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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
H. Carrières: professions + formation
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-07-14, Collections de BAnQ.

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[" La Presse 14 juillet 2001 Pages H1-H4 manquantes La Presse 14 juillet 2001 Pages H5-H8 manquantes 6LP0901H0714 H9 14 juill 6LP0901H0714 ZALLCALL 67 15:37:56 07/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 JUILLET 2001 H9 Saturne est dans les lunes Découverte d\u2019une douzaine d\u2019autres satellites autour de la planète géante Agence France-Presse PARIS \u2014 Une équipe internationale d\u2019astronomes vient de découvrir 12 satellites supplémentaires de Saturne, portant à 30 le nombre de « lunes » connues de cette planète géante, et publie le compte-rendu de ses observations aujourd\u2019hui dans la revue Nature.Les nouveaux satellites, qui s\u2019ajoutent aux 18 déjà répertoriés, sont de petite taille et ont des orbites irrégulières qui peuvent être regroupées en plusieurs familles.Cela laisse penser à cette équipe d\u2019astronomes conduits par Brett Gladman, de l\u2019Observatoire de la Côte d\u2019Azur, à Nice (sud-est de la France), qu\u2019il s\u2019agit de restes de satellites beaucoup plus importants.Jusqu\u2019en 1979, date du premier survol de Saturne par un engin spatial, on ne connaissait avec certitude que neuf satellites de cette planète géante située à une distance du Soleil comprise entre 1,346 et 1,511 milliard de kilomètres : Mimas, Encelade, Téthys, Dioné, Rhéa, Titan, Hypérion, Japet et Phoebé (noms de Titans et de Géants de la mythologie grecque).Les missions spatiales \u2014 des sondes Voyager \u2014 et les observations intensives de Saturne, alors que les anneaux se présentaient par la tranche, en 1979 et 1980, avaient permis de doubler ce chiffre et d\u2019ajouter à la liste les satellites Pan, Atlas, Prométhée, Pandore, Épiméthée, Janus, Télesto, Calypso et Hélène.L\u2019existence de deux \u2014 et peutêtre de quatre \u2014 autres satellites avait par ailleurs été annoncée en 1995, mais n\u2019a pas été confirmée depuis.Découverts entre août et février derniers, les 12 nouveaux satellites de la planète aux anneaux sont de très petites dimensions : de trois à 30 kilomètres de diamètre seulement, contre 5,1 pour le plus gros, Titan, sur lequel sera largué, en janvier 2005, depuis la sonde américaine Cassini, le module européen Huygens.Ils décrivent des orbites irrégulières et très inclinées par rapport à l\u2019écliptique.Trois familles Les orbites de 11 des 12 nouvelles lunes peuvent être regroupées en trois familles aux caractéristiques voisines, ce qui, selon Brett Gladman et ses collègues, montre qu\u2019il doit s\u2019agir de restes de satellites beaucoup plus gros qui sont fragmentés lors de collisions avec d\u2019autres objets célestes, comètes ou astéroïdes.L\u2019équipe a fait sa découverte en se livrant à une étude systématique de l\u2019environnement de Saturne, et à l\u2019aide de télescopes au sol de dimensions moyennes (moins de 5 m de diamètre), ce qui laisse penser, estime Douglas Hamilton, astronome de l\u2019Université du Maryland, dans un commentaire accompagnant l\u2019article publié dans Nature, que, progrès techniques aidant, d\u2019autres découvertes de satellites de planètes géantes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) pourraient suivre celle-ci.Ainsi, Saturne est maintenant la planète solaire dont on connaît le plus de satellites (30, contre 28 pour Jupiter, 21 pour Uranus et 8 pour Neptune).Mais peut-être pour peu de temps.Photo Associated Press Invisibles sur cette photo de Saturne prise par le téléscope spatiale Hubble, en 1998, les nouveaux satellites s\u2019ajoutent aux 18 déjà répertoriés.Il s sont de petite taille et ont des orbites irrégulières qui peuvent être regroupées en plusieurs familles.Découverte d\u2019un hominidé de 5,2 millions d\u2019années Le débat sur la place des ancêtres communs de l\u2019homme et des grands singes est relancé VILEM BISCHOF Agence France-Presse PARIS \u2014 La mise au jour en Éthiopie des restes fossiles d\u2019un hominidé de 5,2 à 5,8 millions d\u2019années, attribués à une nouvelle forme d\u2019ardipithèque, est annoncée aujourd\u2019hui par la revue Nature, relançant le débat sur la place des uns et des autres dans l\u2019arbre généalogique des ancêtres communs de l\u2019homme et des grands singes.Grande première scientifico-diplomatique, la nouvelle est révélée sous la seule signature d\u2019un jeune chercheur éthiopien, Yohannes Haïlé-Sélassié, qui fait son doctorat à l\u2019Université de Californie à Berkeley, alors que, jusqu\u2019à présent, les noms des auteurs africains d\u2019une communication scientifique restaient « noyés » au sein d\u2019équipes internationales.Les restes \u2014 fragment de mâchoire avec dents, fragments d\u2019os de bras et de jambe et de phalanges \u2014 ont été déterrés dans le Moyen-Aouache, à quelque 230 km au nordest d\u2019Addis-Abeba, entre fin 1997 et début 2001.Pour Yohannes Haïlé-Sélassié, leur morphologie générale correspond à celle d\u2019Ardipithecus ramidus, hominidé trouvé en 1992, dans le Moyen-Aouache également, par une équipe dirigée par Tim White, de la même Université de Californie, et daté, lui, de 4,4 millions d\u2019années.Beaucoup plus ancien d\u2019après la datation des sédiments de 5,2 à 5,8 millions d\u2019années dans lesquels il reposait, le nouvel ardipithèque a été décrit comme une sous-espèce nouvelle sous le nom scientifique d\u2019Ardipithecus ramidus kadabba, ce dernier mot signifiant à peu près « ancêtre familial » en afar.Cette classification n\u2019a pas manqué de surprendre certains scientifiques, qui se sont demandé comment on pouvait trancher avec autant de précision face à un matériel fossile aussi limité, d\u2019autant que l\u2019ardipithèque luimême est loin d\u2019être complètement décrit.D\u2019abord annoncé par Tim White comme le plus ancien représentant connu des australopithèques, cet australopithèque présumé a ensuite été brusquement placé par son découvreur dans un genre complètement nouveau, Ardipithecus.Depuis six ans, la communauté des paléontologues attend une description détaillée promise par leurs collègues américains de ce squelette censé être quasi complet, grand singe pour les uns, ancêtre de l\u2019homme pour les autres.Par ailleurs, dans sa lettre à Nature, le chercheur éthiopien situe sa découverte par rapport à un hominidé de 6 millions d\u2019années, Orrorin tugenensis, mis au jours l\u2019an dernier au Kenya par une équipe franco-kényane dirigée par Brigitte Senut (Muséum national d\u2019histoire naturelle) et Martin Pickford (Collège de France).Aux yeux de Yohannes Haïlé-Sélassié, la place d\u2019Orrorin, plus connu sous le surnom d\u2019« Ancêtre du millénaire », n\u2019est pas plus évidente.Il pourrait s\u2019agir, selon lui, aussi bien du dernier ancêtre commun homme-gorille- chimpanzé que d\u2019un hominoïde africain inconnu resté sans descendance.Malgré cela, Mme Senut se refuse à entrer dans la polémique.« Les deux ardipithèques, se borne-t-elle à noter, sont clairement distincts d\u2019Orrorin.Ils confirment, tout comme Orrorin, ce que nous écrivions depuis une vingtaine d\u2019années : les premiers hominidés étaient bien plus diversifiés que ne pensaient beaucoup de nos collègues.» « En outre, ajoute Brigitte Senut, le nouveau fossile constitue une découverte importante, notamment pour le fait que ses restes, comme ceux d\u2019Orrorin, étaient associés à un milieu forestier, alors que, pendant des décennies, on pensait que l\u2019homme avait divergé des grands singes dans les savanes.» 2973409A École d\u2019été Pour les jeunes de 9 à 13 ans et 14 à 17 ans Anglais, français et espagnol dates des sessions : 3 et 30 juillet Centre-Ville (514) 849-8393 postes 709, 719 1440, rue Stanley Hochelaga-Maisonneuve (514) 255-4651 4567, rue Hochelaga Peel 29259556505172 Viau e étage, Mtl d\u2019impôt, frais d\u2019inscription : 45 $ ANGLAIS ; admission continue semi-intensifs soir $/30 h* à vos besoins Laurier www.converlang.com 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl (514) 278-5309 * Matériel pédagogique inclus, exempt de taxes, déductible d\u2019impôt, frais d\u2019inscription : 45 $ COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 145$ à 165$/semaine* 2969790 COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir 1 à 7 fois/sem.\u2022 220 $/30 h* école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues Laurier www.converlang.com 2969797 2969466 2965879 2973660*80 04X039.00 trois.programmes.COLLEGE.SALETTE.22505.Missingfiles that are needed to complete this page: 2973660 6LP1001H0714 Z10 SAMEDI 6LP1001H0714 ZALLCALL 67 12:05:15 07/15/01 B H10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 4 JUILLET 2001 Chiens et chevaux le 14 juillet Championnats Jeunesse du Canada NI BÊTE, NI MÉCHANT ! collaboration spéciale Si les défilés de la Saint-Jean- Baptiste ou de la fête du Canada restent, à Montréal, des événements familiaux, joyeux, sans façon ni prétention, celui du 14 Juillet à Paris n\u2019est pas du tout du même tonneau.L\u2019anniversaire de la prise de la Bastille par le peuple est en effet célébré en grandes pompes avec, en fin de matinée, une parade militaire grandiose, pleine de panache et parfaitement synchronisée.Son coût n\u2019a d\u2019ailleurs jamais donné d\u2019angoisses existentielles pas plus au bon peuple de droite que de gauche ! De l\u2019Arc de triomphe à la Concorde descendent au pas cadencé les régiments à pied, sans oublier, torse bombé, la Légion étrangère de son pas lent, avec ses sapeurs barbus, leur hache et leur tablier blanc.Mais aussi, en silence, des pelotons de motos bien réglées, une armada de chars d\u2019assaut dans un bruit d\u2019enfer et d\u2019étourdissants avions de chasse qui décoiffent.Défilent même, dans un ordre impeccable, les grandes écoles dans leurs magnifiques uniformes (bicorne pour Polytechnique, casoar et pantalon garance pour Saint-Cyr).Et même les pompiers de Paris avec leurs gros camions rouges, mais fusil-mitrailleur à l\u2019épaule (statut militaire oblige !) Qu\u2019il ait la fibre militariste ou non, le touriste sera toujours fasciné par les centaines de chiens et de chevaux embrigadés dans cette parade au son des marches militaires.Bergers allemands, bergers belges et autres races incorporées dans la gendarmerie, dans la protectioncivile, les chasseurs alpins ou différents corps de police, défilent avec une parfaite maîtrise sur la plus belle avenue du monde au côté de leur maître-chien, le museau rigoureusement en retrait.Mais le clou du spectacle reste la prestation toujours fort attendue et applaudie du Régiment de cavalerie de la Garde républicaine qui compte 515 chevaux.Imaginez alors, sabres au clair et casques à crinière au vent, trois escadrons (soit 393 immenses chevaux) précédés par la fanfare à cheval encadrant le chef de l\u2019État.Et croyezmoi, ces 38 cuivres (dont 22 trompettes d\u2019ordonnance) et deux timbaliers, ça dégage ! À l\u2019exception des montures grises des timbaliers, cette fanfare est remontée de robustes chevaux alezans, d\u2019origine normande et d\u2019un calme olympien.Les musiciens (plusieurs sont des premiers prix du conservatoire) sont tous d\u2019excellents cavaliers pour jouer sans se démonter au trot enlevé : Le Fanfaron, Spahis au trot ou la Marche des lanciers du sultan du Maroc.C\u2019est sous des applaudissements nourris que ce magnifique régiment de cavalerie ouvre avec panache le défilé et le ferme aussi.Pour ces chevaux et ces hommes déjà rompus aux missions de surveillance en forêt, aux compétitions équestres, aux services d\u2019honneur ou de sécurité, le 14 juillet débute par un véritable branle-bas fébrile pour la fanfare et le 1er escadron (chevaux alezans), qui loge à la caserne des Célestins près des quais de Seine.Mais aussi pour les 2e (chevaux bais) et 3e escadrons (chevaux bais bruns et alezans brûlés) cantonnés quartier Carnot, à Vincennes.C\u2019est avec application que cette armée de sous-officiers fait reluire casques, sabres, bottes.Sans oublier de dessiner un damier sur chaque croupe.Une vieille ruse de guerre en survivance dans les régiments montés pour faire croire de loin à l\u2019ennemi que les pires rossinantes au poil brillant pètent la forme.Lorsque les trois escadrons sont enfin réunis dans la cour d\u2019honneur de la caserne des Célestins pour la revue de détail, c\u2019est finalement dans un grandiose cliquetis de sabots et non sans une émotion palpable que ce régiment s\u2019ébranle.Tout est prévu dans le moindre détail question intendance.Plusieurs véhicules suivent au pas cet impressionnant déploiement équestre : ambulances pour chevaux, voitures de liaison, véhicule des officiers vétérinaires, camion des maréchaux-ferrants.Le plus cocasse reste sans doute l\u2019escadrille verte bien alignée des camions balais de la voirie pour ramasser le crottin que se disputent déjà pigeons et moineaux.Spectacle anachronique et unique au monde, certes, que ces chevaux qui s\u2019ébrouent, ces claquements cadencés des fers sur le pavé parisien, ces cliquetis de sabres qui s\u2019entrechoquent ! Mais ce sont aussi tous ces fabuleux cavaliers d\u2019autrefois qui revivent soudain : cuirassiers d\u2019empire, dragons, hussards, spahis, mousquetaires du roi.le temps que passe la Garde ! SYLVAIN BARBEAU LES ÉCHECS collaboration spéciale Où la famille Charbonneau retourne- t-elle une autre fois en Espagne ?Pascal Charbonneau, aux Championnats Jeunesse tenus à Sackville au Nouveau-Brunswick la semaine dernière, a triomphé dans ses sept parties chez les moins de 18 ans.Sa soeur Anne-Marie n\u2019a guère été plus gentille, n\u2019accordant qu\u2019une maigre nulle à ses adversaires pour se sauver avec le titre chez les filles de moins de 16 ans.Ils représenteront donc le Canada aux Mondiaux à Oropesa en Espagne au mois d\u2019octobre.D\u2019autres Québécois ont bien fait aussi.Thomas Roussel- Roozmon termine deuxième au départage chez les moins de 14 ans derrière l\u2019intouchable Mark Bluvshtein.Clément Ouellet-Léveillé a terminé quatrième dans cette même section, la plus compétitive à mon avis.Francfort Voici les deux parties décisives du match à cadence semi-rapide qui a opposé Vladimir Kramnik à Vizwanathan Anand à Francfort en Allemagne.La victoire finale est allée à Anand lorsqu\u2019il a réussi à s\u2019imposer lors des parties supplémentaires à cadence rapide.Parties de la semaine Blancs : Vizwanathan Anand Noirs : Vladimir Kramnik Francfort 2001 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 Cf6 (On peut comprendre Kramnik de s\u2019accrocher ainsi à la Berlinoiçe de l\u2019Espagnole qui l\u2019a si bien aidé à vaincre Kasparov.) 4.O-O Cxe4 5.d4 Cd6 6.Fxc6 dxc6 7.dxe5 Cf5 8.Dxd8+ Rxd8 9.Cc3 h6 10.h3 Fd7 11.b3 Rc8 12.Fb2 b6 13.Tad1 Ce7 14.Td2 (Une nouvelle idée, doubler les tours au plus vite ; Kasparov puis Shirov ont précédemment tenté 14.Ce2 sans succès contre le même adversaire.) c5 15.Tfd1 Fe6 16.Ce2 g5 17.h4 g4 18.Ch2 h5 19.Td8+ Rb7 20.Txa8 Rxa8 21.Td8+ Rb7 (Curieusement la Td8 ne produit aucun effet sur la solidité de la position noire car les noirs peuvent compléter sans problème le développement de l\u2019aileroi.) 22.Cf4 Cg6 23.g3 (23.Cxe6 fxe6 24.Te8 Fe7 ou 23.Cxg6 fxg6 24.Te8 Ff7 25.Td8 Tg8 suivi de 26.Fe7 laissent les noirs avec un roi plus actif et de meilleures pièces mineures.) c4 24.bxc4 ?(Anand perd le sens du danger, 24.Cxg6 était impératif.) Cxf4 25.gxf4 g3 (Ouch ! Le pion est tabou vu 26.Fc5+ qui perd la tour.) 26.Cf1 gxf2+ 27.Rh2 Fxc4 et les blancs doivent abandonner vu 28.Td1 Tg8 29.Ce3 Fe2 30.Tb1 Fh6 etc.Blancs : Vladimir Kramnik Noirs : Vizwanathan Anand Francfort 2001 1.d4 d5 2.c4 dxc4 (Le gambitdame accepté, l\u2019une des nombreuses variantes à la mode en ce moment dans la recherche de l\u2019asymétrie dans les ouvertures classiques, qui convient bien au style d\u2019Anand.) 3.Cf3 e6 4.e3 Cf6 5.Fxc4 c5 6.O-O a6 7.Fb3 Cbd7 8.De2 b5 9.a4 Fb7 10.axb5 axb5 11.Txa8 Dxa8 12.Cc3 b4 13.Cb5 Db8 (Tout se joue ici autour de l\u2019utilisation des cases noires.) 14.e4 (Une tentative audacieuse qui implique un sacrifice de pièce sans quoi les pièces noires vont dominer le centre.) cxd4 (Il est bien connu que la capture à e4 est trop dangereuse, ex : 14.Cxe4 15.Cg5 Fc6 16.d5 ! Et les lignes ouvertes vont profiter aux blancs.) 15.Cbxd4 Fd6 16.Fxe6 ?! (La conséquence logique du 14e coup mais Anand a préparé la suite.) fxe6 17.Cxe6 h6 ! (La nouveauté qui éclaire la position, 17.g6 avait plutôt été joué lors de parties antérieures ; en privant les pièces blanches de la case g5 en retour d\u2019un troisième pion les noirs tuent l\u2019initiative adverse.) 18.Cxg7+ Rf7 19.Cf5 Fxe4 20.Cxh6+ Rg7 (Et voilà ! Les noirs récupèrent du matériel et s\u2019assurent de l\u2019avantage.Remarquez comme la masse des pièces mineures noires couvrent bien le roi dépourvu de pions protecteurs.) 21.h3 Txh6 22.Fxh6+ Rxh6 23.Td1 Fxf3 24.Dxf3 Fe5 25.De3+ Rg7 26.Dg5+ Rf7 27.Df5 Cf8 28.b3 Fc3 29.g3 De5 30.Dxe5 ! (Le dernier coup difficile qui force l\u2019échange des dames après quoi la phase finale est un jeu d\u2019enfant pour Anand.) Fxe5 (Le pion b3 est condamné et tout ce que pourra rapporter la masse de pions blancs à l\u2019aile-roi c\u2019est au mieux une maigre pièce alors que le pion b4 coûtera la tour aux blancs.) 31.f4 Fc3 32.Rg2 Ce4 33.g4 Cd2 34.f5 Cxb3 35.g5 Cc5 36.Rf3 b3 37.h4 b2 38.h5 Fd2 39.Tb1 Fc1 40.Re2 Cb3 41.Rd3 Cd2 42.Txb2 Fxb2 43.Rxd2 Rg7 44.Rd3 Fc1 45.g6 Cd7 46.Re4 Cf6+ 47.Re5 Cxh5 et les blancs ont abandonné.Photo Garde républicaine La fanfare à cheval de la Garde républicaine, avec ses trompettes et ses deux timbaliers ouvre, à Paris, le défilé du 14 Juillet.Jean-Louis Roux à nouveau représenté sur timbre DENIS MASSE PHILATÉLIE L\u2019acteur (et sénateur) Jean- Louis Roux, qui fit les belles soirées du Théâtre du Nouveau Monde, fera une seconde réapparition sur nos timbres lors de l\u2019émission d\u2019une nouvelle figurine de 47 cents qui soulignera le 50e anniversaire de cette compagnie de Montréal, le 28 septembre prochain.Jean-Louis Roux, en plus jeune, avait d\u2019abord été vu sur un timbre de la Collection du millénaire, le 11 septembre 2000, parmi les interprètes de La Famille Plouffe à la télévision.Cette fois, il porte le costume d\u2019un personnage qu\u2019il a interprété au TNM.Il côtoie un autre fondateur de cette troupe renommée, Jean Gascon, plus difficile à reconnaître sous son accoutrement de scène.La maison Graphème et l\u2019illustrateur Marc Serre, de Montréal, qui étaient chargés du concept des timbres, n\u2019ont pas révélé les rôles que tenaient alors les acteurs.Le timbre sera émis attaché à une autre vignette, cette dernière rendant hommage au Grand Théâtre (de London en Ontario), qui célèbre pour sa part son 100e anniversaire de production théâtrale.Le personnage qui se tient au centre de la vignette est la silhouette de son fondateur Ambrose J.Small, selon une précision apportée plus loin dans la revue En Détails.Ces deux timbres dédiés au théâtre seront proposés en feuillets de 16 vignettes, au coût de 7,52 $ (plus taxes).Trudeau devancé La Poste canadienne qui a émis des feuillets de 16 timbres en hommage à l\u2019ex-premier ministre Pierre Trudeau, en plus d\u2019un bloc-feuillet de quatre timbres, le 1er juillet, a été battue par un pays d\u2019Afrique, le Liberia, qui a aussi émis un timbre à l\u2019effigie de l\u2019homme d\u2019État, le 16 avril.Sur le timbre de gauche se trouvent représentés deux fondateurs du TNM.On reconnaît Jean-Louis Roux, à côté d\u2019un second comédien plus difficile à identifier dans son costume de théâtre, et qui n\u2019est autre que Jean Gascon.Sur le timbre de droite, en hommage au Grand Théâtre de London en Ontario, la silhouette de son fondateur Ambrose J.Small.Timbre du Liberia à l\u2019effigie de Pierre E.Trudeau.Une ambition légitime de Martial Chagnon ANDRÉ TRUDELLE LE BRIDGE a t r u d e l @ l a p r e s s e .c a Il était du groupe de l\u2019ancien club Rosemont.Où jouaient, entre autres, Francine Cimon et François Gauthier.Il a fait équipe avec Pierre Daigneault et gagné avec lui quelques régionaux.« On tirait notre épingle du jeu », assure-t-il.Puis il a fait la paire avec Noël Landry.Quand ce dernier s\u2019est marié et qu\u2019il a abandonné le bridge, au début des années 1980, il a fait de même.Martial Chagnon avait alors amassé quelque 1500 points de maître.Pendant toutes ces années, le bridge lui a-t-il manqué ?« Oui et non », assure-t-il.Chose certaine, il vient de reprendre et cherche à former, avec Maureen Beyrouti, un solide tandem qui a pour ambition de participer, l\u2019an prochain, à Montréal, aux Championnats mondiaux des paires mixtes.« Neuf fois sur dix, je joue avec elle, explique Martial.Il faut du travail et du temps pour former une bonne paire.Nous nous y employons.» Ils jouent au Shakespeare et au Mirage.Leur système d\u2019enchères est basé sur le 2 sur 1 forcing de manche émaillé de quelques autres gadgets.Gagner des points de maître lui apparaît tel un objectif bien secondaire.« Les points de maître ne valent plus grand-chose », admet-il.À son retour à la table de bridge, il a constaté que le bridge avait beaucoup évolué.Il était devenu plus agressif.Les enchères étaient légion.« Il m\u2019a fallu mettre le nez dans les livre pour me familiariser », dit-il.Sa philosophie du bridge n\u2019a pas changé depuis son retour : penser à long terme, être discipliné, savoir se montrer agressif à l\u2019occasion tout en conservant son contrôle.Pour Martial Chagnon, le bridge reste le plus beau jeu de cartes qui soit ! « Je me souviens très bien de Martial, rapporte François Gauthier.Il avait un grand talent qu\u2019il n\u2019a pas toujours exploité à fond.J\u2019ai eu le plaisir de jouer quelquefois avec lui.Je crois que c\u2019est Pierre Hurtubise qui avait amené Martial et Noël au Rosemont, à l\u2019époque.Je lui souhaite bonne chance.» François Gauthier admet avoir pris sa retraite du bridge de compétition il y a environ deux ans.Il joue sur Internet « quand je veux, dit-il, et j\u2019arrête quand je veux ».Festival du bleuet Le tournoi de bridge du Festival du bleuet prendra l\u2019affiche les 3, 4 et 5 août, à Dolbeau-Mistassini, à la Loge des Mooses, 130 des Chutes, secteur Mistassini.Renseignements : Claude Gagné, au 418-276-2602.Maîtres-à-vie Selon le dernier Bulletin de l\u2019ACBL, Jeff Blond, Robert Tranquille et Sophie Ziger, de la région de Montréal, ont atteint le plateau des 2500 points.Sont devenus maîtres-à-vie : Gilbert April et Denise Bélanger, de Sainte-Foy ; Daniel Demuy, François Falardeau, Jacques Caron, Peggy Fixman, Gerry MacLean, Janice Winslow et Ansar Burney, tous de la région de Montréal.Imparable Dans un contrat à SA, la main étant en Sud, ce dernier doit encaisser les six dernières levées pour réussir.Comment jouez-vous ?Le déclarant joue le 2 de Tr vers l\u2019As et Est doit défausser.Il doit jeter un Co ou un K pour protéger les Pi.Si Est a opté pour un Co, le mort encaisse l\u2019As de Co et revient du 4 de Tr vers son 5.Est jette un K et Ouest le 7 de Pi.Sud joue le Roi de Pi et Ouest est squeezé.S\u2019il défausse un K, le mort se défait de son 3 de Co et les deux K du mort sont bons.S\u2019il jette son Roi de Co, le mort défausse le 5 de K.Si Est se défait d\u2019un K sur l\u2019As de Tr, le mort encaisse la Dame de K et rejoue Tr vers son 5 et le scénario est le même du côté du déclarant et de la défense."]
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