La presse, 7 octobre 1987, Cahier A
[" La météo Aujourd'hui: Averses Minimum 11 * Maximum 1 4* Demain: Plutôt nuageux possibilité d'averses, froid DÉTAU.S PACE A2 \t\u2022 \u2022 MONTRÉAL, MERCREDI 7 OCTOBRE 1987 103* ANNÉE N° 343 106 PAGES, 9 CAHIERS\t\t\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents *V c Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ lies de La Madeleine.90 cents 99 \t\t\t\t L'Hôtel-Dieu de Ouebec réussit une première canadienne en rendant l'ouïe à une enfant de huit ans qui souffrait de surdité totale.S3 CARDS 5 GIANTS 3 Les Cards de St.Louis prennent les devants 1 à 0 contre les Giants de San Francisco dans la série de championnat de la ligue Nationale.01 ESSENCE À 54,2 cents le litre, Montréal maintient le prix de l'essence ordinaire au niveau le plus élevé de toutes les grandes villes canadiennes.Sommaire Annonces classées.D4, F1 à F8, G1àC5 Arts et spectacles informations.C1 àC4.B8 - horaires.C5, C6 Bandes dessinées.E17 Carrières et pro.B4 a B7 Décès, etc.G7 Économie.cahier D Éditorial.B2 Etes-vous observateur?.E14 Feuilleton.E15 Horoscope.E16 Le monde.C7, C8.E10, É11 Mots croisés.G3 «Mot mystère.F3 Ouol faire aujourd'hui.; C5 Télévision.C2 Vivre aujourd'hui Alim./Consomm.E1 à E7 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 Réjean Tremblay.5 L'Ontario refuse l'accord de libre-échange MAURICB JANNARD du bureau de La Presse OTTAWA Lw Ontario s'est fait le porte-parole de plusieurs provinces, hier, pour dénoncer l'accord de libre-échange conclu en fin de semaine dernière entre le Canada et les États-Unis.Après neuf heures de discussions entre le premier ministre Brian Mulroney et ses homologues provinciaux, le premier ministre de l'Ontario, David Peterson, à déclaré hier soir qu'il lui était difficile d'accepter dans sa forme actuelle l'entente conclue entre Ottawa et Washington.«l'éprouve toujours certaines iriquiétu- Ottawa est prêt à se passer de l'accord de quelques provinces des à l'endroit de cet accord », a-t-il dit aux journalistes.«Je ne suis pas du tout persuadé qu'il soit dans l'intérêt du pays».M.Peterson a critiqué notamment le mécanisme de règlement des conflits commerciaux, le jugeant trop faible.«Le tribunal d'arbitrage ne nous garantit pas que nous aurons un accès assuré au marché américain », a-t-il dit.Le point de vue de l'Ontario est partagé par le Manitoba, Terre-Neuve et l'ile-du-Prince-Édouard.\" De son côté, le premier ministre Mulroney a tenté de minimiser les divergences entre les provinces.«Ce fut une réunion d'information, a-t-il affirmé, nous ne cher-, chions pas à obtenir une approbation ».Il ne fait aucun doute dans son esprit que te traité commercial est de juridiction fédérale et, d'après le ton du chef conservateur, il apparaît très probable qu'Ottawa serait prêt à se passer de l'accord de quelques provinces pour conclure l'entente avec les Américains.M.Mulroney a dit comprendre les préoccupations de certains.«Bien sûr, chaque premier ministre a des questions, des préoccupations et aussi, dans certains cas, il y a des inquiétudes ».11 a convié ses homologues à une autre rencontre qui aura lieu dans trois semaines, après que le texte final de l'accord, aura été rédigé.Bourassa De son côté, le premier ministre du Québec Robert Bourassa a continué de louan-ger l'accord intervenu entre les deux pays.VOIR L'ONTARIC EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN B1 \u2022 L'éditorial de Michel Roy, page B 2 Le sida aurait été introduit en Amérique par un Montréalais UNE VUE IMPRENABLE Une victoire honorable ANDRÉ NOËL Les Québécois qui voyagent doivent accroître leur méfiance envers le « tourisme sexuel», a dit un spécialiste du sida, hier, à la suite de la parution d'une information voulant que la maladie fatale ait été introduite en Amérique du Nord par.un agent de bord de Montréal.L'homme qui a introduit le sida au Canada et aux États-Unis serait un steward montréalais, Gaétan Degas, décédé en 1984 à 28 ans, selon l'ouvrage d'un spécialiste du sida, à paraître à la fin du mois.Citant des médecins, le livre de Sandy Shilts.intitulé «Les gens, la politique et l'épidémie du sida», affirme que les quatre premiers cas de sida observés à New York et huit des 19 premiers cas à Los Angeles sont liés à M.Degas: Au total, 17 p.cent des 248 cas recensés aux Etats-Unis en 1982 auraient été contaminés\"\"par l'agent de bord.Selon le livre, M.Degas aurait lui-même contracté la maladie en Europe avec des Africains et revendiqué des aventures sexuelles au rythme de 250 par an dans toute l'Amérique du Nord.Même après qu'on lui eut annoncé le diagnostic, M.Degas proclamait «son droit à faire ce qu'il voulait de son corps ».«Cette filière est très possible», a dit hier le Dr Réjean Thomas, médecin à la clinique «L'Actuelle», qui se spécialise dans le traitement des maladies transmises sexuellement.« l'ai déjà entendu parler de cet agent de bord.Le tourisme sexuel est un des principaux modes de contagion qui a existé et qui va exister au Québec dans les années à venir.«C'est la bonne occasion de dire aux gens qui voyagent: utilisez des condoms.On a régulièrement des patients qui reviennent de Rio, Haiti, Cuba, qui ont fait la fête là-bas sans aucune protection, et qui ont ensuite des relations ici avec leur conjoint régulier.«Même en Floride, la propor- VOIR SIDA EN A 2 PHOTO ROBERT NADON.LA PRESSE A la fin du mois, les Montréalais pourront sefincer l'oeil à souhait Le funiculaire du Stade olympique sera alors officiellement inauguré et, bon an mal an, la RIO estime qu'un million de visiteurs viendront admirer lès beautés de la ville du haut de la plus haute tour inclinée .au'monde* D'ici là, on procédera au parachèvement des travaux du màt et de la toiture du Stade.Dès demain, si le temps le permet, Socodec-Lavalin commencera les grandes manoeuvres du levage de la toile.On en profitera pour changer un câble endommagé le printemps dernier, lors du déploiement de l'immense toile de kevlar.Déplus, fin octobre début novembre, une fois le toit redéployé, on installera une doublure à la toile pour réduire la condensation et économiser jusqu'à 70 p.cent de la facture énergétique.Page A3 ALAIN DUBUC Vous souvenez-vous de ce qui.\u2022 faisait le plus peur dans le libre-échange, il y a une semaine à peine?La perte des emplois et la disparition des programmes sociaux.Et avez-vous remarqué que ceux qui ont dénoncé, hier, avec une vigueur peu commune, l'entente de principe signée entre le Canada et les USA, ne parlaient d'aucun de ces deux problèmes?Pourquoi?L'entente signée en fin de semaine protège assez bien nos emplois et nos programmes sociaux pour que l'on sache maintenant que c'était de faux débats.En soi, cela suffit pour dire que cet accord, même imparfait, constitue une victoire honorable.L'opposition n'est pas morte pour autant, mais elle a changé son fusil d'épaule.C'est un nouveau thème qui mobilise donc les énergies: le Canada aurait vendu sa souveraineté contre un plat de lentilles.Il s'agit là aussi d'un faux débat: le gros de ces critiques vient de l'Ontario où l'on a tendance à confondre les termes «identité canadienne» et «hégémonie ontarien-ne».En gros, l'entente signée entre les deux pays comprend quatre volets distincts: un volet commercial, qui prévoit l'élimination des tarifs; des clauses qui portent sur les industries qui vivront ¦ dans Un régime d'exception; une volet qui prévoit une intégration plus poussée des deux économies; et, enfin, des clauses qui régissent les chicanes entre les partenaires.Mais avant d'y aller en détail, quelques remarques s'imposent.Les textes dont on dispose ne sont que des ébauches; le document final n'est pas écrit et une foule de points devront encore faire l'objet de négociations.Fautes d'informations suffisantes, il est difficile de se lancer avec aplomb dans des jugements catégoriques.Il faudra des semaines, sinon des mois, avant qu'on ait une idée claire de la portée de l'entente.C'est par exemple le cas pour l'épineuse question du tribunal d'arbitrage; on en sait tellement peu qu'on ne peut que spéculer., Deuxièmement, l'entente n'est pas un point final, mais plutôt un point de départ.Lies deux pays, à la faveur des débats qui porteront sur le libre-échange, la modifieront sans doute.Ensuite, une foule de questions ne seront abordées que dans les années qui viennent.Cela veut dire que VOIR VICTOIRE EN A 2 Chute record de l'indice Dow Jones de 91 points MICHEL GIRARD Le Dow Jones a fait un plongeon de 91 points hier, établissant ainsi une nouveau record de tous les temps.Bien entendu, il n'en fallait pas plus pour que les marchés canadiens emboîtent le pas.Ainsi, le principal indice canadien, le TSE 300, a dégringolé de 56 points et son petit frère montréalais, le XXM, a chuté de 38 points.Faut-il se laisser gagner par la panique?Les analystes américains sont divisés sur la question.Pour se faire une petite opinion, rien de mieux que de replacer cette chute record du Dow Jones dans son contexte.Premièrement, la spectaculaire baisse a eu lieu dans le cadre d'une journée relativement calme, du point de vue du volume, entendons-nous bien.Quelque 175 millions d'actions ont changé de mains.Lorsqu'il y a une grosse activité à Wall Street, il s'y négocie habituellement plus de 250 millions d'actions.Deuxièmement, il est bon de signaler que Dow (ones a perdu 45 points en l'espace d'une seule heure, soit de 15 h à la fermeture.Donc, on peut en conclure qu'il y eu un petit vent de panique qui a soufflé sur le parquet de New York à ce moment-là.D'où venait-il?Il a pris naissance grâce aux programmes d'arbitrage des gros investisseurs, qui jouent partout à la fois: marché des options, marché des contrats à terme, marché des actions.Bref, on a assisté à des prises de profits de tous côtés.Autre facteur pouvant expliquer en partie la forte chute: VOIR CHUTE EN A 2 Vieillir seul ou avec d'autres au centre-ville HUGUETTE ROBERCE Le cas des personnes âgées du centre-ville de Montréal est particulier.Paradoxalement, pour les garder à domicile, il faut les sortir de chez elles le plus souvent possible! Pour nombre d'entre elles, le domicile se réduit en effet à une chambre miteuse avec vue sur ruelle ou sans vue du tout.Le CLSC Centre-Ville dessert une population de 7000 résidents, dont le tiers est constitué de personnes âgées de 65 ans et plus.Elles vivent, pour la plupart, en chambre ou concentrées dans les grosses habitations à loyer modique du territoire (HLM leanne-Mance et HLM chinois).Le service de maintien à domicile de ce CLSC compte 230 bénéficiaires réguliers et actifs, lesquels reçoivent entre deux et 35 heures de soins-services par semaine.Mais plus de 600 chambreurs et chambreuses âgés y ont un dossier ouvert et y recourent à l'occasion.«Parce qu'ils souffrent énormément de solitude entre leurs quatre murs, ces gens-là sortent autant qu'ils le peuvent», note Lise Langevin, directrice générale du CLSC Centre-Ville.«ils marchent beaucoup.Us marchent tant qu'ils ont pour la majorité de sérieux problèmes aux pieds.D'où la grande popularité du service de podia-trie que nous offrons en collaboration avec trois établissements voisins (deux autres CLSC et un centre d'accueil), Une fois par quinze jours, nos' vieux peuvent recevoir à bon prix ($7,50) les soins d'un po-diatre qui accepte de réduire ses tarifs.Pour qu'ils se rési; VOIR VIEILLIR EN A» ; SUITE DES INFORMATIONS EN A 4 \\ VOYAGE COMME XJlM.fàuifEiLÉs\\ VEUX AVEC NOUVELLES FRONTIERES ^OP^[QRÇS\\ RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT 800, 931 da Malsonnouve (anglo Sl-Huberl) (métro Berrl) Ptrml* du Québec 288-4800 VOL ALLER-RETOUR TOUS LES MERCREDIS ET SAMEDIS À COMPTER DU 16 DEC.TAXE EN SUS A2 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 7 OCTOBRE 1987 Postes: la négociation reprend dans le pessimisme Le ministre Cadieux menace de mettre fin au conflit par une loi spéciale LISA BINBSS ¦ Peu de temps après que le gouvernement federal eut indiqué hier son intention d'intervenir pour mettre fin au conflit, Postes Canada demandait au syndicat des 23 000 postiers de revenir à la table de négociations.Les discussions doivent reprendre ce matin.M.David Newman, porte-parole de Postes Canada, ne semblait pas très optimiste hier soir.Si le syndicat ne modifie pas sa position, a-t-il dit au téléphone, la rencontre sera de courte durée.Plus tôt hier.M.Pierre Cadieux.ministre canadien du Travail, indiquait à la société et au syndicat son intention d'intervenir avec une loi spéciale pour mettre fin au conflit qui dure depuis une semaine, s'ils étaient in- capables d'en arriver rapidement à une entente négociée.Dans son télégramme, M.Cadieux a indiqué qu'il donnait avis à la Chambre des Communes de son intention de présenter une loi spéciale.L'intervention du gouvernement, leur a-t-il dit, «dépend de votre volonté et de votre capacité de résoudre vos différences par le biais de la négociation collective ».Le ministre, qui juge inacceptable que les parties ne se soient rencontrées que pendant deux heures depuis son avertissement de la semaine dernière à l'effet que le gouvernement ne tolérerait pas une longue grève, n'a pas précisé quel délai il leur accordait.Selon les règlements des Communes, une loi spéciale pourrait être présentée et débattue dès demain.M.Darrcl Tingley.vice-prési- dent du syndicat, est d'avis qu'il n'y a pas de raison d'adopter une loi spéciale.« Il n'y a pas d'urgence nationale.Ce ne serait pas une loi forçant le retour au travail, mais une loi pour briser la grève.» M.Harold Dunstan, négociateur principal pour Postes Canada, a reconnu que la grève ne cause pas de problème majeur cour le moment, mais il a souligné qu'elle pourrait rapidement causer des inconvénients sérieux.Depuis le début des débrayages, il y a eu peu de négociations.Les pourparlers ont repris brièvement lundi, mais ont été interrompus lorsque les parties se sont quittées en s'engùeulant.Postes Canada refuse de bouger de sa po-sition en ce qui a trait à l'octroi de franchises à l'entreprise privée.Dans sa dernière proposition déposée jeudi dernier, le syndicat dit avoir assoupli sa position sur cette question, qui menacerait 4 200 emplois, rémunérés à $ 13,43 de l'heure.Le gouvernement n'est pas intervenu dans le conflit de 19 jours des facteurs cet été, qui a été réglé par négociation.Entre-temps, le conflit des postes a frappé huit provinces hier.Presque 5 000 postiers ont boudé leurs lieux de travail et environ 1 000 postiers étaient en lock-out.Postes Canada ne les laissant pas retourner au travail.Ceux-ci ne pourront retourner, dans la majorité des cas, que tard aujourd'hui.Les postiers en lock-out sont ceux qui ont fait la grève lundi à Terre-Neuve, en Nouvelle-Ecosse, au Québec, en Ontario, en Alberta et en Columbie-Britannique.Les grèves tournantes ont touché les villes suivantes : Halifax, Moncton, Drummondville.Vic- toriaville.Rouyn-Noranda, Val d'Or, Peterborough, Sarnia, Cna-tam, Regina, Saskatoon, Kam-loops et Prince George.La présence de briseurs de grève a provoqué quelques incidents.Un postier à Nanaimo, Columbie-Britannique, a été traité à l'hôpital pour des blessures aux jambes ; deux postiers ont été arrêtés à Kamloops.Colombie-Britannique ; des escarmouches ont été signalées à Halifax et à Red Deer, en Alberta.Dans l'ensemble du pays, Postes Canada affirme que le volume de courrier traité n'a pas varié beaucoup, malgré les débrayages.En fin de semaine, la société dit avoir reçu plus de 42,3 millions d'articles.Il y a un an, à même date, elle en avait reçu 42,7 millions.M.Robert McGarry, président de l'Union des facteurs du Canada, a sosutenu hier, lors d'une entrevue téléphonique, que le volume de courrier a chuté de moitié.' À Montréal, où les 3 400 postiers sont en grève générale depuis une semaine.Postes Canada affirme que les volumes de courrier distribués reviennent lentement à la normale.M.Leopold Côté, président de la section locale du syndicat des facteurs, réplique que le volume y a aussi diminué de moitié, sinon plus.Mme Louise Roy, porte-parole de Postes Canada, a noté qu'environ 1,5 million d'articles ont été distribués dans les 72 succursales postales de Montréal hier, dont 100 000 chèques d'assurance-chômage.Elle souligne que le volume de courrier augmente régulièrement, tout comme le nombre de briseurs de grève à oui la société fait appel pour remplacer les postiers en grève.- ¦ ; SUITE DE LA UNE I/ONTARIO L'Ontario refuse l'accord de libre-échange Selon lui, il est u l'avantage du Canada et du Québec.«L'entente n'est pas parfaite, a déclaré M.Bourassa.mais elle est meilleure que le statu quo».Il u souligné que l'accord sur le libre-échange comportait plus d'avantages que d'inconvénients pour le Canada et le Québec.Un rapide survol de la réunion d'hier montre qu'il y a cinq provinces qui appuient le fédéral (Québec, Alberta, Colombie-Britannique, Saskatchewan et Nou-vuuu-Brunswick), quatre qui sont contre et que la Nouvelle-Ecosse est indécise.Le dirigeant ontarien reconnaît que l'accord de libre-échange relevé surtout de la compétence fédérale.Mais il a dit espérer que M.Mulroney.qui cherche tant ù améliorer le climat des relations fédérales-provinciales, tiendra compte des divergences exprimées.L'Ontario a des réticences au sujet de la nouvelle politique d'investissement, du nouveau partage énergétique et du Pacte de l'auto.C'est le premier ministre neo-deniocrate du Manitoba, Howard Pawley.qui a exprimé les plus vives critiques après la réunion d'hier.«Mes inquiétudes sont trop profondes», a-t-il dit.Il propose au premier ministre Mulroney et aux Canadiens de choisir une autre voie que le libre-échange.Brian Peckford, de Terre-Neuve, qui a déjà un contentieux avec Ottawa dans le dossier des pêches au sujet des droits de la France, croit que l'accord de libre-échange ne donne pas d'avantages û sa province dans les domai-.nes de l'énergie et des pêches.Parmi ceux qui sont favorables a l'initiative d'Ottawa, il y a Grant Devine, de la Saskatchewan.«L'entente est bonne pour ma province, pour l'Ouest du pays et pour toute la nation », a-t-il affirmé.Son collègue de l'Alberta, Don Getty, exprime le même point de vue.«Je suis très satisfait dé cette entente», a-t-il dit.M.Getty croit que les points de vue différents exprimés par les premiers ministres traduisent deux attitudes opposées.«Cela exprime la façon dont chacun voit le Canada et son avenir», a-t-il affirmé.«Il y a ceux qui sont confiants et agressifs, et il y en d'autres qui croient qu'ils ont besoin de protection».Les propos de M.Getty laissent voir, chose certaine, que le débat risque d'être acerbe entre les dirigeants provinciaux si Brian Mulroney ne réussit pas à obtenir un large consensus dans le dossier du libre-échange, exploit qu'il a réussi jusqu'ici dans plusieurs autres domaines.VICTOIRE Une victoire honorable la marche vers le libre-échange sera longue et qu'elle se terminera en fait à la fin du siècle.Tout celu pour dire qu'il ne faut pas partir en peur.La protection des industries Curieusement, le coeur de l'entente, soit les clauses qui visent à ouvrir les frontières aux produits des deux pays, sont celles qui feront le moins couler d'encre.Les négociateurs des deux pays sont convenus que les tarifs qui frappent les marchandises disparaîtront complètement.Mais les délais sont longs.Un premier groupe de produits sera libre de tarifs d'un seul coup, en janvier 1989.Un second groupe verra l'élimination des tarifs étalée sur cinq ans, tandis qu'un troisième groupe profitera d'une disparition graduelle sur dix ans, à raison de dix p.cent par année.Chacun de ces groupes comprend environ le tiers des produits.Cela permet de rassurer les industries les plus craintives.Les secteurs mous, qui sont très protégés, auraient en effet pu souffrir d'une disparition brutale des tarifs.Mais ce sont eux qui profiteront de cet étalement sur dix ans.Pour des industries comme le meuble ou le textile, ce délai est amplement suffisant pour permettre des ajustements sans douleur.Et voilà pourquoi on parle beaucoup moins des ravages que le libre-échange ferait dans le monde du travail.Trois cas particuliers Les négociateurs ont par contre pris bien des gens par surprise en englobant dans l'entente des secteurs de l'économie que l'on croyait exclus du libre-échange.Il s'agit de l'agriculture, de l'automobile et des services.L'ouverture des frontières sera, dans ces cas-là, limitée.Mais les détails de l'entente sont tellement nébuleux que cela soulève des inquiétudes.Tout d'abord, du côté de l'agriculture, les tarifs vont «sauter» sur une période de dix ans.Il faut d'abord dire que, pour cette industrie, ce ne sont pas les tarifs qui offrent la principale protection contre la concurrence, mais les programmes d'aide et de soutien qui, eux, sont maintenus.En outre, deux secteurs seront ouverts aux Américains: les céréales dans l'Ouest et les oeufs et les volailles dans l'Est.Est-ce grave?On ne le sait pas encore et on espère que les agriculteurs seront capables d'évaluer l'impact de l'entente honnêtement, sans brandir leurs pancartes.Mais, en lisant le texte de l'entente, on constate que la question des oeufs semble bien moins terrible que ne le laissaient croire les premières analyses: «Le Canada est convenu de hausser ses quotas globaux à l'importation de volailles, d'oeufs et de produis dérivés jusqu'au niveau annuel La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 353 a quatre chiffres 2022 41-3-01 MERCREDI, 7 OCTOBRE 1987 moyen des livraisons réellement effectuées au cours des cinq dernières années.» Quoi qu'en disent les Onta-riens, le Pacte de l'auto est intact, sauf pour les compagnies étrangères qui viendront ici pour en profiter «par la bande» et sauf pour la disparition des tarifs sur les pièces.Les producteurs de pièces hurlent.On arrive toutefois mal à comprendre pourquoi une industrie dynamique et chouchoutée comme celle de l'auto aurait droit à des tarifs quand le meuble s'en passera.L'émotivité ontarienne est davantage politique: le Pacte de l'auto est un symbole et le fait d'y toucher, même du bout des doigts, constitue une atteinte à des droits acquis.Les services, comme l'architecture, les télécommunications, le tourisme, seront également touchés par l'entente.C'est fort audacieux car les pays, même ouverts, n'ouvrent pas leurs frontières aux services.Dans ce cas, les détails sont fragmentaires et il faut surtout voir cela comme le début d'un processus.L'intégration économique Les points qui ont vraiment provoqué le débat sont ceux où l'entente a pour effet d'intégrer davantage les deux économies: contrôle des investissements, politiques d'achat, énergie, institutions financières et culture.C'est là que les nationalistes canadiens ont conclu que le gouvernement Mulroney sacrifiait notre souveraineté.Il faut d'abord noter que cette levée de boucliers est essentiellement ontarienne.Il est vrai que le libre-échange modifie le flux de l'activité économique d'un axe est-ouest vers un axe nord-sud et il est vrai qu'il mène à une intégration plus poussée de nos deux économies.C'est évident: c'était le but même du libre-échange.Cela rompt toutefois avec la grande tradition nationaliste canadienne incarnée par le gouvernement Trudeau.Mais cela signi-fie-t-il pour autant que le Canada perd son identité?C'est loin d'être évident.En lisant les textes très durs dans les quotidiens to-rontois, on a cependant la très nette impression que le terme «identité canadienne» est un euphémisme pour «puissance ontarienne».Cela n'a rien d'étonnant quand on se souvient que la plupart des grandes politiques nationales ont souvent été conçues sur mesure pour l'Ontario.Prenons le cas de l'énergie.Selon les critiques ontariens, il s'agit là d'une des grandes conces- LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\tM,n Mai.\t\tAufOunj lui\tÉtats-Unis\t\t\t\t AOilibt\t7\te\tNuag.plu*\t\tMin.Mai.\t\tMm.\tMu.Outaouan\t11\t14\tAverses\tBoston\t11\t20 N.-Orteans\t11\t25 LaunwtidM\ttt\t14\tAverses\tButlalo\t13\t21 Pittsburgh\t9\t19 Cantons de l L m\t7\t15\tNuag.averses\tChicago\t10\t21 S.Francisco\tIB\t37 Mauricie\t7\tIS\tNuag.a»erses\tMiami\t21\t29 Washington\t10\t20 Quebec\t7\t15\tNuag.averses\tNew York\t11\t21 Dallas\t11\t34 Lac-Saint-Jean\t7\tIS\tNuag.averses\t\t\t\t\t ' Rimouski QaspMe\t6 6\t14 16\tNuag.averses Ennuag.grad.\tles capitales\t\t\t\t Baie-Comaau\t4\t10\tEnnuag.grad\t\tMm.Mai.IS 17 Madrid\t\tMm.12\t Sept-llcs\t4\t10\tEnnuag.grad\tAmsterdam\t\t\t\t¦UI.18 Canada\tMm.Mai.\t\tAutounl'hui\tAthènes Acapulco\t14 24\t25 Moscou 32 Mexico\t4 10\t10 25 Victoria\t7\t19\t\tBerlin\t10\t17 Oslo\tB\t11 Edmonton\t1\tIB\t\tBruxelles\t6\t19 Pans\t14\t18 Regma Winnipeg\t2\t13\t\tBuenos Airos\t10\t23 Rome\t11\t25 \tt\t11\t\tCopenhague\t12\t13 Saoul\t14\t24 Toronto\t12 1\tIB\t\tGeneve\t12\t17 Stockholm\t12\t14 Fredencton\t\t17\t\tHong Kong\t25\t29 Tokyo\t20\t23 ¦ Hahlax\t5\t13\t\tLc Cairo\t19\t28 Trinidad\t29\t33 CharioMMMm\tS\t14\t\tLisbonne\t14\t20 Vienne\t12\t19 Saint-Jean\t10\t22\t\tLondres\t13\tIS\t\t sions canadiennes.L'entente ouvre les frontières à l'énergie; cela détruit ce qui restait de la politique nationale de l'énergie des libéraux.Pour les provinces productrices de pétrole et pour le Québec, avec son électricité, c'est un gain important parce qu'on pourra vendre plus d'énergie sans entraves, ni canadiennes, ni américaines.Est-ce une grave concession?À Toronto, on dénonce également l'ouverture des frontières aux institutions financières.Or, on sait très bien qu'il n'y a pas, dans ce cas, un risque d'écrasement, parce que nos institutions sont aussi fortes que celles des USA.Fait étrange, les institutions ontariennes s'inquiètent plus que celles du Québec.Cela ne peut s'expliquer que par le fait que Toronto, notre capitale financière, risque de perdre son monopole.Par ailleurs, le gouvernement Mulroney avait, dès sa victoire, ouvert davantage les portes aux investissements américains.Dans l'entente, il poursuit sur cette voie.Mais les contrôles seront maintenus pour ce qui est essentiel: c'est-à-dire l'achat, par les Américains, des entreprises canadiennes importantes.Mais avec cet assouplissement, le Canada perd un symbole; et ce pays a été bâti à coups de symboles.Curieusement, un autre processus d'intégration économique ne semble pas inquiéter les Ontariens.Il s'agit des politiques d'achat des gouvernements qui seront accessibles aux entreprises des deux pays.Le Canada perd là un outil de développement.Mais dans ce cas précis, l'Ontario est la province la plus en mesure de profiter des contrats gouvernementaux américains; on met donc la sourdine sur le nationalisme pan-canadien.Et la culture?Enfin, les Anglo-Canadiens et Pierre Marc Johnson estiment que l'entente constitue une grave menace à notre culture.On a beau lire et relire le texte de l'entente, on n'arrive pas à voir comment elle menace vraiment la culture canadienne.Depuis le début, le point important a toujours été que le Canada puisse toujours aider les secteurs culturels, subventionner les films, assurer un contenu canadien sur les ondes.Tout cela est intact! Le seul changement touche les disques américains, qui ne seront plus entravés par des tarifs et les publications américaines qui ne seront pas bloquées par des tarifs et des frais de postes plus élevés.C'est en fait une guerre commerciale entre les éditeurs ontariens et la concurrence américaine pour le marché publicitaire.Car la culture canadienne sera-t-elle menacée parce que les Canadiens paieront un peu moins cher pour le magazine Time ou pour un disque de Madonna?CHUTE SIDA Le sida aurait été Introduit en Amérique par un Montréalais tion de prostituées contaminées par le sida est très importante.Il faut faire très attention.» Le Dr Yves Robert, chef du service de santé publique au Département de santé communautaire de l'Hôpital Saint-Luc, a dit quant à lui qu'il est très difficile de retracer l'origine de l'apparition du virus.«Quand on a affaire à une épidémie, on a une idée approximative du moment où elle a commencé.Dans le cas du sida, c'est quelque part dans les années 1970.Ce monsieur (M.Degas) est peut-être le début d'une chaîne quelque part, mais je me demande comment on peut affirmer qu'il est le début de toute la chaîne en Amérique du Nord.«De toutes façons, ce qui me préoccupe, ce n'est pas de savoir d'où vient le virus, mais où il s'en va.» Pierre Gignac, porte-parole du Comité Sida-Aids Montréal, a dit que l'information lui apparaissait «futile».«Trouver le nom de la personne qui a introduit le sida a peut-être une valeur historique, mais concrètement, ça ne nous avance pas à grand-chose», a-t-il dit.«L'information est peut-être vraie, elle est peut-être fausse aussi.Pour avoir 250 partenaires par année, il fallait qu'il (M.Degas) s'envoie vraiment en l'air, c'est le cas de le dire! «Il aurait été le premier à coucher avec des Africains en Euro- farfe-savoir avec qui le monde couche à Montréal!» Le premier cas de syndrome d'immuno-déficience acquise, qui affecte la capacité immunitaire de l'organisme, a été rapporté en 1979 au Canada.Selon les dernières statistiques du Laboratoire des maladies infectieuses à Ottawa, 1233 Canadiens auraient été affectés au 8 septembre 1987, avec 245 nouveaux cas pour cette année seulement.pe?Ça m'apparait un peu lu.On a de la misère à : ¦ .*> ¦ «*«^ .1 \u2022».\u2022\u2022:!* \u2022' ï3t \u2022.»«\u2014-t\"-*> :w*rr : j/f.AS 12 maisons d'hébergement pour jeunes pourraient fermer d'ici six mois BRUNO BISSON ¦ Les douze maisons membres du Regroupement des maisons d'hébergement-jeunesse du Québec sont menacées de fermeture, si elles ne trouvent pas les trois quarts de millions de dollars nécessaires à leur survie, jusqu'au 31 mars 1988.Déjà, deux maisons offrant un gîte à 16 jeunes itinérants, à Mas-couche et Sainte-Thérèse, ont dû fermer leurs portes, faute d'argent pour couvrir leurs dépenses courantes.Une autre, à Laval, est menacée de fermeture à très court terme, ce qui signifierait la disparition de huit lits supplémentaires.Enfin, l'Auberge, de Ville-Emard, pourrait, aussi manquer de fonds dès le mois de jan- vier.Le manque a gagner total des 12 maisons du Regroupement s'éïèyé à $737 000.Et il ne s'agit .là que d'un « budget de crise» car, à long terme, la survie de ces organismes n'est pas assurée.Selon le Regroupement, qui réunît plus de la moitié des 23 maisons d'hébergement pour jeunes itinérants au Québec, cette situation découle d'un manque d'implication du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.- La présidente du Regroupement, Mme Christianne Filion, ne s'explique pas pourquoi ce ministère ne s'implique pas davantage, alors que les maisons d'hébergement reçoivent un accueil plutôt favorable du ministère des Affaires municipales, de la Société d'habitation du Québec et de la ville de Montréal.Le ministère de l'Habitation annonçait récemment la création de 98 nouvelles places pour itinérants tandis que la Société d'habitation du Québec subventionnera des projets pour une valeur totale de $13 millions, au profit des sans-abris.Pendant ce temps, se- STEINWAY Vente d'entrepôt de pianos 1 2 JOURS SEULEMENT VENDREDI ET SAMEDI 9 et 10 oct.Grande sélection HEURES: 9:00-9:00 9:00-6:00 \u2022 USAGES \u2022 REMIS A NEUF \u2022 RECONDITION'NES NOUVEAUX STEINWAY Une collection de pianos Stein way sera vendue bien au dessous de leur valeur marchande SS ECONOMISEZ DES MILLIERS SS Sortie du Queensway ouest à Island Park Drive.Tournez à droite au chemin Richmond (devient Wellington).Sortie du Queensway est sortie à Carling.Tournez à gauche à Kirkwood, à droite au chemin Richmond.^ RICHMOND AO te passe avant tout.Séance publique sur les problèmes de la STCUM PLORIAN BMNHRD Ala demande du président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hame-lin, les dirigeants de la STCUM expliqueront, ce soir, les difficultés financières du transport en commun.Le président du conseil d'administration de la STCUM, M.Robert Perreault.et la P.D.G., Mme Louise Roy, répondront aux questions des élus et du public.Rappelons que la STCUM a reporté le dépôt de son budget puisqu'elle est actuellement dans l'impossibilité de combler un déficit prévu de près de $20 millions pour le prochain exercice.Diverses solutions sont envisagées, notamment une hausse des tarifs et la diminution, voire même la suprression de certains services.Mais le problème dépasse l'exercice de 1988.Des difficultés majeures sont prévues pour les prochaines années.Cette séance publique aura lieu ce soir, à 17 h 30, au salon Galerie 3 de l'hôtel Reine-Elizabeth, à Montréal.un manoir pour les .personnes Agées ¦ En collaboration avec le mouvement des caisses populaires Desjardins, lé club de l'âge d'or et les habitations populaires de l'ouest de l'île ont entrepris la réalisation d'un manoir de $1,7 million destiné aux personnes âgées de Saint-Raphaël.L'ensemble regroupera quarante unités de logement à l'angle de la rue Saint-Pierre et du chemin Cherrier.Cet immeuble se démarquera des traditionnels édifices à logements multiples pour se rapprocher davantage de l'image d'un grand manoir linéaire, avec toiture en pente, entouré de verdure.Le nouveau fonds de développement de $3 millions du mouvement Desjardins participera pour un montant de $438,553 dans ce projet, soit 25 p.cent de sa valeur totale.525 nouveaux emplois à p-a-t ¦ Là compagnie Arcon Canada et les Produits ABP construiront une nouvelle usine de $5 millions dans le parc industriel de Pointe-aux-Trembles.Cette usine sera érigée dans l'axe de la voie de service du boulevard Métropolitain, à la hauteur du boulevard du Tricentenaire.Le gouvernement du Québec a fourni un prêt de $1,3 million à ce projet par l'entremise,de la Société de développement industriel.Les nouvelles installations d'Arcon et ABP, sa filiale, permettront de créer 525 emplois.LE MAIRE DE LACHINE HONORÉ PAR LES DIPLÔMÉS DE LU de M B L'Association des diplômés de l'Université de Montréal décernera \u2022 quatre certificats honorifiques, le 16 octobre prochain, à ses anciens les plus méritants.L'un des certificats sera décerné au maire Guy Descary, de Lachine, en reconnaissance de ses réalisations au plan municipal et de ses engagements sociaux à l'endroit de la communauté.M.Descary est un diplômé de la promotion de 1962, en pharmacie.Actuellement hospitalisé à l'Hôtel-Dieu de Montréal, depuis un mois, M.Guy Descary doit obtenir son congé sous peu.LE JARDIN BOTANIQUE ACCLAMÉ EN FRANCE ¦ Le jardin botanique de Montréal sera présenté en France, au moyen d'un kiosque particulier, au cours des Floralies nationales qui se dérouleront cet automne à Bourg-de-Péage, près de Paris.Le directeur du jardin, M.Pierre Bourque, sera en France du 13 au 25 octobre.Il a été invité, en compagnie du directeur du jardin botanique de Londres, à prononcer des conférences lors du congrès des directeurs des grands jardins de France.CRIMINALITÉ À LA HAUSSE DANS L'OUEST DE L'ÎLE DE MONTRÉAL ¦ Au cours des derniers douze mois, différents types de crimes, notamment les agressions contre la personne et les vols dans les propriétés, ont connu une hausse sensible dans les districts 11 et 12 de la Communauté urbaine de Montréal.Ces districts desservent les villes de Pointe-Claire, Kirkland, Beaconsfield, Baie d'Urfé, Sainte-Anne-de-Bellevue, Sen-neville, Dollard-des-Ormeaux, Roxboro, l'Ile Bizard, Pierre-fonds et Sainte-Geneviève.Ces districts regroupent une population de 164,710 personnes.La police doit y patrouiller 905 kilomètres de rues et de voies publiques.En tout, 200 policiers desservent la population de ces onze municipalités.RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES ¦ C'est demain, 8 octobre, que la période de révision des listes électorales débutera dans les municipalités où se dérouleront des élections, en novembre prochain.Cette révision se prolongera jusqu'au vendredi, 16 octobre.Quiconque croit que son nom ou celui de toute autre personne a été omis sur la liste, ou inscrit sans droit ou de façon illégale, peut déposer une demande écrite en inscription ou en radiation,.selon le cas, au bureau de la municipalité.FIREBIRD 1987 stock 2359 SKYHAWK Moteur 2.8 litres, transmission automatique, sièges Inclinables, vitres teintées, coliro électrique, tapis avant arnore.moulures latérales, es suio-glace intermittents, dègivreur arriére, 2 rétroviseurs sport, ca che-bagages, bandes contrastantes, roues d'aluminium, volant Inclinable, pneus lettrés, groupe lumière, radio AM-FM stéréo cassettes groupe Instruments 14,222* stock 2113 Moteur 2 litres, transmission automatique, sièges Inclinables, vitres teintées, dègivreur arrière électrique, 2 rétroviseurs sport, bandes contrastantes, roues d'aluminium, pneus radiaux d'acier, radio AM-FM stéréo.11,888$ PONTIAO FIER0198?stock 2413 Moteur 2.5 litres, boîte 5 vitesses manuelles, sièges Inclinables, vitres teintées, vitres électriques, coffre électrique, essuie-glace intermittents, dègivreur arrière, volant inclinable, groupe lumières, radio AM-FM stéréo cassettes.12,777$ PLUSIEURS AUTRES MODÈLES 87 DISPONIBLES À DES PRIX TOUT AUSSI ALLÉCHANTS; 1000, BOUL.ÎLES-BIS-SOEURS SERVICE DE LIMOUSINE DE 7 h 30 à 20 h 30 TEL.: 769-5353 CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE DU CENTRE-VILLE PONTIAC BUICK SAMEDI DANS LE CAHIER Aiitt uni ii'tt Letups tie lexeelleneej Une rétrospective de l'excellence dans les domaines de l'administration, des affaires sociales, des arts, de la radio-télévision et des sports en 1987.i Les 52 personnalités de la semaine en nomination au [titre de Personnalité de l'année 87 de La Presse vous rappelleront les hauts faits de l'actualité. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 7 OCTOBRE 1987 A 11 Une usine régionale de $12 millions pour régler le problème de l'eau à Repentigny ¦ Les dirigeants de trois villes du secteur Lanaudière, soit Repentigny, LeGardeur et Lachenaie, ont approuvé le projet d'une usine régionale de traitement de l'eau.Cette usine dont les coûts de construction sont évalués à $12 millions suffira non seulement aux besoins actuels de la population, mais pourra en outre répondre aux besoins du secteur pendant une période d'au moins dix ans.En adhérant au projet de Repentigny, les villes de LeGardeur et de Lachenaie ont mis fin aux espoirs de l'entreprise privée, notamment ceux du groupe SNC, de construire une usine.Le maire de LeGardeur, M.Gilles Foisy, a expliqué qu'à la suite de l'ouverture des soumissions, on a constaté que les coûts proposés par l'entreprise privée étaient trop élevés.Usine d'épuration des eaux de Laval: rencontre avec le ministère de l'Environnement JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Le ministère de l'Environnement et la ville de Laval pourraient bien profiter d'une rencon-tre générale, portant sur le dossier de l'assainissement des eaux, aujourd'hui, pour en venir à un accord de principe concernant la construction d'une usine d'épuration des eaux usées dans le quartier Saint-Vincent-de-Paul.Un membre de l'administration lavalloise rencontré à l'hôtel de ville, hier, a déclaré à La Presse que le sous-ministre adjoint au ministère de l'Environnement, Clermont Gignac, et l'adjoint au directeur gérant de Laval, Claude Asselin, se rencontraient ce matin.«Le principal sujet, dit-il, porte sur notre programme d'assainissement des eaux.Je pense fortement qu'ils vont profiter de la circonstance pour négocier une entente finale.Les pourparlers achoppent actuellement sur le pourcentage de la subvention que Laval attend de Québec, pour aider au financement des travaux dont les coûts, en argent 1990, atteindront $106,9 millions.Mais, les deux parties devraient arriver à une entente rapidement car l'écart qui les sépare n'est pas tellement grand.» \u2022 Entre-temps, le ministre de l'Environnement Clifford Lincoln, a commenté hier la nouvel-le de La Presse, selon laquelle une usine de filtration serait construite dans Saint-Vincent-de-Paul, en disant qu'aucune décision n'avait encore été prise, et qu'on attendait l'avis d'experts travaillant ' sur le dossier.]\\ À l'hôtel de ville comme chez plusieurs membres du cabinet -Bourassa.on est d'avis que Laval doit posséder sa propre usine.Après l'appui du vice-premier j ministre du Québec.Lise Bacon, '! le bureau du maire Claude Lefeb-' vre recevait, hier, une lettre du i ministre des Approvisionne-! ments et Services, Gilles Roche-: leau.M.Rocheleau dit qu'il lui fera plaisir de soutenir la démarche de ] Laval, ainsi que celle de sa collègue ministre Lise Bacon et des autres députés de l'île lésus, auprès : du titulaire du portefeuille de l'Environnement, Cifford Lincoln.Pour sa part, le directeur du Service des communications de la municipalité, Pierre René de Co-trcl, a indiqué que Laval réclamait sa propre usine pour trois raisons principales: technologie, économie et autonomie.Le ministère de l'Environnement donne raison à la deuxième ville du Québec sur ces trois points.Nous savons que votre courrier, c'est trop important.Nous vous prions tic continuer à utiliser la poste comme d'habitude, sans oublier d'inscrire le code postal.Nous nous engageons à maintenir le service postal.SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES En outre, M.Foisy a souligné que la future usine régionale de Repentigny possédera une eau d'excellente qualité, répondant aux critères exiges par sa ville et celle de Lachenaie.Seule la ville de Charlemagne a refusé d'adhérer au projet.Elle s'alimentera auprès de Montréal.Cette décision de LeGardeur et de Lachenaie de se joindre à la nouvelle usine a comblé d'aise les dirigeants municipaux de Repentigny.Mais c'est une décision qui a, du même coup, soulevé une vive déception du côté de SNC.Un porte-parole du Groupe, Mme Céline Hcrvieux-Payette, a déclaré que la compagnie avait déjà entrepris pour $500000 de recherches et de préparation de plans relatifs à ce projet.Elle a dit ne pas comprendre pourquoi le conseil municipal de LeGardeur, après avoir demandé à SNC de préparer des plans, avait modifié sa décision.Selon elle, les coûts originaux soumis par SNC ont été majorés parce que la ville avait elle-même modifié l'entente et que l'une des villes intéressées avait retiré sa participation.Pour sa part le maire Gilles Foisy a soutenu, hier, que la décision d'adhérer au projet de l'usine régionale de Repentigny répond aux voeux de la population et reste la plus rentable, sur tous les plans.« Nous avons obtenu ce que nous recherchions, a-t-il dit, c'est-à-dire une eau de qualité à un prix raisonnable ».¦A 1 ENCAN PUBLIC TAPIS D'ORIENT Liquidation d'une cargaison aérienne arrivée trop tard et transportée par Iran Air et d'autres compagnies aériennes.Marchandise dédouanée par les courtiers en douane et transitaires canadiens.Chargement de magnifiques tapis d'Orient noués main à vendre à l'encan.Chaque tapis sera vendu un à un.Les taxes gouvernementales et autres ont été acquittées.Frais d'entreposage de 10% ajoutés au prix de vente.Conformément à la loi canadienne, le pays d'origine est indiqué sur chaque tapis (Iran, Pakistan, Inde, Chine, etc.).L'encan aura lieu à l'adresse suivante: Endroit: RAM AD A INN Centre-ville, 1005 me Guy, angle Dorchester .Date: JEUDI 8 OCTOBRE à 19 h 30 (exposition i partir de 18 h 15) Conditions: comptant, cartes de crédit, chèques + pièces d'identité.Eneanteurs autorisés COMPLETS H LHSHMAN Les complets Wm.H.Leishman, les plus populaires au Canada depuis 50 ans, sont offerts en exclusivité chez lîp Top.Notre .collection de cette saison met en vedette des détails mode classiques et une confection hors pair.Choisissez parmi des modèles à 2 pièces, offerts en pure laine et dans une variété de couleurs et de motifs raffinés.Les complets Wm.H.Leishman: taillés ici au Canada pour l'homme soucieux de la qualité MAINTENANTE^ PRIX COUR.285,00 ; [homme souaeux a< 209; TIP TOP Notre tradition est synonyme de qualité et de bons prix.Découvrez la Personnalité de l'année 87 de La Presse en revivant les bons moments de l'actualité en humour, en chansons et en musique.Les animateurs Dominique Michel et Gaston L'Heureux vous convient à célébrer l'Excellence avec Serge Grenier, Claude Dubois, Diane Tell, le groupe UZEB, Marie-Claire et Richard Séguin, Ludmilla Chinaeff, Normand Harvey et Dominique Lajeunesse.sauna* Soyez au rendez-vous de l'Excellence aux Beaux Dimanches de Radio-Canada à 20 h 30.Radio-Canada Télévision 1 i LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 7 OCTOBRE 1987 75% des postes de cols bleus aux hommes, le reste aux femmes MUGU ROBIRCI ¦ La ville de Montréal décidait le ~>0 septembre de modifier sa politique d'embauché des cols bleus de manière à éliminer, dès cet automne, ses pratiques discrimina- toires à l'égard des femmes.Mais cet effort est jugé insuffisant, voire «insultant», par les premières intéressées.La principale mesure de redressement proposée par le Comité exécutif ne propose en effet pour les femmes qu'un «maigre quota de 25 p.cent des postes à combler, soit 37 sur les I50 prévus pour cet automne».Depuis le 9 mars dernier, l'organisme Action Travail des Femmes et les femmes intéressées par les postes de cols bleus à la ville de Montréal demandent la sup- pression des critères d'embauché discriminatoires et rien de moins que la moitié ( 50 p.cent ) des postes auxiliaires qui doivent être comblés de l'extérieur du personnel actuel En conférence de presse hier, Dominique Leclercq, porte- CUL Mdeie eau.Les bords de lacs constituent toujours des cadres de vie particulièrement agréables.Mais quand les rives de ces lacs bordent des localités aussi charmantes et traditionnelles que Knowlton ou Hudson, c'est alors de suie de vie qu'il faut parler.Piscines, tennis, plages, marinas sur les lieux, equitation, ski et golf à proximité, voilà le style de \\ie auquel vous aurez accès dans ces magnifiques condominiums de luxe.98,000 S à 225,000 S.1 à 3 chambres à coucher.parole d'Action Travail des rem-mes.admettait que la decision adoptee la semaine dernière par le Comité executif représente une «grande victoire que les femmes ont obtenue de haute lutte».Mais elle qualifiait du même souffle «d'insulte» la même résolution qui fixe un quota de 25 p.cent des postes accessibles aux femmes.«La donnée retenue pour établir ce quota, à savoir qu'il y avait 15,1 p.cent de femmes travaillant a des emplois similaires en 1981, est tout simplement ridicule.C'est, bien évidemment, le bassin actuel de femmes disponibles et qualifiées qu'il faut plutôt prendre en considération, ce qu'a fait du reste la Société de transport de lu Communauté urbaine de Montréal (STCUM), en tenant compte du pourcentage des femmes ayant leur permis de conduire, et non pas des femmes dont le travail consiste a conduire un véhicule.«Pour faire le travail dont il s'agit ici, c'est-à-dire le ménage (entretien des édifices), toute la population féminine montréalaise en âge de travailler est qualifiée et même experte!» a lancé Mme Leclercq.Entre mai et août 1987.Montréal a embauché 336 personnes comme cols bleus, soit 312 hommes (93 p.cent) et.24 femmes.Afin de récupérer les 144 postes perdus cet été par les femmes victimes des pratiques d'embauché discriminatoires de la ville, l'organisme Action Travail des Femmes a enfin invité toutes les candidates aux postes de cols bleus à prendre contact avec lui (527-4501 ), pour déposer des plaintes de discrimination et forcer la ville de Montréal a accorder ensuite 50 p.cent des nouveaux postes aux femmes.Dans l'est, des résidants voudraient être expropriés par le Port de Montréal AUBERGE DU LAC BROME Knouiion Bureau ouvert vendredi.>amei1i el dmianihi de lOh a lsh Pour information Kmmllon l-2i.H>r.< Montréal &H-J8?j LE HUDSON CLUB Chou) iMitlic 17 de la TranvCiiudicnne) Bureau ouvert du lundi au vendredi de Mh à 21h Sumdi et dimanche de Hlh a IMi Cour information: I bubon 45K-70U9 Montreal s h.
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