La Revue moderne., 1 juillet 1929, juillet
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La Revue Moderne.— Montréal, Juillet 1920 Page 31 y v1 Quelle merveille que cet arrangement moderne: rideaux de gaze à raies, en bleu-rose et gris-argent et minces raies d'or, ruches bleus et or, le volant répétant le bleu.Chaise ivoire cajntonnée en bleu et or.Le délicat abat-jour de cette lampe imite une fleur.On le fait d'un /'lissé d'organdie couleur ]>êehc sur nnc doublure de soie de Chine, '¦range pâle.Une garnit un ./.biais •le soie Henna en fait la bordure, 'ht l'achète à la verge, tout plié 4, 2%, 3% à 5 pouces de largeur.Prix: 40 sous.Bleu ou jaune.229 — Nous avons cueilli ces fleurs dans un vieux jardin et les avons copiées pour vos serviettes.Environ 13 pouces en largeur et 4 en hauteur en variant les points ce sera charmant.Prix: 30 sous.Bleu ou jaune.16043 16043 — La robe de tennis pour être vraiment dernier cri doit avoir un monogramme qui tire sa couleur des divers accessoires de la toilette.Uïi groupe de trois lettres d?différentes grandeurs sera d'un bien joli effet.2lA.3, ou 4V4 pouces en hauteur.C'est étonnant comme on les a vite faites à points satin ou points de tiges français ou en les combinant.Prix: 35 sous.Bleu.3fr 3fr 16045 10044 16044 — Voilà notre dessin de vieux ping sur couvre-pieds.Couleur vert feuille pour les arbres et terra cotta pour les carrés sur un fond de mousseline à bâtir.Ce couvre-pieds ou tout autre des divers dessins ci-dessus donnent à la chambre un air propret et charmant.La moyenne donne 70 par 84 pouces en longueur et les motifs sont de 9 pouces à 12Mi carrés.Prix: 40 sous.Bleu ou jaune.16045 — Sur ces carpettes pour le jeu, la course des lapins est interminable et les éléphants n'ignorent pas qu'ils ne doivent pas fouler les fleurs.Ces dessins servent aussi pour les couvertures de lit des tout-petits .en appliqués d'édredon.Les fleurs sont faites à points très simples.La couverture peut être de toile de satin ou de taffetas.Chaque motif est de 17 par 22',£ ou 23 pouces.Prix: 40 sous.Bleu ou jaune."Ce sont des PATRONS BUTTERICK.Si votre marchand Ical ne peut vous fournir ces patrons, demand>z-les directement à The Butterick Publishing Company, i08 Wellington Street West, Toronto." Page 40 La Revue Moderne.— Montréal, Juillet 19 28 chesnel.Et, malgré les instances de Stéphanie, elle pensa qu'il était préférable de s'en aller aujourd'hui même.Mais ce n'était plus, ce ne serait plus jamais la même chose.Yseult était grave et se taisait.Au temps, si peu lointain encore, de son heureuse ignorance,— il lui semblait, pourtant, qu'il y avait un siècle de cela! — la jeune fille eût causé gaiment.eût tout remarqué des incidents du voyage .ou des sites si rapidement enfuis, qu'aujourd'hui, elle regardait sans les voir, perdue dans la tristesse de son rêve.Et "maman", cette maman, élégante et douce, que la petite Yseult avait aimée si longtemps, n'était pas la vraie mère.XVI La jeune fille se retrouva donc à Ville-chesnel.Elle reprit sa place à l'hôtel de Blanche-Croix, entre Mme Handerley, à peine plus contrainte que jadis, et M.Handerley, toujours distrait, grand liseur et grand fumeur.Tout était si semblable au passé qu'Y-Fcuh se prenait, parfois, à douter du grand changement survenu dans sa vie secrète.Elle n'était restée absente que quelques jours et cela avait suffi pour que, plus jamais, elle ne pût s'installer à sa place familière, avec sa légèreté joyeuse d'autrefois.Elle demeurait muette durant des heures.Elle cousait ou brodait de petits objets délicats, de jolis vêtements destinés au cher bébé de Stéphanie.Un engourdissement bienfaisant s'emparait souvent d'elle.Elle ne souffrait pas autant qu'elle l'avait dérouté.L'ima- La Dame aux ge de Philippe s'était, forcément, estompée dans l'ombre tragique de la révélation.Parfois, la réalité rentrait en son âme, avec une force brutale.Quand elle se trouvait dans une petite réunion mondaine, parmi les jeunes filles de son monde, elle songeait, avec un grand tressaillement, que la considération dont on entourait Mlle Handerley était, en quelque sorte, volée .et que ce nom honoré ne lui appartenait point.Si, malgré toutes les précautions prises, quelque terrible hasard allait révéler, à Villechesnel, le secret si bien gardé ?• * Deux ou trois semaines plus tard, Maurice Handerley revint dans sa famille.Yseult, qui s'apprêtait à sortir, lui ouvrit elle-même la porte et poussa un petit cri de surprise.— Oncle Maurice, vous enfin ! Elle lui tendit son front, que le voyageur effleura à peine de ses lèvres.A vrai dire, il semblait transi; sa pâleur et son air de fatigue étaient réels.La jeune fille l'emmena vite dans la salle à manger, chauffée par un beau feu de bois.M.et Mme Handerley se trouvaient là, en attendant le déjeuner.Au bout de quelques instants, Yseult fut envoyée à la cuisine, afin de commander quelque chose de chaud pour le voyageur transi.La jeune fille éprouvait comme une légère peine, une vague déception.Il lui semblait que Maurice s'était montré froid, indifférent.N'était-il plus l'oncle Yeux Baissés protecteur, l'ami clairvoyant et dévoué, dont elle reconnaissait l'affectueuse sagesse ?"Il n'est pas mon oncle! songea-t-elle, tout à coup, dans un sursaut.Elle éprouvait encore une autre impression désagréable, à penser que, à cet instant même peut-être, Mme Henderley devait conter au voyageur son histoire de ces derniers temps.Son histoire.ah! oui, pauvre histoire! Et rien qu'à cette idée, elle se sentait froissée jusqu'au fond d'elle-même.Ce sentiment nuisit à l'intimité confiante qu'elle avait, d'ordinaire, avec Maurice.Celui-ci, cependant, se montra assez affectueux pour détruire l'idée d'une froideur quelconque entre lui et sa nièce.Il ne fit jamais aucune allusion à ce qui s'était passé.Mais Yseult savait, à n'en pouvoir douter, qu'il n'ignorait ni les illusions qu'elle avait eues au sujet de Philippe de Saint-Georges, ni son départ précipité pour Sallinges, ni les révélations qu'avait dû enfin lui faire sa sieur Stéphanie.Souvent elle surprit le regard de Maurice fixé sur elle; et les yeux bleus du jeune homme exprimaient une chaude compassion.Il contemplait, sans doute, cette Yseult transformée, plus grave et plus profonde.Peut-être, regrettait-il le temps des rires en fusée et des bonds joyeux à travers les sombres couloirs de l'hôtel.Peut-être eût-il voulu lui dire des mots consolants et tendres.Mais Yseult se taisait.Et Maurice Handerley repartit pour aller à ses affaires.¦: ." n * * Après un long voyage, il revint, avec les beaux jours.Il trouva son frère et sa belle-saur en bonne santé.Et Yseult lui parut moins pâle et moins accablée.La jeune fille venait de faire un long séjour à Sallinges, auprès de sa sœur.Stéphanie était définitivement installée dans la belle maison Nicolle.Ses beaux-parents se déclaraient satisfaits de leurs nouveaux appartements, au-dessus de l'étude, où ils occupaient deux étages.— Et la belle Henriette s'entend-elle suffisamment avec Stéphanie ?demanda Maurice, avec intérêt.— Oui, répondit Ysculf.J'ai l'impression que ma sœur lui impose.Et Henriette ne paraît pas jalouser Stéphanie.Quant à ce qui me concerne, c'est différent.Je ne sais pourquoi, par exemple .Vous riez?.Je vous assure qu'Henriette me déteste.— Les femmes ont toujours, entre elles, des tas de petites rivalités! fit l'oncle taquin.— Vous figurez-vous que je suis jalouse d'Henriette?s'exclama Yseult, indignée.Maurice Handerley revenait souffrant des suites d'un refroidissement mal soigné.11 lui avait été ordonné un long repos, qu'il comptait prendre, tout naturellement, dans sa famille.Sa belle-sœur, sincèrement dévouée à tous les siens, commença d'autorité, à lui faire suivre les autres prescriptions des médecins.Et les jours passèrent.Jadis, Mme Handerley causait, longuement et sérieusement, avec Stéphanie.Celle-ci était, en quelque sorte, la confidente de sa mère adoptive.Yseult, beaucoup plus jeune, avait toujours trouvé la chose très naturelle.Mais, à présent, les temps étaient changés.La confidente partie, Mme Handerley avait bien été obligée de se rabattre sur sa fille cadette.Et, à mieux la connaître, il|lui en était venu, pour Yseult, une sorte de considération.La jeune fille, du reste, devenait femme, par la volonté, la gravité, la maîtrise de soi-même.Comme elle était changée, cette petite Yseult, si gaie, si enfant encore, l'année précédente! Dans les maisons amies, l'on disait: — Depuis que sa sœur est partie, Yseult Handerley n'est plus la même .Elle doit s'ennuyer! Yseult accueillait bien la nouvelle attitude de Mme Handerley.Comme elle l'avait promis à Stéphanie, elle vivait en paix avec celle que tout le monde croyait sa mère.Au fond, la jeune fille était llnttéc d'être traitée plus sérieusement qu'autrefois.Elle appréciait à leur valeur l'esprit bien équilibre, le sens pratique, le jugement modéré de Mme Handerley.Elle se savait sullisamment aimée de eelte (einn , qui n'était pas sa mère.Mais, si elle avait vécu, la véritable mère eût-elle fait pour ses tilles ce qu'avait fait cette femme intelligente, que l'on eût pu simli.iiti peut-être, plus tendre, plus sensible, mais dont on ne pouvait nier le ferme dévouement ?.Quel e.li ! «lit un joui M me 1 laml ley à Yseult, comme elles travaillaient toutes deux dans le salon sombre.Figure-toi que l'ancienne bien-aimée de ton om le est revenue à Villechesnel .revenue divorcée.Et j'ai grand'peur que le pauvre Maurice ne se laisse reprendre à ses pièges.Yseult, intéressée, leva les yeux.— Vous croyez, maman, qu'elle s'en prendrait de nouveau à l'oncle Maurice?Elle oserait ?— Oh! parfaitement! J'ai été avertie par une amie.Ils se sont rencontres, la semaine dernière, chez Mme Groust Maurice, tout d'abord, était froid Mais Hélène Gervan a manoeuvré de façon à se trouver seule avec lui, dans un coin de la terrasse."Quel aplomb elle a, cette Hélène! Comme on ne peut pas prouver qu'elle ment, je crains que ce pauvre Maurice, qui l'a tant aimée, ne se soit laissé toucher.Le charme féminin dans le détail décoratif {Suite de la page 30) ses rêves?Pourquoi ne l'aurait elle pas?La fondation est une simple table non vernie qu'on se procure chez n'importe quel marchand de meubles.Des bras qui s'écartent donnent accès aux tiroirs derrière les volants.Une fois en possession de votre table, il vous faut dix-huit verges de dentelle, de coton de quarante pouces, trente-cinq verges de ruban de satin jaune, autant de bleu.Trois-quarts de verge de soie bleue pour le dessus, trois verges de popeline pêche pour le volant de fondation et un cadre de bois rond comme en font les menuisiers, et enfin cinq rosettes de verre.Il faut d'abord teindre la dentelle avec ces savons à teindre qui se dissolvent facilement à l'eau.La couleur pêche demande un certain mélange pour être obtenue.Disons: Quatre morceaux orange, 4 bruns tan et 2 d'un rose rose.On les met tous dans une pinte d'eau bouillante et l'on filtre pour être sûre que le tout est entièrement dissout.Puis on jette tout cela dans une cuve contenant assez d'eau pour baigner la dentelle entièrement.Dans le bain de teinture, une demi-minute suffit à donner la teinte désirée.Se rappeler qu'en séchant la teinte devient un peu plus claire.Rincer alors à plusieurs eaux chaudes, en fait jusqu'à ce que l'eau reste parfaitement claire.Après le séchage, la repasser encore humide.Nous mettons de côté les cinq verges nécessaires à la draperie, nous bordons avec du ruban bleu, nous le posons sur le ruban jaune légèrement plus étroit allouant un demi-pouce entre.Alors nous recouvrons le cadre avec la popeline achetée pour la fondation et vissons les rosettes de verre.Les volants ont quinze pouces et sont garnis comme la draperie.Ils sont pli- s sur une fondation droite de popeline et tirés aussi loin que possible jusquen arrière et ouverts dans le milieu pour donner accès aux tiroirs.On fait une jolie tête au volant du haut.Un vieux miroir doré, deux lampes de même ton à abat-jour jaune garni de roses roses, une chaise ivoire et vieil or, capitonnée de bleu, et voilà une chambre propre à fait* battre le cœur de plus d'une jeune fille moderne.On trouve maintenant dans le commerce des biais à la verge et tout plies d'avance qui facilitent les arrangements que nous vous suggérons dans ces pages.Abat-jour.coussins, etc.Essayez de nos suggestions.et veneî nous raconter vos succès, OFFRE D'ABONNEMENT POUR JUILLET La Revue Moderne La publication préférée de la famille canadienne-françnise.En vous abonnant à LA REVUE MODERNE vous recevez régulièrement chaque mois cette magnifique publication, sans avoir à vous déranger et à des conditions très spéciales.c ABONNEZ-VOUS SANS RETARD ! l'IMX 1>K l'AltOWKMEST : Au Canada Etats-Unis et Etranger 1 an.$1-50 1 an.$2.00 g ans.$3.00 2 ans.$3.00 J j^XDjj^DECOUPEZ CE COUPON AUJOURD'HUI La Revue Moderne, 320, rue Notre-Dame-Est, Montréal, Canada.Messieurs, Désirant recevoir La Revue Moderne chaque mois, je vous prie d'inscrire mon nom sur votre liste d'abonnés pour le temps indiqué.Ci-joint, veuillez trouver la somme de $.Nom .Adresse. Revue Moderne.— Montréal, Juillet 19 2 9 Page 41 La Dame aux Yeux Baissés Oh! maman, une divorcée! protesta \ lit, inquiète il i hiu|iii e Mon enfant, les hommes sont failli, Naturellement, Maurice hésitera., Il si loin d'être un incroyant; il sait •ui si qu'un tel mariage serait une rupture avec les siens.Il sait combien on le 1,1 lierait et qu'il ne pourrait plus vivre i, i Mais cette femme est dangereuse .Une femme qui se sait aimée est très forte.|, unirais bien que Maurice repartit.Yseult médita sur ces choses.Les , li |litres du sentiment ne peuvent qu'in-i, gaer vivement une jeune fille |-j puis, elle éprouvait de II peine pour son oncle et tant de pitié.Elle eût voulu le protéger contre les luttes morales dans lesquelles, déjà il devait se débattre.Elle l'observa, à la dérobée, pendant les repas et lorsqu'il se trouvait à la maison.Maurice dut s'apercevoir de l'attention (urtive de sa nièce, car il la regarda fréquemment, d'un air presque interrogateur.Il semblait dissimuler une tristesse profonde, que voilaient mal ses boutades et ses accès de galté.Une curiosité très vive saisit Yseult au sujet de la femme qui avait ainsi troublé la vie du jeune homme.Un jour, Mme Handerley lui fit un signe, en murmurant : — Tiens! là.C'est cette Hélène! Yseult, un peu saisie, regarda.On se trouvait le long du quai, à l'ombre des arbres.Une jeune femme, vêtue d'une sobre et très élégante robe beige, se tenait debout contre le parapet.Sous son chapeau de tulle noir se dessinait un admirable profil de brune au teint mat.Peut-être attirée par le regard d'Yseult, Mme Gervan se retourna lentement.Ses beaux yeux sombres, aux paupières un peu lourdes, s'attachèrent, une seconde, sur la jeune fille Puis, elle revint à sa contemplation de tout à l'heure.La robe aux lignes simples dessinait un corps de statue.Et le mat de ce teint! Et ces yeux! — Comment la trouves-tu ?chuchota Mme Handerley, quand on fut à distance respectable.— Très belle, maman! On ne peut pas le nier! répondit Yseult, comme à regret.— N'est-ce pas que j'ai raison d'avoir peur pour ton oncle ?On entra dans le centre de la ville, où Mme Handerley avait des emplettes à faire.Chemin faisant, Yseult songeait à cette femme, qui était belle! oh! oui.Sans bien savoir pourquoi, la jeune fille regardait passer, dans les vitrines, sa propre silhouette, sa taille frêle, son visage aux yeux attentifs.Et elle eut, à plusieurs reprises, un profond soupir en pensant à la beauté indiscutable et fière de cette Hélène."D'autres femmes sont aimées Moi aussi, je pourrais l'être Mais je ne me marierai pas .Notre fatal secret sera entre moi et l'Amour.Et dire qu'il y a des femmes assez misérables pour choisir l'argent, quand elles pouvaient choisir l'Amour! Pauvre oncle Maurice! XVII Un soir, une dépêche arriva de Sallinges.Correctement traitée en vraie mère Par la famille Bruyas, Mme Handerley ne manqua pas à son devoir.Elle partit sur l'heure, laissant à la maison M.Handerley.désœuvré, et Yseult, angoissée, di semparée.Mais les heures les plus longues passent tout de même.Le lendemain matin, une autre dépêche vint annoncer l'heureuse naissance de Marcel-Edouard Bruyas M I état satisfaisant du bébé et de sa mère.Le baptême eut lieu le lendemain; Mme Handerley fut la marraine, avec, Pour compère, le digne Mtre Bruyas.Mais peut-être que ce jour-là, malgré toute a joie recueillie et lasse, Stéphanie évoqua, ,ri 'cment, derrière la fine silhouette de Mme Handerley, celle de sa vraie mère, la Monde jeune femme aux beaux yeux Mystérieux, au sourire doux et fier, dont el|c- n'avait pu perdre le souvenir.A la suite de cet heureux événement, *.famille Handerley, comme l'année Ir ' dente, émigra au château de Sallinges.Yseult dut accepter cet arrangement, car, seule, elle eût été, naturellement, s'installer chez sa sœur.Mais, avec elle, M.et Mme Handerley, l'oncle Maurice, plus la femme de chambre, formaient une tribu trop nombreuse pour aller s'établir à la maison Nicolle, dont la nouvelle maîtresse, toute languissante encore, était, d'ailleurs, fort occupée de son bébé.D'autre part, le maître de Sallinges avait formulé une si pressante invitation, le château était si vaste et l'on pouvait si aisément s'y loger, sans gêner personne, que M.et Mme Handerley n'hésitèrent point.L'oncle Maurice qui, cette année, afin de se reposer de ses incessants voyages, devait rester en France, obtint des vacances de trois mois et accepta aussi l'invitation du châtelain.Stéphanie montrait à sa sœur une chaude affection, mais Yseult la sentit distraite, un peu distante même.Cela était naturel.Néanmoins, la jeune fille en éprouva une confuse mélancolie, qu'elle se reprocha comme une pensée égoïste.L'été fut, cette année, orageux et changeant.Les jours se succédèrent, en leur diversité capricieuse, mettant, au-dessus de Sallinges, toute la gamme des ciels.Yseult Handerley se promena souvent, solitaire, à travers les belles allées du grand parc sauvage.Yseult avait déjà, derrière elle, un passé clos: celui de sa jeunesse ignorante et pleine de rêves.De plus, à cause de Saint-Georges, elle se figurait avoir le cœur brisé alors que le jeune homme n'avait fait qu'incarner fugitivement le songe de son âme en rieur.Traînant, après elle, cette romanesque mélancolie, qui tenait plus de l'imagination que du cœur, traînant aussi, hélas! le fardeau infiniment plus lourd et réel, porté, avant elle, par sa sa-ur Stéphanie, Yseult s'en allait donc par les nobles avenues de Sallinges."Je ne serai jamais heureuse! La vie est finie pour moi!" se disait-elle, pleine de pitié pour ses illusions mortes.Et, souvent, dans ces promenades silencieuses qu'elle recherchait maintenant, la jeune fille rencontrait Maurice I landerle\ , fumant, -nmbre et pensif, ,1111 l'air de poursuivre un rêve éternel dans le nuage de sa cigarette.Les yeux bieus du promeneur la gênaient.Il était le confident obligé de M.et Mme Handerley, et son regard interrogateur, tranquillement perspicace, irritait secrètement Yseult, la froissait .comme si Maurice eût questionné sa nièce sur le sujet délicat de ses espérances déçues.Elle fuyait donc le jeune homme, tout en lui accordant une secrète sympathie, pour cette raison qu'il était, certainement, malheureux qu'il souffrait par amour et luttait contre cet amour, par un dernier reste de foi catholique.— Je suis bien aise que nous séjournions ici! avait dit, un soir, Mme Handerley à la jeune fille.Cela a obligé Maurice à quitter Yillechesncl et l'a soustrait à l'influence dangereuse de Mme Gervan.Ce séjour plaisait à Yseult, parce qu'elle se trouvait ainsi rapprochée de sa sœur.II avait fallu cette perspective pour lui faire accepter de rentrer au château de Sallinges.— Tu vois, Yseult, qu'il ne faut pas désespérer de la vie! N'ai-je pas arrangé la mienne pour le mieux?dit la jeune femme, un jour, songeuse.— Oui, sans doute! Mais Yseult savait trop bien que le cœur de Stéphanie était surtout plein de son fils .Et la jeune fille ne pouvait renoncer aux beaux rêves d'amour que font tous les jeunes cœurs."Je ne me marierai pas!" pensait-elle, tristement.Les deux sieurs causaient de choses et d'autres.Un jour, Stéphanie dit, en souriant: — Sais-tu, Yseult, que l'oncle Maurice a fait une conquête ?— Une conquête ?Yseult croyait à une plaisanterie.— Tu ris C'est très sérieux, je crois.Il s'agit de ma belle-sœur.— Quoi! Henriette ?Yseult continua de rire.L'idée lui parut îles plus drôles.Mais la jeune Mme Bruyas reprit aussiott: — Henriette n'est pas méchante.Un peu vaniteuse, et poseuse, et jalouse, ¦ c 0 0 s Une douzaine de plats délicieux Rapidement et facilement préparés avec du MACARONI ou SPAGHETTI HIRONDELLE CATELLI Mararonl on Spaghetti au gratin Macaroni aox aaperjjei Macaroni ou coquilles aa poisson Macaroni ou Spaghetti à la crème Macaroni ou Spaghetti à l'Italienne Macaroni au poulet Tomates farcies an macaroni Spaghetti on Macaroni aux oenfs Spaghetti aux huîtres Spaghetti au Maïs (blé-d'Inde) Coquilles a la sauce blanche Croquettes an macaroni Spaghetti ou macaroni à la sauce anx tomates Pour avoir l'équivalent de la force de la viande, de l'énergie alimentaire du blé Mangez du Macaroni Hirondelle qui est considéré comme le beefsteak des champs de blé.Un heureux changement à faire avec les pommes de terre.Voici deux recettes: Essayez-en une aujourd'hui.MACEDOINE AU MACARONI *A de paquet de Macaroni ou Spaghetti Hirondelle Catelh.1 tasse et demie de sauce blanche, 1 cuillerée à soupe de persil haché, \ de tasse de légumes mélangés bouillis, 3 oeufs cuits dur.Cuire le Macaroni à l'eau bouillante salée, l'égoutter, le rafraîchir, le remettre dans la casserole, y ajouter K de tasse de la Sauce Blanche chaude préparée avec l'eau de cuisson du Macaroni.Incorporer à la macédoine le reste de la sauce, les assaisonnements.Disposer le macaroni en bordure autour d'un plat chaud, et les légumes en pyramide au centre.Trancher les oeufs en rondelles, les disposer joliment autour du Macaroni, saupoudrer de persil haché.N.B.—La macédoine de légumes est un mélange de divers légumes hachés joliment et cuits à l'eau bouillante salée.Nom publions une rrcett* 1* Raison, différent* ohaqu* mola.Voyaa cella Au mol» pronhatn Un régal pour les enfanta H paquet de Coquilles Hirondelle Catelll.Sirop d'érable ou mélasse.Faites bouillir les Coudes ou Coquilles de mer environ 16 minutes, jusqu'à ce qu'elles soient tendres.Egouttex dans une passoire et servez avec un sirop quelconque.Le Macaroni Hirondelle Catelli est un aliment Canadien fabriqué dans une manufacture Canadienne avec du blé Canadien.M acaron i-Spaghetti Nouilles - Vermicelle Hirondelle .CATELLI Page U2 % La Revue Moderne.— Montréal, Juillet 192 La Dame aux Yeux Baissés La vie la formera.Et puis, un mari qu'elle aimerait ferait d'elle une femme charmante.Un mariage acceptable pour Maurice! Yseult éprouva une impression souverainement désagréable.— Quoi! Stéphanie! .Tu voudrais que Maurice épousât cette pimbêche d'Henriette?Eh bien, pas moi!.Il mérite mieux que cela! — Je t'assure qu'Henriette n'est pas méchante, répondit doucement Stéphanie, très occupée de son fils .Et je t'assure aussi que ce mariage est dans les choses possibles.Voilà qui arriverait à point pour détourner Maurice des pièges de la belle Mme Gervan."Car Maurice n'est plus le même.Il a certainement quelque chose.Je sais que maman en est ennuyée.Alors, un mariage avec Henriette serait le salut.Ma chère belle-soeur me parait très empressée à distraire notre ténébreux Maurice." Impressionnée de plus en plus fâcheusement,— Henriette Bruyas lui paraissait si peu convenir à Maurice! — la jeune fille réfléchit une minute.Elle dit à sa sœur d'un air soupçonneux: — Est-ce Henriette qui t'a fait ses confidences?.Serais-tu chargée de sonder le terrain ?Et elle éprouva un vif soulagement à entendre sa soeur répondre: — Oh! non.J'ai simplement observé .Et tu peux en faire autant toi-même! Observe l'attitude d'Henriette quand Maurice est là!.Elle est très résolue, ma belle-sœur.Gare à Maurice! Le rire faible et musical de Stéphanie résonnait encore quand l'arrivée de Mme Bruyas mère vint interrompre cet entretien.Yseult n'eut pas le temps de s'appesantir sur cette révélation inattendue.Précisément, elle put, sans tarder, observer les faits et gestes des héros de ce nouveau roman.Maurice Handerley lui-même apparut, à l'heure du goûter, comme Henriette Bruyas rentrait d'une visite faite à la femme du médecin.L'animation causée par la présence de ce visiteur embellissait Henriette.Elle s'empressa autour du goûter, prétexte à forces gestes élégants et attitudes charmantes.— Pourquoi vient-il ici ?se demandait Yseult, songeuse.Est-ce pour nous retrouver, Stéphanie et moi.qui sommes, en quelque sorte, ses sœurs?.Ou bien, est-il attiré par cette déplaisante Henriette ?Vite! mettez du poids sur ce corps "décharné" La nouvelle LEVURE FERRUGINEUSE ajoute des livres en peu de semaines.Résultats garantis—OU NE PAYEZ RIEN Penses-y bien! 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Je comprends qu'on l'aime!" conclut Yseult qui venait, mentalement, de comparer Maurice avec les jeunes gens qu'elle connaissait.Chose étonnante, cette comparaison était toute à l'avantage de son oncle.Plus charmant que celui-ci.plus spirituel que celui-là.meilleur que tous ensemble."Et tellement loyal!" ajouta, en elle-même, la jeune fille, à qui venait de réapparaître, pour une seconde, l'image de Philippe de Saint-Georges.L'idée de la supériorité morale de Maurice Handerley, la certitude qu'il appartenait à une élite s'imposa tout à coup, avec une force inattendue, à l'esprit de la petite observatrice."Ah! oui, elle aurait de la chance, Henriette Bruyas!" Yseult réfléchit, subitement, que ladite Henriette deviendrait sa tante, sinon de fait, du moins aux yeux du monde.Et cela lui fut souverainement désagréable."Oh! non, tout de même, je voudrais bien une autre tante!" s'avoua-t-elle, en frémissant d'antipathie.XVIII Désormais, d'un œil inquiet et furtif, Yseult observa les deux jeunes gens durant leurs fréquentes rencontres.Sous l'influence évidente de sa belle-sœur, Henriette Bruyas s'habillait mieux.Elle semblait aussi plus jolie.Son visage était devenu plus plein, ce qui adoucissait ses traits un peu aigus.Puis le désir de plaire et l'amour caché embellissent presque toujours une femme, quand elle n'est pas trop timide.Or, la timidité n'était pas le défaut de Mlle Bruyas.Yseult se demandait, parfois, si les parents d'Henriette partageaient les espérances de celle-ci.Il lui sembla que non.Mme Bruyas parla, un jour, devant elle, d'un bon parti des environs, excellent jeune homme, doué de toutes les qualités, plus une agréable fortune, lequel faisait, depuis quelque temps, une cour fervente et craintive à la fille du notaire.Madame Bruyas paraissait flattée de cette recherche et très désireuse de voir Henriette accepter pour mari cet ami d'enfance, dont on connaissait le caractère, la famille et le passé.Et la belle saison coula ainsi, dans la lumière des hauteurs.Yseult passait de bonnes heures près de sa chère Stéphanie.Avec la voiture du bébé, les deux sœurs allaient parfois s'installer au bord du lac, tout proche de la maison Nicolle.Il y avait des bancs et de grands arbres, toujours agités de souffles frais venus de la montagne.Il faisait bon délicieusement.Peu de jours avant la date fixée pour le départ,— car on ne pouvait s'éterniser au château,— un télégramme parvint à Maurice Handerley, lui annonçant la mort de sa tante de Toulon.Yseult vit son oncle verser des larmes.Et la vue de ces larmes d'homme l'émut profondément.Elle eût voulu trouver des mots de consolation.Mais Maurice so prépara fébrilement au départ, et elle ne put lui parler.Elle souffrit de son impuissance à témoigner, à son oncle, son affectueuse sympathie.Cependant, au moment du départ, elle réussitfà[rapprocher.— Cher oncle Maurice, j'ai déjà bien prié pour elle .et pour vous.Elle embrassa candidement, tendrement, la joue brune de son oncle.Celui-ci tressaillit, se redressa et la regarda, un instant, de ses yeux très bleus et très grands.Il dut comprendre la pitié et la sympathie d'Yseult, car son regard exprima, alors, une émotion profonde, indicible.Il n'eut pas le temps de dire un mot.La porte s'ouvrait.Deux minutes après, la voiture s'éloignait dans l'avenue.Yseult fut secrètement heureuse d'avoir pu témoigner au voyageur la part qu'elle prenait à son deuil.Car M.Handerley n'éprouvait qu'indifférence pour la tante de son jeune demi-frère.Et Mme Handerley avait, depuis des années, ressenti, pour la morte d'aujourd'hui, une de ces terribles antipathies féminines qui ne désarment jamais."Et maman ne comprend pas davantage Maurice! Elle ne l'a jamais compris!" pensait Yseult, avec clairvoyance.Le retour à Villechesnel fut un peu brusqué par l'événement.La famille Handerley prit donc congé du châtelain de Sallinges.Yseult regrettait de quitter ce pays qui était, désormais, celui de sa sœur.Mais elle avait secrètement souffert du voisinage de M.Jouffroy et de la contrainte qui en résultait pour elle.Au moment du départ, cependant, elle éprouva une impression de pitié subite et profonde.Le vieillard semblait accablé de tristesse.Il perdait déjà cette enfant qui était, secrètement, sa préférée, et il n'avait pas le droit de la presser dans ses bras, en l'appelant sa fille.Alors, saisie d'une indicible mélancolie, elle fondit en larmes.Sur qui pleurait-elle ainsi ?Sur tous les siens, sans doute.et sur elle-même.— Voilà ce que c'est que de trop gâter sa filleule! Elle ne veut plus partir d'ici! fit Mme Handerley, à tout hasard.Monsieur Jouffroy, dont les yeux clairs étaient mouillés, répondit simplement: — Cette petite regTette, surtout, de quitter sa sœur et son neveu.Un vieux parrain maussade comme moi ne peut se bercer d'illusions.Mais courage, ma petite enfant, peut-être que l'avenir vous rapprochera de votre chère Stéphanie.Yseult, déjà fâchée de sa défaillance, sut gré de sa réserve au sombre châtelain.Celui-ci ne lui demandait rien, ne l'interrogeait pas, quoique, depuis un instant, elle vît, dans ses yeux, un soupçon."Tu sais donc, ô ma fille?" disait ce regard, triste et profond comme un paysage d'hiver.Mais l'ancien Jean Quérouannez se tut.Il ne s'imposa point à cette fille, qui, un jour ou l'autre, pouvait souffrir à cause de lui.Il n'implora ni son pardon, ni sa pitié.Et le père et l'enfant restèrent chacun dans son rôle.XIX Un matin qu'Yseult sortait d'un service funèbre, célébré en la vieille église Saint-Jacques, une femme âgée, vêtue de deuil très modestement, avec des bandeaux gris collés sous une coiffure des plus désuètes, s'approcha de la jeune fille, surprise.— Mademoiselle .mademoiselle Y-scult Handerley?— C'est moi, madame.— Ah! très bien.L'on ne m'avait pas trompée! marmotta l'étrangère, qui reprit plus distinctement: "J'ai à vous parler, mademoiselle.Et un petit paquet à vous remettre.Je viens d'assez loin pour cela .De Toulon, tout simplement.Et je suis la servante de Mme Davignon, qui vient de mourir." "Je sais, mademoiselle, que votre famille était brouillée avec madame.Enfin, que ce soit pour cette raison ou pour une autre, Mme Davignon m'a dit de vous demander le secret.Ne montrez pas à personne ce que je vais vous donner.Songez que c'est une morte qui vous en prie! Mille idées rapides traversèrent l'esprit d'Yseult.— Je vous promets de ne rien dire et d'agir pour le mieux! dit-elle, un peu oppressée .Etes-vous ici depuis plusieurs jours ?.Que puis-je faire pour vous ?.Sans cette malheureuse brouillr | Mme Davignon, je vous aurais emmen chez mes parents! L'étrangère secoua la tête.— Vous êtes une bonne demoiselle J'ai vu cela tout de suite en vous reg.ir dant .Mais je n'ai plus rien à faire ici Je vais rentrer à l'église.puis, je mVn irai.Pensez bien à votre promesse mademoiselle.Et adieu! Quelle que fût sa curiosité, Yseult n'osa examiner ici ce singulier message.Elle se leva et s'éloigna, en toute hâte pour rentrer chez elle.Quand elle fut enfin rentrée elle coin ,i légèrement à sa chambre.La seule supposition plausible à faire au sujet île l'envoi de Mme Davignon était que celui-ci devait avoir trait à la brouille survenue.Mais l'obligation du secret détruisait, en partie, cette supposition.Avec stupeur elle contempla, une minute un fort joli coffret, en étain repoussé, ciselé, orné de cabochons .enfin, un objet à la mode, fait pour orner une chambre de jeune fille.Une clé minuscule y était suspendue, par un ruban.Yseult ouvrit le coffret et vit une enveloppe portant son propre nom.Sous cette enveloppe était un paquet, enveloppé de papier de soie.Elle prit d'abord la lettre.Une fine écriture, très personnelle et hors la mode, en couvrait les pages."Anne-Marie Davignon, née Roys, à Yseult Handerley."Chère petite nièce inconnue (permettez-moi de vous appeler ainsi, puisque je suis la tante de Maurice), vous allez être très surprise en lisant cette lettre."Tout d'abord, laissez-moi vous dire que, de l'éternité où je m'enfonce et où je serai quand vous recevrez ceci, je vous bénis et je prie pour vous."On m'a beaucoup parlé de vous et j'aurais bien voulu vous connaître.Je regrette que l'antipathie de Mme Handerley ne me l'ait pas permis.Mais je sais que vous êtes bonne, douce, affectueuse et sérieuse au fond.Que vous êtes loyale et que vous n'abuserez pas du secret que je trahis pour vous! .Prenez garde! Vous pouvez faire beaucoup de mal.Et cela ne vous porterait pas bonheur! "Je vous confie des lettres qui m'ont été adressées.Quand vous les aurez lues, si vous n'y trouvez pas le mot de votre destinée, jetez-les au feu et gardez le silence là-dessus Faites-m'en la promesse! "C'est une mourante qui vous le demande .C'est une morte."Adieu, mon enfant.Si je suis comme une mère pour Maurice, je suis, pour vous, comme une amie."A.-M.Davignon".D'une main tremblante, Yseult s'empara du petit paquet adjoint.Qu'avait-elle compris à cette épître inattendue, lue si rapidement ?Rien encore.Mais le cœur lui battait très fort.Un petit passage de la lettre, celui où Mme Davignon avait écrit: "le mot de votre destinée" lui avait rendu, en un éclair, le souvenir d'un rêve étrange, fait cette nuit même.Sur une sorte de char ailé, qui courait vers elle avec vitesse, elle avait vu, en lettres énormes, ce mot: "Destinée".Pour un peu, la jeune fille eût dit, tout haut: "J'ai peur!" Mais cette impression de sourd effroi disparut pour faire place à de la stupeur, quand elle reconnut l'écriture et s'aperçut qu'elle avait, entre ses mains, des lettres de Maurice."Ah! qu'est-ce que cela veut dire ?" Avec trouble, Yseult commença sa lecture.A vrai dire, ce n'étaient pas des lettres, mais des fragments de lettres, Mme Davignon avait amputé cette correspondance de tout ce qu'elle jugeait inutile de donner à Yseult.Yseult.Ce nom était, partout, répète au long des pages."Voici une lettre bien découse allez-vous penser! Qu'a donc, aujourd'hui, mon grand fou de Maurice ?"Vous savez bien que je vous dis tout-et qu'aujourd'hui je finirai par faire de même.Alors, ne haussez pas les ép.i"leS et ne riez pas de mon aventure."Mon aventure ?.Rien, en apparence et, cependant, au fond ."L'autre jour, nous avons traverse » fête du quartier Saint-Edme.Il y avâ'1 beaucoup d'étrangers, un monde fou.(Suite à la page ii) la Revue Moderne.— Montréal, Juillet 1 '.) 2 !> Page US 1.Dissoudre le sai'on da?is l'eau très chaude.S.Refroidir l'eau savonneuse à la température du sang 100° F.S.Laver en pressant légèrement, laissant les bulles de savon pénétrer l'étoffe.C! matériels si fins de notre époque ont fait de notre lessive une chose à part nécessitant des procédés nouveaux.Les vêtements si lourds d'autrefois ont été remplacés par des _ choses vaporeuses et qui ne nécessitent pas le même temps à consacrer au repassage ou au pressage.Nos sous-vêtements ne tiennent pas plus de place aujourd'hui qu'un mouchoir de poche d'autrefois, et souvent, ne requièrent aucun repassage.Le travail en est extrêmement simplifié et cuve a cédé le pas au simple bol à mains.Les ii ethodes sont différentes et spéciales pour les divers articles de notre toilette.Quand la femme moderne lave ses bas, ses g¦mtSj ses écharpes, ses robes et les douzaines de et Codera" qui constituent sa garde-robe; tout Sun succès dépend de sa méthode.Si elle emploie les mêmes procédés que jadis, P' orté parmi eux, comprend très vite la qualité des sentiments qui les animent.Pourquoi ilom douter alors que toutes les séries de gestes commandés par les divers états d'âme puissent se traduire dans l'écriture, et qu'ils soit possible de remonter des traits de ce graphisme à la dé-couverte de ces états d'âme ?< >r, le fait est si vrai que l'écriture d'un sujet varie non seulement dans le temps présent, selon les circonstances qui lui ont mis la plume à la main, mais aussi aux diverses époques de sa vie, suivant l'orientation de ses pensées, sa culture, le développement de son émotivité, son hérédité enfin, qui ne perd ses traits à aucun moment de sa vie.Comparez votre écriture à vingt ans et à soixante ans Par le Dr LEGRAIN par exemple, vous découvrirez qu'elle a des caractères objectifs variables, mais vous n'apercevrez pas sans surprise qu'il y a cependant des caractères permanents communs à tous les âges de votre vie, ce qui démontre l'existence, chez vous, d'un "complexe" de gestes qui vous est particulier et qui était inévitable.Il est d'un intérêt puissant de constater que l'enfant, dès le temps même où il balbutie ou trace sur le papier des dessins d'apparence incohérente, possède déjà, de par son écriture, les caractères fondamentaux de sa personnalité, tels que vous les retrouverez jusqu'à sa vieillesse.Et si maintenant nous tournons nos investigations du côté de l'aliénation mentale, — de ce mal terrible mais passionnant que j'ai eu le privilège d'étudier pendant quarante-cinq ans,— nous ne tardons pas à constater que l'écriture du fou va adopter l'aspect correspondant aux diverses personnalités artificielles qu'il présentera.C'est ainsi que le graphisme d'un aliéné devenu mégalomane correspond bien à l'écriture connue des potentats, des despotes ou des dictateurs.De même un mélancolique n'a point l'écriture d'un maniaque et, quand ce maniaque devient mélancolique, il adopte sans s'en douter l'écriture qui convient.L'écriture est donc un geste que le graphologue a pris soin de cataloguer en le mettant en parallèle avec des états d'âme correspondants.Mais, à l'encontre des classements physiologiques, elle emprunte, pour dévoiler le caractère, un artifice,— à savoir le dessin scriptural lui-même,— témoin d'un entraînement méthodique spécial, et qui sera le trait d'union obligé entre l'état d'âme et son expression graphique.C'est là que la sagacité du graphologue et sa science particulière vont intervenir.IL n'est personne au monde qui ne savour un bon chocolat.Le fait est patent, universel.Mais que vaut, au juste, cette denrée au point de vue alimentaire ?Estelle aussi bonne pour la santé qu'agréable à notre palais ?Le chocolat réalise à la fois un aliment, un condiment et presque un médicament.Outre le sucre, le beurre de cacao, les essences diverses qu'il contient, il recèle de la théobromine, substance des plus toniques.La théobromine possède, en effet, la propriété d'exciter le système nerveux de façon toute particulière, en renforçant l'activité de l'organisme.C'est ainsi qu'on remarque l'accroissement des facultés intellectuelles et de la vigueur musculaire par l'usage régulier du chocolat, surtout chez les jeunes enfants, très sensibles à tous les stimulants physiologiques.On peut affirmer que, pratiquement, la tasse ou la tablette de chocolat représente le seul comestible qui puisse remplacer un repas.C'est le viatique idéal pour le salarié, l'étudiant, la midinette.qu'il s'agisse d'emplois du temps trop chargés ou de bourse trop légère! Le professeur, l'instituteur dans sa chaire, l'orateur à la tribune, la dactylographe devant sa machine, le vieillard ou le convalescent déprimé, le sportsman anéanti par l'effort, le combattant dans la tranchée (déjà vieux souvenirs, mais toujours tragiques), qui donc peut se flatter de n'avoir point eu efficacement recours au chocolat sauveur ?Ses tablettes Pour que, d'abord, une écriture traduise le caractère, il faut qu'elle soit dépouillée de l'artifice calligraphique, qui est encore une fie nos erreurs scolaires.Certains sujets ne b'i n affranchissent jamais complètement, mais i| faut reconnaître que, dès que l'enfant ne sul i plus le joug de la convention scolaire, il t hâte, en général, de n< u|>< rer sa personnaliti d'en communiquer l'expression à son écriture, C'est alors qu'apparaissent ces tracés infiniment variés, ingénieux à l'extrême, où, progressivement, le graphologue apprend .1 discerner le geste lui-même et son mécanisme psychomoteur.Echapper à la fantaisie et fournir une h positive à la graphologie, tout est là, et c'est dans cette voie nouvelle que notre science s'est courageusement engagée depuis quelques années.Il est bon d'avoir à formuler, quant aux résultats immédiats, toutes sortes de réserves, afin de mettre en garde les curieux de la graphologie, séduits par son pittoresque, contre les difficultés de cette technique, et surtout les impatients, désireux d'obtenir un "portrait" qui pourrait bien les décevoir, cependant que l'honnête science du graphologue moderne en verrait sa réputation injustement compromise.Si la science de laboratoire et la clinique hospitalière nous apprennent demain le mécanisme vrai du geste graphique, nous n'avons pas besoin de cette connaissance pour savoir que les propriétés psychologiques du scripteur résident à coup sûr dans son subconscient, et que, si l'on dicte avec l'intelligence, c'est à l'inconscient que la main obéit.L'écriture nous permet donc l'accès d'une région du "moi" qu'explore déjà la psychanalyse.De ces efforts combinés sortira un jour une science aux multiples facettes, magnifiquement révélatrice de l'âme humaine.[Je Sais Tout] sont de l'énergie portative et condensée — combien discrète! Dans toutes les circonstances où, sans pouvoir s'alimenter "visiblement", l'être humain a besoin d'un réconfort organique immédiat, quelques bouchées de chocolat "grignotées" et avalées fournissent aussitôt le complément de calories désiré.Le chocolat est un tonique du cœur et du système nerveux; même à faibles doses, il entretient l'excitation vitale chez les névropathes et les surmenés.Mais cet élément réparateur n'est-il pas même trop tonique pour certains malades ?Des hygiénistes très scrupuleux ont cru devoir signaler ce qu'ils considèrent comme un inconvénient.A la vérité, il faut se garder de rien exagérer dans ce sens.Bien rares sont les contre-indications.Pour la grande majorité des malades, et à plus forte raison pour les bien-portants, le chocolat est éminemment recommandable.Le chocolat est une des substances propres à rétablir les forces, au nombre desquelles on compte aussi tapioca, bouillon, consommé, œuf, jus de viande et viande crue.On leur oppose les denrées, liquides ou solides, qui stumulent la nutrition: amers, alcools, et celles qui s'opposent à la dénutrition: café, coca, kola.Ces divers aliments donnent le "coup .triés et les poètes comme vous peu-" donner à ni tir joie dans l.i i ha de leurs descriptions, et c'est tout pour Rosemonde qui ignore les rs de tant de coins.Merci, Criquet !.de vos billets si doux et si tendres, us rends de tout cœur cette belle LE COURRIER DU MOIS Par ROSEMONDE CHAPERON ROUGE.—Votre Mère-Grand est désolée d'avoir manqué votre visite.Fi! le vilain mari qui diffère ainsi les "bonheurs".Je ne lui pardonnerai que le jour du "fait accompli".Dites Ic-lui bien.Oui cette date en effet m'a donné la vie, mais il y a tant de fois qu'elle revient, que je n'en suis pas plus fière pour ça.Il est vrai que si elle ne s'était ainsi renouvelée un bon nombre de fois, je ne serais pas une Mère-Grand, et c'est ce qui me console, avec bien entendu, vos spirituels billets ,.J'ai ri de toutes mes dents, cette fois-ci tant vos portraits sont brossés de main de maître, peut-être pas sans malice, mais sûrement sans méchanceté .et il n'est pas mal de s'amuser de certains ridicules.Ah non, par exemple, vous ne m'ennuierez jamais, et dans cette crainte, n'allez pas me priver de la saveur de votre esprit.La Revue se réjouit de ce que vous la trouvez belle et à votre gré.Et Mère-Grand fait la révérence à votre grave moitié et presse sur son cœur l'autre moitié si gracieuse en étreignant avec elle les chers mignons.GRILLON.— Si vous pensez réellement tout le bien que vous dites de l'humble femme que je suis, petit Grillon tant aimé, vous allez me forcer à dire des actes d'humilité en nombre.Ce qui me plaît JEANNINE.— Quelle chose délicieuse promet d'être notre nouvelle amitié.Si je vous ai souhaité du succès, mon cœur seul le sait; mais peut-être le vôtre l'a-t-il deviné ?Car ce Courrier de juillet serait un peu en retard pour vous l'affirmer.Votre charme personnel suffît à vous gagner mon amitié, mais votre état lui donne une qualité de plus.Former des âmes mettre en confiance des jeunes cœurs et cultiver des esprits est-il plus noble et plus attachante tâche ?Quelle carrière de choix.Avec plaisir, je transmets votre amitié à FRAGILE.Espérons qu'elle reconnaîtra sous la toilette neuve, 1 abeille qui lui était sympathique.Où que vous soyez, continuez, bonne Jean-nine à semer le bien le long du sentier, et restez toujours ma gracieuse amie.CRI-CRI.— Et la grâce d'état qu'en faites-vous ?Pensez-vous que le Ciel la refuse aux femmes de bonne volonté.Votre maman ne l'a-t-elle pas assumée cette charge qui vous effraie?et il me parait qu'elle n'a pas trop mal réussi.puisque vous avez, dans votre besoin de perfection, de telles craintes.Non, ce n'est ni lâcheté, ni peur de vivre, mais c'est un peu d'orgueil: le mieux est souvent hélas l'ennemi du bien.Dieu ne demande que de la bonne volonté pour voler à notre secours.Ayez confiance en Les anciennes Elèves des Soeurs des SS.NN.de Jésus et de Marie — maison de fondation à Longueuil — sont priées de communiquer avec la Supérieure.ROSEMONDE Les et si vent leur prol, je \ ann le plus dans votre billet, c'est ce qui s'adresse à Lui, car c'est vraiment ce qu'il y a de meilleur en moi.Je comprends qu'il vous ait plu, puisque voilà 35 ans qu'il me plaît à moi.Il a pensé comme moi que vous apportiez le printemps dans les plis de votre robe et que généreuse vous le laissiez chez nous.Ce que vous demandez n'est peut-être pas impossible ?votre rêve deviendra peut-être une réalité, et c'est encore Rosemonde qui en sera la plus heureuse.En attendant, si vous pouvez me renouveler le charme de votre chère présence, je vous en prie n'hésitez pas, vous m'apporterez une joie.JE FAIS RISETTE.—Et moi aussi, je vais risette en vous souhaitant la bienvenue, et en répondant tout de suite à votre question.La livre métrique est de 500 gTammes, 2 livres font donc le kilo, et comme chez nous il y a 16 onces à la livre, l'once se trouve être 31J grammes, le J de livre est de 125 grammes, la demi-livre 250 grammes et ainsi de suite.Ne craignez pas d'être importune, puisque je vous fais risette.ROMA V.— Je n'ose pas mettre le nom de famille pour ne pas dévoiler votre incognito, j'espère que vous vous reconnaîtrez tout de même.Ainsi, madame Rosemonde vous a été révélée, mais j'en suis ravie, puisque ce fut l'élan qui vous a poussé vers moi.Des correspondantes comme vous on n'en a jamais trop, on vous classe parmi les plus aimables, et comment faire autrement quand vous êtes de force à créer un nouveau vocabulaire de compliments inédits?Savez-vous qu'en mettant ainsi de côté tant de choses intéressantes et bien supérieures à mon courrier, vous vous êtes privée de bien des régals?Ouvrez vos yeux, charmante Roma, et glissez-vous dans les divers sentiers de notre Revue, et ensuite venez m'en donner des nouvelles.Nous avez une amie du nom de Corine et qui vous écrit de délicieuses lettres ?alors ce nom est prédestiné, car ma Corine a pour plume une fée.Et si vous vous servez de son nom pour entrer au Courrier, nous arracherons les portes, pour que pas même l'ombre d'un obstacle ne se dresse devant vous.Revenez moi vite avec votre belle sincérité car déjà vous m'êtes chère.Lui.Il aide à supporter la vie et adoucit la tâche à qui l'en prie.C'est le vide de votre vie qui vous teinte de mélancolie.Songez que les devoirs de la maternité sont une œuvre d'amour qui porte en elle sa récompense.Pensez moins à vous, sortez de vous-même, cessez de vous analyser .et vous verrez comme la vie vous paraîtra facile.Ne vous effrayez pas trop tout de même de cette appellation: "Vieille fille", mais c'est souvent une vocation.C'est toujours au moins un état.Je maintiens ma réponse à Pierrette qui vous a conduite vers moi,et veux, vous aussi, vous pénétrer de l'harmonie du chant d'un berceau.Croyez-moi si mon cœur s'y refuse, ma raison cherche vraiment et sincèrement à vous comprendre.LA NUIT SOUPIRE.— A vous aussi mon sourire accueillant, et mon amical intérêt.Comme je vous envie, moi la sédentaire, de pouvoir voyager Je souhaiterais, non pas être à votre place, mais faire comme vous .Mais en fermant les yeux Je vois, croyez-moi, des paysages de soleil, de lumière et d'ombres qui ne sont pas sans charmes.Ils ont le mérite d'être comme je les désire, et ne m'apportent jamais de déceptions.Les sentiers y sont Heuris des Ileurs que je préfère.Nul n'y trouble ma solitude.quand il me prend envie de m'isolcr.N'est-ce pas charmant ?Venez me raconter les beautés de ces pays étranges que vous allez voir.Peut-être la nuit y sou-pire-t-elle autrement ?Bon voyage, nouvelle amie.BRIN DE LILAS.— A mon .ni-, l'amitié entre hommes et femmes est bien difficile pour ne pas dire impossible.Tôt ou tard, et fatalement, cette amitié se change en un sentiment plus tendre, et nous avons à pleurer un ami perdu.L'amour platonique?.Une belle utopie .et un terrible danger.C'est dommage tout de même, il est des hommes à qui irait notre pure amitié, mais ce sont eux les vilains qui gâtent nos plus beaux sentiments.En faisant ainsi leur métier d'homme, ils se privent d'une belle douceur, (iardez-vous.mon Brin de Lilas.A jouer avec le feu.Apportez-moi la douceur de vos causeries et le charme de vos idées.Page U9 PIERRETTE.—Quand je vous le disais que vous n'étiez pas mûre pour le mariage.Petite fille pleine d'espièglerie, qui sciemment me lancez comme vous dites sur ce chapitre: Mariage et enfants.pour avoir, à vous toute seule, toutes les colonnes du Courrier.Petite 'Masque'.Je me demande si vous n'êtes pas entrain de vous moquer de moi ?Vous en êtes bien capable .Et pourtant dans votre dernier billet, un mot me rassure."Si j'écoute mon cœur, me dites-vous, je suis prête à accepter et si j'écoute ma raison.j'hésite." Alors, je ne suis plus effrayée, ies berceaux seront balancés au rythme doux d'un chant maternel .car, petite Pierrette, le cœur a des raisons que la raison ne comprend pas.Chère, aimable enfant, les craintives, droites et franches comme vous, sont bien près d'être très braves.Ce qui vous arrête, c'est que sans vous en douter, vous souhaitez, dans votre ardeur juvénile, être une vraie Cornélie .Vous la serez .et vous pénétrerez d'autant plus avant dans le cœur de Rosemonde.où vous avez déjà une place de choix.COLIBRI.— Oui, nous avons des nouvelles de ce mignon Neveu du Courrier.Ce petit Germain est un amour.Voici le portrait qu'en trace son Papa, et qui m'est transmis par Rachel: Blanc comme neige, cheveux blonds qui promettent de jolies boucles, traits délicats, tout petit nez, toute mignonne bouche, mais des yeux immenses et sombres, petite tête parfaitement ronde aux oreilles finement ourlées et le père ajoute: "Je l'aime comme tout un monde" .N'est-ce pas touchant ?Mes petits enfants sont au nombre de trois, l'aîné et le plus jeune: Laurent et Marcel, deux têtes brunes.Puis Marie-Thé, une petite blonde délicate qui vous regarde du haut de ses cinq ans, et qui n'a pas froid aux yeux, elle porte bien son nom puisque Thérèse veut dire: Guerrière.Je la nomme à la japonaise, mais je l'aime à la canadienne! Si je fais du bien, je me considère comme vous privilégiée, car on pèche plus souvent par le bien qu'on omet que par le mal que l'on fait .et puisque la vie m'a placée où je suis, ne lui dois-je pas d'être ou du moins de m'efforcer d'être à la hauteur.Je n'ai pas fait d'indiscrétion, et notre Directeur littéraire ignore tout le bien que vous pensez de lui: avouez que c'est dommage.de le priver de ces jolies rieurs si fraîches.Une caresse sur vos ailes et je me sauve.RACHEL.— Ma chère et triste amie, je ne trouve vraiment que ces mots à vous adresser: Pleurez, pleurez votre chagrin, jusqu'à l'épuiser si possible, mais je sais bien que vous êtes comme moi une sensi-tive et que longtemps vivra ce souvenir douloureux de votre âme.Pauvre chère, je pense à vous et à votre peine.Oh ! combien souvent.Racontez-vous à la Mère de toutes les douleurs: "Est-il une douleur comparable à la mienne?" disait-elle Elle vous viendra en aide.Heureuse je suis d'apprendre que votre maman se porte bien, pour elle ma vaillante réagissez, sortez un peu de vous-même et Dieu aidant vous verrez que la vie reprendra son cours car il faut que la vie continue.Je parle ici de votre collection de la 'Revue Moderne', intacte et complète à date et dont vous disposeriez à prix raisonnable; s'il se trouvait acheteur parmi nos lecteurs ou lectrices, je vous le ferai savoir dès qu'on m'en aura avisée.Vous avez aussi en double les premières années qui appartenaient à Fabienne — de 1°1° à l'*2(> inclusivement.Espérons que nous vous trouverons le placement de tout cela.Du fond de l'âme, je vous adresse mon plus tendre souvenir.FRIVOLETTE.— Ce que je pense de la vie ?voilà une ciucstion bien grave pour une petite fille frivole.Je me persuade de plus en plus que ma petite amie n'a de frivole que le nom.Oui la vie e-i bonne, oui la vie est belle, nui la vie vaut d'être vécue.N'est-clle pas un don de Dieu?La mépriser et la maudire serait un crime.Regardez-la en face petite fille qui y entre/ à |>cinc, et pour les joies que déjà, elle vous a données et pour celles qu'elle vous réserve, souriez-lui.Vous jalouse ?allons donc, voilà un vilain sentiment que vous ne cultiverez pas en vous; car c'est avouer son infériorité qu'être jalouse, vous ne le voudriez pas, dites?Ilélas, il me faut faire des billets brefs, si vous saviez comme c'est difficile, (Suite à la page 53) Page 50 La Revue Moderne.— Montréal, Juillet lu g Budapest, cité royale donne de la tablature aux étrangers.Cependant, les Hongrois de la classe instruite parlent presque tous l'allemand, souvent aussi le français ou l'anglais.La plupart des jeunes filles catholiques de la société fréquentent des pensionnats tenus par des religieuses françaises.Quoique mon vocabulaire fût des plus pauvres et se bornât aux dix ou douze mots indispensables, j'ai voulu m'évader seul de Budapest, un samedi soir, pour aller passer le dimanche à Mezolcovesd, gros village de la plaine, où les paysans ont conservé leurs traditions locales et surtout leurs costumes pittoresques.C'est une excursion que je n'oublierai pas de sitôt.L'express a vite avalé les cent quarante kilomètres.En route, je remarque que nous sommes tous entassés en première, alors que la plupart des compartiments de seconde restent vides, ce qui me démon- (Suite de la page 9) tre une fois de plus les goûts aristocratiques des Hongrois.A la gare, m'attend une espèce de "victoria", qui dut avoir ses jours de splendeur, alors que sa peinture havane tenait encore.Au presbytère de la paroisse — plébania — je suis accueilli à bras ouverts par le curé, un jésuite hongrois.Nous parlerons ensemble tantôt l'allemand, tantôt le latin, mais nous nous comprendrons toujours.Au dessert, le fameux lokaj fait son apparition, doré par les ans, parfumé d'un bouquet à nul autre pareil.J'attendais ce dimanche avec impatience.Heureusement, il a été beau.Les paysans sont venus à la messe dans leurs plus somptueux atours .L'église présente une orgie de couleurs.Dans la nef, ou les femmes se sont agenouillées, leurs jupes amples, ballonnées, garnies de petits ruchers, font comme une mer houleuse aux tons changeants.Ici, elles s'enveloppent la tête de foulards bariolés; pour les noces, ou à certaines fêtes, elles arborent des coiffes très curieuses.Les hommes, eux, ont des chemises à larges manches de surplis, et, parfois, des tabliers brodés par leurs compagnes.Le plus curieux, c'est leur chapeau rond, en feutre mou, qui ne descend jamais sur les yeux, mais reste au sommet de la tête, posé en I ¦ 11.i 11' .dans un équilibre incertain.Il me sera donné de les voir de plus près, les uns et les autres, car plusieurs viennent à moi comme à leur évêque en visite pastorale.C'est que le curé, en chaire, a annoncé que je suis du Canada; or ceux-ci ont là-bas, dans l'Ouest canadien, qui un fils, qui un frère, qui un fiancé peut-être.Et ils veulent savoir si je les connais, ou du moins s'ils sont à de bons endroits.Certains même ont apporté des lettres timbrées du Canada! Le curé servira d'interprète, et à tous je répondrai en substance: — Soyez tranquilles.Si le cher absent est sobre et travailleur, il réussira certainement, et il vous invitera quelque jour à l'aller rejoindre, car il n'est pas de pays dont il soit plus vrai de dire que le soleil y luit pour tous! Ensuite, je vais visiter avec le curé deux ou trois fermes, propres, rangées, assez cossues d'apparence, et l'exposition des broderies des paysannes, travaux moins remarquables par leur finesse que par la variété de leurs couleurs, où le rouge et le vert dominent, et leur cachet franchement asiatique .Entre temps, le pasteur m'a expliqué que cette population rurale, tant protestante que catholique, est religieuse, paisible, laborieuse.Seulement, il déplore que trop de jeunes gens émigrent vers les villes.N'est-ce pas le mal universel ?Malgré la richesse relative de leur p,iV8 malgré l'essor nouveau que prennent t'în* diistrie et le commerce, les Hon> .,js d'aujourd'hui ne sauraient vivre heureux Plusieurs épinglent au revers de leur veston une broche portant ces sept lettres: Tria-non.Ouvrez le cœur d'un Hongrois vous y trouverez gravé le même mot! Un ami m'expose avec chaleur les griegj di- s, >n peuple — On a beaucoup parlé, autrefois, du partage de la Pologne.Qui, de nos jours parle du démembrement de la Hun que le savant géographe Elisée Re.lus considérait comme la plus parfaite unité géographique du monde?.Connu vous le supplice de l'écartèlement, qu'on infligeait jadis aux criminels?Leurs membres étaient tirés en tous sens par des chevaux.Eh bien! la Hongrie pour avoir ajouté foi à l'armistice, l'a subi, ce terrible supplice: cinq pays se s.,nt disputé ses dépouilles sanglantes, lui laissant à peine le tiers de sa population et moins du tiers de son territoire primi-tifs Aussi nous n'avons cessé de protester contre pareille violence.Cette année plus que jamais, notre fête nationale, la Saint Etienne (20 août), a été une immense et douloureuse plainte .Seulement, est-ce que ces moyens constitutionnels suffiront à nous faire rendre notre bien ?Les Hongrois ont leur Credo, qu'ils redisent religieusement.Détail touchant, les enfants eux-mêmes ajoutent à leur prière ces mots, où il y a, avec une demande, un acte de foi: "Je crois en un seul Dieu; je crois en une seule patrie.Je crois en une seule Justice divine et éternelle.Je crois à la résurrection de la Hongrie.Amen"! Armand YON La dona e mobile.(Suite de la page U7) Tu reçois régulièrement de ses nouvelles ?(tante Hortense est curieuse des secrets des jeunes.) — Assez régulièrement.— Que devient-il ?s'informe Tonan-court.— Exploiteur de terrains miniers.Il a longtemps ébréché sa pique et ses espoirs sur des veines illusoires; mais dernièrement, les journaux font une véritable réclame autour de son nom.C'est vraiment le découvreur des richesses du territoire de Rouyn.Il eut l'aubaine récemment de céder à une compagnie puissante l'option sur une partie de ses mines et le voilà qui marche aune conquête de l'or.— Bravo! applaudit Camille.— Vous vous intéressez aux spéculations minières?risque Bouthillier intrigué.— Voici, répond la jeune fille sur un ton de confidence.Antoine Bressard et moi sommes de vieux amis.Il avait au moins vingt printemps avant que j'aie vu le jour et mon enfance s'est émerveillée devant ce héros que mon imagination grandissait à l'instar des héros de romans illustrés.Antoine a fait la guerre au Sud-Africain ; il a servi dins la Gendarmerie à cheval et pris part à des expéditions périlleuses vers I Artique; puis, il visita l'Amérique Méridionale.Ce hardi découvreur m'a fait rêver de courses en traîneaux mus par des chiens esquimaux de vie primitive sur une plantation, et que sais-je encore ?Il esquijsa plus d'une aventure galante et chaque fois, tourna la page à l'heure décisive.L'une d'elles avec la fille de son Général eut du retentissement; plus tard, il échappa à un mariage raisonnable, auquel il ne manqua que son consentement.C'est alors que je suis entrée dans la vie pour me servir de ses dires.J'avais dix i « î i i i * î t-t r i • i i i i i l ATTENTION — A l'avenir, nous i plcrons plus do formules ton-,,l ics pour les colonnes de la Pelte poste.La Direction espère ainsi en-r;i,( dis abus.Nous mirons donc un prix fixe pour rliai|iie annonce.Il lufflra de nous ndresscr la somme de 50 sous (Bon postjil ou timbres), uc-fiini|>ugnce d'iui pseudonyme et du gmii irritable, ou de ce dernier seulement, suivi de l'adresse en détail.l>st-a-dlre Rue, Numéro, ou Casier postal, Ville et comté.La rédaction Srrn la même pour tous.Les annonces doivent nous être ¦dressée! avant le douze du mois qui précède la publication de la REVUE.Ceux qui désireront se fnlre adresser leur courrier à la Revue Moderne, a'uiiront qu'à ajouter quelques timbres en plus, pour que nous leur en fassions l'expédition.Le courrier non récliimé, après une période de soixante (liOl Jours, sera détruit.On devra adresser comme par le passé: La Petite Poste, l,a Revue Moderne, 320, Notre-Dame Est Montréal.Désirent des Correspondants.Mesdemoiselles — TOUTE SEULE.— Veuve, Inst.bonne Educ.Sér.(Corrs instruits, sér: de 35 à 45 ans) 320, Notre-Dame-est, Montréal.CAMILLE LEBLANC—(Corrs de 30à35ans), 1013, Marie-Anne-est, Montréal.MIREILLE ROCH.— 25 ans Cuit.(Corrs Inst., Dist.de 25 à 33 ans) 320, Notre-Dame-est, Montréal.BRINDORME.—Poste restante.Mé-tabetchouan, Lac-St-Jean, Que.MARCELLE AM Y.— (Corrs et Corrtes bienvenue!) Poste restante Métabetchouan Lac-St-Jean, Que.OLIVE BAGES.— (Etuds ou ProfTs) Poste restante, Haute-Ville, Québec.CLAIRE DES OMBRES.— (Corr.Inst., Dist.) Casier 408, Sorel, Que.SENORITA MANUELA.— (Rép.ass.Corrs de 18 à 23 ans) Boîte postale, 965, Joliette, Que.N.-T.LANDRIE.—(Corrs de 22 à 26 ans, Dist., Inst.) St-Omer, Cté Bova-venture, Que.ANXIEUSE.— (Corrs de 35 à 43 ans, Dist., Sér., Inst.) 291, St-Cyrille, Québec, Que.Rl'TH TREPANIER.— Dolbeau, Lac-St-Jean, Que.PAULE DE LUIGI.— Poste restante, Chicoutimi, Que.FABIENNE SEVERE.— (Corp.Insts: 30 à 40 ans) 320, Notre-Dame-est, Montréal.GABRIELLE BENOIT — (23 ans) 320, Notre-Dame-est, Montréal.JEANNE D'AUTEUIL.— Sérr.et hon.(Corrs Sér.et Honn.bonne pos., 28 à 38 ans) Ste-Adèle-en-Haut, Cté Terrebonne, Que.ELI ANE ST-GEORGES.— Inst.(Corr.Inst.de 30 à 35 ans) 320, Notre-Dame-est, Montréal.Désirent des Correspondantes Messieurs — ARTHUR DE VIMY.— Ponteix, Sask.FRANK ETHIER.—Veuf avec enfants.(Dés.Corr.Sér.et Confid.), 320, Notre-Dame-est, Montréal.RENE LAÇASSE.— Elk-Lake, Ont.a-s J.-R.Booth, Camp Orner Huard.P.LANGEVIN — Veuf 30 ans.(Corr.Sér: fille ou veuve du même âge), 320, Notre-Dame-est, Montréal.JEAN ROCHON.—(Corr.de 30 à 45 ans), 320, Notre-Dame-est, Montréal.PETIT BERGER.—St-Gédéon, Lac-St-Jean, Que.CŒUR AFFECTUEUX.— St-Gédéon, Lac-St-Jean, Que.O.-P.-I.DESREVES—(Corr.dans la trentaine), 320, Notre-Dame-est, Montréal.ROBERT NAISSE.—Corr.18 à 25 ans), Springfield (Mines) N.-E.NOTE DE LA REDACTION Notre "PETITE POSTE" a été instituée pour permettre à nos amis un agréable et intelligent passe-temps, mais non pour la "Bagatelle".On est prié de tenir compte que nous ne tenons pas une agence matrimoniale, pour ne pas dire plus.Nous tenons à dégager notre responsabilité.Et nous nous excusons auprès des gens sérieux qui se servent de ces colonnes, car malgré notre bonne volonté et notre surveillance il peut s'y glisser des abus.Nous nous réservons le droit de transformer les formules et à l'avenir nous changerons aussi les noms trop suggestifs.La Secrétaire de la Rédaction A TRAVERS LA MODE La mode nouvelle est née.Elle nous •wa plus féminines que celle qui l'a précédée.Les jupes qui, dans la journée, restent «mrtes, s'allongent le soir jusqu'à frôler 'erre.Sur les épaules nues, des pans, K érbarpes, des voiles voltigent légers.Les di colletés sont généreux et les corsages Pws moulent le buste.I Les femmes devront, paraît-il, engraisser Un.peu pour être à la mode estivale! ^C'.ayouons-le, n'est qu'une suggestion "asculiri^ mais il est permis de douter ilouze, #1.00, Lame d'essai pour 10c chez vos marchands, ou envoyez ce cou/ionà: \\ IDE & BUTCHER, CANADA, Ltd 50 Pearl Street, Toronto, CAn.Ci-inclus 10c pour une Lame Wade & Butcher pour mon rasoir.NOM .ADRESSE Page 58 La Revue Modet ne .— Montréal, Juillet lu Prime par la forée et par la qualité ?Suivez lapiite UtD INDIAN d'ua OCÉAN à> L'AUTRE a ESSENCE MARATHON ESSENCE A MOTEUR CycloGas l'ne nouvelle essence à moteur—non toxique et ne contenant pas de substances chimiques.£tle élimine toute percussion interne, et fait disparaître nombre d'autres désagréments, r-A' ¦ r qu'rllc Or I 1 .1 r I -, I .r i .U .la «notrur.D'un buuie pur jp',.as fabrication, U CvflOl ¦' .m, l-r I-".(ntni pour voua prottfcr HUILE A MOTEUR Cette huile résiste parfaitement A la chaleur et forme une mince couche protectrice entre toutes les parties mobiles de votre moteur.Elle convient particulière-ment au moteur moderne A haute compression et grande vitesse.Gazoline pure et distillé.Elle permet une iccélération rapide et facile, sans pétarades préliminaires.Combustion lente et pureté uniforme.Elle diminue les vibrations et assouplit la marche du moteur.Jalonnant la route de postes Red Indian EN inaugurant chaque mois, à la demande unanime du public automobiliste, de nouveaux postes de ravitaillement, McColl-Frontenac fait rapidement connaître la Marque "Red Indian'* d'un océan à l'autre.v Meilleure qualité—"service" plus parfait—excellence des produits—voilà pourquoi la popularité de McColl-Frontenac augmente si rapidement.Partout où il y a des automobilistes, vous entendrez faire l'éloge de l'Essence à Moteur Cyclo—-des Huiles à Moteurs "Red Indian"—et de l'Essence Marathon "Hi-Test." 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