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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-08-09, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AOÛT 1988 Gratton se défend d'être en conflit d'intérêts PAU LE ROBITAILLE de la Presse Canadienne QUÉBEC e ministre du Tourisme et leader du gouvernement du Québec, Michel Gratton, se.défend-bien d'avoir été placé en conflit d'intérêt lorsqu'il a accepté un voyage en Thaïlande aux frais de la compagnie aérienne Thai, le 19 juillet dernier, à l'occasion de l'inauguration de son vol Toronto-Bangkok.Le ministre Gratton a fait le voyage avec 19 autres personnes, dont une conseillère de la ville de Québec, Mme Suzanne Bélanger, le maire de la ville de Toronto, M.Arthur Eggleton, le président de la Communauté urbaine de Toronto, Dennis Flynn, et le ministre on-tarien de l'Industrie, Monte Kwinter.M.Gratton remplaçait le ministre de l'Industrie et Commerce, Pierre MacDonald, qui n'a pu participer au voyage.La conseillère de la ville de Québec a pour sa part indiqué que c'était par courtoisie qu'elle avait accepté de faire le voyage aux frais du gouvernement thaïlandais.«Ce voyage ne va pas à l'encontre des directives du premier ministre Bourassa, a dit pour sa part le ministre Gratton à son retour de voyage.Si on avait eu à payer pour le voyage, on ne serait pas allé.On aurait manqué une belle occasion de faire des affaires pour le Québec.» «Le bureau du premier ministre n'a pas donné son assentiment mais il a quand même été informé.L'accord de M.Bourassa est nécessaire si l'État a des frais à payer, autrement, il n'est pas nécessaiie», a encore précisé le ministre Gratton.«On n'accepte pas n'importe quel voyage.Si cela implique un conflit d'intérêt, on n'y va pas», a-t-il ajouté.Pas de cadeau Le ministre de l'Industrie de l'Ontario, M.Monte Kwinter, a lui aussi été invité, mais il a payé ses dépenses.«La politique du gouvernement ontarien est que les ministres n'acceptent pas de cadeaux de qui que ce soit d'une valeur de plus de $200, a expliqué M.Michel Tansey, l'attaché de presse du ministre.On ne peut jamais savoir si oui ou non il y aura un conflit d'intérêts à venir, c'est une question de principe.Le ministre Gratton allait là-bas, a-t-il dit, pour constater sur place certains dossiers.Il a rencontré des responsables d'un consortium canadien, dont Lavalin, qui travaillent sur un projet de près de $1,5 milliard qui a trait au transport en commun de la ville de Bangkok.Il a ajouté qu'il a profité du voyage pour établir des liens entre le département du tourisme là-bas et l'école hôtelière de Montréal et pour jeter les bases d'une école de mode pour le Collège Lasallc de Montréal.«Grâce à ce voyage, la compagnie aérienne Thai ouvrira un bureau à Montréal», a-t-il ajouté.Ce voyage, organisé et payé par le gouvernement thaïlandais, voulait promouvoir le tourisme et les affaires du pays.Les invités étaient des figures bien connues de l'industrie canadienne et aussi des politiciens de l'Ontario et du Québec, accompagnées de leurs conjoints.Ils avaient reçu l'invitation de l'ambassadeur de Thaïlande au Canada, M.Manaspas Xuto.Un billet aller-retour Toronto-Bangkok en classe économique coûte pius de $1 500.Le prix de la chambre à l'hôtel Royal Orchid, où logeaient les visiteurs, est de $150 par nuit.Le groupe a passé six jours à Bangkok.Du coté de la Ville de Québec, on trouve la chose tout à fa.t normale.«Notre politique c'est d'être poli, a répondu le conseiller Jean-Paul Morency.On a été invité, on y va.» Mme Bélanger est la mai-resse suppléante et elle remplaçait, pour l'occasion, le maire Jean Pelletier qui était à l'extérieiflr du pays.L'avion de Broadbent atterrit d'urgence Presse Canadienne ROUYN LM avion nolisé qui transportait le chef néo-démocrate Ed Broadbent a fait un atterrissage sur le ventre hier soir à l'aéroport de Rouyn-Noranda.Toutefois personne à bord n'a été blessé.Le train d'atterrissage a fait défaut et l'avion a versé sur l'aile gauche puis a glissé hors de la piste.Aucune des huit personnes à bord n'a été blessée, a indiqué l'attachée de presse de M.Broadbent, Mme Christine Dyck.«Il y a eu des étincelles.Le pilote a réussi à immobiliser l'appareil.J'ai eu peur que l'avion n'explose à cause des flammèches.Lorsque nous avons perdu le contrôle nous avons quitté la piste et abouti sur l'herbe», a-t-elle précisé.Plus tard, au cours de l'assemblée politique convoquée pour le candidat néo-démocrate de Té-miscamingue, Rémy Trudel, M.Broadbent a plaisanté au sujet de l'incident.«Ça pourrait être les libéraux ou les conservateurs.Il n'y a aucune limite à ce qu'ils pourraient inventer pour nous arrêter», a-t-il lancé à la blague.M.Broadbent a semblé peu ému de l'accident lorsqu'il s'est adressé à la quarantaine de militants rassemblés au bureau de campagne de M.Trudel.«Je suis heureux que tout le monde à bord de l'avion soit sain et sauf.Le pilote n'avait que deux possibilités: continuer la descente déjà amorcée ou remonter et je suis heureux qu'il ne l'ait pas fait», a-t-il ajouté.Par ailleurs, le chef du NPD Ed Broadbent ne rejette pas aussi catégoriquement que le chef libéral John Turner l'éventualité de former une coalition, si les Canadiens élisent un gouvernement minoritaire lors du prochain scrutin.Interrogé par les journalistes, hier, lors de son passage à Montréal, M.Broadbent n'en a pas écarté la possibilité, mais ne s'est pas non plus engagé à former une coalition avec les libéraux, «Tout ce que je dis, c'est qu'un politicien mature et responsable doit accepter que le peuple, démocratiquement, ne donne pas la majorité à un parti.II doit alors s'asseoir et étudier toutes les avenues possibles qui se présentent à lui.» Le chef neo-démocrate a refusé d'en dire davantage sur ses intentions.La chef du NPO, M.Ed Broadbent (à droite), a appuyé hier les revendications des citoyens du comté de Chambly en ce qui a trait au maintien du service ferroviaire entre Montréal et Sain t-Hilaire.C'est M.Philip Edmonston qui porte les couleurs du NPD dans ce comté.iaserphotopc Dans une entrevue accordée au New York Times, le week-end dernier, au sujet de son opposition au libre-échange, le chef libéral John Turner a écarté la possibilité de former une coalition avec le Nouveau parti démocratique.M.Broadbent n'a pas semblé apprécier ce commentaire du chef Turner.«Monsieur Turner a changé d'opinion.Il y a sept mois, il a lui-même évoqué la possibilité d'une coalition.Il a été pour le ( missile ) Cruise, ensuite il a été contre.Il a été à l'origine pour l'idée de vendre de l'eau aux Américains, maintenant il est contre.Turner a une politique pour les lundis; une autre pour les mercredis», proteste M.Broadbent.Sondage Le chef néo-démocrate a aussi été invité à commenter le tout dernier sondage national, classant son parti troisième au Qué- bec, alors qu'il y a un an, il était bon premier.Curieusement, M.Broadbent s'est dit «pas mécontent du tout» d'être tombé troisième.Cela prouve, selon lui, qu'il y aura «pour la première fois une véritable lutte à trois à Montréal, Québec et Rouyn-Noranda».Il objecte aussi que le NPD «n'existait pratiquement pas au Québec lors de la dernière élection», alors qu'il représente aujourd'hui une force avec laquelle il faut composer.Le chef néo-démocrate a préféré analyser ce sondage sous un angle \"favorable à son parti.«Je suis très content d'être numéro un à Montréal».Le dernier sondage révèle de fait que le NPD demeure premier à Montréal, mais traîne de la patte dans les régions du Québec.«Nous sommes numéro un dans la deuxième ville au Canada», s'est-il exclamé, notant l'importance de ce gain.M.Broadbent était de passage à la gare centrale de Montréal, avec les candidats néo-démocrates de la Rive-Sud.Il en a profité pour appuyer les revendications des citoyens de cette région qui souhaitent le maintien des trains de banlieue.En compagnie du candidat dans Chambly, Phil Edmonston, et du président du groupe de pression Transport 2000, M.Guy Chartrand, M.Broadbent a demandé une politique cohérente en matière de transport ferroviaire.Selon lui, le train Montréal\u2014 Saint-Hilairc, qui risque de disparaître dans trois semaines, vu sa vétusté, pourrait être aussi rentable que la ligne Montréal\u2014Ri-gaud, si on y investissait l'argent voulu.11 a accusé le gouvernement conservateur de laisser les trains de banlieue à l'abandon «parce qu'il fait de la politique à court terme».Avortement: Ray Hnatyshyn rejette les recommandations de la Commission Linden Presse Canadienne Ray Hnatyshyn SASKATOON ¦ e ministre fédéral de la Justice Ray Hnatys-Bn hyn a rejeté dimanche les recommandations de la Commission de réforme du droit en matière d'avortement.Même s'il a dit apprécier l'avis de la commission, M.Hnatyshyn a souligné que la question relève des politiciens, non des juristes.«Je suis parfaitement conscient du bon travail qu'ils (les commissaires) ont fait, mais au bout de la ligne, ces questions sont des décisions qui doivent être prises en termes politiques.» La commission entend proposer que jusqu'à la 22e semaine de grossesse, l'avortement soit considéré comme un sujet d'ordre privé ne concernant que la femme et son médecin.Après 22 semaines, lorsque le foetus devient viable à l'extérieur de l'utérus, l'avis de deux médecins serait alors requis pour juger si la santé mentale ou physique de la mère est en danger, auquel cas elle pourrait obtenir un avortement.i Dimanche, le juge Allen Linden, président de la commission, a qualifié cette proposition de compromis «juste et honnête, acceptable pour la majorité des Canadiens».De plus, la Commission de réforme du drdjt du Canada devrait publier son rapport sur les droits du foetus avant que la cause du militant pro-Vie Joe Borowski ne soit entendue par la Cour suprême du Canada le 3 octobre prochain.Mme Michelle Rivet, membre de la commission, a indiqué hier que quatre commissaires ont jusqu'à maintenant approuvé les recommandations sur l'avortement alors qu'un autre est dissident.La commission se réunira à nouveau le 8 septembre pour étudier les recommandations portant sur les expériences menées sur les foetus humains.Mme Rivet, juge du tribunal de la Jeunesse à Montréal et responsable du dossier sur la protection de la vie au sein de la commission, a toutefois précisé que la publication du rapport serait retardée si des modifications sont proposées lors de la rencontre de septembre.Le gouvernement Filmon présente son premier budget Presse Canadienne WINNIPEG Grâce à une augmentation des revenus de la part du gouvernement fédéral, le gouvernement conservateur minoritaire du Manitoba a annoncé, hier, une augmentation des dépenses de 6,7 p.cent pour la prochaine année fiscale, avec une diminution du déficit de $115 millions par rapport à l'an dernier.Dans le budget qu'il a déposé à l'Assemblée législative, le ministre des Finances, M.Clayton Manness, a prévu notamment d'augmenter les dépenses pour l'agriculture de 50 p.cent à $115 millions; de hausser les dépenses pour l'éducation de 3,3 p.cent à $792 millions; et de donner 9,1 p.cent de plus aux soins de la santé pour atteindre $1,5 milliard.De plus, la taxe sur la feuille de paye des compagnies est éliminée pour la moitié des entreprises de la province et les nouvelles petites entreprises n'auront plus à payer d'i 'npôt pendant un an.La taxe sur les cigarettes, par contre, augmente de 24 cents le paquet de 25 cigarettes et la surtaxe sur l'essence ordinaire monte de 0,9 cents le litre.Les dépenses exagérées de l'ancienne administration néo-démocrate ont laissé un héritage de taxes élevées et de dettes qui menaçait la prospérité de la province, a affirmé M.Manness.Opposition Pour le leader libéral Sharon Carstairs, cependant, ce budget est une copie conforme du dernier budget des néo-démocrates, qui a conduit au renversement du gouvernement et au déclenchement d'une élection.Mme Carstairs doit rencontrer les députés de son parti, mardi, et décider avec eux s'ils voteront contre le budget d'un gouvernement minoritaire.Le leader néo-démocrate Gary Doer s'est dit déçu, lui aussi, mais il n'est pas allé jusqu'à vouloir renverser le gouvernement.Bernard Loiselle revient dans Chambly PIERRE BELLEMARE ¦ # ex-député libéral Ber-Ha nard Loiselle a obtenu un congé sans solde de Bell Canada International, ou il occupe la fonction de vice-président et directeur général, pour se porter candidat lors des prochaines élections fédérales.Élu une première fois en 1974 dans le comté de Chambly, puis, en 1980, dans Verchères, M.Loiselle a choisi Chambly pour tenter un retour en politique.Ce sont les «nombreuses pressions populaires» exercées sur lui qui l'ont amené à prendre cette décision.M.Loiselle a choisi le cocktail annuel qu'il offre à ses supporters pour annoncer sa candidature hier, à Beloeil.Le prochain match électoral dans Chambly donnera lieu à une lutte à trois.L'actuel député conservateur, M.Richard Grisé, et le porte-étendard du Nouveau parti démocratique (NPD), M.Philip Edmunston, seront aussi sur les rangs.L'entente de libre-échange sera le thème majeur de M.Loiselle, s'il est élu à l'assemblée d'investiture.«Je suis d'accord avec le concept, déclare l'ex-dé-puté, mais pas du tout avec les modalités.De toute façon, le gouvernement Mul-roney n'a pas le droit de l'imposer aux Canadiens sans les consulter au préalable.D'où la position de l'équipe Turner de faire appel au Sénat pour bloquer ce projet», poursuit M.Loiselle.Sur le plan régional, il promet de mettre toutes ses énergies pour sauver le train de banlieue, entre Saint-Hilaire et Montréal, train que le Canadien national menace.de mettre définitivement sur la voie d'évi-tement à compter de la fin du mois, à moins d'une vigoureuse intervention politique.Les coupures de Cobèil inquiètent le SPG0 Presse Canadienne USERPH0T0P PC Le ministre des Finances du nouveau gouvernement du Manitoba, M.Clayton Maness, reçoit les applaudissement des conservateurs après avoir présenté son premier budget.QUEBEC wê e rôle du Québec sur la scène ¦Bfinternalionalc risque d'être rapetissé à la suite des coupures imposées au nouveau ministère des Affaires internationales par le ministre Paul Gobeil.C'est ce qu'a soutenu hier le président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), M.Daniel Gi-roux.Il commentait en conférence de presse la réduction de 20 p.cent des effectifs que le ministre Paul Gobeil vient d'annoncer dans le ministère dont il a pris la direction le 23 juin.M.Gobeil avait indiqué une réduction de 120 postes parmi les 585 fonctionnaires du ministère.Selon M.Giroux, le rôle de capitale que joue la ville de Québec va également être amoindri par le transfert, de Québec à Montréal, de 45 professionnels à l'emploi du ministère.M.Gobeil n'avait pas fait état de ce transfert en publiant l'organigramme du ministère la semaine dernière, mais le syndicat a dit avoir appris ce transfert «de sources sûres».Le Syndicat des professionnels croit que M.Gobeil veut maintenir uniquement la mission économique de son ministère, abandonnant le prolongement que le Québec exerce sur la scène internationale dans les sujets de sa compétence: culture, affaires sociales, éducation, etc.Accusant M.Gobeil d'avoir «agi de façon cavalière», M.Giroux a rappelé que ni les professionnels du ministère, ni le syndicat qui les représente n'avaient été consultés avant l'annonce de la décision.La façon dont le geste a été posé est «caractéristique de ia politique de réduction du rôle de l'Etat que M.Gobeil a préconisée lorsqu'il présidait le Conseil du trésor», a dit M.Giroux'.Le leader syndical a soutenu que cette politique de rapetissement du Québec «va à l'encontre et méprise le rôle que les anciens dirigeants libéraux Paul Gérin-Lajoie et Jean Lcsage ont toujours voulu pour le Québec». B2 I Paul Desmarais president du conseil d'administration LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AOÛT 1988 \t\tLa Presse\t\t Roger D.Landry president et éditeur Claude Mnsson Éditeur adjoint Marcel Desjardins, directeur de I information Alain Dubuc, éditorialiste en chef Éditorial Il est mort le poète '< Jt vec le décès de Félix Leclerc le Québec perd un géant qui Xl aura enrichi notre patrimoine culturel par son oeuvre et M \\ par l'extraordinaire influence qu'il aura exercée dans le domaine de la chanson québécoise en tant que modèle de toute une génération de chanteurs-compositeurs.Félix Leclerc était plus qu'un chansonnier et un poète.Il avait touché à peu près à toutes les formes littéraires: le roman, le théâtre, les contes, les fables.Il y avait aussi chez lui un moraliste qui se révélait dans ses recueils de maximes.C'est cependant dans la dramaturgie qu'il ambitionnait de laisser sa marque.Le père Legault, qui était son ami depuis le temps des Compagnons de Saint-Laurent, confiait que Félix Leclerc aurait volontiers donné toutes ses chansons et les succès qu'elles lui ont valus, en échange d'une grande pièce de théâtre.Mais le sort aura voulu que ce soit dans la chanson que Leclerc s'illustre et laisse sa marque, lui qui pourtant ne s'est jamais considéré comme un chanteur et qui s'est laissé entraîner dans cette voie à contrecoeur par son entourage.Les chanteurs-compositeurs voient dans Félix Leclerc le patriarche ou le précurseur, cependant que les Québécois le perçoivent en quelque sorte comme leur poète national.Pourtant ce ne sont pas les Québécois mais les Français qui ont su les premiers reconnaître les talents exceptionnels de Leclerc.Ses compatriotes n'auront reconnu sa valeur qu'après sa consécration dans la mère-patrie.Un fait qui n'est pas exceptionnel dans notre histoire.Les jeunes trouveront peut-être ironique que l'auteur de L'hirondelle en colère avait été surnommé Le Canadien par les Français.Un sobriquet qui n'a pas peu contribué à asseoir sa carrière en Europe et dont il s'est accommodé jusqu'à sa conversion à l'idée indépendantiste.Selon son biographe, il aurait rencontré son chemin de Damas à l'occasion des troubles d'octobre 1970; mais lui-même écrivait lors du référendum qu'il attendait ce jour depuis quarante ans.Ce qui compte ce n'est pas la date de sa conversion mais le fait que jusqu'à la fin Félix Leclerc est resté fidèle au rêve indépendantiste, et qu'il a continué à militer à sa façon, alors même que l'idée était devenue impopulaire, après la défaite référendaire.Sa façon d'intervenir dans l'arène politique ne s'est à peu près jamais éloignée de la forme poétique à laquelle nous avaient habitués ses chansons.Cette poésie fruste et directe rendait irrésistibles ses poèmes chantés; mais dans un débat politique compliqué et très émotif, qui divisait douloureusement le peuple québécois, ces traits donnaient à ses interventions un ton qui en altérait sérieusement l'efficacité auprès de la clientèle qu'il cherchait à influencer.Mais Félix Leclerc était devenu un monstre sacré et son image de marque n'a jamais vraiment souffert de son engagement politique.On le doit sans doute à la largeur de vue et à la tolérance des Québécois, qui sont capables de faire la part des choses et dissocier l'artiste du citoyen engagé.Une qualité que l'on ne retrouve pas chez tous les peuples.Jeune, Félix Leclerc ambitionnait d'être un grand dramaturge.Au crépuscule de sa vie il semblait ne vouloir plus être que le prophète de l'indépendance du Québec.Mais c'est le poète et le chansonnier que les Québécois auront écouté et aime jusqu'à sa mort.Marcel ADAM Haro sur le curé Que d'ombres sur les conditions dans lesquelles a été expulsé d'Haïti manu militari le prêtre canadien René Poirier, membre de la congrégation de Saint-Viateur, qui exerçait son ministère dans la ville de Crand-Coave! Parmi les interrogations, en voici une première, qui est d'une grande importance: quelle est la réaction du gouvernement canadien?Pendant toute la journée de lundi, on a attendu une déclaration officielle.Or, il semble qu'Ottawa va se contenter d'une protestation transmise verbalement à Port-au-Prince.Des déclarations faites par le Père Poirier à son retour au Canada il ressort que les autorités haïtiennes ne se sont pas embarrassées des conventions diplomatiques.C'est fort cavalièrement qu'a été chassé l'indésirable.Le missionnaire a été cueilli par des soldats et transporté comme un paquet jusqu'à l'aéroport pour être jeté sans ménagement dans un avion qui partait pour New York.Pourquoi ces procédés plutôt indélicats?Le gouvernement de Port-au-Prince reproche au missionnaire une «déclaration publique insultante, de nature à compromettre l'ordre social et politique dans le pays *.Autrement dit, le Père Poirier est un subversif.Combien de prêtres en Haïti sont des éléments subversifs aux yeux de la dictature militaire du général Namphy?Ce n'est un secret pour personne que, dans un grand nombre de pays soumis à l'oppression, prêtres catholiques et pasteurs protestants prennent le risque de parler librement.Pour l'honneur de l'humanité, le phénomène n'est pas rare.On l'a vu se manifester au Nicaragua, au Salvador, en Argentine au temps de la dictature et même, faiblement, il est vrai, au Chili.Et il est connu que les premiers espoirs d'une renaissance haïtienne, au moment de la chute de Duvalier, ont été encouragés par l'action de membres du clergé.On dit de certains pays qu'ils sont en voie de développement.Haïti, au contraire, est en voie de sous-développement.Le pays est livré au pillage et à la contrebande.Les profiteurs de cette situation sont ceux qui ont le pouvoir, c'est-à-dire les armes.C'est pour avoir voulu arrêter cette curée que le malheureux Manigat, élu président en janvier dernier dans des conditions honteuses, a été chassé par le général Namphy en juin.Ledit général Namphy ne cache pas la répugnance que lui inspire l'action de l'Église dans son pays.Des évêques il dit: «Ils ont profité de tous les avantages de l'ancien régime, puis ils ont choisi la fuite en avant.» Il dit encore: «L'Église est là pour évangéliser et elle se mêle de politique.Je suis catholique, mais je ne respecte plus les prêtres.» : Namphy n'aime pas non plus l'étranger.Être prêtre et étranger, c'est réunir sur sa personne toutes les tares.Il est possible que le Canadien se soit permis des écarts de langage.Dans ces conditions, entre gens de bonne compagnie, l'autorité civile sert un avertissement ou recherche une explication.Le Père Poirier n'eut droit qu'au coup de pied.A la radio (à Montréal) le missionnaire expulsé a déclaré que « Namphy a peur des Américains ».À notre humble avis, il n'en a pas assez peur.L'Amérique du Nord est responsable de ce qui se passe en Haïti.Dans l'Amérique du Nord, il y a naturellement le Canada.De tendres reproches, glissés confidentiellement à l'oreille de M.Namphy, ne suffiront pas.ç-.uy cormier LE m MAO ùÊBMQUÇ A MOSCOU Sous UN FAUX NOM!.REPRISt (Droits réservés) TRIBUNE LIBRE Une vraie fête des Patriotes ¦ Le 6 octobre 1982, le gouvernement québécois proclamait « Journée des Patriotes» le dimanche 23 novembre ou le dimanche le plus près du 23 novembre (de chaque année).C'est accorder bien peu d'importance à ceux qui ont donné leur vie, à tous ceux qui ont perdu leurs biens, en 1837, pour libérer leur pays.Partout ailleurs dans le monde, le gouvernement de chacun des pays reconnaît officiellement le rôle joué par ses patriotes.Ici, il essaie de les camoufler.Les patriotes de 1837 et de 1838 ont donné l'exemple de ce que doit être le patriotisme québécois: un don de soi total pour la cause nationale de la li-bération du Québec.C'est pourquoi je demande au gouvernement québécois de décréter, plutôt «fête des Patriotes» le lundi 23 novembre ou le lundi qui suit le 23 novembre (de chaque année), et d'en faire un jour férié (congé payé) pour tous les Québécois.II est pour le moins décevant de voir les Québécois célébrer, chaque année, la fête de la Reine (Victoria) d'Angleterre, le lundi 24 mai ou le lundi qui précède le 24 mai, la fête du Canada britannique, le 1er juillet, la fête du Travail, le premier lundi de septembre, la fête de l'Action de Grâces, le deuxième lundi d'octobre, des fêtes étrangères, britanniques ou yankees, et de ne pas avoir le courage d'afficher officiellement leur reconnaissance aux patriotes de 1837 et de 1838 en se payant un congé le lundi 23 novembre ou le lundi qui suit le 23 novembre.Pierre LANDRY Québec Le marché Maisonneuve ¦ Les grands médias n'en ont pas vraiment parlé, mais une grande campagne se mène dans Hochelaga-Maisonneuve pour obtenir de la Ville de Montréal la rénovation du marché Maisonneuve.Ce marché pourrait être ouvert à longueur d'année et comporter de nombreuses boutiques.Surtout depuis la fermeture de plusieurs Steinberg, il ne reste pas beaucoup d'endroits pour faire ses emplettes.C'est très important pour la population du quartier.La Ville de Montréal doit procéder et réouvrir ce marché sur une base annuelle.Bernard CYR Montréal Geste courageux ¦ Alors que le gouvernement Bourassa a en main tous les pouvoirs légaux, sociaux et physiques d'appliquer intégralement la loi 101, de la mettre hors d'atteinte des prétentions des cours de justice fédérales, de jeunes Franco-Québécois, tel le groupe Hans Marotte, ont dû entreprendre des gestes qui mettent en jeu leur avenir social.Forte audace, grand courage et ultime générosité pour la collectivité francophone, montrant du même coup toute la lâcheté camouflée et l'anglophilie maladive du gouvernement Bourassa.Ce gouvernement est allé jusqu'à se vanter à la télévision d'avoir fait progresser le bilinguisme en faveur des anglophones dans la plupart des hôpitaux du Québec, mais zéro pour les francophones dans les hôpitaux anglophones de Montréal et ailleurs! Illégitimité des tendances Bourassa puisqu'elles favorisent la minorité linguistique parmi les Québécois.nubien d'autres de nos jeunes francophones devront risquer leur devenir?Larry BEAULIEU -Saint-Pierre de Sorel La liberté religieuse ¦ À l'occasion du Millénaire de la chrétienneté en Russie et à la suite de nombreuses négociations entreprises dans le monde en vue de promouvoir la liberté religieuse en Occident, un mouvement international se consacre à cette tâche et responsabilité en dehors des structures des Églises et des sectes, sans distinction d'origines nationales.Il existe une organisation dont le but est de défendre la liberté religieuse.Dotée du statut consultatif auprès des Nations unies, du Conseil de l'Europe, de l'UNESCO.l'Association internationale pour la défense de la liberté religieuse a son siège social à Berne, en Suisse.Elle publie une revue en six langues (français, anglais, italien, espagnol, portugais, slovaque), Conscience et liberté, deux fois l'an et des dossiers sur des problèmes d'actualité.Le premier président du Comité d'honneur a été le grand juriste français René Cassin*.puis Jean Rostand et Edgar Faute, de l'Académie française, décédé récemment.Depuis 1974, je représente le Canada.Parmi les personnalités, on note l'ancien président du Sénégal, Leopold Sedor Senghor, le duc de Broglic, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences (France), Jacques El-lul, Pietro Pavan, cardinal, ancien recteur de l'Université pontificale du Latran (Vatican ), Jean Roche, de l'Institut, et André Chouraqui, ancien maire adjoint de Jérusalem, écrivain (Israël), unique traducteur d'une bible qui porte son nom ( Desclée de Brouwer -1985), apôtre de la réconciliation judéo-arabe, premier juif à avoir traduit la Bible en français.En 1977, lors du 2* Congrès mondial sur la liberté religieu- se dans le monde, j'ai présidé à Amsterdam (Pays-Bas) une séance pléniairc et présenté une communication sur la situation au Canada.11 a été question de l'ADLR en 1977, par une série de reportages de l'émission de Radio-Canada, Second Regard, venu sur place durant une semaine.Je crois que pour mieux connaître cet organisme et apprécier son rôle, il faut recourir à la Déclaration de principes: «Nous croyons .que le droit à la liberté religieuse a été donné par Dieu et nous affirmons qu'il peut s'exercer dans de meilleures conditions lorsqu'il y a séparation entre l'Église et l'État.«Nous croyons que toute législation ou tout autre acte gouvernemental qui unit l'Église et l'État s'oppose aux intérêts de ces deux institutions et peut porter préjudice aux droits de l'homme.«Nous croyons que le gouvernement a été établi par Dieu pour soutenir et protéger les hommes dans la jouissance de leurs droits naturels et pour réglementer les affaires civiles; et que dans ce domaine il a droit à l'obéissance respectueuse et volontaire de chacun.«Nous croyons au droit naturel et inaliénable de l'individu à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix et d'en changer selon sa conscience; ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu'en privé, par le culte et l'accomplissement des rites, les pratiques, chacun devant, dans l'exercice de ce droit, respecter ces mêmes droits pour les autres.«Nous croyons que la liberté religieuse et l'élimination de l'intolérance et de la discrimination fondées sur la religion ou la conviction sont essentielles pour promouvoir la compréhension, la paix et l'amitié entre les peuples.» J.-Z.-Léon PATENAUDE Membre du Comité d'honneur de l'Association internationale pour la défense de la liberté religieuse \u2022René Cassin, Prix Nobel de la Paix en 1968.11 fit adopter la Déclaration universelle des droits de l'homme.Cruauté au zoo ¦ Il y avait foule au zoo cet après-midi, l'y étais et j'ai vu des choses qui m'ont fait mal.J'aimerais le dire à ceux que ça concerne: les directeurs du zoo, les gens en place à la mairie de Granby, aux dirigeants de la Société protectrice des animaux.J'aimerais dire à tous ces gens de faire comme moi et d'aller au zoo regarder le rhinocéros s'enfoncer dans la boue jusqu'au ventre sans aucun point d'eau, rien qu'un poteau pour tenter d'enlever la vase qui s'était accumulée dans sa face; les moutons pris dans un enclos de ciment, n'ayant pour se protéger du soleil que le derrière d'un escalier; un flamant rose blesse à une patte qui tentait vainement de s'accroupir, un vieux pansement lui couvrant le pied; un éléphant qui longeait inlassablement l'enclos couvert de poussière (aucun point d'eau).J'ai vu.j'ai vu.Si tous ceux qui ont vu comme moi pouvaient signer au bas de cette lettre, la liste serait longue.Allons-nous laisser faire sous prétexte que cela ne nous regarde pas?Louise BIRON Longueuil Racisme et minorités Réponse à la lettre de M.Ricardo Lopez parue dans La Presse du 27 juillet.¦ Parce qu'il fait partie d'une minorité au Canada, M.Lopez se dit incapable de nier les droits d'une autre minorité ou d'être raciste.Quelle affirmation! Où cela est-il écrit que, parce qu'on est minoritaire, on respecte nécessairement les autres minorités.Le racisme serait-il l'apanage exclusif des majorités?Bien des événements de par le monde contredisent ce genre d'affirmation gratuite, par exemple, chez nous, le rejet de l'Accord du lac Mecch par les minorités grecque et italienne de l'Ontario, parce que cette entente accorde des droits spécifiques aux francophones et un statut particulier au Québec.Les gens en général sont prêts à se «battre» pour l'avancement de leurs droits et la reconnaissance de leur groupe (ethnique, linguistique, religieux.) peu importe qu'ils fassent partie d'une minorité ou d'une majorité.Marcel BÉLAND Montréal M R ¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abroger.L'auteur doit être clair, et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue Saint-jacqucs, Montréal, H2Y IK9.v LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 AOÛT 1988 D3 | .^Gerald LeBlanc ANALYSE Le pénitencier de Port-Cartier a été et demeure une aberration Martin Vauclair et France Vanier sont criminologues.Le premier est agent de liaison a l'Association des services de réhabilitation du Québec; le second est professeur au collège Ahuntsic.Membres actifs de la Coalition contre la construction d'un pénitencier à Port-Cartier, ils répondent ici à l'éditorial de Pierre Ven-nat, publié le 22 juillet.MARTIN VAUCLAIR FRANCE VANIER ¦ Nous voudrions d'abord souligner vos efforts très louables, pour ce qui est de dénoncer, une fois de plus, le pénitencier de Port-Cartier.Cependant, quelle ne fut pas notre surprise en lisant: «Mais il aurait fallu s'y opposer (au pénitencier) au moment de l'annonce de la décision de l'implanter et non maintenant qu'il est terminé.» Afin de rectifier les faits, laissez-nous revenir un peu dans le passé.La décision d'implanter un pénitencier à Port-Cartier fut rendue publique le 18 juin 1985.Dès le 19 juin, l'Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) envoyait une lettre dénonçant le projet au Premier ministre Brian Mulroney.Deux jours plus tard, le 21 juin 1985, paraissait un article dans La Presse où l'on rapportait déjà les critiques de l'ASRSQ et de l'Office des droits des détenu(e)s.Ce fut le coup d'envoi et peu à peu, plusieurs groupes ont fait connaître leur opposition au projet: l'ASRSQ, le Conseil des Eglises pour la justice et la criminologie, la Ligue des droits et libertés, la Clinique de psychiatrie légale de l'Université McGill, l'Association canadienne de justice pénale, le Comité pour le développement des alternatives à l'incarcération (maintenant disparu), la Ligue des droits et libertés de la Côte-Nord, la Société John Howard du Québec, des criminologues réputés de toutes les écoles de pensée et plusieurs autres organismes.Bref, nous avons été déçus que tant de dénonciations soient passées inaperçues dans votre analyse.De plus, il ne faut pas oublier que, pour ajouter à l'action individuelle des groupes, une coalition de ces mêmes organismes voyait le jour tôt en janvier 1986.Se rajoutaient donc les groupes suivants: le Comité aviseur do < itoyens du Service correctionnel du Canada, l'École de criminologie de l'Université de Montréal, le Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal, la Société de criminologie du Québec, l'Association professionnelle des criminologues du Québec, le Canadian Association for Adult Education, le Canadian Psychological Association, la Société St-Léonard du Canada, etc.La Coalition elle-même a entre- pris plusieurs actions publiques: 3 conférences de presse (en mars, mai et novembre 1986); envoi de plusieurs lettres et/ou rapports dénonçant le projet, aux différents Solliciteurs généraux (Beatty, McKay, Kelleher) ainsi qu'à plusieurs députés; demande écrite au vérificateur général du Canada, M.Kenneth Dye, de porter une atten-' tion particulière au projet (ce qu'il fit).Il est bien évident que la Coalition a toujours démontré la volonté de travailler directement avec les personnes concernées et a toujours demandé à ce que ce projet ne devienne pas une réalité.Les motivations de la coalition à l'époque demeurent essentiellement les mêmes aujourd'hui.Ces arguments sont de quatre ordres: 1 ) Considérations humaines L'éloignement des familles retient l'attention en tout premier lieu.Un des grands dangers de la détention est justement l'isolement du détenu.Les relations avec la famille et / ou d'autres personnes proches du détenu, représentent un facteure déterminant dans le cheminement de ce dernier.Étant donné qu'il est établi qu'environ 80 p.cent des détenus proviennent du corridor Montréal-Québec, construire un pénitencier à 900 km de Montréal met fortement en péril les chances du détenu de conserver ses liens avec ces personnes significatives et la communauté.Au niveau du personnel, il est légitime de se questionner sur les possibilités réelles qu'offre le bassin de population de cette région.Loin de nous l'idée qu'il n'est pas possible d'y trouver d'excellent(e)s candidat(e)s, mais le Service correctionnel du Canada pourra-t-il se permettre d'être réellement sélectif?De plus, comment envisage-ton la formation continue de ce personnel, étant si loin des grands centres où la recherche et l'expérimentation ont lieu?À moins de construire des écoles spécialisées à Port-Cartier.L'objectif est donc de combler environ 70 p.cent des postes par des gens de la région.L'autre 30 p.cent proviendra de l'extérieur.Le Service correctionnel du Canada arrivera-t-il à trouver de réels volontaires prêts à travailler et surtout, à y demeurer?Si l'humeur des gardiens est garant du climat, à l'intérieur des murs, ces questions sont cruciales.Nous nous questionnons aussi sur la viabilité d'un grand nombre de programmes institutionnels qui dépendent de la participation de bénévoles.Déjà que, parmi les deux millions d'habitants de la région montréalaise, ce type de bénévole soit plutôt rare.Que penser pour Port-Cartier?De peine et de misère, dans les pénitenciers proches des grands centres, on retrouve tout de même une variété impressionnante de groupes bénévoles: alcooliques anonymes, narcomanes anonyomes, divers groupes religieux et/ou d'entraide, activités sportives, groupes culturels (anglophones par exemple), etc.Tous ces groupes sont aussi importants les uns que les autrs.2) Considérations de gestion pénitenciaire Le Service correctionnel du Canada maintient que Port-Cartier répond à un besoin puisque l'institution Laval sera fermée.Disons tout d'abord que ce ne serait pas la première fois que l'on promet la fermeture d'un établissement pour justifier la constuction d'un autre: Renous (N.B.) devait fermer Dorchester; Drummondville devait fermer le Laval, etc.Port-Cartier doit également fermer le Laval.nous verrons bien.Malgré tout et à supposer que la fermeture du Laval devienne réalité, le Vérificateur général du Canada établissait dans son raport de mars 1986, que le Québec compterait tout de même un surplus d'une trentaine de cellules d'isolement protecteur, mission que l'on veut donner aux 250 cellules de Port-Cartier.Et en raison de son éloi-gnement, Port-Cartier, ne peut être qu'un pénitencier d'isolement protecteur.3) Considérations économiques Ici aussi le rapport du Vérificateur général du Canada est éclairant.On peut y lire au paragraphe 7.97: «Nous en concluons que pour offrir des avantages économiques à une région défavorisée, le SOC a dû construire un établissement d'un niveau de sécurité supérieur au niveau requis pour répondre aux besoins, et à un coût en capital plus élevé d'au moins 11 millions de dollars (1).Les frais d'exploitation supplémentaires, répartis sur la durée d'utilisation de l'établissement de Port-Cartier, sont de 30 millions de dollars.» Enfin rappelons que l'investissement de quelque 68$ millions dans l'industrie de la région aurait sans doute permis une relance économique plus réaliste, plus durable, mais, surtout, moins chère pour les contribuables.Port-Cartier risque de devenir un éléphant blanc, tout comme l'a été le Centre de développement correctionnel à Laval.Ce super-maximum de 160 cellules est inutilisé malgré les nombreuses rénovations dont il a fait l'objet.Celles-ci visaient à le rendre plus vivable, en diminuant le niveau de sécurité.Bref, voilà un pénitencier mal planifié qui ne sert pas.Port-Cartier méritera-t-il le même honneur pour l'économie canadienne?4) Considérations politiques Il est désolant qu'un homme politique puisse, au Canada, avoir si peu de respect pour un groupe très vulnérable de la population.Nous parlons ici des détenus.Devant toutes les «preuves» que son projet n'avait rien de valable, l'homme politique est allé de l'avant.Pourquoi n'a-t-l pas proposé un hôpital pour malades en phase terminale ou pour personnes atteintes de mongolisme ou pour vieillards un peu seniles.comparaisons grossières, direz-vous?Peut-être, mais qui font réfléchir! Port-Cartier est un exemple frap- pant où l'argent des contribuables est gaspillé uniquement en raison de l'entêtement d'un homme avec un peu trop de pouvoirs.D'ailleurs, un rapport commandé et endossé par le Solliciteur général Elmer McKay, en novembre 1984, soutenait qu'«un coup d'oeil rétrospectif sur les établissements correctionnels du Canada montre que le choix de leur emplacement, leur construction et leur exploitation ont été guidés plus par un besoin de développement économique régional.» (Rapport Carson.p.47).Et le choix des régions appartient à la politique.La Coalition l'a également dénoncé.* * \u2022 Voilà, M.Vcnnat, un bien maigre résumé d'une lutte soutenue depuis l'annonce du projet en 1985, jusqu'à la fin 1986.En 1987, les mêmes groupes ont dû s'occuper de d'autres projets aberrants dont la peine de mort et une multitude de réformes dont celles concernant les libérations conditionnelles.La Coalition n'a pas vu le jour à l'époque des solutions: la solution était toujours de ne pas donner de suites à l'idée.Aujourd'hui, nous sommes devant un fait accompli: le politicien a gagné.Défaite amère pour nous.La Coalition trouvera-t-elle les ressources et les énergies pour trouver cette solution?Mais doit-on trouver une solution?Les objections émiss à l'époque sont encore valables aujourd'hui.Le pénitencier de Port-Cartier n'aurait jamais dû devenir une réalité et son ouverture prochaine ne rectifie en rien les situations dénoncées par la Coalition.Vous proposiez que l'État absorbe le coût des frais de déplacements et qu'il fasse construire une hôtellerie pour les visiteurs autorisés.Tout en étant d'accord avec vous (rien de plus normal pour corriger la situation), il faut réaliser les dépenses astronomiques que cela occasionnerait.Mais en additionnant ce montant au coût de la construction du pénitencier, on obtient un capital intéressant pour des subventions dans une industrie régionale beaucoup plus dynamique.De plus, plusieurs questions su-bistent.Comment ces mêmes proches trouveront-ils le temps nécessaire que demande un déplacement à Pôrt-Cartier?Devront-ils quitter leur emploi ou prévoir leurs vacances annuelles dans la belle région du «petit gars de Baie-Comeau»?Dans l'octroi des subventions, un(e) bon(ne) ami(e) au-rait-il(elle) le même statut que la famille immédiate.M.Vennat, vous cherchez une solution au problème humain que pose le pénitencier de Port-Cartier.Cette solution, nous le réitérons fermement, est de ne pas ouvrir ses portes.Elle peut sembler irréaliste, mais l'aberration la plus grave restera toujours la décision de construire un pénitencier si loin.Il y a d'ailleurs déjà eu des précédents.De deux maux, ne doit-on pas choisir le moindre?Plaidoyer pour le retour des tramways ¦ C'est avec un peu d'amusement et beaucoup de nostalgie que j'ai pris connaissance de l'article de Pierre Bellemare, paru le mercredi 3 soût.Ah, ces belles voitures de I'Expo-Express, comme elles ont été victimes de faux espoirs au cours des années.L'idée de rénover ces voitures en vue de leur utilisation sur une ligne de banlieue fait sourire.Ces voitures ont été conçues pour servir uniquement sur un réseau de transport rapide de type urbain; elles pourraient difficilement se conformer aux sévères normes de sécurité du CN et de la CCT.Leur utilisation sur la ligne Montréal/Saint-Hilaire impliquerait l'installation de gares munies de quais hauts, solution que le CN rejetterait immédiatement en raison des nombreux convois de marchandises empruntant la même voie.C'est pour cette raison que les projets de modernisation de la ligne de Deux-Montagnes n'ont pas de gares à quais hauts.De plus, cela impliquerait une electrification de ladite ligne de Saint-Hilaire, ce qui ne pourrait pas se justifier économiquement.même avec un trafic de banlieue atteignant les 100 trains par jour.Ces voitures de I'Expo-Express pourraient bien sûr être rénovées, mais cela serait fort onéreux car il faudrait les isoler (elles n'ont pas été conçues pour rouler l'hiver), refaire le système électrique (ce qui compte pour la majorité du coût d'une voiture, après la carrosserie et le châssis).Leur construction en aluminium ne les met pas à l'abri de la corrosion, bien au contraire.En fait, seuls les bogies seraient probablement réutilisables (ce qui n'est pas à négliger).Il serait ridicule de dépenser environ la moitié de la somme nécessaire pour acheter du matériel neuf pour rénover des vieilles voitures qui ne donneraient que la moitjé (dans le meilleur des cas) de la vie qu'offriraient des voitures neuves, lesquelles (les neuves) seraient de toute façon beaucoup mieux adaptées aux besoins des lignes de la banlieue montréalaise.Ces voitures (de I'Expo-Express) ont déjà été offertes à plusieurs réseaux urbains aux USA.Personne n'en a voulu: ce n'est sûrement pas pour rien! D'autre part, l'article de Florian Bernard sur les tramways, paru le même jour, tombe bien à propos, quelques jours avant l'annonce «officielle» par le ministre des Transports d'un plan d'investissement en infrastructure de transports dans la région de Montréal.C'est un domaine que je peux affirmer bien connaître, étant moi-même garde-moteur (conducteur de tramway) au Musée ferroviaire canadien, à Saint-Constant.Il serait scandaleux de dépenser des sommes astronomiques pour construire une ligne de métro sous le boulevard Pie-IX; cette ligne serait aussi sous-utilisee que la ligne 5 ou la ligne 2 ouest, vers Saint-Laurent.Il serait infiniment moins coûteux d'implanter une ligne de tramway en surface, qui pourrait utiliser un couloir occupé par une ligne à haute tension qui va de la rue Hochelaga à la rue Jean-Talon, ce qui éviterait d'exproprier des habitations.Ce couloir a également l'avantage de passer au travers de zones où la population est dense, et libérerait le boulevard Pie-IX de tout empiétement, sauf environ à la hauteur de la rue Mas-son où la ligne traverse le boulevard.La ligne continuerait vers le nord, jusqu'à la rue |ean-Talon, où elle rejoindrait la ligne 5 qui serait prolongée d'une station, au coin de Pie-IX et Jean-Talon.À cet endroit, la ligne de tramway se diviserait en deux, la branche est continuant sur Jean-Talon à travers Saint-Léo-nard-de-Port-Maurice, pour aboutir à Anjou.La branche nord, elle, continuerait (en empruntant les terrains vagues de Simard-Beau-dry),vers Montréal-Nord.Des tramways permettraient également une desserte plus souple que des rames de métro, tout en offrant un plus grand confort physique et psychologique aux usagers, ce qui est primordial pour conserver la clientèle.Le bruit pourrait être aisément éliminé avec une construction soignée et des suspensions modernes (qui feraient rougir de honte celles du «plus beau métro du monde».Quant à l'argument de la neige qui gênerait les tramways, il ne tient pas debout, car durant 98 un:;, les tramways ont bravé les hivers montréalais.Quant à l'extension du métro vers Laval, il serait plus sage de l'entreprendre à partir de la rue De Salaberry (le tunnel y est déjà creusé), qui n'est qu'à quelques kilomètres du terminus Henri-Bourassa.Une extension par l'ouest permettrait de rééqulibrer l'achalandage de cette ligne (qui donne de cheveux blancs aux responsables de la STCUM), en détournant le trafic en provenance de Laval (sans allonger le temps de parcours) par la partie qui est présentement la moins achalandée.Je frémis d'horreur en pensant à la cohue d'une ligne 2 prolongée à Laval à partir de Henri-Bourassa.Marc DUFOUR garde-moteur au Musée ferroviaire canadien et membre de Transport-2000».\u2022 Ces opinions ne sont pas nécessairement celles de Transport-2000, ni du Musée ferroviaire canadien.À propos des Mormons M.Martial Dassylva, La Presse ¦ L'article «Sur les traces des Mormons» paru le samedi 16 juillet présente des inexactitudes.M.Dassylva mentionne les recherches généalogiques pratiquées par les Mormons.Bien entendu, pour les Mormons, la famille est très importante.Mais la raison de ces recherches systématiques n'est pas reliée à cette importance.Elle est reliée à une activité religieuse sacrée, pratiquée dans des temples exclusivement accessibles aux Mormons, qu'on dénomme «le baptême des morts».Ces baptêmes sont faits par des vivants sur des vivants, mais pour des personnes décédées qui n'ont pu entendre la parole des Mormons.De cette façon, on offre aux morts la possibilité d'accepter la pensée mormone pour ne pas avoir eu la possibilité de l'accepter de leur vivant.Une partie relativement importante du texte est accordée au thème classique de la polygamie.Bien entendu, la polygamie n'est plus une pratique admise par les Mormons et ceci, depuis 1890.Mais la mention de beaucoup d'autres doctrines en place aujourd'hui serait instructif pour vos lecteurs.Entre autres, le groupe Mormon maintient des faits historiques et archéologiques distordus dans le but de prouver les fondements de leur religion.(Le Smithsonian Institut contredit les nombreux dires du groupe.Mais celui-ci prétend que le Smithsonian approuve leurs théories historiques et archéologiques.Depuis quelques années, un grand nombre de membres Mormons emmagasinent des provisions d'eaux et de nourriture.Rien de plus sensé si on s'attend à une catastrophe nucléaire.Mais cette pratique n'est jamais mentionnée publiquement et est gardée secrète.Mario LATENDRESSE Montréal Félix Ayant passe la journée dans un camp de jour, avec une quarantaine de petits Montréalais, de toute race et de toute couleur, la grande nouvelle m'avait échappé.En arrivant au journal, vers quinze heures, un visiteur m'interpelle dans l'ascenseur: «Savez-vous que Félix est mort?» Comme quand le Rocket nous quittera, on se contentera de dire: «Maurice est mort!» René, Félix, Maurice! Le peuple québécois contemporain s'était retrouvé en trois de ses fils; il convenait que l'athlète survive au poète et au politique, qui viennent de nous quitter à neuf mois d'intervalle.«Notre couche d'ozone s'amincit», comme médisait un vénérable confrère.Aussitôt rentré dans la salle de rédaction, on sent bien que quelque chose de spécial vient de se passer; on y respire l'air des grands événements.«Même si c'est pas ton jour, as-tu envie d'écrire sur Félix?», me demande mon nouveau patron.«Connais-tu des gens qui auraient des histoires inédites à raconte.?», ajoute le directeur de l'information.Vraiment la machine des événements spéciaux, des deuils nationaux, s'est tout naturellement mise en branle.On aura le temps de se chinaner sur l'importance nationale du poète de l'île d'Orléans et sur le sens véritable du «petit bonheur».Ce qu'on sait déjà c'est que le Québec vient de perdre un de ses géants, un de ceux dont la vie servira à résumer un pan de l'histoire de son peuple.Tout jeune, Félix nous a dit à la France et au monde alors que nous n'osions pas encore nous dire à nous-mêmes.Sexagénaire, il fouettait, comme un adolescent pressé, le vieux cheval national épuisé par la course référendaire.Peu importe l'âge, c'est toujours comme un enfant qu'il a parlé des siens.C'est lui qui avait accueilli la mort de Charles de Gaulle, en disant: «Le monde vient de perdre un de ses derniers grands comédiens.» C'est encore lui qui a salué le départ de Lévesque avec des mots qui ont servi d'épitaphe: «Dorénavant, il fait partie de la courte liste des libérateurs de peuples.» Allergique aux nuances analytiques, il aimait frapper à grands coups de hache les adversaires de son petit peuple, qu'il chérissait aveuglement comme une mère couve son petit.Il ne fallait pas lui demander d'expliquer et de justifier.Il se contentait d'aimer passionnément et de trouver les mots pour le dire fortement.Il appartenait à une génération et à une culture où le discours pouvait encore se permettre de défier les contraintes du marché et des institutions.Il avait bien aimé la balade du «phoque qui s'ennuie en Alaska», car elle rejoignait sa manière de crier son malaise devant une société qui lui devenait de plus en plus étrangère.Il faisait appel aux symboles et aux allégories, non seulement pour évoquer les drames et les aspirations de son peuple, mais également pour apprivoiser les mystères de sa propre vie.Un ami qui le fréquentait assidûment à Paris, à la fin des années 60, m'avait un jour raconté l'anecdote suivante.Profondément tributaire de son vieux fond chrétien, Félix était tiraillé entre la fidélité à sa première femme (la soeur du comédien Guy Maufette), dont il n'était pas encore séparé, et l'amour de sa seconde ( la soeur du ministre Claude Morin ) qui allait bientôt lui donner une fille (Nathalie), l'inspiration de sa chanson lin attendant l'enfant.Il voulait profiter du passage à Paris du cardinal Paul-Emile Léger, qu'il considérait son ami, pour lui demander conseil et peut-être le moyen de garder ses deux femmes.Confiant comme un enfant pour qui l'impossible ne l'est pas, il ne savait cependant pas trop comment formuler sa drôle de requête au cardinal.Selon mon ami, voici comment il a fini par présenter son cas au haut dignitaire ecclésiastique, qu'il croyait tout-puissant auprès de Dieu.«Je suis un bateau en haute mer qui n 'arrive plus à rentrer chez lui.le n'arrive plus à choisir entre mon vieux port, où l'on m'attend toujours, et le tout nouveau qu'on a construit exprès pour moi.Dites-moi ce que doit faire mon bateau.» Tout cardinal qu'il était, son ami ne put le sortir de son dilemme et Félix finit par divorcer, pour se remarier avec Gaétan ne Morin devant le pasteur Jacques Beaudou de l'Église Unie du Canada.(À l'époque les mariages au civil n'étaient pas encore acceptés au Québec.) L'ami qui m'avait raconté cette histoire du bateau tiraillé entre ses deux ports, s'était longuement entretenu avec Félix, au téléphone, il y a une quinzaine de jours.En apprenant, hier, la nouvelle de sa mort, il lui a écrit un dernier mot.C'est probablement le genre de langage que Félix comprenait.Voici donc cette lettre d'adieu.« Tu viens de quitter l'île d'Orléans.Tu rentres au port rêvé que tu as toujours cherché, là où «toujours» devient «depuis» et pour «toujours».Le frisson me prend quand en mangeant mes premières «beans», que j'aurais tant aimé te partager, Radio-Canada nous apprend que tu ne reviendras plus dans mes yeux de chair.Comme au soir des mystères, je me dis: «montes à ta chambre et habille-toi de sa chemise noire de velours, supendue contre ta porte».(Reçue en cadeau de Félix, cette fameuse chemise de spectacle, constitue maintenant un précieux souvenir que mon ami avait revêtue comme une relique.) Dieu témoignera bien encore de l'idéal et de la fidélité de nos amours du pays, et du bonheur d'être ensemble.Arrivant de Tile, «mon bonhémien» (le surnom qu'il donnait à Félix) traverserai bien, demain, par le mitan, ton être chéri pour'te déposer en-dessous de la nef de l'église Saint-François de Sales.^ Vous recouvrirez tous deux de pans de l'air et m'en irai à Québec par le pont de tes amours.Ton généreux (le surnom que lui donnait Félix).LA PRESSE est publié* par LA PRESSE ITEE.7.rue Saint-JaCQues.Montreal H2V 1K9 Seule 11 Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reocoduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves .Courrier de lj deuiieme classe \u2014 Enre gistrement numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti RENSEIGNEMENTS\t285-7272\t\t ABONNEMENT\t285-6911\tANNONCES CLASSEES\t Lt sendee des abonnemef\tits\tCommandes ou corrections\t285-7111 est ouvert du lundi au\t\tlundi au vendredi de 8h a 17h\t vendredi de 7 a 18h.\t\tGRANDES ANNONCES\t REDACTION\t285-7070\tDétaillants\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational.Téta-Presse\t285-7S06 COMPTABILITE\t285-6892\tVacances.Voyages\t285-7265 Grandes annonces\t\tCarrières et professions.\t285-7520 -1-1 Annonces classées\t285-6900\tnomination*.\t B 4 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 9 AOUT 1988 Cessez-le-feu le 20 août entre l'Iran et l'Irak L'ONU déploierait une force multinationale de 350 observateurs d'après Reuler et AFP photo reuter Les étudiants sud-coréens ont décidé de rendre à la police les casques dont ils s'étaient emparés, lors des manifestions d'hier.Les étudiants sud-coréens se heurtent à la police d'après Reuter et AFP SEOUL H Des affrontements se sont produits, hier, entre la police et des étudiants sud-coréens armées de cocktails molotov, au deuxième jour de violentes manifestations de protestation contre l'interdiction par le gouvernement d'une réunion entre étudiants des deux Corées.Ces manifestations ont éclaté dans cinq villes au moins, a indiqué la police.À l'Université de Corée, dans le nord-est de Séoul, plus d'un millier de policiers anti-émeutes en uniforme de combat ont fait le siège du campus et empêché quelque 600 jeunes d'en sortir pour manifester.Les étudiants ont scandé des slogans imputant aux États-Unis la division de la péninsule coréenne et accusant le gouvernement du président Roh Tae-Woo d'avoir illégalement interdit leur projet de réunion avec des étudiants nord-coréens au village frontalier de Panmunjom, le 15 août prochain.Plus d'une dizaine de manifestants ont été interpellés, et on ne déplore aucun blessé.À Kwangju, dans le sud-ouest du pays, des étudiants ont manifesté pour réclamer le départ des quelque 40000 soldats américains presents dans le pays.Sept commissariats ont été attaqués, dimanche soir, par des centaines de jeunes armés de cocktails molotov, et 22 policiers ont été blessés.D'autres manaifestations étudiantes ont été dispersées hier par la police à Chonju, Suwon et Inchon.Le gouvernement a interdit la reunion entre les étudiants des deux Corées, estimant que les contacts inter-coréens devaient passer par les canaux officiels.Cependant, des étudiants nord-coréens ont entamé hier une marche d'une semaine vers l'anmunjom.Des étudiants venant d'universités de tout le pays se sont rassemblés sur le mont Packdu, situé près de la frontière, avant de commencer leur marche, a annoncé la radio officielle nord-coréenne.Le journal nord-coréen du parti des travailleurs, Rodong Sinmun, estimait hier que « tous les partis politiques, organisations et personnes de toutes origines » en Corée du Sud devraient activement soutenir et encourager les marches et réunions d'étudiants.NEWYORK ¦ Un cessez-le-fou entre l'Iran et l'Irak entrera en vigueur le 20 août prochain, a annoncé hier le secrétaire général des Nations unies, M.Javier Perez de Cuellar, au Conseil de sécurité.Il a ajouté qu'il inviterait l'Iran et l'Irak à envoyer leurs représentants à Genève le 25 août pour des négociations directes sous l'égide de l'ONU.« le demande maintenant à la République islamique d'Iran et à la République d'Irak d'observer un cessez-le-feu et d'interrompre toute opération militaire sur terre, en mer et dans les airs à partir de 3 h GMT le 20 août 1988 », a déclaré le secrétaire général lors d'une réunion publique du Conseil de sécurité, qui a applaudi la nouvelle.« Les deux parties du conflit m'ont assuré qu'elles observeront ce cessez-le-feu dans le cadre de l'application complète de la résolution 598 », adoptée il y a un an par le Conseil de sécurité et exigeant un cessez-le-feu, a-t-il ajouté.« Les gouvernemnts de la République islamique d'Iran et de la République d'Irak sont également convenus du déploiement d'observateurs des Nations unies à la date et l'heure du cessez-le-feu », a encore dit M.Perez de Cuellar, qui a passé près de deux semaines à faire la navette entre les ministres des Affaires étrangères des deux belligérants, l'Iranien Ali Akbar Velayati et l'Irakien Tarek Aziz.« |c formulerai à la République islamique d'Iran et à la République d'Irak une invitation officielle afin qu'elles envoient leurs représentants à Genève le 25 août pour des pourparlers directs sous mes auspices.l'envoie des lettres en ce sens aux deux parties», a encore dit M.Perez de Cuellar.La question des entretiens en face-a-face était au centre des discussions entre le secrétaire général et les deux ministres, au siège des Nations unies à New York.LMrak exigeait des négociations directes avec l'Iran pr.alablcment à un cessez-le-feu, alors que Téhéran voulait qu'un cessez-le-feu entre en vigueur d'abord.L'Irak a accueilli la nouvelle en décrétant hier trois jours de congé férié pour célébrer le cessez-le-feu.Le ministre iranien des Affaires étrangères, M.Ali Akbar Velayati a de son coté annoncé hier soir que son gouvernement «cesserait immédiatement toute activité militaire sur terre, sur mer et dans l'air».Le président américain Ronald Reagan a « applaudi » les efforts de M.Perez de Cuellar en indiquant que « c'est la nouvello que le monde attendait, celle pour laquelle les États-Unis avaient déployé leurs efforts ».Le gouvernement britannique a pour sa part décidé hier l'envoi, au moins provisoirement, d'un diplomate en poste à Téhéran, a annoncé le Foreign Office à Londres.M.David Reddaway, secrétaire d'ambassade, passera au moins deux ou trois semaines dans la capitale iranienne pour « tâter le terrain », a précisé le Foreign Office.Cette décision pourrait « ouvrir la voie à un rétablissement complet des relations diplomatiques » entre les deux pays, a-t-on ajouté de même source.Aux Nations unies, on s'attend à une nouvelle réunion du Conseil de sécurité, probablement dès aujourd'hui, pour adopter une résolution prévoyant l'envoi sur le terrain d'une force d'observa- D ii jamais vu! Un reportage interactif reliant le Québec à la Chine, via satellite.Une super agora où, pendant deux heures et demie, de jeunes Québécois et de jeunes Chinois échangeront leurs points de vue sur la vie.l'amour, l'avenir.Un événement unique, présenté simultanément par Radio-Québec et la télévision de Shanghaï a plus de 50 millions de téléspectateurs.Soyez du nombre! Trois Québécois à Shanghaï Pour participer en studio, il suffit d'être âgé de 15 a 25 ans inclusivement, de remplir ce questionnaire et de le déposer à n'importe quelle rôtisserie St-Hubert participante.Le 18 août, cinq personnes seront choisies dans chacune des trois catégories pour participer à l'émission.De plus, entre le 22 et le 27 août, les 15 personnes choisies subiront un test d'expression orale devant jury, et les trois d'entre elles qui se qualifieront seront invitées à accompagner, toutes dépenses payees, l'équipe de tournage de Radio-Québec à Shanghaï, du 11 au 22 septembre 1988.sur les ailes de Canadien.Participez dès maintenant.et bonne chance! Remplir ce questionnaire et le déposer à n'importe quelle rôtisserie St-Hubert participante, ou le poster ù Radio-Québec.CP.3000, Suce.C, Montréal (Québec) H2L 4X7.Encerclez la lettre qui correspond à la bonne réponse: 1.En quelle année a été proclamée, par Mao Ze dong, la République populaire de Chine?a) 1945 b) 1949 c) 1953 2.Quel est le plus long fleuve de Chine?aHeYangzi b) le fleuve Jaune c) la rivière des Perles 3.Lequel des trois courants de pensée suivants est d'origine étrangère en Chine?a) le taoïsme b) le bouddhisme c) le confucianisme 4.Quels deux grands principes, selon la tradition chinoise, gouvernent l'univers?a) le Tao et le Ki b) le Yin et le Yang c) le Poet lloen 5.La grande ville portuaire de Shanghaï est située dans la province de: a)An-hui b) Ilubei cljiangsu Catégorie ?étudiant niveau secondaire ou collégial ?étudiant niveau universitaire ?jeune travailleur ou autre Date de naissance : jour mois année Nom Adresse Ville Code postal N\" tel.Signature d'un parent ou du tuteur (si moins de 18 ans) Le règlement complet est offert sur demande dans tous les bureaux de Radio-Québec et dans toutes les rôtisseries St-Hubert participantes.Bonjour Shanghai Canadi>n a Hydro-Québec Radio Québec Câble 8 HiiiililiJIOT* CKAC273 Le secrétaire général de l'ONU, Javier Perez de Cuellar, annonçant le cessez-le-feu pour le 20 courant.photo reuterw leurs churgés de superviser l'application de la trêve.24 pays auraient accepté de participer à cette force multinationale.L'UNIIMOG M.Perez de Cuellar a proposé l'envoi d'une équipe de 350 observateurs, assistés de personnel de logistique, d'une unité aérienne et, le cas échéant, d'une petite unité navale.Dans une communication écrite au Conseil de sécurité, il a désigné cette force de supervision du cessez-le-feu sous le sigle UNII-MOG \u2014 Groupe des observateurs militaires des Nations unies pour l'Iran-lrak.Recommandant son envoi pour une période initiale de six mois, le secrétaire général a estimé le coût de l'opération à $74 millions, dont 47 dévolus à la mise sur pied de la force.Le projet est fondé sur le rapport du général norvégien Martin Vadset, qui s'est récemment rendu en Iran et en Irak à la tète d'une équipe d'experts militaires de l'ONU.La tension monte entre l'URSS et le Pakistan Un premier convoi soviétique quitte Kaboul d'après Reuter et AFP KABOUL ¦ Alors que le premier convoi d'unités soviétiques basées ù Kaboul a quitté hier la capitale afghane, les relations entre l'URSS et le Pakistan se sont de nouveau tendues après la capture par des villageois du Pakistan du pilote soviétique d'un avion de chasse abattu jeudi au-dessus du territoire pakistanais.L'incident survient au moment où la tension entre Moscou et Islamabad est à son comble.La visite la semaine dernière à Moscou du ministre pakistanais des Affaires étrangères, M.Sahabzada Yakoub Khan, avait en effet tourné au vinaigre.Son homologue soviétique, M.Edouard Chevardnadze, avait accusé le Pakistan d'attiser le « terrorisme international » en soutenant les rebelles anti-communistes d'Afghanistan.D'autre part, un chasseur afghan s'est posé hier sur un aéroport pakistanais, indique-ton de source autorisée à Islamabad.Les rebelles afghans ont immédiatement affirmé que les deux pilotes étaient des transfuges mais cela n'a pas été confirmé officiellement.Dimanche, après la chute de trois roquettes sur Kaboul lors de la dernière journée de la visite qu'y effectuait M.Che- vardnadze, les gouvernements afghan et soviétique avaient publié un communiqué commun menaçant de « prendre des mesures » si le Pakistan persistait à violer les termes de l'accord de Genève.C'est dans le cadre de cet accord, signé par le Pakistan et l'Afghanistan, avec la garantie des États-Unis et de l'URSS, que le premier convoi de troupes soviétiques basées à Kaboul a quitté hier la capitale en direction de la frontière soviétique.Selon des responsables soviétiques, l'Armée rouge devrait avoir évacué 25 des 29 provinces d'Afghanistan dans les prochains jours.Mais les observateurs étrangers estiment que Moscou va conserver au moins pour quelque temps un fort contingent dans la capitale car les attaques des rebelles contre Kaboul n'ont cessé de s'intensifier depuis que l'URSS a commencé, il y a trois mois, à retirer ses 100000 hommes stationnés en Afghanistan.La presse moscovite a annoncé qu'il ne restait plus dorénavant un seul soldat soviétique dans le sud du pays, et que l'armée régulière de Kaboul était en train de se redéployer pour combler les vides.L'accord de Genève prévoit que toutes les troupes soviétiques devront avoir quitté l'Afghanistan le 15 février 1989.Les manifestations tournent à la violence en Birmanie d'après Reuter et UPl RANGOON ¦ Les Birmans sont massivement descendus dans les rues, hier, à l'occasion d'une journée de protestation nationale marquée par la mort de quatre manifestants abattus par les balles de la police.Quinze jours après la prise de pouvoir de Sein Lwin, à la place du dirigeant historique Ne Win, à peine une semaine après l'instauration dans la capitale Rangoon de la loi martiale, et surtout après 26 ans d'un régime répressif, les Birmans ont manifesté pour un gouvernement plus démocratique et pour des réformes économiques efficaces.Radio Rangoon, captée à Bangkok, rapportait que des manifestations de masse, réunissant plus de 100000 protestataires, avaient eu lieu dans la capitale et dans 14 autres villes du pays, faisant quatre morts parmi les manifestants, deux à Mandalay (650 km au nord de la capitale) et deux à Mcrgui (550 km au sud-est).C'était la deuxième journée consécutive d'émeutes sanglantes en Birmanie.Cinq personnes avaient été tuées par les tirs de la police, dimanche.La manifestation populaire qui a déferlé dans les rues de la capitale, en dépit de la loi martiale, a été la plus importante depuis la prise du pouvoir de Ne win, à la faveur d'un coup d'État, en 1962.Des témoins ont rapporté que des groupes de plus de 10000 personnes ont défilé dans les rues de Rangoon en scandant des slogans demandant l'éviction de Sein Lwin, devant des soldats nombreux mais impassibles.Le cortège, notamment composé d'étudiants, de femmes et de moines bouddhistes, est allé clamer ses slogans pour la démocratie et les réformes économiques devant les bâtiments du gouvernement.Scandant « l'armée est notre armée », ils ont incité les soldats à les rejoindre.Les soldats, qui patrouillaient à pied dans la capitale depuis cinq jours, étaient hier en camion et en véhicules blindés.Ils ne sont pas intervenus.Mais la situation était différente en province, selon Radio Rangoon : «Alors que des incidents violents éclataient à Mandalay et à Mcrgui pendant les manifestations, les forces de l'ordre ont dû utiliser leurs armes pour contrôler la situation (.) on a relevé deux morts et six blessés à Mandalay, même bilan à Mergui.» Ces manifestations marquent l'apogée d'une longue période de mécontentement populaire.Depuis mars, les émeutes de rues se succèdent et la police anti-émeute, la Lon Htein, responsable de dizaines de morts, est détestée par la population.Les diplomates étrangers estiment que l'instauration de la loi martiale et le remplacement de la police par l'armée sont des mesures destinées à éviter un conflit plus grave.Depuis son arrivée au pouvoir.Sein Lwin a tenté de contenir les manifestations et de sauver le système politique, tout en promettant de réformer l'économie, d'éradiquer la corruption dans la justice et l'administration et de garantir des droits civils. LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 9 AOUT 1988 Shultz échappe à un attentat à la bombe en Bolivie i/'-i/iri's Renter et AFP LA VAX ¦ Le secrétaire d'État américain George Shultz et son entourage ont échappé hier à un attentat à la bombe lors du passage de leur cortège officiel à La Paz, en Colombie, ont indiqué des responsables du département d'État américain.Les vitres de trois véhicules, dont celui de l'épouse du secrétaire d'Etat, ont volé en éclats sans la ire de blessés.L'explosion, probablement télécommandée, est survenue seulement quelques secondes après le passage de la voiture de M.Shultz sur la route reliant l'aéroport à la capitale bolivienne.D'autres véhicules du cortège ont reçu des éclats lors de l'explosion.L'.épouse de M.Shultz, Helena, qui circule toujours dans une autre voiture lors des déplacements de son mari, a été secouée mais pas blessée par l'cxlosion.La police a ouvert une enquête et mobilisé ses effectifs sur les lieux de l'attentat, tandis que le cortège officiel, qui devait se rendre a l'hôtel La Paz, a change d'itinéraire immédiatement après l'explosion.Le secretaire d'Étal américain a été conduit, pour des raisons de sécurité, à la résidence de l'ambassade des États-Unis.Il s'agit du premier attentat contre M.Shultz en six années de fonction durant lesquelles le secrétaire d'État a pourtant parcouru plus de I.6 millions de km a travers le monde.Il s'agit également du premier attentat contre un responsable américain depuis la tentative d'assassinat contre le président Ronald Reagan en mars I98I.M.Reagan a ete informe de l'attentat alors qu'il se trouvait à bord de l'avion présidentiel Air force One, en route pour Cincinnati, a jndiaué le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Martin Fi tz water.L'attentat n'a pas etc revendiqué mais les efforts déployés par les États-Unis pour lutter contre le iridic de cocaïne en provenan- Cessez-le-feu en Afrique australe (l'apris Ail'et Renier PRETORIA ¦ Un cessez-le-feu a été décrète hier dans le sud de l'Angola et à la frontière namibienne, ont annoncé simultanément l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba.Le communiqué commun, publié aussi à Washington hier, souligne que les parties en présence sont tombées d'accord pour recommander au secrétaire général de l'ONU, M.lavier Percz de Cuellar, la date du premier novembre pour appliquer la résolution 431) des Nations unies sur l'indépendance de la Namibie.Au cours d'une conférence de presse à Pretoria, le ministre sud-africain des Affaires étrangères, M.Roi-lof «Pik» Botha, a déclaré que le gouvernement sud-africain avait invité M.Percz de Cuellar a se rendre en Afrique du Sud le plus toi possible pour préparer l'application de la résolution 435.M.Botha a aussi indiqué que les troupes sud-africaines de trouvant actuellement dans le sud de l'Angola commenceront à s'en retirer demain et que leur retrait sera achevé au premier septembre.La proclamation de ce cessez-le-feu cl la decision de Pretoria de retirer ses troupes d'Angola sont le fruit d'une négociation de quatre jours qui a eu lieu à Genève de mardi à vendredi dernier entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre fin aux conflits angolais et namibien.L'URSS, qui joue un rôle actif en coulisses, avait à Genève un statut d'observateur.Le communique commun comporte 12 points et indique que la prochaine réunion quadripartite aura lieu pendant la semaine du 22 au 28 août en un lieu qui reste à déterminer.L'accord intervenu à Geneve la semaine dernière stipule que les 14 points de principe pour une solution pacifique dans la région sud-occidentale de l'Afrique élaborés à Governor's Island (New York), le 13 juillet dernier, s'intégreront dans un «traité tripartite ».Le document conjoint d'hier ne fait uucune mention ni de l'Union nationale pour l'indépe-nadnee totale de l'Angola (UNI-TA) ni de l'Organisation du peuple du sud-ouest africain (SWA-PO).mouvement nationaliste namibien basé en Angola qui lutte depuis 1966 pour chasser les Sud-Africains de Namibie.Ces deux mouvements sont exclus des négociations de paix.Les autorités angolaises ont estimé hier soir que de «nouvelles perspectives s'ouvraient pour une solution pacifique des problèmes de l'Afrique australe».Le président angolais lose Eduardo Santos aavit invité les dirigeants des Etats de la «ligne de front» \u2014 Mozambique, Zimbabwe.Zambie, Tanzanie et Botswana \u2014 à venir à Luanda pour discuter de l'accord de Genève.Aux Étals-Unis, le porte-parole de la Maison-Blanche.M.Marlin Fitzwater, a fait pari de la satisfaction de Washington en declarant que «les progrès accomplis la semaine dernière à Genève sont un pas en avant vers l'indépendance de la Namibie et la fin de la confrontation militaire en Afrique australe.Deux catholiques tués par des protestants à Belfast d'après AFP et Reuter BELFAST ¦ Deux hommes ont été tués lors d'une fusillade, hier matin, à Belfast, devant un club du quartier catholique d'Ardoyne, a indiqué la police d'Ulster (RUC).La première victime est morte sur le coup et la seconde est décédéc peu après son admission ù l'hôpital.Selon des témoins, les victimes, parmi lesquelles un jeune homme de 17 ans.livraient de la bière à un club catholique au moment où elles ont été atteintes sur le trottoir par un tir d'armes automatiques.Plusieurs hommes masqués ont pris la fuite après la fusillade.De son côté, la police a précisé qu'un véhicule qui pourrait avoir servi aux assaillants a été retrouvé peu après, duns un quartier protestant de la ville.La police a estimé que des membres d'un groupe para-militaire protestant étaient vraisemblablement responsables de la fusillade, qui n'a pas été revendiquée.Il s'agit de la première attaque commise par des protestants depuis plusieurs semaines en Ulster.Il s'agirait, estiment les observateurs, d'une réponse à la série d'attentats meurtriers commis par les membres de l'Armée républicaine irlandaise (IRA).Par ailleurs, le chef de la RUC.Sir lohn Hermon, devait rencon-icr en fin de journée les responsables politiques protestants pour discuter de lu situation créée pur lu multiplication des attentats dans lu province.De son côté, l'IRA a accusé le groupe para-militaire protestant Ulster Volunteer Force (UVF) d'être responsable de la fusillade.Chef de milice tué au Liban tl'nprcs A FI' S AIDA ¦ Quatre personnes ont été tuées, dont un chef de milice pro-syrien, et neuf autres personnes blessées dans la nuit de dimanche ù hier, lors d'incidents entre une milice locale et des villageois de lu région de l'Iklim Khurroub, ù une trentaine de kilomètres au sud de Beyrouth, a-t-on uppris de source hospitulière.Selon une source des services de sécurité, le responsnble du « IS,Haillon des martyrs de l'Iklim».qui relève du Front populaire de libération de la Palcsti-ne-Commandemcnt général (FPLP-CG de M.Ahmad fibril, pro-syrien), M.Nabil Bachaché.a trouvé lu mort duns une embuscade à l'entrée de Kitermaya.près de Barja.où est basé son bataillon.Un de ses gardes du corps a ete tué et deux outres blessés dans I embuscade.À la suite de cet incident, un échange de tirs au canon et a la roquette a opposé les hommes de Bachaché, postés à Burja, aux villageois de Kitermaya.Deux habi-tunts de ce village ont été tués et sept uutres blessés, a-t-on indiqué de même source.Barja et Kitcrmayu, principaux villages du «puys du curroubier».ù populution sunnite, sont situes duns un secteur où le Purti socialiste progressite (PSP, du chef druze Wulid Joumblalt) est prépondérant.La milice de Bachaché, forte de 500 ù 600 miliciens, u une double allégeance: envers le PSP, qui contrôle le secteur de son implantation, et le FPLP-CG.qui le finance et l'équipe.Son chef entretenait des relations étroites avec les forces syriennes qui ont récemment renforcé leur présence sur la roule côlière de l'Iklim menant de Beyrouth a Saida (Liban-sud).ce de Bolivie a nourri des sentiments anti-américains.Le ministre Bolivien de l'Intérieur, M.|uan Carlos Durait, a déploré l'attentai, qu'il a attribué a des groupes « qui veulent attirer l'attention Quelques heures avant l'arrivée du secrétaire d'Etat américain à la Paz, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), syndical d'opposition, avait declare M.Shultz -< persona non grata », en raison de la politique américaine « d'impositions en Bolivie et en Amérique Latine ».«Celle visite ingrate constitue une agression contre le sacrifice du peuple bolivien qui, depuis ll)85.supporte les effets d'une politique économique conforme aux schémas du gouvernement américain », avait estime le sec reliure executif de la COB, M.Simon Reyes.Après sa visite de huit heures eue Bolivie, M.Shultz, actuellement en tournée en Amérique latine, était attendu au Costa Rica plus lard dans la journée.La police bolivienne a rapidement bîcqué la route, après l'attentat contre Shultz.À VOUS JUGER ! 75 V u MEDAILLE D'OR Frizrhic Pitiiri; uillOCht'f MEDAILLE D'ARGENT MÉDAILLE DE BRONZE Peler Pan Ginbuca Gcnevrita Pomme Hollandaise Stéphane Dumont Rommel Santos Paul-André Cloutiur Yves Marseau i Grizzly Michel Santareili Nuit Mandarine Gilles Lafrance -*' Finie de Kuypcr Michel Bilieau & / i |f Franc-Tireur Douce Genièvre Passion de Genièvre Nonne Timide Genièvre Orange Le Ciel Ifl Euphorique RodSchemtang IsabetePorreauH VMétieVMèras Roger Cussun JotaflmMcCrindle UancvBarn Chantale MaWou< Y i i Moussnn Johanna Dussa Jcune-Eva Mick Hirjas A Oélicc à la Menthe Flamant Anaslasia Ni'sfield Mathieu Rollet v J Avant la Tempête Genévrier Hollandais Sludebaker Jaune '56 Paul Desiarrlins Huguelte Gallant Angelo ExarriKus Envolée Hollandaise Anapèche le Génie d'Eve Elixir au Genièvre Petite Rose Gmepèche Gemme de Genièvre Tulipe Rose Dominique Bordes Pascal Prélonlaine France Paradis Laurent Fortin Robert Dandwand Francois Mantes.) Mona Carmichaci Lise Nadeau »- > J \u2022A* il De Kuypcr Glacé Lime Légère Lune de Miel Manon Descames Johanne Chouinard Louise Beauchamp Pionnier Line Roy Oe Kiampcr Réve du Sud Le Gin-Sin de Genièvre MadelP1 '* Lapointe Jeanne Bolduc Richard Ctéle U s \u201e ¦\"\"j'y ! v > i Douceur du Paradis Sentier de Kuyper Attraction Fatale Fernand Lacoste Stephen Brooks Gino Mourut I/ w H Altamira Brise d'Amsterdam Crème de Kuyper yiauricc Vinelo Jeannie Wood Jean Labcllc Patio Cécile Walker Coucher de Soleil Claire i ::>' 'f * Kuyperana Peine d'Amour Génie Steve Pjnayiudoboulos Yves Salois Jacques Lewi sew «f*.,»- rf t Excès meraude Royale Hollandaise Délice Hollandais Tulipe de Genièvre Denis Goulet Johanne Soulard Michèle François ' Harry Daghavanan C'est devant une foule enthousiaste à Montréal que se sont déroulés en février dernier, les Premiers Jeux de Kuyper, alors que des participants de boîtes de nuit et d'hôtels parmi les plus réputés de la région se sont rencontrés afin de présenter à un jury choisi dans le monde artistique et journalistique, des recettes exclusives à de Kuyper.Bien sûr, l'élément de base de ces recettes est le Gin de Kuyper, le spiritueux ie plus vendu au Québec ! Le Gin de Kuyper se prend traditionnellement nature, froid ou sur giace, avec ou sans eau.Les Premiers Jeux de Kuyper avaient pour but de répondre à la demande toujours grandissante pour des mélanges à base de Gin de Kuyper.Le succès retentissant des Jeux a mené à la préparation d'un recueil contenant toutes les recettes soumises, y compris celles qui se sont mérité les trois médailles ! Remplissez le coupon ci-dessous et de Kuyper se fera un plaisir de vous envoyer gratuitement un livre de recettes unique en son genre, qui vous donnera au delà d'une cinquantaine de moyens d'apprécier, sous des formes originales, ie Gin de Kuyper, le spiritueux le plus vendu au Québec! 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J.B.FORTIN (Simone) A Moutréul, le 8 uoùt 1988.a l'âge de 82 uns.est decedee Mlle Simone Fortin, fille de feu Ernest fortin el de feu Marie-Louise Gauthier.Ml.laisse ses soeurs: leunne (feu Arthur Geudron).Pauline; ses nièces: leaunine (feu N.Asselin).Claire (R.Benoit).Mariette et Gisèle Gendron.Les funérailles auront lieu mercredi le 10 courant.Le convoi funèbre punira des salons J.P.Marchand membre R.F.A.Q.4228, rue Papineau Montréal pour se rendre à l'église Immaculée-Conception, où le service sera célébré a 11 h, el de la au cimetière de Notrc-Dame-des-Neiges.tllc sera exposée mercredi matin û compter de 9 h.REMERCIEMENTS FOURNIER (Aurelo) Demeurant au 241 rue Barron, a Luehute, est de-cede le 8 aout ISJtîS.à l'hôpital de Lachute â l'âge de 79 uns, M.Aurèle Fournier.Il laisse dans le deuil son épouse Anitu Sauvé, ses enfants: lean-Pierrc (lane Gaudio), Mario (Rose-Marie Blun-chard).soeur Nicole Fournier.Liane (Yvan loly).deux petits-fils Daniel et Marc-Andre.ses deux soeurs: Aldunu (Cyrille l iuirin) et Thérèse Laçasse.Lxposè aux salons Roland Ménard Inc.395, Grâce Lachute Les funérailles auront lieu mercredi le 10 courant, u 14 h.en l'église Sle-Anastasie.Inhuma-lion au cimetière de St-Andre-Lst.Prière de ne-pas envoyer de fleurs, un don a l'Accueil Bonneau Inc.427 rue de la Commune est, Montreal.P.O.II2Y 114 serait apprécié.Remerciements au Sacrè-Coeur pour faveur obtenue.Oue le Sacre-Coeur de lesus soit loue, adore el glorifie, a travers le monde pour les siècles, Amen.Dites celle prière b lois par jour pendant 9 jours el vus prières seront exuu-cees menu- si cela semble impossible.N'oublie/ pas de remercier le Sacre-Coeur avec promesse de publication, quand bi fu-I.B.LAGACE (Guillaume «Willie») A Laval, le b août 1988.a l'âge de 76 ans.est décède M.Guillaume (Willie) La-gace.Outre son épouse.Reiua Rubitaille.il laisse dans le deuil ses enfants: Edith (lean Hugue).Putri-cia (Pierre St-Onge).Sylvie (Gerald Hubert); ses petits-enfants: Benoit.Ican-Francois, Alexandre.Philippe el ses frères: Rodolphe.Raymond.Gerard, el sa soeur Ruby, el de nombreux neveux et nièces.F-xpose mardi de 14b a I7h el de I9h u 22h.Les funérailles auront lieu mercredi le 10 courant.Le convoi funèbre partira du complexe Alfred Dallaire Inc.2159, boul St-Martin c.Duvernay, Laval pour se rendre a l'église Sl-Muurice, 19bI.Ivry, Duvernay, ou le service sera célèbre a 10 b.Crémation Alfred Dallaire inc.Parents et amis sont pries d'y assister sans uu-tre Invitation.Des dons à l'Institut de cardiologie de Montreal seraient up-préciés.veur sera obtenue.LARAMEE (Rose-Alma) A Montreal, le b août 1988.est decedee Mme veuve Andre Laraince.92 ans.née Rose-Alma La ramée.Llle laisse ses en-funts: Roland (Simone Normand), Gérard (Thérèse Annette Bénard), Lucille (Philippe Gagne).Real (Suzanne Pépin) el |ean-Guy (Denise Paris) plusieurs petits-enfants et arriere-peliis-eiifants.hx-posee aux salons Urgel Bourgie Limitée 2630, rue Notre-Dame Ouest Montréal Les funérailles aurom lieu mercredi le 10 août a 10 lires en l'église Saint-Irenee el de la au cimetière No tre-Dame-d es-Neiges.Parents et amis soin pries d'assister sans autre invitation.Heures des visites: mardi de I4h à I7h et de I9h ii 22b.LECOMTE (Yvonne) À Montreal, le 8 aout 1988.a l'âge de 87 ans.est decédée Mme Yvonne Dnbnc.épouse de feu Ovila Lecomte.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Madeleine (Pierre Venue).Claire (Antonio Bouchard).Rita (Marcel Denis), lean (Hélène Whissell); ses petits-enfants el arrière-pelits-en-fants, elle laisse également ses belles-soeurs et son beau-frère, neveux el nièces.Exposée a compter de mercredi le 10 août de 14 b à 17 h et de 19 h a 22 h au -.don funéraire Alfred Dallaire Inc.3254, rue Bellechassc Montréal Les funéruilles auront lieu jeudi le II courant, u 11 h.en l'église St-Eugé-ne.et de lu au cimetière de Si-Vincent-de-Puul lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y ussister sans autre invitation.LEGAULT (Donul) À Dorval.le 7 août 1988 à l'âge de 7b ans, est décédé M.Douai Legault.époux d'Antoinette lolicoeur.l'ère de Raymonde (Bernard Deslauricrs), Lise et Pierre, grand-père de Nathalie el Isabelle Archam-hiiull.de lean Deslauricrs.Il laisse également plusieurs soeurs, frères, belles soeurs, et beuux-freres.Kxposé n la residence funéraire Lokeshore Cardinal Inc.560 Bord du Lac Dorval Les funérailles auront lieu jeudi le 11 courant a Il h.a l'église Ste-leanuc de Chantai, rue de l'Lgli se.Pointe-Claire.LORTIE (Guy) F.sl décédé accidentellement, a luge de 59 ans.M.Guy Lortie, professeur uu département de Géographie et chercheur uu Centre d'Études Nordiques de l'université Laval.Outre son épouse, Brigitte C'aulier.el sa fille Alix, il laisse dans le deuil sa mere, Mme Doris Lortie (Cnumartin, ses frères et soeurs: Friincinc (Serge Monette).Nicole (Serge Laflamme).Madeleine.Richard (Franchie Cousi-neau), Monique et Micheline; ses beaux-parents.M.et Mme Firmin C'aulier (Thérèse Combat) de Annecy, Frunee.son beuu-frere Gérard C'aulier.son oncle René Combat, ses neveux et nièces.Frederick.Sophie.Vincent, Murie-Noelle et Simon ainsi que de nombreux parents et amis.Une célébration religieuse aura lieu en lu chapelle du Pavillon Ernest I mnicux de l'université Laval, mercredi le 10 août 1988 a 14.h.La famille recevra les condoléances une heure uvunl la celebration.L'inhuma-lion se fera au cimetière Sl-Michel Sillery.La direction des funérailles a été confiée a lu maison Lèpine Cloutier Ltèe 715 St-Vallier es», Québec MANETTA (Filoména) À Montréal, le 7 août 1988, à luge de 76 ans.est décédéc Mlle Filoména Manctta, fille de feu Giovanni Munctlu et de feu Virginia Nassu.Elle laisse dans le deuil ses soeurs: Marie el Céleste Munclta; ses neveux el nièces, parents et amis.Exposée a la résidence funéraire Magnus Poirier Inc.6520 St-Denis Les funérailles auront lieu le mercredi 10 courant, u l-ib.en l'église Notre-Dame-de-la-Dél'cn-se, et de là au cimetière de Notre-Dame-des-Nei-ges.lieu de la sepulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.S.V.P.pas de, fleurs, des dons a l'Institut canadien des aveugles (INCA) seraient apprécies.Ouverture des salons: mardi de I4h a 22h, mercredi a partir de I2h.POUDRETTE (Hervé) Le 7 août 1988 a l'âge de 80 uns est decedé M.Hervé Poudrette qui fui commissionnaire a la Gendarmerie Royale du Canada ainsi que directeur de la sécurité à l'Expo 67.Il luisse dans le deuil son épouse.More Boivin.ses fils: Maurice (Renée Major).Edouard (Morjo-rie Myk), trois petits-enfants: Céline (Said Abouche).Alain et loey.une arrière petite-fille: Maude, une soeur: Thérèse (Horace Lavigne) ainsi que ses belles-soeurs el plusieurs neveux et nièces, une liturgie dé lu parole aura lieu samedi le 15 août 1988 a 14 heures en la chapelle du salon Magnus Poirier Inc.7388 Viau St-Leonard suivie u la cremation.PROULX CHAYER (Louise) A Brossard.le 6 aout 1988.a l'âge de 78 ans.est decedee Mme Louise Proulx (.buyer, veuve de M.Gèrurd Choyer.Elle laisse duns le deuil son fils Denis, ses pelits-en-funls.arriere-petits-en-fants.ses belles-soeurs, neveux et nièces.Selon ses dernières volontés, clic n'a pas été exposée et la crémation aura lieu uu cimetière au Bord du fleuve.Composez l'envoi de fleurs par des dons a l'institut de Cardiologie de Montréal.5000 Bélanger Esl.Montreal.HIT IC8.PROVENCHER (Rolande) A Montreul.le 7 août 1988.est decedee.a l'âge de 85 ans.Mlle Rolande Provencher.fille d'Ldouurd et Cornelia Provencher.Elle laisse dans le deuil plusieurs parents el amis.Le service seii> célèbre le mardi 9 :ic mi a 10 b.en l'église Notre-Dame-de-Gracc.RENEAU (Evangeline) A St Laurent, le 8 août 1988.a luge de 77 uns.est decedee Mme Evangeline Arscneau, épouse de feu Antoine G.Rcncau.Elle luisse sa soeur Margie et son frère Georges ainsi que plusieurs neveux et nièces.Elle ne sera pas exposée.Les funéruille: auront lieu mardi le 9 .nun 1988 à 14h en la chapelle du salon Urgel Bourgie Ltéc 790, boul.Stc-Croix Ville St-Lourent el de là au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et umis sont priés d'y assister suns autre in vitution.S.V.P.l'as de fleurs, des dons a l'Association montréalaise pour les aveugles, 7000.rue Sherbrooke ouest seraient apprécies.IN MEMORIAM lor ANNIVERSAIRE GAUTHIER (Dr René) A la douce mémoire de mon frère Rene, decedé le 9 août 1987.Sa competence et sa conscience professionnelle n'avaient d'égales que sa charité et sa discrétion.Il fut pour moi \u2014 et sans doute pour lous ceux qui l'ont connu \u2014 le vrai modèle d» l'homme de bien et de vérité.Simone TRÉPANIER (Gérard) A Montreul.le b nom 1988, a l'âge de 73 ans.esl decede Gerard Trépanier, époux de Gertrude Bergeron.Pere de Bibiune(Icon Emond), Pauline.Monique (Ronald Puquelle), Andre (Denise Churbon- neau).Pierre (Françoise I rancoeur).Richard (franchie Poirier).Louise (Noel Brocbu).lucques (Denise Grundmuison).lean-Paul (Denise Luvoie) et Françoise (Denis Chevalier).Il laisse egulement quatorze petits-enfants et plusieurs parents et amis.Exposé aux suions funéraires du pure commémo-ralif de Montréal.5955 Cote de Liesse, angle Stc-Croix.Ville St-I.aurent.Les funérailles auronl lieu mercredi le 10 courant a 11 h, en l'église Si-Odile 4545 de Salaberry Ouest el de lu uu crématorium du parc commemo-ratif de Montreal.Parents el amis son! pries d'y assister sans autre invitation.Heures des visites: mardi de 14 h a 17 h el de 19 h a 22 b.VARIN BROUSSEAU (Hélène) A Longueuil.le 7 aout 1988.a l'âge de 7b ans.est decedee Hélène Varin.épouse de feu Bernard Brousseuu.Elle laisse duns le deuil ses enfunts: Raymond (Lise Burgoy-ne), Monique (Francesco Bugge d'Italie).Noel (Elisabeth Smits), Claire (Claude Telruull), plusieurs frères et soeurs ainsi que ses petits-enfants.Les funérailles auront lieu mardi le 9 courant.Le convoi funèbre partira des salons Ed.Darche et Fils 258, rue St-Charles Longueuil pour se rendre en lu Cathédrale Sl-Antoine où le service sera célèbre u 14 h 50 et de lu uu cimetière de Sl-Antoine.Pus de fleurs, des dons a LEUCAN seraient appréciés.Heures des visites: mardi de 11 h u 14 h.VENDRAME (Virginio) A Montréal, le 7 aoùl 1988.ù l'âge de b9 ans.est décédé M.Virginio Ven-drame, époux de Rusa Muncini.Outre sun épouse, il luisse dans le deuil ses enfants: Silvana (Denis l'ichelle), l.ina (Normand Desjardins).Anna (Pierre Charbonneau).Bruno (Elyse Proulx).5 petits-enfants Stéfanle, Vanessa.Geneviève.Expose nu salon Magnus Poirier Inc.8880 boul.St-Michcl Moptréal Les funérailles auront lieu mercredi le 10 courant à 10 h en l'église Notre-Dame de Pompéi.Inhumation au Repos St* Francois d'Assise.Prière de ne pas envoyer de fleurs, faire des dons à In Société canadienne du cancer.Heures d'ouverture 14 h ù 17 h.19 bu 22 h.REMERCIEMENTS KINGSLEY (Anna) La famille Kingsley remercie les infirmières du département d'oncoiogie de l'hôpital Notre-Dame pour les bons soins donnes a Mme Anna Kingsley durant sa longue maladie.995 REMERCIEMENTS PRIERES REMERCIEMENTS au Socre-Cocur pour laveur obtenue.C.P.REMERCIEMENT à DitU, pour faveur obtenue, ou nom du Seigneur Jesus-Christ.Signé Paul.REMERCIEMENTS au Socre-Cocur pour laveur obtenue, o.ù.l.Enquête sur la déportation d'un Palestinien: l'arbitre refuse les requêtes de la défense Presse Canadienne HAMILTON ¦ L'arbitre Ed McNamara a refusé, hier, presque toutes les requêtes de procédure que lui a présentées Me Barbara lack-man, qui représente Mahmoud Mohah-mad Issa Mohammad à son enquête pour déportation.Le Palestinien est accusé d'avoir menti au moment où il a demandé le statut d'immigrant reçu au Canada, en 1986.Moliahmad.qui est âgé de 46 ans, a caché une condamnation criminelle en Grèce, en mars 1970.Il a été condamné à 17 ans de prison pour le rôle qu'il a joué dans l'attaque contre la société aérienne il AI, à Athènes en 1968.Un Israélien y a perdu la vie.Il a été relâché après avoir passé un an en prison, grâce à des pirates de l'air palestiniens qui ont exigé et obtenu la libération de sept Arabes, dont Mohahmnd.C'était la première journée de l'enquête, hier, depuis l'ajournement du 29 mars dernier.En matinée, un autre avocat de Mo-hahmad.Me Lorne Waldman, a essaye en vain de faire exclure de la salle d'audience trois relationnistes du ministère de l'Immigration qui.selon lui, auraient fourni de mauvais renseignements aux médias.Des parlementaires américains viennent voir des troupes US à l'entraînement à Valcartier Presse Canadienne OULMC ¦ Cinquante-cinq parlementaires américains doit arriver a Ouébec ce matin par avion el se rendent à la base militaire de Valcartier pour y voir un groupe de réservistes américains à l'entraînement.Pour la quatrième année consécutive, des membres de la Garde nationale du Vermont s'entraînent à Valcartier, du 4 au 20 août, sur les techniques de survie en territoire étranger, a informé hier un porte-parole du commandement de la base militaire.Les législateurs américains qui comprennent trois sénateurs el 52 représentants du Vermont, doivent arriver à l'aéroport de Québec vers lOh ce matin et seront transportés au camp Valcartier à bord de six hélicoptères américains.Les parlementaires repartiront ce soir par avion après avoir été reçus à la Citadelle de Québec et avoir visité brièvement le Vieux-Québec, déclaré patrimoine mondial par l'UNESCO.L'unité américaine â l'cntrainemcnt a Valcartier est le 1st Bataillon of the 86th Field Artillery.Les qualifications de nos sous-mariniers mises en doute par un officier Presse Canadienne HALIFAX ¦ Un grand nombre des marins oeuvrant â bord des sous-marins des Forces armées canadiennes ne sont pas qualifiés pour ce travail.En plus d'aller a rencontre des normes de sécurité nautique, cette lacune provoque une tension anormale chez tous les membres de l'équipage, affirme un des anciens ingénieurs en chef du sous-marin HMCS Onondaga.Ron Kolodij, premier maitre, affirme que sur les 72 membres de l'équipage d'un sous-marin de classe Oberon par exemple, il est possible d'en compter jusqu'à 50 qui ne sont pas qualifiés pour la navigation sous-marine, au moment de larguer les amarres.Entraîner ces marins en mer.double el triple la lâche de ceux qui sont qualifiés.M.Kolodij.qui a travaillé à bord de sous-marins durant plus de vingt ans.travaille maintenant au quartier général de la Défense.Il témoignait samedi en cour martiale, au procès de Timothy Charles Farler.M.Farler a été reconnu coupable vendredi de six des neufs accusations déposées contre lui.â la suite de nombreux incidents qui ont eu lieu à bord du Onandaga, entre 1985 et 1987.Cruauté.négligence et voies de fait ont été rapportés.Il a même été dit que M.Farler infligeait des chocs électriques aux marins qui ne donnaient pas les bonnes réponses aux examens de qualifications.Samedi.M.Farler a été rétrogradé.Situation stressante Un porte-parole du commandement.M.Tim Porter, a affirmé qu'il avait pleinement confiance en la façon dont \\a.flotte, ainsi que chaque bateau, était administrée et entretenue.D'après lui, il serait important de vérifier si les rensei-! gnements sur lesquels sont basés les allé-galions de M.Kolodij concernant le per-.sonnel des sous-marins, sont encore valables.M.Kolodij a expliqué que le recrute-' ment des équipages des trois sous-marins; canadiens a toujours été un problème.Il' it aussi affirmé que la plupart des marins'.étaient d'accord pour dire que M.Farler n'élait pas un bon chef et qu'il avait été nommé faute de mieux.Les responsabilités supplémentaires d'entrainement que doivent assumer les marins qualifiés ne sont pas la mer à boire, mais la tension qui retombe sur les épaules de ces marins lorsque certains problèmes surviennent est souvent trop grande pour ce milieu de travail déjà très tendu, a-t-il ajoute.COMMUNAUTE URBAINE v *K DE.MONTRÉAL .fi^fi _ seurs.Minimum 250,000$.M.Arsenoult, 337-1012_ EMBOUTE1LLEUR d'eau 6e source naturelle, bien établit demonde ossoclés financiers pour prolct d'exponston.Semolne:9h-17h, 8*1- 03ti._ REMBOURREUR d experience demandé comme associé.629-1817.714 FRANCHISES 714 FRANCHISES FRANCHISE (FAST-FOOD), disponible au centre d'achats Deux-v.ontoanos, operation ciel en main, prooramme d'entraînement complet, 392-1237 FRANCHISE DE PIZZA PLACE TEVERE a Montréol et Québec 441-0400.FRANCHISES DISPONIBLES Société Nationale de lo Franchise 5,4-1865 71S SERVICES FINANCIERS s A PRETER S PROBLEMES FINANCIERS FAILLITE CONSOLIDATION PREMIERE HYPOTHEQUE OEUXIEME HYPOTHEQUE COMMERCIAL SERVICE RAPIDE, INFORMATION % 739-7942 S _CREDIT INC FONDS pour commerce, Industrie, atlolres, oppor»ements, etc DENCOL MTG \u2022 342-1356 718 ARCENT DEMANDÉ AVONS toux Intéressonts pour Ire et 2e hyp, notoire: 525-2661.BESOIN arpent 1ère 2e hvp.sur propriétés notoire 729-4334.BESOIN Ste-Julle, 75 000S.1ère, 12%.Bunaalow, valeur 120 000$.Notaire l.oberoe, 729-4334 RECHERCHE Investlsseurpour société de plocement et d'Investissement avec qarontls mobilière;, et Immobilières.M.Sévlony, 819-542-8338.714 FRANCHISES FRANCHISES EN VOYAGE \u2022 Vous souhaitez vous (oindre à une équipe de professionnels dans le domaine du voyage.\u2022 Vous recherchez un réseau avec des standards de qualité supérieure.\u2022 Vous désirez assurer à votre agence une meilleure rentabilité et une plus grande profitabilité.\u2022 Ce GROUPE FUNTASTIOUE vous offre un système de franchise qui permettra d'atteindre vos objectifs.\u2022 Nous serions heureux de vous compter parmi un des fleurons du réseau d'agences de voyages FUNTASTIQUE.\u2014, , \u201e Mme LOUISE Futtiûâtiûue arpin ~ 270-3186 M1I5M7I4 t Écdno-flashes La Caisse augmente sa participation dans 3G*v VALLEY ¦ La Caisse de dépôt et placement du Québec annonce qu'elle a porte sa participation dans la société Bow Valley Industries de 5,4 à 6,85 p.cent.Dans des documents remis à la Commission des valeurs mobilières, la Caisse précise qu'elle détient maintenant un peu plus de 3,4 millions d'actions ordinaires de Bow Valley.Ce chiffre inclut les quelque 718 OOO actions achetées sur le marché à des prix variant entre $ 13,37 et S 15,81 l'action.En février dernier, la Caisse annonçait que sa participation dans Bow Valley s'élevait à 7,06 p.cent.Elle s'est ensuite départie d'un certain nombre d'actions, ce qui a ramené sa participation à 5,4 p.cent, avant de se remettre à acheter.Bow Valley, dont le siège social est à Calgary, est engagée dans l'exploitation de gaz naturel, de pétrole et de charbon.Elle a réalisé l'an dernier un bénéfice net de $47 millions sur un chiffre d'affaires de $257 millions.Résultats en hausse chez UNI-SÉLECT ¦ Le groupe Uni-Sélect, un important distributeur québécois de pièces et accessoires d'autos, annonce que son chiffre d'affaires pour les six premiers mois de l'année a atteint $73 millions, ce qui représente une hausse de 30 p.cent sur les $56 millions observés pour la même période, l'an dernier.Le bénéfice net progresse de 25 p.cent pour atteindre $906 000, ou 24 cents par action, conmtre $724 000, ou 20 cents par action, l'an dernier.Le siège social de la compagnie est situé à Boucherville.BORDEN achète les conserveries HIGHLINER ¦ La multinationale américaine Borden a annoncé hier l'acquisition de certains éléments d'actif de la société canadienne National Sea Products.La transaction, dont les conditions n'ont pas été dévoilées, concerne les aliments en conserve de marque Highliner, tels que les soupes, chaudrées, ragoûts et divers fruits de mer, produits à l'ile-du-Prince-Édouard.Ces conserveries continueront d'être commercialisés au Canada sous la marque Highliner.Les ventes de ces produits, l'an dernier, ont atteint $2 millions.National Sea Products poursuivra, de son coté, la commercialisation de ses autres produits Highliner, dont les poissons et fruits de mer surgelés.La nouvelle a été annoncée en même temps que trois autres acquisitions, soient la société italienne Monder Aliment, de Milan (pâtes alimentaires), le groupe américain Rec Snacks-Amber Snacks, de Denver (croustilles), et la compagnie portoricaine Carolina Foods (jus de fruits).Le chiffre d'affaires combiné de ces entreprises dépasse les $42 millions.Borden, la première laiterie du monde, est engagée dans la production et la commercialisation de nombeux autres aliments, est également active dans l'exploitation forestière et les papiers peints.Limite chez Domtex ¦ Comme le prévoyaient les spécialistes, la société Dominion Textile a dédidé d'imposer une limite globale de $8 millions sur le montant des versements facultatifs en espèces effectués dans le cadre de son programme de rc-investissement de dividendes et d'achat d'actions.Ce programme permet aux actionnaires de Domtex d'acheter des actions de la compagnie jusqu'à concurrence de $4 OOO par trimestre.Ces actions peuvent être incluses dans un Régime d'épargne-actions avec une déduction de 75 p.cent, jusqu'aux limites prévues.Le programme de Domtex a connu un certain succès cette année, puisqu'il a attiré des versements de $ 12 millions.Les contributions pour 1988 doivent être versées avant le 20 décembre, mats les versements ne seront plus acceptés dès que la limite des $8 millions sera atteinte, même si cela arrive avant cette date.Nos excuses à DISMAT, OISNAT et SICO B Dans son édition du samedi 6 août, La Presse reprenait par erreur une nouvelle de la veille, annonçant le regroupement des sociétés Ro-Na et Dismat.Ce deuxième texte identifiait incorrectement un des deux partenaires sous le nom de Disnat.À l'instar de Ro-Na, Dismat est un important distributeur d'articles de quincaillerie et de matériaux de construction.Disnat est une maison de courtage à escompte, qui n'a rien a voir avec cette affaire.Par ailleurs, en publiant les plus récents résultats financiers du groupe Sico, nous avons parlé de deuxième semestre, alors que nos lecteurs auront compris qu'il s'agissait en réalité du deuxième trimestre.Contrat de $1,3 million pour COMTERM ¦ La société montréalaise Comterm annonce qu'elle a reçu une commande de $1.3 million pour la fourniture de visuels 6192-C avec V**»3BII
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