La presse, 4 octobre 2003, D. Arts + Spectacles
[" Voir MBA en D6 Guy Cloutier Story Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © CA H I E R D | L A P R ES S E | MONTRÉAL | SA M E D I 4 OCTOBRE 20 03 Kevin Parent se fait plaisir Page 4 Les sept vies de Diane Dufresne Page 16 LES ANNÉES SOIXANTE AU MBA «AH NON! Pas encore les années soixante !», ai-je entendu autour de moi.Eh oui ! Elles reviendront longtemps vous hanter, mes enfants.Et on ne parle pas ici que du pop art et de l'art psychédélique qui mettent périodiquement des taches rose bonbon et vert fluorescent dans la mode.Cette décennie criarde et exaltée, marquée par des progrès technologiques considérables, des utopies délirantes et des catastrophes immondes, intéressera historiens, philosophes, sémiologues, sociologues, experts en communications, et autres conservateurs de musée pour de nombreuses années encore.Car elle contient en germe ce que nous sommes en train de vivre en ce début des années 2000, dans le monde entier, ce «village global», comme disait Marshall Mc Luhan, qui a de plus en plus raison à mesure que le temps passe.C'est en tout cas ce que veut démontrer le Musée des beaux-arts de Montréal par son exposition intitulée justement Village global : les années soixante, ouverte depuis jeudi et qui se poursuit jusqu'au 7 mars 2004.Et arrêtons de tout confondre.Les «soixantards», qui seront tous bientôt sexagénaires s'ils ne le sont déjà, n'ont pas inventé grand-chose, mais ils ont tout essayé.Ne forment-ils pas la génération Pepsi, comme s'ils avaient été créés par une pub.des années soixante?Ce ne sont pas eux, mais leurs grands frères ou leurs parents, nés dans les années 20 et 30, qui ont marché sur la Lune, inventé les satellites qui ont permis de «mondialiser» la télévision, écrit La Galaxie Gutenberg, inventé la pilule anticonceptionnelle, construit le mur de Berlin, menacé le monde de leurs missiles, tué John Kennedy.Eux \u2014 ceux qui ont eu 20 ans dans les années soixante \u2014 ont rêvé avec Martin Luther King \u2014 grand défenseur des Noirs aux États-Unis qui fut assassiné \u2014ont lu et gobé les écrits de leurs profs : Mc Luhan, Herbert Marcuse, Timothy Leary, Sartre et Beauvoir, Franz Fanon, Pierre Vallières ici.ont sacralisé Le Petit Livre rouge de Mao Tsé-toung, ont réclamé l'indépendance de leur nation, et, réunis en gang autour du petit écran, regarder Neil Armstrong marcher sur la Lune.JOCELYNE LEPAGE HUGO DUMAS GUY CLOUTIER s'embarque demain dans le plus gros projet de sa carrière.C'est lui-même qui l'affirme : l'émission de télé-réalité Loft Story à TQS, produite au coût de six millions, de même que les magazines et disques qui en découleront, «c'est le plus gros projet au niveau de tout, parce qu'il a fallu engager 150 personnes» seulement pour le loft, note-t-il.Plus gros que la carrière de la chanteuse Natasha St-Pier, par exemple?«Le loft, c'est tellement un projet d'envergure.La carrière de Natasha, c'est certain que c'est de l'investissement, mais c'est l'habitude de ma vie.Je suis manager depuis 40 ans.J'ai dirigé René Simard et René, c'était gros dans le temps, avec le Japon.Loft Story, ça se passe en seulement deux mois, c'est six millions de budget, c'est le plus gros.Il y a beaucoup de pression là-dessus, mais d'un autre côté, je le dis souvent, Loft Story, c'est le seul vrai show de réalité.C'est le premier qui existait en France», dit Guy Cloutier, entre deux gorgées d'eau.Le VViillllaaggee gglloobbaall du Musée des beaux-arts de Montréal est à l'image éclatée des années soixante : il faut passer par quatre chemins pour arriver au sens.Visite guidée.Voir LOFT STORY en D8 < La Porsche de Janis Joplin peinte par Dave Richards (1968) La Mappa d'Alighiero Boetti (1971) Le confessionnal de Loft Story. D2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 Photothèque La Presse Musi Max présentera demain soir à 20 h \u2014 reprise à 23 h \u2014 un superbe documentaire de deux heures : la Musicographie de Beau Dommage, dont la carrière n'a duré que quatre ans, avec un extra de deux années pour Échappée belle 20 ans plus tard.Documentaire fascinant et drôle sur la falsification de l'information TÉLÉVISION l c o u s i n e@l a p r e s s e .c a Nous avons tous entendu parler des gens qui croient dur comme fer que jamais les Américains ne sont allés sur la Lune.Il y aurait même quelque 300 sites Internet là-dessus en Europe.Les incrédules vont se réjouir ce soir, à 20 h, en regardant Opération Lune sur Historia.Un documentaire qui ne nie pas que les Américains soient allés sur la Lune.Mais qui vous explique, images et témoignages à l'appui, que les images de Neil Armstrong déployant le drapeau américain et prononçant la phrase Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ont été filmées avant le départ dans un studio de cinéma par nul autre que le cinéaste Stanley Kubrick, auteur notamment de 2001, L'Odyssée de l'espace.Quelques employés de la CIA lui ont servi d'assistants.Ce documentaire génial est en fait un documenteur.Fabriqué par un réalisateur français de génie, William Karel, qui a toujours fait des documentaires sérieux pour la chic chaîne ARTE.Sauf que M.Karel veut démontrer avec son film qu'on peut faire dire n'importe quoi aux images et aux dialogues.Il s'agit de savoir y faire.Aux spectateurs d'exercer leur méfiance.Et à un bon réalisateur de démontrer qu'on peut faire avaler des couleuvres aux gens trop crédules.L'ouverture est étonnante.Nous sommes chez la veuve de Stanley Kubrick en Angleterre et elle raconte comment son mari cherchait désespérément une caméra hyper sensible pour tourner Barry Lindon.On apprendra qu'il a finalement pensé à la NASA, qui avait une de ses caméras et que la NASA la lui a gentiment prêtée.Comment Kubrick était-il au courant de l'existence de cette caméra unique au monde et dont l'existence n'avait jamais été révélée ?Le film finira par passer aux aveux : Kubrick avait utilisé cette caméra sophistiquée lorsque la CIA lui avait demandé de tourner le faux alunissage des astronautes américains.Pourquoi tourner ça en studio ?Parce qu'on croyait impossible d'envoyer des images à la télévision depuis la Lune.Et que Nixon, qui s'embourbait au Vietnam, voulait un gros show télévisé pour requinquer l'esprit patriotique des Américains.Il y a plein de témoignages fort persuasifs dans le document.Henry Kissinger, Donald Rumsfeld, Alexander Haig et autres vedettes américaines de la politique parlent des difficultés du gouvernement américain.Il faut avoir l'oreille attentive : jamais ces gens ne parlent de la Lune.Mais le montage diabolique vous le fera croire, en mixant des faux témoignages, notamment de la secrétaire de Nixon, qui était président à l'époque.Des journalistes français à qui on a montré Opération Lune sans les prévenir qu'il s'agissait d'un « calunar » ont mordu à l'hameçon, vilipendant ensuite le réalisateur.Bien sûr, il y a ici et là des indices qui ne trompent pas.Lorsqu'on apprend par exemple que les techniciens de la CIA se sont réfugiés au Vietnam pour échapper à une exécution commandée par Nixon, qui envoie après eux la Sixième flotte avec 150 000 soldats, c'est un peu fort.Mais il faut être attentif parce que tout ça a l'air vrai.Le réalisateur Karel avoue qu'il aurait fait ce film gratuitement tellement il s'est amusé.Opération Lune a été achetée par plusieurs réseaux en Europe.Pas encore aux États-Unis toutefois.Mais le réalisateur, qui s'apprête à faire un film \u2014 sérieux \u2014 sur la CIA aux États- Unis, va l'apporter dans ses bagages.Histoire de voir si les Américains ont le sens de l'humour.Payez-vous la traite.Les cinéphiles qui ont de la mémoire découvriront même que le nom des faux témoins vient de différents films, notamment de Hitchcock.C'est comme faire le jeu des 7 erreurs, avec plein de drôlerie en plus.Et surtout, ça vous apprend que tout se maquille.Un exemple : le 11 septembre 2001, on a tous vu des jeunes Palestiniens sauter de joie.Mais, jure William Karel, ce n'était pas pour se réjouir des attentats aux États- Unis.Ils étaient tout simplement à une fête, dit-il.Beau Dommage ; comment retrouver la fête DEMAIN SOIR, Musi Max vous convie à 20h \u2014 reprise à 23h \u2014 à un superbe documentaire.La Musicographie de Beau Dommage, dont la carrière n'a duré que quatre ans, avec un extra de deux années pour Échappée belle 20 ans plus tard, mais qui était tellement fertile en bonnes chansons que la biographie dure deux heures au lieu des 60 minutes traditionnelles.Et ce n'est pas une minute de trop.Pour célébrer ce groupe aux harmonies uniques qui a chanté Montréal.Le 5760, Saint-Vallier, le cégep du Bois-de-Boulogne, le Chinatown avaient enfin droit de cité dans notre imaginaire, jusque-là peuplé de Côte Nord et autres lieux lointains.Vous apprendrez comment ils se sont rencontrés (à la Quenouille bleue dont faisait partie Serge « Moman » Thériault), comment cette commune divisait tous ses revenus également par neuf, quelle que soit la charge de travail ou le degré de créativité.Aucun scandale n'a jamais terni sa réputation.Leurs chansons étaient composées, mais personne de l'industrie ne s'intéressait à eux.Jusqu'à ce Pierre Dubord, de Capitol, allume un soir dans le Vieux-Montréal.Le reste, c'est le grand succès.Ils ont vendu un million de disques.Pour les remercier, Capitol leur a envoyé une bouteille de.Baby Duck.Méchant cadeau ! Leurs deux premiers disques ont vendu beaucoup, quoique le deuxième fut plus sombre.Les deux autres, plus intimistes, ont moins marché.Le party de la jeunesse était fini.Mais ils se sont réunis 17 ans plus tard en 92 à la demande d'Alain Simard .Leur entrée au Forum a provoqué une ovation de huit minutes.Beau Dommage \u2014 le nom venait du Survenant \u2014a fait le disque et la tournée Échappée belle durant deux ans.Chacun a abandonné sa carrière individuelle pour faire revivre le groupe.Mais à 45 ans, vivre en commune, c'est plus difficile qu'à 20.Le film est accompagné des chansons qu'on sait par coeur et qu'on ne s'est jamais lassés d'entendre.À 22 h, une aubaine : la présentation du spectacle Incident à Boisdes- Filion, où cette chanson, qui n'a jamais tourné à la radio parce qu'elle dure 20 minutes, vous sera chantée dans son entièreté.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Macha Grenon Le Téléjournal La Petite Vie LA NEUVIÈME PORTE (4) avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner Le Téléjournal PRÉSUMÉ INNOCENT (3) avec Harrison Ford, Greta Scacchi Le TVA 18 heures INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT (4) avec Harrison Ford, Kate Capshaw SOUS PRESSION (5) avec Charlie Sheen, Mare Winningham Le TVA TÉMOIN MUET (5) (23:28) Malcolm Le Septième Les Francs-tireurs / Raymond Gravel Belle et Bum/ Luc De Larochellière, Polo Bellemare LISTE D'ATTENTE (4) avec Vladimir Cruz, Tahimi Alvarino COMPLOT POUR UN MAGOT (3) avec Glenn Close (23:19) À 72 heures du Loft MENTEUR MENTEUR (4) avec Jim Carrey, Maura Tierney L'ENNEMI AUX PORTES (4) avec Jude Law, Joseph Fiennes (20:15) Le Grand Journal News The Habs.Sue Thomas: F.B.Eye Comedy Now The Osbournes Comedy Inc.CTV News News Reg.Contact Sat.Report Wayne & Shuster Super Special LILO & STITCH (4) Dessins animés THE GODFATHER III (3) avec Al Pacino, Andy Garcia College Football (15:30) Raceline Automotive L.A.Dragnet Am.Athlete VT Musicians NCAA College Football (15:30) News King of Queens 48 Hours Investigates Hack The District News E.T.News NBC News Stargate SG-1 Las Vegas / Pilote Law& Order: SVU Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Waiting.My Hero Served The Blues / Piano Blues Austin City Limits BBC News The Editors .Age Thing Mc Laughlin Monarch of the Glen BBCWorld LON CHANEY.Parole Board City Confidential American Justice Cold Case.RESERVOIR DOGS (3) avec Harvey Keitel, Tim Roth LES FEUX DE L'ÉTÉ (4) (17:00) Moi et l'Autre Prise de vues Viens voir./ Macha Grenon Thema: Inde / Route du Gange Thema: Inde (21:50) Thema: Inde (22:50) Arts&Minds StarTV Satie and Suzanne MSO Plugged:The Red Violin Irish Music.(21:15) Strip Search Sex & the City Toujours drôle / Pierre Légaré Québec en humour Les Grands de l'humour Biographies / Mick Jagger Secrets intimes d'Hollywood Sexe Réalité Kindergarten .Langagier Le Monde des affaires Prévention des toxicomanies Mondialisation Histoire des formes urbaines Le Folklore NASA Educational File Howit's Made Frontiers of Construction Monster House / Hollywood Monster Garage / Grim Ripper American Chopper / Race Car Guinness World Records.Une journée Soleil.les fous .plongée .Jardins .de France Zone limite Les Routes oubliées Pilot Guides Jeux, pistes .(17:55) Hoze (18:20) .(19:10) King I Shrunk the Kids DEAD POETS SOCIETY (3) avec R.Williams, R.Sean Leonard .Dark (23:09) (23:25) Baseball / Braves - Cubs (16:00) Drew Carey Seinfeld Cops America's most Wanted The West Wing Mad TV Mystery Ink Inside Ent.Moneywise Primetime Tarzan / Début Hack L.A.Dragnet JR Digs Sat.Night Histoire maritime du Canada Made in Québec Face cachée./ .Lune JAG 2001: L'ODYSSÉE DE L'ESPACE (1) avec K.Dullea, G.Lockwood Timelines: Century of Conflict Warriors of the Night The Sea Hunters PLATOON (3) avec Charlie Sheen, Tom Berenger Streets of.Wheels .Homes At the Post .the Dogs Zoo Diaries Dogs, Jobs Matchmaker .Hollywood English.Out in.City Sexual Secrets .Élégance Duo Benezra Génération 80 / 1983 Musicographie XANADU (5) avec Olivia Newton-John, Michael Beck Musicographie Box Office Les Pouces .la peau de Exposé Exposé Karaoclip Osbourne Dollaraclip Artiste du mois / Jane's Addiction Live à M+ Vidéo Clips La Caravane From Egypt to Montreal Noir de monde Paysage.Indo-Mtl.Parsvision Montreali.The District King of.E.T.(23:35) BBC News Hemispheres >play World View Foreign.Sat.Report Mansbridge Rough Cuts / Human Trials >play La Semaine verte Journal RDI La Facture Arnaque au nom de Dieu Le Téléjournal .l'aventure Enjeux / Les écoles secondaires.Grands Reportages Golf (16:00) Sports 30 .circuit Baseball / Séries de divisions: Athletics - Red Sox Sports 30 .circuit Golf Aventures et Associés Doc La Loi & l'Ordre Sexe à New York En quête de preuves Témoins silencieux Clocking off GIANT MINE (4) avec Peter Outerbridge, Thomas Mitchell Da Vinci's Inquest REQUIEM FOR A DREAM (3) avec Ellen Burstyn, Jared Leto Tekwar Starhunter The Chronicle DESTINY TO ORDER (5) avec Stephen Ouimette, Alberta Watson Robocop: Dark Justice Baseball (16:00) Sportsnetnews Baseball / MLB Playoffs: Athletics - Red Sox Sportsnetnews Afterburn Tékitoi Volt Panorama Villages.Jean Cocteau, autoportrait.LE SANG D'UN POÈTE (3) avec Enrique Rivero, Lee Miller Cent ans de mémoire de jazz Trading Spaces: Family While you were out Trading Spaces Date Patrol Trading Spaces Sportscentre Border Battle Nine Ball Challenge Boxing / Monte Barrett - Eric Kirkland Sportscentre CFL Traditions .(17:00) .le meilleur Silverwing Dilbert Scooby Doo Les Simpson Henri, gang Ciné-maniac Quads! Les Simpson Déchiqueteurs Face à l'image / Michel Blanc Journal FR2 Jacques Brel: le droit de rêver / Écrans du monde (21:38) Journal (22:05) d.MAIGRET ET LA VENTE.Ancient Clues / Mass Death.National Geographic A STREETCAR NAMED DESIRE (2) avec Vivien Leigh, Marlon Brando THE ROMAN SPRING OF MRS.STONE (22:20) Jeux de société / Prématurés Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Éros et Cie Une chance qu'on s'aime Le monde est sexe .(17:30) City Mag Santé avec dr Lapointe Tour de ville Rendez-vous avec.Vos droits Jobboom - Action Emploi Réal-TV Degrassi.Charmed Roswell Buffy contre les vampires Moville.Freaky.Martin.Spider-Man THE ADDAMS FAMILY (4) avec Anjelica Huston, Raul Julia Teen Wolf Robot Wars Métal hurlant Poltergeist Twilight Zone Les Médiums Alias Sex-shop Las Vegas CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH VD VDO CANAUX VD VDO 18h00 18h30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC W-Five Presents 21C Les choix de La Presse 19:30 P HOMMAGE À BREL Une soirée enregistrée à l'Olympia et animée par Michel Drucker en compagnie de Serge Lama, Lara Fabian, Salvatore Adamo, Maurane, Julie Zenatti, Claude Lelouch et Florent Pagny 20:00 A BELLE ET BUM Sophie Durocher et Normand Brathwaite s'éclatent avec leurs invités : Luc De Larochellière, Polo Bellemare, Yann Perreau et Lynda Thalie.Germain Houde et Catherine Trudeau interprètent la chanson-théâtre mise en scène par Stéphane Hogue.20:00 OPÉRATION LUNE En ces temps où la télé-réalité et l'information spectacle déferlent sur nos écrans, ne manquez surtout pas ce fascinant documentaire monté de toutes pièces par William Karel pour nous faire croire que les Américains n'ont jamais mis les pieds sur la Lune.Une belle démonstration de ce que peuvent faire la manipulation de l'information et le pouvoir des images.En plus, c'est amusant.20:00 VIENS VOIR LES COMÉDIENS Si vous ne saviez pas que la comédienne Macha Grenon était montée sur scène pour la première fois à Paris, à l'âge de 10 ans, dans un Molière, cet entretien vous apprendra des choses.21:00 U ÉROS ET COMPAGNIE Il y a longtemps qu'on n'a pas vu Guilda.Le célèbre travesti raconte à l'animatrice Sylvie Ledoux des histoires croustillantes sur toutes ces fois où des célébrités lui ont fait la cour sans savoir ce qui se cachait sous sa jolie robe. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 D3 Vus à Vegas: 1 fille & 4 types À LAS VEGAS DANIEL LEMAY envoyé spécial LA « FILLE », c'est Céline Dion, chanteuse québécoise, diva américaine et star en résidence à l'hôtelcasino Caesars Palace de Las Vegas qui lui a construit un théâtre de 95 millions où elle doit chanter jusqu'en mars 2006.À moins d'avoir de bonnes connections, n'espérez pas de places avant janvier 2004 : A New Day affiche complet \u2014 4000 spectateurs par soir \u2014 depuis ses débuts en mars.Les « 4 types » sont des auteurscompositeurs, chanteurs et instrumentistes français réunis par Jean- Jacques Goldman, le « type» le plus connu, pour écrire paroles et musiques pour le nouveau disque français de Céline Dion qui sera lancé le 14 octobre et qui s'intitule, vous aurez peut-être deviné, 1 fille & 4 types.Pourquoi pas un album complet de chansons de Goldman?«On ne voulait pas refaire D'eux», explique Céline.Les autres « types» sont Érick Benzi, le réalisateur de l'album, Gildas Arzel, une des belles guitares de France, et Jacques Veneruso, l'auteur de Tout l'or des hommes, le premier extrait dont on a tiré un vidéoclip du genre road movie \u2014 une idée de Mme Dion \u2014, en haute rotation à Musique Plus.On y voit une Céline un peu fofolle, quasiment débridée.Disons que la comédie n'est pas sa forte : Céline Dion est avant tout chanteuse et Tout l'or des hommes a raison des plus solides défenses.« Elle ouvre la bouche et un disque en sort », dira Jean-Jacques Goldman, probablement l'homme qui, au fil des ans, a exercé le plus d'influence sur la chanteuse.Du point de vue artistique, bien sûr.Une influence apaisante qui sait, comme dans la chanson, ramener Céline Dion « sur les chemins de son coeur ».Là où elle est à même de donner la pleine mesure de son extraordinaire potentiel vocal.Guy Brouillard, directeur musical de CKOI 96,9 et, à ce titre, un des plus puissants star makers du Québec, assistait avec nous à la session d'écoute de mercredi.« Il y a quelques années, Goldman avait dit qu'il devait apprendre à Céline à déchanter («il m'a surtout appris à rock'n'roller», disait-elle cette semaine).Ses disques français sont de beaucoup supérieurs parce qu'elle chante avec sa voix de coeur et non avec sa voix de tête, comme sur ses disques anglais, toujours surproduits.» Surproduits à la façon américaine, souvent par de trop nombreux producers dont l'unité repose sur l'excès : excès d'arrangements, excès de « violons », excès de fioritures vocales dont une bonne partie de la galerie, il faut le dire, n'a jamais assez.Rien de ça sur 1 fille & 4 types \u2014 notons quand même l'esperluette (&), très anglaise \u2014 dont l'unité, au-delà du propos chansonnier, saute tout de suite aux oreilles.Par les voix d'abord, comme le soulignait Goldman avec satisfaction, sur la vidéo du making of qu'on a présentée mercredi : « Vocalement, ça cartonne quand même pas mal.» Ça « cartonne », mais aucun « arbitre » ne sortira de carton rouge pour criage.Les voix des « 4 types » \u2014 assez hautes, indéniablement « françaises» \u2014 arrivent à un mariage quasiparfait avec celle de Céline Dion, « la Rolls Royce des chanteuses ».Musicalement, c'est « très guitare », avec même une petite touche celtique à un moment donné.Là, on est loin, loin de Power of Love.et on ne s'ennuie pas.À noter qu'une seule pièce porte le verbe aimer dans le titre : la belle Je t'aime encore, de Goldman, prochain extrait radio que Céline Dion chante déjà dans son Colosseum, seule chanson française du spectacle, d'ailleurs (avec traduction anglaise sur écran géant).Pour le reste, croyons Jacques Veneruso quand il avoue avoir tenté d'écrire, au su du talent de la chanteuse, « des textes pas trop crétins ».L'enregistrement s'est fait à Las Vegas au début de mai et a duré une semaine.« Céline voit vite ce qu'elle peut tirer d'une chanson », dira Érick Benji.Céline Dion, elle, y a pris « un plaisir continel » : « C'est comme si on formait un band.C'était cool.J'aurais aimé partir en tournée avec mes quatre types, prendre la route avec trois t-shirts et un jeans.» Pas de brosse à dents ?p p p Martin Fontaine, le fougueux King d'Elvis Story, a chanté quatre tounes pour la spéciale télé du lancement de 1 fille & 4 types.Quel est le lien entre Céline Dion et Elvis ?«Le lien, c'est qu'Elvis a été un personnage marquant de Las Vegas, comme Céline Dion.» Fontaine a toutefois chanté « en cuir », comme l'Elvis du comeback de 68, plutôt qu'en jump suit brodé or du King décadent et laid de l'époque Vegas (1970-76).« TF1 préférait le look cuir », nous a dit Jean Pilote, le producteur d'Elvis Story qui débute par ailleurs au Mogador de Paris (1800 places) le 5 novembre.Voilà un autre « lien » d'importance.et inespéré : imaginez l'impact d'un passage sur la prestigieuse TF1, trois semaines avant de débuter à Paris ! « On a 90 000 billets à vendre, rappelle Jean Pilote.C'est pas mal de tickets, ça.Cette affaire à TF1 n'a pas de prix.Notre attachée de presse à Paris a approché TF1 et René (Angélil) a donné son okay.On est content.» Martin Fontaine passera aussi à la Star Académy française le 18 octobre pour un numéro avec les jeunes académiciens ; première étape d'une tournée des « grands plateaux » de la télé française sans lesquels il reste souvent beaucoup (trop) de tickets à vendre.Fontaine a déjà tenu le rôle de Zéro Janvier dans Starmania (Luc Plamondon) : il sait « comment ça marche en France ».Comptez sur le rouquin de Laval pour faire les bons « liens ».Pendant ce temps, Motown, l'autre gros show du Capitole de Québec, s'en va à Biloxi (Mississippi) le 15 octobre pour une série de 24 représentations au Grand Casino, là même où Elvis Story a déjà cassé la baraque deux fois.Motown est mis en scène par René Simard, avec Luck Mervil comme principale tête d'affiche de ce revival de la musique de Detroit (Motor Town) des années 60 et 70 : Stevie Wonder, The Supremes, etc.Jean Pilote a confiance : « Motown est rodé et ça roule.Amener un show de musique noire au pays des Noirs, faut quand même le faire.» Le gros dossier de Jean Pilote reste toutefois à Las Vegas où il veut amener son Elvis Story.La revue québécoise a un contrat de licence avec Elvis Presley Enterprises, mais EPE a toujours tenu Las Vegas comme chasse gardée.« On négocie fort.» Sentant la soupe chaude, une des productions locales d'Elvis \u2014 il y en a plusieurs \u2014 a même débauché la perruquière du Capitole.Bel hommage au King de Québec.Photothèque La Presse Le nouveau disque français de Céline Dion qui sera lancé le 14 octobre s'intitule 1 fille & 4 types.Les « 4 types » sont des auteurs-compositeurs, chanteurs et instrumentistes français : Jean-Jacques Goldman, Érick Benzi, Gildas Arzel, et Jacques Veneruso.20 h Belle et Bum Sophie aime les entrevues qui décollent.Normand aime la musique qui déménage.Invités : Luc De Larochellière, Yann Perreau.Le party réinventé.Ce soir.Télé-Québec, ça change de la télé 21h30 Liste d'attente Comédie cubaine.Désespérés d'attendre, des passagers s'unissent pour réparer un autobus en panne.3160850A JACYNTHE Sous un nouveau jour ISABELLE MASSÉ Un vrai conte de fées ! En 2001, la carrière de Jacynthe ne pouvait être mieux propulsée.Après avoir chanté Entends-tu mon coeur et Give It Up partout au Québec, la belle signait un contrat de sept albums avec la maison de disques allemande Adel.Installée en Suède pendant quelques mois, elle a composé et enregistré une trentaine de chansons, bien entourée (de gens qui ont travaillé notamment avec Céline Dion, Britney Spears et Michael Bolton).La gloire semblait à la porte.Et puis ?Rien.« On m'emmenait partout, notamment à des galas, raconte Jacynthe.Puis, il y a eu les événements du 11 septembre 2001.Adel a commencé à perdre de l'argent et a décidé de fermer les portes de plusieurs filiales européennes.La compagnie ne pouvait plus respecter ses engagements \u2014 la promotion coûte très cher.J'ai alors demandé qu'on me laisse partir.Heureusement, il n'y a eu aucune chicane.» Aucune chicane, mais de la morosité tout de même.Difficile de ne pas déprimer quand on a rêvé pendant un an.Jacynthe souhaite conquérir rien de moins que le monde avec ses chansons depuis l'adolescence, et ce, même si à l'époque elle parlait à peine l'anglais.« En revenant ici, je me suis remise en question, dit la chanteuse de 24 ans.J'ai douté, mais les choses se sont replacées.J'ai rencontré les gens de Universal (sa maison de disques depuis mars 2003).Et j'ai eu du temps pour grandir.Ce que je n'avais pu faire, même si je vis entourée d'adultes depuis longtemps.Ça m'a fait du bien.Maintenant, je sais ce que je fais et pourquoi je le fais.» La revoilà, enfin, avec un nouvel album.Lancé mardi dernier, Seize the Day est teinté de son expérience scandinave.« Certaines des chansons que j'ai coécrites sont inspirées de cette épreuve.Je ne savais pas ce qui allait arriver.Enregistrer cet album m'a fait du bien.C'est une thérapie en quelque sorte.» Undecided fait état des incertitudes d'une jeune fille face à l'avenir.Tandis que Next in Line est le cri du coeur d'une fille qui souhaite prendre sa place dans un monde où elle passe toujours deuxième.Pour le reste, sur cet album de huit chansons ?L'amour, toujours l'amour.«La base de tout ! » Ah ! oui, également une reprise d'un tube des années 80 du défunt groupe australien INXS, Need You Tonight.« C'est la chanson sexy de l'album.Celle sur laquelle je me laisse aller.» Jacynthe estime faire dans la pop moins sucrée qu'à ses débuts, à 16 ans.« Avec les années, je suis passée du gospel au dance, à la pop et, là, à la pop edgy.J'en avais besoin.Mon dernier album remonte à mes 20 ans.Je me sens ailleurs dans ma vie.On m'a suggéré de changer de son et j'ai sauté sur l'occasion.On vieillit.On ne peut rester dans le même moule toute sa vie.» N'empêche, l'apparence reste une priorité pour la chanteuse qui ressemble à Christina Aguilera, époque blonde et ténue.« L'image est extrêmement importante, mais on me laisse aller.On ne m'a jamais dit quoi faire.Cela dit, j'ai toujours été coquette.Je fais naturellement attention à mon image.Petite, lors des séances de photos à l'école, ma tête devait être parfaite.Je rendais ma mère folle, car je me maquillais.La ligne de crayon sous mes yeux était toute petite, mais je savais qu'elle était là ! Ma tante m'appelait sa poulette de luxe ! » Avec Seize the Day, son deuxième album en anglais après I Got What it Takes, son tout premier, Jacynthe réussira-t-elle à charmer la terre entière ?Pour l'instant, l'album a été lancé au Canada, d'un océan à l'autre.Un nouveau début ?« J'aime me considérer comme une nouvelle artiste, moi qui arrive avec une nouvelle image, une nouvelle approche et une nouvelle façon de penser.Mais j'ai plus d'assurance aujourd'hui.Je me connais mieux.Je me permets des choses vu qu'on me connaît déjà.Je ne veux ressembler à personne.Je n'écoutais rien d'autre en enregistrant Seize the Day, car je ne voulais pas qu'on me compare.Avec cet album, je me sens comme une pionnière.» Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse Jacynthe a lancé cette semaine un album intitulé Seize the Day.« J'aime, dit-elle, me considérer comme une nouvelle artiste, moi qui arrive avec une nouvelle image, une nouvelle approche et une nouvelle façon de penser.» D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 521.4493 790.1245 LA CRÉATION DE GILLES MAHEU /CARBONE 14 EN REPRISE POUR 14 SOIRS SEULEMENT DU 21 OCTOBRE AU 7NOVEMBRE EN VENTE MAINTENANT \" Mots graves, pesés, recueillis, qui sont présentés comme autant de portes ouvertes sur la compréhension du monde.\" HERVÉ GUAY LE DEVOIR avril 03 \" Gilles Maheu est un créateur essentiel, La Bibliothèque ou\u2026 s'ajoute dans le palmarès de ses plus beaux spectacles.\" ANDRÉ DUCHARME RADIO-CANADA avril 03 VISITEZ-NOUS ET INSCRIVEZ-VOUS www.usine-c.com 3173368A Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Avec un nouvel album encore tout chaud, Retrouvailles et un nouveau contrat pas trop contraignant avec la multinationale Universal, la vie de Kevin Parent est au beau fixe.CHANSON Kevin Parent reprend son élan ALEXANDRE VIGNEAULT LA PIRE CHOSE qui peut arriver à un artisan de la chanson, c'est de perdre l'envie de gratter sa guitare et de reprendre, pour la dixième ou la millième fois, ses airs connus.Rien n'est plus plate que d'assister au concert d'un artiste qui n'a pas envie d'être sur scène.Kevin Parent a déjà eu sa période grise, quelque part en 2001.Plutôt que de laisser sa barque à la dérive, il a superbement évité le pire en se lançant dans une fructueuse tournée solo l'année suivante.Retrouvailles, son premier disque enregistré en spectacle à paraître le 7 octobre, rappelle ce moment de plaisir.Sourire aux lèvres, cheveux défaits, le Kevin Parent qu'on a rencontré au milieu du mois de septembre semblait très en forme malgré un été partagé entre le studio, les festivals de province et la préparation du mégaconcert Le Vent, la Mer, le Roc présenté en ouverture des Franco Folies.C'est tout juste s'il se plaint du doigt qu'il s'est amoché en bûchant, au moment de la poignée de main rituelle.Avec un nouvel album encore tout chaud et un nouveau contrat pas trop contraignant avec la multinationale Universal, sa vie est au beau fixe.Lui qui n'a pas toujours aimé faire la promotion de ses disques envisage son automne médiatique avec légèreté.« Je vais aller faire ma guidoune dans les shows de télé », lance-t-il en riant.Contraste frappant avec le gars tiède qu'on vu sur scène au Saint-Denis en décembre 2001.Presque deux ans plus tard, Kevin Parent avoue qu'il a eu une mauvaise passe durant la tournée qui a suivi la parution de Les vents ont changé, albumauquel a collaboré le célèbre bassiste Tony Levin.« Quand tu changes de band, il faut une période d'adaptation, explique- t-il.Je passais plus de temps à me concentrer sur le son du groupe qu'à établir un contact avec le public.Tant que le côté son n'a pas été réglé, je ne peux pas avoir du plaisir à partager mes chansons avec le monde.» Gros band, gros son, la tournée de 2001 a été un trip de musicien pour lui et non pas une occasion de faire plaisir à ses fans.Tout ça, il l'a compris quelques mois plus tard, alors qu'il parcourait déjà le Québec tout seul avec ses guitares.Une tournée acoustique, un retour aux sources qui a donné lieu à de belles Retrouvailles, comme on a pu le constater en septembre 2002 dans l'intimité du Gesù, l'une des plus belles salles de Montréal.« Ça m'a reconnecté avec moi-même et avec le public, convient-il.Être près des gens, ça nourrit.C'est le fun de sentir la présence des gens dans la salle, des les entendre quand ils me parlent.Retrouvailles, l'album qui documente cette série de concerts cruciale pour l'auteur-compositeur, a été mis en son par Toby Gendron et Pierre Duchesne.Les deux hommes ont su capter l'énergie féroce du chanteur gaspésien et l'atmosphère bon enfant qui régnait durant cette tournée.Nomade sédentaire, Boomerang, Fréquenter l'oubli, Seigneur, Maudite jalousie, Café crème, Ton collier, Ado maso, Tom Welsh, la sélection est de haute tenue et couvre de manière équitable ses trois albums paru chez Tacca.La Jasette, placée en ouverture, donne un solide coup d'envoi.En plus de l'énergie qui se dégage de la voix, on est agréablement transporté par le jeu de Kevin Parent à la guitare.On oublie facilement qu'il manie fort bien sa sixcordes.« Je n'ai jamais été considéré comme un vrai musicien, remarque- t-il.On n'entend pas ma guitare quand je joue avec un groupe, le monde finit par croire que c'est une parure.Ça m'insulte ! Là, je me suis fait plaisir.« Ce disque-là me permet de clôturer une étape de ma vie, poursuit- il.Personne ne peut chialer sur la réalisation ou le jeu des musiciens.Ça me ramène à l'époque où je faisais des partys près du feu.Personnellement, je trouve ça très honnête comme projet.» De son contrat avec Universal, il ne dit pas grand-chose.L'entente ne concerne, pour le moment, que Retrouvailles.Elle pourrait être reconduite pour le nouvel album que Kevin Parent compte écrire à partir de l'hiver.Impossible de dire quelle direction il va prendre, mais on peut imaginer que le chansonnier voudra profiter de sa nouvelle liberté pour écrire en anglais.« J'aimerais ça travailler en anglais, parce que je suis né Anglais, confirme l'auteur-compositeur né d'un couple mixte anglo-franco.J'ai des racines anglophones que je voudrais explorer.Je voudrais sortir du Québec.» Le monde anglophone est une autre « bête » qu'il aimerait dompter.Ses fans francophones le suivront-ils dans l'autre langue officielle?C'est ce qu'on verra, en temps et lieu.DE MARC DROUIN MUSIQUE ROBERT LÉGER MISE EN SCÈNE SERGE DENONCOURT CHORÉGRAPHIES VINCENT PATERSON COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU SCÉNOGRAPHIE MARC SENÉCAL ÉCLAIRAGES MARTIN LABRECQUE NORMAND LÉVESQUE CARL POLIQUIN GENEVIÈVE ALARIE ANNIE GIRARD PASCALE MONTREUIL UGO BOMBARDIER ADRIEN LACROIX Dès le 13novembre Théâtre Outremont 1248, Bernard Ouest, Outremont Billets en vente maintenant (514) 790-1245 «La nouvelle mouturede Pied de Poule, jeune etdivertissante, fera beaucoupparler, chanteretdanser.» LE DEVOIR «Pied de Poule, unpur divertissement.desinterprètesfabuleux.» SRC -MONTRÉAL CE SOIR «Pied de Poule version 2003, électrisante! » TVA-SALUTBONJOUR Album disponible 3174575A Photo : Josée Lambert (514) 253-8974 Papineau ou Viau, autobus 34 Pie IX, autobus 139 Sud Admission 514 790-1245 1 800 361-4595 admission.com d'Anne Hébert Texte de la version scénique et mise en scène Guy Beausoleil AVEC Éveline Gélinas, Sébastien Ricard, Louis-Olivier Mauffette, Sylvie Tremblay, Anne Millaire, Jo-Ann Quérel, Anne-Marie Provencher, Sylvie Gosselin, Mélissa Dion Des Landes, Vladana Milicevic, Yves Raymond, Paule Bézaire CONCEPTEURS : Guy Beausoleil, Mireille Vachon, Philippe Noireaut, Alain Jenkins, François Gauthier Productions Frères Azile et Dominic St-Amant, Claudine Paradis Du 26 septembre au 18 octobre Jeudis et vendredis, 20 h; samedis, 16 h (Matinées et soirées scolaires en semaine, 10h30, 13h30 et 19h) Enfin, le grand roman d'Anne Héébbeerrtt bbrrûûllee lleess ppllaanncchheess!! 3164471A HAMLET TEXTE FRANÇAIS DE MISE EN SCÈNE DE AVEC GABRIEL ARCAND + CHARLES BERLING + ISABELLE BLAIS + MARC BODNAR + CHRISTIANE COHENDY + ROLAND DEPAUW+ MAURICE DESCHAMPS + CÉDRIC DORIER + RACHID HAFASSA + DENIS LAVALOU + GABRIEL SABOURIN + JEAN-MARIE WINLING DU 9 SEPTEMBRE AU 5 OCTOBRE 5 DERNIÈRES! SUPPLÉMENTAIRES 7-8-9 OCTOBRE 514.866.8668 www.tnm.qc.ca une communication d'orangetango Photographie Jean-François Gratton 3163220A L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 O C T O B R E 2 0 0 3 D 5 Les années 80?Contre! BILLET mc a s s i v i@l a p r e s s e .c a Commençons par un aveu.Au milieu des années 80, à la tendre adolescence, j'ai porté pendant quelques mois (d'accord un an ou deux) la coupe Longueuil.On ne parle pas ici d'une Longueuil classique \u2014 mes cheveux n'ayant jamais été tout à fait assez courts sur le dessus \u2014, mais néanmoins d'une Longueuil en bonne et due forme : une jolie « crêpe » sur la nuque agrémentée d'une chevelure plus courte sur les tempes et d'un beau toupet gonflé à la brosse ronde.Ma photo de finissant du secondaire témoigne de cette mode odieuse que je regrette aujourd'hui d'avoir suivie.Pourquoi la Longueuil?Peutêtre parce que j'ai moi-même grandi en banlieue, que je vouais une affection particulière à Bono et que c'était à l'époque la coupe réglementaire de bien des joueurs de soccer.Aujourd'hui encore, je ne saurais vraiment l'expliquer.Et j'ose espérer que les dieux du bon goût ne m'en ont pas trop tenu rigueur.Surtout que je vis plutôt bien avec ce qui semble, du moins sur la photo ci-dessus, être un afro légèrement défrisé.Mais qu'en sera- t-il dans 15 ans ?Si je le savais aujourd'hui.Tout ça pour vous dire comment j'ai été surpris, non, éberlué de lire dans mon propre journal (mardi, dans le cahier Actuel) que la coupe Longueuil était de retour.Les leggings, les boucles d'oreilles en triangle, les montres Swatch, d'accord, mais la coupe Longueuil ! Pas l'ignominie capillaire de mon ingrate adolescence, la coupe la plus laide de l'histoire, le look « beauf de l'Ouest ».Pas le retour de Stef Carse ! Déjà que Jeanne Mas nous fait le coup.Je regrette encore la coupe Longueuil de mes 15 ans, mais pas le moindrement les années 80.Duran Duran, Culture Club et les Pointer Sisters, très peu pour moi.Je suis bien prêt à reconnaître qu'il y a eu une foule d'artistes intéressants dans les années 80 (Keith Haring, les Pixies, David Lynch.), mais lorsque le cahier Actuel demande (mardi, toujours) : les années 80, pour ou contre ?la réponse me vient tout naturellement.Il n'y a qu'à penser aux groupes de glammétal américains (Ratt, Poison, Mötley Crue), aux téléromans québécois ou au cinéma de Claude Lelouch pour se convaincre de la vacuité des glorious eighties.Vous direz que je manque de coeur, mais le décès, la semaine dernière, de Robert Palmer, ne m'a pas ému outre mesure.Le James Bond du pop-rock symbolise pour moi tout ce qu'il y a d'« oubliable » dans les années 80 : un talent limité au service d'une musique convenue, avec enrobage luxueux et pitounes à l'avenant.Du vent, du clinquant, de la gomme balloune, mais bien peu de matière à se mettre sous la dent (un peu comme ce billet, à vrai dire.).Les années 80 restent pour moi des années de vaches maigres d'un point de vue culturel.Surtout lorsqu'on les compare avec, disons, les années 60, auxquelles le Musée des beaux-arts de Montréal rend un hommage particulier ces joursci.Je veux bien que ce soit un cliché de le dire \u2014 et que ça ne plaît guère à la génération qui a suivi celle des baby-boomers \u2014 mais les années 60, d'une richesse culturelle foisonnante, resteront à jamais supérieures aux pauvres années 80 de mon enfance.Chaque décennie ne peut avoir ses Jimi Hendrix, Andy Warhol et François Truffaut.J'ai cru jusqu'à tout récemment que les années 80 appartenaient à ce passé que l'on préfère collectivement oublier.Ou dont il vaut mieux rire.Et c'est ce que font les gens de mon âge lorsque, en plein milieu d'un party, ils font jouer un vieux tube de Cyndi Lauper ou de Michael Sambello.Je suis le premier à fredonner avec plaisir les plus grands hits de Rick Astley.Mais de là à réhabiliter toute la musique « casiophonique » d'il y a 20 ans, il y a un pas que je ne franchirai jamais, surtout pas en dansant le moon-walk.Les années 80 furent bien sûr des années d'insouciance, d'abondance et de plaisirs en tous genres.Mais diable que les gens étaient laids, hideux, pas beaux dans leurs chandails rose et bleu poudre Au Coton.Pensez à Pierre Nadeau et son Speedo.Quelle idée de rappeler à notre souvenir, délibérément, notre passé kitsch bien enfoui.La coupe Longueuil de ma vie d'antan se contentait fort bien d'être immortalisée dans mon album des finissants.Aujourd'hui, non seulement la mode a-t-elle viré au vert fluo, mais les jeunes dansent le Pied de poule.Je ne vois qu'une raison.Ce doit être toute cette drogue qu'ils prennent.Non, non, pas le hasch, pas l'ecstasy, pas le crystal met.La coke.Oui, oui, la coke des vieux bums de 50 ans est aujourd'hui aussi populaire chez les jeunes qu'en 1984.Manquerait plus que Brian Ferry chante Love is the Drug et le buzz serait complet.p p p Juste un commentaire à propos du courrier que vous m'avez fait parvenir la semaine dernière sur les déboires des bulletins d'information de Radio-Canada.Dans l'ensemble, je suis bien d'accord avec vous pour dire qu'il y a des choses à améliorer.Même la direction de la SRC semble l'avoir compris cette semaine.Cependant, je vous trouve durs, mais alors très durs, envers M.Durivage et Mme Bombardier.De grâce, laissez-leur une chance.Merci.Photothèque La Presse © Un bel exemple de coupe Longueuil : David Spade dans Joe Dirt.À PARTIR DU 30 SEPTEMBRE 2003 Quatuor de Ronald Harwood traduction Pierre-Yves Lemieux mise en scène Philippe Soldevila avec Patricia Nolin, Gilles Pelletier, Lénie Scoffié et Raymond Cloutier DÉCORS JEAN BARD COSTUMES FRANÇOIS BARBEAU LUMIÈRES ÉTIENNE BOUCHER MUSIQUE STÉPHANE CARON (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Abonnements disponibles pour 5, 4, 3 et 2 spectacles 3171256A www.duceppe.com JUSQU'AU 18 OCTOBRE ABONNEZ-VOUS! (514) 842-8194 3163175A Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission - achats téléphoniques (514) 790-1245 ou au www.admission.com Groupes (514) 527-3644 à l'Olympia 1004, rue Ste-Catherine Est, Montréal avec Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier une comédie de Claude Meunier Jean-Pierre Plante Francine Ruel Louis Saia Michel Côté Marcel Gauthier Marc Messier COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET 696 BILLETS 666 BILLETS 623 BILLETS 453 BILLETS COMPLET (514) 790-1245 21 oct.22 oct.23 oct.24 oct.25 oct.28 oct.29 oct.30 oct.31 oct.1ernov.25 nov.26 nov.27 nov.28 nov.29 nov.2 déc.3 déc.4 déc.5 déc.6 déc.3174231A D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 EXPOSITIONS L'éclatement au rendez-vous JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale PAS DE REGARD nostalgique, mais une relecture des sixties : vaste programme que se sont donné Stéphane Aquin et son équipe de commissaires.Si leur belle théorie tient la route, basée sur le principe de « village global », voulant que toute la planète calibre désormais au rythme des télécommunications par satellite, on peut par contre leur reprocher d'en avoir trop mis.Mais comment l'éviter?Faste période d'explorations, de revendications, de bouleversements, cette décennie semble avoir été le berceau de bien des idées et principes qui, par ailleurs, forment toujours le monde.Que l'exposition Village global : les années 60, au Musée des beaux-arts jusqu'en mars, s'ouvre sur le lancement d'Apollo 11 n'est pas sans rappeler en douce ironie que la conquête de l'espace reste encore, sinon un défi, un fantasme.Tout dire, tout montrer, en « redistribuant les cartes de l'histoire de l'art », comprenait des risques : des voisinages forcés, des quiproquos, des maladresses.La première salle est particulièrement déroutante et la panoplie de pièces rend presque transparente une pièce monumentale de Donald Judd, figure centrale de la sculpture minimaliste.Les puristes seront peut-être vexés, mais c'est probablement ça, la colonne vertébrale de l'expo.L'art est ici désacralisé (initiative audacieuse pour un musée dit des beaux-arts), en particulier le pop art, courant indissociable à l'époque, et tout est mis sur un pied d'égalité.« C'est l'histoire de la culture », précisait Stéphane Aquin, le jour du vernissage.Plutôt que de s'ordonner selon les traditionnels courants de pensée, ou selon un simple déroulement chronologique, la décennie se présente sous des concepts plus larges (Espace, Médias, etc).Parfois un peu confus, les thèmes permettent d'englober bien plus que les seuls arts plastiques.La porte est donc toute ouverte pour inclure, parmi les 250 objets, des choses imaginées par des scientifiques, des designers ou des musiciens.Et il y a de tout, du spectaculaire (Phantasy Landscape de Verner Pantom, sorte d'habitacle psychédélique) à l'image controverse (le Stars and Stripes altéré d'un «Die Nigger », oeuvre de Faith Ringgold), du décoratif (collection de disques vinyles) à l'engagé (les affiches de Félix Beltran).Et, parfois, c'est la proposition la plus discrète et simple qui en dit le plus.Le Sky TV de Yoko Ono de 1966 est d'une justesse torride : un écran des plus banals diffuse en temps réel le ciel au-dessus du MBA.Joli pied de nez à la télé-réalité.D'autres beaux coups ?Une robe de mariée dessinée par Christo, le Murder in Mississippi de Norman Rockwell, habituellement plus eau-de-rose, des sérigraphies politiques de Warhol, l'éblouissante structure rouge sang de Dan Flavin.Ou le petit recoin réservé au regard associant, entre autres, l'immense Nancy de Chuck Close et le petit portrait intitulé Ses propres yeux révulsés de Giuseppe Penone.Mais autant cette association est un heureux exemple des nouvelles moeurs sexuelles, autant sa salle est cahoteuse.En fait, elle est là, dans le design, la principale faiblesse de l'expo.Ensemble déjà éclaté, arts souvent excessifs, il aurait fallu plus de réserve dans la mise en espace.Panneaux démesurés et supports élancés viennent trop souvent concurrencer, voire modifier, les oeuvres.Des socles très design supportent, par exemple, des propositions qui justement revendiquaient leur absence: la sculpture minimaliste d'un Sol Le Witt ou la Vénus des chiffons de Michelangelo Pistoletto, illustre représentant de l'arte povera.Village global reste tout de même incontournable.Et accessible à tous, baby boomers nostalgiques ou pas.VILLAGE GLOBAL : LES ANNÉES 60, Musée des beaux-arts de Montréal, jusqu'au 7 mars.Ouvert du mardi au dimanche.Info : 514 285-1600.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse Stéphane Aquin, le conservateur de l'art contemporain du MBA, devant la robe transparente de Paco Rabanne, très années soixante.ABONNEZ-VOUS ! 514 598 0870 Conception : thomas / Illustration : Nina Berkson / Photographie : Marie-Reine Mattera LE BAL DES OISEAUX 20 octobre 19 h 30 Zab Maboungou danse L'Oiseau de feu Yannick Nézet-Séguin, chef Zab Maboungou, danseuse 3175396A MBA Suite de la page D 1 Eux \u2014 ils étaient proportionnellement si nombreux par rapport au reste de la population et le sont encore, 40 ans plus tard \u2014 ont manifesté contre la guerre au Vietnam, et ont bien aimé se voir manifester à la télévision ; ont cru qu'il n'y aurait jamais plus la guerre puisqu'ils faisaient tout le temps l'amour (les filles prenant la pilule et entreprenant leur libération) ; ont fumé du pot et se sont contemplé le nombril, ont occupé collèges et universités et avalé du LDS, perdu les pédales.et le sens de la famille.En vérité, ce que l'on doit aux jeunes des années soixante \u2014 outre le dynamisme de la jeunesse nombreuse, les manifs qui ont mal tourné et les fronts de libération de toutes sortes qui ont fini dans le sang \u2014 c'est la musique.La musique dite pop.Elle mène encore le bal aujourd'hui.Un peu partout, à la fin des années soixante, la dure réalité ou les armées ont remis les « soixantards » au pas.Les rêves d'un nouveau monde se sont brisés.Au Canada, on a pris les mesures de guerre pour calmer les esprits.L'année 1970 est arrivée.L'art, c'est la vie Quels liens ce long préambule a-t-il avec l'exposition du MBA, dirigée par Stéphane Aquin, conservateur de l'art contemporain, lui-même fils d'une icône des années soixante, Hubert Aquin ?Tous les liens possibles, car ce qui est dit plus haut est inspiré directement par cette exposition qui veut mettre en évidence les liens entre l'art des années soixante et l'histoire des années soixante.Village global est une exposition ambitieuse dans la foulée des Années vingt ou de Cosmos, que le MBA a présentées il y a quelques années.Le genre d'exposition qui réunit différents arts et dérivés des arts \u2014 peinture, sculpture, design, architecture, cinéma, publicité.et même les actualités de l'époque, pour illustrer un propos très vaste.Village global commence dans l'allégresse de Spoutnik (1957), prédécesseur d'Appolo 11, et s'achève sur un objet de rêve qui évoque néanmoins les excès morbides de la jeunesse du temps : la porsche de la chanteuse américaine Janis Joplin \u2014 morte d'overdose d'alcool \u2014 couverte d'images idylliques.Entre ces deux moments : la détresse des guerres et des conflits en tous genres et l'enchantement pernicieux des médias.Pour mener à bien son projet, l'équipe de Stéphane Aquin s'est servi du fil conducteur du Village global, concept que l'on doit à Mc Luhan dans La Galaxie Gutenberg.Un concept relié à la conquête spatiale qui a permis l'installation de satellites capables de diffuser des ondes partout dans le monde.Le monde réuni dans la vision d'une même chose.Et le monde divisé en deux par la conquête de l'espace.On était alors en pleine Guerre froide entre l'URSS et les États-Unis.L'exposition s'organise autour de quatre thèmes : Espace, Médias, Désordre et Changement.Et que font les artistes pour exprimer cette nouvelle réalité ?Ils représentent la terre comme un socle à l'envers (Piero Manzoni), ou un globe uni dans la couleur bleue (Yves Klein).Ils conçoivent un appareil télé en forme de casque spatial (Victor Company of Japan Ltd.).Ils intègrent la télévision dans leur oeuvre comme celle-là où une caméra capte et diffuse le ciel en direct (Yoko Ono, Sky TV).Ils font des fauteuils transparents qui flottent (Jonathan De Pas, Donato D'Urbino, Paolo Lomazzi, Carla Scolari), fabriquent des petits Martiens en plastique (Nicholas Monro).Ils s'inspirent de la conquête spatiale dans leur architecture (l'Expo 67 de Montréal avec, entre autres, son pavillon américain, la biosphère de Buckminster Fuller).Ils mettent ensemble des images prises dans des médias, images qui montrent en même temps la vie domestique confortable en Occident et le drame du Vietnam (Martha Rosler).Ils jouent avec les images de la société de consommation (Warhol, Lichtenstein, Hamilton, Ayot.).Ils dénoncent la guerre froide en sculptant comme des frères siamois Khrouchtchev et Kennedy (Niki de Saint- Phalle).Dénoncent les conflits raciaux aux États-Unis \u2014 même Norman Rockwell, le grand dessinateur de la douce vie américaine, y va d'une toile troublante montrant un Blanc soutenant un Noir blessé dans une émeute (Murder in Mississippi,1965).Ils montrent le sort des femmes en mettant du sang de menstruation sur leur toile (Joyce Wieland) et en dénonçant le pouvoir machiste en associant le pénis au revolver (Nancy Spero).Ils barbouillent leurs « trips » sur n'importe quel support, y compris les voitures, comme celle de Janis Joplin peinte par Dave Richards.Il y a plus de 200 oeuvres et objets dans cette exposition, aussi bien des oeuvres célèbres comme les Boîtes de Brillo d'Andy Warhol, que des pochettes de disques de groupes rock britanniques.L'exposition est aussi touffue et éclatée que le furent les années soixante, années « extrêmes» pour reprendre un terme en vogue dans les années 2000.Ce genre d'exposition qui tente de traduire des idées, des courants de pensée, par une mise en scène d'objets de toutes sortes représente un énorme défi.Ceux qui n'ont pas eu 20 ans dans les années soixante s'y retrouveront- ils ?C'est la grande question qui doit hanter le Musée des beaux-arts ces jours-ci.Répondez-y en grand nombre.Ça vaut la peine.Et si vous êtes riches, achetez le catalogue (49,95 $), c'est un des plus intéressants qu'ait jamais conçu le Musée des beaux-arts de Montréal.Il fait parler aussi bien Yoko Ono, que Daniel Cohn-Bendit que Michel Tremblay.CLAIRE GUIMOND | Directrice artistique Tarif régulier: 30 $ (taxes incluses) Tarif aînés: 23 $ (taxes incluses) Tarif étudiants: 15 $ (taxes incluses) Renseignements et billetterie : (514) 355-1825 ou arion@early-music.com COMMANDITAIRE PRINCIPAL Les vendredi et samedi 10 et 11 octobre 2003, Salle Redpath à 20h Le dimanche 12 octobre 2003, Théâtre Paul-Desmarais, Centre Canadien d'Architecture à 14h Telemann Soliste invité : MASAHIRO ARITA, flûte baroque Chef et soliste invité : JAAP TER LINDEN, viole de gambe 3168826A LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 D7 Gilles Vigneault accompagné par: Norman Lachapelle contrebasse Jocelyn Guilmette violon, saxophone, flûtes Bruno Fecteau piano et direction musicale Au bout du coeur mise en scène de Jean Bissonnette Au Th é â t re Corona à 20h Vigneault: Admirable et indémodable.Voilà un artiste immense.N'hésitez pas à vous rendre au Corona.- La Presse Vigneault : un miracle d'interprétation et d'orfèvrerie\u2026 Charmé, captivé, ému.je m'émerveille de cette voix.- Le Devoir C'est l'émerveillement\u2026 il faut voir ce spectacle.- TVA Salut Bonjour ! Vigneault un formidable allumeur de conscience.il est magistral.Un triomphe.- SRC, Aujourd'hui Vigneault un redoutable conteur.Un spectacle rare ! - SRC Montréal Express 1 4 - 1 5 - 16 N O V E M B R E www.gsimusique.com L es R e f r a i n s .avec Monique Giroux 3174734A DÈS LE 21 OCTOBRE 514.866.8668 www.tnm.qc.ca UNE COLLABORATION LES PRÉCIEUSES RIDICULES MISE EN SCÈNE DE AVEC FRANCE ARBOUR + VALÉRIE BLAIS + STÉPHANE BRETON + PIERRE COLLIN + RENÉ GAGNON + CLAUDE GAI + MARIE-FRANCE LAMBERT + JEAN MARCHAND + DENYS PARIS ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE Manon Bouchard DÉCOR ET ACCESSOIRES Mario Bouchard COSTUMES Ginette Noiseux ÉCLAIRAGES Luc Prairie MUSIQUE Silvy Grenier CONCEPTION DES MAQUILLAGES Jacques-Lee Pelletier CHORÉGRAPHIE Danielle Hotte 3174854A L'ODYSSÉE AVEC LA PARTICIPATION DE LA PLACE DES ARTS.CRÉÉE EN COPRODUCTION AVEC LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CENTRE NATIONAL DES ARTS.D'APRÈS ADAPTATION MISE EN SCÈNE MUSIQUE ORIGINALE «Qui n'a pas vu L'Odyssée?Vous?Alors, courez-y vite\u2026» LA PRESSE, février 2000 + ANDRÉ BARNARD + PIERRE BENOIT + LUDOVIC BONNIER + JEAN-GUY BOUCHARD + MICHEL-ANDRÉ CARDIN + JULIE CASTONGUAY + GUILLAUME CHOUINARD + CLAUDE DESPINS + ÉRIC FORGET + NORMAN HELMS + JACINTHE LAGUË + SYLVIE MOREAU + DOMINIQUE QUESNEL AVEC PIERRE LEBEAU + FRANÇOIS PAPINEAU LE THÉÂTRE IL VA SANS DIRE ET LE THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE PRÉSENTENT DU 31 OCTOBRE AU 22 NOVEMBRE 2003 AU THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS DISQUE DISPONIBLE LE 7 OCTOBRE 3168138A DIANE DUFRESNE en liberté conditionnelle Monument-National 1182 boul.St-Laurent, Mtl Billetterie : (514) 871-2224 St-Laurent ou Place d'Armes 16-17-18 OCT.(514) 790-1245 1 800 361-4595 O C T O B R E Tournée 2003-2004 10 - Joliette (450) 759-6202 11 - Sainte-Agathe-des-Monts 1 888-326-3655 / (819) 326-3655 25 - Lasalle (514) 790-1245 31 - Terrebonne (450) 492-4777 1er - Drummondville (819) 477-5412 7 et 8 - Ste-Geneviève (514) 626-1616 5 - Val d'Or (819) 824-2666 6 - Rouyn (819) 797-7133 7 - Amos (819) 732-9233 13 - Québec (418) 643-8131 / 1 (877) 643-8131 21 - Terrebonne (450) 492-4777 27 - Hull (819) 772-2530 COMPLET DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES EN NOMINATION POUR 6 FELIX À L' A D I S Q N O V E M B R E MARS 2004 F É V R I E R 2004 Enregistrementtélé 3175393A D 8 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 O C T O B R E 2 0 0 3 LOFT STORY Suite de la page D1 Bienvenue Il enchaîne : « Pour moi, c'est un chez eux défi terrible.J'ai fait beaucoup de shows de variétés, mais je n'ai jamais fait un reality show comme ça.C'est un défi énorme, mais j'adore les défis et j'ai toujours besoin de défis.Sans ça, tu t'endors.» Assis autour de son grand bureau circulaire \u2014il n'aime pas les bureaux rectangulaires classiques\u2014 le coloré producteur parle des autres défis et projets qui l'occupent: Natasha St-Pier, Annie Major-Matte, La Fureur sans Véro, ses émissions de cuisine, la comédie musicale Don Juan (150 000 disques vendus, glisse-t-il) et l'émission Palmarès à Radio-Canada, animée par Virginie Coossa, qu'il essaie de faire remonter dans les cotes d'écoute.« C'est important pour la business (de la musique).Là, j'ai coupé des cris en arrière, j'ai coupé le bang bang quand Virginie parlait.Je lui ai donné aussi plus de temps pour parler, parce qu'elle était trop rushée », détaille Guy Cloutier.De retour à Loft Story, le producteur est conscient de la pression, notamment parce qu'en France, la première mouture a fracassé tous les records sur la petite chaîne M6.Et l'émission occupera l'antenne tous les jours de la semaine.« La pression est forte à cause des autres shows qui existent au Québec.Moi, j'ai préféré payer les droits à Endemol, les créateurs de Loft Story (.).Ça va marcher, parce que ça a marché dans tous les pays d'Europe et on n'est pas pires que les autres », soutient Guy Cloutier.Loft Story a été proposé, il y a deux ans, à TVA, puis à TQS.« Les deux m'ont dit que le budget était trop élevé, dit Guy Cloutier.Par contre, j'ai eu un suivi avec Philippe Lapointe de TVA, qui était directeur des programmes à ce moment- là.TVA avait investi avec moi dans le développement du projet.Tout ça a duré quatre, cinq mois.Puis, je me suis fait dire que c'était impossible à faire, que c'était trop cher.J'ai appelé Endémol et je leur ai dit : oubliez ça, on ne peut pas faire ce genre de show-là ici.» Le projet de télé-réalité est donc tombé à l'eau, pour quelque temps du moins.TVA a ensuite programmé Star Académie, avec le succès que l'on connaît, et Guy Cloutier a rappelé TQS pour les convaincre de la viabilité de l'émission Loft Story.Qui a été signée peu de temps plus tard.Star Académie aura prouvé au moins deux choses : a) les Québécois, comme les Américains, les Français, les Allemands, les Hollandais, adorent la télé-réalité et 2) plusieurs médias doivent être mis à contribution pour que le succès soit foudroyant.Une synergie s'organise donc pour Loft Story, mais à une échelle plus réduite que Star Académie : l'émission Flash de TQS sera mise à contribution, de même que CKOI et les deux stations de Rythme FM.Le groupe Gesca, qui publie notamment La Presse, a imprimé les coupons de participation de Loft Story, mais aucune entente assurant du contenu rédactionnel à l'émission n'a été conclue.Quant aux trois magazines portant sur les lofteurs, le premier comptera 96 pages et ils seront publiés par l'entreprise deM.Cloutier.Le concurrent Quebecor, qui pousse fort sur son Occupation double, n'est cependant pas exclu, car le disque de Loft Story, qui sort mardi, sera distribué par le groupe de Pierre Karl Péladeau, par l'entremise de sa filiale Select.Guy Cloutier a demandé à ce qu'on réserve le même espace en magasin à son disque qu'à celui de Star Académie.Select distribuera tous les disques produits par Guy Cloutier pour les trois prochaines années.Des inconnus Les 12 lofteurs de l'émission, six gars et six filles, ne se connaissent pas et vont se rencontrer pour la première fois demain à 19 h, sur le plateau de Renée-Claude Brazeau.« Loft Story, c'est une grande télésérie sans scénario.Comme dans un téléroman, tu choisis tes personnages, tous différents, de différentes classes de la société.On n'a pas seulement choisi des Brad Pitt ou des Jennifer Lopez, on a choisi des personnalités différentes pour faire un bon show », souligne Guy Cloutier.Les conditions au loft seront loin d'être paradisiaques : ses locataires n'auront aucun contact extérieur.En France, deux lofteurs ont déserté d'eux-mêmes, complètement à bout de l'expérience télévisuelle.Guy Cloutier a prévu quatre remplaçants au cas où un des colocs originaux craquerait sous la pression.Les lofteurs au bord de la panique pourront aussi appeler le psychologue Luc Granger.Finalement, endurer les autres lofteurs, jour et nuit, « c'est ça le jeu ».« Loft Story, c'est un jeu.Le défi, c'est de former un couple », rappelle Guy Cloutier.Et l'amour ?ISABELLE MASSÉ COMBIEN FAUT-IL débourser par mois pour un loft de 3000 pieds carrés sur la Rive-Sud ?Pas un sou.pour les 12 gars et filles qui habiteront, à compter de demain, dans celui de Loft Story.L'endroit est vaste et aussi bien aménagé que coloré : murs verts, orangés et jaunes, 60 000$ de divans, lits (12), commodes (12), électros en inox dans la spacieuse cuisine, gracieusetés de Germain Larivière, un coin gym avec un jeu de hockey sur table, une salle de bains avec trois lavabos (en inox également) et deux douches avec rideaux transparents, une terrasse avec bain tourbillon .« La terrasse est deux fois plus petite que celle de l'émission française, mais le loft est deux fois plus grand », explique Guy Cloutier.Vous rêvez d'y habiter ?Pas si vite ! Sachez que 20 caméras ont été installées partout dans le loft, même dans la salle de bains (mais pas dans la toilette), qu'une cinquantaine de personnes sont payées pour épier les lofteurs qui ne disposent que d'une heure d'eau chaude par jour pour se laver, que le logement est éclairé avec des néons et qu'on n'y trouve ni sécheuse ni laveuse (à linge et à vaisselle).« On lave tout à la main, lance Guy Cloutier.Ce que je n'ai jamais fait ! » De quoi favoriser les rapprochements et les engueulades dans un environnement exempt de radio, de téléviseur et de système de son, mais où l'on a aménagé un confessionnal pour que chaque lofteur cause de ses états d'âme (ou parle dans le dos d'un coloc) quotidiennement devant une caméra.Si la Troisième Guerre mondiale éclate, les participants n'en sauront rien (en principe) tant qu'ils ne seront pas éliminés ou tant que l'émission ne sera pas terminée.Construit en deux mois et demi par 150 personnes, le loft abritera les participants au maximum 63 jours (jusqu'au 7 décembre).On a dû s'y reprendre à sept fois avant de dessiner l'endroit le plus fonctionnel qui soit pour contenter le plus possible les voyeurs.En attendant, place aux derniers préparatifs.Depuis mercredi, de faux lofteurs vivent dans le studio aménagé dans un bâtiment situé juste à côté d'un poste de police.Ce qui repoussera les curieux, on l'espère.Un mur de 12 pieds a d'ailleurs été érigé autour de la terrasse.Interdit de s'approprier les lieux à moins d'être un lofteur en règle ! Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Luc Doyon, vice-président programmation et information de TQS, Renée-Claude Brazeau, animatrice de Loft Story, et le producteur Guy Cloutier.présente Concours MA PREMIÈRE PLACE desARTS 10e ÉDITION QUI ?Vous êtes auteurcompositeur et/ou interprète et chantez en français OÙ ?Au Studio-théâtre de la Place des Arts QUAND ?Les lundis soirs de janvier à juin PRIX À GAGNER ! F PRIX DISTINCTION FONDATION RENÉ MALO F PRIX HYDRO-QUÉBEC F PRIX PREMIÈRE CHAÎNE RADIO-CANADA F PRIX ÉTOILES GALAXIE DE RADIO-CANADA F PRIX OFQJ/MUSICACTION/ SODEC LE GRAND 8 RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION Jusqu'au 15 novembre (514) 285-4343 sacef.com 3172340A Studio-théâtre de la Place des Arts Billets en vente à la PDA : 514 842-2112 Et Réseau Admission : 514 790-1245 Francine Raymond 8,9,10,11 octobre 2003 présente Les Week-ends de la Chanson 3172377A MERCREDI PROCHAIN ! 20 h, Spectrum Le jazz cubain dans toute sa spiritualité 20 h, Gesù, Centre de créativité 20 h, Métropolis Grand cabaret (places assises) PREMIÈRE PARTIE : MARCIA SEEBARAN DUO Lundi 17 et mardi 18 novembre Un crooner dans la lignée des Sinatra, Bennett et Martin ! De retour après un passageà guichetsfermés au Festival ! billetsenvente maintenant ! (514) 790-1245 Automne 2003 RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM Patrimoine canadien Canadian Heritage ACHETEZ VOS BILLETS En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 20 h30, Spectrum BILLETSENVENTE À LAPORTE !POUR CESDEUXCONCERTS! CE SOIR ! CE SOIR ! 3174812A 3173926A Peuples d'Indochine Cambodge · Laos · Viêt Nam Un film de Patrick Bernard Réservez : (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 commanditaire officiel en collaboration avec ST-HYACINTHE AUDITORIUM DE L'I.T.A.13 OCTOBRE ST-JEAN THÉÂTRE DES DEUX RIVES 4 OCTOBRE LONGUEUIL SALLE PRATT & WHITNEY CANADA 6 au 12 OCTOBRE MONTRÉAL THÉÂTRE L'OLYMPIA 16 au 19 OCTOBRE MONTRÉAL-NORD CÉGEP MARIE-VICTORIN 20 au 23 OCTOBRE LA PRAIRIE ÉCOLE DE LA MAGDELEINE 4 et 17 NOVEMBRE PIERREFONDS POLYVALENTE 5 NOVEMBRE STE-THÉRÈSE COLLÈGE LIONEL-GROULX 7 NOVEMBRE MONTRÉAL SALLE PIERRE-MERCURE 11 au 14 NOVEMBRE LAVAL SALLE ANDRÉ-MATHIEU 18 au 27 NOVEMBRE L'ASSOMPTION THÉÂTRE HECTOR -CHARLAND 30 NOVEMBRE et 1er DÉC.ST-JÉRÔME POLYVALENTE 2 et 3 DÉCEMBRE 3170858A L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 O C T O B R E 2 0 0 3 D 9 TÉLÉVISION Occupation double : Nicolas se vide le coeur 3175385A Portugal Voyagez au pays du porto avec Olivier Berthelot Réservez : (514) 521-1002 ou 1 800 558-1002 LA PRAIRIE ÉCOLE DE LA MAGDELEINE 6 et 14 OCTOBRE MONTRÉAL SALLE PIERRE-MERCURE 7 au 10 OCTOBRE L'ASSOMPTION THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND 12 et 13 OCTOBRE PIERREFONDS POLYVALENTE 15 OCTOBRE ST-JEAN THÉÂTRE DES DEUX RIVES 18 OCTOBRE ST-JÉRÔME POLYVALENTE 21 et 22 OCTOBRE LONGUEUIL SALLE PRATT & WHITNEY CANADA 27 OCTOBRE au 2 NOVEMBRE MONTRÉAL-NORD CÉGEP MARIE-VICTORIN 3 au 6 NOVEMBRE commanditaire officiel en collaboration avec 3170842A HUGO DUMAS ÊTES-VOUS branchés sur Occupation double à TVA, comme environ 1,5 million de Québécois ?C'est un peu le syndrome de l'accident de voiture sur l'autoroute : il ne faut pas ralentir et regarder, mais tout le monde le fait quand même.Jeudi soir, Nicolas, le chiropraticien de 33 ans, s'est vidé le coeur après que les six filles l'eurent viré de l'émission.Dans la fourgonnette qui l'escortait à l'extérieur du domaine, il a dit tout haut ce que plusieurs chuchotaient: pas moyen d'avoir une conversation intéressante et intelligente dans la maison des gars, ses colocs ne parlent que de sexe, Éric passe son temps à s'admirer dans le miroir et une des six filles, on ne le nommera pas par politesse, aurait les seins refaits.On comprendra que la réingénierie de l'État n'est pas au coeur des préoccupations d'Occupation double.Chacun son créneau.La semaine précédente, les filles avaient évincé Jean-Michel, 22 ans, car elles sentaient qu'il n'était pas prêt à s'investir dans une relation amoureuse à long terme.Il ne reste maintenant que quatre participants.Les six filles élimineront les gars jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un seul.Ensuite, l'heureux élu éliminera les filles une à une, jusqu'à la formation du couple gagnant.Observations jusqu'à présent : Isabelle et Natacha ont beaucoup de pouvoir dans la maison des filles et Samuel semble être en bonne position pour gagner.Dernier truc : certains participants d'Occupation double parlent un français déplorable, ce qui écorche nos petites oreilles de téléspectateurs.Isabelle a d'ailleurs fait remarquer, en ondes, que Samuel massacrait souvent son français quand il était fatigué, avec notamment des « si j'aurais ».La coach de séduction de l'émission a aussi rappelé aux gars que des « quand qu'on» et des « ousse que », ce n'était pas tellement sexy non plus.3171356A P R É S E N T E 65$ 2 SHOWS Frais de service en sus.89$ 3 SHOWS Frais de service en sus.155$ 6 SHOWS Frais de service en sus.www.tel-spec.com www.riezencore.com THÉÂTRE ST-DENIS 790.1111 12 ET 13 NOVEMBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT LES 12 ET 13 NOVEMBRE 7 AU 11 OCTOBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT LES 7, 8, 9 ET 10 OCTOBRE 25 AU 29 NOVEMBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT DU 25 AU 29 NOVEMBRE DISPONIBLE EN FORFAIT DU 2 AU 6 DÉCEMBRE 26 AU 29 NOVEMBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT LES 26 ET 27 NOVEMBRE 14 NOVEMBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT LE 14 ET 15 NOVEMBRE 15 AU 18 OCTOBRE 2003 DISPONIBLE EN FORFAIT DU 15 AU 18 OCTOBRE SUPPLÉMENTAIRES 2 AU 6 DÉCEMBRE 2003 SUPPLÉMENTAIRES 15 NOVEMBRE 2003 MARIO JEAN GARY KURTZ MARC DUPRÉ PATRICK HUARD MARTIN MATTE CLAUDINE MERCIER 3160606A D1 0 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 DISQUES Intimiste et classique, Elvis Costello met le cap sur North CHANSON FFFF Elvis Costello North Deutsche Grammophon APRÈS AVOIR complété un nouveau cycle rock, Elvis Costello se calme le pompon et dévoile une autre de ses multiples facettes.Ainsi, l'hyperactif britannique a envoyé ses Imposters en congé prolongé (When I Was Cruel et Cruel Smile) pour mettre le cap sur North.En route vers un autre pôle magnétique, il a adopté un certain sérieux et un classicisme certain \u2014 Deutsche Grammophon à l'appui ! Il a campé le rôle qu'ont naguère campé les Américains Cole Porter, Richard Rodgers, Irving Berlin, Lorenz Hart, Oscar Hammerstein, George Gershwin, Ira Gershwin, Hoagy Carmichael, Johnny Mercer, Dorothy Fields et autres Jerome Kern.Ces 11 ballades romantiques, sobrement orchestrées par le Britannique, ne sont pas sans rappeler les grands songwriters de Tin Pan Alley, créateurs d'une époque révolue depuis les ann é es 5 0.L e rapprochement est effectivement tentant entre le North de Costello et ces créateurs ayant nourri Broadway pendant plus d'un demisiècle.On évoquera aussi les affinités d'Elvis avec Burt Bacharach, compositeur émérite de chansons plus récentes.Parce que ces chansons étales et embrumées comme un lac à l'aube témoignent d'une réelle complexité harmonique.Parce que ces mélodies élégantes sont enrobées d'arrangements sophistiqués qui n'ont d'autre fonction que de servir les rimes astiquées de l'inf a t i gabl e De c l an Mc Manus.Outre le claviériste Steve Nieve, complice de longue date, des virtuoses ont contribué à cette oeuvre «nordique »: le contrebassiste Michael Formanek, le batteur Peter Erskine, ex-Weather Report.Le Brodsky Quartet, quatuor à cordes avec qui Costello a déjà tourné, a aussi été mis à contribution, sans compter un nonette de vents incluant entre autres le vétéran saxophoniste Lee Konitz et le trompettiste Lew Soloff qui fut longtemps soliste au service Gil Evans.Dans une interview accordée récemment à Presse Canadienne, Elvis Costello assurait que ces chansons majoritairement romantiques, tournées vers l'intérieur et l'intimité, ont été créées avant qu'il ne s'engage dans une relation amoureuse avec la superstar canadienne Diana Krall.Pour éviter les interprétations fâcheuses, il n'a pas inclus la chanson titre de l'album, qui parle d'ours polaires, d'orignaux et d'outardes, préférant l'interpréter seul au piano dans un DVD compris dans le même boîtier qui abrite ce CD.À en perdre le.North ?Pas à ce point, tout de même.Alain Brunet POP FF Sting Sacred Love A&M Tout le vide d'un parvenu R E B E L L E devenu châtelain, Sting n'a plus rien à nous dire depuis des lustres.Ça ne s ' amélior e pas avec Sacred Love, un disque qu'il aurait pu nous pondre il y a 15 ans.Enfin.quelques réformettes incluent des rythmiques préprogrammées, question d'évoquer une techno que notre chic parvenu aurait dû absorber dès le début de la précédente décennie.Pour les grooves, les progressions harmoniques, les chorus, bref pour l'expression générale, Sting fait (encore) dans la redite, témoigne d'un manque flagrant d'imagination.Pis encore, le millionnaire multiplie les fautes de goût, notamment avec ce flamenco cheapo qui colore la chanson Send Your Love.Le duo avec Mary J.Blige, Whenever I Say Your Name, n'a d'autre objet que l'escalade du palmarès.La chanson Never Coming Home rappelle tout plein de ses tubes réalisés au cours des années 80.La funky jazzy Forget About The Future rappelle ses premiers (et excellents) disques en solo.La participation de la sitariste Anoushka Shankar sent ce même opportunisme politiquement correct que l'on avait constaté chez Sting dans ses plates collaborations avec Cheb Mami.Voilà donc un disque complaisant malgré le soin qu'on lui a porté.Un album, somme toute, qui ne soulève aucun intérêt.Alain Brunet ROCK FFF1/2 Thursday War All The Time Island / Universal Àla façon du Mars Volta ON PARLE beaucoup du g r o u p e Thursday de l'autre côté de la front i è r e .On peut comprendre : ces jeunes hommes du New Jersey ont de la gueule, des amplis gros comme ça, des textes qui carburent à l'émotion brute, et un chanteur dont les douloureux cris évoquent parfois Robert Smith.Une fois mis ensemble, tous ces éléments pourraient agacer.Mais pas ici.Ici, c'est 11 chansons honnêtes, agitées, touchantes (surtout la pièce titre), qui vous rentrent dedans avec la puissance d'une petite armée.War All The Time est un album complexe, pesant, où les arrangements et la précision des riffs prennent tout le plancher, en écrasant les mélodies contagieuses au passage.Cette façon de faire vient évoquer la mouture déjà crachée par The Mars Volta, un groupe qui partage aussi cet amour pour le rock cérébral aux arrangements complexes.C'est maintenant au tour de Thursday, qui sait allier rock lourd et intelligence au pied de la lettre sans jamais sombrer dans les clichés.Dans le genre, on peut presque parler d'un exploit.Richard Labbé ROCK FFFF Jimi Hendrix The Jimi Hendrix Experience Live at Berkeley Universal L'intarissable banque « d'inédits » d'Hendrix LES FANS d'Hendrix connaissent déjà sûrement le documentaire issu de ces deux performances du Jimi Hendrix Experience, dernière mouture, celle avec Mitch Mitchell à la batterie et Billy Cox à la basse (Noel Redding, décédé récemment, avait quitté le groupe peu avant).Pour la première fois, papa et maman Hendrix ont donné leur accord à l'édition CD du deuxième concert qu'Hendrix avait donné en cette journée chaude du 30 mai 1970 \u2014 soit près de quatre mois avant sa mort.Journée chaude parce qu'on est en Californie et que les protestants contre la guerre du Vietnam (et fans du prodigieux guitariste) sont partout, dans la salle comme à l'extérieur.Hendrix offrira d'ailleurs aux soldats une remarquable version de 11 minutes de Machine Gun, l'un des sommets de ce CD dont la remasterisation a été effectuée par John Mc Dermott (également auteur de l'essai du livret, bourré de photos inédites) et Eddie Kramer, ingénieur de son d'Hendrix.Bien sûr que la musique est exceptionnelle, mais l'ambiance qui transperce l'album vaut à elle seule l'achat du disque.On y entend Hendrix s'adresser à la foule, leur demandant d'être patient le temps de réchauffer le groupe et de vérifier le son avec un jam instrumental (Pass it On \u2014 Straight Ahead), pour extraire de sa Stratocaster une pelletée de classiques : Hey Baby, Stone Free, Hey Joe, Foxey Lady, Star Spangled Banner, Purple Haze, Voodoo Child.On s'y croit.Une version DVD-Audio 5.1 Surround se retrouvera aussi chez les disquaires.Philippe Renaud collaboration spéciale ROCK FFF Psychocaravane Musique sans paroles C4Productions / d.e.p.Morricone « rocke » en sol québécois PSYCHOCARAVANE est un projet d'amis qui a toutes les allures d'une trame sonore de road movie.Mettez ça sur le compte de l'ombre d'Ennio Morricone qui plane sur cette musique instrumentale concoctée par Roger Miron et Jean Laroque.Le premier, guitariste, officiait auprès des French B et des Chiens, le second jouait du drum pour Blaise et Daphné ; tous deux sont aujourd'hui du groupe d'Ève Cournoyer (qui vient d'ailleurs prêter sa voix à la chanson Lâcher prise), et se détendent en distillant un rock lourd et hypnotique, fertilisé aux guitares slide et twang.Quelques couches d'harmonica, un coup de main des Chiens Éric Goulet (orgue, synthé) et Nicolas Jouannaut (contrebasse), banjo et mélodica saupoudrent l'atmosphère dense de ce premier album.Le disque s'envole très lentement et prend du corps en cours d'écoute, « faut donc se rendre jusqu'au bout pour devenir accroc de cette mouture de rock aux accents de désert texan.On a donc la trame sonore, ne manque plus que le film.Pourrions- nous suggérer un nouveau style de blockbuster québécois ?Le « poutine-western » ! Philippe Renaud collaboration spéciale BLUES FFF1/2 Différents artistes The Blues \u2014The Soul Of A Man Columbia / Legacy / Sony Pour aller avec la série AU COURS des derniers jours, la série The Blues, diffusée sur les o n d es d e PBS, a beaucoup fait jaser, autant pour ses bons coups que pour ses mauvais coups.Le voyage de Scorsese a évidemment donné suite à une ribambelle de produits dérivés, parmi lesquels ce compact, centré sur le deuxième épisode de la série, filmé par Wim Wenders.Au menu ?Rien de moins que 20 titres de jeunes loups, de moins jeunes loups, de types connus et de types moins connus.On met surtout l'accent sur les plus jeunes (Beck, Jon Spencer et son Blues Explosion, Cassandra Wilson), mais on se permet aussi de remonter le temps avec J.B.Lenoir, Skip James et Blind Willie Johnson.On ratisse un peu large, bien sûr \u2014 Bonnie Raitt qui côtoie Jon Spencer, c'est un peu insultant, surtout pour Spencer \u2014 mais dans l'ensemble, le document ici offert est de grande qualité, en plus d'offrir quelques surprises.Par exemple, qui aurait cru qu'un jour, Nick Cave allait se transformer en bluesman ?Intéressant.Richard Labbé ÉLECTRO FFFF Matmos The Civil War Matador / Select Un nouveau genre est né : le marching-électroband- music ! À LA SUITE de la parution de l'hermétique et fascinant A Chance to Cut is a Chance to Cure, le duo californien Matmos s'était engagé auprès de Björk, pour la réalisation de Vespertine et la longue tournée qui en a découlé.Reconnu pour sa finesse sonore chirurgicale, une image largement acceptée lorsqu'on évoque son oeuvre, Matmos aurait pu se contenter approfondir davantage son univers de micro-sons recyclés.The Civil War est cependant beaucoup plus ludique que les albums précédents, comme s'il fallait se lâcher lousse après avoir trop côtoyé Björk, qui sait parfois être tyrannique avec ses collaborateurs en exigeant d'eux leur 110 %, comme disent les sportifs.Ainsi, The Civil War est autant une réflexion en temps de guerre qu'une partie de plaisir, aussi paradoxal cela puisse paraître.Car de la même façon qu'un Jimi Hendrix enflammait The Star Sprangled Banner pendant la guerre du Vietnam, Matmos déconstruit, avec une pointe d'humour, le Stars and Stripes Forever.Comme si tout le débile de la guerre était ici condensé en neuf pièces drôles et rigoureuses.Et le plus curieux dans tout ça, c'est que l'album au complet s'amuse avec des sonorités similaires qui mêlent aux éruptions digitales le folklore américain et irlandais et la musique de fanfare, les cordes de guitare, le piano et les cornemuses, les coups de bassdrum, les tambours militaires, les rythmes décoiffants et les synthétiseurs rares.Épatant.Philippe Renaud collaboration spéciale MUSIQUES DU MONDE FFFF Malouma Dunya Marabi / Mélodie / Bros Tempête du désert.au féminin FILLE et petite fille de griots mauritaniens, Malouma Mint Moktar Meidah en impose.Puissante et ensablée, cette voix a irradié le Sahara occidental, au confluent des cultures arabes, berbères et ouest-africaines.À notre tour de voir (entendre, surtout) cette superbe tempête se lever.Depuis la fin des années 80, cette dame a bousculé l'ordre établi en abordant des sujets jusque-là tabous dans la république islamiste (relations conjugales, amour, inégalités entre les sexes, etc.), elle a carrément poussé les femmes de sa génération dans la modernité sans renier les traditions.Usant d'instruments traditionnels (notamment l'ardîne, harpe traditionnelle qu'elle maîtrise à souhait), la dame poursuit ce métissage séculaire qui caractérise la société mauritanienne (maure, peul, toucouleur, soninké, wolof, haratin, etc.) en lui rappelant que les origines du blues sont subsahariennes.Ainsi, blues et rock se fondent parfaitement dans l'alliage traditionnel de Malouma, qui a tout pour devenir une grande star des musiques du monde.Alain Brunet MUSIQUE DE FILM FFFF Guy Bélanger / Claude Fradette Gaz Bar Blues Disques Bros Aussi beau que le film PAS étonnant que le c i n é a s t e Louis Bélanger ait fait appel à son harmoniciste de frangin pour élaborer les textures musicales de son film.L'histoire de Gaz Bar Blues, oeuvre superbe, est en effet puisée à même leur histoire commune.Avec le guitariste Claude Fradette (avec qui il signe conjointement cette trame sonore), Guy Bélanger propose ici un magnifique enregistrement dont l'esprit colle parfaitement aux (riches) atmosphères du film.Conjuguant leur partition sur le mode du blues, les deux musiciens modulent les ambiances avec une belle maîtrise, parvenant ainsi à plonger l'auditeur dans un univers teinté de mélancolie et de tendresse, sans toutefois ne jamais forcer la note.Aux sept titres composés par le duo (parmi lesquels Ti-bum, motif amusant dans lequel la phrase T'es-tu debout Guy ?revient comme un leitmotiv, de même que Le Départ du grand roux, pièce délicate et émouvante), s'ajoutent notamment les reprises solides de Summertime (par Bob Walsh, vieux complice de Bélanger) et de Perfect Day de Lou Reed (par Chris Whitley).On ne se fera pas prier pour écouter souvent ce disque-là.Marc-André Lussier CLASSIQUE FFF1/2 James Boyd et Bengt Forsberg York Bowen Dutton Deux raretés à découvrir : Bowen et l'alto LE COMPOSITEUR, pianiste et altiste anglais Edwin York Bowen (1884-1961) est plus connu pour son oeuvre pour piano dont la discographie abonde.C'est d'ailleurs avec un excellent enregistrement par Stephen Hough, chez Hyperion, de ses « 24 préludes dans tous les tons majeurs et mineurs op.102 » que je l'ai découvert.Surnommé le « Rachmaninov anglais », Bowen a aussi écrit beaucoup de musique vocale sacrée ainsi que plusieurs oeuvres de chambre dont sa Phantasy op.54 (1918), et ses deux Sonates pour alto et piano (sans numéro d'opus mais écrites respectivement en 1905 et 1906).L'écriture dense, résolument romantique (on pense aussi à Brahms) réserve aux deux instruments de copieuses partitions.Si les deux sonates offrent la fougue de la jeunesse, telle une très bonne musique de salon, la Phantasy, en revanche est plus achevée, inspirée et subtile.Les chambristes sont solides : l'altiste James Boyd et le pianiste Bengt Forsberg mordent avec ardeur dans ce répertoire méconnu et le disque rayonne d'une excellente prise de son.Et si le pianiste exulte, l'altiste, lui, abuse du vibrato et brouille les lignes dans les fins de phrase.La Phantasy vaut certes le détour pour découvrir Bowen et l'alto, mais je retourne sans regret à ses oeuvres pour piano pour les riches couleurs et l'inventivité mélodique qui pointe tout de même déjà ici, dans ces pièces.Guy Marceau collaboration spéciale ENFANTS FFF1/2 Clodine Desrochers J'allume une étoile Guy Cloutier Communications Endormant.et tant mieux ! RARES sont les artistes qui aiment se faire dire qu'ils sont endormants.Et pourtant, Clodine Desrochers peut en être ravie.Deux fois, je me suis presque assoupie en écoutant son disque de berceuses, ce qui est plutôt bon signe.Marchant sur les traces d'Henriette Major et des autres producteurs d'albums de chansons traditionnelles, l'animatrice des Saisons de Clodine offre une enfilade d'airs qui ont bercé les enfants de plusieurs générations : V'là l'bon vent, À la claire fontaine, La Poulette grise, J'allume une étoile.Sans jamais avoir suivi de leçons de chant, Clodine s'en sort très bien.Elle a enregistré ce disque pour sa fille et on le sent.Douce et juste, elle n'en donne pas trop : juste ce qu'une maman donnerait pour bercer son bébé.Se transformera-t-elle en chanteuse de hip hop quand Rose grandira ?Peu importe, la berceuse lui réussit pour le moment très bien.Isabelle Audet collaboration spéciale LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 D1 1 EN BREF Hommage à Jean-Pierre Ronfard LE NOUVEAU Théâtre Expérimental était la deuxième famille de Jean-Pierre Ronfard, Espace Libre sa deuxième maison.C'est donc dans les locaux du 1945, rue Fullum que se tiendra une cérémonie simple et informelle, demain, de midi à minuit.La famille Ronfard et les membres du NTE invitent les proches ainsi que ceux et celles qui voudraient saluer une dernière fois l'homme de théâtre.Souper à Espace Libre MERCREDI prochain, Espace Libre tiendra le premier de ses soupers « Cartes sur table» à l'occasion de la production Les Apatrides, du Théâtre I.N.K.Les convives partageront un repas intime avec un des principaux artisans de la production à l'affiche.Le 8 octobre, le metteur en scène Marc Dumesnil parlera de son parcours et de sa démarche autour d'un repas préparé par un chef invité.Chacune des neuf prochaines productions de la saison d'Espace Libre aura son souper « Cartes sur table ».Il y aura 10 couverts par repas.Les convives sont attendus à 18 h et seront libérés 15 minutes avant la représentation.Le coût du souper est de 20 $ en sus du billet de spectacle, incluant vin, taxes et service.Infos et réservations : 514 521-4191.Le Fringe pour tous LE PROCHAIN Festival Fringe de Montréal ne se tiendra qu'en juin, du 10 au 20, mais il est déjà presque temps d'y inscrire son spectacle.Jusqu'au 1er décembre, vous trouverez les formulaires au site www.montrealfringe.ca.Les productions sont choisies par tirage au sort.On ne regarde ni le contenu ni la qualité du spectacle proposé.Pour de plus amples renseignements, on peut joindre l'organisation du festival au (514) 849-FEST.Ève Dumas Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Michel Monty n'a pas eu à se faire prier pour créer la version québécoise de Gargarin Way de Gregory Burke.THÉÂTRE Rude Écosse 1er novembre à 20 h Théâtre Outremont ALBUM EN VENTE PARTOUT Automne 2003 Patrimoine canadien Canadian Heritage LES GRANDES MUSIQUES DE MICHEL CUSSON UN HOMME ET SON PÉCHÉ ET PLUS .Québec : 9 octobre, Salle Albert-Rousseau RÉSERVATIONS : (418) 659-6710 OU 1 877 659-6710 Rivière-du-Loup : 10 octobre, Centre culturel RÉSERVATIONS : (418) 867-8008 L'Assomption : 24 octobre, Théâtre Hector-Charland RÉSERVATIONS : (450) 589-9198 Trois-Rivières : 2 novembre, Salle J.-Antonio-Thompson RÉSERVATIONS : (819) 380-9797 OU 1 866 416-9797 en spectacle avec 10 musiciens sur scène ! RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 1 888 515-0515 WWW.MONTREALJAZZFEST.COM ACHETEZ VOS BILLETS En personne au Spectrum 318, rue Sainte-Catherine Ouest Sur Internet www.admission.com Par téléphone (514) 790-1245 3174980A ÈVE DUMAS CERTAINS MARIAGES vont de soi.Celui du metteur en scène Michel Monty, de l'auteur écossais Gregory Burke et du Théâtre de la Manufacture, par exemple.C'est au premier que reviennent le privilège et le défi de créer la version québécoise de l'explosif succès international du deuxième, Gagarin Way.L'union sera célébrée à la Licorne la semaine prochaine.Michel Monty possède le don inné du rythme.On ne risque pas de s'ennuyer devant un spectacle qu'il a mis en scène.« J'aime les bonnes pièces.Il ne faut pas que le public s'ennuie.L'ennui, ça tue tout le reste », croit-il.Pour le metteur en scène, qui est aussi auteur, acteur et codirecteur artistique de Trans-Théâtre, la « bonne pièce » est celle qui « fait le lien entre l'individuel et le collectif, qui témoigne du monde et non pas seulement d'une intimité ou d'une fantasmagorie d'auteur ».Dans l'optique de cette définition, Gagarin Way est à n'en point douter une « bonne pièce ».Ces deux personnages centraux, Gary et Eddy, sont des êtres très incarnés qui travaillent dans une usine de puces électroniques.Pour arrondir leurs fins de mois, ils se livrent à un trafic de pièces assez anodin.Mais un bon soir, le délit mineur se transforme en crime majeur lorsqu'ils kidnappent le représentant d'une multinationale étrangère, en guise de déclaration éclatante.Tom, le gardien de sécurité, se trouve bien malgré lui impliqué dans cette sale affaire qui finira mal.La presse britannique a qualifié Gagarin Way de « dynamite théâtrale ».Le Québec n'a pas perdu de temps à s'intéresser à la pièce créée en août 2001 au Traverse Theatre d'Édimbourg puis passée directement au studio du National Theatre de Londres, où elle a tenu l'affiche pendant plusieurs mois.D'autres productions ont eu lieu à New York, en France, en Norvège, en Suède, en Allemagne, en Italie, en Pologne, en Slovénie, en Espagne, au Brésil et ailleurs.La pièce a été traduite en québécois par le dramaturge Yvan Bienvenue, dans le cadre d'un échange Québec-Canada-Écosse organisé par le Centre des auteurs dramatiques.On en a fait une lecture publique à la Petite Licorne l'automne dernier, puis au Théâtre Outremont au printemps.Jean-Denis Leduc, directeur du Théâtre de la Manufacture et de la Licorne, n'a pas eu à prier Michel Monty pour qu'il participe à la production.« J'ai eu un coup de coeur à la lecture.Ma réaction a été immédiate.Au point où j'avais envie de coproduire la pièce (avec Trans- Théâtre).Elle rejoint plein de préoccupations de la compagnie.Tous les projets m'enthousiasment, mais ce texte-là m'excite particulièrement.Il est à la fois drôle et explosif, et repose sur des questionnements d'actualité.» Gagarin Way est à la fois l'envers et le miroir de La Société des loisirs, pièce de François Archambault que Monty a superbement mise en scène à La Licorne la saison dernière.On a toujours affaire à un quatuor désenchanté, mais au lieu de se replier sur leur drame personnel de jeunes professionnels embourgeoisés, les gars de Burke agissent de façon radicale sur leur condition de laissés-pour-compte.L'auteur lui-même vient d'un milieu rude et ouvrier.Il est né en 1968 à Dunfermline en Écosse.Après une moitié de bac, il a tenu des emplois divers, de travailleur d'usine à laveur de vaisselle.Il a mis 10 ans à écrire Gagarin Way, sa première pièce.« C'est un autodidacte », explique Michel Monty.Le metteur en scène a rencontré l'auteur l'an dernier, lorsqu'il est venu assister à la première lecture publique de la pièce.Le phénomène sera de retour pour la première.« Dans sa ville, il n'y avait pas de théâtre, poursuit le metteur en scène.C'est un tough.Il avait sa carte de bibliothèque, mais ça ne l'empêchait pas de se battre pendant les matchs de foot.Il a vraiment vécu une histoire à la Cendrillon grâce à sa pièce.Du jour au lendemain, il est devenu très sollicité.À Londres, tu fais une bonne affaire et le lendemain, c'est Kenneth Branagh qui t'appelle.» Mais la deuxième pièce de Burke, The Straits, n'était pas jouée par Nicole Kidman et Rupert Everett, mais par quatre jeunes comédiens.Elle a été créée en août dernier à Édimbourg et a reçu de bonnes critiques.Il s'agit d'un retour à l'adolescence, que l'auteur a eue mouvementée, puisqu'il devait suivre, avec sa soeur, les déplacements de son père, travailleur de chantiers navals.Également auteur de théâtre (Accidents de parcours, Prise de Sang, Exodos, Cyber-Jack), Michel Monty sent maintenant l'appel de l'écran, petit et grand.Il travaille présentement à un long métrage et à une télésérie, qui sont tous deux à l'étape de l'écriture.Le film, 18 roues, sera produit par la maison Cirrus (La Vie la vie).« C'est bon d'avoir différents médiums pour raconter des histoires.Le théâtre, c'est surtout du monde qui se parle.J'ai fait un court métrage de 15 minutes dernièrement et il n'y avait que trois répliques.J'ai adoré travailler avec les images, me rapprocher du visage des acteurs.» Mais dans l'immédiat, il s'amuse à faire du théâtre in-yer-face.GAGARIN WAY sera présenté au Théâtre La Licorne du 7 octobre du 15 novembre.www.riezencore.com P R É S E N T E 2 au Décembre THÉÂTRE ST-DENIS 790.1111 aussi disponible 25 AU 29 NOVEMBRE 03 THÉÂTRE ST-DENIS 790.1111 SUPPLÉMENTAIRES DÉJÀ PLUS DE SPECTAT EURS www.tel-spec.com 3171644A D 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 4 O C T O B R E 2 0 0 3 CLASSIQUE WILLIAM FORSYTHE Un inédit de Dutoit et l'OSM Par-delà formes et frontières ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale QUELQUES FIGURES essentielles brillent dans la galaxie de la danse contemporaine, par le double impact de la spécificité de leur travail et de la pérennité de leur transmission.William Forsythe est de ceuxlà, qui ont creusé leur sillon tout en ouvrant la voie à plusieurs générations.Invité du FIND pour la deuxième fois, il présente un programme en quatre pièces, composé comme un quatuor autour de la notion de temps.Au moment de l'entrevue, le chorégraphe se trouve dans sa ville de naissance, New York, qu'il retrouve régulièrement d'un spectacle à l'autre, bien qu'il en soit parti en 1973 pour s'installer en Al l e m a g n e .« Je me sens politiquement et même culturellement divorcé des États- Unis, c'est sûr, dit-il, peut-être de plus en plus, mais je ne parle pas pour autant de politique dans mon travail.Il demeure que toute création artistique est politique, forcément.» Mais il serait bien absurde, sinon présomptueux, de chercher à le définir à travers une classification géographique, autant qu'il serait réducteur de prétendre ranger son oeuvre selon des catégories convenues.À sa formation classique du Joffrey Ballet de New York, il intégrera le contemporain autant que le théâtre, ralliant au fil de ses créations pour le Ballet de Stuttgart, les éloges unanimes de ces milieux.Entre 1976 et 1984, il crée ainsi plus d'une vingtaine de pièces pour le Deutsche Opera Ballet, le Joffrey Ballet, le Nederlans Dans Theater ou le Ballet de l'Opéra de Paris jusqu'à sa première pièce longue, Gänge, qui marquera un tournant en 1984.Aujourd'hui, on peut véritablement parler d'un répertoire Forsythe, comprenant une soixantaine de pièces interprétées partout dans le monde, du New York City Ballet au Ballet national du Canada ou du Covent Garden, autant que par sa propre compagnie, le Ballett Frankfurt qu'il installe en 1999 au Theater am Turm (TAT), ancien entrepôt de tramways de Francfort converti en lieu de spectacle.Incontestablement, Forsythe se situe par-delà formes et frontières.En revanche, il crée avec de la matière humaine, « l'accumulation des expériences individuelles et communes au fil des années, avec des interprètes avec la plupart desquels je travaille depuis des années, parfois même depuis 20 ans ».Cela constitue l'héritage, la transmission essentielle à ses yeux, entre continuité d'une part, et découverte de l'autre.En témoigne, au sein même de la programmation du FIND 2003, l'hommage que lui rendent trois jeunes chorégraphes, Crystal Pite, Allison Brown et Richard Siegal, qui ont travaillé avant de développer leur propre langage, puis de créer des pièces pour le Ballett Frankfurt.À la fois transmission et ouverture, cette double position caractérise bien Forsythe.Autant dire que sa venue à Montréal, avec ce programme pensé comme un tout autour d'une interrogation sur le temps, constitue l'un des moments essentiels de ce festival.Les 10 et 11 octobre, on pourra ainsi découvrir N.N.N.N.conçue pour quatre danseurs sur une épure soutenue par la musique originale de son complice de longue date, Thom Willems ; Duo, où deux femmes incarnent le temps en devenant les aiguilles d'une horloge, sur le thème de la fuite temporelle ; One flat thing, reproduced.où les interprètes déambulent entre des espaces délimités et, une fois la figure exécutée, la reproduisent exactement comme s'il s'agissait d'un « copier-collé » d'ordinateur ; enfin, The room as it was, qui englobe et clôt le programme, sur la notion de temps souple et le rôle de la lecture.Forsythe utilise certes les effets technologiques pour déstructurer et restructurer les corps et l'espace scénique, mais il tient à conclure en rappelant que l'essentiel de ce programme, spécialement choisi pour le FIND, reste selon lui « d'avoir été pensé comme un tout cohérent, un support de responsabilité, la responsabilité de la danse comme éthique de travail.» Une grande exigence qui fait aussi sa beauté.BALLETT FRANKFURT, de William Forsythe, le 10 et 11 octobre à 20 h 30 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Billets : 514 844-2172 ou 1-866 844-2172.JEUNES CHORÉGRAPHES DU BALLETT FRANKFURT, avec Crystal Pite, Allison Brown et Richard Siegal, les 7 et 8 octobre à 17 h 30, à l'Espace Tangente.Billets : 514 844-2172 ou 1-866 844-2172.CLAUDE GINGRAS VOICI certainement le disque le plus inattendu de l'année : un inédit de Charles Dutoit et l'Orchestre Symphonique de Montréal.Le divorce a pourtant été prononcé il y a plus d'un an.Que se passe-t-il donc ?La parution en question, chez Decca, la marque longtemps attitrée de l'OSM, est un programme Berlioz enregistré en quatre étapes, d'octobre 1995 à octobre 1996, mais qui n'avait pas encore été publié, alors que plusieurs enregistrements réalisés par après, de 1997 à 2000, sont déjà au catalogue, notamment le Requiem de Berlioz encore, toujours chez Decca, les Concertos pour piano de Bartok, Prokofiev et Chopin avec Martha Argerich, chez EMI, les Concertos pour violon de Prokofiev avec Leila Josefowicz, chez Philips, des pièces de Piazzolla, de nouveau chez Decca, et le premier volume d'une intégrale Bruch violon-orchestre avec James Ehnes, chez Disques SRC (le deuxième volume suivit le départ de Dutoit et fut confié à un autre chef).Pourquoi le présent disque Berlioz n'était-il pas sorti ?Je risque l'explication suivante : parce qu'il n'est pas particulièrement remarquable.Pourquoi, alors, le sortir maintenant?Sans doute pour le faire coïncider avec le bicentenaire Berlioz.L'oeuvre principale est l'op.1 du compositeur : Huit Scènes de Faust, qui fait 36 minutes, soit plus de la moitié du disque entier.Il s'agit d'une oeuvre de jeunesse, basée sur la traduction, de Gérard de Nerval, du Faust de Goethe que Berlioz, à 25 ans, venait de découvrir.Les huit tableaux seront réutilisés, avec quelques variantes, une vingtaine d'années plus tard dans l'ambitieuse Damnation de Faust.Bien que cette mouture finale soit plus achevée, il est intéressant d'en connaître les premières ébauches.Le reste du disque se ramène à des curiosités d'ordre cérémoniel : cantate L'Impériale, pour deux choeurs, orchestrations d'un extrait des Nuits d'été, du célèbre Plaisir d'amour de Martini et de La Marseillaise, appelée ici Hymne des Marseillais.Comme c'est généralement le cas dans les Berlioz de l'OSM chez Decca, l'orchestre est extraordinaire de virtuosité et de relief sonore, avec des effets de lointain saisissants et tout à fait appropriés à cette musique théâtrale.Mais, comme on le remarque aussi lorsque des chanteurs s'ajoutent à l'orchestre, ceux-ci forment un ensemble inégal qui diminue le mérite du produit.Le choeur montre dans La Marseillaise aux six couplets plus d'ardeur encore que les Français eux-mêmes un 14 juillet.Et pourtant, il y a dans ce choeur de légères faiblesses au niveau des ténors.Autre problème : la prononciation française chez la plupart des solistes.Côté vocal, les deux voix de femmes sont les meilleures.FFF BERLIOZ : Huit Scènes de Faust, op.1, et autres oeuvres.Orchestre Symphonique de Montréal et Choeur OSM.Dir.Charles Dutoit.Susan Graham, soprano, Susanne Mentzer, mezzo-soprano, John Mark Ainsley et Gordon Gietz, ténors, Philip Cokorinos et François Le Roux, barytons, Philippe Rouillon, basse.Decca, 475 097-2 William Forsythe Les Des Montréalais pure laine Pour nos heures d'ouverture et autres renseignements : (514) 398-7100 www.musee-mccord.qc.ca 690, rue Sherbrooke Ouest Métro Mc Gill ou autobus 24 Bien plus qu'une histoire de kilt et de cornemuse, voyez comment les Montréalais d'origine écossaise ont joué un rôle déterminant de bâtisseur.Venez découvrir l'influence qu'ils ont eue sur la ville de Montréal.Jusqu'au 6 septembre 2004 3174703A Mystérieuse mécanique du corps STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale LA BRÉSILIENNE Lia Rodrigues a offert, mercredi soir à l'Espace Tangente, une démonstration épurée des principes de la mécanique du corps.L'oeuvre, intitulée Formas Breves, n'était d'ailleurs pas sans rappeler certains aspects du travail de la le cadre du l'édition Grand Labo du FIND en 2001.Dans cet hommage au designer et chorégraphe de l'école Bahaus Oskar Schlemmer, la mécanique du corps est exposée ici sans détours, d'une manière tout à fait clinique et géométrique.Sur une scène vide, six danseurs sortiront un à un, exécuter, sans émotion aucune, une série de mouvements tracés de manière nette et précise dans l'espace.Rébarbatif, dites-vous ?Mais attention, comme dans le travail de la chorégraphe montréalaise Lynda Gaudreau ou de l'Allemand Thomas Lehmen, une bien curieuse magie opère au fils de l'heure : la mécanique de ces corps, de notre corps, que l'on prend royalement pour acquis, commence dès lors à nous envoûter et l'on a cesse d'observer ces articulations qui se tordent, ces bras qui tendent loin dans l'espace ou ces muscles découpés sous une chaude lumière.Ajoutez à cela le sens de l'humour coquin de Rodrigues qui se révèle peu à peu, un chaud détour vers les danses brésiliennes et un clin d'oeil à La Danse des bâtons et au Ballet Triadique de Schlemmer, réalisé à partir d'un simple rouleau de papier collant, et vous avez là une soirée assez amusante.Quand le son flirte avec la danse Avec Duos pour corps et instruments, la chorégraphe montréalaise Danièle Desnoyers ravive le flirt entre la danse et le son, amorcé dans ses deux précédentes créations, Bataille et Concerto Grosso pour corps et surface métallique.Et on parle réellement ici de flirt et de séduction.Ici, plus de plancher sonorisé.Seuls de petits appareils destinés aux guitares électriques sont rattachés au corps de ses trois magnifiques interprètes, Sophie Corriveau, Anne Bruce Falconer et Siôned Watkins.En taquinant sensuellement un des trois amplificateurs placés sur scène avec le mollet ou la cuisse, les belles oisives, qui évoluent dans un grand espace blanc et vide, les font littéralement crépiter et gémir d'aise.Comme toujours, la gestuelle de Desnoyers, tout en jambes, est élégante, sensuelle et sinueuse.Le mouvement fluide se décoche dans l'espace comme autant de coups de pinceau sur une toile vierge.Corriveau, Falconer et Watkins, parfois en talons hauts, possèdent ce port altier et ce détachement propres aux êtres qui peuplent les créations de la chorégraphe.Puis, tout à coup, l'humour coquin qui se pointait déjà dans Bataille refait surface sous les traits de Watkins qui se transforme, l'espace d'un instant, en une amusante incarnation de Jane Birkin.Et lorsque l'on devine les sons lascifs d'une guitare metallique à travers les couches sonores composées jusqu'ici de grondements et de crépitements, la danse se fait plus mutine, parfois syncopée et relâchée.Les hanches esquissent un petit twist et la gestuelle pétille comme des bulles de champagne.Bravo pour cette oeuvre dense, féminine et efficace.FORMAS BREVES de Lia Rodrigues, ce soir à l'Espace Tangente DUOS POUR CORPS ET INSTRUMENTS de Danièle Desnoyers, jusqu'au 11 octobre au Musée d'art contemporain SERGE BRUNONI et plus de 150 artistes peintres 3036 et 3038, ch.Ste-Marie, Mascouche Tél.: (450) 474-4133, poste 273 festivalpeinturemascouche.com FESTIVAL DE PEINTURE À MASCOUCHE Les 11, 12 et 13 octobre 2003 V i v ez l ' e x p é r i e n ce M A C M ! Peinture, collage, gravure, dessin, arts plastiques, arts médiatiques.Explorez les médiums, techniques et matériaux utilisés par certains des plus grands artistes de l'art contemporain.Laissez courir votre imagination.Faites place à votre magie.Les mardis pour les aînés (Série de cinq ateliers, les 7, 14, 21, 28 octobre et 4 novembre 2003) Les mercredis pour adultes (8 ou 15 octobre 2003) Les dimanches pour la famille (Tous les dimanches, gratuit avec l'achat d'un billet d'entrée) Musée d'art contemporain de Montréal 185, rue Sainte-Catherine Ouest Métro Place-des-Arts / www.macm.org Pour renseignements et inscriptions: (514) 847-6239 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 D1 3 CAROLE THERRIEN Chanteuse classique ou chanteuse de jazz?Chanteuse! ALAIN BRUNET SOPRANO LYRIQUE, colorature ou dramatique ?« Soprano straight », répond-elle, échappant un rire enjoué.En fait, Carole Therrien porte trois chapeaux: entrepreneure, chanteuse classique, chanteuse de jazz.Aujourd'hui, le troisième chapeau nous intéresse particulièrement, puisqu'elle se produit ce soir au Gesù, sextette à l'appui.Mais bon, puisque nous avons avec nous un spécimen rare qui mène à la fois une carrière dans le chant classique et une autre dans le chant jazz, informons- nous un tantinet.Lorsque nous l'avons interviewée la semaine dernière, la soprano s'apprêtait à participer au choeur de la Messe en do de Mozart, présentée à Québec par les Violons du Roy.« Je ne fais pas dans l'opéra, tient à préciser notre interviewée.Je n'ai jamais aimé chanter de l'opéra, car j'ai le sentiment que les voix y sont fabriquées.Je fais beaucoup de musique ancienne parce qu'on y exploite la voix blanche, sans vibratos excessifs.La voix naturelle, en quelque sorte.Je préfère la musique de chambre, j'aime aussi le caractère intimiste des lieder.Montréalaise éduquée à travers le réseau public (Le Plateau, Joseph- François-Perreault) avant d'avoir complété des études universitaires, Carole Therrien a commencé à chanter du jazz en 1995 après avoir terminé sa formation classique, c'est-à-dire peu après avoir rencontré son conjoint, le contrebassiste Alain Bédard.Avec lui, elle a fondé le label de jazz montréalais Effendi qui s'est taillé une place de choix dans le monde culturel montréalais.En plus de faire valoir les talents des meilleurs jazzmen d'ici, il disposait du véhicule idéal pour lancer sa carrière de jazzwoman; au printemps dernier, d'ailleurs, elle lançait l'album Oracle, un enregistrement apprécié par la critique.Loin d'elle l'idée de faire dans la pop jazzy ou encore s'accrocher au répertoire des standards.« Mon rôle, explique Carole Therrien, je le vois davantage comme celui d'une musicienne qui fait partie intégrante d'une formation de jazz.Je veux travailler l'improvisation, je veux faire un jazz plus moderne et moins pop que celui préconisé par tant de chanteuses et chanteurs associés au style \u2014 je pense à Michael Bublé, Norah Jones, Diana Krall.Je suis plutôt influencée par Betty Carter, Dianne Reeves ou Kurt Elling.« J'aime les standards, j'en ai beaucoup chanté mais je veux me démarquer en faisant les choses autrement.Je veux pousser ma voix pour être au même niveau que les autres instrumentistes.C'est pourquoi je passe beaucoup de temps à analyser des solos.J'ai d'ailleurs un projet de groupe avec sept ou huit musiciens avec qui je chanterais sans paroles.Gestionnaire du label Effendi pendant que son conjoint en assure la direction artistique et la promotion, Carole Therrien a toujours considéré sa carrière de chanteuse comme LA priorité.« Je n'ai jamais refusé un engagement même si nous avons mis énormément de temps à bâtir cette entreprise.Cela dit, je suis très fière de ce que nous avons accompli ensemble, ce que j'ai aussi réalisé dans l'ombre en tant que gestionnaire.» Gestionnaire lyrique, Carole Therrien?Gestionnaire colorature ?Dramatique ?Chanteuse.CAROLE THERRIEN se produit ce soir, 20 h, au Gesù, dans le cadre de la série Jazz à l'année du Festival international de jazz de Montréal.L'accompagneront Christine Jensen au saxophone soprano, Frank Lozano au ténor, Alexandre Côté au baryton et l'alto, Alain Bédard à la contrebasse, Ugo Di Vito à la batterie, Alexandre Grogg au piano.ARTS VISUELS DESIGN PUBLICITÉ PHOTOGRAPHIE MODE ARCHITECTURE UNE PRÉSENTATION DE Marilyn, De Gaulle, les Beatles, la minijupe, le premier homme sur la Lune, Bob Dylan, Andy Warhol, Molinari, Janis Joplin, Woodstock, Brigitte Bardot, le pop art, le Vietnam, Jimmy Hendrix, mai 68, l'Expo 67, Roy Lichtenstein, la libération sexuelle, JFK\u2026Venez vivre une décennie qui a fait époque.Gerald Laing, Brigitte Bardot, 1963 Huile sur toile.Collection de Roddy Maude Roxby.Photo Miki Slingsby © Gerald Laing www.geraldlaing.com DÈS LE 2 OCTOBRE RENSEIGNEMENTS: (514) 285-2000 WWW.MBAM.QC.CA LES 5 À 7 BOMBAY SAPPHIRE LES MERCREDIS 8, 15 ET 22 OCTOBRE DÉGUSTATION GRATUITE DE MARTINI EN COLLABORATION AVEC 3174002A LA RONDE ENSORCELÉE 50% de rabais sur les entrées-manèges le vendredi soir.Pour s'y rendre, prenez le métro.Jean-Drapeau (autobus 167) Papineau (autobus 169) Renseignements : (514) 397-2000 www.laronde.com Venez découvrir La Ronde ensorcelée : Maison hantée, Promenade des Vampires, Les Percutrash, et pour les tout-petits, le Sentier des bonbons et la Maison des Zoufs.Activités et surprises à chaque tournant en plus des nouveaux manèges et du Vampire, évidemment.La Ronde ensorcelée, plus difficile d'en sortir que d'y entrer.Horaire \u2014 Du 3 au 26 octobre 2003 Vendredis 17h à 21h Samedis Midi à 21h Dimanches Midi à 20h Lundi (Action de Grâce) .Midi à 20h Samedis et dimanches d'octobre et le lundi de l'Action de grâce Présentez ce coupon à l'entrée de La Ronde et épargnez sur une entrée-manèges 12 ans et plus.Taxes incluses.Limite de un coupon par client.Non monnayable.Ne peut être combiné à aucune autre promotion.Valide les journées d'opération comprises entre le 3 et le 26 octobre 2003.de rabais sur une entrée-manèges 8$ (12 ans et +) Samedis et dimanches d'octobre et le lundi de l'Action de grâce Présentez ce coupon à l'entrée de La Ronde et épargnez sur une entrée-manèges 11 ans et moins.Taxes incluses.Limite de un coupon par client.Non monnayable.Ne peut être combiné à aucune autre promotion.Valide les journées d'opération comprises entre le 3 et le 26 octobre 2003.de rabais sur une entrée-manèges 5$ (11 ans et -) Code : 690 Code : 691 3174084A D1 4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 À L'AFF ICHE CETTE SEMAI N E Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Sainte-Catherine O.) Auj., 19h; dim., 15h, Hamlet de William Shakespeare.Texte français de Jean-Michel Déprats.Mise en scène de Patrice Caurier et Moshe Leiser.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams.Mise en scène de Françoise Faucher.Trad.de René Gingras.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 18 octobre.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4663, Saint-Denis) Quatuor, de Ronald Harwood.Mise en scène de Philippe Soldevila.Du mar.au ven., 19h30; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 25 octobre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, Saint-Denis) Auj., 20h, Blue Bayou, la maison de l'étalon, de Reynald Robinson.Mise en scène d'Éric Jean.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ssinte-Catherine E.) Kamouraska, d'Anne Hébert.Mise en scène de Guy Beausoleil.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.Jusqu'au 18 octobre.SALLE FRED-BARRY (4353, Sainte-Catherine e.) Auj., 19h30, Méphisto, le roman d'une carrière, d'après Klaus Mann.Adapt.de Ariane Mnouchkine.Mise en scène de Daniel Paquette.ESPACE GO (4890, Saint-Laurent) Oedipe à Colone, de Sophocle.Trad.de Marie Cardinal.Mise en scène de Jean-Pierre Ronfard: 20h.Jusqu'au 11 octobre.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Les Apatrides, de Marilyn Perreault.Mise en scène de Marc Dumesnil.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 18 octobre.SALLE PAULINE-JULIEN (15615, boul.Gouin O.) Ven., 20h, Le Ventriloque, de Larry Tremblay.Mise en scène de Claude Poissant.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) Dès mar., 20h, Gargarin Way, de Gregory Burke.Mise en scène de Michel Monty.ARGGL! (514-585-5412) Beauté intérieure, balade urbaine, de Olivier Choinière.Du mar.au sam., entre 19h et 23h.Départ toutes les 15 minutes.Jusqu'au 15 novembre.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (salle Rolland-Brunelle, 20, Saint-Charles Borromée sud, Joliette) Auj., 16h et 20h30, Les noces de tôle, de Claude Meunier.Mise en scène de Denis Bouchard.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Dim., 13h et 15h, Le Chien vert, de Sylvain Coron.Mise en scène de Martin Faucher.Création du Théâtre Les coups montés.(3 à 6 ans) MAISON DES ARTS DE LAVAL (1395, boul.de la Concorde O., Laval) Dim., 15h, Le Temps court, Marithé !, de François-Étienne Paré.Production du Théâtre du p'tit loup.(4 à 8 ans).Danse FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DANSE PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 20h30, Prélude à l'après-midi d'un faune, et Le Sacre du printemps, hommage à Marie Chouinard; ven., 20h30, Ballett Frankfurt, de William Forsythe.PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Mer.et jeu., 20h30, Étude 1, et Chorale, de Marie Chouinard.USINE C (1345, Lalonde) Dim., 15h et 21h, Both Sitting Duet, de Jonathan Burrows; mar., 21h, Meg Stuart; ven., 21h, Encyclopedia - Document 3xc, presentation de la compagnie de brune Lynda Gaudreau.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Auj.et dim., 19h, While going to a condition, et Finore, de Hiroaki Umeda; mar.et mer., 19h, Weak Dance strong questions, de Jonathan Burrows ; ven., 19h, As if your death was your longest sneeze ever, de Hooman Sharifi.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Auj., 19h, Existência, de Joäo Fiadeiromar., 19h, Snowman Sinking, d'Antony Rizzi; jeu.et ven., 19h, Errance et réflexes - Axone 2, de Dominique Porte.TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 17h30, Formas breves, de Lia Rodrigues ; mer.et jeu., 17h30, Fusiform, de Alison Brown et Crystal Pite, et Xcongruenttox, de Richard Siegal et Crystal Pite ; ven., 17h30, Spoken Word/Body, de Martin Bélanger.MAI (3680, Jeanne-Mance) Auj., jeu., ven., 19h, Wet Petal, de Livia Daza- Paris.FONDERIE DARLING - QUARTIER ÉPHÉMÈRE (745, Ottawa) Ven., 21h, Spektator, de Lee Su-Feh et David Mc Intosh.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (185, Sainte-Catherine O.) Auj., jeu., ven., 15h, Duos pour corps et intruments, de Danièle Desnoyers.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) Mar., 19h; mer., 17h30, Les cerisiers ont envahi les espaces comme incendie, de Jocelyne Montpetit.PAVILLON DE DANSE DE L'UQAM (salle Piscine-Thé««atre, 840, Cherrier) Auj., 16h, Échine Barricade, de Karine Denault ; mar., 16h, Solosenafil, de Karine Cloutier, et L'Envol, de Marie Béland ; mer., 16h, Le Temps des loups, de Marie-Julie Asselin; jeu., midi ; ven., 16h, M, d'Emmanuel Jouthe.SALLE PAULINE-JULIEN (15615, boul.Gouin O.) Mar., 20h, Scènes d'intérieur, de Sylvain Émard Danse.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 15 h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Concert commenté.Dim., 15 h 30, Leslie-Anne Bradley, soprano.Fauré, Strauss, Rachmaninov, Brahms.Mer., 20 h, Gaspard Tanguay-Labrosse et Marie-Hélène Trempe, pianistes.Beethoven, Liszt, Bach, Ravel.Jeu., 20 h, Daniel Taylor, hautecontre, ensemble instrumental.Schütz, Byrd, Blow, Bach.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Le Nozze di Figaro (Mozart).Opéra de Montréal.Dernière.Dim., 20 h 30, Compagnie Marie Chouinard et Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Ermanno Florio.Prélude à l'après-midi d'un faune (Debussy), Le Sacre du printemps (Stravinsky).Festival international de Nouvelle danse.Mar., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Timothy Vernon.Jonathan Crow, violoniste.Ouverture Prometheus (Beethoven), Serenade (Bernstein), Ouverture tragique (Brahms), Métamorphoses symphoniques (Hindemith).Concerts Air Canada.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Rémi Pelletier, altiste.Concerto pour alto (Walton), Symphonie no 4 (Bruckner).Lun., 20 h, Armas Maiste, pianiste.Brahms, Hindemith, jazz.Mer., 20 h, Quintette Bill Mahar.Jazz.Jeu., 19 h 30, Anton Kuerti, pianiste, Erica Raum, violoniste, Yegor Dyachkov, violoncelliste.Sonate pour violon op.23 (Beethoven), Sonate pour violoncelle (Chopin), Trio op.63 (Schumann).Concerts CBC.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Auj., 20 h, Musica Camerata Montréal.Quintette pour piano et cordes (Kokkonen), Quintette pour piano et cordes (Mathieu), Trio op.80 (Schumann).Mar., 20 h, Les Idées Heureuses.Dir.Geneviève Soly.Magali Léger, soprano, Cheryl-Ann Fulton, harpiste.Musique vénitienne.Ven., 20 h, Ensemble Arion.Masahiro Arita, flütiste, Jaap ter Linden, gambiste.Telemann.MONUMENT-NATIONAL Auj., 20 h, Le Testament de la Tante Caroline (Roussel).Studio d'opéra du Conservatoire.Mise en scène : Nathalie Deschamps.MAISON DES JMC (305, Mont-Royal E.) Auj., 20 h, Trio de Guitares de Montréal.Mar., 13 h, master-class : Masahiro Arita, flûtiste.Jeu., 9 h 30 et 14 h, master-class: Louise Pellerin, hautboïste.CHAPELLE N.D.DE BON-SECOURS Auj., 20 h, Choeur Voce Humana.Dir.Martin Dagenais.Motets (Bach).MAISON DE RADIO-CANADA (Studio 12) Dim., 20 h, Ensemble Contemporain de Montréal.Dir Véronique Lacroix.Sokolovic.Entrée libre.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun, ., 20 h, Quatuor Vermeer.Quatuors op.80 (Mendelssohn), op.41 no 2 (Schumann) et op.67 (Brahms).Pro Musica.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mar., 20 h, Orchestre à vent de Mc Gill et Harmonie de l'Université de Montréal.Dir.Alain Cazes.Hanssen, Coakley, Jacob, Hindemith.Ven., 20 h, Orchestre de l'Université de Montréal et Ensemble de jazz.Dir.Jean-François Rivest.Lorraine Desmarais, pianiste.Concerto pour deux pianos (Poulenc), ext.de Porgy and Bess (Gershwin), Ellington, Desmarais.SALLE PIERRE-MERCURE Mer., 12 h, Pierre Jasmin, pianiste.Sonates op.49 nos 1 et 2, op.2 no 3 (Beethoven).PLACE DES ARTS (Studio-théâtre) Jeu., 12 h 10, Julien Patenaude, baryton.Mélodînes.Duparc, Ibert, Ravel, Poulenc, Mozart.Mélodînes.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Ven., 20 h, Ensemble Pentaèdre.Capriol Suite (Warlock), Quintette op.13 (Mendelssohn), Tableaux d'une exposition (Moussorgsky, arr.Linkelman).FESTIVAL ORGUE ET COULEURS CENTRE CULTUREL ET SPORTIF DE L'EST (4375, Ontario E.) Auj., 10 h, Caroline Therrien, chanteuse et flûtiste, Richard Léveillée, guitariste.ÉGLISE T.S.RÉDEMPTEUR (3530, Adam) Auj., 20 h, Sinfonia de Lanaudière.Dir.André Jutras.Luc Beauséjour, organiste et claveciniste, Olivier Thouin, violoniste.ÉGLISE SAINT-NOM-DE-JÉSUS (4215, Adam) Dim., 14 h, Petits Chanteurs de Laval.Dir.Gregory Charles.Philippe Bélanger, organiste.Messe (Gregory Charles).Variétés THÉÂTRE SAINT-DENIS Lun., 20h, Eric Idle; de mar.à ven., 20h, Mario Jean.SPECTRUM (318, Sainte-Catherine O.) Auj., 20h, Jay-Jay Johanson; mer., 20h, Omar Sosa Octet.GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ (1200, de Bleury) Auj., 20h, Carole Therrien Oracle.SALLE JEAN-GRIMALDI (1111, Lapierre, La Salle) Dim., 14h, Tango Diablo, avec Louise Bessette.Présentation de musique contemporaine du Québec.CLUB SODA (1225, Saint-Laurent) Lun., 21h, Yo La Tengo ; mer., 21h, Peaches; ven., 20h, Plume Latraverse.LE PETIT MEDLEY (6206, Saint-Hubert) Auj., 20h, Pierrot Fournier chante Brel.SALLE PAULINE-JULIEN (15615, boul.Gouin O.) Auj.et dim., 20h, Claude Léveillée.PETIT CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 19h30, les Echo Hunters ; 20h30, Carolyn Mark et Geoff Berner; lun., 20h30, Safer Than Silence et Freshly Squeezed; mar., 20h30, Alex Skolnick ; jeu., 20h30, Neural Mass.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h30, Maximum80 ; mer., 20h, Ronnie Baker Brooks.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 21h, Anisy et Andromède; dim., 20h, Musique, chant et danse avec Joanna Bornowska, Rae Bowhay, El Chele, Marcos Marin, Dominique Soulard et Normand Vanasse ; mer., 21h, Christian Malette ; jeu., 21h, Jeffrey Whalen ; ven., 21h, Blue Monkey Project.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., Mario Fredette et Steve Richard ; jeu.et ven., Ian Couture et Steve Richard: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, Saint-Denis) Lun., le Project Rieu; mar., Brisefer et Landré; mer., Elvis débarque à l'Esco ; jeu., le Mile-End Jazz Quartet; Surferigno: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., Louis Alary ; ven., Denis Deguire: 22h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, Saint-Laurent) Dim., 19hk30, soirée de contes lunaires avec Jean-Marc Chatel.LE P'TIT BAR (3451, Saint-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau ; dim., 21h30, Thierry Fortuit chante Brel ; lun., 21h30, Jean-François Lessard ; mar., 21h30, Alain Villeneuve ; mer.21h30, Jacques Rochon ; jeu., Roger Genois chante Brassens, Moustaki, Dubois; ven., 22h, Didier Dumoutier.BALATTOU (4372, Saint-Laurent) Mar., 21h, Yard Riddims ; mer., 21h, Yardstepa.LE LION D'OR (1676, Ontario E.) Mar., 20h30, les Zapartistes ; jeu., 20h, Philippe Laloux.LE VA-ET-VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., la Fanfare Pourpour; ven., Taima Project: 21h30.LA MAISON DU JAZZ (2050, Aylmer) Auj., de 18h30 à 22h, Trio Steve Amirault ; dès 22h30, Johnny Scott et Geoff Lapp ; dim., 20h30, Michelle Sweeney ; lun., 21h, Quartette Dave Turner ; mar., 21h, Richard Parris et Billy Georgette ; mer., 21h, Johanne Desforges et son trio.L'ALIZÉ (900, Ontario E.) Jeu.et ven., 21h, Blues gitan.O PATRO VYS (356, Mont-Royal E.) Auj., 22h, Shake'n Break avec Soundshaper.UPSTAIRS (1254, Mackay) Dim., Trio Steve Amirault; lun.et mar., Fresh Jazz: dès 22h.LE SWIMMING (3643, boul.Saint-Laurent) Auj., Joshua (hommage à U2) ; lun., soirée d'humour; mar., soirée rock ; mer., Steak This Thick; jeu., Blazz et Dan Livingston; ven., Addison Groove Project et Moonraker USA: dès 22h.BILY KUN (354, Mont-Royal E.) Dim., Sandra Simard ; mar., Tim Jackson ; mer., Karl Roth ; jeu., Felix Stussi; ven., Joël Prénovault : de 18h à 20h.LA BUTTE ST-JACQUES (50, Saint-Jacques O.) Jeu., 20h, Marcell (hommage à Edith Piaf).L'OURS QUI FUME (2019, Saint-Denis) Auj., 22h, les Ramblers.PUB ST.PAUL (124, Saint-Paul E.) Auj., dès 21h, groupe Young Soul.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Auj., 20h, Gilles Girard, César et les Romains, Guy Harvey et les Gendarmes ; ven., 20h, Louis-José Houde.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, Saint-Pierre, Terrebonne) Auj., 20h30, Natasha St-Pier ; dim., 20h30, Gilles Vigneault.CENTRE CULTUREL DE THÉRÈSE DE BLAINVILLE (120, boul.du Séminaire, Sainte-Thérèse) Auj., 20h, Pascale Lavoie et son Quintette.AU VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Louise Forestier.AU VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, rue Galt O.) Auj., 20h30, Gilles Vigneault.SALLE GERMAINE-GUÈVREMONT (455, Fournier, Saint-Jérôme) Auj., 20h, Réal Béland.SALLE ANDRÉ-PRÉVOST (535, Filion, Saint-Jérôme) Dim., 20h, Natasha St-Pier.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Sainte-Thérèse) Auj., 20, Peter Mac Leod.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (185, Sainte-Catherine O.) Expositions David Rabinowtich, Place à la magie - les années 40, 50 et 60 au Québec et Nicolas Baier.- Dès ven., expositin Yves Gaucher.Du mar.au dim., de 11h à 18h ; mer., de 11h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, Sherbrooke O) Expositions La Terre dans tous ses états et Gabor Osz : l'horizon fluide, et Village global : les années 60 - (pavillon Michal et Renata Hornstein) - Auj.et dim., de 11h à 17h, exposition Françoise Sullivan.GALERIE D'ART DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (1390, Sherbrooke O.) Exposition Flamboyance.Mar., jeu.et ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., de 12h à 17h et dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 21 octobre.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition La Compagnie des Indes en Nouvelle-France.Jusqu'au 23 novembre.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, Place Royale) Expositions Ici naquit Montréal et L'Archéologie et la Bible - Du roi David aux manuscrits de la mer Morte.Du mar.au ven., de 10h à 17h ; sam.et dim., de 11h à 17h.MUSÉE DES MAÎTRES ET ARTISANS DU QUÉBEC (615, av.Ste-Croix, St-Laurent) Exposition Mains de maîtres.- Dès mer., exposition Charles Daudelin, maître de l'espace.Du mer.au dim, de 12h à 17h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, Saint-Pierre) Exposition Marc-Aurèle Fortin, l'innovateur.Du mar.au dim., de 11h à 17h.LA MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin) Expositions Sur les bancs d'école en Amérique française , et Faites un détour par le 17e siècle.Jusqu'au 19 décembre.ART EN MAJUSCULE (950, Ottawa) Exposition Broken Places, photographies de Dani Hausmann et peintures d'Anne Bertoin.Du mar.au sam., de 11h à 18h.Jusqu'au 1er novembre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de David Askevold.Du mar.au dim., de midi à 17h.Jusqu'au 12 octobre.ATELIER CIRCULAIRE (5445, av.de Gaspé) Exposition Paysages fantômes, oeuvres d'Isabelle Desjardins.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 25 octobre.ARTOTHÈQUE (5720, Saint-André) Exposition Les fabulations d'une prairie perdue dans une forêt d'humains, oeuvres de Bauçan.Du mer.au ven., de 12h30 à 19h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 25 octobre.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, Saint-Denis) Exposition Sous le couvert des mots et des images.Du mar.au sam., de 9h à 17h.Jusqu'au 18 octobre.Voir HORAIRES en D 15 Cochez un seul choix dans chacune des deux catégories de Félix et déposez ce bulletin de participation à la salle à manger d'une des rôtisseries St-Hubert participantes avant 22 heures le 13 octobre 2003.Les règlements du concours y sont aussi disponibles.La valeur totale des prix est de 5 875 $.Nom Adresse Ville Province Code postal Téléphone Âge Rôtisserie participante __ Daniel Bélanger Sylvain Cossette Éric Lapointe Plume Latraverse Jean Leloup Bruno Pelletier Yann Perreau Isabelle Boulay Diane Dufresne Lulu Hughes Ariane Moffatt Ginette Reno Chloé Sainte-Marie Marie-Chantal Toupin Interprète FÉMININE Interprète MASCULIN EN NOMINATION Interprète FÉMININE EN NOMINATION Interprète MASCULIN Isabelle Boulay Diane Dufresne Lulu Hughes Ariane Moffatt Ginette Reno Chloé Sainte-Marie Marie-Chantal Toupin Daniel Bélanger Sylvain Cossette Éric Lapointe Plume Latraverse Jean Leloup Bruno Pelletier Yann Perreau .2 billets pour assister au Gala de l'ADISQ .2 soupers offerts par les rôtisseries St-Hubert .1 nuit d'hébergement pour 2 personnes à l'Hôtel Gouverneur Place Dupuis Pour participer, vous devez déposer votre coupon à l'une des rôtisseries St-Hubert participantes, réseau officiel de vote.adisq.com 3169151A LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 D1 5 une présentation de françoise sullivan le risque d'être artiste peintre chorégraphe sculpteure montréalaise jusqu'au 5 octobre 2003 Renseignements: (514) 285-2000 www.mbam.qc.ca vous risquez de tout rater plus que 2 jours 3143721A HORAIRES Suite de la page D 14 BORDUAS (207, Laurier O.) Oeuvres de M.-A.Fortin, Rodolphe Duguay, John G.Little, René Richard, Charles Huot, Goodridge Robert, Adrien Hébert, Jean-Paul Pépin et Henri-Zotique Fabien.Jusqu'au 15 novembre.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Sainte-Catherine O., espace 506) Auj., de midi à 17h, oeuvres de P.Elaine Sharpe et Althea Thauberger.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition Tangente E- Alain Paiement.Jusqu'au 9 novembre.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Sainte-Catherine O., espace 511) Dès jeu., oeuvres de Rutger Emmelkamp et Sandra Lachance.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, Saint-Dominique) Oeuvres de Yves-Laurier Beaudoin et Éric Sauvé.Jusqu'au 25 octobre.ESPACE PARCOURS(130, Bates) Oeuvres de Marie-Hélène Beaudry.Du jeu.au dim., de 13h à 19h.GALERIE B-312 (372, Sainte-Catherine O., espace 403) Oeuvres d'Angèle Verret et Sylvie Readman.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE BELLEMARE (372, Sainte-Catherine O., espace 502) Auj., oeuvres de Jocelyne Alloucherie.GALERIE BERENSEN (1472, Sherbrooke O.) Auj., photographies de Linda Rutenberg, Jo-Anne Solowey Shapiro, Jackie Cytrynbaum et Duan Yueheng.GALERIE BERNARD (3926, Saint-Denis) Auj., de midi à 17h, photographies de Patrick Chénier, Michele Green Echenberg et Lucien Lisabelle.GALERIE SIMON BLAIS (5420, Saint-Laurent) Auj., de 10h à 17h, photographies de Serge Clément et peintures de Yann Leroux.GALERIE CLARK (5455, av.De Gaspé, espace 114) Oeuvres de Jean Dupuy et Caroline Hayeur.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE CRÉATIV'ART (880, Henri-Bourassa E.) Auj., de midi à 17h ; dim., de 13h à 17h, exposition des oeuvres de Dominique Richard, Exploration de l'espace.en style libre.GALERIE DARE-DARE (460, Sainte-Catherine O., espace 505) Installation d'Adrienne Spier.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE D'ART CONTEMPORAIN (122, Bernard O.) Dès mar., peintures de Claude Gendron et Nathalie Savoie.Mar., mer., de 10h à 18h ; jeu., ven., de 10h à 21h ; sam., de 9h à 17h.GALERIE D'AVIGNON (102, av.Laurier O.) Oeuvres de Nathalie Cloutier et Mary Martha Guy.Jusqu'au 11 octobre.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Jayce Salloum.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de David Bierk.Jusqu'au 7 octobre.GALERIE ERIC DEVLIN (1407, Saint-Alexandre) Auj., de midi à 17h, oeuvres d'Ariane Thézé.GALERIE 1040 (1040, Marie-Anne) Auj.et dim., oeuvres de Lorenzo.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.Saint-Just) Peintures de Louise Mercure.Du mar.au ven., de 13h à 18h ; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 26 octobre.GALERIE E CUBE (290, de la Montagne) Exposition Métasite.Jeu.et ven., de 15h à 19h ; sam., dim., de midi à 19h.Jusqu'au 21 octobre.GALERIE EUROP'ART (4100, Saint-Denis) Oeuvres de Jean Tannous.GALERIE GALA (5157, Saint-Laurent) Oeuvres de Martin Brouillette.Jusqu'au 31 octobre.GALERIE GORA (460, Sainte-Catherine O., espace 305) Auj., de midi à 17h, oeuvres de David Macleod, Paul Smulders, Estela Sandrini et 9 photographes internationaux.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Exposition Marines et autres horizons, oeuvres de Jocelyn Jean.Du mer.au ven., de 11h à 18h ; sam., de midi à 17h.Jusqu'au 18 octobre.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Oeuvres de Katerina Mertikas, John Boyadjian et Kevin Jenne.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Barbara Mc Givern et Bertrand Tremblay.Jusqu'au 1er octobre.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Dès mar., céramiques de Steve Heinemann.Jusqu'au 28 octobre.Jusqu'au 2 novembre, de 9 h à 21 h 4101, rue Sherbrooke Est 514 872-1400 www.ville.montreal.qc.ca/jardin La magie des lanternes au Jardin de Chine Un spectacle inoubliable ! Le Grand bal des citrouilles La plus belle fête d'Halloween à Montréal ! Rabais de 15% les lundis, mardis et mercredis de 18 h à 21 h, jusqu'au 8 octobre ! Valide sur le droit d'entrée.Ne s'applique sur aucune autre offre.3173904A HUGO DUMAS h d u m a s @ l a p r e s s e .c a Une chronique aussi bonne que le français des gars d'Occupation double Cours, Puffy, cours! Devinez qui vient d'annoncer qu'il ou elle courra le prochain marathon de New York, le 2 novembre prochain?Paris Hilton?N'y pensez pas, on voulait simplement ploguer son nom dans cette chronique, question de ne pas perdre de vieilles habitudes.Forrest Gump?Non plus, parce qu'il n'existe pas.Cessons tout de suite ces blagues douteuses et passons au dévoilement du nom de notre nouveau marathonien : P.Diddy, monsieur bling-bling en personne! Le Daily News de New York écrit que le rappeur/producteur/ supposément acteur s'entraîne depuis des mois en prévision de la course.L'histoire ne dit cependant pas si ses énormes gardes du corps ont aussi fait le même travail.Faudrait pas laisser Diddy courir seul avec autant de bijoux.autour du cou.Quand même.Parce qu'il le vaut bien Ben Affleck a trouvé le réconfort dans le.shampooing.La moitié de l'ancien item Bennifer vient de tourner une série de réclames pour L'Oréal, qui ne seront cependant diffusées qu'à la télé anglaise.Pour ses bons services, on a signé à Benny Boy un gros chèque de 1,5 million US.Pourquoi tant de fric?Parce qu'il le vaut bien, voyons.Mauvais buzz Chanter du Justin Timberlake à tue-tête est dangereux pour lasanté.Si, si, c'est vrai, parlezen à John Nunes, qui habite l'Oregon, aux États-Unis.Le 16 septembre dernier, rapporte le site Web The Smoking Gun, John se baladait dans son camion, toutes glaces baissées.La radio jouait alors Rock Your Body de Justin Timberlake.John chantait, avec une belle et touchante insouciance.Quand tout à coup, bang, une abeille est entrée dans le camion et John l'a avalée d'une traite.Comme ça.Dans l'énervement\u2014John essayait désespérément de recracher la bête noire et jaune \u2014 le camion a quitté la route pour aller emboutir un arbre.Heureusement, le brave John n'a souffert que d'égratignures, mais son camion a été complètement bousillé.Et dire que le buzz était bon sur le nouvel album de Mister JT, alias Justin Timberlake.Puff Daddy Ben Affleck Madonna Regis Philbin voit rouge Kelly Ripa, 32 ans, a bien failli avoir la peau de son coanimateur Regis Is That Your Final Answer Philbin, 72 ans, sur le plateau de leur émission matinale Live With Regis & Kelly.Vendredi dernier, le tandem annonçait que, attention, une guerre de bouffe se préparait en studio.Yé! Rires complices.Kelly a été la première à déboucher une bouteille de ketchup et, comble de malheur, le jet de purée de tomates est directement allé dans l'oeil gauche de Regis.Fin abrupte des rires complices.Regis a quitté le plateau en s'essuyant avec la manche de sa chemise.«Je ne vois plus rien, je ne vois plus rien», répétait-il.Prise de panique, Kelly a levé sa blouse, oui, oui, elle a levé sa blouse, pour essuyer l'oeil du pauvre Regis.L'incident s'est rapidement réglé quand un producteur est débarqué avec des débarbouillettes pour enfants.Après l'émission, Kelly s'inquiétait: «Pensezvous que les tabloïds vont encore penser que Regis et moi sommes en guerre?» at- elle soufflé à un journaliste new-yorkais.Euh, comme, allô?Regis Philbin et Kelly Ripa Justin Timberlake Café show C'est la guerre des émissions matinales de type tasses de café et rires complices aux États-Unis.Et Good Morning America sur ABC commence sérieusement à chauffer les fesses du Today de NBC, soutient le New York Post.C'est que cette semaine, Good Morning America a réussi à décrocher une entrevue exclusive avec Madonna et les deux animateurs de GMA, Diane Sawyer et Charlie Gibson, jubilaient quasiment en ondes à cause de leur coup fumant.En fait, ce n'est pas vraiment leur coup fumant à eux, c'est plutôt celui des recherchistes du show, mais passons.Chez le concurrent Today, toujours un brin en avance dans les sondages, l'animatrice Katie Couric, une des femmes les mieux payées de la télévision américaine, fulminait et engueulait son personnel sans aucun ménagement.Pendant ce temps chez nous, c'est plutôt entre Caféine et Salut, bonjour, mais on regarde, au cas où ça changerait, on ne sait jamais. D1 6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 4 OCTOBRE 2003 RADIO Les sept vies de Diane Dufresne Un documentaire de sept heures en paroles et en musique sur la Folie douce de la diva JEAN BEAUNOYER Parce qu'il faut que les gens importants laissent des traces, Jacques Bouchard a préparé avec autant de délicatesse, de passion que de rigueur, un documentaire radiophonique racontant Diane Dufresne.Folie douce : Diane Dufresne en paroles et en musique, sera présenté en rafale sur la Première Chaîne de Radio- Canada, à compter de lundi, le 6 octobre, à 13 h, à raison d'une heure par jour jusqu'au dimanche suivant.Sept jours pour nous raconter les sept vies de Diane Dufresne, de l'enfance jusqu'à aujourd'hui.En point de presse annonçant la présentation de ce documentaire de qualité exceptionnelle, on a demandé à Diane Dufresne si elle éprouvait le besoin d'ajouter quelque chose.Si elle avait tout dit.« Je n'ai rien à rajouter.Au contraire, je crois que j'en ai trop dit.Jacques Bouchard a trouvé le moyen de me faire beaucoup parler ».En fait, elle a parlé pendant neuf heures au total et Bouchard a sélectionné les meilleurs extraits, les moments forts en protégeant une femme qu'il sait aussi audacieuse sur scène que vulnérable dans ses relations avec les gens.Diane Dufresne n'a pas écouté les sept heures d'enregistrements de ce documentaire qui regroupe ses confidences ainsi que les témoignages de 42 personnalités du monde artistique.Et pas les moindres : Juliette Gréco, Charles Aznavour, Michel Jonasz, André Gagnon, Luc Plamondon, Paulette Coquatrix, Georges Moustaki, Geneviève Bujold, Donald Sutherland pour ne nommer que ceux-là.Et il ne faudrait surtout pas oublier, l'homme de sa vie, Richard Langevin, l'ange qui a ressuscité la femme et l'artiste.« Ma vie a commencé à 50 ans.Ma souffrance a arrêté à 50 ans.J'ai eu des joies.La scène est une grande joie et un grand privilège, mais je pensais que la vie, c'était surtout de la souffrance.Moi, je voulais vivre en retrait, je pensais même entrer chez les carmélites et un jour, j'ai rencontré un ange qui est Richard Langevin et qui trouvait dommage qu'une carrière finisse de cette manière.» C'est ainsi que débute le documentaire avec un cri d'amour à l'homme qu'elle aime et qui se termine par un autre témoignage qui ne laisse aucun doute sur son engagement amoureux.« J'ai eu cette discipline de me garder comme j'étais pour arriver jusqu'à lui, et lui, c'est par générosité qu'il m'amène encore au public.» C'est une histoire d'amour qui a permis à Diane Dufresne de faire la paix avec elle-même, avec la Diane Dufresne du passé et ses chansons du passé que Langevin considère comme le patrimoine de Diane.Et Diane a compris, a accepté l'idée.« Je ferais le tour du monde.Je me ferais teindre en blonde.Si tu me le demandais », m'a-t-elle dit, presque chanté.Langevin, c'est son Marcel Cerdan.La mort de sa mère Mais la vie de Diane, c'est aussi une longue quête, une grande solitude pendant l'adolescence après la mort de sa mère qu'elle adorait, qu'elle admirait.«À l'hôpital, quand j'ai vu qu'elle avait mis son rouge à lèvres tout de travers, j'ai su que c'était la fin, raconte-t-elle dans le premier épisode du documentaire.J'ai arrêté de la voir, par la suite, par respect pour elle.Le jour de sa mort, j'ai dansé en écoutant la musique d'Elvis.C'était ma façon à moi de réagir.» Sa mère était coquette, portait des chapeaux achetés à New York et scandalisait les voisins avec ses vêtements sexy.Son père était courtier d'assurances.Il a trouvé une autre femme, s'est remarié et la jeune Diane s'est réfugiée dans sa chambre, seule, pendant des mois.Et elle rêvait d'un bateau blanc.Celui que chantait Gilbert Bécaud à la radio.Son père a compris et lui a finalement offert des billets pour aller voir Gilbert Bécaud en chair et en os chanter Le Bateau blanc.Et Diane l'aura son bateau blanc.Il lui offre par la suite des cours de chant chez madame Simone Quesnel.Une amie que Diane a rencontrée au couvent des soeurs Jésus-Marie, Ginette Nantel, a reconnu, la première, son talent pour le chant et l'a traînée littéralement jusqu'à la porte du pianiste et compositeur André Gagnon.C'est là que tout a commencé.Gagnon a présenté Diane à Luc Plamondon dans un restaurant de Saint-Jérôme après que celui-ci l'eut entendue en première partie d'un spectacle de Guy Béart et ce fut le début d'une longue amitié.« Elle chantait comme une interprète de la Rive gauche et elle parlait avec un accent carré d'une fille de l'est de Montréal.Cette voix m'avait complètement transpercé et je me suis dit quelle bibitte ! » raconte Plamondon qui se souvient de cette première rencontre comme si c'était hier.Diane Dufresne se rend par la suite à Paris en 1966 et entreprend une tournées des boîtes à chansons et se fait remarquer par la critique, surtout à l'Écluse, la plus réputée des boîtes de la Rive gauche.Jacques Bouchard a réussi à dénicher à Paris des documents qui nous permettent d'entendre chanter Diane âgée de 22 ans à L'Écluse et raconter son expérience à Paris.Elle se dit heureuse de gagner 20 francs par jour.Elle sera remarquée, à cette époque, surtout par Jacques Canetti, l'impresario qui a lancé Félix Leclerc et Jacques Brel, qui lui offrira un contrat de cinq ans.L'homme croit avoir découvert une nouvelle Piaf et se manifeste tous les jours à la porte de son appartement parisien.Canetti vient même à Montréal pour tenter de séduire le père de Diane, en promettant la gloire et la fortune.Mais celle-ci refuse la proposition.« Il y a des concessions que je ne peux pas faire.Même si je suis timide, je réagis comme un animal dans ce genre de situation.Je préfère me jeter par la fenêtre que de dire oui.» Une seconde Claude Valade Elle revient à Montréal et recommence à zéro en devenant une chanteuse «straight ».Imaginez que Diane Dufresne a enregistré une réclame publicitaire pour une marque de bière (qu'on entend dans ce documentaire) et que son gérant de l'époque était Éric Villon qui voulait en faire une seconde Claude Valade.Et Diane dira qu'elle a appris son métier en faisant la tournée des clubs québécois et qu'elle n'a jamais voulu partager ses cachets avec des membres de la pègre.Je pense qu'on connaît très peu cette partie de la vie de celle qui chantait, à l'époque, Un jour, il viendra mon amour chanson du film L'Initiation.C'est Clémence Desrochers qui la récupère en lui offrant de faire partie de la distribution des Girls.On connaît mieux la suite.Sa rencontre avec François Cousineau, les retrouvailles avec Luc Plamondon et le trio infernal qu'ils forment durant les années 70.Influencée par Janis Joplin, Diane brise sa voix et s'exprime totalement dans le rock.On ressent sa rage, ses frustrations, sa révolte, son agressivité à cette époque mais cette agressivité est toujours tournée vers elle.Diane Dufresne n'a jamais attaqué d'autres qu'elle-même durant sa carrière.Elle dira qu'elle a appris son métier avec Éric Villon sans jamais mépriser le monde des cabarets.Elle glissera bien modestement en conférence de presse qu'elle n'a pas beaucoup de vocabulaire.Elle ne dira jamais publiquement du mal de Luc Plamondon, même après une douloureuse rupture entre l'auteur et son interprète dans les années 80.On apprend dans le documentaire que Plamondon aurait voulu que Diane intègre le concept de l'album Dioxyne de Carbone dans le spectacle Magie rose qu'elle présentait au Stade olympique en 1984.Celle-ci avait préféré le présenter au Cirque d'hiver à Paris.Ils ne se sont pas reparlé depuis.Plamondon admet que Diane a eu l'élégance de ne pas commenter cette rupture alors que lui, en avait beaucoup trop dit.« Et j'avais avec Diane, le plus bel instrument du monde » ajoute-t-il.Que de souvenirs heureux et malheureux dans ce documentaire.On entend Diane chanter la Magie rose et on la revoit avec cette longue traîne, aussi longue que le stade.On apprend que le producteur de l'événement, Guy Latraverse, était dépressif et se cachait dans une loge, quelque part dans le stade, victime de la maladie.On entend aussi les huées de spectateurs lors d'un spectacle à Paris alors que Diane chante La Chanteuse straight.Un document rare.Yvon Deschamps se souvient de la magie des spectacles de Hollywood / Halloween en 1982, alors qu'il fait cadeau à celle qu'on nommait la diva, d'une Bentley.Le frère Jérôme raconte pour sa part, le cheminement de la peintre Diane Dufresne.Charles Aznavour dit d'elle : « C'est différent.On dira d'elle un jour, que c'était différent.J'aime beaucoup Céline, son professionnalisme, sa voix mais celle qui m'a surpris, il n'y en a qu'une et une seule au monde et c'est Diane ».Et Diane Dufresne dira finalement qu'elle a commencé à exister en tant que chanteuse quand Juliette Gréco l'a vue en spectacle.Mieux encore, la grande Juliette Gréco a accepté de chanter La Javanaise en duo avec elle, aux Franco- Folies.Et la chanteuse québécoise était encore impressionnée.Pourquoi l'a-t-on surnommée la diva ?Je me le demande encore.Photo IVANHO DEMERS, La Presse « Ma vie a commencé à 50 ans.Ma souffrance a arrêté à 50 ans.J'ai eu des joies.La scène est une grande joie et un grand privilège, mais je pensais que la vie, c'était surtout de la souffrance.» raconte Diane Dufresne dans un documentaire de sept heures.3173257A Le prix La Fondation de la famille Samuel et Saidye Bronfman, le Conseil des arts du Canada et le Musée canadien des civilisations sont heureux d'annoncer que le céramiste canadien Walter Ostrom est le lauréat du prix Saidye-Bronfman d'excellence en métiers d'art.Ce prix célèbre le haut niveau d'excellence atteint par les artistes des métiers d'art canadiens et comprend une bourse de 25 000 $.L'exposition L'exposition prix Saidye-Bronfman Award 2003, présentée au Musée canadien des civilisations du 3 octobre 2003 au 17 août 2004, réunit des oeuvres de Walter Ostrom tirées de la collection des métiers d'arts du Musée.Pour toute information supplémentaire, visitez le www.civilisations.ca Bouquetier en forme de tortue, 1991 Par Walter Ostrom Façonné au tour, majolique Collection du Musée canadien des civilisations, don de l'artiste Photo : Elaine Ostrom Walter Ostrom prix Saidye-Bronfman Le céramiste canadien lauréat du 3172716A "]
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