Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (13)

Références

La presse, 2004-05-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" AVRIL LAVIGNE PLUSIEURS MILLIONS PLUS TARD.ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 HARRY POTTER OÙ ÇA, DES ENFANTS ?CINÉMA PAGE 1 AVRIL LAVIGNE HARRY POTTER CET ÉTÉ ON FAIT L'HUMOUR! CAHIER SPÉCIAL L'ÉTÉ CULTUREL CAHIER SPÉCIAL Montréal samedi 29mai 2004 Le plus grand quotidien français d'Amérique 120e année no 216 258 pages 14 cahiers Ciel variable, Max.17 Min.7 2 $ taxes en sus Le plancton a diminué de 70% en 10ans, selon les scientifiques LE GOLFE DU ST-LAURENT SE TARIT RAPIDEMENT ANDRÉ NOËL La quantité de krill, qui est à la base de la chaîne alimentaire marine, est en chute libre dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent ont découvert des scientifiques de l'Institut Maurice-Lamontagne, un centre de recherches de Pêches et Océans Canada.Une cause probable : le réchauffement du climat.Les risques : une diminution du nombre de baleines et des stocks de poissons.Depuis 2000, deux fois moins de rorquals communs viennent se nourrir chaque été devant Tadoussac.« La biomasse de macrozooplancton (le krill) dans ces deux régions (le golfe et l'estuaire) est passée de 32 tonnes/km2 en 1994 à 10 tonnes/km2 en 2003, ce qui représente une diminution de 70% en 10 ans », écrivent les chercheurs Michel Harvey et Michel Starr, dans une récente publication de l'Institut Maurice-Lamontagne.« Le phénomène est inquiétant, a dit M.Harvey au cours d'un entretien avec La Presse.>Voir GOLFE en A4 KANESATAKE La SQ laisse filer un fugitif JUDITH LACHAPELLE KANESATAKE \u2014 Parmi la petite foule qui regardait brûler les quatre véhicules de police, hier à l'aube, se trouvaient deux des Mohawks les plus recherchés de la province.La Sûreté du Québec a même recueilli la déclaration de l'un d'entre eux puis l'a laissé partir, alors que l'homme fait l'objet d'un mandat d'arrestation depuis un mois ! Selon l'information recueillie par La Presse, les agents de la Sûreté du Québec qui ont amorcé l'enquête sur l'incendie de quatre véhicules de la police de Kanesatake ont pris hier la déclaration d'une poignée de témoins, dont Jason Gabriel.Ce dernier fait l'objet d'un mandat d'arrestation pour avoir proféré des menaces de mort à l'endroit du chef Clarence Simon, l'un des partisans du grand chef James Gabriel.Le mandat d'arrestation contre Jason Gabriel a été délivré à la fin du mois d'avril.Or, les agents de la SQ, au courant de l'existence de ce mandat, n'ont pas tenté d'arrêter Jason Gabriel, qui s'est pourtant formellement nommé et a signé lui-même sa déclaration devant les policiers.De plus, selon divers témoins, certaines personnes présentes dans la foule, qui avaient été arrêtées concernant les événements du 12 janvier et relâchées en attendant leur procès, ont brisé leurs conditions >Voir SQ en A4 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Que celui qui n'a jamais péché lance Jean Lapierre en premier.Le hockey fait vibrer la corde patriotique de Calgary Météo Ciel variable en après-midi, maximum 17, minimum 7, plus de détails en page P.ANNONCES 16 SOMMAIRE Astrologie du jour VACANCES 22 Avis P.ANNONCES 13, 15, 16 Animaux VACANCES 23 Bridge VACANCES 23 Décès P.ANNONCES 14 et 15 Échecs VACANCES 23 Feuilleton VACANCES 22 Forum A 33 à 39 Grille des mordus VACANCES 16 Horaire cinémasCINÉMA 10 et 11 Horaire télévision ARTS 22 Jardiner MONTOIT 17 Loteries A 5 Mots croisés VACANCES 22 Petites annonces CAHIERPETITESANNONCES et AFFAIRES 2 Timbres VACANCES 23 Trait d'union VACANCES 21 STÉPHANE PAQUET ENVOYÉ SPÉCIAL CALGARY\u2014 On se croirait aux États-Unis, quelques mois après les attentats du 11 septembre.Ici, le patriotisme s'exprime par un grand C noir en flammes sur un fond rouge.Et il est partout.Bienvenue à Calgary, fief des conservateurs, devenus réformistes, changés en alliancistes et redevenus conservateurs.(Ouf !) C'est la terre aussi de Stephen Harper et de Preston Manning.Sauf que maintenant, ne parlez de politique à personne dans la rue, même si Harper, le député conservateur de Calgary-Sud-Ouest, mène la campagne de sa vie pour emménager au 24, Sussex Drive, à Ottawa.Si vous posez des questions sur l'absence d'affiches électorales au centre-ville, les « locaux» penseront que vous venez de la planète Mars.ou du Québec.« La politique est plus importante au Québec qu'ici, confie Helen Ibrahim, en sirotant son café devant le Starbucks.C'est à cause des gens qui veulent la séparation ou protéger leur langue », dit-elle en poursuivant son analyse.Son ami, Kevin Eike, prend le relais : « Ici, le hockey est beaucoup plus populaire que la politique.>Voir CALGARY en A6 Départs depuis Montréal.Prix web par trajet.Taxes et supplément en sus.Selon la disponibilité.Détails sur jetsgo.net.Vancouver274SANS ESCALE $ Winnipeg 174$ Edmonton 230$ Calgary 230$ Victoria 331$ Premier vol le 5 juin Abbotsford 324$ Premier vol le 24 juin 3145537A ÉLECTIONS SONDAGE EKOS-LA PRESSETORONTO STAR 49%des Canadiens croient que Paul Martin ne mérite pas d'être premier ministre 59%désirent un changement de gouvernement NOTRE SONDAGE EN PAGE A21 QUAND HOLLYWOOD SE MÊLE D'ENVIRONNEMENT PAGESA2ETA3 La Presse publie aujourd'hui un rapport original et audacieux sur le financement de la santé au Québec.Un rapport qui ose dire ce que les politiciens ne veulent pas entendre.À LIRE EN PAGES A33À A36 SANTÉ: ENFIN, DE NOUVELLES IDÉES! PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© ACTUALITÉS La b e a u té in t é r i e u r e Grand solde du printemps ! Centre Rockland (Montréal) Promenades de La Cathédrale (centre-ville) Galeries Laval (Laval) Place Portobello (Brossard) Jusq u ' à 5 0% de rabais sur les p rodu its H u n t e r D o ugla s .sur une vaste sélection d'articles en magasin 70rabais de 50% % 3221299A MATHIEU PERREAULT n 1999, alors qu'il tournait le film d'époque The Patriot, avec Mel Gibson, le réalisateur Roland Emmerich a senti le besoin de se changer les idées.Après Independence Day et Godzilla, le cinéaste d'origine allemande se sentait un peu à l'étroit dans un drame se déroulant à la fin du 18e siècle, avec bien peu d'occasions pour les effets spéciaux.M.Emmerich a ouvert le premier livre qui lui est tombé sous la main.C'était The Coming Global Superstorm, un essai expliquant que les mammouths et le mystérieux continent Atlantide étaient tous deux disparus à cause de «supertempêtes» capables de créer des mini ères glaciaires en quelques jours.Les auteurs, Whitley Striber et Art Bell, avertissaient que le réchauffement de la planète augmentait le risque qu'une supertempête frappe l'Amérique du Nord et l'Europe dans les prochaines années.«J'ai senti qu'il fallait que je fasse un film avec cette histoire», a expliqué M.Emmerich dans une entrevue au New York Times.Le résultat prend l'affiche cette fin de semaine: The Day After Tomorrow, qui a été tourné en grande partie dans les anciens ateliers Angus à Montréal, présente la vision apocalyptique de Los Angeles ravagée par une dizaine de tornades, et de New York fauchée par une vague aussi haute que la statue de la Liberté, puis ensevelie sous la neige, tout comme les trois quarts de l'Amérique du Nord.Le scénario explique la venue d'une nouvelle ère glaciaire par l'arrêt d'un courant marin très important appelé «la boucle de l'Atlantique Nord».Ce courant amène l'eau chaude des Caraïbes vers l'est du Canada, puis en Europe du Nord: c'est le fameux Gulf Stream.Ensuite, le courant plonge dans les profondeurs océaniques, et revient dans les tropiques après un détour par l'Atlantique Sud.Or, il est théoriquement possible d'arrêter cette boucle en injectant des quantités importantes d'eau douce dans l'Atlantique du Nord-Ouest.En effet, le Gulf Stream coule au fond de la mer du Nord parce qu'il est très salé, donc très lourd, à cause de l'évaporation qu'il a subie au fil de son long voyage.Si le Gulf Stream est moins salé, il sera plus léger, ne coulera pas et la boucle océanique sera perturbée.Le film imagine ensuite que l'arrêt de la boucle océanique entraîne une perturbation importante du climat mondial, qui veut se «rééquilibrer».Pour ce faire, un cyclone énorme se forme, et transporte directement au sol de l'air glacial de la stratosphère.Et quand on dit glacial, ce n'est pas un euphémisme: -150 degrés Celsius.Les moteurs des avions et des hélicop tères s'arrêtent en plein vol, hommes etbêtesmeurent enquelquessecondes.C'est la «supertempête» dont parle le livre The Coming Global Superstorm.100 fois plus d'eau Le hic, c'est que l'arrêt de la boucle océanique, s'il se produit, prendra au moins plusieurs décennies, et fort probablement plusieurs siècles ou millénaires.«La dernière fois que la boucle semble s'être presque arrêtée, voilà 12 000 ans, l'Atlantique Nord recevait plus de 100 fois plus d'eau douce que le débit des rivières qui s'y déversent actuellement», explique Claude Hillaire-Marcel, spécialiste de la boucle océanique qui enseigne àl'UQAM.Enavril, M.Hillaire-Marcel acosigné, dans le prestigieuxmagazine Science, un article où il démontrait que le scénario de The Day After Tomorrow était hautement improbable.Dans le même numéro de Science, un paléoclimatologue renommé, Wallace Broecker de l'Université Columbia, traitait de «scénario exagéré» un récent rapport du Pentagone, qui évaluait sur un mode alarmiste les effets qu'un ralentissement de la boucle océanique aurait pour les États-Unis.Le rapport du Pentagone est cité dans le dossier de presse de The Day After Tomorrow.Ce texte prend tout son sens quand on sait que M.Broecker a été l'un des premiers partisans de la théorie voulant que le réchauffement planétaire induirait un refroidissement en Europe et en Amérique du Nord.«Pour un paléoclimatologue, des changements climatiques rapides se produisent à l'échelle de siècles, à l'extrême de décennies, observe M.Hillaire-Marcel.Les gens qui ont écrit le rapport du Pentagone avaient visiblement peu de connaissances en climatologie.» Le film avive les tensions dans la petite communauté des paléoclimatologues.Dans son article de QUAND LE RÉCHAUFFEMENT GLACE LE SANG Dans le film The Day After Tomorrow, un vague géante submerge Manhattan.L'image est frappante, mais un tel barrage d'eau ne pourrait jamais être créé par les vents d'une tempête, ont noté des scientifiques qui ont vu le film : il faudrait un tremblement de terre, un glissement de terrain ou un météorite, des éléments absents du film.Les supertempêtes sont un phénomène tellement fantaisiste que les scientifiques semblent à court de mots pour expliquer pourquoi elles sont impossibles. ACTUALITÉS Science, M.Hillaire-Marcel citait, comme l'une des sources principales de la mauvaise compréhension, un articleparu en 1997dansle New Scientist.Or, cet article a été écrit par un paléoclimatologue néerlandais, Stefan Rahmstorf, qui affirmait en1997 que le réchauffement climatique pourrait refroidir les hivers européens, menant au gel de la Seine et de la Tamise, par exemple.M.Rahmstorf a depuis échangé avec M.Hillaire-Marcel quelques courriels où il se défendait d'avoir été alarmiste en 1997, et où il reconnaissait que les analyses plus récentes rendent l'éventualité d'un tel refroidissement moins probable.Extraterrestres Mais les invraisemblances du film ne se limitent pas à la boucle océanique.M.Rahmstorf écrit, sur son site Web, qu'une vague aussi haute que celle qui frappe New York dans le film ne peut être causée par le vent.Il faut un tremblement de terre, un glissement de terrain ou unmétéorite.Et surtout, les supertempêtes violent les lois de la thermodynamique.«Il est vrai que certaines tempêtes sont assez hautes pour toucher la stratosphère, à 11 ou 12 kilomètres d'altitude», explique Gilles Brien, météorologue à Environnement Canada.«Parfois, l'air froid en altitude vient refroidirle sol, parexempledurant les tempêtes d'été où la température chute de 25 à 20 degrés Celsius.Mais quand l'air descend, il se dilate, et ce qui sedilateseréchauffe.Danscertaines tempêtes, de l'air situé à 12 kilomètres d'altitude descend au sol en moins de dix minutes, en passant de -60 à +10 ou 15 degrés.Les supertempêtes du film violent lesloisde lathermodynamique.La notion de supertempête a été inventée pour expliquer quel'on retrouve, dansle Grand Nord canadien et russe, des carcasses de mammifères relativement bien préservées.Notam-ment, on a trouvé en 1997 en Sibérie une carcasse de mammouthqui avait encore de l'herbe dans l'estomac.D'ailleurs, dans le film, despersonnagesvisitent le Musée d'histoire naturelle de New York et s'exclament, devant un mammouth: «Ondirait qu'il est mort sur le coup!» La scène n'a pas tellement plu aux chercheurs du musée.«La notion que les mammouths ont gelé en quelques secondes est farfelue», dit le paléontologue Ross Mac Phee, joint aumusée new-yorkais.«Les carcasses que l'on a trouvées sont en fait en pleine décomposition, elles dégagent une odeur épouvantable, et sont pleines de mouches et de larves qui ont gelé en même temps que le mammouth.La seule chose qui sauve le film, c'est que ce sont des enfants qui font le commentaire.Si ça avait été un adulte, ça m'aurait révolté.» Les supertempêtes sont en fait un phénomène tellement fantaisiste que les scientifiques semblent à court de mots pour expliquer pourquoi elles sont impossibles.Un climatologue du gouvernement américain, Victor Nouhan, a publié dans unpetit journal demétéorologie dans le Maine, Mainely Weather, une critique du livre The Coming Global Superstorm.Il écrit que « les auteurs semblent avoir des rudiments de météorologie», et critique la rapidité du refroidissement annoncé, mais n'attaque pas la vraisemblance des supertempêtes.Quand La Presse a jointM.Nouhan, àCariboudans le Maine, il a commencé par dire qu'il écrivait en son nom personnel, et non pas en tant qu'employé du gouvernement.Puis, il a dit qu'il n'avait pas fait une critique scientifique du livre.La réaction de M.Nouhan rappelle que le gouvernement américain a tenté d'empêcher les chercheurs de la NASA de commenter The Day After Tomorrow.Le New York Timesarapportécemot d'ordre, et la NASA a fait machine arrière.En fait, le meilleur antidote contre la paranoïa est probablement une visite aux sites Webdes auteurs de The Coming Global Superstorm.Art Bell est un animateur radio qui sespécialisedepuis des décennies dans le paranormal, alors que Whitley Strieber a écrit plusieurs livres sur son enlèvement par des extraterrestres, dont le plus célèbre est Communion.Auparavant, il avait écrit The Hunger, un livre de vampires dontaététiréunfilm avec David Bowie, en 1983.La solution que propose The Coming Global Superstorm pour éviter les supertempêtes est de creuser un canal large de plusieurs kilomètres au beau milieu de l'Amérique latine.Cela relierait les océans Pacifique et Atlantique, limitant l'influence de la boucleocéanique.Iln'estpassurprenant que The Day After Tomorrownementionne pas cette proposition.Peut-être vautil mieux, après tout, parier que les supertempêtes, tout comme les extraterrestres, n'existent pas.Le film catastrophe The Day After Tomorrow prend l'affiche ce week-end dans les cinémas.Au-delà du spectacle, le film se veut une critique de l'inaction des États-Unis face au réchauffement de la planète.Mais le scénario a fait bondir les scientifiques au plafond : il concentre en quelques jours des changements climatiques qui prendront au mieux plusieurs décennies, sinon des siècles, à survenir.Certains chercheurs en viennent à regretter d'avoir été alarmistes dans leurs déclarations médiatiques.LES CHANGEMENTS L'EFFET DE SERRE LE GULF STREAM PRÉSENTEMENT DANS LES ANNÉESÀ VENIR La Terre restitue l'énergie reçue sous forme d'infrarouges La vapeur d'eau et le CO2 retiennent les infrarouges Couche d'ozone amincie Rayons solaires ultraviolets etinfrarouges Les rayons infrarouges se dissipent dans l'espace La couche d'ozone retient une partie des rayons ultraviolets Rayons solaires ultraviolets etinfrarouges En théorie, le réchauffement de la planète pourrait déclencher une nouvelle ère glaciaire en Europe et en Amérique du Nord.La clé de ce scénario est un courant marin très important appelé « la boucle de l'Atlantique Nord ».Ce courant amène l'eau chaude des Caraïbes vers l'est du Canada, puis en Europe du Nord : c'est le fameux Gulf Stream.Ensuite, le courant plonge dans les profondeurs océaniques, et revient dans les tropiques après un détour par l'Atlantique Sud.Fort heureusement, cela ne se produira pas en quelques jours, comme dans le film The Day After Tomorrow : il faudra au moins des décennies, et plus probablement des siècles ou des millénaires pour ralentir la boucle.Une scène n'a pas tellement plu aux chercheurs dumusée.«La notion que lesmammouths ont gelé en quelques secondes est farfelue» En janvier 2003, une vingtaine de centimètres de neige sont tombés sur Paris.Dans le film The Day After Tomorrow, c'est plutôt 20 mètres qui s'accumulent sur la Ville Lumière.PHOTO GETTY IMAGES SUITESDE LA UNE Le golfe du St-Laurent se tarit rapidement GOLFE suite de la page A1 Le krill nourrit plusieurs espèces de baleines, de poissons et d'oiseaux marins.On ignore quelles sont les conséquences de la baisse.D'autres chercheurs ont constaté des changements dans la dispersion et la concentration des baleines.« Il reste beaucoup d'inconnues.La diminution du krill est peut-être due au réchauffement du climat.Si l'air se réchauffe, les glaces de l'Arctique fondent et refroidissent l'eau qui entre dans le golfe et l'estuaire.Le mot krill est d'origine norvégienne et signifie « nourriture de baleine ».Une baleine bleue en mange de deux à quatre tonnes par jour.Il s'agit d'un petit crustacé qui se nourrit de phytoplancton (plancton végétal).L'espèce la plus connue, l'euphausiacé, ressemble à une minuscule crevette.Elle vit dans des eaux froides.Mais des eaux trop froides peuvent nuire à son alimentation ou à sa reproduction.Le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent se caractérisent par la présence de trois couches d'eau.En surface, l'eau est relativement chaude.Dans la couche intermédiaire, dont la profondeur oscille de 25 à 150 mètres, les températures fluctuent entre -1 et +2 degrés Celsius.La couche profonde est plus chaude.Depuis 1948, les chercheurs ont identifié trois périodes chaudes et trois périodes froides dans la couche intermédiaire, la plus importante pour le krill.Or, une période particulièrement froide perdure depuis 1987, ce qui ne s'est jamais vu au cours des 40 années précédentes.« Les changements dans la circulation des masses d'eau et dans les propriétés de la couche intermédiaire froide de l'estuaire et du golfe \u2014 elle est plus épaisse et plus froide depuis le milieu des années 80 \u2014 pourraient avoir joué un rôle dans ce changement (la quantité et les changements de composi tion du macrozooplancton) », écrit M.Harvey dans son article.La baisse du krill a aussi été mesurée au large de la Nouvelle Écosse et le long de la côte est de Terre-Neuve, grâce à l'examen du contenu de l'estomac des capelans, note le chercheur.Cela « suggère qu'il ne s'agit pas d'un événement particulier au Saint- Laurent ».Alors que la proportion d'euphausiacés diminue, on assiste à une invasion d'amphipodes.Contrairement à l'euphausiacé, ce crustacé est carnivore.Il mange les larves de poissons, ainsi que les copépodes dont se nourrissent les larves de poissons.L'invasion d'amphipodes \u2014 au détriment du krill \u2014 ne risque-telle pas d'accélérer la baisse des stocks de poissons ?« Cela pourrait être un des facteurs des baisses de stocks de morue, mais en vérité, on ne le sait pas », répond M.Harvey.Le krill est une nourriture de choix pour les « poissons fourrages », tels que les éperlans, les capelans et les morues.De leur côté, les scientifiques du Groupe de recherche sur l es ma m m i f è r es ma r i n s (GREMM) ont déjà constaté des changements dans la composition des troupeaux de baleines en face de Tadoussac.Ils se demandent si ces changements ne sont pas liés à la diminution du krill.Chaque été, de 30 à 40 rorquals communs avaient l'habitude de suivre les bancs de krill dans le canal laurentien, un courant d'eau froide qui commence au large du Labrador et se termine à l'embouchure du Saguenay.L'été dernier, les chercheurs ont identifié seulement une quinzaine de rorquals communs.Ces baleines étaient la principale attraction des excursions touristiques en bateau devant Tadoussac.Auparavant, il était possible d'en voir une dizaine en même temps.L'année dernière, les groupes étaient généralement plus petits, comptant trois ou quatre individus.En revanche, d'autres espèces ont fait leur apparition, a indiqué Robert Michaud, du GREMM.Des épaulards (des baleines à dents qui se nourrissent de poissons et non de krill) ont été aperçus deux fois l'année dernière.Jusqu'à six baleines à bosse ont aussi été identifiées.Ces dernières donnent de très bons spectacles : elles montrent leur queue et bondissent hors de l'eau.Par ailleurs, le nombre de baleines bleues qui remontent le canal laurentien ne semble pas avoir changé.Elles aussi offrent un bon spectacle : pesant jusqu'à 100 tonnes, il s'agit du plus gros animal de la terre.M.Michaud ne s'inquiète donc pas pour l'industrie touristique de Tadoussac.Néanmoins, il se demande si on n'assiste pas déjà à des répercussions des changements climatiques sur la vie marine.« Qui sait si, dans l'avenir, les baleines bleues ne seront pas affectées par la baisse de krill ?demande- t-il.Elles sont déjà une espèce en voie de disparition.On ne peut qu'être inquiet devant les effets imprévisibles des bouleversements climatiques.» Kanesatake: la SQlaisse filer un fugitif SQ suite de la page A1 de mise en liberté en s'approchant du poste de police ou en ne respectant pas un couvre-feu en vigueur jusqu'à 6 h.En conférence de presse hier matin, le chef John Harding a indiqué que, en vertu d'une entente en vigueur depuis longtemps entre la SQ et Kanesatake, les agents de la SQ doivent obtenir l'autorisation des autorités mohawks avant toute intervention sur le territoire.Malgré l'absence de policiers mohawks sur le territoire et l'annonce récente d'une patrouille tripartite SQ-GRC-police de Kanesatake par le ministère de la Sécurité publique, il semble que la SQ observe toujours la vieille entente avec les autorités mohawks.Ainsi, à partir d'environ 4 h 10 hier matin, les agents de la SQ ont dû demander à au moins deux reprises la permission du chef John Harding pour diverses actions, comme entrer sur le territoire ou amorcer leur enquête.« C'est la première fois que les agents de la SQ doivent intervenir sur le territoire depuis le 1er avril », a dit John Harding, l'un des trois chefs opposants.La Sûreté du Québec a cependant déjà été appelée par des résidants de Kanesatake concernant des vols et des entrées par effraction, mais elle aurait refusé d'aller enquêter sur place, demandant aux plaignants de se rendre eux-mêmes faire une déclaration au poste d'Oka (voir autre en page A10).La situation enrage le grand chef James Gabriel.« Qu'est-ce ce ça va prendre pour qu'il se passe quelque chose ?» demande-t-il.Les policiers ont craint que l'immeuble du poste de police soit rasé par le feu à cause des voitures en flammes ; en fait, la partie arrière de l'édifice semble avoir subi des dommages.L'origine de l'incendie est suspecte.et étrange.Selon le récit des trois chefs de l'opposition, un résidant de la communauté aurait constaté, vers 2 h 30, un début d'incendie dans le pneu d'une voiture de patrouille garée derrière le poste et a éteint le feu.Vers 4 h 07, ce sont des patrouilleurs de la SQ qui faisaient leur ronde habituelle entre Saint-Placide et Oka qui ont vu les quatre véhicules (trois voitures, un camion) en flammes.Les pompiers d'Oka et de Saint-Placide ont été appelés sur les lieux.L'explosion des réservoirs d'essence a réveillé des résidants, qui ont aussi accouru sur les lieux.« Nous condamnons les individus qui ont incendié les véhicules », a dit le chef Steven Bonspille, rappelant que ces véhicules appartiennent à la communauté.Mais là où le grand chef Gabriel voit une raison de plus pour pousser Québec à réagir, M.Bonspille est d'avis que l'incident « n'est pas une justification pour augmenter les dépenses» pour les forces policières.Pour Steven Bonspille, le fait que l'incendie survienne alors que James Gabriel avait annoncé qu'il voulait venir discuter élections avec tous les chefs est une « coïncidence étrange ».«J'ai de solides soupçons selon lesquels l'incendie a eu lieu pour faire dérailler les pourparlers que nous devions avoir.» Malgré l'incident, les trois chefs dissidents répètent que leur communauté est toujours en paix.« La seule fois où ça n'est pas le cas, a dit John Harding, c'est quand les policiers de James Gabriel essaient d'entrer sur le territoire.» COOLPIX 8700 Appareil numérique de 8 MP CCD de haute précision Zoom optique 8x (équivalent 35mm : 35-280mm) Lentille Nikkor ED, minimise les abberrations Balance de blanc ou matrice 256 segments Mode rafale jusqu'à 2.5 images par seconde Écran ACL 1.8\u201d couleur à position variable Borne USB et impression directe (Pictbridge) Pile, chargeur et carte mémoire inclus Électronique Informatique Photo Communications Magasinez en ligne! dumoulin.com MONTRÉAL 8390, rue St-Hubert (Sud de la métropolitaine) MONTRÉAL 2050, boul.St-Laurent (Stationnement facile) MONTRÉAL 368, rue Ste-Catherine O.MONTRÉAL 8990, boul.de l'Acadie MONTRÉAL 5485, rue des Jockeys (près de l'Hippodrome Blue Bonnets) LASALLE 7197, boul.Newman (Près du Carrefour Angrignon) WEST ISLAND 2315, route Transcanadienne (boul.des Sources) LAVAL 1599, autoroute 440 O.(Sortie boul.Industriel) CARREFOUR LAVAL 3035, boul.Le Carrefour LAVAL 1769, avenue Pierre-Péladeau (voisin du Colossus) PLACE ROSEMÈRE (Face à rue Le Bouthillier) BROSSARD 5705, boul.Taschereau (Est du Mail Champlain) PROMENADES ST-BRUNO (Entrée #1) LONGUEUIL 2203, ch.Chambly (Près de Curé-Poirier) GATINEAU 195, Bellehumeur ST-LÉONARD 6852, rue Jean-Talon Est (Langelier & Galeries d'Anjou) FFIINNAANNCCEEMEENNTT disponible!ƒ Ajusté à vos besoins! 0% 1-877-DUMOULIN 1218$ ƒFinancement 0% disponible sur produits sélectionnés.Sur approbation de crédit.Détails en magasin.Offre d'une durée limitée à l'achat de la caméra NIKON COOLPIX 8700.Détails en magasin.Ces promotions se terminent le 4 juin 2004 ou jusqu'à épuisement des stocks sauf indication contraire.Les illustrations peuvent différer.Certains modèles ne sont pas disponibles dans toutes les succursales.GRATUIT! LES INDISPENSABLES POUR CAMÉRAS NUMÉRIQUES! Incluant CorelDRAW, Ensemble de nettoyage, papier photo, 5 impressions (5\u201dx 7\u201d) RABAIS 80$ Rég.1298$ Valeur de 150$ 3211335A Les plongeurs soumis à des règles plus strictes PRESSE CANADIENNE Les plongeurs devront se conformer à des normes plus sévères avant de se lancer dans les différents cours d'eau du Québec.Ils devront obtenir une accréditation leur permettant de pouvoir pratiquer ce sport dans un cadre légal reconnu.Trois catégories de plongeurs seront ainsi reconnues, selon leurs connaissances et leurs habiletés.Deux catégories seront également mises en place pour les formateurs.La Fédération québécoise des activités subaquatiques, qui a reçu le mandat de Québec de mettre à jour la réglementation et voir à la délivrance des certificats de qualification en plongée, estime qu'il était urgent d'agir.Depuis 1990, plus de 32 personnes sont mortes dans la pratique de ce sport, au Québec.Précision Josée Morin Un article de l'Associated Press paru dans nos pages de samedi dernier a pu laisser croire qu'une Montréalaise, Mme Josée Morin, avait accouché d'un garçon à la suite d'une fécondation in vitro naturelle.Il aurait plutôt fallu lire que Mme Morin était enceinte de trois mois.Elle attend son bébé pour l'automne prochain.Nos excuses. PIERRE FOGLIA D'amitié Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, quand je vous parle de littérature, c'est \u2014 soit pour vous parler d'autre chose ; \u2014 soit comme lecteur enthousiaste d'une oeuvre que je vous prêterais à l'instant si vous étiez mon ami : tiens, lis ça ! Aujourd'hui, pour le même prix, je vous parle d'une oeuvre ET d'autre chose.En fait, de la chose dont parle cette oeuvre : d'amitié.Vous vous souvenez de votre tout premier ami ?Moi, j'ai le souvenir très vif d'une grande peine, sans doute ma première peine d'amour.On marche en rang, deux par deux, on va au stade pour la période d'éducation physique, mais il ne marche pas à côté de moi comme d'habitude.Il est devant, avec un autre.De temps en temps, je me lève sur la pointe des pieds pour l'apercevoir.Ce n'est plus mon ami.Et j'en éprouve une peine qui m'anéantit.J'étais trop petit pour me demander si je n'étais pas un peu pédé, mais plus tard, à 17 ans, je me suis effectivement posé la question.À cette époque, mes amitiés étaient aussi excessives que mes amours.Même que j'attendais plus de loyauté de mes amis que de mes blondes, qui, après tout, n'étaient que des filles.Je n'ai pas tant changé en vieillissant, mais un peu tout de même.Disons que j'ai la loyauté moins rigide.Aux peines profondes ont succédé des renoncements doux-amers.Je me suis guéri aussi de mes jalousies, même que parfois j'aime des gens pour l'amitié qu'ils portent à d'autres.que je n'aime pourtant pas.Je n'ai presque plus de colères, mais de temps en temps de grandes impatiences.Sauf le vieux Bob qui n'est plus, mes amis n'ont pas souvent compris que je n'attendais d'eux ni aide, ni compassion, ni présence, ni compréhension, rien, sauf une toute petite chose sur laquelle je suis absolument intransigeant : mes amis doivent impérativement et sans hésitation me donner raison quand je suis plein de marde, autrement c'est pas vraiment mes amis, bon.Tout ça pour préciser que je ne me fais pas de l'amitié une idée si virile.J'ajoute que j'ai des amies femmes qui ne sont pas moins (ni plus) mes amies que les hommes, et si vous me demandiez une définition de l'amitié je vous dirais sans grande originalité : un amour sans sexe, sans n'ayant pas ici le sens de privation, mais de grand bonheur apaisé.Tout ça pour vous dire que j'ai failli me pomper l'autre jour quand Françoise, ma libraire, m'a proposé un livre et m'a dit en me le retirant aussitôt des mains : non, finalement, ne l'achète pas, t'es un gars, t'aimeras pas ça, c'est une histoire de filles, une amitié de filles.Françoise c'est pas juste ma libraire, c'est aussi une amie que j'évitais depuis deux ans.Sans raison.Sans fâcherie pour excuse.Par inconstance et gêne de l'avouer.J'allais dans d'autres librairies.Je trompais ma libraire, voilà.C'était donc ce jour-là mes retrouvailles avec Françoise, et la voilà qui me fâche déjà en me retirant des mains un livre sur l'amitié soi-disant pour filles seulement.Donne-moi ça ! Franchement, je l'ai acheté par défi.Dans une autre librairie, je ne l'aurais même pas feuilleté à cause de sa couverture tites-fifilles- cheveux-au-vent-qui-se-tiennent- par-les-mains-dans-lesblés- d'or.Mignonnes quand le soir descend sur la te e et que le ossignol.vous ne la connaissez pas, celle-là, hein ?Les Blés d'or.La version Union paysanne de La Belle de Cadix qui a dé yeux dé vélours.Un livre aussi beau, aussi plein, je parle du texte, et cette illustration vide, bébête.Pire, le livre est imprimé de travers, avec des marges inégales.Enfin.Deux amies d'enfance.Elle se sont connues petites, elles avaient 11 ans, cela se passe dans le nord-est de la France.Elles se sont éloignées.Elles se retrouvent quand le livre commence.« Le 16 mars 1999, dans mon appartement à Strasbourg, le téléphone a sonné à huit heures du matin, tu as dit c'est Marie-Pascale.» Ce sont les premiers mots de ce roman, qui n'en est pas un de toute évidence et qui finit à Montréal (où vit maintenant l'auteur) en juillet 2002 : « C'est l'été, il y a maintenant trois ans que tu es morte.Tant que j'écrivais, ça ne faisait pas longtemps.J'écrivais lentement.» Quel plus beau poème que celui qu'on écrit lentement pour tromper la mort ?Quelle plus belle amitié ?Deux amies d'enfance.Un jour elles ont 20 ans.L'une prend toute la place et l'autre si peu.C'est ici que le livre touche au plus troublant, l'une, celle qui ne prenait pas de place, s'éloigne.Petit canot qui se détache du paquebot.Mais la naufragée n'est pas celle qu'on pense.Une histoire de filles ?J'ai vécu cela pourtant.Cet éloignement, cette impression de se détacher du continent.Ce vide fatigué au lieu de la douleur appréhendée.Et plus tard, pour voir, ces retrouvailles indifférentes.Je ne suis pas critique littéraire.Je ne saurais vous dire si c'est de la grande littérature.Si cela se trouve, cela est pure poésie, je vous cite Jim Harrison à tout hasard : les poètes sont des gens qui savent qu'ils mourront un jour et se sentent appelés à composer des chants sur cette mort et sur le sursis indéfini qui leur est échu.Je ne suis pas critique littéraire, je vous ai dit ce que je suis : un lecteur enthousiaste.Rien que jeudi dernier, j'ai recommandé ce roman d'amitié à sept collègues de La Presse, à une amie cinéaste et à ma fille.C'est ce que je veux dire par « lecteur enthousiaste ».J'oubliais, je l'ai recommandé aussi à une inconnue à la poissonnerie.J'attendais d'être servi, elle tenait à la main un autre livre, celui que tout le monde est en train de lire en ce moment \u2014 celui avec des craies de couleur sur la jaquette \u2014 je me suis permis Vous aimez ?Beaucoup ! Au signet qui dépassait, j'ai vu qu'elle était rendue à la moitié de cette brique de 600 pages.« Votre fun achève, lui ai-je dit bêtement, il y a 250 pages de trop.» J'ai regretté.De quoi j'me mêle.Pour m'excuser de gâcher son fun, je lui ai donné le titre du roman d'amitié.Je vous le donne aussi avant que j'oublie.Le titre : Pascale.L'auteur : Françoise de Luca (Les éditions Varia).Mais sans doute voulez-vous savoir aussi le titre du livre de 600 pages, dont au moins 250 sont de trop, que lisait la dame à la poissonnerie ?Ensemble, c'est tout, d'Anna Gavalda.Je ne suis pas critique littéraire, mais ce n'est pas vraiment nécessaire ici.Autant je ne savais pas pour l'autre, autant je peux vous jurer que celui-là n'est pas de la littérature.C'est du bonbon.Vous le prenez comme vous voulez.Piano : les finalistes CLAUDE GINGRAS Voici les noms des neuf concurrents du Concours international de piano retenus pour la finale avec l'Orchestre Symphonique de Montréal dirigé par Jacques Lacombe, qui se déroulera lundi, mardi et mercredi soirs, 19 h 30, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, ainsi que le concerto que chacun jouera.LUNDI Gintaras Janusevicius (Lituanie) : Mozart K.488 Darett Zusko (Canada) : Brahms no 2 Spencer Myer (États-Unis) : Brahms no 1 MARDI Éliane Reyes (Belgique) : Ravel Alexander Orlov (Russie) : Tchaïkovsky no 1 Sergueï Salov (Ukraine) : Brahms no 2 MERCREDI David Fray (France) : Ravel Daria Rabotkina (Russie) : Prokofiev no 3 Natalia Zagalskaia (Russie) : Chopin no 2 Le jury de neuf pianistes (dont Michel Dalberto, André Laplante, Benedetto Lupo, Angela Cheng) a fait connaître son choix hier soir à 23h, après l'audition du dernier des 23 demi-finalistes, le nombre étant passé de 24 à 23 par suite d'un désistement pour cause de maladie.Une précision concernant le vote : le jury ne compte pas de points mais procède par main levée.La nouvelle formule sera suivie en finale comme elle l'a été en demifinale.Votre fille se sentira comme chez elle dans l'ancienne maison qui loge aujourd'hui l'école primaire.L'école primaire ECS offre un milieu familial et chaleureux à ses 115 élèves qui font leur éducation et leurs apprentissages dans les deux langues, française et anglaise, grâce à un programme d'immersion efficace.Le faible ratio enseignant-élève permet à votre fille d'obtenir l'attention et l'écoute dont elle a besoin pour atteindre ses objectifs personnels et scolaires.À ECS, chaque élève est importante et chacune est perçue comme une jeune fille aux grands projets d'avenir.Appelez-nous, faites-nous parvenir un courriel ou visitez notre site Web : www.ecs.qc.ca.Nous sommes toujours prêts à vous accueillir.Pour des informations supplémentaires ou pour prendre un rendez-vous pour votre fille, veuillez, s'il vous plaît, contacter Susan Robert, directrice de l'école primaire, en téléphonant au 935-6357 ou en nous envoyant un courriel à roberts@ecs.qc.ca.Le certificat d'éligibilité n'est pas requis.Une petite école pour de grandes idées.MISS EDGAR'S & MISS CRAMP'S SCHOOL 5 2 5, AVENUE MOUNT PLEASANT, WESTMOUNT (QUÉBEC) H 3 Y 3 H 6 NOBIS SED URBI ET NON ORBI Mat e r nelle : q u elqu e s place s lib r e s pour s ept emb r e 2004 IMPORTATION - AUCUN INTERMÉDIAIRE Plusieurs modèles de chaises à partir de 109 $ - table ronde ou octogonale pour 4 personnes seulement 399 $ - table ronde, octogonale ou carrée pour 6, 8, 10 et 12 personnes à partir de 799 $ - banc demi-lune 749 $ - chaise longue à compter de 319 $ - banc pliant 2 places 229 $ SOUS LE CHAPITEAU NE MANQUEZ PAS CETTE CHANCE UNIQUE! D e s offr e s inc r o y ables LIVRAISON DISPONIBLE SAMEDI ET DIMANCHE 9 H À 17 H LUNDI AU MERCREDI 8 H À 18 H JEUDI ET VENDREDI 8 H À 21 H LES SERRES SYLVAIN CLÉROUX 1570, rue Principale, Ste-Dorothée, Laval (450) 627-2471 Autoroute 15 ou 13, sortie 440 ouest, prenez avenue des bois, 2e feux de circulation tournez à gauche sur Principale MEUBLES DE JARDIN EN TECK ET LANTERNES EN PIERRE SCULPTÉE PRIX IMBATTABLES QUANTITÉ LIMITÉE QUALITÉ GARANTIE MÉGA VENTE 3231870A Certaine conditions s'appliquent.Voir détaillant.Valide jusqu'au 31 mai 2004 1976-2004 License RBO 8240-6026-4 Montréal et banlieue .(450) 536-3563 Autres régions .1 888 838-3563 POUR CONNAÎTRE LE CONCESSIONNAIRE DE VOTRE RÉGION, APPELEZ-NOUS : Payez le solde 3 mois après livraison, sans frais, sans intérêt Une option au choix dans la sélection du fabricant EN PLUS Un rabais supplémentaire de 75 $ ou une porte à demi vitrée P-02 si la livraison, plus de 75 jours OU Profitez d'une promotion unique pour les modèles préfabriqués au choix : 3497, ch.de l'Industrie, St-Mathieu de Beloeil Internet : www.cabanons.com Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du 2004-05-28 Tirage du 2004-05-28 Tirage du 2004-05-28 Tirage du 2004-05-28 2004-05-28 Complémentaire: (38) 100 000 $ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 $ 1 000 $ 100 $ 10 $ Roue de Fortune, Chez vous! Diffusée à TQS, du lundi au mercredi à 18 h 25 et le jeudi à 19 h 30. ACTUALITÉS Paul Martin chez les Flames Le hockey fait vibrer la corde patriotique de Calgary GILLES TOUPIN CALGARY \u2014 Le vestiaire des Flames au Saddledome de Calgary sentait fort la sueur lorsque le premier ministre Paul Martin y a mis les pieds hier après-midi en compagnie de sa femme, Sheila.Ne voulant pas manquer l'occasion de marquer des points politiques devant les caméras de télévision, le chef libéral a lancé : « Les libéraux et les Flames c'est synonymes ! » affirmant que les deux « équipes » allaient remporter la victoire.M.Martin semblait plus excité que les joueurs de se trouver là.C'est du moins ce qu'il a dit.Le capitaine de l'équipe, Jarome Iginla, l'a accueilli en compagnie de quatre ou cinq de ses coéquipiers, dont Martin Gélinas.Paul Martin leur a dit que tout le Canada était derrière eux et que même dans les rues de Montréal il voyait des jeunes gens se promener avec le chandail des Flames.« Nous sommes honorés et flattés de votre visite », a lancé le capitaine de l'équipe.Jarome Iginla a remis à M.Martin un chandail des Flames portant le numéro 1 et le « C » du capitaine.Il a remis un autre chandail numéro 1 à Mme Martin, mais avec cette fois l'écusson « A» de l'assistant capitaine.Le couple a blagué un peu pour savoir qui des deux était véritablement le numéro 1 dans le couple.M.Martin a juré que c'était sa femme.Le Québécois et attaquant Martin Gélinas, dit « L'Éliminateur », a commenté par la suite la brève visite du premier ministre dans le vestiaire des Flames : « C'est pas mal spécial.C'est une occasion spéciale pour nous, les Flames, de voir que M.Martin est en arrière de l'équipe.C'est un plaisir pour nous de le voir ici aujourd'hui.» Martin Gélinas, originaire de Shawinigan, a souligné qu'il avait rencontré Jean Chrétien voici deux semaines et que cela l'avait impressionné.Comment comparet- il les deux hommes ?« Ah ! Ce sont deux bonhommes sympathiques », a-t-il répondu.Pour qui votera Martin Gélinas aux prochaines élections?«J'ai grandi à Shawinigan.J'ai toujours été rouge », a-t-il dit avant qu'on vienne le sortir à toute vitesse des griffes des journalistes.CALGARY suite de la page A1 La seule affiche politique que j'ai vue au centre-ville est celle du bureau de Joe Clark.et le Très Honorable ancien premier ministre ne se représente pas cette année.Les autres pancartes sont rouges, aux couleurs des Flames.En fait, le hockey, c'est le seul sport en ville.Ça et les partys qui l'accompagnent.C'est quelque chose après les matchs, sur la 17e Avenue, disent en choeur les deux amateurs de café.Les photos desdits partys laissent voir de jeunes filles prêtes à montrer de petits (et moins petits) bouts de peau pour encourager les joueurs des Flames.À chacun sa façon de donner du pep à ses hommes ! Au Sport Mart, sur Stephen Avenue, on est à court de chandails de l'équipe locale.Ils ont beau se vendre 100 $ pièce, il n'y en a plus.« On va en recevoir d'autres samedi matin, explique Jeremy Kunkeo.On va pouvoir écouler la cinquantaine en l'espace de deux heures, c'est fou.» Les sept magasins de la chaîne ont ainsi écoulé 200 chandails chacun dans le temps de le dire depuis le début des séries.Et c'est sans compter tous les autres détaillants.Pas surprenant qu'on croise des partisans avec leur chandail à tous les coins de rue.Alors que je sortais, un collègue de Jeremy m'a regardé, narquois : « On a encore plein de chandails du Canadien de Montréal, si ça t'intéresse.» J'ai souri.Pour les plus fauchés, il reste les petits drapeaux, le même modèle que ceux que les Américains accrochaient aux portières de leurs voitures après les attentats de 2001.Une folie qui ne touche que les jeunes?Détrompez-vous.Bien des mamans se promènent aussi avec le drapeau des Flames battant au vent pendant qu'elles roulent.Les mamans auraient voulu ressortir leurs vieux livres racontant l'histoire de Cendrillon, elles n'auraient pu trouver meilleur exemple que cette équipe qui s'est réveillée au début du printemps et qui refuse de se rendormir.Depuis, la ville comble sa princesse de petites et de grandes preuves d'affection.Jeudi soir, le Pengrowth Saddledome, où jouent les Flames quand ils sont en ville, était plein.Le hic, c'est que les joueurs étaient en Floride, visibles seulement sur écran géant.Peu importe : la foule voulait sa dose d'adrénaline, même si certains ont dû bousculer des portiers pour entrer dans l'aréna en forme de selle de cheval.La détermination de la foule peut s'expliquer en partie par le petit nombre de banderoles qui pendent au plafond de l'amphithéâtre, leur dernière Coupe Stanley remontant à la saison 1988-1989.Oui, c'était contre Montréal.Sur les ondes de CBC hier matin, le candidat libéral dans Calgary- Ouest, Justin Thompson, expliquait que c'était un peu difficile de faire campagne dans sa ville parce que toute l'attention est retenue par le hockey.« On essaie de garder le hockey et la politique séparés », disait-il, lui qui portait quand même fièrement son chandail des Flames à la télévision publique.Son chef, Paul Martin, ne semble pas avoir compris le message du candidat et a rendu visite aux joueurs des Flames hier aprèsmidi.Avant la rencontre, j'ai demandé à l'entraîneur, Darryl Sutter, s'il allait donner des conseils au chef libéral sur la façon de diriger une équipe vers la victoire.« Non », a été sa seule réponse.Dans la meute de journalistes, un collègue a cru bon ajouter : « On est en Alberta, ici.» Terre des conservateurs.PHOTO JIM YOUNG, REUTERS Le premier ministre Paul Martin essaie son nouveau chandail de capitaine des Flames.PRESSE CANADIENNE CALGARY \u2014 Un citoyen qui a téléphoné à la police pour se plaindre que des adolescents jouant au hockey dans la rue envoyaient la balle sur sa voiture est devenu davantage furieux en constatant que les policiers dépêchés sur place s'étaient mis à jouer au hockey avec les jeunes.« J'étais plutôt fâché, a lancé Derek Salituri.Les jeunes ont fait ricocher la balle sur ma voiture et sur celle de ma femme.» Embêté, l'homme s'est mis à craindre le pire pour les biens matériels sur sa propriété et ne pouvait plus supporter la musique que les adolescents écoutaient en jouant au hockey.Derek Salituri a précisé que les policiers lui ont téléphoné pour lui dire qu'un avertissement avait été donné aux jeunes et que s'il demeurait inquiet, il n'avait qu'à déplacer sa voiture ou à discuter avec les adolescents lui-même.Un porte-parole de la police a indiqué que les agents de la paix se retrouvent dans une position délicate étant donné que le succès des Flames a entraîné la ville dans une frénésie sans précédent à Calgary.« Tout ce que nous pouvons faire c'est d'essayer de faire respecter la loi avec le sourire dans de telles circonstances », a dit le sergent Darryl Vanaalst.Policiers pas très aidants Fido vous attendaussi dans les points de venteparticipants de la grande région de Montréal : 1004, rue Sainte-Catherine Ouest Carrefour Angrignon Carrefour Laval Centre Rockland Place Versailles Place Rosemère Centre Fairview Pointe-Claire Carrefour du Nord, Saint-Jérôme Mail Champlain Les Promenades St-Bruno Les Galeries d'Anjou Centre Eaton les magasins Pour une livraison gratuite en 24 heures, composez le 1 888 481-FIDO.Des frais de 25 ¢ par message envoyé s'appliquent à compter du 16 juin 2004.Service offert aux abonnés Fido seulement.Les messages reçus sont gratuits.Appareil compatible MMS et activation d'un forfait mensuel nécessaires.Des frais de transmission de données s'appliquent tant aux messages envoyés que reçus en itinérance aux États-Unis et ailleurs dans le monde.Offre d'appareil et d'appareil photogratuit en vigueur jusqu'à épuisement des stocks lors de toutenouvelle activation d'un forfait mensuel de temps d'antenne avec Entente Fido.Limite d'un appareil photo par activation.Offre de trois mois de temps d'antenne illimité valide du 15 avril au 9 août 2004, avec toute nouvelle activation à un forfait mensuel de temps d'antenne avec Entente Fido.Les appels illimités comprennent les appels locaux (excluant les appels effectués en utilisant la Messagerie vocale, le Rappel éclair, le Renvoi d'appels et la Messagerie fax).Tous les autres frais applicables sont en sus.Certaines restrictions s'appliquent.Détails en magasin.Prenez et envoyez.Prenez et envoyez des photos avec texte et son à partir du Canada ou même de l'étranger.Et c'est gratuit jusqu'au 15 juin ! Sony Ericsson T237 Appareil photo inclus Et obtenez 3mois d'appels locaux illimités.Avec Entente Fido® 3222168A Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 ACTUALITÉS La soeur de Michel Brosseau demande des comptes L'homme de 28 ans accusé de vol simple, d'agression armée et de méfait a été blessé par cinq coups de feu tirés par des policiers CAROLINE TOUZIN La famille de Michel Brosseau, cet homme de 28 ans blessé lundi par cinq coups de feu tirés par des policiers montréalais qui tentaient de le maîtriser, accuse les autorités policières d'obéir à la loi du silence.« Personne ne nous dit quoi que ce soit.Mon père a été avisé de ce qui est arrivé seulement 23 heures plus tard.C'est énorme comme délai.Michel était aux soins intensifs.Il aurait pu y passer durant les premières heures de son hospitalisation », raconte la soeur de Michel, Brigitte Brosseau.L'étudiante de 30 ans à l'École des métiers du meuble de Montréal se sent laissée à elle-même dans cette épreuve.Les seuls policiers à qui elle a réussi à parler sont les deux agents de la Sûreté du Québec (SQ) qui surveillaient la chambre de son frère, le lendemain de l'événement.En vain.Ils ne l'auraient même pas dirigé vers ceux qui pouvaient expliquer pourquoi son frère avait reçu autant de balles.Michel Brosseau a été atteint d'une balle au bras droit, de trois à l'abdomen et d'une à la jambe gauche.Il a subi l'ablation de la rate, de la vésicule biliaire et d'une partie du côlon.Mardi, Michel Brosseau a comparu de son lit d'hôpital sous des accusations de vol simple, d'agression armée et de méfait.« Il était sous l'effet de la morphine (un antidouleur).Tout ce qu'il disait, c'était : de l'eau, de l'eau.Il était déshydraté », affirme sa soeur, trouvant la situation peu propice à une comparution.Son frère devra se présenter au palais de justice de Montréal, le 11 juin prochain.Rencontré hier à l'hôpital général de Montréal, Michel Brosseau était conscient, mais encore confus en raison des fortes doses de médicaments antidouleur qui lui sont administrées.Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), l'agente Lynne Labelle explique que les policiers n'ont pas de consigne concernant la région du corps à viser pour maîtriser un suspect.« Durant nos cours de tir, on nous apprend à viser le centre du corps à partir des hanches jusqu'au cou, car en état de stress, c'est plus difficile d'atteindre les jambes », précise-t-elle toutefois.Et le nombre de coups de feu ?L'agente ne veut pas répondre : le lendemain de l'événement, le SPVM a confié l'enquête à la SQ par souci de transparence.La SQ, elle, affirme que l'enquête suit son cours.C'est le septième transfert du genre depuis janvier, mais la première demande d'assistance volontaire.Les six autres enquêtes ont été transférées en vertu de la politique ministérielle appliquée lorsqu'il y a mort ou blessures graves lors d'une intervention policière.Michel Brosseau prenait de la cocaïne depuis cinq ans.C'est une rupture amoureuse qui l'a fait basculer dans l'enfer de la drogue.« Il voulait vraiment s'en sortir.Il a fait plein de thérapies, mais il a un passé difficile.Ce n'est pas un mauvais garçon, mais on a perdu notre mère jeune et il ne s'entendait pas bien avec notre père.En plus, il n'était pas super bon à l'école », raconte Brigitte Brosseau.Elle a l'impression que son frère a été diabolisé par les médias depuis lundi.C'est que l'homme, fortement intoxiqué, avait volé lundi deux imposants couteaux dans un commerce du centre-ville et tenté de s'en prendre à l'agente qui lui a tiré dessus.Deux ou trois jours avant le vol, Michel avait retiré 1500 $ du compte de banque de son père, dans lequel il déposait aussi son argent, ne se faisant pas confiance pour le gérer lui-même.Selon Jean-François Fallu, spécialiste en prévention des toxicomanies à l'organisme GRIP Montréal, si Michel avait effectivement consommé pour 1500$ de coke avant de commettre son crime, il était dans un état de psychose toxique s'apparentant à celui d'un schizophrène.Un consommateur « récréatif» peut vivre un buzz pendant toute une soirée en achetant pour 20$ de cocaïne, alors quand on parle de 1500 $.Les comportements violents sont plus fréquents chez les gens qui consomment de la cocaïne que chez les consommateurs d'autres drogues, ajouteM.Fallu.Selon Brigitte Brosseau, son frère lançait un cri de détresse.Durant le temps des Fêtes, il avait échoué à une énième thérapie et était retourné vivre avec son père.Il y a deux semaines, à la suite d'une mésentente avec lui, il avait élu domicile dans un centre communautaire.Bref, il s'enfonçait de plus en plus.« Je n'ai pas envie qu'il se ramasse en cellule.Ce n'est pas un criminel.Il a besoin d'aide.En prison, il y a plein de drogue », lance, despérée, Brigitte Brosseau.PHOTO MICHEL GRAVEL, LA PRESSE © « Michel était aux soins intensifs.Il aurait pu y passer durant les premières heures de son hospitalisation », raconte la soeur de Michel, Brigitte Brosseau.Prenez votre carrière en main Que vous souhaitiez propulser votre carrière ou perfectionner vos compétences, nos cours vous permettront de vous tailler une place de choix dans le monde concurrentiel d'aujourd'hui.Cet été, venez parfaire votre anglais chez nous.Vous vous féliciterez de votre choix.PROGRAMMES LINGUISTIQUES Anglais, langue seconde (temps plein ou partiel) 1.Cours intensif : 5 ou 10 semaines 2.Préparation aux tests de compétences linguistiques Pour plus d'information, appelez le (514) 848-3600 ou consultez notre site Web : www.concordia.ca/conted Profitez-en pour vous renseigner sur nos programmes de formation professionnelle.Le perfectionnement personnel et professionnel, un investissement sûr.INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT Inscription par télécopieur, courrier ou en personne jusqu'au 11 juin du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30.Le Centre de l'éducation permanente est situé au 1600, rue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue Guy.Jamie Chen Anglais langue seconde 3231468A 6555, RUE ST-DENIS MONTRÉAL (514) 270.7900 KEBECSON.COM « Allo, belle-maman?J'appelais juste pour le fun! » Téléphone sans fil Beo Com1.Système numérique pouvant gérer jusqu'à 8 appareils sur la même prise.Intercom, transferts d'appels, choix de couleurs.seulement chez 795 $ 3227761A 2159, rue Ste-Catherine E.2777, boul.St-Martin O.514.524.1106 G É N É REUX DE NATU RE DORMEZ À LA BELLE É TO ILE SANS PAYER UN PRIX AS TR ONOMIQUE.DES RABAIS JUSQU'À 50% > DU 27 MAI AU 6 JUIN DURANT LES WEEK-ENDS > NOUVEAUTÉS, CONSEILS ET TENTES EN DÉMONSTRATION À L'EXTÉRIEUR.LE FESTIVAL DU CAMPING www.l a c o r d e e .c o m 3216559A ACTUALITÉS Arrêté après six ans de cavale Le motard Paul Fontaine comparaît pour le meurtre de l'agent Rondeau CHRISTIANE DESJARDINS Arrêté jeudi à Québec après plus de six ans de cavale, Paul Fontaine, l'un des motards les plus recherchés d'Amérique du Nord, a comparu hier au palais de justice de Montréal.Il a été formellement accusé du meurtre prémédité de l'agent des services correctionnels Pierre Rondeau, et de tentative de meurtre contre un autre agent, Robert Corriveau.Fontaine a également été accusé de complot pour deux autres meurtres, de gangstérisme et de trafic de stupéfiants.Plutôt gras, cheveux longs et barbu, vêtu d'un t-shirt et de pantalons de sport, Fontaine, 36 ans, a paru usé et fatigué lors de sa comparution en cour, qui n'a duré que quelques secondes.Celui qui menait apparemment une vie tranquille à Québec sous la fausse identité de Jean Goyer (voir autre texte) doit revenir en Cour supérieure le 4 juin prochain.Aussitôt l'audience terminée, son avocat, Me Gilbert Frigon, est sorti de la salle sans parler aux journalistes, tout comme le procureur de la Couronne, Me Jean-Pierre Saint-Jean.Paul Fontaine avait disparu de la circulation aux alentours du 6 décembre 1997, en même temps qu'André Tousignant.Cette disparition était liée à l'arrestation de Stéphane Gagné, un aspirant Rocker qui travaillait directement sous les ordres de Paul Fontaine dans l'organisation des Hells Angels.Gagné venait de se mettre à table et avait avoué les meurtres de deux gardiens de prison commis dans les mois précédents.Gagné avait raconté qu'il avait tué Diane Lavigne en juin, en compagnie d'André Tousignant.En septembre, avec Paul Fontaine, il avait attaqué un fourgon cellulaire à Rivière-des- Prairies.Le conducteur, Pierre Rondeau, avait été tué, tandis que son collègue, Robert Corriveau, avait miraculeusement échappé aux balles.Maurice Boucher, chef des Hells Angels, a été condamné à la prison à perpétuité en 2002, pour avoir ordonné ces deux meurtres.La cavale de Tousignant, qui était considéré comme un homme imprévisible, avait été plutôt brève.Il a été assassiné, et son corps calciné a été retrouvé en février 1999, dans un bois de l'Estrie.Le statut de Fontaine n'était de toute évidence pas le même aux yeux de l'organisation.Celle-ci aurait facilité et financé sa cavale, du moins pendant un bon bout de temps.Paul Fontaine est le fils de Gérard Fontaine, un pilier du crime organisé.D'abord surnommé le « roi des barbottes volantes », Gérard Fontaine avait été rebaptisé «L'Insaisissable » dans les années 70, pour sa facilité à déjouer la justice.Au cours des six dernières années, ce surnom aurait très bien convenu à son fils Paul.À la mort de Gérard Fontaine, en octobre 1998, les chefs de la pègre italienne et les Hells Angels étaient allés se recueillir sur sa tombe.En bonne place dans le cortège funéraire, on pouvait voir une couronne de fleurs envoyée par son fils, qui était alors en pleine cavale.Mais on n'avait pas la preuve qu'il était en vie.Lors du procès de Maurice Boucher, en 2002, le délateur Serge Boutin avait surpris tout le monde en disant qu'il avait rencontré Paul Fontaine au Château Frontenac, pendant les Fêtes, à la fin de 1999.Boutin et Fontaine avaient été associés dans le trafic des drogues pour les Hells et étaient devenus amis.Après la disparition de Fontaine, Boutin avait versé 1000$ par semaine à la femme de Fontaine pour l'aider, et ce, pendant un an et demi.Boutin recevait des messages de remerciement de Fontaine.Il a aussi appris que Fontaine avait reçu ses « patchs» de Nomad alors qu'il était en cavale, mais il ne savait pas où il était.Cependant, en décembre 1999, par l'entremise d'un Hells de Trois-Rivières, Fontaine a demandé à Boutin de venir le rencontrer au Château Frontenac, à Québec.Ce dernier s'y est rendu avec la femme et les enfants de Fontaine.Boutin a raconté que Fontaine lui était apparu «magané » et changé.« Tousignant, c'était un gars sauté sur les bords, mais Fontaine, il avait toujours été bien familial.C'était un gars calme et réfléchi.Il aimait sa famille.Ça a démoli sa vie.» Boutin a également raconté qu'après les arrestations consécutives à l'Opération Printemps 2001, il avait pris des nouvelles de Fontaine auprès de Normand Robitaille, un Nomad.À l'air que Robitaille lui avait fait, Boutin avait pensé que Fontaine était mort.De toute évidence, il n'en était rien.PHOTO FOURNIE PAR LE SERVICE DE POLICE DE LA VILLE DEMONTRÉAL Sous la fausse identité de Jean Goyer, Paul Fontaine menait apparemment une vie tranquille à Québec.«Il avait plus l'air d'un jardinier que d'unmeurtrier!» ÉLISABETH FLEURY LE SOLEIL QUÉBEC \u2014À Vanier, Paul Fontaine menait une vie apparemment normale.L'ex-membre des Nomads avait récemment ouvert une boutique de vêtements au marché aux puces de la rue Soumande.« J'en reviens pas ! Pas lui ! Il avait l'air d'un gars bien correct, bien sympatique.D'ailleurs, je me disais encore récemment que ce serait le fun que tous les exposants soient comme lui.Honnêtement, il avait bien plus l'air d'un jardinier que d'un meurtrier ! » a commenté le frère du propriétaire du marché aux puces, Michel Drolet.Fontaine, qui vivait depuis quelques années sous le nom de Jean Goyer, louait un stand au marché aux puces pour y vendre des vêtements et des accessoires pour hommes et femmes.La boutique en question, Sweeties Fashion, est enregistrée au nom de Manon Pruneau.Cette dernière, une danseuse du Folichon, est la cousine du Hells Patrick Pruneau et l'exconjointe d'Alain Leclerc, un proche des Hells qui avait été abattu au restaurant Ashton de la 80e Rue, en novembre 1997.Si, selon M.Drolet, Fontaine ne cherchait noise à personne, ce n'est pas l'avis d'une employée d'un autre stand du marché aux puces.« Fontaine nous a déjà engueulés parce qu'on vendait des jeans de marque Pepe.Il voulait être le seul à vendre cette marque », a raconté la vendeuse sous le couvert de l'anonymat.L'artiste Marlin, de la boutique de lettrage du même nom, se souvient, quant à lui, de Fontaine comme d'un client « sympathique, le type de gars qu'on aurait envie d'inviter à souper ».Fontaine demeurait dans la résidence de Manon Pruneau, au 103, avenue Bélanger.Il a été arrêté par une meute de policiers de l'escouade régionale mixte aux environs de 19 h, jeudi, au moment où il revenait d'un restaurant.Sous surveillance depuis quelques jours, le motard a été filé jusqu'à chez lui.« Au début, j'ai cru à un accident parce que j'ai vu une ambulance, a raconté un voisin qui a été témoin de l'arrestation.Puis, j'ai vu des tas de voitures de police banalisées, dont certaines bloquaient la rue.C'était très impressionnant.» Les résidants interrogés sont unamines : Fontaine n'avait pas « une allure de bandit ».« Remarquez, il n'avait pas intérêt à faire du trouble, avec ce qu'on sait maintenant », a laissé tomber un voisin.Selon l'expert des motards Guy Ouellet, il n'est pas surprenant que Fontaine, qui se cachait depuis décembre 1997, soit parvenu à déjouer les policiers pendant une si longue période.« Il avait changé de nom et d'allure.De plus, l'escouade pour la localisation d'individus a été démantelée il y a cinq ou six ans », a expliqué l'ancien policier.L'ÉTS et Polytechnique surpassent les écoles d'ingénierie d'Amérique du Nord Compétition internationale de véhicules tout-terrain amphibie L'École de technologie supérieure (ÉTS) et l'École Polytechnique de Montréal sont fières d'annoncer qu'elles se sont respectivement classées aux 1er et 2e rangs au terme de la compétition internationale de Mini-Baja de la Society of Automotive Engineers (SAE), division de l'Est.Les deux écoles d'ingénierie de Montréal ont ainsi surpassé les 60 autres équipes inscrites à cette épreuve tenue les 6, 7 et 8 mai derniers, à Bromont.La compétition, dont l'ÉTS était l'hôte cette année, mettait en lice des étudiants provenant non seulement du Canada et des États-Unis mais également du Mexique et de Porto Rico.La compétition de la SAE consiste pour les étudiants à concevoir et à construire un véhicule tout-terrain avec lequel ils doivent franchir une série d'épreuves faisant appel à leurs habiletés tant sur le plan de la mécanique et du design que de la vitesse et de la manoeuvrabilité du véhicule.Le Mini-Baja de l'ÉTS Le Mini-Baja de l'École Polytechnique www.etsmtl.ca www.polymtl.ca 3232531A prepa rez - v o u s a ê t re gent ils a v e c p a sma l d emond e d es le 33 0 m a i www.lo t o-q u e b e c .c om 3224879A ACTUALITÉS La tenue d'élections en juillet menacée à Kanesatake À court de moyens, Québec regarde vers Ottawa GILLES NORMAND QUÉBEC\u2014 La nouvelle démonstration de violence qui a eu lieu à Kanesatake hier matin révèle un gouvernement du Québec à court de moyens.Il se pourrait bien que, à défaut de pouvoir rétablir un climat sûr et la stabilité politique dans cette communauté autochtone, les élections prévues pour juillet doivent être reportées.« La population de Kanesatake a droit à une élection saine et a droit à une élection qui soit parfaitement démocratique.Pour y parvenir, je le répète, il va falloir qu'il y ait des conditions de sécurité qui soient rencontrées et également des conditions de stabilité politique », a déclaré dans un point de presse le ministre délégué aux Affaires autochtones, Benoît Pelletier.« Compte tenu de la situation, croyez-vous vraiment que les élections puissent avoir lieu en juillet ?a-t-on insisté.\u2014 Moi, j'espère toujours que les élections vont avoir lieu le plus tôt possible.Mais je laisse la décision entre les mains du Conseil de bande (.) S'il s'avérait qu'une autre instance puisse intervenir, c'est le gouvernement fédéral qui est responsable de la gouvernance dans ce dossier.Mais, à tout événement, je souhaite que les élections puissent avoir lieu le plus tôt possible.Mais je suis sensible à l'argument qui veut que les élections, pour être tenues de façon démocratique, doivent être tenues dans un contexte de stabilité politique relative et également un contexte de sécurité relative », a répondu le ministre.Le grand chef James Gabriel, quant à lui, averti que des élections « ne régleront pas la situation » et qu'il faudra bien que le gouvernement du Québec « mette ses culottes» pour permettre le retour de la sécurité policière à Kanesatake.La décision de tenir des élections doit être prise, dit-il, par une majorité de chefs du Conseil de bande, qui doivent s'entendre sur la date et le processus des élections.James Gabriel devait se rendre à Kanesatake hier pour en parler avec ses opposants, mais a décidé de reporter la rencontre à cause de la tension.« Pour l'instant, nous allons laisser baisser la tension puis nous tenterons de rétablir le dialogue la semaine prochaine », dit-il.Manifestement, Québec en a plein les bras.« Le gouvernement du Québec a eu le dos large.On ne peut pas nous reprocher de ne pas avoir pris nos responsabilités.Mais nous ne sommes pas les seuls à être interpellés dans le dossier.Il y a également les Premières Nations, la communauté elle-même, il y a les dissidents, il y a le gouvernement du Canada, il y a les autochtones en général qui sont interpellés dans le dossier parce qu'il ne faudrait pas que le problème de Kanesatake fasse reculer la cause autochtone dans l'ensemble », a lancé le ministre.Il a fait la même sortie en Chambre, quelques minutes plus tard, alors que le chef de l'opposition, Bernard Landry, et le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, accusaient Québec d'avoir fait de ce dossier « un gâchis spectaculaire ».« Nous avons évité un bain de sang », a clamé le ministre.Plus tôt, il avait déclaré aux journalistes que, récemment, son collègue de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, et lui avaient interpellé le gouvernement du Canada pour aider le Québec à rapprocher les parties.« Nous avons formellement interpellé le gouvernement du Canada à cet égard et nous attendons toujours une réponse de sa part », a dit M.Pelletier.Entre-temps, le ministre Chagnon donne l'impression d'être à bout.Tant en conférence de presse qu'en Chambre, hier, il s'est limité à dire qu'à 4 h 07 vendredi matin, un patrouilleur de la Sûreté du Québec a lui-même constaté qu'un incendie s'était déclaré à l'arrière du poste de police et que quatre voitures brûlaient.« Il a immédiatement avisé les pompiers, qui se sont rendus directement sur les lieux sans encombre et ont éteint le feu.» Ce qui démontre, a-t-il ajouté, qu'il y a bel et bien des patrouilles de la SQ sur le territoire de Kanesatake, contrairement à ce que soutient l'opposition péquiste depuis plusieurs jours.De son côté, l'ADQ, qui n'avait pas de temps de question en Chambre hier, a de nouveau réclamé la démission du min i s t re Chagnon dans un communiqué.Selon le chef péquiste, Bernard Landry, le gouvernement Charest a jusqu'à maintenant « fait partie du problème à Kanesatake plutôt que de faire partie de la solution ».Entre-temps, Québec prie les opposants à James Gabriel d'accepter son invitation à un rapprochement.PHOTO IVANOHDEMERS, LA PRESSE Tant en conférence de presse qu'en Chambre, hier, le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, s'est limité à dire qu'à 4 h 07 vendredi matin, un patrouilleur de la Sûreté du Québec a lui-même constaté qu'un incendie s'était déclaré à l'arrière du poste de police de Kanesatake et que quatre voitures brûlaient.« Il a immédiatement avisé les pompiers, qui se sont rendus directement sur les lieux sans encombre et ont éteint le feu.» Ce qui démontre, a-t-il ajouté, qu'il y a bel et bien des patrouilles de la SQsur le territoire de Kanesatake.KANESATAKE La SQ aurait refusé d'enquêter sur un vol JUDITH LACHAPELLE Qui a volé le canot rouge du Club de canoë de Kanesatake ?Michael Rice l'ignore, mais il sait au moins une chose : la Sûreté du Québec a refusé de venir le rencontrer sur les rives du lac des Deux-Montagnes pour rédiger un rapport sur le larcin.« En ce moment, à l'Assemblée nationale, le ministre Jacques Chagnon nie le fait que la SQ n'intervienne pas à Kanesatake.C'est pourtant vrai », martèle l'enseignant de l'école secondaire mohawk Ratihente.« La SQ passe sur la Route 344 entre les postes de Saint-Placide et d'Oka mais ne s'arrête pas à Kanesatake.M.Rice a constaté le 21 mai, en après-midi, qu'un individu avait brisé la porte du hangar où sont rangés les canots du club.Il a alors appelé la SQ pour que les policiers viennent faire un rapport sur place, mais il s'est fait répondre de se rendre lui-même au poste d'Oka.L'enseignant y est allé puis est retourné au Club, qu'il a quitté vers 21 h 20.« Le matin suivant, je me suis levé très tôt, vers 5 h 30.Je suis allé au Club vers 6 h et j'ai vu que le vandale était revenu et qu'il avait volé un canot de couleur rouge.» Une fois encore, la SQ a refusé de venir constater le méfait sur place, dénonce-t-il.Le canot est évalué à environ 500 $.« Ce n'est pas tellement pour le canot que pour le principe », dit Michael Rice.Le Club n'est pas riche et les embarcations doivent servir tout l'été pour les jeunes de la communauté.« Je voudrais pouvoir ressortir quelque chose de positif à partir de cette expérience négative, ditil.Nous avons besoin d'une force policière.Nous sommes un organisme sans but lucratif, nous ne sommes pas politisés.» JOCELYNE RICHER PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 La ministre déléguée à la Famille, Carole Théberge, mise uniquement sur la bonne volonté des responsables de garderies pour hausser la qualité des services offerts aux enfants.En rendant public, hier, son « Plan d'amélioration continue de la qualité en service de garde », la ministre n'a annoncé aucune nouvelle norme ni règlement.Elle n'entend pas non plus resserrer les contrôles par des inspections plus fréquentes ou des sanctions plus sévères en cas d'infractions.De plus, les garderies seront totalement libres d'y adhérer ou non.Le plan d'action se limite en fait à rappeler aux employés et à la direction des garderies qu'ils doivent offrir des services de qualité et respecter les normes en vigueur.Un « engagement de qualité » La ministre demande donc à chaque garderie \u2014 centre de la petite enfance (CPE) ou garderie privée \u2014 de prendre un « engagement qualité ».Cet engagement l'amènerait à déterminer « les manquements et les lacunes », et à dire comment elle prévoit les corriger.Le conseil d'administration verrait à inscrire dans le rapport annuel les mesures apportées.Mme Théberge en est venue à la conclusion qu'un resserrement des contrôles n'était pas nécessaire pour hausser la qualité des services et diminuer le nombre de plaintes.« Même si au Ministère on recrutait 400 inspecteurs, on n'arriverait pas à avoir la qualité, parce que plusieurs des éléments sont des petits gestes au quotidien qui vont assurer cette qualité », comme le fait pour les techniciennes de se laver les mains fréquemment, a-t-elle expliqué.L'an dernier, 1356 plaintes ont été déposées, une hausse appréciable par rapport aux 1076 plaintes de l'année précédente.Les principales infractions relevées ont trait à la sécurité des appareils de jeux extérieurs, à l'équipement et à l'entreposage de produits d'entretien et de produits toxiques.Mais aucune garderie n'a vu son permis suspendu ou révoqué.« On est conscient qu'il y a des manquements à des endroits.Et c'est pour ça que l'engagement qualité est très important.Ce n'est pas l'affaire d'une personne, ce n'est pas l'affaire d'un service, c'est l'affaire de tout le monde impliqué dans les services de garde », a dit la ministre, lors d'une conférence de presse.Un « processus d'agrément » Par ailleurs, les garderies qui le désirent pourraient entreprendre un «processus d'agrément », à compter de l'automne.Il s'agirait pour le conseil d'administration d'une garderie d'adopter, en collaboration avec le Conseil québécois en agrément, une résolution qui définirait les corrections à apporter et les meilleurs moyens d'y arriver.Le document d'une trentaine de pages qui accompagne le plan d'action sera distribué à tous les services de garde.Les représentants des principales organisations de services de garde étaient présents sur les lieux et ont tous accueilli favorablement le plan d'action, qui ne leur impose aucune nouvelle exigence.Québec veut hausser la qualité des services de garde sans modifier les normes U ne première campagne pour la nature Un cahier spécial à ne pas manquer samedi 29 mai dans Promotion . ACTUALITÉS La neuvaine annuelle du vélo s'ébranle RAYMOND GERVAIS Sortez vos vélos, c'est aujourd'hui que commence la Féria du vélo de Montréal ! Grands et petits cyclistes, la prochaine semaine vous appartient.Que ce soit pour vous rendre au travail ou à l'école, ou encore pour faire une simple balade, la bicyclette est le moyen de transport de prédilection du 29 mai au 6 juin.Et cette fête commence ce matin avec le Défi métropolitain, une randonnée en boucle dans la région de Lanaudière, au cours de laquelle on peut choisir de pédaler 75 km, 100 km, 125 km ou 150 km.Le départ et l'arrivée se font à Sainte- Anne-des-Plaines ; 3000 cyclistes y sont attendus.Le circuit passe par Mascouche, L'Épiphanie, Saint- Roch-de-l'Achigan, Sainte-Sophie, Saint-Calixte et Saint-Lin-des-Laurentides.Le coût de l'inscription est de 46 $ et il comprend le lunch.Cette activité qui gagne en popularité revient pour la troisième fois.Son parcours est un peu plus exigeant que celui du Tour de l'Île.Il a été créé à la demande même des cyclistes qui recherchaient un autre défi.Il va sans dire qu'il s'adresse à des cyclistes avertis, car, sans être extrêmement difficile, le parcours traverse la campagne et emprunte des côtes.Demain, c'est le Tour de l'Île des enfants.On attend 4500 jeunes de 6 à 12 ans pour ce 13e tour.Le départ se fait à 9 h 15 au parc Jarry et l'arrivée aura lieu au même endroit.Il s'agit d'un parcours de 22 km dans les rues de Montréal, lesquelles seront complètements fermées à la circulation.Pas moins de 1500 bénévoles, en plus de la police de Montréal, vont encadrer l'événement.Le rapport est de un bénévole pour trois enfants.Les enfants les plus rapides peuvent faire le trajet en une heure.Ensuite, l'événement se poursuit au parc Jarry, où une grande fête attend toute la famille.Les parents sont invités à venir retrouver leur progéniture aux grandes retrouvailles.Il y aura de l'animation, des jeux gonflables et la possibilité de piqueniquer.Le tout se terminera en après-midi.Au total, les organisateurs attendent 20 000 personnes au parc Jarry.Le coût de l'inscription est de 11 $.Le circuit passera par les arrondissements de Mont-Royal, Saint-Laurent, Ahuntsic, Cartierville, Villeray, Saint-Michel et Parc- Extension.Des véhicules sont prévus pour les jeunes qui auraient des pépins ou qui ne voudraient pas terminer le Tour.Tout le long du parcours, il y aura aussi des équipes médicales qui seront prêtes à venir en aide aux enfants si nécessaire.Le parcours emprunté par les jeunes cyclistes est étanche et les automobilistes ne pourront en aucun cas accéder à ces rues ou en sortir durant la fermeture des rues.Dès 9 h 15, le parcours sera complètement fermé à toute circulation automobile.Les rues seront rouvertes graduellement à compter de 11 h 30, après le passage des cyclistes.Puis, lundi, c'est le début de l'opération Vélo-Boulot.Durant cette semaine, Vélo-Québec encourage tous les cyclistes à enfourcher leur vélo pour le travail, les études, les courses et la balade.En soirée le vendredi 4 juin, ce sera Un tour la nuit, sixième du nom.Six mille participants sont attendus pour ce parcours de 23 km, qui débute à 21 h pour se terminer vers 23 h.Le départ se fera sur le boulevard Saint-Joseph, près du parc Laurier.Même s'il a été créé pour les adultes, de plus en plus de jeunes cyclistes accompagnent leurs parents lors de cet événement.Le trajet mènera les cyclistes d'abord sur le Plateau Mont-Royal, puis dans les rues d'Outremont.Les cyclistes emprunteront ensuite le chemin des calèches pour se rendre au sommet du Mont-Royal.Le chemin Olmsted, dont la pente est plus douche que le chemin Camilien- Houde, sera pour les besoins de la cause illuminé.Le circuit passe par la suite à travers le cimetière Notre-Dames-des-Neiges, qui lui aussi sera illuminé.Puis la descente se fera graduellement par Édouard-Montpetit, certaines rues d'Outremont et de Villeray pour revenir sur le Plateau Mont-Royal avant de se terminer par une fête au parc Laurier.Le coût du circuit est de 16 $ par adulte et de 10 $ pour les enfants de 7 à 14 ans ainsi que pour les plus de 65 ans.Le dimanche 6 juin, ce sera le 20e Tour de l'Île, où 30 000 cyclistes sont attendus.Cette année le parcours sera de 45 km.Le départ et l'arrivée se feront au parc Laurier près de la rue Christophe-Colomb.Le départ est prévu pour 9 h 15 et c'est nul autre que Ben Charest qui s'occupera de l'animation.Cette année, il s'agira du parcours le plus court jamais réalisé lors du Tour de l'Île.« C'est voulu », explique Patrick Howe, porte-parole de la Féria du vélo.Le circuit traversera le centre-ville de Montréal et le Vieux-Montréal pour ensuite emprunter la rue Saint-Patrick et longer le canal de Lachine jusqu'à Lachine et La Salle, avec un arrêt au parc Angrignon, où il y aura un premier relais.Le retour se fera en bordure du Saint- Laurent, puis par Verdun et le sudouest de la ville jusque dans l'arrondissement de Ville-Marie, avant de revenir au parc Laurier.>3;3
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.