La presse, 5 avril 2008, C. Arts et spectacles
[" 3534401A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts MARIE-FRANCE BAZZO LA REINE DU CHAMP GAUCHE PAGE 16 RÉMY GIRARD QUI A PEUR DE CLAUDE GAUVEAU?PAGES 2 ET 3 Louis-José Houde déjeune dans un motel de Dolbeau en lisant un article sur son spectacle de la veille.PHOTO ALEXIS CHARTRAND, COLLABORATION SPÉCIALE DANS LES COULISSESDU «ROCK TOUR» S'exciter devant les quilles à la télévision.Défiler en tablier de cuisinier dans un motel de Dolbeau.Jouer au hockey au son de Petit papa Noël.Non, le «Rock Tour » de Louis-José Houde n'est pas glamour.Mais on ne s'y ennuie jamais.La Presse l'a constaté en février dernier.Nous avons accompagné son équipe pendant cinq jours au Saguenay-Lac-Saint-Jean.>Un reportage de Paul Journet à lire en pages 8,9et 10. ARTS ET SPECTACLES Bon, par où commencer pour parler de la nouvelle série Belle-Baie de Radio- Canada?Par l'intrigue, cousue avec du gros câble à bateau?Non, accrochons-nous d'abord au positif : l'impeccable distribution.Avec Pascale Bussières, Maude Guérin, Gilbert Sicotte, Micheline Lanctôt et Jean- François Pichette, solides et crédibles, Belle-Baie quitte le port avec tous les équipements de sauvetage utiles en cas de naufrage.Malheureusement, l'eau monte rapidement dans la cale quand les personnages - volontairement colorés, c'est tellement pittoresque les régions! - ouvrent la bouche.L'auteure, l'Acadienne Renée Blanchar, a-t-elle pêché son inspiration dans le manuel 101 du militantisme écologique amateur?Hélas, plusieurs répliques, martelées à répétition, baignent dans une sorte de vase écologico- régionale, dans laquelle se dépatouillent les personnages.Amusez-vous à calculer le nombre de fois où la scénariste glisse, de façon peu subtile, les expressions didactiques «exode massif des jeunes », «manque d'avenir », «maudite compagnie sale », «mobilisation» ou «on ne laissera pas une multinationale faire des profits sur notre dos ».Ça va, on a déjà lu la saga de Belledune, merci.Dans le premier épisode, Margot (Pascale Bussières), entre deux coups de torchon énergiques, s'indigne: «Ginette, c'est plus Belle-Baie, centre du monde, que tu vas écrire sur tes t-shirts, c'est Belle-Baie, poubelle du monde.» Ici, Renée Blanchar a raté l'occasion d'insérer le jeu de mots le plus facile (et le plus douteux) de toute la péninsule acadienne: Poubelle-Baie.Non pas que cette série mérite de pourrir au fond d'un conteneur.Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit.Bravo pour cette télé sympathique qui nous montre autre chose que des cafés granos du Mile End et ou des restos pseudo-branchés du Plateau.Et Belle-Baie n'est ni ennuyeuse ni géniale.Juste un peu fade, comme une guedille au homard dont la date d'expiration approche.À Belle-Baie, la compagnie Sphère-Nette du promoteur Max Mallet (Jean-François Pichette) a été rebaptisée, ô quelle originalité, Sphère-Sale.Billy Boy (Marc Paquet), le fils du proprio de l'usine Gully Packers, milite lui aussi pour empêcher l'implantation de l'incinérateur à déchets toxiques: «Tu sais aussi bien que moi qu'il y en a qui ont la conscience 101 bien loin quand vient le temps de faire des profits », se désole-t-il a Margot, toujours prête à remplir une tasse de café ou à planifier une manif.Autre agacement : je ne comprends pas pourquoi Xavier (Christian Essiambre), le fils de Margot, s'exprime avec un léger accent acadien, tandis que sa soeur jumelle, Juliette (Viviane Audet), parle comme une Montréalaise.Deuxième truc discutable: les personnages secondaires flirtent dangereusement avec la caricature, que ce soit le propriétaire du café-couette unijambiste ou le maire Laurier Brideau (Carl Béchard), qui parle aux cendres de sa défunte épouse.Où se cachait le capitaine de la série quand il aurait fallu redresser le gouvernail?De toute façon, que je coule Belle-Baie ne changera rien à ses cotes d'écoute, qui ont chatouillé le million.La série incarne parfaitement le fossé qui sépare les critiques du public.Nous avons taillé en pièces Bob Gratton, Les Boys et Destinées?Vous les avez toutes adoptées.Comme quoi, en télé, c'est toujours vous qui avez le dernier mot.Profitez-en.Je lévite Avec 4 minutes, la nouvelle chanson de Madonna.D'accord, la star de la pop ne réinvente rien en sautant dans le train musical de Justin Timberlake et Timbaland, plutôt que d'en être la locomotive.N'empêche, cette énergique pièce, un croisement entre Promiscuous et Hollaback Girl, tourne en boucle dans mon i Pod.Tic, toc, tic, toc.Je l'évite Le banquier.Plus capable des émissions à thématique de danseuse du ventre, de nudiste ou de patineuse de fantaisie.Faites donc comme Deal or No Deal et mettez plus de fric dans les valises.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hugo.dumas@lapresse.ca Prêchi-prêcha écolo à Poubelle-Baie HUGO DUMAS CHRONIQUE «Belle-Baie» n'est ni ennuyeuse ni géniale.Juste un peu fade, comme une guedille au homard dont la date d'expiration approche.ENTREVUE RÉMY GIRARD ALAIN DE REPENTIGNY «C'est vraiment très particulier, c'est la première fois que je fais quelque chose comme ça », me dit le batteur Paul Brochu.Nous sommes dans les locaux du Théâtre Sans Fil, qui occupe une ancienne caserne de pompiers du quartier Hochelaga-Maisonneuve.L'exmembre du groupe jazz fusion UZEB, qui joue aussi bien avec Michel Legrand qu'avec Gregory Charles, répète une demi-douzaine de chansons que Rémy Girard va interpréter à l'Usine C à compter du 16 avril.Brochu n'est pas le seul à trouver l'expérience originale.Les textes de jeunesse de Claude Gauvreau, qu'ils soient automatistes, exploréens - un langage tout en onomatopées qu'a inventé le poète disparu en 1971 - ou plus conventionnels, ne se prêtent pas à un enrobage musical standard.Les cinq musiciens des Quêteux disloqués, dont le claviériste, compositeur et arrangeur Jean Fernand Girard, passent allègrement d'une samba à un rock de guitares ou à un rhythm and blues teinté de hip-hop.L'instant d'après, on leur demandera de jouer du jazz ou une musique impressionniste à la Érik Satie.L'atmosphère est relax même si la première du spectacle est dans deux petites semaines.Quand Rémy suggère au metteur en scène Normand Chouinard, son complice de toujours, puis à son chef d'orchestre de frère que le groupe soit un peu moins présent pendant la valse La jeune fille et la lune, le bassiste Claude Gay fait semblant d'être offusqué : «Est-ce qu'on doit le prendre personnel?» La bénédiction de Pierre Gauvreau L e l endemai n mat i n , j e retrouve Rémy Girard dans un restaurant où il a ses habitudes.Il me raconte qu'avant de plonger tête première dans cette aventure, il y a un an et demi, il en a parlé à Pierre Gauvreau, frère du poète, et à sa femme Janine Carreau.«Pierre a tout de suite adhéré d'emblée au projet : \"quelle merveilleuse idée de mettre mon frère en musique! \" se souvient Girard.Il appréciait aussi que ça se fasse dans des styles différents, du rock, au blues au hip-hop.Même que, quand on a fait des demandes de subventions, qu'on n'a pas eues, Pierre a envoyé des lettres d'appui.En plus, il nous a donné accès aux dessins de son frère, nous a ouvert les portes de sa correspondance, nous a dit comment il était, qu'il écrivait debout sur une tablette en se frappant la poitrine comme pour faire sortir les mots.» Rémy Girard a eu un coup de foudre pour Claude Gauvreau à sa dernière année au Conservatoire de théâtre de Québec.Jean- Pierre Ronfard, qui venait de monter sa pièce Les oranges sont vertes au TNM, a débarqué au Conservatoire un bon matin avec plein de petits textes de Gauvreau (Les entrailles, La jeune fille et la lune, Le drame des quêteux disloqués, Au coeur des quenouilles) et Girard, Chouinard et compagnie ont monté un spectacle Gauvreau.«On découvrait le côté provocateur de Gauvreau, sa liberté, sa grande audace, se rappelle Girard.Pour des jeunes comme nous autres, c'était fascinant.C'est toujours vrai aujourd'hui.Le fils de Jean Fernand, qui joue dans un groupe punk, a entendu Ode à l'ennemi et a dit : \"C'est ça qu'on veut dire nous autres ! \" Et il a demandé s'il pouvait la chanter », ajoute l'oncle Rémy dans un éclat de rire.Ode à l'ennemi, un rock rageur que son compositeur qualifie d'«hostie d'musique », est un texte du tout début des années 50 qui aurait pu être écrit hier.«Crossez fumiers de bourgeois / La lèpre oscille dans vos cheveux pourris / Crossez vos banalités / Sucez vos filles» chante Rémy Girard en mordant dans ces lignes coup-de-poing généreusement assaisonnées de blasphèmes.Le chanteur reconnaît aussi dans ce texte l'humour de Gauvreau, «des petits clins d'oeil dans le jeu des mots.Tu sens que Gauvreau jouit des mots qu'il emploie et en beurre un peu exprès.C'est pour ça qu'on ne peut pas se prendre au sérieux en montant ce show.» Vous le devinez, Rémy Girard, le comédien qui a déjà chanté J'étais sur mon bateau aux Lundis des Ha! Ha! et le psaume 27 du roi David dans le film Le chemin de Damas, n'a pas choisi la voie de la facilité pour son premier « show de chansons ».Parce que malgré les textes d'enchaînement extraits des correspondances de Gauvreau avec Paul-Émile Borduas et notre collègue retraité Jean- Claude Dussault, malgré les projections vidéo en direct de dessins, tableaux et documents d'archives que prépare Christian Pomerleau, il s'agit «purement et simplement d'un spectacle musical dans lequel l'ordre des chansons, ni thématique ni chronologique, a été décidé en fonction de la musique», assure Rémy Girard.Adapter la musique au texte Le comédien a lu l'intégrale des poèmes de Gauvreau et il en a retenu une trentaine qu'il a soumis à ses trois associés de la boîte de production Les Quêteux Lunaires : sa compagne Nadine Marchand, son frère Jean Fernand et Chouinard.«Puis nous sommes passés au vote, ditil.Pour Jamais le Dé Noro, on était tous parfaitement d'accord, pour d'autres, fallait convaincre.On s'est donné comme défi de ne pas QUI A PEUR DE Rémy Girard veut que ce soit clair : il ne se lance pas dans la chanson.Avec le spectacle Rémy Girard enchansonne Claude Gauvreau, le comédien chouchou des Québécois se permet une «parenthèse » dans sa carrière.Une histoire de passion, de défi et de liberté.LES CHANSONS Jamais le Dé Noro (1950-51, jazz swing) Mycroft Mixeudeim (extrait de La charge de l'orignal épormyable, 1956, rock and roll) Aurore de minuit aux yeux crevés (1950-51, rhythm and blues) Flortandre (1954, ballade folk) Saint-chrême durci au soleil (1950-51, boogie woogie) La jeune fille et la lune (extrait, 1944-46, valse) Les quêteux disloqués (1944-46, rockabilly) Les feuilles de magnolias (1954, moderne contemporain impressionniste satien) Sous nar (1950-51, samba) Une journée d'Erik Satie (extrait, quelque part entre 1952 et 1961, ballade impressionniste satinienne) Primemaya (1950-51, impressionniste français) Les L de plomb (1950-51, grégorien contemporain) Ode à l'ennemi (1950-51, hostie d'musique) Ange métorfoze sur les dalles (1950-51, hip-hop) Le soldat Claude (extrait, 1944-46, shuffle zappaïen ou le cauchemar du contrebassiste) Entre parenthèses, on peut lire la période de création du texte de chaque chanson ainsi que son genre musical dans les mots du compositeur Jean Fernand Girard.Tous ces textes, poèmes ou extraits de pièces de théâtre, font partie des OEuvres créatrices complètes de Claude Gauvreau (Éditions Parti pris, 1971).Les textes d'enchaînement du spectacle proviendront des ouvrages suivants : Correspondance, 1949-1950, Gauvreau - Jean-Claude Dussault, (L'Hexagone, 1993) et Lettres à Paul-Émile Borduas, Claude Gauvreau, Édition critique par Gilles Lapointe (Les Presses de l'Université de Montréal, 2002).ARCHIVES LA PRESSE Claude Gauvreau «On s'est donné comme défi de ne pas changer le texte, pas un mot.On n'adapte pas le texte à la musique, c'est le contraire.Mais on s'est permis de couper des choses.» ARTS ET SPECTACLES Ça s'annonçait comme une charge à fond de train contre la télé, signée par un franc-tireur notoire : Benoit Dutrizac.Mais en fin de compte, Crois ou crève, le dernier roman de la trilogie policière de Kafka Kalmar, donne à la télévision un rôle plus décoratif qu'autre chose.Le personnage central, toujours affublé de ce nom parfaitement ridicule, commence par abandonner son micro de radio après avoir été enlevé par deux intégristes religieux et finit par animer une émission de télé dans un studio dont les vitres voleront en éclats lorsqu'elles seront percutées par un Hummer rouge transportant un cadavre.Cependant, contrairement à son auteur, Kafka Kalmar ne porte pas le veston, mais un habit de clown et se fait appeler Méchant Patof dans une émission d'affaires publiques qui porte le titre évocateur de Cirque médiatique.On voit tout de suite l'analogie : les journalistes, pour Dutrizac, sont des clowns et l'information est devenue un cirque.Rien de très original dans ce constat, sauf lorsque Dutrizac se questionne sur sa propre utilité au sein du cirque.«À quoi ça sert, écrit-il, de s'immoler par le feu avec un Zippo, de s'arracher les ongles avec une pince à sourcils et de s'ouvrir les veines sur la place publique avec un couteau en plastique?Avec le recul, on constate que rien ne change.ou tellement peu qu'on a le temps de crever d'un cancer, d'un infarctus ou d'une infection urinaire avant d'assister au moindre changement significatif.» Plus loin, il déverse des litres de fiel contre l'industrie du commentaire dont il fut pourtant une des vedettes : «On entretient les commentateurs et les chroniqueurs dans l'illusion que c'est leur devoir de ruminer en public ce qu'ils ont dans le cerveau, écrit-il.Ils se font une carrière sur la futilité de leurs propos, sur les formulations-chocs de leur indignation, sur leur carton d'invitation à des soupers de homards entre gens d'influence.Je le sais, je l'ai fait.» Mais au-delà de ce procès somme toute superficiel de la télé et des médias, Dutrizac a surtout écrit un roman noir qui met en scène trois archétypes, le flic, le tueur et le clown, lesquels finissent à mes yeux par n'être que les trois facettes d'un même homme.Peut-être Dutrizac lui-même, sinon ses semblables québécois, hommes qui terminent la quarantaine avec un arrière-goût amer dans la bouche et le sentiment d'avoir un peu tout raté: leurs amours, leurs enfants (quand ils en ont eu), leurs rêves de jeunesse et qui, à l'approche de la cinquantaine, se retrouvent tout seuls, tout nus face à ce que Kierkegaard appelait l'abîme intolérable de leur être.C'est l'aspect le plus touchant de ce roman à l'écriture alerte, à l'action haletante (surtout à la fin) et qui se lit d'un trait comme s'il avait été écrit expressément pour devenir le scénario d'un film, ce qui doit être le cas.Sans révéler la fin, disons que Kafka Kalmar ne vivra pas longtemps encore dans l'imagination de son auteur.Quant à ce dernier, un flou artistique flotte autour de son avenir.Va-t-il continuer à être un animateur de radio la fin de semaine et un écrivain le reste du temps?Ou va-t-il se laisser tenter par le diable du cirque et revenir remplacer Gilles Proulx le midi au 98,5?Si c'est le cas, il faudra lui faire lire ceci: «Tous ceux et celles qui prennent la parole en public, qui veulent être entendus, reconnus, qui lèvent la main pour dire : \"je connais la réponse\", tous ceux-là sont des égocentriques malades mentaux.Sans exception.Tous des malades.Tous des anxieux.Des petites choses en mal d'affection.Des téteux d'attention.» Ce n'est pas de moi.C'est de Dutrizac.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Le flic, le tueur et le clown NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Dutrizac déverse des litres de fiel contre l'industrie du commentaire dont il fut pourtant une des vedettes: «Ils se font une carrière sur la futilité de leurs propos, sur les formulations-chocs de leur indignation, sur leur carton d'invitation à des soupers de homards entre gens d'influence.Je le sais, je l'ai fait », écrit-il.changer le texte, pas un mot.On n'adapte pas le texte à la musique, c'est le contraire.Mais on s'est permis de couper des choses.La jeune fille et la lune dure 15 minutes, on ne voulait pas faire une chanson de 15 minutes.On s'est aussi permis de reprendre une partie d'un poème pour faire un refrain.» «On a lu les textes à haute voix à cause de l'importance de la sonorité chez Claude Gauvreau, me disait Jean Fernand Girard avant de jouer trois chansons du spectacle devant les journalistes, jeudi après-midi.Déjà, il y avait des rythmes dans les textes, on a joué avec les syllabes.Gauvreau, lui, ne mettait pas de barrières, il était éclaté.Il fallait qu'on fasse pareil, qu'on joue autant de la samba que de la musique atonale.Pour moi, ç'a été un travail d'écriture d'un an extraordinaire.Peu importe ce qui va arriver à partir d'aujourd'hui, ce travail aura changé ma façon d'écrire de la musique.» Rémy Girard espère présenter son spectacle ailleurs au Québec et même en France où le public, croitil, peut s'intéresser à la démarche unique de Gauvreau.Un ami producteur français doit d'ailleurs voir le spectacle à Montréal dont on fera un enregistrement qui servira de «carte de visite».Le cinéaste Charles Binamé, voisin et ami de Pierre Gauvreau et Janine Carreau, a même filmé les répétitions au cas où\u2026 La grande inconnue Rémy Girard, on le sait, a un public nombreux, diversifié et fidèle, aussi bien à la télé qu'au cinéma ou au théâtre.Ce public sera-t-il déstabilisé par l'écriture «non figurative» de Claude Gauvreau?Ou, au contraire, suivra-t-il le comédien dans son aventure audacieuse?«Je ne le sais pas, c'est ma grande inconnue, répond Girard.Est-ce que les gens vont prendre le bateau, embarquer dans le train?Mais peu importe ce qui va arriver, je serai toujours fier d'avoir fait ça.C'est un projet auquel je tenais, je voulais aller ailleurs, faire autre chose de non conventionnel.«On veut vaincre la peur de Gauvreau, reprend-il en riant.On pense qu'en mettant ses textes en musique, on va les rendre plus accessibles, que ça va ajouter à la musique de ses poèmes.Oui, la bouchée est grosse.En même temps, c'est ça qui est intéressant.On ne dérange pas le monde pour des niaiseries.» Rémy Girard est convaincu que Claude Gauvreau donnerait son aval au spectacle.La preuve, dit-il, Gauvreau a confié un de ses textes à Robert Charlebois pour qu'il en fasse la chanson Trop belle pour mourir.«Dans le dernier texte qu'on lit de lui dans le spectacle, une lettre très touchante à Borduas, Gauvreau dit en substance: \"Tu penses que je suis masochiste, que je fais exprès pour provoquer, mais faites l'effort de publier mes oeuvres, faites l'effort de les lire, faites-en une critique adéquate et vous verrez si je suis malheureux! ! ! \" Le mythe de Claude Gauvreau, le poète qui ne voulait pas être publié, qui ne voulait rien savoir du succès, est totalement faux.D'ailleurs, je le sais aussi de son frère Pierre\u2026» Rémy Girard enchansonne Claude Gauvreau, à l'Usine C, du 16 au 27 avril.GAUVREAU?PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE «On veut vaincre la peur de Gauvreau, explique Rémy Girard qui, avec les Quêteux disloqués, un ensemble de cinq musiciens, a décidé de faire revivre Claude Gauvreau en chanson.On pense qu'en mettant ses textes en musique, on va les rendre plus accessibles, que ça va ajouter à la musique de ses poèmes.Oui, la bouchée est grosse.En même temps, c'est ça qui est intéressant.On ne dérange pas le monde pour des niaiseries.» 3553682A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE > MARILOU, ce soir au Monument-National.> DUKE SQUAD, ce soir au National.> IMA, ce soir au Théâtre Saint-Denis.> VICTOR WOOTEN, demain au Club Soda.> ALPHA BLONDY, demain au Métropolis.> NADA SURF, mardi au Club Soda.> COLLECTIVE SOUL, mardi au Métropolis.> AIDS WOLF, jeudi à la Sala Rosa.> COLECTIVO, jeudi au Café Campus.> MARCO CALLIARI, jeudi à La Tulipe.> URBAIN DESBOIS, jeudi au Lion d'or.> THE SLACKERS, vendredi au Café Campus.> JORANE, vendredi au National.SUR LES PLANCHES Collective Soul PHOTO LA PRESSE ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Rhino a ressorti cinq des six albums de Jesus&Mary Chain il y a une dizaine de jours, dont les quatre qui comptent : Honey's Dead (1992), Automatic (1989), Darklands (1987) et l'incontournable Psychocandy (1985).Des rééditions qui, outre un dépoussiérage au plan sonore, n'offrent absolument rien de neuf.Ni Sidewalking, locomotive de la compilation Barbed Wire Kisses (1988), ni le moindre b-side.La pile de disques a atterri sur mon bureau, gracieuseté de mon collègue Jean-Christophe Laurence, qui aime les vieilles affaires.Mais les vieilles affaires plus vieilles que les albums des frères Jim et William Reid.La moue dédaigneuse qu'il affichait ne laissait aucun doute sur tout le respect qu'il n'a pas pour Jesus & Mary Chain.J'étais ravi.Jesus & Mary Chain se classe très haut dans le palmarès de ce que j'aime sans aucun discernement .Juste en dessous d'absolument tout ce que The Cure a enregistré jusqu'à Wish.Catchfire, April Skies, Head On, Taste the Floor et Sometimes Always (en duo avec Hope Sandovall de Mazzy Star) font toutes partie de la longue liste de mes plaisirs coupables.Me voilà sorti du placard.Il a été dit, redit et écrit que Psychocandy a provoquéunchoc lors de sa sortie au milieu des années 80.Ces mélodies pop émergeant d'un bruyant brouillard de distorsion, ça en jetait, c'est vrai.On n'a rien entendu de tel depuis 20 ans, sauf peut-être sur Loveless de My Bloody Valentine et Nowhere de Ride.Et encore, ce n'était pas aussi embrouillé.L'attitude des frères Reid n'a pas nui au mythe qui s'est construit autour de leur groupe.Ils passaient pour des rebelles sans cause, qui portaient leur nonchalance comme un étendard.Assez pour séduire un ado de 15 ans.et faire dire à certains critiques de l'époque que l'engouement suscité par le groupe tenait plus à son attitude qu'à son génie musical.De l'esbroufe, il y en avait sans doute chez Jim et William Reid.Du génie, je n'en sais rien, mais du talent, j'en suis sûr.Jesus&Mary Chain n'a jamais rien fait d'assez compliqué pour exciter les oreilles d'un amateur de rock progressif, c'est entendu.Mais le tandem a toujours eu du pif pour les mélodies et les refrains accrocheurs.On oublie trop souvent que Brian Wilson et les Beach Boys figurent parmi les influences majeures de Jesus & Mary Chain, avec le Velvet Underground.Le tandem l'a d'ailleurs clairement signifié en proposant une version de Surfin' USA sur Barbed Wire Kisses.Il a aussi mis son humour irrévérencieux à l'oeuvre dans un autre hommage au groupe californien: Kill Surf City, tirée de la même compilation.Ces chansons referont peutêtre surface plus tard dans un cof f ret consac ré au versant obscur de la discographie du groupe dont la parution, aussi sur Rhino, a été annoncée puis repoussée.Il est question d'une foule de b-side, de démos et d'une foule d'autres choses qui ne se trouvent pas sur les récentes rééditions.J'ai fait une petite place sur mon bureau, au cas où.Tu me tiens au courant, hein, Jean-Christophe?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Mon plaisir coupable Jesus&Mary Chain se classe très haut dans le palmarès de ce que j'aime sans aucun discernement.Juste en dessous d'absolument tout ce que The Cure a enregistré jusqu'à Wish.ALEXANDRE VIGNEAULT Avec ces cuivres rutilants soufflant sur un reggae lourdaud, tout laissait croire qu'un vent de légèreté soufflerait sur le prochain album d'Ariane Moffatt.L'impression s'est confirmée hier matin, alors qu'elle a présenté quelques-unes des chansons de son disque Tous les sens (à paraître le 22 avril) à de petits groupes de journalistes venus la rejoindre dans un confortable studio de la Petite Italie.Contrairement à Le coeur dans la tête, qui avait été créé lors d'une période de profonde remise en question, Tous les sens s'est fait dans une atmosphère «d'harmonie fluide ».Ariane Moffatt affirme qu'il s'est bouclé rapidement et qu'elle en accouche «sans douleur ».Elle ajoute qu'elle voulait depuis longtemps faire un album qui puisse être léger «sans manquer de profondeur».Comme délestée du poids qui lui pesait au moment d'enregistrer son album précédent, Ariane Moffatt y apparaît toujours aussi fouineuse au plan musical, mais aussi plus joueuse.Du bout des lèvres, elle ose dire qu'il y a un peu d'humour sur Tous les sens et elle n'a pas tort.Les six chansons qu'Ariane Moffatt a fait entendre (le disque en comptera le double) montrent sa volonté d'exploiter à fond ses compétences et sa créativité.Plus riches qu'auparavant, les arrangements intègrent cordes et cuivres dans des morceaux encore très marqués par son goût pour les musiques électroniques.«Je dois mon disque au travail des arrangeurs », dit-elle, avant de nommer Jean-Philippe Goncalves (aussi coréalisateur) et Alex Mc Mahon.Voici nos premières impressions sur ces six chansons.Le réverbère Énergie presque rock, mais chansonpassablement électro.«Il y a un réverbère au fond demoi / Qui éclaire chacun de mes pas», chante Ariane sur ce titre vif décoré de jolis choeurs qui font «ou-aaa-ou» comme dans les années 60.Briser un coeur Chanson moins enveloppée où la guitare mouline comme chez Susie Arioli et le piano se fait très jazzé.Il est question de rupture - «J'ai brisé un coeur / Le seul qui battait entre mes deux oreilles» - mais la tristesse est assumée, presque sainement digérée.L'équilibre La «préférée» d'Ariane, hier.Elle s'amorce sur unbruit de sirène et des violons nerveux, avant de céder le pas à un piano dramatique et une lourde rythmique hip-hop.Un morceau de bravoure.La fille de l'iceberg Le début est électro et un peu froid.Une basse bien ronde, des claviers et des cordes la réchauffent.Ariane l'a choisie pour ouvrir Tous les sens.Jeudi 17 mai «C'est un album de jour, mais le pacing évolue et le buzz électro arrive à la fin », dit Ariane.Ce morceau tournoyant au texte presque télégraphié et inspiré de manchettes pas très jojo de ce jour-là, arrivera certainement vers la fin.«Y'a un frisson qui passe entre mes pieds et la terre», chante Ariane, sur de rudes rythmes dansants.Intermède « Une pet ite blague », dit Ariane.Elle a laissé une idée sur le répondeur de son réalisateur.«Tu mettras un gros phat beat, comme si on était dans un party», lui a-t-elle demandé.Il a obtempéré.TOUS LES SENS Ariane Moffatt a le coeur plus léger À deux semaines de la sortie de son nouvel album, Tous les sens, Ariane Moffatt en a donné un avant-goût.On en ressort en appétit.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Sur Tous les sens, Ariane Moffatt apparaît aussi fouineuse qu'avant au plan musical, mais aussi plus joueuse. PRÉSENTE NEBBIA DANIELE FINZI PASCA / CIRQUE ÉLOIZE et TEATRO SUNIL LE RETOUR HAROLD PINTER / Traduction RENÉ GINGRAS / Mise en scène YVES DESGAGNÉS LE MARIAGE DE FIGARO BEAUMARCHAIS / Mise en scène NORMAND CHOUINARD LA CHARGE DE L'ORIGNAL ÉPORMYABLE CLAUDE GAUVREAU / Mise en scène LORRAINE PINTAL LE DRAGON BLEU ROBERT LEPAGE et MARIE MICHAUD / Mise en scène ROBERT LEPAGE LA DÉRAISON D'AMOUR JEAN-DANIEL LAFOND et MARIE TIFO / Mise en scène LORRAINE PINTAL ABONNEMENT / WWW.TNM.QC.CA / 514.866.8668 3553780A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE KATHLEEN LAVOIE LE SOLEI L Après une résidence historique de cinq ans sur la Strip végassienne, Céline Dion a renoué en 2007 avec l'enregistrement et la tournée.Ainsi, la chanteuse a fait paraître non pas un, mais bien deux albums au cours de la dernière année, D'Elles et Taking Chances, ainsi qu'un DVD (Celine Dion: A New Day - Live in Las Vegas, sur lequel elle a immortalisé sa production du Las Vegas Boulevard), en plus d'annoncer la tenue d'un spectacle à grand déploiement pour le 400e anniversaire de Québec et d'entreprendre une tournée mondiale d'une ampleur inégalée.Ce retour en lion sur la scène internationale se traduit par une impressionnante récolte de six nominations aux prix Juno pour la Québécoise dans les catégories de l'artiste et de l'album (Taking Chances et D'Elles) de l'année, de l'album pop (Taking Chances), de l'album francophone (D'Elles), ainsi que du prix du public.Au moins la moitié des statuettes de verre à l'enjeu dans ces catégories devraient revenir à la chanteuse qui, actuellement en tournée en Australie, ne sera toutefois pas présente sur place au gala de demain (CTV, 19h).Obtenant jusque-là un succès critique important mais néanmoins confidentiel, l'auteure et compositrice Feist a pour sa part explosé sur la scène mondiale en 2007 grâce à sa pièce 1234, extraite de l'album The Reminder et utilisée dans une publicité d'i Pod.La musicienne originaire de Calgary et établie à Toronto voit cette lancée mondiale récompensée par un bouquet de cinq nominations incluant des mentions en tant qu'artiste, auteur-compositeur, album (The Reminder), album pop (The Reminder) et simple (1234) de l'année.Chez elle, à Calgary, Feist devrait elle aussi faire bonne récolte de prix Juno.Également citée à cinq reprises, la princesse de la pop canadienne Avril Lavigne se retrouve en lice dans les catégories de l'artiste, de l'auteur-compositeur, de l'album pour The Best Damn Thing et du simple de l'année pour Girlfriend, ainsi que du prix du public.Il est à noter que la chanteuse obtient une nomination en tant que créatrice de la pièce Girlfriend, dont l'origine a justement fait l'objet d'une controverse cette année.L'accolade serat- elle suffisante pour faire taire les détracteurs?L'un des beaux retours sur la scène musicale canadienne, au cours de la dernière année fut sans contredit celui d'Anne Mur ray.Véritable icône du Canada anglais, l'interprète a relancé sa carrière avec la parution d'un album de collaborations intitulé Duets: Friends & Legends, ainsi que la réédition de son catalogue en format numérique.La chanteuse se retrouve sur les rangs pour les prix de l'album et de l'album pop de l'année.Étoile montante de la R&B canadienne, la Torontoise Jully Black reçoit pour sa part deux mentions, l'une pour l'album Revival (album R&B) et l'autre pour le simple Seven Day Fool (simple de l'année).Révélation locale de l'année, Pascale Picard voit de son côté le succès phénoménal de Me Myself & Us reconnu par une citation dans la catégorie de l'artiste de l'année, où elle fera face à de grandes pointures telles que Céline Dion, Avril Lavigne, Feist et Michael Bublé.Si l'artiste demeure réaliste quant à ses chances de l'emporter, elle profitera néanmoins de la vitrine des prix Juno pour se faire voir au Canada anglais.Elle offrira une performance lors du gala hors d'ondes de ce soir et présentera un prix lors de la cérémonie télévisée de demain, présentée en direct du Pengrowth Saddledome.Parmi les autres artistes qui monteront sur scène, on retrouve Avril Lavigne, Feist, Finger Eleven, Hedley, Jully Black, Measha Brueggergosman et Michael Bublé.Un numéro spécial mettra également en vedette Anne Murray, Jann Arden et Sarah Brightman.LES 37es PRIX JUNO L'affaire des filles Elles sont de toutes les générations, représentent tous les genres musicaux, et ont, cette année, monopolisé les premières positions des palmarès canadiens.Les femmes \u2014 Avril Lavigne, Céline Dion, Feist, Pascale Picard, Anne Murray et Jully Black en tête \u2014 occupent le haut du pavé des nominations au 37e gala des Juno, les prix de la musique canadienne décernés aujourd'hui et demain, à Calgary.PHOTO RICHARDDREW, AP Feist PHOTO BILL KOSTROUN, AP Avril Lavigne PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Pascale Picard PHOTO HASSAN AMMAR, AFP Céline Dion DE CARLO GOLDONI TRADUCTION MARCO MICONE MISE EN SCENE CARL BECHARD PASCALE MONTPETIT / SYLVIE DRAPEAU / SOPHIE CADIEUX / FRANCOIS ARNAUD / EMMANUEL BILODEAU / CATHERINE B.LAVOIE / PIERRE CHAGNON / DAVID-ALEXANDRE DESPRES / SEBASTIEN DODGE / ROBERT LALONDE / RENALD LAURIN / ALAIN ZOUVI / assistance a la mise en scene et regie CLAUDE LEMELIN DES LE 15 AVRIL HHWWW.TNM.QC.CA HH 514.866.8668 HH FORFAITS FAMILLE ET TARIF 15 ANS ET MOINS HH UNE PRESENTATION UN TRIO DE CASTAFIORE AU CHARME IRRESISTIBLE! 3553778A En collaboration avec www.samsaradanse.net Nagesam Production Presente Parlacompagnie Capriol a ƦL'oeil est seduit.De ce spectacle ou l'homme et l'animal rivalisent de beaute.Un moment de charme, une note exotique, un soupcon de tendresse, un reve indien.Ƨ Le Figaro 23 mai a Saguenay 11 mai a Ste-Foy (Salle Albert-Rousseau) 14-15maia Gatineau (L'Odyssee) 29-30 avrila Montreal 2mai a Laval (Salle Andre-Mathieu) 7mai a Sherbrooke atre Granada) atre St-Denis aMontrealle29-30 mai 3548796A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Ils ont conquis Abidjan, puis la Cote d'Ivoire, puis la France entiere avec leur irresistible rythme zouglou.Les quatre membres de Magic System debarquent ce soir dans un Metropolis requisitionne par le Festival international des rythmes d'Afrique et des Antilles de Montreal pour sa toute premiere presentation.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPECIALE Salif .Asalfo.Traore, chanteur principal de Magic System, n'a pas la langue dans sa poche.Il parle avec passion de ses trois amis Adama .Manadja.Fanny, Narcisse .Goude .Sadoua et Etienne .Tino.Boue Bi avec qui il mene depuis 10 ans l'aventure Magic System.Surtout, il vante la Cote d'Ivoire, sa culture riche en pas de danse et en rythmes originaux.Ce que je voudrais qu'on retienne d'un concert de Magic System?La joie de vivre! Parce que generalement, dans lesmedias occidentaux, on parle de l'Afrique comme du continent de tous les fleaux.Nous sommes la pour dire aux gens qu'il y a autre chose en Afrique que la guerre et la pauvrete.L'Afrique a ses valeurs, sa culture, et la joie de vivre que nous avons ne s'achete pas.Pour le reste, il y a le confort que procurent les milliers d'albums vendus par le groupe en France depuis 2001.Cette anneela, un remix house de la chanson Premier Gaou par Bob Sinclar, .le plus grand DJ de la France., a fait de cette chanson d'amour perdu un succes.La premiere fois qu'on l'a entendu (le remix), on a dit : \"Non! Ca, ce n'est pas nous.\" Mais Bob Sinclar a fait entrer la chanson dans les boites de nuit, et les gens se sont mis a chercher la version originale.Premier Gaou, le single puis l'album se sont ecoules a 300 000 exemplaires chacun.On parle desormais du .phenomene Magic System., le plus important succes d'un groupe africain en France en 15 ans.Faire carriere dans la musique?Au debut, on n'y pensait meme pas., avoue Asalfo.Chez lui, tout le monde fait de la musique.Leurs parents les avaient avertis qu'ils feraient mieux de se trouver un vrai metier.Mai s ces amis d'en fance avaient quelque chose de.magique.Ils remportaient les concours amateurs de leur village d'Anoumambo, dans la commune Marcory, a Abidjan (ils disent .vi l lage ., ma is cette bourgade pauvre regroupe 80 000 habitants !).On a fini par realiser qu'il y avait quelque chose en nous.On s'est pris au serieux.Le groupe a ensuite ete invite a faire une scene a Paris, pour la diaspora africaine.Ils sont venus nous chercher a Abidjan, raconte Asalfo.Notre premier spectacle a Paris, c'etait le 8 avril 2000.On a joue dans une salle de 2000 personnes, pleine a craquer.Le mot s'est passe.Dans le milieu africain, tout finit par se faire savoir.Un an plus tard, on jouait au Zenith ., devant 6000 personnes.Un exploit, qui a attire tourneurs, majors, editeurs.La France tendait l'oreille.et le mollet.Zouglou Car tout est une affaire de danse chez Magic System ¡Vzouglou, et coupe-decale, devenu en cinq ans LE style a la mode dans les boites de nuit de l'Afrique de l'Ouest.Attention, nuance Asalfo.Nous, on danse unpeu le coupe-decale, mais notre musique, notre style, c'est le zouglou! .La difference se resumerait ainsi: danse sans conscience n'est que ruine de l'ame.Le coupe-decale a ete invente par le chanteur Doug Saka (et son groupe Jet Set) pendant la guerre.Avant qu'un couvre-feu ne soit impose, les jeunes se refugiaient dans les boites de nuit d'Abidjan pour danser jusqu'au matin.Pour oublier, pour vivre, on dansait le coupe-decale, on s'amusait, on se defoulait.Au moment ou nous connaissions le succes, c'etait la guerre dans notre pays.Pendant trois mois, Magic System s'est meme vu refuser le retour en Cote d'Ivoire.Mais nous sommes revenus pour donner des concerts.Ca a marque les gens.C'etait tres fort.Les gens s'en souviennent.Coupe-decale, d'accord, mais pour Magic System, tout ce qui compte, c'est le zouglou, explique Asalfo : .Le zouglou est ne sur le campus de l'Universite d'Abidjan (lors de manifestations en 1990).Avant d'etre une musique, c'est une danse qui permettait aux etudiants d'exprimer leur colere, leurs soucis, leurs revendications.De danse estudiantine, le zouglou est devenu une musique de revendication sociale, adoptee par les Ivoiriens, popularisee ailleurs par Magic System.Maintenant que la paix est revenue en Cote d'Ivoire et que Magic System a trouve la gloire en France, a quoi reve le groupe?Asalfo n'y pense pas deux fois: .Notre reve serait de remporter un Grammy, apres avoir gagne un NRJ Awards et un MTV Awards.L'Amerique, c'est tout un public a conquerir.Magic System, au Metropolis ce soir, 21h, dans le cadre du FESTIRAAM.MAGIC SYSTEM La machine a penser PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Le groupe Magic System a fait decouvrir le rythme zouglou aux Francais.C'est maintenant au tour des Montrealais de gouter a sa magie.De gauche a droite, Goude, Manadja, Asalfo et Tino.Nous sommes la pour dire aux gens qu'il y a autre chose en Afrique que la guerre et la pauvrete. SUPPLÉMENTAIRES DU 10 AVRIL AU 3 MAI ON THE ROAD AGAIN SUR LES ROUTES DU COUNTRY 14 AU 17 MAI SOUL CITY R&B D'HIER À AUJOURD'HUI 12 JUIN AU 5 JUILLET BRUNO PELLETIER ET LE GROSZORCHESTRE 23 ET 24 MAI 4e SÉRIE DE SUPPLÉMENTAIRES ! DICK RIVERS COUNTRY 29 AU 31 MAI DE RETOUR AU QUÉBEC! SOUPER-SPECTACLE DISPONIBLE VESTIAIRE GRATUIT STATIONNEMENT ET VALET GRATUITS 514 790-1245 1 800 361-4595 Infos: cabaretducasino.com moyennant les frais de service www.admission.com 3552437A 31 juillet, 1er août, 20 h 2 août, 18h et 21h30 création inédite pour les 20 ans des francofolies de montréal supplémentaire 2 août, 18h billets en vente maintenant 24 juillet au 3 août claude poissant, metteur en Scène | martin labrecque, conce Pteur deS éclairageS | Geneviève lizotte, Scénogra Phe philippe brault, chef de Projet aux arrangementS | marie-chantale vaillancourt, conce Ption deS co StumeS | frédérick Gravel, chorégra Phe pascal Grandmaison, Photogra Phe-vidéa Ste | studio feed, gra Phi Sme 3552962A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Six ans et cinq albums plus tard, Liu Fang est devenue une star dans le réseau des musiques du monde.Installée (temporairement) à Paris avec son mari et imprésario Kisheng Wang, elle rayonne désormais dans toute l'Europe, donnant jusqu'à 100 spectacles par année.Paru en 2006, son dernier album (Le son de soie), heureux mélange de sonorités chinoises, africaines, indiennes et arabes, lui a en outre valu le prestigieux prix de l'Académie Charles-Cros, un incontournable gage de qualité artistique.« Nous ne vivons plus au Québec que trois ou quatre mois par an », lance Liu Fang, en s'excusant presque de nous accueillir dans son appartement aussi peu « habité » du quartier NDG.Poliecommeseulsles Asiatiques savent l'être, la dame nous offre ensuite une paire de pantoufles (« le plancher est froid.») avant de nous servir le thé, comme si nous étions au restaurant.Non.Visiblement, le succès n'est pas monté à la tête de Liu Fang.Modeste de nature, la musicienne semble l'être tout autant lorsqu'elle joue du pipa, se mettant au service de son instrument, bien plus que l'inverse.Suffit de la voir pincer ses cordes de métal pour constater avec quel sérieux et quelle humilité Liu Fang aborde cette tradition musicale millénaire - qu'elle a découverte petite fille, alors que sa mère travaillait pour l'Opéra de Dianju.Sorte de luth à quatre cordes et 30 frettes, le pipa existe en Chine depuis la nuit des temps.On l'utilise indifféremment dans la musique folklorique et dans la musique classique, mais rarement en solo comme le fait Liu Fang.Le concert de ce soir lui, sera entièrement tourné vers le répertoire classique.Que ce soit au pipa ou au guzheng (un genre de cithare), la musicienne interprétera des pièces tellement anciennes (VIIe ou VIIIe siècle) que, dans bien des cas, on ne sait même pas qui les a composées.Leur coefficient de difficulté sera d'autant plus grand qu'aucun orchestre ne l'accompagnera sur scène.« Contrairement aux pièces folk, dont la ligne mélodique est plus simple, les pièces classiques sont très exigeantes, explique Liu Fang.Ce sont des pièces lentes, avec beaucoup d'espaces vides.Dans ce cas-ci, le défi n'est pas tellement la technique, mais l'état d'esprit à atteindre.» « La virtuosité est une chose, ajoute Kisheng Wang, mari de Liu Fang, présent lors de l'entrevue.Mais dans l'art du pipa, c'est la profondeur qui fait la différence.Et cela ne s'apprend pas.Cela vient du ciel.» Conquête par la grâce Pour la petite hsitoire, Kisheng Wang a découvert Liu Fang grâce à une cassette enregistrée à la maison.L'homme a trouvé la musique tellement belle qu'il a fini par épouser la musicienne, avant de l'emmener vivre au Canada.Trois ans après leur arrivée (en 1996), il a laissé tomber son métier de météorologue, pour se consacrer à la carrière musicale de son épouse.« C'était un risque, avoue-t-il, mais j'avais confiance.» M.Wang, de fait, avait été tellement ému par la musique de Liu Fang qu'il ne voyait pas comment le reste de la planète pourrait y résister.Cette conquête par la grâce n'est d'ailleurs pas terminée.En novembre prochain, Liu Fang se produira pour la première fois à l'Institut des musiques du monde de New York.Cette prestation pourrait lui ouvrir le marché américain, étape obligée avant de s'attaquer à la Chine continentale.« Si les États-Unis s'ouvrent à nous, nous reviendrons vivre pour de bon à Montréal, lance M.Wang.Nous avons hâte d'avoir une vraie maison.Et le Québec est un carrefour idéal pour faire le lien entre l'Europe et les États-Unis.» Liu Fang, récital de luth pipa et de cithare guzheng, musique traditionnelle classique chinoise.Ce soir, 20h, au Centre Pierre-Péladeau.LIU FANG Sais-tu jouer de ce pipa-là?! Nul n'est prophète en son pays d'accueil.Parlez-en à Liu Fang, joueuse de pipa de renommée internationale, qui se produit ce soir au Centre Pierre-Péladeau.La dernière fois que la Québécoise d'adoption a donné un concert solo à Montréal, c'était en 2002.À l'époque, la musicienne n'avait pas encore transcendé les frontières.Mais depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE La Québécoise d'adoption Liu Fang, joueuse de pipa, est devenue une star dans le réseau des musiques du monde.« Les pièces classiques sont très exigeantes.Le défi n'est pas tellement la technique, mais l'état d'esprit à atteindre.» ARTS ET SPECTACLES SURLAROUTE AVEC LOUIS-JOSÉHOUDE PAUL JOURNET En débarquant de la Lincoln Navigator devant La Presse, ce matin, Louis-José Houde m'accueille avec une mise en garde : «Bienvenue au Rock Tour.Désolé à l'avance pour tout ce qui va arriver.» Dans le «Rock Tour», il mène deux vies.Celle d'un humoriste minutieux qui perfectionne un des spectacles les plus réussis au Québec depuis longtemps, toutes catégories artistiques confondues.Et celle d'un gars de 30 ans qui déconne avec ses amis.C'est ce qui distingue cette tournée de la première.Il voyageait alors avec trois professionnels qu'il ne connaissait pas auparavant.À la longue, ça devenait un peu monotone.Cette fois, il s'est entouré d'une grosse équipe.Peut être plus grosse que nécessaire.Et il a engagé trois vieux copains du Collège Charles-Lemoyne : Pierre-Luc Beaucage (directeur de tournée/ chauffeur), Alexis Chartrand (photographe) et Alexandre «450» Dussault (machino - voir vidéo sur le site de Louis-José).Stéphane Paquin (machino), Mathieu Guilbault (sonorisateur et seul rescapé de la première tournée), Dominic Marion (éclairagiste) et Philippe Bond (humoriste qui assure la première partie) complètent l'équipe.Tous sont âgés entre 27 et 31 ans.Certains ont une blonde et des enfants.D'autres sont célibataires.Les deux camionnettes de l'équipe technique sont parties plus tôt pour monter le décor.J'embarque dans la troisième voiture avec Pierre-Luc, Alexis, Philippe et Louis-José.Il n'y a pas de musique.Les conversations suffisent.Parfois, elles sont sérieuses, comme celle sur Voyage au bout de la nuit, de Céline, que Louis-José vient de terminer.Et souvent ridicules, comme le message répondeur de son cellulaire : «Si vous appelez pour le furet albinos, désolé, il est déjà vendu.» Premier arrêt: le Dunkin' Donuts de Shawinigan.Un quinquagénaire, embelli de gel et d'une chaîne argentée, me tape dans le dos : «Tu diras à Louis- José qu'y vienne me voir.J'ai une joke pour son prochain show.» L'homme lui ouvre finalement son sac à blagues.Il est question d'une blonde, d'un frigidaire et d'un concombre.Louis-José reste amical sans non plus essayer de plaire.Comme toujours, d'ailleurs.Deuxième arrêt : dépanneur anonyme sur la 155, peu avant La Tuque.Chacun soulage sa vessie.On se sent coupable de ne rien acheter.Pour nous faire rire, Philippe se procure un Québec Érotique.De retour dans la voiture, nous lisons les articles - sérieusement.Puis on regarde le film Casino.Assis en avant, Louis-José se tortille pour voir l'écran, au milieu du véhicule.Après six heures de route, nous voilà à la polyvalente de Dolbeau.Une salle de 500 places, une des plus petites de la tournée.Les éclairages sont à la hauteur du front.Pas d'espace pour la batterie.Les loges ressemblent à des cabines téléphoniques, avec en prime chips, chocolats, fruits et quelques breuvages.Juste à côté, Pierre-Luc teste le tout nouveau système de communication sans fil.C'est devenu nécessaire.La semaine dernière à Joliette, un forcené a menacé Louis-José pendant son spectacle.Visiblement dans un état second, le gaillard était parti aux toilettes au milieu du spectacle.À son retour, son amie lui a raconté que Louis-José riait de sa démarche.Il s'est alors levé pour l'insulter.Même le menacer.Pendant ce temps, derrière la scène, l'équipe ne se rendait compte de rien.«Je pensais vraiment qu'il foncerait vers moi», se souvient Louis-José.Plus de peur que de mal, heureusement.L'illuminé est parti juste avant l'entracte.s s s Après le show et la séance d'autographes, on se rend au bar de notre modeste motel.Ça finit par dégénérer.Louis-José et Philippe sont à la toilette depuis seulement deux minutes et pourtant, les autres gars les attendent déjà impatiemment.Notre serveuse Claudia ne comprend pas trop.Moi non plus.Tout s'explique, 30 secondes plus tard, quand les deux arrivent en galopant jusqu'au plancher de danse, nus sous un tablier de cuisine rouge.Après ce dandinement éclair, ils se vont se rhabiller.Philippe pourra déposer le tablier à côté de son trio string en fourrure/oreilles de lapin/noeud papillon, revêtu lors de son dernier défilé.«Ça fait changement du buffet funéraire de cet après-midi », échappe Claudia en contemplant la salle presque vide.Il est passé 1h30.Les deux filles qui nous ont suivis après le spectacle viennent de partir.Il ne reste que neuf gars, une rangée de bières sur le comptoir et les airs de la Compagnie créole qui résonnent jusqu'aux machines distributrices des couloirs du motel.Louis-José sourit en regardant Alexandre danser, tel un croisement entre Olivia Newton-John et Josée Chouinard.«Pour le bonheur, on est autosuffisant », résume-t-il.LADOUBLE VIED'UN FANTAISISTE PHOTO ALEXIS CHARTRAND, COLLABORATION SPÉCIALE Louis-José Houde signe son affiche.Elle ira sur les murs de l'Auditorium Dufour de Chicoutimi, à côté de celles des autres artistes qui ont marqué la salle.AUTOSUFFISANT POUR LE BONHEUR JOUR 1 > 20 FÉVRIER MONTRÉAL -DOLBEAU Le fantaisiste Louis-José Houde était en tournée au Saguenay-Lac-Saint-Jean en février dernier.La Presse l'a accompagné.Le «Rock Tour», comme il nomme ironiquement sa tournée, c'est huit grands garçons qui s'amusent avec peu de choses.Voici le récit de la vie ordinaire de cette aventure qui s'arrêtera au Centre Bell vendredi et samedi (sous réserve de l'horaire du Canadien, qu'on connaîtra au plus tard lundi).PHOTO ALEXIS CHARTRAND, COLLABORATION SPÉCIALE Louis-José Houde, fantaisiste en chef du « Rock Tour », la tournée de son spectacle Suivre la parade. ARTS ET SPECTACLES SURLAROUTE AVEC LOUIS-JOSÉHOUDE PHOTO ALEXIS CHARTRAND, COLLABORATION SPÉCIALE Louis-José Houde, Pierre-Luc Beaucage et Philippe Bond en pleine action dans la chambre d'hôtel de Chicoutimi.La route reprend vers 11h30.Louis-José ouvre La nuit de l'oracle de Paul Auster.Vingt minutes plus tard, il n'a pas encore tourné une page.Impossible avec l'animation sur la banquette arrière.Philippe s'est transformé en un Richard Pryor de la couronne nord.Il n'arrête pas.Tout le monde rit aux larmes.En convulsions, Pierre-Luc peine à garder le volant.Nous atteignons finalement le boulevard Talbot de Chicoutimi.Autre hôtel, autre vue sur un stationnement glacé.On s'assied au restaurant assez chic de l'hôtel.Le proprio nous souhaite fièrement la bienvenue, et offre un traitement VIP au bar du sous-sol.Il semble fier de son coup.s s s 19h59, scène de l'Auditorium Dufour.C'est l'heure de la routine d'avant-show.Derrière le rideau, tous placent leur main au milieu du cercle pour le cri de ralliement: «Était drette sur la tailgate».Louis-José échange ensuite une poignée de main différente avec chacun.Louis-José sautille en écoutant le début du spectacle de Philippe.Une minute plus tard, il retourne dans sa loge.À sa gauche, une caisse avec cinq ou six chandails presque identiques, un pour chaque soir.Il se brosse les dents, emprunte du gel et fait ses exercices de diction.Il paraît relax.«Je ne suis pas Rocky Balboa, justifie-t-il.Ce n'est pas le moment de vérité.Dans mes premiers shows, je me concentrais trop avant de monter sur scène.Ça me nuisait.Maintenant, j'y pense un peu toute la journée, c'est plus naturel.» Des rires éclateront sans interruption pendant la première partie.Il retourne de l'entracte l'air amusé.Devant sa loge, ses amis encouragent Pierre-Luc à s'inscrire sur internet aux Chevaliers de Colomb.Les discussions sérieuses attendront la fin du show.Où sortir?L'équipe technique, fatiguée et composée de trois pères de famille, préfère la tranquillité du bar de l'hôtel.Louis-José et les autres insistent pour une boîte.«On sort ce soir.Demain, on restera à l'hôtel pour être en forme dimanche au hockey», propose-t-il.L'argument convainc.Trente minutes plus tard, nous entrons au Bao.À l'intérieur, il y a deux longues files: une pour le bar, l'autre pour parler à Louis-José.Étouffés, on se retrouve au fond de la salle, dans le couloir qui mène aux toilettes.2h30.Nous échouons au bar de l'hôtel, avec ses six appareils de loterie vidéo et autant de néons fluorescents.L'heure du last call approche.Deux filles d'allure professionnelle s'assoient au bar.Il est temps d'aller se coucher.On déjeune au motel vers 10h15.Pierre-Luc lit nos horoscopes à voix haute pendant que les oeufs tournés et petites saucisses sont servis.L'assiette de Louis-José est déposée sur le journal local.Son visage trône en page une, avec un énième jeu de mots sur son débit rapide.En voiture, Pierre-Luc, Philippe et Louis-José parlent de leur prochain voyage au Mexique, début mars.«C'est une de mes seules séries de plus de trois jours de congé.Faut en profiter », explique-t-il.On arrive à Alma.Première activité culturelle : le Canadian Tire.Question d'acheter des bâtons de hockey pour notre match de dimanche après-midi dans un aréna de Jonquière.Louis-José suggère de manger chez Roberto, un diner local.Je réalise que le Louis-José Houde sur scène n'est pas très différent de celui qui attend son hamburger steak devant moi.«Me semble que ça serait le fun de partir en tournée avec nos pères, lance-t-il spontanément.Après deux minutes, ils deviendraient amis, ils se trouveraient tous des points en commun.» Retour à l'hôtel pour digérer et dormir un peu.19h30, Centre Mario-Tremblay.Pendant que Louis-José donne une autre interview, le reste de l'équipe s'attaque aux petits sandwiches et aux Coors en regardant le Canadien affronter Pittsburgh.Encore une fois ce soir, le show sera un triomphe.Au rappel, Louis-José propose à la foule de poser ses questions.«Où tu sors après ?» demande un jeune homme casquetté.Louis-José décrit le bar Le Crapaud.Après la séance de signature, il se change et avale un café.«Faut que je me crinque.Ce soir, je ne peux pas rester dans mon coin, les gens vont vouloir me parler, pis c'est correct.» En quittant la salle, on croise les camionnettes de l'équipe technique.Louis-José s'étonne de l'ampleur de sa tournée.«C'est quoi tout ça?Me semble qu'à la fin, je vais devoir 25 000$!» On arrive au bar.Avant même que Louis- José n'enlève son manteau, le DJ lui souhaite la bienvenue au micro.«Hey! la gang, on me compare des fois à Louis-José Houde.Mais à soir, le vrai est dans la place.Salut Louis-José !» annonce-t-il.Chacun empoigne sa grosse bière, suivie d'une tournée de shooters de vodka décapante.Louis-José est en forme.D'une table à l'autre, il rencontre ses fans.Pendant ce temps, certains montent danser dans la fumée au deuxième étage.D'autres lèvent le coude à côté du bar.La clique se disperse jusqu'à demain matin.CRINQUÉ POUR LE CRAPAUD JOUR 2 DOLBEAU- ALMA INCAPABLE DE LIRE ALMA-CHICOUTIMI JOUR 3 La suite du dossier à lire en page 10 Stéphane «Ti-Lou» Paquin, machiniste, interprète sensuellement Tue-moi de Dan Bigras.PHOTO ALEXIS CHARTRAND, COLLABORATION SPÉCIALE Deux voix pour Berlioz Beethoven et Bizet : symphonies en do Mendelssohn: Elijah, une oeuvre chorale majeure Mahler: Le Chant de la Terre Bartók et Dvo\"ák La Finlande de Sibelius Bruckner 8: Le cycle se poursuit 2008/9 Saison Abonnez-vous orchestremetropolitain.com 3552720A 3549978A ARTS ET SPECTACLES SURLAROUTE AVEC LOUIS-JOSÉHOUDE Ce matin, l'équipe du «Rock Tour» est fébrile.C'est enfin le jour de la partie de hockey.Louis-José a rarement semblé aussi heureux qu'en ouvrant son sac de hockey dans le vestiaire.Il étrenne son nouvel équipement de gardien.Y compris son «jock strap de Terminator».Au secondaire, il a joué brièvement dans un programme sports-étude.Sa dernière partie organisée remonte à 12 ans.Ça ne paraîtra pas.La glace est réservée pour nous.Pierre-Luc en profite.Il nous accueille au micro avec sa version de Petit papa Noël, avec le vibrato de Michel Louvain et le phrasé de Pierre Lalonde.Sa voix résonne jusque dans les gradins vides.Deux heures plus tard, on cède la glace à une plus sérieuse partie de joueurs novices.L'après-match se déroule à la Cage aux Sports.La conversation n'arrête pas.«Lemoins drôle dans cette tournéelà, c'est le show», lance Louis-José en finissant son spaghetti.Plusieurs membres de l'équipe tomberont au combat ce soir.Après le spectacle, seuls Louis-José, Alexis et moi sortons prendre un verre.Le taxi nous dépose dans un petit bar de Chicoutimi.Il y a autant de gens que de téléviseurs.Le party lève quand une émission de bowling apparaît sur tous ces écrans.«Enwoèye Junior », hurlent nos jeunes voisins ivres, en riant du quilleur obèse.On se rapproche pour jouer aux co-analystes.Le barman allume plus tard le karaoké.Derrière le comptoir, il chante Billy de Julie Masse et Que je t'aime de Sylvain Cossette.Tout en restant assis, à cause de son tour de rein.L'ambiance est surréaliste.Le lendemain matin, on ramène ces souvenirs à Montréal.«Je veux terminer cette tournée au plus tard en décembre 2009, prévoit Louis-José.Ça me permettrait de commencer l'autre show en 2010.» Ce lundi soir, il doit s'entraîner.Avant de repartir sur la route demain.L'après-show était déjà planifié.Suivre la parade, de Louis-José Houde, les 11 et 12avril au Centre Bell (sous réserve de l'horaire desmatches du Canadien).BIENVENUE AUX DAMES JOUR 4 CHICOUTIMI Louis-José Houde déconne avec Philippe Bond (de dos) pendant un autre longue séance de signature à l'Auditorium Dufour de Chicoutimi.PHOTO ALEXIS CHARTRAND, COLLABORATION SPÉCIALE Ce matin, l'équipe est dispersée.Pour la première fois, on ne déjeune pas ensemble.Louis- José me croise au comptoir du resto de l'hôtel à 12h.«Il y a toujours une journée morte dans la tournée.C'est aujourd'hui, on dirait », explique-t-il.On parle de son entraînement cardio, devenu plus intensif pour se préparer au Centre Bell, les 11 et 12 avril.«Mon show est réglé au respir près.Si je m'essouffle sur la grande scène, ça gâcherait le rythme.» Son énergie impressionne.Les autres dorment.Lui, monte dans sa chambre écrire pendant deux heures les textes de son futur spectacle.Ce soir, c'est la 89e représentation de Suivre la parade.Possiblement la meilleure, selon lui.Comme d'habitude, chaque mot est placé minutieusement.Le joual carré (se jacke les jarrets) côtoie le français plus littéraire (gît) et les néologismes ( je touristise) pour obtenir le bon son, le bon effet.La seule improvisation, c'est quand il réagit à des interventions du public.Sinon, le spectacle est presque identique.Après quatre soirs consécutifs, ça reste aussi drôle.Et on s'étonne encore de la finesse avec laquelle est abordé l'avortement.Il décrit la perspective de l'homme, de la femme et du foetus.Puis il renverse le problème moral pour parler d'euthanasie.Sans prêcher, et en déclenchant des cascades de rires.L'écoute est absolue.Pendant le rappel, Philippe se promène derrière Louis-José avec une grosse pancarte.Au recto: «Ce soir on sort à l'Éclipse.» Au verso: «Bienvenue aux dames.» \u2014 «À quelle heure vous y allez?» demande une fan.\u2014 «Ça dépend, t'as quel âge?» blague Louis-José.En retournant dans sa loge, il griffonne comme d'habitude des notes dans son grand cahier noir.«Ce soir, j'ai dit plaisantin au lieu de humoriste.J'ai aussi ajouté es-tu sérieuse?dans le numéro de la roulotte.Ça a l'air niaiseux, mais la foule a ri deux fois plus.» Chaque détail est noté.Même un «t» escamoté dans la liaison de «sait-elle».Tout cela, il pourra le réentendre dans le CD audio enregistré à chaque soir.Mais pas tout de suite.Une centaine de fans l'attendent.La séance de photos commence à 22h55.Elle dure jusqu'à 23h27.Et les autographes n'ont pas encore commencé.Ils finiront à 00h30.Encore une fois, ça se termine au bar de l'hôtel.Ce soir, des animations vidéo annoncent les spéciaux de shooter aux allures de Pepto-Bismol.Tout se digérera très bien.PETIT PAPA NOËL AU HOCKEY CHICOUTIMI JOUR 5 NOUVELLES DU DISQUE Intégrale Miaskovsky Warner a réuni en un coffret de 16 compacts - 20 heures de musique - l'intégrale des 27 symphonies de Miaskovsky que le célèbre chef soviétique Evgueny Svetlanov, mort en 2002, avait enregistrées avec deux grands orchestres du pays.Gunn en Billy Budd Une nouvelle version de l'opéra Billy Budd, de Britten, est annoncée chez Virgin.Avec Nathan Gunn dans le rôle-titre, direction Daniel Harding.Un live de 2007.Une cinquième Messe Le chef allemand Helmuth Rilling, à qui l'on doit déjà quatre enregistrements de la Messe en si mineur, de Bach, en signe une cinquième version, chez Hänssler, avec Christian Gerhaher, seul connu des six solistes.Schumann-Mahler Riccardo Chailly et l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig offrent les quatre Symphonies de Schumann dans la rare réorchestration de Mahler.Chez Decca.Bach et Brahms L'Allemand Christian Tetzlaff joue les trois Sonates et les trois Partitas de Bach pour violon seul sur un récent disque Hänssler, cependant que Virginnous lefaitentendreavec l'Orchestre National du Danemark, dir.Thomas Dausgaard, dans le Concerto de Brahms et le Concerto «à la hongroise» de Joseph Joachim, créateur du Concerto de Brahms et lui-même compositeur. 514.985.2258 OPERADEMONTREAL.COM OPÉRA PLUS STARMANIA PLAMONDON/BERGER LA FANCIULLA DEL WEST / LES PÊCHEURS DE PERLES / MACBETH / LUCIA DI LAMMERMOOR ABONNEZ-VOUS SAISON 08/09 3549281A 3551339A CHAFOUINS RUDIBONLANTE ST-CHRÈME MÉTORFÔSE RUDIBONLPAUNTTAEILLE HUC OUC CHAFOUINSIMAGÈNEST-CHRÈME MÉTORFÔSE RUDIBONLANTE ÉPORMYABLE PUTAILLE LYSTÉ PHALÈNES PUTAILLE DÉ NORO ST-CHRÈME MÉÉTPOORRFMÔSYEABLE PUTAILLE KEUKEU KLYSTÉ PHALÈNES ST-CHRÈMDÉENORO RUDIBONLANTE ÉPORMYABLE CODDINS PUTAILLE IMAGÈNE UKEU CSHTÉAFOUINS PHALÈNES REFUS GLOBAL CHAFOUINS ST-CHRÈME CHRÈME PUTAILLE MÉTORF RUDIBONLANÉPTOERMABLE CODDINS PUTAILLE HUC OUC AFOUINSIMAGÈNEST-CHRÈME MÉTORFÔSE RUDIBONLANTE OUC PHALÈNESPUTAILLE HRDÈÉMNEORO MÉÉTPOORRFMÔSYEABLE PUTAILLE HUC KEIMUAKGEÈUNE KLYSTÉ PHALÈNES HRÈMDÉENORO RUDIBONLANTE PUTAILLE IMAGÈNE EU CKHLYASFTOÉUINS HALÈNES CHAFOUINS CRÈME PUTAILLE ST-CHRÈME ST-CHRÈME ÉPORMYAB IMAGÈNE H KEUKE C ST-CHRÈM MÉTOR HUC RUDIBONLANTE IMAGÈNE DÉPNHOARLOÈNES MÉÉTPOORRFMÔSYEABLE PUTAILLE KEIMUAKGEÈUNE CHAKFLOYSUTINÉS PHALÈNES ST-CHRÈMDÉENORO PUTAILLE IMAGÈNE KEUKEU KLYSÉTPÉORMYA PUTAILLE KE ST-CH IMAG CHAFOUIN PUTAIL IMAGÈNE IMAGÈN REFUS GLOBAL KLYSTÉ KEUKEU HUC HUC HU ST-CHRÈME MÉTORFÔSE KEUK ST-CHRÈME KEUK HUC ÉTORFÔSE RÈME ÉPORMYABLE RÉMYGIRARD KLYSTÉ REFUS KLYSTÉ ST-CRÈM PUTAILLE CLAUDE GAUVREAU KLKYRSLEYTFSÉUTKSÉLGYKSLLOTYÉBSATÉL ENCHANSONNE 16 au 26 avril 1345, av.Lalonde, Montréal Guichet 514.521.4493 usine-c.com Admission 514.790.1245 admission.com Billets à tarifs réduits disponibles en prévente seulement.Idée originale Rémy Girard Textes Claude Gauvreau Musique originale Jean-Fernand Girard Mise en scène Normand Chouinard Décor et costumes Jean Bard Eclairages Claude Accolas Vidéo Christian Pomerleau Une production Les Quêteux Lunaires en collaboration avec l'Usine C Supplémentaires dimanche 20 et 27 avril, 15 h 3552849A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Le piano est à Stephan Moccio ce que la plume est au poète.Seul avec son instrument, l'artiste-compositeur de 35 ans invite à l'apaisement, dans la plus grande simplicité, loin de vouloir offrir de grandes performances pianistiques que, pourtant, il saurait faire.JEAN-PIERRE BOISVERT LA TRIBUNE Stephan Moccio est, pour le moment, un nom inconnu, à moins que vous sachiez qu'il a vendu plus de 15 millions d'albums dans le monde par l'entremise de superstars internationales.C'est lui qui a écrit (avec Aldo Nova le succès A New Day Has Come de Céline Dion, ainsi que What You Never Know pour Sarah Brightman et My Heart Was Home Again pour Josh Groban.Depuis plus d'un mois, l'album Exposure se tient en tête des palmarès au Québec.Il a franchi la barre des 25 000 exemplaires vendus.Depuis la parution de l'album Chariots of Fire de Vangelis, il y avait 25 ans qu'un album entièrement instrumental n'avait pas figuré dans le top 10 des ventes au Canada.Bientôt, son disque traversera les frontières ; dès la fin avril, Universal Music le distribuera à l'échelle internationale.«En octobre, je suis devenu père d'une petite fille et cela a changéma façon d'approcher la musique, raconte Stephan Moccio.Après en avoir fait pour les autres, j'ai cédé à la tentation de composer pour moimême, ce qu'on me demandait depuis longtemps.«Au lieu de me demander si telle ou telle mélodie irait pour telle ou telle voix, je n'avais que moi à satisfaire.La composition, que je vois comme une architecture, demeure la même, mais je ne cherchais pas à en rajouter lorsque je sentais qu'il n'y avait rien à ajouter.C'est pour ça que certaines pièces ne sont pas nécessairement longues», expliquetil simplement.Exposure est un recueil de 22 compositions de piano subtiles et sophistiquées qui démontrent les antécédents classiques et populaires de Stephan Moccio qui a commencé ses leçons de piano à l'âge de 4 ans.Détenteur d'un baccalauréat spécialisé en composition et en interprétation de piano à l'Université Western Ontario, il a signé un contrat d'édition avec la maison Sony à l'âge de 22 ans.Durant cette collaboration, qui a duré huit ans, il est devenu auteurcompositeur, producteur, arrangeur et interprète, avant de quitter en 2003 pour fonder sa propre société d'édition, Sing Little Penguin.Dernièrement, à son retour des États Unis où il a donné un concert privé pour l'acteur Robert Redford, une bonne nouvelle l'attendait.Exposure se retrouvait en effet dans le groupe des trois meilleurs albums 2007 avec ceux de Michael Bublé et Diana Krall dans la catégorie Easy Listening sur Galaxie, le réseau de musique continue de Radio Canada.Stephan Moccio, ce soir, 20h, à la Cinquième Salle de la Place des Arts STEPHAN MOCCIO Composer pour soi MUSIQUE DU MONDE FARID AYAZ & ABU MUHAMMAD Les amateurs de qawwali et de soufisme seront gâtés ce soir par le concert de l'Ensemble Farid Ayaz & Abu Muhammad.C'est une reprise pour l'ensemble pakistanais tant leur prestation a été appréciée l'an dernier, avec des chants mystiques accompagnés de danses de derviches tourneurs.Le spectacle a lieu à la salle Oscar-Peterson de Concordia (7141, rue Sherbrooke Ouest).Disciples d'une tradition de cinq siècles remontant à l'époque mogole à Delhi, le groupe d'une dizaine d'artistes chante en plusieurs langues les poèmes de Kabir, Rumi, Khusrau et d'autres mystiques persans et indiens.(Infos: 514 586-3148) \u2014 Jooneed Khan CE SOIR, 19H, À LA SALLE OSCAR-PETERSON DE CONCORDIA AGENDA Stephan Moccio MELT Noémie Lafrance NEW YORK ÉVÉNEMENT GRATUIT FREE EVENT LÀ OÙ JE VIS Danièle Desnoyers MONTRÉAL mady-baby.edu Gianina Cãrbunariu BUCAREST MAYBE FOREVER Meg Stuart Philipp Gehmacher BRUXELLES / VIENNE IS YOU ME Benoît Lachambre Louise Lecavalier Laurent Goldring MONTRÉAL BOLÉRO VARIATIONS SWAN LAKE, 4 ACTS Raimund Hoghe DÜSSELDORF-PARIS LA MAREA Mariano Pensotti BUENOS AIRES ÉVÉNEMENT GRATUIT FREE EVENT 7 IMPORTANT THINGS Nadia Ross George Acheson OTTAWA CHAMBRE BLANCHE Michèle Noiret BRUXELLES OXYGÈNE Ivan Viripaev Galin Stoev BRUXELLES 22 MAI AU 5 JUIN 2008 / RÉSERVEZ VOS PLACES DÈS MAINTENANT / FORFAITS DISPONIBLES 514.844.3822 / 3547106A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Alexis Ma rt in a éc rit Oreille, tigre et bruit en 1996.Au centre de cette pièce: Hubert Alain, animateur d'une émission culturelle moribonde affligé d'un étrange acouphène.Métaphore de l'omniprésence du bruit médiatique, ce texte, né à l'époque des premiers balbutiements de l'internet, était prémonitoire de l'évolution de la communication médiatique.Certes, Oreille, tigre et bruit , évoque l'éternelle question du bavardage des médias.De la surenchère de mots, de paroles, qui servent à remplir le vide, à donner l'illusion d'être informé, éclairé.À se donner l'illusion de mieux communiquer.«La pièce nous dit que peut-être ce bavardage inutile nous fait perdre notre temps et nous empêche de vivre», a déclaré en entrevue François Étienne Paré, qui joue le rôle d'Hubert Alain dans cette mise en scène de Daniel Brière.L'émission qu'anime l'Hubert Alain d'Oreille, tigre et bruit est une pièce antiquité.Un concept révolu depuis longtemps et classé dans les archives de Télé-Québec ou Radio-Canada.«C'est une émission culturelle qui vit ses derniers jours.On voit son commanditaire réclamer de plus en plus de minutes.Cela n'existe plus, une émission comme cela, avec des universitaires ou des romanciers qui ont du temps pour débattre de questions telles que la mort de Dieu dans nos vies », a rappelé François-Étienne Paré.Autre époque, autre réalité : à la création du spectacle, c'est l'animateur Stéphane Lépine qui campait le rôle central.Pour accentuer l'effet réaliste, sans doute.Remarquez que, dans le contexte actuel, recourir aux services d'un comédien pour jouer ce rôle n'accentue pas l'effet de fiction.Et puis, pour un artiste, inscrire «animation d'une émission culturelle» à son C.V.n'a strictement rien d'inusité.En 1996, Alexis Martin faisait état d'une tangente des émissions culturelles de télévision, qui déjà étaient bien engagées sur la pente de la «plogue» et le blabla.Depuis 12 ans, le genre s'est cherché, a tenté maintes métamorphoses.Ce qui ressort d'un tel brassage existentiel?Des acteurs qui jouent la comédie et s'improvisent animateurs et poètes de fin de soirée.Mais rien de révolutionnaire.Et toujours plus de bruit.En dépit de son passé d'animateur d'émission culturelle, François-Étienne Paré pose un jugement critique sur cette nouvelle donne.«Je suis mal placé pour parler, ayant moi-même animé Diabolo menthe.Mais, oui, c'est une question posée dans la pièce: faut-il à tout prix que les émissions culturelles rejoignent un maximum de gens et, pour y arriver, se mettent à engager des vedettes?» Cela dit, pour préparer son rôle d'Hubert Alain, François-Étienne Paré a fouillé dans les archives radio-canadiennes afin de visionner des extraits de vieilles émissions d'information animées par le journaliste Louis Martin, le père d'Alexis décédé en janvier dernier.«À l'époque, on faisait des débats sérieux, moins sexy mais nettement meilleurs que ce qui existe aujourd'hui.» Puis, en fin de compte, une grande interrogation reste caduque.La même question lancée il y a 12 ans par Alexis Martin, qui n'épargnait alors ni les intellectuels ni les animateurs vedettes : à analyser et suranalyser la production culturelle, ne finit-on pas par tourner en rond et causer beaucoup de bruit pour rien?COURRIEL : Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca La culture du bruit SYLVIE ST-JACQUES Avant d'être des complices de création, les 10 membres du Théâtre de La banquette arrière sont surtout de bons amis.Tous issus de la promotion 2001 du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, ils en sont à leur quatrième projet sur le circuit professionnel.«On choisit généralement des textes festifs.Il y a toujours de l'humour dans nos spectacles, qui comportent aussi un fond malfaisant, presque dérangeant.On aime déstabiliser, bousculer les représentations », explique la comédienne Amélie Bonenfant, rencontrée avec ses comparses Simon Rousseau et Rose-Maïté Erkoreka dans un café de l'avenue du Mont-Royal.Autobahn, soulignent les trois acteurs, témoigne de ce goût pour l'humour grinçant des créateurs de La fête sauvage, une mise en scène de Claude Poissant encensée par la critique la saison dernière.Cette pièce à sept courts sketchs propose aux spectateurs des duels verbaux entre deux passagers d'une voiture, au moment où la tension est à son zénith.«Le thème de la communication et du choix des mots est très important dans cette pièce», ajoute Rose-Maïté Erkoreka, qui évoque à quel point la voiture peut devenir le lieu privilégié des jeux de pouvoir, de la confrontation et des règlements de comptes.«Chaque histoire nous propulse dans une conversation déjà entamée », poursuit Simon Rousseau.Sous les couverts superficiels et anodins de certains dialogues, dit-il, on découvre la profondeur de la relation qui unit les sept tandems de la pièce.«Si on montait ce texte au cinéma, ça pourrait faire un film très verbeux, ou quelque chose dans le genre de Québec-Montréal », poursuit Simon Rousseau.La banquette arrière s'est associée à la crème des metteurs en scène.Après Serge Denoncourt (Les femmes de bonne humeur) , Patrice Dubois (Betty à la plage) et Claude Poissant (La fête sauvage), la compagnie qui a nommé à sa direction artistique Éric Paulhus et Sophie Cadieux s'est à nouveau «payé la traite» en recourant aux services de Martin Faucher.«Jusqu'à maintenant, on a été hyper privilégiés de pouvoir ainsi s'entourer de collaborateurs comme eux, reconnaît Rose-Maïté Erkoreka, qui estime que Faucher était le metteur en scène idéal pour bien servir le texte, en raison de son sens de la précision.«Le travail de Martin (Faucher) et des concepteurs a été de créer un effet intemporel où situer deux personnages entourés de vide.» Parce qu'une bonne vieille banquette, ça vaut bien des divans de psy, non?Autobahn, texte de Neil Labute, traduction de Fanny Britt, mise en scène de Martin Faucher, du 8 avril au 3 mai à La Licorne.AUTOBAHN Confidences sur la banquette La voiture est un endroit de prédilection pour les conversations à huis clos.Autobahn, la nouvelle création de la jeune compagnie La banquette arrière, propose sept tête-à-tête entre quatre portières.Un texte du dramaturge Neil Labute traduit par Fanny Britt s'inspirant de la place qu'occupe la voiture dans l'imaginaire nord-américain.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «Il y a toujours de l'humour dans nos spectacles, qui comportent aussi un fond malfaisant, presque dérangeant », explique la comédienne Amélie Bonenfant (à gauche), accompagnée ici de Simon Rousseau et Rose-Maïté Erkoreka.DANS LA TROUPE ANABELLE NICOUD PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE LE THÉÂTRE DU DOUBLE SIGNE Écrite et mise en scène par Patrick Quintal, Dragon bleu, dragon jaune, du Théâtre du Double Signe, propose une réflexion sur le rapport ô combien complexe entre l'art et le pouvoir.Pour célébrer le 20e anniversaire de son règne, un empereur demande une toile à un peintre.Deux dragons devront figurer sur la toile: un bleu et un jaune.C'est le début d'un véritable voyage pour l'empereur.Autour des quatre comédiens - Jean-François Blanchard, Alexis Roy, Sylvie Marchand et Vladana Millicevic - les jeux d'ombre de Marcelle Hudon et la conception musicale de René Béchard.1Patrick Quintal, dramaturge - Pour Dragon bleu, dragon jaune, le directeur de la compagnie s'est inspiré d'un conte coréen.«Ce conte parle d'un empereur qui se commande une oeuvre avec des dragons bleus et jaunes.Il fait appel à un peintre qui pose des conditions particulières, et va lui faire faire un cheminement intérieur.C'est tout le rapport entre le pouvoir et l'artiste, et toute la démarche artistique.» 2Alexis Roy, comédien - «J'ai travaillé le personnage de l'artiste peintre, âgé de 192 ans, à ma façon.Ce qui est vraiment intéressant, c'est que Jean-François Blanchard a décidé lui aussi d'amener son personnage vers quelque chose de plus minimal.C'est ce que j'ai proposé en arrivant chez Double Signe: un jeu plus minimal, plus intériorisé.» 3Jean-François Blanchard, comédien- L'empereur n'est pas au bout de ses surprises avec le peintre.«Le peintre va entrer dans son processus de création artistique, mais l'empereur n'est pas au courant de toutes les démarches et il va devoir vivre toutes les étapes de la patience.» Ce qui a plu à Jean-François Blanchard?«L'univers du conte, un univers auquel j'ai très peu touché en 25 ans de carrière.L'univers fantastique demande de perdre ses nouveaux repères pour rejoindre un langage fantastique.Je me suis initié à une pensée onirique et fantastique.L'aspect ludique du jeu me plaît beaucoup.» 4Julie Béchard, musicienne - «J'ai participé à la création, parce qu'on fait beaucoup d'improvisations pour que la musique colle bien au jeu des acteurs.Ce qui est le fun, c'est d'arriver avec plusieurs instruments, d'improviser des sonorités, la création se fait en continuité avec les autres», explique la musicienne.La musique «est presque un personnage atmosphérique».Dragon bleu, dragon jaune, à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier du 8 au 26 avril, à 19h30. 3553180A SEAGULL-PLAY (LA MOUETTE) Anton Tchekhov Enrique Diaz RIO DE JANEIRO PETITS FANTOMES MELANCOLIQUES Louise Bombardier MONTREAL aKabi Aydin Teker ISTANBUL CABANE Paul-Andre Fortier MONTREAL SMASH UP Dana Gingras VANCOUVER POESIE, SANDWICHS ET AUTRES SOIRS QUI PENCHENT Loui Mauffette MONTREAL IWANOW Anton Tchekhov Dimiter Gotscheff BERLIN IMPORT/EXPORT Annabel Soutar MONTREAL L'INVISIBLE Marie Brassard MONTREAL GRANDE THEORIE UNIFIEE Martin Belanger MONTREAL ORPHEE ET EURYDICE Marie Chouinard MONTREAL FESTI dansetheatre VAL TRANSAMERIQUES 1.866.984.3822 / WWW.FTA.QC.CA 3547102A ARTS ET SPECTACLES THEATRE TRIOSYLVIE ST-JACQUES JOUERAU BILLARD AU PRO, FIT DUQUAT'SOUS Le 9 avril prochain, le Quat'Sous convie le public et les gens du milieu des affaires a son deuxieme grand tournoi de billard annuel, au profit de la reconstruction de son Theatre.Rappelons que ce mythique lieu de creation de l'avenue des Pins est presentement en reconstruction et devrait de rouvrir ses portes a l'automne.Pour completer le financement accorde par les gouvernements, le Quat'Sous doit investir plus de 215 000$ dans la realisation de travaux.COLLECTEDEFONDS AUMAINLINE THEATRE Le delure theatre Main Line (haut lieu du festival Fringe) a besoin de remplir ses coffres.Pour ce faire, il organise une soiree-benefice le samedi 5 avril, avec un spectacle qui reunira les desopilants groupes Uncalled for, The Sketchersons et Lake of Stew.Pour plus d'infos: 514-849.FEST ou www.montrealfringe.ca RETOUR DES BOXEUSES Pour ceux qui les auraient ratees le mois dernier a La Petite Licorne, Veronique Pascal, Catherine de Lean et Emilie Gauvin ¡X de la compagnie Les cousines Canine ¡X reprennent leur piece Les boxeuses au festival Vue sur la releve.Le vendredi 11 avril, elles monteront sur le ring de la maison de la culture Frontenac et se livreront a dans une serie de confrontations entre deux femmes alternativement soeurs, amies, voisines et amoureuses.Pour plus d'infos : www.lescousinescanine.com AGENDA THEATRE COUPLES L'auteur et metteur en scene Frederic Blanchette aligne, pendant deux heures, une relevee brochette de mises en situation au fort penchant pour l'absurdite.Ce sont les details de Couples qui nous font rire a s'en decrocher la machoire.C'est jouissif, habile, super bien rendu par les quatre comediens qui, de toute evidence, se regalent de ces textes droles et subtils.Un petit bijou realise, avec trois sous, sur la microscopique scene de chez Jean-Claude Germain.Tout est la : un super texte, de bonnes histoires, d'excellents comediens et un metteur en scene inspire.C'est ce qu'on appelle du grand theatre.- Sylvie St-Jacques JUSQU'AU 19 AVRIL A LA SALLE JEANCLAUDE GERMAIN DU THEATRE D'AUJOURD'HUI.SPECTACLES C L A S S IQUE EGLISE SAINTƪJEANƪBAPTISTE Orchestre et Choeur du Conservatoire de Montreal.Dir.Louis Lavigueur.Die Schopfung (Haydn) : 19h30.SALLE CLAUDEƪCHAMPAGNE Orchestre de l`Universite de Montreal.Dir.Jean-Francois Rivest.Kripa Nageshwar, soprano.Lonely Child (Vivier), Upload (Jeric), Symphonie no 5 (Mahler) : 19h30.THEATRE LA CHAPELLE Karen Young, chanteuse, et ensemble instrumental : 20 h.DA N S E THEATRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS Soiree avec Ohad Naharin.Danz, Kaamos, et Arbos : 20 h.AGORA DE LA DANSE ƪ TANGENTE Projet Chanti Wadge : 19h30.VA R I E T E S THEATRE DU VIEUXƪTERREBONNE Gary Kurtz : 16 h et 20 h.STUDIOƪTHEATRE DE LA PLACE DES ARTS Stephane Thouin : 20 h.LE NATIONAL Duke Squad : 19h30.GESU Michael Rancourt : 20 h.QUAI DES BRUMES Jeanne Rochette et Audrey Ryan : 21h30.METROPOLIS Magic System Festiraam: 21 h.SALLE PAULINEƪJULIEN Renaud Paradis chante Brel : 20 h.CINQUIEME SALLE Place des Arts) Stephan Moccio : 20 h.SALLE WILFRIDƪPELLETIER DE LA PLACE DES ARTS Russell Peters : 19h30.THEATRE STƪDENIS 1 IMA : 20 h.THEATRE STƪDENIS2 Peter Mac Leod : 20 h.THEATRE CORONA Beatles Story : 20 h.LA TULIPE Pop 80 : 21 h.MONUMENTƪNATIONAL Salle Ludger-Duvernay) Marilou : 20 h.MONUMENTƪNATIONAL Studio Hydro-Quebec) Dig : 20h30.CABARET DU CASINO DE MONTREAL Moonlight Girls : 13h30.SALLE JEANƪGRIMALDI Luce Dufault : 20 h.TENDANCES Tous les jours dans ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Marie-Christine Blais Le nommême de ce nouveau cabaret «littéraire» est prometteur : Bio dégradable : les écrits restent.Tour à tour, Rémi-Pierre Paquin (Les invincibles), Pierre-Luc Brillant (C.R.A.Z.Y.), Ève Duranceau (Le négociateur), Didier Lucien (Dans une galaxie près de chez vous, Pure laine) et quelques autres viendront justement démontrer le pouvoir de l'imprimé et le poids des mots quand ceux-ci font l'objet d'une autobiographie d'artiste.Oups, on entend déjà des protestations contre la ridiculisation facile des vedettes populaires d'ici\u2026 « Et pourtant , on n'est ni Surprise sur prise ni Caméra cachée, on ne bitche pas, on ne commente pas : on lit, explique Katherine Riva, une des organisatrices de ce cabaret inusité.Ces livres sont déposés à la Bibliothèque nationale, après tout.On respecte les mots tels qu'ils sont écrits, à la lettre.Ensuite, les textes font ce qu'ils ont à faire\u2026» Il suffit d'entendre la comédienne Karen Elkin (Horloge biologique) lire le chapitre que la comédienne Andrée Boucher consacre à un lavement d'estomac pour mesurer la portée de la chose\u2026 Le concept de ce cabaret est né à Los Angeles en 1998: Celebrity Autobiography: In Their Own Words, soirée où des extraits d'autobiographies de Burt Reynolds, Elizabeth Taylor, Sylvester Stallone, Madonna et compagnie étaient lus, chaque mois, par divers comédiens.Les soirées ont eu tant de succès qu'elles ont donné lieu à un spécial télé en 2005 et qu'elles existent désormais à New York, où elles ont toujours beaucoup de succès: la semaine dernière, les comédiens Matthew Broderick et Kristen Johnston étaient au nombre des «lecteurs» d'autobiographies de Vanna White ou Ivana Trump! Les organisateurs du cabaret québécois Bio dégradable espèrent que leur soirée, lundi, exercera le même attrait et deviendra un rendez- vous régulier.En attendant, les «lecteurs» travaillent fort : «Ces ouvrages sont du domaine public, explique sobrement le comédien Pierre-Luc Brillant, qui lira du Louise Deschâtelets.On lit chacun 10 minutes de nos textes, entrecoupés d'extraits de l'autobiographie de Julie Lemay (la première gagnante de Loft Story) par Sylvain Larocque.On n'est pas dans la théâtralité, on lit, c'est tout.Mais disons que ces lectures révèlent une dose de narcissisme gravissime.Et que le narcissisme l'emporte habituellement sur le bon goût.» Mad Dog Vachon sera lu par Didier Lucien, Anne Létourneau («complètement ésotérique») le sera par la comédienne Marie-Lyse Laberge-Forest, Marc Hamilton par Sylvain Marcel, qui prêtera également sa voix à Denise Bombardier: «On a un peu triché, dans son cas, on a utilisé une partie de ses entretiens avec Pierre Maisonneuve\u2026» Certaines lectures sont plus troublantes que d'autres.«J'ai été castée Chantal Pary, explique ainsi Ève Duranceau (la Lili du Négociateur).Son autobiographie s'intitule J'ai tout caché derrière mes sourires, et c'est un peu troublant, la lire : elle se livre à la fois à coeur ouvert et avec pudeur.C'est une personne très pieuse, tout est filtré à travers ses lunettes de croyante, chacun des artistes a en fait son filtre, c'est ça qui est intéressant.Et tous font partie de gens qui sont pris éternellement dans leur chute du vedettariat, il y a une grande tristesse, une grande solitude\u2026» « Ils se perçoivent tous comme des victimes : de l'alcool, de la drogue ou de leur gérant, reprend Katherine Riva, ils vivent avec l'impression que c'est là leur destin, que ce n'est pas leur faute\u2026 Mais il reste que les artistes qui ont réussi n'écrivent pas leur autobiographie - ils ont plutôt droit à une biographie! L'exception, c'est Dominique Michel, dont l'autobiographie est vraiment intéressante, on ne l'a donc pas retenue.» «Le plus difficile, conclut Ève Duranceau, c'est de ne pas décrocher, de ne pas juger non plus.Je crois que la soirée va provoquer des discussions parce qu'il s'agit habituellement d'artistes qui ont chuté, qui n'ont plus le même succès\u2026 Et une partie de moi se projette évidemment dans cette peur de tomber.On rit de nous, dans le fond, avec ces lectures.» Bio dégradable : les écrits restent, au 2e étage du Café Cléopâtre, 1230, boulevard saint-laurent, lundi 7 avril, à 20h.réservations : 514-965-5559.Ca Baret «littéraire» Bios recyclées Au Café Cléopâtre, dernier joyau du red light montréalais boulevard Saint-Laurent, on présente des spectacles de danseuses au rez-de-chaussée et de drag queens à l'étage.Mais lundi soir, les drags céderont la place à la littérature.Ou plutôt à la lecture : la lecture à voix haute d'autobiographies de vedettes populaires - Chantal Pary, Mad Dog Vachon et même\u2026 Denise Bombardier - par de jeunes comédiens prometteurs.Showtime, mesdames et messieurs, showtime\u2026 VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE au cours de la soirée Bio dégradable, lundi, au Café Cléopâtre, rémi-Pierre Paquin lira du Martin stevens, sylvain Marcel se penchera sur l'autobiographie de Marc hamilton alors que Karen elkin donnera une voix à l'autobiographie (la deuxième!) de la comédienne andrée Boucher.«On ne bitche pas, on ne commente pas : on lit.Ces livres sont déposés à la Bibliothèque nationale, après tout.On respecte les mots tels qu'ils sont écrits, à la lettre.ensuite, les textes font ce qu'ils ont à faire\u2026» SAMEDI 5 AVRIL 400 fois Québec 5 sur 5 / Voiture électrique Le Téléjournal Pendant ce temps./ Télécommande 3600 secondes d'extase Le moment de vérité / Les Meilleurs Moments Dre Grey, leçons./ Izzie fait une déclaration d'amour à George.Dernière Le Téléjournal Passion Sports / Boxe: Sébastien Demers - Matt Vanda GREMLINS (4) avec Zach Galligan, Phoebe Cates (16:00) Le TVA 18 heures AU COEUR DE LA TERRE (4) avec Aaron Eckhart, Hilary Swank et Stanley Tucci.\\ Pour prévenir la fin du monde, une expédition est envoyée au centre de la Terre afin de réactiver le magma autour du noyau de la planète.ALIEN VS PRÉDATEUR (6) avec Sanaa Lathan, Alexa Woods et Raoul Bova.\\ Des explorateurs découvrent une pyramide enfouie sous la glace dans l'Antarctique où s'affrontent deux espèces d'extraterrestres.LES ROIS DU DÉSERT (4) avec George Clooney Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle PRÉSENTATEUR VEDETTE: LA LÉGENDE DE RON BURGUNDY (4) avec Will Ferrell.\\ Un lecteur de nouvelles macho et incompétent voit d'un mauvais oeil l'arrivée d'une journaliste ambitieuse dans son équipe.LARA CROFT TOMB RAIDER: LE BERCEAU DE LA VIE (5) avec Angelina Jolie, Gerard Butler et Ciaran Hinds.\\ Une archéologue lutte contre un mégalomane qui veut s'emparer de la mythique Boîte de Pandore pour annihiler l'espèce humaine.Le Journal La Villa des plaisirs Vivre avec la mort / Le cancer du poumon Malcolm Bienvenue au Moyen Âge! Doc Monde / La guerre qui ne finit pas Doc Monde / .prières des Bunongs Planète bleue / Antarctique, printemps express Belle et Bum / Anik Jean, Guylaine Tremblay, Tomás Jensen, Yann Perreau UNMONDE À PART (3) avec Barbara Hershey, Jodhi May et Linda Mvusi.\\ Une adolescente de treize ans est troublée par les activités de ses parents .(14:00) MLS on CBC Sat.Report Hockey Tonight Hockey / Maple Leafs - Canadiens Hockey / Flames - Canucks Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five / Monster in the Family Whistler Law & Order: SVU Comedy Now! News CTV News .Guy (16:00) Global National House & Home Focus Montreal Global Currents Painkiller Jane / Deux épisodes Renegadepress Canadian Case.News Final Sat.Night Dick Vitale: All-American Special ABC News Ebert & Roeper News .Raymond HARRY POTTER AND THE SORCERER'S STONE (4) avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint Sex and the City The Final Four Show (16:00) NCAA Basketball / Demi-finales: UCLA - Memphis; Kansas - North Carolina News Late Night NBC Sports / Santa Anita Derby News NBC News Stargate: SG-1 Law & Order: CI Law & Order: SVU Law & Order Sat.Night Land (15:30) Danniel O'Donnell at Home in Ireland Carreras Domingo Pavarotti in Concert Great Performances / James Taylor: One Man Band My Generation the 60's Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show As Time goes.Keeping up.Served?Vicar of.Mystery! / Miss Marple, Series II Austin City Limits / Ryan Adams Globe Trekker / Egypt Cold Case Files / Trois épisodes THE GODFATHER (1) avec Marlon Brando, Al Pacino (1re partie) La boîte à souvenirs Marguerite Volant Pour l'amour du country Viens voir / Raymond Bouchard Toute une soirée avec Bette Davis ÈVE (2) avec Bette Davis, Anne Baxter (22:35) FRESHMAN (15:30) Arts & Minds Bravo! Videos The Long Song k.d.lang: .the Rehearsal Hall Sounds like Motown Long John Baldry: .Blues Suzie Le Blanc and Friends Autopsie / Trahi par son écusson Humour mental Drôle de monde .fou! Casse-croûte chez Albert Humour mental Mayday / Vol incontrôlable Webdreams LES FLICS NE DORMENT PAS LA NUIT (16:40) DOUBLE VISION (18:25) ROB ROY GÉNÉRATION X-TRÊME (22:20) Mayday How it's Made / Deux émissions What's that about?/ Brewery Dirty Jobs / Jobs.Bite Harder Last One Standing / Senegal Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Underwater Car 50 heures de vacances .campagne Adoptez.Planète en furie Évasion sur glace Destination.Moyen-Orient Kim (17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight (18:31) .(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) JUMANJI (4) avec Robin Williams, Bonnie Hunt KILLER FLOOD.(22:44) Baseball / Mets - Braves (15:30) Two and a Half Men Cops: 20 Years Caught on Tape America's most Wanted News Family Guy Mad TV La loi du colt Kaamelott Les deux font Maudits fous! Chantiers / 140 km d'autoroutes NCIS LES FANTÔMES DU MISSISSIPPI (5) avec Alec Baldwin Digging for the Truth Re-Inventors .Legends Rome / The Kalends of February Moby Dick: The Real Story THE NINTH GATE (4) avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner Présentation / Brit.(16:00) Max Week-end .24 heures de./ J.Joplin Plus riche que toi Liaison.Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char La prochaine top modèle.Matche-moi.L'Heure Rencontre Coup de foudre Présentation spéciale / Avril Lavigne Hogan.Pimp mon char Le Pont Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Teleritmo Foco Latino Noir de monde Le Téléjournal La Facture La Semaine verte Journal RDI .l'Histoire Une heure sur terre Le Téléjournal Enquête / L'urgence d'attendre La Facture Le Téléjournal .l'Histoire Les Experts New York 911 Godiva's Miss Météo Voisins.Juste Cause Bones Dossiers classés EMPLOYÉ DU MOIS (15:50) INTIME DANGER (17:45) FLAMME SUR GLACE: EN ROUTE VERS.(19:15) LES RÈGLES DE GEORGIA (21:05) WORLD TRADE CENTER (23:05) Bon Voyage LOVE THY NEIGHBOR (4) avec John Ritter, Penny Marshall IMAGINARY PLAYMATE avec Dina Meyer Kenny vs Spenny Trailer Park Boys Moitié.Cinémission Wonder Choux Lili Gens.terre Y paraît que.Planète Country / G.Tremblay LE PACHA (4) avec Jean Gabin, Dany Carrel Un monde de passions Flip that House Property Ladder Moving up Flip.House Date.House Trading Spaces Moving up Flip.House Date.House SCOOBY-DOO ET LE FANTÔME DE LA SORCIÈRE (5) Planète.Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN Blaise.blasé Les Simpson Punch South Park Clone High Les Simpson Les Décalés.Paroles et Musique .(17:55) Journal FR2 Survivre / Reptiles Passionnément Claude François Saltimbanques .(22:25) Le Journal .pas couché En quête de beauté Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Des idées.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Le Lab Baromètre Parole et Vie Vert tendre En route vers mon gala JPR Razzia Prenez garde.La Relève JPR Le 9,5 Ma 1re PDA Arshitechs.Baromètre Stan.stars Changement Smallville Wildfire La clique de Brighton Samantha Parents.Frank vs Girard Presserebelle.Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait .chercheuse Bouche-trous Jobs de bras Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes The Dead Zone TREMORS (5) avec Kevin Bacon, Fred Ward 30 Images La Ligue.Sports 30 Avant-match Hockey / Maple Leafs - Canadiens Débat (21:45) Sports 30 Qualifications Formule 1 / Bahreïn NBA XL Overtime Hockeycentral Saturday World Pool Masters KO Boxing Fulltiltpoker.net Sportsnet Connected NASCAR Nationwide.(14:30) Sportscentre Mike Tyson's.Basketball / Raptors - Nets Boxing / Steve Molitor - Fernando Beltran jr.Sportscentre Le TVA Bravo! Fact!.556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc 111)='9(B6?&4$3\"(B-'/()7\"5 ('N7E 7D, NE7' L->9 =)L=;3 1 %3;;63 #3 .I2 9>6 .=)4 86I)039 039;=)I;=-)9A '+-603 #I 0> 86I)0 #I683 K ($ \", $', '& ?>\"8( @( 8B AB.@(8(49( 5511% 2\"-49 111)='9(B6?&4$3\"(B-'/()7\"5 MONTRÉAL 15 au 20 avril Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est LA PRAIRIE 21 avril École de la Magdeleine 1100, boul.Taschereau MONTRÉAL-NORD 29 et 30 avril Cégep Marie-Victorin 7000, rue Marie-Victorin PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR LES ARTS DE LA SCÈNE www.nac-cna.ca/prixgg 3mai20h Un soir seulement! Centre national des Arts Procurez-vous vos billets aujourd'hui! 50 $ - 150 $ Cette soirée comprend un cocktail d'avant-spectacle et le spectacle gala, suivi d'une réception incluant dessert, champagne, musique et danse.Présences d'artistes sujettes à changement.Gregory Charles Animateur Des prestations de En compagnie de Michel Pagliaro Anton Kuerti Crystal Pite Martin Short Veronica Tennant Jackie Maxwell Jane Coop Et plus! Avec d'évocateurs portraits vidéo de chacun des lauréats 2008 des Prix de la réalisation artistique, réalisés par l'Office national du film.Hommage inoubliable àdes artistes incomparables 53, rue Elgin, Ottawa 1-866-850-2787 Lauréats 2008 Unhommageaux plus grands artistes canadiens de la scène et une soiréegala spectaculaire En partenariat avec Avec le soutien de Partenaire spécial Commanditaires de l'événement Une production du Une présentation de LES PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR LES ARTS DE LA SCÈNE Anton Kuerti Eugene Levy Brian Macdonald John Murrell Alanis Obomsawin Michel Pagliaro Eric Charman The Tragically Hip 3549078A RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR PATRICK BERNARD explore des terres sauvages où la vie s'écoule comme aux premiers matins du monde.Au coeur de l'Afrique, des «oubliés du temps», chasseurs-cueilleurs ou pasteurs nomades, parcourent inlassablement les déserts et savanes du berceau de l'humanité.Ces peuples d'une grande beauté, à la grâce et à la noblesse légendaire, ont su maintenir le fragile équilibre entre l'environnement humain, naturel et animal.Un magnifique voyage aux sources.ST-HYACINTHE 14 avril - LASALLE 12 et 13 mai - ST-JÉRÔME 14 mai LAVAL 15 au 24 avril Salle André-Mathieu 475, boul.de L'Avenir LONGUEUIL 5 au 10 avril Salle Pratt&Whitney Canada 150, rue Gentilly Est MONTRÉAL 6 au 11 mai Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est 3530867A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION À20 h, lundi prochain à Radio-Canada, cramponnez- vous à votre fauteuil.Une des héroïnes les plus laides de la télé débarquera dans votre salon.Grosses joues, mauvaises lunettes, lèvres démesurées, coiffure sans intérêt, vêtements hideux et dents recouvertes de broches aux «diamants » bleus.Ouache! Elle s'appelle Betty.C'est une très jeune femme engagée dans le chic milieu de la mode newyorkaise.Comment a-t-elle réussi à devenir l'adjointe personnelle du rédacteur en chef ?C'est que le père du red-chef du magazine Mode a surpris l'ex-adjointe sous le bureau de son fils.Genre Monica Lewinsky avec Bill Clinton.Solution pour calmer son don Juan de fils : engager une fille laide.Éloignons de lui la tentation.Surtout que Daniel, le fils, en est à ses premières armes dans la direction.En anglais, le titre de cette délicieuse série est Ugly Betty.Un concept colombien intitulé Betty La Fea, qui veut dire la laide.Chez nous, le titre est édulcoré : Chère Betty.Elle est laide en espagnol et en anglais, mais pas en français.J'espère que des sociologues se pencheront sur ce fait.Canal D a passé l'adaptation allemande de Betty, encore plus mal titrée: Le destin de Lisa.Si vous avez aimé ce soap lourd où l'héroïne n'était pas vraiment laide, je ne sais pas si vous apprécierez l'adaptation américaine qui vole avec légèreté et surtout nous fait tomber amoureux du laideron en quelques instants.C'est que dans l'univers de bitchage du magazine Mode, Betty est rafraîchissante.Entourée de beautés toutes plus jolies les unes que les autres, toutes au régime bien sûr, Betty arrive au bureau avec les empanadas odorants fabriqués par son père.Elle vient du quartier Queens aux petites maisons modestes.Pour les snobs du magazine, Queens est comme le 450 vu de haut par les délurés du Plateau Mont-Royal.Heureusement, non seulement Betty est-elle travailleuse, intelligente et débrouillarde, elle a en plus le coeur grand comme Central Park.Et elle est vraie.Dans un univers d'hypocrites, elle détonne encore.Le pauvre Daniel ne sait pas ce qui l'attend : Wilhelmina.Interprétée par Vanessa Williams, une Black aux yeux bleus, elle est aussi ambitieuse qu'elle est belle.Elle était sûre de succéder à la patronne précédente qui est morte.Mais non: le propriétaire a choisi son propre fils.Wilhelmina fera tout pour faire dégommer l'importun.Avec l'aide de son adjoint gay, toujours prêt aux pires coups.Betty sauvera sa tête.La télévision montre peu la laideur, sauf aux nouvelles.Voilà que cette Betty a tellement plu aux critiques et aux spectateurs américains que lorsque son interprète America Ferrera a gagné un Golden Globe, elle a récolté une ovation et on a vu de belles femmes pleurer dans la salle.Notamment Annette Bening, la femme de Warren Beatty.Les femmes, même les plus belles, ne se trouvent jamais assez jolies.Le fait d'en voir une se tirer d'affaire dans une jungle qui ne fait pas de cadeau est rassurant.Betty n'aa pas besoin des jambettes de ses collègues pour s'enfarger.Mais elle se relève aussitôt.Comme après les pires vacheries de son entourage.Vous allez rire, vous allez être émus, et vous allez l'aimer.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca BETTY Un conte de fées sur l'acide PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Non seulement Betty est-elle travailleuse, intelligente et débrouillarde, elle a en plus le coeur grand comme Central Park.Et elle est vraie.Dans un univers d'hypocrites, elle détonne.Les femmes, même les plus belles, ne se trouvent jamais assez jolies.Le fait d'en voir une se tirer d'affaire dans une jungle qui ne fait pas de cadeau est rassurant.FLASH Radio-Canada met fin à 5 sur 5 Le magazine télévisé 5 sur 5 ne reviendra pas à l'automne.Radio- Canada a décidé de mettre fin à l'émission d'affaires publiques qui répondait aux interrogations du public.Radio-Canada dit vouloir concentrer ses ressources dans des émissions comme Enquête et Une heure sur Terre.Aucune mise à pied n'est prévue puisque tous les employés seront affectés à une autre émission d'affaires publiques.La disparition de 5 sur 5 signifie que Radio-Canada diffusera 30 minutes de moins d'affaires publiques l'automne prochain.Le Soleil affirme qu'une partie de l'enveloppe budgétaire accordée aux affaires publiques a été réduite à la SRC.Bernard Derome a été le premier animateur de 5 sur 5, à l'automne 2001.L'animateur depuis 2004, Gilles Gougeon, qui est retourné sur le terrain pour l'émission Une heure sur Terre , a été remplacé par les journalistes de l'équipe.- La Presse Canadienne ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI De toutes les nominations au gala Artis qui aura lieu à la fin du mois à TVA, c'est celle de Marie-France Bazzo dans la catégorie affaires publiques qui détonne le plus.Raison?À côté des Lépine, Tisseyre, Lévesque, Mongrain et compagnie, Bazzo est une néophyte de la télé.Même si elle a fait presque 20 ans de radio, Bazzo n'est arrivée au petit écran qu'il y a quatre ans, le vendredi soir, à Télé-Québec, avec l'émission Il va y avoir du sport.Or malgré sa case horaire de choix, ses invités issus de l'élite politico-médiatique, ses débats animés, l'émission n'a jamais fracassé les cotes d'écoute.Cette année, au lieu de gagner du terrain, elle en a perdu, se maintenant plus que modestement avec une moyenne d'environ 150 000, incluant les reprises.Quant à Bazzo, malgré tous les efforts louables qu'elle a faits pour réchauffer son image, l'étiquette d'intello élitiste lui a collé aux talons hauts, l'empêchant de rejoindre monsieur et madame Tout-le-Monde et de marquer des buts dans l'audimètre de la popularité.D'où l'étonnement face à sa nomination éminemment populiste aux prix Artis, nomination que Bazzo partage avec seulement deux autres animateurs de Télé- Québec : Normand Brathwaite et Mariloup Wolfe.Pourtant, le jour de l'annonce des finalistes, et en dépit du fait qu'elle savait qu'Il va y avoir du sport ne reviendrait pas, Marie-France Bazzo n'a pas passé de longues minutes à se demander comment elle avait réussi cet exploit.Elle a pris cette nomination comme un cadeau du ciel et comme la preuve béton de sa légitimité.«Cette nomination confirme ce que les chroniqueurs télé obsédés par mes cotes d'écoute n'ont jamais vu: à savoir que j'ai de la notoriété, de la crédibilité et que je fais des émissions qui comptent aux yeux des gens.Avec Bazzo.TV, je n'avais peut-être pas de cotes d'écoute, mais j'avais tous les collaborateurs que je voulais et pour certains segments, comme l'entrevue Tempo par exemple, les gens faisaient la file pour être invités.En passant de la radio à la télé, j'aurais pu me casser la gueule.De toute évidence, ça n'a pas été le cas, sinon je ne me retrouverais pas aujourd'hui avec une nomination venant du public », lance avec aplomb l'animatrice.Ni dépression ni deuil Il est 14h.J'ai donné rendezvous à Bazzo dans un lounge d'inspiration vaguement newyorkaise sachant qu'elle revenait d'une fin de semaine dans la Grosse Pomme.Elle est arrivée vêtue d'une minirobe de lainage vert Diane Von Furstenberg et chaussée de bottes de sept lieues avec des talons d'au moins deux pouces, malgré ses six pieds bien sonnés.En dépit de ses récents déboires à Télé-Québec, elle n'avait pas l'air d'une fille en dépression ni en deuil des heures d'antenne qu'elle a perdues.Tout le contraire.Elle se dit ravie de savoir qu'elle animera une émission grand plateau qu'elle juge plus glamour qu'une quotidienne.Elle est tout aussi ravie de revenir à la radio jusqu'en juin, en remplacement de René- Claude Brazeau chez Paul Arcand et, enfin, elle est ravie de sa fin de semaine à New York, où elle a écumé toutes les boutiques chic de la ville dans l'espoir de dénicher la robe qu'elle portera au gala Artis.Elle n'a pas trouvé la robe, mais elle a craqué pour une paire de Manolo Blahnik, les escarpins chic et chers immortalisés par la série Sex and the City.Le soir du gala Artis, elle portera donc ses Manolo roses avec une robe courte et sans complexes, comme la plupart de ses tenues.Enfin, sans complexes n'est peut-être pas la bonne expression.Car comme 99,9% de ses congénères, Bazzo n'a pas été vaccinée contre ce trait typiquement féminin qui consiste à ne pas aimer ce que l'on voit lorsqu'on se regarde dans un miroir.Mais contrairement à la majorité des femmes, Bazzo a décidé avec une volonté quasi militaire de s'assumer, avec ses défauts et ses travers.«Dire que je m'aime de la tête aux pieds serait mentir.C'est pas pour rien que j'ai travaillé sur mon corps et perdu du poids.En même temps, il y a des choses contre lesquelles je ne peux rien.J'ai toujours été plus grande que tout le monde.J'aurais pu éviter de porter des talons hauts, mais ça n'aurait rien changé au fait que je mesure six pieds.Sachant cela, je me suis dit : je suis grande, aussi bien y aller à fond et l'être encore plus avec des talons hauts.Y'en a qui choisissent de disparaître, moi c'est plus fort que moi, je veux apparaître.Sans doute parce que mon besoin de communiquer et d'exister est plus fort que tout.» S'il y a une constante chez Bazzo, c'est le dépassement en tous genres, marqué à la fois par une ambition sans culpabilité, un besoin quasi compulsif de surmonter ses peurs et une bonne dose de confiance et d'audace qui la poussent à agir et à foncer, souvent à son corps défendant.Sans l'ombre d'un doute Émule de Pierre Bourgault qui fut son mentor, elle a commencé à la radio de CIBL avant d'obtenir, grâce à son conjoint, l'ex-animateur et réalisateur Gérard Lambert, des chroniques à l'émission Sept Heures Bonhomme.Puis, lentement mais sûrement, elle a grimpé dans la hiérarchie jusqu'à animer ses propres émissions, tissant des alliances stratégiques avec le monde universitaire, culturel, puis gauchiste et altermondialiste.Aujourd'hui, ce sont davantage les idées de droite et la télé qui la fascinent.Et tant pis si son image déplaît à certains ou si ses cotes d'écoute quotidiennes à Bazzo.TV étaient microscopiques, elle revendique, crocs et griffes sortis, le droit de faire de la télé d'idées et de contenu, quitte à ce que ça soit de la télé payée par tous les contribuables, mais regardée seulement par une poignée de gens.«Comme animatrice, je ne doute pas de moi, dit-elle.Je me pose des questions, mais je ne doute pas de moi.Je sais que les gens m'aiment.Le succès extraordinaire que j'ai connu à la radio me l'a amplement prouvé.Si les gens ne regardaient pas Bazzo.TV, ce n'était pas à cause de moi.C'était à cause de l'heure de diffusion et la force de l'antenne de Télé-Québec.En même temps, je ne me fais pas d'illusions.Je ne serai jamais quelqu'un de grand public.Je suis trop champ gauche pour faire un million de cotes d'écoute, mais mettez-moi à mon plein potentiel dans un autre réseau et je vais faire 300 000 comme il faut.Je dis 300 000, mais dans le fond, j'ai plus d'ambition que ça.Je suis certaine que je pourrais aller chercher 500 000», dit-elle avec une lueur de défi au fond des yeux.Paradoxe ambulant Il y a chez Bazzo un curieux cocktail de confiance, de prétention et d'arrogance qui serait insupportable s'il n'était tempéré par la timidité, la pudeur et la réserve d'une femme de 46 ans qui semble être tout et son contraire.À la fois champ gauche et altermondialiste, mais roulant en Audi rouge pompier, à la fois intello sérieuse et rationnelle, mais habillée parfois comme un carnaval brésilien, à la fois pointue et frivole, profonde et superficielle, mais toujours menée par le désir furieux de gagner et de briller, Bazzo est un paradoxe ambulant.Ses origines familiales y sont pour beaucoup.Contrairement à l'image de bourgeoise branchée qu'elle projette, Bazzo n'est pas née à Outremont avec une cuillère d'argent dans la bouche et des encyclopédies dans son berceau.C'est la fille d'un immigrant italien, débardeur dans le port de Montréal.À l'aube de la trentaine, Francesco Bazzo a quitté sa Vénitie natale pour Montréal où il a rencontré une couturière québécoise du nom de Solange Leduc.De leur union sont nées deux filles : Marie-France et Lucie.La famille Bazzo n'était pas pauvre, mais elle n'était pas riche non plus.Élevée à la limite de Villeray, Marie-France a étudié à la polyvalente Lucien-Pagé plutôt qu'au Collège Marie de France avant de s'inscrire en arts plastiques au cégep de Saint-Laurent.C'est là, parmi ses camarades de classe nés dans les beaux quartiers, que Bazzo a pris la mesure du concept d'ascenseur social.«Pendant mon adolescence, je n'avais pas vraiment conscience du milieu d'où je venais, mais au cégep, j'ai compris c'était quoi, le choc des classes sociales.» On devine que c'est à partir de ce moment fondateur que Marie- France Bazzo a décidé que ses origines modestes ne freineraient pas ses ambitions et ne l'empêcheraient surtout pas de faire son chemin dans la vie.Aujourd'hui, la fille du débardeur italien semble plutôt fière de ce qu'elle a accompli.Elle a sa propre maison de production, une équipe qui la cajole, une cour d'admirateurs qui la suit.Elle gagne très bien sa vie à la fois comme animatrice et comme productrice, roule en Audi, s'habille chez les designers chic et possède une collection de talons hauts presque aussi abondante que celle de Céline Dion.Elle n'a pas d'enfants, mais le même conjoint depuis plus de 20 ans et un chat, Bob, qu'elle vénère.La semaine prochaine, elle ira au MIPTV à Cannes où elle s'est inscrite comme acheteuse, histoire de voir la télé qui se fait aujourd'hui dans le monde pour s'en inspirer.Et quand je lui demande comment elle se voit dans 10 ans, elle répond sans sourciller qu'elle sera, à coup sûr, productrice, avant d'ajouter avec un sourire un brin carnassier: «productrice dont les affaires marchent.» On n'en doute pas un instant.La reine du champ gauche ENTREVUE MARIE-FRANCE BAZZO PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE «Comme animatrice, je ne doute pas de moi.(.) En même temps, je ne me fais pas d'illusions.Je ne serai jamais quelqu'un de grand public.Je suis trop champ gauche pour faire un million de cotes d'écoute, mais mettez-moi à mon plein potentiel dans un autre réseau et je vais faire 3 comme il faut.Je dis 3 , mais dans le fond, j'ai plus d'ambition que ça.Je suis certaine que je pourrais aller chercher 500 000», lance Marie-France Bazzo, une lueur de défi au fond des yeux.Pendant deux ans, Marie-France Bazzo a été la reine de Télé-Québec, sinon sa plus visible résidante, occupant avec les reprises 11 heures d'antenne par semaine.Mais avec la fin d'Il va y avoir du sport et la transformation de sa quotidienne en hebdo, la reine sera moins visible.Est-elle déçue?Du tout.Marie-France Bazzo est ravie.Portrait d'une fille qui ne doute de rien.«Cette nomination (au gala Artis) confirme ce que les chroniqueurs télé obsédés par mes cotes d'écoute n'ont jamais vu: à savoir que j'ai de la notoriété, de la crédibilité et que je fais des émissions qui comptent aux yeux des gens.» RSVP (avant le 11 avril 2008) rsvp.libraries@mcgill.ca - Tél.: 514-398-4681 3553197 Conférencière : Eleanor Wachtel Animatrice de « Wachtel on the Arts », à la radio de CBC Titre : The Lives of Writers (en anglais) Date : le jeudi 17 avril 2008 Heure 17 h 30 Les Amis de LA bib Liothèque et Les bib Liothèques de L'université mc GiLL présentent LA conférence hu Gh m Ac Lenn An.Endroit Salle Moyse, Pavillon des arts Université Mc Gill 853, rue Sherbrooke Ouest Entrée Libre 3553401A ARTS ET SPECTACLES CIRQUE MARIO CLOUTIER «Tout est dans le corps, c'est très physique comme spectacle », répond Anthony Venisse quand on lui demande comment quelqu'un d'aussi volubile peut tenir sur scène pendant 75 minutes dans la peau d'un clown, sans mot dire.À défaut de trouver les mots justes, l'artiste dit avoir conçu le spectacle en songeant aux images, sons et gestes.D'origine normande, Anthony Venisse a un parcours circassien exemplaire.Il a tout étudié ou presque, dont la danse chez Maurice Béjart, le piano pendant 10 ans, sans oublier le cirque, l'art clownesque et le trapèze ballant, à Londres puis à l'École nationale de cirque de Montréal, en 2001.«Comme c'était un peu désorganisé à Londres, dit-il, je me suis rebellé avec des copains.La directrice artistique m'a dit: \u201cSi tu n'es pas content, tu n'as qu'à aller à Montréal.\u201d C'est ce que j'ai fait.L'École nationale de cirque de Montréal figure vraiment parmi les meilleures écoles dans le monde.» Ça fait 10 ans qu'il vit ici, même si, depuis trois ans, il voyage beaucoup.Il a travaillé entre autres avec le Daredevil Opera Company de Toronto et le Cirque du Soleil, en plus d'avoir enseigné à Bruxelles et Montréal.«Pourvivreducirqueà Montréal, ce n'est pas évident même si la ville est un bassin de création très important», explique-t-il.Le concierge est son tout premier spectacle solo sur lequel il travaille depuis plus de trois ans.La première a eu lieu il y a un an à la TOHU, mais on a pu en voir un extrait aussi dans le spectacle de Julie Lachance et Pierrette Venne, Celui qui a des yeux, l'an dernier.«Le personnage a donc évolué depuis un an, dit-il.J'ai pu présenter différents numéros dans divers spectacles.Je l'ai fait 150 fois dans des cabarets en Allemagne.» Son concierge pousse le balai, mais passe allègrement au ballet et aux pointes.Le bagage entier de l'artiste errant y passe.Anthony Venisse a tout fabriqué dans ce spectacle, même le piano.«Il fait partie de la scénographie, note-t-il.C'est un clavier MIDI.J'ai travaillé avec Félix Boisvert.Il a pu concrétiser tout ce que j'avais dans la tête.Je contrôle beaucoup de choses sur scène avec ce piano.» Sa première création est un spectacle de clown sans en être vraiment un, une présentation drôle en surface, mais aussi portée vers l'introspection.«Le thème du spectacle, c'est l'imaginaire de ce personnage très concret et très simple.Comme il se heurte à la mécanique de la vraie vie, il s'évade dans sa tête.Il s'imagine, lui, à partir de ses aspirations et de sa folie », dit-il.Comme ses amis de la compagnie québécoise Les sept doigts de la main avec leur spectacle Traces, le clown-trapéziste-musicien voulait explorer ce besoin vital de créer.«C'est un peu la quête d'une âme à laquelle on assiste.Ce petit personnage complètement maladroit essaie de s'élever.Je ne voulais pas faire un spectacle de clown uniquement burlesque.Je voulais faire quelque chose qui aborde le drame et l'émotion.» Le concierge devrait partir en tournée au Québec en 2009, en collaboration avec la TOHU.« Il font un travail extraordinaire.Ils sont extrêmement dévoués.Il y a quelque chose de très effervescent avec eux, l'École, le Cirque du Soleil et En piste.Mais l'École demeure un centre névralgique important, particulier.Elle a une âme, cette école.» Le concierge, d'Anthony Venisse, du 11 au 13 avril à la TOHU (2345, rue Jarry Est).LE CONCIERGE Entre balai et ballet Anthony Venisse parle sans arrêt.Une seule question et l'artiste de 32 ans déballe tout un sac de réflexions sur son travail, les arts du cirque et Le concierge, spectacle - sans parole - qu'il présente la semaine prochaine à la TOHU.PHOTO STÉPHANIE LASSALLE, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Le concierge, première création solo d'Anthony Venisse, est un spectacle de clown sans en être vraiment un, une présentation drôle en surface, mais aussi portée vers l'introspection.«Le thème du spectacle, c'est l'imaginaire de ce personnage très concret et très simple.Comme il se heurte à la mécanique de la vraie vie, il s'évade dans sa tête.Il s'imagine, lui, à partir de ses aspirations et de sa folie», explique l'artiste errant d'origine normande. ÉCOLE 3544496A 41)NF1/1H, .1/I, H71MH 3-/ , '+1\"+, +1 91, )N7F1 61HH, ) 2D7%F1MM1 9-N1F,1 K+7MCN7F1 1N CM7H 1)+-F1
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