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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et Spectacles - Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2004-01-12, Collections de BAnQ.

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[" RÉMY GIRARD C'est aussi ça.jouer ISABELLE MASSÉ imasse@lapresse.ca Depuis mercredi dernier, Rémy Girard gronde, grommelle, grogne et grince des dents au petit écran.On vous le rappelle, le chef de clan qu'il incarne dans Les Bougon\u2014 c'est aussi ça la vie (à Radio- Canada) s'est donné comme mission de déjouer le « système » en usant de cocologie et en volant les contribuables qui ont accepté de vivre comme l'État l'impose.Son personnage ne se gêne jamais pour élever la voix quand l'injustice se pointe.Et les frasques au dossier de sa famille ne manquent pas : vol d'ordinateurs, de bière au dépanneur, de cartes d'assurance santé pour les redistribuer à des immigrants, prostitution, revente d'objets volés.La vie est belle lorsqu'on est un anarchiste.Le rôle est amusant.Encore fallait- il être prêt à le défendre jusqu'au bout, à vanter les qualités des Bougon auprès des médias et, pendant des semaines, apparaître dans des pubs à la télé et à la radio.On craignait les représailles des téléspectateurs.Elles sont arrivées.Pas une fois, pourtant, en entrevue, Rémy Girard n'a manqué de dire que Les Bougon, c'est de la fiction.« Il ne faut pas penser que c'est une critique sociale.Le langage est assez cru, mais on ne dénonce rien.C'est sûr que la série repose sur des comportements sociaux, mais c'est une fiction.Une fiction juteuse et intelligente.» Le comédien avoue tout de même avoir rapidement pensé à l'éventuelle réaction de certains groupes dans la population en acceptant d'incarner un gars qui n'a rien d'un saint.« J'ai rarement eu à jouer un personnage aussi radical, anarchiste, délinquant et branché sur ses idées.J'ai ri beaucoup à la lecture du scénario, mais je me demandais comment les gens allaient percevoir la série.Les Bougon ne sont pas un exemple à suivre.Ce ne sont pas des Robin des bois, car ils ne redistribuent pas l'argent aux pauvres.Heureusement, l'émission est diffusée à 21h ! » Le commentaire est suivi d'un gros éclat de rire.En entrevue, Rémy Girard est souriant et expressif.Le comédien de 53 ans est plus qu'heureux de l'aventure vécue, l'été dernier, sur le plateau du réalisateur Alain Des Rochers.« Papa Bougon est un gars intelligent.S'il était resté dans le droit chemin, le débardeur du port de Montréal qu'il était serait devenu contremaître, car il est débrouillard.Il est sincère quand il parle de fourrer le système ! Il va jusqu'au bout dans sa contestation.» Un premier rôle Rémy Girard le répète : pour rien au monde, il n'aurait refusé un tel rôle.Son premier vrai premier rôle dans une télésérie ou un téléroman.Oui, oui ! On retourne en arrière : Scoop, Urgence, Bunker le cirque, La Petite Vie, Rue l'Espérance, Ces enfants d'ailleurs, Réseaux, Cher Olivier, Million Dollar Babies.En 25 ans d'une carrière bien remplie, le comédien n'avait jamais porté, avant Les Bougon, une émission entière sur ses épaules.Grosse année donc pour le mourant des Invasions barbares, qu'on peut également voir dans Emma.le mercredi à 21 h! «Si on me préfère gentil, on regarde TVA.Si on me préfère en chien sale, on regarde Radio- Canada », lance le comédien en riant.On parie que ce n'est pas la première fois que Rémy Girard se retrouve sur plus d'une chaîne en même temps.Quand on joue dans tout.ou presque, comme n'ont pas manqué de le mentionner, au fil des ans, plusieurs humoristes ! « Je me suis déjà retrouvé dans neuf émissions en même temps, reprises incluses.» Et on ne compte pas les films et les pièces de théâtre ! « Je ne fais pas ce métier pour rester chez moi.Cela dit, les gens me voient beaucoup, mais je ne fais pas tout ce qu'on m'offre.Je choisis mes personnages.J'aime le changement.J'essaie de me renouveler.» Au tournage des Bougon s'est ajouté, ces derniers mois, celui de Monica la mitraille, son 36e long métrage, et la promotion (encore et toujours) des Invasions barbares, notamment aux États-Unis.Une année normale pour le comédien.qui étonnamment a déjà été en chômage, il y a quatre ans.« Un concours de circonstances.Comme je montais à l'époque La Cage aux folles (il personnifiait Albin), j'avais refusé quelques contrats.et le spectacle s'est planté.» Heureusement pour Rémy Girard, le projet d'Emma, dans lequel il incarne l'ex d'Emma, est arrivé quelques mois plus tard.L'épisode « chômage» est maintenant chose du passé.Au fil des ans, le comédien affirme avoir su tirer parti des changements vécus à la télé.La multiplication des chaînes, l'arrivée d'un nouveau genre télévisuel au début des années 80 : la télésérie.« J'ai l'impression d'avoir été au bon endroit au bon moment.Il y a eu graduellement plus de possibilités, plus d'ouvrage.» C'est d'abord pour les jeunes que Rémy Girard a fait de la télé, pendant sept ans, bien avant qu'il ne lève le coude dans Scoop.Il venait de s'installer à Montréal.« J'ai trouvé difficile de faire de la télé au début, de me familiariser avec la technique.Mais j'ai appris ce qu'était un studio de télévision.» Le théâtre et le cinéma lui étaient plus familiers, à l'époque.« Quand on joue dans Le Crime d'Ovide Plouffe et Le Déclin de l'empire américain, réalisés par Denys Arcand, on apprend vite le métier.» Le chemin du droit Mais avant la pratique, Rémy Girard a tout de même eu le temps d'apprendre officiellement son métier sur les bancs d'école, au Conservatoire d'art dramatique de Québec.après des études en droit.« J'ai toujours été intéressé par la politique.Mon père a notamment été chef de cabinet de Daniel Johnson père.Le droit était donc un chemin naturel pour poursuivre ce qu'on avait commencé dans la famille.Il a eu le temps de bûcher en droit pendant deux ans et demi avant de quitter l'Université Laval.« Partir ne fut pas une décision prise à la légère, même si je trouvais inutile de poursuivre mes études.La musique m'intéressait aussi, mais je n'ai jamais regretté d'avoir étudié en théâtre.» Comment regretter quand on est aussi sollicité ?Quand notre CV fait 14 pages ?Sans blague ! Et que les récompenses pleuvent ?Depuis la fin de ses études à l'Université Laval, Rémy Girard s'est donné le.droit de tout essayer.Même d'incarner le pire des profiteurs.Au moins, ça rapporte sur le plan personnel.Oui, jouer papa Bougon a fait réfléchir le comédien! «Cette série m'a ouvert les yeux sur le contrôle de l'État.Quand la mère de mon fils est décédée, j'ai appris que c'était la curatelle qui s'occupait, dès lors, de lui ! J'ai maintenant des comptes à rendre.« Il y a des choses que je partage avec papa Bougon, poursuit le comédien.Je pense comme lui en ce qui a trait à la surprotection inutile des enfants.Il a aussi certaines réflexions pertinentes.Comme celle sur la différence entre les députés et les candidats aux élections.» Vous vous en souvenez?C'était dans le premier épisode.« Le député, lui, ne vient plus nous voir ! » Il reste 12 demiheures à se mettre sous la dent.Et combien d'autres succulents dialogues PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © En 25 ans d'une carrière bien remplie, Rémy Girard n'avait jamais porté, avant Les Bougon, une émission entière sur ses épaules.« Je ne fais pas ce métier pour rester chez moi.Cela dit, les gens me voient beaucoup, mais je ne fais pas tout ce qu'on m'offre.Je choisis mes personnages.J'aime le changement.J'essaie de me renouveler.» Présentez ce bon-rabais aux guichets du Palais des congrès de Montréal.Ce bon-rabais ne peut être jumelé à d'autres promotions et n'a aucune valeur marchande.Un seul bon-rabais par personne.Offre disponible jusqu'à épuisement des quantités imprimées.à l'achat d'un billet à 12$ ou à 10$ (Offre non applicable aux enfants de 6 à 12 ans) 3195308A RÉCRIRE L'HISTOIRE PAGE 5 QUI EST LE VÉRITABLE PIERRE LALONDE ?PAGE 3 ARTS ET SPECTACLES En attendant le redoux ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK avigneau@lapresse.ca Les mois de janvier se suivent et se ressemblent.Le froid mord, l'industrie du disque tourne au ralenti et peu de groupes osent mettre le nez dehors.Avant la fin du mois, du moins.Et pourtant, on ne risque pas de s'ennuyer d'ici le printemps.Des dizaines de concerts et d'albums figurent au calendrier.Tour d'horizon des visites et des sorties attendues avant le redoux.Sur scène.Sur scène, la saison débute le 15 janvier avec le doublé Yann Perreau / Martin Léon au Cabaret Music Hall.Le lendemain, Robert Charlebois y présente le spectacle qu'il va offrir ensuite aux Parisiens.Trois jours après une énième visite des vétérans Iron Maiden (le 20), Linkin Park et ses invités P.O.D.et Hoobastank prennent d'assaut le Centre Bell (le 23).Après Les Chiens (le 30 au Lion d'or), Martha Wainwright (le 31 au Cabaret), les amateurs de « popéra » convergeront à leur tour au Centre Bell pour assister à la prestation de Sarah Brightman (le 2 février).Thomas Fersen, Arthur H et Jorane donneront chacun plusieurs concerts en janvier et février.Buck 65, l'une des belles découvertes musicales de l'an dernier, revient à Montréal (le 6) avec son hip-hop baigné de blues et de country.Le même soir, les soeurs Mc Garrigle s'offrent le Spectrum et Super Furry Animals bercera ses fans au Cabaret Music Hall.The Stills sera au Cabaret du Plateau le 7 et Stereophonics au Spectrum le 10.Pas de répit pour le Centre Bell ensuite.Le populaire groupe canadien Nickelback investira l'amphithéâtre le 12, tout comme Rod Stewart le soir de la Saint-Valentin, Josh Groban le 20 et Barenaked Ladies le 23.Les plus âgés y acclameront Tom Jones et Sting un peu plus tard, soit les 14 et 22 mars.Stefie Shock, auteur du meilleur disque québécois l'année dernière, transporte son Décor au Club Soda les 11 et 12 mars.Les mois de mars et avril seront d'ailleurs dominés par les artistes locaux: Ariane Moffatt, Vincent Vallières, Les Batinses, Nicola Ciccone (deux concerts au Théâtre Saint-Denis), Wilfred (au Centre Bell, rien de moins), Garou (lui aussi au Centre Bell) et Chloé Sainte-Marie, dont le très beau récital vaut le détour.Britney Spears, autrefois la coqueluche des jeunes filles, devrait attirer des fans de pop et quelques voyeurs au Centre Bell au début du mois d'avril (le 4), quelques semaines avant le passage d'une autre idole féminine, Shania Twain (le 6 mai).Et sur disque.Pas de quoi se plaindre de l'offre en ce qui concerne les nouveaux albums.L'année 2004 annonce le retour de plusieurs gros canons, mais puisque les dates de sorties et les titres changent au gré de l'inspiration ou des plans de marketing, mieux vaut rester vague.Du côté américain, on espère Beastie Boys, Nine Inch Nails ainsi que trois maestro du hip-hop : Eminem, 50 Cents et Dr.Dre.Gwen Stefani lancera son premier album solo et on attend également les nouveaux disques d'Alanis Morrissette et de sa petite soeur spirituelle, Avril Lavigne.Coldplay, The Cure (avec le réalisateur de Korn), New Order et même Pink Floyd devraient effectuer un retour sur disque cette année.Björk, notre diva préférée, nous prépare quelque chose pour le mois de juin.Air lance un disque intitulé Talkie Walkie le 27 janvier (ça, c'est sûr), tandis que Feels Like Home de la très populaire Norah Jones sera dans les bacs au début de février (vraisemblablement le 10).Le même mois, India Arie proposera son troisième disque.Un live de Shakira est prévu le 2 mars et un nouveau Cypress Hill, Til' Death Do Us Apart, trois semaines plus tard.En principe, le nouveau U2 devrait paraître en mars, tout comme le deuxième du chanteur soul canadien Remy Shand.Le dernier disque de Courtney Love (America's Sweetheart) paraîtra peut-être cet hiver (si elle ne se retrouve pas en prison ou en désintoxication) et le premier solo de Melissa Auf Der Maur sort assurément au printemps (début avril).Autres possibilités: George Michael, Sean Paul, Destiny's Child, Lenny Kravitz et Ricky Martin.Et en français ?Le nouveau Daniel Boucher a finalement été annoncé pour la fin février (le 24, dit-on).Paul Cargnello lance son deuxième disque avec La Tribu à la fin de janvier et un hommage à Jean-Pierre Ferland, intitulé Le Petit Roi, est attendu le 2 février, une semaine avant Comédies humaines de Daniel Lavoie.Magneto, un groupe composé de Rick Haworth, Mario Légaré et Sylvain Clavet, doit faire paraître un album à la fin février.En mars, Yves Marchand (anciennement de Zébulon) lance son premier disque solo.Et dans un avenir proche, mais encore indéterminé, de nouveaux albums de M, Michel Rivard (live), Herri Kopter, Pierre Lapointe et peut-être Véronic Di- Caire.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Ça y est: l'album québécois le plus attendu de la saison, le deuxième disque de Daniel Boucher, sera en vente le 24 février.Connaîtra-t-il le même succès que Dix Mille Matins, lancé en 1999 ?CETTE SEMAINE Sur scène > Manic Manon, mardi, aux Foufounes Électriques > Yann Perreau et Martin Léon, jeudi, au Cabaret Music Hall > Robert Charlebois, vendredi.au Cabaret Music Hall > Starsailor, dimanche, au Cabaret Music Hall VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 19H00 CD BIOGRAPHIES: PIERRE BRUNEAU Une heure sympathique en compagnie de celui qui lit les nouvelles à TVA depuis 26 ans.Pierre Bruneau évoque son enfance, son parcours professionnel et le combat mené auprès de son fils Charles.19H30 TV5 VIE PRIVÉE, VIE PUBLIQUE La mère idéale existe-t-elle ?Franck Dubosc, Josiane Balasko et Nathalie Baye parlent de leurs mamans en long et en large.Parfois drôle, souvent déchirant.20H00 HI MADE IN QUÉBEC: LE CANADIEN DE MONTRÉAL On ne s'ennuie pas une seconde pendant ce documentaire qui s'ouvre sur des images du Rocket au Forum, puis raconte la petite histoire du Canadien de Montréal.C'est rempli d'anecdotes et de témoignages de Jean Béliveau, Stéphane Quintal, Serge Savard.Instructif et divertissant! 20H00 ARTV LA MORT D'UN COMMIS VOYAGEUR Jean Duceppe dans l'un de ses rôles les plus marquants, celui de Willy Loman.Un téléthéâtre qui date de 1962.21H00 a GRANDE OURSE Privée de son opiumtélévisuel, la population de Grande Ourse est en furie! Quant au journaliste Lapointe, il réussit à se souvenir de détails de sa conversation avec Blanche.22H00 S+ SIX PIEDS SOUS TERRE Place à la deuxième saison de la fameuse série Six pieds sous terre! 24H00 CD CINÉMA: ROCKY Les cinq films de Rocky (Sylvester Stallone) en cinq soirs, jusqu'à vendredi.Aujourd'hui (17:00) L'union fait la force Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir Grande Ourse Le Téléjournal/Le Point LES CAPRICES D'UN FLEUVE (4) avec Richard Bohringer Le TVA 18 heures Ultimatum Max inc.Les Gags Annie et ses hommes Si la tendance se maintient (2/5) Le TVA La Filière canadienne (6/10) Michel Jasmin (23:32) Macaroni tout garni Ramdam 1045, rue des Parlementaires Diabolo menthe Points chauds / L'Eau: après l'or noir, l'or bleu L'oeil ouvert / Opération Cobra Le Vrai Monde Diabolo menthe Cultivé et bien élevé Le Grand Journal (16:30) Flash / J.-F.Breau Fun noir & Cie / G.Destroismaisons Rire et Délire COMME UNE OMBRE (6) avec Nancy Mc Keon, Thomas Joseph Mc Carthy Le Grand Journal 110% Paris érotique News Access.Women.8 Simple Rules Newlyweds: Nick & Jessica The O.C.CSI:Miami CTV News News eTalk Daily Jeopardy CBC News: Canada Now This Hour.Air Farce Rick.Newsroom This is Wonderland / Début The National The National ZeD (23:25) Simpsons ABC News Will & Grace ENEMY OF THE STATE (4) avec Will Smith, Gene Hackman Frasier Nightline News CBS News E.T.Yes, Dear .Standing .Raymond .Half Men CSI:Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Fear Factor Las Vegas (21:10) Average Joe II: Hawaii (22:10) Tonight.(23:35) The Newshour Bus.Report Profile Antiques Roadshow / Chicago (2/3) American Experience / Reconstruction of the Second Civil War (1/2) Rachel and.Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour Snowtrails BBC News City Confidential / Memphis American Justice House of Dreams Airline Third Watch Bibliotheca Cirque.L'Héritage Grands Spectacles / Mort d'un commis-voyageur Palettes Prise de vues Viens voir./ Gilbert Sicotte Bravo! Videos Road to Avonlea Waking.Hats off JESUS CHRIST SUPERSTAR (4) avec Ted Neeley, Carl Anderson Law& Order Sans détour / 5 pieds 2.Biographies / Pierre Bruneau Chasseur de crocodiles Les Ultimes / L'Ultime Manège NYPD Blue K.O.la boxe en 5 rounds Centre.de l'automobile .entreprises touristiques Entre l'arbre et l'école L'Univers de la Bible C'est mathématique Contexte.des psychotropes How'd they do that?Daily Planet Monster House / Vegas House Monster Garage Frontiers of Construction Daily Planet Bazaar .Debeur .de France Bain de soleil Alaska VR .l'aventure Casse-cou .pratique Repères Documentaires européens All that That's so.Stevens Radio Free.Boy Meets.Heartbeat BIG MAN ON CAMPUS (6) avec Allan Katz, Corey Parker The Brendan Smart Guy Seinfeld That '70s Show Seinfeld HAPPY GILMORE (5) avec Adam Sandler, Christopher Mc Donald 7th Heaven The Surreal Life Global News National Train 48 E.T.Fear Factor Las Vegas (21:10) Average Joe II: Hawaii (22:10) Global News Global Sports Les deux font la loi Trouvailles./ Tadoussac Made in Québec / Canadiens JAG I COMME ICARE (4) avec Yves Montand, Pierre Vernier Pioneer Quest: .Real West JAG AWorld in Arms Nazis: A Warning from History Turning Points JAG Zoo Diaries Dogs, Jobs Real Renos Opening.Extra Matchmaker Surgeons Campus Vets English.Graveyard.Opening.Matchmaker Qu'est-ce qui fait courir.Salut les amoureux! Musico./ Louis Armstrong Génération 80: 1981 .Élégance Benezra Musico./ Louis Armstrong Top5.anglo Top5.franco Infoplus M.Net Décompte.Vidéo Clips Bécosse.Banzai Karaoclip .attaquent La Forza del Desiderio That '70s Show Cosmopolis Yes Dear .Standing Hellas Spectrum Extreme Makeover .arménien Late.(23:35) BBC News CBC News CBC News: Canada Now Sports Journal Fashion File The National The Passionate Eye.Sports Journal Fashion File Le Journal Capital Actions Le Monde La Part.Congo: le génocide Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Journal RDI Sports 30 Mag.Sports 30 .dans la LNH Patinage artistique / Championnats canadiens Sports 30 Les Combats ultimes TKO Brigade des mers Médicopter Balko Témoins silencieux Six pieds sous terre Hommes en quarantaine This Hour.Made in.Poltergeist Cold Squad Paradise Falls Queer as Folk BEFORE NIGHT FALLS (4) PSI Factor Buffy the Vampire Slayer Stargate SG-1 Firefly Angel Outer Limits Sportsnetnews Beyond the Glory NBA Basketball / 76ers - Magic Sportsnetnews Hockeycentral You Gotta.Amandine.Volt Panorama La Frontière blanche NANA (2) avec Catherine Hessling, Jean Angelo Panorama Clean Sweep Secrets of Forensic Science Trauma / The Good Life Resident Life Maternity Ward Trauma / The Good Life Off the Record Sportscentre That's Hockey PBA Bowling WWE Raw Sportscentre Moi Willy.Sacré Andy! 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» me dit-il avec un élan qui ne laisse aucun doute.L'homme est heureux, l'artiste est comblé.Ses derniers disques, dont celui de Noël et La Belle Vie, se sont bien vendus, ses spectacles ont attiré bien du monde et la maison de production Point de mire l'a pressenti pour animer un talk-show le matin à Radio-Canada.Surpris ?« Pas vraiment.Il était temps qu'on pense à moi.J'ai animé des émissions de variétés, mais j'ai aussi coanimé une émission d'intérêt public avec Jean Duceppe durant les années 70 (Pierre, Jean jasent) et j'ai interviewé de nombreuses personnalités à Star d'un soir.» On parle ici d'un projet d'émission assez avancé, mais pas encore concrétisé.Après avoir animé des jeux-questionnaires en français (Action-réaction) et en anglais (Mad Dash), Jeunesse d'aujourd'hui au Québec, Pierre Lalonde Show au Canada anglais et le Peter Martin show à New York, il me semble que Pierre Lalonde a suffisamment de bagage pour animer un talkshow au Québec.Peut-être découvrira- t-on un autre Pierre Lalonde, celui, par exemple, à qui Lise Payette avait offert un rôle prédominant dans l'une de ses séries à la télé.Parce que Lalonde est aussi comédien.Il a même commencé dans ce métier non pas à Jeunesse d'aujourd'hui en 1962, mais à la radio, dans les années 40, à titre de comédien.Dès l'âge de 4 ans, jusqu'à l'âge de 14 ans, il a joué dans Le Fils à papa, Le Calvaire d'une veuve, Ceux qu'on aime, Sourires de France.«À la radio, je savais tous mes textes par coeur.En réalité, je n'avais pas le choix puisque j'étais tellement jeune que je ne savais pas encore lire.Ma mère lisait mes textes et je les mémorisais le soir.Il fallait bien que je travaille : mon père a quitté ma mère quand j'avais 6 ans.Je remettais tout ce que je gagnais à ma mère, qui en avait grandement besoin à l'époque.J'ai arrêté de jouer à la radio à 14 ans, quand ma mère s'est mariée avec un Américain et m'a emmené vivre aux États-Unis.» C'est là que, durant ses études au high school, Pierre Lalonde a acquis son style américain, fortement influencé par le fameux Dick Clark et son American Bandstand \u2014l'ancêtre de Jeunesse d'aujourd'hui.Le Pierre Lalonde que l'on ne connaît pas est comédien, a porté les cheveux longs jusqu'aux épaules à la fin des années 60 et était l'un des grands amis de Michel Pagliaro.Quebecor a offert à Pierre Lalonde d'écrire son histoire.Il a refusé l'avance de 5000$ qu'on lui proposait.C'est que Lalonde sait compter.À ce prix-là, il ne fouillera pas dans son passé.Surtout qu'il n'aime pas particulièrement le rétro et qu'à 63 ans, il pense surtout à son avenir.LA VOIX D'UNE GÉNÉRATION, avec Pierre Lalonde, au cabaret du Casino jusqu'au 22 février (relâche du 26 janvier au 9 février), à 13 h 30.Réservations à la billetterie du Casino de Montréal et au réseau Admission: 514 790-1245 ou 1 800 361-4595.« J'ai hésité longtemps avant de revenir sur scène il y a quatre ou cinq ans.J'étais gêné, complexé et je me trouvais trop vieux.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Après avoir donné son tour de chant au Casino, Pierre Lalonde était de fort bonne humeur au moment de la séance de photo en compagnie de son fils Jean-Pierre.FLASHES L'eau : après l'or noir, l'or bleu.Ce soir.Télé-Québec, ça change de la télé 21 h Opération Cobra Des adolescents participent à une téléréalité sur les comportements guerriers.18h30 Ramdam Sélina veut participer au concours avec Karine qui est très occupée à draguer Alexis.20h Points chauds Après le pétrole, l'eau est la prochaine ressource stratégique.Va-t-on bientôt se battre pour elle?Réalisation-coordination : Simon Girard 3159596A CINÉMA Un autre prix pour Les Invasions Autre honneur pour le film Les Invasions barbares, du Québécois Denys Arcand, choisi hier meilleur film étranger par l'Association des critiques de cinéma, qui regroupe des journalistes américains et canadiens.Il s'agit d'un autre pas vers les Oscars pour Denys Arcand puisque les choix de l'Association sont souvent validés ensuite par l'Académie américaine du cinéma.Les critiques ont sélectionné Le Seigneur des anneaux\u2014Le Retour du roi comme meilleur film.Sean Pean a été choisi meilleur acteur pour son rôle dans Mystic River et Charlize Theron, meilleure actrice dans Monster.Associated Press JAZZ Mort du pianiste André Persiani Le pianiste, compositeur et chef d'orchestre de jazz André Persiani est mort à l'âge de 76 ans jeudi à Angers (centre de la France) où ses obsèques auront lieu cet après-midi, a-t-on appris hier de ses proches.Agence France-Presse SPECTACLES À L'AFFICHE DÈS LE VENDREDI 6 FÉVRIER! CONCOURS 2388 rue Beaubien Est, suite 101, Montréal, Qc H2G 3H2 NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL ÂGE COURRIEL prière d'écrire lisiblement Pour Participer: Remplissez le coupon ci-joint et postez-le à l'adresse indiquée l'annonce sera publiée du 11 au 13 janvier 2004 le tirage aura lieu le 22 janvier à midi chez Groupe Popcorn 40 gagnants recevront une invitation pour quatre personnes par la poste la valeur des prix est de 1600$ les facsimilés ne sont pas acceptés Règlements disponibles chez Groupe Popcorn aucun achat requis FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION MIISSIION SANS PERMIISSIION et invitent 40 familles à la première de Attrapez ces enfants! version française de «CATCH THAT KID» LE SAMEDI 31 JANVIER À 10H00 A.M.AU CINÉMA CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN (350, rue Emery, angle Saint-Denis) 3197154A CINÉMAS INDÉPENDANTS BELLEVILLE RENDEZ-VOUS Cinéma du Parc (2): 14h30, 16h10, 17h50, 19h30, 21h10.BIG FISH Cinéma du Parc (1): 14h, 16h30, 19h05, 21h30.FORBIDDEN PHOTOGRAPHS Cinéma du Parc (3): 21h15.LOST IN TRANSLATION Cinéma du Parc (3): 19h10.NEZ ROUGE Cinéma Beaubien: 13h45, 16h15, 18h45.PETITE LILI (LA) Cinéma Beaubien: 13h15, 15h45, 18h15, 20h45.Ex-Centris: 15h15, 17h30, 19h15, 21h30.ROGER TOUPIN, ÉPICIER VARIÉTÉ Cinéma ONF: 17h30, 19h30, 21h30.Ex-Centris: 13h05.SENTENCE VIE Cinéma Parallèle: 15h30, 19h30.SHATTERED GLASS Cinéma du Parc: 15h15, 17h15.TIRESIA Cinéma Beaubien: 21h15.Cinéma Parallèle: 13h, 17h, 21h15.TRIPLETTES DE BELLEVILLE (LES) Cinéma Beaubien: 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.Ex-Centris: 15h, 17h15, 19h, 21h.TRIPLETS OF BELLEVILLE Cinéma du Parc: 14h30, 16h10, 17h50, 19h30, 21h10.MUSIQUE SALLE PIERRE-MERCURE Ensemble instrumental.Dir.Mathieu Lussier.Symphonie no 7 (Beethoven) et airs d'opéras de Mozart, arr.pour vents: 20h.VARIÉTÉS SOUS LE CHAPITEAU (Métropolitain et Côte-de-Liesse) Cavalia, de Voltige: 20h.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) La CIA (Coalition des Improvisateurs anonymes): 20h30.PETIT CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Caramba : 20h30. ARTS ET SPECTACLES Daniel Taylor Dans la cour des grands GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Depuis plusieurs années déjà, le nom de Daniel Taylor ne résonne plus seulement dans nos contrées canadiennes.Sa voix d'alto masculin a traversé nos frontières et l'Europe semble vouloir nous en ravir les échos.Mais bien que Daniel Taylor chante maintenant dans la cour des grands, il ne boude pas le Québec pour autant.Cordialement et en toute simplicité, Daniel Taylor m'accueille chez lui pour un entretien, mais avant même que j'aie pu esquisser une question, le téléphone sonne à profusion tandis que le chanteur essaie tant bien que mal de grappiller une bouchée.La rentrée s'effectue sur les chapeaux de roues, les entrevues et rendezvous se succèdent.Il a tout juste eu le temps de mettre une bûche dans le foyer du salon pour réchauffer la pièce.C'est qu'il revient d'une semaine de vacances dans le Sud avec sa copine où il m'assure n'avoir presque pas chanté.Question de faire le vide avant de faire le plein car son année s'annonce faste.Le téléphone sonne de nouveau et je reconnais le thème musical de La Soirée du hockey ! « Je suis fier de mes racines canadiennes », lance-t-il avec le sourire.Ce qui rappelle en fait qu'à 34 ans, Daniel Taylor joue maintenant dans les ligues majeures.« C'est absolument génial, ce qui m'arrive.Je n'ai encore jamais manqué de boulot, mais il y a un prix à payer.Je passe huit mois sur 12 à l'extérieur du pays, principalement en Europe.J'en profite aussi pour travailler avec mon professeur, le haute-contre anglais, Michael Chance.J'aimerais idéalement pouvoir travailler six mois au Québec, mais quelque chose me dit que ce ne sera pas possible avant longtemps.» Il est vrai qu'entre les concerts, les enregistrements (ATMA, BIS, DG, Harmonia Mundi), les nombreux déplacements, il reste peu de place pour la farniente.Qu'importe, la musique le nourrit.« Je me raccroche au sacré en musique.De la même façon, d'ailleurs, que j'ai fondé, il y a quelques années, le Theatre of Early Music (NDRL : qui enregistre maintenant sous étiquette BIS), pour avoir la possibilité de travailler avec mes amis, dans de bonnes conditions, question de bien célébrer la musique et de ne jamais oublier pourquoi on fait ce métier-là.» Mais il faut prendre la vague lorsqu'elle passe, et suivre son rythme.« En janvier, je ferai mes débuts avec l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig pour chanter dans la Messe en si mineur de Bach.Et je sais pertinemment qu'en quatre jours et quelques répétitions, ce sera chose faite.Tout va toujours trop vite », déplore-t-il.De grands noms Au cours de l'entrevue, Daniel Taylor fait part de ses nombreuses collaborations et des grands noms de la musique baroque et ancienne avec qui il travaillera cette année, principalement en Europe et aux États-Unis.En rafale : deux disques de cantates de Bach, l'un avec Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale Gent, l'autre avec le Bach Collegium Japan ; la Passion selon saint Matthieu en concert avec le Gabrieli Consort et le Monteverdi choir / John Eliot Gardiner ; des oratorios de Handel avec les orchestres de Philadelphie, St.Louis et Cleveland ; Jephtha de Handel à l'English National Opera ; Orfeo et Euridice de Gluck à l'Opera North au Festival d'Édimbourg en septembre.La liste impressionne.Mais humblement, tout cela n'a rien du name dropping : c'est plutôt l'indice d'une carrière florissante et d'une industrie qui le réclame.D'ailleurs, son disque Love Duets avec Suzie Leblanc s'est vendu à 15 000 exemplaires, et est en lice pour un prix Opus.Ça pourrait aller plus mal, on en conviendra.« Avec le recul, c'est un peu.essoufflant ! » lance-t-il.Et ton truc pour prendre soin de ta voix ?« Je ne bois pas, ne fume pas et j'essaie de bien manger.Mais je dois surtout trouver le moyen de bien me reposer.Pour moi, pas de régime miracle ! » Magie et mélancolie Plus près de nous, mentionnons la prochaine parution sur disque BIS des Leçons de Ténèbres de Couperin, avec le Theatre of Early Music et le contre-ténor Robin Blaze ; un concert en mai, salle Pierre-Mercure, avec James Bowman dans des duos de hautes-contre de Purcell ; ainsi que le projet de duos de la Renaissance, toujours avec James Bowman, et l'acteur Ralph Fiennes (Le Patient anglais) à la narration.« J'étais allé voir Fiennes au théâtre à Londres et j'ai eu un projet fou de lui demander s'il voulait travailler avec moi ! Il s'est avéré qu'il me connaissait, adorait ce que je faisais et a accepté de collaborer en lisant des poésies de Dowland au concert prévu en février à Londres.Ce sera assez magique, et un disque paraîtra en 2005.» Pour l'heure, c'est à la cour du roi Christian IV du Danemark, avec la poésie mélancolique des chansons et rythmes de pavanes de John Dowland (1563-1626) que vous convient, mercredi, Daniel Taylor, Sylvain Bergeron (luth) et le duo de violes des Voix humaines.« Le concert s'intitule Lachrimae, explique Daniel, un terme qui comprend, dans son intégralité, sept pavanes composées sur le thème de la chanson Flow my tears et qui abordent la tristesse de plusieurs façons.Mais c'est une belle tristesse, noble et profonde.Dowland excellait dans ce type de chansons, à illustrer cette dimension humaine de la mélancolie.» Grandes beautés devant.Des souhaits pour les années à venir?«J'aimerais chanter chez nous, à l'Opéra de Montréal ! Et avec Bernard Labadie à la direction artistique et son goût pour l'opéra baroque, peut-être puis-je espérer vraiment.Enfin, je souhaiterais voir les ensembles de musique baroque au Québec travailler plus souvent en collaboration, question de réunir les différents publics et de créer des événements musicaux.La faible fréquentation des salles m'inquiète.» À bon entendeur, salut .Daniel Taylor et les Voix humaines sont en concert le mercredi 14 janvier à 20h à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (400, rue Saint-Paul Est, Vieux- Montréal).Infos : 514 842-2112.PHOTO PIERRE McCANN, LA PRESSE© Signe de son prestige grandissant, Daniel Taylor a convaincu l'acteur Ralph Fiennes de lire des poésies de Dowland dans l'un de ses concerts, en février, à Londres.«C'est absolument génial, ce qui m'arrive.Je n'ai encore jamais manqué de boulot.» DANSE The Thrills Western à la Tardif La fièvre ALINE APOSTOLSKA du samedi soir COLLABORATION SPÉCIALE Catherine Tardif est bien connue dans le panorama de la danse contemporaine québécoise, depuis plus d'une décennie.Elle a dansé pour les plus grands de nos chorégraphes, dont Jean-Pierre Perreault à plusieurs reprises, et tout récemment, dans C.O.R.R., la dernière pièce d'Harold Rhéaume.Mais la danseuse recherchée pour sa maturité est aussi une chorégraphe saluée par les médias depuis la création de sa propre compagnie Et Marianne et Simon, en 2001.Comme chorégraphe, Catherine Tardif se distingue par sa volonté de créer des liens entre la scène et la salle, c'est-à-dire de proposer des thèmes fédérateurs qui aient une signification autant pour les artistes que pour les spectateurs.Elle propose des univers qui appartiennent à notre mémoire collective et dans lesquels nous pouvons aisément nous projeter.Ainsi en est-il de Decorum, son premier projet avec Danse Cité créé en 1998, et de Trio Métal, en référence à la musique heavy metal, une pièce créée en 2002 au Théâtre de Quat'Sous, où elle sera reprise ce printemps.Toujours dans le même esprit, et pour bien commencer l'année, voilà qu'elle nous propose Un show western, dans le cadre de Danse Cité, en codiffusion avec le Studio de l'Agora.Si, en effet, nous avons tous dans la tête des images de référence issues de notre enfance, mais aussi de notre culture nord-américaine, Catherine Tardif a-t-elle conçu ce show comme une parodie?«Du tout ! précise-t-elle.C'est pour moi un archétype fondamental de notre culture d'ici et ça faisait longtemps que je voulais travailler là-dessus.Je propose ma version, les interprètes eux-mêmes ont aussi beaucoup travaillé à rendre leur propre vision du western.» Musique et costumes offriront aussi une base de projection immédiate à la mémoire et à l'imaginaire.Michel F.Côté, habituel complice des créations de Catherine Tardif, a choisi avec elle des musiques western mais aussi country autant que blues « tout ce qui fait la musique traditionnelle américaine ».Il est vrai que le country et le blues deviendront bientôt des classiques américains, comme le ballet est un classique de l'Europe romantique ! Côté costumes, Angelo Barsetti, autre précieux complice du milieu chorégraphique, a joué avec des rappels de ce qui, dans notre enfance, faisait le délice de nos jeux de cowboys et d'Indiens ! Et le tout dans une lumière poétique de Jonas Slovansky qui accentue l'aspect conte nostalgique de l'entreprise.Côté interprètes enfin, Catherine Tardif assure qu'ils « se sont bien amusés et ont tout de suite adhéré à cette proposition de retrouver leur âme d'enfants.» Les cow-boys en question seront donc Anne-Bruce Falconer, qui fut souvent la partenaire de Catherine Tardif, mais qui danse ici pour elle pour la première fois, Sophie Corriveau, Daniel Soulières, mais aussi le comédien Luc Proulx, sans oublier Marc Boivin que la chorégraphe appelle « sa muse ».Au coeur de l'hiver enneigé, Tardif nous promet un moment original, ludique, enlevé et nostalgique à la fois.En plein far east montréalais ! .UN SHOW WESTERN, de Catherine Tardif, du 14 au 17 et du 21 au 24 janvier à 20h, à l'Agora de la danse.Infos : 514 525-1500 CHRISTIAN CÔTÉ CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE The Thrills, The Kills, The Stills, The Shins, The Spins : avec tous ces groupes qui pullulent et leurs noms interchangeables aussi, il était facile de se sentir un peu confus samedi soir, au point peut-être d'en avoir une petite fièvre.La venue desdits Thrills, un quintette de garçons irlandais dans le vent, allait toutefois éclaircir les doutes.Propulsés par le hype qui leur colle à la peau depuis la sortie de leur seul album So Much For The City, en 2003, les cinq potes avaient déjà une moitié du travail de séduction d'abattu.Il suffisait de connaître leur nom pour savoir qu'il était associé à des mélodies ensoleillées, pleines de bonheur juvénile et d'atmosphères très « côte Ouest américaine ».Restait à savoir comment cette boisson énergisante allait être servie sur scène.Premièrement, les Thrills n'ont pas l'air de clones des Beach Boys, formation à laquelle on les compare souvent.Disons qu'ils sont bien de leur temps, fringués de cuir et de jeans, savamment dépeignés comme des petites vedettes rock un peu rebelles.Musicalement, même constat.On savait que les Irlandais pouvaient créer de la bonne pop savoureuse, mais on connaissait moins leur petit côté givré, qui flirte sur scène avec un rock plus costaud.Pour leur show au Cabaret, les Thrills ont délaissé la richesse et la profondeur des instrumentations.Adieu le banjo présent sur quelques extraits de So Much For The City.Les cordes aussi ont disparu.Ce qui comptait, au fond, c'était de raviver le rock au plus vite.Malgré ce léger repositionnement musical, les Irlandais se sont très bien tirés d'affaire.Appuyés par une batterie plus musclée et soutenus par des guitares plus nerveuses, donc, Conor Deasy et ses quatre amis nous ont offert une soirée un peu courte, certes, mais plutôt bien foutue.D'entrée de jeu, les Irlandais ont voulu surprendre avec une pièce inconnue : Tell Me Something I Don't Know.Forte d'une batterie binaire et de guitares bien tendues, la pièce est pleine de cet entrain qui sied si bien au Strokes.Elle devrait atterrir sur le prochain album des Thrills.En enchaînant avec la vibrante Your Love Is Like Las Vegas, ils ont d'un même coup brandi l'américanité qui marque leurs créations et montré, grâce à de puissantes harmonies vocales, qu'ils ont, à cinq, beaucoup de souffle.Conor Deasy, la seule vraie stimulation visuelle sur scène, a pour sa part fait montre d'une énergie contagieuse, naviguant allègrement entre ballades et hymnes pop, étirant parfois sa voix au point d'en confondre certains tellement il se rapprochait du style éraillé de Rod Stewart.Deasy a, à lui seul, donné ce qu'il fallait pour soulever la foule.Même pendant les quelques ballades, la jolie Old Friends, New Lovers par exemple, il a conservé l'attention des spectateurs.Derrière lui, ses comparses, les doigts cloués à leurs instruments, se sont chargés d'offrir un vaisseau sonore adéquat au capitaine.Pour une première incursion chez nous, les Thrills n'ont pas raté leur coup.Polis sans être mous, ardents défenseurs du rock'n'roll, les cinq gars ont montré de quel bois ils se chauffent.À l'évidence, ils ne forment pas un des groupes de l'heure pour rien.On savait que les Irlandais pouvaient créer de la bonne pop savoureuse, mais on connaissait moins leur petit côté plus givré.PHOTO FOURNIE PAR STÉPHANE CORRIVEAU Dans Un show western, la chorégraphe Catherine Tardif ranime l'univers enfantin des jeux de cow-boys et d'Indiens, un spectacle qui promet d'être original, ludique, enlevé et nostalgique à la fois. ACTUEL ENVIRONNEMENT: INVITATION À LA CONSOMMATION RESPONSABLE PAGE 7 Récrire l'histoire.pour le meilleur et pour le pire Churchill était-il antisémite ?Faut-il rebaptiser Trafalgar Square ?À chacun son opinion.Car l'histoire n'a pas de vision unique.Elle est toujours perçue différemment, selon les individus, les cultures et les époques.Parfois au détriment de la vérité.RODOLPHE DE MELO COLLABORATION SPÉCIALE L'histoire est l'étude des faits du passé qui s'appuie sur des documents écrits ou audiovisuels.Une définition simple qui cache en réalité un sujet beaucoup plus complexe, puisque l'histoire peut s'interpréter de bien des façons.La plupart du temps, l'histoire se récrit, la société évoluant.L'interprétation de l'histoire de la colonisation du Canada, par exemple, n'est pas la même aujourd'hui qu'il y a 100 ans, encore moins si on est d'origine anglophone, francophone ou amérindienne.Selon l'historien Jacques Lacoursière, ce processus de réécriture est tout à fait normal.« Le but de l'enseignement de l'histoire est d'expliquer le présent.Comme le présent change continuellement, l'histoire est à récrire.Ce qui explique que même aujourd'hui, on publie des biographies de Jules César ou de Napoléon.Autrement, il n'y aurait qu'un ouvrage définitif publié dans les siècles passés.Aussi, il y a autant d'histoires que d'historiens.Par exemple, le simple fait que je sois né à Shawinigan dans un milieu catholique influence mon choix des événements.La perception est différente.» Cette réécriture de l'histoire donne lieu à une prolifération d'écrits qui tendent à dénigrer des personnages historiques ou soulèvent de nouvelles interrogations.Qui n'a pas entendu dans les médias, ou lu dans un ouvrage, que Winston Churchill, Mackenzie King ou le chanoine Lionel Groulx étaient antisémites Pour le professeur d'histoire Yakov Rabkin, de l'Université de Montréal, cette interprétation de l'histoire est plutôt étroite.« Il est inévitable que notre culture d'aujourd'hui influe sur notre vision du passé.Mais le rôle de l'historien est de comprendre et d'expliquer, pas de juger.Malheureusement, beaucoup de gens jugent pour des raisons politiques.Si on prend le cas de Churchill, il avait tellement de facettes que l'on peut écrire des centaines de livres sur lui, dont un sur la psychologie du personnage.C'était un homme d'État remarquable, mais je n'aurais pas aimé l'avoir comme père.On ne peut pas prendre cette seule facette pour le dénigrer totalement.Il y a une question de proportion.» Rebaptiser les rues Mis à part le temps qui s'écoule, la rectitude politique a grandement contribué à la réécriture de l'histoire, mais pas nécessairement d'une bonne façon.Dans un souci excessif de respecter les différences individuelles et de ménager les susceptibilités des différents groupes minoritaires, la rectitude politique évacue des faits de l'histoire et transforme celle-ci pour la rendre prétendument acceptable, selon Yakov Rabkin.« Avec la rectitude politique, il y a des personnes qui ne poseront pas certaines questions et qui passeront sous silence certaines autres de peur de déranger.Il y a une autocensure qui s'exerce.Il y a aussi des pressions de certains milieux qui torpillent des projets parce qu'ils ne conviennent pas à certains groupes.Mais de toute façon, si l'information ne sort pas ici, elle va sortir dans d'autres pays.» À titre d'exemple, le projet de film sur les patriotes de Pierre Falardeau, qui relate une période trouble de notre histoire.Ce dernier a en effet connu bien des difficultés à obtenir du financement du fédéral.La raison officielle était que son scénario était insatisfaisant, mais c'est plutôt que le sujet dérangeait au plus haut point.Pour passer sous silence certaines parties de notre histoire, on s'est également mis à rebaptiser les rues et les places publiques dont les noms faisaient référence à des personnages ou à des événements qu'on préfère oublier.Dernièrement, un fonctionnaire européen suggérait de rebaptiser Trafalgar Square (qui tire son nom d'une célèbre bataille gagnée contre Napoléon) à Londres pour préserver la susceptibilité des Français.Jacques Lacoursière, qui est aussi commissaire à la Commission de toponymie du Québec, est tout à fait contre ces changements : « Il y a deux ans, on voulait faire disparaître la rue Moncton à Québec.Robert Moncton est l'officier anglais qui a participé à la déportation des Acadiens.Bien sûr que ça frappe, surtout pour les touristes français ou anglais ! Alors qu'en France, il n'y a jamais eu d'endroit nommé Waterloo, ici on voit, par exemple, des rues Wolfe et Montcalm côte à côte.On est les seuls à commémorer nos défaites.» Récupérer les symboles Le poète français Paul Valéry (1871-1945) a déjà dit que « l'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré ».En effet, l'histoire a toujours été considérée comme dangereuse par certains pouvoirs politiques, de dire Jacques Lacoursière.« Chaque fois qu'une dictature prend le pouvoir, la première chose que l'on fait, c'est de réviser l'histoire.Quand les communistes ont pris le pouvoir en Russie ou Adolf Hitler en Allemagne, ils ont expurgé les manuels d'histoire.Même Napoléon Bonaparte est allé jusqu'à interdire l'enseignement de l'histoire à la Sorbonne.Au Japon, ce n'est que récemment qu'on a commencé à mentionner la capitulation du pays en août 1945 dans les manuels d'histoire.» >Voir HISTOIRE en C6 La rectitude politique a grandement contribué à la réécriture de l'histoire, mais pas nécessairement d'une bonne façon.PHOTO PIERRE MCCANN, ARCHIVES LA PRESSE © Selon l'historien Jacques Lacoursière, le processus de réécriture de l'histoire est tout à fait normal.« Le but de l'enseignement de l'histoire est d'expliquer le présent.Comme le présent change continuellement, l'histoire est à récrire.Ce qui explique que, même aujourd'hui, on publie des biographies de Jules César ou de Napoléon.» Nom Adresse Ville Tél.(rés.) Courriel Question d'habilité mathématique : 42 + 14 - 51 = Déposez ce coupon dûment rempli (en lettres moulées) dans la boîte de tirage CONCOURS prévue à cet effet à l'emplacement de Suzuki.10SUZUKI Un tirage sera fait chaque jour à la fermeture du Salon de l'Auto, du 9 au 18 janvier 2004.Le tirage aura lieu à l'emplacement de Suzuki, au Palais des congrès de Montréal.Le règlement du concours est disponible au bureau du Salon de l'Auto, situé à l'entrée de l'exposition.Âge minimum requis pour participer : 18 ans.Pour plus de renseignements, consultez notre site Web : www.salonautomontreal.com Photo à titre indicatif seulement.Tél.(bur.) Code postal Âge LA PRESSE Édition signature VÉRONIQUE CLOUTIER GAGNER UNE SUZUKI SWIFT+ PAR JOUR PENDANT 10 JOURS! 3195017A ACTUEL RÉCRIRE L'HISTOIRE À la recherche de nos héros.et de ceux qui n'en sont pas L'histoire revue et corrigée RODOLPHE DE MELO COLLABORATION SPÉCIALE L'histoire en Occident a été presque exclusivement écrite par des hommes et, donc, selon leur seul point de vue.Sans aller jusqu'à dire que l'histoire a été faussée, certains groupes minoritaires estiment que des facettes du passé ou des personnages ont été exclus ou négligés.On assiste maintenant à une réécriture de l'histoire par des femmes, des Noirs, des gais, des Amérindiens et même des perdants de la guerre.Cette nouvelle interprétation des événements historiques est légitime, mais on a constaté des dérapages.On prétend par exemple que Cléopâtre était noire ou qu'Abraham Lincoln était gai.« Il y a des aspects de l'histoire dont on n'a pas tenu compte durant des siècles, indique Jacques Lacoursière.Et c'est un genre de revendication que j'accepte à la condition que l'on reste objectif, c'est-à-dire que l'on ne fasse pas de l'histoire trop à rebours.De dire que c'est un Noir qui est allé le premier au pôle Nord, je crois qu'on charrie un peu.Par contre, je suis convaincu que James Wolfe était gai.Comme on n'a pas de preuve formelle, il faut être très prudent.Il ne faut pas prendre des présomptions pour des réalités.» L'histoire peut-elle être objective ?Malheureusement non.Pourtant, tout historien digne de ce nom tend à être à tout le moins impartial dans l'écriture de ses ouvrages, selon Yakov Rabkin.« Cela fait 30 ans que j'enseigne et que je forme des historiens.On a des règles, des méthodes.On enseigne, entre autres choses, qu'il faut utiliser des sources équilibrées et avoir une intégrité professionnelle.Aussi, l'auteur du livre historique doit préciser sa position au début de l'ouvrage, pour que le lecteur sache qu'il est en train de lire, par exemple, une histoire de l'Amérique écrite par un Amérindien.Ce qui est dangereux, c'est quand on prétend que l'on n'a pas de parti pris et que cela affecte tout l'ouvrage.On doit être intègre, mais être objectif est une illusion.RODOLPHE DE MELO COLLABORATION SPÉCIALE Dans un épisode mémorable du dessin animé Les Simpsons, Lisa découvre que le fondateur de la ville, Jebediah Springfield, est en réalité un pirate sanguinaire.À la toute dernière minute, elle décide de taire cette révélation pour ne pas faire disparaître le mythe du héros construit au fil des siècles.Cet épisode était l'illustration d'un courant historique qui tend à déboulonner les héros de leur socle.Christophe Colomb n'est plus le découvreur de l'Amérique, mais le responsable du génocide des Amérindiens, et certains groupes voudraient bien voir disparaître la fête nationale américaine Columbus Day.Plus récemment, selon le livre du journaliste Christopher Hitchens, mère Teresa aurait été une avare fasciste multimillionnaire dont la seule mission était de convertir les lépreux au catholicisme (ouf !).Chez nous, c'est Dollard des Ormeaux qui a perdu sa fête nationale au profit des Patriotes.Sans vouloir condamner ce changement, Jacques Lacoursière estime, là encore, que c'est de la récupération politique : « Il faudrait un cours d'histoire pour expliquer ce qu'était le fait de Dollard en 1660.Aujourd'hui, c'est tellement perdu dans le brouillard, il y a tellement eu de blagues d'humoristes que, depuis 1960, Dollard des Ormeaux est un peu piégé.Au départ, on avait récupéré la fête de Dollard pour faire disparaître la fête de la reine Victoria.Et maintenant, on la remplace par la fête des Patriotes pour récupérer une journée de congé et non une fête commémorative.C'est de la récupération de récupération ! » Pour Yakov Rabkin, ces changements au panthéon des héros historiques sont directement liés à l'évolution des perceptions dans la société.«À une certaine époque, ce qu'a fait Dollard des Ormeaux, par exemple, était considéré comme héroïque.Aujourd'hui, nous voyons cela différemment, mais nous n'allons certainement pas rebaptiser la banlieue de Montréal juste parce que nous avons une vision différente.Il n'y aura certainement pas de nouvelle station de métro du nom de Dollard.» Si certains personnages tombent en disgrâce, d'autres, qui avaient une mauvaise image dans le passé, sont réhabilités.Règle générale, ces personnes se sont retrouvées au purgatoire de l'histoire, soit à cause d'un événement sombre qui a porté atteinte à l'ensemble de leur vie ou de leur carrière, soit qu'on a terni leur image ou qu'ils ont servi de bouc émissaire lors de périodes troubles de l'histoire.Des personnages qui ont recouvré une certaine virginité: Louis Riel, coupable de haute trahison et pendu en 1885, a été réhabilité en 1998, et le compositeur Richard Wagner, longtemps associé au nazisme, dont la musique n'est plus bannie en Israël.Il peut s'écouler des années, pour ne pas dire des siècles, avant qu'un personnage soit réhabilité.Un recul qui permet de mettre les choses en perspective et surtout d'évacuer l'influence des sentiments dans l'analyse des faits historiques.«Avec le temps, quand l'aspect émotif disparaît, on commence à être plus rationnel, et il est alors temps de revoir les documents de l'époque, d'avoir un jugement plus objectif », estime Jacques Lacoursière.« Si on prend le cas de Duplessis, il a été au purgatoire parce qu'il avait mis les anciens premiers ministres Taschereau et Adélard Godbout au purgatoire.Il les accusait d'avoir vendu la province au fédéral.En 1960, quand Jean Lesage est arrivé au pouvoir, il a dit que la période de Duplessis en avait été une de grande noirceur.Moi, j'ai toujours dit qu'il y avait des aspects positifs, négatifs et des plus ou moins, dans la vie de Duplessis.Cela n'a pas été une grande noirceur dans le sens où il n'y avait pas de liberté.» Suivant ce raisonnement, il aurait peut-être fallu attendre un certain temps avant d'honorer la mémoire de Pierre Elliott Trudeau.Le souvenir de la Loi des mesures de guerre, qu'il a imposée, est encore bien vivant, surtout chez les centaines personnes qui sont allés en prison sans procès.Mais cette « tache » ne constitue pas en soi un obstacle nous empêchant d'honorer l'ensemble de l'oeuvre de l'ancien premier ministre.PHOTO PC Maurice Duplessis, en 1936.PHOTO RADIO-CANADA Le compositeur allemand Richard Wagner.L'histoire passée au peigne fin HISTOIRE suite de la page C5 Cependant, le pouvoir aime bien aussi se servir des personnages du passé à des fins politiques, ajoute Jacques Lacoursière.« Quand on sort un personnage du passé des boules à mites, c'est de la récupération.Par exemple, les filles de l'ordre de l'Empire ont ressorti Madeleine de Verchères au début du 20e siècle pour qu'on puisse la proposer comme modèle aux Canadiennes françaises pour qu'elles fassent partie de l'armée.En 1978, le Parti québécois a installé la statue de Duplessis près du Parlement et, encore là, c'était un genre de récupération de l'image nationaliste.» Un exemple beaucoup plus actuel, la série des Minutes du patrimoine produite par la Fondation Charles Bronfman (financée généreusement par le fédéral), avait pour but de faire connaître l'histoire du Canada, mais surtout de créer un sentiment d'attachement envers le pays.Ces moments d'histoire qui composaient les minutes étaient soigneusement choisis et évitaient les faits plutôt troubles, en particulier les conflits entre francophones et anglophones.Les joueurs de hockey, les pompiers et même les stars de cinéma voudraient être à votre place.Chez Glaxo Smith Kline Inc., notre mission consiste à améliorer la qualité de la vie en aidant chacun à être plus actif, à se sentir mieux et à vivre plus longtemps.Cette mission peut être menée grâce à la passion et à l'intégrité qui animent chaque employé(e) de GSK.Et c'est ce même esprit d'entreprise qui guide notre action, dont l'objectif est d'améliorer la vie de tous les Canadiens.Pour la deuxième année consécutive, selon le Report on Business Magazine, GSK est fière d'être reconnue comme l'un des 50 meilleurs employeurs au Canada.Merci à tous nos employés qui n'échangeraient leur place pour rien au monde.www.gsk.ca 3197971A Pratique du sport: ralentir le rythme en cas de grippe PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Votre flirt avec l'exercice physique s'est finalement transformé en habitude saine et vous vous rendez au gymnase trois ou quatre fois par semaine.Mais juste au moment où vous trouviez votre rythme de croisière, voilà la saison froide, la grippe, et vous ne vous sentez pas très bien.Les adeptes de la condition physique qui ont l'impression qu'ils peuvent contrer la maladie en « suant un bon coup » feraient bien de se souvenir d'une règle toute simple.Si les symptômes se font sentir en dessous du cou\u2014comme des frissons ou des courbatures\u2014restez à la maison et reposez-vous.Dans le cas de symptômes ressentis au-dessus du cou \u2014de la congestion nasale, par exemple\u2014vous pouvez faire un peu d'exercice modéré.« Je leur fais faire seulement un petit peu de cardio, rien de plus dur », affirme l'entraîneur personnel Pasquale Canzano au sujet de ses clients aux prises avec un rhume.« Si je les laisse faire de petites choses à environ 50% de leur capacité habituelle, ils ont en général retrouvé la forme au bout de trois ou quatre jours », dit-il.Il s'agit-là d'une observation partagée par les médecins.« Des recherches démontrent que des exercices modérés peuvent aider le système immunitaire », confirme le Dr Trevor Hall, qui se spécialise dans la médecine sportive.Mais ces bénéfices peuvent rapidement s'envoler si les séances d'entraînement deviennent trop intenses.« Les périodes d'exercice intense peuvent affecter brièvement le système immunitaire, explique M.Hall, joint à son bureau de Waterloo, en Ontario.Un rhume qui cesserait tout simplement au bout de cinq jours peut alors s'éterniser pendant deux semaines.» Médecin de l'équipe de hockey junior des Rangers de Kitchener, en Ontario, M.Hall est témoin des effets néfastes que peut avoir l'activité physique chez les sportifs malades.« Je vois arriver ces joueurs de hockey qui sont enrhumés depuis une ou deux semaines.Ils ne font que se fatiguer davantage, dit-il.Leur corps n'est pas en mesure de lutter.» . ENVIRONNEMENT ÉCHOS JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Canadien décoré Allan Thornton, président et fondateur de l'Environmental Investigation Agency (EIA), a été fait officier de l'Ordre de l'Empire britannique mardi dernier.À 58 ans, Thornton est un vert de longue date.Membre de Greenpeace dès le début, il a ensuite fondé et dirigé son bureau britannique en 1977 avant de mettre sur pied l'EIA en 1983.Cette agence se consacre à la protection des espèces menacées et à la lutte contre la contrebande et le braconnage.Récemment, son organisation a mis au jour un important réseau de trafiquants de chlorofluorocarbone (CFC), un gaz réfrigérant interdit en Occident, mais encore autorisé dans les pays en développement.Thornton a notamment travaillé dans les années 90 à une importante enquête sur le trafic de l'ivoire qui a, par la suite, mené à l'interdiction définitive de ce commerce.L'herboristerie nuit à la nature La demande mondiale en plantes médicinales cause des torts importants aux milieux naturels, révèle une étude d'Alan Hamilton du World Wildlife Fund (WWF), qui sera publiée prochainement dans la revue Biodiversity and conservation.Plus des deux tiers des 80 000 plantes médicinales sont récoltés dans la nature.L'étude estime qu'entre 4000 et 10 000 d'entre elles seraient menacées.Si dans certaines régions du globe les plantes forment 80% des médicaments utilisés, le marché occidental associé à cette pharmacopée croît à un rythme de 10% par an, selon l'étude.Elle se chiffrerait à 20 milliards US.Un autre rapport auquel Hamilton a participé, qui devrait être publié cette semaine par l'organisation écologiste Plantlife International, critique quant à lui l'incurie de l'industrie devant la situation.d'après Reuters et New Scientist Le président Bush vertement critiqué « La politique américaine menace davantage le monde que le terrorrisme », selon Sir David King, chef du comité scientifique du gouvernement londonien.Dans un article paru vendredi dans Nature, il argue que les États-Unis, les plus gros pollueurs du monde, doivent prendre la question du réchauffement climatique au sérieux.Officiellement, la position américaine sur la question consiste à dire que le réchauffement est un phénomène naturel.Les Américains se sont retirés du protocole de Kyoto, qui vise la réduction des gaz à effet de serres, sous ce prétexte, en plus de prétendre que d'y participer pourrait nuire à leur économie.Sir David considère qu'il s'agit de deux erreurs, rappelant que seul un effort concerté de la communauté internationale peut encore freiner le réchauffement.d'après The Independent Concours antifourrure Les étudiants en mode, graphisme, marketing, publicité, etc.sont invités par le Global Action Network (GAN) à participer à son deuxième concours international La mode antifourrure.Il s'agit de concevoir une affiche dénonçant l'utilisation de la fourrure dans le vêtement, plus exactement dans les garnitures et accessoires.Deux millions d'animaux sont tués à ces fins au Canada chaque année, la moitié étant des animaux sauvages, selon l'organisme.La ronde canadienne du concours prend fin le 30 avril.À l'automne, une finale opposant les gagnants d'une vingtaine de pays aura lieu à Paris.Pour en savoir plus : www.gan.ca.La poste verte allemande Les comptoirs de la Bundenpost, la poste allemande, sont aussi de petites papeteries.Avec la fin de l'année 2003, la société d'État a retiré de ses étalages des enveloppes qui faisaient taches.Celles- ci, commercialisées par un papetier berlinois, étaient faites de papier issu des arbres des forêts anciennes de Finlande.Or ces forêts ne représentent plus que 5 % du couvert végétal du pays.Selon Greenpeace, qui mène actuellement une campagne pour les défendre, l'exploitation menace quelque 500 espèces animales et végétales.d'après Libération PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Quatre fois plus importante qu'en 1960, notre frénésie de posséder se chiffre à plus de 20 milliers de milliards de dollars.Or, la classe des consommateurs n'est formée que de 27 % des habitants du globe, soit 1,7 milliard d'individus, alors que 2,8 milliards (sur)vivent avec 2 $ par jour.Consommer polluer Le Worldwatch Institute invite à la consommation responsable JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Ni le capitalisme, ni l'industrialisation, ni le laxisme de nos dirigeants en matière d'environnement ne sont, au total, responsables de la détérioration de la planète comme de la qualité de notre vie.Ce serait plutôt la consommation, dénonce le Worldwatch Institute (un organisme indépendant de Washington spécialisé dans les questions de développement durable) dans son rapport annuel State of the World 2004.Et c'est même une bonne nouvelle, commente Brian Halweil, codirecteur de l'ouvrage.« On commence à briser le silence associé au tabou de la consommation.Il est d'ailleurs encore négligé par les gouvernements, les institutions et même les environnementalistes.C'est facile de critiquer les compagnies parce qu'elles polluent ou les gouvernements pour leurs politiques, mais on hésite encore à remettre en question les consommateurs et leurs choix.» Car nous « pompons » la planète, s'occupe à démontrer l'organisme dans son rapport annuel, qui analyse tendances et indicateurs planétaires du point de vue de l'énergie, de la nourriture, de l'eau, de l'économie et de la politique.Ainsi, en 50 ans, la consommation d'eau a triplé.Celle des combustibles fossiles a quintuplé.Dans la plupart des cas, c'est pour manger et conduire.Ainsi, la taille du frigo américain a augmenté de 10 % en 30 ans, celle des maisons de 38 % en 27 ans.Pourtant, les familles sont moins nombreuses.Symptômes de la consommation à outrance, ces données impliquent que nos voisins du Sud sont responsables de 25 % des émissions de CO2 alors qu'ils ne représentent que 4,5 % de la population du globe.« Nous sommes consumés par ce que nous consommons », ironise Halweil en jouant sur les mots.Dépendance mondiale Haro, donc, sur la consommation, lance la 21e édition du State of the World.Parce que sans acheteur, il n'y aurait guère de biens ou de services.Quatre fois plus importante qu'en 1960, notre frénésie de posséder se chiffre à plus de 20 milliers de milliards de dollars.Le hic, c'est que la classe des consommateurs n'est formée que de 27% des habitants du globe, soit 1,7 milliard d'individus, alors que 2,8 milliards (sur)vivent avec 2$ par jour.L'autre hic, c'est que le consumérisme s'étend un peu partout sur la planète.En Chine et en Inde, depuis 20 ans, la vie à l'occidentale a séduit plus de 360 millions d'individus.Ce n'est pas de bon augure, prophétise le State of the World.En 2050, avec 9 milliards d'habitants, notre planète, déjà malade, sera incapable d'assouvir notre irrépressible envie d'avoir.« Parmi toutes les raisons de s'inquiéter \u2014 je pourrais parler de déforestation, de climat, ou des stocks de poissons qui s'épuisent\u2014 ce qui me cause le plus de soucis, observe Halweil, c'est l'expansion du marché de l'automobile.Il y a 50, même 10 ans, la surutilisation de l'auto se limitait aux États-Unis, à l'Europe de l'Ouest et au Japon.Le marché de l'auto se développe rapidement en Chine, en Inde et même en Afrique du Sud.» La Chine ne comptait que de rares véhicules privés en 1980.En 2003, on en recensait 15 millions.D'ici 2015, il y en aura plus de 150 millions, prévoit-on.Aujourd'hui, les transports représentent plus de 30% de la consommation énergétique mondiale et siphonnent 95 % du pétrole.« Ce qu'il y a d'effrayant, poursuit- il, c'est que la dépendance à l'automobile devienne là-bas ce qu'elle est ici, avec la pollution, la perte de temps dans les embouteillages, l'endettement.Notre société n'est pas aussi paradisiaque qu'elle en a l'air.» Comment changer ?Consommer, mais avec responsabilité, est le message de ce bilan annuel.En plus de souligner certaines initiatives en la matière, de courtes études de cas sur des articles courants tels les sacs plastiques, les t-shirts ou l'eau embouteillée permettent d'embrasser concrètement l'ampleur de notre consommation.Le dernier chapitre invite même à réévaluer ce qu'est une « bonne vie ».« Suffire à ses besoins fondamentaux, comme se nourrir et avoir un toit, explique Brian Halweil, et aussi mener une existence satisfaisante tant au travail qu'en famille.Quand on regarde les enquêtes sociales, on constate que capacité de consommer et bonheur se rejoignent à un certain niveau : 13 000 $ de revenu annuel.Après, c'est autre chose.En 1950, il y avait autant d'Américains qui s'estimaient heureux qu'aujourd'hui.Pourtant, nous avons beaucoup plus de nos jours.» « Les gens peuvent faire beaucoup pour changer les choses, observe-til encore, en tant que consommateurs, en tant que citoyens face à leur gouvernement, en tant que détenteurs d'actions ou employés de leur entreprise, c'est pourquoi nous avons fait appel à eux.» Il reconnaît cependant que ce pouvoir est limité.Nul doute que les institutions, les gouvernements et les compagnies ont un rôle à jouer.Ils sont en effet des « mégaconsommateurs ».Les initiatives écolos peuvent être payantes pour eux.Ainsi, Boeing a épargné 12 millions US en changeant la moitié des éclairages de ses usines et bureaux, assez d'énergie pour alimenter 16 000 maisons.Le livre met par ailleurs en lumière un certain nombre d'initiatives et de lois existantes qu'il suffirait de promouvoir et d'étendre.C'est le cas des écotaxes, qui renforcent le principe du pollueur- payeur et obligent les fabricants à supporter les coûts environnementaux d'exploitation et de transformation des matières premières.Ou encore des systèmes de récupération et de recyclage, comme les take-back laws, qui obligent un fabricant à reprendre un produit pour le recycler (un ordinateur par exemple) une fois sa vie utile finie.Si les solutions existent, qu'attendons-nous ?« Nous avons fait plusieurs recherches dans le domaine de la psychologie et de l'anthropologie pour savoir ce qui décide les gens à changer.La réponse la plus courte, c'est une situation de crise et de peur, déplore Brian Halweil.Mais je suis plus optimiste : je crois que de réaliser qu'on peut avoir du plaisir et du bonheur à faire les choses différemment peut nous inciter à changer notre vie pour le mieux.» TERRE À TERRE JEAN-PHILIPPE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Vos petits sont-ils des « ogres » ou des « maîtres du réflexe planétaire » ?Feriez-vous mieux que M.le maire en matière de gestion environnementale ?Voilà les questions (et les défis !) que lancent les deux jeux Planète précieuse mis en ligne le 8 décembre par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), le cousin français de Recyc-Québec et de l'Agence de l'efficacité énergétique.Ces deux jeux interactifs ont pour objectif de sensibiliser parents et enfants à divers enjeux \u2014 énergie, transports, gestion des matières résiduelles, par exemple.Ils ont été conçus par Libéo, une société française spécialisée dans le multimédia qui produit notamment des jeux éducatifs.Le Jeu du réflexe planétaire s'adresse aux 7 à 12 ans.Sorte de jeu dont vous êtes le héros, on y suit le parcours d'un petit, de son lever jusqu'à son arrivée à l'école.Des écogestes et des actions moins vertes s'offrent à lui : prendre sa douche ou son bain, éteindre les lumières en quittant les pièces, aller à l'école à vélo ou en auto.Le parcours fini, en plus de classer le joueur « disciple » ou, pire, « ogre », le logiciel lui indique ses bons et mauvais coups.Des fiches pédagogiques sur l'eau, les déchets, l'électricité et le transport complètent le tout \u2014 de quoi poursuivre la discussion la partie finie.Plus sérieux, Écoville s'adresse aux 12 ans et plus.Personnifiant le maire d'une municipalité, il s'agit de gérer sa ville en contrôlant dépenses et productions énergétiques, pollution, construction (d'habitation, de route, de site d'enfouissement).Très complet, il met en perspective choix individuels et collectifs en matière de développement durable.Les orientations de la municipalité (jusqu'à 100 000 habitants) dépendent des recherches, des investissements et même des campagnes de sensibilisation.Une série d'hyperliens permet au politicien en herbe d'approfondir ses connaissances sur divers problèmes rencontrés par sa ville.Pas facile, en tout cas, d'être un maire vert : La Presse a décidé de sauvegarder sa partie avant de grever son budget.Déjà adoptés par quelques sites Internet institutionnels français, ces jeux sont offerts gratuitement.Des fiches pédagogiques sont même offertes aux enseignants.Une petite planète, sur le site de l'ADEME (www.ademe.fr) permet de trouver rapidement les jeux.Du Nintendo écolo ACTUEL SCIENCES/TECHNO EN BREF MATHIEU PERREAULT La semaine dernière, deux nouveaux venus ont fait leur apparition dans le marché des téléviseurs.Intel et Motorola, des compagnies mieux connues pour leurs microprocesseurs, ont révélé qu'elles se lançaient dans la fabrication de téléviseurs à écran plat.Ces annonces ne sont pas passées inaperçues au récent Consumer Electronics Show de Las Vegas, qui rassemble plus de 2000 compagnies.Elles montrent bien l'attrait du marché des téléviseurs, qui est en ébullition depuis l'an dernier à cause de la popularité croissante des écrans plats.Revenus en hausse L'an dernier, les revenus mondiaux provenant de la vente de téléviseurs à écran plat \u201430 milliards US\u2014 ont dépassé pour la première fois ceux des écrans cathodiques bombés \u2014 les écrans ordinaires \u2014, qui stagnent entre 25 et 30 milliards US.Et ce, même si les écrans plats ne représentent que 2,4 % des 150 millions de téléviseurs vendus chaque année dans le monde.Mais ce marché double chaque année et devrait dépasser les 8 % en 2005, selon IDC, une firme de consultation américaine en technologie.Cette croissance rapide commence à faire sa marque dans les magasins d'électronique de Montréal.Même si les écrans plats sont beaucoup plus chers que les écrans ordinaires (4000-6000 $ CAN comparativement à moins de 1000$ pour un écran de 30 pouces), ils sont à l'honneur dans la plupart des salles d'exposition.Prix en baisse « Les prix ont beaucoup baissé cette année », dit Bruno Cardinal, du magasin d'électronique Fillion, rue Sherbrooke Est.« Un écran à cristaux liquides de 30 pouces, qui se vendait 8500 $ voilà un an, a baissé à 6000 $.Le plasma a beaucoup baissé aussi.De plus en plus de clients veulent profiter des avantages des écrans plats : il y a moins distorsion qu'avec un écran bombé, surtout quand on regarde la télé en angle.Et beaucoup sont rectangulaires, ce qui permet de regarder les films dans leur format original.Les écrans à cristaux liquides exploitent une technologie qui est devenue populaire voilà une vingtaine d'années pour les montres, les calculatrices et les électroménagers.Les téléphones portables d'aujourd'hui ont aussi des écrans à cristaux liquides.Les écrans à plasma, apparus ces dernières années, sont particulièrement prisés des amateurs de téléviseurs géants : la semaine dernière à Las Vegas, Samsung a dévoilé un modèle de 80 pouces.En fait, il n'existe pas d'écrans à plasma de moins de 30 pouces.Avantages Selon M.Cardinal, les écrans à cristaux liquides ont l'avantage de la longévité sur le plasma.« Sharp parle de 60 000 heures d'écoute, alors qu'on a l'impression qu'avec le plasma, après 10 000 heures, l'écran est moins en forme.Aussi, les cristaux liquides sont parfaitement immunisés contre les images fixes qui s'imprègnent sur l'écran.Avec le plasma, quand il y a pendant un certain temps de l'écriture fixe sur l'écran, elle persiste un peu, comme sur les écrans cathodiques ordinaires.» Le Canadien moyen passe 1000 heures devant la télévision chaque année.Le plasma a aussi ses avantages : il a plus de contraste que les cristaux liquides, et il est un peu moins cher, de 4000 $ à 5000 $ pour un 42 pouces.« Les noirs sont meilleurs sur le plasma, dit M.Cardinal.C'est très proche des meilleurs tubes cathodiques.Il existe aussi des écrans plats cathodiques, qui sont encore moins chers.Mais les plus gros font 40 pouces, et leur prix est comparable à celui des autres écrans plats.De plus, ils sont plus profonds, ce qui pose problème dans les salons où l'espace est compté.Les écrans plats à l'attaque Des courriels interdits aux cardiaques LA PRESSE Communiquer par courriel est souvent moins stressant que de rencontrer son correspondant ou de lui parler.Mais la poste électronique ne met pas à l'abri des émotions.Des psychologues britanniques ont dévoilé la semaine dernière que recevoir un courriel de son patron, ou qui contient des menaces, fait grimper la pression sanguine.La palme revenait aux courriels de critiques provenant d'un supérieur hiérarchique.L'étude, dévoilée à une conférence de la Société psychologique britannique, affirme que de nombreuses entreprises ont décidé d'interdire les communications par courriel entre leurs employés qui travaillent au même endroit, parce que les rencontres en personne permettent de mieux nuancer les propos.Même si les écrans plats sont beaucoup plus chers que les écrans ordinaires, ils sont à l'honneur dans la plupart des salles d'exposition.Prix d'entrée (taxes incluses) Adultes 12 $ Étudiants et 65 ans et plus (avec carte) 10 $ Groupes (20 personnes et plus) 10 $ Carte «Accès Montréal » 10 $ Enfants 6 à 12 ans (accompagnés d'un adulte) 4 $ Enfants moins de 6 ans Gratuit Le métro vous conduit directement au Salon.Une réalisation de la Corporation des Concessionnaires d'Automobiles de Montréal Inc.Heures d'ouverture Du vendredi 9 janvier au samedi 17 janvier 10 h 00 à 22 h 00 Le dimanche 18 janvier 10 h 00 à 20 h 00 Tous les jours, la billetterie fermera deux heures avant la clôture du Salon.Service offert gratuitement aux enfants de 2 à 10 ans.www.salonautomontreal.com Place-d'Armes Illustration : Patrick Charpentier 514-790-1245 1-800-361-4595 www.admission.com On vous en met plein la vue! 650 nouveaux modèles, plus de 50 primeurs tous réunis au même endroit Des véhicules-concepts à admirer «Hommage au Circuit Mont-Tremblant» 40 ans d'histoire et de souvenirs.«La fièvre du Tuning» Découvrez de spectaculaires véhicules modifiés.«À plein gaz avec Cinémas Guzzo» Un montage de poursuites extrêmes de voitures sur grand écran.le rêve Saleen» Une première canadienne, la toute nouvelle S7.« présente Le plus grand choix pour magasiner, comparer, voir ou rêver ! ATTRACTIONS Palais des congrès de Montréal Bertrand Godin porte-parole présenté par 3197958A AILLEURS «Manger équilibré» fascine les Russes AGENCE FRANCE-PRESSE MOSCOU \u2014 Dépliants appelant les Moscovites à s'alimenter « correctement », restaurants fiers de leurs « menus équilibrés », congrès nationaux sur une « nourriture saine » : avec retard sur l'Occident, les Russes, qui voient toujours dans un repas copieux la preuve la plus tangible de leur prospérité, découvrent une autre manière de se nourrir.En Sibérie, où la population manque traditionnellement de fruits et de légumes dans sa ration alimentaire, les écoliers suivent assidûment un nouveau cours intitulé « Nourrissez-vous correctement ».À Moscou, connue pour ses tables généreusement garnies, une serveuse vous conseille aujourd'hui : « Prenez plutôt cette salade de céleris sans mayonnaise, elle est meilleure pour la santé », avant de vous présenter une boîte de thés verts « meilleurs pour la santé que le café ».« C'est une nouvelle tendance qui est encore très timide », relève le directeur de l'Institut académique de la nourriture, Viktor Toutelian.L'obésité et l'excès de poids touchent toujours 55% des Russes de plus de 30 ans, selon les statistiques officielles.Et l'alimentation incorrecte serait à l'origine d'une maladie cardiaque sur trois, selon M.Toutelian.En Russie, la consommation journalière de produits alimentaires \u2014pain et pommes de terre non compris\u2014 est de 37% inférieure aux normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Et 80%de la population, indépendamment des revenus, manque de vitamine C.Tous les jours, Alexeï, jeune gestionnaire russe légèrement corpulent, descend avec ses quatre collègues à La Liste verte, un restaurant « pour ceux qui soignent leur ligne », où il se délecte de plats composés uniquement de produits autorisés par son diététicien, le médecin à la mode Anatoli Volkov.« Les femmes ne m'aiment plus, je n'en peux plus, je fais donc comme tout le monde : je maigris », raconte Alexeï, une tasse de thé vert à la main.Actrices, hommes politiques, avocats ou chanteuses de variétés russes figurent parmi les patients du Dr Volkov dont le régime, basé sur un test sanguin, fait fureur à Moscou.« Les visiteurs me montrent leur liste verte de produits autorisés en fonction de leur test et je fais des plats en conséquence », indique Viktor, jeune chef de l'établissement, lui-même fasciné par « la nouvelle mode de la vie saine ».Mais le maître-queux et ses cuistots n'ont pas passé de tests et mangent du bortsch traditionnel dans leur cuisine, pour « mieux résister au climat », disent-ils.« L'alimentation correcte est un problème culturel, les habitudes alimentaires étant parmi les plus tenaces », estime M.Toutelian.La plupart des ex-Soviétiques se souviennent de l'époque où leur menu dépendait de ce qu'on pouvait trouver dans les magasins vides.Pendant des décennies, l'État a été leur seul diététicien, fournissant parfois une explication pseudoscientifique aux pénuries.Une disette occasionnelle de sucre donnait vie au slogan «Évitez le sucre, la mort blanche ! » Et quand on manquait de beurre, la mort changeait de couleur.«Méfiezvous de l'excès de cholestérol dans le sang ! Le beurre est une mort jaune », lisait-on.« Le problème de la nourriture saine n'a pu se poser qu'avec l'apparition de la nourriture même », avec l'économie de marché, observe M.Toutelian.Près de 1200 délégués de toute la Russie se sont réunis à la fin de décembre à Moscou pour leur septième congrès intitulé « Alimentation saine pour la population russe » et devant convaincre les Russes qu'ils étaient eux-mêmes responsables de leur état physique.Mais aujourd'hui, c'est encore l'État qui ajoute du fer dans la farine pour remédier au manque de vitamine F, cause d'anémie chez les Russes, qui ne reçoivent d'ailleurs dans leur nourriture que la moitié des vitamines recommandées par la médecine.EN BREF Elle refuse de porter la photo de sa victime Imbroglio judiciaire macabre aux États-Unis.Un juge a ordonné à une femme de conserver sur elle une photo de l'homme qu'elle a tué dans un accident de la route.Mais celle-ci refuse le cliché au motif qu'il montre sa victime dans son cercueil.Selon le parquet, Jennifer Langston était ivre et parlait au téléphone portable en juin 2002 lorsque son véhicule s'est déporté et a percuté celui de Glenn Clark, un enseignant, et de sa femme Annette, qui était enceinte.L'homme est mort, sa femme est dans le coma et leur enfant, né par césarienne cinq mois après l'accident, est élevé par des proches.En septembre, Mme Langston a plaidé coupable de conduite imprudente et de mise en danger d'autrui.Un juge l'a condamnée à 30 jours de prison, assignation à résidence et mise à l'épreuve, et lui a ordonné de porter la photo de sa victime pendant cinq ans.Elle pourrait aussi avoir à verser 20 000$ US d'amende à un fonds d'indemnisation.Les parents de M.Clark ont donné une photo présentant leur fils dans son cercueil.Au cours d'une audience cette semaine l'avocat de Mme Langston, Michael Sherman, a estimé que l'« esprit de l'accord » voulait que la photo montre M.Clark lorsqu'il était en vie et a jugé « déraisonnable et cruel» qu'on ait fourni cette photo à sa cliente.Le juge Tim Mc Cune a demandé à la famille de fournir une nouvelle photo, mais celle- ci refuse.Il a fait savoir qu'il trancherait sur la question après que les deux parties auront présenté des arguments écrits. QUOI FAIRE Adressez vos communiqués à Rubrique Quoi faire, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 quoifaire@lapresse.ca CETTE SEMAINE CONFÉRENCES L'Art déco ou la confusion des genres, avec André Comeau, aujourd'hui le 12 janvier à 13h, grand auditorium du collège de Maisonneuve, 3800, rue Sherbrooke Est / métro Pie-IX.Organisée par le service Éducation 3e âge du Collège.Coût : 5 $.Rens.: 514 254-7131, poste 4900.Illusion d'optique en astronomie, avec Pierre Chastenay, aujourd'hui le 12 janvier à 20h, chalet du parc Saint-Charles, arr.de Dorval (88, av.Saint-Charles).Organisée par le Club d'astronomie de Dorval.Entrée libre.Rens.: http : membres.lycos.fr/cdadfs.France, Mexique et Panama, avec Michel Greaves et Marie Brunelle, le mercredi 14 janvier à 19h, bureaux de Voyages Loisirs, Stade olympique, 4545, av.Pierre-de- Coubertin / métro Pie-IX.Organisée par la Société de biologie de Montréal.Avec diapositives.Réservation nécessaire : 514 868-3278.Comment photographier les oiseaux, avec Alexandre Leblanc, le mercredi 14 janvier à 19h30, pavillon d'accueil du parc régional de Longueuil, 1895, rue Adoncour.Organisée par le Club d'ornithologie de Longueuil.Coût : 3 $.Rens.: www.geocities.com/colongueuil/.John Pratt, le Canadien-français le plus riche de son temps, avec Michel Pratt, le mercredi 14 janvier à 19h30, Maison de la généalogie, 3440, rue Davidson, Montréal.Organisée par la Société de généalogie canadienne-française.Entrée libre.Rens.: 514 527-1010.100 jours en kayak, avec Frédéric Dion, le jeudi 15 janvier à 19h, au théâtre L'Olympia, 1004, rue Sainte- Catherine Est, Montréal.Cinéconférence organisée par Les Grands Explorateurs.Coût : 14,50 $, 13,60 $, 9,50 $.Réservation nécessaire : 514 521-1002.COURS, ATELIERS Au Coup de pouce Centre-Sud offre l'atelier Aide-mémoire, pour développer sa mémoire et la conserver, les mardis de 13h30 à 16h30, du 13 janvier au 16 mars (au 2600, rue Ontario Est, bureau 200, Montréal).Coût : 2 $, plus 7 $ pour la carte de membre.Graphologie.Loisirs Notre-Damede- Bonsecours offrent une soirée d'information sur un cours de graphologie (niveau débutant), animée par Gilles Guilbeault, le mardi 13 janvier à 19h30, au Centre Georges- Henri-Brossard, 3205, boul.Rome, local 205, arr.de Brossard.Entrée libre.Rens.: 450 926-9887.Le Carrefour Mousseau tient une rencontre d'information sur le thème Le renouvellement du bail et la crise du logement, le jeudi 15 janvier de 9h à 11h, au 230, boul.des Ormeaux, Longueuil.Contribution volontaire.Inscription obligatoire : 450 468-4926.Flûte à bec.La Société de flûte à bec de Montréal offre un atelier de lecture à vue et de musique d'ensemble, dirigé par Femke Bergsma, le jeudi 15 janvier de 19h30 à 22h, au 1341, boul.René-Lévesque Est / métro Beaudry.Coût : 10 $.Rens.: rgtardif@sympatico.ca.Le Club Démosthène, offre l'atelier Comment parler en public pour acquérir la confiance et vaincre la timidité, tous les lundis à 19h, au local de Monovie, 10 007, rue Parthenais, Montréal.Deux premières soirées gratuites.Carte de membre : 10 $.Rens.: 514 388-9664.GROUPES D'ENTRAIDE Sentence Vie.L'Association des services de réhabilitation sociale du Québec présente le film Sentence Vie, de Marie Cadieux, le dimanche 18 janvier à 13h, au 2715, chemin de la Côte Sainte-Catherine (communauté chrétienne Saint-Albert- Le-Grand / métro Université-de- Montréal).Film produit par l'Office national du film Canada.Entrée libre.Rens.: 514 521-3733.Le Réseau Hommes Québec tient une rencontre sur le thème Ma relation avec les biens matériels, animée par Guy Chagnon, le mardi 13 janvier à 18h45, au centre Lajeunesse (7378, rue Lajeunesse, local 212, Montréal).Pour hommes seulement.Entrée libre.Rens.: 514 276-4545.La Maison à Petits Pas offre un atelier d'initiation à l'ordinateur aux parents et aux grands-parents, les mardis de 10h à 12h (animation offerte aux enfants durant l'atelier).Début le 13 janvier.Au 3511, rue de Rouen, Montréal.Activité gratuite.Inscription et rens.: 514 522-6461.La Société québécoise de la schizophrénie présente une conférence donnée par la Dre Amal Abdel-Baki, La pertinence de la détection précoce de la psychose et de l'intervention-adaptation précoce : l'expérience australienne, le mardi 13 janvier à 19h30, pavillon Bédard de l'hôpital Louis-H.Lafontaine, 7401, rue Hochelaga, unité 124.Entrée libre.Inscription : 514 251-4000, poste 3400.Revivre, organisme communautaire offrant des services d'écoute téléphonique et de groupes d'entraide aux personnes atteintes de trouble dépressif, offre un formation gratuite pour les futurs animateurs bénévoles, les vendredi 16 janvier de 16h à 20h30, le 17 janvier de 9h à 17h et le 18 janvier de 9h à 13h.Rens.: 514 529-3081.L'Association d'entraide Ville-Marie offre une formation de base en accompagnement des personnes en fin de vie, les 19, 20, 26 et 27 janvier ainsi que les 2 et 3 février, au 1110, rue Jean-Talon Est, bureau 301, Montréal.Rencontres animées par Sylvie Cholette.Formation gratuite aux bénévoles.Rens.: 514 272-7200 poste 226.Le centre CAFAT, offre des services professionnels de psychothérapie en consultation privée pour les personnes à faible revenu (pour un individu, un couple ou une famille) à des coûts à partir de 15 $ par consultation.Situé au 1772, boul.des Laurentides à Laval.Rens.: 450 669-9669, poste 19.JEUNES La Félicité, spectacle de marionnettes par le Théâtre de l'oeil pour les enfants de 5 ans et plus, le vendredi 16 janvier à 19h, école Beaconsfield, 250, rue Beaurepaire, arr.Beaconsfield/Baie d'Urfé.Entrée : 5 $.Rens.: 514 428-4480.La bibliothèque de Brossard présente une activité sur le thème Les chauves- souris au grand jour, le samedi 17 janvier à 13h30, au 7855, av.San- Francisco, arr.de Brossard.Pour les 8 ans et plus.Entrée libre.Rens.: 450 463-7100, poste 5280.Le Musée des beaux-arts de Montréal offre l'atelier Paysage d'hiver (pastel et gouache), les samedi 17 et dimanche 18 janvier à 13h et à 14h30, pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, rue Sherbrooke Ouest (laissez-passer disponible à partir de 11h).Rens.: 514 285-2000.Le Musée des maîtres et artisans du Québec offre un atelier de fabrication d'une lanterne sourde pour enfants de 4 ans et plus accompagnés de leurs parents, les samedi 17 et dimanche 18 janvier à 13h30 et à 15h (au 615, av.Sainte-Croix / métro Du Collège).Coût : 3 $, 2 $ (6 $, famille).Réservation requise : 514 747-7367, poste 7204.Ciné-Kid présente L'Enfant qui voulait être un ours, film d'animation de Jannik Hastrup, pour les jeunes de 4 ans et plus, le dimanche 18 janvier à 11h, au cinéma Ex-Centris, 3536, boul.Saint-Laurent, Montréal.Entrée : 6 $, 4 $.Rens.: 514 847-2206.Le Théâtre de l'Esquisse présente Abraconte, histoires de singes pour le Nouvel An chinois avec Silvi Belleau, le dimanche 18 janvier à 11h, au 1650, rue Marie-Anne Est, Montréal.Pour le enfants de 4 ans et plus et leur famille.Coût : 6 $, 4 $.Réservation : 514 527-5797.Le Cinéma ONF offre l'atelier Comment cela s'anime ?, le dimanche 18 janvier à 13h, au 1564, rue Saint- Denis, Montréal.Extraits de films d'animation, démonstrations, mini tournage, bruitage, etc.Coût : 7 $, 5 $.Réservation : 514 496-6887.La Salle Pauline-Julien présente Portrait de famille et de ses invités, le dimanche 18 janvier à 15h, au 15 615, boul.Gouin Ouest, arr.L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève- Sainte-Anne-de-Bellevue.Par la compagnie de danse Sursaut.Pour les enfants de 4 à 12 ans.Entrée : 7,50 $.Rens.: 514 626-1616.Le Centre des sciences de Montréal présente l'exposition interactive Le Sommeil de A à Zzz, du lundi au vendredi de 9h30 à 16h, les samedis et dimanche de 10h à 17h.Situé à l'angle de la rue de la Commune et du boul Saint-Laurent / métro Place- d'Armes.Coût : 10 $, 9 $, 7 $, 5 $.Rens.: 514 496-4724 ou 1 877 496-4724.EN PLEIN AIR Ornithologie.Les éducateurs-naturalistes des parcs-nature de la Pointe- aux-Prairies (le samedi 17 janvier) et du Bois-de-l'Île-Bizard (le dimanche 18 janvier), offre une activité de découvertes et d'observation des oiseaux, à 12h.Entrée libre.Rens.: 514 280-6829.Le Centre de la montagne offre des randonnées de soirée en raquette et en ski de fond sur le mont Royal, le samedi 17 janvier de 18h30 à 20h30.Départs du pavillon du lac aux Castors.Pour s'y rendre : métro Mont-Royal, bus 11.Coût : 12 $, 8 $ (équipement fourni).Réservation nécessaire : 514 843-8240, poste 0.Parc des Îles-de-Boucherville.Une randonnée pédestre, en compagnie d'un garde-parc, à la recherche des indices de la présence des cerfs de Virginie, des renards roux, etc., est offerte le dimanche 18 janvier à 11h et à 14h.Pour s'y rendre : autoroute 25, sortie 1.Coût : 3,50 $, 1,50 $.Réservation et rens.: 450 928-5088.Le centre communautaire Le Trait d'Union présente Plaisirs sur glace, le dimanche 18 janvier à 13h, à la patinoire du parc Lionel-Groulx à Longueuil (angle des rues Périgny et Pasteur).Activités gratuites.Rens.: 450 647-1107.La patinoire du Centre de la nature de Laval est ouverte tous les jours de 9h30 à 22h ; six pistes de glissades et des pistes de ski de fond de 5 kmsont aussi accessibles tous les jours de 9h30 à 16h30.Le Centre est situé au 901, av.du Parc, quartier Saint-Vincent-de-Paul.Entrée libre.Rens.: 450 662-4942.La patinoire du bassin Bonsecours dans le Vieux-Port de Montréal est ouverte tous les jours jusqu'au 7 mars : du lundi au mercredi de 11h à 21h, les jeudis et vendredis de 11h à 22h et les samedis et dimanches de 10h à 22h.Coût : 3 $ (famille, 10 $).Rens.: 514 496-7678.Sportvac/Randonnée Plain Air organisent des marches de mise en forme sur le mont Royal, tous les dimanches matins.Départs à 9h30 à l'angle des av.du Parc et du Mont- Royal Ouest (côté nord-ouest).Coût : 2 $.Rens.: 514 861-7587.SANTÉ Fatigue, anémie et cancer, tel est le thème d'un atelier animé par Lucie Chauvette, le mardi 13 janvier à 12h, à l'auditorium Deschamps de l'hôpital Notre-Dame du CHUM, 1560, rue Sherbrooke Est.Organisé par Virage, groupe d'entraide pour personnes atteintes de cancer.Entrée libre.Rens.: 514 890-8000, poste 28 139.Le Pied diabétique, tel est le thème d'une conférence donnée par Jacynthe Bleau, le mardi 13 janvier à 19h, auditorium Raoul-Groulx du pavillon Rosemont, 5689, boul.Rosemont.Organisée par l'Amicale des diabétiques des hôpitaux Notre- Dame et Maisonneuve-Rosemont.Rens.: 514 890-8000, poste 25 358.Le Y des femmes de Montréal offre une causerie sur le thème Une nouvelle vision de la ménopause, animée par Andrée Hamelin, le mercredi 14 janvier de 18h30 à 21h, au 1355, boul.René-Lévesque Ouest.Pour femmes seulement.Contribution volontaire suggérée : 10 $.Réservation nécessaire : 514 866-9941, poste 232.Le Groupe d'études des protéines membranaires de l'Université de Montréal présente une conférence donnée par Pierre S.Haddad, Les produits de santé naturels à la rescousse des diabétiques ?Études rigoureuses sur deux plantes réputées anti-diabétiques, le jeudi 15 janvier à 11h30, pavillon Paul-G.-Desmarais, salle 1120 (2960, chemin de la Tour / métro Université-de-Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 343-6342.Défi J'arrête, j'y gagne 2004.À l'initiative du groupe Acti-Menu, toute personne qui s'engagera à cesser de fumer pendant au moins six semaines, soit du 1er mars au 11 avril 2004, pourra gagner plusieurs prix.Inscription jusqu'au 29 février : 1 888 853-6666, ou www.defitabac.qc.ca.CULTURE Prends ça court ! présente Spécial Angleterre, courts métrages de Kara Miller (Cheese Makes You Dream), Sam Walker (Duck Children), et trois films du dernier festival Resfest, entre autres, le mardi 13 janvier à 20h, au Monument-National, 1182, boul.Saint-Laurent, Montréal.Entrée : 5 $.Rens.: 514 871-9883.Le Cercle des conteurs de Montréal présente sa veillée mensuelle, animée par Renée Samuel et Michèle Rousseau, le jeudi 15 janvier à 19h30, au centre communautaire Les Ateliers d'éducation populaire du Plateau, 4273, rue Drolet / métro Mont-Royal.Entrée libre.Rens.: 514 256-7717.Le Quatuor Nota Bene, saxophones, présente un concert, le jeudi 15 janvier à 19h30, à l'auditorium de l'école Jean-Baptiste-Meilleur, 777, boul.Iberville, Repentigny.Au programme : Albeniz, Debussy, Piazzola, Monk, etc.Entrée : 15 $, 12 $.Rens.: 450 582-6714.La Couturière, parcours théâtral à la rencontre des arts visuels et des générations, avec Ariane, peintre, les samedi 17 et dimanche 18 janvier à 13h et 16h, à l'édifice American Can, 2053, rue Jeanne-d'Arc, local 214, Montréal.Création du Théâtre Bouches Décousues.Entrée : 15 $.Réservation et rens.: 514 278-3309.La Société d'histoire Rosemont-Petite- Patrie présente Rosemont en anecdotes et en chansons, avec Gilbert Ouellette, le dimanche 18 janvier à 14h, salle Sainte-Gemma, 2565, rue Holt, Montréal.Entrée : 8 $, 5 $.Rens.: 514 721-6075.SUR LES CAMPUS Le Ciné-Campus de l'Université de Montréal présente Gaz Bar Blues de Rob Marshall, les mardi 13 et mercredi 14 janvier à 17h, 19h15 et 21h30, au Centre d'essai du pavillon J.-A-De Sève (2332, boul.Édouard-Montpetit, 6e étage).Coût : 5 $.Rens.: 514 343-6524.Musique de chambre.La faculté de musique de l'Université de Montréal présente un concert de la classe de Jean-Eudes Vaillancourt, le jeudi 15 janvier à 20h, salle B-484 (au 200, av.Vincent-d'Indy / métro Édouard-Montpetit).Oeuvres de Hindemith, Honegger et Poulenc.Rens.: 514 343-6427.Le Centre de design de l'UQAM présente Cintres, 400 pièces de la collection de Daniel Rozenstroch, du jeudi 15 janvier au 22 février, du mercredi au dimanche, de 12h à 18h (au 1440, rue Sanguinet / métro Berri-UQAM).Entrée libre.Rens.: 514 987-3395.La Galerie Leonard & Bina Ellen de l'Université Concordia présente l'exposition Ignition, oeuvres de Tetsuomi Anzai, Adèle Chong, Geoffrey Jones, Tricia Middleton, Adrienne Spier et Chih Chien Wang, du 14 janvier au 14 février, du mardi au samedi de 12h à 18h (au 1400, boul.de Maisonneuve Ouest, local LB-165 / métro Guy- Concordia).Entrée libre.Rens : 514 848-2424, poste 4750.HORTICULTURE La Société d'horticulture et d'écologie de Saint-Hubert tient une rencontre d'information pour les personnes intéressées à s'inscrire à ses activités cet hiver, le mardi 13 janvier à 19h, au centre culturel Labrosse, 3880, rue Labrosse, arr.de Saint- Hubert.Entrée libre.Coût d'adhésion à la SHESH : 10 $.Rens.: 514 897-1073.L'Entretien écologique des pelouses : des solutions de rechange aux pesticides, tel est le thème de la conférence de Edith Smeesters, le mardi 13 janvier à 19h30, à la bibliothèque de l'arr.de Brossard, 7855, av.San-Francisco.Organisée par la Ville de Longueuil, la Coalition alternative pesticide et la Société d'horticulture et d'écologie de Brossard.Entrée libre.Rens.: 450 463-7130.Les Plantes d'intérieurs, tel est le thème d'une conférence donnée par Daniel Soulier, le mardi 13 janvier à 19h30, maison de la Vieille Brasserie (2801, boul.Saint-Joseph, Lachine).Organisée par la Société d'horticulture et d'écologie de Lachine.Coût : 3 $.Rens.: 514 634-3471, poste 301.Une Roseraie plus écologique, tel est le thème d'une conférence donnée par Claire Laberge, le mercredi 14 janvier à 19h30, école Louis-Colin (10 122, rue Olympia).Organisée par la Société d'horticulture et d'écologie du Nord de Montréal.Coût : 5 $.Rens.: 514 596-5320.DIVERS Kaléidoscope offre des visites commentées à pied du quartier chinois de Montréal, les samedi 17 et dimanche 18 janvier.Départs à 10h, 15h et 17h30.Départs : entrée du complexe Guy Favreau, 200, boul.René-Lévesque Ouest.Autres visites les 21, 22, 24 et 25 janvier.Coût : 10 $.Réservation nécessaire : 514 990-1872.La collecte d'arbres de Noël naturels s'effectuera dans onze arrondissements de la ville de Montréal, le mercredi 14 janvier.Dans Ahuntsic- Cartierville, Côte-des-Neiges- Notre-Dame-de-Grâce, Mercier-Hochelaga, Plateau Mont-Royal, entre autres.Pour la liste complète consultez La Presse du 6 janvier page A9 ou www.ville.montreal.qc.ca.Femmes et sexualité.Les productions Virage (À hauteur d'homme, Des marelles et des petites filles) recherchent des femmes de tous âges et de tous les milieux, voulant participer à une série documentaire sur les femmes et la sexualité diffusée à Canal Vie.Thèmes des émissions : sexe, la première fois, sexe et le Prince Charmant, sexe et le premier venu, etc.Rens.: 514 276-9556, poste 22.Patinage libre.L'aréna Camillien- Houde offre des périodes de patinage libre, les samedis de 19h30 à 20h30, au 1696, rue Montcalm, Montréal.Coût : 2,75 $, 2 $ (gratuit pour les 3 à 17 ans).Rens.: 514 872-3240.Recherche et textes : André Cloutier Sortir de prison : Pour aller où ?PHOTO FOURNIE PAR L'OFFICE NATIONAL DU FILM(ONF) Diane Charron vit recluse depuis 21 ans pour le meurtre d'un inconnu.Sera-t-elle jamais libre ?Le film Sentence Vie de Marie Cadieux nous entraîne dans la ronde infernale entre la prison et l'hôpital psychiatrique dans laquelle est prise Diane.Un film touchant, profondément humain, qui redonne espoir.Voir à la section Groupes d'entraide. BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC12JRM - 26 - Lunn et Louis ont les yeux rivés sur la porte quand, à sept heures moins cinq, le client arrive avec son épouse, ou plutôt derrière son épouse, une femme plutôt imposante, mais qui ne semble pas encore satisfaite de l'espace qu'elle occupe.Pour qu'on n'oublie jamais sa présence, elle agresse tous les sens à la fois: l'ouïe, en parlant le plus fort possible et sans jamais s'arrêter; le toucher, en tripotant tout ce qu'elle voit et en se frôlant sur tous les hommes; la vue, en s'habillant de la façon la plus voyante qui se puisse imaginer - son chapeau, qui a les dimensions d'un sombrero, représente une corbeille de fruits; l'odorat, en se parfumant de façon si outrancière que Lunn serait justifié de l'obliger à acheter le chesterfield après qu'elle s'y est assise.Il n'y a que le goût qu'elle ne réussit pas à agresser ce jour-là.Du moins pas au sens propre.Cette tornade ambulante et son petit mari achètent non seulement le canapé, mais aussi une lampe, un fauteuil, une table basse et un cendrier sur pied, aussi mal assortis que possible.Lorsque Louis présente la facture à Lunn, celui-ci est ahuri: les clients ont acheté tout cela au prix indiqué, sans discuter ni rouspéter.Ils n'ont pas demandé le moindre bargain, et pourtant ils ont l'air contents! Jamais il ne réussira à comprendre ces Canadiens français, qui semblent prendre plaisir à acheter mais ne savent rien des plaisirs du commerce.Louis comprend d'instinct l'âme du client canadien-français.Il faut le laisser entrer dans le magasin, regarder la marchandise, tourner autour du fauteuil, s'asseoir, se relever pour le regarder encore une par du monde de chez nous.Il y a des gens qui préfèrent acheter des meubles américains, ou même européens.Au lieu de payer pour avoir du confort, ils paient pour le transport.Et imaginez-vous ce qui arrive si un morceau se brise.C'est un bon achat, un achat intelligent.Vos enfants vont être tellement contents.Pensez-y encore, prenez votre temps, et revenez nous voir avec votre épouse.Ne jamais parler du prix, surtout.Le client veut du rêve, de la sécurité, ou un fauteuil solide et confortable, à la rigueur, mais pas un prix.Quand on achète une automobile, monsieur Lunn, on rêve de rouler sur des routes de campagne avec une belle blonde à ses côtés, pas de mettre de l'essence, et encore moins de réparer des crevaisons! Les clients veulent un fauteuil pour se reposer, pas pour le payer! Le prix est toujours le plus bas possible, cela va de soi, et on ne le mentionne que du bout des lèvres au dernier moment, en remplissant la facture.fois.Lorsqu'il a imaginé le fauteuil dans son salon, la moitié du travail est faite.Il ne reste plus qu'à le rassurer.Il y a une tache noire dans le coeur du Canadien français: il se sent coupable d'acheter, ou plutôt de dépenser.Il faut prendre un chiffon et effacer cette tache en frottant doucement, tout doucement.Vous avez raison.C'est un bon achat.Un achat intelligent.Un investissement.Tout le monde en achète, et tous ceux qui ont choisi une autre marque le regrettent.La structure est en chêne massif.Ils auraient pu choisir un autre bois, on ne le voit même pas! Mais ils ont bâti en chêne, le plus dur des bois durs.Alors imaginez le reste! Les tissus ont été traités avec des produits spéciaux, c'est comme si chaque fibre avait été trempée dans du vernis.Un meuble comme ça, on l'achète pour la vie.Tous les ressorts sont en acier galvanisé, et ils ont été vérifiés individuellement.C'est fait chez nous, à Victoriaville, À S U I V R E Éditions Québec Amérique www.quebec-Amérique.com © 2003 Éditions Québec Amérique Inc.ROMAN12JR "]
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