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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
février 1922
Genre spécifique :
  • Revues
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La bonne parole /, 1922, Collections de BAnQ.

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MNM mes._qx_ 111 IS V.Hi V 5^ • 9 m m s3 • - ; - ///• .f^'-'f.'-VX- BP hi.r-.( 10 ¦ i ¦ y 1 i\ tit ''V 1 V.» ft ï>1 I .v./£1 1 's.1*1 Va U4 / s\ y*y .re > >5 I I A'KI MR 1922 /intrr ¦ nous Lc vote féminin cl la (jucstion familiale Marie Gérin-Lajoic I « tt de l'ass.îles l-.inp.de manufacture Sermon ./.-.V.ValiqHCt, o.m.i.L'a s s.prof ess ion net le .1/.-./.'Gâr'm-Cajoic A'i'/rr ( ounit¦ r /'.»///• /r l-i'\rr L'ornementation «lu foyer, tUflli' ./.lurltithl .Ill a Cl'S La Retraite, noésic.A'.La mere ^aruc*maladc././*.-./.Dollard .Joybcrte Sonhnges Prière de S.S.Benoit XV Kevue tics Livres m m-.mt V Iff! .'TO «11?/y /4 '7 .î- 2^'- —* 1.1 'A •i i m / m f m rnv/L w v » i s'/ 'tri 7 y J * - - r- -* - hh ÇONNE PAROkE REVUE MENSU Ce qu'elle est: un LIEN rj«i sert à unir d'esprit et de- cœur les Cana-(lienncs-fntiKaiscs ; un FOYER d'où rayonne sur tous les domaines de Tac-tivité féminine lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale ; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit ; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font comme nous partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.SI.00 par an.Union postale.$1.30 par an.Un escompte de 50% es! accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Tous les abonnements sont payables à l'avance en janvier et doivent être envoyés au Secrétariat de la F.N.St-J.-B.Chambre 3, Monument National.Boni.St-Laurent, Montréal.Heures de Bureau : 0 a.m., à 1 p.ni.jél Plateau 3303 TOUTE PERSONNE peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole:" 1.En s'y abonnant ; En lui procurant de nouveaux abonnés; En la faisant lire ; 4.En lui apportant une collaboration littéraire; 5.En sollicitant des annonces à son intention.2.3, La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1012 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Monseigneur Bruchési Présidentes d'honneur: Lady Gouin M™ L.-F.Béïque Bureau de direction: Pré».: Mme II.Gérin-Lajoie; vice-prés.: Mme T.Bruneau; Sec: Mlle G.Ko Moync; Trésoricres: Mlles M.-R.Boulais.S.Renauld; Membres: Mmcs A.Ten sard I).-N\ Germain.J.Angers; Mlles M.-J.Gérin-Lajoie, Bibaud, M.Attclair, G.Boissonnault.G.K.des Mes, J.Baril.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Tnst.des Sourdes-Muettes Crèche de la Miséricorde Hôpital Notre-Dame Hôpital Ste-Justine Hôpital St-Joscph Fédérations paroissiales de: Ste-Philomcne de Rosemont St-J.-Baptiste de la Salle Saint-Arsène Immaculée Conception T.S.Nom de Jésus, Saint-Vincent-de-Paul Saint-Henri La Nativité d'Hochelaga Maisonneuvc Saint-Pierre L'Eu fant-Jésus.Les Incurables Sacre-Cœur Sainte-Hélène Saintc-Clntilde N.-D.du Perpétuel Secours.Ville Emard.Saint-Stanislas de Kostka Le Foyer Les écoles ménagères Cercle d'études N.-Damc des Fermières de la province de Québec La Fédération des Cercles d'Etudes des Canadiennes françaises.Association des: Institutrices catholiques cmp.de manufacture, emp.de magasins cmp.de bureau femmes d'affaires L'Assistance maternelle Chaque œuvre par son affiliation à la Fédération, fortifie et fiend son influence particulière.PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FÉDÉRATION ET SES FILIALES.Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisse de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de hittre contre l'alcoolisme Amendements à la toi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestique Comité de luttre contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église lors du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à VUnion Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la lionne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions chiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Pariotique Comité de Y Assistance par le travail Comité permanent d'étude.N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscrivant à son secretariat: Ch.3, Monument National. Vol.X No 2 Montréal — LA BONNE PAROLE — Février 1922 3 I tm ENTRE NOUS Le Vote féminin et la question familiale Plaidoyer en fureur du suffrage féminin fait devant les ministres et les députes réunis, à Québec, le () février dernier pur fnadamc II.Gérin-Lajoie.Nous venons aujourd'hui, dit-elle, réclamer l'exercice des droits publics pour la femme.Est-ce à dire que nous voulons enlever la femme à son foyer, à sa famille?Ce serait bien mal comprendre notre pensée que d'interpréter ainsi nos démarches.La plupart d'entre nous sommes des mères de famille soucieuses d'être les gardiennes vigilantes de ce fover: notre bonheur est d'v vivre entou-rées de l'affection des nôtres: notre preoccupation est de nous dépenser sans cesse pour le bien-être de ceux qui sont confiés à nos soins.Et c'est à l'accomplissement de cette tâche primordiale que toute femme aspire.Bien que des circonstances exceptionnelles, douloureuses ou graves, lui tracent à certains moments d'autres devoirs dans la vie, bien que les conditions actuelles du travail la jettent à l'usine,et dans les carrières les plus variées, cependant, ces besognes d'occasion, qu'elle accepte bravement avant le mariage et qui deviennent son gagne-pain dans le veuvage, n'altèrent en rien le type classique de la femme qui reste avant tout épouse et mère.11 peut vous paraître inattendu, messieurs, que je me prévale du rôle familial de la femme pour réclamer ses droits politiques, tant d'autres ne les ayant sollicités qu'à cause de la participation que la femme apporte au développement économique d'un pays, tant d'apôtres du suffrage féminin n'ayant vu dans son ascension à la vie publique que la conséquence de sa similitude avec l'homme.Sans rien enlever à la force de leurs arguments, je pense cependant que la raison qui milite le plus en faveur du suffrage pour la femme est celle qui s'appuie sur le caractère spécial et distinctif de sa fonction sociale, et que c'est plus au nom de la différence que de sa ressemblance avec l'homme qu'elle doit jouir des franchises électorales.Si nous pénétrons en effet le sens de ce mot : la vie publique, qu'y trouvons-nous?La vie publique est instituée pour développer la vie privée, y introduire un progrès constant, venir au secours de l'homme qui, livré à l'cxi-guité de ses forces, n'accomplit qu'imparfaitement sa tâche quotidienne.La vie publique, c'est un levier qui s'ajuste sur la vie privée pour la soulever et acheminer l'humanité vers une civilisation plus haute.Dites-moi, en effet, où en seraient le développement économique de ce pays, l'exploitation de nos ressources naturelles, l'industrie, le commerce, l'agriculture, s'ils ne recevaient l'impulsion de la vie publique?Or, tout ce que nous pouvons dire de l'essor que la vie publique imprime à ces diverses activités humaines, s'applique à un même degré et pour les mêmes raisons aux activités du foyer, et la vie publique peut en ce domaine introduire les mêmes possibilités de perfectionnement et de progrès féconds.La femme aperçoit ces perspectives.Elle sait jusqu'à quel point la science et les découvertes modernes peuvent améliorer les conditions de la vie.La science ménagère, la puériculture qu'elle ne fait qu'entrevoir la rendent consciente de ses responsabilités dans la santé de la famille et elle mesure la portée de son action dans la survivance de notre race.Et à mesure que ces horizons se découvrent à ses yeux, elle est pénétrée de sa faiblesse et obéissant â un mouvement naturel et instinctif elle cherche dans l'association l'entraide et l'appui qui lui permettront d'accomplir supérieurement sa tâche.Cette association des forces féminines en vue d'un effort commun, que la femme ébauche, sous des titres variés dans des sociétés privées d'un caractère éducatif, social ou charitable, il est temps qu'elle s'élargisse, qu'elle repose sur une base plus large qu'elle se confonde avec les limites territoriales de notre province et qu'elle s'étende obligatoirement â toutes les femmes.Il faut que le pouvoir public intervienne pour créer l'organisme destiné â canaliser les activités féminines et les coordonner en vue du service de la patrie.Cet organisme officiel, destiné â unir toutes les femmes dans la poursuite d'un idéal commun, dites-moi s'il est autre chose sous nos régimes démocratiques, que le suffrage politique et dans notre cas; le suffrage féminin.— La grande préoccupation des peuples â l'heure actuelle, c'est de pratiquer l'économie de leurs forces, de produire un maximum de rendement avec un minimum d'efforts.Or l'application de ce principe qui donne de merveilleux résultats dans l'ordre matériel, n'est-il pas plus pressant de l'appliquer au jeu des forces morales d'une race?La femme exerce une fonction d'une importance capitale dans une nation.Est-il exagéré de dire que son rôle est en quelque sorte plus vital que celui de l'homme et a des répercussions plus profondes sur les générations â venir?C'est la femme qui dispense la vie et au prix de quels sacrifices, c'est elle qui élève l'enfant et façonne l'âme des peuples.C'est elle qui est l'ordonnatrice du foyer et qui a le pouvoir def aire et de défaire les maisons.C'est encore elle qui est compatissante à la plainte du pauvre, qui se penche sur le lit des malades et qui pénètre dans les classes laborieuses pour calmer la violence de leur ressentiment.La femme, messieurs, c'est cette mère qui connaît, qui devine ic^ besoins de la famille, c'est cette soeur de charité qui sonde la profondeur de la misère humaine.Elle détient dans cet ordre d'idée une expérience â nulle autre pareille et ses connaissances pratiques la rendent indispensable â la solution de nos questions nationales les plus profondes et de nos problèmes les plus angoissants: la baisse de la natalité, la mortalité infantile, la tuberculose et ces autres fléaux due je n'ose pas nommer ici, qui contaminent la race et font jeter un cri d'alarme à nos autorités médicales.Sans elle, sans la femme, sans sa collaboration active, sans le concours de sa volonté, quelle influence peut-on espérer exercer sur la rénovation de la race et la restauration fie la société?Hygiène, éducation, législation sociale, as- (â suivre au bas de la page 14) 4 Montréal — LA 1Ï0NNE PAROLE — Février 1922 Vol.X No 2.Chronique des Oeuvres l.\ MEMORIAM Le R.P.Tourangeau, après deux ans (rune cruelle maladie est allé recevoir la récompense de sa grande charité.Tout le bien qu'il a fait aux ouvrières, nous en avons la confiance, ajoute à son bonheur.Et, comme il nous l'a promis, il continuera de là-haut à protéger l'association des Employées de .Manufacture pour laquelle il s'est tant dévoué pendant sa vie.L'association des Employées de Manufacture rient de célébrer un glorieux anniversaire.Nous ne pouvons mieux faire à cette occasion (/ne de donner lecture à nos abonnés du sermon prononcé par l'on manier de l'associa-lion, à lu messe solennelle célébrée en ht maîtrise Saint-Pierre, dimanche.5 février, et tic /«/ causerie faite par Mlle Marie-J.G crin-La joie, à la séance du mardi suivant en la salle Sainte-Brigitte, A cet te même séance, un programme musical et dramatique fut admirablement rempli sous lu direction de Mlle Hélène l.cfebvrc.Les artistes et leur professeur méritent nos plus vives félicitations.SERMON par le R.P./.-.Y.l'alitjuct.o.m.i.Quid rétribuant Domino pro omnibus quœ retribuil milii! Que rendrai-je au Seigneur pour tous les bienfaits dont il m'a comblé/ (Ps.111.3.» C'est la formule de la reconnaissance placée sur les lèvres du Roi-prophète par le Saint-Esprit lui-même.C'est le chant de l'Eglise au souvenir des bienfaits signalés et des faveurs qu'EUc reçoit d'Kn-haut dans la suite des siècles.Ce doit être l'accent de toute société catholique — fille de l'Eglise—qui a traversé les années toujours |)éniblcs de l'enfance et qui, s'acheminant vers l'âge mûr, s'arrête pour considérer la protection et les bénédictions que Dieu a répandues sur elle.Reconnaître les bienfaits de Dieu, n'est-ce pas également s'assurer une nouvelle confirmation dans le bien et mériter un avenir long et prospère?.Au nom de l'Eglise dont vous été-, mesdames, un des brillants fleurons, au nom de toutes les fondatrices et des familles témoins ou bénéficiaires de cette excellente soei-au nom de tous les membres vivants et défunts, je dis de tout coeur: Quid rétribuant/ Que rendrai-je au Seigneur?Kn cet anniversaire, mesdames, vous êtes légitimement ficres de montrer en des pages magnifiques, l'his-toirc des bienfaits réalisés par votre association, durant ses quinze années d'existence, et vous avez voulu affirmer vos sentiments devant le public.Vous vous rappelez cette parole de Notre-Scigneur : "Que votre lumière brille aux yeux des hommes, afin qu'ils voient vos oeuvres et que soit glorifié votre Père céleste." Et vous comprenez facilement que j'aie répondu à votre aimable invitation de joindre ira voix à vos accents.Votre dessein est trop noble et trop élevé pour que je détienne captif le merci qui se presse dans nos coeurs.En quelques mots, je désire manifester ce que je crois être le vrai sens de cette fête.Il n'est pas nécessaire de vivre longtemps pour s'apercevoir que les années nous échappent avec une rapidité croissante.Incapables de retenir le temps qui fuit, nous essayons du moins de le faire revivre dans nos souvenirs; nous vou-], ns ii nis rendre présente, comme en un tableau vivant, la mémoire «lu passé, par des fêtes qui -'appellent anniversaires, jubilés.Nous avons ainsi la douce illusion de fixer immobiles le- jours, les années, témoins de nos joies, de nos succès, de nos combats et de nos victoires.Notre sainte Religion, «le même (pie l'Ancienne Loi de Dieu, approuve, favorise ce sentiment, s'associe à ces fêtes, pue dis-je, elle s'en empare, elle les éclaire d'un rayon céleste, el elle en prend l'occasion de donner une leçon de vertu el stimuler la propagande du bien.An prêtre, revient l'honneur et la tâche de dégager et de traduire cel enseignement.C'est la raison de ma présence ici à cette heure.le croirai avoir l'ait ui"ii devoir -i je puis mettre en relief l'action «le Dieu el la vôtre dan> l'origine et les développement- de cette grande oeuvre.Qu'est-ce que Dieu a fail pour votre association?Il a présidé «l'une volonté attentive et persévérante à -on existence et à sa croissance.Il vous a remis vu mémoire cet axiome aussi ancien que le monde que l'union fait la force et cette par«»le «le l'Esprit-Saint :// n'est pas />"// d'être seul.Tous nous réclamons un bra- pour nous appuyer, un coeur qui se réjouisse et souffre avec nous, une oreille amie qui entende nos 0 mlidences.( )ui.tous nous voulons vivre en société avec nos semblables, bénéficier de leurs lumières, «le leur force, jouir du charme de leur compagnie.C'est une loi écrite par le ( Yéaieur dans le coeur humain.En sorte qu'il est vrai de dire que la famille, la patrie, les sociétés naissent comme d'un germe «pie Dieu a dép >sé au coeur «le l'humanité.C'.est donc sous le souffle de Dieu que s'est formé le projet «le votre association.Mais il y a plus.( lui est-ce qui vous a aidées à traduire en acte, à réali- • • • • • ser ce besoin d'association?Encore Dieu .-«mis le titre «le 1 *T( «videnec.En douteriez-vous?Je vous citerais entre mille ces quelques paroles inspirées par PEsprit-Saint lui-même: ''C'est le Seigneur qui ordonne tout bien." "Son libre conseil décide de tout." "Ne dite- pas: il n'y a pas de Providence, «le peur que Dieu irrité de vos paroles, ne détruise l'oeuvre «le vos mains." Au témoignage de Notre-Seigneur, la Providence étend sa sollicitude paternelle jusque dans la germination de la fleur et «lu brin d'herbe auxquels il donne la rosée et le rayon du soleil.Mai- nulle pari, la Providence n'est plus digne d'admiration et de nos louanges que dans la conduite des âmes.C'est ici qu'elle règle tout avec autant de force que de douceur, car.dit Xotre-Seigneur, 'Si Dieu prend tant «le soin de l'herbe des champs qui va disparaître demain, combien plus n'aura-t-il pas soin de vous ses enfants?" Non, rien de ce qui nous intéresse ne-chappe à la vigilante sollicitude de la Providence.Elle a certainement présidé à l'origine de votre association pour réunir les volontés, éveiller et coordonner les idées et donner aux fondatrices la sagesse, le zèle et 1 au-torité qui devaient assurer à cette excellente oeuvre 1 existence, la vitalité et l'accroissement.60 4 Vol.X No 2 Montreal — LA BONNE PAROLE — Février 1922 5 Sans celte 'bonne Providence, rien n'eût pu se faire de durable et de salutaire."Si le Seigneur n'aide à la construction de la maison, c'est en vain que travaillent ceux qui la construisent." dit, l'Hsprit-Saint.Au-dessus du groupe intelligent et dévoué qui forma le premier conseil de direction, il faut voir des yeux de la foi, d'un regard pénétrant et ferme, la science, la sagesse, la puissance de Dieu, et surtout, sa bonté, son amour.Le grain de froment jeté dans le sillon, sort du sol, mais déjà, mille obstacles se dressent pour l'empêcher de croître et parvenir à maturité: insectes malfaisants, herbes parasites, brises glacées, tempêtes déchaînées, conspirent à sa destruction.Dieu va-t-il s'en désintéresser?N'avez crainte: un oeil vigilant, une main puissante le protègent.Le Seigneur veille sur les remparts, sentinelle attentive, pour signaler et rendre vaines les attaques (les ennemis.Bien plus, il est au coeur de la place, aidé en cela, comme en toute oeuvre surnaturelle, par Notre I )ame.la \ icr-ge Immaculée, harmonisant les esprits et les volontés, déjouant les ruses et la malice, entretenant la paix, l'union, la fraternité et vous donnant ainsi le secret, le moyen infaillible de force, de durée el de prospérité.Sous l'impulsion de Dieu, et SOUS la protection de Marie Immaculée que vous invoquez à toutes vos réunions (pic vous fêtez et priez tous les ans dan- son sanctuaire aimé, vous avez traversé >;ms faillir les jouis de l'enfance, la première jeunesse.Reconnaissez aujourd'hui que Dieu est l'auteur de tout le bien (pie vous avez accompli durant ces quinze années et avec l'Apôtre, adressez-lui cette louange: Soli Dco honor et gloria.1 vous seul Seigneur, l'honneur et la gloire, à vous l'hommage de notre gratitude.A Dieu seul la gloire, s'écrie l'Apôtre: et pourtant, dans un autre endroit de ses épîtres, il réclame une part personnelle dans les labeurs de l'apostolat et dans les fruits de s< mi travail : "C'est par la grâce de Dieu que je suis apôtre; mais la grâce en moi n'a pas été inféconde.— J'ai combattu le bon combat, j'ai gardé la foi, je me suis rendu au bout de ma carrière: j'ai droit à une récompense." Par son travail pénible, par son zèle, par sa fidélité à Dieu, il a rendu la grâce productive et c'est là un mérite pour lequel Dieu l'a glorifié.Mesdames, toute proportion gardée, il en est ainsi de toute personne qui fait le bien: il en est ainsi de vous.Dieu a fait sa part: vous avez fait la vôtre, sans laquelle la part de Dieu eût été vaine.Grâce à votre zèle, l'action humaine a rencontré l'action divine, et votre association a pris naissance, elle a grandie, prospérée merveilleuse-' ment.N'est-ce pas un grand honneur que Dieu ait daigné vous appeler en collaboration au bien qu'il voulait faire et que vous soyez les agents, les coopérât rices de sa puissance et de sa bonté?Un mot, un seul mot, résume votre action, comme il dit tout, appliquée à la sainte Vierge el à saint Joseph — Virgo fidclis — 77V fidelis — vous avez été fidèles; oui, fidèles, car vous avez répondu aux avances divines, fidèles, car vous avez donné en proportion de ce (pie vous avez reçu; fidèles, car vous avez tenu à votre règlement: vous avez fait honneur à vos obligations; vous avez exercé à la fois, la justice, la charité, l'économie, l'abnégation et toutes les vertus (pie demande cette oeuvre.Convenez donc, alors, (pie si Dieu a fait sa part, celles d'entre vous qui durant ces quinze années ont voué à cette association un amour sincère, un zèle effectif, qui lui ont consacré leurs loisirs, leurs talents, leurs énergies, leurs économies, ont conquis des droits au respect, à l'estime, à l'admiration des anges et du public.Votre association a un autre mérite (pie je veux mettre eu lumière: celui d'avoir donné aux paroisses, à la ville de Montréal un grand et salutaire exemple.Vous avez démontré par votre conduite qu'il y a dans les per-sonnes de votre condition, autre chose que la vanité, l'amour des jouissances sensibles, l'indépendance, l'égoïsme, (pie la dissipation, l'esclavage des passions, de la mode, du théâtre, ne sont pas le tout de la vie dans le inonde.Vous donnez la preuve qu'on peut quand on le veut réagir contre la faiblesse du coeur, la légèreté de l'esprit, fuir le gaspillage du temps, des affections, de l'argent et de la santé; concevoir un idéal haut et pur et goûter des joies, un bonheur sans égal au service de la charité, de la justice, de l'économie et de tout ce qui est bien, beau et grand, de ce qui est compris sous votre admirable devise: .lime, Ira: aille, prie.C'est une forte leçon qui se dégage en pleine lumière de celte fête de votre quinzième anniversaire et qui rayonnera sans ombre jusque sur les sommets où vous attendent des anniversaires plus glorieux, d'or et de diamant.Après cette fete — étape joyeuse — vous allez continuer de répandre la bonne semence dans le sillon fertile, avec une ardeur nouvelle, un courage toujours égal à la tâche et une confiance (pie rien n'arrête.Dans quelques instants, la divine Victime va s'immoler sur l'autel; prosternées dans l'adoration, offrez-lui bien votre reconnaissance et votre amour, en union avec le prêtre et les voix harmonieuses du choeur de chant.Dites-lui votre résolution de continuer à glorifier Dieu dans cette association sortie de son Coeur, et toute dévouée aux intérêts de l'Eglise et de la société.Que Marie Immaculée jette sur vous un de ses plus tendres regards; qu'elle défende, bénisse et protège tous les menibres de cette association et leurs familles, et qu'elle donne â toutes les associées présentes et futures d'avancer toujours dans la voie royale de l'honneur, du devoir et de la charité.Puisse cette .Mère et Reine si bonne et si puissante vous aider à recruter de nombreux et excellents membres, â recueillir des ressources abondantes et fécondes et vous procurer l'occasion d'étendre davantage la somme de bien (pie vous ambitionnez au point de vue spirituel et kmporel pour la gloire de Dieu, l'honneur de son nom béni et votre bonheur.Amen.L'ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MANUFACTURES />us, notre refuge â toutes les heures difficiles de la vie.Il faut que l'étranger entrant chez nous sache â quelle famille nous appartenons; comme il faut que l'enfant apprenne de bonne heure la vénération envers ces symboles pieux.Vivre en si sainte compagnie aura une influence décisive sur sa formation religieuse.Ne faut-il pas que notre demeure terrestre nous prépare à notre demeure céleste?Notre maison sera chrétienne aussi, en ce que la charité ne nous permettra pas d'oublier toutes ces règles lorsqu'il s'agira de choisir et d'aménager les chambres des domestiques.Nous nous rappellerons qu'eux aussi sont sensibles â la lumière, aux aises, â la beauté.Puisqu'ils peinent pour nous tout le jour, faisons de leurs quelques loisirs, des heures aussi agréables que possible.Sensé, confortable, esthétique, chrétien, notre foyer se prêtera à la douceur de la vie commune, aux simples bonheurs de la famille.Nous en aurons fait une source de joie, de contentement, où le passant aimera s'attarder, et les enfants revenir.Albcrlinc FERLAND - ANGERS La retraite Un jour, nous serons lus de tout, sauf Montréal.2 i après les maladies contagieuses " LOUER \ 157, VISITATION, Montreal — Tel.Est 1916 HENRY B1RKS & SON Ltd.| PHILIPS SQUARE | Fabrication, réparation d'articles d'églises, $ Insignes de société, Croix, etc.Une spécialité de dorure et placage.< Commandes respectueusement sollicitées.5 HECTOR - L- DERY ji 17 est, Notre-Dame MONTREAL î Graines de semences.$ :—: CATALOGUE GRATIS :—: î Lorsque vous ne pouvez pas manger chez 5 vous, venez Au CAFETERIA du Canada Limitée Angle Bîeury et Ste-Catherine Ouest MONTREAL Mlle ANC.GERNAEY Artiste - Fleuriste 851, rue Saint-Denis, — Montréal.L-G.St-Jean Cie Limitée MEUBLES 20 ouest, Notre-Dame MONTREAL.Téléphone Main 1756 6602 Ureal — LA liONNK PAROLE — Février 1922 Vol.X N„ 2.PUNDE & BOEHM I COIFFEURS PARFUMEURS S Ondulation permanente.Nestle J ouvrage de première classe ï 182, rue Pce!, 262 est, Ste-Catherine Phone Up.3161 — Phone Est 6320 £ Tel.Est 7676 JOS.RONDEAU î La Patisserie Parisienne $ Spécialités françaises: Bonbons, Chocolats, .* Petits Fours, Glaces Fantaisies.Table d'hoir fixe et à la carie.328 est.Sainte-Catherine, Montréal $ \fOUS trouverez tout ce qu'il vous faut chez i i JtyL JLJ/ lXc \ X S _ U, PLUS GRAND J MAGASIN V» «* MONTREAL Produits Âiîiieux-Frere s LAVIGNE WINDOW SHADE CO.Fabricants de stores ^ J toutes les grandeurs, toutes les couleurs, et ** toutes les qualités.$ Tel.Plateau (AS0, 217-219.rue Blcury! i i i FILIATRAULT Spécialiste en Tapis — Linoleums — Rideaux aussi Cotons et Toiles 2 429, Boni.St-Laurent.Tél.Est 635 ! 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