trop Réservez toujours une part de mystère, car votre ignorance de la vie vous embellit à ses yeux.Tant que vous êtes peu définie, vous pouvez être tout.Veillez à votre tenue dès le réveil Cela demande parfois un effort de volonté, mais vous en serez récompensée.Ne soyez pas coquette avec votre mari ni avec d'autres Gardez cette arme pour plus tard Lorsque le danger se montrera, il sera bien temps d'attaquer Soyez prudente: vous avancez en pays inconnu Du tact, beaucoup de tact: les premières blessures ne s'oublient pas Dès le premier jour, ne vous occupez pas trop exclusivement de lui.Lorsque vous serez trois, vous le négligerez un peu et cela lui parai-trait amer.Vous le connaissez bien, acceptez-le tel qu'il est: ne vous obstinez pas à le corriger de ceci ou de cela.Sachez qui vous épousez,- si quelque chose vous déplaît, essayez indirectement de le transformer mais qu'il ne s'en aperçoive pas, sinon il vous détesterait N'oubliez pas que c'est auprès de vous qu'il fait son expérience: vous êtes la pierre de touche de son intelligence de sa diplomatie, de son adresse.Soyez un cobaye docile.La vie sociale actuelle n'est pas encore faite pour harmoniser facilement deux égalités dans le mariage.Si vous voulez être heureuse, girdez donc le second rôle, même si vous pensez mériter mieux, même si incontestablement vous méritez mieux Mais si sa mère vit avec vous (ce qui est dans tous les cas, sinon une erreur, du moins un danger immédiat), vous n'aurez jamais assez de T odence.Attention! Ne vous plaignez jamais d'elle.Efforcez-vous de lui demander conseils (quitte à ne pas les suivre), organisez votre vie pour rester malgré tout aussi indépendante que possible.^e cherchez pas à tout prix à voir votre mari comme vous voulez 1" il soit, mais acceptez-le comme il est.Soyez extrêmement sévère cn-vers vous-même,- faites tout pour continuer à l'aimer, ne laissez jamais le moindre doute, le plus petit dégoût, la plus petite lassitude entrer dins votre pensée.Obligez-vous à l'aimer malgré tout et pensez toujours que vous êtes unis jusqu'à la mort.La femme mariée ne peut être heureuse passivement, elle doit sans ces-* réparer, consolider, travailler à son honheur et à celui de son foyer Si fl'e ne comprend pas son rôle, c'est la ruine sentimentale pour tout.10.12.13.14.16.17.JACQUES Très sensible, très réceptif, très actif Plein de vie et très adroit.Mais quel mouvement! Il doit être bien fatigant à vivre.Il est passionné et parfois violent, assez méfiant, ne livre pas facilement sa pensée.JEAN Pétulant de vie et de santé.Très viril Certainement "bagarreur".Beaucoup "d'abattage" et d'esprit critique.Attention: il vous juge.Actif et très sensible, mais un peu combinard.Il a le sens des affaires.PIERRE Du tempérament et beaucoup d'idéal La retenue domine.Sens esthétique développé De l'idéal et de I imagination.Beaucoup d imagination mais quel manque de mesure et quelle vanité! CLAUDE Aimable et bavard, mais un peu mou C'est un intellectuel, idéaliste et sincere.Beaucoup de sensibilité et d'enthousiasme, mais un peu d'incertitude,- c'est sûrement un adolescent.BERNARD Beaucoup de sensibilité et de bonté Beaucoup d'orgueil.Et quelle soif d'indépendance dans le "d" final! Bien efféminé assez égoïste.MICHEL 15.Beaucoup d'activité Viril et combattif.PHILIPPE Il lui en faut de la pliec a cc'ui la! Il dmt avoir le sens du confort.C'est un impulsif, d'humeur changeante, prenez-le dans un bon jour GERARD Beaucoup de finc~.se, de goût et d'intuition.Et, pourtant, quelle réserve et quelle modestie pour de tels dons.Voilà un garçon sûr et sérieux.MARC 18.C'est un sentimental qui cherche à s'affirmer.PAUL 19.(Lisez Paulo) Voila un grand nerveux Quelle ardeur dans l'attaque: ne lui barrez pas le chemin 20.Signature d'artiste Beaucoup de finest, mais aussi une certaine indécision Ne serait-ce pas un esthète?21.Organisé, très actif, mais quel orgueil! REVUE MODERNE — NOVEMBRE ig50 La nllM d'un jour à Paris, Rolande Crastc et la reine d'un jour à Hollywood, Evelyne Person, s'envolent pour Hollywood.Reine d'un jour HOLLYWOOD PAR EVELYNE PERSON Voilà peut-être la seule jeune fille qui soit allée clans la capitale du cinéma sans 1 intention cl y décrocher un contrat.Mon histoire commence comme un conte de fées, et si moi-même je ne l'avais vécue, je la trouverais fort invraisemblable Mais rassurez-vous, mon voyage à Hollywood n'est pas le résultat d'un concours de beauté, ni la conséquence d'un contrat de vedette offert par un "producer", tombé du ciel, qui m'admirait alors que j'étais en train de laver des tasses dans une pâtisserie.Je suis peut-être la seule jeune fille de mon âge qui soit allée à Hollywood sans aucune intention du faire du cinéma et qui n'ait pas rêvé des mois à l'avance d'un tel voyage.A vrai dire, j'ignorais totalement ce qui allait m'arriver six heures avant le départ du grand oiseau d'aluminium de la TWA.J'avais été priée de photographier pour LA REVUE M' il H.KNE une jeune française, Rolande Craste, choisie à Paris pour un voyage aux Etats-Unis.Il s'agissait de ce programme radiophonique "Reine d'un jour" lancé aux Etats-Unis mais qui a été repris au Canada et aussi en France.Donc, nous déjeunions ensemble, invités par la comtesse de Vcyrac, la directrice des magasins les plus élégants de New-York, "Lord and Taylor", et entre deux entrecôtes du "Gourmet", un restaurant français des plus chics à New-York, nous parlions du séjour Hollywoodien de la gentille Rolande.Il y avait avec nous Claude Dauphin, des producteurs de la MCM, le représentant de Radio-Luxembourg et un des directeurs de la TWA, la compagnie de navigation aérienne.Dauphin, peut-être en plaisantant, me dit: "Voila un papier facile à faire: une jeune fille visitant Hollywood et partageant la vie des plus grandes vedettes." —"Oh, oui?je réponds, mais c'est un travail d'imagination.personne ne saura ce que vraiment pense celle a qui on offre ce voyage.car ceux qui vont à Hollywood sont tellement préoccupés par leurs ambitions artistiques, c'est à peine s'ils regardent autour de soi".—"C'est vrai, remarque Rolande, je suis tellement excitée par le fait d'avoir gagné le concours que pour moi Hol ywood ou Brooklyn, cela ne fait pas de différence." —"Mais, Mademoiselle, vous devriez accompagner Rolande, comme cela vous pourriez exactement noter ses réactions et voir Hollywood tel qu'il est, sans idées préconçues.—"Je vois d'ici, mon rédacteur en chef, me payant le voyage.ou si je devais utiliser mes économies, il me faudrait attendre dix ans.et puis, je serais constamment soucieuse de mes dépenses, sans compter qu'il faudrait talonner Ro'andc du matin jusqu'au soir ." M y eut un silence, le Saint-Honoré et du café Mais voici, qu'un des cinéastes, je fus tellement surprise que je ne m; souviens même pas qui, me dit à brûle-pourpoint."Mademoiselle Evelyne, j'ai toujours voulu savoir ce que penserait d Hollywood, une jeune fille qui n'a aucune ambition cinématographique et aucun désir de s'établir dans la capitale de cinéma.Notre compagnie vous invite et nous vous assurons que pendant quelques jours vous serez traitée exactement comme une vedette.Mais promettez-moi une chose à votre retour, soyez sincère, écrivez exactement vos impressions." C'est .ainsi que le lendemain à neuf heures du matin, je me trouvais à l'aérodrome de LaCuardia, un immense bouquet de fleurs et "LA REVUE MODERNE" sous le bras, mon appareil photographique autour du cou, traînant une valise remplie à la hâte et un immense carton.On m'avait dit d'emporter une garde-robe complète car il me faudrait nager, danser, diner, marcher, voler, peut-être même courir, et qu'il faisait chaud et froid selon les caprices du moment J'avais passé une moitié de la nuit à repasser mes robes, l'autre à me tourner nerveusement dans mon lit.Le carton contenait une magnifique robe Claude Dauphin et les deux reines à la porte du "Gourmet" à New-York.LA REYUF MODERNE — NOVLMCRE IU 15 Jane Powell causa la plus vive surprise à notre collaboratrice quand elle lui demanda de jeter un coup d'oeil sur La Revue Moderne qu'elle connaissait pour l'avoir lue à Montréal.Ii.il que h comtesse de Veyrac m'avait offerte au nom "Lord and Taylor" afin que je puisse visiter les .ight-clubs" d'Hollywood, car naturellement je n'avais .mais eu de robe longue de nia vie Elle m'avait habillée murnc MI mannequin, m'offrant un sac, des escarpins et lêntc des chemises de «oie.Mon rêve de reine comnien-lit.La veille j'avais eu une séance chez le coiffeur, i ne bouteille de parfum, un verre de champagne à la I une d'aviation où le directeur me remit solennellement | billet aller-retour, (on avait évincé un important industriel afin de me réserver une place).J'étais plus que i ïrveuiC à l'aérodrome cl j'écoutais à peine les instruc-: uns du correspondant de notre magazine, qui, ignorant i .mplètement les émotions d'une jeune fille, considérait le i iut avec la plus grande philosophie et me demandait do \.>ir cinquante-six personnes, de lui dire la couleur du i pis de la villa de Bing Crosby et le prix des cravates ci des brosses à dent;, dans les grands magasins d'Holly-\ iod.Rolande, elle, semblait très calme.Elle avait déjà 1 habitude.Enfin, on nous dit de prendre place dans un Constcl-hiion.L'hôtesse de l'air de la TWA, me plaça tout pré.lu poste du pilote, "c'est là que vous aurez la meilleure ne" nie dit-elle, m'offrit de la gomme, me ceintura au ne, plaça des magazines sur mes genoux, me conseilla J mvrir un peu la bouche et déjà le gigantesque appareil était en mouvement, prenant son envol.Le temps de desserrer ma ceinture et de regarder, New-York n'était plus qu'une vague silhouette grise perdue dans un brouillard indécis.Déjà l'hôtesse se présentait avec une tasse de café, des brioches, des petits pains.J'avais copieusement déjeuné, il y a quelques heures, mais je pris le tout de bonne grâce.Après tout, c'était mon premier repas de reine.Beaucoup de gens oni voyagé en avion et beaucoup de nies amis ont traversé .l'Atlantique.Donc les impressions d'un petit bout de fille qui fait son premier voyage en avion offrent peu d'intérêt.Pourtant traverser le continent américain d'un bout à l'autre, survoler plus de '>, mai au 10 juin 1949.PAAR ASSOCIATION COOPERATIVE DIS VITICULTEURS D'AFRIQUE DU SUD LIMITEE.PAARL.AFRIQUE DU SUD 37.9F 21 Chandail bleu pour homme TAILLE 36 fournitures : 500 gr.(soit 10 balles de 50 gr.) laine PINGOUIN ALPIN, 4 fils, toloris mélangé bleu moyen,- 2 aiguilles no 10; 1 jeu d'aiguilles no 13.Point] employés 1) Jersey: 1 rang en droit, 1 rang envers — 2) Côtes anglaises: 1er rang: 1 maille endroit, I jetié, 1 maille glissée à l'envers, 2e rang: I jeté, 1 maille glissée à l'envers, 2 mailles ensemble à l'endroit qui sont formées du jeté et de la maille glissée du rang pré-lédent.— Refaire toujours le 2e rang.3) Côtes 1 /1: 1 maille endroit, 1 maille envers.Echantillon, 20 mailles = 2'/i pouces approx.2(1 rangs = 1% pouce approv DEVANT lias: Se fait dans le sens de la hauteur et se tricote en jersey.Se commence sous le bras droit.Monter 96 mailles.A droite tricoter droit.Augmenter d'une maille à gauche tous les 2 rangs (17 fois) puis rabattre 1 maille tous les 2 rangs (14 fois), augmenter de 1 maille tous les 2 rangs (14 fois) et tricoter droit.A 10?'N pouces du début, on est à moitié devant.Terminer en sens inverse.Relever 142 mailles dans le bas.Tricoter 3/g pouces de côtes 1/1 et rabattre.Emplacement: Se tricote en côte anglaise.Monter 3 mailles Augmenter de chaque coté de 1 maille tous les 2 rangs (16 fois) et laisser en attente.Faire un triangle identique et le mettre à côté du premier en les réunissant par 36 mailles.Rabattre 1 maille de chaque côté tous Jes 2 rangs (4 fois) et continuer droit 2 pouces.Puis augmenter de 1 maille tous les % pouce (3 fois).A 3% pouces au milieu, rabattre 14 mailles au milieu pour l'encolure et terminer séparément cha que côté en continuant à rabattre tous les 2 rangs: 4 mailles; 2 mailles (2 fois); I maille (2 fois) et terminer droit.A 6% pouces d'emmanchure, rabattre les mailles restantes en 3 fois pour l'épaule.Essayez vous-même ce moyen plus facile de nettoyer l'aluminium POUR LA RAPIDITE: essayez S O.S.pour vos casseroles les plus noires.Celle-ci—dans laquelle des aliments ont brûlé! Trempez le bord du tampon dans l'eau.Commencez à trotter Rincez Rapide?Pour suri Et voyez la casserole briller! POUR LA FACILITE: quand vous avez une pile de casseroles graisseuses à laver—prenez SOS Remarquez comme sa tonne ovale permet de nettoyer dans les coins Voyez comme le savon que contient le tampon facilite le nettoyage des objets graisseux.Facile?Oui, très facile! POUR UN POLI BRILLANT: n'oubliez pas que S O.S.nettoie, récure et polit en une simple opération.Constatez-le vous-même—en tenant une casserole fraîchement nettoyée à la lumière.Pas surprenant que les femmes appellent S.O.S.leur nettoyant favori de premier choix.Essayez-le! J>tS LA KtVUt MUDLKNL — N« >\ I MMKI I Q',V Chicago, lllincm, U S.A.nodo, Ltd., Toronto, Ont. le canada produit du papier-journal pour le monde entier // v a hi> a »/< ¦.Inim >¦•-.,jtn i •>tn fiiiirimf suit imprimé sur du papier canadien.Le Canada, en effet, fabrique quatre fuis autant de papier-journal que n'importe quel autre pays; il produit les trais cinquièmes de tout le papier employé pour l'impression des journaux dans le monde entier.Scû^rctm exalte le Canada avant tout! V>» > 24 du ion (fùàt La jeune vedette de cinéma, Natalie Wood, commence tôt à choisir elle-même ses vêtements.Manteau de molleton orné d'un tissu imitant à merveille l'écureuil.Tons: cuivre, gris, vert, bleu marine.Tailles 4 à 6x, 7 à 11.Les fillettes., comme leurs ainées porteront le 'station wagon".Tons: bleu minuit, gris argent et lu un Tailles 4 à 6x, 7 à 14.Créations de Little Nugget.née au courrier, bien des billets furent déjà plissés avec des mains tremblantes Seule, Josette voulut se recuciMir longuement avant de libeller sa réponse et Cisèle, dans son désespoir secret, différa le moment de donner à Pierre Mansclle le mot qu'il attendait, disait-il: "d'un coeur passionné et battant".CHAPITRE 11 Dans le dortoir, ce n'était que nuage de tulle et blanche rayonne, en ce clair matin de septembre qu'ensoleillait la douceur de l'été prolongé Chaque élève du Vivier avait taillé et cousu elle-même sa robe de noce en choi sissant la forme qui lui seyait le mieux, robe courte comme il convient à la campagne, avec un voile découvrant le visage afin que les fiancés pussent reconnaître aisément leur bien-aimée.Les gars avaient employé ces derniers jours à donner au hameau un air de fête, puis à chercher, sur de périlleux sommets, les edelweiss couleur de neige, afin d'en parer le front des liliales mariées.Tous les gens des alentours étaient venus jusqu'à la porte du Vivier pour admirer les couples nouveaux désireux de rénover hardiment la vie alpestre, loin de ceux dits civilisés.Et le cortège monta, par les sentiers odorants de menthe, vers l'église du pays sous la brise caressante du souriant matin et dans l'allègre son des cloches.Mme Pisan s'était mise en grands frais de toilette pour ce mémorable jour, en sortant de son armoire une toilette de faille noire, tissée jadis à Lyon et qui se tenait toute droite, aussi rare qu'une pièce de musée Une capote ancienne, ornée d'autruche, encadrait sa bonne face ronde congestionnée par l'émotion Car ce n'était pas sans un battement de coeur qu'elle voyait partir ses petites vers leur pastoral destin.Sans doute, ces gars courageux offraient des qualités solides, mais était-il bien sûr que chacun, que chacune eût réalisé son rêve exactement?Car Mme Pisan n'avait pas été sans deviner la sourde et muette rivalité qui avait dressé Gisèle contre Josette Puis elle avait pensé."L'amour de Pierre Mansclle arrangera tout, il l'adore et elle semble l'estimer réellement." Avec les mêmes coquetteries que les autres, un peu plus fiévreuse cependant, Cisèle s'était parée de son mieux en ce jour de noce.Elle tendit la main à Pierre qui la serra avec force.H imaginait une existence adorable avec elle.Ils s'isoleraient le plus possible des autres, voisineraient peu, pour mieux-goûter les charmes de leur intimité.Il emmènerait son amante avec lui lorsqu'il irait à travers la montagne pour chasser le gibier sauvage ou pour choisir les coupes de bois dont le hameau avait besoin.H avait parlé de ces projets à Cisèle, au cours de leurs entrevues, pendant ces dernières semaines, et elle avait paru s'y intéresser, désireuse de partage* les travaux et les occupations de Pierre afin de s'attacher loyalement à lui.Elle s'était appliquée d'ailleurs dans ses fiançailles à noter les défauts de Jean, courtisant Josette, afin de mieux s'en détacher.N'était-il pas autoritaire et vain de son prestige?Elle se répétait sans cesse: "Pierre est brave, laborieux, et il m'aime follement, j'ai choisi la meilleure part.Mais une appréhension l'avait saisie, en ce définitif matin.Aimait elle vraiment celui dont elle allait devenir à jamais la compagne?Elle avait eu souvent envie de lui avouer le dépit qu'elle avait éprouvé d'abord, afin qu'il l'aidât à bannir de 19 pensée ce défunt rêve.Mais elle avait craint de créer une rivalité entre les deux garçon* et d'exciter la jalousie de Pierre d'une nature assez emportée.Peut-être lui avait-elle accordé sa main avec cette pensée secrète: "Je vivrai dans le voisinage de Jean, je le verrai encore, personne ne saura jamais, jamais.Elle pensait à cela lorsque Lauret, précédant ses compagnons sortit de l'église en tenant Josette par la main sous les vivats des assistants.Puis elle regarda Pierre II paraissait si heureux que Gisèle ne voulut songer qu'au bonheur à donner, cl non à sa joie envolée.Après la cérémonie nuptiale, un camion enguirlandé de fleurs, emmena les jolies mariées et leurs époux vers les Hauts-Monts, l'auto-car étant en panne depuis la veille.Ce fut un délire joyeux dans les villages, que traversa le véhicule rustique, chargé de sa charmante cargaison.Des applaudissements éclataient au bord des chemins, on offrait aux jeunes gens quelque agreste présent.Le hameau, proche des nuages et des neiges éternelles, élevait ses toits pittoresques, couverts de tavaillons ou tuiles de bois, ses auvents, ses balcons accueillants.Gaiement: la jeunesse descendit du camion conduit par Louis,- et Jean voulut, sur le champ, procéder au tirage des champêtres logis.Sur chaque porte, un nom s'inscrivait: — Cyclamen des Alpc-— La Bourrasque — Va le Vent — Aube claire — Notre Gîte, etc.On mit, dans un feutre montagnard, les hulletins et les épousées, une à une, plongèrent la main dans cette urne improvisée.Jean et Josette reçurent en partage "Notre Cite", Pierre et Cisèle: "La Bourrasque", Olivier et Martine: "Va le Vent", Michel et Yvonne: "Aube Claire" Alors, une folle farandole s'organisa, pour se dérouler de maison en maison avec des chants villageois.Parfois, un couple se détachait et s'attardait dans une pièce afin d'échanger de tendres baisers, tandis que la danse continuait à serpenter à travers les bâtiments, jusque dans les étables en passant par les fenêtres basses pour ressortir plus loin Lors-qu'en traversant la bergerie, Pierre avisa une agnelle prête à mettre bas, il s'excusa auprès de Cisèle, car il devait donner ses soins à l'animal qui l'appelait en bêlant "J'en ai pour une heure au moins, s'exdama-t-il, je vous rejoindrai, ma chérie, dans notre chère demeure.Gisèle, qui avait été entrainée malgré elle dans cette course joyeuse, s'en fut vers sa maison.Bientôt la danse s'interrompit, après un galop final, et les couples se séparèrent.Josette, se sentant lasse, avait déjà regagné son logis, lorsque Lauret, qui se hâtait de la rejoindre, après avoir conduit la danse jusqu'à l'essoufflement final, entendit, en passant auprès de la Bourrasque, un être sourdement gémir.Voyant la porte entrebâillée, il entra, hésitant, puis, à sa grande surprise, il aperçut Gisèle qui ne pouvait plus contenir ses sanglots.(Suite en page 30j LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE tOjO Oui, ce premier pas de bébé est un pas décisif dans sa petite vie! Un autre grand pas fut celui qui le fit passer du régime lacté au régime de céréale pour bébé.Les médecins savent toute l'importance d'une céréale appropriée pour bébé.C'est pourquoi ils spécifient Pablum* et Pabena*.Pablum est la première céréale précuite accrue de vitamines et de minéraux pour l'alimentation des bébés.Elle vient de la fameuse formule développée par les savants de l'Hôpital pour Enfants Malades et du Département de la Pédiatrie de l'Université de Toronto.Pour sa variété en saveur, les médecins prescrivent Pabena, cette farine d'avoine précuite e premier pas est contenant les qualités nutritives similaires à Pablum.Et maintenant un nouveau prooédé rend Pablum et Pabena plus savoureuses que jamais.Pablum et Pabena sont prescrites par les médecins plus que n'importe quelle autre céréale pour bébé, et des dizaines de millions de bébés s'en sont portés à merveille.Pablum et Pabena se vendent dans toutes les pharmacies.V V V Un précieux Conseil .Pour tout ce qui concerne l'alimentation cl la santé de votre enfant depuis la pé-riode de croissance jusqu'à l'adolescence, votre bébé bénéficiera de visites régulières chez le médecin.Ses sages conseils joints à votre sollicitude maternelle constitueront pour votre bébé la plus grande richesse que vous pourrez lui procurer pour son bien-être futur.un grand pas! Mead Johnson & co.OF CANADA.LIMITED BELLEVILLE.ONTARIO 16 comparez le prix .la saveur .constatez par vous-même pourquoi le MEILLEUR ACHAT en FIN whiskey canadien est le Calvert MOUNT ROYAL CALVERT DISTILLERS (Canada) LIMITED AMHERSTBURG ¦ ONTARIO lui, iiumi i; m les décolletés sont un des thèmes favoris de la mode de celle année.Pour l'après-midi, ils sa partagent en deux groupes; cens qnj s'arrêtent BU ras du COU et ceux qui sont largement échan-crés.Ceux-là, on les varie a l'infini.On se sert parfois d'un tissu nuire que la robe pour créer une opposition de tons et de tissus, ou encore on laisse paraître un plastron hlanc qui imite à s'y méprendre le plastron empesé de la chemise de tenue du soir de ces messieurs.L'encolure en fer à cheval est très en vogue, on glisse dans le décolleté soie ou salin surtout si la robe est de lainage.Beaucoup de couleurs neutres."Quand la robe est éclatante, affirme un couturier parisien, c'est elle qu'on regarde; si si nuance est plus discrète, c'est au contraire la femme qui retient toute l'attention et la ro-he n'est plus que l'écrin qui la met en valeur." i ht I il x 11 j 5462 — L'encolure en dents il< si k est dès originale et les poches |Kisecs comme de larges feuilles répètent le même motif.Taille^ 12 à 20; 30 à 38.Prix 50 cents 5463 — Large col montant souligm d'un élégant drapé.La jupe à plis souples ajoute à l'effet du col.Tailles 12 à 20; 30 à 38.Prix 65 cents LA REVUI miihikm —Mimmiiki ii "7 heures à l'eau assèchent la peau!" dit ESTHER WILLIAMS, partenaire de Howo.d Keel dans l'opérette en technicolor MGM "PAGAN LOVE SONG" 5449 — L'n décolleté de smoking sur une robe tailleur.Tailles 12 à 20; 30 à 42.Prix 65 cents.5427 — L'encolure en fer à cheval est bordée d'un tissu contrastant.La jupe à multiples godets n'est ample que du bas.Tailles 10 à 18; 28 à 36.Prix 75 cents.5384 — Le col à pointe du plastron accentue l'encolure en fer à cheval.Les revers de la manche mettent une note piquante.Tailles 12 à 20.Prix 65 cents.Tous ces patrons sont des patrons imprimés But te i u k.Si lover la vaisselle assèche vos mains, imaginez ma peau après 7 heures de natation, certains jours, pour filmer Pagan Love Song' ! L'eau de mer laissa mon épiderme sec et rugueux .Mois la douce Lotion Jer-gens (jusqu'au bout des ongles) .Garda ma peau lisse il souple pour les gros plans.Votre lotion ou crème peut-elle iubir cet etsoi ?Pour adoucir, une lotion ou crème doit être absorbée par I épiderme.L'eau ne "perle" pas sur une main enduite de Lotion Jergens EJle contient des Ingrédients vite absorbes, recommandés par des médecins, et sans huiles lourdes qui ne font que huiler la surfuce.Etant liquide, Jergens est absorbée par I'epiderme.Pi ou v c i i • en î a i ! l'épreuve ci plaisir.Elle traça ces simples mots: "Pierre Ma pensée ne te quitte pas.Je suis sûre que tu es innocent.Aie confiance et prions pour que le pauvre Jean soit retrouvé.Affectueusement, ta femme, Cisèle".—Ceux qui vivent sans tendresse sont si malheureux, remarqua Louis, mais il a la votre, lui.Elle se sentait si coupable envers Pierre, car, cette tendresse-là, elle ne la lui avait pas donnée Elle s'était soumise aux baisers de l'époux, sans lui laisser la douceur de se sentir chéri par elle.Et maintenant, que ferait Pierre?.Et Jean, mon Dieu et Jean.Ou était-il aussi?.Louis s'en fut avec le panier, recouvert d'une chaude couverture.Gisèle se sentit alors le coeur plus allégé.Et eHe évoqua l'étonnement de Pierre quand il recevrait cela.CHAPITRE V Dix jours passèrent ainsi, lorsqu'un matin, un vieil homme, étranger au village, vêtu d'une peau de brebis, descendit les pentes et surgit sur la place où Jacques, Olivier et Gérard étaient en train de décharger des fagots, pendant que leurs camarades fouillaient en tous sens la montagne.—C'est ici que demeure un certain Jean Lauret, fit l'homme.—Bien sûr! s'exclamèrent les trois compagnons Auriez-vous, par hasard, de ses nouvelles?L'homme se présenta, avant de répondre à la question posée II se nommait: Garou, habitait avec sa femme et ses petits-fils une masure isolée sur les cimes.Un de ses gars, en faisant du ski dans la montagne, avait découvert un corps humain, à demi-recouvert par la neige.11 l'avait relevé tant bien que mal et constaté que l'homme était sans connaissance, qu'il avait la jambe droite fracturée, et portait une plaie assez profonde à la tète.Le petit avait été quérir son aieul, puis tous deux avaient transporté l'inconnu dans la cabane des Garou.Après des soins énergiques, l'individu avait respiré enfin, la fièvre et le délire l'avaient pris aussitôt.—Hier, seulement, il a pu prononcer son nom, ajouta le vieux.Paraît qu'il s'appelle: Jean Lauret.Line exclamation enthousiaste salua cette heureuse nouvelle.—Jean vit! s'écria Michel, Olivier, cours vite prévenir Josette.Quelques instants plus tard, tout le monde apprenait que Lauret était bel et bien vivant, mais très faible encore, avec la jambe droite fracturée.—Je suis un peu rebouteux, expliqua Garou, je lui ai remis son membre.C'est une mauvaise cassure par exemple et il marehera a*scz mal pendant longtemps.(Suite in paije 43) Pour être mieux imprégnée d'élégante beauté ! Parfum Beau Util?.$5.75à $17.50 Flacon-bourse de parfum .$3.25 Eau de Colonne Beau Belle .$3.95 1 l'i—«MllMil I >.-— LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE IQJO 42 ètes-vous au courant?Voot esquiver ?Comment agir envers votre chaperon?Marmotter en postant ?Q Prendre le temps de remercier?Aprîs la soirée, cherchez-vous à voua iquiver ou prenez-vous le temps de dire .ui mot ainalile à votre eliaperuu?Ne manquez jamais de bienséance.I/OS i 11:11 .¦ t ¦ >i i - -Hill I I | ¦ i • ' 1111 • III de- | il i111 IK's gent Jill's! Prenez done le temps île les remercier de leurs bons offices.Vous n'avez pa- U -mu, non plu-, île craindre les regards .à certain- jours.Avec la Kotex, il n'y a pas de contour- révéla leurs, car ses bouté plais pr\ ii i let i intent.Vous êtes plus à l'aise et vous avez plus de protection avec la Kotex .grâce à son centre de il' ' '¦ •!"•' id.-, nu i|ue vous alliez! Quel vêtement Inspire une idee de cadeau?~2i to /ope tartan I I la robe de flonelte grise Q te manteau de chinchilla SI vou- ''¦'• - on.jeune tille au courant, vous savez que ces trois vêtements sont, très il la mode Votre compagne de clause O-t-elle une jupe tartan?Tricotez-lui Oloi - île- i li ni-' l i' - \lgylc polll aller over Icm couleurs de sa jupe.Les jeunes IiII'm n'ont pas toutes les mêmes gouts eu fait de vêtements.Leurs besoins de protection périodique different également.Cest pour cela que la Kolex s'obtient en 8OMorptitritéi.(Différentes dimensions pour différents jours.I C'est en faisant l'essai de la régulière, de la junior et de la ku|mt que vous découvrirez celle qui "toui convient exactement".La grosse Georgette veut-elle I I foire tapisserie^ [J amincir ses hanches?I I écouter ou murt Elle n'écoute pas ce qui se passe chez la voisine .elle fait de l'exercise pour se débarrasser de sa graisse.Si mux avez, les hanches Un peu folies, frappez-les chaque jour 1(1 minâtes contre le mur Cela active la circulai ion et tend à profiler les courbes trop plantuieiiMs.(Kl surtout—pas de petits goûter- entn les repas!) vous améliore! VOtre tenue en améliorant votre taille.Mal-, aux jours difficiles, la tenue dépend telleniciii du confort.Choisissez la KoUx.l'aile pour rester molle durant l'usage, la Kotex mnxrrvi nuxxi -,, forint t Elle vous lionne une plux grande mesure de confort La KOTEX* compte plus d'us age res que toutes (es autres serviettes périodiques • Mur.,ne depoeCO KOTEX EN 3 ABSORPTIVITES: REGULIERE, JUNIOR, SUPER Un peu de blanc pour égayer une robe noire.plastron au crochet fournitures.— Une grosse halle de MHRCTR CROCHET grosseur 50, blanc ou écru, de I t P.Coats ; un bout de rubatl de velours noir étroit; un crochet en acier no 12, marque SHIP, de Milward.(Pour un travail lâche, utiliser un crochet no 1 i et pour un travail serré, un crochet no 11).Tension 8 rangs = I pouce.Abréviations m, ch — maille-chaînette; m.s.— maille simple (simple crochet), m d.— maille double (double crochet); hride dble — bride double; esp — espace (ou jour).• Commencer avec une chaine de 135 mailles.le RANG: 1 m.s dans la 2e ni.ch à partir du crochet, 1 m.s, à chaque ni.ch., i m.ch., tourner.2e RANG: Sauter la m.s.faite en premier lieu, faire I m.d.dans la ni s suivante, 1 m d.dans la première ni.s (on a un point croisé), 1 in.d.dans la même m.s.que la première m.d.* sauter 1 m.s., faire 1 ni.d.dans la ni s.suivante, 1 m .d.à la m.s.qu'on vient de sauter, 1 m.d.au même endroit que la première ni d.du point croisé; reprendre de * jusqu'à la fin du rang, 3 m.eh"., tourner.Se RANG: Sauter les deux premières m.d , I m, d dans !a ni.d.suivante, I m d a la.m.d précédente (on a un point croisé), * sauter 1 ni.d., faire 1 m d.dans la m.d suivante, 1 m.d.à la m d qu'on vient de sauter; reprendre de * finir avec I m d.à la tète de la ch du retour, 3 m.ch., tourner.Répéter le 3e rang IX fois encore.22e RANG: * un point croisé, sauter 1 m.d., faire 1 m.d.dans la m.d.suivante, laissant la dernière boucle sur le crochet, I m.d.dans la m.d.qu'on vient de sauter, laissant la dernière boucle sur le crochet, un jeté (jeter le fil sur le crochet) et passer par toutes les boucles sur le crochet (on a une m d, de moins); reprendre de * et finir avec 1 m.d.à la tète de la m.ch.du retour, I m.ch., tourner.23e RANG: 1 m.s.à chaque m.d.et finir avec 1 m.s.à la tête de la m.ch.du retour; 6 m.ch., tourner.24e RANG: Sauter les 2 premières m.no.iv.II.i.r.iebure tri.mil- pour ieunea 611™ de trelic a vingt •m.DU i'iI fini éviter aui jour» difficile* .Envoyei votre nom et votre .•lion Prodiir-m Co.Ltd.IWpt «m.io 431 Wtoria Avenue, Niofar» LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE IÇJO 4U Vous ne pouvez acheter de meilleurs croyons de nureuu in m Col lui les Venus VELVET Sont préférés des employés de bureaux.Les Venus VELVET sont forts parce qu'ils sont "à l'épreuve de la pression".La mine est assujettie au bois.Les Venus VELVET donnent une écriture dome et nette.Essayez-les .vous les achèterez.POUR LA MAISON AUSSI! 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Ils Ber si stent à croire que j en suis l'auteur: lin vigoureux coup de bâton sur la tète de mon rival, mais oui! Voilà leur dernière découverte, mon cher —Ecoute, Pierre, ni Gisèle, ni moi n'avons cru à ta culpabilité, je te le jure, les WmxAfcs &s^c\ia£s Lord Calvert Canadian Whisktj Servi avec orgueil dans des occasions spéciales quand seul le meilleur suffit CALVERT DISTILLERS (canada) LIMITED AMHERSTBURG • ONTARIO LA REVUE MODERNI — NOVEMBRI 1050 44 Obtenez cet "éclat SPENCER Elégance! Santé resplendissante! Personnalité brillante! Le» cornet et »E Sl'IMlll Jlork Island (Jiiehec.(Etat»-lui»: New lin».et,, un ii/so Veuilles m'adrwwr une tirorhure GRATUITE.J'ai indiqué mon problème- de maintien à gauche.(Prière d'écrire en lettre* moulées.» VHIe et comté dessinés SUPPORTS SPENCER individuellement et beaucoup, maintenant, reviennent sur l'accusation qu'ils ont portée contre toi.—C'est trop tard! Je ne veux plus me mêler à ceux qui m'ont lâchement accablé —Tu avais des torts envers Jean.—J'avais, peut-être, des raisons pour cela.—On t'avait entendu dire: "Il y en a un de trop au hameau".—Je le pensais, car à cause de Jean, j'avais perdu le bonheur, le repos".Louis garda le silence, puis il ajouta: —Cisèle t'aime, tu sais.Pierre ne répondit point 11 ne voulait pas avouer à son ami les funestes conséquences de son union avec celle qui s'était si fâcheusement éprise de l'autre.Mais Louis sans doute le devina: —C'est maintenant qu'elle commence à devenir ta vraie compagne, fit-il doucement.Pierre eut un geste détaché: —Bah! la nature me suffit.Il avait souffert dans son orgueil et son âme, il ne voulait pas de la compas sion de Cisèle et, puisque l'amour l'avait fui, il vivrait seul, en solitaire.—Dis-leur, reprit-il lentement que j'ai choisi ma résidence: une ferme abandonnée, du côté des Aiguilles Blanches.Je demanderai ma part de troupeau et d'instruments agricoles.Là, du moins, on ne construira pas d'hôtellerie.Louis, tout songeur, redescendit vers le hameau Comment apprendrait-i! à Gisèle la détermination de son mari?Elle devait avoir de bien graves torts envers Pierre pour qu'il souhaitât cette définitive séparation.—Je le connais, se dit lé gars, il vivra là-haut en vrai solitaire, en contemplatif.Au fond, c'est lui qui est le plus ardemment épris de notre montagne.Il veut en défendre l'accès aux curieux, aux nouveaux enrichis, ou aux spéculateurs cherchant à fonder une station climatique.Lorsque Louis arriva sur la place des Hauts-Monts, il vit ses camarades réunis en groupe, en train de discuter avec animation.—Lauret a pu expliquer en détail son accident, fit Gérard en s'avançant vers Louis, car c'est bien un accident dont il a été la victime.Il a glissé en effet sur une roche aiguë, en voulant franchir un passage difficile, cela a causé sa chute.—Et dire que Pierre fut accusé d'avoir provoqué Jean! s'écria Louis avec indignation".Les autres le regardaient d'un air assez gêné.—Lauret ignore nos soupçons, remarqua l'un des gars, ils pouvaient être fondés, d'après l'attitude de Pierre, qui avait proféré des menaces à l'égard de son camarade.Enfin, puisque tout est éclairci, nous irons trouver Mansellc pour lui faire amende honorable.—Trop tard, riposta Louis.Pierre ne reviendra plus parmi nous, il me l'a nettement déclaré.Il s'est choisi une retraite où la cailomnie ne l'atteindra plus.Je ne vous engage pas à tenter celte démarche, car vous seriez fort mal reçus.—Qu'il avoue donc qu'il préfère être seul pour agir à sa guise! trancha Michel.Nous ne contrecarrerons pas ses projets, (Sidle en page 64) Elle ne peut s'en passer! SPORTMASTEE PAS DE TACHES Enduisez vos mains de PRO-TEK avant un travail malpropre.Invisible, impalpable .ni graisseux ni collant.Idéal poux le peinturage.S'enlève au savon et à l'eau, emportant taches et saleté-Gros pot de 8 oz.50c- Pour soulager les du NEZ Appliquez un peu de gelée de pétrole "Vaseline".Gardez aussi de la "Vaseline" à portée de la main au cas de coryza, mal de gorge, égratignu-res, brûlures (et 100 i autres usages!) LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE IQjO a m i m i»*r> .10111.(Suitt de \a page t?) distances faussent les paysages et empêchent que l'on se rende compte de ses diversités Car voila maintenant, l'interminable desert de l'Ariznna ., Je m'imaginais mal qu'il puisse y avoir une telle masse aride de sahle "comparable en tous points à ceuv de l'Afrique de Nord", me dit le pilote, qui a fait la (juerre là-bas en tant que volontaire avec la RCAF.Puis brusquement, comme si on avait levé le rideau, le paradis promis de la Californie.Fit quelques minutes plus tard, cinq heures de l'après-midi, selon les montres locales, nous nous posons sur l'aérodrome International de Los Angeles.Le maire d'Hollywood et sa gracieuse épouse sont venus nous accueillir.Photographes- un café, quelques phrases aima-hlcs, ils ont visité le Québec et puis nous voilà en voiture décapotable, escortés de cinq policemen à motocyclette qui font un vacarme d'enfer avec leurs sirènes.Un vrai accueil de reine Ma première impression de la Californie est la douceur du climat: c'est un éternel printemps.La seconde est la gentillesse, le sans-façon des gens: tout le monde semble se connaître et tout le monde ne sait faire autre chose que sourire.L'aérodrome se trouve à vingt-cinq minutes de Los Angeles et à peu près le double de Hollywood Sans doute vous savez que Hollywood n'est qu'un faubourg de Los Angeles Dans la suite de cet article, en parlant de l'un, je devrais forcément faire allusion à l'autre, car les deux centres ne font qu'un tout.Los Angeles est une grande ville comme toutes les grandes villes américaines, avec places, boulevards, gratle-ciefl et enseignes lumineuses.Son unique originalité consiste dans le grand nombre d'églises, toutes de style espagnol, entourées de palmiers et de parterres fleuris.J'ai beaucoup aimé aussi, le vieux couvent franciscain, là où autrefois travaillèrent et prièrent ceux qui fondèrent la ville.,- La Ciudad de Nostra Senora de Los Angeles, de Notre Dame des Anges.Notre luxueuse Cadillac avec son escorte de motocyclistes atteignit les premières artères d'Hollywood et s'engouffra sur le Sunset Boulevard, en quelque sorte la rue Sherbrooke de la petite ville, assez impressionnant avec ses palmiers illuminés par des projecteurs colorés et la très longue perspective des gros platanes qui bordent le ruban d'asphalte.Partout des lumières, Hollywood est un Broadway transformé en cité.le chrome des vitrines, les maisons peintes aux couleurs flamboyantes, le bruit incessant des machines à disques, et une circulation animée d'autos et de passants.Certes si l'on ferme les yeux et l'on pense que l'on pénètre dans la Mecque du cinéma, tout en se souvenant des clichés auxquels nous onr habitués tant de films, on se sent toute fière d'être parmi les privilégiées admises dans ce sanctuaire.Mais si l'on oublie un instant les films et les studios, et que l'on ouvre bien grands les yeux, on constate qu'Hollywood n'est point autre chose qu'un faubourg comme tous les faubourgs îméricains, avec ses "squares ", ses "main streets", ses "drugstores" et que toutes es lumières, ne font qu'éclairer des bara-Tues comme celles que l'on trouve sur autostrade qui va de Montréal a Ottawa.Ce n'est pas une ville, c'est un quartier et assez monotone avec cela, où tout Ville certes mais tout brille artificielle- ment, et où les gens s'agitent comme les chevaux de bois sur un manège.Il est vrai que je n'avais pas beaucoup de temps pour y songer.Nous voici déjà dans le hall du Hollywood Plaza, le directeur de l'hôtel nous souhaite la bienvenue, le maire prend congé, une armée de "boys" s'empare de nous et de nos bagages et nous voilà dans un luxueux appartement, sans doute réservé à l'Aga Khan quand il vient en ces parages.Une immense corbeille de fleurs, des fruits exotiques, un album, hommage de la direction, une boite en cellophane contenant deux magnifiques orchidées, un tas d'invitations m'attendent Ma chambre et le salon contigu sont vraiment élégants: tout y est automatique, en pressant un bouton on déclenche un mécanisme qui fait sortir ou rentrer un lit d'une paroi, trois téléphones aux couleurs différentes me permettent de communiquer avec une autre chambre, la ville et l'univers.La salle de bain est une sorte de piscine avec réflecteurs, une vasque avec des poissons rouges et des robinets pour eau froide, eau glacée et eau de mer Lin appareil de télévision, une radio, des tubes pneumatiques pour l'envoi de télégrammes, un coffre-fort miniature complètent l'ameublement.J'ai à peine pris une douche quand se présente une femme de chambre qui s'empare de mes robes, une autre de mes bas qu'elle va laver, et un garçon me demande si je veux le coiffeur ou la manicure pour le lendemain.Il est tard et je décide de me coucher, mais curieuse je vais faire un tour sur le toit, où l'on danse sous les étoiles, au son de l'orchestre de Xavier Cugat.Rien "de spécial, le même spectacle qu'au "Mont Royal" les même danseurs, les mêmes robes qu'à New-York ou à Montréal, plus voyantes et plus décolletées pourtant.Sauf que, parmi les danseurs, j'aperçois Louis Jourdan, Bonita Granville, Corinne Calvet, Kirk Douglas et son amie Irène McEvoy, Peter Law-ford et sa nouvelle flamme, Faith Domer-gue, l'actrice lancée par Howard Hughes Les gens semblent totalement indifférents et ne font aucune attention aux vedettes.Je suis la seule à me montrer curieuse.Et je voudrais dès maintenant parler des vedettes d'Hollywood D'abord ici, ce ne sont pas des vedettes, car il n'y a que des vedettes à Hollywood, donc personne qui puisse attirer spécialement l'attention Je parle naturellement des endroits puhlics: au dancing, au restaurant, chez le coiffeur, dans un "supermarket", au cinéma, même dans la rue Vous allez prendre une glace et vous voilà assise à côté de Marlène Dietrich qui vous sourit et vous dit pardon, comme si elle n'était que la voisine du coin Et les gens, le chauffeur de taxi, le garçon de restaurant, la vendeuse, leur parlent naturellement, ne faisant jamais allusion à leur profession, sinon afin de leur demander tout naturellement, "Comment va Je travail aujourd'hui"?ou "Vous tournez les extérieurs?" ou "Vous allez en vacances" tout comme on demande à une cliente "Votre bébé a poussé une dent?" ou "Vous avez repeint votre cuisine1' Certes il est des grandis vedettes qui vivent dans un isolement complet et qui ne se montrent qu'une ou deux fois par mois pour quelques minutes au "Ciro" ou au "théâtre chinois" et ne font que mon ter et descendre de leur "Rolls-Royce".Elégant costume pour la patineuse.La jupe au corsage à bretelles se porte avec blouse ou chandail pour la salle de patinage.Le patron comprend le maillot et le bonnet.Patron Butterick 5484.Tailles 2 12 ans.Prix 35 cents.Amusants pyjamas pour filles et garçons.Bande élastique à la taille, à l'arrière.Le modèle A.encolure ronde et pieds recouverts.B.encolure transformable.Patrons Butterick 5485 Tailles ^ à 6 ans; 19 à 24.Prix 25 cents.Les petits garçons aiment tous jouer au cow -boy et les petites soeurs suivent de r" > £ près.Ce patron com- ' J r*i prend pantalon, bolero et étui de revolver.Jupe et guêtres poiii fillettes.Patron Butterick 5515.Petit, medium, grand.45c.LA REVUE MODERNE '— NOVIMBRE igjO 64 Epiderme sensible."Noxzema est merveilleuse pour mon epiderme sensible" dit Mme Connie McDIarmld d Ottawa."Je l'emploie plusieurs fols par Jour ce qui rafraîchit et protège ma peau 1" • Si un teint défavorable ou une peau rude et marquee vous cause des ennuis, voici des nouvelles très importantes! Un spécialiste renomme pour la peau a développe un nouveau traitement de beauté au foyer en employant la formule médicamentéc et non-grasse, la Crcme de Beauté Nox-zema.Ce traitement au cours d'essais clinique-., aida quatre femmes sur cinq à obtenir un teint plus joli et plus doux.Voici tout simplement ce que vous devez faire.Le Matin — 1."Nettoyez avec la crème Noxzema".Recouvrez votre visage avec Noxzema et à l'aide d'une serviette mouillée, lavez-le comme si vous vous serviez de savon.Constatez alors comme votre epiderme deviendra frais et propre.2.Après avoir essuyé le visage, étalez délicatement une léger* couche protectrice de crème non-grasse Noxzema comme base pour la poudre.Le roman < omplei Aline et le bonheur PAR MAWE-KMNF.ACIIION t/ii pèrt d un fils fit'uiiv eu amour, deuy jolies secrétaire* éprises de leurs dur./mirons, un jeune architecte au milieu de toutes m inlriguts.V es! iim.Icni /un de dérouler mime ses familiers |mr sa /nnidsifiir impituosUi.Suldnts île plonili Des joucls pour les grands (fui cimier-l'cnl leur tspril A .• fdnci "Dou«.joli et ottrayont" sont les qualificatifs qui décrivent le teint de Mlle Toby Robins artiste de la radio à Toronto."Je compte sur Noxzema pour garder ainsi mon epiderme" dit-elle "Cette crème répond à tous mes soins de beauté." Le Soir — 3.Avant de vous mettre au lit, "Nettoyez encore avec la crème Noxzema".Constatez avec quelle facilité vous enlèverez le maquillage et les saletés accumulées au cours de la journée.4.Massez ensuite votre visage avec Noxzema.Appliquez-en un peu plus sur les marques cutanées pour aider à les faire disparaître.Noxzema est une crème non-grasse et ne salira pas les oreillers ! Essayez ce nouveau traitement de beauté pendant 10 Jours.SI vous ne constatez pas une amélioration sensible dan.s l'état de votre épidémie, retournez le pot de créme a Noxzema, Toronto, et votre argent vous sera remboursé.Mais vous serez réellement ravie I Offre Spéciale ! Pendant une période limitée, vous pouvez obtenir un pot grand format de 6 onces a 93t pour 79'' seulement ! Obtenez donc aujourd'hui votre pot grand format économique.A tous comptoirs de cosmétiques et de produits pharmaceutiques.Celles-là font prime sur le marché et quand elles pénètrent dans un grand magasin, vendeuses et clientes oublient la marchandise pour se tourner vers la Carho ou l'Hedy Lamarr et la contempler à son aise.Mais les vedettes ne sont qu'une partie d'Hollywood.On s'intéresse beaucoup plus aux "producers," aux metteurs en scène, aux scénaristes.Si les vedettes passent un peu inaperçues, c'est surtout parce que ici, hors du cadre artificiel dans lequel on les place ofin de les présenter au public, elles n'ont absolument rien de particulier- des gens que vous et moi rencontrons chaque lour.Rien, dans leur habillement, leur maquillage, leur démarche, leur tenue à table, leur conversation qui les distingue.Prenez Linda Darnell et oubliez son visage.Imaginez même que s;, films n'ont jamais été visionnés à Montréal.Laissei-là se promener le long de la me Sainte-Cathe rine comme ici au Sunset Boulevard Personne, sauf quelque rare Don Juan en herbe, ne se retournera sur son passage, personne n'imaginera qu'elle est une vedette.Je dois dire pourtant que l'apathie quotidienne se transforme en une vague d'enthousiasme inouïe quand les vedettes participent à une cérémonie officielle, disons une première de film ou une soirée de bienfaisance.Alors la foule lutte pour les voir de près et les jeunes gens s'agitent comme des forcenés pour un autographe Ce contraste est inexplicable sauf qu'à Hollywood tout est contraste.Le matin de bonne heure, on déposa un copieux déjeuner sur mon lit, et je me sentis réellement une reine.J'avais été réveillée par un concert mélodieux de ma radio qui fonctionnait automatiquement.D'autres fleurs m'avaient été envoyées et Marilyn Maxwell me téléphone pour m'inviter à prendre le thé et parler du Canada, son pays d'origine.Je me rendis par un ascenceur spécial à la piscine de l'hôtel et puis à dix heures, je fus prête au rendez-vous donné la veille pai le guide qui avait été mis à ma disposition en même temps qu'une élégante limousine.Le seul monument caractéristique de la ville, est le théâtre chinois.C'est le centre d'Hollywood comme Saint-Pierre est le centre de Rome.C'est ici que l'on présente avec grand faste tous les nouveaux grands films et c'est ici que chaque nouvelle étoile du firmament cinéma', graphique est invitée à laisser dans a phalle l'empreinte de ses pieds et de se mains.spectacle impressionnant: c'e • presque de l'histoire et cela évoque en moi un tas de souvenirs.Voici le pelii pied dé Shirley Temple et celui, de CCI autre entant prodige, Freddie Barlhali, mew, la canne de Chariot, et le profi' de Rodolphe Valentino .et l'empreint: de John Gilbert, celle de Robert Tayln.et celle toute fraîche de Cécile Auhry.L'autre curiosité de la ville des illusions est Beverly Hills, là où se trouveni les résidences des stars.Il m'a fallu plu sieurs après-midis pour tout visiter.A vrai dire, Beverly Hills est une ville à part, avec son propre maire, ses agents de police, ses autobus et qui se trouve à une distance égale de Hollywood et de Los Angeles.Mais ici, tout est luxueux, un oc voit que des Cadillacs dans les rues, les marchands de poisson ont une vitrine digne d'un bijoutier et tout semble avoir été construit pour l'usage exclusif des millionnaires.Leurs villas, quelqiu unes ont l'air de véritables palais, filoutes les mêmes caractéristiques: grl énormes, parcs immenses, toits aux ci leurs vives, terrasses spacieuses, pav Ions ombragés et naturellement l'inévii.ble piscine, preuve indiscutable que ' propriétaire est une "star".On y rencon tre tous les styles.Shirley Temple qui m'avait invitée tout un après-midi, prétend que sa villa est un paradis terrestre où elle et son enfant vivent heureux comme des écureuils sur un vieux chêne.En fait, beaucoup des vedettes ne quittent jamais leurs domaines, sauf pour se rendre à leur studio.il est un autre aspect de Hollywood dont on parle rarement: le Hollywood de la radio.C'est à Radio-City, un quartier bien à part, où ont lieu la plupart des émissions dramatiques, des concerts et des programmes-cadeaux, que beaucoup d'entre nous suivent régulièrement.J'eus l'oc casion d'assister à presque toutes h émissions, en plus, bien entendu, de ce! de la "Reine d'un jour".H y a toujou foule, car les visiteurs espèrent èli choisis pour les divers jeux et avoir ainsi une chance de gagner des prix de quelques milliers de dollars.C'est 'là un privilège réservé uniquement à Hollywood et qui certes vaut son pesant dor.Par contre, Kio [950 Ltuttcui.KodeT (.hniliet.un jeune Canadian, arrive d'un séjour de six mois au Brésil brasse/ bien Ajoute/ en brassant le melange de Lut et shortening et 3 oeufs bien battus Ineorporez 4 tasses farine à pain tamisée uno fois et battez lisse; incorporez encore 4 tosses (environ) farine à pain famuro une fois Graissez le dessus de la pâle, couvrez, lais- , se/ reposer a l.i chaleur, a l'abri des courants d'air, ci laissez lever au double du volume.Posez la pale sur une planche légèrement farinée et pétrisscz-la légèrement jusqu'il ce que lisse.Partagez-la en 2 portions ci Coupez chaque portion en t8 mom.lus égaux.Pétrissez chacun et donnez-lui la forme d'un doigt allonge.Plate/ ensuite sur une tôle graissée ( séparés les uns des autres pour pains croustillants et colles ensemble pour pains a côtes noua ).GltitMl le dessus, couvrez et laissez lever au double du volume.Cuisez environ 15 minutes à four chaud, 425T.LA RLVUE MODLHNL — NOVLMBHL IQjO LES WAGON S-CHAM CRETTES DUPLEX DU CANADIEN NATIONAL voué fieimette*tt de voyaye/i À bon marché et le frtuà caafrvtfaéletPteHt fiaâtûUe la nuit et le jour A toute heure de la nuit ou du jour, les wagons-chamhrettes duplex du Canadien National vous procurent tout le confort possible et l'intimité d'une chambre à coucher.Leur coût de location est minime: 10% seulement de plus qu'un lit du bas.Quand viendra le temps de vous coucher, vous n'aurez qu'à tirer votre lit du mur .un lit moelleux, prêt à vous recevoir.Vous dormirez paisiblement dans une chambrette climatisée.Le matin, après avoir poussé votre lit dans le mur, vous pourrez faire votre toilette dans votre propre chambrette, devant un miroir bien éclairé.Vous contrôlerez vous-même la température de votre chambrette.Durant le jour, un fauteuil confortable invite à la lecture ou tout simplement à la contemplation du paysage qui défile à la fenêtre.Si vous le désirez, vous pouvez vous coucher.La prochaine fois que vous voyagerez, renseignez-vous sur les chambrettes duplex du Canadien National, qui sont en service entre Montréal - Halifax, Montréal - Toronto,* Montréal - Chicoutimi, Toronto - Chicago, Winnipeg - Vancouver.vTroin en commun Vous vous réveillez reposée.Votre lit se pousse dans le mur et fait place à votre fauteuil.Quelle que soit la température désirée, vous l'aurez à volonté.Un vaste miroir, beaucoup de lumière, un lavabo, des toilettes privées .tout le confort que vous recherchez.Canadien S^j-^^ST^-., ,^SSScqf«—"ft National CHOP SUEY POUDING RENVERSE Temps lie cuisson ordinaire: Chop Suey, i>r> minutes.Pouding renversé i heure.Ju cuiseur emnndez ft votre médecin de vous prescrire le* 100 Pilules Maternelles on envoyés $2.00 en aisvodot-poste nu I>r JOS COMTOIS, M.D.8t-Burthélémy, P. il rrsse de l'annonceur afin que nnui puissions lui faire parvenir les lettres qu'il recevra.3.—Ij» direction de la Revue Moderne «e reserve le droit de refuser le* annonce* ou de les modifier nu besoin.Les rhange-ments seront faits de façon à respecter le sens de l'annonce.Nous retournons l'argent lorsque les annonces ne sont pas publiées.4—Nous ne donnon* suite à aucune correspondance.l.ill.rrle — frrande.brune.#11 si l nifuée.d.'-slre correspondant h catholiques, belle, édu-¦ at Ion.célibataires ou veufs.2d à 35 ans.But: sérieux.5225, De Gaapé, Mont n'ai.• • • Rettina.— reUr.ata.tre «sérieuse et Instrul-t.ans.dénlre correspondant* #aihollque* et M,i;u.- de 30 a 45 ans.Bienvenue s tous.52 25, De G.i*pé.Montré*!.• • • Seule.— D*-mande corre«p
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