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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-10-09, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Averses dispersées vents modérés Minimum 3° Maximum 8° Demain: Averses dispersées dégagement DETAILS PACE A2 if LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ARSENAULT Le Maître Déménageur Québec 376-5100 Ontario \u2022 MONTRÉAL, VENDREDI 9 OCTOBRE 1987 103e ANNÉE N° 345 Hors de la zone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec.50 cents ¦ lies de La Madeleine: 90 cents Aujourd'hui yr0jS vedettes iraniennes coulées dans le Golfe Les hélicoptères ont riposté «en état de légitime défense», déclare le Pentagone d'après AFP, UPI, AP tl Rculcr Bl FRANK McKENNA Le candidat libéral Frank McKenna affirme que le Nouveau-Brunswick ne renierait pas sa parole en voulant rouvrir l'accord du lac Meech.A3 STCUM Tous les employés de la Société de transport de la CUM seront appelés à accroître leur productivité au cours du prochain exercice.A8 SRI LANKA Vingt-deux morts s'ajoutent à la liste des victimes de l'explosion de violence qui ravage depuis le début de la semaine l'est du Sri Lanka.Cl TELEVISION Les résultats des sondages BBM démontrent que sept des dix émissions les plus populaires actuellement émanent de Téle-Métropole.Sommaire Annonces classées.A10, B5 àB9; C10 à C14 Arts et spectacles.C1 à C9 -horaires.C18 : Bandes dessinées.B9 Décès, etc.C15 Economie.A9âA16 Ètes-vous observateur?.B5r Feuilleton.B?Horoscope.B6 La Presse des SIX-DOUZE .C3 Lé mondé.,.: A8 Mots croisés:.C13 \u2022Mot mystère».C11 Télévision.:.CI.C2 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 .Courte ! fit poV& i^Sg WASHINGTON Trois vedettes iraniennes qui avaient ouvert le feu hier soir sur un hélicoptère de reconnaissance américain ont été coulées dans le Golfe par des hélicoptères d'assaut américains appelés a la rescousse, a annoncé hier le Pentagone.Une quatrième vedette iranienne a apparemment pu s'enfuir, à fait savoir le porte-parole du Pentagone, M.Fred Hoffman.Cet incident s'est produit dans l'espace aérien international, à environ 25 kilomè- tres au sud-ouest de l'île iranienne de Farsi dans le centre du Golfe.Il n'y a ni blessés ni dégâts du coté américain, a dit le porte-parole du Pentagone, qui a fait état de deux morts et d'un blessé chez les Iraniens.Six survivants iraniens ont été repéchés, dont trois dans un état grave, par un navire de patrouille américain.Ils ont été transportés à bord de la frégate Thatch qui patrouillait à proximité.M.Hoffman a déclaré qu'il ignorait combien d'Iraniens au total se trouvaient à bord des trois vedettes, ajoutant que les recherches de la marine américaine se poursuivaient.«Les tirs dirigés contre l'hélicoptère américain constituaient clairement un acte d'hostilité», a précisé le porte-parole en soulignant que les hélicoptères ont riposté «en état de légitime défense».Le président Ronald Reagan a été informé de l'affrontement par le lieutenant-général Colin Powell, membre du Conseil national de sécurité.Cet incident, qui n'a pas été confirmé d'autres sources et n'a fait l'objet d'aucun commentaire iranien, a aussitôt provoqué l'ire du sénateur républicain du Connecticut, M.Lowell Weicker.Il a réclamé l'application de la loi des pouvoirs de guerre, qui obligerait l'administration à faire rapport au Congrès dans les 48 heures et donnerait aux législateurs un contrôle sur les interventions militaires américaines dans le Golfe.«Nous avons tous l'air de fous, de fous aui font fi de la loi», a lancé le sénateur /eicker.Le sénateur démocrate de Californie Alan Cranston a abondé dans le même sens.Le secrétaire d'État, M.George Shultz, a par ailleurs indiqué hier que son pays poursuivait ses presssions à l'ONU pour faire adopter un embargo sur les ventes d'armes à l'Iran.M.Shultz a d'autre part démenti des rumeurs voulant que les États-Unis envisagent l'imposition d'un blocus naval unilatéral contre l'Iran.VOIR VEDETTES EN A 2 Postes : un projet de loi ordonne le retour au travail LISA BINSSE Le marché des cigarettes à Khanawake, au sud-ouest de Montréal, a fait une première victime, hier matin, quand un Blanc de 20 ans a été abattu par balles lors dune tentative de vol dans un magasin situé le long de la route 132.Commentant l'événement, le chef de la police amérindienne, Ron Sky, a déclaré qu'il est temps de trouver des moyens de protéger les commerçants sans que ceux:ci aient à recourir aux armes à feu.Nos informations, page A 3 Le gouvernement fédéral a déposé hier un projet de loi visant à mettre fin aux grèves tournantes des postiers.Le projet de loi, accompagné de sanctions sévères, prévoit trois mois de médiation et, à défaut d'entente entre le syndicat et Postes Canada, l'arbitrage obligatoire.La réplique du syndicat des 23 000 postiers ne s'est pas fait attendre: une escalade des grèves tournantes dans les dix provinces du pays, dont dans les principales villes telles Montréal, Toronto, Ottawa et Vancouver.Plus de la moitié des membres du syndicat étaient en grève ou en loçk-out.Une porte-parole du syndicat a précisé en entrevue téléphonique qu'il n'était pas question de déclencher une grève nationale.Entre-temps, le conseil exécutif du syndicat était réuni pour étudier le projet de loi.Le syndicat doit faire connaître sa réaction aujourd'hui.Postes Canada s'est refusé à tout commentaire sur le projet de loi.M.lean-Claude Parrot, président du syndicat, a tout de même qualifié le projet de loi de «législation draconienne provenant d'un gouvernement désespéré, pour briser la grève».M.Darrell Tinglcy, vice-président du syndicat, a fait remarquer que la négociation collective «est une farce» pour ce gouvernement.Le projet de loi a été présenté par M.Pierre Cadieux, ministre du Travail.Le débat sur le projet de loi, qui entrera en vigueur 12 heures après son adoption, commencera ce matin aux Communes, mais l'adoption pourrait ne survenir que mardi prochain, après le long week-end de l'Action de Grâces.M.Jacques Guilbault, critique du Parti libéral en matière de relations de travail, et celui du Nouveau Parti démocratique, M.Rod Murphy, ont tous deux indiqué que leurs partis n'accorderaient VOIR POSTES EN A 2 Ortega propose à l'ONU de négocier directement avec la Maison-Blanche Le chef nicaraguayen accuse Reagan de défier l'Accord de Guatemala d'après UPI.AP, AFP et Renier_ NATIONS-UNIES Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a accusé hier le président Ronald Reagan de défier l'accord de paix de Guatemala sur l'Amérique centrale en demandant au Congrès $270 millions additionnels d'aide militaire aux rebelles antisandinistes.Parlant devant l'Assemblée générale des Nations-Unies à New York, M.Ortega s'en est pris vertement au président Reagan, lançant: «|c suis certain qu'il n'a même pas lu l'accord».Le président nicaraguayen a proposé de négocier directement avec les États-Unis, demandant au président Reagan de bien réfléchir avant de rejeter cette offre.M.Ortega a invité le chef de la Maison-Blanche à entamer «un dialogue inconditionnel et bilatéral sur la signature d'un accord garantissant la sécurité des États-Unis et ouvrant la voie à une normalisation de nos relations».M.Reagan «ne devrait pas se dépécher de dire non à cette proposition (.) Il devrait y réfléchir sérieusement», a ajouté M.Ortega, demandant à M.Reagan de ne pus se laisser convaincre par les durs de son administration, favorables û une solution militaire.«Il devrait se souvenir que Rambo n'existe que dans.les films», a encore dit le chef d'État nicaraguayen, qui a été interrompu trois fois par les applaudissements des délégués.Déclarant que Managua ne discuterait pas avec les contras anti-sandinistes, soutenus par les États-Unis, M.Ortega a ajouté: «Les mercenaires ne sont pas la question.Si l'on doit prendre ce problème à bras le corps, le dialogue doit s'ouvrir entre les États-Unis et le Nicaragua».La délégation américaine, dirigée par l'ambassadeur Vernon Walters, a quitté en colère la salle pendant le discours du président Ortega.Expliquant son geste, M.Walters a déclaré que le dirigeant sandiniste avait «falsifié l'histoire de manière grossière» et insulté M.Reagan et les États-Unis.Au moment où les délégués américains prenaient le chemin de la sortie.M.Ortega leur a lancé, au milieu des applaudissements: «Les oreilles de certaines personnes sifflent lorsqu'on leur dit la vérité et elles sont alors incapables d'écouter».M.Ortega a proposé d'entamer des négociations directes avec Washington dès que la commission de surveillance de l'Accord de Guatemala, signé le 7 août par ~~ VOIR ORTEGA EN A 2 Les taux d'intérêt grimpent à nouveau CLAUDE PICHER Les grandes banques canadiennes ont toutes augmenté leur taux préférentiel d'un demi-point, hier, portant à 10,5 p.cent, son plus haut niveau depuis mai 1986.Le coup d'envoi a été donné par la Banque Royale en fin de matinée, plus de deux heures avant lu publication du taux d'escompte officiel de la Banque du Canada.Les autres ont rapidement emboité le pas.Quant à la Banque du Canada, elle s'est contentée d'annoncer une hausse plus modeste de 12 centièmes de point à 9,72 p.cent.La hausse n'a pas empêché le dollar de reculer encore légèrement sur les marchés des changes.Le dollar a terminé la journée en recul de six centièmes, à 76,53 cents US.À moins d'une reprise de l'inflation (le seul facteur qui pourrait venir brouiller les cartes), les Canadiens peuvent maintenant s'attendre à ce que les taux se stabilisent à leurs niveaux actuels, ou peut-être un peu plus haut, pour les 12 prochains mois, prévoient les analystes.Quant au dollar, la Banque du Canada ne semble pas avoir de difficulté à le maintenir.La hausse des taux préférentiels était attendue depuis quelque temps, mais plusieurs analystes prévoyaient cependant qu'ils ne bougeraient pas avant une ou deux semaines.La situation actuelle, commentent les spécialistes, a en effet quelque chose d'inhabituel.La force relative du dollar, qui se maintient bien au-dessus de la barre des 75 cents US, ne justifie pas une flambée des taux d'intérêt.La Banque du Canada ne semble avoir aucune difficulté à le soutenir à sa valeur actuelle.Quant à l'écart entre les taux canadiens et américains, même s'il s'était rétréci depuis un mois, il se situait quand même à trois quarts de points de pourcentage, ce qui est mince, mais pas dangereux.S'il faut pointer du doigt un coupable, il faut essentiellement viser la hantise de l'inflation, qui recommence à fourmiller aux États-Unis.Cette névrose pourrait coûter cher aux emprunteurs et aux travailleurs canadiens.Les Américains ont peur de l'inflation.Même si, présentement, celle-ci ne fait à peine que montrer le petit bout du nez, cela les terrorise et ils sont prêts à prendre les grands moyens pour l'empêcher de se développer.Une des armes les plus VOIR TAUX EN A 2 Enrichissez PLACEMENTS Consultez votre conseiller! TRU5T GENERAL DEPOTS GARANTIS Taux sujets a confirmation 3 AN?INTERET ANNUEL \u2022 Fonds marché monétaire \u2022 Fonds équilibré Quelle que soit-la conjoncture économique, vous en tirez profit avec les tonds de placement du Trust Général FONDS DE PLACEMENT 3 ant^5 ans\" ~2Ô\\84% 19.95% U.83% 15.01% ~ 13*16% 13~96% Actions canadiermcs_ ÔbllgaUons_ Hypothèques Actions américaines 28,06% ¦ nenfl'ment annuel compos* (tu 31 août 19S4 iu 31 août 1M7 \u2022 Rendement annuel composé du 31 août 1M2 au 31 aoûl 1W7 BÉNÉFICES PLUS 178% m lesupeicor I le tint a* mil 10 000$ cl plus supef oompie epaf Çfle-cMques oont dmléfM crefl jvec l« lotte 178 % + kHinU H« sur les dépôts yantu dr î > s mi Irai.PU» du Cartetour 6*2-3200 p.-.t c:*.-r W> bout M-Je» «*-»ro VIIK MoalRtril Centfe Roclind 341-1414, 0*t*mo*t V Vincent d'Indy 739-3?6S MtUUnhwnltr 1100.Unrversrty 8717700 MttPlst* WIÏ.-UmU Galène do Boutnui J61-8383 vmi Un* Gwts 699b.ooul Gouin Ouest 74S-1516 Ai|tc Paced Anmu 366 4,'SO L.Sim.' i\"-' ¦ \\-~¦ ;¦ - 366-0730 Rhi»-S«d Place Portoùeilo 4*6-2600 Mull 120.Promenade du Poruoe 771-3227 f A2« LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 9 OCTOBRE 1987 La SSJBM fêtera ses lauréats au cours d'un grand gala Cilles Vigneault, Gérald Codin et Cérald Leblanc, de La Presse, sont parmi les gagnants MIRRI CIMCRAS ¦ Pour la première fois de son histoire, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a décidé de fêter tous ses lauréats au cours d'un grand gala auquel le grand public pourra assister gratuitement.Onze personnalités seront honorées au cours de cet événement dont le chansonnier Gilles Vigneault, le poète Gérald Godin et le journaliste Gérald Leblanc, de La Presse.Au cours d'une conférence de presse tenue hier, à Montréal, la présidente de la société, Mme Nicole Boudreau, a confié que le fait de célébrer au cours d'une seule grande fête les gagnants des dix prix annuels décernés par l'organisme, aura un impact plus considérable que celui de dévoiler les noms des lauréats tout au long de l'année, comme c'était le cas dans le passé.Ce gala sera suivi du Banquet des patriotes, une rencontre sociale voulant commémorer les événements de 1837-38.La présidente a d'ailleurs signalé que les lauréats de la société sont, à leur façon, les patriotes d'aujourd'hui.«On considère souvent aujourd'hui le patriotisme comme une valeur désuète, a-t-elle dit.Pour-tant, contribuer à l'essor, à l'avancement ou au développement de sa collectivité est aussi faire preuve de patriotisme.» Elle a illustré son affirmation en faisant état des réalisations de la société depuis sa création en juin 1834 : mise sur pied de la Chambre de commerce de Montréal, fondation de la Société nationale de fiducie, création de la Fondation du Prêt d'honneur, etc.La société Saint-Jean-Baptiste SUITE DE LA UNE VEDETTES Trois vedettes Iraniennes coulées dans le Golfe Les représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU se sont réunis ù nouveau hier pour tenter d'élaborer de nouvelles directives devant guider la négociation menée par le secrétaire général, M.lavier Perez de Cuellar, avec l'Iran et l'Irak.Mais ils n'ont pu encore se mettre d'accord sur les instructions à lui donner, a-t-on appris au siège des Nations-Unies à New York.Pour les États-Unis l'incident d'hier dans le Golfe «est clos», a déclaré M.Hoffman.Cette affaire survient 17 jours après l'attaque par des hélicoptères américains du navire iranien Iran Ajr, surpris selon Washington en train de mouiller des mines non loin de Bahrein.Cette attaque avait fait le 21 septembre dernier cinq morts et disparus iraniens.26 survivants avaient été capturés puis rapatriés par l'intermédiaire du Croissant-Rouge.L'Iran Ajr avait été par la suite détruit.Selon des responsables américains qui ont souhaité garder l'anonymat, un autre incident a opposé hier les forces iraniennes et américaines: des Iraniens installés sur une plate-forme pétrolière ont apparemment tiré un coup de Tiré à part ¦ L'entente spectaculaire intervenue samedi soir entre Washington et Ottawa sur le libre-échange suscitera bien des débats au cours des prochains mois.La Presse est heureuse d'offrir à ceux de ses lecteurs qui veulent être à la fine pointe de l'actualité la possibilité de se procurer, en tiré à part, la série d'articles de vulgarisation que nous avons publié la semaine dernière sous la signature d'Alain Dubuc.Il suffit d'écrire à : Dossier libre-échange.Centrale des bibliothèques, 1685 est, rue Fleury, Montréal H2C 1T1, Québec, joindre à sa demande trois dollars, soit par chèque ou mandat-poste.Il n'y aura aucune vente au comptoir de La Presse semonce contre un bateau de guerre américain qui patrouillait dans les parages.Celui-ci n'a pas riposté.L'agence iranienne Irna a par ailleurs rapporté hier qu'un avion militaire iranien a refusé mercredi de changer de direction lors d'un vol de reconnaissance en mer d'Oman, comme le lui demandait un bâtiment de guerre américain.Selon Irna, l'appareil iranien a ignoré l'ordre et a continué sa route pour effectuer sa mission sans entrave.D'autre part, trois marins ont été blessés hier lorsqu'un pétrolier japonais battant pavillon panaméen, le Tomoe-8, a été touché par un «missile non identifié» dans le centre du Golfe, à une cinquantaine de km au nord-est du port industriel saoudien de joubail, a-t-on indiqué de sources maritimes dans la région.Dans le golfe d'Oman, deux nouvelles mines ont été découvertes par la force de déminage française devant Khor Fakkan, au sud du détroit d'Ormuz.D'autre part, le secrétaire américain à l'Énergie, M.John Herrington, est arrivé hier matin ù Manama, venant de Doha, pour une visite de trois jours à Bahrein, dans le cadre d'une tournée dans la région, a fait savoir l'agence d'information du Golfe GNA.M.Herrington aura au cours de cette visite des entretiens avec les responsables bah-reinis, portant sur les relations bilatérales, notamment dans le domaine de l'énergie, ainsi que sur les derniers développements dans la région et des questions d'intérêt commun.Sur le front terrestre de la guerre du Golfe, l'Irak a annoncé hier avoir lancé 50 de ses avions contre des concentrations de troupes iraniennes dans le secteur central (est et sud-est de Bagdad) pour prévenir une «tentative (d'attaque) iranienne».Un communiqué militaire irakien a aussi indiqué que sept civils, dont cinq enfants et une femme, ont été blessés dans le bombardement par l'artillerie lourde iranienne de quartiers résidentiels de la localité de Qala't Diza, au nord-est de l'Irak.L'Iran a pour sa part renouvelé hier ses menaces contre la flotte américaine dans le Golfe.Un officier supérieur des forces navales des Gardiens de la révolution, cité par Radio Téhéran, a annoncé que l'Iran préparait une opération dans le Golfe qui surpren- ERRATUM ¦ A cause d'une erreur technique, le sixième nombre de la séquence du Lotto 6/49 tirée hier soir et publiée en page A2 de notre première édition d'hier était erroné.La séquence aurait dû se lire ainsi: 3 4 6 13 14 48 (40).Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs.LA METEO\t\t\t Québec\tMin.\tMai.\tAuiourd'ftui Abitibi\t-2\t2\tNuageux Outaouait\t3\t8\tNuageux Laurentidei\t0\t6\tAverses Cantons do I Est\t2\t8\tNuageux Mauncio\t2\t8\tNuageux Quebec\t2\t8\tNuageux Lac-Saint-Jean\t0\t2\tNuageux Rimouski\t2\t8\tNuageux Gaspèsie\t2\t10\tCiel var.Gaie-Comeau\t2\t8\tCiel var.Sept-lies\t-2\t8\tCiel var Canada\tMm.\tMu\tAujOutd nui Victoria\t7\t20\t Edmonton\t0\t12\t Regma Winnipeg\t3\t13\t \t1\t4\t Toronto\t5\t10\t Fredenclon\t8\t18\t Halifax\t13\t17\t Ch3riottetown\t1t\t17\t Saint-Jean\t8\t10\t États-Unis Um.Hu.tim.Mu.Boston 12 22 N.-Orlêans 11 26 Buffalo 6 12 Prttsburgh 6 11 Chicago -3 9 S.Francisco 15 22 Miami 19 31 Washington 6 19 New York 9 20 Dallas 13 28 les capitales \tMm.Mil.\t\t\tMm.\tMil.Amsterdam\t12\t14\tMadnd\t10\t18 Athènes\tIS\t24\tMoscou\t12\t19 Acapulco\t29\t33\tMexico\t10\t22 Berlin\t10\t16\tOslo\tS\tT3 Bruxelles\t6\t16\tPans\t\t Buenos Aires\t15\t20\tRome\t15\t26 Copenhague\t12\t14\tSéoul\t10\t24 Genève\t12\t19\tStockholm\t10\t12 Hong Kong\t27\t29 Tokyo\t\t20\t27 Le Caire\t18\t29\tTrinidad\t23\t33 bsbonne\t11\t13\tVienne\t11\t23 Londres\t11\t13\t\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 650 à quatre chiffres 6341 -4-h- de Montréal a aussi créé cette année un prix pour honorer une personnalité qui s'est distinguée dans le domaine des sciences pures et des sciences appliquées.Le prix Léon-Lortie.du nom d'un grand chimiste québécois, a été gagné par Fernand Roberge, un chercheur médical de réputation internationale.Voici la listes des autres lauréats: prix Victor Morin (théâtre) : le metteur en scène André Brassard ; prix Philippe Hébert (arts plastiques): Claude Gosse-lin, directeur du Centre international d'art contemporain de Montréal ; prix Maurice Richard (sport): le skieur de fond Pierre Harvey ; prix Calixa Lavallée (musique): Yvonne Hubert, pianiste ; prix Esdras Mainvilie (sciences humaines): Jacques Henripin, démographe ; prix Séraphin Marion (francophone drait les Etats-Unis et leurs alliés.Ces derniers «devraient savoir que notre opération ne sera pas d'un type qu'ils pourraient prévoir à l'avance», a dit l'officier.Postes: un projet de loi ordonne le retour au travail peut-être pas le consentement ununime requis pour permettre l'adoption rapide du projet de loi.À Vancouver, M.John Turner, chef du Parti libéral, a déclaré qu'il voulait prendre connaissance du projet de loi avant de prendre'une décision.M.Murphy affirme pour sa part que le gouvernement peut reconvoquer les Communes 48 heures après avoir ajourné pour le week-end, mais le ministre responsable des Postes, M.Harvie Andre, a déclaré que le manque de coopération de 1 opposition retarderait l'adoption à la semaine prochaine.Le ministre du Travail, après l'adoption du projet de loi C-86, nomme un médiateur-arbitre qui, dans les 90 jours suivant, doit tenter de trouver un terrain d'entente.Le projet de loi recommande au médiateur-arbitre de «prendre sérieusement connaissance» du rapport du commissaire conciliateur.Me Claude Foisy, remis le 22 septembre dernier.Dans son rapport, Me Foisy affirme que dans la mesure où Postes Canada respecte le Code du travail, rien n'empêche la société d'octroyer des franchises à l'entreprise privée.Mais les employés touchés par le franchisage sut-une période de dix ans, devraient pouvoir compter sur une sécurité d'emploi particulière.Le syndicat affirme que le projet patronal transformerait 4 200 emplois \u2014 rémunérés à $13,43 l'heure \u2014 en emplois non syndiqués, moins bien payés.En cas de défi, le projet de loi prévoit des pénalités sévères: pour le syndicat, des amendes de S 20 000 à $ 100 000, pour les dirigeants syndicaux, des amendes allant jusqu'à $50000 par jour et l'interdiction de détenir une fonction syndicale pendant cinq ans.Les postiers pourraient être congédiés et seraient passibles d'amendes atteignant $ 1 000 par jour.Bien qu'aucune décision n'a encore été prise à ce sujet, M.Par-rot a déjà fait savoir que le syndicat pourrait défier la loi.Il a lui- hors-Québec) : Rolland Pinson* neault, de la Saskatchewan; prix Chomedey-dc-Maison neuve (impact dans le milieu montréalais) : Lorraine Page, présidente de l'Alliance des professeurs de Montréal ; prix Duvernay (littérature ) : l'écrivain et poète Gérald Godin ; prix Olivar Asselin (journalisme) : Gérald Leblanc, journaliste à La Presse.Ces prix sont accompagnés d'une bourse de $ 1 500 et d'une médaille commemorative.La société a aussi attribué la médaille de la Fondation Jacques Blanchet (auteur-compositeur-interprète) au chansonnier Gilles Vigneault.En commentant la nomination de Gérald Leblanc, Mme Boudreau a dit que le journaliste de La Presse était très estimé parce qu'il ne craignait pas d'interpeller ses concitoyens et le gouvernement au sujet d'une législation essentielle pour l'avenir linguisti- même fait deux mois de prison en 1978 pour avoir défier une loi forçant le retour au travail de ses membres.À Montréal, où les 3 400 postiers sont en grève générale, M.Marcel Perreault, président du syndicat, a parlé d'une loi «inique qui brime notre droit dé négocier.Elle ressemble à celle du président Reagan à l'endroit des contrôleurs américains.» Où est l'urgence?se demande-t-il, rappelant que Postes Canada soutient que les grèves ont peu ou pas d'effet, sur les volumes de courrier traités.Ses membres se réuniront probablement demain pour décider s'ils respectent ou non la loi, tout en tenant compte de la directive nationale du syndicat et des conséquences s'ils optent pour le défi.Aucune reprise des négociations n'était prévue hier.Les pourparlers ont été rompus mercredi soir.M.Parrot a réitéré lors d'une entrevue téléphonique plus tôt; hier que le règlement du conflit pourrait être atteint par le recours à la médiation.Selon lui la société et le syndicat ne sont pas aussi éloignés que Postes Canada veut bien le faire croire sur la question du franchisage.M.Cadieux a expliqué aux Communes qu'il a présenté son projet de loi parce que Postes Canada et le syndicat sont très loin d'un règlement négocié.«le ne pense pas qu'on puisse tolérer une longue grève.» \u2022 M.Andre a expliqué que devant la violence sur les piquets de grève et le peu de possibilité d'un règlement négocié, le gouvernement n'avait d'autre choix que la loi spéciale.que du Québec.« Il a su éveiller la conscience populaire au phénomène de la langue française, un des plus importants au Québec en 1987 ».Honoré de faire dorénavant partie d'un groupe de lauréats qui compte dans ses rangs des journalistes comme René Lévesque, Judith lasmln, Pierre Nadeau ou Claude Beauchamp, Gérald Leblanc a confié qu'il veut avant tout faire du « bon journalisme ».Agé de 49 ans et originaire du Nouveau-Brunswick, Gérald Leblanc est titulaire de la chronique sur l'a vie montréalaise à La Presse.« Quand je parle de la langue française à Montréal, dit-il, il ne s'agit pas d'une mission personnelle.Je traite le sujet parce qu'il fait partie de l'actualité au même titre, par exemple, que l'aménagement urbain.Mais j'exprime aussi mes convictions.» la ceinture pour renouveler leur hypothèque.Tel.est le prix'à payer (et que les États-Unis et le Canada ont payé en 1981-82) pour vaincre l'inflation.C'est pour éviter d'avoir à revivre ce calvaire que les Américains augmentent leurs taux.En moins d'un mois, les grandes banques .américaines ont fait passer leur taux préférentiel, en deux hausses successives, de 8,25 à 9,25 p.cent.Le Canada aurait pu résister à cette poussée rapide, si ce n'est d'un détail : la Banque du Canada, selon les analystes, partage dans une grande mesure les craintes des Américains.L'économie canadienne a connu un rythme de croissance annuel de six p.cent au cours des deux premiers trimestres de l'année, ce qui est une performance supérieure à celle des autres pays' industrialisés.La plupart des pré-visionnistes s'attendent à une forte croissance pour le reste de l'année.Aux yeux de la Banque du Canada, visiblement, la machine commence à chauffer, et il y a risque potentiel.de voir les prix grimper.Dans les circonstances, malgré la bonne tenue du dollar, malgré l'écart raisonnable entre les taux américains et canadiens, la Banque du Canada a choisi d'accorder la priorité à étouffer l'inflation alors qu'elle est encore toute flageolante.Gérald Leblanc ORTEGA TAUX Les taux d'Intérêt grimpent a nouveau efficaces de lutte contre l'inflation, c'est précisément la hausse des taux d'intérêt, qui ralentit la machine économique.Les ménages ne dépensent plus ( ils épargnent au lieu d'emprunter), les entreprises n'investissent plus et font même des mises à pied ( elles ont moins de clients et elles, non plus, ne sont pas intéressées à emprunter), les maisons ne se vendent plus, et ceux qui en possèdent déjà doivent se serrer Ortega propose a l'ONU de négocier directement avec la Maison-Blanche cinq chefs d'Etats d'Amérique centrale, aurait rendu son rapport.Cette edmission \u2014 composée des secrétaires généraux de l'ONU et de l'Organisation des États américains, et de huit ministres des Affaires étrangères de la région \u2014 doit rendre avant 30 jours un rapport sur l'application de l'Accord de Guatemala.Celui-ci prévoit un cessez-le-feu entre gouvernements et rebelles dans trois pays centre-américains, ainsi que des réformes démocratiques et des amnisties.Après son discours, M.Ortega a déclaré lors d'une conférence de presse que le journal d'opposition La Prensa, que son gouvernement a récemment autorisé à reparaître, pourrait être de nouveau interdit s'il continuait de 41-5-01 Vendredi 9 octobre 1987 Un sondage Sorécom donne le NPD en tête au Québec Un sondage du Soleil, avant l'accord de libre-échange Presse Canadienne QUEBEC ¦ Si des élections générales avaient eu lieu au Canada entre le 18 et le 30 septembre, 41 p.cent des Québécois auraient donné leur appui au Nouveau Parti démocratique de M.Ed Broadbent; 34 p.cent aux libéraux de M.Turner et 25 p.cent au Parti conservateur du premier ministre Brian Mulroney.Tels sont les résultats d'un sondage mené par la maison Sorécom pour le compte du quotidien Le Soleil auprès d'un échantillonnage réel de 1 006 répondants, représentatif de la population québécoise.Le chef libéral John Turner ne réussit pas à arrêter la chute de popularité de son parti depuis février 1987, après la confirmation de son leadership par les délégués au congrès général du PLC à Ottawa.Les libéraux se classaient, à ce moment, premiers au Québec avec 45 p.cent des intentions de vote.En mai 1987, le PLC tombait à 38 p.cent et il recule maintenant à 34 p.cent.Le Parti conservateur de M.Brian Mulroney continue timidement sa remontée dans la faveur populaire au Québec.Après avoir touchy le fond du baril avec un gênant 18 p.cent des intentions de vote en mars 1987, il remontait à 20 p.cent en mai et a gagné cinq autres points au cours de l'été.Le Nouveau Parti démocratique conserve par ailleurs ses appuis au Québec.En mai, il obtenait 42 p.cent des intentions de vote et il affiche encore 41 p.cent, quatre mois plus tard.Le parti de M.Ed Broadbent se révèle plus populaire au Québec que dans l'ensemble du Canada.Le dernier sondage de la maison Angus Reid donnait 38 p.cent des intentions de vote des Canadiens aux libéraux; 36 p.cent au NPD; 23 p.cent aux conservateurs et 26 p.cent d'indécis.En septembre, le sondage de la maison Gallup mené à travers tout le Canada se lisait comme suit : 37 p.cent au NPD; 36 p.cent aux libéraux et 25 p.cent aux conservateurs.Du solide.Le directeur de la maison Sorécom, M.Soucy-D.Gagné, estime que l'appui accordé au NPD se consolide au fil des mois.Il obtient maintenant la faveur de 43 p.cent des francophones; de 33 p.cent des anglophones et 33 p.cent des allo-P h on es.Il recrute des suppor- ters dans les régions périphériques comme dans les milieux urbains: 42 p.cent à Montréal; 43 p.cent à Québec; 39 p.cent en Mauricie, dans l'Estrie et l'Outaouais et 38 p.cent dans les autres régions.S'il obtient 33 p.cent des appuis des personnes ayant terminé une 9e année de scolarité, cet appui s'accroît au rythme du taux de scolarité, pour atteindre 47 p.cent parmi les personnes ayant terminé une 16e année de scolarité.Trente-sept p.cent des moins de 24 ans optent pour le NPD; 45 p.cent des personnes de 25 à 34 ans; 43 p.cent de celles de 35 à 54 ans et 34 p.cent des gens de 55 ans et plus.Les femmes par contre ne sont que 36 p.cent à donner leur vote au NPD contre 46 p.cent des hommes.Le Parti libéral de John Turner demeure le parti préféré des anglophones (45 p.cent) et des allophones (48 p.cent), une clientèle qui lui est historiquement attachée au Québec.Par contre, 31 p.cent seulement des francophones lui accordent leur confiance.Depuis mai, les libéraux ont perdu 4 p.cent du vote des francophones au Québec et les conservateurs en regagnent 5 p.cent.4L soutenir la position de Reagan' sur la demande d'aide militaire au Congrès en faveur des contras.Il a également précisé que l'amnistie prévue par l'Accord de Guatemala ne s'étendrait pas aux.anciens gardes nationaux du régime d'Anastasio Somoza, écarté du pouvoir au Nicaragua en 1979 par la révolution sandiniste.«Ils sont coupables de crimes contre le peuple nicaraguayen », a expliqué M.Ortega.Le président Reagan s'est engagé mercredi à oeuvrer pour obtenir du Congrès américain $270 millions d'aide pour les rebelles nicaraguayens, malgré la signature de l'accord de paix.Il a explique que cette aide était nécessaire pour empêcher les dirigeants san-dinistes de revenir sur leur engagement de respecter l'accord de paix signé en août.Mais des dirigeants démocrates ont déclaré que la demande du président serait rejetée s'il tentait d'obtenir l'aide avant que l'accord de paix n'ait le temps d'être couronné de succès.¦\"¦ «Je ne crois pas que le Congrès soit disposé à voter une aide militaire au moment où nous négocions en faveur de la paix», a.déclaré le président de la Chambre des représentants, M.|im Wright.Le plan de paix, qui doit entrer en vigueur le 7 novembre, prévoit la poursuite des négociations en vue de promouvoir une réconciliation nationale.D'autre part, aux termes du plan, l'aide de pays étrangers aux mouvements rebelles est interdite, a rappelé hier M.Wright.Centralde $2410000 Où donner son sang ¦ La Presse et la Croix-Rouge rappellent que seulement 5 p.cent des Québécois donnent régulièrement de leur sang.Cet automne, joi-.gnez les rangs de ceux qui sauvent une vie, car les besoins de sang demeurent les mêmes qu'en tout autre temps de l'année : ¦ Montréal, au Centre Permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 10 h à 18 h; ¦ Institut de cardiologie et Hôpital Murie-Enfant, 5000 est, rue Bélanger, à la cafétéria, de 9 h 30 à 16 h. Jeune voleur de cigarettes abattu à Khanawake AHDRÉ CÉDILOT ¦ Le florissant marché de la cigarette sur la réserve de Khanawake à fait une première victime, hier, quand un jeune blanc de 20 ans a été abattu par balle lors d'une tentative de vol dans l'un des nombreux magasins mohawks situés le long de la route 132.; On devrait savoir aujourd'hui si des accusations seront portées, contre le gardien de nuit amérindien qui a tiré sur l'intrus.Il sem- ble qu'il ait ouvert le feu alors que la victime n'était pas armée et qu'elle allait prendre la fuite.Depuis deux ans, les Amérindiens, qui ne paient aucune taxe, réalisent des profits importants grâce aux milliers de cartouches de cigarettes et de produits dû tabac qu'ils vendent à tout le monde à prix réduits.Les comptoirs de vente poussent comme des champignons; on eh compte une trentaine sur le seul territoire mohawk, au pied du pont Mercier.Cette poussée n'est pas sans causer des problèmes.Les boutiques, qui ne sont pas ouvertes la nuit, sont sous la surveillance de gardiens armés.Leur mission: protéger les précieux inventaires qui se chiffrent à plusieurs milliers de dollars.Même que la construction du petit commerce en bois où s'est déroulé le drame n'était pas complètement achevée, fi était ouvert depuis environ trois mois.En fin d'avant-midi, hier, une pancarte marquée «fermé», en anglais et La construction du petit commerce en bois où s'est déroulé le drame n'était pas complètement achevée.Il était ouvert depuis environ trois mois.photos rené picard, u pmse en français, avait remplacé les annonces habituelles de vente de cigarettes.Pas armé Tout ce que l'on sait sur ce vol, c'est que l'individu, dont la police n'a pas révélé l'identité, se serait rendu à Khanawake à bord d'une auto volée la veille à Dorval.11 aurait tenté de cambrioler l'établissement én brisant une vitre.On ne sait pas toutefois s'il a eu le temps de pénétrer à l'intérieur ou si le gardien de nuit l'en a empêché.Chose certaine, il n'était pas armé.Son corps a été trouvé, à l'extérieur, près de la fenêtre.Il a été atteint au thorax d'un projectile provenant d'une carabine semi-automatique de calibre 22, de type militaire.Bien qu'il s'agisse d'une arme permise par la loi, on ignore si le gardien possédait les permis requis.Après avoir été interrogé par les policiers de la réserve de Khanawake, le jeune Amérindien a été relâché en fin d'après-midi.Le dossier est maintenant entre les mains d'un procureur de la Couronne, à Longueuil.Celui-ci préfère toutefois attendre les résultats de l'autopsie avant de décider s'il y lieu de l'accuser de négligence criminelle.Ce tragique incident inquiète le chef de la police de Khanawake, Ron Sky, qui craint d'autres actes de violence.Il pense qu'il sera important de discuter avec le Conseil de bande afin de trouver des moyens de protéger les commerçants, sans que ceux-ci aient à recourir aux armes.Il a même laissé entendre qu'il ne s'opposerait pas à ce que l'on Boivin aurait tenté d'infiltrer le Parti communiste Presic Canadienne QUEBEC ¦ L'ex-conseiller syndical et informateur Marc Boivin a été membre du Parti communiste du Québec, a révélé hier une responsable de ce parti.Selon le Parti communiste, Marc Boivin ne serait entré au parti qu'en septembre 1986 et en aurait été expulsé en mai.1987, après qu'on eut appris qu'il était informateur pour le Service canadien du renseignement de sécurité.Pour le PCQ, l'adhésion de Boivin faisait partie des «pratiques habituelles d'infiltration» du service de renseignement.' Pourtant, a souligné hier Marianne Roy, du PCQ, «nous constituons un parti légal, démocratique et non des cellules clandestines».Le Parti communiste avait convoqué la presse hier, non seulement pour faire la lumière sur Boivin, mais aussi pour dénoncer des informations transmises à la presse voulant que Boivin ait in-flltréle mouvement syndical pour le protéger contre l'infiltration de cellules clandestines communistes.Le parti communiste croit pour sa part que le rôle de Boivin à la CSN n'était pas de protéger le syndicat contre «les méchants communistes», mais plutôt de déstabiliser le mouvement syndical.«Ce qu'il a fait avec la CSN n'a rien-à voir avec le Parti communiste», a déclaré Mme Roy.Ainsi, les bombes que Boivin a lui-même admis avoir posées ou commandées, s'inscrivent dans le cadre des «tactiques de provocation » exercées par la police secrète depuis les années 70, soutient le PCQ.Le Parti communiste estime que le jugement qui vient d'être rendu public par le juge Sirois sur Boivin n'a fait que minimiser le rôle d'agent provocateur que joue Marc Boivin depuis au moins 10 ans.Le juge Sirois vient de condamner Boivin à une sentence de 15 mois, pour attentat à la bombe.Dans son jugement, il décrit Boivin comme un être «mû par des convictions syndicales».Le Parti communiste estime que le service de renseignement, en infiltrant les syndicats et le Parti communiste, est en contravention avec la loi, qui interdit l'infiltration des mouvements démocratiques.C'est pourquoi il réclame la démission du Solliciteur général du Canada, lames Kelleher, en plus d'exiger la tenue d'une enquête publique sur cette affaire.Propriétaires et chauffeurs se disent satisfaits du nouveau règlement sur le taxi BRUNO BISSON ¦ Les propriétaires et chauffeurs de taxi sont généralement satisfaits du nouveau projet de règlement de leur industrie, déposé mercredi par la CUM, même s'ils croient qu'on devrait y insister davantage sur la formation des chauffeurs et la sécurité du public.Le vice-président de la Ligue de taxis A-l 1, qui regroupe les 3200 propriétaires du Grand Montréal, M.André Boulanger, croit que la CUM devrait mettre sur pied un centre de formation par où devraient passer tous les nouveaux demandeurs d'un permis de taxi.La population serait beaucoup mieux servie par des chauffeurs plus compétents, estime-t-il, et qui connaissent mieux les rues de la ville et les meilleurs moyens de servir_ rapidement leurs clients.M.Boulanger croit également qu'il serait préférable que tous les chauffeurs soient obligés de faire appel à une centrale unique d'affectation.« De cette façon, explique-t-il, on pourrait facilement retracer les chauffeurs qui font l'objet de plaintes répétées et aider les passagers à retrouver des objets laissés par mégarde dans les voitures».Une centrale d'affectation empêcherait également certains propriétaires de louer leurs voitures et de prêter leur permis à des chauffeurs qui ne sont bien souvent que de passage à Montreal et qui connaissent à peine la ville.Bien que cette pratique malhonnête et interdite soit beaucoup moins courante qu'autrefois, selon M.Boulanger, elle demeure une plaie qui disparaîtrait pour de bon si tous les chauffeurs faisaient affaire avec une centrale.Le règlement de la CUM vise surtout à établir des normes de.service.Si le règlement est accepté, tous les taxis seront bientôt identifiés par une vignette auto-collante de la CUM.Les chauffeurs devront également passer un test, avec une note M.René Fournel: «Il y a encore trop de voitures sales et mal en point».photos robert nadon, Li Pressa M.Jean Louismeis: «La CUM nous Impose toujours de nouvelles obligations mais ne fait rien pour aider l'industrie» minimum de 75 p.cent, consistant en un questionnaire sur les lieux touristiques et l'identification des rues du territoire.Des questions comportant des choix de réponse mettront à l'épreuve le savoir-vivre des chauffeurs.Enfin, le règlement prévoit des normes de qualité et de propreté des véhicules et l'obligation de travailler dans une tenue vestimentaire convenable.Il vise aussi à mettre fin à une certaine discrimination dans le choix des clients, dont sont parfois victimes les handicapés ou les aveugles se déplaçant avec un chien-guide.Chauffeurs Des chauffeurs de taxi rencontrés hier pendant leur service, se sont dit généralement satisfaits du nouveau règlement.Toutefois, certains d'entre eux émettent des craintes et des réserves.Propriétaire de son taxi depuis 11 ans, M.lean Louismeis croit que le règlement n'aidera pas les chauffeurs.«Ce sont toujours les chauffeurs qui se voient imposer de nouvelles obligations, dit-il.On ne fait rien pour aider l'industrie en retour.11 y a trop de taxis à Montréal et il y a trop de réglementation.Rien n'est prévu dans le règlement là-dessus.» Un autre propriétaire indépendant, M.Guy Augustin, se plaint également de ce que le nombre de taxis rende le métier peu rentable.II croit que le règlement sera «dur» envers les chauffeurs, mais qu'il ne devrait pas nuire à ceux qui respectent leurs clients.«Çâ ne pourra qu'aider à la réputation de tout le monde en forçant quelques chauffeurs à se retirer», croit-il.Quant à M.René Fournel, propriétaire d'un taxi LaSalle, il s'est dit tout à fait d'accord avec le règlement.Selon lui, il existe encore beaucoup trop de voitures sales et en mauvais état, et trop de chauffeurs incompétents ou peu avenants.Vandalisme chez Steinberg GEORGES LAMOH ¦ Un employé de Steinberg a été arrêté hier par les policiers du poste 54, puis remis en liberté sous certaines conditions après avoir passé quelques heures en cellule.Il est soupçonné d'avoir cassé des vitres de camions de livraison en plus d'en avoir endommagé les systèmes de freinage.Ces actes de vandalisme seraient reliés au conflit de travail qui oppose, depuis le 21 septembre, la compagnie Steinberg à ses 1100 employés d'entrepôt de Montréal.Ils auraient été perpétrés à proxi- mité de magasins Steinberg, situés à l'angle de la rue |ean-Talon et du boulevard Pie IX ainsi qu'au 1745 est, rue Fleury.Selon le président de la section locale 501 du Syndicat des travailleurs unis canadiens de l'alimentation (employés d'entrepôts et camionneurs), M.Théo Tundard, l'homme interpellé par la police était un camionneur au service de Steinberg depuis quelques mois seulement, mais il ne savait rien des circonstances qui ont entouré son arrestation.II a toutefois avancé l'hypothèse que ces actes de vandalisme auraient pu être commis par des fiers-à-bras à la solde de Steinberg pour assurer la sécurité.Le chef de la police amérindienne de Khanawake, Ron Sky, s'inquiète de ce que les commerçants se protègent avec des armes.cesse la vente de cigarettes et de boissons, si cela amène des troubles à la réserve.Jusqu'à maintenant, on avait surtout connu des problèmes de circulation, en week-end, à cause de l'importan- te clientèle des différents points de vente installés le long de la route 132.Hier, personne au Conseil de bande n'était disposé à émettre des commentaires.La stcum veut faire travailler davantage ses employés FLORIAN BIRNARD ¦ Tous les employés de la Société de transport de la CUM seront appelés à augmenter leur productivité au cours du prochain exercice financier.Face à une situation financière précaire, la direction de la STCUM préférera, en effet, augmenter les charges de travail plutôt que d'entreprendre un programme de réduction du personnel.La présidente directrice-générale de la STCUM, Mme Louise Roy, estime qu'avec une hausse de productivité variant de 3 à 5 p.cent dans l'ensemble des services, il serait possible d'économiser jusqu'à $8,5 millions en 1988.Cette somme se répartit comme suit: $4 millions du côté des chauffeurs et des employés du transport comme tel, $2 millions en ce qui touche les employés de garage et l'entretien des véhicules et $2,5 millions dans le secteur du génie et des professionnels.En tenant compte de la fermeture du garage Saint-Michel \u2014 déjà annoncée\u2014, c'est une économie globale de $10 millions que la STCUM entend réaliser.Mme Roy n'en estime pas moins que tous les efforts possibles de rationalisation des dépenses ont été faits dans la préparation du budget de 1988, toujours déficitaire, néanmoins, de $17 millions.Elle est consciente, par des sondages internes, que les usagers commencent à percevoir une baisse dans le service et n'ac- cepteront pas d'autres dégradations.Pour arriver à maintenir des services acceptables, compte tenu des contraintes financières, il faudra, selon elle, faire davantage avec le même nombre d'employés.« Mais il y a des limites, a-t-elle dit, à toujours faire plus avec moins.Dans le cadre des structures actuelles, ces limites nous les avons atteintes ».On a aussi appris, hier, qu'en plus du déficit de $17 millions au budget de 1988, la STCUM, devra, à très brève échéance, renouveler une bonne partie du matériel roulant et entreprendre la restauration de certains bâtiments.Or, pour les dix prochaines années, ce programme de préservation du patrimoine représente un montant de $600 à $650 millions.Quant au service de la dette à long terme de la STCUM, il va doubler d'ici trois ans.Tout ceci sans compter les prolongements du métro et le développement indispensable de l'ensemble des structures du transport en commun.Ainsi, en plus des budgets annuels d'exploitation \u2014'$535 millions en 1988\u2014 la STCUM aura des besoins d'immobilisations se chiffrant à un milliard de dollars au cours des dix prochaines années.« À partir de maintenant, a conclu Mme Roy, il va falloir améliorer le rendement sur tous les plans.Il va falloir que chacun assume ses responsabilités pour que ce ne soient pas les usagers qui aient à subir les effets de toute nouvelle restriction ».Peine réduite pour la mort d'un policier JBAN-PAUL CHARBONNBAU ¦ Un jeune homme condamné à la prison a perpétuité pour la mort du policier Raoul Fortier, vient de voir sa peine réduite à 15 ans par la Cour d'appel du Québec.Même si le délai d'appel était expiré depuis neuf mois, Me Richard Morin s'est tout de même présenté devant le plus haut tri-bubal du Québec afin de plaider en faveur d'Alain Macchabé.Après avoir entendu la requête de l'avocat, les juges Bernier, Nichols et Mailhot ont immédiatement accordé, mercredi, la requête demandée.Accusés en premier lieu de meurtre au deuxième degré relativement à la mort de Péx-prési-dent de la Fraternité des policières de Valleylfield, survenue le 11 avril 1984, Macchabé et son complice Sylvain Lapointe avaient finalement plaidé coupable à une accusation d'homicide involontaire.Le juge Jacques Ducroc, de la Cour supérieure, les avait condamnés à la prison à perpétuité.Raoul Fortier a été tué alors qu'il avait surpris les deux jeunes en flagrant délit de vol, à Pied-mont, tout près de son chalet.Trouvant que la sentence était trop lourde, l'avocat de Laplante avait décidé d'en appeler trente jours plus tard, comme le permet la loi.La sentence fut réduite à dix ans par la Cour d'appel.On avait cependant déconseillé à Macchabé de faire la même chose.Les parents du jeune homme qui n'avait que 18 ans au moment du crime, sont allés voir Me Morin.Ce dernier a alors accepté le risque d'aller en appel même si le délai était expiré depuis plusieurs mois.Après avoir écouté les revendications de l'avocat de Saint-|érô-me, les trois juges ont accepté la requête pour ensuite faire connaître leur décision.Dans moins de cinq ans, Alain Macchabé sera admissible à une libération conditonnelle.Quant à son complice, il y sera admissible dans un peu plus de trois ans.Découvrez la Personnalité de l'année 87 de La Presse en revivant les bons moments de l'actualité en humour, en chansons et en musique.Les animateurs Dominique Michel et Gaston L'Heureux vous convient à célébrer l'Excellence avec Serge Grenier, Claude Dubois, Diane Tell, le groupe UZEB, Marie-Claire et Richard Séguin, Ludmilla Chiriaeff, Normand Harvey et Dominique Lajeunesse.Soyez au rendez-vous de l'Excellence aux Beaux Dimanches de Radio-Canada à 20 h 30.Radio-Canada Télévision i A4 \u2022 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 9 OCTOBRE 1987 Des milliers de francophones d'ici aspirent à la citoyenneté française Le « Rassemblement des Français canadiens » compte réunir 60 000 demandes JEAN-PIERRE BOHH ¦ Des milliers de Canadiens et de Québécois de vieille souche française ont manifesté le désir, ces derniers jours, depuis le récent appel du «Rassemblement des Français canadiens», d'obtenir de la France la citoyenneté française, celle qu'ils ont perdue par le fait de la conquête anglaise en I759-I760.Si ce privilège était accordé, les Québécois, particulièrement les jeunes, pourraient facilement vivre, résider et travailler en France et dans les territoires français.Le principal porte-parole du Rassemblement, M.François Lubrina, vétérinaire, journaliste à ses heures, a dit hier, au cours d'une conférence de presse, qu'il a bonne confiance de réunir suffi- samment de réclamations pour convaincre la République d'étendre à ses anciens ressortissants du Nouveau Monde les avantages et les privilèges du passeport français.Il cherche à réunir le nombre «symbolique» de 60000 demandes.Le 22 septembre dernier, M.Lubrina saisissait l'occasion des délibérations actuelles de la commission de l'Assemblée nationale française sur la réforme du code de la nationalité, (celle-ci siège jusqu'à la fin d'octobre) pour faire sa proposition publique.La conjoncture serait particulièrement favorable, car le premier ministre Chirac, dont la connaissance de l'histoire québécoise est vive, a-t-il fait valoir, a recommandé aux membres de cette commission «d'éviter toute exclusion systématique».Par ail- leurs, a-t-il ajouté, une correspondance avec le «comité des sages» sur la question des Français de l'étranger, établit qu'aucun obstacle d'importance ne devrait contrecarrer le projet.C'est la première fois depuis la chute de Québec, il y a 224 ans, a dit M.Lubrina, qu'une démarche collective est entreprise exprimant la volonté des Canadiens et des Québécois de souche française d'obtenir la reconnaissance de leur nationalité française.Il a fait valoir que les descendants des colonisateurs n'ont jamais renoncé à cette ancienne citoyenneté qui est attachée, selon le droit français, à la personne même des descendants.Si la France accueillait favorablement la demande, a-t-il dit, ce serait une manière, pour elle, comme le Général de Gaulle l'a souhaité il y a vingt ans, de «rendre aux Québécois ce que la France leur doit».Le protagoniste a par ailleurs bien précisé que l'octroi de la citoyenneté française serait accordé aux Québécois et aux Canadiens sur une base volontaire seu-lement et, encore, sur présentation d'une preuve de lignée.Elle ne remettrait pas en cause, la «spécificité» québécoise, pas plus qu'elle ne ruine celle de la Corse.La nature des questions posées par les journalistes présents hier indique que la proposition du Rassemblement n'est pas considérée comme farfelue, loin de là.On s'est du reste longuement en-quis des avantages pratiques de cette éventuelle reconnaissance.Il en ressort que les Québécois obtiendraient le droit de vote, le droit de représentation à l'Assem- blée et à l'Académie française et l'exclusion du service militaire.Le réputé mime québécois Claude Saint-Denis, qui travaille moitié en France, moitié au Québec, est venu expliquer, justement, pour sa part, qu'il a lui-même demandé un passeport français.Il a dit que, n'ayant pas ce document, il fait fréquemment face à de multiples et coûteuses tracasseries bureaucratiques.Les intervenants ont tous souligné que les investisseurs québécois en France, l'entreprise Le-m a ire (papiers Cascades) notamment, éprouvent de la difficulté à établir les'ingénieurs* québécois en France.Par ailleurs, ont-ils ajouté, les jeunes Québécois peuvent légalement, vu leur participation au Commonwealth britannique, travailler à Londres, ce qui leur est interdit à Paris.Le Canada acceptera-t-fl que la législation française favorise ainsi l'octroi aux Québécois du pas-: seport français?Les porte-parole ont expliqué que la législation canadienne actuelle permet aux Canadiens d'avoir la double nationalité.Pour que le projet échoue, a-t-on dit, il faudrait que le Canada fédéral interdise formellement cette pratique par une.nouvelle législation.Ils ont ajouté que 100 000 Québécois, vu la présence en leurs fa- ; milles de récents immigrants, ou ' encore par les liens du mariage, ont actuellement le droit de revendiquer la citoyenneté françai- -se.Trente-cinq milles d'entre eux ' sont actuellement inscrits aux ré-1 gistres de l'État français.Le Conseil de presse redemande la protection des sources du journaliste ANDRC MÉPIN ilii bureau de LA PRESSE QUEBEC ¦ Le Conseil de presse du Québec réclame de nouveau l'intervention énergique du gouvernement pour qu'une modification à la Loi de la presse permette aux journalistes de protéger leurs sources d'information lorsqu'ils sont appelés à témoigner devant les tribunaux.L'organisme souhaite également que ia législation protège plus adéquatement le matériel journalistique qui est de plus en plus souvent saisi par la police dans les causes criminelles importantes.Le récent cas, opposant la Société Radio-Canada, son journaliste Normand Lester et un procureur de la CSN dans le dossier concernant les accusations portées contre des permanents de la centrale, inquiète le Conseil de presse.Rappelons que l'avocat Jacques Laroctielle, représentant l'accusé Gérard Thériault, s'est adressé au tribunal cette semaine pour obtenir la permission d'interroger le journaliste Normand Lester au sujet de ses sources d'information au sein des Services canadiens de renseignement et de sécurité.C'est ce journaliste qui, le premier, a indiqué publiquement que le permanent syndical Marc Boivin était en fait un informateur de l'agence canadienne.L'avocat qui défend les intérêts de Thériault veut surtout établir pourquoi le SCRS a décidé de brûler son informateur et, pour ce faire, veut connaître le ou les informateurs du journaliste de Radio-Canada.-ju loto-québec Tirage du 87-1007 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi .*.et le samedi 3 4 6 13 14 48 No complémentaire: 40 GAGNANTS LOTS 6/6 1 1685485,40$ 5/6+ 5 127547.80$ 5/6 196 2484,20$ 4/6 11527 81.205 3/6 _246152 10,005 Ventes totales: 13792985,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 2000000,00$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette Uste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Normand Lester, de Radio-Canada: révéler ses sources ou ne pas le faire?Profitant de la tenue de son as-sembjée générale annuelle, le conseil a rappelé qu'au cours des dernière année, à plusieurs reprises, des représentations avaient été faites auprès du ministère de la Justice pour protéger davantage le travail du journaliste.Le secrétaire de l'organisme, M.André Beaudet, a reconnu que le journaliste demeure toujours un citoyen comme les autres devant la loi, mais une forme d'immunité assurerait une meilleure liberté de la presse et, de ce fait, une meilleure diffusion de l'information.If| CHECKMATE SPORTS m - 'WM «EN PLEIN DANS LE MILLE» PFUSILS ET CARABMES r TJ,jff SOLDES D'OUVERTURE DE LA SAISON CANONS Acier chromé monobloc Intérieur entièrement chromé Bande ventilée MÉCANISME Chrome-nickel forgé et thermodurci VERROUS Double verrou DETENTE \u2014 Détente unique sélective réactivée par le recul du premier coup CROSSE \u2014 Noyer européen choisi WINDSOR Churchill \u2014 Offert en calibre 12.avec canons de 28 ou 30 pouces, avec choke et tferm-cfioke \u2014 Offert en calibre 20.avec canon 28 pouces \u2014 Offert en calibre 12 léger, avec canon de 25 pouces, choke amélioré et demi-choke \u2014 Offert en calibre 20 léger avec canon de 23 pouces, choke amélioré et demi-choke Pn« sugg.$950 checkmate $617 77 '0t^'-M,._________r~ REGENT VII Churchill' Offert en calibre 12 et 20.avec canon 27 pouces, choke, choke amélioré et demi-choke.Prix sugg.$1300 checkmate $977 77 MONARCH Churchill' Offert en calibre 12 et 20, avec canon 28 pouces, choke et demi-choke Offert également en calibre 12 et 20, avec canon 28 pouces, choke amélioré et demi-choke Prix sugg.$695 checkmate $42777 Churchill' RIFLES checkmate à répétition \u2014 action à verrou \u2014 culasse \u2014 verrou et canon en ^ \u2014-7-» forgé de haute force \u2014 crosse fabriqué en noyer européen \u2014 T\\\\Jfi // / Hé a la main et fin à l'huile \u2014 disponible en .270 Win.30-06 et V \"S H / ' acier travail 7 mm Mag Prix augg.$595 KJ\\J I LiphnirtAt .ttiu .¦ Uffan inn4 chpii «'ÀMMiarrtnaJil I^WIMIIHI
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