La presse, 11 août 2007, C. Arts et spectacles
[" museumsnature.ca 514 872-1400 Découvrez le plus beau spectacle en ville Des jardins éblouissants, des visites guidées, des expositions et des activités spéciales.En vedette : le Jardin des Premières-Nations 11 août : femmes au tambour 11 et 12 août : projets artistiques en lien avec l'environnement 25 et 26 août : visites du jardin avec Bernard Contré, spécialiste en arbres indigènes 3493149A On ne peut rien reprocher à Beyoncé Knowles.ou presque, sur le plan professionnel.Oui, il y a eu cette interprétation d'une chanson du film Les choristes dans un français bâclé, à la cérémonie des Oscars, il y a deux ans et demi.Cette spectaculaire chute, à Orlando, il y a deux semaines, pendant un spectacle aussi.Sinon, on cherche longtemps pour trouver des défauts à la diva de la pop r'n'b.Tant mieux pour la chanteuse qui vend des disques par millions, qui prend des risques savamment calculés sur des plateaux de cinéma et qui fait tout pour laisser dans nos mémoires une image impec d'elle-même! Gageons que tout sera parfait mardi, lorsqu'elle viendra faire son tour au Centre Bell.Isabelle Massé dresse un portrait de la belle de 25 ans en page 4.PHOTO AP, PHOTOMONTAGE, LA PRESSE© ELVISPRESLEY 30 ANS APRÈS SA MORT, LE MYTHE CONTINUE À GRANDIR.UN REPORTAGE DE RÉJEAN TREMBLAY PAGES 2 ET 3 EXPRESSO SPÉCIAL PAGE 15 LAMORT DU KING LE 30e ANNIVERSAIRE RÉJEAN TREMBLAY Le 16 août, on soulignera à Memphis l'anniversaire de la mort d'Elvis Presley.Le 30e.Pendant une douzaine d'années, on l'a vu et revu dans des endroits aussi romantiques qu'un Burger King de Kalamazoo ou sur des photos avec Donald Trump.Bref, comme le disait la campagne publicitaire lancée par Elvis Presley Enterprises, le King était encore vivant.Ils se trompaient.J'ai couvert ses funérailles pour La Presse et j'ai vu descendre son cercueil dans le cimetière municipal de Memphis.C'est quand des fans ont tenté de voler son corps qu'on a décidé de déménager sa dépouille à Graceland.Le 15 et le 16, Memphis attend des centaines de milliers de «pèlerins».Il y aura aussi des hommes d'affaires, puisque lamachine à cash d'Elvis fonctionne toujours à plein.Ainsi, François Macérola, ancien président de Téléfilm Canada et avocat au Cirque du Soleil, sera à Memphis pour les célébrations.Dans son cas, c'est pour des rendez-vous d'affaires, puisque le prochain gros spectacle du Cirque du Soleil à Las Vegas aura Elvis comme thème.Si au Mirage on entre dans l'univers des Beatles, on sait déjà qu'au nouvel hôtel qui accueillera le spectacle Elvis, on va entrer dans un Gracebar qui va rappeler Graceland, la maison la plus visitée et la plus célèbre des États-Unis après la Maison-Blanche.Trente ans plus tard, ça roule fort\u2026 Elvis lives! Mais la vraie résurrection d'Elvis, c'est à un Danois aux cheveux longs et blonds qu'on la doit.Le Sherlock Holmes du monde d'Elvis Il s'appelle Ernst Jorgensen.Danois qui avait tripé très fort sur Devil in Disguise alors que la fusée Beatles prenait son envol.Les diktats du colonel Parker, qui interdisait toute mention du nom des musiciens ou des producteurs sur les pochettes des disques, ennuyaient le jeune homme.Il aimait Elvis et il aurait aimé en savoir plus sur sa musique.Il s'est mis à envoyer des lettres à Felton Jarvis, à Scotty Moore, à D.J Fontana, aux techniciens qui avaient oeuvré lors des enregistrements des grands succès d'Elvis, pour finir dans un avion en direction de Nashville et New York pour poursuivre ses recherches.Il a fini par convaincre Roger Semon, un patron de RCA à Londres, d'intercéder en sa faveur.Tellement qu'il y a une quinzaine d'années, on lui a ouvert les chambres fortes de la compagnie à Indianapolis et à New York.C'était la caverne d'Ali Baba et des 40 voleurs.Depuis, il s'est transformé en un Sherlock Holmes du monde d'Elvis.Il a traqué les voleurs de bandes partout sur la planète, il a écouté des milliers d'heures d'enregistrements d'Elvis, il s'est tapé les minicassettes du soundboard des concerts d'Elvis, découvrant des heures et des heures de musique inédite.En 1991, RCA a lancé The King of Rock and Roll, un coffret contenant tous les enregistrements d'Elvis avant l'armée.Le coffret est depuis longtemps certifié platine.D'autres coffrets ont suivi.Mais les fans étant d'incorrigibles consommateurs de chansons d'Elvis, il a fallu créer une division spéciale pour eux dans la multinationale BMG.C'est ainsi qu'est née l'étiquette FTD pour Follow That Dream.On dépasse les 60 CD de FTD en 10 ans.Des enregistrements inédits, des concerts marquants dont on a fini par retrouver la minicassette, des extraits de séances dont un ingénieur avait emporté avec lui la boîte du ruban en souvenir.Une traque qui ne se termine jamais et qui a nourri FTD sans s'arrêter.Juste en juillet, trois nouveaux disques d'Elvis ont été lancés.Dont la séance complète de juillet 1973 aux studios Stax à Memphis, Raised on Rock.C'est la méthode d'enregistrement des chansons qui permet cette mise en marché.Elvis chantait en direct dans le studio, entouré de ses musiciens et de ses choristes.Il pouvait reprendre le même air une trentaine de fois.Tant que ce n'était pas à son goût.En retrouvant les rubans originaux, Jorgensen a déniché des perles égarées entre deux prises.Il arrivait à Elvis et à ses musiciens de se perdre dans des jams époustouflantes.Tiger Man en 1975, I Didn't Make in it by Playing Guitar en 1970 ou Don't Think Twice en 1971 en sont de bons exemples.C'est en revenant à la musique qu'Elvis Presley a retrouvé toute sa valeur.C'est pour ça que Bruce Springsteen, Bob Dylan, Paul Mc Cartney, Joe Cocker, David Bowie ou Robert Plant se sont sentis tellement à l'aise pour vanter sans retenue le talent et le génie de Presley.TROIS ALBUMS À DÉCOUVRIR RÉJEAN TREMBLAY Les trois albums les plus intéressants de Presley, trois albums qui ont une identité propre et qui sont musicalement les plus solides, ne sont pas vraiment connus du grand public.Elvis is Back Enregistré en deux nuits en mars 1960, il représente la crème de la crème d'Elvis le chanteur.On y trouve 18 chansons qui vont du jazzy Fever à l'opératique It's Now or Never, en passant par Are You Lonesome Tonigh jusqu'au blues le plus convaincant chanté par Elvis, Reconsider Baby de Lowell Fulsom avec un solo de sax de Boots Randolph.La voix est cristalline et le band est à la fois lourd et précis.His Hand in Mine Le premier album gospel d'Elvis est sans doute le plus pur.Enregistrées en une nuit, les 12 chansons coulent de source.Elvis les chantait depuis qu'il était gamin.Il les a reprises jusqu'à la fin de sa vie.Vous les trouverez sur les compilations gospel d'Elvis.Les trois albums religieux sont de très grande qualité.From Elvis in Memphis C'est l'album de la crédibilité retrouvée.Enregistré à Memphis en janvier et février 1969, l'album couvre toute l'étendue du répertoire d'Elvis.Sans concession.Poussé à ses limites par un producteur qui n'était pas intimidé par la star, jamais Elvis n'aura mieux chanté, n'aura chanté plus vrai.La machine UNE FOISQU'ON S'ESTDÉBARRASSÉ DES JUMPSUITS ET DES FILMSÀ RECETTES, IL RESTELAMUSIQUE.ET C'EST PAR LA MUSIQUEQUE LE MYTHED'ELVIS ACONTINUÉÀ GRANDIR ET À FLEURIR DEPUIS 30 ANS.Elvis à Tupelo au Mississippi en 1957.LA VRAIE RÉSURRECTION DU KING PHOTO TENNESSEE TOURISMOFFICE LAMORT DU KING LE 30e ANNIVERSAIRE RÉJEAN TREMBLAY On ne peut pas se faire la moindre petite idée de ce qu'était l'univers de la chanson américaine avant\u2026 le rock.Il y avait le blues réservé aux Noirs.Les B.B.King, Big Boy Crudup, Fats Domino, Robert Johnson et autres chanteurs de blues étaient confinés aux stations noires, aux salles de spectacle noires dans les quartiers noirs.C'est grâce à la radio de Memphis que le jeune Elvis a pu s'imprégner de la musique noire.Memphis et Beale Street étaient la plaque tournante du blues dans le Sud profond.Il y avait la musique western qui évoluera pour devenir le country moderne.Les violons et les banjos qu'Elvis écoutait à Memphis, puisque de l'autre côté du fleuve Mississippi, c'était l'Arkansas et les chanteurs western que les stations AM diffusaient.Et puis, il y avait le gospel à l'Ellis Auditorium, que la famille Presley fréquentait.Le grand rêve d'Elvis était de faire partie des Blackwood Brothers, le groupe gospel de l'heure à Memphis.Et enfin, la chansonpop à la Dean Martin, une des idoles du jeune Elvis.Toute sa vie, Presley a témoigné de son admiration pour le style décontracté et enivré de Dino.Et quand il chantait une ballade, on trouvait souvent des accents qui rappelaient Dean Martin.Le miracle Elvis, c'est qu'il ait réussi à fusionner toutes ces formes en une musique nouvelle qui est devenue le rock.Les compositeurs des débuts travaillaient pour la plupart à New York.Ils étaient des salariés des grandes compagnies d'édition comme BMI ou Ascap.Les compagnies installaient un piano dans une salle et fournissaient quelques bureaux où se retrouvaient des Noirs comme Otis Blackwell, Winfield Scott ou Clyde Otis, ou de jeunes Juifs pétés comme Jerry Leiber et Mike Stoller, les compositeurs de Hound Dog, Love Me ou Jailhouse Rock.Ce qu'on cherchait surtout, c'était une ligne qui frappait l'imagination.Le marché était taillé sur mesure pour les 78 et les 45 tours.La chansondevait faire deux minutes, il fallait frapper vite et fort.All Shook Up!, Mean Woman Blues ou Ain't That Loving You Baby avaient de ces lignes qui retenaient l'attention.Quand un de ces compositeurs tenait une bonne mélodie et un titre alléchant, il allait voir Otis Blackwell ou un autre de ces chanteurs noirs capables de chanter comme Elvis, qui aimait chanter comme eux.Ils enregistraient un démo qu'on faisait parvenir à Elvis par les responsables des compagnies qui faisaient le lien entre le colonel Parker et les compositeurs.Elvis écoutait les démos et c'est lui qui choisissait les chansons qu'il enregistrerait.Encore plus souvent, Elvis puisait dans sa mémoire les chansons qu'il reprenait en les actualisant.Il fut sans doute l'artiste rock qui songea le moins à la valeur commerciale des chansons qu'il interprétait.Lawdy Miss Clawdy était un vieux blues de Loyld Price, Such A Night, Ain't That Loving You, Baby, Hound Dog, One Night, Blueberry Hill, Love Me, That's All Right, Mystery Train étaient toutes des blues déjà enregistrées à profusion dans le passé.Et son tout dernier 45 tours, Pledging My Love, avait été la dernière chanson de Johnny Ace, lancée quelques semaines avant qu' il ne se tue en j oua nt à la roulette russe.Elvis, dans ses dernières années, en était à revisiter le répertoire country, tant traditionnel que contemporain.Sa situation personnelle et sa vie amoureuse en lambeaux lui faisaient enregistrer des chansons qui devinrent des classiques comme Always on My Mind ou Hurt.Dernier détail, le colonel Parker exigeait que l'auteur cède le tiers de ses droits d'auteur à Elvis.Comme il vendait un million au moins de chaque 45 tours, on se pliait volontiers au chantage du colonel.Puis, quand les ventes ont diminué, les auteurs ont été plus récalcitrants et le bassin de chansons de qualité où puiser les succès s'est presque asséché.Ses compositeurs SES CHANSONS DE FILMS RÉJEAN TREMBLAY Quand Elvis est revenu de l'armée, il s'est engouffré dans une série de films dont la qualitévariait demoyenàmédiocre.C'est sans doute le succès de Blue Hawaii qui a incité les producteurs et le colonel Parker à enfermer leur star dans une routine débilitante.Pour nourrir la bête, on avait besoin de chansons, de beaucoup de chansons.On prenait les scénarios des films, que ce soit Viva Las Vegas, Roustabout ou Speedway avec Nancy Sinatra, et on les faisait parvenir à des équipes de compositeurs.Plus d'une dizaine.Ils épluchaient le scénario où était indiqué: Elvis chante\u2026 Les compositeurs s'échinaient alors à trouver un thème qui pouvait donner une chanson de qualité.Mais que faire quand c'était écrit qu'Elvis chantait, alors qu'il devait faire entrer un taureau de rodéo dans un enclos?Ça donnait Dominik, l'histoire d'un taureau, une des chansons qu'Elvis interdit à RCA de mettre sur le marché tellement il la trouvait mauvaise.Joy Byers a imposé de nombreuses chansons dans les films d'Elvis.Elle avait du flair et du talent.Elle était l'épouse de Bob Johnson, l'arrangeur et producteur chez Columbia, le grand concurrent de RCA Victor, la maison de disques d'Elvis.Non seulement Johnson aidait sa femme à composer des succès pour Elvis, mais comme il était capable d'imiter le King, c'est lui qui enregistrait aussi les démos.Parfois, on a eu droit à des histoires fascinantes.Ainsi, pour Roustabout, Winfield Scott, l'auteur de Return to Sender, avait composé la chanson du film.Tellement bonne qu'Elvis décida de l'enregistrer.Mais quelques paroles parurent blessantes à l'oreille du producteur du film, Hal Wallis.Finalement, on donna le mandat à l'équipe Giant, Baum et Kaye de fournir une autre chanson, qu'on retrouva sur les albums pendant plus de 40 ans.Il y a trois ans, Winfeild Scott donna une entrevue à un journaliste du New Jersey et lui raconta qu'Elvis avait enregistré la chanson Roustabout, qu'il avait composée, et qu'il en avait d'ailleurs la seule copie dans son placard.Le journaliste appela Ernst Jorgensen au Danemark.Ce dernier prit rapidement un vol vers New York et après plus de 40 ans, quelqu'un d'autre écouta la chanson de Scott chantée par Presley.Elle se retrouva comme bonus sur l'album Second to None, et le vieux monsieur Scott toucha les redevances pour des ventes de trois millions d'exemplaires de l'album.RÉJEAN TREMBLAY Elvis ne compta que trois vrais producteurs au cours de sa carrière.Le premier et le plus célèbre étant Sam Phillips, propriétaire de Sun Records.Le génie de Phillips fut de vouloir trouver un Blancqui pourrait chanter avec le «feel » d'un Noir.Elvis fut cette révélation.Avec, en plus, une voixuniqueet unphysique à couper le souffle.Mais tant que le jeune Elvis enregistra chez Sun, Phillips le dirigea d'une main de fer.Il fallait recommencer tant que le chanteur et le producteur ne ressentaient pas profondément ce «feel» qu'on cherchait tant.Ceux qui ont entendu Good Rocking Tonight ou Let's Play House, deux blues des années 45-50, savent que Phillips et Elvis ne se trompaient pas.Quand il passa chez RCA, Elvis devint son propre producteur.Même si Steve Sholes et Chet Atkins restaient jusqu'au milieu de la nuit pour superviser les séances d'enregistrement, c'est Elvis qui décidait de tout.Même qu'en entendant It's Now or Never dans le train pour Memphis, il ordonna qu'on détruise toutes les copies déjà pressées parce que les ingénieurs du son à New York avaient modifié le mixage des bandes.Elvis aimait que sa voix soit mêlée à celles des Jordanaires et aux instruments de Scotty Moore, Hank Garland, Bob Moore et DJ Fontana.Le colonel préférait que la voix de son poulain soit clairement mise en valeur dans le mixage final.Plus tard, quand il se lassa des chansons de films, il laissa aller le contrôle final sur les mixages.Avec des résultats parfois désastreux qu'on corrige maintenant, presque 50 ans plus tard.En 1966, Felton Jarvis, fan d'Elvis de la première heure, devint son nouveau producteur.Il fut bon et ce n'est que plus tard, vers 1974 quand la consommation de drogues et de médicaments d'Elvis devint incontrôlable, que Jarvis cessa d'avoir une influence réelle sur la créativité de son artiste.Mais de grands albums comme How Great Thou Art ou Elvis Country portent la marque de Jarvis.En 1969, en janvier et février, Elvis enregistra une trentaine de chansons aux studios American Music de Chip Moman, à Memphis.Neil Diamond et une foule de chanteurs avaient choisi Moman parce que ce producteur avait la touche magique.Elvis accepta de confier les rênes des deux séances à Moman et il en fut récompensé.Suspicious Minds, In The Ghetto, Kentuky Rain, Long Black Limousine sont toutes des chefs-d'oeuvre, et l'album From Elvis in Memphis est constamment choisi parmi les 100 meilleurs albums rock de tous les temps.Mais le colonel Parker voulut arracher une partie des droits d'auteur à Moman, ce qui déclencha une bagarre verbale\u2026 et la fin d'une extraordinaire collaboration.D'ailleurs, le colonel Parker était tellement jaloux de ses pouvoirs sur Elvis qu'il ne pemit jamais qu'une pochette d'un disque d'Elvis porte la mention et le nom d'un producteur.Si le vieil avare n'avait pas perdu des dizaines de millions dans les casinos de Las Vegas, sans doute qu'il n'y aurait pas enchaîné la plus célèbre bête de scène de tous les temps dans les arénas et les cabarets américains, et lui aurait permis de réaliser ce tour du monde dont il rêvait tant.Mais avec des si\u2026 Aujourd'hui, Elvis aurait 72 ans.Du Million Dollar Quartet qui s'amusait à faire danser Memphis, il ne reste plus que Jerry Lee Lewis, dit le Killer.Carl Perkins, Johnny Cash et Elvis sont morts.Il paraît\u2026 Ses producteurs IL FUT SANS DOUTE L'ARTISTE ROCK QUI SONGEA LE MOINS À LA VALEUR COMMERCIALE DES CHANSONS QU'IL INTERPRÉTAIT.Blue Hawaii Elvis au célèbre RCA Victor Studio B.PHOTO TENNESSEE TOURISM OFFICE ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ A u beau milieu d'une pétillante soirée de cérémonie des Grammy, en 2001, Bono frise l'attaque cardiaque.Le chanteur de U2 assiste à l'éclatante entrée sur scène de Beyoncé Knowles, Michelle Williams et Kelly Rowland.Les Destiny's Child entament l'hymne Survivor, vêtues de robes soigneusement lacérées et juchées sur des talons démesurés.L'escalier, à leurs pieds, donne le vertige.Mais ne faisant ni une ni deux, elles le dévalent à une vitesse vertigineuse.La chorégraphie fait son effet, la performance est endiablée et applaudie à tout rompre par vous savez qui.C'était il y a presque sept ans.Autres temps, mais même escalier.Mardi, lorsque Beyoncé descendra les marches s'offrant à elle sur la scène du Centre Bell, pendant l'interprétation de Ring the Alarm, on aura une pensée pour la chanteuse.Pas à cause de son tour de force à la soirée des Grammy, mais de celui, plus récent, au AMWAY Arena d'Orlando.Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec You Tube.com, un site que la chanteuse redoute, la belle a fait une chute spectaculaire il y a deux semaines, tête première, après qu'elle eut posé un pied sur sa robe.Mais plutôt que de ramper vers les coulisses, les larmes aux yeux, Beyoncé a rebondi sur ses petons, poursuivi son tour de chant et rangé son orgueil au vestiaire.Parce que the show must go on, on imagine.Peut-être aussi parce que celle qui offre toujours un sans-faute au public, sur les plans vestimentaire et capillaire, voulait sauver la face.On rappelle que le lendemain de la désormais célèbre chute, une vidéo de l'incident a été retirée du site de You Tube, à la demande de la maison de disques de Beyoncé (Sony).«Mon image me préoccupe.Tout comme ma façon de me comporter avec les gens, avouait la chanteuse de 25 ans à un journaliste du magazine Elle, il y a quelques mois.J'ai une équipe avec qui je travaille depuis que j'ai 15 ans.Je suis perfectionniste.Et même avant d'être une star de la pop, une célébrité ou appelez ça comme vous voulez, j'étais comme ça.» On ne la prendra pas les yeux globuleux, au volant d'une décapotable emboutie dans un arbre comme d'autres congénères! Cela dit, comment ne pas faire de faux pas (au sens propre du terme) lorsqu'on passe sa vie artistique en talons aiguilles ?En entrevue avec l'Associated Press récemment, Beyoncé avouait que viv re en ta lons hauts était pour elle une seconde nature.«Mais danser et chanter en même temps, par contre.Je dois m'assurer d'être en forme et hydratée.» Beyoncé et filles On ne doute pas de l'énergie déployée sur scène par la belle à chacune des représentations de la tournée Beyoncé Experience (38 dates en Amérique du Nord au compteur).À l'image de ses vidéoclips ultraléchés, la chanteuse a mis le paquet sur scène côté maind'oeuvre : une vingtaine de musiciennes (oui, que des femmes!), de choristes et de danseurs évoluent autour d'elle.«J'aime être entourée de femmes, mentionne Beyoncé Knowles.Ça a toujours été le cas, sur scène et dans ma famille.Au départ, en engageant autant de filles pour cette tournée, je me suis dit: ça ne fonctionnera jamais! Mais nous formons finalement un groupe uni.» Côté musique, la chanteuse et sa suite proposent les hymnes des deux albums solo aux millions d'exemplaires envolés (B'Day et Dangerously in Love), en plus de quelques succès de Destiny's Child.Inutile d'ajouter qu'à l'image des concerts de Madonna, Janet Jackson et Justin Timberlake, il y a peu ou pas de place à l'improvisation pour Beyoncé sur scène.Mademoiselle offre une expérience pour les yeux et les oreilles figée dans un précieux moule.Elle irait même, chaque soir de spectacle, jusqu'à verser une larme au cours de l'interprétation d'une ballade.Pour être bon joueur, on accusera les thèmes douloureux immortalisés sur B'Day.Contrairement aux refrains explosifs et débordant d'amour de Dangerously in Love, ceux de B'Day relatent des ruptures, trahisons et échecs amoureux, toutes coécrites par Beyoncé.Étonnant de la part d'une fille qui dit filer le parfait bonheur avec le rappeur Jay-Z depuis quelques années.«Même si je suis très heureuse et que je n'ai vécu aucun drame dans la vie, je ne voulais pas d'un autre album rempli de chansons d'amour, a-t-elle dit lors du lancement de son deuxième CD (en 2006 et écoulé à ce jour à quatre millions d'exemplaires).Je l'ai fait, la dernière fois.Ça devient lassant.» Beyoncé laPME Et puis, on peut bien se permettre de jouer les écorchées sur scène lorsqu'on vit sur un nuage.Depuis ses débuts, à 8 ans, la star, qui s'en remet à papa en matière de gérance, n'a que de bons coups ou presque à inscrire à son C.V.L'album B'Day a été sacré album r'n'b contemporain de l'année, à la cérémonie des Grammy de février dernier.L'artiste vient de décrocher sept nominations au gala MTV Video Awards.Contrairement à Kelly Rowland et Michelle Williams, Beyoncé Knowles ne souffre pas de la séparation de Destiny's Child, survenue il y a deux ans.La chanteuse originaire de Houston a prêté ses traits à des campagnes publicitaires pour L'Oréal, Pepsi, Giorgio Armani et Tommy Hilfiger.Deréon, la collection de vêtements lancée l'an dernier avec sa mère et sa soeur cadette Solange, a le vent dans les voiles.Qui plus est, tout baigne dans l'huile lorsqu'elle joue les héroïnes «blackexploitées» dans Austin Powers in Goldmember et les émules de Diana Ross dans Dreamgirls.Et ce, même si jouer la terrifie.«Je me sens comme un poisson dans l'eau quand je chante, quand je suis sur scène, dit Beyoncé.Mais jouer me rends nerveuse, car j'apprends encore.» Pour le reste, on ne voit qu'un chemin pavé de marbre pour la chanteuse qui a déjà dit qu'elle voulait tout arrêter à 30 ans pour fonder une famille.Il lui resterait donc cinq ans de plaisir, de succès et de tours de chant mémorables, les pieds confortablement posés sur une petite fortune (elle a vendu plus de 50 millions d'albums en carrière) et des chaussures à talons qui lui apportent plus de chance que de malheur.Beyoncé Knowles au Centre Bell, mardi, 14 août, à 19h30.BEYONCÉ KNOWLES Le sommet en talons hauts PHOTO AFP, JOHN D MCHUGH La chanteuse Beyoncé Knowles, à Londres en septembre 2006.Mardi, la diva de la pop r'n'b attaque la scène du Centre Bell.Sa dernière présence à Montréal remonte à il y a exactement deux ans.Mais c'était en compagnie de ses compagnes de Destiny's Child, Michelle Williams et Kelly Rowland.Cette fois, la douce de Jay-Z se pointera seule sur scène.entourée d'une vingtaine de musiciennes et de danseurs.PHOTO AP FOURNIE PAR LES PARFUMS GIORGIO ARMANI Beyoncé au BET Awards le 26 juin dernier, à Los Angeles.PHOTO AP, DAN STEINBERG PRÉSENTE France Castel Michel Laperrière François Chénier Julie Ménard Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 Jeu-Ven 20h Sam 19h et 21h30 www.theatredescascades.com À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Les rires fusaient dans la salle C'est peut-être juste ça le bonheur ! - Claudia Larochelle Journal de Mtl Comédie dramatique fort sympathique et fertile en rebondissements.- Jean Beaunoyer La Presse 3498898A 3494142A NOUVEAU NOUVEAU LE THÉÂTREDEROUGEMONT PRÉSENTE DU 20 JUIN AU 1 ER SEPTEMBRE2007 HUIT FEMMES UNECOMÉDIEPOLICIÈREDE ROBERT THOMAS ADAPTAT ION ET MISE EN SCÈNE JEAN-GUYLEGAULT AVEC: MARILY NPERREAULT SOPHIE FAUCHER NATHALIEGASCON BRIGITTEPAQUETTE GENEVIÈVE BÉLISLE LOUISE LATRAVERSE CATHERINE FLORENT BÉATRICE PICARD UNE PRÉSEN TATION DE RÉSERVEZ MAINTENANT (450) 469-1006 - SANS FRAIS: 1 888 666-3006 Forfaits disponibles - www.theatrederougemont.com 370, rang de la Montagne, Rougemont LES PRODUCTIONS JEAN-BERNARD HÉBERT SUPPLÉMENTAIRES Samedis, 18 et 25 août à16h Vendredi, 31 août à20h30 Critiques unanimes :Untriomphe ! «Huit femmes, unrégal !» La Voix de l'Est «Brillante remise àjour !» Journal de Montréal «Huit femmes :àvoir et àrevoir!»La Presse «Unpur délice !» Radio-Canada «Distribution de rêve!» Journal de Chambly 3478625A 3477691A Ténor recherché , ;1 /=9L051 01:1; 7DJF1 )51;A1;, L/875D731F @=DH1D!F >, ;/F /=;/1?!5=; F=;=D1 @5/=87F )7FB,1 JUSQU'AU 8 SEPTEMBRE 9;5472C 6$ ; DVD > DISQUES > JEUX PALMARÈS DISQUES BANDO STÉRÉO SUGGESTION DVD PERSO LE KING RICH KOSLOWSKI TREIZE ÉTRANGE HHH1/2 Le 16 août 1977, Elvis Presley a été trouvé mort dans sa salle de bains.Près de 30 ans plus tard, il réapparaît néanmoins à Las Vegas, coiffé d'un casque qui lui cache la moitié du visage et qu'il ne quitte jamais, et fait courir les foules à l'hôtel-casino Trident.Ça sent l'arnaque.Paul Erfurt, reporter pour le magazine Time, mène l'enquête.L'univers du King, et des tissus de mensonges, il connaît, puisqu'il a lui-même signé quelques textes au sujet de présumées apparitions post-mortem d'Elvis.Sa détermination à lever le voile sur l'affaire se heurte au flou, et aux fous, qui entourent le présumé King.Et à des menaces de mort.Futé, Rich Koslowski a choisi le plus grand mythe de la culture populaire américaine pour explorer la notion de foi.Vénérées par des hordes de fans, les plus grandes vedettes de la musique sont ce qui se rapproche le plus de la divinité sur cette terre.Le milieu du show-business, habilement dépeint dans cet album monochrome (un bleu gris à la fois banal et inquiétant), est donc bien choisi pour aborder cette question capitale, à laquelle le reporter devra choisir de répondre ou non.Derrière ses apparences banales, Le King est un récit qui a une profonde résonance.\u2014 Alexandre Vigneault PHOTO: KOSLOWSKI-TREIZE ÉTRANGE C'est le king parmi tous ceux qui ont incarné Elvis Presley! En 12 ans, Martin Fontaine s'est métamorphosé plus de 1500 fois pour présenter Elvis Story au Québec et à bien d'autres endroits dans le monde.Le chanteur a toutefois récemment tourné la page.Le 25 septembre, il amorce à Laval une tournée de spectacles sans fard ni perruques ! On a quand même demandé au chanteur de nous suggérer des incontournables du King.Livre : «The Last Train to Memphis de l'historien et biographe Peter Guralnick.Ce livre a reçu beaucoup de bonnes critiques.Il raconte la première partie de la vie d'Elvis, jusqu'à son service militaire.Guralnick est un excellent auteur.Il a écrit beaucoup sur la musique soul.Je lis présentement un autre de ses livres, sur Sam Cooke (Dream Boogie : The Triumph of Sam Cooke).C'est rédigé un peu comme un roman.Ce n'est pas didactique.J'ai l'impression de revivre l'histoire.Je lis aussi Sweet Soul Music : Rythm and Blues and The Southern Dream of Freedom du même auteur sur l'histoire de la soul américaine.» CD: «Difficile de choisir, car il y en a tellement de bons.Je dirais Elvis 56, qui donne le ton des plus grands enregistrements qu'a faits Elvis.Il y a aussi le coffret de quatre CD Elvis Live in Las Vegas, sorti au début des années 2000.On couvre les années 70, alors qu'Elvis se produisait au Hilton à Vegas.On présente tout, même les moments les moins léchés, ceux où il s'est trompé par exemple.On y capte toute son énergie et sa présence sur scène, car les enregistrements sont bons.» DVD: «Le classique Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret\u2026 et pour Ann-Margret! Cette femme avait de l'énergie et du charisme.En elle, Elvis a trouvé son alter ego féminin.Au cinéma autant que dans la vie, car on sait qu'ils ont eu une idylle.Ils se complétaient bien.Ce filmtraduit bien l'esprit des années 60: l'insouciance, la vie qui était belle.» \u2014 PROPOS RECUEILLIS PAR ISABELLE MASSÉ ELVIS! LIGHTS! CAMERA! ELVIS ! COLLECTION! On n'apprend rien à personne : Elvis était un comédien pourri et mou comme un mollusque.Mais voilà : sa popularité était si grande, que même ses pires navets furent des succès.Cela explique pourquoi, malgré les désastres cinématographiques en série, Hollywood lui a fait tourner 30 films entre 1958 et 1969.Cela explique aussi pourquoi, 40ans plus tard, la «business» cherche encore à exploiter le filon.Paramount et MGMviennent ainsi de lancer deux coffrets consacrés à Elvis l'acteur.Au total: 12 vues interchangeables, de Blue Hawaii à Clambake, en passant par Roustabout, Fun in Acapulco, Easy Come Easy Go, G.I.Blues ou Kid Galahad.Non vraiment, on ne peut pas parler d'une supersélection.Hormis le respectable King Creole (film de pégreux en noir et blanc réalisé par Michael Curtiz) qui sert ici d'hameçon, Paramount s'est contenté de nous fourguer les pires bluettes en technicolor de M.Presley.C'est encore pire dans le coffret MGM, qui ne contient que quatre films, incluant le déplorable Frankie and Johnny et le lamentable Follow that Dream.Inutile de préciser : les DVD ne contiennent aucun bonus si ce n'est qu'ils sont aussi en version française.Bon.Àdéfaut du contenu, Paramount s'est au moins rattrapé sur le contenant: son coffret est en simili-suède bleu, garantie absolue qu'il ne passera pas inaperçu dans votre bibliothèque.Pour le reste, parlons d'une opération purement stratégique.Et d'un constat pour la millième fois implacable: Elvis et Hollywood, c'est d'abord l'histoire d'un rendez-vous manqué.\u2014 Jean-Christophe Laurence ROCK MATANTE La vie amoureuse d'Elvis fut riche de conquêtes ardentes et passionnées.Chanceux que nous sommes: Patrick Mahé, ex-journaliste à Paris-Match, a décidé de nous raconter ces histoires de coeur ou de fesses, dans un livre de 260 pages.Le style est romancé, bien sûr.Et les dialogues, reproduits avec tout le rose nanane que cela suppose.Mais l'info y est, livrée noir sur blanc, dans le détail comme dans le potin.De la tornade Tempest Storm à la pimpante Ann-Margret, de la sculpturale Ursula Andress à la tristement célèbre Ginger Alden (celle qui le trouva mort), toutes les pitounes du chanteur défilent dans la chambre royale, comme autant d'histoires vaines et sans lendemain.À l'exception d'une seule: la légitime Priscilla, qui occupe à elle seule la moitié du livre.Essentiel ?Loin s'en faut.Entre la couverture de mauvais goût et cette plume proche du roman Harlequin, Le roman des amours d'Elvis n'est, au bout du compte, qu'une autre lecture d'été, aussi vaine et sans lendemain que les amourettes du King.\u2014 Jean-Christophe Laurence ELVIS, VRAI OU FAUX?Laquelle des trois affirmations suivantes est fausse : e n 1 956, l e Colonel Parker, imprésario d'Elvis Presley, est prêt à tout pour faire connaître son chanteur et il organise notamment a) un concert d'Elvis en haut de l'Empire State Building; b) une manifestation sur le thème «Elvis président»; ou c) un fan-club exclusivement constitué de nains ?C'est le genre de questions que vous trouverez dans Connaissez-vous Elvis Presley ?plus récente livraison de la collection de petits livres carrés qui ont fait la renommée de Marabout.Écrit par Sebastian Danchin, le petit ouvrage multiplie les «vrai ou faux », les «trouvez l'intrus», les associations et autres jeux du genre, tous autour d'Elvis Presley et en fonction des diverses époques dans la vie du King.C'est plaisant comme tout, ludique au possible et bourré d'informations, finalement.Parfait pour une petite soirée entre amis (connaisseurs ou non d'Elvis) \u2014 où chacun pourra poser une question à la cantonade, ou au contraire pour une lecture à bâtons rompus, dans le désordre, pour le plaisir de mesurer l'étendue de ses connaissances sur le sujet.En passant, l'affirmation intruse, c'est la première.«Elvis président » et le fan-club de nains, c'est vrai ! Et si c'était ça, la fameuse recette du Colonel ?\u2014 Marie-Christine Blais ELVISAT THEMOVIES RCA/BMG/SONY Presser le citron (séché) Au cas où vous ne le sauriez pas, on fête jeudi (16 août) le 30e anniversaire de la mort d'Elvis Prelsey.Sans surprise, la compagnie de disques RCA profite de l'occasion pour réactiver son vieux fond de catalogue royal.Mais avec quel manque de goût ! La compilation Elvis at the Movies est, encore une fois, l'exemple parfait d'une exploitation bâclée et opportuniste.Comme son titre l'indique, les 40 chansons de cet album double sont toutes tirées des films d'Elvis, de Love Me Tender à Change of Habit.On ne remet en cause ni le choix des chansons (évident) ni le rematriçage (impeccable) et encore moins l'inégalable voix du King.On dit simplement que cette énième compile est complètement inutile.Tous ces morceaux étaient déjà disponibles sur d'autres CD et on a la désagréable impression qu'en « réemballant » le tout, la compagnie de disques a essayé de nous en passer une petite vite.Preuve d'un travail expédié : l'encodage du disque n'a même pas été fait convenablement.Si vous mettez le CD dans votre i Tunes, vous aurez le nom de l'artiste et le titre de la compile.Mais pas celui des chansons.Impardonnable.Quelques bons hooks, la voix du King Une autre compilation bâclée \u2014 Jean-Christophe Laurence ROCK ELVIS PRESLEY VIVA LAS VEGAS SONY/BMG HHH1/2 Le King dans son royaume Même si c'est la énième compilation des chansons d'Elvis (dont un certain nombre des morceaux de On Stage: February 1970), cet album est intéressant à plus d'un titre.D'abord, la chanson-titre, enregistrée devant public en 1963, donne une idée de ce qu'aurait pu devenir Presley: un chanteur extraordinaire sans jumpsuit quétaine ni surdose ou bouffissure.Ensuite, les 15 autres chansons, enregistrées en 1970 et 1972 lors de concerts pour la télé, l'ont été au début de la quasi « installation permanente» du King à Vegas, alors qu'il était encore en possession de ses moyens.Enfin, la qualité sonore est très bonne (merci, rematriçage) et permet vraiment d'apprécier Elvis « in concert ».L'album existe en version CD simple ou double : l'avantage du double CD, (hélas non distribué ici), c'est qu'il est bourré de «bonus tracks»; l'avantage du simple, c'est qu'il révèle un Elvis avant l'entrée en scène pompeuse sur Ainsi parlait Zarathoustra et l'interprétation des hits obligés.Tous les morceaux ou presque, Elvis venait tout juste de les ajouter à son répertoire, avec un plaisir audible.La chanson Viva Las Vegas.Ben, encore une autre compil du King\u2026 \u2014 Marie-Christine Blais SUGGESTIONS LIVRES MARTIN FONTAINE SPÉCIAL ELVIS 3489936A L'exposition Attraction fatale Les rites de séduction chez les animaux méthode no 8 : les stepettes 514 868-3000 museumsnature.ca Exposition interactive pour toute la famille.Jusqu'au 3 septembre Sur présentation de cette annonce et à l'achat d'un billet adulte.Aucune valeur monétaire.Ne s'applique pas aux forfaits.Ne peut être combiné à aucune autre promotion.Aucune reproduction acceptée.Valide jusqu'au 3 septembre 2007.Entrée gratuite au Biodôme pour un enfant 3489300A ARTS ET SPECTACLES JOCELYNE LEPAGE Eric Braün est un jeune artiste à tout faire.Un touche- à-tout : bandes dessinées, gravures à l'ancienne, sculptures en matériaux récupérés - aussi bien des ossements que des bouts de fourrure - et éditeur de la revue 106U.Et, depuis peu, directeur d'une galerie d'art bien spéciale, l'Usine 106U, une galerie aussi inclassable que lui, aménagée dans un ancien entrepôt de poissons au 111 Est, de la rue Roy, à côté de la galerie Kop Shop consacrée, celle-là, à l'art de graffitistes et de muralistes.Un inclassable qui ne trouvait pas de place dans les centres d'art subventionnés ou les galeries commerciales.La solution qu'il a trouvée: réunir autour de lui une vingtaine d'artistes en tous genres qui paient 50$ chacun pour exposer avec lui pendant un mois.Il lui en faut 24, ce ne sont pas toujours les mêmes.Les profits des ventes sont remis aux artistes dans une proportion de 90%.«Je trouvais qu'on était nombreux à vouloir exposer sans pouvoir trouver de galerie.Les centres d'artistes sont des centres de diffusion, leur mission n'est pas de vendre, ce qui encourage l'art d'installations.Nous, on fabrique des objets et on veut les vendre.» Et vous vendez?«Oui.Parce que nos prix sont très abordables.» Il y a donc à l'Usine 106U un nombre imposant d'oeuvres de toutes sortes réalisées par 24 artistes dont le seul point en commun est d'être figuratifs.Cela va de la carte postale à 1$ à une sculpture en résine pour laquelle on demande 17 000$.Mais la sculpture en question, Bait, est uneoeuvre d'un bonze de l'art contemporain qui fait dans l'horreur : Mark Prent.Autre bonze qu'Éric Braün a convaincu d'exposer chez lui: le patenteux Florent Veilleux.Le pataphysicien, qui fut un chanteur français yé yé dans sa jeunesse, occupe la vitrine de l'usine avec ses montages faits d'objets trouvés - têtes de poupées, figurines de soldats ou de boxeurs, bouts de bois, de métal - animés par des mécanismes déjantés.Dans cet ensemble incongru, il y a une Horloge pour gauchers dont les aiguilles vont dans le sens contraire sur des chiffres inscrits dans un ordre inversé.L'Usine 106U est littéralement bourrée de pièces qui sont placées les unes au-dessus des autres depuis le plancher jusqu'au plafond.Il y en a partout sur des étagères ou suspendues dans les airs.On y trouve les tee-shirts d'une jeune designer, Karine, La Puce à l'agonie (c'est son pseudonyme) qui fait aussi des tableaux remplis d'animaux en peluche que l'on peut toucher et même faire parler.Ou encore, les paysages romantiques léchés de Jean Pronovost, presque trop parfaits, qui provoquent une certaine inquiétude quand on découvre les ruines d'où les scènes émergent.On peut y voir les bijoux originaux, mêlant le beau et l'horrible, de Stuart Rae, ou des tableaux d'art brut très durs de Daniel Erban.On va ainsi du léger au lourd, du beau au laid, mais aussi de surprise en surprise.Un thème qui semble intéresser plusieurs exposants: la mutation.La présentation des oeuvres ainsi accumulées est contraire aux règles de bon goût en usage dans les galeries d'art contemporain et les musées.Oubliez les planchers en bois bien cirés, les murs bien blancs, les oeuvres qui «respirent ».À l'Usine 106U, c'est dur.Il y a des collectionneurs passionnés qui fréquentent les lieux, des passants qui s'y arrêtent et achètent sur un coup de foudre (originalité garantie) et d'autres qui passent et ressortent aussi vite, effrayés.Apparition à L'Usine 106U, jusqu'au 31 août.Entrée libre au 111, rue Roy Est.Ouvert du samedi au mercredi de midi à 18h.Les jeudis et vendredis, de 12h à 21h.ARTS VISUELS / L'Usine 106U La galerie des inclassables PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © Incapable de faire sa place dans les centres d'art subventionnés ou les galeries commerciales, l'artiste Eric Braün (à droite) a décidé de fonder sa propre galerie, L'Usine 106U, et de réunir une vingtaine d'artistes - dont une jeune femme connue sous le nom de La Puce à l'agonie (à gauche) - qui paient 50$ chacun pour exposer avec lui pendant un mois.« Je trouvais qu'on était nombreux à vouloir exposer sans pouvoir trouver de galerie.Les centres d'artistes sont des centres de diffusion.(.) Nous, on fabrique des objets et on veut les vendre.» S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.