La presse, 16 juillet 2005, C. Arts et spectacles
[" BILLETTERIE RÉGLEZ VOS ACHATS DE BILLETS DES FRANCOFOLIES AVEC LA CARTE VISA DESJARDINS Profitez d'un rabais de 2 $ par billet Accès à des billets réservés Possibilité d'utiliser vos BONIDOLLARS via la Billetterie à la carte VISA Desjardins 1 877 BILLETS.Quantité limitée.Certaines restrictions s'appliquent.au Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine O.LESNUITS ZX5 DE 3 AOÛT, 21 h, Métropolis STEFIE SHOCK PREMIÈRE PARTIE : GATINEAU DANS SON DÉCOR NATUREL www.ticketpro.ca (514) 908-9090 MARC-ANDRÉ COALLIER HISTOIRES DE COEUR PAGE 14 TÉLÉVISION UNE CHAÎNE POUR LES RICHES: PAUVRES, S'ABSTENIR PAGE 4 Le magazine Rolling Stone nous avait prévenus l'automne dernier.En 2005, il faudra surveiller The Dears.La bible du rock'n'roll n'avait pas tort.Mardi, le groupe montréalais mettra un terme, au Spectrum, à unmarathon de près de neuf mois d'une tournée qui amené ses sixmusiciens des États-Unis à l'Europe en passant par l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon.MARC CASSIVI près avoir parcouru, aucours des dernières semaines, les plus grands festivals européens (Glastonbury, Roskilde, Montreux.), les Dears rentrent au bercail, le temps d'un repos bien mérité, avant de remettre lamainàlapâte.Leurprochain album, déjà en chantier, est prévu pour le printemps 2006.«Onvaprendreletempsde souffler quelques semaines, de revoir les amis, puis on va se mettre à répéter pour l'enregistrement, à l'automne.Une dizainede chansons sont déjà prêtes», explique lebassistedugroupe, Martin Pelland.Elle en a fait du chemin, la bande de l'énigmatique Murray Lightburn, depuis la sortie confidentielle, en avril 2003, de son deuxième disque.Né dans la tourmente \u2014 les chansons ont été remixées en catastrophe par Lightburn alors que deux musiciens abandonnaient le navire\u2014, No Cities Left, une collection ambitieuse de mélodies mélancoliques et d'arrangements élégants, a profité d'un deuxième souffle l'an dernier grâce à l'événement South by South West (SXSW).C'est à l'occasion de ce concert à Austin, au Texas, que les Britanniques se sont épris du spleen orchestral des Montréalais.Douce ironie.Une belle histoire d'amour venait de naître.À sa sortie en Grande- Bretagne, à l'automne 2004, la BBC qualifiait No Cities Left de «transcendant », l'influent magazine Mojo y trouvait un«chef-d'oeuvre» alors que le New Musical Express, toujours en quête duprochain messie, sacrait The Dears «meilleur groupe de la planète en ce moment».Excusez dupeu.> Voir DEARS en page 2 DEARS Lemarathon des De retour d'une tournée mondiale deneufmois, le groupemontréalais The Dears (Murray Lightburn, Natalia Yanchak, Patrick Krief, Martin Pelland, George Donoso et Valérie Jodoin-Keaton ) investit le Spectrum.PHOTOS VALÉRIE JODOIN-KEATON DEARS suite de la page 1 Pourtant, il y a deux ans à peine, on ne donnait pas cher de la peau des Dears.D'incessants changements de personnel et d'humeur duleader démiurge Lightburn (il signe toutes les paroles et musiques) avaient fini de convaincre que, malgré tout leur talent, les Montréalais allaient raccrocher leurs guitares.Il n'en fut rien.Et si, depuis la sortie de No Cities Left, le groupe a continué de collectionner les guitaristes (le compte est à quatre!), la formation semble aujourd'hui avoir trouvé une réelle stabilité avec Lightburn et sa compagne Natalia Yanchak (claviers, chant), Martin Pelland et la claviériste Valérie Jodoin-Keaton (un autre couple à la ville), le batteur George Donoso et le guitariste Patrick Krief.L'année qui vient de s'écouler permet tous les espoirs aux Dears.Ce fut une année charnière, une année d'émergence.L'année à venir, quant à elle, risque d'être celle de tous les possibles, de la confirmation du succès.«Je crois qu'on peut aller encore plus loin, croit Martin Pelland.On veut surprendre les gens, faire un disque très tight dont chaque chanson sera aussi puissante, aussi accrocheuse, aussi mélodique que la précédente.» Les attentes seront élevées, ce qui ne semble pas déranger outre mesure le groupe, assure Pelland.Outre les nouvelles pièces Gang of Losers, Hate Then Love, Raise The Dead et High Above a Lake of Fire, que l'on peut déjà entendre en spectacle, l'album devrait comprendre au moins une chanson en français, laisse entendre le bassiste.La scènemontréalaise Non seulement The Dears ont été salués partout pour la qualité de leurs chansons et l'énergie de leurs prestations\u2014il faut voir Murray Lightburn interpréter la sublime Lost in the Plot sur scène pour prendre la véritable mesure du groupe \u2014, mais ils comptent parmi les fers de lance de la fameuse «scène montréalaise», de toutes les modes à l'heure actuelle.Si l'on fait exception de Godspeed You! Black Emperor (volontairement à l'écart), The Dears constituent l'autre success story de la scène rock indépendante locale.même s'ils restent un peu dans l'ombre de The Arcade Fire.Martin Pelland ne s'en formalise pas, bien au contraire.«Ça me fait plaisir pour Montréal, dit-il.Si ça peut nous aider et aider les autres, tant mieux.Je suis un grand fan de The Arcade Fire.Leur album(Funeral) est sublime.Je n'ai pas d'autre mot pour le décrire.Je ne vois pas du tout la situation d'un point de vue compétitif.Tant mieux si entre nous, on se pousse à se surpasser.» Plutôt que de se distancier du phénomène (comme, à certains égards, The Arcade Fire), les Dears embrassent la scène rock alternative locale, en pleine ébullition.Avec leurs amis des Stars, les Torontois Broken Social Scene, Metric et Death From Above 1979, les Montréalais ont effectué une minitournée japonaise au printemps.qui s'est achevée dans un bar karaoke de Tokyo où l'on trouvait Ginette, de Beau Dommage, dans le répertoire de chansons.«Les Japonais nous ont regardé un peu de travers!» confirme Martin Pelland.Sur la route pratiquement sans interruption depuis octobre 2004, The Dears préparent pour leur public montréalais une grande fête en guise d'au revoir, mardi au Spectrum.Ce sera le dernier concert d'une année d'exception.«Ça va être un gros party entre amis, promet Martin Pelland.On est un peu anxieux, mais surtout excités à l'idée de retrouver notremonde.» Des retrouvailles qui promettent.Comme la suite de l'histoire, d'ailleurs.THE DEARS, le mardi 19 juillet, au Spectrumde Montréal The Dears en Europe Le groupe montréalais The Dears vient de compléter une tournée des grands festivals européens qui les a menés de Hyde Park, à Londres, à Balado, en Écosse, en passant par Montreux, Glastonbury et Roskilde.Le bassiste des Dears, Martin Pelland, nous propose un extrait de son journal de bord, illustré des photos de la claviériste Valérie Jodoin-Keaton Wireless Festival Londres, Angleterre / 24 juin «Nous sommes accueillis par une foule enthousiaste.» Le Wireless Festival de Londres a lieu à Hyde Park, le parc La Fontaine des Londoniens.Sans vouloir rien enlever à notre beau parc, force est de constater que si les Anglais ne l'ont pas vraiment avec la bouffe, c'est une autre histoire avec le jardinage.Nous sommes accueillis par une foule enthousiaste, qui se manifeste particulièrement durant 22: The Death Of All The Romance.Les spectateurs s'éparpillent quelque peu en fin de spectacle lorsque New Order entame les premières notes de sa performance sur l'autre scène.C'est New Order après tout! Ce soir, c'est la Saint-Jean-Baptiste.L'occasion de prendre quelques bières pendant que Renaud, notre technicien de son, entame quelques secondes à peine notre Gentille Alouette nationale.À 3h du matin, tout le monde dans l'autobus: direction Glastonbury! Glastonbury Pilton, Angleterre / 25 et 26juin «George fait ses étirements, on fait tous les cent pas.Je regarde Natalia qui est enceinte et je me dis que cette fille-là a des nerfs d'acier.» Il y a beaucoup de raisons qui font de Glastonbury le festival le plus prestigieux d'Europe.Chaque année, plus de 125 000 billets s'envolent en quelques minutes pour trois jours de festivités, sans même que le programme musical n'ait été annoncé.Un festival sans commanditaire, qui affiche des bannières d'Oxfam, de Greenpeace et de Water Aid.Nos festivals québécois ont encore des croûtes à manger à cet égard! J'ai su pourquoi 35 ans de tradition ne mentent pas en découvrant la planète Glastonbury.Bien sûr, il y a la boue.Des lacs de boue! Valérie, Patrick et moi réussissons à confectionner un habit imperméable digne d'un film de science-fiction de série B.Le site qui s'étend sur cinq fermes est immense et rempli de gens aux costumes uniques (les chapeaux surtout) et de kiosques aux produits divers (des robes de flamenco au bar de gaz hilarant!).Il y a même une chapelle où l'on célèbre des mariages païens.De samedi 15h30 à dimanche 7h, nous avons marché des kilomètres au son du techno, du folk, du rock, du reggae, et j'en passe.Résultat: personne n'a dormi plus de trois heures avant le plus important concert de notre carrière.Trop nerveux, trop anxieux, trop excité, trop tout! Je me sens comme à mon premier concert.En arrière-scène, il y a Martha et Rufus Wainwright.C'est rassurant de voir d'autres Montréalais dans les environs! Il est 16h30.Renaud y va d'un meeting-surprise.«On fait ça tous les jours, alors il n'y a pas de raison de paniquer.» Il ajoute nerveusement en riant: «En passant, c'est mon plus gros concert aussi !» George fait ses étirements, on fait tous les cent pas.Je regarde Natalia qui est enceinte et je me dis que cette fille-là a des nerfs d'acier.Une minute trente.George et moi crions à pleins poumons.17h: ça y est.On est sur scène.Val entame le premier accord et voilà, nous entrons dans une autre dimension.Cinquante minutes plus tard, une foule de plus de 10 000 personnes tape des mains avec nous la fin de Heartless Romantic.Voilà, c'est fait ! Comme dira Murray un peu plus tard: «C'est comme un ouragan, tout arrive si vite et sans même avoir le temps de réaliser ce qui se passe, c'est déjà fini.» George et moi nous serrons dans nos bras.On sait pourquoi: des années à rêver de jouer là où nos idoles ont joué.Et qui voit-on en arrière-scène?Ian Brown des Stone Roses.Au même moment, j'entends la voix de Brian Wilson entamer la première chanson de Smile.Je souris, je suis au paradis de la musique.Wireless Festival Glastonbury Roskilde Rock Werchter Metropolis Festival Festival de jazz de Montreux Oxygen Tin the Park ARTS ET SPECTACLES Roskilde Danemark / 30juin et 1er juillet «Jevous jure quec'est valorisant en tant que musicien d'être associé à untel événement.» Plus d'un truc fait la réputation de Roskilde.Bien sûr, quelque 100 000 beautés scandinaves, mais aussi la tradition de bénévolat qui anime le festival.Seulement 20 personnes y travaillent comme employés rémunérés.Plus de 20 000 bénévoles complètent l'équipe.Comme si ce n'était pas suffisant, 100%des profits sont versés à des causes humanitaires; cette année, on sensibilise particulièrement les festivaliers à l'organisme Act Against Slavery.Je vous jure que c'est valorisant en tant que musicien d'être associé à un tel événement.Roskilde, c'est aussi une grosse fête.Les gens arrivent avec leurs tentes, cinq jours avant le premier concert, afin de célébrer un pré-festival! En plus des spectacles, le festival offre des films en plein air, un parc de skateboard et même un trampoline géant sur lequel Valérie, Patrick, George et moi avons fini notre première journée à 5h du matin ! Le concert a lieuà 20h, le lendemain, après unmarathon d'entrevues en après-midi.Il s'agit probablement de l'une de nos meilleures prestations de l'année.De retour en arrière-scène, Murray se fait conseiller sur la paternité par Thurston Moore (Sonic Youth), qui joue après nous.On court vers la scène principale au son de Sabbath Bloody Sabbath.Trois autres chansons d'Ozzy (avec Black Sabbath) et on quitte le site en route pour la Belgique.Rock Werchter Werchter, Belgique / 2 juillet «.j'assisteà undemes top concerts à vie.» Deux scènes situées en plein milieu du bois et une programmation musicale exceptionnelle.En quatre jours, on présente Snoop Dog, Green Day, Interpol, Rammstein, Chemical Brothers, Kraftwerk, Thievery Corporation, Sum 41, Elvis Costello, Garbage, Jimmy Eat World, The Kills, R.E.M., Foo Fighters, Queens Of The Stone Age, Eagles of Death Metal, The Mars Volta, Audioslave, les Montréalais Simple Plan et j'en passe.On a le vent dans les voiles.Malgré 14 heures d'autobus, on donne un très bon concert juste avant une brillante prestation de Bloc Party.Ensuite, j'assiste à un de mes top concerts à vie: Nine Inch Nails.Énergie, passion, déchéance, fragilité, beauté.Toute la gamme des émotions en moins d'une heure.Wow! En coulisses, Spike, Renaud et Patch (notre équipe de production) ont préparé un canular à l'intention des Tears (ex-Suede).Ils ont interchangé les noms sur les portes des loges des Dears et des Tears durant la prestation de ces derniers.Au retour de scène, c'est la confusion totale.On en est quitte pour faire la fête (encore une fois) avec Bernard Butler.Metropolis Festival Rotterdam, Pays-Bas / 3 juillet «Lemoment fort de la journée est une partie de football entre Stars et nous.» Un festival gratuit qui met en vedette des groupes de la relève.Pour nous, c'est la chance de revoir nos amis de Stars et de Death From Above 1979 avec qui nous avons joué au Japon en mai.Le moment fort de la journée est une partie de football entre Stars et nous, suivi en soirée par un jam session organisé par le festival dans un bar de Rotterdam.On accompagne DFA 1979 pour une interprétation plutôt honnête de Machine Gun de Jimi Hendrix.Le ridicule ne tue pas! Surtout quand on se fait promettre bar open.Festival de jazz de Montreux Montreux, Suisse / 7 juillet «C'est fou, malgré la fatigue et le retour à la maison si proche, nos performances continuent de s'améliorer.» Situé au bord du lac Léman, Montreux est magnifique.Son festival de jazz, légendaire.Tout comme celui de Montréal.La comparaison s'arrête là.Legrand saxophoniste Charlie Parker détestait que lamusiquesoit compartimentée.Les programmateurs suisses l'ont depuis longtemps compris.Non seulement présentent-ils du jazz, mais aussi du pop, du soul, de la chanson, du folk et du rock.En revanche, on ne retrouve pas en Suisse la même atmosphère festive qu'au Festival de jazz de Montréal.Lamajoritédes spectacles à Montreux sont présentés dans deux salles.Le site, qui offre évidemment une vue magnifique sur le lac, s'étend sur à peine trois cents mètres.On joue au Miles Davis Hall.Le nom donne des frissons! Quelques minutes avant d'enchaîner six entrevues consécutives (Murray en donne quatre; pas mal pour un groupe qui n'a jamais joué en Suisse!), on nous informe des explosions à Londres.Première réaction: appeler les parents afin de les rassurer.Nous étions à Londres la veille aumatin.Huit cents personnes assistent à notre spectacle, en compagnie d'Anthony & The Johnsons et Bright Eyes.Je sens la déroute des Suisses dès la seconde pièce (Lost In The Plot ).C'est bon signe.Il règne une ambiance très «studio de télévision» dans la salle.Et pour cause: quatre caméramans filment notre prestation.J'ignore si c'est pour cela, mais la musique est plus tight que jamais.C'est fou, malgré la fatigue et le retour à la maison si proche, nos performances continuent de s'améliorer.Je rate Bright Eyes.Pourquoi?Prenez une carte de l'Europe, faites un pointà Montreux (Suisse) et un autre à Dublin (Irlande): imaginez un autobus qui roule et vous allez comprendre! Oxygen Dublin, Irlande / 9 juillet «La grande roue, les autos tamponneuses et labarbeà papa.» T in the Park Balado, Kinross, Écosse / 10juillet «Ilya certainement de l'émotion dans l'air, mais aussi beaucoupd'excitation puisqu'on serabientôt de retour à lamaison.» Les deux festivals se ressemblent tellement qu'il vaut mieux les regrouper dans mon journal.Les mêmes artistes sont pratiquement tous à l'affiche.Les scènes sont très mal disposées, rendant le passage d'un spectacle à l'autre pratiquement impossible.Est-ce ce qui explique la diminution de l'assistance à nos spectacles comparativement aux festivals précédents ?C'est bizarre, on dirait un cirque itinérant comme il y en a en région au Québec l'été.La grande roue, les autos tamponneuses et la barbe à papa, sauf que c'est Snoop Dog qui est en concert au lieu du traditionnel cover band qui joue La P'tite Grenouille et Les Chats sauvages.De tous les festivals, c'est certainement à Dublin et à Balado qu'il se vend le plus de bière.Malheureusement, les toilettes sont aux îles Mouc- Mouc.Hommes, femmes, tout le monde se vide sur le bord des clôtures! Le concert du 10 juillet est notre dernier en sol européen cette année.Il y a certainement de l'émotion dans l'air, mais aussi beaucoup d'excitation puisqu'on sera bientôt de retour à la maison.De plus en plus de curieux se joignent à la foule aucoursduspectacle.C'estencourageant.Aprèsseulement 30 minutes\u2014horaire serré oblige\u2014nous devons quitter la scène.Qu'importe.La bière nous attend au Pistol, ainsi qu'une bonne poutine.Sauf Natalia, la future maman, qui remplacera probablement la bière par une deuxième poutine.Après le spectacle, l'ambiance est à la fête.C'est dans ces occasions que Murray devient le clown du groupe.Cette fois-ci, son truc c'est de marcher une soixantaine de mètres avec un verre de bière sur sa tête.Le verre ne tombe pas et à la surprise de tous, Billy Armstrong de Green Day, en route pour la scène, s'arrête pour serrer la main de Murray (le verre toujours sur la tête) et le féliciter de son exploit.En route pour l'aéroport, après avoir parcouru des dizaines de milliers de kilomètres en 11 semaines, je n'ai une chanson en tête: Home Sweet Home (I'm on my way, I'm on my way.) de Mötley Crüe! Riez si vous voulez.J'assume mon penchant pour le glam-métal des années 80.On peut sortir un gars du Québec, mais on ne sort pas le Québec du gars.La version complète du journal de tournée de Martin Pelland est disponible à ces adresses : www.thedears.org et www.pop-montreal.com ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES Une chaîne de télé pour les riches Pauvres, s'abstenir HUGO DUMAS TÉLÉVISION Qui a dit que la télévision était le médium le plus démocratique ?Certainement pas les créateurs de Plum TV, une nouvelle chaîne de télé numérique créée par et pour les plus riches citoyens américains.Plum TV, avec son logo mauve très design, ne se cache pas d'être élitiste et le revendique haut et fort.D'abord, les téléspectateurs ordinaires, comme vous et moi, ne peuvent pas la regarder.Car Plum TV n'est disponible que dans des marchés extrêmement ciblés: les Hamptons, Martha's Vineyard, Nantucket, Aspen et Vail.Une antenne doit également apparaître à Park City, dans l'État de l'Utah.Tous des endroits de villégiature fréquentés par la faune du jet-set, les stars de Hollywood, les financiers, les banquiers de Wall Street et la haute société new-yorkaise.Bref, les gens qui tapissent mensuellement les pages du Vanity Fair en chemise blanche et pantalon beige roulé dans le bas, accompagnés de leurs deux enfants blonds qui courent sur la plage.En comparaison, c'est comme si un entrepreneur québécois lançait une chaîne de télé disponible uniquement à Tremblant, Knowlton, North Hatley et autour du lac Memphrémagog, où le Québec inc.se la coule douce l'été.Et qu'est-ce qu'on regarde à Plum TV?Chacune des stations diffuse sa propre émission matinale (une sorte de Salut, bonjour pour gens fortunés), dont la musique a été composée par Wyclef Jean.Il y a également des émissions sur le calendrier social, les vins, les parties de polo, les régates, les courses de chiens, le yoga en couple et la liste des propriétés à vendre.Une émission propose de longues entrevues avec des PDG d'entreprise.Les enfants n'ont pas été oubliés.À Plum TV, ils peuvent regarder des marionnettes (les Hamptoons, quel joli nom), ainsi que Heads and Tales, une émission où des vedettes en vacances dans les Hamptons leur lisent des contes classiques.C'est l'ex-mannequin britannique Sophie Dahl qui a entamé la série.Dans l'extrait que nous avons vu, Sophie Dahl est confortablement installée sur le porche de la luxueuse résidence de son beaupère \u2014un chirurgien plastique réputé\u2014 pour faire la lecture aux tout-petits.Un des cofondateurs de Plum TV, Tom Scott, 39 ans, a fait fortune avec sa compagnie Nantucket Nectars, une entreprise de jus qui l'a rendu multimillionnaire.Tom Scott est marié à Emily Woods, fondatrice de la chaîne de magasins J.Crew, qui vend des polos rayés et des chemises Oxford à tous les diplômés des prestigieuses universités de la côte est américaine.Évidemment, J.Crew commandite PlumTV mur à mur.Étonnamment, malgré la petitesse du bassin de téléspectateurs potentiels, Plum TV, qui se targue de produire de la télé locale pour le village global, marche très bien depuis son lancement, en 2004.Certains soirs, près de 500 000 personnes la regardent.Et ces téléspectateurs, souvent en vacances, sont beaucoup plus enclins à essayer des nouveaux produits.Entrent ici les publicitaires.Selon le magazine Newsweek, le téléspectateur moyen de PlumTV gagne 218 000$ par année, avec un bas de laine familial évalué à 2,5 millions.Pour attirer des annonceurs de prestige, la chaîne mise sur la qualité et non la quantité de téléspectateurs.Déjà, des firmes de courtage et des compagnies de jets privés y annoncent leurs produits.Mais pas dans des traditionnels tranches de 30 secondes.Ils paient pour du placement de produit et peuvent même influencer le contenu de certaines émissions.Alain Désormiers, président de Touché !, agence montréalaise de placement média, croit que Plum TV est l'incarnation d'un phénomène de plus en plus fort en télévision : les chaînes encore plus spécialisées.« Nous sommes rendus à l'ère de l'ultraspécialisation.Nous ne sommes plus dans le broadcast, mais dans le narrowcast.C'est plus niché, c'est plus étroit comme cible », explique-t-il.Selon lui, les annonceurs se tournent de plus en plus vers les chaînes spécialisées (Canal Vie, Z, etc.) pour vendre leurs produits, au détriment des généralistes comme TVA, TQS et Radio-Canada.« Par exemple, pour Uniprix, on achète chez Canal Vie.La cible de Canal Vie, c'est très féminin et c'est ce qu'on vise pour Uniprix », souligne Alain Désormiers.Entre 25% et 30% de l'écoute télévisuelle va aujourd'hui aux chaînes spécialisées.Il y a 10 ans, la part des spécialisées était minime.L'arrivée de PlumTV ouvre maintenant la porte à la publicité électronique pour l'industrie du luxe.Traditionnellement, des compagnies comme Birks, Gucci ou Dior n'annoncent jamais à la télé et s'affichent plutôt dans les magazines et dans les livraisons du week-end des grands journaux.«Plus les gens sont fortunés, moins ils consomment de télévision », rappelle Alain Désormiers.Beautés désespérées, la meilleure émission Questionnés par le magazine spécialisé Broadcasting & Cable, 103 critiques de télévision ont publié cette semaine leurs palmarès des meilleures émissions de la dernière saison.En tête de liste, toutes catégories confondues, on retrouve Desperate Housewives, le succèssurprise de ABC que nous présente Radio-Canada tout l'été (les mardis, à 20 h).Lost \u2014 Perdus dans la version française de la SRC\u2014a été consacré meilleur drame, devançant Deadwood (HBO), House (Fox) et The Wire (HBO).La meilleure comédie est Arrested Development du réseau Fox, qui n'a pourtant pas les cotes d'écoute qu'elle mérite.C'est une série formidable, qui a bien failli être annulée, faute d'un auditoire satisfaisant.Dans la catégorie meilleure téléréalité, The Amazing Race a été couronnée.La pire émission ?Fear Factor du réseau NBC, qui capitalise sur le fait que les gens feraient n'importe quoi pour passer à la télévision, écrit un des répondants du sondage.Parmi les autres navets, on note la téléréalité Britney & Kevin ainsi que The Simple Life, mettant en vedette Paris Hilton et Nicole Richie.PHOTO REUTERS Les critiques adoooorent la série Beautés désespérées.Une autre preuve : ils l'ont élue meilleure émission de la dernière saison.Plum TV n'est disponible que dans endroits de villégiature fréquentés par la faune du jet-set.3325287A SÉPARÉS À LANAISSANCE Amateurs de cette rubrique, vous allez devoir conserver précieusement tout les «séparés à la naissance» dans un grand scrapbook et ce, à compter d'aujourd'hui.L'équipe fantôme a reçu une dizaine de courriels suggérant comme jumeaux Pat Metheny et Richard Séguin.C'est bien.C'est vrai qu'ils se ressemblent! Le problème, c'est que nous avons passé cette suggestion il y a environ un mois! Vous êtes si actifs et si productifs qu'on ne peut vous en vouloir\u2014mais où étiez-vous donc, au temps chaud?dit la fourmi à la cigale qui passe son temps au Festival de jazz.Jonathan Murray, de Longueuil, a fait la trouvaille de cette semaine : le célèbre chanteur Paul Anka et l'animateur radio Michel Desautels ! Put your head on the shoulder of Paul, Michel.QUESTION D'ARGENT Vingt mille beaux dollars! C'est le salaire, à la minute, versé à Nicole Kidman pour un discours d'une demi-heure à l'Opéra de Sydney, Australie, et elle n'est même pas obligée d'y aller en personne! L'actrice, elle, empochera grosso modo un demi-million de piastres pour son allocution, peut-être diffusée par satellite.ILS, ELLESONT DIT\u2026 «Je ne signe plus pour personne, à moins qu'on me donne de l'argent.» \u2014 Leonardo Di Caprio, à une femme ordinaire qui voulait juste un petit autographe.«La vie ne tient pas à grand-chose.» \u2014 Dany Bernier, alias Babu, VJ de Musique Plus, philosophant sur l'accident de moto dont il a été récemment victime.«The show must go on.» \u2014 Scarlett Johansson en tournage à Londres pour le prochain film de Woody Allen, malgré les métros qui explosent et les autobus qui prennent en feu.«Les parents ne se doutent pas que ces drogues transforment leurs enfants en morts-vivants.» \u2014 Kirstie Alley, rejoignant Tom Cruise dans sa lutte contre la médicamentation psychiatrique (avec Kelly Preston et John Travolta.) «Je croyais qu'on allait seulement se caresser, faire ce genre de choses.Mais au bout d'un moment, elle a pris la situation bien en mains.Elle a été un bon prof.» \u2014 Ewan Mc Gregor, à propos de celle qui l'a dépucelé, femme d'expérience et parfaite inconnue.EN HAUSSE.EN BAISSE - L'équipe des Arts + Spectacles Une rubrique qui, comme le syndicat de TQS, reste sur ses gardes.Michel Desautels Paul Anka > LE SYNDICAT DES EMPLOYÉS DE TQS Quand les journalistes s'inquiètent pour l'avenir de leur noble métier, il ne faut pas désespérer, au contraire, c'est plutôt bon signe.Signe de vigilance et de vitalité.Par la voix du reporter Étienne Phénix, aussi président du syndicat de TQS, les gens du Mouton noir de la télé manifestent leur mécontentement face à ce qu'il est convenu d'appeler la «confusion des genres», c'est-à-dire l'embauche de célébrités médiatiques, d'animateurs-vedettes, voire de comédiens à temps partiel, à la barre du journal télévisé.Les bonzes de TQS songent sérieusement à Isabelle Maréchal comme lectrice du Grand Journal de 22h.L'ennui, c'est que Maréchal s'occupera également de l'animation de Loft Story 2, en plus de tenir de petits rôles dans Virginie et Caméra Café aux réseaux concurrents.Selon Phénix et ses supporteurs, ça ne fait vraiment pas très sérieux.> VANCOUVER Peut-être par surdose d'air climatisé, les employés d'un commerce de la région de Vancouver ont vendu 14 exemplaires du nouveau roman Harry Potter la semaine dernière, alors que le bouquin (Harry Potter and the Half- Blood Prince) ne devait être offert au public qu'aujourd'hui.Pour pareil crime, on hésite : l'expatriation, la bastonnade ou la chaise électrique?Fort heureusement, le brave éditeur britannique de l'oeuvre de J.K.Rowling a obtenu l'interdiction aux acheteurs de révéler le punch du roman, sous menace de poursuite.À Entracte, on n'a peur de personne et on révèle tout : Harry Potter s'installe au Canada avec un petit rouquin à lunettes, et ils s'épouseront au Yukon.entracte@lapresse.ca PHOTO FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL PHOTO SOCIÉTÉ RADIO-CANADA Nicole Kidman Scarlett Johansson PHOTO UNIVERSAL STUDIOS PHOTO GETTY IMAGES ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET QUÉBEC \u2014 Pour un soir de 14 Juillet, on ne pouvait demander mieux.S'il y a un artiste populaire évocateur de la France dont c'était jeudi la fête nationale, c'est bien Bruno Bénabar.Sur une place d'Youville débordant de fans de chanson française, il a été généreux et le public lui a rendu la pareille.Hier soir, on pouvait aisément prévoir un impact comparable alors que Bénabar remettait ça au parc de la Francophonie.Cette prise de contact sur ce continent préfigurait une longue et solide relation franco-québécoise, force était de le constater au Festival d'été, qui l'accueillait en exclusivité.Au terme de plusieurs mois d'enregistrement d'un album à paraître (et qui fera suite à l'acclamé Les Risques du métier, dont le contenu se trouve partiellement sur la compilation locale Couche-tard et lève-tôt), Bénabar a finalement accepté d'affronter l'Atlantique et sa peur maladive de l'avion pour ainsi redémarrer sa machine à spectacle stationnée depuis huit mois.La machine a été remise en marche, huilée au quart de tour avec cordes électriques, claviers, percussions et cuivres.Pour le plus grand plaisir des fans de Québec (dont plusieurs Françai s transplantés en terre d'Amérique), le chanteur et son groupe ont enchaîné ces musiques typiques de la chanson hexagonale, ces accents de fanfare déglinguée à la Nino Rota, ces pointes de rock, valse, musette ou polka.Nous avons vu en Bénabar un descendant direct du music-hall français, son voltage sur les planches étant (étrangement) comparable à celui de feu Bécaud.Nous avons vu en lui un descendant des pointures de la chanson dite à texte.Nous avons goûté ses évocations du quotidien, cette rigolote et touchante Y'a une fille qu'habite chez moi, parodie festive des habitudes domestiques masculines et féminines qui n'ont cesse de s'entrechoquer.Nous avons aussi repéré un amoureux de la chanson française lorsqu'il a livré la reprise masculine d'une grande chanson créée par la grande Barbara : Dis, quand reviendras-tu ?Bordel organisé Plus tôt dans la journée, Bénabar avait expliqué la préparation au « débarquement ».Non sans humour : « On n'a pas répété, je suis venu parce que la mise de votre festival était tellement alléchante que je ne pouvais la refuser », a-t-il ironisé.Bien sûr, il n'était pas question de venir pour la première fois au Québec sur le pilote automatique.Le fameux trentenaire, devenu l'un des plus populaires chanteurs français de l'heure, s'est effectivement démené avec l'énergie et la fraîcheur des hommes de scène qui ne tiendront rien pour acquis.Et qui réprouvent toute attitude conquérante, modestie oblige.« Je ne viens pas investir un nouveau pays.Je sais qu'il me faut recommencer le travail, repartir comme je l'ai déjà fait en France.Là-bas, d'ailleurs, rien n'est acquis non plus.Je ne m'y sens pas installé », a-t-il assuré.De facto, nous n'avons pas eu devant nous un ensemble ronflant, mais bien une équipée dont les membres ont donné tout ce qu'ils avaient dans le ventre.« On réarrange toujours un peu le spectacle, car il faut briser la routine.Nous répétons, nous travaillons avec professionnalisme, mais lorsque nous montons sur scène, il y a aussi ce bordel organisé.Il faut éviter de s'enliser dans un truc trop formel, la propreté musicale n'est pas une valeur à laquelle je m'identifie.Le classicisme présumé de Bénabar, en déduit-on, est assorti d'un vrai désir de liberté faisant bon ménage avec des références qui ne se limitent pas aux années 50 et 60 : « Je suis aussi un grand fan de la chanson des années 70, j'adore Joe Dassin, mais cette génération avait fait quelques abus de chansons d'amour.J'admire, par ailleurs, Alain Bashung, impressionnant à chacune de ses nouvelles expériences.Tom Waits me fascine.J'aime aussi la chanson française de grande qualité des années 80 et 90, Souchon, Jonasz, etc.En somme, j'aime la chanson populaire à condition qu'elle soit de grande qualité et qu'elle évite le racolage.J'aime que la chanson populaire ait des ambitions artistiques.» Génération décomplexée Cet effort de synthèse des grandes époques de la chanson, estime- t-il en outre, a certes quelque chose à voir avec la génération dont il est issu, la génération des Delerm, Camille, Sanseverino, Cherhal, Tiersen, Fersen, Biolay, Bruni, etc.« Après les années 80, soulèvet- il, il y a eu un rejet justifié de la grande chanson, des Brel, Brassens et Ferré.Ça devait être rendu trop castrateur, les gens avaient besoin de s'en éloigner.Il y a eu aussi Gainsbourg dont l'oeuvre pop était pour plusieurs créateurs la terre brûlée au chapitre de la création \u2014 comment la dépasser ?Et nous, nous sommes arrivés assez longtemps après pour ne pas nous sentir obligés de mettre des boîtes à rythme.Pour nous, ce n'est plus la honte que d'ajouter de l'accordéon.« Je dirais que nous sommes décomplexés.Nous assumons les références, nous faisons de la chanson française peut-être classique, nous ne nous sentons pas obligés de présenter une originalité de façade.Sans non plus nous complaire dans un classicisme qui tient du passéisme rive gauche.» On pourrait allonger la liste des prédécesseurs et des contemporains, on pourrait prolonger la réflexion sur les acquis de cette nouvelle génération de chanson française dont Bénabar est un des principaux artisans.En tout cas, nous avons vu ce chanteur doué s'inscrire bellement dans une tradition de grande chanson, une tradition exigeante mais aussi accessible.Nous avons vu ce citoyen sobrement vêtu (veston sport, chemise bien repassée, le look du Parisien de base) livrer des textes tendres, drôles, ancrés dans le quotidien.Nous avons vu un homme capable de dévoiler avec une sensibilité bienveillante les travers et la vulnérabilité du genre humain, un peu à la manière du regretté cinéaste Claude Sautet que Bénabar admire.« Les choses de la vie sont belles et intéressantes telles qu'elles sont.Les gens peuvent être courageux, ils peuvent être lâches pour ensuite faire preuve de noblesse.» Et ça peut faire de très belles chansons.FESTIVAL D'ÉTÉ DE QUÉBEC Enfin Bénabar! PHOTO LE SOLEIL On a pu voir en Bénabar un descendant direct du music-hall français, un descendant des auteurs de la chanson dite à texte.« Je dirais que nous sommes décomplexés.Nous assumons les références, nous faisons de la chanson française peut-être classique, nous ne nous sentons pas obligés de présenter une originalité de façade.Sans non plus nous complaire dans un classicisme qui tient du passéisme rive gauche.» 3330120A 3332161A 3325393A « Grosse production cet été à Rougemont, distribution imposante, déco design, propos riches.» Dominique Lachance, Journal de Montréal « Autopsie d'un succès assuré.Cette pièce contient tous les ingrédients à succès.» André Corbeil, Le Journal de Chambly «L'une des meilleures pièces présentées ces dernières années dans les théâtres d'été.L' oeuvre est originale, aussi drôle qu'émouvante.»Jean Beaunoyer, La Presse «Une excellente production !» Patricia S.Bilodeau, La Voix de l'Est ARTS ET SPECTACLES NUITS D'AFRIQUE La magie de Tuku ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Deux ans après avoir offert un concert fort apprécié à la place Émilie-Gamelin, Oliver Mtukudzi, a officiellement lancé Nuits d'Afrique en donnant un spectacle irrésistible au Spectrum, jeudi soir.Parrain de ces 19e Nuits, l'artiste zimbabwéen était l'un des invités d'honneur du festival de musiques africaines et afrolatines qui a débuté mercredi, de manière plus confidentielle, avec les prestations de Feso au Balattou et Maria de Barros au Kola Note.Tuku, comme l'appellent ses compatriotes, n'a pas mis beaucoup de temps à faire bouger son monde.Ce qui ne veut pas dire qu'il a démarré en lion.Il n'attaque pas de front, ni dans ses textes (volontiers allégoriques, disent ceux qui comprennent le shona), ni sur scène.Sa manière est plus rusée.Il a commencé tout en douceur, misant sur sa voix éraillée et sa guitare acoustique.Puis, deux ou trois chansons plus tard, sans qu'on sache vraiment comment il s'y était pris, une bonne partie du parterre s'était transformée en plancher de danse et il était évident que le chanteur habitait chaque recoin du Spectrum.S'il fait danser les gens, on ne peut pas dire que Tuku et son groupe (sept musiciens et chanteurs l'accompagnent) livrent un spectacle énergique.Ce n'est pas tout à fait le bon mot.Personne sur scène ne reste planté droit comme un i, bien sûr.Le chanteur et ses trois choristes (un homme et deux femmes) esquissent d'ailleurs souvent de petits pas de danse visiblement chorégraphiés.Loin de s'imposer par la force, Tuku aspire les gens grâce à sa musique bien balancée et, voilà le mot juste, entraînante.Soirée dansante Son spectacle tient plus de la soirée dansante que de la recherche esthétique.La plupart des chansons de Tuku se ressemblent : derrière la voix du chanteur, puissante et chaleureuse, il y a ces mélodies empruntées au piano à pouces et égrenées sur une guitare électrique à la fois jasante et discrète, cette basse bien solide, ces incontournables choeurs et ces percussions moins portées vers le sprint que le marathon.L'idée n'est pas de changer d'univers d'une chanson à l'autre, mais de se laisser porter par la transe légère qu'elles induisent.Il y a derrière tout ça un esprit de communauté qu'on dirait apparenté au gospel, l'exubérance enmoins.Le son n'a pas toujours été parfait.La basse a longtemps été trop au premier plan.En revanche, on avait du mal à entendre ce que jouait le claviériste et, par moments, le percussionniste avait beau taper sur ses congas, aucun son ne se rendait jusqu'à nous.Un certain équilibre a été trouvé après une bonne demi-heure de concert.Mais à ce moment-là, la magie de Tuku avait déjà opéré.Il fallait être bien coincé pour ne pas se laisser prendre au corps par ces musiques justement conçues pour faire bouger la tête, les épaules, les hanches et ainsi faire oublier les tensions de la vie de tous les jours.En plus de la soirée Mandingue groove présentée ce soir, les amateurs de rythmes africains pourront renouer avec Papa Wemba au Kola Note.Demain, le Dominicain Joaquin Diaz fait chanter son accordéon au Balattou, alors que le Kola Note présente une soirée aux accents jazzy.Samina, récemment vue sur scène à l'occasion du Festival international de jazz de Montréal, s'y produira dans le cadre d'un programme triple mettant également en vedette le guitariste Harold Faustin et le saxophoniste Alix « Buyu » Ambroise.Nuits d'Afrique se poursuit jusqu'au 24 juillet et présente notamment des spectacles de Mino Cinelu (lundi), Daby Touré (lundi, on vous en reparle en ces pages), Syncop (mercredi), Ramatou Diakité (jeudi) et Kaïssa (jeudi).Ferro Gaïta, du Cap-Vert donnera le concert de clôture dimanche, au terme d'un week-end de concerts extérieurs gratuits auxquels participeront entre autres Kaleta, Chris Combette ainsi que Ricardo Lemvo et Makina Loca.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le Zimbabwéen Oliver Mtukudzi a donné un spectacle irrésistible jeudi soir pour lancer les 19e Nuits d'Afrique.3316545A 3332212A 3325443A ARTS ET SPECTACLES NUITS D'AFRIQUE / Balla Tounkara Digne héritier des griots Balla Tounkara participe au Mandingue Groove, un des trois événements spéciaux du Festival des Nuits d'Afrique.Ce soir, le koriste partagera la scène du Spectrumavec le Sénégalais Zale Seck et le Guinéen Sekouba Bambino.Une soirée à l'honneur de la culture mandingue, qui unifiait toute l'Afrique de l'Ouest avant la colonisation.PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Balla Tounkara devait être un grand musicien.C'était écrit dans les astres.Son grand-père a joué la kora pour George Bush père et Jimmy Carter.Son oncle est une icône de la guitare africaine.Sa mère est chanteuse.Son père joue du balafon.Tous des descendants de griots.Dans la culture mandingue \u2014 héritée de l'Empire mandingue, couvrant toute l'Afrique de l'Ouest vers le XIIIe siècle \u2014, le griot porte l'histoire de son peuple.Il la transmet par le conte et la musique.Le griot préside aussi les cérémonies, comme les funérailles et les mariages.«Un griot qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui disparaît », explique- t-il.Mais héritage familial ou pas, l'argent ne nuit jamais au lancement d'une carrière.Ce coup de pouce, le jeune Malien l'a reçu en 1996.« J'ai joué devant Babani Sissoko, un homme très riche et généreux.Impressionné par ma prestation, il m'a offert 12 000 $.» Choc culturel Avec cet argent, Balla Tounkara s'envole à New York.Des débuts difficiles l'y attendent.Dans la rue, il joue sa kora, un vieil instrument africain à 21 cordes.Il gratte même quelques accords de blues à Harlem.Le public reste sceptique.Certains rient de lui : « Tu ne peux pas jouer de blues avec ce vieil instrument ! » Le choc culturel est brutal.Il es perçu chez lui comme un pilier de la société, et pourtant, les regards portés sur lui sont désormais condescendants.«En Amérique, on te respecte si tu travailles chez Microsoft.Pas si tu es musicien, à moins que tu sois riche et célèbre », déploret- il.Mais ces jours plus sombres sont derrière lui.Aujourd'hui, le fils de griot remplit fièrement sa mission : partager sa culture africaine.« Car je suis un enfant de l'Afrique.Pas du Mali, une frontière politique issue de la colonisation », tient-il à préciser.Dans l'espoir de faire rayonner partout cet héritage, Balla Tounkara chante en mandingue, en français, en anglais, en espagnol et en portugais.Le koriste prévoit même apprendre une phrase ou deux en chinois et en japonais.La même diversité traverse ses influences musicales.Rien n'échappe à sa kora, des lignes de basse funk aux échappées jazz.Une larme pour l'Afrique Balla Tounkara habite maintenant au Massachusetts.Mais il reste profondément attaché à Boudofo, son village natal du Mali.Après quelques mois en Amérique, il devient nostalgique.Un retour à Boudofo s'impose alors.Ce qu'il y voit l'attriste.Làbas, il n'y a pas d'électricité, d'hôpital ou d'école.Ni de téléphone ou d'autobus en cas d'urgence.Les enfants dorment par dizaines dans de petites chambres.« Une femme enceinte doit marcher cinq kilomètres avant de trouver un centre médical.C'est long.À chaque visite, je pleure.L'Afrique n'arrive pas à sortir de la pauvreté.En bon griot, Balla Tounkara chante l'espoir d'un monde meilleur.Une utopie de paix, d'humanisme et d'amour.Et une soif de justice, comme avec sa chanson Amadou Diallo.Tirée de son dernier album, la pièce parle d'un jeune Guinéen abattu dans les rues de New York.« Les policiers ont tiré 44 balles sur lui.Comment peux-tu tirer 44 balles sur un être humain ?» lance-t-il, l'air pantois.Malgré tout, Balla Tounkara se garde quelques moments pour rigoler.Yaraboba, le titre de son dernier album, en est la preuve.« En français, ça signifie femmes aux fesses généreuses, explique-t-il tout sourire.Les hommes aiment ça ! » .BALLA TOUNKARA se produit ce soir, 20 h, au Spectrumavec Zale Seck et Sekouba Bambino.« Je suis un enfant de l'Afrique.Pas du Mali, une frontière politique issue de la colonisation.» PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Balla Tounkara s'arrête ce soir au Spectrum, où il fera connaître au public montréalais son intrument de prédilection : le kora.3325194A . ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Catrin Finch: irrésistible! GUY MARCEAU CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Elle est jeune, jolie, pleine d'assurance, l'oeil vif et moqueur, et a déployé, jeudi soir, un réel talent à la harpe couleur d'ébène qui trônait sous la nef de l'église de Berthierville.Dans l'atmosphère torride du lieu à l'acoustique exceptionnelle, elle a littéralement enflammé de sa candide présence et de ses doigts sûrs, les quelque 500 personnes qui s'étaient déplacées pour la voir et l'entendre.Enflammé au point peut-être de déclencher l'alarme de feu ! Pour une raison qu'on a imputée à la chaleur, l'alarme de feu a retenti exactement entre le deuxième et le troisième mouvement de la Sonate no 2 pour flûte, alto et harpe de Debussy, seule oeuvre du concert que Catrin Finch a interprété en trio avec la flûtiste Marie-Andrée Benny et l'altiste Nicolo Eugelmi.Après 10 minutes, le concert a pu reprendre.Malgré la précision et la subtilité des trois exécutants dans l'amalgame des timbres et la continuité des lignes de cette fresque impressionniste (dont je ne parviens pas à trouver un intérêt digne de son compositeur), l'oeuvre aurait dû, en pareille occasion, être reprise du début.En poursuivant là où ils ont été interrompus, ils nous ont fait grâce d'une longueur dont on ne regrette rien finalement.Catrin Finch a repris son soliloque musical, et nous a démontré à quel point elle en pinçait pour la harpe tous azimuts.Bienvenue au palais des nuances ! Mon coup de coeur n'est pas qu'anecdotique.Il revient à la reine de la soirée (qui fut tout de même la harpiste royale du prince Charles !) le mérite d'avoir dépoussiéré un mythe.Elle a prouvé que la harpe pouvait, de façon éloquente et fascinante, se défendre en solo sans l'orchestre.Puisque tour à tour, la harpe s'est faite orchestrale, descriptive, théâtrale, très virtuose, caractérielle et envoûtante.Tout ça en deux heures, avec une passionnée de son instrument, qui présente une à une les pièces de son programme, et livre au public attentif un concert d'une tenue irréprochable.Elle fera des adeptes, à coup sûr.Avec ce flegme typiquement british, une force tranquille presque féline qui émane de cette artiste, elle a embrassé la harpe de ses bras, tissé de ses agiles menottes une toile polychrome qui a servi son jeu fluide, souvent perlé, mais toujours volontaire car les cordes de la harpe doivent être domptées.La harpe a englouti un orchestre aux extrémités de son programme, avec la complexe Toccate et fugue en ré mineur de J.-S.Bach (écrite pour orgue) dont l'arrangement en faisait un morceau de bravoure qu'il est facile de rater.Clarté du contrepoint et des passages arpégés dans la fugue ont dominé son interprétation ; tous étaient béats devant le brio d'une si agréable surprise venue du Pays de Galles.Catrin Finch a brillé de tous ses feux.Que ce soit les battements russes des ailes de L'Alouette de Glinka, la théâtralité de Bugs du contemporain gallois Paul Patterson (Finch s'est faite Mr.Bean !), l'incroyable complexité lyrique et virtuose de l'Impromptu op.86 de Fauré, le caractère chaudement marqué des pièces d'Albéniz qui peuvent facilement ressembler, sous d'autres mains, à des espagnolades, ou à Die Moldau de Smetana qui, bien qu'écrite pour un orchestre complet et transcrite ici pour une harpe seule, représente un fleuve de notes pour dix doigts.Et au rappel, elle a servi un ragtime, aussi court qu'un clin d'oeil, et qu'un seul mot résume : irrésistible.Parents-enfants, un mélange explosif! Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédiens Michel Charette France Castel Geneviève Schmidt Michel Daigle Une comédie de Bruno Marquis, en collaboration a vec Marylise Tremblay Direction artistique Michel LaperrièreM ise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Dès le 9 juin 2005 Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 www.theatredescascades.com PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Catrin Finch a prouvé que la harpe pouvait, de façon éloquente et fascinante, se défendre en solo sans l'orchestre.présente SONIA VACHON SYLVAIN LAROCQUE STÉPHANE E.ROY À LA SALLE ROLLAND-BRUNELLE DE JOLIETTE Salle Rolland-Brunelle Forfaits souper-spectacle disponibles 20, St-Charles-Borromée Sud, Joliette Une comédie interactive drôlement intelligente ! 450 759-6202 514-BILLETS www.ccultjoliette.qc.ca TOUT L'ÉTÉ JUSQU'AU 27 AOÛT www.golfjoliette.ca Auteurs SYLVAIN LAROCQUE STÉPHANE E.ROY Mise en scène JOSÉE FORTIER STEEVE DIAMOND 20-26-27 JUILLET 2-3 AOÛT Aussi à Joliette.3325474A CET ÉTÉ À St-SAUVEUR 24 juin au 3 septembre à 20h30 CET ÉTÉ À BROMONT 25 juin au 3 septembre à 20h30 À SAINT-SAUVEUR DU 7 AU 23 OCTOBRE Mario Jean (450) 227-0433 ou 1-866-727-0433 Admission : (514) 790-1245 www.chapiteaux.ca GARY KURTZ Juste illusion une ?3325525A 3325262A 3300255A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE LANAUDIÈRE / Deborah Voigt Dans l'antre de Wagner GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE La conjoncture est parfaite.La musique de Wagner et deux pointures vocales taillées sur mesure pour chanter les airs et duos de ses opéras: le ténor héroïque canadien Ben Heppner et la soprano dramatique américaine Deborah Voigt.Samedi prochain à Lanaudière, Wagner n'a qu'à bien se tenir.Exception faite du cycle de L'Anneau du Nibelung, tétralogie de Wagner qui sera montrée en entier l'an prochain au Canadian Opera Company de Toronto, le Canada n'est un haut lieu pour la présentation d'opéras de Wagner.Les mélomanes doivent pour cela se tourner vers les grandes maisons d'opéra européennes ou américaines, qui ont le plus souvent les moyens de leurs ambitions, et les voix spécifiques qu'elles requièrent.Parlez-en à Deborah Voigt, déjà rompue à ce répertoire depuis plusieurs années.« Wagner est une exception dans le monde de l'opéra, explique- t-elle.Voilà un compositeur qui a poussé très loin la conception musicale et vocale de ses opéras, et pas seulement parce qu'ils peuvent s'étendre sur des heures, et même des jours, si on pense au cycle complet de L'Anneau.Les sujets mythologiques y sont d'une grand variété, et la musique décline ses nombreux thèmes reliés aux personnages qui sont reconnaissables avant même que les interprètes aient chanté une seule note.Mais il est vrai que ces opéras appellent des voix précises, très amples, même à l'aigu, et puissantes surtout pour couvrir l'orchestre et remplir l'acoustique des théâtres.La nature m'a donné une voix idéale pour les grands opéras romantiques germaniques.» Un argument de poids Mais la voix demeure fragile.Comme ce fut le cas de Ben Heppner en 2002, Deborah Voigt, aujourd'hui âgée de 45 ans, a dû perdre du poids l'an dernier pour pallier des problèmes aux genoux.« J'ai toujours été une femme ronde et de taille forte.Et il m'arrive régulièrement de devoir perdre du poids avant d'aborder une nouvelle production.J'ai perdu 120 livres à la suite d'une opération chirurgicale majeure.Et durant quelque six mois, j'ai dû réapprendre à travailler mes appuis abdominaux, certaines notes ne se faisant plus aussi automatiquement.Deborah Voigt nous assure que cette perte de poids n'a pas été motivée par un incident qu'elle a vécu, et qui l'a laissée bien amère, comme si, pour une fois, l'opéra l'avait laissée tomber.« En 2004, je devais chanter le rôle d'Ariane dans l'opéra de Strauss au Royal Opera House à Covent Garden, un engagement prévu depuis plus d'un an.On m'a alors annoncé que le rôle, idéal pour moi, m'était retiré parce que, la chose était très évidente, j'étais trop « enrobée » pour porter la petite robe de soirée prévue à la production.Une chanteuse plus svelte a finalement été engagée.Ce fut mon dernier engagement avec le Royal Opera House, pourtant une maison sérieuse.J'étais très choquée, car les journaux en ont fait leurs choux gras.» Mais avec cinq productions différentes d'opéras par année en plus des récitals et concerts à son agenda, Deborah Voigt a plus de travail qu'il n'en faut.« Et l'an prochain sera pareil », lance-telle du même souffle.Puissance et lyrisme Deborah Voigt demeure une grande wagnérienne très en demande sur les plus grandes scènes du monde (Vienne, Milan, New York, Barcelone).Elle a déjà chanté les premiers rôles féminins de Tristan et Isolde, La Walkyrie (Sieglinde), Lohengrin (Elsa), Tannhäuser (Elisabeth), Le Vaisseau fantôme (Senta) et Siegfried (Brünnhilde).Si l'on ajoute ses rôles-titres des opéras de Richard Strauss, Elektra, Salomé et Ariane (d'Ariane à Naxos), son rôle de prédilection qui lui a valu la consécration, nul doute que Deborah Voigt est la soprano dramatique par excellence.Sa voix, dit-elle, ne l'a jamais laissée tomber.« Tous ces opéras sont dans mon registre.Et il est faux de croire que l'on chante toujours à pleine puissance et à l'aigu dans ces grandes productions.Le lyrisme ne manque pas chez Strauss et Wagner.» Lanaudière est le premier arrêt pour Voigt et Heppner dans cette série d'airs et duos d'opéras de Wagner puisqu'ils donneront le même programme au Avery Fischer Hall de New York en novembre, puis en décembre au Deutsche Oper Berlin en Allemagne.« Nous chanterons deux superbes duos, l'un tiré de Siegfried, et le plus célèbre, ce magnifique duo d'amour de Tristan et Isolde qui fait à lui seul près de 20 minutes ! Mais quelle charge émotive et quel lyrisme ! » Deborah Voigt et Ben Heppner se partageront aussi des airs tirés de Fidelio de Beethoven, ainsi que de Tannhäuser et du Vaisseau fantôme de Wagner.Voigt et Heppner sont de vieux complices en concert, à l'opéra et sur disque.« Ben Heppner est certainement l'un des plus grands Heldentenor de tous les temps, pas de doute là-dessus ! » .DEBORAH VOIGT et BEN HEPPNER interprètent Beethoven et Wagner avec l'Orchestre du Festival le samedi 23 juillet à 20h à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Infos : (450) 759-4343 ou www.lanaudiere.org « Les opéras de Wagner appellent des voix précises, très amples et puissantes, surtout pour couvrir l'orchestre et remplir l'acoustique des théâtres.» PHOTO DEVON CASS, FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Deborah Voigt est une grande wagnérienne très en demande sur les plus grandes scènes du monde, de Vienne à New York.3329608A . N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE Emmanuelle Bertrand en allemand CLAUDE GINGRAS L'ecole francaise de violoncelle, quelque peu en veilleuse depuis Tortelier, Fournier, Navarra et Fallot, semble revivre tout a coup a travers toute une nouvelle generation d'interpretes : Emmanuelle Bertrand, Anne Gastinel, Xavier Phillips, Ophelie Gaillard, Gautier Capucon, Henri Demarquette.Nous les connaissons tous par le disque.A Lanaudiere, on semble n'en connaitre qu'un .ou plutot qu'une, Emmanuelle Bertrand.Le Festival la presente pour la troisieme fois ces jours-ci.Il est vrai qu'il s'agit d'une valeur sure.Son recital de debuts, en 2001, avait revele une instrumentiste energique et une interprete inspiree.Elle est revenue l'ete dernier pour un envoutant Concerto de Dvorak et quelques-uns des concerts centres sur la musique de chambre de ce compositeur.Cette annee, on la retrouvera deux fois, dans chaque cas avec la pianiste russe Ekaterina Derzhavina et la violoniste americaine Catherine Cho : dans le Triple Concerto de Beethoven le 22 juillet et dans un programme Haydn-Chostakovitch-Schubert le 25.Avec le pianiste Pascal Amoyel, son partenaire a ses debuts ici en 2001, elle joue, chez Harmonia Mundi, la Sonate op.6, en fa majeur, de Richard Strauss et la deuxieme des quatre Sonates de Max Reger, op.28, en sol mineur.Deux oeuvres de jeunesse, nees a quelques annees d'intervalle (1883 et 1898), et auxquelles la violoncelliste ajoute des pieces plus breves : Romance de Strauss (a l'origine avec orchestre), Petite Romance de Reger.Ecole francaise de violoncelle, avonsnous dit.Comme en piano ou en violon, le terme s'applique a un style fait de rigueur, d'elegance et de clarte.Certaines musiques germaniques ou slaves s'accommodent mal de ce souci de sobriete.Emmanuelle Bertrand propose une sorte d'heureux mariage .Elle reste une violoncelliste eminemment francaise et, en meme temps, aborde ces oeuvres tres allemandes avec le grand geste romantique et la sonorite large et profonde qu'elles requierent.STRAUSS et REGER Emmanuelle Bertrand, violoncelliste, et Pascal Amoyel, pianiste Harmonia Mundi, HMC 901836 NOUVELLES DU DISQUE Retour a Zemlinsky Le retour de Jo Ann Falletta ce soir au Festival de Lanaudiere coincide avec la sortie de quelques enregistrements de la maestra dirigeant le Buffalo Philharmonic (chez Beau Fleuve) et le Virginia Symphony (chez Troy) .deux orchestres dont elle est la titulaire.ainsi que le prestigieux London Symphony (chez Delos).D'un interet tout particulier, le live de Carnegie Hall de juin 2004 comprenant notamment le tres long poeme symphonique Die Seejungfrau ( La Sirene ), de Zemlinsky, que Mme Falletta avait dirige a ses debuts a Lanaudiere en 2001.Quatuors de Beethoven Une nouvelle integrale des 17 Quatuors a cordes de Beethoven s'annonce chez Warner par le Quatuor Endellion, de Londres.Pour les 80 ans de F.-D.Deutsche Grammophon et EMI, les deux principales marques pour lesquelles Dietrich Fischer-Dieskau a signe la plus grande partie de son immense discographie, soulignent le 80e anniversaire du celebre baryton allemand.Chez DG : plusieurs parutions dont un coffret de neuf compacts de premieres gravures et un inedit de melodramen ou F.-D.est recitant dans Strauss (Enoch Arden ), Schumann, Liszt et Ullmann.Chez EMI : un double CD de lieder de Mahler.Le violon de Bach Dernier en date a enregistrer l'integrale des Sonates et Partitas pour violon seul de Bach : le Neerlandais Jaap Schroder, sur un violon baroque.Chez Naxos.Weber a New York L'obscure marque Ponto sort un enregistrement de l'opera Oberon, de Weber, realise en concert au Carnegie Hall en 1973 avec Jon Fredric West, Nicolai Gedda, Shirley Love, Julia Hamari et l'Opera Orchestra of New York, dir.Eve Queler.L'autre Haydn L'ensemble instrumental britannique The King's Consort et le choeur qui y est attache ont groupe un Requiem et une Messe de sainte Ursule, de Michael Haydn, le jeune frere du celebre Joseph, sur un recent disque Hyperion.Les voix solistes : Carolyn Sampson, Hilary Summers, James Gilchrist et Peter Harvey.A la direction: Robert King.Mahler et Chailly Decca sort en un coffret de 12 compacts l'integrale des Symphonies de Mahler realisee sur plusieurs annees par Riccardo Chailly et l'Orchestre du Concertgebouw.Une exception : l'inachevee 10e avait ete enregistree avec l'Orchestre de la Radio de Berlin.Chaque symphonie avait d'abord paru separement.Pollini et Chopin Maurizio Pollini termine chez Deutsche Grammophon son integrale des Nocturnes de Chopin.L'enregistrement sort en novembre.3323669A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE REGGAE DE MONTRÉAL PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Figure légendaire de la musique jamaïcaine, Mikey Dread a marqué l'histoire du reggae en tenant la barre de la toute première émission de radio uniquement dédiée au genre, honni par l'élite dans les années 70, sur les ondes de la très conservatrice radio d'État, la Jamaican Broadcasting Corporation (JBC), de 1976 à 1979, avant de connaître le succès comme deejay (chanteur).Son titre Dread at the Controls sera plus tard repris pour son label établi à Miami, où nous l'avons joint en vue du concert qu'il donnera demain dans le cadre du Festival international de reggae de Montréal.Le Dread a également contrôlé le virage reggae-dub qu'a pris The Clash, maniant les boutons de la console sur le single Bankrobber, l'album Black Market Clash et quelques titres de Sandinista.« Pour Sandinista, je les ai invités à Kingston, dans les studios de Joe Gibbs, se rappelle-t-il.Il m'a fallu trouver des caisses et des caisses de Heineken ! J'aimais bien Paul (Simonon, bassiste), il a vite compris la vibe.» Mais c'est d'abord en tant que DJ à la radio que Mikey Dread (Michael Campbell de son vrai nom) a fait école.Le rayonnement du selector était tel que non seulement tous les amateurs de reggae de l'île syntonisaient la JBC, du lundi au samedi, entre minuit et 4 h 30, mais que des cassettes de son émission circulaient aussi jusqu'en Angleterre, faisant de lui une star avant même qu'il ait enregistré son premier succès.Une mine d'or d'anecdotes En bon animateur radio, Mikey Dread a la langue bien pendue.Ce bonhomme est une mine d'or d'anecdotes, sur la Jamaïque, sur l'histoire de sa musique et de son industrie, sur celle du reggae à Londres \u2014 une ville qu'il a beaucoup fréquentée.Passer une heure au téléphone en sa compagnie, c'est traverser l'époque roots du reggae, jusqu'à l'émergence du dancehall.« Quand j'étais au high school, je dirigeais une petite radio étudiante dans mon coin, à Port Antonio.Nous avions le droit de diffuser à cinq milles à la ronde ; j'avais trafiqué l'antenne pour que personne ne puisse capter la JBC pendant que nous diffusions ! » dit-il en riant.À l'époque, seules deux stations émettaient dans l'île : la JBC et RJR, une station privée.« J'ai postulé un emploi à RJR, mais ils m'ont refusé, prétextant que j'étais trop qualifié pour le job.» Bon étudiant \u2014 «I am an educated rasta », se plaît-il à dire \u2014, Campbell avait réussi tous ses cours et se destinait à des études d'ingénieur électrique, « pour pouvoir travailler comme ingénieur à la JBC.Mais je me suis lassé assez rapidement, alors j'ai tout de suite cogné à la porte de la JBC.» Au bout de quelques mois, Campbell s'est fait engager, comme technicien.L'antenne de nuit À cette époque, la JBC cessait d'émettre la nuit, entre minuit et 4 h 30.« J'ai demandé à être à l'antenne la nuit.On me l'a accordé parce que personne à la JBC ne croyait que des gens écoutaient la radio la nuit.» C'était mal connaître son auditoire : « Il y a plein de gens qui travaillent dans les marchés, qui doivent se lever la nuit.Et tous ceux qui sortent dans les clubs et les danses, et les policiers, les pompiers.L'émission Dread at the Controls est rapidement devenue populaire.Le selector (DJ) de sound systems avait déjà acquis une bonne connaissance de la musique ska, rocksteady et reggae, et de ses acteurs.Pour les besoins de son émission, Campbell faisait la tournée des studios pour récupérer des dubplates inédits, qu'il faisait tourner la nuit.« J'avais un jingle pour ces chansons: (il crie dans le combiné) Brrrraand new music! Les gens enregistraient mes émissions.On m'en parle encore ! » Les curieux peuvent entendre des extraits (en MP3) de son émission de radio sur son site, www.mikeydread.com.Les jingles de son émission sont tout aussi légendaires que la musique qu'il faisait tourner, puisque Campbell n'était pas autorisé à parler en ondes.« J'étais un rootsman, les patrons savaient que je m'exprimais comme les gens, pas comme ces animateurs qui font semblant de venir d'Angleterre.Sauf que Randy's (important distributeur, toujours en activité sous le nom de VP) avait acheté un «infomercial » les vendredis soir sur la JBC, et ils m'avaient demandé d'animer l'émission.Ensuite, c'est Augustus Pablo (fameux producteur et joueur de mélodica) qui a acheté son informercial, l'émission Rockers International.« La JBC ne voulait pas d'une émission de reggae.Ils me faisaient toujours des commentaires négatifs.Or, un jour, je me suis rendu chez King Tubby pour enregistrer un jingle disant : Love the Dread.Il a mis un instrumental, Sounds of Dub, et je faisais une petite rime pour la radio.Ça ne devait durer qu'une minute, mais Tubby n'a pas arrêté d'enregistrer ce que je chantais.Ensuite, on l'a écouté, et il m'a dit : « Voilà une bonne chanson, il faut que tu la sortes ! J'ai dit : « Aw Tubby, a joker ! I not a DJ !» «No man, I tell ya : dis can work ! » Et pour ne pas que ses patrons de la JBC le reconnaissent, il a changé son nom: Mikey Dread.La chanson s'est hissée dans le Top 10 jamaïcain, le premier d'une longue série de succès.Grâce à la visibilité qu'il a donnée à cette scène, Dread a revigoré une industrie locale alors en crise et remis au jour la mode dub.C'était tout juste avant l'émergence du dancehall.« Pour nous, faire de la musique, c'était un passe-temps, raconte- t-il.J'avais un boulot à la JBC, je ne pensais jamais faire carrière là-dedans.» .Le Festival international de reggae de Montréal se tient dans le Vieux-Port aujourd'hui et demain, de midi à 23 h.Àl'affiche, ce soir : Jah Cutta, Aaron Silk, Johnny Dread, Chaka Demus & The Pliers, Gregory Isaacs, Morgan Heritage.Demain soir: Mikey Dread, Yellowman, Abijah, Uprising, Neil Buntin, Brinsley Forde de Aswad.Infos : www.montrealreggaefestival.com Mikey Dread: le rasta instruit PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE REGGAE Mikey Dread 30 et dimanche 31 juillet Lieux de loisirs Séances à 10 h 15, 13 h et 14 h 45 Durée : minutes.Adultes 4$, enfants 2$ Nombre de places limité.Réservations obligatoires : 514 939 7026 Séances de jeu pour les enfants de 3 à 10 ans accompagnés d'un adulte; une occasion unique d'explorer l'architecture et les idées qu'elle véhicule par la magie du jeu.Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec www.cca.qc.ca c en famille jouer Samedi 30 et dimanche 31 juillet Lieux de loisir Plongez dans l'atmosphère des vacances avec votre famille! Que ce soit en construisant un chalet d'été, un zoo ou un stade, cette session se consacre à une architecture évocatrice de plaisirs et de détente estivale.Samedi 27 et dimanche 28 août Classiques des années 60 Séances à 10 h 15, 13 h et 14 h 45 Durée 90 minutes.Adultes 4$, enfants 2$ Nombre de places limité.Réservations obligatoires : 514 939 7026 THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H00 VIE MANGER L'obésité prend du poids dans notre société, malgré tous les régimes sur le marché.Que nous cachent donc les aliments qui affichent « sans cholestérol » ou « 20%moins de gras » ?18H30 K CINÉMA : L'HOMME AU MASQUE DE FER Trois anciens mousquetaires organisent l'évasion du frère jumeau du roi Louis XIV retenu prisonnier.Avec Leonardo Di Caprio, Jeremy Irons, John Malkovich et Gérard Depardieu.19H00 MP EXPOSÉ Dave Grohl et ses Foo Fighters parlent de leur 10e anniversaire et de leur albumdouble, In Your Honor.20H00 A LES GRANDS DOCUMENTAIRES \u2014 NATURE L'un des plus grands cinéastes de la vie animalière, Kurt Mündl, a réalisé ce film splendide sur les papillons.20H00 a LES XIes CHAMPIONNATS DU MONDE FINA \u2014 MONTRÉAL 2005 On nous promet un spectacle grandiose du Cirque du Soleil pour les cérémonies d'ouverture des XIes Championnats du monde de natation qui se tiennentà Montréal du 17 au 31 juillet.Le Cirque célèbre l'eau comme source de vie et terrain de jeu artistique en 11 tableaux qui font appel aux artistes du Cirque et aux athlètes de toutes les disciplines.20H30 r CINÉMAX : VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU Àrevoir, pour Jack Nicholson dans son rôle de délinquant en observation psychiatrique et Louise Fletcher en infirmière SS.SAMEDI 16 JUILLET Le Téléjournal SPIRIT - L'ÉTALON DES PLAINES (4) Film d'animation XIes Championnats du monde FINA - Montréal 2005 Le Téléjournal Perdus Pour l'amour du country Le TVA 18 heures KULL LE CONQUÉRANT (5) avec Kevin Sorbo, Tia Carrere VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU (2) avec Jack Nicholson, Louise Fletcher ARGENT.(23:43) Les Grands Documentaires / La Maladie de Chagas Seconde Chance Les Grands Documentaires / Papillons, les messagers.LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE (1) avec Fernando Rey, Delphine Seyrig Belle et Bum/ Gildor Roy, Polo, Diouf (22:47) .Monsieur Ripley L'HOMME AU MASQUE DE FER (5) avec Leonardo Di Caprio, Jeremy Irons L'ART DE LA GUERRE (5) avec Wesley Snipes, Marie Matiko Le Grand Journal (23:32) News Travel, Travel Suzie Le Blanc and Friends Sue Thomas: F.B.Eye Cold Squad The Bobroom CTV News News Reg.Contact Sat.Report CFL on CBC CFL Football / Stampeders - Renegades THE MEXICAN (4) avec Brad Pitt, Julia Roberts ABC News New England.The Insider Ebert &.THE PRINCESS DIARIES (5) avec Anne Hathaway, Julie Andrews Raceline Pub News CBS News Entertainment this Week Big Brother 6 Rock Star: INXS King of Queens News King of.NBC News Stargate: SG-1 GODZILLA (6) avec Matthew Broderick, Jean Reno Dateline NBC Special Saturday Night The Lawrence Welk Show As Time.May to.Mulberry Thin Blue.Mystery! Hetty Wainthropp.Soundstage / Tony Braxton THE FORTUNE COOKIE (3) BBC News Journal.Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glen Barbara Executive.Rosemary and Thyme BBC News Soundstage Investigative Reports City Confidential Cold Case Files American Justice Silence, on court! Moi et l'autre .country Viens voir./ Albert Millaire L'AVARE (4) avec Louis de Funès, Michel Galabru Une soirée avec les comiques Arts, Minds StarTV Jann Arden: Live at.Celtic Night 2003 Sex and the City Samedi de rire encore plus Québec en humour Y sont pas plus fous que.Alain Choquette Célèbres et.coupables?Stars sur le vif Cégeps en spectacle La FAD.Capharnaüm Israël-Palestine.Certifié \"Bio\" Revanche.Quartier latin Les durs à.Information internationale Howit's Made Myth Busters / Ultimate Mythbusters - Ming Dynasty Astronaut American Chopper Biker Build-off American Hotrod Balade en.Soif de.Parcours d'artistes Tour de France 2005 / Agde - Axe-3 Domaines Maeva La découverte de la Tour Eiffel .Sadie (18:06) .Wild (18:33) Radio Free.(19:25) .(19:50) .Dark (20:16) PIE IN THE SKY (5) avec Josh Charles, Anne Heche Dark (22:32) BUGSY (4) (22:46) Pub That '70s Show Friends Seinfeld Cops America's most Wanted Ultimate Poker Challenge Mad TV Inside Ent.National Edmonton GP Qualifier Big Brother A Day Inside: Calgary.Blue Murder Driving TV.Saturday Night Trouvailles et Trésors Soldats / Les Conquistadors Focus / Avrocar L'Or (5/6) BOPHA! (4) avec Danny Glover, Maynard Eziashi Masterminds Disaster of.Seapower to Superpower Fly with me WYATT EARP (4) avec Kevin Costner, Dennis Quaid Extra Making it Big Exchanging Vows .Marry me .Weddings Bridezillas Matchmaker Benezra Salut.En concert: Robert Plant Musicographie / Bob Marley MONTEREY POP FESTIVAL (5) Documentaire Musicographie Box Office Pimp mon char Exposé / Foo Fighters .Filles! Les Jeunes.Fou raide! L'Gros Show Concert Plus Concert Plus Eminem Live in Barcelone La Caravane From Egypt to Montreal .libanais Paysage.Mabuhay.Parsvision Montreali.Rock Star: INXS Mad TV BBC News Fashion File Culture.Hemisphere The Tribe Sat.Report Mansbridge The Passionate Eye / Operation Hollywood Culture.La Semaine verte Le Monde Justice Vu du large Le Téléjournal .artistes XIes Championnats du monde FINA - Montréal 2005 Monde du golf Sports 30 La Série Indy Car / Nashville RDS Motorisé Sports 30 Sport Le Tour de.Soccer Largo Winch Miss Match En quête de preuves Escale à L.A.Sans laisser de trace La Loi & l'Ordre Footballers Wives THE CONTRACT avec Johanna Black, Billy Dee Williams Showme.Naked Josh THE LOVER (4) avec Jane March, Tony Leung Sea Quest The Dead Zone Charlie Jade SLEEPY HOLLOW (3) avec Johnny Depp, Christina Ricci .(23:15) Baseball (16:00) Sportsnetnews NASCAR 2005 / BGN:New England 200 Sportsnetnews Poker.Amandine.Degrassi.Panorama Été Maestro Un siècle de découvertes LES KEUFS (5) avec Josiane Balasko, Isaach de Bankolé Panorama Été Frontières While you were out What not to Wear Moving up Trading Spaces Property Ladder Moving up Sportscentre IRL Indy Car / Nashville Mosconi Cup / Billard Sportscentre PGA Golf TOM ET JERRY.(17:00) Les Tofou Zéroman Les Simpson Futurama Malice et.Décalés.La Clique Décalés.Les Simpson Futurama Portrait Journal FR2 Côté cour Le gros homme et la mer Des racines et des ailes / Jordanie, des Nabatéens à Lawrence.Le Journal BYE BYE BRAZIL (4) (22:55) Animal.Great Rivers National Geographic VICTOR / VICTORIA (4) avec Julie Andrews, James Garner BILLY BUDD (3) (22:45) Manger Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne L'espace.À bout de.SI LES MURS RACONTAIENT II (4) avec Vanessa Redgrave 100% écolo Mosaïque Clips Hip.des Arts Citron Lime Le Guide.Cantons.Révélation Boxe Rock Citron Lime Musique.Il était une.Radio Free.Degrassi.Edgemont Gilmore Girls Degrassi.Parents à.Martin.Spy.Yvon of.Funpak Smallville RUDY (5) avec Sean Astin, Ned Beatty YTV's Hit List Gamerz Métal hurlant Dead Zone Aux frontières de l'inexpliqué Alias Poltergeist Le TVA / Loteries (23:15) Rock Star: INXS King of Queens CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES DANIEL POWTER Un nom à retenir DANSE PARC LA FONTAINE \u2014 THÉÂTRE DE VERDURE Les Sortilèges, danse du monde : 20 h 30.VIEUX PORT DE MONTRÉAL \u2014 SALLE PERSPECTIVE Milonga : 20 h 30.MUSIQUE CLASSIQUE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE AMPHITHÉÂTRE Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Jo Ann Falletta.Marie-Nicole Lemieux, mezzo-soprano.Berlioz, Massenet, Turina, Saint- Saëns, Thomas, Falla, Mahler : 20 h.CENTRE D'ARTS ORFORD Conférence de Carol Bergeron, 19 h.Jacques Rouvier, pianiste.Haydn, Schubert, Chopin, Liszt, Debussy, Ravel : 20 h.Conférence Carol Bergeron, 19 h.OLD BRICK CHURCH (Brome-Ouest) Quatuor Ondine (piano et cordes).Mozart, Fauré, Schubert : 20 h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Femmes : 20h30.CABARET MUSIC-HALL Marie Laforêt, festival Juste pour rire : 20 h.CENTRE BELL (Scène Théâtre Broadway, 1260, rue de la Gauchetière) Notre-Dame de Paris : 20 h.COMPLEXE CULTUREL GUY-DESCARY \u2014 PAVILLON DE L'ENTREPÔT (2901, boul.Saint-Joseph, Lachine) Benoit Paquette, humoriste : 20 h.LA TULIPE (4530, rue Papineau) Soirée Pop 80 : 21 h.MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395, boul.de la Concorde) François Morency : 20 h.MAISON THÉÂTRE (245, rue Ontario E.) Julie Caron, humoriste : 19 h.Guy Nantel : 21 h 30.MÉTROPOLIS (59, rue Sainte-Catherine E.) Kick Off Party : 21 h.SPECTRUM (318, rue Sainte-Catherine O.) Mandingue Groove : 20 h.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, rue Duquet, Sainte-Thérèse) Gary Kurtz : 20 h.Algarad : 21 h 30.THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS Dieudonné : 19 h et 21 h 30.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, ave Bernard O.) Tanguissimo Tango : 20 h.THÉÂTRE SAINT-DENIS (1594, rue Saint-Denis) Dubosc et Rousseau : salle 1, 18 h 30 et 21 h 30.Les Palmes de M.Schutz : salle 2, à 20 h.ÉMILIE CÔTÉ Dans l'avion d'Air Canada qui ramenait Daniel Powter au pays, il n'aura fallu que quelques mots de l'hôtesse de l'air pour que le musicien se sente chez lui.La route a été longue en Europe, mais parsemée de succès.Or, le musicien de 34 ans est un pur inconnu dans les contrées canadiennes.Mais retenez son nom: Daniel Powter.Depuis que son tube Bad Day a été utilisé par Coca-Cola pour une campagne publicitaire de Noël en France, la chanson fait un tabac dans l'Hexagone, mais également en Allemagne, en Espagne et en Italie.Le 2 juillet, pour le Live 8, il n'était pas à Barrie en compagnie de Jann Arden, de Tom Cochrane et de Blue Rodeo, mais à Berlin avec Brian Wilson, Green Day et Roxy Music.«J'avais placé le piano de façon à voir des arbres, dit-il.Devant, la foule était dispersée le long d'une route, et je n'en voyais pas la fin.» Avant de retourner en Europe pour assurer la première partie d'une dizaine de spectacles de Bryan Adams, Powter est de retour au Canada pour promouvoir son album, qui atterrira dans les bacs le 26 juillet.Mercredi dernier, il a enfilé des entrevues au chic hôtel Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal.Quand les majors croient en un artiste, elles ne lésinent pas sur les moyens.Warner espère faire de Daniel Powter la sensation pop de la rentrée au Canada, mais surtout aux États-Unis.La pochette donne l'impression que le chanteur, toujours coiffé d'une tuque, est une figure urban, sorte de croisement entre Enrique Iglesias et Justin Timberlake.Or, en écoutant l'album, cette impression s'estompe rapidement.La voix de tête de Powter surprend, mais on y prend goût.Et il y a cette pop aguichante, avec une touche de soul.Et en lisant le livret, on découvre qu'il est un auteur-compositeurinterprète.Sa mère était une grande mélomane qui écoutait autant Bartok et Beethoven que Fleetwood Mac, The Beatles et des tubes de Motown.Elle a insisté pour que son fils de 4 ans apprenne le violon.« Mais je ne pouvais lire la musique », explique Powter, qui souffrait de dyslexie et qui a rapidement préféré le piano.« J'ai grandi en écoutant des albums, raconte-t-il.Pas en regardant des vidéoclips.» La musique de Prince et Duran Duran berce son adolescence.Après avoir quitté une école de musique à Edmonton (« j'avais A pour l'écoute, F pour la lecture »), Powter atterrit à Vancouver.Il gagne sa vie comme il le peut, et fait la connaissance de Jeff Dawson.« Il est venu à un de mes spectacles et m'a demandé si je voulais jouer de la musique avec lui.Sa musique était plus lourde, avec beaucoup de basse, alors que mon chant était très mélodique.La combinaison des deux, c'est ce que vous entendez.» Sans le sou, les deux musiciens s'enferment dans le studio de Dawson et pondent un démo.« Ensuite, Jeff et moi sommes allés rencontrer des majors qui étaient intéressées », explique Powter.Seul Warner lui a donné la liberté dont il avait besoin.« C'est la seule raison pour laquelle je suis ici.On me laissait le temps que je voulais.» Dans le livret, vis-à-vis du titre du producteur, le nom de Jeff Dawson apparaît à côté de celui de Mitchell Froom.Oui, le mari de Suzanne Vega, le producteur qui a travaillé avec Elvis Costello, Crowded House, Los Lobos et Ron Sexsmith, également claviériste hors pair.« J'ai joué sur le même clavier que Billy Preston ! » s'exclame Powter, qui a pu faire aller ses doigts sur plusieurs claviers rétro de Froom.« Mitchell m'a dit : On ne réenregistrera pas l'album.Je pense que nous devons ajouter tel truc, changer ceci.Jeff et moi avons passé cinq mois en studio avec lui.On a pris notre temps.C'était extraordinaire.J'étais déprimé après avoir terminé.La drive des claviers y est pour beaucoup dans la fougue du premier « vrai » album de Daniel Powter, mais dans une optique pop (de bonne pop).Les chansons trouveront sans doute le chemin des radios commerciales.Mais attention, l'extrait Bad Day n'est pas à la hauteur du reste de l'album.Daniel, welcome back ! PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Le Canadien Daniel Powter est à peine connu dans son pays natal, même s'il tourne à fond la caisse sur les ondes européennes.Cette réalité pourrait changer bientôt.Renseignements: www.laronde.com (514) 397-2000 Informez-vous pour connaître le calendrier et les heures d'ouverture de la saison 2005.Faut s'éclater dans la vie.NOUVEAU SECTEUR FAMILIAL Ouvert jusqu'au 23 octobre 2005 3330751A 3330971A .Tous les jours dans LA NOUVELLE SOCIÉTÉ ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE / Marc-André Coallier Histoires de coeur JEAN BEAUNOYER Il fallait être un peu fou pour acheter le Théâtre La Marjolaine, il y a deux ans.Un homme strictement d'affaires n'aurait jamais convoité un théâtre de 325 places défraîchi, nécessitant de coûteuses rénovations, fermé et abandonné pendant un an et situé au bout d'une côte bien à pic à Eastman.Mais voilà : Marc-André Coallier n'est pas un homme d'affaires.C'est d'abord un comédien de formation, un animateur, un homme d'idées, un passionné de l'histoire qui a acheté une partie de notre patrimoine.Qui a acheté, en fait, le passé de La Marjolaine et qui a voulu le faire revivre.Un peu fou ?Peut-être.Idéaliste ?Sûrement, mais un rassembleur, un motivateur et un organisateur qui est en train d'accomplir une tâche qui paraissait impossible.Déjà, la comédie qu'il présente au Théâtre La Marjolaine, Dix-huit trous pour quatre, est l'une des plus belles trouvailles de la saison et attire un nombre croissant de spectateurs.Mais il n'y a pas que le théâtre à la Marjolaine ; il y a le Piano rouge, qui présente des concerts intimes, du jazz, François Cousineau le mardi et des comédiens qui chantent le dimanche.Demain, Renaud Paradis et Martine Francke deviendront les chanteurs du dimanche au Piano rouge.On propose également des concerts de La Marjolaine le dimanche après-midi avec des musiciens de l'Orchestre Métropolitain.C'est fort impressionnant après seulement deux ans de nouvelle administration.Marc-André Coallier a beaucoup emprunté et a beaucoup investi dans la Marjolaine.Il m'a parlé d'une somme de 160 000 $ à sa première année et de plus de 50 000 $ de rénovations cette année.« Ce théâtre, c'est mon train électrique, c'est mon histoire de coeur.Avec les travaux, le théâtre n'est pas rentable, mais, avec le temps, le budget sera équilibré et on pourra se permettre un léger profit.L'idée n'est pas de faire de l'argent, mais de récupérer un lieu important dans l'histoire des comédies musicales.On ne laisse pas tomber un théâtre où on a joué Le Doux Temps des amours.Un théâtre où ont chanté Diane Dufresne, Robert Charlebois, Dorothée Berryman et combien d'autres à leurs débuts.Je ne serai pas là très longtemps.Après avoir redonné vie à ce théâtre, je passerai le flambeau.Criquet majestueux Avec autant d'enthousiasme, de bonne volonté et d'optimisme, on croirait entendre parler un scout.Justement, Marc-André Coallier a été nommé grand chef scout de l'Estrie.Son surnom?Criquet majestueux.Évidemment, les jeunes scouts savent qu'il est le compagnon d'Anne Dorval, qui interprète Criquette dans Le coeur a ses raisons.On le qualifie de majestueux pour son implication dans le Théâtre La Marjolaine.Mais ce n'est pas tout : Marc-André Coallier est porte-parole du Centenaire de l'oratoire Saint-Joseph avec Rita Lafontaine.Porteparole également de Fleurs et Trompettes, dont la mission est de faire revivre les Floralies lors d'un spectacle tout en musique et en fleurs présenté au parc Jean-Drapeau les 6 et 7 août.Il s'occupe également des jeunes handicapés.Il a engagé des jeunes décrocheurs à son théâtre d'été, l'an dernier.Et j'en oublie sûrement.Mais je comprends mal tous ces engagements sociaux de la part d'un comédien et animateur qui pourrait se dévouer pour une cause sûrement plus rentable : sa carrière.« J'ai déjà fait beaucoup d'argent, raconte-t-il avec ce sourire qui ne le quitte à peu près jamais.On vit tous une période magique dans notre vie ; moi, je l'ai vécue avec Les 100 watts.Pendant six ans, j'ai animé 1125 émissions des 100 watts et j'étais le grand frère qui disait aux jeunes qu'ils pouvaient accomplir de grandes choses.Je propageais l'estime de soi.J'animais aussi des émissions, je jouais au théâtre, je jouais dans des publicités.« J'avais un voilier et, un jour, je devais me rendre de la Floride aux Bahamas avec des amis.Une fois en mer, nous avons subi une véritable tempête en pleine nuit.Le bateau a complètement chaviré, tout a été brisé et j'étais certain que j'allais mourir.Ç'a été effroyable.Finalement, grâce à la compétence d'un ami, nous avons été sauvés et, même si le bateau était dans un état pitoyable, nous nous sommes rendus aux Bahamas.Mais ma vie avait complètement changé.Ma compagne, Anne Dorval, m'annonçait qu'elle était enceinte.C'est à ce momentlà que j'ai décidé de ne plus faire Les 100 watts.Je me suis dit : C'est fini, règle tes affaires.« Je me suis aperçu que c'est la vie qui menait, pas toi.J'avais peur de dire aux gens que je les aimais.J'avais peur de m'engager avec ma compagne.Il fallait que je règle mes affaires et il fallait que je m'implique socialement parce que c'était ma véritable nature que je découvrais.À la fin, je crois que je n'étais plus la bonne personne pour animer Les 100 watts.Je jouais un personnage et ce n'était plus moi.» Des projets Voilà pour l'homme, mais qu'advient- il de l'artiste ?« J'ai le goût de jouer et je pourrais le faire dans le cadre d'une télésérie parce que ceux qui me regardaient à l'époque des 100 watts ont maintenant 24 ou 25 ans et suivent les séries à la télévision.J'aimerais aussi faire de la radio et animer une émission du matin ou faire des remplacements.Je sais que ce n'est pas toujours facile pour les producteurs de m'engager parce qu'il me faut du temps pour mon théâtre.Je songe d'ailleurs à amener la télévision au Piano rouge de la Marjolaine et présenter de jeunes talents ou des chansonniers comme le faisait Tex Lecor à l'émission Sous mon toit.« J'ai aussi préparé un projet d'émission de télé intitulé Coallier père et fils où l'un de nous serait animateur et l'autre reporter.J'ai pensé aussi à une série d'émissions qui raconterait l'histoire humaine des entrepreneurs du Québec.» Mais Marc-André n'achètera jamais une station de radio comme l'a fait son père \u2014 un meilleur administrateur que lui, plaide-t-il \u2014 et ne reprendra pas les 100 watts.Depuis cette mésaventure en mer, il semble chercher constamment une cause à défendre.Jusqu'à maintenant, c'est le passé d'un peuple qu'il tente de récupérer, peut-être aussi un idéal ancien, un idéal perdu.C'est pourquoi il s'intéresse à l'oratoire Saint-Joseph et au frère André qui a guéri son grand-père.Il s'intéresse aussi aux vieilles églises abandonnées, aux Floralies et à un théâtre du nom d'une fleur qui s'épanouit encore.La Marjolaine.« On ne laisse pas tomber un théâtre où ont chanté Diane Dufresne, Robert Charlebois, Dorothée Berryman et combien d'autres à leurs débuts.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Marc-André Coallier veille à la destinée du Théâtre de la Marjolaine depuis deux ans.« Ce théâtre, c'est mon train électrique », dit le propriétaire.18 JUIN au 30 JUILLET 2005 Samedi 18 juin Australie Howard & Sons Pyrotechnics Samedi 25 juin France Groupe F Samedi 2 juillet Argentine Fuegos Artificiales Júpiter Samedi 9 juillet Suède Göteborgs Fyrverkeri Fabrik Mercredi 13 juillet Espagne Pirotecnia Ricardo Caballer, S.A (RICASA) Samedi 16 juillet Rép.Tchèque Flash Barrandov SFX Mercredi 20 juillet Portugal Grupo Luso Pirotecnia Samedi 23 juillet Canada BEM Feux d'Artifice Mercredi 27 juillet États-Unis Rozzi's Famous Fireworks Samedi 30 juillet Clôture La Ronde / Panzera S.A.S.À PARTIR DE 3173$ SIÈGE RÉSERVÉ ET ACCÈS ILLIMITÉ À LA PLUPART DES MANÈGES Taxes en sus.Prix sujets à changements sans préavis.Billets en vente à La Ronde et sur le Réseau Admission.Tous les feux sont lancés à 22 h, beau temps, mauvais temps.Les soirs de feux, le pont Jacques-Cartier ferme vers 20 h et ouvre vers 23 h15.www.internationaldesfeuxloto-quebec.com Rép.Tchèque Samedi 16 juillet 3325499A DISQUES ARTS ET SPECTACLES Desabuse, le Mickey Avec Matador, Mickael Furnon, meneur de Mickey 3D, disait vouloir se defaire de l'image de rockeur pessimiste et engage qui lui colle a la peau depuis le succes surprise de Respire, chanson au propos ecolo ayant propulse le groupe au sommet de la pop francaise il y a deux ans.Une seule ecoute du quatrieme disque du groupe francais suffit pour conclure que, sur ce plan, il s'est mis le doigt dans l'oeil.Peut-etre pas jusqu'au coude, mais certainement jusqu'au poignet.Deja, dans Rodeo, premiere chanson du disque, il balance une reference a la guerre en Irak.L'attaque se poursuit par la bande dans Matador, metaphore de l'engagement amoureux dont les deux premiers vers sont : Je n'ai pas peur des politiciens / Ni des cons, ni des Americains Bref, chassez le naturel et il revient au galop ! Matador peint une fois de plus un portrait sombre d'une planete pas nette, ce qui explique sans doute pourquoi la nostalgie l'emporte sur l'envie de croire au present ou au futur.Je sais pas si c'est vrai ou si c'est du pipeau / Parait meme qu'y a des gens qui revent du futur / Moi je n'vois l'avenir que dans mes souvenirs, ecrit Furnon dans Sixieme Sens.Son evocation du climat post-11 septembre, dans Il faut toujours viser la tete, n'est evidemment pas plus jojo.Le chanteur a le droit d'etre d'une humeur massacrante.Il semble d'ailleurs plus a l'aise dans le desabusement que dans la legerete (Quand on avait 7 ou 8 ans).Bien que parfois fort joli (Reveille toi), souvent trop mollo .il faut attendre Compte pas sur moi, la neuvieme chanson, avant de recevoir une vraie decharge de guitare electrique .Matador se revele assez peu surprenant.Au plan strictement musical, Tu vas pas mourir de rire, l'album precedent, est beaucoup moins plat.Mickey 3D n'en demeure pas moins un groupe plus fin que la moyenne.Mais en se confortant dans son role de raleur social ou de commentateur social, Mickael Furnon n'arrive pas a faire des chansons de chair et de sang qui prendraient au ventre plutot que de susciter une approbation plutot cerebrale.Matador, malgre ses evidentes qualites d'ecriture, demeure donc un disque anecdotique.L'ecriture soignee Le desengagement emotif Al exandre Vigneaul t ROCK Mickey 3D Matador Virgin / EMI POP Daniel Powter Eponyme 1.2 Warner Groovy ! Tout a debute quand Coca-Cola a utilise Bad Day, le premier extrait de son album, pour une campagne publicitaire de Noel en France.Depuis, la chanson fait un tabac dans l'Hexagone, mais aussi en Allemagne, en Italie et en Espagne.Daniel Powter a meme ete invite a Berlin pour le Live 8.C'est tout dire.Voila que le gars de 34 ans, originaire de la Colombie-Britannique, est de retour dans son patelin canadien pour lancer son disque (le 26 juillet).Au depart, sa voix de tete surprend, mais on s'y fait des le milieu de la premiere plage.D'une chanson a l'autre, on prend gout a ces melodies catchy, bourrees de claviers, melangeant pop et rock, avec un soupcon de soul et une touche funky.On a l'impression d'assister a un melange des recettes gagnantes de Remy Shand, Maroon 5 et David Gray (spleen anglais en moins).Soulignons que Jeff Dawson (le meilleur pote de Powter) et le vieux sorcier Mitchell Froom (Elvis Costello, Suzanne Vega) ont produit l'album.L'apport du producteur est sans doute derriere la texture sonore crunchy .Attention, syndrome du ver d'oreille a l'horizon.La drive Bad Day Em i l ie Cot e POP Shout Out Louds Howl Howl Gaff Gaff Capitol / EMI Leger comme l'ete Les Shout Out Louds sont suedois, c'est vrai, mais ils ne sont pas comme les compatriotes qui debarquent ici depuis deux ou trois ans.Aujourd'hui, quand on pense au rock suedois, on pense au rock garage, aux jolies coupes de cheveux, aux costumes identiques des Hives, au son et au look retro des Sounds.Ca, ce n'est pas les Shout Out Louds.Pas du tout.Eux, c'est plutot pop comme truc, plutot aerien, doux, melancolique, bref, assez british et assez calme.Paru en Suede il y a deux ans deja, Howl Howl Gaff Gaff est un album leger comme l'ete, pop au possible, offert par un groupe qui aime plancher longtemps sur ses melodies et ses harmonies.Il y a plusieurs petites chansons charmantes et sympas sur ce truc, des chansons bien tournees et bien envoyees.Les Shout Out Louds vont probablement cartonner dans les milieux branches avec leurs saveurs du mois et avec leurs pieces sucrees (Hurry Up Let's Go, Shut Your Eyes), mais ca ne devrait pas aller plus loin.Parce que les petits groupes legers et branches comme ca n'ont pas l'habitude de durer tres longtemps.Tres leger Trop leger ?Richard Labbe POP Fountains of Wayne Out-Of-State Plates Virgin/EMI Des versions et des restants Petite question pour commencer : mais qui va acheter un album double des Fountains of Wayne, album qui comprend des versions, des raretes, des restants ?Vous savez, le genre de truc que les groupes d'envergure lancent de temps a autre pour vider les tiroirs et faire la passe.Puisque Fountains of Wayne n'est surtout pas un groupe d'envergure, la question merite d'etre posee.Mais bon.Ca doit bien faire 10 ans qu'ils bossent dans l'ombre et il faut bien leur reconnaitre un certain talent pour les bonnes melodies, d'ou leurs deux ou trois tubes radio en cours de route.Ce talent, il est assez evident sur Out- Of-State Plates.Meme que certains restants ici offerts s'averent franchement efficaces (certains autres restants ressemblent plutot a.des restants, justement).Au bout du compte, il y a des hauts et des bas, de bonnes versions aussi, surtout le Baby One More Time de Britney.Alors oui, tout ca est juste assez interessant, mais la question demeure : qui va acheter ca ?Pas evident.Jolies melodies Deux CD, c'est trop Richard Labbe ROCK Tsar Band Girls Money TVT Le tube rock de l'ete ?Le nom est assez poche.Tsar ?Franchement.Cela ne fait pas tres rock'n'roll, mais alors la, pas du tout.Et puis un groupe qui s'appelle Tsar peut-il vraiment chanter les choses importantes de la vie, comme les chars, les femmes et les caisses de biere ?Mais les prejuges tombent assez vite au moment ou Band Girls Money entre dans le lecteur.Ca, c'est le deuxieme compact de Tsar.Et n'ayons pas peur des mots : c'est un album qui torche.Surtout la piece-titre, la premiere au menu, qui arrache tout et qui donne l'envie de partir sur une viree pas possible pendant au moins trois semaines.Vraiment, ca faisait longtemps qu'on avait entendu un titre rock aussi accrocheur et aussi puissant.Le tube rock de l'ete ?Peut-etre.Il y a quelques pieces un peu moyennes dans le lot, mais les bonnes pieces sont si solides qu'elles parviennent a faire oublier les plus faibles.C'est bien livre, bien realise aussi, et ca sonne comme c'est pas permis.Alors oui, il faudra probablement avoir ce groupe de Los Angeles a l'oeil.Meme si le nom est poche.Ca torche Certaines pieces moins bonnes Richard Labbe FOLK-ROCK Tommy Boivin Les Hublots de l'accalmie Milagro Histoires et nostalgie Un jour, Tommy Boivin a frappe a la porte de Jeff Stinco.Il s'est assis dans le salon du guitariste de Simple Plan pour gratter quelques chansons.Ne faisant ni une ni deux, Stinco a offert les cles de son studio a l'auteur-compositeur-interprete, lui proposant de lancer un disque sous sa nouvelle etiquette, Milagro.Resultat : Les Hublots de l'accalmie.Le gars de Baie-Comeau y expose ses reflexions quotidiennes (Grande Ourse), ses souvenirs d'enfance (Le Train de la vie) et dresse le portrait des gens qu'il aime, dont certains ont quitte ce monde (Le King du purgatoire).L'ecriture nostalgique et imagiere fait penser a Vincent Vallieres, mais dans un style plus chansonnier : Sur la rue St-Joseph / Avec les freres Savard / On jouait a canisse bottee / On faisait sauter des petards.Le hic : les inflexions de sa voix sont parfois trop bucheronnes et trop ti-cul par rapport aux melodies et arrangements enveloppes dans un folkrock agremente d'une touche pop.La voix ne colle pas toujours a la musique, mais le talent est la.Suffit de raffiner la plume et de personnaliser les arrangements.Bon raconteur Les tics de la voix Em i l ie Cot e CHANSON JP Nataf Plus de sucre Tot ou tard / Warner Fuite poetique Aucun des collaborateurs de JP Nataf (ex-chanteur et guitariste du groupe Les Innocents) ne peut dire precisement de quoi parle son album Plus de sucre.L'un parle d'energie vitale, l'autre de melancolie joyeuse, un autre imagine une vague histoire de famille refugiee au cours de la Deuxieme Guerre mondiale.L'ecriture de JP Nataf a quelque chose d'insaisissable, d'allusif, pourrait-on dire.Pour l'apprecier, il ne faut pas chercher a la decrypter, mais plutot a se laisser guider par le timbre chaleureux de sa voix et les images evanescentes qu'elle transporte.Douces, le plus souvent, jamais tres loin du folk chansonnier meme si elles sont volontiers atmospheriques, les musiques n'encombrent aucunement ce petit voyage poetique.Au contraire, elles en sont le moteur.Il y a dans ce disque au ton tristounet quelque chose d'etrangement reconfortant.Une tendresse pas du tout mielleuse.Peut-etre le titre du disque signifiet- il justement qu'il n'y a plus de sucre dans ses chansons.JP Nataf sera aux Franco Folies, du 3 au 6 aout, en compagnie de son complice Albin de la Simone.La chanson Jean-Philippe L'exces d'abstraction Al exandre Vigneaul t CHANSON Albin de la Simone Je vais changer 1.2 EMI P'tit nouveau Nous l'avons decouvert l'annee derniere, aux cotes de Jeanne Cherhal notamment, durant les Franco- Folies.auxquelles Albin de la Simone participe a nouveau cette annee.De la Simone entre dans la ronde de la chanson francaise rafraichie, a l'instar de Francoiz Breut ou Pierre Lapointe, tout en respectant un classicisme certain.Son deuxieme album, Je vais changer, est de loin superieur a son premier (eponyme), meme si les arrangements ne sont pas aussi raffines que ceux du Lapointe susmentionne.Fin melodiste neanmoins, on releve surtout la ravissante agilite avec laquelle il manie la plume.Ses textes sont raffines, sensibles, impeccablement plaques sur la musique.Albin de la Simone aborde des themes eminemment personnels tout en prenant soin d'insuffler un peu de legerete a ses histoires parfois moroses (Ces mots stupides, Il pleut dans ma bouche, Avril 4000).Amateurs de nouvelle chanson francaise, prenez note : Je vais changer gagne en profondeur a chaque nouvelle ecoute, nous laissant tout de meme l'impression que le meilleur est a venir.Textes raffines Les arrangements Ph ilippe Renaud , co ll .speciale MUSIQUE DU MONDE Daby Toure Diam 1.2 Real World / EMI Folk du monde Lie par le sang a Toure Kounda (son pere est Hamidou Toure), Daby Toure amorce sa carriere solo dans un contexte bien different que ses aines.Les musiques du monde interessent un public grandissant et beneficient d'une assez large diffusion.Le musicien de 32 ans peut d'ailleurs compter sur le poids d'une grosse etiquette, Real World.Peter Gabriel l'a meme emmene en tournee, comme il l'avait deja fait avec Youssou N'Dour.Daby Toure a d'ailleurs tout ce qu'il faut pour aller loin : une voix au registre large, un sens certain de la melodie et il joue d'a peu pres tout.Diam temoigne du bon jugement de son auteur puisqu'il parvient a trouver un juste equilibre entre les quelques instruments traditionnels dont il use et son incontestable modernite.Attire par les musiques electroniques, Daby Toure utilise la technologie sans jamais se laisser avaler par elle.Riche au plan rythmique, son album est aussi une reussite au plan lyrique.Sa voix, jamais aussi percante que celle de Youssou, se cale magnifiquement sur les melodies qu'il arrache de sa guitare, le plus souvent acoustique.Au Balattou lundi.Superbe voix Production proprette Al exandre Vigneaul t HIP HOP Gokh-Bi System Mission of Music ARound World Music Production Hip hop a message Avis a ceux que rebute le hip hop de criminels recycles en entertainers: Gokh-Bi System est arrive.Ses membres viennent de Guinaw Rails, un des quartiers pauvres de Dakar, la capitale du Senegal.Leurs origines modestes n'en font pourtant pas des assoiffes de sang.Au contraire.GBS s'est lance dans le hip hop pour vehiculer un message.Son Mission of Music : rappeler que l'homme est ne pour faire le bien.Certes, ses rimes ne coulent pas toujours.Mais il est difficile de rester insensible a l'emotion des voix.Polyglotte, GBS fait du rap en anglais, en jola, en serer et en wolof.Le melange donne une texture sonore exotique.Cote musique, les beats sont simples mais accrocheurs.L'album porte la signature de sa double realisation.Les trois pieces enregistrees a Dakar sont traversees par l'influence de musiques traditionnelles, tandis que celles realisees a New York s'inscrivent davantage dans le hip hop occidental.Malheureusement, l'album dure seulement 20 minutes.En spectacle mercredi au Balattou.Emotion poignante Trop court Paul Journet, co ll .speciale MUSIQUE DU MONDE Balla Tounkara Yayoroba Independant Pour la kora En 1996, Balla Tounkara quitte son village du Mali pour les Etats-Unis.Son dernier disque, Yayoroba, reflete toutes les influences qu'il a absorbees depuis.Fruit d'une collaboration entre musiciens africains et americains, l'album est un riche metissage de cultures musicales.Il a pour qualite d'en offrir pour tous les gouts.Et pour defaut le manque de ligne conductrice.Le disque n'offre pas de coup de foudre a la premiere ecoute.Mais il faut perseverer, car l'oreille s'habitue lentement au vaste registre de notes que degagent les instruments traditionnels africains.Difficile en effet de resister a la riche palette sonore extraite des 21 cordes de sa kora.Balla Tounkara est particulierement a l'aise dans les pieces puisant dans sa culture mandingue.L'aventure en terrain jazz est aussi reussie.En temoigne la piece titre Yayoroba, une ode aux femmes bien en chair.Meme chose pour Amadou Diallo, un blues poignant sur un jeune Guineen abattu par la police de New York.Les chansons aux accents pop sont moins achevees.C'est le cas de la mielleuse Jon Beni Farsali.Le jeu de kora Manque de fil conducteur Paul Journe, co ll .speciale Les Evenements FUSION 6 AOUT 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA TOUS AVEC VIGNEAULT AUBOUTDUMONDE YANN PERREAU, ERIC LANDRY, FLORENT VOLLANT, MARTIN LEON, ROBERT CHARLEBOIS, YVON DESCHAMPS, JEAN-PIERRE FERLAND, JESSICA VIGNEAULT LOUISE FORESTIER, CLAIRE PELLETIER ET AUTRES SURPRISES BILLETTERIE REGLEZ VOS ACHATS DE BILLETS DES FRANCOFOLIES AVEC LA CARTE VISA DESJARDINS .Profitez d'un rabais de 2 $ par billet .Acces a des billets reserves Possibilite d'utiliser vos BONIDOLLARS via la Billetterie a la carte VISA Desjardins 1 877 BILLETS.Quantite limitee.Certaines restrictions s'appliquent.A LA PLACE DES ARTS (514) 842-2112 .www.pda.qc.ca RESEAU ADMISSION (514) 790-1245 .www.admission.com ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Du tohu-bohu à la TOHU JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Sur un plateau tournant, une tête de girafe sur un corps d'éléphant et son opposé (une tête d'éléphant sur un corps de girafe) forment un duo plutôt original.Ailleurs, un canari semble profiter du vol plané d'un avion.Et ainsi de suite, les mariages inusités se multiplient dans ce monument où de vieux jouets et des objets désuets s'agitent dans un vacarme bien ordonné.C'est L'Arche de triomphe de l'imaginaire et, à elle seule, cette machine pourrait servir de synthèse au travail de Florent Veilleux, ce digne représentant de l'art brut et adepte de la pataphysique.Sauf que cette imposante structure n'est que la pointe de l'iceberg qui ouvre l'exposition que lui consacre cet été TOHU, la cité des arts du cirque.Une vingtaine de ses oeuvres créées depuis 12 ans sont rassemblées ici.Elles sont toutes nées de la même obsession de récupérer les déchets manufacturés, elles fourmillent toutes de menus détails, elles s'animent toutes par le biais de l'électronique\u2014 étonnamment ! Bref, il y a beaucoup à voir, entre ces êtres hybrides et ces objets indescriptibles donnant naissance à d'abominables figurines tels les « horribles frères Clean ».Têtes de Barbie, un bois encore marqué de son Shearwood, ordinateurs de l'âge de pierre, l'homme ramasse tout et rien : impossible d'en faire la nomenclature complète.Mais tout ça se met à revivre dans un incessant va-et-vient apparemment sans but.Bienvenue à Pataville, les avenues imaginaires.C'est la « capitale de l'absurde », le paradis du post-industriel, le royaume de l'inutile \u2014la première oeuvre de Veilleux s'appelait L'Inutile qui ne sert à rien.Et ici, dans cette cité du cirque bâtie sur l'ancienne carrière Miron et selon le principe de la récupération, le côté bohème, bon enfant et brocanteur de l'artiste est d'une belle cohérence.C'est merveilleux et ludique.Et révélateur (dénonciateur peut-être pas), de la masse d'inutilités que nous produisons et consommons.Sauf qu'à force de défendre l'inutile, même dans les installations plus scientifiques, ça tourne à vide.Bien sûr, on ne s'attend pas à des solutions, mais, dans l'ensemble, excepté l'attachante Madame Zibarre qui déclame une météo fort cynique (à Radio Tue-Mouche), c'est du pareil au même.Faites l'exercice, vous verrez.Les premières machines, on les scrute longuement, en souriant.Plus on avance, plus on active ces montagnes de déchets «machinalement ».La magie finit par s'estomper.Pataville, les avenues imaginaires a été pensée comme une synthèse de la signature Veilleux.Déjà, peu avant Noël 2003, il avait offert un cadeau fort similaire à plusieurs machines dans une salle en recyclage de la rue Sainte-Catherine.A-t-on aujourd'hui le signe d'adieu de la part d'un homme de 65 ans ?.PATAVILLE, LES AVENUES IMAGINAIRES de Florent Veilleux, TOHU, la cité des arts du cirque, 2345, rue Jarry Est, jusqu'au 28 août.Ouvert sept jours.Infos : 514 376-8648.3325940A PHOTO ALEX LEGAULT, FOURNIE PAR LA TOHU Pataville, les avenues imaginaires à la TOHU.Sam Borenstein Portrait de Joyce, fille de l'artiste 1959 (30 juin) Crayon de cire et huile sur papier Ottawa, Bibliothèque et archives Canada Jusqu'au 18 septembre 2005 Entrée libre 1380, rue Sherbrooke Ouest I 514.285.2000 3331145A FLASH Tom Hopkins, Lifeline Blue (détail), 2002, huile sur toile HEURES D'OUVERTURE : MERCREDI AU VENDREDI DE 11H À 18 H, SAMEDI ET DIMANCHE DE 12H À 17 H 500, RUE SHERBROOKE OUEST, MONTRÉAL | TÉLÉPHONE (514) 499-7111 P.2829 | WWW.LOTO-QUEBEC.COM 3329798A Chiasson quitte Le Grand Ménage Sophie Chiasson quitte définitivement l'animation de l'émission Le Grand Ménage à Canal Vie.C'est Claudia Marques qui lui succédera à la barre de l'émission, ce qu'elle faisait déjà de façon temporaire depuis un certain temps.Sophie Chiasson, qui se remet d'une mononucléose, s'accordera une période de repos avant d'entamer d'autres projets à l'automne.Parmi ceux-ci, figure la rédaction d'un livre.Il portera sur sa récente saga judiciaire avec CHOI-FM et son ex-animateur Jeff Fillion.Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939 7026 www.cca.qc.ca Ouvert du mercredi au dimanche, 10 h à 17 h; le jeudi,10 h à 21h Entrée libre le jeudi soir de 17 h 30 à 21h les années métamorphose d'une ville en métropole de l'avenir L'Expo 67, la Place Ville-Marie, la Place Bonaventure, le métro, le pont Champlain, le ponttunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, les grandes autoroutes et plus encore ! Redécouvrez Montréal à travers des maquettes originales, des films, des vidéos et des témoignages photographiques, journalistiques ou d'acteurs importants de l'époque.une exposition présentée jusqu'au 11 septembre La nature sur un piédestal Sculptures, peintures, photographies, oeuvres multimédias\u2026 découvrez comment la nature demeure, encore et toujours, une constante source d'inspiration.Venez admirer les oeuvres remarquables d'une douzaine d'artistes canadiens et étrangers, dont Paterson Ewen, Liz Magor, Michael Snow, Osuitok Ipeelee, Tacita Dean, Ah Xian et Giuseppe Penone.Martin Honert, Tilleul (détail), 1990, Musée des beaux-arts de Montréal ©Martin Honert / SODRAC ( Montréal) 2005 LA CITÉ DE L'ÉNERGIE 1882, rue Cascade, Shawinigan (819) 537-5300 musee.beaux-arts.ca/125 11 juin - 2 octobre LES ÉLÉMENTS DE LA NATURE Organisé par le Musée des beaux-arts du Canada et présenté par La Cité de l'énergie.3323003A TENDANCES Tous les jours dans "]
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