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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-12-19, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Nuageux Minimum -14° Maximum -6° Demain: Neige ou pluie DETAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE maz&a DELAVAI 4\t\u2022 MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988\t105e ANNÉE N° 61\t54 PAGES, 4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents t^Pf< Ailleurs au Québec: 50 cents ¦ iles de La Madeleine: 90 cents J3 \t\t\t\t Québec permet l'affichage bilingue à l'intérieur des commerces .et invoque la clause dérogatoire pour maintenir l'affichage unilingue français à l'extérieur , ;\u2022 '\u2022 \u2022 ¦ PHOTO LUC SIMON PERRAULT, La Presse Une foule impressionnante, rappelant celles des grandes manifestations des années 70, a répondu à l'invitation du MQF en se rendant au Centre Paul-Sauvé.worn MARC DORE et SUZANNE COLPRON ans une atmosphère qui n'était pas sans rappeler les grandes manifestations nationalistes des années 70, environ I5000 personnes se sont rendues hier au Centre Paul-Sauvé pour exiger le maintien intégral de la Loi I0l et manifester leur volonté de vivre dans un Québec français.L'ampleur de la foule a dépassé largement les attentes des organisateurs de l'événement, le Mouvement Québec français (MQF).Les 7000 sièges du centre sportif de la rue Bcaubien étaient tous occupés.Des personnes debout bloquaient les escaliers des gradins et la promenade derrière les bancs, au mépris de toutes les règles de sécurité.Les trois quarts de la patinoire étaient remplis de gens debout, épaule contre épaule.Des grappes de jeunes s'accrochaient aux baies vitrées.L'aréna était pleine à craquer et au moins 3000 autres personnes sont restées dehors à se geler les pieds, pendant les trois heures qu'ont duré les discours \u2014 une Sommaire pour un quarantaine \u2014 qui enflammaient la foule à l'intérieur.De nombreux policiers contrôlaient les abords du Centre Paul-Sauvé, bloquant Jcs rues environnantes.Les responsables du rassemblement \u2014 organisé à deux jours d'avis après le jugement de la Cour suprême sur la Loi 101 \u2014 avaient mis sur pied un service d'ordre de 150 agents de sécurité bénévoles.La manifestation s'est déroulée sans incident et dans la bonne humeur même si, pour les gens qui s'étaient déplacés, l'heure était grave.Après le rassemblement, un groupe de quelques centaines de jeunes, fortement encadrés par les forces policières, s'est rendu manifester devant l'édifice d'Hy-dro-Québcc, boulevard Rcné-Lé-vesque, où se trouvent les bureaux du premier ministre Robert Bourassa, puis a continué sa marche jusqu'au siège social d'Alliance Québec, rue Crescent.Selon la police, là aussi, tout s'est déroulé dans l'ordre et aucune arrestation n'a été faite.L'assemblée a débuté à 14 h et avait été précédée par une marche à partir du Stade olympique.Enyiron 2000 marcheurs, surtout des jeunes, avec à leur tète Stéphane Goulet, le cégépien qui est resté perché 13 heures au sommet de la croix du mont Royal, se sont rendus au Centre Paul-Sauvé en scandant des slogans nationalistes.A l'avant et à l'arrière du cortège, des voitures décorées de dra-peaux fleurdclysés accompagnaient les manifestants en jouant du klaxon.Coalition La manifestation réunissait les acteurs des milieux politique, syndical, artistique et social dont la coalition avait permis, en 1976, l'arrivée au pouvoir du Parti québécois.Les leaders de tous ces groupes ont condamné à l'avance la solution de compromis énoncée par M.Bourassa en fin d'après-midi.« le voudrais remercier les juges de la Cour suprême.Depuis la mort de notre cher René, personne n'a réussi à nous réunir tous ensemble», a lancé le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Louis Labergé.«l'aimerais aussi remercier les VOIR FRANÇAIS EN A 2 Du bilinguisme par étapes, selon le P0 ANDRÉ PÉPIN du bureau de Ln Presse Annonces classées\t \tC5 à C7 \tC7 et C8 \t.C8 \tC9 et C10 \t Arts et spectacles\t Informations.\tB5 àB8 \t.B7 Bandes dessinées\tC9 Décès.\tC11 Etes-vous observateur?.C5\t Feuilleton.\t.C7 Horoscope.\t.C6 L'automobile.\tC1 àC4 Le monde 1.\tB9 et B10 Loteries \u2014 résultats- , .B7\t Mots croisés.\t.C10 « Mot mystère ».,\tC10 Placements.\tA9 à A11 Télévision.\t.B5 et B6 TABLOÏD SPORTS\t Philippe Cantin.\tS5 Mots croisés.\tS14 QUEHF.C Le Parti québécois accuse le premier ministre Robert Bourassa d'avoir opté pour la voie «pernicieuse et hypocrite» visant à imposer par étapes la bilingui-sation au Québec.Tant à Québec qu'à Montréal, les leaders péquistes affirmaient hier que la décision du gouvernement libéral ne constituait pas un compromis, mais plutôt un net recul par rapport à la loi I0l.«Avec le dernier jugement de la Cour suprême, il ne restera plus qu'à abolir le français au travail pour finir le travail de démolition de la loi I0l », a lancé le président du parti, M Jacques Pari zcau.«Après avoir lui-même rallumé la flamme des combats linguistiques avec des promesses électorales opportunistes, le premier ministre Bourassa abdique devant ses responsabilités», affirme ,de son côté le chef de l'aile parlementaire, M.Guy Chevrette.«Son incapacité chronique à résoudre des problèmes se transforme en incapacité totale à trouver des solutions claires et précises.La paix linguistique, c'est fini au Québec», ajoute-t-il, se disant convaincu que la solution Bourassa laissera les deux communautés insatisfaites.«Comment peut-on permettre l'affichage unilingue français à l'extérieur et laisser entrer l'anglais à l'intérieur?C'est incohérent.Le message que les libéraux laissent aux immigrants, c'est qu'au Québec cela se passe dans les deux langues», souligne pour sa part le critique de l'opposition en matière linguistique et député de Taillon, M.Claude Filion.L'opposition disposera de peu de moyens pour bloquer le projet de loi qui sera déposé en chambre ce matin, puisque les règles parlementaires seront suspendues pour permettre son adoption rapide.La durée du débat sera limitée, mais M.Chevrette entend réclamer le dépôt du projet de loi avec la mention que cette loi aura un effet rétroactif, ce qui permettrait de prolonger les discussions, voire même la possibilité de tenir une commission parlementaire.Le vide juridique serait ainsi comblé.Dans l'esprit du président du PQ, M.Jacques Parizeau, il y a VOIR PQ EN A 2 Un jour sombre, dit Alliance Québec GILBERT LAVOIE Alliance Québec n'a pas perdu de temps pour dénoncer la décision du gouvernement Bourassa sur l'affichage, hier, accusant le premier ministre d'avoir agi sans principe, d'avoir manque de courage et de leadership.«C'est un jour sombre pour les Québécois, pour tous les Québécois, car leur gouvernement a décidé de fouler aux pieds un droit fondamental reconnu par l'Assemblée nationale par le biais de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne», a déclaré le président de l'organisme, M.Royal Orr.Contredisant M.Bourassa qui affirme que la Cour suprême a reconnu la légitimité du recours à la clause dérogatoire, M.Orr a déclaré que le jugement conclut que le gouvernement «n'a pas le droit, moralement, d'effacer l'anglais du visage linguistique du Québec», même si cela est légal.Le président d'Alliance Québec a accuse le premier ministre de n'avoir pas joué honnêtement le jeu de la démocratie: «M.Bourassa et son gouvernement ont décidé aujourd'hui de renoncer à la politique qui a été la leur ces 15 dernières années.Ils ont choisi de répudier un engagement qu'ils avaient pris envers l'électoral québécois et ils ont choisi de ren- verser un jugement de la Cour suprême du Canadn ».M.Orr a précise que la déception de son association n'était pas dirigée à l'endroit des francophones.«Notre amertume est dirigée à l'endroit de Robert Bourassa et de son gouvernement, pas à votre endroit.Nous vous assurons de notre amitié, de nos sentiments respectueux et de l'engagement que nous partageons avec vous envers l'avenir de la langue française dans cette province et dans ce pays».Aux anglophones, M.Orr a envoyé «un message de courage».«Nous ne sommes pas seuls.La majorité des gens de cette province croit aux droits fondamentaux», a-l-,il dit.Aux journalistes qui lui demandaient si les anglophones se tourneraient vers un parti politique à eux, M.Orr a répondu: «Alliance Québec est un mouvement communautaire.Nous allons parler avec notre communauté et nous allons régarder l'avenir ensemble».Il a toutefois précisé que cet avenir se ferait «avec les francophones».«Peut-être pas avec M.Bourassa, mais surtout avec le reste des Québécois».M.Orr a refusé de faire pression publiquement pour obtenir la démission des libéraux anglophones.«Ce sera pour eux une decision personnelle.C'est un enjeu de principe et ils sont tous des DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC LW affichage en anglais (ou en toute autre langue) sera désormais permis à l'intérieur des commerces au Québec.Le gouvernement Bourassa utilisera toutefois une clause « nonobs-tant» ou dérogatoire pour maintenir l'unilin-guisme français à l'extérieur, même si la Cour suprême estime que cela est contraire à la liberté d'expression.«Ce fut une décision très difficile», a soutenu, hier en conférence de presse, le premier ministre Robert Bourassa.« Le Québec francophone est inquiet de son rôle en Amérique, de son déclin démographique, et demande protection», a-t-il dit.II a imploré les anglophones de son caucus de ne pas claquer la porte.Par son choix, le gouvernement demande « une énorme concession » aux anglophones en niant leur droit d'afficher dans leur langue à l'extérieur de leurs commerces, en dépit du jugement de la Cour suprême.M.Bourassa a dit «souhaiter» que les élus anglophones qui réfléchissent sur leur avenir «décident de rester à l'intérieur du Parti libéral».«Les juges interprètent la loi.Le.gouvernement doit l'appliquer», a-t-il dit.«Selon la Cour suprême, le français est menacé», a souligné M.Bourassa.Le gouvernement a donc opté pour l'unilinguisme à l'extérieur pour protéger le visage français «et clairement dire aux immigrants où (à quel groupe) ils doivent s'intégrer», a dit M.Bourassa.La levée de la clause dérogatoire \u2014 prévue pour cinq ans dans la constitution \u2014 dépendra «du climat de sécurité ou d'insécurité culturelle».Après une réunion de cabinet déchirante, M.Bourassa a très brièvement rencontré son caucus, hier, pour annoncer sa décision, communiquée à la population vers 17 h.Projet de loi 178 Dès ce matin, le gouvernement déposera à l'Assemblée nationale son projet de loi 178, qui ne comptera qu'une douzaine d'articles, pour amender la loi I0l, coup d'ertvoi d'un débat douloureux pour le caucus libéral.On prévoit que trois députés et trois ministres devront, lors du vote, briser la solidarité ministérielle.Selon ce projet de loi, le français devra rester prédominant à l'intérieur.Toutefois, on ne précisera pas pour l'instant les critères qui en détermineront la prédominance.Hier, à l'issue du caucus, la mine déconfite des élus anglophones en disait long sur leur déception.Samedi, le ministre de l'Environnement, Clifford Lincoln, avait en vain proposé une formule de compromis pour ré- V0IR AFFICHAGE EN A 2 \u2022 B 1: Le texte de la déclaration de M.Bourassa \u2022 e 2: L'éditorial de Claude Masson i VOIR ALLIANCE EN A 2 M.Robert Bourassa PHOTO CP A2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 SUITE DE LA UNE Les jeunes étaient très bien représentés au Centre Paul-Sauvé.AFFICHAGE Quebec permet l'affichage bilingue à I intérieur des commerces duire la durée de la clause dérogatoire \u2014 en deçà des cinq ans prévus dans la constitution \u2014 une proposition qu'a finalement écartée M.Bourassa.Ce dernier est convaincu que sa décision ne nuira pas à l'accord du lac Meech, qui n'a pas encore Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: \u2022 à Montréal, Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 13Ii ïi 18h; \u2022 à Montréal, RETAQ-FAS-CSN, CSN (sous:sol), 1601 avenue de Lorirnicr, de 10h à 20 h; \u2022 à Saint-Laurent, Les Magasins M, 5151 boulevard Thimens,de9h30à I6h; \u2022 à Verdun, Centre hospitalier de Verdun, local 5135, aile de l'administration (angle Hickson et boulevard LaSalle), 4000 boulevard LaSalle.de 9 h 30 à 16h; \u2022 à Candiac, CLSC Kateri, 90 boulevard Marie-Victo-rin.de 10hà20h.été adopté au Nouveau-Bruns-wick et au Manitoba.«L'utilisation de la clause dérogatoire est légitime selon la Cour suprême, et j'ai confiance que ma position sera comprise par mes collègues Premiers ministres», a dit M.ourassa.L'approbation de l'accord du lac Meech constituera une protection supplémentaire pour le français, selon lui, mais il est trop tôt pour savoir si elle pourra remplacer la clause dérogatoire.«Le lac Meech ne fait élire personne, la langue si », a laissé tomber un proche de M.Bourassa.Chez les quelques députés libéraux qui avaient réclamé le recours à la clause dérogatoire, on pavoisait hier.Le gouvernement n'aurait pu se contenter d'une «nette prédominance» du français pour l'affichage extérieur, selon M.Bourassa.Cette solution est si difficilement applicable qu'elle «pourrait nous conduire au bilinguisme intégral», a-t-il soutenu.En revanche, pour l'affichage à l'intérieur des commerces, Québec pense avoir trouvé une formule qui garantira la prédominance du français.Il n'est pas question de «mesurer les droits au centimètre, c'est difficile à appliquer», a soutenu M.Bourassa.Des critères comme l'endroit et le nombre d'affiches pourraient être utilisés.Les anglophones De leur coté, les anglophones au sein du caucus ne cachaient pas leur amertume.Visiblement secoué à l'issue de la réunion du PH070 LUC SIMON PEifRAULÏ.13 Presse cabinet, le ministre Clifford Lincoln a laissé entendre qu'il ne partageait pas la décision du gouvernement.«M.Bourassa va annoncer sa solution », a-t-il laissé tomber.« Je vais participer au débat à l'Assemblée nationale, c'est pour ça que je suis resté», a-t-il confié.Même mutisme chez les Richard French, John Ciaccia et Herbert Marx, qui consulteront leur association de comté respective dans les prochaines heures.Deux présidents d'associations libérales de comtés anglophones de Montréal prévoyaient que beaucoup déchireront leur carte de membre.On prévoit au moins trois jours de débats à l'Assemblée nationale.Le projet de loi présenté ce matin assurera que l'affichage public à l'extérieur des commerces, à l'intérieur des centres commerciaux et des moyens de transport public devra se faire exclusivement en français.> À l'intérieur d'un commerce, l'affichage pourra toutefois être fait à la fois en français et dans une autre langue, «pourvu qu'il soit destiné au public qui s'y trouve et que le français y figure de façon nettement prédominante».Les entreprises de 50 employés et plus, qui doivent obtenir un certificat de francisation selon la loi 101, pourront afficher dans une autre langue que le français à condition qu'il demeure prédominant.La clause «nonobstant» portera sur les articles 58 et 69 de la loi 101 \u2014 l'affichage commercial et les raisons sociales.?FRANÇAIS 15000 manifestants pour un Ouébec français jeunes Québécois qui ont réagi sans attendre de voir ce que les pépères comme nous allaient faire», a ajouté le syndicaliste à la tête blanche.Cette présence massive des jeunes \u2014 la moitié de la foule avait l'air d'avoir moins de 20 ans \u2014 pourrait bien être l'élément le plus important de ce rassemblement.«Notre principale crainte était Sue le combat de la langue au luébec ne soit que le combat d'une génération, expliquait le président du MQF, Guy Bouthil-lier.Mais on a la preuve aujourd'hui que les jeunes ont repris le flambeau.» Les jeunes criaient des slogans, chantaient, agitaient des centaines de drapeaux du Québec et réservaient des applaudissements aux principales têtes d'affiche.Les ovations les plus nourries se sont adressées à Gilles Vi-gneault, Michel Tremblay et Jacques Parizeau.Ce dernier a été incapable de prendre la parole pendant presque cinq minutes tant la clameur était assourdissante.Les bras en l'air pour tenter de calmer l'ardeur de la foule, le chef du Parti québécois, qui parlait à la toute fin, cachait mal un sourire de satisfaction qui s'est élargi lorsque des voix survoltées se sont mises à crier: «Indépendance, indépendance».Faisant référence à la solution du premier ministre Robert Bourassa, M.Parizeau a déclaré: «Ce n'ecl pas un compromis.C'est un recul sur notre loi 10I.Pourquoi sacrifier ce que nous avions réussi?» «Résistons donc aujourd'hui à toutes les tentatives de recul», e-t-il lancé, à peu près au même moment où, à Québec, M.Bourassa faisait connaître la position de son gouvernement.«Appuyons les députés qui vont tenter de rétablir la loi 10I dans son intégrité.» «Mais n'oublions pas la leçon de cette crise: il n'y aura pas de solution permanente tant que le pays ne sera pas apparu », a conclu M.Parizeau avant de céder la parole au «père de la loi 101», Camille Laurin.Mobilisation «Je pense qu'il y a encore plus de monde ici aujourd'hui que le 15 novembre 1976», a dit M.Laurin.«On a annoncé le jugement pour le 15 décembre, en espérant qu'on serait trop gelés et trop pris dans les tourtières pour réagir», a poursuivi l'ancien ministre pé-quiste.«Mais le froid stimule et Noël, c'est la fèts de la famille, la famille française, celle de nos racines.«)e pense qu'ils vont avoir réussi la plus belle mobilisation au'on aura jamais eue pour le luébec français», a clamé M.Laurin, en faisant allusion aux juges de la Cour suprême.Gilles Vigneault, présenté par le président de l'Union des artistes, Serge Turgeon, a été accueilli par un Cens du pays vibrant entonné par la foule, debout.«Vous m'avez volé ma finale.», a-t-il laissé tomber, avant de lire un de ses poèmes commençant ainsi: Pendant des siècles, les murs ont été les gardiens des mots.Aujourd'hui les mots sont les seuls gardiens des murs.D'autres représentants du milieu culturel étaient sur place, tels Louis Caron qui a chanté avec sa femme une version québécoise du Déserteur de Boris Vian, et Bru-, no Roy, de l'Union des écrivains.Du côté syndical, outre Louis Laberge, les présidents de la CSN, Gérald Larose; de la CEQ, Lorraine Page et de l'UPA, Jacques Proulx, ont pris la parole.«Il y a 11 ans, on avait réglé te problème.On se retrouve 11 ans plus tard et il faut encore se mobiliser: ça n'a pas de bon sens de tenir un peuple sur le gros nerf comme ça», a déclaré M.Larose.On comptait aussi plusieurs personnalités du monde politi- 3ue: Gilles Rhéaume, dû Parti in-épendantistè, Germain Gauvin, du Mouvement socialiste, Roland Morin, président du NPD-Québec et Michel Agnaleff, président as* socié de l'organisation nationale du NPD.Des représentants des groupes nationalistes de toutes les régions du Québec sont également montés sur scène pour s'adresser à la foule, qui n'était pas composée uniquement de gens de Montréal.La présidente de la Société Saint-Jean-Baptiste de' Montréal, Mme Nicole Boudreau, s'en est pria à Robert Bourassa, l'accusant de vouloir «trafiquer trois siècles d'histoire pour quelques heures de pouvoir».D'autres, personnes ont également pris la parole dont l'homme d'affaires Pierre Parent, des membres de communautés ethniques.Plusieurs élèves d'écoles secondaires sont venus témoigner de leur attachement à la langue française.?Le premier ministre Robert Bourassa tend l'oreille à un reporter qui l'interrogeait, hier à OuébeC.PHOTO REUTER LA METEO VUCUCV.\tMm.\tMai.\tAujourd'hui Ab.tibi\t-20\t-11\tNuageux Ouiaouais\t-14\t-6\tNuageux LauientoJas\t-18\t-10\tNuageux Cantons de l'Est\t-18\t-8\tNuageux Mauncie\t-15\t-4\tNeige Outbe:\t-18\t-10\tNuageux Lac-Satnt-Jean\t-24\t-13\tN'jsgeux Rimouski\t-18\t-12\tNuageux Gaspéste\t-18\t-12\tNuageux Baie-Comeau\t-23\t-15\tEnsoleillé Sept-lles\t-23\t-15\tEnsoleille Canada\t\tMil.\tAujounJTwt Victoria\t-15\t-8\tNuageux Edmonton\t-15\t-7\tNuageux Regina\t-20\t-14\tNeige Winnipeg\t-19\t-10\tNeige Toronto\t-15\t-5\tEnsoleillé Frederic! on\t-18\t-4\tNuageux Halifax\t-15\t-4\tNuageux Charlortetown\t-21\t-16\tNuageux Saint-Jean\t-22\t-14\tNuageux États-Unis\t\t\t Min.\tMl\tMin.\tMn.Boston 4\t6 N.-Ortèans\t10\t18 BuHalo -4\t-2 Pittsburgh\t-2\t3 Chicago -10\t-5 S.Francisco\t8\t10 Miami 20\t26 Washinglon\t4\tIt Now York 5\t7 Dallas\t7\t11 les capitales\t\t\t Nn.\tMb.\tMr.\tUn Amsterdam 5\t8 Madrid\t4\t10 Athènes 1\t5 Moscou\t-8\t-6 Acapulco 21\t34 Mexico\t12\t30 Berlin 1\tS Oslo\t-8\t-3 Bruxelles 4\t9 Paris\t4\t8 Buenos Aires 20\t31 Rorne\t0\t6 Copenhague 2\t5 Séoul\t-10\t1 Genévo - 7\t2 Stockholm\t-7\t-3 Hong Kong 15\t18 Tokyo\t1\t10 Le Caire 10\t17 Trinidad\t19\t31 Lisbonne 6\t11 Vienne\t-3\t3 Londres 5\t11\t\t La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 634 à quatre chiffres 1604 51-1-01 Lundi 19 décembre 1988 M.Royal Orr ALLIANCE Un Jour sombre, dit Alliance Quebec hommes et des femmes de principe.Les enjeux devant nous sont le respect des tribunaux, le respect de la Charte québécoise des droits et libertés, le respect de là Charte canadienne.C'est à eux de décider s'ils peuvent continuer de tra-vailler.avec un gouvernement qui décide de balayer toutes ces chartes»., Interrogé par un journaliste anglophone qui lui demandait si ce.jugement provoquerait un nouvel exode vers Toronto, M.Orr a dit espérer que non, mais il a déclaré que cela pourrait bien se produire.; M.Orr était seul porte-parole: de son groupe à la conférence de-presse d'Alliance Québec.Le pré-' sident du conseil d'administra-; tion de l'organisme, M.Peter Blaikie, qui participait à une émission en direct sur les ondes de Télé-Métropole, a déclaré qu'il, s'attendait à une telle réaction de la part de Robert Bourassa.Il a ajouté que comme Québécois, la solution du gouvernement lui apparaissait «honteuse» et que comme anglophone, il la trouvait «décevante».?PO Le président du P0, Jacques Parizeau, a reçu une ovation monstre Du bilinguisme par étapes, selon le PO ' une leçon à tirer de cette crise: « II n'y aura pas de solution permanente tant que le pays ne sera pas apparu».M.Parizeau soutient que les Québécois sont victimes d'un terrible chantage de la part du Canada anglais.« La clause dérogatoire, c'est Trudeau qui l'a concédée aux provinces anglaises pour fait re passer la charte des droits.On nous dit maintenant à Ottawa, à Toronto, dans l'Ouest: 'Servez-1 vous-en pour n'importe quoi mais pas pour la langue.Autrement, pas de lac Meech, fini la bonne entente'.Le chantage, toujours cet humiliant chantage.Cela suffit!» L'ambiguïté persiste au sein de la fédération, note le chef péquis-te.«La loi 101 au Québec dit que; la langue officielle est le français; mais la loi fédérale (C-72) dit qu'il y a deux langues officielles».M.Parizeau prédit que d'autres débats linguistiques vont se retrouver devant la Cour suprême, Il fait allusion à la revendication qui ferait du Québec une société distincte.«Le lac Meech, on ne saura vraiment ce que c'est que lorsque la Cour suprême nous l'aura dit».Convaincus que la position du gouvernement libéral va ouvrir la porte à la bilinguisation totale; les leaders péquistes ne croient pas que le Québec pourra demeurer une société vraiment distincte.Par exemple, croit le député Fi-lion, cette option aura un impact certain sur le français au travail.«Cela justifie un employeur d'exiger le bilinguisme de la part de ses employés puisqu'il s'est engagé par son affichage intérieur à servir sa clientèle dans les deux langues».Une telle situation-va directement à rencontre de la loi 101 qui interdit toute exigence du bilinguisme dans l'emploi.Le bilinguisme à l'intérieur, soutient le PQ, aura aussi une influence déterminante sur la langue de service.«Si, par l'affichage bilingue, on officialise le bilinguisme à l'intérieur des commerces, en vertu de quel principe pourra-t-on exiger des commerçants qu'ils abordent d'abord les clients en français?», questionne M.Filion.De plus, soutiennent MM.Chevrette, Filion et Parizeau, le bilinguisme à l'intérieur des commerces va s'étendre partout au Québec par l'entremise des grandes chaînes.«Il est illusoire de croire que des magasins ayant plusieurs succursales sur le territoire québécois (Zellers, Provigo, Steinberg, etc.) vont préparer deux types de matériel promotionnel destiné à l'intérieur des magasins, un pour la région de Montréal et un pour le reste du Québec.Nous aurons donc du bilinguisme intérieur à Trois-Rivières, Saint-Georges-de-Beauce, Chicoutimi et Trois-Rivières», disent-ils.Le PQ soutient que M.Bourassa a imposé cette solution pour tenter, iiltimcmcnt, de sauver l'unité de son caucus.?0?2129175 \u2014-i- LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 La Presse \u2022 A3 Trois morts sur les routes Presse Canadienne H Au moins trois personnes ont connu une fin tragique sur les routes du Québec au cours de la fin de semaine, selon les rapports de police rendus publics, hier soir.Dans la nuit de samedi à hier, vers 2 h, dans le rang Sainte-Thérèse-ouest, à Sainte-Hénédine, eh Beauce, Patrice Lcblond, âgé de 23 ans et demeurant à Sainte-Marie, a été tué lorsque l'automobile qu'il conduisait est entrée en collision avec un autre véhicule.;.Sur l'heure du souper, samedi, la perte de contrôle d'un véhicule qui a ensuite donné contre un ponceau a coûte la vie à Maurice Vigneault, un citoyen de 48 ans d'Amos.L'accident est survenu sur la route 117 à McWatters, à quelques kilomètres de Roùyn-Noranda, en Abitibi.Samedi matin, vers 4 h 15, sur la route 335 à Saint-Lin, dans les Basses-Laurentides, Jocelyn Dal-pé, âgé de 20 ans et demeurant à Saint-Lin même, a été tué lorsque son automobile a donné, elle aussi, contre un ponceau.Deux maisons flambent à Rosemont Quatre alertes ¦ Un incendie a nécessité quatre alertes hier matin à Montréal lorsque les flammes se sont déclarées dans un immeuble à logements de trois étages situé sur la 9e avenue dans le quartier Rosemont.Deux maisons situées au 5675 à 5691 9e avenue ont été lourdement endommagées par les flammes qui se sont rapidement propagées à l'ensemble des deux immeubles.Selon les pompiers l'incendie semble avoir été allumée accidentellement.Personne n'a été blessée, mais les dégâts matériels sont importants.Quinze automobilistes appréhendés pour ivresse au volant ¦Une quinzaine d'automobilistes interceptés dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un barrage routier à la sortie du boulevard Cartier sur l'autoroute des Lau-rentides, vont se retrouver devant les tribunaux pour avoir conduit un véhicule alors qu'ils avaient les facultés affaiblies par l'alcool.L'opération policière visait à intercepter les conducteurs ivres.Les automobilistes sont priés de prendre note que la police tiendra de telles opérations préventives sur tout le territoire du Québec durant la période des fêtes.LES PfflÉES ¦ Quelque 2 100 abonnés d'Hy-dro-Québec ont été privés d'électricité hier dans la grande région de Montréal.¦ C'est à Saint-Hubert que la panne la plus importe s'est produite où 2 000 abonnés ont été privés de courant pendant plus de cinq heures.La panne s'est même étendue jusqu'aux Promenades Saint-Bruno où le service n'a été rétabli que vers 20 h.¦ À Montréal, une vingtaine d'abonnés du quartier Notre-Dame-de-Grâces ont été privés de courant de 17 h à 20 h.En après-midi, le bris d'un transformateur dans l'est de la ville a privé une dizaine de foyers de courant durant près de 40 minutes.¦ À Boucherville, 15 abonnés ont été privés de service durant une heure.¦ À Longueu.il, une dizaine de foyers ont été sans courant durant 30 minutes.¦ À Laval.25 abonnés ont été privés d'électricité hier mutin durant 45 minutes.¦ A Lachcnaie, 12 foyers ont été sans service durant près de 45 minutes.¦ Finalement à Dorion, 10 abonnés ont été privés d'électricité durant une trentaine de minutes.Le client du restaurant Le Vieux Pêcheur demande une autre bière, mais la serveuse, Michèle Bertrand, constate qu'il a assez bu et lui propose une boisson sans alcool.Le client est joué ici par le gérant de l'établissement, Kawal Tewfïk.Le propriétaire Haim Dragif et Frédérique Forget, du DSC Lakeshore, trouvent la scénette au point.photo rené picard, u presse L'alcool au volant: pas d'excuses, on vous aura bien avertis.RICHARD CHARTIER ¦ « La police est contre la conduite en état d'ébriété.» Un moment de silence, puis, c'est le fou rire.Jean-Guy Lord, le directeur de la circulation à la police de la CUM, n'a pas l'air d'un «colleux de tickets», ni d'un «poseur de menottes».N'empêche que si vous Vous faites prendre un de ces quatre matins pour ivresse au volant, surtout au cours de la période des fêtes, ce sera en bonne partie à cause de lui.Les flics, il faut le dire, c'est tout l'un ou tout l'autre.Tout dépendant du côté de la clôture où l'on se tient, ce sont de joyeux casse-pieds ou des super-bons-gars.Celui qui vous arrête parce que vous avez brûlé un feu rouge est obligatoirement un fasciste incapable de faire la distinction entre un honnête citoyen qui s'est trompé et un criminel.Celui qui vous vient en aide, c'est pas la même chose, vous le voyez dans votre soupe.Mais le bon gars, mettons le père de famille «exemplaire», qui sort complètement saoul de son party de bureau du temps des fêtes, qui prend sa voiture pour rentrer à la maison et qui fauche deux piétons, ce gars-là est un quoi?Si la réponse ne vous vient pas d'emblée \u2014 que celui qui n'a jamais péché lui lance la première pierre, penserez-vous peut-être \u2014, dites-vous que la loi, elle, le décrit comme un criminel.Et on n'est pas obligé de tuer ou de blesser autrui pour être un criminel.«Commet une infraction quiconque.» L'article 237 du code criminel dit ceci: «Commet une infraction quiconque conduit un véhicule à moteur, un bateau ou un aéronef ou aide à conduire un aéronef ou a la garde ou le contrôle d'un véhicule à moteur, d'un bateau ou d'un aéronef, que celui-ci soit en mouvement ou non, dans les cas suivants: a) lorsque sa capacité de conduire ce véhicule, ce bateau ou cet aéronef est affaiblie par l'effet de l'alcool ou d'une drogue; b) lorsqu'il a consommé une quantité d'alcool telle que son alécoolémie dépasse 80 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang.» Outre le taux d'alcoolémie supérieur au fameux .08 mg, la loi criminalise donc le fait de conduire avec des facultés affaiblies par d'autres substances que l'alcool.Malheureusement \u2014 ou heureusement, ça dépend \u2014, les flics ne disposent pas d'appareils pour faire condamner ceux qui conduisent sous l'influence d'une drogue.On est loin de l'époque où les policiers vous faisaient marcher sur une ligne droite pour voir si vous étiez «chauds».«Les opérations policières en sécurité routière visent principalement à réduire le nombre d'accidents mortels ou avec blessés, explique Jean-Guy Lord.Le deuxième but en est d'assurer la qualité de vie des citoyens.» La police de la CUM mène annuellement deux opérations visant spécifiquement la répression de l'alcoolisme au volant.Un fois l'été, une fois l'hiver.Un creux dans les courbes Dans le bureau du directeur de la circulation de la police de la CUM, il y a un graphique qui ressemble étrangement à un tableau de la progression des ventes.Mais les lignes que l'on voit expriment le nombre d'accidents avec blessés depuis 1985.On y remarque que la période critique s'étend de mai à septembre, avec une pointe en juin.La période des fêtes, curieusement, marque plutôt un creux dans les courbes statistiques.Le lieutenant Jean-Guy Lord, directeur de la circulation à la police de la CUM, mène une lutte de longue haieine contre l'ivresse au VOlant photo bernard drault.la Presse «La période critique, c'est le début de l'été», remarque M.Lord.La chaleur, les vacances, le fun, la boisson, la route, la vitesse.«Le creux de l'hiver s'explique par le fait que les gens foulent moins vite en raison de l'enneigement.Mais on sait que tout le monde prend un coup au mois de décembre.» L'opération de dépistage de l'alcool au volant est en cours depuis le 1er décembre et prendra fin le 7 janvier.Surtout les fins de semaine.Deux sortes d'interventions policières sont prévues dans le cadre de cette opération.La première est celle des patrouilles qui peuvent se prévaloir des dispositions de la loi pour faire des vérifications et exiger des échantillons d'haleine d'un conducteur qui affiche un comportement suspect: façon de conduire, les yeux rouges, l'haleine, le verbe pâteux, les gestes incohérents, etc.«Le suspect est alors conduit à l'un des quatre postes de district de la police de la CUM où oh trouve les appareils de mesure d'alcoolémie du sang.Cet appareil permet une lecture précise, quantifiée, de la présence d'alcool dans le sang.C'est à partir de cette lecture que nous intentons des poursuites en cour.» Vérifications sélectives La deuxième manière consiste à mener des opérations de vérification sélective.Les policiers utilisent alors un appareil de détection.Ce type d'opération n'en est qu'à sa troisième année d'existence à la police de la CUM.« En 1986, nous avons porté un peu plus de 3 900 accusations en vertu de l'article 237, souligne M.Lord.L'an dernier, nous avons porté 4 220 accusations.» La tendance des neuf premiers mois de 1988, pour un nombre équivalent de vérifications, permet de croire qu'il y aura moins d'accusations portées cette année.« Et au chapitre des accidents avec blesses, nous sommes en diminution de 8 ou 9 p.cent par rapport à l'année dernière.» L'appareil détecteur, petit et portatif, est presque exclusivement réservé aux opérations menées sur la voie publique, lorsque plusieurs patrouilles sont réunies pour faire des vérifications sélectives.La petite «baloune», de marques Alert ou Alco-Sure (les seules dans lesquelles un policier peut exiger de vous faire souffler), ne donne pas de lecture.Elle comporte trois voyants qui révèlent que votre taux d'alcoolémie est sous la limites permise, à la limite ou au-dessus.Voyant vert: vous repartez; voyant ambre: cessez de conduire, faites- vous conduire ou prenez un taxi ; voyant rouge: on s'en va au poste de police pour souffler dans la vraie «baloune».La police de la CUM préfère effectuer des vérifications sélectives plutôt que d'emmerder absolument tout le monde en même temps en faisant des blocages routiers.Un exercice coûteux « Plus on arrête de gens, plus on en poursuit devant les tribunaux et plus cela coûte cher, poursuit M.Lord.Notre action vise un effet préventif.Nous voulons que les gens sachent qu'une condamnation pour ivresse au volant entraine la suspension du permis de conduire pour un an et l'ouverture d'un dossier criminel.Le permis est suspendu par le juge pour une période de trois mois et la Régie le suspend pour une période supplémentaire de neuf mois.Ça c'est pour la première infraction.Sans parler de la récidive qui entraîne un minimum de 14 jours de prison.» En raison de la dynamique de la digestion, la mesure d'alcoolémie du sang doit être faite à partir de deux tests effectués à 20 minutes d'intervalle.Le premier test doit en outre être fait à l'intérieur d'une période de deux heures après l'arraisonnement.Autre détail qu'il convient de ne pas oublier: on peut être condamné sous l'empire de l'article 237 du code criminel même si on affiche un taux d'alcoolémie inférieur à .08 mg! Comment cela?«L'effet de l'alcool est plus grand sur quelqu'un qui ne boit pas habituellement que sur celui qui boit régulièrement, explique M.Lord.Une personne peut être à .05, donc en-deçà des limites légales, mais avoir quand même les facultés affaiblies.» Autrement dit, les flics peuvent dresser des accusations circonstancielles lors qu'ils le jugent nécessaire: conduite dangereuse, comportement altéré, symptômes d'intoxication, etc.Les traces que laissent les drogues dans le sang peuvent être décelées par des analyses sanguines.Celles-ci peuvent être effectuées à la suite d'un accident, lorsque la cour consent un mandat à cet effet aux autorités policières.Cette analyse sera alors réalisée, non pas à l'hôpital mais au laboratoire de la police scientifique.Mais si un policier vous arraisonne et vous soupçonne, par exemple, d'avoir «sniffé» de la cocaine, il ne peut vous faire subir un test sanguin qu'avec votre consentement.Autant dire qu'il a besoin de votre permission pour porter des accusations contre vous.Vous avez bu ?Ne prenez pas le volant! Composez 289-9111 ou 848-8600 Persuadez parents et amis de recourir à Nez Rouge ou à Safeway, c'est gratuit.RICHARD CHARTIER ¦ Dam née boisson ! Autrefois, c'est le cheval qui reconduisait Alexis Labranche à la maison.Naguère, le capitaine Haddock lui-même devait conduire son çheval-va-peur au château de Moulinsart et la bande dessinée ne disait pas s'il le faisait au prix d'une vie humaine ou deux.Aujourd'hui, le beau Roger Lamonta-gne peut boire tout son saoul, même s'il a la garde d'un véhicule; il lui suffit de composer 848-8600 (Safeway Chez Vous) ou 289-91 II (Opération Nez Rouge): on viendra le chercher pour le reconduire, lui et son char, à la maison.Sans tragédie, légalement, gratuitement, Noble cause que celle d'Opération Nez Rouge et Safeway Chez Vous.Noble et facile à comprendre.Ces services de chauffeurs privés se taillent depuis trois ou quatre ans une place dans les habitudes, ils prennent de l'expansion si bien que leurs prédécesseurs, les Taxis LaSal-le et la STCUM, n'offrent pi is les services gratuits aux périodes de pointe de Noél et du lour de l'An, comme par les an-néespassées.La gratuité des transports en commun que la STCUM avait offerte à la Noèl 1986 et au Jour de l'An 1987, grâce à une commandite de la Société des alcools du Québec, n'a jamais été remise en vigueur depuis.À la STCUM.on fait savoir que les démarches en vue de dénicher un nouveau commanditaire pour ce service n'ont pas abouti, ni l'an dernier ni cette année.À l'Association des Taxis La-Salle, le directeur général Pierre Jette estime que les services offerts par Nez Rouge et Safeway sont assez importants pour justifier l'abandon de la gratuité à bord des taxis.LaSal-le, qui a offert ce service pendant sept ans, aura été l'initiateur d'un vaste mouvement visant à dissuader les automobilistes de prendre le volant en état d'ébriété.Opération Nez Rouge est en vigueur dans 270 municipalités du Québec depuis le 15 décembre jusqu'à Noël de même que les 30 et 31 décembre; Quant à Safeway Chez Vous, son service est en vigueur à longueur d'année, les jeudis, vendredis .et samedis soirs, et englobe les régions de l'île de Montréal, Laval et la Rive-Sud.suffit de savoir dire non.RICHARD CHARTIER ¦ Le 10 février 1986, tard en soirée, un client ivre quitte un restaurant du West Island et prend le volant de sa voiture pour rentrer chez lui, à Pierrefonds.Mais il ne sè rendra pas loin.William C.Craig, 39 ans, pilote de la société Nordair, s'endort au volant de sa Toyota qui s'écarte de la chaussée.Le véhicule fonce sur une clôture où des grévistes viennent de dresser leurs piquets de grève pour la nuit.Il y aura trois morts.Craig a durement payé sa dette envers la société, mais cela ne redonne pas la vie aux innocentes victimes.Au restaurant Le Vieux Pêcheur, où Craig avait passé quelques heures à boire, ce soir-là, la tragédie a laissé des marques profondes.Le Vieux Pécheur est situé en bordure de la Transcanadienne.Il est donc difficile d'y arriver et d'en repartir autrement qu'en automobile.Et si on y prend un bon repas, il est bien difficile d'en repartir sans avoir bu quelque alcool.Pourtant, les employés de cet établissement mettent en application un programme visant à réduire l'alcoolisme au volant parmi la clientèle.II s'agit d'un programme pilotée par Mme Frédérique Forget, une spécialiste en formation du Département de santé communautaire du Lakeshore, avec l'appui des municipalités de Dorval, Lachine et Saint-Pierre, Sanié et bien-être social Canada, la Régie de l'assurance-automobile du Québec, le club automobile Safeway Chez Vous et le poste 13 de la police de la CUM.Ce programme s'inspire de programmes menés en Ontario et aux Etats-Unis.«Après ce qui s'est passé ici en 1986, rappelle le propriétaire du restaurant, Haim Dragif, nous ne nous sommes pas fait prier lorsque Mme Forget s'est adressée à nous.» La p'tite dame n'a pas froid aux yeux.Dans un restaurant, comme Le Vieux Pécheur, la tâche n'est pas trop difficile.«La fonction première d'un restaurant, dit-elle, c'est de servir des repas, pas de l'alcool.Mais dans une taverne, une brasserie ou un club, c'est plus difficile, ces établissements se spécialisent dans le service de l'alcool, les propriétaires et le personnel peuvent montrer des réticences à me recevoir.» Frédérique Forget est pour l'instant, selon ses dires, la seule et unique missionnaire du genre dans toute la province de Québec.Mais son initiative devrait en inspirer de nombreuses autres.Elle offre au personnel d'un établissement un cours d'une durée de trois ou quatre heures, période au cours de laquelle est passé en revue les lois qui interdisent de vendre de l'alcool à des mineurs et à des gens qui sont déjà en état d'ébriété.Ces lois ne sont pas connues de tous.Elle passe aussi en revue les signes qu'il faut savoir déceler chez le client pour commencer à l'inciter à cesser de s'enivrer.«|e mets l'accent sur la qualité du service offert au client, explique Mme Forget.II ne s'agit pas de simplement brandir les épou-vantails de la loi ou de susciter des pertes de revenus.Les boissons sans alcool peuvent également générer des revenus.La façon de dialoguer avec le client est envisagée de même que l'attitude à avoir en cas de problème, la possibilité de recourir aux services de Safeway Chez Vous etc.» Le programme «RRR» du DSC Lakeshore est bien jeune et Mme Forget n'a pu commencer à visiter ses «clients» qu'il y a un mois et demi.Sur une possibilité de 112 établissements, elle en vise 65 et continuera son travail après Noël et le Jour de l'An.Le premier bilan qu'elle dressera de son expérience au printemps pourrait inspirer une offensive beaucoup plus étendue à l'échelle du Québec.photo robert mailloox.il Presse Norman Laflamme et Sylvana Marcovic, de Safeway Chez Vous, attendent (es appels des automobilistes qui on, bu. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 La neige ralentit les opérations de secours en Arménie soviétique d'aprcs AFP, CP et UPf LEGENDE Entraves \"a la circulation Rue(s) fcrmoo(s) temporairement Sens de la circulation 0 Le boulevard de Maisonneuve a deux voles obstruées entre McGIII College et AAanstleld, lusqu'en lanvler 1989.Q La rue Peel, entre Sainte-Catherine et place Mont-, Royal, a deux voles obstruées Iusqu'au mois de mal 1989.La place Mont-Royal est termée à la circulation, entre Peel et un point à l'est, est fermée à la circulation automobile lusqu'en luillet 1989.O L'avenue Union, entre Président-Kennedy et Sherbrooke, a deux voles obstruées côté ouest, jusqu'en mal 1989.O La rue Saint-Jacques, entre la rue Salnt-François-Xa-vler et la rue Saint-Jean, a deux voles obstruées en tout temps lusqu'en février 1989.La rue Salnt-Françols-Xa-vler, entre Saint-Jacques et Saint-Antoine a une piste obstruée en tout temps.La rue Saint-Antoine, entre Jean-ne-Mance et Saint-François-Xavier, a deux voies obstruées en tout temps côté sud, iusqu'à l'été 1990.Q La rue Saint-Antoine a deux voies obstruées entre Saint-Pierre et McGIII, côté sud, lusqu'en luillet 1989.La rue S'Jint-Jacques, entre Saint-Pierre et McGIII, a deux voles obstruées à la circulation lusqu'en septembre 1989.O L'avenue du Président-Kennedy, entre l'avenue McGIII College et la rue Mansfield, est fermée à la circulation, lusqu'en octobre 1989.O La rue Sainte-Catherine, entre l'avenue McGIII College et la rue University, a une vole obstruée sur le côté nord jusqu'en juin 1989.Œ) La rue de la Commune, entre McGIII et Berrl, a deux voles obstruées Iusqu'au 23 décembre 1988.QD La rue Metcalfe, entre le boulevard de Moisonneuve et la rue Sherbrooke, a une vole obstruée, côté est.Cela durera 2 ans.;' ¦ Le pont Woodland, entre le boulevard de La veren-drye et le boulevard Champlain, est Interdit aux véhicules lourds iusqu'en luillet 1990.¦ L'accès au boulevard Renè-Lévesque, entre University et Mansfield, est Interdit à la circulation lourde iusqu'en novembre 1989.Les autobus sont détournés.O La rue Saint-Jacques, entre la rue de la Montagne et la rue Peel, ainsi que la rue Peel, entre Saint-Jacques et Saint-Antoine, sont fermées à la circulation pour une durée indéterminée.\u2022 La rue Rachel, entre Saint-Denis et Salnt-Valller, aura deux voies obstruées du 12 décembre au 22 décembre 1988.m \u2022 La rue Marie-Anne, entre Saint-Denis et Drolet, est fermée à la circulation automobile.La rue Saint-Denis, à l'Intersection de Marle-i^nne, a deux voles obstruées en tout temps, iusqu'au 22 décembre.¦ La rue Notre-Dame, entre la 81e Avenue et la 91e Avenue (Raoul-Jobln), a deux voles obstruées Iusqu'au 23 décembre 1988.\u2022 La rue Vinet, entre Notre-Dame et Fauteux, a deux voles obstruées iusqu'au 23 décembre.¦ La rue Groll, entre Saint-Urbain et Jeanne-Mance, est fermée à toute circulation Iusqu'au 23 décembre 1988.\u2022 La rue Notre-Dame, entre la rue Berrl et la rue Amherst, est fermée complètement Iusqu'au mois de Juin \u2022 La rue Rachel, entre Frontenacét Moreciu, est fermée complètement lusqu'en |uln 1989.¦ L'aggravation des conditions atmosphériques et de fortes chutes de neige en Arménie compliquent davantage encore les opérations de secours des sinistrés du tremblement de terre en Arménie soviétique et contraignant les autorités à accélérer l'évacuation des femmes et des enfants, a annoncé hier la radio soviétique.Selon Radio Moscou, la recherche des survivants possibles touche à sa fin onze jours après le terrible séisme qui a semé la destruction et la mort dans le nord de l'Arménie.Un journaliste de l'AFP rentré hier à Moscou venant d'Arménie, a déclaré que les opérations de secours s'étaient arrêtées à Spitak et que les bulldozers avaient commencé à raser la ville, qui a été complètement détruite.Toutefois, cinq ou six jours de grâce auraient été accordés par le Rrentier ministre soviétique, M.likolal Ryjkov, qui dirige la Commission du Bureau politique mise en place après le séisme, pour poursuivre les recherches avant de procéder au déblaiement des ruines et de préparer le terrain pour la reconstruction.Plus de 200 sauveteurs français et italiens sont repartis hier pour leurs pays respectifs.Les Français, arrivés en Arménie le 9 décembre, deux jours après le séisme, ont sauvé treize personnes dans les ruines de Léninakan et de Spitak.Selon Tass, l'évacuation des sinistrés se poursuit et dans les dernières vingt-quatre heures, 7 640 personnes ont été évacuées.Aujourd'hui, 4 500 enfants accompagnés de leurs mères et de leurs instituteurs seront envoyés à Anapa, une station balnéaire de la mer Noire.La Commission s'est de nouveau inquiétée de la remise en état des villages, délaissés un temps après le séisme, en raison de leur «rôle important» dans l'approvisionnement en vivres de l'Arménie.L'afflux de l'aide venue des quatre coins de l'URSS a provoqué d'autre part de sérieux engorgements ferroviaires et la Commission a décidé de la création d'une cellule spécialement chargée de veiller au bon déroulement du déchargement des wagons.Tass a précisé également que les installations hospitalières ont été remises en marche dans les zones les plus touchées.Les hôpi- PHOTO ASSOCIATED PRE$,.Un homme éploré transporte un cercueil dans une rue de Spitak,; une des villes les plus touchées par la catastrophe.taux de Léninakan et de Spitak sont maintenant rouverts.Aide interrnationale Le sous-ministre des Affaires étrangères, M.Valentin Nikifo-rov, a déclaré que l'Union soviétique a reçu jusqu'à maintenant plus de $100 millions en aide de 77 pays.Ainsi, plus de 55 000 kilos de fournitures médicales et de vêtements d'hiver du Canada ont été transportés dans la région dévastée.Et tout indique que ces secours parviennent rapidement aux sinistrés de la catastrophe, ont déclaré hier des représentants de la Croix-Rouge et des Forces armées canadiennes.M.Philippe Gauthier, direc teur des services d'urgence de la Croix-Rouge canadienne, a fait savoir que deux avions de transport Hercules de l'aviation canadienne qui ont réussi à atterrir à l'aéroport de Erevan, transportaient des machines à dialyse, des appareiols respiratoires, des sacs de plasma sanguin et divers autres fournitures médicales.M.Gauthier s'est élevé contre les rapports faisant état de confusion au sol dans la distribution LA VENTE HERITAGE HOUSED C'EST LA VENTE SANS CONCOURS 1 Place Ville Marie ft des secours.11 a dit s'être rendu ! samedi et hier à bord des Hercù> les à Erevan et que le personnel de la Croix-Rouge en Arménie-; l'avait assuré que tout se passait' bien.\\, La France, quant à elle, va aug£ menter son aide en affrétant cette; semaine «cinq nouveaux avion:,, un train et un navire», a annonce^ hier le premier ministre français Michel Rocard.Cérémonies et prières À Echmiadzin, siège de l'Église arménienne, le patriarche armév! nien catholicos Vazgen 1er a célé* bré hier un service solennel à la-mémoire des victimes du trem£ blement de terre.Les Arméniens^ dont le rite catholique particulier remonte à plus de 1 600 ans, orijÇ également prié pour que prennent fin les tensions entre leurs, coreligionnaires et les Azéris.> Mère Teresa, prix Nobel de la* paix, est arrivée hier à Erevan, capitale de l'Arménie, pour visiteÇ les régions frappées par le séisme?Dans le monde entier, les messages de sympathie et les collectes! en faveurs des sinistrés continuent à se multiplier.Au Vatican, le pape Jean-Pauî II a invité les fidèles à prier pour! les enfants d'Arménie sans abri.À Londres, un grand concert de-musique classique a été organisé' hier pour récupérer des fonds au bénéfice des sinistrés.Le prince Charles et la princesse Diana: étaient présents.À Beyrouth, les responsables de l'aéroport ont déclaré qu'un avion affrété par un Arménien dï[ Liban était parti hier pour 1*/* «\u2022-« ménie avec à son bord 19 tonnes d'équipement médical et de nourriture donnés par des organisations arméniennes et libanaises.À Alger, le Croissant rouge al* gérien a annoncé qu'il avait e#j> voyé une aide d'urgence par avion à l'Alliance soviétique de la Croix Rouge et du Croissant Rouge.- .8 Saine et sauvé après 10 jours 3 fi» Agence France-Presse EREVAN ¦ Une femme ensevelie sous les décombres de son habitation depuis dix jours a été découverte vivante à Léninakan.Gérard Tachdjian, médecin de l'Union des médecins arméniens de France, qui a reçu cette femme dans le dispensaire mis en place par Médecins sans frontières à LcninaV kan, raconte: «Les pompiers arméniens nous ont amené un corps sous une couverture.On pensait que c'était un mort.On a soulevé la couverture, c'était une femme.Ses lèvres remuaient; elle a, peu à peu, parlé.; C'est son beau père qui l'a sop tie.Il a creusé pendant des jours avec une pelle, avec ses mains, tout seul.Il avait entendu un cri.La jeune femme de 32 ans était coincée entre deux dales de ciment.Elle n'avait pris ni nourriture ni liquide pendant dix jours.C'est incroyable.Elle était pleine de poussière, avait de la terre dans les yeux, dans la bouche.Sa température était en-dessous de 34,5 degrés, le minimum marqué sur le thermomètre.Mais elle était en condition assez étonnante après dix jours.Nous l'avons perfusée, réchauffée, lavée.En trois heures, sa température est remontée à 34,7 dç-grés.Les médecins soviétirjues l'ont ensuite évacuée en hélicoptère jusqu'à l'hôpital d'Lrevan.Elle était en forme quand clic çst partie.Elle a remercié.Incroyable.» B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 A5 Greffer une âme au capitalisme SONDAGE GALLUP JEAN-FRANÇOIS USÉE collaboration spéciale Lu Presse À WASMNGTO\\ ¦ «Si Marx et Jésus étaient parmi nous, ils auraient chacun un MDA».La phrase, tirée du numéro courant du magazine progressiste Utne Reader, n'est pas une «nouvelle ode uu capitalisme pur et dur» qu'a entonnée l'Amérique depuis I980.C'est au contraire la réalisation qu'un nombre croissant \u2014 petit, mais croissant \u2014 de gens d'affaires américains utilisent leurs compagnies comme des agents de changement social.Qu'ils conjuguent profits et conscience sociale, production et protection de l'environnement, mise en marché et aide a la pauvreté.En octobre, au New Jersey, 150 entrepreneurs qui gèrent des capitaux à risque ont tenu la troisième réunion en 14 mois de leur «Social Edge Network» (réseau à la pointe du progrès social) sur le thème «changement social et survie de la planète ».Pour aider leur réflexion, ces capitalistes éclairés s'étaient adjoint le philosophe Ivan lllich et le croisé des consommateurs, Ralph Nader.«Les entreprises détruisent la terre.Si c'est ce que vous croyez, vous avez de bonnes raisons», constate Marjorie Kelly, qui publie le magazine Business Ethics.La liste des méfaits est interminable.Union Carbide à Bophal, les usines nucléaires qui fuient, les pluies acides, la fermeture sauvage de filiales et d'usines de compagnies victimes de «corporate raiders » et de la folie de fusions et acquisitions qui s'est emparée de Wall Street.«Mais certains pensent aujourd'hui que cette saga de la destruction a une suite surprenante, ajoute-t-elle.Certains pensent que l'entreprise est le dernier espoir de l'humanité.Car si elle a le pouvoir de détruire, n'a-t-elle pas le pouvoir de guérir?» Le marché et ses lois L'argument serait plutôt mince s'il ne reposait que sur un petit groupe d'ex-miiitants brillants devenus entrepreneurs et pris de remords au souvenir de leurs rêves d'antan.Mais il se trouve qu'un nouveau sens de la responsabilité envers «les autres» trans- UIMSIUMM ( MU1MJM SHUI l O tl.MIUU PLACl VIlLl MAflil *?0?0UMvmblU \u2022 lîSfeST.CAÎMlHlNl OJ1 liT \u2022 HI AO Dl WA'tU.Nlj »KACt bOMWtNTUfit \u2022GAbtHiU \\ORMAN0lt \u2022 fHÙ'HKAifi CATHIOAAII CAMfUIÙUftAMjfTIGNON*MAlCAVlN0lSH*F-AlfWlt\\VP0lNTlClAim .PiACt gàSAlUS\u2022 6AUMlSO'AKJ0bUCAIVKrÙlMUMAl «CIMW DACHATSOUVIRKAY «HACl VlfUU CINTHf OACHATS ROCKLAND »RAC*.ROSlMtRC * GAltHlf SHIVI NOHl) \u2022 MA* CHAMtAM \u2022 MOMMADfSSTMMO \u2022 IIACt lUfA>UlUH \u2022CARRICÛUHRtCHUIlU ' OTTAWA ClMTRl IIAVSHORI \u2022u'MRI Il'DIAU ¦ IlNTKt ^TLAURIPJT pire dans la culture de certains des géants de l'industrie américaine.Le conglomérat chimique Du Pont n'avait pas vraiment besoin de mettre fin à la production de ses CFC (chlorofluorocarbones), un des éléments destructeurs de la couche d'ozone.Bien sûr, c'est de la bonne pub.Peut-être les pertes de Du Pont seront-elles comblées, à long terme, par les profits générés par un produit de remplacement.Tout de même, cela part d'un bon sentiment.Et pourquoi MacDonald's a-t-il décidé de ne plus emballer ses burgers dans du styrofoam fait de CFC?Il n'y a pas eu de loi, de règlement.MacDonald's n'a même pas fait de grand tapage sur son geste de bon citoyen planétaire.La chaine de jouets «Toys 'R Us» aurait pu ignorer le petit tollé entourant la vente d'armes-jouets trop réalistes, qui ont entraîné des méprises et quelques décès.Mais elle a décidé de les retirer de ses étagères, quitte à perdre un peu de profit.Avon, Procter & Gamble ont complètement cessé les tests de leurs produits sur des animaux.Colgate a réduit ses tests de 80 p.cent.11 n'y a pourtant pas eu de boycott.Ces compagnies furent-elles motivées par la crainte d'un mouvement d'opposition futur ou se sont-elles dit qu'après tout, l'argument avait du mérite en soi?Gardons le sens de la proportion.La réalité de l'entreprise américaine, c'est la loi du marché, une offensive générale depuis 10 ans pour briser les syndicats, réduire les salaires, échapper aux législations anti-pollution et anti-trust.Laissées à elles-mêmes, beaucoup de grandes entreprises américaines ne se sont pas montrées généreuses.L'administration républicaine, a relâché ses normes sur les voitures et les pare-chocs, miraculeusement, sont devenus plus fragiles.Le contrôle de la publicité s'est fait plus discret, et la quantité de mensonges et demi-vérités a immédiatement augmenté.La maxime de l'économiste Arthur Okun reste valable: «Le marché a ses lois mais il faut imposer des lois au marché».Sans garde-fous, Iè capitalisme devient fou.Le contrasté Certains progrès sont aussi le fait des forces du marché qui, pour une fois, agissent dans le bon sens.Les entreprises américaines investissent massivement en éducation et commencent à installer des garderies et offrir des congés de maternité, mais c'est parce que le bassin de main-d'oeuvre disponible est presque à sec et qu'il faut former ou attirer les compétences.Et certaines entreprises ont parfois les moyens d'avoir un coeur.IBM a toujours été un citoyen modèle, note Doug Hen-wood, du Left Business Observer, mais «pour l'essentiel de l'histoire des ordinateurs, elle a profité d'une position de quasi monopole.II sera intéressant d'observer si son comportement éthique va changer maintenant que le marché de l'ordinateur n'est plus en croissance, mais devient cyclique» et soumis à des périodes de vaches maigres.C'est justement parce que la volonté de responsabilité sociale de quelques entrepreneurs contraste de façon si évidente avec le manque de scrupules corporatif des dernières années qu'il y a là un élément de nouveauté, d'espoir.« Nous voulons montrer qu'on peut diriger une entreprise de façon différente, qu'on peut partager notre prospérité avec les employés, réécrire les normes sur les salaires des cadres, revoir comment la compagnie agit au sein de la communauté \u2014 tout ça en jouant toujours selon les règles de Wall Street, en continuant à obtenir du financement, à offrir aux actionnaires un bon rendement sur leurs investissements.» Celui qui parle s'appelle Fred Lager, directeur d'une compagnie de crème glacée choisie «meilleure PME de 1987» et qui fait $45 millions de vente cette année et plus de $1,4 million de profits.« Ben & Jerry's Ice Cream », du Vermont, donne 7,5 p.cent de ses revenus avant impôts à des oeuvres de charité, l'échelle des salaires entre ouvriers et dirigeants va de 1 à 5 (comme en Chine populaire?Non.Comme au Japon capitaliste).Une fois par mois, les 150 salariés se réunissent pour discuter des problèmes.Un comité est formé: comment avoir plus de plaisir pendant le travail.Un problème est constamment ressassé: va-t-on perdre notre âme si on continue à croître à ce rythme?Autre rayon de conscience sociale: « le créneau le plus prometteur du marché de Pinvestisse-ment» aux États-Unis, celui des placements «socialement responsables».Deux douzaines de fonds mutuels placent maintenant l'argent des Américains «libéraux» dans des entreprises qui ne sont pas installées en Afrique du Sud, qui ne polluent pas, qui, qui, qui*.De $4 milliards en 1985, les fonds ont gonflé jusqu'à $40 milliards aujourd'hui.Il y a même des cartes de crédit («World As-sets») qui font en sorte qu'à chaque achat, 5 cents vont à votre cause favorite.La recherche de profit et la phi-lantropie ne sont pas des concepts qui, spontanément, se marient, avouent les promoteurs du «Social Edge Network».Mais peut-être ne sont-ils pas condamnés à se prendre à la gorge.Un Canadien sur quatre considère la prostitution comme un problème sérieux Un peu plus du quart des Canadiens (27 p.cent ) considèrent la prostitution comme un problème sérieux dans leur ville ou leur région.Soixante-et-un pour cent ne pensent pas que le problème soit sérieux, tandis que 12 p.cent n'expriment pas d'opinion.Ces proportions sont virtuellement identiques aux conclusions d'un sondage Gallup efectué sur cette question en 1984 (elles étaient alors de 27 p.cent et 60 p.cent respectivement).Lorsque les données sont analysées selon les réglons, on constate des divergences d'opinion considérables: alors que.10 p.cent seulement des résidents des provinces de l'Atlantique voient dans la prostitution un problème sérieux pour leur ville ou leur région, cette opinion est formulée par près de quatre Canadiens sur dix, 39 p.cent au Québec, par 20p.cent des résidents de la Colombie-Britannique et par 26 p.cent de ceux de l'Ontario et des Prairies.Il est intéressant de noter les divergences de vues importantes qui surgissent sur cette question lorsqu'on analyse les résultats selon le sexe.Alors que 23 p.cent seulement des hommes considèrent la prostitution comme un problème sérieux dans leur ville ou leur région, cette opinion est formulée par 32 p.cent des femmes.Il n'est peut-être pas surprenant de constater que les at-.titudes h ce sujet varient selon l'importance de la communauté du répondant.Treize pour cent seulement des Canadiens vivant dans des communautés de moins de 10 000 habitants considèrent la prostitution comme un problème sérieux, alors que cette proportion atteint'39 p.cent dans celles de plus de 100 000 habitants.C'est évidemment dans ces agglomérations plus grandes que vivent la majorité des prostituées.LES REMÈDES À CE PROBLÈME On a demandé aux répondants quelle mesures pourraient, selon eux, être prises pour pallier à ce problème.Vingt-huit pour cent des Canadiens pensent que les clients des prostituées devraient être condamnés à des amendes et accusés en même temps que les prostituées elles-mêmes.Il s'agit d'une augmentation de 1 pour cent par rapport aux réponses de ce genre obtenues il y a quatre ans.Un accroissement de 1 pour cent a également été noté à propos de l'idée de licencier commercialement les prostituées.Vingt-huit pour cent des Canadiens sont d'avis que ce serait un bon moyen de s'attaquer aux problèmes créés par la prostitution, en comparaison dé 27 p.cent en.1984: Vingt-huit pour cent des Canadiens pensent aujourd'hui que la législation sur la sollicitation dans la rue devrait être rendue ¦plus- stricte.Cette proportion était de 23 p.cent il y a quatre ans.Fnfin,- l'idée, avancée depuis longtemps, d'établir des quartiers réservés aux prostitutées est défendue aujourd'hui par 14 p.cent des Canadiens, contre 12 p.cent en 1984.Les conclusions du sondage se fondent sur 1 012 interviews personnelles effectuées entre le 30 novembre et le 3 décembre auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.Un échantillon de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre pour cent près dans 19 cas sur 20.La question posée était la suivante: « À votre avis, la prostitution constitue-t-elle un problème sérieux dans votre ville ou votre region?» Oui Non Pas d'opinion Nationalement - Aujourd'hui.27% 61% 12% -En 1984.27 60 13 \u2022 Salon les régions, aujourd'hui: Atlantique.10 83 7 Québec.39 53 9 Ontario.26 59 15 Prairies.26 63 11 Col.-Brit.20 65 15 Toronto.46 42 12 Montréal.45 47 8 Selon le sexe : Hommes.23 67 10 Femmes.32 55 13 Selon la langue maternelle: Français.38 55 8 Anglais.22 65 13 Selon l'Importance de la communauté : Moins de 10 000 habitants.13 78 9 De 10 000 à 100 000 habitants.15 67 7 Plus de 100 000 habitants.39 49 12 Moyens de s'attaquer au problème de la prostitution Nationalement Frapper d'amendes ou accuser les clients autant que les prostituées.28% Licencier commercialement les prostituées.28 Rendre plus stricte la législation sur la sollicitation dans la rue.24 Instituer des quartiers réservés à la prostitution.14 Autres moyens.4 Pas d'opinion.8 REMARQUE: Les chiffres ayant été arrondis, ils pourront ne pas totaliser 100 dans tous les cas.Turner: les conservateurs ont «américanisé» les élections canadiennes d'après Canadian Press OTTAWA ¦ Les grandes entreprises sont intervenues «financièrement d'une façon massive» au cours des élections fédérales du mois dernier pour faire gagner le Parti conservateur, a soutenu le chef libéral, M.John Turner, hier à Ottawa.Durant la campagne électorale qui s'est poursuivie pendant sept semaines, les entreprises ont dépensé des millions de dollars en publicité pour appuyer les conservateurs et l'accord de libre-échange entre les États-Unis et le Canada, a déclaré M.Turner durant l'émission Question Period enregistrée vendredi pour transmission hier au réseau CTV.Le chef libéral a ajouté que les milieux d'affaires étaient «intervenus massivement d'une façon absolument sans précédent.qui ne tombait pas sous l'empire de la Loi sur les dépenses électorales.» M.Turner a reproché ensuite aux grandes entreprises d'avoir monté «une campagne de peur» contre leurs employés en leur envoyant des messages favorables au libre-échange avec leurs chèques de paie.Les libéraix et les néo-démocrates s'opposent au libre-échange, tandis que les conservateurs, qui ont réussi à se faire réélire avec un gouvernement majoritaire, y sont favorables.M.Turner a dit également que les conservateurs du premier ministre Brian Mulroney se sont efforcés de miner sa réputation, sa compétence et sa crédibilité par une campagne vicieuse pour remporter les élections.De ia sorte, a conclu M.Turner, les conservateurs ont en fait «américanisé» les élections canadiennes, a-t-il dit, faisant allusion aux tactiques utilisées par le parti républicain durant les élections présidentielles américaines. AS LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 EN PROLONGATION.LES VEDETTES DU PALMARÈS TERMINENT L'ANNÉE EN BEAUTÉ.Pour bien terminer l'année, achetez une Ford Tempo L ou une Mercury Topaz L 1989, équipée d'un Groupe valeur plus et vous êtes assurés d'obtenir une remise en argent de 500 $ de Ford.Brillant n'est-ce pas ?Bien entendu, votre nouvelle voiture vous est livrée avec une impressionnante liste d'équipement: climatiseur, radio électronique ÂM/FM stéréo, moteur de 2,3 litres HSC, EFI et boîte-pont manuelle 5 vitesses.Nous y avons aussi ajouté la direction et les freins assistés, les glaces teintées et les essuie-glaces à balayage intermittent.Bref, en obtenant tout cela pour si peu, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi la Tempo et la Topaz sont deux des trois voitures les plus populaires au pays.\" Hâtez-vous, cette offre prend fin le 31 décembre! 10795$' 10495$ Tempo L et Topaz L 4 portières Tempo L et Topaz L 2 portières Mercury Topaz Ford Tempo Ne ratez pas l'occasion d'obtenir jusqu'à 3 000 $fde remise en argent sur ces modèles 1988, tant qu'il y en aura.\tMERCURY TRACER\tFORD TEMPO\tMERCURY TOPAZ\tFORD TAURUS\tMERCURY SABLE\tFORD THUNDER-BIRD\tMERCURY COUGAR\tFORD PICK-UP SÉRIE-F\tXR4TÏ 3000$ Remise en argent\t\t\t\t\t\t\t\t\t2 portières 1000$ Remise en argent\tLS\t\t\t\t\t-\t\t\t 750$ Remise en argent\tGS\t\t\tTous les modèles\tTous les modèles\t\t\t\t 500$ Remise en argent\tL\tTous les modèles\tTous les modèles\t\t\tTous les modèles\tTous les modèles\tTous les modèles avec boite manuelle\t ' P.D.S.F.des Tempo 1.19R9 ou Topa; 1.19J19 2 ou 4 portières équipées d'un (Groupe valeur plus, moim l.i remue en argent de 5(H) S.Transport de 525 S.immatriculai ion et taxes non comprises, les concussionnaire* peuvent vendre à des prix inférieurs.Certains concessionnaires peuvent ne pas disposer des modèles spécialement équipes pour la livraison immediate.Cette offre «i d'une durer limitée.Voyez voire concessionnaire Ford ou Mercury pour plus de deuils.\u2022'Basé sur [«derniers rapport* de vente 1988 de It.t., Polk.tl 'offre de remise en argent est offerte à l'achat au détail des modèles' neufs TeVipo ou Topaz 1989 ainsi que des modèle-, neufs I9HH des voitures ci-dessus mentionnées, l'offre de remise en argent sur les pick-up Sene F ne s'applique qu'aux modèles èquipesd'unc boîte manuelle.Vous pouvez conserver la remise en argent ou l'utiliser sur votre transaction.Vous devez faire votre choix parmi les modèles en itiidi chez le concessionnaire.Cette offre est d'une durée limitée.Inclus la participation du concessionnaire pour les modèles IVS S.Voyez votre concessionnaire Ford ou Mercury pour plus de détails.Évasion massive de la prison d'Amos Presse Canadienne AMOS ¦ La Sûreté du Québec tentait toujours, hier soir, de retracer deux des cinq détenus qui se sont évadés, samedi soir, du Centre de détention provincial d'Amos.Les deux hommes toujours au large, Marcel Four-nier et Marc Saile, sont considérés comme dangereux.Fournier attendait sa comparution pour trafic de drogues et meurtre.Saile fait face pour sa part à des accusations d'agression sexuelle.Les cinq détenus se sont échappés vers 20 h, samedi, en défonçant un grillage d'un puits de lumière, qui leur a donné accès au système de ventilation, puis au toit du centre de détention à sécurité moyenne.Les prisons provinciales n'abritent que des prévenus ou des condamnés à des peines de moins de deux ans de détention.Moins de trois heures après l'évasion du groupe, les policiers ont remis la main sur Christian Bolduc, Simon Rodewald et Michel Charbonneau, dans une ca-mionette volée du Canadien National, à une trentaine de kilomètres à peine du centre de détention.Quant aux deux autres évades, les policiers les recherchent maintenant n'importe où au Québec, a précisé le sergent Gervais Gar-neau, du quartier-général de la Sûreté du Québec à Rouyn-Noranda.Un chèque providentiel pour Jeunesse au Soleil È Le président du Fonds Danielle Hébert, M.Bob Horton, l'oncle de la fillette de six ans qui doit subir une délicate intervention chirurgicale aux États-Unis, a remis hier un chèque de $ 10 000 à l'organisme de charité Jeunesse au Soleil.Cette somme provient des intérêts de l'argent accumulé par des dons au Fonds créé pour amasser de l'argent pour la fillette.Selon M.Horton, le montant d'argent nécessaire à l'opération de Danielle a été atteint.«On connaît mantenant le coût exact de l'opération et tout surplus accumulé dans le Fonds sera dorénavant redistribué à la population qui s'est montrée très généreuse à l'endroit de Daniellc», a déclaré l'oncle.Le directeur de l'organisme de charité M.Sid Stevens a déclaré pour sa part que ce chèque arrivait à point en cette période de l'année et qu'il servirait à acheter des provisions pour les paniers de Noël que distribuent depuis le week-end Jeunesse au Soleil.Computers and Communications mm Des ordinateurs supérieurs, qui simplifient la vie des décideurs et transforment tout le travail du bureau.La grande magie de l'informatique intégrée ! 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W24 photos couleur i super image 7\" têi rechargeables etenenroeurt Que les jeux immetieent! Master System 4300 Le Jeu qui établit les standards! Ensemble corns let comprenant 2 manettes de contrôle, le \"Light Phaser seg a\", les Base\" et les Jeux populaires Hang on™ et safari Hunt\"! image SPD-35 Âiici|f rati Simm outcHivtin* mi m ta wcmi iwc me VFB^ll UIIILJin MILVIHWIIL t tfousiiorttfufttm vtffdmtt\" tique et tfos Moteur qui imprimai* dote sur les FILM AVEC DÉVELOPPEMENT COMPRIS Film imago super hr pour photos couleur.Développement compris.135-24 poses.100 ASA ne Canon F 400 P scientifique ovoceléCN et fonctions ¦t Les Promenade St-Bruno 461-0142 \u2022 Mail Champlaln a Brassard \u2022 671-4666 ouëbec et environs: Place \u2022 Belvédère à Sherbrooke 567-b10s 250 DOUl.Flset à Sorel 742-9905 \u2022 Centre Commercial Les Rivières \u2022 a Trols-Rivlères 579-5528 Place ste-Foy a ste-Fov \u2022 656-6405 Les Galeries charlosbourg \u2022 Charlosboura 626-5822 Que la force soit avec vous l Les ordinateurs NEC savent associer la puissance et la souplesse, pour vous offrir la haute résolution et la vitesse.Nos satellites de communication transmettent des nouvelles du monde entier aux Canadiens.Et nos systèmes radio à ondes courtes relient entre elles, à travers l'univers, les grandes corporations.Voici un ordinateur transportable que l'on peut poser sur les genoux.Léger et multivitesses; il demeure champion de sa catégorie L'essayer,Cest l'adopter I Les téléconférences quelle que soit la distance I Le mariage des ordinateurs et des télécommunications NEC vous offrent un monde d'efficacité sur un plateau.La société NEC est fière de commanditer les grandes rencontres sportives internationales, telles que la Coupe de la fédération 1987 à Vancouver, C.B., la Coupe Davis, la série mondiale de golf NEC et le fameux Everton Football Club de ia ligue anglaise.Nos télécopieurs assurent la transmission rapide et la réception par téléphone de textes imprimés et de graphiques de qualité, tout en demeurant de faible en- combrement 5* Les clefs d'un système informatique de gestion complet.Les systèmes de téléphone à clefs sont si adaptables qu'ils peuvent s'intégrer à n'importe quel genre de commerce.et vous offrir la clef des champs ! 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d'une fille, Chantai, maintenant paraplégique et paralytique cérébrale.A l'époque.l'Hôtel-Dieu d'Amos n'était assurée que pour S>100 000.Les Gravel ont intenté des poursuites en dommages en 1976.trois jours avant la date de la prescription legale des faits.Fort d'un jugement, rendu mardi dernier par la Cour d'appel du Québec, confirmant la compensation de $2,3 millions à verser par l'hôpital d'Amos à ses clients.Me lean Barbés est fin prêt à faire saisir l'institution.Le jugement sera exécutoire à la mi-janvier, dit-il, et il est peu vraisemblable que l'hôpital en appelle devant la Cour suprême d'une décision unanime de la Cour d'appel.Me Barbes et ses clients, le couple Gravel, ont obtenu au nom de Chantai à la fois un montant inédit de la Cour d'appel et un jugement qui fera jurisprudence en la matière.Pour la première fois au Canada, relate l'avocat des Gravel, la cour a accepté la preuve a l'effet que l'anoxie ( privation d'oxygène ) subie par l'enfant à sa naissance est la cause probable de ces dommages irrémédiables.Or.ont constaté les trois juges, l'anoxie est la conséquence d'une négligence professionnelle de l'hôpital.( Articles 10.53 et 10.54 du Code civil ).Admise à l'Hôtel-Dieu le samedi soir, Mme Whellhouse-Gravel a du attendre le retour de son médecin traitant, le lundi matin, avant de recevoir les soins nécessités par son état.La patiente subissait des contractions répétées et, quelques jours auparavant, une perimetric avait démontré que l'enfant devrait probablement être délivré par césarienne.Chantai, paralysée des membres inférieurs et retardée mentale, est totalement dépendante de ses parents.L'avocate Danièle Roy demande des précisions GERMAIN TARDIF ¦ Me Danièle Roy, la jeune avocate citée pour outrage au tribunal \u2014 en raison d'agissements ré-préhensibles que lui impute le tribunal lors du procès de son client accusé de meurtre, entre autres des clins d'oeil à l'adresse de certains jurés\u2014 a présenté au juge Benjamin Greenberg, de la Cour supérieure, une requête pour détails en vue d'obtenir des précisions sur les accusations dont elle fait l'objet.Lors de ce oroces.l'avocate défendait Pierre Morin, 59 ans, qui était accusé d'avoir tué à coups de couteau, le 17 janvier dernier, M.Noel lean, 44 ans, dans le logis de ce dernier, au 559, rue Poupart, dans le «Faubourg à m'Iasse».Morin avait été acquitté par le jury, le 3 décembre.Le juge Greenberg, qui avait présidé au procès, reproche à l'avocate d'avoir manifesté tout au long du procès un comportement non professionnel de nature à fausser l'intégrité du processus judiciaire, en faisant, notamment, du charme à des jurés, en refusant de se conformer aux décisions du tribunal sur des questions d'admissibilité de preuve, en posant à un témoin des questions que le tribunal avait auparavant jugées inadmissibles et en réagissant de façon visible aux réponses de certains témoins.Me Roy est donc sommée par le juge de faire valoir pourquoi elle ne doit pas être déclarée coupable d'outrage au tribunal.La requête, déposée par Me lean-Claude Hébert, qui représente l'intimée, demande au juge de lui fournir des précisions concernant ces accusations, affirmant qu'elles sont nécessaires pour as- \u2022 Qu'il; .neige/ qu'il neig< LA' VENTi Goodman Manteau est en progrès.surer à sa cliente une défense pleine et entière et que celle-ci a le droit d'être confrontée à une inculpation précise avant de présenter sa défense, comme le reconnaît, d'ailleurs, la common law en matière d'outrage au tribunal.Ainsi demande-t-il au juge de faire connaître ù l'intimée la ou les questions illégales qu'elle a posées, de même que celles qui avaient, été jugées inadmissibles auparavant.Le fisc trouve le juge trop lent ¦ Un juge de la Cour supérieure a été accusé d'avoir omis de produire des rapports d'impôt que lui avait demandés le ministère du Revenu du Québec.Même si cela ne signifie pas qu'il n'a pas payé sa quote-part au fisc, le juge Charles-A.Phelan n'aurait pas.selon l'accusation, obtempéré à une lettre qui lui avait été expédiée, en novembre 1986, par ledit ministère, qui lui demandait de produire ses rapports pour les années allant de 1980 à 1985 inclusivement, dans les délais requis.Selon la loi, lorsque, pour une raison ou une autre, le gouvernement requiert qu'un contribuable lui produise un rapport d'impôt, ce dernier serait tenu d'obéir dans un certain délai, sans quoi il risque d'avoir des ennuis.La cause du juge a été reportée au mois d'avril.À la défense du mont Saint-Hilaire PIERRE BELLEMARE Les Amis du mont Saint-Hilaire doivent manifester ce soir, à l'hôtel de ville, où les dirigeants de la MRC de la Vallée du Richelieu s'apprêtent à adopter le nouveau schéma d'aménagement.Avec la permission de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).ce projet englobe dans le périmètre urbain proposé le flanc sud du mont Saint-Hilaire, soit le Chemin de la montagne.Ce à quoi s'opposent farouchement les Amis du mont Saint-Hilaire, puisqu'ils soutiennent que le flanc sud.avec son cachet pittoresque, symbolise la valeur et la richesse écologique du mont Saint-Hilaire.Ils supplient donc la MRC d'exclure le flanc sud du périmètre urbain, car ce serait désastreux, estiment-ils, de livrer le Chemin de la montagne aux promoteurs immobiliers RIVE-SUD, PARENT PAUVRE?¦ La Rive-Sud est desservie par cinq ponts et regroupe plus d'un million de personnes, tandis qu'au nord de Montréal, où la population globale est évaluée à près de 900 000 personnes, on bénéficie de neuf ponts pour se rendre au centre-ville de Montréal.Au ministère des Transports, les chiffres indiquent que les cinq ponts de la Rive-Sud permettent le passage de 355 814 véhicules par jour, soit une moyenne de 71 163 véhicules par jour, par pont.Au nord de Montréal, la circulation moyenne sur les neuf ponts est de 481 767 véhicules par jour, soit 53 550 véhicules par jour, par pont.Autre constatation du ministère: les ponts de la Rive-Sud sont généralement dans un état beaucoup plus déplorable que ceux au nord de Montréal.Une etude de la Corporation des ponts Jacques-Cartier et Champlain l'a d'ailleurs confirmé, ces derniers mois.L'ALCOOL AU VOLANT ¦ Les policiers de Longueuil procéderont, durant le temps des Fêtes, à des vérifications systématiques visant à intercepter les conducteurs qui auraient levé le coude un peu trop, avant de s'installer au volant de leur véhicule.Ces vérifications seront effectuées particulièrement jeudi et vendredi prochains, à la sortie des fêles de bureau.Tout en voulant se montrer encore plus vigilant cette année, le service policier longueuillois demande la collaboration des citoyens.Il lient ainsi à réitérer ce sage conseil, qui consiste à utiliser le transport en commun ou le taxi pour rentrer à la maison, à moins de pouvoir compter sur l'aide d'un ami ou d'un camarade de travail.Chose certaine, l'opération alerte à Longueuil, c'est du sérieux.PARTI MASKOUTAIN ¦ M.lean-Guy Allard, qui a subi en novembre une sérieuse défaite aux mains du maire sortant Clément Rhéaume, vient de former officiellement le Parti maskouiain.Il prépare déjà le terrain pour la prochaine campagne à Saint-Hyacinthe dans quatre ans.Entretemps, M.Allard épie tous les gestes de l'administration Rhéaume, dans l'intention de la prendre éventuellement en défaut, notamment dans l'affaire Héritage, dont on a abondamment parlé durant la campagne électorale.RUMEUR A LONGUEUIL ¦ Le conseiller André Létour-neau, l'homme fort du Parti municipal de Longueuil, quitterait sous peu la scène politique.De plus, son successeur éventuel dans le quartier Fali-ma serait lean Racicot.directeur des communications de la ville.Cette rumeur persistante circule ces temps-ci dans les hautes sphères de l'administration municipale.GOODMAN Place Ville Marie PENDENTIFS ET BOUCLES D'OREILLES DIAMANTS 221.W _.____=\u2014.1___W_surJa-valeur_réclle_L k.0.07 \\®s A99$ r 0.^ XI & C0-0.20 \\\\sS 499* c 03-> o7ïA Çjrji Tbta/ Valeur Réelle ci'.v bijoux ont été agrandis jHitir mieux voir les details.BROSSARD 5705 boul.Taschereau (en face du Super Carnaval) (514) 443-3400 CM MICHAUD MONTREAL 937 est, rue Bélanger (S14) 279-4527 L- 0.30 ssst N~0.80 ,9495 OI-J4K C-M- M/chaud Taules les grandes canes île crédit sont acceptées.LAVAL 2000 boul.Le Corbusier (au nord de St-Martin) (514) 687-8444 Placements LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 A9 Dans les sociétés en commandite agricoles, les possibilités de conflits d'intérêts sont réelles Michel Girard MICHEL GIRARD LM an prochain, on peut clouter que les promoteurs des sociétés en commandite agricoles puissent récidiver avec la même formule d'abri fiscal.Deux facteurs jouent contre eux: les possibilités de conflits d'intérêts sont omniprésentes dans le fonction-nemen t de ces sociétés et la note à payer par les gouvernements est extrêmement élevée.Il n'est pas facile pour l'investisseur ordinaire de comprendre le fonctionnement d'une société en commandite, quel que soit son secteur d'activités: minier, immobilier, production télé-cinéma, agricole.Mais de toutes celles qui ont été mises en vente cette année, la palme de la complexité revient sans doute aux sociétés en commandite agricoles.Pour pouvoir attirer les investisseurs, les sociétés en commandite agricoles mettent tous leurs oeufs sur la «double» déduction du montant investi : Agriboeuf II, Agripor, Bison Plus, Bach Des-riel.Bo-Porc, Bovi 2000-II, Agro-mex III, etc.Exemple: on investit $2 500 dans la société en commandite X et on va chercher dans les poches des gouvernements fédéral et provincial $5000 de déductions pour pertes agricoles, en deux ans.Les contribuables imposés au taux marginal maximum se trouvent ainsi à récupérer le montant initialement investi ($2500).Pour permettre de telles déductions fiscales, les promoteurs de ces sociétés en commandite se basent sur l'interprétation qu'ils l'ont de l'article 96(1,1 )de la Loi de l'impôt sur le revenu.Cette interprétation, bien entendu, pourrait être contestée par les autori-iés fiscales.Maïs comme il se fait tard dans l'année, on peut presque présumer que les autorités fiscales fermeront les yeux et ne contesteront pas cette interprétation.D'ailleurs, depuis le temps que les parts de ces sociétés en commandite agricoles sont en vente, il est fort probable que les ministères concernés auraient manifesté au grand jour leur désapprobation s'ils avaient eu l'intention de me- Il n'est pas facile pour l'investisseur ordinaire de comprendre le fonctionnement d'une société en commandite, quel que soit son secteur d'activités: minier, immobilier, production télé-cinéma, agricole.ner une bataille rangée contre les promoteurs des sociétés en commandite agricoles.Des jours comptés ?Toutefois, il serait surprenant que les gouvernements tolèrent davantage ia situation à compter de l'an prochain.Et voici pourquoi.Dans le passé, les promoteurs des sociétés en commandite immobilières se sont souventes fois fait reprocher de se placer dans des situations de conflits d'intérêts.Eh bien ! on a rien vu.Dans les sociétés en commandite agricoles, les possibilités de conflits d'intérêts sont réelles et on ne s'en cache d'ailleurs pas.En outre, qu'on veuille l'admettre ou non, ce sont finalement les gouvernements de Québec et d'Ottawa qui paient la véritable note de ces sociétés en commandite et ce, à cause des énormes déductions accordées, soit 200 p.cent du montant investi.Les sociétés en commandite agricoles se trouvent généralement à recevoir des subventions Des initiatives pas En page 8 du prospectus final de la Société en commandite Agromex 111.on indique, chiffres à l'appui, que l'investisseur n'ayant aucun revenu de placement ou de pertes en capital pour effacer l'effet négatif des pertes nettes cumulatives sur placement ( PNCP) accusera une perte de bb p.cent lorsqu'il réalisera un éventuel gain en capital.C'est la Commission des valeurs mobilières qui force maintenant les sociétés en commandite agricoles à faire celte mise en garde.Au lieu d'empocher un bénéfice net, l'investisseur décrit ci-haut épongera ainsi une lourde perte.L'investisseur qui a droit à son exonération de gain en capital et qui a des revenus de placement ou des pertes en ca-pital suffisamment élevées pour effacer les $5 000 de PNCP que créent un placement de $2500 dans la Société en commandite Agromex III fera un bénéfice net de $866, soit 54,64 p.cent (sur deux années fiscales).Mais celui qui ne peut effacer les PNCP subira une perte de $1 650 lorsqu'il réalisera un éventuel gain de capital.Par ailleurs, les contribuables qui ne croient pas devoir réaliser un gain en capital dans le futur n'ont pas à se soucier dè cette mise en garde.indirectes de l'ordre de 70 p.cent du total des montants investis.Par tranche de $ I 000 investis, elles retournent habituellement aux investisseurs $300 (ce qui constitue le profit du contribuable), et elles gardent le reste, $700.(usque là tout va bien.Mais le problème que rencontrent les gouvernements porte sur le manque total de contrôle sur l'utilisation de cette subvention «déguisée » de $700.Un exemple: Agromex III Les sociétés en commandite agricoles se ressemblent toutes ou presque.Pour fins de compréhension, on va utiliser comme exemple La Société en commandite Agromex III, la plus importante dans son domaine, dont le prospectus final a été déposé le 2 décembre dernier.Cette société en commandite a pour «principal objectif d'acquérir des porcs de reproduction et d'engraissement dans le but d'en faire l'exploitation commerciale».Voyons, selon le prospectus, comment seront utilisés les fonds recueillis par la société auprès des contribuables.On va se référer à l'hypothèse de l'offre maximale: vente de $5 millions de parts, accompagnée d'un financement bancaire additionnel de $5 millions.Donc $10 millions en tout.Où vont ces $10 millions maintenant: - Rémunération du placeur pour compte (le vendeur des parts): $450000.- Les frais d'émission (conception, impression, promotion, avocats, fiscalistes, etc.): $165000.- Frais administratifs et de financement: $130000.- Achat d'aliments: $3 186000.- Contrat de services: $812000.- Acquisition de porcs de repro-duction et d'engraissement: $5157000.- Honoraires versés au commandité: $100000.Quel est le problème, direz-vous?Un: le promoteur de la Société en commandite Agromex III est Agromex, ce qui est tout à fait normal.Deux: le commandité, c'est-à-dire l'entreprise qui voit à la bonne gestion des fonds de la société en commandite, est Production Agrobis, une filiale d'Agromex.Et cette filiale devrait recevoir à cette fin des honoraires de $100000.Trois: le contrat de services de $812000 est confié à Agromex, qui a la responsabilité générale de la reproduction et de l'engraissement des porcs acquis par la société en commandite.C'est Agromex qui s'occupe aussi de l'achat des aliments, dont la facture est ensuite refilée à la société en commandite.Quatre : qui verra notamment à la bonne exécution du contrat de services avec Agromex, qui examinera les livres comptables d'Agromex afin de vérifier l'exactitude des frais et dépenses réclamés à la société en commandite?Le commandité, c'est-à-dire la filiale d'Agromex, Productions Agrobis.Cinq: de qui seront achetés les porcs?De certains éleveurs et de certaines filiales d'Agromex.Six: de qui sont louées certaines fermes d'Agromex (loyer de $250000 par année)?De Ferme Vopor, une entreprise appartenant à M.Rouville Ménard, président de Agromex, président de Productions Agrobis (le commandité), promoteur de la Société en commandite Agromex III.Dans le prospectus de la société en commandite, page 50, on mentionne: «Les commanditaires devront se fier au jugement, à l'intégrité et à la bonne foi du commandité et des dirigeants, en tout temps.» La phrase se poursuit: «et les investisseurs qui s'y refusent ne devraient prs souscrire aux titres offerts.» Page 20 du même prospectus, il est mentionné que le commandité peut «exercer toute activité de son choix».Bref, le message que l'on veut faire aux commanditaires est le suivant: des conflits d'intérêts.il n y en a pas Nouvelle vague boursière à la hausse prévue [VilCHEL GIRARD Le service de recherche de Prudential-Bache, l'une des plus importantes maisons de courtage en Amérique du Nord, vient de faire un important virage: il a laissé tomber le pessimisme pour conseiller aux investisseurs de se préparer pour une nouvelle longue vague boursière a la hausse.C'est pourquoi il a sensiblement modifié son portefeuille d'actions.«Cette semaine, d'expliquer l'analyste Wilfred j.Hahn, nous y allons d'audacieux remaniements dans le portefeuille d'actions.Nous nous sommes finalement convaincus que certains changements directionnels majeurs à long terme sont imminents.» «Nous commençons même à penser, ajoute-t-il.que la perspective économique et linancière est sur le point de devenir beaucoup plus nette, malgré qu'elle soit encore empreinte de risque appréciable.» « Les événements financiers continuent de donner le ton, mais la perspective à long terme pour l'Amérique du Nord ne cesse île s'améliorer.» Mais la prudence est encore de mise: il y a beaucoup d'incertitude dans l'air et la Bourse n'est pas au bout de ses peines.Qu'est-ce qui encourage le service de recherche de Prudential-Bache à long terme?La réindus- trialisation de l'Amérique du Nord, rien de moins.«Nous prévoyons, explique Wilfred Hahn, une récession dans la consommation, suivie d'une période de réindustrialisation.» Pourquoi une récession dans la consommation?Parce que les taux d'intérêt sont en trop forte hausse, ce qui devrait éventuellement forcer les consommateurs à freiner leurs dépenses et à épargner.Autre raison : le consommateur a de plus en plus les poches vides et est lourdement endetté.Le «grisonnement de l'Amérique du Nord» aura pour effet éventuellement d'augmenter le taux d'épargne.au détriment de la consommation.Devant l'hypothèse que la récession se limiterait ausecteurde la consommation et qu'une phase de réindustrialisation referait surface, les analystes de Prudential-Bache estiment que les titres cycliques devraient surclasser les autres groupes en période de ralentissement économique.«Les actions pourraient encore venir marquer des nouveaux bas, mais il reste que les cycliques feront quand même relativement mieux», précise l'analyste Hahn.Portefeuille Malgré son retour à l'optimisme, le service de recherche de Prudential-Bache reste tout de même prudent et conservateur: il continue de conserver 50 p.cent d'obligations dans son portefeuil- le et seulement 30 p.cent d'actions.On mise sur des obligations de qualité, et d'une échéance de dix ans.«Bien que nous croyons que les taux à court terme puissent encore grimper de 75 à 100 points de base, les taux devraient par la suite baisser de façon assez prononcée une fois que le ralentissement économique se sera amorcé.» À ce moment-là, Prudential-Bache conseillera à ses clients d'allonger le terme des obligations et de consacrer une part des liquidités à l'achat d'actions et d'obligations à long terme.Les secteurs (et leurs titres) qui, dans le portefeuille, méritent une surpondération sont: - mines et métaux (15 p.cent du portefeuille): Alcan.Inco, Co-minco, Falconbridge: - services publics ( 16,6 p.cent ): Entreprises Bell, B.C.Telephone, TransAlta Utilities, Intcr-City Gas; - services financiers (23 p.cent): Banque Toronto Dominion, Banque Canadienne Impériale de Commerce, Montréal Trustco, Hees International; Liste des secteurs à sous-pondé-rer: aurifères, immobilier et construction, communications et médias, commerce de détail.Par ailleurs, voici les titres qui ont obtenu les meilleures cotes tant au point de vue technique, quantitatif que fondamental: les six grandes banques canadiennes, Bombardier, Canadien Pacifique, Cominco, Consumers Gas, Der-lan Industries, Falconbridge, Hees international, Montréal Trustco, Nova, Redpath, Royal Trustco, Shell, Trilon Financial.Les valeurs complètement dépourvues d'attrait, donc à se dé-barraser: Agnico-Eaglc.AMCA International, ATCO, AUR Resources.Dylex, Echo Bay, Hudson's Bay, Poco Petroleum, Teit-mans, Wardair.Le film et la clause grand-père Afin d'éviter que des contribuables ne soient victimes d'abris fiscaux inadmissibles aux yeux des gouvernements de Québec et d'Ottawa, pourquoi n'accélèreraient-ils pas leur processus d'évaluation?Après plusieurs mois d'attente, le ministère fédéral des Finances vient enfin de se prononcer sur l'interprétation qu'il «fallait» donner aux articles du projet de loi de la réforme fiscale portant sur les films, à titre d'abri fiscal.Comme on sait, dans le cadre de sa réforme fiscale, le gouvernement conservateur avait décidé de couper royalement la déduction accordée aux gens qui investissent dans les films canadiens.De 100 p.cent qu'elle était, la déduction octroyée passait à seulement 30 p.cent.Le problème d'interprétation qui est survenu portait sur ia date de l'entrée en vigueur de la réforme touchant les films.Était-ce après le 30 juin 1987 ou après le 31 décembre 1987?Le projet de loi était à ce point confus sur cette question que même les fonctionnaires de Revenu Canada donnaient raison aux maisons de courtage: ces dernières prétendaient que les films dont le tournage avaient débuté avant le 31 décembre 87 (et non le 30 juin 87) étaient encore admissibles à la déduction de 100 p.cent du fédéral (et par ricochet du provincial ).Faute de réponse de la part du ministère des Finances, lequel ne semblait pas contester cette interprétation (tout comme Revenu Canada ), les maisons de courtage ont pris pour acquis que la date limite pour permettre à un film de bénéficer d'une clause grand-père ( déduction de 100 p.cent au lieu de 30 p.cent) était le 31 décembre 1987.Une déduction de 100 p.cent au fédéral doublement intéressante puisqu'elle n'affecte pas notre solde de Pertes nettes cumulatives sur placement (PNCP), contrairement à la déduction de 30 p.cent accordée depuis l'entrée en vigueur de la réforme fiscale.Au moins six projets d'émissions de parts de films, totalisant une soixantaine de millions de dollars, avaient été vendus aux investisseurs.choyés par la fameuse clause grand-père.Dernier jour Mais, il y a à peine une semaine, le ministère des Finances décidait, peu importe ce qui est écrit dans le projet de loi, que la date limite pour permettre aux films de bénéficier de la clause grand-père était le 30 juin 87, comme dernier jour où le tournage d'un film devait être commencé.Et on avertissait du même coup les maisons de courtage et les promoteurs des films visés par l'ambiguïté que leur interprétation était erronée et que par conséquent, les investisseurs n'auraient pas le droit de déduire le 100 p.cent de déduction.Résultat: les films en question perdaient de leur attrait fiscal car la rentabilité prévue n'était plus la même.Résultats: les maisons de courtage et les promoteurs ont vu ainsi leurs efforts anéantis.Les investisseurs qui avaient réservé des parts dans ces films (Cannonball Run 111, Gate II, Bordcrtown, Liberace, etc.) perdaient un abri fiscal intéressant.Et tout cela à moins d'un mois de la fin de l'année 1988.Le «montage» fiscal de certains films a été refait rapidement.mais ce ne sont plus nécessairement les mêmes investisseurs qui peuvent en retirer des avantages fiscaux.Il y a aussi un problème de manque de temps.Les investisseurs à la recherche d'abris fiscaux risquent de se ruer sur des produits de qualité inférieure.Bref, ça val mal ! Que les gouvernements décident de changer les règles du jeu ou de couper dans les abris fiscaux c'est une chose.Mais qu'ils prennent des mois et des mois pour éclaircir ce qu'ils écrivent dans un projet de loi en est une autre.Par ailleurs, aussi longtemps que les gouvernements de Québec et d'Ottawa permettront aux contribuables bien nantis de bénéficier d'abris Fiscaux, pourquoi les laissent-on dans l'incertitude devant l'acceptation ou pas des avantages présentés dans les divers abris fiscaux offerts sur le marché?Le contribuable qui investit dans un abri fiscal n'a aucune mauvaise intention.Il ne fait que profiter de ce que les gouvernements lui offrent comme possibilité d'économiser de l'impôt.La pertinence Au lieu de se prononcer sur les abris fiscaux bien après que les émissions d'actions ou de parts de sociétés en commandite sont vendues, pourquoi les gouvernements ne mettraient-ils pas sur pied une équipe de spécialistes chargée d'évaluer la pertinence de tel ou tel projet d'abri fiscal mis sur le marché.On éviterait ainsi bien des problèmes: les investisseurs seraient rapidement rassurés sur le caractère légal de l'abri fiscal X; les promoteurs et les maisons de courtage ne gaspilleraient pas inutilement du temps et de l'argent pour essayer de vendre leurs produits ; même chose pour les gouvernements qui perdraient sans doute beaucoup moins de temps et d'argent en évitant la contestation de décisions jugées injustes par les concepteurs, promoteurs et vendeurs des abris fiscaux mis en cause.En somme, tout le monde, gouvernements, investisseurs, maisons de courtage, promoteurs.gagneraient à ce qu'une décision gouvernementale d'acceptation ou de refus soit émise avant même que le produit puisse être mis en vente.Les sommes investies annuellement dans les abris fiscaux ont atteint ces dernières années des proportions gigantesques au Canada, et plus particulièrement au Québec.Nul doute que des décisions gouvernementales rapides protégeraient en quelque sorte les contribuables contre les «pa-tenteux» d'abris fiscaux douteux.Les commissions des valeurs mobilières sont là pour évaluer si les prospectus des abris fiscaux offerts sur le marché répondent aux normes de la loi des valeurs mobilières.Ces organismes para-gouvernementaux ne sont pas outillés pour évaluer la pertinence et l'acceptabilité d'un abri fiscal donné.Ajourd'hui, il y a trop de promoteurs qui veulent profiter de la manne des abris fiscaux pour laisser l'investisseur devant aucune protection.Tant que les gouvernements permettront la vente d'abris fiscaux, il faudrait en même temps mettre en place des mécanismes pour contrôler la qualité des projets offerts ou du moins leur acceptabilité.On éviterait de se retrouver avec des abris fiscaux dont on ne sait pas encore quel sort leur sera réservé par le fisc.Des exemples: les sociétés en commandite agricoles promettent une double déduction pour pertes agricoles, est-ce que ce sera accepté par le fisc?Les films québécois donnant droit à une double déduction fédérale sur une seule année (51 p.cent) seront-ils acceptés?Les sociétés en commandite immobilières qui offrent une clause 31 dite synthétique seront-elles contestées?Etc., etc.Après tout, s'il est vrai que les abris fiscaux coûtent cher aux gouvernements, il ne faut tout de même pas croire que les investisseurs ne risquent rien.Au contraire.Guerre des hormones: les Douze au pied du mur Les ministres des Affaires étrangères de la CEE se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour décider s'ils relèvent le défi d'une guerre commerciale avec Washington, dans moins de deux semaines, sur le dossier des importations de viande de boeuf aux hormones.Au centre de lu polémique, la volonté de la CEE, qui a déjà interdit les anabolisants chez ses propres éleveurs, de bannir les importations de viande hormonée dès le 1er janvier 1989, au grand dam des agriculteurs du Middle West.L'enjeu financier est modeste (un millième des échanges CEE-États-Unis), mais pourrait entraîner une cascade de mesures de représailles aux conséquences incalculables, expli-que-t-on à Bruxelles.Cette querelle alourdit le climat déjà tendu, qui règne entre Washington et Bruxelles sur les questions agricoles.Les deux ,parties se sont affrontées de manière specta' ilaire, dé- but décembre, lors des négociations commerciales du GATT à Montréal sur la réduction des subventions agricoles.Le conflit sur le boeuf aux hormones menace d'éclater à un moment délicat, avec le renouvellement simultané, en janvier, de l'administration américaine - arrivée à la présidence de George Bush - et de la nouvelle Commission européenne de Bruxelles, qui tiendra les rênes de la CEE pendant quatre ans. ^Copidata ACHETEZ UNE PHOfOCÔPIEUSE PANASONIC ~ AVANT LE 31 DÉCEMBRE 1988.ET VbySJHCEVREZ COMME LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 Titres de remplacement REA CADEAU DE NOEL UN FOUR MICRO-ONDES PANASONIC Avec présentation de cette annonce COPIDATA 450 rue Wright Ville St-Laurent (Québec) Tél.: (514) 333-52ÔO Télécopieur : (514) 333-4554 distributeur autorisé LES ENTREPRISES AGRICOLES GRISÉ LTÊE GRISÉ FARM ENTERPRISES LTD.5250.Fcrrier, Suite 615 Montréal, Que.H4P 1L4 TÉL.: (514) 735-5231 (ouvert les fins de semaine) ABRI FISCAL 1988 ÉLEVAGE DE VISONS CET ABRI FISCAL POSSÈDE LES CARACTÉRISTIQUES SUIVANTES: La déduction fiscale, telle qu'exposée dans le tableau ci-dessous n'affectera en aucun cas: \u2022 L'exemption de pain en capital (Le compte de perte nette cumulative sur placements ne s'applique pas vu que ceci n'est pas une société en commandi- lû - \u2022 Le calcul de «d'impôt minimum de remplacement.» \u2022 Les règles de la fraction «à risque».GET ABRI FISCAL VOUS OFFRE L'OPPORTUNITÉ D'ACHETER UNE UNITÉ DE 37 ANIMAUX AVANT LA FIN DE DÉCEMBRE 1988 ET D'EXERCER LES OPTIONS SUIVANTES EN 1989: OPTIONS 1 : Les individus peuvent échanger leurs unités pour des actions et vendre ces actions en juin 1989.2: Les individus peuvent échanger leurs unités pour des actions ët retenir leurs actions.3: Les individus peuvent retenir leurs unités avec couverture d'assurance.OPTIONS I l\\;duciionid'imp6l(ll»SK:4340S- 1989:45 $).4 38S S -U85S Economiesd'impôt (1988: 2218 Si 51.1%- 1989: 22 S à 49.1%).2 240 2 240 Marantic aux invcjliwurs de la vente de ptam en juin 1989.I 750 I 750 Garantie au* investisseurs de la vente desactions en juin 1989.3 125 \u2014 Investissement en 1988 \u2014 fonds propre de l'investisseur.(.1000) (3000) \u2014 prêt accordé a l'investisseur.(3 000) (3 000) Coût du'financement a I i% sur 3 000 S jusqu'au 30 juin 1989.(195) (195) iRenouvellement de prêta 5% du 1er juillet 1989.au 31 décembre 1993._\u2014_ 3000 Flax monétaires positifs au 3D juin 198?(Revenu Imposable de 551KI0S)._920S _79J $^ lativ de rendement, annualise en tenant compte de la période de si\\ mois 61% Hu\\ monétaires positifs au 30 juin 1989 (Retenu imposable de 27 500 S).7405 JiljjS Taux de rendement, annualise en tenant compte de la période do sis mois 49% 4 385 S 2 240 I 750 (3 000) (3 000) (195) _3_0O0 795 S 615$ OPTIONS I : Plus appropriée pour les investisseurs n'ayant pas atteint 100 OOOS de gain en capital ou ayant des pertes en capital à utiliser.2: Plus appropriée, pour les investisseurs qui ne peuvent pas se prévaloir de l'exemption de gain en capital avant 1990.3: Plus appropriée pour les investisseurs qui ont atteint 100 000S de gain en capital, l'otir les options 2 cl 3.les investisseurs peuvent renouveler leur emprunt auprès de noire maison jusqu'à 3 OOOS au tauv d'intérêt de 5% débutant le .30 juin 1989 jusqu'en décembre 1993.l'util de plus .impies inlmtnaiions et une copie de notre prospectus seuille/ nous contacter, l'n prospectus provisoire [sortant sur les titres proposes a etc déposé auprès de la Commission des saleurs mobilières du Quebec.Les renseignements qu'il contient sont susceptibles d'être completes ou modifies, les titres qu'il décru ne peuvent laite l'objet d'aucun engagement asant que la Commission n'ait sise le prospectus définitif On peut se procurer le prospectus provisoire auprès de notre maison.\tSSÇtftf\tDtifectr;ii\tDate mil\tCotn\tYrtSw\tW\tC/VC'M mi\t'.-:¦¦>\tptinise\t\tI6-IM1\t«m il'-n\t12dm (tin cicrcrct\t ACOS\tInformatique\tm=\t89-12-31\t$0.52\t-22.4%\t_\t2.0 Acier Leroux\tProd, industriels\t100:=\t89-12-31\t$1.70\t-5.6%\t6.1\t0.7 AOS Associés\tIngénierie-const.\t100%\t89-12-31\t$0.90\t0.0%\t90.0\t0.6 Alim.Couche-Tard\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$2.35\t9.3%\t10.2\t1.3 Artopex\tProd, consommation\t100%\t90-12-31\t$5.13\t-2.4%\t13.9\t1.4 A.LVan Houtte\tProd, consommation\t75%\t90-12-31\t$3.90\t-2.5%\t11.5\t1.9 Bastien\tProd, consommation\t100%\t90-12-31\t$0.70\t-6.7%\t\u2014\t0.4 Bestar\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$1.05\t5.0%\t\u2014\t0.5 Bois Franc Royal\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$1.65\t-5.7%\t6.1\t0.9 Bomem\tProd, industriels\t100%\t90-12-31\t$2.00\t-11.1%\t25.0\t0.8 Breuvages Colt\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$3.70\t0.0%\t\u2014\t1.1 Canstar Sports\tProd, consommation\t100%\t91-12-31\t$2.10\t2.4%\t\u2014\t14.0 Chaussures Taurus\tProd, consommation\t100%\t90-12-31\t$1.05\t-25.0%\t\u2014\t0.8 Corp.Computerc'me\tInformatique\t100%\t89-12-31\t$0.31\t-22.5%\t3.4\t0.5 Corp.Invest.Amisk\tServices financiers\t125%\t89-12-31\t$0.17\t0.0%\t\u2014\t0.2 Corp.Métal Déployé\tProd, industriels\t75%\t90-12-31\t$1.60\t-3.0%\t3.6\t3.1 Diabrasive Intern.\tProd, industriels\t100%\t91-12-31\t$1.20\t-4.0%\t\u2014\t1.7 Disq Saturne\tProd, consommation\t100°*\t89-12-31\t$1.25\t-7.4%\t41.7\t0.8 Domicil\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$0.34\t-15.0%\t\u2014\t0.7 Élect.Tee-Comm\tH-Tech\t100%\t89-12-31\t$0.68\t-2.9%\t\u2014\t0.4 Espalau\tServices\t100%\t89-12-31\t$3.50\t0.0%\t6.9\t1.2 Espalau (conv.)\tServices\t100%\t89-12-31\t$13.00\t0.0%\t\u2014\t0.0 Explor.Augmitto\tRessources\t100%\t91-12-31\t$0.87\t1.2%\t\u2014\t0.9 Foratek Intern.\tProd, industriels\t100%\t90-12-31\t$0.78\t0.0%\t\u2014\t0.4 Foresbec\tProd, forestiers\t100%\t90-12-31\t$1.50\t0.0%\t6.8\t1.0 Fourgons Transit\tProd, industriels\t75%\t89-12-31\t$2.20\t-6.0%\t4.9\t1.0 Goldex Mines\tRessources\t100%\t90-12-31\t$2.02\t-1.5%\t\u2014\t1.6 Gr.André Perry\tServices\t75%\t89-12-31\t$0.55\t-8.3%\t\u2014\t1.1 Gr.Bocenor\tProd, consommation\t100cc\t90-12-31\t$2.75\t-1.8%\t7.4\t1.8 Gr.Cantrex\tCommerce de detail\t75%\t89-12-31\t$3.85\t-9.4%\t6.3\t1.7 Gr.Cie Idéal\tProd, industriels\t75%\t90-12-31\t$7.50\t-3.2%\t8.1\t3.2 Gr.CF9\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\t$1.00\t0.0%\t11.1\t0.6 Gr.CGI\tInformatique\t75%\t89-12-31\t$1.80\t-5.3%\t7.5\t1.2 Gr.Champlain\tServices\t100e»\t91-12-31\t$1.10\t10.0%\t36.7\t0.6 Gr.Denis\tProd, industriels\t75%\t90-12-31\t$2.00\t-7.0%\t5.9\t0.8 Gr.OMR\tInformatique\t75%\t91-12-31\t$3.15\t3.3%\t24.2\t1.4 Gr.Espadon Peterb.\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$0.70\t0.0%\t14.0\t0.5 Gr.Fletcher\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$4.00\t1.3%\t12.5\t1.8 Gr.Goyette\tTransport\t100%\t90-12-31\t$1.90\t0.0%\t9.0\t1.3 Gr.Harricana\tProd, industriels\t75%\t90-12-31\t$3.45\t-6.8%\t10.8\t1.5 Gr.Kaulel\tProd, industriels\t75%\t89-12-31\t$10.25\t-1.2%\t11.5\t.4.5 Gr.Lap.Verreault\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\t$2.90\t3.6%\t6.3\t1.5 Gr.LGS\tInformatique\t75%\t89-12-31\t$1.50\t-6.3%\t12.5\t1.2 Gr.Macyro\tImmobilier const.\t100%\t90-12-31\t$1.33\t-1.5%\t\u2014\t0.8 Gr.Pet.Olco\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$3.95\t-4.8%\t12.7\t2.4 Gr.Plast.Moderne\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$2.00\t-2.4%\t7.7\t1.2 Gr.Sani Mobile\tServices\t100%\t91-12-31\t$1.32\t-1.5%\t6.3\t1.4 Gr.Soficorp\tServices financiers\t100%\t90-12-31\t$0.45\t-18.2%\t-\t0.5 Gr.Tolgeco\tImmobilier const.\t100%\t90-12-31\t$2.00\t2.6%\t4.7\t1.0 Gr.Totec\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\t$2.30\t12.2%\t17.7\t0.8 Gr.Transat AT.\tServices\t100%\t90-12-31\t$1.70\t-10.5%\t10.6\t1.0 Gr.Val Royal\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$8.50\t4.6%\t8.7\t1.4 Héroux\tProd, industriels\t100%\t91-12-31\t$8.88\t0.0%\t15.3\t6.6 Honco\tProd, industriels\t100%\t90-12-31\t$0.55\t-21.4%\t_\t0.6 Igloo Vikski\tCommerce de detail\t100%\t90-12-31\t$0.70\t-6.7%\t\u2014\t0.6 Impertex\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$0.30\t-14.3%\t_\t0.5 Indust.Amisco\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$2.15\t2.4%\t6.5\t1.1 Indust.Cover\tProd, industriels\t100%\t90-12-31\t$2.50\t-7.4%\t20.8\t2.2 Indust.Dorel\tProd, consommation\t100%\t90-12-31\t$3.00\t-4.8%\t12.0\t1.2 Indust.Lassonde\tProd, consommation\t75%\t90-12-31\t$3.00\t-1.6%\t16.7\t0.8 Indust.Pantorama\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$1.22\t0.8%\t9.4\t1.0 Indust.Shasper\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$1.90\t' 0.0%\t10.0\t1.2 Indust.Triton\tProd, consommation\t100%\t90-12-31\t$0.25\t-37.5%\t_\t0.2 Informatrix 2000\tServices\t100%\t91-12-31\t$3.10\t-1.6%\t9.7\t2.2 J.M.Saucier\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$0.30\t0.0%\t\t2.0 Lépine Cloutier\tServices\t100%\t89-12-31\t$2.05\t-6.8%\t_\t1.7 Lessard Beaucage\tImmobilier const.\t100%\t90-12-31\t$1.50\t0.0%\t4.7\t1.5 Logibec\tInformatique\t100%\t90-12-31\t$2.10\t-2.3%\t8.1\t2.0 Maax\tImmobilier const.\t100%\t90-12-31\t$0.95\t0.0%\t23.8\t0.5 Mabaie\tImmobilier const.\t100%\t90-12-31\t$2.05\t7.9%\t3.9\t0.8 Magasins Wise\tCommerce de détail\t75%\t89-12-31\t$1.05\t-3.7%\t21.0\t0.8 Manufacture Leader\tProd, consommation\t100%\t91-12-31\t$0.28\t-12.5%\t_\t0.2 McNeil Manlha\tServices financiers\t100%\t89-12-31\t$2.50\t-5.7%\t_\t0.9 Micro Tempus\tInformatique\t100%\t89-12-31\t$0.26\t4.0%\t_\t0.4 Mines Dumagami\tRessources\t100%\t90-12-31\t$12.25\t2.1%\t_\t4.0 Modes Shirmax\tCommerce de détail\t100%\t89-12-31\t$1.60\t0.0%\t6.2\t0.9 Mont St-Sauveur\tServices\t75%\t89-12-31\t$2.10\t0.0%\t5.3\t1.8 Mux Lab\tInformatique\t100%\t89-12-31\t$0.88\t-5.4%\t14.7\t1.2 M-Corp\tServices\t100%\t89-12-31\t$13.63\t3.8%\t13.5\t2.1 Nautilus Plus\tServices\t100%\t89-12-31\t$1.25\t3.3%\t13.9\t1.1 Ogivar\tInformatique\t100%\t89-12-31\t$1.15\t-0.9%\t12.8\t0.9 Ordin.Hypocrat\tInformatique\t100%\t91-12-31\t$0.60\t13.2%\t_\t0.7 Paul Martin\tImmobilier const.\t100%\t89-12-31\t$2.08\t-9.6%\t4.2\t0.9 Plastibec\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\t$1.29\t-0.8%\t14.3\t1.2 Ressources Aunore\tRessources\t100%\t90-12-31\t$0.45\t12.5%\t\t0.3 Ressources Yorbeau\tRessources\t100%\t89-12-31\t$0.25\t-13.8%\t_\t0.1 Restauration Total\tServices\t100%\t89-12-31\t$1.15\t-8.0%\t_\t0.7 Rest.Sportscéne A\tServices\t100%\t90-12-31\t$2.10\t0.0%\t8.4\t2.4 Rest.Sportscéne B\tServices\t75%\t90-12-31\t$2.00\t-2.4%\t8.0\t2.2 Roctest\tProd, industriels\t100%\t90-12-31\t$1.14\t-15.6%\t7.1\t1.0 R.P.M.Tech\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\tSI.00\t0.0%\t7.7\t\u2022 0.7 Sani Gestion\tServices\t100%\t90-12-31\t$1.60\t0.0%\t12.3\t1.4 Shermag\tProd, consommation\t100%\t89-12-31\t$2.30\t0.0%\t15.3\t1.0 Simard Beaudry\tImmobilier const.\t100%\t90-12-31\t$4.00\t2.6%\t9.1\t2.0 Simon Lemaire\tImmobilier const.\t100%\t89-12-31\t$1.15\t9.5%\t11.5\t0.7 Sumner Sports\tProd, consommation\t100%\t90-12-31\t$2.20\t-2.2%\t4.3\t1.2 Systerm\tInformatique\t\u2022 100%\t90-12-31\t$0.60\t-7.7%\t6.7\t0.8 S.T.I.\tInformatique\t100%\t91-12-31\t$0.75\t-21.1%\t\u2014\t0.9 Tecrad\tProd, industriels\t100%\t90-12-31\t$2.40\t14.3%\tS6\t2.2 Teint.Hubbard\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\t$2.00\t-7.0%\t8.3\t0.7 Textiles Dionne\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\t$2.80\t3.7%\t4.3\t0.9 Venmar\tProd, consommation\t100%\t91-12-31\t$1.25\t4.2%\t15.6\t0.6 Vittforge\tProd, industriels\t100%\t89-12-31\t$0.70\t-6.7\t7.8\t0.7 *CB = Cours'bénéfices «C/VC = Cours/Valeur comptable Les renseignements contenus dans ce tableau proviennent de sources que nous croyons dignes de loi, mais nous ne pouvons en garantir l'exactitude.EN BREF Assemblées d'actionnaires SPÉCULATION SUR LES TITRES DASBESTOS ¦ La Société Asbestos a déclaré qu'aucune raison d'ordre corporatif ne justifiait l'activité dont ses actions étaient l'objet, hier.La compagnie a fait cette déclaration à demande de la Bourse de Toronto où la valeur du titre était en hausse de $4,50, à $11, sur 2900 actions.À Montréal, le titre a terminé la journée à $13, en hausse de 6%.Certains analystes considèrent que le jugement de la Cour suprême contre la Caisse de dépôt, rendu public jeudi, pourrait jouer en faveur des actionnaires minoritaires d'Asbestos, qui réclament quelque $150 millions au gouvernement du Québec.MIDLAND ET SAUMIER: UN FAIT ACCOMPLI ¦ En se portant acquéreur de 60 p.cent des actions de Saumier Morrisson, Midland Doherty est devenu l'unique propriétaire de la firme de courtage montréalaise.En effet, Midland Doherty possédait déjà un bloc de 40 p.cent d'actions depuis septembre.«Les discussions étaient déjà en cours depuis un certains temps, a précisé M.André Saumier, président du conseil.Le processus s'est accéléré et nous avons eu, jeudi, une offre irrésistible.» MM.Saumier et Morrisson devraient poursuivre leur carrière au sein de Midland Doherty.Les activités des deux organisations étant complémentaires au Québec, a-t-il poursuivi, la transaction ne devrait donner lieu qu'à très peu de mises à pied.Mardi 20 décembre \u2022 Les ressources Achates.9 h 30.Le Grand Hôtel, 777 University, Montréal.\u2022 Impertex.10 h OO.Siège social de la compagnie, 333 rue Chabanel ouest, bureau 700, Montréal.Mercredi 21 décembre \u2022 Exploration minière Nor-metal.14 h OO.170, avenue Principale, suite 206, Rouyn-Noranda.( Assemblée générale spéciale des actionnaires).\u2022 Espalau.16 h OO.Auberge des Gouverneurs, Val d'Or.Jeudi 22 décembre \u2022 Les ressources Vassan.10 h OO.630, boul.René-Léves-que ouest, suite 2500, Montréal.TransCanada PipeLines Avis de remboursement par anticipation partiel de debentures aux fins du fonds d'amortissement Aux porteurs des debentures 11 1/2 % a fonds d'amortissement, série F échéant le 20 janvier 1995 de TransCanada PipeLines Limited.En vertu des dispositions de la cinquième convention supplémentaire datée du 15 janvier 1975 entre TransCanada PipeLines Limited (la \"Société\") et Compagnie Crown Trust (maintenant Compagnie du Trust Central), en tant que fiduciaire, soit une convention supplémentaire à la convention de fiducie datée du 1 5 juin 1970, telle qu'elle est modifiée et complétée (la \"convention de fiducie\") et passée entre les mêmes parties, la Société est tenue de rembourser par anticipation, aux fins du fonds d'amortissement, le 20 janvier 1989, 3 330 OOO $ de somme en capital de ses debentures 11 1/2 % à fonds d'amortissement, série F échéant le 20 janvier 198» (les \"debentures série F\").AVIS est par les présentes donné: QUE la Société a acheté 417 OOO $ de somme tr> capital de debentures série F qui ont été affectés au crédit de l'obligation du fonds d'amortissement de la Société; QUE la Société a désigné 2 734 OOO $ de somme en capital de debentures série F détenues sous forme immatriculée et choisies par le fiduciaire pour ce remboursement par anticipation.Avis du remboursement par anticipation partiel, quant aux debentures série F entièrement immatriculées ou immatriculées quant au capital, a été posté à tous leurs porteurs conformément aux conditions de la convention de fiducie; QUE la Société a désigné 1 79 OOO $ de somme en capital de debentures série F munies de coupons mentionnées cidessous, détenues sous forme au porteur, chacune en coupure de 1 OOO S et portant le préfixe distinctif de FM, rappelées intégralement et choisies par le fiduciarire, aux fins de ce remboursement par anticipation: No 003036 004369 007341 007343 007479 007480 008113 008114 008116 008118 008654 008655 008946 009237 010105 OIOI10 0101 11 010440 Par conséquent, le 20 janvier 1989, le prix du remboursement par anticipation do chaque debenture série F désignée ci-dessus, soit sa somme en capital majorée des intérêts courus et impavés jusqu'au 20 janvier 1989, deviendra exigible et payable et après cotte date, l'intérêt cessera de courir.Le prix du remboursement par anticipation de chaque debenture série F désignée ci-dessus sera versé en monnaie légale du Canada dans le cas des debentures série F non immatriculées à leur porteur sur présentation des debentures série F, ainsi que du présent avis, à toute succursale au Canada de La Banque Royale du Canada ou de la Banque Canadienne Impériale de Commerce, au choix du porteur.Vous pouvez uus:.i présenter vo:re debenture série F ainsi que le présent avis a toute institution financière au Canari,; avec laquelle «ou irpitez habituellement cl elle se chargera de vous obtenir le paiement.TransCanada PipeLines R.F.SIM, Vice-President et Secrétaire de la Société Le 19 décembre 1988.No\tNo\tNo\tNo\tNo\tNo\tNo\tNo\tNo.011422\t019040\t023215\t031320\t031472\t031635\t032360\t041421\t046463 011424\t019041\t023623\t031323\t031488\t031639\t032429\t042597\t046834 011425\t019168\t023624\t031334\t031495\t031666\t£35014\t042599\t046924 011428\t019169\t023638\t031340\t031500\t031704\t035288\t042600\t047270 013037\t019176\t023641\t031341\t031503\t031712\t038527\t042647\t047279 013217\t019397\t024783\t031343\t031513\t031729\t038531\t043316\t047338 013270\t019680\t027025\t031348\t031514\t031739\t038536\t044026\t047471 013272\t019786\t027026\t031353\t031522\t031747\t039364\t044103\t049538 016163\t019836\t027029\t031356\t031538\t031750\t039365\t044173\t049544 016223\t019865\t027030\t031358\t031560\t031758\t039428\t044212\t049546 016229\t020163\t028900\t031363\t031562\t031762\t039432\t044214\t049552 017395\t020498\t028937\t031397\t031565\t031769\t039436\t044234\t049557 017774\t020500\t028938\t031404\t031586\t031782\t039441\t044249\t049585 018293\t020502\t031004\t031405\t031603\t031794\t040830\t044262\t049590 018294\t020505\t031239\t031414\t031604\t031797\t040833\t045241\t049592 018295\t020529\t031303\t031436\t031605\t031798\t040839\t045325\t049594 018842\t022781\t031308\t031439\t031622\t031803\t040849\t045948\t049596 018853\t023030\t031319\t031453\t031628\t031946\t041413\t046103\t V Vos 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Mettez-nous à l'essai Quand il s'agit de téléphones cellulaires, tout le monde nous écoute.Depuis sa fondation, NovAtel est le chef de file des communications cellulaires.Notre nom, c'est notre réputation.Nous garantissons tout ce qui fait partie de la famille NovAtel : employés, produits et service.Voici notre tout demier-né, le téléphone cellulaire MicroClassic™ Il s'agit de l'appareil cellulaire portatif le plus perfectionné sur le marché canadien à l'heure actuelle.Ses caractéristiques et son prix en font un choix vraiment portatif.Afin d'assurer le respect de nos normes rigoureuses en matière d'intégrité et de service à la clientèle, les détaillants NovAtel sont triés sur le volet.Pour une satisfaction maximale et un meilleur service, procurez-vous les produits NovAtel auprès du détaillant ou du centre de service autorisé le plus près de chez vous.Le MicroClassic1 Nortel Appeler: 1-800-661-9562 DÉTAILLANTS AU QUÉBEC Cellular Canada Ltd.Cité Cellulaire Distribution Aux Consommateurs G.Lebeau H.G.Telecom Logitel Mobile Telecom Multitech Warehouse Direct VOS CONVERSATIONS IRONT LOIN! METTEZ-NOUS À L'ESSAI AUJOURD'HUI MEME. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND119 DÉCEMBRE 1988 A11 Le plan Baker est enterré et il faut une nouvelle stratégie de la dette Agence France-Presse WASHINGTON ¦ La fin de la crise de la dette du tiers monde est encore loin et il faut lancer une nouvelle stratégie qui comprenne notamment une réduction des dettes face à la réticence croissante des banques privées à s'engager dans de nouveaux financements, estime aujourd'hui la Banque mondiale.Dans les «Tables de la dette», la Banque enterre de facto le plan, lancé en 1985 par M.fames Baker alors secrétaire américain au Trésor, de relance des prêts commerciaux aux pays les plus endettés, essentiellement en Amérique latine, qui adoptent des mesures d'ajustement structurel.«Si de nouveaux capitaux ne sont pas mis à la disposition des pays», qui ont réalisé de sérieux efforts, «d'autres moyens doivent être mis au point pour réduire le fardeau du service de la dette», a souligné devant la presse M.Stanley Fischer, vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale.En 1988, les nouveaux engagements des banques commerciales ont été de $7,5 milliards (US) - y compris $5,2 pour le Brésil- un chiffre «modeste» et qui couvre, très partiellement, le refinancement des intérêts sur une dette totale estimée aujourd'hui à $1,300 milliards (la moitié du SOLDE D'AYANT NOËL 50 à 70% DE RABAIS VÊTEMENTS MODE DE QUALITÉ POUR DAMES ET HOMMES i mm ! 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