La presse, 15 juin 1988, B. Informations nationales
[" \"Une tradition, ce n'est jamais qu'un progrès qui a réussi.\" Maunco Dfuon UWUH COMMERCIAUX.INDUSTRIELS ET DE BUREAU DANS TOUT LE CANADA.d>&4t~> sfa/uH.737-3344 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED115 JUIN 1988 Québec et Terre-Neuve enterrent la hache de guerre Les deux provinces engagent des pourparlers en vue du développement hydro-électrique du Labrador DENIS LESSARD envoyé spécial La Presse A NEWPORT (Rhode Island) Après dix ans d'une farouche guerrilla judiciaire sur l'énergie de Churchill Falls, Terre-Neuve et Québec ont finalement enterré la hache de guerre.Les deux provinces entameront cet été des pourparlers pour négocier le développement du potentiel hydro-électrique du Labrador.Compte tenu du faible coût de développement, Québec est intéressé à collaborer avec Terre-Neuve pour développer de nouveaux barrages au Labrador.«À la condition qu'on trouve les marchés» pour acheter toute cette énergie, a soutenu toutefois prévenu hier M.Bou-rassa à l'issue d'une rencontre de plus de deux heures avec son homologue terre-neuvien, Brian Peckford.«On a examiné le principe (d'une collaboration ).La réalisation pourrait être plus difficile», a souligné M.Bourassa, mettant de côté toutefois toute acrimonie face à un gouvernement qui, pendant plus d'une décennie, a vainement tenté devant toutes les cours de résilier le contrat à long terme signé avec Québec sur l'énergie de Churchill Falis.« Mes relations ont toujours été cordiales avec M.Peckford.Il n'y a pas eu d'af- frontement et le jugement clarifie le climat de négociation », a expliqué M.Bourassa.En marge de la conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle Angleterre et des premiers ministres de l'Est, MM.Bourassa et Peckford ont longuement échangé sur la possibilité pour le Québec de participer au développement de deux projets terre-neuviens, Gull Island et Musk Rat Falls, qui, avec leur potentiel total de 2 400 mégawatts, équivalent pratiquement à la seconde phase de la Baie lames.Cette rencontre, à bord du Blue Nose II, le schooner canadiens amené d'Halifax, constituait le premier contact entre les deux gouvernements depuis le jugement de la Cour suprême qui, la semaine dernière, niait à Terre-Neuve le droit de saisir l'énergie produite à Churchill Falls, acquise par le Québec par un contrat signé en 1969.Des rencontres formelles entre les fonctionnaires québécois et terre-neu-vien, en présence d'Hydro-Québec et de Newfoundland Hydro débuteront cet été.Pour M.Bourassa, deux options s'offrent aux provinces.Le développement des deux projets terre-neuviens (Musk Rats Falls et Gull Island) ou l'exploitation des cinq rivières de la basse-côte nord, qui, tout en étant en territoire qué- bécois, prennent leur source au Labrador.Le harnachement de ces cours d'eau, nécessite l'approbation de Saint-John.Hier, M.Peckford était visiblement plus pressé que M.Bourassa d'arriver à des conclusions avec Québec.«J'ai déjà été en mauvaise position dans le passé», admct-il carrément lorsqu'on lui rappelle que ses défaites devant les tribunaux ne lui confèrent guère d'arguments pour obtenir l'appui du Québec.«On prend une étape à la fois» a-t-il lancé refusant de discuter à l'avance de prix comme de partage des profits.Terre-Neuve va-t-il définitivement enterrer la hache de guerre face au Québec?«Il n'y a pas de doutes qu'on doit suivre notre route légale.On a utilisé les recours légaux, on doit s'asseoir à la table et reconnaître le potentiel fantastique pour les deux provinces», a lancé M.Peckford.Bien que conscient que Terre-Neuve n'est guère en position de force pour négocier, maintenant qu'elle a perdu en cour, Québec ne doit pas pour autant perdre de vue les avantages potentiels de cette collaboration, a souligné M.Bourassa.«Il ne faut pas oublier que Gulls Island (un important projet de 1 600 mégawatts) est un projet très compétitif au niveau des coûts», a-t-il rappelé.Avec des coûts aussi bas, il reste davantage de latitude pour un partagé des profits satisfaisant pour les deux parties.«On est à une étape très très embryonnaire», a prévenu toutefois M.Bourassa.De plus, a-t-ii souligné, il faut tenir compte de l'impact régional de tels projets, dans l'Est du Québec et à Terre-Neuve, frappés de taux de chômage intolérables.Cependant, M.Bourassa s'est refusé hier à parler d'échéanciers.Pour Québec toutefois, le développement de la seconde phase de la Baie James, ( les rivières Brisay-Laforge et LG 2 donnant 2 500 mégawatts) aura préséance.M.Bourassa n'a pas manqué de souligner que même à la Baie James, un potentiel de «plusieurs milliers de mégawatts» pouvait être encore développé de façon rentable.«On peut vendre l'énergie de huit à dix fois ce qu'elle nous coûte jusqu'en 2 041.On a un avantage financier énorme parce qu'on a pris de risques», a soutenu M.Bourassa.'& .Optimisme justifié C'est la demande extérieure, qui rendra éventuellement possible le développement des projets du Labrador, a précisé M.Bourassa.Or, cette demande d'énergie augmente beaucoup plus que prévu.Les besoins en Ontario ont, par exemple connu une hausse extraordinaire de 9 p.cent pour les trois premiers mois de l'année.Cette demande pourrait croître davantage si l'Ontario abandonnait l'op-tijn nucléaire au profit de l'hydro-élec-tricité.Même potentiel en croissance du côté de la Nouvelle-Angleterre, surtout si la gigantesque centrale de Scabruck au New-Hampshire reste dans la boule à mite.Le New-Hampshire gouverné par le républicain John Sununu, proche collaborateur du candidat à la présidence George Bush, a besoin de l'appui du Massachusetts pour faire démarrer sa centrale de $6 milliards.Or le leader du Massachusetts est précisément l'adversaire démocrate de M.Bush, Michael Dukakis.Une étude intergouvernementale sur la demande potentielle d'énergie en Nouvelle-Angleterre, diffusée à la conférence, confirmait hier l'optimisme de M.Bourassa.Pour M.Peckford toutefois, Terre-Neuve devra être rapidement fixée sur les dispositions du Québec à collaborer.La province devra décider d'ici un an quelle option elle privilégiera pour son énergie.Elle pourrai: tout aussi bien développer seule Musk Rats Falis puisque ses 600 mégawatts pourraient être absorbés par la demande provinciale.La vente d'électricité au Maine: $6 milliards au au Heu de $1 s milliards DENIS LESSARD envoyé spécial La Presse A NEWPORT ( Rhode Island) Le Maine concrétisera dans les prochaines semaines sa promesse d'achat électricité québécoise, mais pour l'instant, le contrat ne portera que sur 400 des 900 mégawatts prévus l'an dernier.Hier le ministre québécpfc de l'Énergie, John Ciaccia, a confirmé que le Maine signera « par étapes», le contrat découlant de la lettre d'entente de l'an dernier.Au lieu des recettes de $15 milliards sur 20 ans qu'aurait procuré le contrat global de 900 mégawatts, les 400 mégawatts feront entier $6 milliards environ dans les coffres du Quôbf ;, a expliqué M.Ciaccia.Ce dernier toutefois demeure confiant de voir le Maine acheter dans l'avenir la balance de l'énergie prévue initialement.Pour le Maine, le gouverneur John McKernan a confirmé qu'il en était rendu à discuter des dates pour l'annonce avec M.Bourassa.Il a reconnuaussi que l'achat prochain ne correspondrait pas aux chiffrés lancés à l'origine en ternies d'énergie.Destinée à faire le point sur l'énergie et l'environnement, la 16e conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministre de l'Est du Canada (six États et cinq provinces sont représentés) a permis au Québec de poursuivre son lobbying auprès des acheteurs potentiels.Tenue dans un site aux vues imprenables sur le bord de la mer, la réunion officielle est en fait prétexte à des semi-vacances pour les chefs de gouvernements qui se sont baladés en voilier tout l'après-midi, après une matinée passée à regarder des vidéos sur les progrès technologiques \u2014 et le tourisme \u2014 des divers États membres.Énergie D'entrée de jeu hier M.Bourassa, signalait que la demande en hydro-électricité des voisins du Québec, tant de l'Ontario que de la Nouvelle-Angleterre, permettait au Québec d'être confiant quant ù la rentabilité de ses futurs projets de développement.Pour M.Ciaccia, cette première signature avec le Maine est d'autant plus importante qu'elle donne; le feu vert à la construction d'une nouvelle ligne de transmission, «qui constituera pour nous une autoroute» pour atteindre le marché de la Nouvelle-Angleterre.Hier toutefois deux clients du Québec, les gouverneurs du Ver-mont et du Maine, insistaient pour que le Québec reste vigilant quant à la fiabilité de son réseau dé distribution, après la panne totale d'avril dernier.\"\u2022 «Là fiabilité est certainement une'préoccupation des gouverneurs», a.soutenu Mme Madeleine Kunin, gouverneur du Ver-mont.' « Il y aura toujours des risques avec n'importe quelle source d'énergie», a-t-elle souligné.Hydro-Québec et le gouvernement Bourassa ont donné des assurances quant à la fiabilité du Québec comme fournisseurs, « mais nous prévoyons en demander davantage», a soutenu Mme K,unin, précisant qu'elle soulèverait la question lors d'une rencontre informelle avec M.Bourassa.Toutefois, a-t-elle insisté, il n'est pas question d'une panne comme celle de ce printemps puisse constitutor un obstacle à l'achat d'énergie québécoise par ie Vermont.Même son de cloche du côté du Maine.«Hydro-Québec devra se pencher sur sa fiabilité si elle veut accroître ses ventes aux États-Unis», a soutenu le gouverneur McKernan.Pour le Maine toutefois ces problèmes ont tendance à diminuer d'importance.L'État multiplie ses sources d'approvisionnement, et sa part d'énergie venant d'Hydro-Québec (20 p.cent de sa consommation ) est en régression.M.Bourassa demeurait confiant, hier, quant à la capacité d'Hydro-Québec de répondre aux attentes des Américains.Déjà son plan de développement prévoyait des investissements de $600 millions sur cinq ans pour améliorer la fiabilité du réseau québécois, a-t-il rappelé.Tant le premier ministre du Québec que son homologue de l'Ontario, M.David Peterson, invité pour l'occasion à faire partie du club de l'Est, auront été déçus hier puisque l'un des intérêts qu'ils avaient à participer à cette conférence s'est évanoui en fumée.Le candidat démocrate Michael Dukakis, gouverneur du Massachusetts et futur président américain, selon les sondages, n'a pu faire comme prévu un saut à la conférence.Des gaz toxiques testés en Alberta Presse Canadienne De puissants gaz innervants ont été testés à la station expérimentale Suffield dans le sud-est de l'Alberta, a reconnu le ministre de la Défense nationale l'errin Beatty dans une lettre envoyée à une citoyenne d'Edmon-ton.Mais le ministre a soutenu hier que ces gaz ne posent aucune danger à la santé publique et ils ne signifient pas non plus que le Canada ajoutera des armes chimiques à son arsenal militaire.M.Beatty.qui venait de pro- noncer un discours à Winnipeg devant l'Association nucléaire canadienne, a indiqué aux journalistes que ces expérimentations périodiques permettent aux Forces armées canadiennes de mesurer la qualité de leur équipement de défense en cas d'attaques au gaz.«Aucune action entreprise ici n'expose le public à un quelconque danger», a-t-il dit, ajoutant que les agents chimiques sont conservés en petites quantités.Le ministre a également rappelé que le Canada prône l'abolition des armes chimiques, qu'il a qualifiées d'odieuses et d'insidieuses.Le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney (au centre), et les chefs des partis d'opposition, MM.jnhn Turner et Ed Broadbent, ont.pour ta deuxième fois, engagé le débat hier sur l'Accord du lac Meech.L'entente doit être adoptée de nouveau par les Communes pour contrer les amendements du Sénat iaserphcto pc Les Communes amorcent le second débat sur l'Accord du lac Meech Mulroney s'oppose encore à toute modification à l'entente du bureau de La Presse OTTAWA Le premier ministre Brian Mulroney s'est dit1 convaincu hier de l'urgence de procéder à la ratification de l'Accord du lac Meech et il s'est opposé à toute négociation visant à le modifier.M.Mulroney ainsi que les chefs des partis d'opposition, John Turner et Ed Broadbent, prenaient part au deuxième débat en Chambre sur l'Accord du lac Meech.Ce dernier doit être adopté à nouveau par les Communes pour contrer les amendements du Sen; t.«Nous sommes ici pour renverser la décision du Sénat sur une question constitutionnelle, ce qui est une première dans notre histoire», a dit M.Mulroney après avoir rappelé que l'accord avait été signé par les onze premiers ministres il y a un an et que ia Chambre l'avait adopté une première fois le 26 octobre dernier.Le premier ministre a soutenu qu'il avait fait moins de concessions que Pierre Trudeau lors des discussions constitutionnelles.Il y a eu, a-t-il dit, des compromis au Lac Meech, «mais aucun de ces compromis ne se compare en envergure à ceux qui ont été faits en 1982».M.Mulroney explique que l'entente conclue cette année-là par M.Trudeau contenait une clause dérogatoire.«Les droits les plus fondamentaux des Canadiens étaient garantis, dit le premier ministre, mais le gouvernement fédéral convenait que la Parlement ou les assemblées législatives des provinces pouvaient y passer outre en invoquant cette cluuse».«On ne trouve, poursuit-il, un compromis ou une concession de cette ampleur nulle part dans l'Accord du lac Meech ».Selon lui, l'accord donne plus de poids à la Charte canadienne des droits et libertés puisque, pour la première fois «le Québec en a reconnu la valeur morale et la légitimité politique».«Cela signifie que toutes les lois du Québec seront assujetties à la Charte», de dire le premier ministre, qui ajoute que cette dernière «sera interprétée en fonction de la spécificité du Québec ».M.Mulroney affirme par ailleurs qu'en reconnaissant le caractère distinct du Québec, «il ne s'agit pas de dire que le Québec est spécial, mais seulement qu'il est différent et distinct à l'intérieur du Canada».Cette reconnaissance ne met pas en cause selon lui le principe de l'égalité des provinces.Parlant des anglophones du Québec et des francophones des autres provinces, M.Mulroney a dit que le gouvernement fédéral allait continuer à promouvoir et à protéger les droits des minorités de langues officielles par des mesures législatives.Il a par ailleurs souligné le fait que pour la première fois, un texte constitutionnel reconnaît le pouvoir du Parlement fédéral d'établir des programmes dans des secteurs de compétence provinciale exclusive.L'opposition Le chef libéral John Turner, toujours aux prises avec une forte dissidence au sein de son parti sur la question constitutionnelle, s'est pour sa part appliqué à nouveau à faire ressortir les faiblesses de l'entente.Il a toutefois réitéré sa ferme volonté de l'appuyer pour que le Québec devienne un partenaire à part entière dans la famille canadienne sur les plans tant émotif et psychologique que politique.Le néo-démocrate Ed Broadbent affirme pour sa purt que ce ne sont pas seulement les politiciens et les journalistes du Québec qui sont favorables à l'accord, mais aussi, «dans leurs coeurs», la grande majorité des citoyens de la province.Il dit voir des nationalistes québécois qui sont des Canadiens tels le défunt néo-démocrate Robert Cliche, le libéral Robert Bourassa ou le conservateur Benoit Bouchard.Certains, ajoute-t-il, ont voté oui au référendum de 1980, mais ils veulent donner une chance au Canada «parce que dans leurs coeurs, ils sont Canadiens et de bons Québécois».«La conquête est finie», dit M.Broadbent, qui ajoute qu'il est temps qu'une nouvelle génération de Canadiens aillent de l'avant comme partenaires égaux.Entente Ottawa-Regina sur la minorité francophone du bureau de La Presse OTTAWA Le premier ministre Mulroney a déclaré hier que son gouvernement et celui de la Saskatchewan avaient conclu une entente afin de venir en aide aux 25 000 francophones de cette province.Le premier ministre a fait cette déclaration lors de son discours sur l'Accord du lac Meech et il a cité l'entente Ottawa-Regina comme étant un des bénéfices tangibles de l'Accord constitutionnel de 1987.Interrogé plus tard dans la journée par les journalistes, M.Mulroney a refusé de donner les détails du nouveau programme.On prévoit que le fédéral versera près de $20 millions au cours des prochaines années pour aider le gouvernement conservateur de Grant Devine à fournir plus de services à sa minorité linguistique.À la sortie de la Chambre des communes, Brian Mulroney a dit devant les médias: «il s'agit d'un accord très important pour la reconnaissance légale des Fransas-kois».On sait que la Cour suprême a statué dans un jugement récent que le français devait être reconnu comme langue officielle dans les provinces de l'Ouest et que cette reconnaissance datait du siècle dernier.La minorité francophone s'attendait à ce que les dirigeants provinciaux légifèrent dans le sens du plus haut magistrat.Mais M.Devine, par son projet de loi numéro 2, a limité l'application de ce jugement.Quelques projets de loi seulement seront traduits en français, le tout à la discrétion du cabinet provincial.Devant la controverse soulevée dans le pays, Ottawa entamait des discussions avec la Saskatchewan.M.Mulroney a dit hier que son Secrétaire d'État, Lucien Bouchard, qui cherche à se faire élire, avait joué un rôle important dans la conclusion de la nouvelle entente.L'accord sera dévoilé aujourd'hui à Regina.A la Fédération des francophones hors-Québec, on était également dans l'expectative, hier.Un des représentants, M.Aurèle Thé-riault, a dit que son organisme souhaitait voir plusieurs éléments dans l'accord.«On s'attend, a-t-il affirmé, à ce qu'il tienne compte des droits acquis qui ont été confirmés par la Cour suprême».Ces droits, pour les Fransas-kois, signifient que leur lungue soit reconnue devant la législature provinciale et les tribunaux de la province.Selon M.Thériault, le programme fédéral devra fournir les moyens administratifs nécessaires pour que la minorité puisse s'épanouir dans sa langue.Ottawa et Regina devront combler aussi des lacunes importantes en matière d'enseignement pour que les francophones de l'Ouest disposent pleinement d'écoles qui leur appartiennent.On s'attend aussi à ce que le fédéral donne une aide financière pour traduire en français les lois votées dans cette province depu * président du conseil d'administration Ruyei D.Laiiui y président et éditeur CÎSUSC \"SîîOît \" SSâfÇBÎ BwîiSfri!r>» o'ir«;f»!tii' ri» l'information éditeur adjoint, 1 Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef \t\t\t\t\t \t\t\t\t[Il\t Troisième option b/s Le chef du Parti libéral, M.John Turner, a promis de déchirer l'accord de libre-échange avec les États-Unis; il a maintenant annoncé par quoi son gouvernement remplacerait cet accord historique.Quoique M.Turner s'en défende, il ne fait que réchauffer la politique de la «troisième option» prônée par le premier ministre Trudeau au début des années 70.Diversification du commerce canadien en dehors de l'Amérique du Nord, renforcement de la politique commerciale d'Ottawa et libéralisation des échanges dans le cadre du GATT sont les trois thèmes de la politique commerciale des libéraux d'aujourd'hui comme de ceux d'hier.À l'époque, M.Trudeau avait touché une corde sensible chez les Canadiens, qui ne redoutaient pas la tendance centralisatrice et dirigiste d'Ottawa.Cette politique était plausible, mais elle s'est révélée coûteuse et inefficace.Quand M.Trudeau est devenu premier ministre en 1968, 68 p.cent des exportations canadiennes étaient vendues aux États-Unis.Quand il a pris sa retraite en 1984, cette dépendance à l'égard des États-Unis était de 76 p.cent.Il ne faut pas répéter cette erreur et isoler le Canada à une époque où la libéralisation du commerce mondial dépend si fortement du marchandage entre les grandes puissances.Lors des négociations du GATT de 1967, le Canada avait joué un rôle important, tout comme la Suède et la Sujsse.Il était encore plausible cinq ans plus tard que le Canada puisse encore jouer ce rôle et défendre ses intérêts commerciaux devant les États-Unis, la Communauté européenne et le Japon sans se lier à aucun de ces blocs économiques.Ce n'est plus le cas aujourd'hui car ces blocs ne se préoccupent pas des intérêts des petits.Par ailleurs, les trois grands cherchent davantage à freiner le protectionnisme de leurs adversaires qu'à véritablement libéraliser le commerce mondial.La politique qui consiste à créer des liens commerciaux plus étroits avec les pays du Pacifique n'est pas nouvelle; elle n'est pas non plus réaliste si le Canada cherche à garder ses distances envers les États-Unis.Les «quatre dragons», Corée, Taiwan, Hong-Kong et Singapour, se soucient surtout de leur accès aux marchés japonais, américain et européen.Le Canada ne les intéresse guère à moins que le marché canadien fasse partie du marché nord-américain.La diversification du commerce extérieur est toujours souhaitable si elle repose sur des réalités économiques et n'est pas entretenue artificiellement par un gouvernement qui multiplie les subventions et les missions commerciales coûteuses.Pour le Canada, cette diversification ne peut venir que d'une libéralisation générale du commerce mondial et le libre-échange avec les États-Unis sera une des pierres angulaires de la libéralisation multilatérale.En effet, si le Canada refuse l'obstacle, comme le désire M.Turner, et répudie l'accord à la dernière minute, le prochain président des États-Unis et le 101e Congrès rechigneront à négocier un accord multilatéral.Quant aux autres pays, ils concluront que la mode est au protectionnisme en Amérique du Nord.Frédéric WACN 1ÈRE Chasse au crime Qu'est-ce qu'on peut reprocher le plus au Service de police de la CUM?Peut-être,son trop faible taux dé solution de crime, de beaucoup inférieur à celui de Toronto, décourageant pour les commerçants et inquiétant pour la population.Il est probable qu'on ait trouvé une solution à ce problème.Et on peut tous espérer obtenir des résultats concrets bientôt.Le programme Crime Stoppers est né aux États-Unis i! y a dix ans.Au Canada, déjà 25 villes l'ont accepté.Voilà que le Bureau ,de commerce s'associe à CFCF, à Quatre Saisons et au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal dans un service semblable nommé Info-crime et qui s'est mis en branle il y a maintenant deux semaines.Si on se fie aux résultats obtenus dans 600 villes où le programme existe présentement, il est possible que la police de la CUM trouve une solution à un de ses problèmes.A la condition que les gens de la CUM acceptent de collaborer adéquatement, comme ceux des autres villes ont appris à le faire chez eux.La formule est simple.Chaque semaine, une courte émission de télévision d'une durée de 90 secondes reconstitue un crime demeuré sans solution mais dont on connaît un certain nombre d'éléments.Des téléspectateurs pourront reconnaître l'un ou l'autre de ces éléments dont ils ont été témoins sans se douter de son importance.Ils pourront alors appeler Info-crime, transmettre leurs informations sous le couvert de l'anonymat mais selon un certain code.Si le crime est éclairci, ils recevront alors une récompense en argent assez importante.\u2022 Les résultats obtenus dans d'autres villes, en quelques années seulement, sont extrêmement encourageants.Prenons par exemple la ville d'Edmonton, en Alberta.Depuis mars 1983, le programme a permis l'arrestation de 759 criminels, l'éclaircissement de 1 264 crimes et la récupération de 1 959 409$.Tout cela dans une ville de seulement 560 000 habitants.À Calgary, les chiffres sont semblables et les résultats aussi éloquents.Pour mettre sur pied le service, il a fallu que le Bureau de commerce forme et dirige une société sans but lucratif, que la direction de la police de la CUM libère et prépare cinq policiers, que CFCF et Télévision Quatre Saisons prennent la responsabilité des coûts et de la production des émissions, que des comédiens y travaillent bénévolement, que tous ces gens se rencontrent et se concertent pour parvenir à des résultats probants.Il reste une part importante à remplir: celle du public.: .Aux États-Unis, dans certaines villes, le sensationnalisme des émissions leur a valu une cote d'écoute quasi scandaleuse: la .reconstitution de certains crimes faite avec trop de réalisme peut avoir des effets contraires à ceux que l'on poursuit.Chez \u2022fious, on nous promet la sobriété dans la présentation.Il nous la faut, absolument.On l'a vérifiée, d'ailleurs, dans les premières émissions.Il faut, également, s'assurer d'un esprit de collaboration et de responsabilité communautaire plutôt que de délation.Pas facile.Il ne faudrait pas que chacun s'avise de dénoncer tous ceux qU'il juge suspect dans l'espoir d'en tirer un bénéfice.Il est toujours dangereux de jouer au policier amateur.Mais il est encore plus dangereux de demeurer indifférent à tout.Info-crime mérite notre appui.j «an-Guy dubuc REPRISE 28-5-85 (Droits réservés) TRIBUNE LIBRE Beau Tour, gros bouchons Le récent Tour de l'île a suscité de nombreux commentaires, la plupart élo-gieux.Voici des extraits de quatre lettres qui nous sont parvenues cette semaine, principalement adressées au président du Tour, M.Michel Labrccque.¦ j'aimerais tout d'abord vous féliciter, ainsi que les nombreux bénévoles et organisateurs, pour ce tour de force qu'est le Tour de l'île.Un seul reproche à formuler: Dans un article intitulé «32000 participants au Tour de l'île», paru en première page de La Presse du 6 juin, vous dites que tout a bien fonctionné: il n'y aurait eu selon vous que quatre bouchons de deux minutes d'attente, dont le premier au coin de Sherbrooke et Gouin.Vous deviez sûrement faire partie du premier tiers du peloton pour affirmer cela.Car, pour les 20000 autres cyclistes qui vous suivaient, ce premier bouchon fut un vrai cauchemar pendant près de 30 minutes et devait s'étirer sur plus de 3 km.Mes oreilles bourdonnaient de commentaires exprimant tous le même désarroi que l'on vit lorsqu'il y a un accident d'automobiles en pleine heure de pointe.Pour l'an prochain, on parle d'augmenter le nombre de participants.Afin de contrer à nouveau ce genre d'embouteillage, il n'y a qu'une solution possible: oublier définitivement le ou les départs officiels (après tout, ce n'est pas une course), en créant une plage (ex.: entre 3 h et 10 h) qui permettrait aux cyclistes de partir aussitôt inscrits.Serge MIRON Saint-Hubert ¦ (.) |e pprticipais à ce Tour de l'Ile avec un groupe de neuf cyclistes.Nous avons pris le départ au coin de Sherbrooke et Pie IX.Le départ fut lent, mais bientôt nous pédalions rue Sherbrooke à un bon rythme.Près de la jonction Sherbrooke Henri-Bourassa, un cycliste du groupe creva un pneu et fut secouru aussitôt par un bénévole qui répara la crevaison en moins de quinze minutes.Malheureusement ce délai fut suffisant pour que nous soyons dans l'impossibilité de remonter sur nos vélos.C'est à partir de ce point que nous avons du, de même qu'une foule immense, marcher jusqu'au premier relais, une distance estimée à cinq km.Ceci nous semble constituer un bouchon de plus de deux minutes.La foule, par ailleurs très disciplinée et joyeuse, tenant compte du fait qu'il s'agit d'un événement populaire, accomplit cette marche imprévue sans grommeler et atteignit le premier relais vers 12h30 \u2014 pour le trouver fermé! Impossible de faire quelque pose que ce soit : nous avons eu de la difficulté a nous immobiliser sur l'accotement pour prendre une gorgée d'eau de notre gourde car les bénévoles, effectuant sans doute le travail qu'on exigeait d'eux, nous demandaient sans cesse de nous remettre en selle.Ceux qui pensaient pouvoir s'arrêter plus loin le long du parcours pour manger furent déçus car à partir de ce moment, des voitures de police fermaient ce même parcours et les bénévoles incitaient la foule à avancer à un rythme forcé.Le chemin entre le premier et le deuxième relais fut fait dans ces conditions.Au deuxième relais, notre groupe sentant non la fatigue mais la rage monter, décida de se laisser dépasser par la vague de policiers pour compléter le tour à son rythme en empruntant la piste cyclable qui longe l'avenue Christophe-Colomb.Une seule personne du groupe se dit intéressée à recommencer l'expérience, à condition d'être dans le peloton de tète, mais un événement qui se veut populaire devrait offrir à tous les participants des conditions acceptables.Sans aller jusqu'à souhaiter une crevaison à M.Michel Labrccque, il nous semble qu'il devrait peut-être l'an prochain faire le Tour de l'île dans le peloton de queue! Le temps alloué pour l'événement n'est pas adéquat; aux organisateurs de négocier plus de temps avec la ville ou de réduire le nombre de participants.Les organisateurs devraient également s'interroger sur la pertinence de situer un relais immédiatement après le premier tournant important, augmentant ainsi les chances de créer un bouchon majeur (.).Franclne LAPOINTE LaPLACA Laval ¦ Dimanche, 5 juin 1988, 14h30.le viens de franchir mon 45e kilomètre de parcours en moulinant allègrement sur le boul.Saint-Laurent, à la hauteur de la rue Chabancl.|c retire mes mains du guidon afin de me soulager de la fatigue qui commence à peser.FLAC! un coup de vent tourne mon guidon et ma tête heurte l'asphalte.Silence.Un liquide rouge imbibe mes cheveux.Par bonheur, mon ami, Serge Ferrand, est à mes côtés, le premier à venir à mon secours.Deux minutes s'écoulent et deux membres de la Sécurité du Tour de l'île, à vélo, sont illico sur les lieux de l'accident; aussitôt une ambulance est appelée, un policier affecté à la surveillance du Tour de l'île arrive, un médecin est sur les lieux, l'ambulance arrive.Enfin, je termine mon Tour de rile.par la voie de la civière! Ligne d'arrivée: hôpital lean-Talon.Quatre points de suture et j'ai gagné «LA COUPE» du Tour de l'île! Entre le moment de l'accident et de l'arrivée à l'hôpital, il ne s'était écoulé que 15 minutes! .30998 fois BRAVO à l'organisation hors pair et professionnelle de la 4e édition du Tour de l'île de Montréal 1988, qui a aussi récupéré nos deux vélos jusqu'à la pompe à air zé-fal! Chapeau! Carole RIVET assistante à la rédaction Télé-Métropole ¦ À ceux qui croient que le bénévolat ne paie pas, moi je peux vous assurer du contraire.Le dimanche 5 juin, j'ai travaillé comme bénévole au parc de l'ile de la Visitation, relais-dîner pour tous les participants du 4e Tour de l'île de Montréal, et j'ai vu défiler devant moi des milliers de cyclistes.J'étais là pour les informer et je profitais de l'occasion pour leur rappeler quelques conseils de prudence afin d'éviter le moindre accident déplorable.Loin de m'ignorer, nombreux sont ceux qui m'ont remerciée d'être là pour leur faciliter la chose et leur permettre ainsi de pédaler sans difficulté.Alors, si vous décidiez une fois de plus l'an prochain de ped' 'cr en sécurité, comme je me suis trouvée bien rémunérée pour cette journée par vos mercis et vos encouragements, c'est avec plaisir qu'à nouveau je vous sourirai.Claire PAGE Montréal Manque de confiance?Réponse à l'article de Mar-.eel Adam publié le 2 juin.: ¦ Point n'est besoin d'être pp-liticologue pour deviner ce que sera la conduite du gouvernement Bourassa lorsque sera connu le jugement de la Cour suprême.Il n'y a qu'à lire les sondages et les journaux pour penser que, fidèle à lui-même! ,< îe Premier ministre ira dans le sens r*es sondages.Le dernier sondage commande par Alliance Québec nous apprend que les deux tiers des Québécois toléreraient une autre langue que le français sur les affiches.Il ne semble pas spécifié cependant que cette «autre langue» serait l'anglais.On peut le supposer, mais la question n'étant pas suffisamment explicite, la réponse ne peut être entièrement limpide.Mais, dira-t-on, cela va de soi puisque les Québécois reconnaissent les droits de la minorité anglophone.Moi aussi, même si j'approuve les pitbulls de la langue, je respecte comme eux les droits des anglophones, mais non le privilège qu'ils se sont arrogé d'assimiler les immigrants à leur minorité.Du reste, je crois qu'il aurait été mieux de publier ce sondage intégralement avant de le commenter.Les tactiques du ministre Ri-vard, d'Alliance Québec et de certains journalistes de La Presse sont étrangement semblables.Discréditer les groupes de pression francophones, les faire passer pour des extrémistes, des alarmistes.(.) La fausse sécurité vis-à-vis la langue n'a rien à voir avec la confiance en soi.C'est quand on manque de confiance en soi, au contraire, qu'on se cherche toutes sortes de raisons de ne pas lutter, qu'on se ferme les yeux sur certaines réalités.Or, je n'ai rien trouvé dans votre article qui nous rappelle qu'en dépit de la loi 101, nombre d'immigrants ne sont pas convaincus que nous formons la majorité, nous les francophones du Québec, et s'assimi-îent toujours à l'anglais.Si c'est le genre de «diversité» et de «vitalité» que vous souhaitez pour Montréal, il faudrait peut-être le dire clairement.Louise ROBILLARD Saint-Luc N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite a des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Tribune libre, La Presse.7, rue Saint-lacques, Montréal, H2Y IK9. Jean-Paul Desbièns a a collaboration spéciale La réfection fondamentale tcLa culture, c'est ce qui manque quand on a tout appris.» (Marcel de Corîc) |Ml vec l'année scolaire qui JPA prend fin, les cégeps ont 20 ans révolus.Révolu: encore un de ces mots courants qu'il faut arrêter pour leur parler un peu.Révolu veut dire: déroulé.Les cégeps ont déroulé leur vingtième année; ils ont bouclé, pour la vingtième fois, leur cycle annuel, en même temps que la terre bouclait on ne sait pas sa quellième ronde autour du soleil.Rappelons que les cégeps ont accueilli plus d'un million d'élèves réguliers depuis leur création, en septembre 1967.Cette année, les cégeps publics et privés comptaient plus de 150000 élèves, dont 52* de jeunes filles.Parmi ce million de jeunes êtres qui ont séjourné, étudié, peiné dans les cégeps depuis leur création, plusieurs dizaines de milliers (suis-je trop optimiste?) y sont nés de la deuxième naissance, qui est la naissance à la vie intellectuelle.La troisième naissance, c'est l'amour, qui coïncide avec la mort, qui ouvre sur la seconde vie: la vie éternelle.Parmi le million de jeunes êtres qui sont passés par les cégeps, plusieurs y auront naufragé.Il n'existe aucun moyen d'en connaître le nombre.Ils auront naufragé par leur faute, par la faute des maîtres, par la faute des planificateurs du bien des autres.Combien de grèves, de harcèlements, de mensonges se sont montré la face à mesure que se déroulaient les vingt volumes des vingt années des cégeps?Volume vient de rouleau.Laissons cette rumination qui risquerait de virer au ressassement stérile et amer.Voyons plutôt de quoi il a été question à l'occasion des vingt ans des cégeps, le laisse de côté les colloques organisés par les permanents du système, qui sont la réplique exacte des permanents des centrales syndicales.Pour reprendre le mot d'un correspondant, ce sont «gens qui font du 'surf sur quelques idées à la mode et y entraînent leur monde».Les Merlins de la fin du deuxième millénaire, livrant en termes abscons, le secret de la pierre philosophai de la pédagogie ou du mouvement perpétuel sans gaz, sans électricité, sans rien.Bref, le français sans douleur ou la chimie comme si vous y étiez.Mon Dieu! me voilà encore engagé dans une digression.Succombons! Un ancien directeur d'école me disait récemment : « Pour enseigner le français, il n'y a qu'un moyen: ne tolérer aucune faute, nulle part.Saskatchewan doit s'écrire Saskatchewan, même en classe de mathématique.» Mainte- nant, on fait semblant de croire que l'informatique va s'occuper de ça.Fin de la digression.Ce dont il a été principalement question à l'occasion du vingtième anniversaire des cégeps, c'est de formation fondamentale.Les slogans n'ont pas manqué dans le monde scolaire, ces derniers vingt ans:.«Qui s'instruit s'enrichit» \u2014 «École, milieu de vie» \u2014 «Le s'éduquant» \u2014 «Le virage technologique», etc.Pour ne rien dire de la «qualité de l'enseignement», le premier recours et l'increvable alibi.La question de la formation fondamentale risque de subir le même sort.C'est quand il s'agira de l'organisation scolaire, qu'on vérifiera le sérieux de la réflexion à ce sujet.Par organisation scolaire, j'entends ici le «ménage» dans les programmes, et la réorganisation du temps /scolaire en vue de contrer l'atomi-sation actuelle.II n'est d'ailleurs point du tout sûr que l'on puisse s'entendre sur une définition efficace de la formation fondamentale.Le correspondant que je citais plus haut m'écrivait ceci: «Les cégeps semblent des institutions nerveuses et encombrées, elles veulent toucher à tout et offrir à chacun un inépuisable menu, un peu comme ces restaurants séchouanais qui offrent 75 plats lors même que le chef rit dans sa barbe (une petite barbiche chinoise), car avec 20-25 ingrédients bien combinés, il multiplie les combinaisons 'à la carte'.L'accessibilité à la culture, à la formation de base, à certaines spécialités, est devenue sous le coup du 'dévouement' corporatiste et de l'imagination des docteurs ès-pro-grammes le laissez-passer pour le super-marché de l'instruction.Que de calories vides dans ces paniers à provisions!» Je m'étais mis en route pour parler de la formation fondamentale, et je me retrouve vous citant les propos d'un correspondant dont je ne peux même pas vous dire le nom, de peur de nuire à sa carrière.Je peux toujours bien vous dire qu'il s'agit d'un homme qui connaît son cégep au sens où l'on dit que quelqu'un connaît son métier.La formation fondamentale, c'est de mettre les jeunes êtres en situation de reconnaître les quatre ou cinq problèmes qui occupent l'esprit de l'homme, et de comprendre les réponses qu'il balbutie, bégaye et marmonne depuis qu'il s'exerce sous la lune.«Dis bonjour à grand-papa Reagan», susurre Gorbatchev, tenant un bambin dans ses bras, au milieu de la Place Rouge où défile chaque année le hurlement différé des missiles dernier cri.Guy Cormier Dans l'enfer des sans-Dieu ?1 y a 50 ans, on donnait dans nos collèges une pièce de théâtre intitulée L'Enfer des sans-Dieu.L'intention apologétique était on ne peut plus claire.L'enfer des sans-Dieu, c'était la Russie bolchevique, ennemie de Dieu, des saints et de l'Église, persécutrice de la foi.Comment allons-nous accorder celte Russie-là, cette Russie athée, avec la surprenante photo qui nous arrive de Moscou, montrant M.Gorbatchev en conversation courtoise avec l'envoyé du pape, Mgr Casaroli, accompagné du cardinal français Roger Etchegaray?La place des évéques et cardinaux de la sainte Église n'est pas en «enfer»! La réponse, on la connaît ou on la devine: l'arrivée de M.Gorbatchev, son style inédit en Moscovie, ont déclenché un mouvement de réforme et d'ouverture qui s'étend jusqu'aux rapports traditionnels avec l'Église.N'a-t-on pas vu l'épouse du Secrétaire général, Raïssa Gorbatchev, s'associer en personneaux fetes qui marquent les I 000 ans du christianisme en Russie?La délégation du Vatican a fait le voyage pour s'associer à un anniversaire qui semble annoncer un tournant de la plus grande importance dans l'évolution .des rapports entre le Kremlin et l'Église.D'une pierre deux coups, en quelque sorte.Mais il s'agit d'abord de l'Église orthodoxe russe.Elle est née avec la conversion de saint Vladimir au christianisme grec, vers l'an 988.Cette Église a beaucoup souffert de la révolution bolchevique.Elle eut.ses martyrs; on estime à plus d'une centaine le nombre des évéques tués par les excès de la révolution.Officiellement, la Russie contemporaine n'est pas seulement athée.Elle est athéiste, c'est-à-dire qu'elle combat activement la religion.Contrairement à la constitution de la Pologne, par exemple, celle de la Russie permet la propagande antireligieuse, sans autoriser la propagande religieuse.Voilà pour les principes, si on peut s'exprimer de la sorte.Les événements actuels prouvent que si les principes n'ont pas changé, il y a avec ceux-ci des accommodements qu'on n'aurait pas pu imaginer il y a seulement quelques années.lean-Paul II a muni d'un viatique spécial lè cardinal Casaroli, son secrétaire d'État, son «premier ministre», quand il a dit de lui avant son départ: «J!espère pouvoir profiter encore longtemps à l'avenir de ses qualités d'intelligence, d'équilibre* de responsabilité et de jugement.» i* ¦ .' ' f% ' : ;,v : ; -, f xé Pour les Soviétiques, .s'à&it-il d'un .reniement du stalinisme et d'un retour à Lénine, que M.Gor-batchèv.tient en très haute estime?Une déclaration du patriarche Pi-mène.encourage cette interprétation.Le patriarche a dit: «Nous sommes heureux que les principes léninistes à l'égard de la religion aient été remis à l'ordre du jour.» N'empêche que le camarade Lénine conseillait aux communistes de laisser le ciel aux moineaux, pour mieux s'occuper de la terre.La visite du cardinal Casaroli, envoyé de Jean-Paul II, vise à apporter les saluts fraternels de Rome à l'Église russe millénaire, en même temps qu'elle équivaut à une démarche historique auprès du Parti communiste d'Union soviétique.La prudence devrait commander qu'on se contente d'enregistrer le fait, sans autre commentaire.Sous Pie XI, il y avait eu (en 1926?) l'amorce d'une normalisation des -rapports entre le Kremlin et le Vatican.Ces tentatives de rapprochement n'eurent .pas de suite.Nul doute que pour Jean-Paul II, comme pour Pie Xi, le communisme reste une «doctrine intrinsèquement perverse» (encyclique de 1937).Le simple fait que le pape songe à une visite en URSS et que M.Gorbatchev n'en écarte pas la possibilité donne la mesure des bonds surprenants dont est capable l'histoire contemporaine.La logique dans les cours de philosophie Coordonnateur provincial de philosophie, M.Cohen-Bacrie répond ici aux propos tenus par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science, lors du colloque des «20 ans des cégeps», rapportés dans La Presse du 1er juin, concernant les cours de philosophie au collégial.PIERRE COHEN-BACRIE Monsieur le Ministre, ¦ C'est sans doute le lot des disciplines assurant les cours communs et obligatoires du niveau collégial d'être critiquées plus souvent que d'autres.On remet en cause l'éducation physique; le français se trouve au centre des préoccupations quant à la qualité de la langue.La philosophie, dotée d'un nouveau programme depuis 1984, semblait pouvoir profiter d'un délai propice à son implantation.Bien sur, demeurait-il, ici ou là, des voix discordantes: un rapport présenté à l'Assemblée des évéques du Québec questionnait la place réservée à la foi dans les cours de philosophie et de sciences humaines; le comité chargé de la révision du programme des sciences de la nature croyait bon de réclamer que l'un des quatre cours de philosophie soit réservé aux étudiants de sciences; on soupçonne la coordination d electrotechnique de souhaiter un cours de philosophie de l'élcctro-lechnique.C'est dans un tel contexte que d'aucuns seraient amenés à recevoir avec un grain de sel votre remarque, à propos des vingt ans des cégeps, le 31 mai, déplorant «qu'aucune place ne soit faite à la logique dans les cours de philosophie».Bien que l'enseignement dé la logique ne constitue pas la mission première de l'enseignement de la philosophie au collégial («la philosophie contribue à la formation de l'élève en l'introduisant aux dimensions reflexives et critiques qui portent sur le fond des problèmes humains», extrait de: Philosophie, nouveau programme, texte officiel intégral, cours communs, orientations générales, dans Philosopher, numéro 1, 1985), le programme renouvelé fait une place nette à l'enseignement de la logique dans le cours 101 qui est le premier des quatre cours de philosophie.C'est ainsi que deux objectifs de ce cours touchent spécifiquement la logique: «Acquérir des connaissances sur.l'enchaînement articulé des opérations menant à une conclusion logique et savoir en reconnaître les principaux éléments.Distinguer l'argumentation rationnelle de l'expression des sentiments ou de la reproduction d'idées reçues» {ibid., p.41).Faut-il souligner que ces objectifs donnent lieu, de façon obligatoire, à des activités d'apprentissage?Qu'on trouve au programme, à titre d'indication, les notions de: «concept, jugement, argument, conclusion, définition, contradiction, jugement de fait et jugement de valeur, critère.»?Que, de plus, deux des quatre types de moyens d'apprentissage mis en oeuvre dans chacun des quatre cours sont: «1.Le développement des habiletés intellectuelles, principalement conceptualiser, .analyser, argumenter et conclure, faire des synthèses; 2.L'emploi de la langue comme outil d'organisation, de clarification, d'expression et de communication de la pensée rationnelle» (ibid., p.40)?Ni donc pour ce qui est de l'apprentissage de la rigueur de pensée, ni pour ce qui est de la logique elle-même.dans ses divers courants, le programme de philosophie apparaît-il déficient.Bien au contraire.D'ailleurs une abondante production de matériel didactique, largement suscitée par le nouveau programme, témoigne de l'intérêt certain des professeurs de philosophie.Une revue du catalogue des productions en philosophie signale qu'un quart du matériel porte directement sur la logique.Citons le vidéogramme du Collège d'Alma: «L'argumentation en philosophie.et dans la vie»; les manuels: La logique du raisonnement, de Doyon et Talbot; Savoir disserter, de Jean-Maurice Lamy; Philosophie, pensée et discours, de Camer-lain et Landry; L'apprentissage du raisonnement, de Désilets et Roy; Initiation ù la logique conceptuelle, de Jacques Laberge; Éléments de logique, notes de cours de Darn ien Plaisance ; Le logiciel de logique STEL, de Dongier, Gour et Pa-quette.Tous publiés ou réédités après 1984.Certains de ces manuels sont utilisés en grand nombre et de nouveaux didacticiels sont en préparation.Quant à la revue Philosopher, revue de l'enseignement de la philosophie au collégial, dont le numéro 6 paraîtra à la rentrée, on peut dire que l'enseignement de la logique y a été et continue d'y demeurer le sujet le plus discuté, donnant lieu à une production constante d'articles manifestant l'actualité de cette préoccupation.D'où notre surprise.Monsieur le Ministre, et notre incrédulité devant la déclaration rapportée dans les journaux selon laquelle vous estimeriez «déconcertant qu'aucune place ne soit faite à la logique dans les cours de philosophie».Compte tenu du dynamisme et au sérieux dont font preuve les professeurs de philosophie, ayant unanimement adopté le nouveau programme et transformant en conséquence leur enseignement, il serait contreproductif que des interventions de nature politique viennent court-circuiter les mécanismes de révision des programmes existants.N'est-il pas d'ailleurs paradoxal que le service des programmes de la Direction générale de l'enseignement collégial maintienne, pour 1988-89, la coordination provinciale de philosophie en phase CE, ce qui signifie en clair: au ralenti?Ne devient-il pas étrange de constater que la volonté des professeurs de philosophie, affirmée lors d'un vote très majoritaire des députés de tous les départements le 18 mars 1988 à Québec, de constituer une séquence des quatre cours avec une progression des habiletés intellectuelles davantage précisées, commune et obligatoire, se trouve, pour l'instant, paralysée par le manque de moyens et de mandat d'agir de la part des fonctionnaires du ministère?En conclusion, nous demeurons convaincus que le ministre appliquera ses principes de consultation des premiers intéressés et donnera les moyens, à l'intérieur des mécanismes prévus \u2014 mis actuellement au ralenti \u2014 pour le travail de concertation sur une séquence d'habiletés intellectuelles, concernant la rigueur de pensée, que les professeurs de philosophie voudraient bien pouvoir effectuer dès cette année.Car le manque de capacités de raisonnement chez un certain nombre d'étudiants constitue non seulement un constat que nous partageons, mais encore voudrions-nous contribuer davantage à le combler; pourvu que la Direction générale de l'enseignement collégial nous autorise ù organiser nos quatre cours de telle sorte qu'ils ne puissent être suivis sans respecter leur ordre lié ù une progression des apprentissages.Gérald LeBlanc Des gourous qui font peur Le besoin crée l'organe, disent les spécialistes de.l'éthologie pour expliquer l'évolution des animaux.On pourrait dire la même chose des nouveaux gourous que se donne une société, aux diverses étapes de son évolution.Au sortir de la grande noirceur et à l'aube de lu révolution tranquille, le Québec avait besoin, en 1960, de sociologues et de politicologues pour apprendre comment on transforme une société.Fatigués du «trip» social, les gens ont ensuite fait appel aux psychologues pour interpréter leurs drames personnels.Puis ce sont les économistes qui nous ont montré la voie de l'excellence et de l'entrepreneurs-hip.À l'aube des années 90, une nouvelle race de savants est en train de prendre le crachoir.Et son message n'a rien de réjouissant.Nos nouveaux chantres nous disent en effet que si l'on continue à ne pas faire d'enfants, le Québec français va bientôt com-, mencer à disparaître, lentement mais sûrement.Comme le disait une Suédoise à propos de son pro-pre pays, nous serions «un rameau humain en voie, d'extinction », une espèce en voie de disparition.' Ces terribles messagers de malheur se nomment démographes, c'est-à-dire ceux qui trace le portrait des populations: le nombre de têtes, combien d'hommes et de femmes, la pyramide d'âge, le nombre d'enfants par famille, l'apport de l'immigration, les pertes 'lues à l'émigration vers le reste du Canada ou l'étranger.O Au début, on ne les prenait pas trop au sérieux, d'autant plus qu'ils se contredisaient souvent entre eux ces artistes d^es portraits nationaux.Et voiià que depuis une dizaine d'années, ils répètent à peu près le même message, qui commence à énerver nos dirigeants politiques.Depuis un an, j'ai rencontré Jacques Henripin au moins une dizaine de fois, saris compter ses entrevues à la radio ou à la télévision et ses articles, notamment dans mon propre journal.Il a trouvé son auditoire.Cet émérite démographe de l'Université de Montréal était encore là, lundi, à la SSJB de Montréal, pour présenter un numéro spécial de la revue L'Action Nationale: Dossier sur la situation présente et l'avenir prévisible de la population du Québec.\u2022Avec Yves Martin, Jacques Henripin a rassemblé une quinzaine de spécialistes de la question démographique (Mathews, Lachapelle, Charbonneau.Thermote, Lachapelle, Lapierre-Adamcyk.), sans doute la plus importante, avec celle du pain et du beurre, pour l'avenir de Montréal.- ' Il s'agit d'un précieux document, qui nous permet d'aborder cette délicate question, à l'abri dé là polarisation habituelle du racisme et de l'angélisme.En vrais démographes, les auteurs ont, règle générale, résisté à la tentation de jouer aux prophètes: ils décrivent la situation actuelle et indique l'évolution prévisible, si les présentes tendances se maintien nent.> En autant qu'on puisse résumer en quelques ji-gnes les 380 pages du dossier, je dirais que nos nouveaux gourous nous livrent deux messages: notre population vieillit avant de décroître et l'on ne peut compter sur les immigrants pour peupler les berceaux à notre place.Le Québec a actuellement un taux de natalité de 1,4 enfant par femme en état de féconder, alors qu'il est de 1,8 dans le reste du Canada.À peu près ex-aequo avec l'Allemagne de l'Ouest, nous ne le cédons qu'à l'Italie ( 1,27) dans le club des pays richejs.Comme il faut 2,1 enfants par femme pour qu'une population se perpétue, nous atteindrons bientôt la croissance zéro, avant de commencer à.di-minuer lentement, dans une trentaine d'années.Ce n'est pas une prophétie, mais une prévision de l'avenir à partir des tendances actuelles.Autre conséquence de ce faible taux de nataJi-té, notre population vieillit.Si le taux actuel se maintient, les 65 ans et plus, qui forment acuelle-irient 10 p.cent de la population, en représenteront près de 50 p.cent d'ici 60 ans.«Au Québec, on prend souvent le train avec un léger retard et on a l'habitude d'aller plus loin que le terminus», a écrit Paul-André Comeau, du quotidien Le Devoir.On a retenu cette citation, dans Pavant-propos du numéro spécial de L'Action Nationale.pour décrire le soudain passage du Québec français (terre de la revanche des berceaux) du plus haut au plus bas taux de natalité.Vieillissement et diminution de la population, voilà le premier message de nos démographes.La seconde leçon n'est guère plus rejouissante: il est illusoire de compter sur les immigrants pour combler le vide et permettent au Québec de maintenir ses six à sept millions d'habitants.Depuis 25 ans, le Québec accueille, en moyenne, environ 24000 immigrants par année.Pour retarder l'échéance de la décroissance, on voudrait doubler cet apport de l'étranger.Les démographes soulèvent ici deux problèmes.Tout d'abord, le Québec n'arrive pas à retenir ces immigrants, qui ne font souvent que passer chez nous.«On a estimé qu'environ un quart, voire-un tiers, des immigrants arrivés au Québec avaient quitté la province dans les deux ou trois ans de leur arrivée», écrit Marc Termote.Le deuxième problème est d'ordre socio-linguistique.Avec une entrée annuelle de 40000 immigrants, la région de Montréal se retrouverait, en 40 ans, avec plus d'un million de nouveaux arrivants.Un défi d'intégration qu'aucune société n'a relevé dans l'histoire.; Déjà colossal, ce défi parait impossible à relever pour Montréal, qui n'arrive pas à intégrer les immigrants à sa majorité francophone.Le puissant lobby de la majorité continentale crie au «fascisme, nazisme et racisme», devant le moindre geste en faveur du français à Montréal.Qu'en sera-t-il quand il faudra resserrer les mesures d'intégration des immigrants à la majorité?LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE 7 rue Saint Jacaues Montreal HJY 1K9 îïM i.\\ Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations at «LA PRESSE- et celles de!, services de H Presse Associée tt de Reuter Tous droits de reproduction tirs informations, particulières .1 LA PRESSE sont eriaiement reserves -Courrier de 11 deuoe me clisse Enregistrement numéro 1400 \u2022 Port de retour Garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272_____\u2022 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Guelph William Winegard, s'est dit consterné par le manque de respect du gouvernement de l'Lthiopic pour les droits des habitants de l'Erythrée et du Tigré, deux provinces affectées par la sécheresse et par la guerre civile.Le gouvernement éthiopien a annoncé en avril dernier qu'il dirigerait dorénavant tous ses efforts dans la guerre contre les rebelles des deux provinces, qui réclament l'autonomie de leurs régions respectives.Il a expulsé de ces provinces toutes les organisations gouvernementales de secours qui tentaient de parer à la famine déclenchée par la nouvelle sécheresse qui a frappé le Sahel.Si le conflit militaire devait durer encore longtemps, la famine pourrait faire plus de deux millions de victimes en Erythrée et au Tigré, a indiqué le comité dans son rapport de 12 pages.Le projet de réforme de l'aide pourrait être suspendu jusqu'à sociale l'automne ANDRÉ BELLE MARRE de la Presse Canadienne QUËUIC ¦ Le ministre Pierre Paradis a entamé hier le débat en deuxième lecture du projet de loi 37 tant controversé sur la réforme de l'aide sociale au milieu de rumeurs voulant que le projet de réforme soit suspendu jusqu'à l'automne.D'ici là, un autre ministre prendrait la relève et des amendements importants seraient proposés avant son adoption finale.Dans son discours d'hier, M.Paradis a semblé surprendre l'opposition en citant abondamment des extraits du livre blanc sur la fiscalité de l'ancien ministre des Finances devenu chef du Parti québécois.Jacques Parizeau, pour tenter de démontrer que l'opposition appuie en bonne partie les principes contenus dans le projet de loi 37.En réplique, cependant, la critique du PQ a vivement dénoncé la stratégie du ministre et «le triste spectacle qu'il vient de donner».Mme Louise Harel l'a qualifié de « Tartuffe qui est le seul à croire en son projet de réforme» et elle a «voulu rassurer les personnes assistées sociales que le ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu venait de célébrer son chant du cygne».La députée de Maisonneuve regardait des porte-parole du Front commun assis dans les galeries du public quand elle a prévu le retrait de M.Paradis de ce dossier complexe qui est loin de rencontrer l'approbation des gens intéressés.Une chose parait certaine cependant: le projet de loi 37 ne franchira pas l'étape de la deuxième lecture, celle de l'acceptation seulement du principe, avant l'ajournement des travaux ses-sionnels vraisemblablement vendredi prochain.Comme le PQ entend mener une bataille de tous les instants contre son adoption, il devient dès lors quasi impossible de procéder aussi rapidement.Et de plus, hier, le débat n'a duré que trois heures, entre 15 et 18 h.«le ne comprends pas trop la tactique du gouvernement, a confié Mme Harel après le débat.Mais tout indique que le tout sera reporté à l'automne et que Pierre Paradis ne sera plus là pour piloter le dossier».Rappel des principes Dans un long exposé de 37 pages, le ministre Paradis a rappelé PAIEMENT AVANT LE 12 SEPTEMBRE 88 INTERET iiiiniiiiiijin.m.i.i.jr, - ©SPOT POUR GATER LE ROI DE VOTRE COEUR UNE ÉTAGÈRE SIGNÉE GERVAIS Celte unité murale 3 sections est très fonctionnelle.Elle est finie de mélamine noir avec des lerrures en laiton.Ces portes sont en verre illuminé et elles s'ouvrent d'une simple pression du bout des doigts.Voici les mesures pour l'unité de T.V.et l'unité bar 33 x 18 x 80 et l'unité centre 25 x 18 x 80 avec tablette rotractable.Autres couleurs aussi disponibles blanc et chrome ou gris et chrome.wmson morne LE FONCTIONNEL Ce mobilier de chambre à coucher en laque noir offrira le moment de relaxation tant attendu.Il offre beaucoup d'espace de rangement.Une caractéristique importante, les tiroirs sont munis de coulisses métalliques sur des roulements a billes.Il se compose d'un human triple, miroir, commode et une téte de lit 54/60\"! 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dans la présente réforme sont déjà à l'essai en 1984 et constituent des expériences pilotes dont les résultats devront être analysés avant d'aller plus loin dans la réforme du régime des transferts».Or, d'après Mme Harel, l'analyse de ces résultats a permis de constater que le ministre était dans l'incapacité d'offrir à l'ensemble des 240 000 nouveaux ménages des mesures d'«employabi-lité» et qu'il \".été incapable d'en offrir a plus de 17 p.cent des ménages de moins de 30 ans.Le ministre a déploré que le PQ combatte le projet de loi «mais les députés ministériels et la population québécoise sauront les motifs qui animent leur refus».Bourassa donne du souffle à la campagne de Lucien Bouchard DENIS LESSARD envoyé spécial La Prisse À NIWPOHT ( Rhode Island) ¦ En difficulté dans sa campagne électorale.Lucien Bouchard, le candidat-vedette de Brian Mulro-ney à l'élection complémentaire dans le comté de Lae-Sainl-lean, a reçu hier un nouveau coup de pouce de Robert Bourassa.Ce dernier a indiqué que Québec songe sérieusement à construire le tronçon de route que réclame depuis des années la population du Lac Saint-fean pour relier Chibougamau au complexe de la Baie lames.Une promesse qui tombe à point nommé pour donner un second souffle à la campagne du Secrétaire d'État.«|e ne veux pas intervenir dans la campagne.Ce qui me guide c'est l'intérêt du Québec, et je crois que c'est dans l'intérêt du Québec d'avoir des hommes politiques de la trempe de M.Bour-chard pour le représenter sur lu scène fédérale», a déclaré M.u\u201e.\u2014, \u201e\u201e UUUI UOJU, Lundi, alors qu'il était de passage dans le comté.M.Mulroney a promis cette route, à mots couverts, si son poulain est élu le 20 juin.Avec un siège au cabinet, a-t-il dit.M.Bouchard serait en bonne position pour obtenir la réalisation de ce tronçon d'une quarantaine de kilomètres.Loin de prendre ses distances de ces promesses faites a lu veille de l'élection, M.Bourassa les a alimentées hier, rappelant que son candidat à l'élection complémentaire provinciale dans Robcr-val, Gaston Blackburn, «insiste lui aussi pour cette route».«C'est probable qu'on puisse la faire», a reconnu hier le premier ministre Bourassa, soulignant qu'il avait demande à son ministre des Transports, Marc-Yvan Coté, d'étudier ce projet «en priorité», maintenant que le j-.:.eic -peinent de la seconde plu 'e >j Baie lames était décide.«Il est important que la population du Lac Saint-lean profite davantage de la phase II de la Baie lames qu'elle ne l'a fait de la première phase», a déclaré M.Bourassa.Ce dernier interprète comme une offre de participation financière d'Ottawa les propos de M.Mulroney.«Si le fédéral est prêt à contribuer, ea vu facilite les discussions», a-l-il dit.«Ce n'est pas faramineux, il s'agit de quelques dizaines de millions», a lancé M.Bourassa.Selon les chiffres fourni: par son bureau, il en coulerait $14 millions pour construire un tronçon d'une quarantaine de kilomètres pour relier Chibougamau (dans la région du Lac Saint-|ean) aux routes déjà établies pour le développement de la Baie lames.Il faudrait aussi avancer la cons-truction de la roule entre la premiere phase de la Baie lames et le poste de Neniiscuu.un projet de 170 km.évalue a $45 millions.Un autre projet, dont le trace se rendait plus directement aux nouveaux développements, impliquait des débourses d'au delà de $120 millions.\\ MONTREAL 7930 est, Sherbrooke (métro Beaugrand) 353-7330 LAVAL 382, boul des.Laurentldes 667-3210 VILLE LASALLE il 30, oollard 364-6110 SAINT-LÉONARD 6875 est, Jean-Talon (près des Galeries d'Anjou) 254-9455 LONGUEUIL 3245, chemin Chambly (coin Roberval) 679-1260 DOLLARD-DES-ORMEAUX- 3345, boùl.des Sources Sortie 55, Transcanadienne Plaza Centennial 605-3572 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED115 JUIN 1988 B5 La Commission des droits de la personne ne doit plus porter plusieurs chapeaux GILBERT BRUNIT du bureau de La Prefc.se Tiuiiiic ¦ En perpétuels conflits depuis onze ans qu'elle existe, la Commission des droits de lu personne du Québec manque gravement de ressources financières.Et son mandat doit être précisé, pour qu'elle ne porte plus «plusieurs chapeaux multicolores».Ces constatations sont formulées par tous les membres de la Commission parlementaire des institutions, qui rendait public, hier, son rapport d'examen détaillé de la CDP.De fait, cet organisme surveille, depuis 1977, l'exercice des droits, des libertés et de la «tolérance» au Québec.Se défendant de formuler le moindre blâme à la CDP, les députés constatent que la Commission doit, avec un budget de $5 millions \u2014 la moitié de celui de son pendant ontarien \u2014 traiter deux fois plus de plaintes qu'en Ontario.Résultat : des délais moyens de deux ans et, au fil des ans, «un bénéfice du doute qui n'existe plus» dans le public à l'égard de la CDP, selon Claude Filion, dé- «Réflexion» ou «propagande»?NORMNAN DELISLE de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le ministre responsable de la Charte de la langue française, Guy Rivard.a fait distribuer hier aux 122 députés de l'Assemblée nationale des documents que l'opposition a immédiatement qualifiés de «propagande et d'autogratification pompeuse».M.Rivard a transmis les documents aux députés tant ministériels que de l'opposition dans le but, selon lui, «d'alimenter la réflexion personnelle sur la question linguistique à partir de la réalité plutôt qu'à partir de perceptions».Selon le ministre, les débats à l'Assemblée nationale ne permettent pas d'aborder la réalité objectivement.Quant aux médias, dit-il, ils «ne sont pas toujours le reflet exact des paroles prononcées et des gestes posés».Aussi, M.Rivard a fait transmettre aux députés des copies de deux de ses interventions publiques l'une devant les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, l'autre au congrès annuel d'Alliance Québec.Les documents fournis par le ministre Rivard comprennent également une déclaration des leaders de la communauté grecque au Québec et une opinion du politi-cologuc Léon Dion, qui favorise l'affichage bilingue à l'intérieur des commerces au Québec.«Au lieu d'adopter des positions claires en matière linguistique, le ministre entretient le jeu des indices commencé par le premier ministre il y a deux ans et demi.Ce jeu est particulièrement dommageable pour la politique linguistique au Québec», a commenté le porte-parole de l'opposition, le député péquiste de Tail-lon Claude Filion.M.Rivard a répliqué que la transmission des documents ne \\isait qu'à «alimenter la réflexion» des députés en matière de langue au Québec.L'opinion de M.Dion a été incluse dans les documents parce que le politicologue y affirme que Montréal est le seul véritable centre d'intégration des immigrants qui arrivent au Québec et que c'est à Montréal que les immigrants perçoivent quel est le visage français du Québec, explique le ministre Rivard.Cela se fait non seulement par l'affichage, mais aussi par la langue de travail, la langue enseignée dans les COFI et dans les écoles, a dit le ministre.Taxe sur l'électricité: les agriculteurs remboursés à 80% Presse Canadienne OUL'BCC ¦ Le ministère du Revenu du Québec remboursera dorénavant aux agriculteurs 80 p.cent de la taxe payee sur leurs achats d'élec-iricité.a annoncé hier le ministre du Revenu Yves Séguin, à l'Assemblée nationale.Cette proportion représente la partie de l'énergie ordinairement consacrée à la production agricole sur une ferme et que la Loi sur la vente au détail exempte du paiement de la taxe.Le ministère, qui remboursait aux agriculteurs 70 p.cent de la taxe payée sur leurs achats d'électricité, vient de porter le remboursement à 80 p.cent à la suite des représentations du député de Prévost, Paul-André Forget, et aux discussions avec le ministre de l'Agriculture, Michel Page.La plupart des fermes ne possédant qu'un seul compteur d'clec-iricite, l'agriculteur doit payer la taxe sur la totalité de ses achats d'électricité taxables et demander ensuite le remboursement de la partie exemptée a Revenu Québec Une commission parlementaire recommande la création d'un tribunal des droits de ia personne pute péquiste de Taillon et président du groupe parlementaire d'examen.À l'origine de ces longs délais, les six rôles conflictuels que doit assumer la Commission: ¦ elle enquête sur le bien-fondé des plaintes et doit, tout à la fois, agir comme médiatrice entre le plaignant et la partie qui fait l'objet de cette plainte; ¦ elle doit promouvoir les droits et libertés et agir comme juge quant au bien-fondé des plaintes; ¦ alors qu'elle fait enquête, elle est aussi appelée à conseiller des organismes ou individus pour qu ils respecteent mieux la Charte des droits.Pour mettre fin à tant de litiges, les députés des deux partis re-commandent au gouvernement d'«emprunter au modèle canadien» et d'instituer un véritable tribunal des droits de la person- ne, pour juger les plaintes, laissant à lu Commission son rôle de promotion du respect des droits.Pour qu'elle soit mieux connue, la CDP devrait en outre, estiment les députés, négocier, avec les médias, la diffusion de capsules de services publics du genre «La minute juridique».Elle devrait aussi élargir d'urgence, aux neuf régions du Québec dont elle est absente, sa présence minimale: un bureau, quitte à en partager le loyer et la secretaire avec Communications-Québec ou la Protection de la jeunesse.«Outre Montreal et Québec, la CDP a de modestes bureaux dans quatre régions: Rouyn.Hull, Sherbrooke et Sept-Iles.Ces simples présences ont fait décupler le nombre de plaintes», a dit M.Fi-iion.À $50 000 par région et par an, «ça ne fait pas cher pour que les droits de la personne soient mieux respectés».Membre de ia commission d'examen, l'adjoint parlementaire du ministre de la lustice.Claude Dauphin ( Marquette) a déclaré: «M.Marx est entièrement d'accord avec nos recommandations.» Cela signifie-t-il qu'il piloterait un projet de loi pour traduire ces recommandations dans la réalité aussi tôt qu'à l'automne?M.Filion est bien prêt à attendre la session suivante, pourvu que la grande part des 41 recommandations de son groupe soient traduites dans une solide réforme.COLOREES Prix \"payez et emportez\" du 6 au 18 juin 1988 PHILIPS Rasoir rechargeable pour homme PHILIPS À trois lames rotatives.Entretien facile.Recharge rapide en 3 minutes.246040 Ensemble de brosse rotative et rallonge TURBO JET II avec mécanisme anti-éclaboussures.8 bâtonnets de savon.648275 RABAIS PHllips l»NACHARGE ^ Piles rechargeables DYNACHARGE Choix de double A.carte de 2.C et D.carte de 2.9 volts, carte de I.1382001 + A PARTIR DE LA CARTE ItuUOXtL Rasoir rechargeable BRAUIM Ajustement automatique de la tension paitout dans le monde.Étui de voyage souple inclus.069018 Toupie % MAKITA Compacte et de manoeuv/e facile roulement à billes.Guide de profondeur gradué 1197005 Ruban à mesurer \"Ultralock'LUFKIN Graduations métriques et anglaises 6 m/20 ' 185086 43 RABAIS ,-fïHStfM» 5 Taille haie de luxe BLACK & DECKER 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souhaitée par le peuple des deux côtés de la ligne d'armistice», a déclaré le professeur Ryu Hae Yong, de l'Académie coréenne des sciences sociales.Les derniers Nord-Coréens admis au Canada furent les membres de l'équipe olympique venue participer aux |cux de I976 à Montréal, jeux ternis par le retrait des Africains en protestation contre les échanges sportifs entre certains pays et l'Afrique du Sud, patrie de l'apartheid.Les |eux de I980, à Moscou, furent boycottés par 62 pays, dont le Canada et les États-Unis, opposés à l'invasion soviétique de l'Afghanistan.En guise de représailles, ceux de 1984.à Los Angeles, étaient boycottés par l'URSS et ses alliés.Le conflit entre Pyongyang et Séoul à propos de la co-organisation fait planer sur les (eux de 1988 la menace d'un nouveau boycottage.Une seule nation « Les Jeux de 1988 auront lieu en Corée, et la nation coréenne est une », a dit le professeur Ruy, précisant qu'il résumait ia position officielle de Pyongyang.« Compte tenu des populations, nous avons propose qu'un tiers des épreuves se tiennent au nord et le reste au sud.Nous avons les installations nécessaires ».Mais, a-t-il poursuivi, les autorités de Séoul ont offert à Pyongyang d'organiser certaines épreuves préliminaires, en se réservant les épreuves finales.« Nous ne sommes pas une province du Sud », a dit le professeur Mun |ae Chol, de la même académie, ajoutant : « Le gouvernement s'efforcera jusqu'à la dernière minute de co-organiser les |cux avec le Sud et il fera de son mieux pour arriver à une entente.Mais, s'il n'y parvient pas, il n'ira pas aux Jeux, en espérant que ceux qui aiment la justice le soutiendront ».Les professeurs Ruy et Mun, historiens, ainsi que Choe Chang Hun, chercheur en linguistique comparée, ont participé, le week-end dernier, aux travaux de l'Association canadienne des études asiatiques (ACÉA), dans le cadre des réunions des sociétés savantes tenues à l'Université de Windsor, en Ontario.Une présence historique « Leur présence ici est une percée, historique pour les échanges universitaires entre le Canada et la Corée du Nord », a expliqué le professeur Sam Noumoff, directeur du Centre d'études sur les régions en.développement de McGill (CÉRD), qui les accompagnait.« Ce n'est qu'à la toute dernière minute qu'ils ont reçu leurs visas pour le Canada, via Moscou », a-t-il ajouté, expliquant qu'une rumeur lancée il y a quelques semaines par un journal de Toronto sur un présumé complot terroriste nord-coréen contre le Canada visait peut-être à leur fermer les portes.La CIA, citée pourtant par le journal, avait démenti le rapport, a-t-il dit.Le Canada s'en tient à la position occidentale de ne reconnaître la Corée du Nord que si celle-ci et ses alliés communistes et wolte-face des autorités en Corée du Sud Après avoir réprimé la semaine dernière des milliers d'étudiants qui voulaient faire la jonction avec leurs camarades du Nord sur la ligne d'armistice, les autorités sud-coréennes ont permis hier à 1500 d'entre eux de s'y rassembler pour réclamer la co-organisation des jeux Olympiques de 1988 entre le Nord et le Sud, la réunification du pays divisé depuis 40 ans et le retrait des troupes américaines de la péninsule.photo rî«ter La Pologne va fermer 140 entreprises non rentables Les réformistes gagnent du terrain au Politburo d'après AFP et Reuter VARSOVIE Le premier ministre polonais, M.Zbignicw Messner, a annoncé hier à Varsovie que 140 entreprises du pays, jugées « non rentables » par les autorités, devaient être prochainement « liquidées ».Dans une allocution prononcée devant les membres du Comité central du POUP (Parti ouvrier unifié polonais), dont le septième plénum a commencé lundi et s'est terminé hier, M.Messner a précisé qi.e « la décision de liquidation » av;«il déia été piise officiellement pour 21 de ces entreprises.Les modalités de fermeture des autres unités de production, dont l'usine de fabrication de wagons Pafawag(4 000 employés) à Wroclaw (sud-ouest), doivent encore faire l'objet d'un examen complémentaire, a souligné le chef du gouvernement.¦ La situation, qualifiée de difficile, dans plusieurs aciéries et chantiers navals du pays, sera également étudiée séparément, a encore indiqué M.Messner.Les chantiers navals de Gdansk Cl I 000 employés), dans le nord de la Pologne, seraient notamment, selon l'agence officielle PAP, «au bord de la faillite» et le pouvoir tenterait de trouver des solutions pour sauver rétablissement qui, dans les années 70, a été l'un des fleurons de l'industrie nationale.Selon l'agence, l'une des solutions recherchées pourrait déboucher sur une association avec des pays occidentaux.La Finlande et la Suède ont été citées par PAP.M.Messner a d'autrre part déclaré que 800 en- treprises de Pologne seront «décentralisées» et passeront sous la tutelle directe des administrations locales.Évoquant le recours aux «pouvoirs spéciaux» dont le gouvernement s'est doté il y a quelques semaines pour «accélérer» le processus de mise en place des réformes, M.Messner a indiqué que dans le cadre de ces nouvelles prérogatives, les autorités avaient licencié, jusqu'à ce jour, 25 directeurs d'entreprises, considérés comme «inefficaces».«Il faut encore s'attendre à davantage de sévérité au.cours du second semestre», a encore dit M.Messner.D'autre part, le premier ministre a souligné que le pouvoir n'avait pas prévu l'ampleur des revendications en matière de hausses salariales, qui se sont traduites en avril et mai derniers par des grèves dans une trentaine t\".'établissements industriels de Pologne.Il a également qualifié de «mauvaise» la situation du marché intérieur, mettant en évidence la persistance des pénuries alimentaires ou de produits manufacturés.Toujours au cours des travaux de ce 7e plénum du comité central du POUP, le comité central a procédé à un remaniement de son bureau politique et de son secrétariat.Le role des réformistes s'est notamment accru lorsque le président de la Banque nationale, M.Wladyslaw Baka, est devenu membre du bureau politique.De plus, le membre du Politburo Mieczyslaw Rakowski, dirigeant pragmatique d'obédience réformiste et allié du chef du POUP Wojciech (aruzelski, s'est également assuré une position influente en se voyant nommé secrétaire du comité central.non alignés reconnaissent la Corée du Sud.Dans sa prestation devant l'ACÉA à Windsor, la délégation nord-coréenne a fait valoir que le peuple coréen existe depuis 5 000 ans comme nation homogène, avec la même langue, la même culture et les mêmes coutumes, et que la guerre de 1950-53 et quatre décennies de division avaient affaibli la Corée en entretenant un foyer de grave tension dans cette région du monde.« La réunification, par le dialogue et la négociation, et de façon pacifique, est la première priorité de notre peuple et de notre gouvernement », a dit le professeur Ryu.Son collègue Mun )ae Choi a précisé que Pyongyang proposait des négociations tripartites avec Séoul et Washington, « qui maintient 40 000 militaires et 1 000 armes nucléaires en Corée du Sud ».La formule de réunification envisagée par le Nord serait une « République démocratique confédérale » où chacune des deux parties conserverait son système économique et social, sur le modèle de la réintégration de Hong Kong à la Chine en 1999.En attendant, Pyongyang favorise les rencontres entre étudiants et dirigeants politiques des deux côtés de la zone démilitarisée.Journée de grève pour commémorer Soweto Agence France-Presse JOHANNESBURG La population noire d'Afrique du Sud, dont une bonne partie a déjà fait grève la semaine dernière durant trois jours, prépare une nouvelle journée d'action pour commémorer, demain, le 12e anniversaire du déclenchement des émeutes lycéennes de Soweto, la date la plus chargée d'émotion pour le mouvement nationaliste noir.Les organisations opposées à l'apartheid honoreront la mémoire des 575 personnes \u2014 la plupart lycéens, selon une commission d'enquête officielle \u2014 tuées lors des affrontements avec la police entre le 16 juin 1976 et septembre 1977.Pour la troisième année consécutive, le 16 juin, appelé par l'opposition noire « jour de la jeunesse », sera célébré avec pour toile de fond l'état d'urgence, renouvelé pour un an vendredi dernier.Dans le cadre de ce régime d'exception, toute grève de nature politique et tout appel à la faire sont illégaux.Aucune organisation n'a ainsi publiquement appelé à une grève pour demain, comme il n'y avait pas eu de consigne de ce genre la semaine dernière.Pour cette raison, les trois « journées d'action » menées les 6, 7 et 8 juin par deux syndicats noirs avaient été perçues comme un succès de l'opposition extraparlementaire.On estime à plus de 2 millions le nombre de Noirs ayant défié l'état d'urgence.Le stay away (expression désignant la grève générale) de demain est cependant très différent, pas seulement parce qu'il ne durera qu'une seule journée.Les événements de la semaine dernière constituaient une action de revendication ponctuelle, destinée à protester contre un projet de loi réglementant le droit de grève et contre la récente interdiction de 18 mouvements opposés à l'apartheid.En revanche le stay away du 16 juin est un événement traditionnel, l'opposition extra-parlementaire exigeant depuis longtemps des patrons et de l'État que cette date soit proclamée jour férié.Reconnaissant la signification politique de cette journée, de très nombreuses compagnies ont d'ailleurs déjà accepté cette revendication, soulignait un pone-parole de l'Association des chambres de commerce (ASSOCOM).D'autres sociétés autorisent leurs employés noirs à prendre ' un jour de congé à cette occasion, comme par exemple l'Anglo American Corporation (AAC), principal groupe minier du pays.Les autres employeurs, sans prendre de sanctions, appliquent en général une politique de « pas de travail, pas de salaire ».Après le stay away de la semaine dernière, au contraire, le COSATU (Congrès des syndicats sud-africains) faisait état de 2 000 licenciements, essentiellement dans de petites entreprises, et de 1 000 procédures disciplinaires.Baker annonçant sa démission.photo reuterupi Howard Baker démissionne Dukakis: non à la «guerre des étoiles» d'après AFP.AP.UPI et Reutcr WASHINGTON j, e secrétaire général de la ¦h Maison Blanche, M.Howard Baker, a démissionné pour raisons personnelles et il sera remplacé par son adjoint, M.Kenneth Duberstein, a annoncé hier la Maison Blanche.Selon M.Marlin Fitzwater, porte-parole de la présidence, cette démission est due principalement aux maladies dont souffrent l'épouse et la mère de M.Baker.Le président Ronald Reagan a accepté cette démission, qui prendra effet le 1er juillet, «avec un profond regret », a-t-il déclaré.Les observateurs notent toutefois que le nom de M.Baker a été mentionné à plusieurs reprises parmi ceux des candidats possibles à la vice-présidence sur le «ticket» républicain de novembre.Ses attaches sudistes, son poids politique et sa jovialité pourraient effectivement aider la campagne du candidat républicain à la présidence, M.George Bush.M.Baker, ancien sénateur du Tennessee, avait été appelé à la Maison Blanche le 27 février 1987 pour remplacer le précédent secrétaire général Donald Regan, contraint à la démission à la suite du scandale de l'irangate.Par ailleurs, M.Michael Dukakis, candidat démocrate à la prochaine élection présidentielle, a proposé hier à Washington la rénovation des forces conventionnelles comme priorité budgétaire de la politique de défense plutôt que le maintien de l'IDS (Initiative de défense stratégique ou «guerre des étoiles»).M.Dukakis, qui prononçait ie premier discours de sa campagne électorale consacré exclusivement aux questions stratégiques, a fait cette décla- ration devant le Conseil atlantique, une organisation privée.Comme autre exemple des «durschoix» qu'il faudrait faire pour s'accomoder d'un budget de la défense stable réels, M.Dukakis a aussi pris posi- Le successeur, Kenneth Duberstein.photo ap.tion contre le déploiement sur rail de missiles MX proposant plutôt de développer des armes anti-tanks efficaces.Le candidat démocrate a également insisté sur le nécessaire renforcement de l'OTAN car, a-t-il dit, «la sécurité européenne est vitale pour la nôtre».M.Dukakis a demandé que les alliés européens «prennent à leur compte une juste part du fardeau économique et militaire pour la défense de la liberté dans le monde».Il a également préconisé une «meilleure cooperation \u2014 enlrre pays européens et entre ceux-ci et les Éiats-Unis \u2014 pour la planification, l'entraînement et la recherche en vue d'une défense plus forte».La grève générale a pris fin en Arménie Des heurts signalés en Géorgie soviétique d'après AFP et Reuter MOSCOU La fièvre est retombée hier Erevan, avec la fin de la grève générale entamée la veille, mais l'impasse en Transcaucasie reste entière, les Parlements arménien et azerbaïdjanais devant voter cette semaine des résolutions opposées sur la question du Nagorny Karabakh qui n'a fait que s'exacerber depuis le début des troubles, en février dernier.En acceptant que le Soviet suprême arménien \u2014 et azerbaïdjanais pour respecter l'équilibre \u2014 donne son avis sur la question, le Kremlin a cependant mis en route un processus, nécessitant à terme son arbitrage, qui lui a donné un premier sursis hier à Erevan.Une grande majorité des 500 000 Arméniens rassemblés lundi autour de la place de l'Opéra, dans cette cité comptant plus d'un million d'habitants, a été convaincue de reprendre le travail par une intervention du Premier secrétaire du PC arménien, Soren Aroutiounian.Selon ce dernier, la majorité des députés arméniens s'est engagée à voter aujourd'hui une résolution demandant aux Parlements d'Azerbaïdjan et d'URSS de répondre favorablement à la demande de rattachement à l'Arménie du Nagorny Karabakh, région d'Azerbaïdjan à majorité arménienne.Mais, à Bakou, les autorités azerbaïdjannaises ont pris une position inverse et le secretaire local du Parti communiste, Ab-doul Vezirov, a souligné que'sa république n'abandonnerait jamais ce petit territoire montagneux.Autre illustration de la cohabitation difficile entre les différentes ethnies du Caucase : des heurts entre quelque 200 Mes-khètes musulmans venus d'Asie centrale, où leur peuple a été massivement déporté en 1944 sur ordre de Staline, et Géorgiens chrétiens se sont produits il y a une dizaine de jours à Borjomi, une ville du sud de la République soviétique de Géorgie a-t-on appris hier de source dissidente.Une bataille rangée s'est ensuite déroulée entre la police, intervenue pour mettre fin aux affrontements, et les Mcskhètcs, qui arboraient des « slogans anti-Géorgiens » et demandaient le droit de revenir vivre da:is la région, a précisé M.Zviad Gam-sakhourdia, un porte-parole de la dissidence géorgienne.En 1944, quelque 300 000 Mes-khètes, accusés par Staline d'être des « agents turcs », ont été déportés en quelques nuits de Géorgie en Asie centrale et beaucoup d'entre eux ont péri.M.Gamsa-khourdia a estimé à 400 000 le nombre des Meskhètes vivant actuellement en URSS, dont une dizaine de milliers habitent encore la Géorgie.D'autres peuples du Caucase avaient été déportés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale sur ordre de Staline, de même que les Tatars de Crimée accusés de « collaboration avec les nazis ». B7 AFGHANISTAN L'Inde quitterait Kaboul ¦ L'ambassade indienne à Kaboul aurait commencé à réduire son personnel, ce qui pourrait signifier une perte de confiance dans le gouvernement pro-soviéti-que, affirme un diplomate occidental.Plus de 100 soldats afghans ont trouvé la mort au cours d'une offensive contre les rebelles lancée la semaine dernière, à l'ouest de Kaboul.D'autre part, l'armée régulière afghane a ouvert le feu, hier, sur un village pakistanais, Ali Zai, faisant trois morts et 14 blessés.LIBAN Trêve dans les camps ¦ Une trêve négociée à Damas par plusieurs factions palestiniennes est entrée en vigueur, hier, dans deux camps de réfugiés palestiniens, Bourj al Brajneh et Chatila.Les combats, commencés il y a deux mois, après la visite d'Arafat à Damas, ont fait 45 morts et 180 blessés.Au Sud-Liban, quatre membres d'Amal ont été tués lors d'un assaut lancé contré l'Armée du Liban-Sud (ALS), milice pro-israé-lienne.L'affrontement a eu lieu à Beit Yahoun, à la limite de la zone de sécurité.GRÈCE-TURQUIE Ozal conciliant ¦ Le premier ministre turc Turgut Ozal a lancé hier à Athènes un appel à la mobilisation pour contribuer au réchauffement des relations entré la Grèce et la Turquie, avouant qu'il faudrait tout de même plusieurs années pour régler le différend qui oppose les deux pays.M.Ozal est arrivé lundi à Athènes pour une visite officielle qui a pour but le rapprochement des deux membres de l'Alliance atlantique.De multiples manifestations contre sa présence ont lieu chaque jour depuis son arrivée.ARCTIQUE Exercices militaires ¦ Le journal de l'armée soviétique, Krasnai Zvezda, a dénoncé hier l'activité militaire croissante de l'OTAN dans l'Arctique canadien.Zvezda voit un lien entre cette augmentation des activités et la destruction prévue des missiles nucléaires américains, en Europe.Les plans de l'OTAN pour l'Arctique, selon le quotidien, incluent le déploiement de I 000 missiles Cruise sur des navires et des sous-marins.Le journal rapporte six essais de lancements depuis janvier.SLOVÉNIE Réunion des communistes ¦ Les dirigeants de la Ligue des communistes de Slovénie se sont réunis, hier, pour examiner les retombées de l'arrestation de deux journalistes et d'un soldat accusés d'espionnage par l'armée.Les deux journalistes collaboraient au magazine officiel de la jeunesse, Ml, -\"\u2022 ' qui combat pour uni ->de liber- té d'expressio.«iî critique souvent l'ai e.Les doutes quant à la r jlarité des arrestations ont :é qualifiés d'« insuK » par un porte-parole de l'armée.PUNJAB Quinze morts ¦Cinq sikhs et 10 hindous ont trouvé la mort au cours des dernières 24 heures au Punjab dans des incidents reliés aux activistes sikhs.Des militants sikhs ont tué huit villageois hindous et un sikh et blessé un nombre indéterminé de personnes lors d'une attaque lancée lundi soir, indique la police.L'agence de presse indienne rapporte quatre autres événements où un policier et un commerçant ont été tués par les séparatistes sikhs et quatre sikhs ont été abattus par la police.AQUINO 'Liquider l'insurrection» ¦ Mme Corazon Aquino, en visite à Genève, a réaffirmé hier avec fermeté sa volonté de liquider l'insurrection aux Philippines, et estime que « la prochaine libération devait être économique ».Mme Aquino a indiqué avoir « une base morale » pour justifier « la vigueur mise dans la reprise des hostilités ».La centrale ouvrière de gauche, Mouvement du 1er mai, qui dit représenter 750 000 travailleurs, a réagi en affirmant que le peuple souffrait autant maintenant que sous Marcos.Pius d@ cent journalistes étrangers agressés en Israël depuis décembre d'après Rcuter et AFP JERUSALEM ¦ L'Association de la presse étrangère en Israël (FPA) a indiqué hier que l'armée, la police et les colons israéliens «avaient agressé physiquement plus de 100 journalistes » depuis le début du soulèvement palestinien dans les territoires occupés.« Nous avons connaissance de 100 à 150 incidents contre des journalistes étrangers en Cisjordanie et dans la bande de Gaza entre décembre et fin mars.Nous avons passé six mois à protester à tous les niveaux », a déclaré le président de la FPA Robert Slater, lors d'une conférence de presse.M.Slater, correspondant de Time, a indiqué que la FPA n'avait à ce jour pas reçu de réponse à une \u2022lettre de protestation qu'elle avait adressée au ministre israélien de la Police, M.Haïm Barlev, après l'agression le 4 juin contre trois photographes menée par des policiers en civil et des gardes-frontières, lors d'une manifestation de mouvements pacifistes à Tel Aviv.M.Slater a, d'autre part, accusé le gouvernement israélien « d'avoir créé et entretenu une atmosphère au sein du public, qui encourage les attaques physiques et verbales contre les journalistes ».Selon le responsable de la FPA, les récents autocollants dis- tribués par les colons, sur lesquels on peut lire « Un pays uni contre une presse hostile ;>, sont une « invitation » à la poursuite de ces attaques.Par ailleurs, le chef de l'administration militaire en Cisjordanie, le général Shaike Erez, a ordonné hier soir la fermeture pour deux jours de toutes les écoles dans le secteur.« Cette mesure a été prise en raison de la participation active d'écoliers dans des manifestations qui ont perturbé les études dans plusieurs établissements », a-t-il expliqué.Le général a prévenu les écoliers palestiniens que cette mesure constitue un « premier » avertissement.« Aujourd'hui, les élèves ont un plus grand besoin de terminer leur semestre que l'administration n'en a de garantir l'ouverture des écoles », a-t-il dit.Les écoles de Cisjordanie avaient été autorisées par les autorités militaires israéliennes à rouvrir leurs portes le 23 mai après plus de quatre mois de fermeture.Cinq Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats et de colons israéliens, dans la nuit de lundi à mardi, à Jenin et dans le camp de réfugiés de Dheisheh près de Bethléem, a-t-on indiqué d'autre part de sources palestiniennes.à Port-ciu-Priitee Agence France-Presse PORT-AU-PRINCE ¦ Un mouvement de panique a touché, hier, en fin d'après-midi, le centre commercial de Port-au-Prince, où les magasins ont fer>.mé plus tôt que d'habitude, à la suite de rumeurs persistantes sur un éventuel transfert du colonel Jean-Claude Paul, commandant du puissant bataillon |ean-|acques-Dessalines.Ces rumeurs,, qui n'ont pour l'instant fait l'objet d'aucun commentaire officiel, indiquaient que le commandant Jeun-Claude Paul, à la téte du plus important bataillon de l'armée de terre haïtienne, avait été transféré de son commandement à une autre fonction.Une source généralement bien informée a, pour sa part, indi-, que à l'AFP que le colonel Paul aurait effectivement été transféré de son poste au grand quartier général de l'armée par le com-, mandant en chef de l'armée haïtienne, le lieutenant-général, Henri Namphy, qui l'aurait nommé assistant chef d'état-major général, en remplacement du colonel Morton Gousse, élevé au grade de général de brigade.Le lieutenant-colonel Guy Francois, commandant en second du bataillon Dessalines, en deviendrait le nouveau commandant sur décision du général Namphy.alors que les autorités militaires haïtiennes devraient confirmer dans les prochaines heures ce changement.ECONOMIES À PLEIN TIROIR.Durant notre vente 79e anniversaire nous avons réduit les prix sur une vaste gamme de mobiliers de salles à manger, de chambres à coucher, éléments muraux, tables à cocktails et tables de bout et presque toutes les pièces d'ameublement qui comportent des tiroirs! 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LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED115 JUIN 1988 Dans l'ensemble, un palmarès juste C1AUPE CINCRAS_ ¦ On peut dire que, dans l'en-scmbie, ie palmarès du Concours de piano est un palmarès juste.On peut tiquer sur l'ordre des deux premiers prix, mais ce choix du jury s'explique assez simplement.À mérite pianistiqùe somme toute égal, il est certain que Bernd Glemser, le deuxième prix, est un plus grand musicien que Angela Cheng, le premier prix.La supériorité de Glemser comme interprète fut particulièrement évidente en deuxième épreuve: on se rappellera toujours la dimension incroyable qu'il donna à la Sonate de Liszt, alors qu'on a déjà oublié le programme même que Cheng avait présenté au cours de la même épreuve.Bref, il est clair que le gros planisme de Cheng a fortement impressionné le jury et que l'intelligence et le raffinement de Glemser lui ont tout simplement échappé.Comment en serait-il autrement puisque certains pianistes membres du jury affectionnent justement, dans leur propre jeu, ce style un peu primaire?Les plus malins des auditeurs ont été plus loin: des considérations d'ordre extra-musical seraient entrées en ligne de compte.C'était le 25e anniversaire du Concours international de Musique de Montréal, c'était la vingtième compétition, et jamais, ni en piano, ni en violon, ni en chant ( les trois disciplines au programme), le premier prix n'était allé à un concurrent du Canada.Avec en mains un candidat dont on ne peut nier qu'il soit de haute gamme, l'occasion n'était-elle pas toute rêvée de «faire un cadeau» au Concours et au pays où il se déroule?Du reste, en dévoilant le palmarès au public resté en salle, dans la nuit de lundi à mardi, la présidente du jury, Me Suzanne Vadboncoeur, n'a-t-elle pas parlé, à propos du premier prix décerné à Angela Cheng, d'un prix «qui lui revient»?Je continue donc de penser \u2014 et une foule de gens avec moi \u2014 que le premier prix revenait à Bernd Glemser, qui reste un pianiste hors du commun, alors que Angela Cheng est une très bonne pianiste comme il y en a beaucoup.Mais on se consolera en pensant à ce qui nous a été épargné.D'une part, il est étonnant que le jury ait quand même été assez sensible à l'art de Glemser pour le placer en deuxième.D'autre part, avec trois Soviétiques dans la course, dont deux étaient très forts, et un jury.de huit personnes comportant un Soviétique (Karen Khatchaturian ) et quatre pianistes dont on peut supposer qu'ils sont «soviétisants» (l'Est-Allemand Peter Rôsel, le Cubain Santiago Rodriguez, notre André Laplante, lauréat passé du Concours Tchaikovsky de Moscou, et Daniel Pollack, premier pianiste $160000 pour un Morc-Aurele Fortin ¦ Un Marc-Aurèle Fortin de 1925 intitulé So/e/7 d'été évalué à $100 000 s'est vendu hier soir $160 000 à l'Hôtel des Encans.Coaeco dit \u2014 \u2014 ¦ - \u2014 oui aux canaux spécialisés ¦ Câble Telecom CCO (Coge-co ) qui dessert le centre et l'est du Québec, diffusera la programmation des quatre canaux spécialisés (TV5.Musique-Plus, Famille et Météo) dont la programmation débutera en septembre.Les ententes finales restent à signer.Le CRTC doit par ailleurs rendre une décision sur une transaction qui ferait passer à Cogcco plus de 10 000 abonnés au Saguenay-Lac Saint-Jeu n.¦ CJMS a de la compagnie dans le trafic.Quatre radios montréalaises \u2014 CKAC, CJAD, Radio-Cité et CJFM \u2014 ont mis sur pied un centre inforoutier commun.À lire en page A 3.¦ Michel Chamberland, le nouveau vice-président programmes de CFTM, procédera cette semaine à la première évaluation formelle des nouvelles émissions du 10.Le Grand Théâtre expose Presse Canadienne QUÉBEC ¦ La Galerie d'art du Grand Théâtre de Québec présente une exposition collective de ses artistes intitulée Théâtres intérieurs.L'idée du thème est inspirée de la Quinzaine internationale de théâtre qui s'est terminée le week-end dernier et dont quelques-unes des activités ont eu lieu au Grand Théâtre.Un certain nombre d'artistes ont voulu profiter de l'occasion pour inscrire dans la matière les fantasmes que leur inspirent les théâtres les plus secrets.- L'exposition présente donc des oeuvres de Denise Blackburn, Geneviève Decclles, lean Devost, Elène Gamache, Hélène Goulet, Guy Lcmieux, Parysc Martin, Ga-tien Moisan, Denise Moriset, Michel Pigeon, Carol Poulin, Agnès Rivcrin, loseph-Ricliard Veilleux et Bill Vincent.\\ Ce soir, les lauréats ¦ Ce soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, c'est l'événement final du Concours international de Musique de Montréal, consacré cette année au piano, et diffusé en direct aux deux Réseaux français et anglais de Radio-Canada.Avec Franz-Pau! Decker et l'Orchestre Symphonique de Montréal, les principaux gagnants reprendront, en tout ou en partie, les oeuvres qu'ils avaient présentées en épreuve finale.Palmarès et minutage des oeuvres permettront d'entendre les trois premiers lauréats: Angela Cheng, Bernd Glemser et Oleg Poliansky.Voici les détails du programme, dont le présentateur sera, cette année encore, le populaire Henri Bergeron.Angela Cheng (Canada), prix de la meilleure exécution de l'oeuvre canadienne inédite, imposée aux neuf finalistes ($500): Variations et thème, d'André Prévost.Oleg Poliansky (URSS), troisième prix ($3 000): premier mouvement du Concerto no 2, en sol mineur, op.16, de Prokofiev.Bernd Glemser (République fédérale d'Allemagne), deuxième prix ($7 500): deuxième et troisième mouvements du Concerto no 3, en ré mineur, op.30, de Rachmaninov.Entracte.Angela Cheng (Canada), premier prix ($15 000): Concerto no 1, en ré mineur, op.15, de Brahms.Remise des prix aux neuf lauréats.LE CONCOURS DE PIANO DE MONTREAL américain à enregistrer en URSS), on aurait pu se retrouver, encore une fois, avec un palmarès dominé de rouge.Qu'on se rappelle la compétition de l'an dernier, où l'attribution du premier prix au médiocre violoniste Dmitri Berlinsky avait ouvert la porte à toutes les suppositions concernant le fameux vote secret derrière lequel se retranchent les juges.Donc, de deux maux, le Concours de Montréal nous propose le moindre.Nous avons: Canada d'abord, musique ensuite.Nous aurions pu avoir: trois Soviétiques concurrents = trois Soviétiques en tête de palmarès, ou quelque chose d'aussi aberrant.Le reste du palmarès me paraît, de même, assez équitable, l'aurais placé Konstantin Scherbakov avant Oleg Poliansky, et surtout avant l'indifférent Oleg Marchev, mais là encore on sent les affinités du jury, qui a droit, bien sûr, à ses goûts: Scherbakov est un «intellectuel», comme Glemser, et Poliansky, c'est le genre «big piano» incarné par Cheng.Si Marchev me parait encore trop haut, en revanche il est heureux que le jury ait placé Dan-Wen Wei avant lui: bien que le jeune Chinois se soit trompé en concerto, son sérieux a été pris en considération par les juges.Les trois autres méritent les places qui leur ont été assignées, c'est-à-dire les dernières: Balàzs Szokolay, Seizo Azuma et Laura Csik.EN VEDETTE À LA BAIE 40% DE RABAIS Un choix renversant de reproductions encadrées.Tout notre assortiment est réduit à moins de 100$.Faites votre choix entre les modèles traditionnels et les styles les plus modernes.Dimensions 23 cm sur 28 cm à 76 cm sur 102 cm.Le choix peut varier selon le magasin.Ord.30$ à 170$ 17,99 à 99,99 ch.Lampe pour cadre.Ord.25$ 19,99 ch.Reproductions, rayon 526 Pas disponible à Dorval.^aie GARDIIf POUR LA FÊTE DES PÈRES, OFFREZ-LUI UNE DE CES CHEMISES DE VILLE OU CHEMISES SPORT DE CHOIX! 1919 JUSQU'À 44% DE RABAIS SUR LES CHEMISES DE VILLE PIERRE CARDIN.A.Papa saura apprécier ces chemises de ville à manches longues signées Pierre Cardin.Coupe cintrée, col thermocollé infroissable, et devant à patte sont à la base de la plus belle allure en ville! 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