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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-11-22, Collections de BAnQ.

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[" La mélôo Aujourd hui: Ensoleille Minimum -16° Maximum -3° Demain: Ennuagement DETAILS PAGE A2 LE PLU$ GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE IES OPTICIENS 7 MARC COSSETTE 2 8 8 2 2 1 \u2022 MONTRÉAL, DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1987 104e ANNÉE N° 34 54 PAGES, 4 CAHIERS Aujourd'hui dimanche La personnalité de la semaine Sports LE SAMEDI 21 NOVEMBRE 1987 1 7 11 12 I 29 39 (16) I 5 15 23 31 38 42 (14) Sommaire Annonces classées.B 5 à B 10 Arts et spectacles informations.C 1 cine-horaire.C 4 Bridge.C 8 Deces.B 11 Editorial.B2 Etes-vcus observateur?.B 5 Feuilleton.B 7 Horoscope.B 6 Le monde.B 4 Mots croisés.B 8 «Mot mvstère».B 9 Quoi faire aujourd'hui.C 6 TABLOÏD SPORTS Write* WW.Dr CA Lof Les içe/r/WTs?0 » \u2022 vous PflGtëïVes A domicile et AbitibiTemiscammgue 55 cents Extérieur de la ville de Quebec (Region esti: 65 cents Iles de La Madeleine.90 cents Partis du Carré Phillips, le; .nanifestants ont marché d'un pas lent, sautillant dejtemps a autre pour se réchajffer, jusqu'au Palais de justice, dans le Vieux-Montréal.La foule crie « Justice » Près de 3 000 manifestants réclament une enquête publique SUMNNI COLPRON Des milliers de voix se sont élevées, hier, dans les rues de Montréal pour réclamer justice à la suite de l'incident à connotation raciale qui a coûté la vie à Anthony Griffin, le 11 novembre.Malgré l'air arctique qui saisissait la métropole, de 2 000 à 3 000 manifestants, rassemblés au Carré Phillips, ont parcouru la Côte du Beaver Hall, le boulevard Dorchester, les rues Saint-Denis et Notre-Dame, paralysant toute circulation pendant plus d'une heure dans le centre-ville.Le défilé, ouvert par les parents d'Anthony, abattu par le policier Allan Gossct d'une balle en plein front, s'est mis en branle à I2h 30, rue Sainte-Catherine.Tenant à bout de bras des pan-caries sur lesquelles on pouvait lire: «On accuse Gossct de meur-ire», «lustice must be donc», «Ne tirez passvp», «Qui police la police?», «Gun don't think.Police shut», «Anthony, on n'oubliera jamais», les manifestants oui marché d'un pas lent, sautillant de temps à autre pour se réchauffer, jusqu'au Palais de justice de Montréal.A mesure que le detilc avançait, les voix se faisaient plus fortes et plus puissantes, et les manifestants plus rares.VOIR FOULE EN A 2 __1 «À Montréal, le problème semble être l'image dévalorisée de la police et des fonctionnaires dans les pays d'origine des minorités» L'économie reste une « priorité » Le succès économique favorise le progrès social, dit Bourassa GILLS S IT-JIBN DENIS LBSSARD du bureau de La Presse QUEBEC obilisc depuis deux ans par la situation économique, le gouvernement Bourassa devrait adopter une orientation plus sociale, et tendre la main aux plus démunis de la société, estime le président du Parti libéral du Québec, M.Robert Benoit.Cet appel lancé hier devant 500 militants libéraux a rapidement été tempéré par le premier ministre Robert Bourassa.Toute percée dans les programmes sociaux reste conditionnelle au succès éco- nomique, un secteur «où il faut continuer de mettre l'accent», a soutenu le premier ministre en conférence de presse.Devant le Conseil général du parti, qui se terminera aujourd'hui par l'adoption d'une trentaine de résolutions centrées sur l'environnement et la famille, M.Benoit a réclamé un changement de discours d'un gouvernement jusqu'ici préoccupé par la rentabilité, les privatisations et le déficit.«Le gouvernement doit s'identifier au bon père de famille: un VOIR BOURASSA EN A~2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 5 La présence des minorités visibles à la police de la Communauté urbaine de Montréal est dix fois moins importante qu'à la police de Toronto.Cent quatre-vingt-douze des 5 240 policiers de Toronto proviennent des minorités visibles, alors qu'on n'en compte que 18 chez les 4 450 policiers de la CUM.Cette année seulement, la police du Toronto métropolitain a embauché 23 policiers noirs (dont huit femmes), quatre Orientaux, un Vietnamien, quatre Indo-Pakistanais et un Amérindien.Les Noirs sont les mieux représentés à Toronto avec un total de 115 policiers; les Indo-Pakistanais suivent avec 41.«Avant, nous étions passifs.Maintenant, nous faisons des efforts spéciaux auprès de ces groupes ; nous nous adressons aux universitaires», a dit à La Presse M.Ted Price, inspecteur responsable des relations avec les minorités à Toronto.La Ville-Reine a créé une unité spéciale, appelée Ethnie Relations Squad, qui regroupe 2b policiers polyglottes provenant de minorités et jouissant d'au moins trois ans d'expérience.Ils sont appelés à intervenir dans des situations où peut se manifester un problème racial dù souvent à l'ignorance des uns et des autres.Toronto compte dix fois plus de policiers venant des groupes ethniques que la police de la CUM Ces policiers font également du travail social.Ils peuvent aider les nouveaux arrivants au pays à se familiariser avec les lois canadiennes, le rôle de la police, les diriger vers des organismes de dépannage et maintenir les communications avec les communautés ethniques.Selon Mme lean Boyd, directrice du service du personnel, la police torontoise avait échoué jusqu'à il y a deux ans dans ses efforts visant à recruter davantage de candidats provenant des groupes ethniques.Depuis, elle a accru ses efforts.Ainsi, elle fait projeter des films sur la carrière policière dans des cinémas où vont les jeunes de groupes ethniques.Les dirigeants policiers ont également continué leurs efforts auprès des responsables des communautés ethniques et les ont encouragés à parler de la carrière policière à leurs jeunes.Mme Boyd note également que les policiers appartenant à des minorités ne sont pas seulement des enfants ou des petits-enfants d'immigrants: «Plusieurs sont nés à l'étranger.Nous ne nous sommes jamais donné la peine de savoir combien exactement mais je crois que c'est assez équilibré», conclut-elle.L'explication du nombre plus élevé de policiers venant des minorités visibles à Toronto vient peut-être du fait que les problèmes V.IRT R0NT0 EN A 2 Managua modifie le parcours de Clark CILLBS PAQUIK envoyé spécial_ Lu Presse à Managua Au moment même où s'amorcent les négociations de paix au Nicaragua, les combats entre l'armée sandiniste et les forces rebelles ont pris une ampleur sans précédent et menacent même des villages situés à moins de deux heures de la capitale.La pression exercée sur les troupes gouvernementales est telle que le secrétaire d'État aux Affaires extérieures, M.|oc Clark, a été contraint hier de modifier l'itinéraire de sa visite dans le nord du pays.Arrivé hier soir à Managua, première étape d'une tournée d'une semaine en Amérique centrale, M.Clark devait se rendre aujourd'hui à Mancotal, un centre agricole appuyé par le groupe albertain Farmers for Peace.Son projet a été abandonné à la dernière minute, à la demande des autorités nicaraguayennes, qui craignaient de ne pouvoir assurer sa sécurité.L'objectif de M.Clark était de constater les pertes encourues par les habitants de VOIR MANAGUA EN A 2 Des triomphes québécois par milliers LOUIS-BERNARD ROSIT AILLA collaboration spéciale PAU IS ¦ a hantise m d'un correspondant permanent d'un média québécois à l'a-ris \u2014 les «vrais» se comptent sur les doigts d'une main à laquelle il manquerait des doigts \u2014, c'est de tomber nez à nez, dans une réception, sur l'artiste «maudit» qui lui reproche amèrement : «Comment ?vous n'avez \tPARIS FRANCE\t \t\t pas fait de papier sur mon spectacle (ou mon exposition)?et la solidarité québécoise dans tout ca?» Quand je dis artiste, cela peut vouloir dire un chanteur, un peintre, un auteur, un poète, un essayiste, un universitaire, un acteur, un réalisateur et même un homme politique (mettez tout ça au féminin et refaites la liste en y ajoutant encore quelques professions).Les Québécois qui débarquent à Paris \u2014 ou en province \u2014 pour faire un «triomphe», on ne les compte plus à l'unité, mais à la douzaine.Les attachés de presse «privés» \u2014 ou ceux de l'ambassade du Canada ou de la Délégation du Québec \u2014 en voient arriver dans leurs bureaux à longueur de journées, une guitare, un disque ou simpiemeui un curriculum vi tae sous le bras.Ils cherchent un éditeur, une salle de spectacles, une maison de disques.et surtout des interviews dans les médias.On essaie de les raisonner, de leur expliquer que c'est compliqué d'avoir des papiers dans les journaux français.Il arrive qu'en désespoir de cause, VOIR TRIOMPHES EN A 2 A2 \u2022 LA PRISSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 77 NOVtMgfl 1987 TORONTO Toronto compte dix plus de policlers ethnique! que Montreal de relations entre police et minorités y ont commencé il y a prés de 20 ans.En 1969, la mort d'un jeune Portugais abattu par un policier a fait la manchette.L'incident aurait été le résultat d'un coup de feu accidentel.En 1979, des accusations de brutalité et de racisme ont été portées à l'endroit de policiers torontois à la suite d'une série d'incidents, dont la mort d'Albert lohnson, 35 ans, un homme d'origine jamaïcaine tué à la porte de sa maison par un policier.Le cardinal Emmett Carter, archevêque de Toronto, avait alors publié un rapport concluant que sa ville était raciste et que sa force policière en était le reflet.À l'époque, les journaux montréalais prédisaient des troubles raciaux «à l'américaine» à Toronto.On disait aussi qu'à Toronto, la police était responsable de 10 p.cent des morts violentes.En 1984, enfin, un festival jamaïcain a tourné à l'émeute quand la police est intervenue pour disperser des fêtards.Montréal n'a pas été exempte d'incidents similaires: ¦ l'affaire Molière Théard: la semaine dernière, la Commission des droits de la personne s'est adressée à la Cour suprême pour déterminer si c'est parce qu'il est hoir que cet homme a été frappé par neuf policiers de la CUM en 1979; ¦ en 1983, un policier de la CUM a été blâmé par la Commission de police du Québec pour avoir usé de force excessive et avoir insulté un Noir qu'il avait arrêté en 1981 ; ¦'et tout récemment, l'affaire Griffin.La communauté noire a accueilli ce dernier événement avec calme.La police de la CUM estime que la situation aurait été bien pire n'eut été des efforts effectués au cours des dernières années pour se rapprocher des minorités visibles.Ces efforts ont.toutefois donné peu de résultats dans l'embauche.La police de la CUM emploie sensiblement les mêmes moyens que celle de Toronto pour recruter des membres de groupes ethniques et de minorités visibles.On a fait des conférences, rencontré les groupes et leurs leaders, mis les policiers «visibles» en vedette sur des dépliants; on prépare actuellement un diaporama en différentes langues sur le même sujet.¦ Les 18 policiers montréalais particulièrement visibles sont six Noirs d'origine haïtienne, un Amérindien, quatre Indo-Pakistanais, deux Syriens, un Iranien, trois Libanais et un Chinois.La CUM les a répartis sur son territoire, où ils assument des taches ordinaires de patrouilleur.Un des Noirs travaille au Centre de formation de la police.Un autre Noir, ancien joueur de football professionnel anglophone, est actuellement en stage à l'Institut de police de Nicolet et sera assermenté en janvier s'il réussit son cour*.De plus, une postulante noire a été acceptée et doit entreprendre son stage à Nicolet en janvier.Le directeur des relations avec la communauté à la police de la CUM, M.lohn Dalzell, signale que les demandes provenant de minorités ont augmenté considérablement depuis deux ans.En 1986, la police de la CUM a reçu 686 demandes d'emploi de Québécois francophones et anglophones.Trente-neuf demandes provenaient de membres de groupes ethniques et 14 des minorités visibles.Mais cette année, seulement 497 demandes provenaient des groupes traditionnels.Et 55 venaient des groupes ethniques et 21 des minorités visibles, dit M.Dalzell avec fierté.Quand on lui parie de Toronto, cependant, il dit qu'on ne peut comparer les deux villes.«Premièrement, la composition démographique n'est pas la même.Plusieurs des groupes les plus importants à Montréal viennent de pays où la police n'est pas spécialement bien considérée; ce n'est pas le cas à Toronto», dit M.Dalzell, qui pense particulièrement aux Grecs, aux Haïtiens et aux Latino-Amé-ricains.«Deuxièmement, Toronto semble avoir un nombre moins grand de communautés réunissant chacune plus de monde, alors que nous avons une quarantaine de communautés qui ne sont pas toutes très nombreuses», ajoutc-t-il.Un autre phénomène préoccupe M.Dalzell : la CUM comptait 94 policiers d'origine italienne mai» seulement quatre Grecs en novembre 1986.Et ces groupes ethniques sont arrivés au Québec en masse à peu près en même temps, après la Deuxième Guerre mondiale.« Les leaders grecs à qui nous avions fourni du matériel de recrutement nous l'ont renvoyé.Le problème semble être l'image dévalorisée de la police et des fonctionnaires dans leur pays d'origine.Quand on émigré, la dernière chose qu'on veut devenir, c'est un fonctionnaire.Ça changera peut-être dans quelques années», espère-t-il.Il n'y a pas de problème évi- dent dans les critères de recrutement.A Toronto, on demande au candidat policier d'être citoyen canadien, d'avoir complété l'équivalent d'un secondaire cinq, de ne pas avoir de problèmes majeurs de vision (pas de daltonisme), de posséder un permis de conduire, de ne pas avoir de dossier criminel et d'être en bonne santé (poids proportionnel à la taille).C'est sensiblement la même chose ici, en vertu de la Loi provinciale de police.Mais il existe une différence qui peut se révéler importante dans certains cas: il n'y a pas de limite d'âge pour devenir policier â Toronto, alors qu'au Québec, la loi porte cette limite â 33 ans.Toronto a ainsi pu recruter des gens oui étaient déjà policiers dans leur pays d'origine.La police de la CUM n'a pas d'escouade ethnique comme Toronto.Et selon M.Dalzell, elle n'en aura pas.« La philosophie du service est que tous les policiers doivent faire leur travail auprès de tous les citoyens.À la longue, une escouade spécialisée composée de policiers venant des minorités peut créer une fausse image: les bons policiers membres de cette unité et les autres», souligne-t-il.La police de la CUM a préféré informer davantage tous ses po- liciers sur les différents groupes ethniques et raciaux, tout en éduquant les nouveaux arrivants par le biais des COFIS sur le tôle de la police au Canada.Cette année, le service a lancé un programme où chaque policier reçoit d'abord des cours théoriques («on va jusqu'aux origines de l'Homme pour mort* trer que nos ancêtres communs sont peut-être des Africains») et rencontre ensuite des membres des minorités avec lesquels il peut discuter librement et poser des questions.Les 1 800 patrouilleurs et officiers de poste devraient bientôt avoir complété ce stage de deux jours, et les 3 400 autres employés du service l'auront fait à l'automne prochain.«Il y a eu des confrontations, du défoulement.Mais les gens en sont sortis plus au courant de lu nouvelle réalité de la CUM.En fait, plus de 90 p.cent des policiers ont exprimé leur satisfaction après ces rencontres.Et il y en a qui se sont inscrits à des cours pour apprendre à mieux connaître certaines minorités.«Pour certains policiers, ces rencontres constituaient un premier contact avec des gens d origines différentes hors de la rue* donc dans un contexte plus détendu.Et plusieurs ont trouvé ces deux jours insuffisants», conclut M.Dalzell.?FOULE La foule crie'Justice» « We want.>/, criaient les organisateurs le long du cortège, formé majoritairement de Noirs, mais aussi de Blancs, de (aunes, de jeunes et de vieux, «lustice», répondait la foule, d'une seule et même voix chaude et vibrante.«Griffin est un cas de brutalité policière.Mais il n'est pas le seul.Cela doit cesser.Le policier qui a commis cet acte doit être condamné pour meurtre», a déclaré Simone Lorrain, qui prenait part â la marche.«Il y a trop de violence.C'est absurde.Il faut que la police s'interroge sur sa façon de travailler, non seulement avec les groupes ethniques mais avec la population en général», a ajouté Ezzel Floranina.«On veut que la police sache que nous n'acceptons pas de tels actes de violence, lustice doit être faite.Le policier doit être arrêté.Il doit être mis en prison», a renchéri loseph Simon.Arrivée devant le quartier général de la police de la CUM, rue Bonsecours, la foule, jusque-là calme et pondérée, a laissé tomber quelques cris hostiles.Un climat d'ammosité, chargé de colère, a régné pendant quelques minutes avant de faire place à la bonne humeur qui a caractérisé la marche tout au long du parcours.Le président de la CSN, M.Gerald 1.arose, a été vu joindre les rangs des manifestants, à l'angle de la rue Sainte-Antoine, dans le Vieux-Montréal.«Anthony Griffin était un membre de notre famille et nous sommes tous touchés par sa mort », a-t-il dit.«C'est un combat difficile, mais c'est un combat qu'il nous faut mener tous les jours et contre toutes les forces de répression», a ajouté M.Larose, qui prenait la parole devant un millier de personnes frigorifiées, réunies en face du Palais de justice de Montréal.Le député libéral fédéral de Notre-Dame-de-Grâce et ancien solliciteur général du Canada, M.Warren Allmand, a réclamé pour sa part la tenue d'une enquête publique sur les circonstances de la mort de Griffin.11 a en outre demandé qu'on étudie les modalités et d'embauché au Service de police de la CUM et qu'on revoie la formation dispensée aux nouveaux agents.La présidente du Conseil des communautés culturelles et de l'immigration, Mme Juanita Westmoreland, a insisté de son côté sur le fait que la brutalité policière et la violence en général ne touchaient pas seulement les Noirs.«Ce n'est pas une opposition entre Noirs et Blancs.Il existe aussi des cas de violence entre des gens de race noire», a-t-elle expliqué, en se disant réjouie de voir dans l'assistance que la tragédie de la semaine dernière concernait tout le monde.Des leaders de la communauté noire et des membres du groupe SOS-Racisme ont aussi pris la parole pour dénoncer le libellé de l'accusation portée avant-hier par le procureur général du Québec, M.Herbert Marx, contre lè policier de la CUM.L'agent Allan Gosset, suspendu sans solde le 11 novembre pour une durée indéterminée, devra se présenter en cour jeudi pour répondre à une accusation d'homicide involontaire.Les porte-parole des organismes qui se portent à la défense des droits des minorités ont de plus réitéré leur demande d'enquête sur les circonstances de la mort d'Anthony.Ils ont dit craindre que la tenue d'un procès ne compromette les chances de faire toute là lumière sur cette affaire.Les parents de la victime, Mme Gloria Augustus, ainsi que le père d'Anthony, qu'on voyait en public pour la première fois depuis la mort de son fils, M.Orberth Griffin, ont tenu tous deux à remercier la foule pour cet hommage.«Merci.Merci beaucoup de votre participation, je veux juste demander que la justice soit faite», a dit Mme Augustus, visiblement émue et chaudement applaudie.Le père d'Anthony a ajouté après un moment de silence: «Merci d'être venu.Merci de nous avoir soutenu, depuis le début.La justice doit être faite.Il faut que le policier soit arrêté et condamné pour meurtre.» Vers I4h30, la foule s'est dispersée dans le calme comme elle était venue.Les policiers de la CUM qui assuraient le service d'ordre, n'ont eu à déplorer aucun incident fâcheux.?MANAGUA Managua modifie le parcours de Clark cette région durement touchée par le conflit.La contra a détruit ici, en mai dernier, une clinique de santé et une cooperative agricole financées par l'organisme canadien d'aide au développement rural.L'attaque de cette localité sans défense militaire a entraîné la mort de dix ouvriers et fait huit LA MÉTÉO Québec\tMm.\tMn.\tAujourd'hui\tÉtats-Unis\t\t\t\t AbttitM\t-18\t-7\tNuageux\t\tMm.\tMu.\tMM.\tMu 18 Outaouau\t-16\t-3\tNuageux\tBoston\t-4\t2 N.Orleans\t7\t Laurenttdes\t-16\t-5\tNeige\tBuffalo\t-11\t4 Pittsburgh\t-8\t5 Cantons de l'Est\t-17\t-6\tNeige\tChicago\t-8\t1 S.Francisco\t9\t16 Maure*\t-14\t-4\tNuageux\tMsffll\t12\t2C Washington\t-2\tM Quebec\t-16\t-S\tNuageux\tNew York\t-3\t7 Dallas\tS\t19 Lac Saint-Jean\t-12\t-6\tNeige\t\t\t\t\t Rimoustu Gaspesie\t-4 -4\t0 0\tNeige\tles capitales\t\t\t\t Daie-Comeau\t-6\t0\tNeige\t\tMm\tMai.\tMin.\tMil Sept-lles\t-3\t0\tNeige\tAmsterdam\t8\t12 Madrid\t4\t10 Canada\tMn.\tMai\tAujourd'hui\tAthènes Acapuk»\t4 25\t10 Moscou 35 Mexico\t-11 9\t-6 23 Victoria\t8\t11\tNuageux\tBerlin\t5\t7 Oslo\t0\t1 Edmonton\t4\t8\tNuageux\tBruxelles\t1\t10 Paris\t4\t6 RegmB\t-12\t5\tNuageux\tBuenos Aires\tu\t22 Romo\t4\t14 Winnipeg Toronto\t-8\t-4\tEnsoMM\tCopenhague\t3\t9 Séoul\t0\t14 \t-10\t-4\tEnsoWN\tGeneve\t3\t9 Stockholm\t0\t1 16 Fredencton\t1\t4\tNuageux\tHong Kong\t21\t22 Tokyo\t8\t Halifax\t5\t12\tEnsoleille\tLe Caire\t14\t24 Trinidad\t25\t32 Cnartottetown\t4\t12\tEnsoleille\tLisbonne\t10\t19 Vienne\t5\tS Saml-Jean\t2\t5\tNuageux\tLondres\t6\t10\t\t La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 500 à quatre chiffrer.1626 47-7-Q1 Dimanche 22 novembre 1987 blessés.Ce genre d'actions «(intolérables» contre les projets canadiens doit cesser, avait déclaré à l'époque M.Clark.Plutôt que d'arriver à Mancotal en hélicoptère, M.Clark se rendra en voiture à Jinotega et à Ma-tagalpa, deux localités également situées dans une zone de conflit, mais sous la protection de l'armée.Il sera accompagné par le vice-président du pays, Sergio Ramirez.Il n'est toutefois pas nécessaire de se rendre dans les villages éloignés de la capitale pour mesurer les effets de la guerre sur l'économie du Nicaragua.Les habitants de Managua connaissent eux aussi le rationnement et les vexations.Dans les grands supermarchés du centre-ville, les tablettes sont partiellement dégarnies, ou remplies de denrées sans intérêt pour les familles ordinaires.La plupart des produits de base de l'alimentation sont introuvables ici, on peut par contre en acheter à prix fort des revendeurs installés aux marchés en plein air.«Nous manquons de riz, de sucre, de café, d'huile, de frijoles, et même de lait pour les enfants», lance avec amertume Adelia Romero.«Mon mari travaille à la compagnie de téléphone et gagne 180 000 cordobas, soit $ 10 canadiens, par mois», dit-elle.«|e viens d'acheter un maigre poulet qui m'a coûté 10 000 cordobas la livre», ajoute Mme Romero.«|e vous assure que nous n'en mangeons pas souvent.» L'époux de sa voisine Lydia Narbaez est chauffeur de camion.Il ne touche que 140 000 cordobas par mois.Inutile de lui demander si cela suffit à donner te strict nécessaire è ses deux enfants.Une longue rangée de boites de Corn Flakes, importés de Guatemala, ne trouve pas preneurs.Même réduit de 25 000 à 20 000 cordobas, ce plat de céréales est un luxe que peu de foyers peuvent s'offrir.Au rythme où vont les choses, le taux d'inflation atteindra 1 000 p.cent cette année.Il est évident que les salaires ne suivent pas et que la popularité du gouvernement enregistre une chute proportionnelle.Devant une station d'essence coopérative, des douzaines de taxis attendent pour faire le plein, mais l'essence manque encore aujourd'hui.Ils laisseront leurs voitures en file jusqu'à lundi pour éviter de perdre leur tour.«Le rationnement nous accorde quatre gallons par jour, ce n'est pas suffisant pour faire nos frais», dit le vieux chauffeur Oscar.11 rêve d'échanger sa vieille Datsum de 1970 contre une rutilante Lada, mais les centaines de nouvelles petites voitures soviétiques alignées les long des grands boulevards sont réservées à l'administration.Littéralement ruinées par les efforts de guerre qui engloutis-Kent 40 p.cent du budget national, les sociétés d'État ne peuvent même pas les acheter et les Lada dorment depuis quatre mois dans leur enclos sous une épaisse couche de poussière.?TRIOMPHES Des triomphes québécois par milliers l'attaché de presse en question finisse par se tourner.vers les représentants de médias québécois à Paris.Et il est vrai que si j'étais correspondant auprès des tentatives de percée culturelle québécoise à Paris \u2014 comme d'autres sont correspondants près du Vatican \u2014 je pourrais occuper un emploi à temps plein (et même davantage) en tenant le compte Je tout ce qui bouge chaque semaine à Paris sur le front québécois.À raison de trois ou quatre comptes rendus passionnants par semaine.Et ce, sans parler de tous ceux qui ne font que débarquer à Paris à la recherche de la gloire, mais sans projet vraiment précis.Rien que de ce que j'ai entendu dans les deux dernières semaines, j'aurais eu de quoi faire des heures supplémentaires.Le jeune pianiste Alain Lefebvre se produit en concert à la salle Pleyel le 7 novembre à 17 h 30: vite une interview 111 y a à la Sorbonne un mystérieux colloque sur la revue Liberté: à ne pas rater.Edith Butler et Fabienne Thibault font de grandes tournées en province et se plaignent de ce que les journaux n'en parlent pas: on accourt sur-le-champ! lean Lapointe menace de faire un mois l'hiver prochain dans une grande saile parisienne ; pourquoi pas un pré-papier?Pauline Julien \u2014 qu'on n'a guère vue ici depuis longtemps \u2014 va faire un spectacle avec Anne Sylvestre dans une petite salle: peut-on l'ignorer?Il y a Vinci, de Robert Lepage, qui sera au théâtre de Boulogne-Billancourt.Vis ta vinaigrette de Marc Drouin est à Lyon.André Vachon a publié un roman au Seuil, lean Ethier-Blais vient chercher son prix France-Québec à la Délégation.Des maisons d'éditions québécoises ont, sem-ble-t-il, trouvé un tout petit co-éditcur d'ouvrages poétiques, la «Table rase».Il y a eu les trois galeries de Montréal exposant à la Foire internationale de l'Art contemporain ( avec subventions).On me parle d'une quelconque Biennale internationale où il y aurait pas moins de 35 peintres québécois ( pourquoi pas une interview par exposant?), l'apprends qu'il y avait cinq auteurs aux 24 heures du livre de Mans, et que Mme Noélla Dubois va participer à une exposition de tapisseries contemporaines.Sans oublier le sculpteur Jean Noël à Ivry, la présentation de Equinoxe d'Arthur Lamothe aux services culturels du Québec, la Trilogie des Dragons du théâtre Repère au festival de la francophonie, Louise Forestier qui aurait trouvé une salle pour produire son dernier spectacle, Renée Claude qui a montré le sien au Centre culturel canadien.Il y a même eu deux cocktails pour la distribution à Paris \u2014 dans trois librairies! \u2014 de la revue Vice- Versa.Ajoutons la liste des comédiens qui travaillent ou essaient de travailler à Paris, souvent à la faveur de coproductions franco-canadiennes.Le cinéaste André Melançon qui aurait trouvé un distributeur, et le film (très remarqué) Un Zoo la nuit qui sortira en février.( Malgré cette liste plus qu'impressionnante, je suis convaincu que quelqu'un me reprochera de ne pas l'avoir mentionné: qu'il sache que c'est par ignorance plutôt que par mauvaise volonté.La vérité (subjective) dans cette affaire, c'est que, Dieu merci, le fait de prendre l'avion et de débarquer en France ne constitue plus un événement comme en 1965 ou 1970.Quelqu'un de relativement inconnu peut réussir à passer en vedette «tchécoslovaque» à l'Olympia ou, mieux encore, à se faire inviter à la Fête de «L'Humanité» (devant des dizaines de milliers de personnes, of course!), ou à se produire (à ses frais) dans une salle connue.La multiplication des coproductions ciné-télé ouvre des portes à des comédiens en tout genre.La-dessus, les différents ministères qué-béco-outaouais versent des subventions ici et là, ce qui alimente fortement le courant.On trouve des poètes qui font des lectures à Beaubourg, des sociologues qui prononcent une conférence au Centre culturel canadien, etc.Ce qui était un événement à l'époque héroïque ne l'est donc plus.Un artiste tente sa chance à Paris; c'est à Paris qu'il la tente.Et on suppose que les médias québécois s'intéresseront à lui le jour où il aura réussi quelque chose d'un peu spécial.À ceux qui se produisent ces jours-ci à Paris, on a envie dédire: «Pourquoi ne pas essayer de faire parler de vous dans les journaux français puisque vous êtes à Paris?» Mais, comme en'réalité, sur 100 personnes qui essaient, il y a une demi-douzaine de réussites, pour beaucoup il n'y a aucune presse en France.?BOURASSA L'économie reste une 'priorité» gouvernement humain avec de la compassion, un gouvernement qui doit continuer à influencer les forces sociales pour favoriser les plus démunis, les sidatiques, les sans-abri, les analphabètes, les gens âgés, les jeunes chômeurs», a-t-il dit.«On devrait parler un peu moins de produit national brut et un peu plus de bonheur national brut», a-t-il ajouté.Plus tard, M.Benoit a précisé à La Presse: «Le gouvernement a une équipe d'administrateurs, qui ont un langage d'administrateurs, on leur dit essayez donc maintenant d'être plus près des gens.» En fin de journée, le premier ministre a mis un bémol aux déclarations du président de son parti.Le gouvernement a versé en deux ans $ 1 milliard de plus au secteur social, en plus de hausser deux fois le salaire minimum.La réforme de l'aide sociale et le vieillissement rapide de la population vont encore faire grimper la facture, prévient-il.Or, avec un taux de chômage à 10 p.cent \u2014 13 p.cent chez les jeunes \u2014 et une crise boursière aux retombées inquiétantes, «il faut continuer de mettre l'accent sur l'économie», a-t-il tranché.En revanche, le ministre responsable de la Privatisation, M.Pierre Fortier, l'un des ténors économiques de l'équipe Bouras-sa, a déclaré qu'il était d'accord avec le changement de cap réclamé par le parti.«Il est temps qu'on se penche sur d'autres domaines puisque l'économie est bien lancée», a-t-il soutenu.Pour M.Bourassa, le fameux livre blanc sur la réforme de l'aide sociale sera «vraisemblable- ment» déposé à l'Assemblée nationale avant les Fêtes.La durée de la consultation qui suivra reste à déterminer, mais les modifications à la loi devraient être choses faites avant le prochain scrutin.Le président de la Commission jeunesse du PLQ, M.|oêl Gauthier, a déclaré qu'il s'attendait à une annonce «imminente» du ministre du Travail, M.Pierre Paradis.Après avoir réclamé la parité de l'aide sociale pour les moins de 30 ans, avant la fin des deux premières années du mandat libéral, les jeunes du PLQ estiment désormais «qu'au minimum» les grandes orientations devront être connues avant les Fêtes.Hier c'est essentiellement sur les questions d'environnement qu'auront porté, les discussions des délégués.Invité comme conférencier, M.David Runnalls, conseiller à la Commission mondiale sur l'Environnement et-le Développement, un organisme de l'ONU, a salué les progrès réalisés au Québec dans ce domaine au cours des dix dernières années.Dans le passé, le Québec était connu comme étant la province ayant l'un des pires dossiers dans ce domaine, a-t-il rappelé.Toutefois, le Québec a toujours de sérieux problèmes d'élimination des déchets toxiques, a-t-il souligné.Interrogé sur le projet d'un incinérateur en Abitibi pour se débarrasser des huiles contaminées aux BPC, M.Runnalls a soutenu que «les populations a voisinantes ont raison d'avoir peur».«Je ne vivrais pas à moins de 100 milles d'un tel incinérateur», a-t-il dit, rappelant qu'aux États-Unis, des sapeurs-pompiers avaient refusé d'éteindre un incendie survenu dans un édifice où se trouvaient des BPC.«C'est hautement cancérigène.Vous ne savez pas ce qui peut arriver si vous commencez à brûler cà», a-t-il dit.Selon cet expert international, seul un système qui détruirait les BPC dans un milieu strictement clos serait acceptable.Pour le ministre de l'Environnement, M.Clifford Lincoln, Québec a bien l'intention d'aller de l'avant avec son projet d'incinérateur dans l'Abitibi.«Il y en a beaucoup dans le monde, les émissions sont strictement contrôlées», a dit M.Lincoln.?.Nos insectes Des insectes qui dansent Le Jardin Botanique accueille dans ses serres, jusqu'au 6 décembre, une exposition des plus beaux insectes du monde.Pour souligner l'événement, La Presse publiera Quotidiennement, jusqu'à la fin de l'exposition, une chronique sur les insectes du Québec signée par l'entomologiste Pierre de Tonnancour._ ¦ La relation liant l'abeille à l'homme est très ancienne, car sa domestication est déjà vieille de plus de 4000 ans.Les abeilles domestiques (Apis mellifera L.) produisent du miel, c'est bien connu! Mais leur importance en tant qu'agents pollinisateurs, rôle qu'on leur reconnaît d'emblée, demeure souvent insoupçonnée.Sans l'abeille, le rendement de plusieurs types de cultures, telle celle d'arbres fruitiers comme les pommiers, chuterait de façon dramatique.C'est d'ailleurs la raison oui motive les pomieuheurs à introduire à chaque printemps, au moment de la floraison, des ruches dans leurs vergers.En réalité, les retombées économiques de la pollinisation sur le rendement des cultures excèdent largement celles provenant de la vente du miel et de la cire, dans un rapport qui, selon les estimation* les plus conservatrices, atteint facilement du 15 pour un.II existe chez l'abeille domestique une forme de communication sophistiquée, qui se manifeste par un comportement de danse.Ce «langage» permet aux butineuses, qui reviennent à la ruche, de transmettre à leurs consoeurs des renseignements sur la distance, l'orientation et la qualité d'une source de nourriture, en utilisant le soleil comme point de repère.Par exemple, la découverte d'une telle source à proximité de la ruche mènera la butineuse à exécuter, devant ses congénères, une série de mouvements circulaires alternativement vers la gauche et vers la droite.Cette forme de communication s'avère extrêmement profitable aux abeilles dans la mesure où elle leur permet d'atteindre très rapidement les sources de nourriture, minimisant du même coup les dépenses en énergie associées aux déplacements.Afin de favoriser l'observation des comportements de l'abeille domestique, une ruche aux parois partiellement vitrées sera installée à l'Insec-tarium de Montréal.Pierre de Tonnsncour Entomologist^ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1987 \u2022 A3 Maurice «Mad Dog» Vachon revient chez lui MOV ¦ «Le Canada!», a prononcé; d'une voix étouffée et émue Maurice «Mad Dog» Vachon, en descendant d'avion, hier après-midi à Dorval.En apparaissant dans la porte du Challenger, radieux, il avait levé les yeux et les bras vers le ciel.| Et c'est assis dans un fauteuili roulant, le crâne nu, qu'il a descendu au ralenti les marches de l'appareil mis à sa disposition par Petro Canada.Sa progression était entravée par les micros et les caméras qui formaient un véritable barrage.Mais i'ex-lutteur devenu vedette de la télévision semblait rayonner de bonheur : «C'est le plus beau jour de ma vie! Non, je n'ai pas froid!» Maurice Vachon rentrait de Iowa City, où il a subi huit opérations, dont l'amputation d'une jambe, depuis un accident survenu le 9 octobre.Il avait maigri mais semblait en bonne forme.Il s'est rendu à la salle de conférence de l'aéroport en limousine, au côté du ministre fédéral de l'Énergie, Marcel Masse, qui était venu l'accueillir.Le député conservateur de Duvernay, Vincent Delia Noce, s'agitait aussi autour du héros.\u2014 Maurice Vachon est-il un ami personnel ?avons-nous demandé au ministre.\u2014 Non.\u2014 Alors, pourquoi êtes-vous venu l'accueillir ?\u2014 Pour rendre service.M.Masse a d'ailleurs qualifié de cynique l'interprétation d'un journaliste qui a évoqué la proximité d'une élection fédérale pour expliquer sa présence à l'aéroport.Après tout, Maurice Vachon n'est-il pas un des hommes les Un froid record ¦ Pour la première fois cette saison, le mercure a atteint hier la marque des -14,4 degrés célsius, battant ainsi un record de température pour un 21 novembre.Le record précédent avait été établi le 21 novembre 1978 alors que le mercure était descendu à -12.Le maximum atteint cette journée-là avait été de \u2022 7 degrés, tandis qu'hier, le mercure n'est monté qu'à -9 degrés.Même les parcomètres portaient des cache-oreiiies.Au chapitre des précipitations, Dorval ne prévoit aucune accumulation de neige pour aujourd'hui.Hier, une perturbation locale a recouvert la métropole de son premier manteau blanc causant certains ennuis aux automobilistes, particulièrement aux intersections et dans les côtes.La voirie municipale a dû intervenir hier en soirée dans les rues de Montréal et procéder à l'épanda-ge d'abrasif sur les grandes artères, particulièrement dans les côtes, les courbes et les voies d'accès aux autoroutes.Selon un porte-parole de la Ville, près de la moitié des équipements disponibles ont dû être utilisés.Dorval prévoit que la vague de froid se poursuivra jusqu'à lundi et que le mercure pourrait atteindre les -16 aujourd'hui.Le bébé opéré en Californie vient d'Anjou ¦ La petite Geneviève qui est devenue vendredi le premier bébé québécois à subir une transplantation cardiaque est l'enfant d'un couple d'Anjou, Anne-Marie, 25 ans, et Pierre Brisson, 27 ans.Geneviève, âgée de 12 semaines, souffrait à sa naissance d'une malformation du ventricule gauche du coeur.Sans greffe, elle était condamnée à mourir dans les mois suivant sa venue au monde.Elle a reçu son nouveau coeur à l'hôpital Loma Linda, en Californie.Si tout va bien, elle pourra quitter l'hôpital dans quelques semaines, mais elle devra vivre pendant un an à proximité de l'hôpital, pour y recevoir les soins postopératoires.Le chirurgien qui a réalisé l'opération, le docteur Bernard Bailey, se disait satisfait de l'état de la fillette et estimait qu'elle avait de bonnes chances de survie.Sept jeunes greffés de l'hôpital de Loma Linda, dont le plus jeune, Paul Hole, avait été opéré à peine quelques heures après sa naissance, sont toujours en vie.Geneviève Brisson est le 11e bébé au monde à subiif 'me greffe du coeur.«C'est le plus beau jour de ma vie», lance à sa descente d'avion l'ancien lutteur, accueilli par le ministre Marcel Masse Maurice Vachon a rencontré la presse à son retour au pays hier après-midi.Il est ici flanqué de M.Gaston Beauregard, vice-prési- photo luc simon perrault.U PrtU» dent de Petro-Canada pour l'Est et de M.Michel Jasmin, ami et collègue à la télé.*\u2022 \u2022 plus populaires du Québec par les ¦ temps qui courent ?Quoi qu'il en soit, le ministre et le député se tenaient bien près du héros quand les projecteurs s'allumaient.C'est M.Masse qui, à la demande de l'animateur Michel jasmin, collègue et ami de Maurice Va- chon, avait obtenu du président de Petro Canada qu'un Challenger de la société d'Etat soit mis à la disposition de I'ex-lutteur.Celui-ci avait représenté le Canada aux |eux Olympiques de 1948 et aux |eux de l'Empire de 1930, y remportant une médaille d'or.Et Petro Canada est associée de près à l'olympisme.Michel Jasmin et un caméra- man de Télévision Quatre Saison, où travaille M.Vachon, étaient aussi à bord de l'appareil.Maurice Vachon fera une apparition à jasmin Centre-Ville mardi soir et l'émission de mercredi lui sera consacrée.« Mon père m'avait dit que si je participais aux Jeux Olympiques, les gens ne m'oublieraient plus jamais », a déclaré Maurice Vachon en conférence de presse après son arrivée.Il dit avoir reçu près de 4 000 cartes de souhaits durant son séjour à l'hôpital.Et assez de fleurs pour qu'on doive lui trouver une chambre plus grande à l'hôpital universitaire d'Iowa City.Quant au téléphone, il ne dérougissait pas.« Ce n'est pas croyable tous les témoignages que j'ai reçus ! Sans ça, je ne serais pas passé au travers.» M.Vachon passera les prochaines semaines à l'Institut Lucie Bruneau, où il recevra une nouvelle prothèse.Il prévoit être en mesure de marcher sans canne ni béquilles d'ici de trois à six mois.« Pour le moment, dit-il, je ne peux pas mettre trop de pesanteur sur ma jambe.» Maurice Vachon était en visite chez sa belle-soeur à Des Moines, en Iowa, quand il a été heurté par un chauffard sur une route secondaire.« |e prenais une marche matinale vers 6h30 du matin, l'ai entendu une auto, j'ai vu ses lumières.après, je ne me rappelle plus de rien.» Il a été conduit à l'hôpital de Des Moines et, quand on l'a transféré à Iowa City, 12 heures plus tard, on s'est rendu compte qu'il avait également une fracture à la jambe droite.Il était déjà trop tard, la circulation du sang était complètement coupée.Il a fallu l'amputer.A-t-il l'intention de poursuivre le premier hôpital ?Des sanglots dans la voix, il répond : « l'ai 58 ans, j'aime mieux regarder le côté positif de la vie et pardonner à ceux qui nous ont offensé.Je suis bien content d'être ici et en vie.On va laisser faire les mauvais côtés.» Michel Jasmin, qui assistait à la conférence de presse, a dit de Maurice Vachon qu'il était avant tout «profondément humain».Quand pourra-t-on le revoir régulièrement à son émission?« Il récupère très vite, il ne prend déjà plus de médication, je pense que d'ici la mi-janvier, il va avoir recommencé à travailler de façon régulière.» Le panorama qui s'offre à l'oeil du haut de la tour du stade provoque les ohl et les ah!.,quand le temps n'est pas trop pluvieux comme c'était le cas hier.photo iuc »mon perrault.la presse Stade: la foule ne se presse pas à l'inauguration du funiculaire RAYMOND C\u2014VJM» ¦ «Papa, j'ai le frisson! On a l'impression qu'on s'éloigne de la terre et qu'on ne pèse plus rien.C'est formidable la sensation que j'éprouve.l'aime ça!», déclare toute excitée à son père, la jeune Nathalie 10 ans.Nathalie et son père étaient hier parmi les premiers visiteurs à emprunter hier le funiculaire pour grimper jusqu'au haut de la tour du Stade olympique.Pour la première fois, le grand public pouvait essayer cette navette qui permet d'atteindre l'observatoire situé dans la plus haute tour inclinée au monde qu'est le mât du stade à 169 mètres (ou l'équivalent d'un édifice de 50 étages).Mais contrairement à ce qu'on pouvait s'attendre, les Montréa- lais ne se sont pas présentés par miniers à la gare du funiculaire hier matin.Il faut néanmoins admettre que la journée froide et venteuse que nous avons connue n'a pas aidé la cause de la Régie des installations olympiques.Moins de 1 000 personnes se sont en effet déplacées pour venir faire un tour de funiculaire.Les responsables de la RIO s'attendent à un plus grand nombre de visiteurs aujourd'hui.«Il y a beaucoup de gens qui ne savaient pas que le funiculaire ouvrait au- -.___/.\u201e.i:\\ juuiu iiui \\miiiuui; s'agît d'un attrait touristique permanent, il est normale que ça démarre lentement», a confié un responsable de la RIO.Jusqu'à maintenant, la réaction du public semble excellente et pas un des 25 visiteurs interrogés par La Presse, n'a exprimé de commentaires négatifs.«La vue de la ville est suberbe, le fleuve est ma- Le gros lot du 6/49 est divisé en trois prix Pretse Canadienne TORONTO ¦ Les numéros tirés hier au Lotto 6/49 sont: 1, 7.11.12, 29 et 39.Le numéro complémentaire est le 16.Le gros lot de $5 millions sera divisé en trois prix de $ 1,6 million chacun.Dans la catégorie 5/6 plus, il y a neuf gagnants qui recevront S 8% 262,30 chacun.Le tirage fait 559 gagnants de S1 226 dans la catégorie 5/6.Dans la catégorie 4/6, on compte 23 508 lots de $ 56.jestueux, dommage que le temps ne permet pas de voir les Lauren-tides et la Rive-Sud clairement.On reviendra lorsqu'il fera soleil», a déclaré M.Robert Véron-neau qui avec ses deux enfants et son épouse, a admiré les trois différents panoramas durant près d'une heure, cherchant tantôt à reconnaître la maison familiale, le bureau de papa et l'école de Pierre et François.Le prix d'entrée \u2014 $5 par adulte \u2014 ne semble pas intimider les visiteurs et ces derniers ne trouvent pas que m RIO a exagéré dans la tarification.Pour les étudiants et les gens de l'Age d'or, le prix d'entrée est de $4 tandis que pour les enfants de 5 à 12 ans, il est de $3.50.L'entrée est gratuite pour les moins de 5 ans et il y a des prix spéciaux pour les groupes de 4 personnes et plus.Le funiculaire est ouvert tous les jours de 9 h 30 à 17 h 30.Si vous projetez de vous rendre visiter ce nouveau point de vue de Montréal, n'oubliez pas d'apporter vos jumelles et votre appareil photo.Il y a bien des lunettes d'approche installées par la RIO, mais ces appareils ne sont pas d'une grande utilité par temps brumeux et la pièce de 25 cents que vous devez insérer dans l'appareil, ne permet pas d'admirer les alentours durant bien longtemps.Par ailleurs, la toile du Stade est à nouveau déployée au dessus de l'anneau technique depuis vendredi soir.L'opération s'est bien déroulée.Un historien remet en question le rôle de lord Dorchester ¦ Le général d'armée britannique, Guy Carleton, lord Dorchester, a participé aux discussions relatives à l'adoption, par le Parlement britannique, de l'i loi de 1774.Accordant aux Canadiens français certains droits, après leur conquête, mais il ne faut pas, comme certains historiens de jadis, tel Thomas Chapais, lui attribuer un rôle de sauveur de la nation.C'est ainsi que l'historien du régime britannique, à l'université de Montréal, M.Pierre Tousignant, commente les di-\\ erses interprétations qui ont récemment été données au sujet du personnage.Guy Carie-ton, que le roi d'Angleterre a ennobli, après la prise de Québec de 1760, lui attribuant les terres de Dorchester, dit l'historien montréalais, a effectivement contribué à adoucir la domination britannique sur le peuple français conquis.Mais cela s'est produit pour des raisons pratiques: les élites canadiennes françaises auraient pu, sans cela, dans le contexte de la révolution américaine, basculer du côté des républicains.Il ne faut donc pas, dit-il, «lui accorder un rôle trop exagéré».Le rôle de Guy Carleton, on le sait, a été ramené à la conscience publique, par la décision de l'administration municipale de changer le nom du \\%s » ¦ \u2022 1 .->» ¦ n r-A «-»\u2022»» l'l«/\\nArA nnur 1A remplacer par celui de feu le premier ministre René Léves-que.À cet égard, M.Tousignant dit personnellement préférer, s'il faut éliminer certains symboles de domination, enlever la colonne Nelson, située devant l'hôtel de ville.Car, en ce dernier cas, il s'agit, pour lui, de «la glorification d'un héros étranger à notre histoire».L'historien signale que Carleton a joué un rôle capital dans l'histoire locale, puisque, pendant deux périodes s'éten-dant au total sur 22 années, il a eu pleins pouvoirs politiques et militaires sur la colonie.Le lieutenant-gouverneur de cette époque gouvernait effectivement à tous les points de vue pour la Couronne britannique, et, dans son cas personnel, d'une manière particulièrement «autoritaire».M.Tousignant *t son collègue Gilîe^Gaiiichan, de la Bi- Cuy Carleton, lord Dorchester bliothèque nationale, signalent que la loi de 1774, nommée Acte de Québec, a eu, comme double objet, de reconnaître le régime seigneurial d'ici et de donner à l'Eglise locale le droit de prélever une dîme obligatoire auprès des colons.Ce dernier privilège, indique M.Gallichan, a fait davantage plaisir à la hiérarchie catholique qu'aux pauvres colons.M.Gallichan explique que Carleton, dont les origines étaient aristocratiques, s'associait mal aux marchands britanniques de Montréal et leur refusait, pour des raisons de privilèges de classe, le droit au pouvoir législatif.La loi de 1774 a par ailleurs fait disparaître le serment du test, qui interdisait, lui, l'accès des Ca- public.Quant à la loi de 1791, qui créait une assemblée repré-sentative, lord Dorchester n'aurait pas beaucoup contribué à sa rédaction.Les deux historiens rappellent les faits suivants: \u2014 Guy Carleton a combattu dans l'armée de Wolfe.Il a combattu tout l'été dans cette guerre particulièrement dure qui a touché les civils.11 était à la tête du 2e bataillon sur les plaines d'Abraham.Il a du reste été blessé à la tête, à cette occasion et il a été rapatrié à Londres la même année; \u2014 en 1766, Guy Carleton est nommé lieutentant-gouver-neur du Bas-Canada, ce qui comprend les pouvoirs absolus civils et militaires; il gouverne jusqu'en 1778; \u2014 en 1786, donc après la révolution américaine, Guy Carleton, devenu Lord Dorchester) redevient n?utçn?n!-0o>. V\" \u2022 ** L'entrepôt frigorifique et l'usine d'électricité (A droite) démolle depuis.Le Prince des rapides, a lavant-plan, ¦ sautait » les rapides de Lachine, au grand plaisir des usagers.photothèque la presse L'élévateur à grains No 4.m- \" ¦ ¦ | ^ac\u2014 photo rene picard, la PRESSf photo jean goupil, la presse La premier édifice occupé par les commissaires du havre, place Royale.phototheque la presse L'édifice des Commissaires du havre de Montréal vers 1925.photo port de montreal La tour de l'Horloge en construction.devait cacher aux navires remontant le fleuve la laideur des installations de la jetée, ce qui explique la présence de l'aile latérale.Les installations de la jetée sont évidemment disparues depuis.On ne connaît pas le nom de l'architecte, mais on peut souligner que la surveillance des travaux fut confiée à F.W.Cowie, ingénieur en chef du port de I907à 1921.Construite en béton armé à la manière d'une coquille vide et recouverte de pierre artificielle, la tour carrée de 22 pieds de côté atteint une hauteur de 150 pieds ( elle s'élève donc à 225 pieds au-dessus du niveau de la mer ).Chaque angle proéminent est surmonté d'une tête d'aigle à la hauteur de l'horloge, puis d'un fleuron tout au haut.Le clocheton qui couronne la tour devait comprendre une cloche de quatre tonnes qui n'a vraisemblablement jamais été installée.L'horloge à quatre faces et de 12 pieds de diamètre, au sommet de la tour, fut achetée de la firme Gillct & Johnston, de Croydon, près de Londres, au coût de $9 030.La tour était flanquée d'un muret qui jadis mesurait 42 pieds de hauteur (il a été rabaissé en cours de restauration ) ; la petite tour à l'extrémité nord est cependant restée intacte.Deux canons offerts par l'Amirauté britannique complétaient l'aménagement.Depuis 1982, la tour a été aménagée en mini-centre d'interprétation.Ses 192 marches conduisent à six paliers et trois observatoires.Au 7e niveau, on peut observer le mouvement du balancier de l'horloge, et au huitième, l'horloge elle-même.L'entrepôt frigorifique L'entrepôt frigorifique (à ne pas confondre avec l'édifice en voie de recyclage et situé en bordure de la rue Notre-Dame) fut construit en 1921 et 1922 par l'ingénieur John S.Metcalf, assisté du major Percy Simms, ingénieur en réfrigération.De forme rectangulaire, l'édifice en béton armé mesure 440 pieds de longueur sur 110 de profondeur, et est doté d'une infrastructure en acier.Son volume est dé 4 628 000 pieds cubes.Le parement de cet édifice d'inspiration Beaux-Arts se compose de pierre artificielle blanche et de brique brune, rouge et beige dont on peu apprécier l'effet polychrome.De conception parfaitement symétrique, l'édifice propose en façade cinq jeux de trois arches en retrait, les unes avec fenêtres, les autres sans, chaque jeu étant séparé par une travée sans courbes, vis-à-vis de laquelle se trouve l'un des quatre réservoirs à eau qui couronnent l'édifice.On peut également remarquer l'arcade du rez-de-chaussée, les balconnets à balustrade en pierre, les pilastres à chapiteau décoratif et les angles arrondis.L'édifice comprend une cave avec 19 salles voûtées, un sous-sol, un rez-de-chaussée, et sept étages, chacun d'eux étant séparé par un corridor de 280 de longueur sur 20 de largeur.La température de conservation variait d'un étage à l'autre, de la congélation au remisage à la température ambiante.Un puits artésien de 1 100 pieds de profondeur alimentait l'édifice en eau a 42\" F.Désaffecté depuis 1979, l'édifice a été évidé de tous ses aménagements intérieurs.C'est un bâtiment très solide et merveilleusement bien conservé, donc aisément recyclable.Jadis cet édifice était accompagné d'une usine de pro- Le posta da police.duction électrique de même style et qu'on a démoli depuis.La poste de police Construit entre août 1923 et avril 1924 selon les plans de l'architecte Théodore Daoust, cet édifice abritait notamment le corps de police du port, le plus ancien corps de police au Canada puisqu'il a été créé en 1851.C'est un bâtiment multidisciplinaire peu fonctionnel à cause de sa forme irrégulière ; il mesure 104 pieds dans sa partie la plus longue, et 54 dans sa partie la plus large.Il est couronné de deux tours, équivalant lune à un étage, et l'autre à deux.La tour la plus haute se trouve à 80 pieds du sol.Si la face principale comporte plusieurs plans, l'arriére est uni.Construit en béton armé, l'édifice est entièrement à l'épreuve du feu.Son parement est fait de pierre de grès grise et de brique vitrifiée de couleur chamois.Les boiseries des portes et des fenêtres, toutes rectangulaires, sont en pin de Colombie-Britannique teint.Parmi ses traits caractéristiques, on peut souligner les corniches à modillons, les bandeaux de pierre, les panneaux décoratifs en grès, les balconnets avec parapet en brique et en pierre, et le parapet à crénelure du toit plat et des tours.À l'intérieur, remarquable pour ses marbres et son fer forgé, le service de la police n'occupait que le premier étage ; forgeron, ferblantier, surintendant des hangars et des chemins, etc., occupaient les autres niveaux.La tour la plus haute servait au séchage des boyaux utilisés pour l'alimentation en eau des navires.La vocation future de ce bâtiment n'est pas encore arrêtée.Petite anecdote amusante : étonnés du fait que l'entrepreneur, Collet et Frères, avait complété son contrat en-deçà des délais impartis et sans dépasser le coût prévu de $103 500, les commissaires demandèrent à l'ingénieur en chef Paul Leclaire d'examiner attentivement la qualité des travaux.Ce dernier ne put que reconnaître leur qualité.Les élévateurs à grains Quelques mots des élévateurs à grains, considérés par Le Corbusier et Gropius comme étant parmi les plus photo bernard brault, la presse étonnantes réalisations de l'architecture moderne.Jusqu'en 1978, le port comportait cinq élévateurs à grains, et trois existent toujours.L'élévateur n° 1 fut construit en 1904 dans l'axe de la place Royale, agrandi en 1912 et 1915, puis démoli en 1983.Construit en 1912 au pied du boulevard Saint-Laurent, l'élévateur n° 2 fut le premier démoli, en 1978.Lors de sa construction, cet édifice était la première structure du genre entièrement en béton.L'élévateur n° 3 fut construit en 1924 par John S.Metcalf comme les deux premiers, et il fut agrandi en 1928.Situé un peu à l'ouest du boulevard Pie-IX, ce bâtiment a une capacité de 125 000 tonnes.Le bâtiment principal mesure 640 pieds sur 70 et 190 pieds de hauteur, tandis que l'annexe de la rue Notre-Dame mesure 315 pieds de longueur sur 141 de largeur.Ce bâtiment servira dorénavant de silo à ciment.La première partie de l'élévateur no 5 fut construite en 1905 par !c Grand Tronc.On lui ajouta des rallonges en 1914, puis après la vente â la Commission du havre par le Grand Tronc en 1923, ensuite en 1959, puis en 1963.Cet élévateur subit présentement une cure de rénovation.Ce n'est pas sans raison qu'on a conservé l'élévateur n° 4 pour la fin, car c'est le plus moderne, le plus imposant, et le plus vaste.Le bâtiment principal de 150000 tonnes a été construit en 1963 au coût de $ 17 millions et il mesure 1 200 pieds sur 70 et il culmine à 233 pieds de hauteur.Construit en 1982 au coût de $19,7 millions, le deuxième édifice de 345 pieds sur 172 a une capacité de 112 000 tonnes.Mais la technologie avait beaucoup évolué.Alors que le bâtiment original de l'élévateur comporte 465 silos, l'annexe n'en comporte que 32!_ SOURCES : Société du port de Montréal: Travaux d aménagement du havre de Montrés/, 1830-1850; Le port de Montreal, un siècle et demi de construction, par Ernest Labelle; Construction des élévateurs a grain du port de Montréal, 1885-1970, extraits des rapports annuels des commissaires du port; documents et tableaux divers \u2014 Communauté urbaine de Montréal.Service de la planification du territoire.Répertoire d'architecture traditionnelle: Architecture industrielle et Les édifices publics \u2014 Le Vieux-Port de Montréal: la tour de I horloge \u2014 Ministère des affaires culturelles, Inventaire patrimonial du Vieux-Montréal: Édifice des commissaires du port de Montréal \u2014 CIDEM-Communications: Le Vieux-Montréal a pied \u2014 Presses de l'Université Laval: Dictionnaire biographique du Canada \u2014 Interview avec Emest Labelle, archiviste du port de Montréal.1 \u2014 Nom: édifice des Commissaires du havre de Montréal.Adresse: 357, de la Commune.2 \u2014 Nom: poste de police du port.Adresse, rue de la Commune, au pied de la rue Bonsecours.3 \u2014 Nom: tour de l'horloge.Adresse: à l'extrémité est de la jetée Victoria.4 \u2014 Nom: entrepôt frigorifique.Adresse: au pied de la rue Wolfe, 5 \u2014 Nom: élévateur à grains n° 5.Adresse: à l'extrémité est de la rue Mill.6 \u2014 Nom: élévateur à grains n° 3.Adresse: 3800, rue Notre-Dame est.7 \u2014 Nom: élévateur à grains n° 4.Adresse: au pied de la rue Vimont.Métro: station square-Victoria, rue McGill en direction sud.Les cinq premiers édifices sont dans un secteur restreint.m/mmmmmmm -4- LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1987 A9 Des Français impliqués dans l'enlèvement de Mélodie?La moitié du monde Agence France-Preue MADRID ¦ Au lendemain de la libération de Mélodie, la fille de la chanteuse sud-coréenne Kimerà, enlevée Sondant 11 jours sur la Costa del ol, un hôte indésirable continuait à hanter, hier, la «Villa Mélodie», la résidence des parents, désertée par les journalistes et les curieux: la peur.«Ma fille a peur qu'ils la reprennent.Elle a mal dormi.Elle guette tous les bruits», a indiqué le père de la fillette, l'homme d'affaires libanais, Raymond Na-kachian.Mélodie, 5 ans, s'est réveillée à quatre heures du matin croyant entendre une musique, alors que la pièce où elle dormait était plongée dans le silence, a ajouté Raymond Nakachian.Dans la matinée, toutefois, la fillette a recommencé à s'amuser avec les nombreux jouets que son père lui a achetés après le dénouement du rapt.«La moitié d'un magasin», assure un proche.«Il faut qu'elle redevienne la même petite fille qu'auparavant».Ces paroles de Kimera, peu après la libération de l'enfant, semble traduire maintenant le principal souci des Nakachian.Alors que la famille tenté de cicatriser ses plaies, les enquêteurs continuent à dénouer les fils de l'affaire, qui remontent tous vers le «milieu» français.Lancement réussi de TV-SAT1 par Ariane Agence France Presse_ KOUROU.Guyane française ¦ La fusée européenne Ariane a réussi dans la nuit de vendredi à samedi un «sans faute» qui arrive à point pour la mise en orbite du premier satellite ouest-allemand de télévision directe TV-SAT1.«Ce sont des vols identiques a celui-ci, normal de bout en bout, dont nous avons besoin », a déclaré M.Charles Bigot, directeur général d'Arianespace, la société qui commercialise le lanceur de l'Europe depuis 1980, et qui a 44 satellites à lancer dans les trois uns à venir.«Après la Conférence Spatiale Européenne de La Haye, un tel succès ne pouvait tomber mieux, surtout pour le lancement d'un satellite allemand», a commenté de son coté M.Henri Piekarski, secrétaire général du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES).La coopération franco-allemande, qui a si bien fonctionné pour lu réalisation des satellites de télévision directe TV-SAT et TDF, dont le premier vient d'être mis sur orbite, ne peut en effet que se renforcer après le lancement réussi de TV-SAT 1, lors du 20-ème tir d'une Ariane.Les deux succès consécutifs d'Ariane tombent d'autant mieux qu'à l'occasion de contrôles de qualité, Arianespace a été amenée à rejeter le moteur du troisième étage de la 21-ème fusée.«Exiger la perfection, des contrôles encore plus stricts pour aboutir au succès doit être une démarche normale.Un lancement comme celui d'aujourd'hui doit devenir la norme.C'est à ce prix qu'Ariane conservera sa part actuelle du marché des lancements de satellites commerciaux», a encore dit M.Bigot.\u2022¦ ¦ Efficace contre le sida ?Agence France Prtise__ KINSHASA \" ¦ Une équipe zalro-égyptienne, dirigée par les professeurs Lurhu-ma Zirimwabago, de Kinshasa, et Ahmed Shafik, du Caire, a affirmé hier à Kinshasa avoir mis au point un nouveau médicament contre le sida, baptisé MM t.Ce médicament, a précisé le professeur Lurhuma au cours d'une conférence de presse avec son confrère égyptien, a été expé^ rimenté durant six mois et demi sur 19 malades, hommes et femmes figés de 18 à 51 ans, se trouvant à des stades divers de la maladie.«Les 20 autres patients d'un groupe témoin, traités par des méthodes habituelles sont maintenant tous décédés, alors qu'il n'y a eu, parmi les 19 malades soignés par le MM1, que sept décès et aucun imputable à l'administration de ce médicament», a-t-ii ujouté.Cependant, le mystère qui entoure la composition du «MMI », le manque de précisions sur l'état du système immunitaire des malades traités, ainsi que le peu de recul (six mois et demi de traitement) dont disposent les chercheurs à l'origine de cette expérimentation, ne permettent pas d'évaluer l'int/érèt de cet anti- Les femmes lisent beaucoup et.elles savent écrire aussi ! Elles sont présentes en grand nombre au Salon du livre huguette ROURCi A.les voir prendre littéralement d'as->\\ saut le Salon du 5*84$.Livre, on constate volontiers à v^'j/v* quel point les 9a9ont Qu* 'â P>*mi*r« qua*>1« 0« m'Mu'f Oiqu* au' \u2022 \u2022'- * o* bo» m> d àtXKtf d* ?oobcftw de p*** U.I C Mt U*>*W pgu* un* ifflN Fw '«haleta (« \"UHkOn «H «¦' p*rtl Uvvnl «| MO*\" '\u2022i WHO* nmi mowbfea *l icpti Pre- NOTRE SALON EST OUVERT 7 JOURS PAR SEMAINE JEJbB JEAM-TàLON OUEST 4058 RUE JEAN-TALON OUEST HEURES D'OUVERTURE Sam.10 h à 17 h.Dim.11 h à 17 h.Lun., mar., mere.9ho 19 h.Jeu., van.9 h à 20 h.SUR LE CÔTÉ OUEST DE L'EDIFICE ARROW CANADA VASTE STATIONNEMENT GRATUIT nous sommes ouvert le dimanche pour vous permettre de vlsiter.notre salon seulemeni.Mais nous n'acceptons pas de commande le dimanche ÉCONOMISEZ DU TEMPS ET DES EFFORTS AVEC SERVICE DE RÉNOVATION Métropolitain DEPUIS 1958 Pour une estimation gratuite à domicile.482-0600 Pat de service téléphonique la dimanche 3131 A 10 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1987 UNE VENTE FRACASSANTE OUI TRANSFORMERA RADICALEMENT LE DÉROULEMENT DE L'HISTOIRE DANS LE SECTEUR DE L'ÉLECTRONIQUE DES RABAIS JAMAIS VUS, C'EST: TËLÉCOULEUR 14\" 197\" MAGNETOSCOPE VHS 347\" \u2022 Télécommande infrarouge à 11 fonctions \u2022 Cablosélecteur intégré \u2022 Rebobinage automatique \u2022 Programmable sur 14 jours \u2022 Limite 1 par client *,FOUR À MICRO-ONDES 15799 ' \u2022 Capacité 0.4 pied cube ' \u2022 Puissance de 500 watts \u2022 Plateau amovible n» Mécanisme d'arrêt automatique L'Limite 1 par client V.V.V.1 SERVICE CINQ ÉTOILES * Uf» éqjp» gQ HCWCUM dptom* * un éomp«m»oi a* confiât* utfio moo*m* Oêpauant mm nomm * Un iomc9 ouiorué tut garanti* am pru» gra * Péoorottoni m» opoar**i non rjomw * ttc\"*> 00 camtoni pour i*rvK« 0 Oonvcie HITACHI modèle trk-3d8 \u2022 AM/FM stéréo \u2022 Double cassette \u2022 Copie haute vitesse « Égaiisateur trois bandes \u2022 5 haut-parleurs 3 voies \u2022 Limite 1 par client iMi ir 1^ RABAIS DE $66.00 ÉTAIT: $300.00 99 SANS FRAIS » voire carta o» CNkJlt ions rroa odovonneii DomonOM voir» cort* JM Soucmn r\u20141 L.\" À NOS SPÉCIAUX EN ONDES À \u2022LA TRANQUILLITÉ AU FOYER- J M SALOfR vous offre k) ttonQuWé ou >ove< grâce â ta garanti* êO mon pouvant couvrir k*i p**cev kjmowdoeuvi»*» t*rvtcr OooiKwmcrwnyJ un tuppt*m«nt II DE MARCHANDISE A ECOULER DANS NOS DIX SUCCURSALES! > HITACHI \u2022 HuâfsaréSasisuLiUJXMAN \u2022/ILPfNE \u2022 electrohome \u2022 Panasonic \u2022 Technics \u2022 MAGASIN ENTREPÔT MONTRÉAL: 10090, st-laurent - tel: 385-1000 MICHEL CHAMPAGNE.VOTRE ANIMATEUR PRÉFÉRÉ DE CKAC SERA SUR LES LIEUX.IONGUEUIL: 2904, chemin chambly-tél: 651-0070 RAYMOND BOURGEOIS, VOTRE ANIMATEUR PRÉFÉRÉ DE CJMS ET SYLVAIN LATOUR \u2022?VOTRE ANIMATEUR PRÉFÉRÉ DE CHRS SERONT TOUS DEUX SUR PLACE.POINTE-CLAIRE: 971 nord, boul.st-jean PETE DALY.VOTRE ANIMATEUR PRÉFÉRÉ DE CKGM VOUS ATTENDS SUR PLACE.tel: 694-9180 ¦ "]
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