La presse, 16 juillet 2006, Arts et spectacles - Rire
[" ARTS ET SPECTACLES LE DUO HALL-VERVILLE FRAPPE ENCORE PAGE 3 «GUIGNOL N'EST PAS MORT, IL BANDE ENCORE! » C'ÉTAIT LA DEVISE D'UN DES ANCÊTRES DE L'ILLUSTRE FAMILLE BURATTINI.T'AS DE BEAUX YEUX, TU SAIS, CARABOSSE, LE SPECTACLE QUE PRÉSENTE CETTE COMPAGNIE QUI N'A PAS D'ILLUSTRE QUE LE NOM, NE VA PAS AUSSI LOIN DANS L'EXPLICITE.MAIS ON DEMEURE À DES LUSTRES DE LA RECTITUDE POLITIQUE.RENCONTRE AVEC DES FORAINS DANS L'ÂME ET DANS LE VERBE.À LIRE EN PAGE 5 FA MILLE ROYA LE PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© JUSTE POUR RIRE PHOTOMONTAGE, LA PRESSE© LES DRUIDES Illustration de Jacques Lamontagne, tirée de Les Druides 1 - Le Mystère des Oghams (Soleil) La publicité mène a tout.L'illustration éditoriale aussi.Pourvu qu'on en sorte.Jacques Lamontagne y a passé 20 ans.Pas comme une peine de prison.mais avec un (autre) rêve en tête.Illustrer des histoires.Voir ses coups de crayon et de pinceau dans un album.Le rêve est devenu réalité l'automne dernier, au moment de la publication du premier tome de Druides, dont il signe les illustrations à partir d'un scénario d'Istin et de Jigourel.Un cycle de cinq tomes.Voilà qui ne l'occupera pas 20 autres années.mais qui lui fait un sacré marche-pied pour une longue carrière dans cet autre milieu.Sacré, parce qu'il est ici question.bien, de sacré.Celui d'hommes qui vivaient à la fin du 5e siècle, en cette ère où les anciennes croyances affrontaient les nouvelles.Il y a du bruit et de la fureur làdedans.Et du talent.DÉDICACES: aujourd'hui de 14h à 16h, sous le chapiteau situé boulevard de Maisonneuve près de Saint-Dominique ANIMATIONS: participation à la table ronde «Une première publication.», aujourd'hui à 16h Le transformiste Arturo Brachetti est un homme-caméléon.Le meilleur.Celui qui se change plus vite que son ombre.Lucky Luke n'a plus qu'à aller.se rhabiller ! La Presse lui a donc demandé de mettre son talent au profit d'une dizaine d'invités du Festival Juste pour rire.En quoi cet as du costume transformerait-il les humoristes et artistes de la rue que nous avons sélectionnés pour lui -histoire de les mettre à nu en révélant leur nature profonde?Voici sa réponse au cas Christophe Alévêque, - l'homme qui dénonce nos peurs et qui crie Debout !.du titre de son spectacle.CHRISTOPHE ALÉVÊQUE Christophe Alévêque, je le transformerais en rayons X.Comme les rayons X, il pénètre facilement les gens et détecte la moindre petite faille ou faiblesse en chacun d'eux.Sous son oeil, la société et le monde sont scrutés bien au-delà de l'enveloppe.Il a le don de dire exactement d'où vient le mal.Et il a les mots justes pour le décrire.De plus, ce diable d'homme sait comment mettre à nu nos travers, nos tabous et nos comportements ridicules.Je dirais même, pour employer une expression québécoise, qu'avec lui, nos travers et nos tabous «sont faits à l'os».SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE « J'espère que ce ne sera pas un autre de ces monologues du vagin!» maugréait un spectateur à son épouse, quelques minutes avant la levée du rideau de Women Fully Clothed.Il avait vu juste.Tablant sur un humour à l'américaine 100 % oestrogène, façon Rosie O'Donnell ou Ellen De Generes, cette pièce sous forme de courtes saynètes ratisse les innombrables corridors de la psychologie féminine.Cela est bien rendu et souvent comique, même si ces «femmes tout habillées » se permettent peu d'excès ou de provocation, ne serait-ce que pour dévoiler une bretelle de leur soutien-gorge.Avec des sujets comme l'aliénation des mères au foyer, la mammographie, l'esprit compétitif des clubs de lecture ou le côté obscur de la vie à Beaconsfield, les cinq actrices touchent aux cordes sensibles de leur public, surtout féminin et de plus de 40 ans.Nul doute, Women Fully Clothed est un divertissement de qualité.Comment faire autrement, avec une distribution composée de Robin Duke, Jayne Eastwood, Kathryn Greenwood, Debra Mc Grath et Teresa Pavlinek, des routières de l'humour qui ont aiguisé leurs dents à Saturday Night Live ou This Hour Has 22 Minutes ?Or, même si le spectacle comporte d'excellents flashs et exploite avec originalité tous ces sujets, il n'échappe jamais au confort de la superficialité.Un peu à la manière de ces sitcoms aussi amusantes que légères, qui mitraillent des blagues tout en s'assurant de n'écorcher personne.Le souci de dépeindre l'état des femmes en 2006 est pourtant là.Alors qu'elles commencent leur spectacle avec un numéro sur des professionnelles qui ont abandonné leur carrière pour devenir femmes au foyer, on a l'impression que les Women vont érafler sans ménagement la déroute féminine.Mais elles laissent la substance leur glisser entre les doigts, mettant fin à leurs sketchs aussitôt qu'une porte s'ouvre sur le vif du sujet.Si elles butinent entre des thèmes comme le lesbianisme, la dévotion de leurs contemporaines pour Oprah ou la relation mèrefille, elles font hélas bien attention de rester dans le convenable et le propret.Il ne faudrait surtout pas choquer tout ces gens qui, après tout, se sont mis sur leur 36 pour être divertis sans trop se prendre la tête! Plus substantiel le, la seconde partie de Women Fully Clothed nous réserve cependant quelques moments de grâce.Comme par exemple ce numéro où une fille scandalisée supplie sa mère de renoncer à sa nouvelle vocation de poétesse érotique.Un clin d'oeil parodique aux Monologues du vagin qui a fait sourire plus d'un monsieur dans la salle.Pendant ce temps, celles dans la salle qui auraient eu la drôle d'idée d'imiter Eve Ensler rigolaient jaune\u2026 Women Fully Clothed, jusqu'au 23 juillet, à 20 h, au théâtre Centaur, 453 rue Saint-François Xavier.Relâche le 17.Informations : (514) 790-HAHA ou www.hahaha.com WOMEN FULLY CLOTHED Party de filles Cette pièce ratisse les innombrables corridors de la psychologie féminine. JUSTE POUR RIRE PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © Installé dans son bus, Jean-François Mercier a servi de guide hier après-midi.Une riche idée.qui n'avait toutefois pas assez de moyens.ISABELLE MASSÉ CRITIQUE C'était une bonne idée\u2026 un peu ratée et mal exploitée.À laquelle on a consacré trop peu de temps et d'argent.À deux reprises, hier (à 13 h et 15 h), Jean-François Mercier a proposé à 44 passagers assis dans un bus scolaire un Tour de ville bien particulier.Une tournée humoristique qui nous a emmenés, notamment, sur le boulevard Saint-Laurent, avenue du Mont-Royal et rue Ontario.L'humoriste ne s'en est caché ni aux journalistes ni à ses spectateurs privilégiés : ce court spectacle ambulant était surtout une bonne occasion de tester des blagues du spectacle solo qu'il rode à Laval tout l'été et qu'il présentera à Montréal en novembre.Il y avait de l'électricité dans l'air quelques minutes avant que le chauffeur du bus ne mette la clé dans le contact.Et pour cause ! Pour passer le temps, en attendant les retardataires, Mercier a diverti la foule avec des blagues de son cru et donné une rasade de vodka à chacun.La plume acerbe et colorée de l'humoriste avait de quoi motiver les troupes et leur faire croire qu'elles allaient assister à un drôle de cours d'histoire sur Montréal.Que chaque bâtiment sur notre chemin aurait droit à une anecdote juteuse.Et ce, même si Mercier a pris soin de nous lancer, en début d'itinéraire : «Ceux qui s'attendent à un tour de ville, vous vous êtes fait fourrer ! » N'empêche, on aurait bien aimé se faire raconter Montréal, tant qu'à se balader avec un gars à l'imagination aussi fertile.Remarquez que Mercier s'était préparé des anecdotes de supermarché\u2026 qui sont arrivées bien après qu'on eut croisé un Inter-Marché.Au fait, avait-on vraiment croisé un Inter-Marché ?Hier après-midi, pendant le tour de 13 h, comme il pleuvait, la majorité des fenêtres du bus étaient fermées, donc embuées.Ce qui a fait dire au drôle de guide : «On est où, là ?» Rien à dire sur le Stade olympique à côté duquel on s'est immobilisés ?Et sur le quartier Hochelaga-Maisonneuve ?On rappelle qu'on était en compagnie du coauteur des Bougon\u2026 Une fois dans le secteur, Mercier s'est contenté de faire monter dans le bus un invité spécial, soit l'humoriste Franky, qui s'est ridiculisé\u2026 et pas pour les bonnes raisons.«Je suis un jeune humoriste qui débute et ça paraît », a-t-il d'ailleurs lancé entre deux blagues qui tombaient à plat et qui pourtant sont excellentes lorsqu'elles sont envoyées dans un autre contexte (le gala Juste pour rire de Peter Mac Leod, par exemple, où il a cartonné il y a quelques jours).En descendant du bus, celle qui rédige ces lignes a eu l'impression d'avoir assisté à un test, à l'ébauche d'une idée, à un spectacle fourre-tout peu préparé.Le matériel proposé ne justifiait pas qu'on loue un véhicule et qu'on roule dans la ville pendant une heure.Pas que les blagues (sur l'économie, l'exploitation des enfants, la vengeance, le dressage de chiens et autres histoires de grand-mère) n'étaient pas savoureuses.Elles auraient fait plus d'effet sur une scène, dans un spectacle solo, par exemple\u2026 Hier, Jean-François Mercier n'a pas joué au guide, mais à l'humoriste coincé dans un autobus.Un excellent humoriste à qui Juste pour rire a proposé une idée bri l lante sans lui donner assez de moyens pour offrir un produit bien huilé aux spectateurs.TOUR DE VILLE On est où, là ?ISABELLE MASSÉ Tous les soirs, jusqu'au 23 juillet, Pierre Verville et Christopher Hall montent sur la scène du Studio Juste pour rire pour présenter leur sobre P'tit Gala de l'actualité, dans le cadre de la série Tout show du Festival Juste pour rire.À les écouter en entrevue, la première moitié de l'année 2006 a été aussi inspirante et riche que les premiers mois de 2005.Ce qui les a le plus marqués, jusqu'à présent ?« L'arrivée de Stephen Harper au pouvoir et son entreprise de séduction du Québec, répond Christopher Hall.Il monte dans les sondages.Il n'est pas malhonnête, mais dangereux.» «André Boisclair, poursuit Pierre Verville.On ne comprend pas où il s'en va.J'espère qu'il le sait, qu'on ne comprend pas ! Dire que ça profite à Charest, qui n'a pas besoin d'être bon pour gagner en popularité !» On n'est pas surpris d'apprendre que messieurs les premiers ministres et chefs de parti font un tour au P'tit Gala.«Harper se demande s'il va assister aux Jeux gais de Montréal, mentionne Hall.On parle aussi de l'Irak, de l'Afghanistan et du pont Jacques- Cartier bloqué (par des pères).» Gregory Charles (probablement le meilleur numéro, l'an dernier) se pointe-t-il de nouveau sous les traits de Verville ?«Brièvement », répond l'imitateur.Et Guy Cloutier, qui doit sortir de prison sous peu ?«Il entre et sort très vite de la scène.» ajoute Hall.Plus durs et plus libres Le peu de moyens et la courte durée du spectacle (une heure) n'empêchent pas le duo d'aborder une tonne de sujets.«C'est court, mais intense», note Verville.Les deux humoristes ont commencé à plancher sur leur gala en mars.«Le problème avec ce show, c'est qu'il faut attendre à la dernière minute pour mettre la touche finale, explique Verville.Il n'y a pas si longtemps, Jean Charest baissait dans les sondages.Là, il remonte.Imaginez à quel point on avait hâte à la finale de la Coupe du monde ! » «Comparativement à l'an dernier, Christopher et moi osons plus, ajoute Verville.Les événements choisis nous ont mené à être plus durs.On s'est aussi sentis plus libres parce qu'on se connaît mieux.» Le chroniqueur et l'imitateur, qui travaillent depuis plusieurs années à la radio et à la télé de Radio-Canada (C'est bien meilleur le matin, Indicatif présent, Et Dieu créa\u2026 Laf laque), s'entendent à merveille, même s'ils ne viennent pas de la même école artistique.« Je me sens en sécurité avec Pierre, car il n'a pas besoin de filet quand il fait de la scène», dit Hall, plus habitué de faire rire à la radio et à la télé.« Christopher a une façon d'approcher les gens, poursuit Verville, qui ne veut plus faire de spectacle solo.Il est plus spontané que moi.Il a un côté bon enfant.On se complète bien.» Le P'tit Gala de l'actualité, au Studio Juste pour rire, à 18h 30, jusqu'au 23 juillet.LE P'TIT GALA DE L'ACTUALITÉ Le duo Hall-Verville frappe encore Les Bye bye, Spécial Infoman et autres Ceci n'est pas un Bye bye étant présentés le 31 décembre, on associe invariablement revues de l'année à feux de foyer et alcool pour se réchauffer.Depuis deux ans, toutefois, deux drôles de moineaux se plient à l'exercice par temps chaud.Parce qu'il fait aussi bon rire des gaffes de nos politiciens et travers des nos personnalités chéries par une journée de canicule.ISABELLE MASSÉ «Cinq galas ! Pour vrai ?C'est comme si, au fil des ans, je ne les avais pas regardés et que ça ne m'intéressait pas ! » Ça fait chaud au coeur d'en recevoir de si touchantes quand on a l'esprit à la fête ! Le gentil commentaire vient de Martin Matte (qui d'autre ?), humoriste désigné hier soir pour faire un bien cuit à Franck Dubosc et Stéphane Rousseau.Pourquoi ?Les animateurs du quatrième gala du Festival Juste pour rire ne comptent plus présenter de spectacles ensemble au Festival Juste pour rire.Trop occupés, sûrement, à jouer dans des Astérix en France ! Hier soir, ils ont mis un terme à leur union professionnelle, qui dure depuis 2002.«Cinq ans\u2026 On a l'impression d'avoir été votre drogue », a souligné le narcissique Dubosc.Comme à leur habitude, ils ont mis la totale pour épater et divertir leur public : multiples changements de costumes, numéros nécessitant de nombreux danseurs et chanteurs, notamment.Ils ont joué le jeu jusqu'au bout.Ne ménageant pas les compliments, caresses, petites attentions, regards complices\u2026 C'était juste pour plaisanter, évidemment.Quelqu'un va-t-il pleurer, aujourd'hui, la séparation d'un duo qui risque de nous faire le coup de la réunion dès\u2026 l'an prochain ?Certainement pas eux ! Ça aura au moins permis au public de bien s'amuser en leur compagnie et en compagnie de leurs invités.Des humoristes tant français que québécois : Anne Roumanoff, Florence Foresti, Jean-Luc Lemoine, Laurent Paquin, Jean-Marc Parent et Rachid Badouri.Dans un gala à la formule conventionnelle, les invités se sont succédé, faisant d'abord sourire, puis rire à gorge déployée.Il a en effet fallu attendre l'arrivée de Rachid Badouri, révélation du festival de l'an dernier, pour rire à chaudes larmes.Le jeune humoriste d'origine marocaine n'a eu qu'à faire trois imitations (un Sud-Américain, un Québécois et un gars qui a appris à se battre en regardant le film Grease) pour déchaîner le public.On attend son premier spectacle solo avec impatience ! Une mention spéciale est aussi décernée à Florence Foresti, qui a décidé de ne plus se censurer lorsqu'elle parle des enfants des autres.«Arrêtez de nous passer vos enfants au téléphone.On ne comprend rien.Rappelle à 18 ans ! » La soirée était certes inégale.On se serait passé de quelques numéros.Mais ce qui comptait d'abord, c'était de faire la fête avec les animateurs, qui sentent peut-être qu'ils ont fait le tour du jardin avec la formule « on s'adore, on est beaux ».Fini le «minouchage » en public, donc ! Quoique notre petit doigt nous dit que ce n'est sûrement qu'un au revoir\u2026 GALA JUSTE POUR RIRE Rousseau / Dubosc : pour la dernière fois «Cinq ans\u2026 On a l'impression d'avoir été votre drogue.» LE VERDICT LE GALA VU PAR LA FILLE, JOURNALISTE, ET SON PÈRE, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE ET CRITIQUE D'UN JOUR.Isabelle MASSÉ Paul-Aimé MASSÉ MON PRÉFÉRÉ Rachid Badouri.Parce qu'il danse aussi bien dans la peau d'un Sud-Américain que dans celle d'un chauffeur de tracteur québécois ou encore d'un héros de film indien qui vient de perdre son frère tragiquement.Le jeune humoriste n'a que deux numéros à son actif au Festival Juste pour rire et, déjà, le public l'accueille en héros ! UNE BONNE Stéphane Rousseau et Franck Dubosc, qui ont décroché des rôles dans le prochain film Astérix, à Martin Matte : «On peut parler de toi pour que tu aies un petit rôle.Tu pourrais jouer Hondacivix.» PENSONS-Y Jean-Luc Lemoine : «J'ai la tête d'un poisson mort et un visage stoïque.Ce qui me donne un air snob.Je suis Français, donc, chez moi, ça passe inaperçu.» LA VACHE Florence Foresti, qui déteste les enfants de ses amis : «Arrêtez de nous passer vos enfants au téléphone.On ne comprend rien ! Rappelle à 18 ans ! » MON PRÉFÉRÉ Rachid Badouri, qui, par la voix et le geste, réussit à recréer l'atmosphère et l'ambiance d'une vie construite comme à la « tivi ».UNE BONNE Stéphane Rousseau dans la peau de son incorrigible séducteur Rico Chico, se défendant bien d'abuser de l'innocence de ses conquêtes : « Je respecte toujours la femme.Je l'ai respectée ce matin.Je l'ai respectée ce midi.Et je la respecterai sûrement ce soir.» PENSONS-Y Anne Roumanoff : «La vie d'une femme change à 40 ans.Quand tu reçois une vacherie, à 20 ans, tu gueules.À 30 ans, tu fais la gueule.Et à 40 ans, tu fermes ta gueule ! » LA VACHE Martin Matte en parlant de Stéphane Rousseau : « Imaginez, ce gars-là fait du stand-up, chante, danse, joue la comédie et a vendu plus de 200 000 billets pour son dernier spectacle.Moi aussi, j'ai vendu 200 000 billets pour mon dernier show, et je ne fais que parler sur scène.» PHOTO ANDRÈ TREMBLAY , LA PRESSE Stéphane Rousseau et Franck Dubosc ont mis un terme hier soir à leur union professionnelle, qui dure depuis 2002. JUSTE POUR RIRE SONIA SARFATI Il est impossible de ne pas croire Laurent Paquin quand il affirme que, enfant, il était le petit garçon qui faisait rire les adultes par son bon sens du.mot d'enfant.Il a conservé quelque chose de ce petit garçon, et il continue à faire rire.Les adultes.Et les autres.«Je regorgeais de ces belles phrases innocentes qui faisaient la joie des adultes », affirme-t-il.Il y avait aussi son « visage expressif », qui suscitait facilement le sourire et le rire.Mais tout cela n'était pas prémédité.C'était le naturel, et il revenait au galop.En fait, il ne s'éloignait jamais trop.Et puis, à 4 ans, un humoriste est né.Laurent Paquin a raconté ses deux premières blagues.D'abord, celle de deux Newfies.Le premier demande à l'autre : «Est-ce que tu vois la forêt ?» Et le second de répondre: «Non, les arbres me cachent la vue.» Rires.«Mais elle n'était pas de moi, c'était un cover », s'amuse à préciser celui qui, peu après, a créé son propre gag («Enfin, je crois qu'il est de moi ») : l'histoire du crocodile distrait.«Connais-tu l'histoire du crocodile distrait ?» Il fallait répondre non - même après l'avoir entendue 20 fois (on le sait, les adultes ont la mémoire courte).«C'est le crocodile qui mettait de la moutarde dans son café et du sucre dans son hamburger.» Rires.« Je n'ai jamais compris pourquoi j'avais choisi un crocodile ni pourquoi il était distrait.ni pourquoi ma famille me réclamait toujours cette histoire ! » rigole Laurent Paquin.Chose certaine, galvanisé par le succès, il a «écrit » une suite.«Connais-tu l'histoire du crocodile distrait ?» Il fallait, bien sûr, encore répondre non.«C'est le crocodile qui, au lieu de jeter son cigare par la fenêtre, se jetait luimême.» Rires.Malgré le succès, il a arrêté sa série à deux.Déjà, la sagesse.La crainte de la recette qui s'étire jusqu'à ne plus avoir de goût.Il ne dit par contre pas qu'il n'y reviendra jamais : «Avec un hibou paranoïaque ou un lama perplexe », plaisante-t-il.Il les présentera même peut-être sur les grandes scènes qu'il fréquente à présent.Le jour où il aura atteint un certain standing: «Quand les gens riront peu importe ce que je dis.» Il n'en est pas encore là.Il n'a pas envie d'y être.On ne vise pas le n'importe quoi quand on commence une carrière avec le mordant d'un crocodile distrait ! Au risque de verser, un jour, des larmes.de crocodile, justement.Laurent Paquin dans Tout est relatif, ce soir au Théâtre Saint-Denis 2, à 20 h LA PREMIÈRE FOIS Rire aux larmes.de crocodile Il y a toujours une première fois.Pour tous et en tout.Et elle est inoubliable.Les humoristes ont donc, une première fois, fait rire.Fait rire d'eux ou fait rire tout court.Ils y ont pris goût.au second, s'entend.La Presse a demandé à plusieurs d'entre eux de fouiller dans leur boîte à souvenirs afin d'en ressortir cette première fois.Aujourd'hui, virée dans la tête de l'Einstein de l'humour, Laurent Paquin, pour qui.tout est relatif.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Laurent Paquin a raconté ses deux premières blagues à 4 ans.Un humoriste était né.L'ITINÉ-RIRE DU FESTIVALIER Rue Sanguinet Rue Sainte-Élisabeth Rue Hôtel-de-Ville Rue De Buillion Rue Saint-Dominique Boulevard Saint-Laurent Rue Clark Rue Saint-Urbain Grand-Place LOTO-QUÉBEC Place LABATT BLEUE Zone LIPTON JEUNES POUR RIRE Piste MAISONNEUVE LES ARTS FORAINS WEST-JET DÉAMBULATOIRE ?Rue Sainte-Catherine Rue de Montigny Rue Ontario Boulevard de Maisonneuve TNM MONUMENTNATIONAL THÉÂTRE SAINT-DENIS 1 ET 2 SALLE PIERREMERCURE MAISON THÉÂTRE MUSÉE JUSTE POUR RIRE THÉÂTRE MAISONNEUVE Boul.de Maisonneuve Piste du «BUSKING», LA MANCHE 11 Les Arts forains West-Jet 12 Aire Dumoulin 9 BD Montréal 10 Zone Lipton Jeunes pour rire 7 Place Labatt Bleue 8 L'allée des saveurs et des passions 5 Piste du «Busking», La Manche 6 Piste Maisonneuve 3 Billetterie centrale 4 L'écran des gags Tim Hortons 2 Juste pour le plaisir de jouer 1 Grand-Place Loto-Québec Métro Saint-Laurent 13 Déambulatoire ?Kiosque Info-Rire Bell Carrefour ?Info-Rire Bell Agence Tartare - Conakry et chuchotements Piste Maisonneuve 19h30 (1h20) Alain Charpentier - Recordman Les Arts forains West-Jet 17h45, 19h, 20h15 (50 min) Arturo Brachetti Théâtre Maisonneuve 16h (billets) Ça s'en vient - Parfaits inconnus La Grand-Place Loto-Québec 21h30 (1 h) Cie Colbok - La Patrouille de France Déambulatoire 20h30 (1 h) Cie Colbok - Niki Déambulatoire 18h30 (1 h) Cie du deuxième - À double tour Les Arts forains West-Jet 18h, 22h15 (50 min) Claire Lafrenière - Ourson doré Les Arts forains West-Jet 16h45, 19h30, 20h15, 22h (20 min) Close Act - Saur'Us Déambulatoire 15h, 17h15, 20h45 (45 min) Corpus - Les moutons Piste Maisonneuve 19h45, 21h45 (30 min) Country Girls Studio JPR 21h30 (billets) Dolle Pret - Reptile Gecko Déambulatoire 16h, 20h, 21h (30 min) Duo Acrobats - English Gents Piste Maisonneuve 16h30, 18h45 (45 min) ESP Productions - Alakazam Piste du «Busking», La Manche 14h, 16h35, 19h, 21h30 (45 min) ESP Productions - Peter Rabbit Piste du «Busking», La Manche 14h55, 17h30, 19h55, 22h25 (30 min) ESP Productions - Tribe 2 Piste du «Busking», La Manche 15h35, 18h10, 20h35 (45 min) Fanfare faux-nez - Fanfare faux-nez Déambulatoire 17h45, 19h15, 22h30 (30 min) GALA \u2014 Martin Petit Théâtre St-Denis 1 19h30 (billets) Grotest Maru - Phalanx Bamboo Déambulatoire 15h, 21h (50 min) Jeannino - L'Incontournable de la rue Les Arts forains West-Jet 17h, 20h45 (45 min) JPR - Batisseur de l'humour Zone Lipton Jeunes pour rire 15h30 (30 min) JPR - Capes & épées Zone Lipton Jeunes pour rire 14h, 16h30, 18h30, 20h30 (1h30) JPR - Dance Dance Revolution La Grand-Place Loto-Québec 20h30 (1 h) JPR - Diseuse de bonaventure Les Arts forains West-Jet 14h (9h) JPR - Gym Master Zone Lipton Jeunes pour rire 16h, 18h, 20h (30 min) JPR - Journée de la Wallonie Place Labatt Bleue 14h30 (4h) JPR - Les découvertes Labatt Place Labatt Bleue 18h45 (1h30) JPR - Sports extrêmes La Grand-Place Loto-Québec 14h (5h30) La clique Musée JPR \u2014 5e étage 21h (billets) La Salamandre - Rêve Place Labatt Bleue 22h (45 min) Laurent Paquin Théâtre St-Denis 2 20h (billets) Le moulin à vent - Les marchands ambulants Les Arts forains West-Jet 14h (9h) Le P'tit Gala de l'actualité Studio JPR 18h30 (billets) Les colocs de l'humour Studio JPR 20h (billets) Les Machines de l'humour Musée JPR \u2014 5e étage 19h (billets) Les Moutons à vapeur - Quiétils Déambulatoire 20h, 21h15 (45 min) L'illustre famille Burattini - T'as de beaux yeux tu sais\u2026 Carabosse Les Arts forains West-Jet 19h45 (1 h) Maximum Crew - 0,1 percent Place Labatt Bleue 20h55 (1 h) Nomad Urbains - Le troisième cycle Piste Maisonneuve 18h15, 21h, 22h15 (45 min) Plasticiens Volants - Perle La Grand-Place Loto-Québec 21h30 (1h30) Rin & Nedko - Format de voyage Déambulatoire 15h30, 16h10, 16h50, 18h15, 18h55, 19h35, 20h15, 20h55, 21h35 (20 min) Show XXX Studio JPR 23h45 (billets) Studio A - Unified Respect Place Labatt Bleue 20h15 (40 min) Théâtre de deux mains - Ti-Jean et pauvre diable Les Arts forains West-Jet 18h20, 20h45 (50 min) TOF théâtre - Bistouri ! Les Arts forains West-Jet 17h, 18h45, 19h45, 20h45, 22h15 (30 min) Zerg A;X3 ?+ - Dissection chaleureuse Les Arts forains West-Jet 17h30, 19h, 19h30, 20h30, 21h15, 22h30 (25 min) DIMANCHE 16 JUILLET ARTISTE ET SPECTACLE LIEU HEURE ARTISTE ET SPECTACLE LIEU HEURE TABLE RONDE ET RENCONTRE BD Montréal Pascal Girard (Dans un cruchon), Jacques Lamontagne (Druides) et Paul Toutant (Aventures en Amérique française) participent à la table ronde Une première publication.Michel Falardeau, lui, a vu ce rêve se réaliser à deux reprises, avec la publication des premiers volets de l'excellente et étonnante série Mertownville.Une rencontre avec lui devrait être éclairante.Dès 16h, sous le chapiteau BD Montréal NOTRE VIRÉE A B C DISSECTION CHALEUREUSE ZERG A;X3?+ Envie de jouer au docteur ?La troupe ZERG A;X3?+ (à prononcer trois fois à voix haute tous les matins !) donne les vraies couleurs au sujet de cette profession, lors d'une conférence traitant de l'oeil humain.vu sous toutes ses coutures.Si c'est absurde ?Faut aller voir (!) pour vérifier.À 17h30, 19h, 19h30, 20h30, 21h15, 22h30, dans les Arts forains ÇA S'EN VIENT! Les Parfaits Inconnus Ces parfaits inconnus ne le demeurent pas longtemps \u2014 ni inconnus, ni parfaits.Pendant une heure, ils se jouent les tours les plus pendables, utilisant pour cela la comédie, l'acrobatie, la jonglerie, la musique.Et quelques spectateurs ?> À 21h30, sur la Grand-Place JUSTE POUR RIRE SONIA SARFATI L'Illustre Famille Burattini ne voulait pas venir au Québec.Il a fallu qu'André N.Pérusse, le directeur artistique des Arts de la rue, déploie des trésors de persuasion pour convaincre la troupe de renoncer à ses majestueux décors de bois sculpté et à ses lourds rideaux de velours - trop coûteux à transporter de ce côtéci de l'Atlantique - afin de nous présenter le plus mobile de ses spectacles : T'as de beaux yeux, tu sais, Carabosse.On ne peut que dire merci.Merci André.Et merci aux Burattini, royale famille de forains qui perpétue l'art de la rue depuis quatre générations.«Le théâtre de rue, ce n'est pas qu'un nom, c'est un état d'esprit », dit Burattini, l'actuel chef de la famille.«Nous ne sommes pas dans la rue parce que nous n'avons rien, mais par choix.La rue, c'est le territoire le plus politique de l'art.La rue, c'est là où se trouvent les gens.C'est là que l'on peut avoir le plus d'impact si l'on amène de la qualité et du sens.» Eux amènent cela.De la qualité.Du sens.De la beauté également, même dans leurs bagages allégés - puisqu'ils ont repeint leurs décors sur du bois compressé, l'ont découpé, chargé dans des cantines, transporté, remonté ici pendant deux jours et, depuis, retouché, amélioré, embelli.Après tout, des générations de Burattini regardent par-dessus leur épaule ! À l'origine de la famille, en effet, le philosophe Ettore Croce, l'un des fondateurs du parti socialiste italien.Qui émigre.S'installe en Auvergne.La famiglia y a planté ses racines - c'est d'ailleurs là qu'elle se pose encore, entre les tournées et les festivals.S'y succéderont Tino, photographe pour un théâtre de marionnettes ambulant ; puis ses quatre fils, qui fondent officiellement l'Illustre Famille Burattini.«Une référence à L'Illustre Théâtre de Molière.qui montre que, pour nous, la priorité est la famille et non le théâtre », poursuit Burattini qui, pendant un temps, a pourtant vendu ses deux soeurs, soir après soir, au plus offrant.Il ne le fait plus maintenant.Pas parce qu'il se repent.«Elles ne sont plus en état », faitil, pince-sans-rire.Dénoncer sans moraliser Comprendre qu'il faut s'attendre à tout quand les Burattini débarquent en ville.À Aurillac, il y a quelques années, ils ont brûlé leur théâtre ambulant.Pas un geste gratuit.Il y avait de la protestation dans l'air.Et de la fumée.Il leur est aussi déjà arrivé de donner un spectacle qui a duré.11 jours.Ces dernières années, ils tournent entre autres avec une production qui présente une Alice moderne : elle ne grandit pas en mangeant des biscuits, elle devient obèse.Une Brigitte Bardot réactionnaire y fait également une apparition.Dans une autre, ils deviennent de véritables Thénardier pour un manchot.Bref, ils dénoncent intelligemment, sans moraliser, en exacerbant les défauts et les travers de tout un chacun.T'as de beaux yeux, tu sais, Carabosse, qu'ils présentent à Montréal, est par contre d'une eau un peu différente - mais l'arrière-goût Burattini demeure, et c'est tant mieux.Ce spectacle de marionnettes (entre autres choses) est le premier de l'actuelle troupe.On y voit Burattini, son frère Luciano (colosse sombre et silencieux) et sa femme, Rita.«C'est un spectacle plus familial, né par improvisation », note-t-elle.Au départ, un conte traditionnel.L'histoire d'un roi dont la fille va se marier.«Nous étions en train de jouer mais un gamin parlait fort et nous dérangeait.J'ai passé la tête entre les rideaux et je lui ai dit : «Tu vas nous casser les pieds pendant tout le spectacle ?» Je le pensais vraiment.mais les gens ont ri », fait Burattini.«Alors, poursuit Rita, nous n'avons jamais arrêté.» Ils ont passé la tête par-dessus le castelet, puis sur les côtés.avant de s'apercevoir que l'attitude des marionnettistes était plus intéressante que l'histoire classique racontée.Et le classicisme d'être renvoyé dans les livres.Et l'histoire de se «burattiniser ».On prend donc place devant le théâtre de la troupe à ses risques et.plaisirs.Burattini peut vous enguirlander peu importe votre âge.Il peut vous faire monter sur scène.Il peut aussi vous faire rougir - surtout si, à vos côtés, Fiston demande : « Il veut dire quoi, là, le monsieur ?» Mais, avant tout, il vous fera rire.D'un rire intelligent.Quant aux enfants, ils sortiront grandis de cette expérience qui « enseigne » à la manière des contes d'antan, avant que la rectitude politique ne les «gnangnanise ».Ils comprendront le message, car message il y a, sans qu'il soit surligné en jaune et englué dans la morale.Les Burattini ne prennent pas les petits pour des imbéciles.Même s'ils font semblant de ne pas les aimer.En fait, le temps de ce spectacle, ils n'aiment personne.Ce n'est pas grave.On ne les en aime que plus.T'as de beaux yeux, tu sais, Carabosse : jusqu'au 23 juillet à 19h45 (relâche demain) à l'Espace Arts forains.L'ILLUSTRE FAMILLE BURATTINI Famille royale « Le théâtre de rue, ce n'est pas qu'un nom, c'est un état d'esprit.La rue, c'est le territoire le plus politique de l'art.» JUSTE POUR RIRE Les critiques des spectacles et l'actualité du festival sont sur www.cyberpresse.ca/spectacles PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Il faut s'attendre à tout quand les Burattini débarquent en ville. JUSTE POUR RIRE SYLVIE ST-JACQUES Si ce soir vous apercevez audessus du boulevard de Maisonneuve de gigantesques créatures marines volantes, n'ayez crainte.Vous n'avez pas été drogué à votre insu.Cette scène chimérique sera plutôt l'oeuvre des Plasticiens volants, qui entendent recréer un paysage de fond marin en plein centre-ville.C'est si rare de pouvoir prendre un bain de foule en compagnie de poissons, de calmars et de coquillages\u2026 Ceux qui le s ont vus l a semaine dernière au Festival d'été de Québec ou lors de leur première visite à Montréal en 1998 savent que les Plasticiens volants font planer tout ce qu'ils touchent.Un peu comme des marionnettes volantes, ils manipulent leurs créatures gonflées à l'hélium à partir du sol et les font défiler dans une parade pour le moins.flyée ! «On veut tout simplement que les gens se sentent comme au fond de l'océan, qu'ils aient l'impression d'être envahis par un banc d'hippocampes ou surpris par un poisson géant », explique Marc Bureau, directeur artistique des Plasticiens volants, que La Presse a rencontré quelques heures après son arrivée à Montréal.Les yeux tournés vers le ciel, les festivaliers suivront donc l 'itinérai re d'une perle qui s'échappe de son coquillage et remonte à la surface de l'eau.D'abord sous la forme d'un petit ballon blanc, cette fameuse perle, qui tient le rôle-titre du spectacle des Plasticiens, finira en grand ballon porteur sur lequel va se produire une acrobate ! « La perle va vivre quelques aventures », promet Bureau, qui prévoit que le public du boulevard de Maisonneuve sera submergé par toute cette ménagerie marine.« En général, les gens sont surtout impressionnés par la dimension des éléments, comme par exemple notre murène de 25 mètres », ajoute le directeur artistique.Il précise cependant qu'une baleine est restée à la maison parce qu'elle était trop grosse pour être promenée dans la rue.Gonflés à bloc Installés à Graulhet, non loin de Toulouse (« un petit bled », précise Marc Bureau), les Plasticiens volants font cavaliers seuls dans leur domaine.« Il y a des gens qui utilisent du gonflable volant comme éléments fixes de décor.Mais à ma connaissance, nous sommes les seuls à les utiliser comme éléments de spectacle », dit Marc Bureau.Lorsqu'il a créé les Plasticiens volants, il y a 30 ans, le fondateur, Marc Mirales, travaillait surtout avec les montgolfières.Mais un jour il a eu l'idée de faire voler toutes sortes d'objets qui n'ont jamais la chance de côtoyer les nuages.C'est alors qu'il s'est mis en tête de fabriquer des objets volants.« À un moment donné, on s'est dit que ce serait bien de trouver des formes différentes.On a alors créé des dragons en se disant qu'il serait bien de les faire combattre, comme dans les combats de cerfs-volants en Asie », raconte Marc Bureau, qui travaille avec Mirales depuis les débuts des Plasticiens.De fil en aiguille, la troupe s'est associée à des artisans du milieu du théâtre pour créer des spectacles « fixes », comme une adaptation de Don Quichotte, et déambulatoires, comme Perle.Le plus grand risque auquel s'expose un cortège de créatures volantes ?« Le coup de vent soudain », laisse tomber Marc Bureau, sur un ton qui traduit la gravité de la menace.Puisque les créatures sont faites de tissu fragile, elles pourraient se percer en rencontrant un objet pointu ou un lampadaire malfaisant.Sur le plancher des vaches, une vingtaine de comédiens (vêtus de costumes gonflables) accompagneront la foule dans ce délire marin.Heureusement, la météo prévoit du temps clément pour les prochains jours.Beau temps pour plonger\u2026 Perle, des Plasticiens volants, du 16 au 19 juillet à 21h 30, angle de Maisonneuve et Sanguinet jusqu'à la grande place Loto-Québec.Information: 514-790-HAHA ou hahaha.com LES PLASTICIENS VOLANTS Ciel ! Des poissons ! « En général, les gens sont surtout impressionnés par la dimension des éléments, comme par exemple notre murène de 25 mètres » SYLVIE ST-JACQUES Des préados qui imitent avec brio lesmouvementsdes vidéoclips.Une pro des claquettes de Québec en micro-jupe entourée de deux colosses bien baraqués.Une amatrice de danse indienne de Saint-Eustache et d'autres qui, eux, donnent dans le country acrobatique\u2026C'est bien la preuve qu'au Grand Bal, comme dans la vie, tous les goûts sont dans la nature.«Ça se peut qu'on gagne ! », a affirmé avec aplomb Chloé, jeune danseuse de l'école montréalaise Urban Elements, qui se spécialise dans le hip hop.Elle n'était pas la seule à rêver de décrocher l'un des trois grands prix du Grand Bal, même si plusieurs danseurs participaient moins pour les honneurs que pour le plaisir.«Nous nous préparons depuis septembre », dit Marie D'Amours Belzi le, professeur à Karo- Forme, une école de Sainte-Julie qui fait dans le funky et le hip hop.«Nos élèves viennent ici surtout pour s'amuser et démontrer ce dont ils sont capables.» La mode du hip hop est loin de s'essouff ler, comme l'ont démontré les très nombreuses troupes qui se sont trémoussées sur les airs de Jay-Z.Une chance qu'il y avait des gum boots et des numéros de claquettes pour ajouter un peu de diversité à ce concours de danse qui, pendant presque cinq heures, a fait défiler quelque 1200 élèves d'écoles québécoises et ontariennes.Amél ie, 5 ans, s'extasiait devant une chorégraphie de salsa endiablée.«Aimerais-tu faire de la danse, Amélie ?» «Ou ! », répond-elle, les yeux ronds comme des boules disco.Sans surprise, les juges ont décerné au collectif de b-boying coréen Maximum Crew le premier prix de 5000 $.Les énergiques membres du Rockwell Crew (de Mc Masterville) ont décroché le deuxième prix tandis qu'une école de swing, Porto Swing Connection, est arrivée troisième.Après la compétition, tout ce beau monde s'est rassemblé sur la grande place Loto- Québec pour un grand party de danse collectif.Les uns dansent, les autres rient Ce premier samedi sur le site extérieur du Festival Juste pour rire avait pourtant commencé bien tristement, avec cette pluie soudaine venue miner l'atmosphère.Lentement mais sûrement, les festivaliers ont fini par se pointer en même temps que le soleil.Ceux qui voulaient fuir la chaleur torride ont trouvé une oasis de fraîcheur à l'ombre des arbres de la zone Jeunes pour rire (boulevard de Maisonneuve entre les rues Saint-Dominique et Sanguinet).Les petits peuvent s'éclater dans le circuit d'hébertisme, à l'atelier de dessin et au bassin où flottent des bateaux miniatures.Au passage des échassiers néerlandais de Close Act, gigantesques créatures préhistoriques du XXIe siècle, certains enfants ont eu la trouille de leur vie ! Le temps d'une promenade, ces immenses bibittes aux chuintements bizarres ont recréé l'ère jurassique sur le boulevard de Maisonneuve, menaçant les arbres et les humains de leurs becs pointus.Hier après-midi, sur le site de Juste pour rire, nous avons aussi croisé les Nomad urbains, trois petits vieux prêts à faire la jasette avec tout ce qui bouge et toutes sortes d'étranges individus qui se confondent avec la faune déjà bigarrée du quartier.Que les vrais freaks se lèvent ! Claquettes, baskets et arabesques La mode du hip hop est loin de s'essouffler, comme l'ont démontré les très nombreuses troupes qui se sont trémoussées sur les airs de Jay-Z.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Après avoir donné le meilleur spectacle qui soit en compétition, les participants se sont rassemblés sur la grande place de Loto-Québec pour un grand party de danse collectif.JUSTE POUR RIRE Les critiques des spectacles et l'actualité du festival sont sur www.cyberpresse.ca/spectacles TRIO RIRE L'humoriste Billy Tellier 1ILS ONT TOUS ÉTUDIÉ À L'ÉCOLE NATIONALE DE L'HUMOUR, SAUF UN.LEQUEL?Jean-Michel Dufaux Patrick Groulx Louis-José Houde Maxim Martin Christopher Williams Réponse : Patrick Groulx.Christopher Williams a entrepris ses cours à l'École, mais il s'est fait renvoyer.2 LE CINÉMA VU PAR FRANKY «Je suis allé voir un film sur la natation.Il y avait des longueurs.» 3 BILLY TELLIER RACONTE SON TERRIBLE ACCIDENT «À l'Halloween, j'ai frappé un chevreuil.Mon char n'a rien, mais les deux gars dans le costume.» 3417229A Du 13 au 23 juillet sur le site Lipton Jeunes pour rire Parc des habitations Jeanne-Mance ( entrée : de Maisonneuve Est et Sanguinet ) Du 13 au 23 juillet, venez passer une journée des plus excitantes sur le tout nouveau site Lipton Jeunes pour rire.Cette année, il y a encore plus d'activités et de spectacles.Promenez-vous à l'intérieur de notre bande dessinée géante, participez à l'atelier d'arts plastiques ou amusez-vous dans notre formidable zone de jeux d'eau ! Aussi, ne manquez pas d'assister à l'un des spectacles hilarants de la scène Lipton Jeunes pour rire.Vous rirez comme des petits fous\u2026 Plaisir familial garanti ! Marque de commerce détenue ou utilisée sous licence par Unilever Canada, Toronto, Ontario, M4W 3R2 3417168A "]
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