La presse, 24 mars 2009, Cahier A
[" llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Sirop d\u2019érable > Le goût du luxe La production de sirop d\u2019érable décline au Québec.Et le prix monte.De quoi inquiéter une industrie qui a peur de perdre des marchés.De quoi inciter aussi des petits propriétaires qui ne vendaient qu\u2019aux amis à commercialiser leur sirop.Portrait de la situation, STÉPHANIE BÉRUBÉ PAGE A14.LA CABANE À SUCRE, SELON MARTIN PICARDMARIE-CLAUDELORTIE PAGE A15 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MARC CASSIVI ÀTABLE AVEC.MARIE-NICOLE LEMIEUX « Il y a des préjugés insidieux liés à l\u2019opéra.» ARTS ET SPECTACLES PAGE 3 125e année No 152 48 pages, 4 cahiers 75¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 89¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE Est-ce pour convaincre Guy Laliberté d\u2019acheter l\u2019équipe que le Canadien joue comme des clowns ?Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 LE CANADIEN DANS LA TOURMENTE > NOS CHRONIQUEURS FONT LE POINT Un changement profond à prévoir RÉJEAN TREMBLAY SPORTS PAGE 3 >NOTRE ÉDITORIAL FORUM PAGE A20 « Gillett est loin d\u2019être le seul à s\u2019être fait surprendre par la crise du crédit.Mais ce n\u2019est pas la première fois.» SOPHIE COUSINEAU LA PRESSE AFFAIRES PAGE 5 «Quel horrible gâchis.Et ça ne fait probablement que commencer.» JEAN-FRANÇOIS BÉGIN SPORTS PAGE 2 OSM Nagano : «Un grand pas vers le futur», malgré la réduction des budgets NOTRE ENTREVUE ET LA PROGRAMMATION DE LA PROCHAINE SAISON ARTS ET SPECTACLES PAGES 1 ET 5 PIERRE FOGLIA Cinéma PAGE A5 Marie-Nicole Lemieux Kent Nagano DOSSIER > ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES DES PROFS ÀLARECHERCHE DE LA POMMEPOURRIE Depuis 2006, les écoles du Québec scrutent le passé de leur personnel pour débusquer les pédophiles.Des dizaines de milliers d\u2019enquêtes plus tard, un constat : il y a des pommes pourries dans le réseau.Mais elles sont rares.Des erreurs de parcours d\u2019autre nature reviennent toutefois hanter des enseignants.Au grand dam des syndicats.MARIE ALLARD PAGES A2 ET A3 CASINO: LA CARTE DE LA RÉNO Loto-Québec investit 305 millions dans le parc Jean-Drapeau et espère ainsi répondre à la concurrence de l\u2019Ontario et du New Jersey.Tout en créant jusqu\u2019à 3400 emplois sur quatre ans.L\u2019AMBITIEUX PROJET EN CHIFFRES EN PAGE A7 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE PHOTOMONTAGE, LA PRESSE EXCLUSIF GOUVERNEMENT DU QUÉBEC UN AUTRE PROJETD\u2019INFORMATISATION DÉFONCE BUDGET ET ÉCHÉANCIER DENIS LESSARD PAGE A6 SUNCOR AVALE PETRO-CANADA La transaction s\u2019élève à 18 milliards Les géants en chiffres et notre analyse LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 ET 8 CRISE : enfin de bonnes nouvelles LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 À 3 Montréal mardi 24 mars 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique www.boisfranc.com Henri-Bourassa Thimens Côte-Vertu Cavendish Marcel-Laurin Transcanadienne 13 15 40 POIRIER ALEXIS-NIHON milieudevie \u2022photos modèles d\u2019habitations maisons témoins à partir de 281 900$ taxes incluses maisons en rangée maisons jumelées condominiums ServiceS immobilierS 514.333.3066 Promoteur du plan directeur Centre info Bois-franC 2505, rue des nations # 100 J\u2019ai trouvé! Arrondissement de Saint-Laurent 1689733A CHASSE AUX SORCIÈRES OU VÉRIFICATIONS LÉGITIMES?MARIE ALLARD Les écoles tiennent la police de Montréal occupée.Plus de 16 500 vérifications d\u2019antécédents judiciaires ont été faites par le SPVM à la demande des commissions scolaires et collèges privés de son territoire depuis juin 2006.Au secteur public, 815 des 10 965 enquêtes \u2013 soit 7,4% \u2013 ont révélé un antécédent judiciaire.Au privé, 328 des 5554 enquêtes \u2013 soit 5,9% \u2013 en ont révélé.«Ça comprend toutes les infractions pénales et criminelles et toutes les causes pendantes, a expliqué Sylvie Bujold, chef de section au SPVM.C\u2019est la commission scolaire ou l\u2019école privée qui fait l\u2019analyse du lien avec l\u2019emploi.» La Presse a contacté sept commissions scolaires de la région de Montréal pour faire le point sur la vérification des antécédents judiciaires.À la Commission scolaire de Montréal, «il y a environ 350 employés qui possèdent des antécédents judiciaires» sur 17 000, a indiqué Alain Perron, porte-parole de la CSDM.Seuls les antécédents de cinq d\u2019entre eux ont été jugés en lien avec leur fonction.«Il y a eu deux cas où on en a informé la ministre de l\u2019Éducation et trois autres dossiers sont étudiés à l\u2019interne», a-t-il précisé.Deux bénévoles écartés à Marguerite-Bourgeoys À la commission scola i re Marguerite-Bourgeoys, (ouest de l\u2019île de Montréal) la vérification des antécédents des 7000 employés n\u2019est pas terminée.L\u2019examen du passé des 301 bénévoles est toutefois terminé, ce qui a révélé 11 cas d\u2019antécédents judiciaires, dont deux jugés incompatibles avec leur rôle de bénévole.«Ces personnes n\u2019ont pas été engagées comme bénévoles», a précisé Brigitte Léonard, porteparole de la CSMB.La commission scolaire des Patriotes, de Saint-Bruno-de- Montarville, a procédé à 5876 vérifications.En excluant les infractions au Code de la sécurité routière, seuls neuf cas d\u2019antécédents judiciaires ont été trouvés.Ils ont tous été jugés sans lien avec la fonction des personnes concernées.L a commi s s ion scol a i r e Marie-Victorin, de Longueuil, a achevé à 95% ses vérifications, mais a refusé de donner le nombre de cas litigieux.«On a un malaise avec cette quest ion », a di t Catherine Giroux, porte-parole de la CSMV.« Nous n\u2019avons pas de statistiques à cet effet », a indiqué Christiane St- Onge, secrétaire générale de la commission scolaire de la Pointe-de-l\u2019Île, qui couvre l\u2019est de Montréal.Enfin, les commissions scolaires de Laval et de la Seigneurie-des-Mille-Îles (Saint-Eustache) ont dit avoir besoin de davantage de temps pour répondre à notre requête, envoyée le 12 mars.Plus de 16 500 vérifications faites par la police de Montréal LE PERSONNEL SCOLAIRE SCRUTÉ À LA LOUPE VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 6 Astrologie du jour AFFAIRES 13 Bourses AFFAIRES 10 et 11 Décès AFFAIRES 14 Forum A 21 et 22 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 12 et SPORTS 5 Monde A 18 et 19 Petites annonces AFFAIRES 4 et 12 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Ensoleillé.Vents légers, maximum 3, minimum -7.AFFAIRES 14 MARIE ALLARD Pour assurer la sécurité des enfants, le milieu scolaire québécois est en train d\u2019examiner le passé de tout son personnel.Les antécédents judiciaires des enseignants, secrétaires, concierges, employés de cafétéria, chauffeurs de bus, même des bénévoles sont répertoriés par la police.Coût des vérifications : près de 6 millions payés par le ministère de l\u2019Éducation depuis septembre 2006, a appris La Presse.Une vingtaine de cas douteux d\u2019enseignants \u2013 ayant notamment commis des infractions à caractère sexuel \u2013 ont été rapportés à la ministre Michelle Courchesne.Mais bien d\u2019autres faux pas (conduite avec facultés affaiblies, possession de drogue, fausse déclaration à l\u2019impôt, pouvant dater de nombreuses années) sont signalés aux employeurs, au grand dam des syndicats, qui doutent de la pertinence de ces enquêtes.«On est dans une espèce de psychose de la sécurité, dans la triste ère post-2001, a dénoncé Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l\u2019enseignement.L\u2019intention derrière tout ça, c\u2019est d\u2019exclure les pédophiles, et ce n\u2019est pas remis en question.Mais on a étendu les vérifications à un niveau tel que c\u2019en est presque ridicule.» Multiples vérifications en cours Depuis l\u2019entrée en vigueur de nouvelles mesures en septembre 2006, les vérifications se sont multipliées.À l\u2019embauche, le passé de toute personne «régulièrement en contact» avec des élèves mineurs doit obligatoirement être regardé à la loupe par les commissions scolaires et écoles privées.Avant d\u2019accorder une autorisation d\u2019enseigner, le ministère de l\u2019Éducation fait aussi faire une vérification par la Sûreté du Québec, si bien que le passé d\u2019un nouveau prof est examiné deux fois.Ce n\u2019est pas tout: le personnel (nouveau et ancien) des écoles doit aussi signaler, dans les 10 jours, toute nouvelle infraction criminelle ou pénale, tant à son employeur qu\u2019au Ministère.Quant aux employés déjà en poste, qui n\u2019ont pas commis de nouvelle infraction, les employeurs ne sont pas obligés de vérifier leur passé.Mais la plupart le font systématiquement, a constaté La Presse.«C\u2019est évident qu\u2019il y a une très grande détermination dans le réseau scolaire de vérifier les antécédents judiciaires, a confirmé Denis Pouliot, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires.Mais ce n\u2019est pas une chasse aux sorcières, les commissions scolaires le font correctement.» Des collèges privés vérifient aussi les antécédents de tous leurs employés, a indiqué Auguste Servant, porte-parole de la Fédération des établissements d\u2019enseignement privés.Contrat pas renouvelé pour avoir fraudé l\u2019impôt Christine Fournier, présidente du Comité central des parents de la commission scolaire de Montréal, se réjouit du zèle des employeurs.«C\u2019est sécurisant pour un parent de savoir que la personne qui est avec son enfant n\u2019a pas de dossier criminel ou que celui-ci n\u2019est pas en lien avec sa tâche», a-t-elle commenté.Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement, est «en accord avec le principe de protection des enfants».Mais elle juge que des exceptions auraient dû être prévues.«Tu peux te retrouver à devoir déclarer des tickets de stationnement ou une infraction au Code de la sécurité routière, a-t-elle illustré.Parfois, ce sont des choses que tu as oubliées et qui n\u2019ont pas de lien avec l\u2019emploi.» Or, avoir omis de déclarer un antécédent peut justifier un congédiement.«On a quelqu\u2019un qui n\u2019a pas eu son contrat renouvelé pour une fausse déclaration à l\u2019impôt, a-telle poursuivi.C\u2019est pousser un peu loin.» La FSE, qui regroupe 35 syndicats d\u2019enseignants, a recensé plusieurs cas problématiques depuis septembre 2006.Ce sont d\u2019abord les commissions scolaires et écoles privées qui doivent juger si l\u2019infraction est en lien avec la fonction occupée, avant de faire parvenir le cas à la ministre.Denis Pouliot fait valoir que la personne ayant fraudé l\u2019impôt avait peut-être à manipuler de l\u2019argent dans son travail et que le lien de confiance avec son employeur était peutêtre rompu.Le processus «ouvre la porte à l\u2019arbitraire, a regretté Pierre St-Germain.Une direction qui a pris quelqu\u2019un en grippe pourrait invoquer un incident anodin du passé, qui n\u2019a peut-être pas été déclaré», pour sévir.La FAE, qui compte neuf syndicats d\u2019enseignants, n\u2019a toutefois reçu aucune plainte jusqu\u2019à maintenant.Tolérance zéro pour la drogue Antoine Cloutier, futur professeur de maths de 19 ans, sait qu\u2019il devra montrer patte blanche pour enseigner.« Je crois que c\u2019est légitime puisque c\u2019est pour assurer la sécurité de nos enfants et de nos adolescents », a-t-il dit.Mais est-ce qu\u2019un prof qui aurait été condamné une fois pour possession de cannabis, par exemple, devrait être écarté de la profession?«Ça dépend, a-t-il nuancé.S\u2019il s\u2019est fait prendre quand il était au secondaire, alors qu\u2019il y a une pression sociale pour essayer, c\u2019est moins grave que s\u2019il s\u2019est fait prendre alors qu\u2019il était à l\u2019université.Il faut que ce soit du cas par cas.» Or, «certaines commissions scolaires se donnent des politiques de tolérance zéro en matière de drogue », a souligné Denis Pouliot.«Compte tenu que les enseignants constituent un exemple pour les élèves, un haut niveau de probité est exigé d\u2019eux», a-t-il ajouté.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Christine Fournier, présidente du Comité central des parents de la CSDM, se réjouit de la vérification des antécédents judiciaires en cours dans le milieu de l\u2019éducation.«On a quelqu\u2019un qui n\u2019a pas eu son contrat renouvelé pour une fausse déclaration à l\u2019impôt.C\u2019est pousser un peu loin.» \u2014Manon Bernard, présidente de la FSE À la Commission scolaire de Montréal, « il y a environ 350 employés qui possèdent des antécédents judiciaires » sur 17 000.Les écoles du Québec sont en train d\u2019examiner les antécédents judiciaires de tout leur personnel, dans le but de débusquer les pédophiles.Après des dizaines de milliers d\u2019enquêtes, 18 cas douteux de profs et futurs profs ont été signalés à la ministre de l\u2019Éducation.Mais bien d\u2019autres infractions moins graves sont rapportées aux employeurs.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 4 M A R S 2 0 0 9 VÉRIFICATION DES ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES 1.VÉRIFICATION DES ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES DES PROFS ET FUTURS PROFS FAITES PAR LE MINISTÈRE DE L\u2019ÉDUCATION Nombre total des vérifications : 14 796 personnes Nombre de cas avec antécédents judiciaires : 1214 personnes - dont 1003 personnes ayant commis une infraction pénale (majoritairement des infractions au Code de la sécurité routière) - dont 193 personnes ayant commis une infraction criminelle (surtout conduite avec facultés affaiblies) jugée sans lien avec la fonction - dont 18 personnes ayant commis une infraction criminelle jugée en lien avec leur fonction par le comité d\u2019experts ou la ministre Parmi les 18 cas ayant des antécédents judiciaires jugés en lien avec leur fonction, on compte 6 profs et 12 futurs profs - 7 dossiers ont mené à une révocation - 2 dossiers ont mené à une restriction ou à une suspension - 4 dossiers sont étudiés par un comité d\u2019enquête - 5 dossiers ont mené au «report de l\u2019étude» Note : vérifications faites par la Sûreté du Québec (SQ) à la demande de la ministre de l\u2019Éducation, de septembre 2006 à décembre 2008.D\u2019autres vérifications sont faites par les commissions scolaires et collèges privés.Source : ministère de l\u2019Éducation 2.LE COÛT DES VÉRIFICATIONS 1.846248$: ce que le ministère de l\u2019Éducation a payé à la SQ depuis septembre 2006 2.4767 612$: ce que le Ministère a remboursé aux commissions scolaires pour les frais entraînés par les vérifications depuis septembre 2006 3.56 792$: ce que le Ministère devra bientôt payer à la SQ pour 916 vérifications pas encore facturées Total : 5670 652$ Coût pour chaque vérification faite par la SQ en 2008: 62$ par personne Source : ministère de l\u2019Éducation 3.ENQUÊTES FAITES PAR LE SERVICE DE POLICE DE MONTRÉAL (SPVM) De juin 2006 à décembre 2008 Pour les commissions scolaires : 10 965 enquêtes dont 815 positives Pour les écoles privées : 5554 enquêtes dont 328 positives Note : une enquête est «positive» quand la personne a un antécédent judiciaire, peu importe lequel Source: SPVM 4.INFRACTIONS «SUSCEPTIBLES DE RETENIR L\u2019ATTENTION» DE LA MINISTRE DE L\u2019ÉDUCATION Les infractions avec violence, à caractère sexuel, liées au vol ou à la fraude, relatives à la conduite de véhicules, liées aux drogues, faisant craindre une atteinte à l\u2019intégrité et à la sécurité des élèves mineurs sont «susceptibles de retenir l\u2019attention » de la ministre de l\u2019Éducation.Source : La vérification des antécédents judiciaires, Document d\u2019information à l\u2019intention des demandeurs et des titulaires d\u2019une autorisation d\u2019enseigner, ministère de l\u2019Éducation, 2008.MARIE ALLARD Une vingtaine de cas d\u2019enseignants et de futurs enseignants ayant des antécédents judiciaires douteux, provenant de tout le Québec, ont été signalés à la ministre de l\u2019Éducation depuis septembre 2006.Les écoles publiques et privées ont in formé Michel le Courchesne de six cas de professeurs (titulaires d\u2019une autorisation d\u2019enseigner) ayant , à leur avis, des antécédents en lien avec leurs fonctions, a appris La Presse grâce à une demande d\u2019accès à l\u2019information.Un comité d\u2019experts formé par la ministre a conclu que les infractions étaient bel et bien en lien avec leur fonction dans trois cas.«Pour les trois cas, il s\u2019agit d\u2019infractions à caractère sexuel », a indiqué Stéphanie Tremblay, agente d\u2019information au ministère de l\u2019Éducation.Parmi ces trois enseignants ayant commis une infraction à caractère sexuel, un a vu son autorisation d\u2019enseigner révoquée.Le cas du second est évalué par un comité d\u2019enquête.Le dernier cas « est à l\u2019étude par la ministre », qui étudie la pertinence de le référer au comité d\u2019enquête, a indiqué Paul Rémillard, directeur du bureau d\u2019accès à l\u2019information du ministère de l\u2019Éducation (MELS).Ce n\u2019est pas tout: la ministre de l\u2019Éducation a aussi fait faire près de 15 000 vérifications d\u2019antécédents judiciaires par la Sûreté du Québec, essentiellement de futurs profs demandant une autorisation d\u2019enseigner.Du lot, 1214 vérifications ont révélé des antécédents judiciaires.La plupart (1003 cas) étaient des infractions pénales (majoritairement des infractions au Code de la sécurité routière).Moins de 200 infractions étaient criminelles (surtout des cas de conduite avec facultés affaiblies) et jugées sans lien avec leur fonction.Il reste 12 cas problématiques de futurs profs ayant commis des infractions criminelles liées à leur métier.Il a été impossible de connaître précisément le sort de ces 12 futurs profs au passé judiciaire douteux.Le MELS a transmis les informations concernant l\u2019ensemble des 18 cas problématiques (6 profs et 12 futurs profs).Au total, sept dossiers ont mené à une révocation, deux à une restriction ou à une suspension, quatre sont étudiés par un comité d\u2019enquête et cinq ont mené au «report de l\u2019étude».Parmi les 18 cas litigieux, toutes les personnes en emploi ont été suspendues « jusqu\u2019à ce qu\u2019une décision soit rendue », a assuré Mme Tremblay.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : marie.allard@lapresse.ca Une vingtaine de cas de profs ou de futurs profs douteux LE PERSONNEL SCOLAIRE SCRUTÉ À LA LOUPE PHOTO STEVE DESCHÊNES, LE SOLEIL Les vérifications vont trop loin, selon Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement.«Des exceptions auraient dû être prévues », par exemple pour ne pas avoir à déclarer des infractions au Code de la sécurité routière, a-t-elle fait valoir.DES ACCUSÉS SANS CASIER JUDICIAIRE Richard Doucet, ex-enseignant de l\u2019école privée Selwyn House deWestmount, fait face à plus de 230 accusations de pornographie juvénile aux États-Unis.Lors de son embauche en 1999, le directeur de Selwyn House avait fait une vérification des antécédents judiciaires de M.Doucet.Cela n\u2019avait rien révélé de douteux.Il y a un an, Henri Fournier, enseignant dans une école primaire de Châteauguay, a été accusé d\u2019agressions sexuelles sur 19 fillettes.Il n\u2019avait aucun antécédent judiciaire, si bien que la vérification en cours n\u2019aurait pas pu l\u2019épingler.Même scénario dans le cas de Régent Harding, prof d\u2019éducation physique de Charny reconnu coupable de tentative de voyeurisme en 2008.Il avait été surpris à regarder dans le vestiaire des filles de son école, debout sur une table.Lui non plus n\u2019avait pas d\u2019antécédents judiciaires.Kenneth Healy, enseignant de Saint-Étienne reconnu coupable de voies de fait contre un élève de 8 ans en 2007, n\u2019avait pas non plus d\u2019antécédents.Sources : La Presse, La Presse Canadienne, Le Soleil Le passé de pratiquement tout le personnel scolaire du Québec \u2013 sans compter les bénévoles \u2013 est en train d\u2019être étudié.Ce qui fait beaucoup d\u2019enquêtes : on compte 115 000 employés équivalent temps plein dans les commissions scolaires.À cela, il faut ajouter le personnel des collèges privés et les bénévoles.Les antécédents judiciaires de tous ceux qui sont régulièrement en contact avec des mineurs sont examinés.DES DIZAINES DE MILLIERS D\u2019ENQUÊTES Les écoles ont informé Michelle Courchesne de six cas de professeurs ayant, à leur avis, des antécédents en lien avec leurs fonctions.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 4 M A R S 2 0 0 9 A 3 ACTUALITÉS STÉPHANIE BÉRUBÉ Tous les midis, un élève sur six, à la Commission scolaire de Montréal, bénéficie de la Mesure alimentaire.Pour 0,50$, il obtient un repas complet.Autrement, ces élèves mangeraient très mal, peu ou pas du tout.En tout, ce sont 11 000 élèves de cette seule commission scolaire qui vivent l\u2019insécurité alimentaire.Et c\u2019est deux fois plus qu\u2019au moment où le programme d\u2019aide a débuté, il y a 18 ans.« Nous avons uniquement mis sur pied un programme de dépannage et aujourd\u2019hui, ça nous rattrape», explique Claire Pelletier, responsable des services alimentaires à la CSDM.Car à l\u2019origine, en plus des repas subventionnés, il y avait un volet d\u2019éducation à l\u2019alimentation de prévu.Pour les jeunes et leurs parents.Pour toutes sortes de raisons, dont une demande grandissante d\u2019aide alimentaire, le volet éducatif est resté sur les tablettes.Hier, la CSDM a voulu revenir en arrière avec son premier colloque sur l\u2019insécurité alimentaire, Apprendre sans faim, auquel étaient conviés les professionnels de l\u2019éducation, les milieux communautaires et les parents.Le premier constat: il faudra absolument tout ce beau monde pour s\u2019assurer que les enfants, en général, mangent mieux.«L\u2019école vit avec les conséquences de l\u2019insécurité alimentaire », explique Anne-Marie Hamelin, professeur au département des sciences de l\u2019alimentation et de nutrition de l\u2019Université Laval, qui rappelle les liens entre la faim chez l\u2019élève et les difficultés d\u2019apprentissage.«L\u2019école fait partie de la solution, dit-elle, mais elle n\u2019est pas l\u2019unique solution.Un élève vit surtout à l\u2019extérieur de l\u2019école.» Vrai, dit Diane De Courcy, présidente de la CSDM: «D\u2019abord et avant tout, l\u2019alimentation est une affaire de famille.Mais nous avons la responsabilité de nous assurer qu\u2019ils mangent et qu\u2019ils mangent bien.» À partir des ateliers de la journée d\u2019hier, la CSDM compte lancer une série d\u2019actions, dès la prochaine année scolaire, afin de se réapproprier l\u2019alimentation.Des légumes sur les toits?Les écoles primaires sont très souvent mal équipées en services alimentaires parce que plusieurs d\u2019entre elles ont été construites à l\u2019époque où les petits allaient manger à la maison, le midi.Les enfants mangent donc maintenant dans des gymnases ou des classes, souvent avec leurs manteaux sur le dos parce que les jeunes du deuxième cycle mangent immédiatement après.Pas très efficace pour bâtir une estime et une appréciation de la nourriture.«Est-ce qu\u2019on devrait équiper toutes nos écoles de cuisines et de cafétérias?demande Diane De Courcy.Peut-être.Mais si on le faisait, il faudrait aussi les ouvrir la fin de semaine pour qu\u2019elles puissent servir à des cuisines collectives.» De même, la présidente de la CSDM croit que l\u2019on pourrait verdir les toits de certaines écoles et y installer des potagers pour que les élèves comprennent bien d\u2019où vient ce qu\u2019ils mangent.Utopique, tout cela ?«Nous allons présenter des projets concrets dès septembre prochain », promet Diane De Courcy.À la rentrée 2010, des élèves de Montréal mangeront-ils des carottes qu\u2019ils auront fait pousser sur le toit de leur école ?La CSDMs\u2019attaque à l\u2019insécurité alimentaire lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 4 M A R S 2 0 0 9 Offert dans les magasins Bell suivants : ANJOU Les Galeries d\u2019Anjou BELOEIL Mail Montenach BLAINVILLE Les Galeries de Blainville BOISBRIAND Faubourg Boisbriand BOUCHERVILLE 1052, rue Lionel-Daunais BROSSARD Mail Champlain Quartier DIX30 CHAMBLY 909, boul.De Périgny CHÂTEAUGUAY Centre Régional Châteauguay COATICOOK Place J.R.Lefebvre COWANSVILLE Domaine du Parc DELSON 5, route 132 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3352, boul.des Sources 3699, boul.St-Jean DORION-VAUDREUIL 84, boul.Harwood DORVAL Les Jardins Dorval DRUMMONDVILLE 2265, boul.St-Joseph Promenades Drummondville GATINEAU 1065, boul.de la Carrière Promenades de l\u2019Outaouais GRANBY Galeries de Granby HULL Galeries de Hull JOLIETTE 127, boul.St-Charles-Borromée Nord Les Galeries Joliette LACHINE 2409, 46e Avenue LAFONTAINE 2121, boul.Labelle LASALLE 7567, boul.Newman Carrefour Angrignon LAVAL 1655, boul.St-Martin Ouest 5330, boul.des Laurentides Carrefour Laval Carrefour Laval \u2013 kiosque Centre commercial Duvernay \u2013 kiosque Centre Laval Mégacentre Ste-Dorothée Mégacentre Vimont Laval LONGUEUIL 666, Place Trans-Canada 2771, boul.Jacques-Cartier Est Place Longueuil MAGOG Galeries Orford MONTRÉAL 892, rue Ste-Catherine Ouest 4098, rue Ste-Catherine Ouest 4399, rue St-Denis 6855, rue St-Jacques Ouest 8900, rue Lajeunesse 9280, boul.de l\u2019Acadie Boul.Décarie (angle Jean-Talon) Carrefour Industrielle Alliance Centre Eaton \u2013 kiosque Centre Rockland Faubourg Ste-Catherine Place Alexis-Nihon Place Dupuis Place Versailles Plaza Côte-des-Neiges Promenades Cathédrale \u2013 kiosque Tour Jean-Talon (rez-de-chaussée) MONTRÉAL-NORD Place Bourassa MONT-TREMBLANT 517, rue de St-Jovite PINCOURT Faubourg de l\u2019Île \u2013 kiosque POINTE-AUX-TREMBLES 12530, rue Sherbrooke Est POINTE-CLAIRE Centre Fairview REPENTIGNY 309, rue Notre-Dame Les Galeries Rive-Nord ROSEMÈRE 232, boul.Curé-Labelle Place Rosemère SALABERRY-DE-VALLEYFIELD Centre commercial Valleyfield SHAWINIGAN Plaza de la Mauricie SHERBROOKE 2700, rue King Ouest 4505, boul.Industriel Carrefour de l\u2019Estrie Place Belvédère SOREL Les Promenades de Sorel ST-BRUNO-DE-MONTARVILLE Les Promenades St-Bruno STE-AGATHE-DES-MONTS 80A, boul.Morin ST-EUSTACHE 66, rue Dubois Place St-Eustache ST-HUBERT 3879, boul.Taschereau 5190, boul.Cousineau ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe ST-JEAN-SUR-LE-RICHELIEU 391, boul.du Séminaire Nord Carrefour Richelieu ST-JÉRÔME Le Carrefour du Nord ST-LAURENT 4232, rue Seré La Place Vertu ST-LÉONARD 4524, rue Jean-Talon Est 6050, boul.Métropolitain Est ST-SAUVEUR-DES-MONTS 153, rue Principale TERREBONNE 1729, chemin Gascon Galeries Terrebonne TROIS-RIVIÈRES 5691, boul.Jean-XXIII Centre Les Rivières VICTORIAVILLE 567, boul.des Bois-Francs Sud La Grande Place des Bois-Francs Interurbains illimités entre abonnés (et tous les autres) Contrairement à certaines offres du câble1, les interurbains avec Bell sont illimités, que vous fassiez des appels entre abonnés ou non2.Optez pour notre service résidentiel et appelez qui vous voulez, quand vous voulez partout au Québec, peu importe leur compagnie de téléphone.Sans restriction et sans contrat à long terme.1 866 933-6233 \u2022 bell.ca/interurbains \u2022 Visitez un magasin Bell Le plan interurbain illimité le moins cher sur le marché.595$/MOIS NOUVEAU avec un Forfait de Bell3 L\u2019offre prend fin le 15 mai 2009.Offert aux clients résidentiels du Québec là où la technologie le permet.Disponible là où non réglementé par le CRTC.Préavis de 30 jours requis afin d\u2019annuler le service.Modifiable sans préavis.Taxes en sus.D\u2019autres conditions s\u2019appliquent.(1) Comparé à la ligne résidentielle de base de Vidéotron.(2) S\u2019applique aux appels automatiques directs sortants provenant et se terminant à l\u2019intérieur de votre province, à l\u2019exclusion des appels sans frais.Sujet aux limites d\u2019utilisation des modalités de service; détails sur bell.ca/MSNR.(3) Offerts aux clients qui s\u2019abonnent au Forfait avec l\u2019ensemble Téléphonie résidentielle de départ, le plan interurbain provincial illimité, et un autre service sélectionné; voir bell.ca/forfaitdebell.1725282A .1725299 ACTUALITÉS Je n\u2019ai pas connu les Colocs.Je ne serais pas capable de reconnaître une seule toune des Colocs.Dédé Fortin, c\u2019est juste un nom et une mort inconcevable, hein ! y\u2019a pas fait ça ! Leur musique?Je soupçonne des Cowboys Fringants des années 90 en un peu moins trads.Je sais pourquoi je suis passé complètement à côté des Colocs: parce qu\u2019à la même époque, j\u2019étais sous la coupe de Desjardins et de Tu m\u2019aimes-tu que j\u2019ai dû écouter trois milliards de fois, et pour m\u2019en reposer de temps en temps il y avait le Leloup de Barcelone, alors Dédé qui déjà?Tout ça pour dire que je ne verrai pas Dédé à travers les brumes comme vous.Encore moins comme ses proches.J\u2019ai entendu en entrevue les musiciens des Colocs, les amis de Dédé Fortin, sa blonde dire combien le film les avait déçus et même irrités.Je me suis d\u2019abord dit : sont bien nonos.Comprennent pas que ce n\u2019est pas un documentaire.Puis j\u2019y ai repensé : ce n\u2019est pas si simple.Dédé à travers les brumes pourrait très bien être un chefd\u2019oeuvre, gagner à Cannes et à Berlin, enchanter les Danois, les Yougoslaves et les Papous, et être en même temps, pour toujours, un film de merde pour la blonde de Dédé Fortin, ou le guitariste de Colocs que chaque image du film renvoie à une réalité qu\u2019ils ne reconnaissent pas dans le film: c\u2019est pas lui, c\u2019est pas moi, c\u2019est pas ça.C\u2019est dur d\u2019entrer dans une fiction nourrie de ta réalité, c\u2019est dur de s\u2019élever au-dessus de soimême et dire : ah je comprends, c\u2019est de l\u2019art.C\u2019est dur de devenir la fiction de soi-même.Cela m\u2019est arrivé une fois.J\u2019avais raconté une histoire dont s\u2019est inspirée une écrivaine pour raconter autre chose tout en me gardant comme personnage central.Cette autre chose aurait pu \u2013 ce n\u2019est pas le cas \u2013 mais aurait pu devenir un chef-d\u2019oeuvre de la littérature.Je n\u2019en aurais eu rien à cirer ; pour moi cela serait resté ce que cela n\u2019a jamais cessé d\u2019être : la trahison d\u2019une amie.En plus d\u2019être une connerie : la vraie histoire, la mienne, était bien meilleure que la sienne.Cela m\u2019est arrivé une autre fois, dans l\u2019autre camp.J\u2019étais allé voir le filmThe Rose qui raconte la vie de Janis Joplin, très approximativement semble-t-il, ce qui ne m\u2019avait pas fait un pli.Rien à foutre de la vraie histoire de Janis Joplin, j\u2019étais tombé sous le charme de Bette Midler qui l\u2019incarnait; j\u2019avais souligné dans ma chronique qu\u2019elle n\u2019avait pas essayé de coller à la légende de Joplin, qu\u2019elle avait magnifiquement osé la fiction.Quelqu\u2019un lui avait fait parvenir ma critique, elle m\u2019en avait remercié d\u2019un petit mot gentil.Bref, chaque fois que la fiction fictionne trop près de la réalité (Tom Wolfe, Norman Mailer, Truman Capote, et aussi au cinéma: La liste de Schindler), chaque fois que la fiction coïncide, décalque \u2013 disons le mot : copie \u2013 elle fait des victimes dans la réalité.Des cousins d\u2019écrivains furieux à jamais.Des amis qui ne pardonneront jamais.Des sacrifiés pour la gloire de l\u2019art, mais des fois aussi, juste sacrifiés pour la culture extensive du navet.Quand c\u2019est pour la gloire de l\u2019art, il faut voir la chose comme les morts du rail, les morts des grands chantiers, vite oubliés.Et puis passent les trains mon vieux, pour l\u2019éternité.L\u2019ACTEUR \u2014 J\u2019ai entendu parler de Sean Penn bien avant de le voir dans un film.C\u2019était dans un livre de Bukowski qui parlait de son jeune ami d\u2019Hollywood «pas trop pute» qui venait parfois le visiter dans son taudis avec sa connasse de fiancée (à l\u2019époque Madonna) qui s\u2019emmerdait à mourir tandis qu\u2019ils parlaient poésie.Je viens de voir Sean Penn dans Harvey Milk le rôle qui lui a valu l\u2019Oscar du meilleur acteur le mois dernier.Un très beau film sur l\u2019espoir réalisé par Gus Van Sant qui n\u2019est pas le plus nono des réalisateurs d\u2019Hollywood \u2013 Elephant, To Die for, etc.Un très beau film servi par un grand acteur dans le rôle d\u2019un militant gai qui empêchera la Californie de basculer dans le camp des bigots avant d\u2019être assassiné en même temps que le maire de San Francisco.Sean Penn est évidemment très crédible en militant, ce qu\u2019il est dans la vraie vie, mais il est aussi incroyablement convaincant dans sa «gaititude», sans jamais charger ni céder au moindre cliché.Il pourrait, dans le même habit et la même posture, tout aussi bien être straight s\u2019il n\u2019embrassait pas de temps de temps son chum sur la bouche avec une réelle conviction.C\u2019est un film sur un militant gai.Mais c\u2019est aussi un film sur le métier d\u2019acteur et son utilité.LA BEAUTÉ DU CRISTAL FÊLÉ \u2014 Des quatre films en lice pour le meilleur film québécois de l\u2019année aux Jutra en fin de semaine j\u2019ai vu Maman est chez le coiffeur de Léa Pool que j\u2019ai beaucoup aimé.Une histoire bien racontée.Des enfants qui jouent juste, ce qui est rare.Je n\u2019ai pas vu le film de Falardeau \u2013 C\u2019est pas moi, je le jure ! \u2013 qui traite du même sujet, ni Ce qu\u2019il faut pour vivre, largement favori me dit-on pour l\u2019emporter, ni le quatrième : Borderline.Mais j\u2019ai vu celui qui n\u2019est pas en lice, et dont tout le monde dit que c\u2019est un scandale qu\u2019il n\u2019y soit pas : Tout est parfait.En ôtant le DVD de mon ordi, j\u2019ai dit à ma fiancée : c\u2019est sûrement un des meilleurs films de l\u2019histoire du cinéma québécois.C\u2019était il y a moins de deux mois, croyezle ou non, je ne m\u2019en souviens plus.Aucune image ne me vient, sauf celle-ci: un pont, des eaux bouillonnantes, un pacte de suicide, un survivant, mais encore?Qu\u2019ai-je donc tant aimé ?Je me souviens par coeur de vieux films comme The Deer Hunter que je n\u2019ai vu qu\u2019une fois et c\u2019est normal, je crois.On nous habitue tout petit à retenir les histoires.Tandis que la beauté nous glisse dessus comme l\u2019eau sur le dos d\u2019un canard.On ne saura pas quoi faire de la beauté toute notre vie sauf la regarder et l\u2019oublier aussitôt.Surtout la beauté du cristal fêlé ou celle des fonds de nuit.Cinéma PIERRE FOGLIA CHRONIQUE CATHERINE HANDFIELD Fière des résultats du projet pilote, la Sûreté du Québec (SQ) établit de façon permanente son système lui permettant de détecter les automobilistes qui conduisent de façon illégale sur les routes du Québec.La SQ fera l\u2019acquisition, d\u2019ici cinq ans, de 100 nouveaux appareils de repérage qui captent automatiquement les numéros de plaque d\u2019immatriculation sur les véhicules, a annoncé hier le directeur général de la SQ, Richard Deschesnes.«Les résultats qui découlent du projet pilote nous démontrent que cet appareil est extrêmement efficace et qu\u2019il concourtàhausser la sécurité routière», a déclaré M.Deschesnes lors d\u2019un point de presse au quartier général de la SQ, à Montréal.Du 1er août au 1er novembre, huit voitures de la SQ ont parcouru les routes du Québec équipées de deux caméras infrarouges.Le système, qui peut facilement enquêter sur 3000 plaques par jour, a été utilisé dans le cadre d\u2019opérations ciblées, à l\u2019instar des radars.Un signal sonore retentit quand la caméra capte la plaque d\u2019un conducteur au permis révoqué ou suspendu pour diverses raisons, dont une infraction au Code criminel, l\u2019accumulation de points d\u2019inaptitude, une amende impayée ou l\u2019immatriculation impayée.La base de données est fournie chaque jour par la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ).Dans le cadre du projet pilote, les huit véhicules ont lu plus de 1 140 000 plaques en trois mois, selon le bilan divulgué hier.Les agents ont saisi 862 véhicules, délivré 6533 constats d\u2019infraction, et repéré 69 automobilistes qui ne pouvaient conduire en raison d\u2019infraction au Code criminel, dont la conduite avec facultés affaiblies.La SAAQ investira 2,5 millions en cinq ans pour l\u2019acquisition graduelle des appareils, qui seront déployés dans tout le Québec.Des caméras qui captent les plaques d\u2019immatriculation Le système devient permanent ISABELLE HACHEY Le temps où les parents montréalais devaient faire 36 appels pour inscrire leurs enfants sur des listes d\u2019attente sera bientôt révolu.La Coopérative Enfance Famille a lancé hier un guichet unique d\u2019accès aux places en services de garde de la métropole.Pour l\u2019instant, seulement 85 services de garde sont membres de la Coopérative.Or, il en existe plus de 600 à Montréal.Le ministre de la Famille, Tony Tomassi, a laissé entendre que si les garderies refusaient d\u2019adhérer au programme sur une base volontaire, le gouvernement pourrait éventuellement les y obliger.«Il faudra regarder ça très sérieusement, a dit le ministre.Le but du Ministère est de faciliter l\u2019accès aux services de garde du Québec.» Une procédure pénible Pour bien des familles, inscrire un enfant sur les listes d\u2019attente des garderies montréalaises ressemble à un véritable parcours du combattant.«Un parent, aujourd\u2019hui, va facilement appeler 15, 20 services de garde.Il va s\u2019inscrire partout parce qu\u2019il craint de ne pas avoir de place à la fin de son congé parental», explique Marie-Claude Sévigny, directrice générale de la Coopérative Enfance Famille.Les longs délais d\u2019attente, lemanque d\u2019information et les rumeurs de favoritisme n\u2019arrangent rien, ajoute Mme Sévigny.«Avec la Coopérative, en quelques clics ou en un seul appel, il peut inscrire son enfant à notre guichet unique.Il a immédiatement accès aux places offertes par plusieurs services de garde.» Grâce à ce service gratuit, les parents ont accès à leur propre compte internet, qu\u2019ils peuvent mettre à jour en cas de déménagement, par exemple.«Le site offre aussi de la transparence, ajouteMme Sévigny.Nos membres doivent afficher leur politique de priorité.Les parents peuvent donc choisir les services de garde selon leurs propres critères.Nécessairement, cela va éliminer les rumeurs de favoritisme.» Le ministre Tomassi s\u2019est dit confiant que les centres de la petite enfance (CPE), les garderies et les services de garde en milieu familial adhéreront rapidement au programme.Son ministère offre d\u2019ailleurs une contribution financière à ceux qui le feront d\u2019ici le 31 mars.Le guichet permet aux services de garde d\u2019économiser un temps considérable pour la gestion de leur liste d\u2019attente.Ils auront accès, par l\u2019internet, à une liste à jour et sans doublons, expliqueMme Sévigny.«Après un ou deux appels, ils auront comblé leur place.Pour l\u2019instant, ils peuvent passer trois jours au téléphone avant de joindre un parent intéressé.Pour eux, cette efficacité-là, c\u2019est de l\u2019argent.» Cela dit, le grand ménage des listes montréalaises ne réduira pas le temps d\u2019attente pour obtenir une place.En moyenne, les parents ne trouvent pas de place en CPE ou en garderie subventionnée avant que leur enfant ait atteint l\u2019âge de 2 ans.Un guichet unique pour les garderies à Montréal llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE La SQ est le premier corps de police québécois à se procurer ce système de repérage qui est fréquemment utilisé aux États-Unis et en Europe.Sur la photo, on voit les caméras installées sur le toit du véhicule.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 4 M A R S 2 0 0 9 A 5 M8'9H&B +F8C&*HH&B +& H= 98HH&9-*8; 2 K=B9=+& / =#&9 +*=>=;-B &; 8C :H=;9 .79-1 JJJ1!='D>=;;+&B'*BB&19= *$(#.&!) ./'# 3+* 03*1%*); #/6&:6:& 86 2005 > 74 2006 > 69 2007 > 62 2008 > 59 CONSOMMATION DE SIROP ANNUELLE MOYENNE, PAR HABITANT Québec : 580ml Autres provinces canadiennes : 93 ml États-Unis : 86 ml Japon : 21 ml CABANES À SUCRE LA SAISON S\u2019ANNONCE EXCELLENTE STÉPHANIE BÉRUBÉ Depuis cinq ans, la production de sirop d\u2019érable décline au Québec.Dame Nature a passablement compliqué la vie des acériculteurs.Les réserves sont vides, le prix est haut et le sirop vient assurément de passer dans la catégorie des aliments de grand luxe, à consommer avec plaisir mais modération.Les érables coulent depuis une dizaine de jours dans plusieurs régions du Québec.Les acériculteurs sont devenus très frileux dans leurs prévisions, car les dernières années ont été catastrophiques pour la production de sirop au Québec.Ceux qui ne sont pas superstitieux s\u2019avancent toutefois: la saison 2009 s\u2019annonce excellente.Il était grand temps.Les mauvaises récoltes des dernières années sont arrivées au moment où la promotion du sirop portait ses fruits.La demande s\u2019est mise à augmenter, ici et à l\u2019étranger, alors que l\u2019offre était sur une pente descendante.Le résultat a déjà fait les manchettes: la traditionnelle conserve de sirop coûte maintenant autour de 10$ dans les supermarchés québécois.«Le sirop est un produit gastronomique, mais il ne faut pas que ça devienne comme l\u2019huile de truffe », dit Luc Bergeron, président de LB Maple Treat, une entreprise établie à Vancouver.M.Bergeron a une grande érablière en Beauce qui lui fournit une toute petite partie du sirop qu\u2019il transforme.Il doit acheter le reste.Comme le sirop se fait rare, la concurrence est très féroce entre les acheteurs, qui arrivent à convaincre les acériculteurs de leur vendre leur or blond à coups de primes.Le prix monte.«Pour moi, le sirop d\u2019érable, c\u2019est fait pour faire des grandspères au sirop, poursuit-il.Et pour faire des grands-pères, ça prend deux tasses de sirop et de la crème 35%.» Au prix actuel du produit, la recette de M.Bergeron risque davantage de se trouver au menu du Toqué! qu\u2019à celui d\u2019une sucrerie à la campagne.Selon lui, c\u2019est une catastrophe.Son entreprise exporte 65%de ses produits en Asie, en Europe, en Australie.«On a travaillé très fort pendant plusieurs années pour percer ces marchés, dit-il.Au prix où est le sirop, on va les perdre.» Les gens de l\u2019érable ont multiplié leurs efforts ces dernières années pour sortir le sirop de son carcan folklorique.Pour que les chefs l\u2019utilisent aux meilleures tables à longueur d\u2019année et pour que, à la maison, il serve à glacer un saumon autant qu\u2019à sucrer des crêpes le matin.«Le sirop d\u2019érable n\u2019est pas un produit banal, dit Anne-Marie Granger Godbout, directrice générale de la Fédération des acériculteurs du Québec.Nous avons une grande chance d\u2019avoir ce produit ici.Il ne faudrait pas l\u2019oublier.» Justement.Avec les surplus de sirop qui ont traîné durant des années dans des entrepôts québécois, et dans des conditions pas toujours optimales, les Québécois ont peut-être sous-estimé la valeur de leur sirop.«C\u2019est une explication très psychologique, mais parfois il suffit de penser qu\u2019on peut perdre quelque chose ou, dans ce cas-ci, en manquer pour réaliser qu\u2019on y est très attaché», poursuit Anne- Marie Granger Godbout.Les Québécois ont un lien particulier avec le sirop d\u2019érable, rappelle-t-elle.La majorité des Québécois l\u2019achètent encore directement du producteur.Tout le monde a un oncle ou un collègue qui a une érablière ou qui connaît quelqu\u2019un qui en a une.Et c\u2019est souvent le meilleur sirop.La faute aux changements climatiques La valeur du sirop a aussi poussé 200 nouveaux producteurs à se lancer sur le marché cette année, ce qui devrait augmenter le rendement.Déjà l\u2019année dernière, les prix avaient incité de nouveaux exploitants à entailler les érables.Ce sont souvent de jeunes retraités ou des propriétaires de petites sucreries qui ne vendaient qu\u2019aux amis et à la famille, qui décident maintenant de produire plus et de commercialiser leur sirop.Cette année, la météo semble être de leur côté.«Dans notre région, quand ça coule avant la Saint-Joseph, qui est le 19 mars, on a de bonnes chances d\u2019avoir une bonne saison», explique Gérald Brisebois, acériculteur de Mont-Laurier.Et depuis une bonne dizaine de jours, ça coule.«Ça gèle la nuit, ça dégèle le jour, explique M.Brisebois.Et la qualité est superbe.» Ce qui ferait mal à la production serait un réchauffement rapide et irréversible dans les prochains jours.Un printemps qui s\u2019invite trop vite met fin aux sucres.«Avec les changements climatiques, on n\u2019ose plus faire de prédictions.Il faudrait arrêter de réchauffer ça, cette planète-là.» Gérald Brisebois n\u2019est pas le seul à croire que la température de la planète est responsable des malheurs des acériculteurs.«Les changements climatiques créent une instabilité plus grande durant les périodes de transition des saisons », explique l\u2019agronome Jean- Pierre Bellegarde, de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.Et c\u2019est durant cette fragile période que tout se joue, pour l\u2019érable.Les dernières années, le mois de mars a été froid et le mois d\u2019avril soudainement chaud, explique M.Bellegarde.Dans certaines régions du Québec, 2008 a donné moins de la moitié du sirop récolté habituellement, alors qu\u2019aux États-Unis l\u2019année dernière a été exceptionnelle.«Pour établir quels sont les effets des changements climatiques ou du réchauffement de la planète sur l\u2019acériculture, il faut regarder les données sur une très longue période, expl ique le professeur Timothy Perkins, du Centre de recherche sur l\u2019érable de l\u2019Université du Vermont.Aux États-Unis, durant les 40 dernières années, nous avons la même production, mais la période a changé.» Le temps des sucres chez l\u2019Oncle Sam commence aujourd\u2019hui une semaine plus tôt.Et, fait plus important, il dure trois jours de moins.«Ça peut paraître peu, explique le professeur Perkins, mais il y a 40 ans, la période durait 33 jours.Maintenant, seulement 30.C\u2019est une diminution de 10%.» Heureusement, la récolte, elle, n\u2019a pas diminué d\u2019autant parce que les méthodes de production se sont améliorées.Plus de la moitié des érablières du monde se trouvent au sud de la frontière, mais il s\u2019agit souvent de petites exploitations traditionnelles qui produisent peu de sirop.Les 7400 acériculteurs du Québec produisent 75% de tout le sirop d\u2019érable du monde.Le sirop d\u2019érable, truffe du Québec ?Les mauvaises récoltes des dernières années ont fait grimper les prix PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Les érables coulent depuis une dizaine de jours dans plusieurs régions du Québec.Les acériculteurs sont devenus très frileux dans leurs prévisions, car les dernières années ont été catastrophiques pour la production de sirop au Québec.Ceux qui ne sont pas superstitieux s\u2019avancent toutefois : la saison 2009 s\u2019annonce excellente.«On a travaillé très fort pendant plusieurs années pour percer ces marchés (Asie, Europe, Australie).Au prix où est le sirop, on va les perdre.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 24 MA R S 20 0 9 1753768A . CABANES À SUCRE LA SAISON S\u2019ANNONCE EXCELLENTE En sortant de la cabane à sucre, l\u2019an dernier, où nous avions eu droit à du jambon en tranche de supermarché, de l\u2019omelette trop cuite au simili-bacon, du ketchup Heinz, des crêpes en poudre et de la tarte à la fécule de maïs, je me suis juré qu\u2019on ne m\u2019y reprendrait plus.Autant j\u2019adore le sirop \u2013 mais surtout le beurre \u2013 d\u2019érable, autant je trouve délicieuse la tradition de la tire sur la neige, autant je ne suis plus capable d\u2019endurer ces repas de cabane à sucre sans goût dont l\u2019âme a été vendue depuis longtemps au complexe agro-industriel.Et le pire, c\u2019est que cette cabane n\u2019était pas, justement, ce que tout le monde appelle «une cabane industrielle ».Elle est toute petite, une quarantaine de places maximum.On me l\u2019avait recommandée parce qu\u2019elle est loin de tout et mignonne.Et tout le monde qui travaillait là était adorable.Je parle d\u2019agro-industriel parce que la nourriture, comme pratiquement chaque fois que je suis allée à la cabane depuis 15 ans, avait l\u2019air d\u2019avoir été préparée par le gérant d\u2019un Wal-Mart en banlieue de Houston.C\u2019était sec, c\u2019était salé, c\u2019était sans goût.C\u2019était, désolée d\u2019avoir à le dire, plutôt nul.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Est arrivé dans cet univers, la semaine dernière, une sorte d\u2019extraterrestre appelé Martin Picard.Le gars du Pied de cochon.Celui qui met du foie gras partout et qui a réinventé plusieurs plats traditionnels québécois, de la poutine au ragoût de pattes, en leur donnant la saveur et la richesse qu\u2019on aurait toujours aimé qu\u2019ils aient.Picard et ses associés du Pied ont décidé d\u2019acheter une cabane à sucre et de se laisser inspirer par les traditions, comme ils le font au Pied de cochon, pour ensuite les redéployer différemment.Ouverte depuis vendredi à Saint-Benoît-de-Mirabel, leur cabane propose la plupart des mets habituels en version revue et, disons-le, pas mal améliorée.L\u2019omelette est au maquereau fumé \u2013 exquise \u2013 ou au boeuf fumé à l\u2019érable, la soupe aux pois contient des dés de foie gras poché, les oreilles de Christ, fines et fondantes comme des chips, sont servies en salade, et le sirop est décliné dans toutes sortes de formes inusitées, que ce soit pour laquer un canard ou sucrer la bisque qui accompagne le homard.Le sucre d\u2019érable, lui, se retrouve, croquant, au milieu d\u2019une guimauve maison et par-dessus un banana split tandis que l\u2019omelette norvégienne, le baked Alaska de nos grands-mères, totalement années 70, est construit autour d\u2019une glace à l\u2019érable.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Picard ne veut surtout pas qu\u2019on dise qu\u2019il cherche à réinventer la cabane à sucre.Rencontré à Saint- Benoît par une magnifique journée de presque-printemps, quelques jours avant l\u2019ouverture, en train de ronchonner contre le mercure qui ne grimpait pas assez vite à son goût, il explique qu\u2019il n\u2019a aucune ambition qui dépasse ses fourneaux et sa salle à manger.«Moi, je ne connais rien à l\u2019acériculture, affirme-t-il.Par contre, je connais la cuisine.» Sa cabane est donc essentiellement une prolongation du Pied de cochon, un second lieu où travailler ses produits triés sur le volet comme il le fait en ville, avec en prime du sirop maison.Beaucoup de sirop.Car Picard adore le sirop d\u2019érable.«Je trouve, dit-il, que c\u2019est notre plus beau produit.» Mais cette cabane ne passe pas inaperçue.Pour certains, c\u2019est la terre promise ; pour d\u2019autres, un geste iconoclaste.Sur l\u2019internet, le débat a déjà commencé.Estce trop cher?Est-on en train de créer un monde de luxe inaccessible au pays de l\u2019érable ?Ou, en revanche, est-on enfin en train de donner à ce milieu un choc électrique essentiel pour le sortir de sa torpeur?Va-t-on, en offrant un produit de meilleure qualité, ramener bien des gens qui avaient délaissé les cabanes à sucre vers cette activité printanière traditionnelle ?À 45$ par personne, la visite à la cabane du Pied de cochon peut sembler chère pour certains.Mais bien des cabanes demandent 20$ ou 25$ par personne pour une nourriture de qualité médiocre.Pour 20$ de plus, l\u2019originalité et la gourmandise du repas sont décuplées.En fait, en regardant Picard s\u2019affairer dans sa cuisine, l\u2019autre jour, on pouvait surtout se demander : comment se fait-il que personne ne l\u2019ait fait plus tôt?Pourquoi ce marché de meilleure qualité a-t-il été laissé pour compte?En outre, si la cuisine du Pied de cochon, que certains trouvent trop lourde, ne fait pas l\u2019unanimité, elle a l\u2019immense qualité d\u2019avoir amené ailleurs la cuisine québécoise.Depuis l\u2019ouverture de la maison de l\u2019avenue Duluth, on ne compte plus ceux qui reprennent les idées de Picard et proposent eux aussi de nouvelles façons de préparer le pâté chinois ou la poutine, le pudding chômeur ou les cretons.La folie du chef a contaminé le monde de la restauration, qui a fait exploser le concept dans toutes sortes d\u2019offres éclatées, plus ou moins chères, plus ou moins réussies aussi.En mordant dans un morceau de saumon mariné à l\u2019érable, on ne peut donc que se demander : et si cette nouvelle cabane avait le même effet?Et si elle amenait doucement une remise en question des modèles habituels et une diversification de la clientèle dans ce secteur aussi?Et si, dans le fond, c\u2019était tout le marketing de l\u2019érable qui en profitait, en fin de compte?Moi , si un jour vous me demandez mon avis, je vous dirai qu\u2019il était fichtrement temps que quelqu\u2019un, quelque part, amorce ainsi le dépoussiérage de tout ce pan précieux de notre héritage gastronomique.Le grand ménage du printemps MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE Pourquoi ce marché de meilleure qualité a-t-il été laissé pour compte?PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Martin Picard et ses associés ont décidé d\u2019acheter une cabane à sucre et de se laisser inspirer par les traditions, comme ils le font au Pied de cochon, pour ensuite les redéployer différemment.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 4 M A R S 2 0 0 9 A 15 Levez le voile sur les grands enjeux environnementaux Visites guidées Animations scientifiques Expositions interactives Ateliers de création Dénichez des solutions concrètes pour un monde plus vert Transport vert Écotechnologies Maison solaire Démystifiez la Biosphère Musée de l\u2019environnement Île Sainte-Hélène, Montréal (Québec) Métro Jean-Drapeau \u2013 514-283-5000 www.biosphere.ec.gc.ca Entrée gratuite pour les 17 ans et moins Ouvert de 10 h à 18 h (fermé les lundis) 1763219A /0+0&' #'&-0/$%)3 2'&(/&) .* #!%-\" 0&' -!%13' -'0$'#'&), &c9$ *4d* &$5&* :9 K;; > 4d 0/d+ F /& %4d*3-d9 /9 0,L+3:96*< *oVkC [oTon`kC o?_\\_k^A lk `XomgoA< U&mgoA _f^f_o` lk K;; > YoZo^A AoVkCW D(h`( oZkm Z\\ADk moDAk .oCAkD$oDla 5nm2 \\?Z\\ADk moDAk lk mD(lfA 5nm< 0D(mfCf\\^C o?[D'C lX?^ oCC\\mf(< a.oDE?k l([\\C(k lk .oCAkD$oDl 3^AkD^oAf\\^o` 3^m\\D[\\DoAklR ?Af`fC(k C\\?C `fmk^mk< 2 .oDE?k l([\\C(k lk `o $\\_[oh^fk lk `o %ofk lX5?lC\\^< 1*+ -'%#.+3)'.&+!%#+ 2, \"24(10/$ 6\\?C Z\\?C f^ZfA\\^C G ?^ (Z(^k_k^A kVm`?Cfj G `o n\\?AfE?k /k 0D(Cflk^A :L$4dc,9! /9+ :9,63i,9+ *96:&6$9+ _\\lk [\\?D ?^ `\\\\P [Df^Ao^fkD jo^AoCAfE?k< &?[D\\hDo__k lk `o C\\fD(k ) n\\fCC\\^CR g\\DCQlX@?ZDkR lfZkDAfCCk_k^AC kA [DfV< /9+ MOO 0,9.3i,9+ 09,+4669+ F,L+9,c9, DkmkZD\\^A ?^ molko?< ,(CkDZkS oZo^A `k _kDmDklf MJ _oDC MOO; o?JNKQMHNQKKMMR [\\CAk MJMK< NJ=:9 ,&%&3+ +d, /9+ $4//9$*346+ 0,36*&63i,9+F0,3# 4,:36&3,9 04d, /d3 c\\C_oDE?kC hDfjj(kC joZ\\DfAkC Ak``kC &,64/: %,&6*R ! !976&R 73&663 83/&$$3R %96 +59,.&6R !&69**3R 19669*5 $4/9 69b \"4,1R +*,9//+46R *4+$&64R +&.d9/+456 kA loZo^Aohk] $&:9&d&c9$ &$5&* Q &Zkm A\\?A omgoA lk MJO > \\?[`?CR \\nAk^kS ?^k mDoZoAk 1\\`Ak 96 0,3.9B Yco`k?D o[[D\\Vf_oAfZk lk NOO > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX OPINION serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS JOCELYN COULON L\u2019auteur est directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix affilié au CERIUM de l\u2019Université de Montréal.LaRussie engrange les dividendes de la guéguerre politique et stratégique qu\u2019elle livre aux Occidentaux depuis maintenant deux ans.Du fameux discours de Vladimir Poutine en Allemagne, en février 2007, où il accusait les Occidentaux d\u2019avoir exploité les faiblesses de son pays après l\u2019effondrement de l\u2019URSS, jusqu\u2019à la déclaration il y a quelques jours de son successeur Dmitri Medvedev, annonçant le réarmement de son pays face «aux tentatives incessantes de l\u2019OTAN de développer ses infrastructures militaires près de la Russie», en passant par la guerre avec la Géorgie l\u2019an dernier, la volonté de ne plus se faire bousculer et de reprendre le terrain perdu est clairement affirmée.Les petites victoires russes se succèdent, et l\u2019Occident en porte une partie de la responsabilité.La Russie, disent Poutine et Medvedev, a été trop longtemps tenue pour quantité négligeable, particulièrement dans les cercles du pouvoir à Washington.C\u2019est à la fois vrai et faux.Au lendemain de la débâcle idéologique et économique du système communiste, l\u2019empire soviétique s\u2019est littéralement liquéfié, ouvrant ainsi aux puissances occidentales un véritable passage où les États-Unis et l\u2019OTAN se sont rapidement engagés.À marche forcée, l\u2019Alliance atlantique s\u2019est élargie en repoussant ses frontières de plus en plus à l\u2019est, au point de s\u2019installer aux portes de la Russie.En 2001-2003, ce que Moscou considère comme un encerclement s\u2019est accéléré avec l\u2019installation de bases et le déploiement de troupes enAsie centrale, en Afghanistan et en Irak.Sans le dire ouvertement, et peut-être inconsciemment, l\u2019Occident a resserré l\u2019étau sur la Russie en recréant ou en renforçant, souvent de manière informelle, le cerceau d\u2019alliances qui avait ceinturé l\u2019ancienne Union soviétique dans les années 50.Il n\u2019en fallait pas plus pour provoquer au Kremlin le sentiment qu\u2019on reproche toujours aux Russes depuis un siècle: la paranoïa.La Russie a toutefois la mémoire courte.Dans les moments de grande détresse, comme ce fut le cas au début des années 20 lors d\u2019une grande famine, puis pendant la guerre contre les nazis, l\u2019Occident n\u2019a pas ménagé son aide après la chute du Mur de Berlin.Des milliards ont été investis dans le tourisme, les transports, les infrastructures, la dépollution et même l\u2019élimination de certaines armes nucléaires.Des intérêts bien sentis ont motivé ces actions, mais aussi le souci de soulager la détresse des Russes et d\u2019éviter le chaos.De ce côté-là, la Russie n\u2019a quand même pas été maltraitée.Après tout, grâce aux investissements européens dans les hydrocarbures, la Russie contrôle aujourd\u2019hui 75% des approvisionnements en gaz et en pétrole vers l\u2019Europe.Un puissant moyen d\u2019influence que Moscou ne se gêne d\u2019ailleurs pas d\u2019utiliser ces temps-ci.C\u2019est plutôt sur le plan militaire que les Occidentaux ont fauté et provoqué la colère des Russes.L\u2019administration Bush s\u2019est particulièrement illustrée dans son rôle de provocateur.La décision de déployer des éléments du bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque, l\u2019aidemilitaire directe à la Géorgie, les petites combines visant à déstabiliser certains pouvoirs en Asie centrale, toutes ces actions visant à affaiblir la Russie n\u2019ont finalement abouti qu\u2019à la réveiller.Le bilan?Globalementnégatif: la Géorgie a perdu le tiers de son territoire, les bases occidentales sont expulsées d\u2019Asie centrale, les Iraniens jouent Moscou contre Washington dans le dossier du nucléaire, et le gouvernement tchèque vient de perdre toute crédibilité en retirant son projet de soumettre à un vote du Parlement l\u2019accord sur le bouclier antimissile, un système aussi illusoire qu\u2019inopérant, signé en toute hâte avec l\u2019ami GeorgeW.Bush.Pour autant, il n\u2019y aura pas de nouvelle guerre froide.La Russie ne fait pas le poids et n\u2019en veut pas.Elle cherche sa place, dans les premiers rangs.À Washington, Londres et Paris, il semble qu\u2019on l\u2019ait compris.En ces temps de turbulences, l\u2019accommodement ne sera pas une abdication.Les petites victoires La Russie cherche à regagner sa place parmi les grandes puissances Il n\u2019y aura pas de nouvelle guerre froide.La Russie ne fait pas le poids et n\u2019en veut pas.PHOTO GEORGE ABDALADZE, ARCHIVES AP C\u2019est sur le plan militaire que les Occidentaux ont fauté et provoqué la colère des Russes, notamment lors du conflit en Géorgie l\u2019an dernier.jbeaupre@lapresse.ca JEAN-PASCAL BEAUPRÉ Étranglé par la crise, George Gillett songe à se départir du Canadien.L\u2019occasion est belle de ramener l\u2019équipe entre les mains d\u2019intérêts québécois.Mais pas à n\u2019importe quel prix.En 2001, lorsque M.Gillett avait mis le grappin sur le Tricolore, les acheteurs potentiels ne s\u2019étaient pas bousculés aux portes de Molson.La bulle technologique venait d\u2019éclater.Les marchés financiers dégringolaient.Les performances du Canadien sur la patinoire étaient médiocres.Les salaires versés en dollar US coûta ient une fortune aux équipes canad i e n n es en raison de la faiblesse du huard.Les invest isseurs québécois et canadiens s\u2019étaient finalement montrés frileux et avaient passé leur tour.M.Gillett, lui, avait flairé la bonne affaire.Grâce à un prêt de la Caisse de dépôt, il a acquis 80,1% du Canadien, et obtenu le Centre Bell en prime, pour 275millions.Depuis qu\u2019il en est devenu propriétaire, l\u2019homme d\u2019affaires américain a fait la démonstration que le Canadien pouvait être rentable\u2026 même si son équipe n\u2019est jamais passée près de gagner la Coupe Stanley.Selon la revue Forbes, la valeur de la franchise a grimpé de 18%l\u2019an dernier pour atteindre 334 millions US, la troisième en importance de la LNH.On s\u2019entend, le Canadien n\u2019est pas n\u2019importe quelle entreprise.Les Québécois y sont viscéralement attachés.Rien \u2013 sauf la Coupe! \u2013 ne ferait plus plaisir aux centaines de milliers d\u2019inconditionnels de la sainte Flanelle que la propriété de l\u2019équipe centenaire retourne en sol québécois.Les prétendants d\u2019ici , aux reins assez solides pour s\u2019offrir le Canadien en cadeau tout en y voyant une judicieuse occasion d\u2019affaires, pourraient être plus nombreux qu\u2019en 2001.Le milliardaire Guy Laliberté a récemment empoché 600 millions en vendant 20% du Cirque du Soleil.C\u2019est un investissement qui est également à la portée de la bourse de René Angelil et Céline Dion.PierreKarl Péladeau pourrait aussi être tenté d\u2019ajouter ce joyau à l\u2019empire Quebecor.Sans oublier Stephen Bronfman, qui avait jonglé avec l\u2019idée il y a huit ans, et la famille Saputo, riche propriétaire de l\u2019Impact.Cela dit, le timing est présentement loin d\u2019être idéal pour l\u2019acquisition d\u2019une équipe professionnelle.L\u2019économie vacille.Plusieurs équipes américaines de la LNH vivotent.Or le Canadien, une des formations les plus rentables du circuit Bettman, est tenu à un partage de revenus avec les équipes les plus faibles.La crise risque de faire culbuter les revenus publicitaires la saison prochaine.Le Centre Bell fait salle comble, mais qu\u2019en sera-t-il lorsque viendra le temps de renouveler l\u2019abonnement des billets dans quelques mois, surtout si le Canadien est exclu des séries?Le budget loisir des amateurs tend à fondre en période de récession.Il ne faudrait pas non plus exclure des acheteurs de l\u2019extérieur du Québec.Bien qu\u2019il ne soit pas dans les bonnes grâces des bonzes de la LNH, le grand patron de Research In Motion, Jim Balsillie, pourrait se manifester.Obstacle majeur: il voudra transférer la franchise à Hamilton.George Gillett se montrera-t-il gourmand?Compte tenu d\u2019un horizon économique fort incertain, un investisseur hésitera peut-être à se lancer seul dans une telle aventure.Mais si une alliance se dessinait au Québec?Aux Québécois de jouer apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Les marchés boursiers ont littéralement sauté de joie après la publication par le Trésor américain des modalités de son plan de rachat des actifs toxiques des institutions financières.Les indices américains ont bondi de quelque 7%, le TSX de 5%.C\u2019est tout un contraste avec la chute de 5% qu\u2019avait provoquée il y a un mois la première annonce du secrétaire au Trésor, TimGeithner, jugée beaucoup trop vague.Ce sursaut de confiance des investisseurs est difficile à comprendre.En effet, s\u2019il comporte plusieurs précisions, le plan présenté hier est conforme aux grandes lignes annoncées en février.Surtout, la réussite des mesures annoncées reste très incertaine.S\u2019il fonctionne, le plan Geithner permettra aux banques de recommencer à prêter et assurera la relance de l\u2019économie américaine.Mais c\u2019est un gros si.Selon les explications fournies par le secrétaire, le gouvernement s\u2019associera à des investisseurs privés pour acheter les actifs toxiques détenus par les institutions financières.Il s\u2019agit de prêts hypothécaires ou de titres adossés à de tels prêts, actifs qui ont perdu toute leur valeur à la suite de l\u2019éclatement de la bulle immobilière.Les fonds privés et Washington investiront à parts égales dans l\u2019achat de ces actifs.Le reste des sommes requises viendra de prêts versés ou garantis par le gouvernement.Ce partenariat public-privé doit permettre de libérer les bilans des banques d\u2019entre 500 milliards et 1000 milliards d\u2019actifs toxiques.Selon l\u2019administration Obama, l\u2019approche public-privé comporte plusieurs avantages.Elle fait assumer une partie des risques au secteur privé.Si les produits acquis par le biais du programme prennent de la valeur, le gouvernement recueillera la moitié des profits.Enfin, comme les actifs seront vendus aux plus offrants, leur prix sera déterminé par le marché plutôt que par des négociations entre les banques et l\u2019État.Déjà, des investisseurs ont manifesté leur intérêt.Cependant, le scepticisme reste grand.Le chroniqueur du New York Times et Prix Nobel d\u2019économie, Paul Krugman, estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «supercherie financière ».Selon lui, les règles du marché ne joueront pas du tout puisque le risque des investisseurs est nul: si les actifs perdent de la valeur, le privé n\u2019aura pas à rembourser les prêts consentis ou garantis par Washington.Même chez ceux qui voient le plan d\u2019un bon oeil, on s\u2019interroge.Si les actifs en question ont un bon potentiel à long terme, ceux qui les détiennent voudront-ils les vendre à bas prix?S\u2019ajoute une autre complication.Des représentants d\u2019acheteurs potentiels ont fait savoir qu\u2019il était hors de question que le gouvernement encadre la rémunération de leurs employés.La Maison- Blanche insiste d\u2019ailleurs pour dire que ces firmes n\u2019ont rien de commun avec l\u2019assureur AIG.Déjà furieuse, l\u2019opinion acceptera-t-elle de faire cette distinction?Il faudra sans doute plusieurs mois avant que l\u2019on sache si le plan Geithner aura permis de rouvrir les vannes du crédit bancaire.Pour quelque temps encore, les mauvaises nouvelles économiques risquent d\u2019être plus nombreuses que les bonnes.Un gros si Le sursaut de confiance provoqué par le plan Geithner est difficile à comprendre.\u2022 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 4 M A R S 2 0 0 9 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Michael Ignatieff réussira-t-il là où Stephen Harper a échoué?Plus précisément, réussira-t-il à desserrer l\u2019emprise du Bloc québécois sur la province?Rien n\u2019est moins sûr.Certes, les libéraux fédéraux se réjouissent du dernier sondage Nanos qui leur fait devancer les conservateurs de 13 points et les place presque à la hauteur du Bloc, à 32 contre 36%.Mais ces chiffres sont trompeurs, car une trop grande partie des appuis libéraux est concentrée dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal, et le Bloc garde la main haute sur les circonscriptions francophones.Le PLC devra se faire une raison: beaucoup de Québécois francophones ont pris goût au repli dans le cocon douillet que leur offre le Bloc, qui les borde tous les soirs en leur disant qu\u2019ils peuvent dormir en paix puisqu\u2019il veille à leurs « intérêts».Le Bloc est une couche confortable, homogène, puisqu\u2019on est, sous sa tente, «entre nous», «chez nous», juste entre Québécois francophones, et que son discours est simple et unidimensionnel, ce parti ne ciblant qu\u2019une seule clientèle et n\u2019ayant jamais à tenir compte des intérêts des autres provinces ou des autres groupes qui composent le Canada.Le Bloc, c\u2019est le Québec autonome dans un Canada stable, un ersatz de souveraineté, l\u2019indépendance sans risque.En français cela s\u2019appelle l\u2019isolement, mais bon, n\u2019est-ce pas plus facile d\u2019être un gros poisson dans un petit lac qu\u2019un moins gros poisson dans un grand lac ?Pour lutter contre cette puissante tentation isolationniste, il faudra plus que se vanter, comme le fait rituellement M.Ignatieff, de ce que ses grands-parents sont enterrés dans les Cantons-de-l\u2019Est.Mais comment donc pourrait-il surenchérir sur ce qu\u2019offre le Bloc, alors que toute promesse au Québec doit être tempérée par des promesses aux autres provinces ?Ainsi, Gilles Duceppe n\u2019a pas manqué de rappeler, à ceux qui pourraient être séduits par le nouveau chef libéral, que ce dernier encourage l\u2019exploitation des sables bitumineux de l\u2019Alberta\u2026 lesquels iraient, dixit le chef bloquiste, «contre les intérêts du Québec ».Comme si la pollution ne visait que le Québec, et comme si les revenus albertains ne comptaient pas pour beaucoup dans les transferts faits au Québec au titre de la péréquation! Mais c\u2019est le truc du Bloc: toujours présenter les choses comme une attaque directe contre le Québec.Ce dernier week-end, au conseil général de son parti, M.Ignatieff reprenait le mantra de M.Harper en arguant que les Québécois «méritent» d\u2019être au pouvoir.Il a raison, bien sûr, mais voilà, c\u2019est le langage de la raison, face au confort émotionnel offert par le Bloc.Le plus que le PLC puisse espérer, pour l\u2019instant, est de retrouver durablement son statut de premier parti fédéraliste au Québec.N\u2019importe.Le PLC monte, c\u2019est indéniable, au Québec autant qu\u2019au Canada, et Michael Ignatieff joue ses cartes avec habileté.Il a enterré (mais avec tous les égards) le projet de coalition, a jeté aux orties (mais avec courtoisie) le «Tournant vert» de son prédécesseur, il a rompu l\u2019alliance insensée avec les verts d\u2019Elizabeth May, il a entamé la reconquête de l\u2019Ouest (une terrible côte à remonter), il a enfin donné à son parti une vigoureuse impulsion destinée à renflouer les coffres vides et à renouveler le personnel politique.Ainsi, les députés sortants, loin d\u2019être automatiquement reconduits, devront le cas échéant affronter des concurrents aux assemblées d\u2019investiture.Seul un parti confiant et optimiste peut se permettre une telle exigence envers ses députés : cela prouve qu\u2019il y a de la compétition dans l\u2019air, et que dans plusieurs circonscriptions, on va se battre pour l\u2019investiture libérale.Tout un défi pour Ignatieff Le Bloc, c\u2019est l\u2019autonomie dans un Canada stable, un ersatz de souveraineté, l\u2019indépendance sans risque.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Michael Ignatieff lors du conseil général de l\u2019aile québécoise du Parti libéral du Canada, à Laval.JEAN ROY L\u2019auteur est professeur de finance aux HEC de Montréal.Le s d i f f ic u l t é s de la Caisse de dépôt et placement sont maintenant bien c on nues .L a Caisse a eu des résultats financiers déplorables : un rendement négatif de 25% impliquant une perte de 39,8 milliards, dont 3,4 milliards dans ses placements en PCAA.Parallèlement, elle a vécu au cours de 2008 le départ prématuré de deux présidents.Récemment, les actions prises pour nommer un nouveau président ont soulevé une très vive controverse.L\u2019avenir de la Caisse est encore matière à préoccupation.Trois grandes questions se posent.Premièrement, l\u2019implication de la Caisse dans le papier commercial adossé à des actifs (PCAA) demeure e n c o r e l a r gement in comp r i s e .Plusieurs questions importantes restent encore sans réponses.Qu\u2019estce qui a amené la Caisse à détenir autant de PCAA?Quels étaient les liens entre la Caisse et Coventree ?Qu\u2019est-ce qui explique la défaillance du comit é de d i re c t ion nommé Comité déposants et risques et celle du Comité de gestion des risques du conseil d\u2019administration ?Afin que les erreurs du passé ne se répètent pas, il faut bien les comprendre.Cette tâche demandera du temps, des ressources et des compétences.Il est peu probable qu\u2019une commission parlementaire suffise à la tâche.Je pense qu\u2019il faut donner un mandat propre au Vérificateur général du Québec.Le gouvernement mandatera- t-il le Vérificateur général pour faire toute la lumière sur les causes des pertes dans les PCAA?Deuxièmement, le conseil d\u2019administration, et en particulier son président, a un rôle crucial à jouer dans la gouvernance de la Caisse.Visiblement, le conseil d\u2019administration qui était en place jusqu\u2019en 2008 a sa part de responsabilité dans les mauvais résultats.Il est donc impératif de mettre en place un nouveau conseil d\u2019administration fort et en qui les Québécois peuvent avoir confiance.Malheureusement , la gestion du processus de nomination de M.Sabia soulève les plus grands doutes quant à l\u2019aptitude du nouveau président du conseil.À mon avis, ce nouveau président a commis trois erreurs de jugement importantes.D\u2019abord, il a omis de rencontrer le second candidat de la courte liste.Ensuite, il a accepté qu\u2019un ancien collègue du candidat sous examen soit l\u2019un des quatre membres du comité des ressources humaines chargé de faire une recommandation au conseil.Enfin, ses déclarations publiques ont totalement miné la crédibilité du processus et, par voie de conséquence, la sienne.Tant de maladresse remet en question sa capacité à occuper le poste.Compte tenu de l\u2019importance absolument capitale du poste de président du conseil, il faut impérativement qu\u2019il soit occupé par une personne possédant un jugement sûr, une indépendance au-dessus de tout soupçon et, idéalement, une compétence reconnue dans le domaine du placement ; sinon, il y a un risque significatif quant à la gouvernance.Ceci m\u2019amène à poser la question : la Caisse a-t-elle un président du conseil à la hauteur de la fonction ?Troisièmement , la Caisse, tel le qu\u2019elle existe, représente pour ses déposants un important risque de concentrat ion puisque tous leurs dépôts sont dans les mains de la même équipe de gestion.Les régimes publics de retraite devraient avoir la même possibilité et la même sagesse que les régimes privés, à savoir celles de partager la gestion de leurs actifs entre plusieurs gestionnaires de fonds différents et indépendants.Bref, le monopole de la Caisse sur ses déposants n\u2019est ni sain ni souhaitable.Là comme ailleurs, la concurrence et la diversification ne pourraient qu\u2019être bénéfiques.I l faudrait donc envisager soit de scinder la Caisse, soit de créer un nouvel organisme public, soit de permettre aux déposants de confier directement la gestion d\u2019une partie de leurs avoirs à des gestionnaires privés.Le gouvernement permettrat- il aux déposants de réduire leur risque de concentration en autorisant une autre option, publique ou privée ?La Caisse a eu une gestion des risques défaillante.Cependant, certains risques liés à la gestion des fonds publics transcendent la Caisse et sont du ressort du gouvernement qui peut par ses décisions affecter le risque de gouvernance et le risque de concentration.Celui-ci a donc le devoir de faire les gestes qui minimiseront ces risques.Le Vérificateur doit s\u2019en mêler Les fortes pertes de la Caisse de dépôt dans les PCAA soulèvent encore plusieurs questions Le président du conseil d\u2019administration est-il à la hauteur ?PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE Robert Tessier (à droite), président du conseil d\u2019administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec, lors de la nomination de Michael Sabia à la tête de l\u2019organisme le 13 mars dernier.FORUM@LAPRESSE.CA À pas de tortue À voir pointer l\u2019anémique souris dont le Forum mondial sur l\u2019eau a accouché par ses palabres devant l\u2019urgence de la situation, la culpabilité des individus est la seule chose qui semble bien se porter dans la réalisation d\u2019une gestion plus responsable des ressources hydriques de la planète.Les porte-parole se succèdent devant les médias, pétris de bons sentiments, dénonçant notre consommation individuelle abusive, isolant le problème de l\u2019eau comme on isole celui de la pauvreté des enfants, sans vraiment remettre en question ce qui sous-tend ces injustices : des modèles économiques qui engendrent et entretiennent les inégalités, les abus, la misère.Le problème avec la responsabilité individuelle, c\u2019est qu\u2019elle ne représente qu\u2019une infime partie de la solution et son succès masque et reporte les décisions vraiment significatives.France Marcotte, Montréal Le fromage Michael Ignatieff me fait penser au carnivore dans la fable de La Fontaine, Le renard et le corbeau.Il semble tout simplement attendre que l\u2019oiseau laisse tomber le fromage pour aller le ramasser (le pouvoir).Il faudra bien qu\u2019un jour, ce descendant de l\u2019aristocratie russe mette un peu plus de viande à ses propos, car jusqu\u2019ici la carte du menu est plutôt courte.Et la présence de l\u2019ineffable sous-chef Denis Coderre à la table ne présage pas une grande originalité dans les plats.C\u2019est bien beau le pouvoir, mais il faut bien dire un peu ce qu\u2019on veut en faire.C\u2019est ça le jeu démocratique : il ne se limite pas à attendre que le fromage tombe dans les mains de ceux qui le veulent avec ardeur.Michel Lebel, Entrelacs Mauvaise gestion Le budget du gouvernement Jean Charest annonce des jours sombres pour nous, les contribuables québécois! Non seulement on nous enfonce dans la gorge une hausse de la TVQ et de tous les tarifs, on condamne aussi nos enfants à payer la grosse partie de la note salée des mauvaises décisions du passé.Il est inacceptable d\u2019hypothéquer ainsi nos générations futures en laissant exploser la lourde dette du Québec dans les années à venir.Ce budget n\u2019est pas qu\u2019une réponse à un contexte économique difficile : c\u2019est le résultat logique de six années de mauvaise gestion libérale.Ce gouvernement n\u2019a pas su se faire de réserves et n\u2019a jamais procédé à sa fameuse «réingénierie», promise en 2003.Ce n\u2019est pas étonnant qu\u2019il se retrouve sans le sou! Jean Marois, Lévis Rien ne change Je suis scandalisé par le rapport sur le décrochage scolaire : l\u2019objectif est de faire passer de 69% à 80% le taux de diplômés.Autrement dit, si un enfant sur cinq n\u2019obtient pas son diplôme, ce sera un succès.Et des 69% qui obtiennent leurs diplômes, combien n\u2019auraient pas dû l\u2019obtenir?Je suis révolté qu\u2019année après année, il n\u2019y ait aucune critique plus sévère de l\u2019échec de notre système d\u2019éducation publique et que rien ne change, au contraire.Les commissions scolaires n\u2019acceptent aucune responsabilité, ni d\u2019être objectivement évaluées.Les professeurs et directeurs sont rémunérés non pas au résultat, mais à l\u2019ancienneté.Et on dit qu\u2019il faudrait plus d\u2019argent, bien entendu.Sébastien Moquin lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 4 M A R S 2 0 0 9 A 21 VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER .JEEPMD .DODGE Lfacheteur avise lit les petits caracteres: * Ces offres dfune duree limitee sfappliquent a la livraison au detail pour usage personnel seulement des vehicules neufs 2009 selectionnes.Les offres sont valides du 2 au 31 mars 2009 chez les concessionnaires participants.Les frais de RDPRM incluant les frais de registre (60 $), les droits sur les pneus neufs (15 $), le transport (1 350 $), la taxe sur le climatiseur, lfimmatriculation, lfassurance, les frais dfadministration du concessionnaire et les taxes applicables sont en sus et seront exiges a la livraison.Le concessionnaire peut devoir echanger ou commander un vehicule.Le concessionnaire peut vendre a prix moindre.Les offres peuvent changer sans preavis.Les photos sont a titre indicatif seulement.Les offres sfappliquent aux nouveaux modeles Dodge Caliber SXT 2009 (23D), Jeep Patriot Sport 2009 (25D) et Compass Sport 2009 (25D).Les prix comprennent les allocations du fabricant consenties aux concessionnaires et aux consommateurs ainsi qufune remise au comptant de 500 $.Certaines de ces allocations seront deduites du prix negocie avant lfapplication des taxes et dfautres, apres lfapplication des taxes.Voyez votre concessionnaire pour les details et les conditions.ƒ¢ Donnees basees sur le Guide de consommation de carburant 2009 de Ressources naturelles Canada (RNCan).Votre consommation dfessence peut varier.õõ Selon les ventes dfautomobiles/camions legers de fevrier 2009.ö Tests effectues par lforganisme americain National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) lors de tests de collision frontale et laterale.MD SIRIUS est une marque de commerce de SIRIUS Satellite Radio Inc.MD Jeep est une marque deposee de Chrysler LLC.et utilisee sous licence.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler .JeepMD .Dodge DODGE CALIBER SXT 2009 JEEP COMPASS SPORT 2009 Autoroute : 6,8 L/100 km (42 mpg)ƒ¢ Ville : 8,5 L/100 km (33 mpg)ƒ¢ Autoroute : 7,1 L/100 km (40 mpg)ƒ¢ Ville : 8,9 L/100 km (32 mpg)ƒ¢ á AVEC SON CARACTERE, ORIENTATION UTILITAIRE ET DESIGN TRES TENDANCE, LA CALIBER FAIT SA MARQUE DANS LE SEGMENT DES COMPACTES â .LfAUTO 2009 LES PATRIOT ET COMPASS, á DES VEHICULES COMPACTS ET POLYVALENTS.QUALIFIES DE VUS NON HYBRIDES LES MOINS GOURMANDS DU MARCHE â .LE GUIDE DE LfAUTO 2008 Cote de securite 5 etoiles de la NHTSA aux essais de collision frontale et lateraleö JEEP PATRIOT SPORT 2009 á LE PATRIOT, PARTICULIEREMENT ECONOMEâ .ERIC LEFRANCOIS, LA PRESSE Cote de securite 5 etoiles de la NHTSA aux essais de collision frontale et lateraleö Cote de securite 5 etoiles de la NHTSA aux essais de collision frontale et lateraleö chrysler.ca jeep.ca dodge.ca 12 MOIS GRATUITS DfABONNEMENT ROUES EN ALUMINIUM ET PHARES ANTIBROUILLARDS INCLUS NOTRE ENGAGEMENT:VOUS OFFRIR DES VEHICULES SECURITAIRES ET ECONOMIQUES PROCURANT UN EXCELLENT RAPPORT QUALITE-PRIX.LLARDS ECONOMISEZ A LfACHAT ET A LA POMPE FAITES UN CHOIX GAGNANT! 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