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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2003-08-02, Collections de BAnQ.

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[" RIMA ELKOURI r e l k o u r i @ l a p r e s s e .c a Noire tristesse Bertrand Cantat, assassin ?Non, ce n'est pas possible.Il ne peut pas faire ça, lui.Peut- être est- elle tombée ?Elle s'en sortira.Elle s'en sortira, c'est sûr.J'essayais de m'en convaincre sans trop y croire.Mais voilà, elle ne s'en est pas sortie.Marie Trintignant, compagne depuis six mois du chanteur de Noir Désir, est morte, hier, à Neuilly-sur-Seine, des suites d'un oedème cérébral.La fin tragique d'une dispute entre amoureux, nous dit-on.Un banal fait divers.De l'alcool.Des coups.Plusieurs coups.Des bleus.Et puis un coup de trop.La chute.Le coma de l'actrice.La tentative de suicide du chanteur.La mort de l'actrice.La descente aux enfers du chanteur.À la une du journal, hier, cette photo terrible.Nadine Trintignant, penchée sur le brancard de sa fille.Une mère bouleversée tentant de dissimuler de sa main le visage tuméfié de son « bébé » de 41 ans.Comme pour protéger ce qu'elle peut bien encore protéger.Bon Dieu, Bertrand ?Comment as-tu pu faire une telle chose ?Qu'est-ce qui t'a pris ?« C'est un accident après lutte, une folie, mais ce n'est pas un crime », a plaidé le chanteur menotté, l'air hagard et bouleversé.J'aimerais le croire.J'aimerais croire que ce n'est qu'un accident.Mais je n'y arrive pas.On ne tue pas son amoureuse par accident.Pas de cette façon, en tout cas.Comme bien des fans de Noir Désir, cette histoire m'a plongée dans le désarroi.Je me suis sentie trahie.Comme si cette tragédie était celle d'un ami proche à qui j'avais toujours fait confiance.La musique de Noir Désir, je m'en enivre depuis l'adolescence.Peu de groupes ont survécu dans mon estime aussi longtemps.J'ai largué la plupart en cours de route, me demandant après coup comment j'avais bien pu aimer autant d'artistes qui ne faisaient pas de la musique, mais juste du bruit.Mais avec Noir Désir, c'était différent.Le groupe avait mûri sans se faner.Avec lui, j'ai passé du vinyle à la cassette et de la cassette au disque compact.Avec lui, j'ai lu Lautréamont et Maïakovski, dont les noms jetés comme ça dans des chansons piquaient ma curiosité.La première fois que j'ai vu Noir Désir en concert, c'était il y a plus de 10 ans, au Spectrum.Peu connu à l'époque, le groupe ne faisait que la première partie d'Alain Bashung.Je m'étais pointée là très tôt.J'étais la première au parterre.Je suis sortie de là conquise.L'année dernière, c'est avec grand bonheur que j'ai revu le groupe en concert à Montréal.Trois fois plutôt qu'une.Deux soirs au Métropolis.Et, comme une vraie groupie, un soir à Musique Plus aussi.J'aimais la révolte posée qui se dégageait des chansons de Noir Désir.J'aimais sa poésie noire.J'aimais son sombre lyrisme, son sens tragique.Un tragique poétique.Toujours engagé, jamais mélo.Refusant toujours la récupération commerciale.J'aimais tout ça.Et aujourd'hui, je vois cette photo de Bertrand Cantat, menotté, mal rasé, le regard hagard, tout penaud devant la Cour.Je lis dans les journaux qu'il était connu pour avoir agressé d'autres femmes par le passé.Je n'arrive pas à reconnaître dans cette image troublante le chanteur engagé et charismatique, le poète à la voix superbe que j'ai toujours vu en lui.Le décalage est trop grand.De Marie Trintignant, je garde l'image de cette femme gracieuse aux traits fins que l'on voit dans Ponette, ce film arrache-coeur de Jacques Doillon.Elle y incarnait une maman qui, à la suite d'un accident de voiture, laisse dans le deuil sa fillette de 4 ans.On y voit l'enfant se battre de tout son petit être contre l'idée de la mort, fouillant même à mains nues dans la terre du cimetière, à la recherche de sa mère disparue.Je n'avais jamais autant pleuré au cinéma.En sortant, on pouvait quand même se dire, ouf ! ce n'est que du cinéma.Ce n'est plus vrai.Marie Trintignant a connu une fin encore plus tragique que celle de ce film.L'actrice laisse dans le deuil quatre enfants de 17, 15, 7 et 5 ans.Elle laisse dans le deuil ses parents et tous ceux qui l'ont aimée.Elle laisse aussi un amoureux transformé en présumé assassin qui regrette cette nuit de violence et de folie.« Je demande pardon à Nadine et aux enfants », a déclaré devant la Cour un Bertrand Cantat à la voix brisée.Mais il est trop tard pour les regrets.Il ne reste que la mort et son châtiment.Je ne sais pas si je pourrai un jour réécouter un disque de Noir Désir.Il y a un cadavre dans la chambre d'à côté.Une odeur rance de violence et de mort.Et je ne trouve pas ça poétique du tout.Photo AFP © Cette photo de Marie Trintignant, interprétant Colette, a été prise le 2 juillet dernier, au moment du tournage d'une série télévisée dirigée par sa mère, Nadine Trintignant.Le décès de l'actrice Marie Trintignant bouleverse les Français.La responsabilité du chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, donne à ce drame une résonance toute particulière.Aujourd'hui, la France est divisée, chacun compatissant pour la vedette de son coeur.LA FRANCE en état de choc Il y a ceux qui l'aimaient, elle, Marie Trintignant.Fascinés par son talent, sa beauté délicate et sa voix envoûtante.Le public l'imaginait volontiers à l'instar des femmes qu'elle a incarnées: passionnée, écorchée, forte et fragile à la fois.Et puis il y a ceux qui l'aimaient, lui, Bertrand Cantat.Chanteur du groupe de rock Noir Désir.Rebelle respectable, fuyant les plateaux de télé, excellent orateur, Cantat, avec sa gueule d'ange qui a vécu, séduisait.L'actrice et le chanteur ne partageaient probablement pas les mêmes fans, mais, à eux deux, ils séduisaient sûrement la France entière.Personne ne les savait ensemble.Ils avaient réussi depuis six mois à vivre une passion à l'abri des journaux et des magazines à scandale.Et puis, le drame.Un fait divers malheureusement classique dans lequel on trouve des ingrédients maintes fois éprouvés : l'alcool et la violence conjugale.Dans le numéro d'hier de Libération, l'éditorialiste Antoine de Baecque s'interroge sur la nécessité de s'approprier ce fait divers : «Sans doute l'émotion collective est-elle la plus forte, attachée à ces très anciennes fascinations pour les histoires d'amour qui finissent mal.(.) Mais l'émotion suscitée est aussi à la mesure des personnalités en jeu.Un chanteur emblématique, incarnant le rock français contemporain tout autant que ses prises de position plus engagées, citoyennes et altermondialistes.Une actrice qui est autant le produit d'une saga familiale qu'une présence ultrasingulière et émouvante dans le paysage cinématographique.» Quand ils s'étaient rencontrés, le coup de foudre avait été si fort que le chanteur avait quitté sa femme juste après la naissance de leur deuxième enfant.« Entre eux, l'entente est fusionnelle, ils ne peuvent se passer l'un de l'autre.Alors Bertrand met de côté ses obligations et part, début juin, rejoindre Marie en Lituanie », raconte le magazine Paris Match.Le romancier Jean Yssev, un de leurs amis, confirmait d'ailleurs à la radio RTL : « L'amour est un doux euphémisme pour eux.En ce qui les concerne, il se passait quelque chose de très fort.Je crois que c'était de la passion, d'autres diraient de l'aveuglement.» Voir DRAME en B2 CA H I E R B | L A P R ES S E | MONTRÉAL | SA M E D I 2 AOÛT 20 03 Les producteurs agricoles inquiets Un texte d'Hélène Baril, page B3 La lente remontée du pétrole irakien Un reportage de Mathieu Perreault, pages B4 et B5 Des oh! et des bah! Page B4 Bobby Orr DRAME Suite de la page B1 Coma rock Et puis, le 27 juillet, le jour du drame, selon Paris Match, « Bertrand n'aurait pas supporté que Marie parte quelque temps en vacances avec le père de ses deux derniers enfants ».Dès l'annonce des événements dans la presse, les comptes rendus sont confus.Une seule chose est certaine : le chanteur a porté un coup qui a fait tomber l'actrice.Profondément ivre, Cantat n'aurait d'abord pas réalisé la gravité de la situation, pour ensuite tenter de se suicider et sombrer dans l'inconscience.Selon le quotidien Le Figaro, « le chanteur ne s'est décidé à appeler le frère de l'actrice, Vincent, que vers 5 h 30 en lui tenant des propos incohérents.(.) Il lui aurait dit : Marie risque d'avoir du mal à aller travailler aujourd'hui sur le tournage.» Puis, vers 7 h 30, les secours arrivent.Marie Trintignant souffre alors d'une hémorragie cérébrale.« Trois heures précieuses ont donc été perdues pour venir en aide à la jeune femme, qui a été opérée pour réduire un hématome sous-dural au cerveau, autrement dit une hémorragie cérébrale », s'insurge le quotidien Le Parisien.Deux opérations ont été effectuées pour essayer de la sauver, l'une par une équipe lituanienne et l'autre par un neurochirurgien venu de Paris dans un avion affrété par le ministre de la Culture de France.La presse s'interroge sur les faibles moyens médicaux lituaniens.Stéphane Delajoux, le neurochirurgien français, a déclaré au Parisien : « Nous avons pu mener à bien cette opération malgré la vétusté des équipements sur place.Cet hôpital devait être à la pointe dans les années 60.Aujourd'hui, le matériel est dépassé.Ils ont un scanner, mais pas d'IRM (imageur à résonance magnétique).On a fait avec les moyens du bord.» Puis, peu à peu, quand le cas de l'actrice s'est avéré désespéré, lorsque les mots « coma dépassé » ont été prononcés, le public s'est autorisé à prendre plus clairement position.De nombreux forums voient le jour sur Internet alors que le site officiel du groupe Noir Désir est mis hors service.L'événement divise même les fans.Ainsi, Libération cite l'un d'eux : « Vous êtes fan de Noir Désir ?Moi aussi ! Un pur et un dur ! En fait, je l'étais et ne le suis plus ! Non, je ne soutiens pas un meurtrier ! » D'autres plaident l'accident : « Je suis fan de Noir Désir de la première heure et je SAIS que Bertrand Cantat ne peut pas faire une chose pareille.Cet homme est tout sauf violent.» Un avis qui ne fait pourtant pas l'unanimité.À en croire le journal à scandale France Dimanche, « ce personnage aux idées bien arrêtées et au caractère bien trempé était capable à tout moment de péter les plombs, comme l'ont révélé ses proches ».Le magazine précise que les membres du groupe se battaient régulièrement durant les tournées.Certains médias insinuent même que Cantat a déjà frappé d'anciennes compagnes.Dans les dîners en ville, on est également divisé.Certains sont plus émus par le sort de Marie Trintignant (des femmes pour la plupart), d'autres avancent des circonstances atténuantes (drogues et alcool) et sont bouleversés par la situation du chanteur.Tout le monde, en revanche, s'avoue profondément touché par ce terrible coup du destin.Les journaux eux-mêmes semblent se positionner d'un côté ou de l'autre de la barrière.Ainsi, hier, Le Parisien faisait sa une sur le rapatriement de l'actrice, alors que son concurrent France Soir titrait : « Le chanteur jure : C'est un accident ».Quant au Figaro, c'est le seul quotidien français à avoir diffusé une photo de l'arrivée de la civière à l'aéroport.On y voit Nadine Trintignant tentant de dissimuler le visage de sa fille, sur lequel on peut malgré tout voir des ecchymoses.Libération a plutôt choisi une sublime photo de l'actrice avec comme titre « Noirs Destins ».En éditorial, Libé conclut : « Cette cristallisation d'éléments sur lesquels aucune vérité ne doit être tue rend ce drame triste à pleurer.(.) Trahison d'un ami qui ne peut comme ça, d'un seul coup, ne plus l'être.Compassion pour une amie dont on découvre trop tard combien elle est proche.» Quelques heures plus tard, Marie Trintignant est morte.a l a i n .b r u n e t @ l a p r e s s e .c a Le rock français est plongé dans un coma profond.Imaginez le drame passionnel.Imaginez les plus adulés du rock québécois commettre, volontairement ou non, l'irréparable.La plus dégueulasse des tragédies d'amour.Imaginez ensuite le malaise chez les fans, voire chez tous les amateurs du genre, au sein de la société entière.Voilà ce qui se vit actuellement dans l'Hexagone.Bertrand Cantat aurait tué la femme qu'il aimait passionnément et venait d'aller rejoindre.après en avoir abandonné une autre qui venait d'accoucher de son p'tit dernier.Pincez-moi, je fais un très mauvais rêve.Que ce soit volontaire ou non, peut-on procéder au pire des châtiments parce qu'on a été poussé à bout par sa partenaire, aussi caractérielle soit-elle?Agir de la sorte parce qu'elle vous a insulté et sauté au visage ?Parce que vous êtes tellement affaibli moralement, tellement blessé, tellement amoindri que vous fessez sur l'autre sexe devenu miroir jusqu'à ce que mort s'ensuive?Comment vos mains peuvent-elles agir sans le consentement votre cerveau ?Comment peuvent-elles répliquer aussi violemment aux insultes ou aux agressions physiques d'un être moins fort que vous?Peut-on être assez saoul, assez gelé pour agir ainsi ?Noir soupir.Le rock français est dans un coma profond, les plus virulents songent à le débrancher.Des crimes d'hommes inhibés et blessés, qui explosent soudainement et réduisent la vie en trou noir, brisent la vie des survivants et la leur, ça noircit des pages et des pages de tous journaux.L'histoire de Marie Trintignant, tuée (accidentellement ou non) par Bertrand Cantat, s'ajoute à ces faits.pas si divers.Parce que l'homicide (volontaire ou non) de cette actrice douée, issue d'une grande famille du cinéma français, est très lourd de conséquences.À la tragédie humaine s'ajoute la tragédie symbolique.Pour l'imaginaire francophone, en fait, les conséquences de ce geste seront encore plus graves que les effets (tellement néfastes) générés par le suicide de Kurt Cobain une décennie plus tôt.Le leader de Nirvana s'était flingué, il avait abandonné ses millions d'admirateurs, il avait même conduit les plus fragiles d'entre eux au suicide.On pouvait néanmoins comprendre son mal de vivre.On continue d'admirer son oeuvre et sa brève carrière.On ne peut comprendre ni accepter ce qu'a apparemment commis Bertrand Cantat.Son oeuvre est noircie à jamais.Elle divise ses fans, les amateurs de rock et de cinéma et la France entière.Même saoul, gelé, perturbé, malheureux, colérique, violent et infidèle, le rockeur de Bordeaux avait une responsabilité publique.La responsabilité de guérir son mal.Il y avait urgence d'y remédier.Cantat n'était certes pas un enfant de choeur, mais il était un modèle de résistance pour les jeunes Français et tous les fans francophones de la planète rock, dont je suis, comme mes collègues Marie-Christine, Jean-Christophe, Marc, Rima, Philippe, Alexandre.Je les ai tous sentis bouleversés cette semaine, j'ai partagé leurs frissons.Pour eux comme pour tous les fans de Noir Désir, Bertrand Cantat était une figure emblématique, icône d'un rock français affranchi de l'Amérique et du Royaume-Uni, d'un rock ayant acquis sa pleine maturité.D'un rock ayant trouvé son identité après s'être approprié l'universel.D'un rock montrant la voie aux générations montantes.D'un rock engagé sur des questions cruciales \u2014mondialisation, racisme, sans-papiers, etc.La belle irrévérence de Bertrand Cantat, la qualité de ses rimes, la véracité de son expression, son éloquence, la maturité de son excellent groupe, acquise après tant d'années de persévérance, tous ces accomplissements viennent d'être pulvérisés.Désormais, on ne peut que parler de Cantat au passé.À l'imparfait.Au présent, le rockeur n'est plus rien d'autre qu'un homme faisant face à la justice.Qu'on aura peine à croire lorsqu'il parlera d'accident.Dont on ne pourra accepter les excuses.Depuis le début de la semaine, le malaise a aussi fait son chemin aux Franco Folies de Montréal.Chaque conversation a comporté un petit commentaire, un doute, un soupir de tristesse ou de désarroi.A-t-il vraiment fait ça?Non, c'est impossible.C'est un accident, elle a glissé.Attendons d'en savoir plus.Plus la semaine avançait, plus les conclusions étaient douloureuses.Elle avait le visage tuméfié ?! ! Il lui en aurait donc sacré tout une avant qu'elle ne tombe ?! ! S'il a fessé aussi fort, ce ne devait sûrement pas être la première fois, n'est-ce pas ?.Quel drame ! Penses-tu qu'il va se flinguer ?Moi je pense que si.Voilà ce qui s'est dit.Voilà probablement ce que vous vous êtes dit.Cette semaine à Montréal, de nombreux artistes et professionnels ont défilé aux Francos.Plusieurs ont déjà croisé ou côtoyé Noir Désir.À l'instar de la presse française, qui a semblé presque bouche bée ces derniers jours (ou d'une grande sobriété, c'est selon), nos cousins en visite ont fait preuve de retenue.Il ne fallait pas insister.Toutes et tous méritaient qu'on les laisse tranquilles avec ce mal qui n'a pas fini de les ronger.Le rock français est dans un coma profond.Il faut le ramener à la vie.Ayons confiance malgré tout.Photo AFP © Marie Trintignant et son père Jean-Louis, jouant sur scène en janvier 2001.Des réactions d'effroi et de tristesse Associated Press PARIS \u2014 Voici les principales réactions en France à la mort de Marie Trintignant : Le président français Jacques Chirac: « Chacun mesure avec effroi l'injustice d'un destin si brutalement brisé », a écrit le chef de l'État, qui a fait part de son « émotion » après la « disparition tragique» de l'actrice.« Dans ces instants de choc et de peine, je pense tout particulièrement à ses parents, Jean-Louis et Nadine Trintignant, à ses enfants et à tous les siens.» Marie Trintignant « servait son art avec beauté, sensibilité et intelligence, rencontrant au cinéma comme à la télévision le coeur du public ».Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin: Le décès de Marie Trintignant « plonge de très nombreux Français dans une profonde tristesse ».« Avec sa disparition, le cinéma français perd l'une de ses plus vibrantes actrices.Sa grâce, son apparente fragilité qui cachait un caractère passionné par la vie et les gens lui permirent d'incarner avec une intelligence toujours subtile, une émotion vive et communicative, des personnages aux multiples facettes.» Le ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon: « Nous perdons une des actrices les plus attachantes de sa génération.C'était un esprit curieux, généreux, passionné, avide d'expériences nouvelles, une femme qui voulait vivre pleinement son métier d'actrice.C'était une femme libre qui menait sa carrière comme elle l'entendait, en obéissant à sa passion.Elle agissait par amour.C'est ce qui la rendait si émouvante, si convaincante dans ses rôles de personnages qui jouent avec les marges.» L'acteur Lambert Wilson, qui tournait à ses côtés en Lituanie le téléfilm Colette: « C'est un gâchis énorme.Je n'ai pas de mots.C'est une vraie tragédie.Le tournage ajoute une dimension d'irréel et d'étrangeté à toute cette horrible aventure.On était à l'étranger, dans un pays lointain, dans une fiction qui, par moments, ressemblait aux événements qui ont suivi.Il n'y a pas de circonstances similaires, mais il y a des jeux de miroir qui sont très troublants.L'image que j'ai d'elle, c'est son sourire et son ironie, cette façon de ne pas prendre les choses très au sérieux, de se moquer affectueusement de moi.Je garderai son éclat de rire et son sourire.» Le réalisateur Elie Chouraqui, qui l'avait dirigée dans Les Marmottes et Harrison's Flowers: « C'est une tragédie pour tout le monde, pour Marie bien sûr, pour ses parents, pour ses enfants, pour les gens qui l'entouraient et l'aimaient, pour ce garçon dont rien n'explique le geste.C'est vraiment une espèce d'histoire qui aurait pu être filmée, qui aurait pu être écrite, mais qu'on ne peut pas imaginer vécue.Marie Trintignant était quelqu'un de très fort qui peut assumer le fait d'avoir quatre enfants, d'être une actrice connue et reconnue, le fait d'avoir une vie sociale et professionnelle intense.Et il y avait en même temps cet autre aspect comme ça presque au détour de son caractère, qui était cette fragilité.C'était un personnage très ambivalent de ce point de vue-là.» Henri Chapier, journaliste spécialiste du cinéma: « Si c'est une enfant de la balle, son grand tempérament et son magnétisme à l'écran ont fait d'elle une artiste à part : son jeu sortait des schémas traditionnels.Au delà de la notoriété de ses parents, elle a su se faire un prénom, prouvant par ses choix qu'à plus de 40 ans elle n'en était plus à escompter sur la notoriété avérée de Jean-Louis et de Nadine.Un livre sur Bertrand Cantat L'affaire Cantat-Trintignant a drôlement fait son chemin jusqu'à la boîte à lettres de La Presse.Jeudi matin, dans un paquet apparemment banal, on a reçu un livre intitulé L'Expérience des limites.Un recueil d'entretiens avec.Bertrand Cantat, chanteur de Noir Désir, publié par une petite maison d'édition de Bordeaux.La lettre qui accompagnait l'envoi ne faisait aucune référence au drame qui s'est déroulé en Lituanie, bien qu'elle fût datée du 30 juillet.« On a cru bon de vous informer parce que c'est un sujet chaud », a indiqué une porteparole du distributeur jointe par La Presse.Le recueil, qui sera en librairie à compter du 12 août, a été mis en vente en France le 26 juin.Un mois avant la tragique nuit de samedi à dimanche derniers.Jusqu'ici, la presse française n'avait pas encore accordé d'attention à ce bouquin, constitué des retranscriptions de conversations entre Bertrand Cantat et deux auteurs de la région de Bordeaux qui ont eu lieu entre septembre 2002 et le printemps 2003.Seul le quotidien Le Parisien y a fait référence, mentionnant qu'il y est écrit que le chanteur de Noir Désir est capable de « péter les plombs » à la simple lecture d'un article de journal.Une lecture rapide du livre ne permet pas de croire qu'il contient de grandes révélations sur la vie privée, la personnalité et le tempérament du rockeur.L'ouvrage rapporte des conversations au sujet de la politique, de la musique et de l'écriture et ressemble davantage à une réflexion brouillonne et mal orchestrée sur la création qu'à un portrait intime.La vie privée de Bertrand Cantat n'y est qu'effleurée, les cosignataires du livre, Dominique- Emmanuel Blanchard et Jean Yssev, préférant visiblement parler en termes conceptuels et intellectuels.Le recueil est truffé de références à de grands poètes et penseurs, comme s'il était nécessaire de citer Fragments d'un discours amoureux, de Barthes, pour parler de l'amour.Quant au titre du livre, il semble une référence à L'Écriture ou l'expérience des limites, du romancier et essayiste français Philippe Sollers, impression que le ton des conversations tend à confirmer.Après le drame qui a eu lieu cette semaine, L'Expérience des limites, une formule accrocheuse, risque d'attirer pas mal d'attention sur un bouquin écrit à la va-vite.Photo AFP © Bertrand Cantat à son entrée à la Cour, à Vilnus, en Lituanie. L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 A O Û T 2 0 0 3 P L U S B 3 Des agriculteurs sur la corde raide Les discussions de l'OMC menacent le gagne-pain de 40000 producteurs québécois L'Organisation mondiale du commerce sonnera-telle le glas de l'agriculture québécoise?Les discussions sur la libéralisation des échanges agricoles en cours inquiètent les producteurs du Québec, pour qui une baisse des tarifs aurait un effet dévastateur.L'Union des producteurs agricoles est inquiète.Lentement mais sûrement, les discussions sur la libéralisation des échanges agricoles à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se dirigent vers un échec.Et ce ne sont pas les producteurs du Québec qui vont s'en plaindre parce que si elles devaient aboutir, les négociations de l'OMC chambouleraient une industrie qui prospère depuis 30 ans à l'abri des tarifs protectionnistes.Mais supposons pour le besoin de la cause que les 146 pays membres de l'OMC s'entendent pour que les tarifs qui frappent l'importation des principaux produits agricoles soient réduits de 60% d'ici cinq ans, comme le veut la proposition mise sur la table par le responsable du comité de négociations sur l'agriculture, Stuart Harbinson.Qu'arriverait-il aux producteurs du Québec ?Personne ne peut encore le dire avec précision, soutient le spécialiste du commerce international et des négociations multilatérales de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Serge Lebeau.À la demande de l'UPA, des chercheurs se penchent sur différents scénarios de réduction des tarifs, mais le résultat de leur travail ne sera pas prêt avant plusieurs mois.Selon Serge Lebeau, on peut déjà prévoir qu'une baisse des tarifs de l'ordre de 60% aurait un effet dévastateur sur la production agricole au Québec.« On peut prédire la disparition d'un grand nombre de producteurs agricoles et la fin à peu près certaine de la production de volaille et d'oeufs », dit-il.Dans ce dernier cas, la concurrence est déjà à notre porte, même avec des tarifs de 249% pour le poulet en morceaux et de 164 % pour les oeufs.« Si les tarifs sur la volaille baissent de seulement 15 %, le poulet produit au Brésil entre au Québec », dit le spécialiste.Dans le cas des oeufs, la concurrence vient d'à côté, du sud des États-Unis, où la production est intégrée et les coûts impossibles à concurrencer de ce côté-ci de la frontière.Le lait qui vient du froid Quant aux producteurs laitiers, qui comptent pour le tiers des exploitations agricoles du Québec, l'effet d'une baisse de tarifs serait aussi négatif.Une diminution de 60% des tarifs appliqués au lait et aux produits laitiers étrangers signifie que, pour garder leur marché, les producteurs devraient accepter une baisse du prix du lait et donc une baisse de leurs revenus.« Le prix du lait baisserait dramatiquement, jusqu'à des niveaux inférieurs aux coûts de production », précise Serge Lebeau, ce qui poussera plusieurs producteurs à abandonner la partie.Contrairement à l'Union européenne et aux États-Unis, le gouvernement canadien n'a pas les ressources financières nécessaires pour compenser cette éventuelle baisse des prix.Cette diminution de revenus varierait selon les produits.Le lait nature, par exemple, est plus difficile à exporter que la poudre de lait ou le beurre.On peut donc penser que son prix se maintiendrait et que les producteurs québécois pourraient conserver leur marché.Dans le cas du beurre, le résultat d'une baisse de tarif de 60 % serait catastrophique, a calculé l'UPA.Actuellement, le beurre étranger est frappé d'un tarif de 299% et malgré cela, le prix international est tellement bas qu'avec une baisse de seulement 2,3% de ce tarif, le beurre de la Nouvelle-Zélande pourrait être vendu au même prix que le beurre domestique dans les supermarchés.Le spécialiste de l'UPA convient que les producteurs québécois pourraient répliquer à la baisse des tarifs en faisant des efforts pour réduire leurs coûts de production et agrandir leurs exploitations pour profiter des économies d'échelle.L'industrie laitière canadienne n'est pas un canard boiteux, elle est considérée comme une des plus efficaces au monde, avec une production de 7,2 kg de lait par vache alors qu'en Nouvelle-Zélande, la production est seulement de 3,7 kg de lait par vache.Mais même en faisant tout ce qu'il est possible pour réduire leurs coûts, les producteurs québécois ne pourront jamais concurrencer ceux qui bénéficient d'un climat moins rigoureux.En Nouvelle-Zélande, le plus grand exportateur de produits laitiers au monde, les bêtes restent à l'extérieur 12 mois par année et il n'y a nul besoin d'investir dans la construction de bâtiments pour les abriter.En Californie, d'où vient maintenant la plus importante production laitière des États-Unis, il est possible de faire huit récoltes de luzerne par année pour nourrir les bêtes, contre trois au Québec, avec un peu de chance.Limiter les conséquences Les possibilités de se lancer dans d'autres productions agricoles sont aussi très limitées dans un pays nordique, souligne Serge Lebeau.Le Québec pourrait penser à la culture en serre, mais même avec l'avantage de l'énergie abondante et peu coûteuse, le froid rend la concurrence difficile sinon impossible avec les pays qui jouissent d'un climat plus tempéré.L'OMC pourrait-elle sonner le glas de l'agriculture québécoise ?C'est possible, mais peu probable, estime Michel Librowicz, professeur à l'Université du Québec à Montréal et titulaire de la chaire Philippe-Pariseault de formation en mondialisation des marchés de l'agro-alimentaire.Le professeur rappelle que la dernière ronde de négociations de l'OMC, l'Uruguay Round, a ouvert la porte à une baisse de tarifs de l'ordre de 36 %, pas de 60 %.Si l'actuel cycle de négociations finit par aboutir à une autre baisse de tarifs, le Canada essaiera de protéger ses productions agricoles les plus sensibles, soit les cinq qui font l'objet des systèmes de gestion de l'offre (le lait, le poulet, le dindon, les oeufs de consommation et les oeufs d'incubation).« La position du Canada est très défendable, parce que le système canadien ne produit pas de surplus qui doivent être exportés », explique le professeur.Le problème, rappelle-t-il, concerne les énormes surplus de production de l'Union européenne qui sont écoulés sur les marchés des pays plus pauvres, ce qui les empêche de développer leur propre agriculture.Au Canada, les systèmes de gestion de l'offre ne coûtent rien à l'État.Ce sont les consommateurs qui paient plus cher pour le lait, la volaille et les oeufs parce que le marché est fermé à la concurrence étrangère.Plusieurs voient là un scandale, mais pas Michel Librowicz.Les consommateurs canadiens sont ceux qui dépensent le moins pour se nourrir et les produits disponibles ici sont de très bonne qualité, fait-il valoir.Vu sous cet angle, ce n'est pas cher payé pour conserver des milliers d'emplois et éviter de vider les campagnes, estime-t-il.ÉVÉNEMENT Les discussions en cours sur la libéralisation des échanges agricoles à l'Organisation mondiale du commerce.ENJEU L'avenir de l'industrie agricole du Québec, particulièrement celle de la volaille et des oeufs.À VENIR À la demande de l'Union des producteurs agricoles, des chercheurs se penchent sur divers scénarios de réduction des tarifs.Photo archives PC © Selon Serge Lebeau, de l'Union des producteurs agricoles, on peut déjà prévoir qu'une baisse des tarifs de l'ordre de 60 % aurait un effet dévastateur sur la production agricole au Québec.« On peut prédire la disparition d'un grand nombre de producteurs agricoles.» Loin de l'essoufflement Le mouvement altermondialiste se prépare pour Cancun LAURA-JULIE PERREAULT La force du mouvement antimondialisation résiderait dans la capacité de ses différentes composantes à cohabiter.Les altermondialistes seront-ils prêts pour la réunion ministérielle de l'OMC à Cancun, en septembre?Survol d'un mouvement à plusieurs visages qui s'est beaucoup raffiné depuis 15 ans.En voyant un groupe de 400 personnes se pointer lundi pour affronter les forces policières en marge du minisommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), plusieurs, dont le ministre Pierre Pettigrew, ont conclu à un essoufflement du mouvement antimondialisation.Mais les observateurs du courant altermondialiste les mettent en garde : il ne faudrait pas confondre l'iceberg et sa pointe.Dorvald Brunelle, directeur du Groupe de recherche sur l'intégration continentale, à l'Université du Québec à Montréal, rappelle que la mobilisation des militants altermondialistes suit l'importance des événements qu'ils contestent.Selon lui, la mobilisation a été timide en début de semaine parce que « les enjeux du minisommet n'étaient pas majeurs et pas très clairs ».Le mouvement antimondialisation devrait retrouver toute sa vigueur en septembre, à la réunion ministérielle de l'OMC à Cancun.« Le niveau de mobilisation devrait être plus important que ce que nous avons connu jusqu'à maintenant », estime le spécialiste.Un mouvement à plusieurs visages Selon M.Brunelle, le mouvement altermondialiste, comme les institutions qu'il remet en cause, s'est beaucoup raffiné depuis 15 ans et englobe maintenant quatre grandes tendances, qui seront réunies à Cancun comme ce fut le cas à Québec, en avril 2001, pendant le sommet des Amériques.Le premier bloc regroupe les « désillusionnés de la consultation » et est composé de grandes organisations, dont Amnistie internationale, Greenpeace et Médecins du monde, qui « acceptent le jeu de la négociation pendant que leurs membres protestent dans la rue », explique le chercheur.Oxfam-Québec a emprunté cette tactique, cette semaine, à Montréal.Pendant que des représentants de l'organisme faisaient du lobbyisme à l'intérieur de l'hôtel Sheraton, où se tenait le minisommet de l'OMC, d'autres organisaient une petite manifestation en faveur du commerce équitable au square Dominion.La deuxième aile de la mouvance altermondialiste trouve sa place dans les grands forums sociaux organisés en marge des institutions internationales.Les organisations qui mettent sur pied ces forums, dont celui de Porto Alegre au Brésil, veulent faciliter le débat et proposer d'autres modèles que ceux mis de l'avant par l'OMC et le G8.Au Québec, le collectif Cap- Monde, qui prévoit tenir un forum dans le parc Émilie-Gamelin à Montréal pendant que des milliers de personnes manifesteront à Cancun, appartient à cette mouvance.« Nous voulons provoquer des débats même à l'intérieur de la gauche.Nous disons tous que l'OMC est problématique, mais nous voyons tous des solutions différentes », expliquait hier Ahmed Abdirahman au nom de Cap-Monde, qui regroupe des organismes comme ATTAC, SalAMI et certains syndicats, dont la Fédération des infirmiers et des infirmières du Québec (FIIQ).Comme les « désillusionnés de la consultation », les organismes à la base des forums sociaux condamnent la violence.Robert Jasmin, porte-parole de Cap-Monde, a donc participé, avec 2000 personnes, à la marche pacifique « Personne n'est illégal» de dimanche dernier, dont l'objectif était la sensibilisation de l'opinion aux problèmes des enfants et immigrants sans statut.Ils n'étaient pas au rendez- vous lundi matin.La troisième tendance dans le mouvement antimondialisation est celle qu'adoptent des organisations locales, dont plusieurs syndicats et associations étudiantes.C'est le cas du Concordia Student Union, qui a appuyé la cause palestinienne et pris un rôle de premier plan pendant les grandes manifestations antiguerre de l'hiver dernier.L'aile radicale au coeur du débat François Dupuis-Déri, chercheur au réputé Massachusetts Institute of Technology (MIT), connaît particulièrement bien la quatrième et dernière composante du mouvement antimondialisation : l'aile radicale, qui s'est déployée lundi dernier dans les rues de Montréal.Les anarchistes et les anticapitalistes font partie de ce groupe, qui accepte la « diversité des tactiques », note-t-il.« Les organisateurs fournissent un camion, des haut-parleurs, un service d'information, une équipe médicale et juridique, mais ils ne participent pas à la violence.Ils acceptent l'autonomie de chaque individu et reconnaissent la valeur des différentes tactiques utilisées », souligne M.Dupuis-Déri.La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), à laquelle appartiennent Mélanie Sylvestre, Jaggi Singh et Stefan Christoff, est l'organisme montréalais qui représente le mieux cette approche controversée à l'intérieur du mouvement altermondialiste.L'expert n'a donc pas été surpris lorsque Stefan Christoff, un des porte-parole de la Mobilisation populaire contre l'OMC, a refusé de condamner la poignée de manifestants qui a fracassé les vitrines de quatre commerces de la rue Sainte- Catherine lundi dernier.L'observateur reconnaît dans ces actes de vandalisme la tactique empruntée par le Black Bloc, au sujet duquel il a publié un livre le printemps dernier.Le Black Bloc n'est pas une organisation, mais plutôt une marche à suivre pour les militants anarchistes, qui se présentent dans les manifestations masqués et habillés de noir.Ils défient la police et vandalisent des propriétés appartenant à des compagnies ou à des organisations contestées par le mouvement antimondialisation.Une violence payante?« Il y a eu des éléments violents autour de tous les mouvements pacifiques populaires qui ont abouti à des victoires et nous ont permis d'avoir les droits dont nous jouissons aujourd'hui », rappelle le politologue du MIT, en citant les Black Panthers, qui marchaient dans les mêmes pas que Martin Luther King.« Plusieurs groupes pacifiques voient que ces mouvements violents attirent l'attention, qu'ils mettent de la pression sur les autorités.De cette manière, ils aident à faire avancer la cause », conclut M.Dupuis-Déri.La force du mouvement antimondialisation résiderait donc dans la capacité de ses différentes composantes à cohabiter.La mobilisation de Cancun mettra de nouveau à l'épreuve la solidité de ce mariage de raison.ÉVÉNEMENT Manifestation en marge du minisommet de l'Organisation mondiale du commerce à Montréal.ENJEU Le mouvement antimondialisation est divisé sur les méthodes de contestation à privilégier.À VENIR On s'attend à une mobilisation record pendant le sommet de Cancun, en septembre. DES OH! ET DES BAH! La rubrique qui voit et entend tout La lente Les chiffres de la semaine 58: Pourcentage d'Américains qui jugent que le président des États-Unis, George W.Bush, s'appuie de façon « appropriée » sur ses convictions religieuses pour guider ses décisions politiques.53: Pourcentage d'Américains qui s'opposent aux mariages gais.0:Nombre de mariages gais souhaités par George W.Bush.Parmi les opposants à la guerre en Irak, beaucoup soupçonnaient que le véritable objectif de l'administration Bush était de mettre la main sur le pétrole irakien.Les premières ventes de pétrole irakien n'ont pas confirmé cette théorie.Mais il est vrai que le pétrole joue un rôle crucial dans les plans américains de reconstruction de l'Irak.Le problème, c'est que l'infrastructure est plus difficile que prévu à réparer, notamment à cause du pillage et du sabotage.QUÉBEC Paradis au purgatoire Qui aurait cru que le député de Brome-Missisquoi à l'Assemblée nationale, Pierre Paradis, pouvait être davantage humilié après avoir été laissé de côté par Jean Charest lors de l'élaboration du Conseil des ministres, en avril dernier?Peut-être Jean Charest luimême.Le premier ministre a fait en sorte que chaque député libéral, sauf M.Paradis, exerce une fonction additionnelle et touche la prime qui y est rattachée.En plus de leur salaire de base de 78 886 $ et d'une allocation annuelle non imposable de 13 379 $, les 75 autres députés libéraux toucheront tous au moins 11 800 $ de plus par année.OTTAWA L'ancien premier ministre?Paul Martin piaffe d'impatience d'être aux commandes du gouvernement à Ottawa depuis plusieurs mois.Mais à l'ONU, on parle déjà de lui au passé.C'est que M.Martin a accepté la semaine dernière, à la demande du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, de coprésider une commission sur le rôle que peut jouer le secteur privé dans le développement des pays pauvres.Or, le centre de nouvelles de l'ONU qui donne les détails de cette annonce décrit M.Martin comme « l'ancien premier ministre du Canada », une description qui doit faire rire son éternel rival, Jean Chrétien.Le 12 juin, le ministère irakien du Pétrole a fait sa première vente depuis la fin de la guerre.Six compagnies ont acheté huit millions de barils de pétrole stockés au port de Ceyhan, en Turquie, et deux autres millions entreposés à Mina al Bakr, un terminal offshore situé dans le golfe Persique, non loin du port de Fao.Parmi les acheteurs, une seule compagnie était américaine : Chevron Texaco.Les autres étaient espagnole, française, italienne et turque.La théorie voulant que les États-Unis aient envahi l'Irak pour mettre la main sur son pétrole ne s'est pas encore avérée.« Il n'y a eu aucune surprise dans les premiers contrats pour le pétrole irakien », affirme Valérie Marcel, une Québécoise qui a écrit plusieurs articles sur l'industrie pétrolière irakienne au Royal Institute of International Affairs, à Londres.« Avant la guerre, l'Irak avait déjà tendance à vouloir approfondir ses relations avec des compagnies américaines, pour lier leur gouvernement à ses intérêts.L'Irak de Saddam Hussein choisissait ses contrats sur la base des nationalités, mais pas comme on le pense souvent.» Normalement, un pays producteur de pétrole signe des contrats mensuels avec les acheteurs, qu'il s'agisse de multinationales ou d'intermédiaires.Mais l'Irak ne peut pas encore garantir un flot régulier de brut : la réparation des pipelines, stations de pompage, raffineries, et autres infrastructures, prend plus de temps que prévu aux ingénieurs de l'armée américaine.Pillage et sabotage De plus, le pillage et le sabotage ont causé des dommages considérables, quatre fois plus importants que ceux causés par la guerre en mars et en avril, selon certains estimés.En tout, les dommages seraient d'un milliard.« Un journaliste que je connais m'a dit qu'à la place d'une station de pompage, il n'a trouvé qu'un bloc de béton, dit Mme Marcel, qui a fait un doctorat en relations internationales à Paris et en Égypte.Il y a eu au départ du pillage désorganisé, des gens qui avaient besoin d'un tuyau et qui en trouvaient dans l'usine de pétrole, puis du pillage mafieux, de la part de groupes impliqués dans l'ancien régime, qui avaient accès à des voitures, à des contacts, pour vendre les pièces volées à l'étranger, au Koweït par exemple.Puis, il y a eu de plus en plus de sabotage pour entraver les efforts de reconstruction.Plus les leaders de l'ancien régime sont arrêtés ou assassinés, plus ça va démobiliser le mouvement de sabotage politique.Résistance antiaméricaine La plupart des actes de sabotage ont eu lieu dans la partie sunnite de l'Irak, au centre, où sont situées les deux stations de triage des oléoducs du pays, Haiji et Hadithah.Haiji, notamment, se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Tikrit, ville natale de Saddam Hussein.« Dans le Sud et le Nord, les chiites et les Kurdes ont conservé un bon contrôle sur les infrastructures pétrolières », explique Anas Faisal Alhajji, professeur d'économie à l'Université d'Ohio du Nord, qui a rédigé plusieurs articles dans des revues spécialisées sur le pétrole irakien.La plupart des sabotages ont eu lieu à la fin du mois de juin.Mais selon M.Alhajji, cela ne veut pas dire que les patrouilles resserrées des GI ont dissuadé la résistance antiaméricaine.« Quand le pétrole va recommencer à couler dans le pipeline nord-sud, d'ici deux à trois mois, les attentats vont recommencer.Maintenant, ça ne vaut pas la peine.» Beaucoup de médias ont mentionné que l'objectif de deux millions de barils par jour (BPJ) d'ici la fin de l'année, évoqué par les forces d'occupation, est ambitieux.Avant la guerre, l'Irak exportait deux millions de BPJ.Le ministre irakien du Pétrole, Thamir Ghadhbane, qui était en février directeur général du ministère, a évoqué en juin une cible d'un million et demi d'ici la mi-juillet, qui s'est avérée trop optimiste.Aux dernières nouvelles, la production ne dépassait pas un million.Le président de la pétrolière Conoco Phillips, Archie Dunham, a déclaré en juin à la presse spécialisée qu'il doutait que l'objectif de 1,5 million de BPJ soit atteint d'ici la fin de l'année.Cet optimisme se retrouve dans les plans américains de reconstruction de l'Irak qui misent sur une production de six millions de barils.Au mieux, cet objectif serait atteint au début de la décennie 2010, selon la plupart des experts consultés par La Presse.Les estimations des investissements nécessaires vont jusqu'à cinq milliards de dollars américains.Nouvelle technologie Cette année, les revenus pétroliers irakiens atteindront au maximum sept milliards$ US, alors que le budget américain pour l'Irak était de 15 à 20 milliards.Le pillage et le sabotage ne signifient toutefois pas nécessairement un délai supplémentaire.« À la limite, les ingénieurs américains n'ont pas besoin des anciennes infrastructures, puisqu'ils doivent faire un bond technologique de 20-30 ans, note Valérie Marcel, jointe en Angleterre.Ils doivent de toute façon adopter la stratégie de la table rase.Leur inquiétude est que les professionnels irakiens ne soient pas capables d'intégrer toute la nouvelle technologie, comme le GPS ou la détection sismique.» Outre la réfection de la ligne stratégique entre Kirkuk et Bassora, la modernisation concerne les vieilles lignes vers le Liban et la Syrie.L'Arabie Saoudite a entrepris depuis quelques années des négociations avec la Jordanie pour ressusciter le pipeline transarabien (Tapline) conçu dans les années 40 pour approvisionner l'Occident par Haïfa ou Sidon.L'Irak avait aussi évoqué un nouveau pipeline vers la Jordanie en 2000.Quant au pipeline cinquantenaire vers la Syrie, il a été modernisé et a reçu un jumeau en 2002, à la faveur des efforts des trafiquants de pétrole.« Les États-Unis vont sûrement vouloir utiliser le pipeline syrien pour faire des pressions politiques sur la Syrie », estime M.Alhajji.Les opinions divergent sur l'ampleur des dommages causés par le régime de Saddam Hussein.« Il n'y a rien d'irréparable, contrairement à ce qui s'est passé en URSS, affirme Bob Tippee, éditeur du Oil and Gas Journal, publié au Texas.Les techniciens irakiens étaient compétents.Ils ont fait beaucoup de travail à l'aveugle parce qu'ils n'avaient pas accès à du matériel de remplacement à cause des sanctions, mais ils connaissaient leur géologie.Le pire aspect de la gestion du régime de Saddam Hussein a été la fluctuation de la production pour des motifs politiques.Ce n'est pas très bon pour les nappes.» ÉVÉNEMENT L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se réunit à Vienne depuis jeudi.Le fauteuil occupé par l'Irak est encore vide, comme lors de la rencontre de juin.ENJEU Si l'Irak quittait l'OPEP, sous des pressions américaines, les prix s'écrouleraient.Les revenus des pays du Moyen-Orient en souffriraient, et les projets extérieurs à l'OPEP, dans le golfe du Mexique ou en Alberta, seraient abandonnés.À VENIR Les forces d'occupation américaines ont désespérément besoin du pétrole irakien pour rebâtir le pays.La résistance antiaméricaine en Irak l'a bien compris et entreprend du sabotage contre les pipelines.Si les exportations ne reviennent pas à la normale, le marasme économique pourrait rendre la situation intenable pour les États-Unis.OTTAWA Des miettes pour les francophones La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, crie sur tous les toits qu'elle défend mieux que quiconque les droits des minorités au pays.Or, son organisation semble faire peu de cas de ce qu'elle prêche.Lorsque la candidate à la succession de Jean Chrétien a dévoilé cette semaine les grandes lignes de son programme, la version anglaise de son document était publiée sur du papier glacé alors que la version française l'était sur du papier ordinaire.Mme Copps a-t-elle manqué d'argent lorsque est venu le temps de publier la version de son document dans la langue de Molière ?BOSTON Fou de gorgonzola N'écoutant que son estomac, un rigolo a dérobé récemment près de Boston la mascotte du restaurant Spaghetti Eddie, Fat Boy, une statue de fibre de verre de deux mètres représentant un chef bedonnant.Dans un message téléphonique, l'individu, qui semblait vouloir se donner une voix de mafioso, a indiqué qu'il ne rendrait sa prise qu'après avoir reçu 400 kg de raviolis au fromage gorgonzola dans des sacs non identifiés.L'histoire ne dit pas s'il entend les consommer d'un coup ou constituer des réserves pour l'hiver.LONDRES Blair et le feng shui Tony Blair, qui est critiqué de toutes parts en raison de l'absence d'armes de destruction massive en Irak, voit les experts en feng shui s'ajouter à la liste de ses détracteurs.L'un d'eux a analysé, à la demande d'un tabloïd britannique, des photos de la résidence du premier ministre britannique réalisées pour le magazine Marie Claire, où l'on voit notamment plusieurs jouets qui traînent.« Le plancher des Blair est très chargé, avec beaucoup d'obstacles.Ça ne signifie pas seulement qu'ils peuvent trébucher au sens littéral du terme.Ça signifie aussi qu'ils peuvent trébucher dans leur carrière », analyse le spécialiste.Que les parents un brin bordéliques se le tiennent pour dit.Parmi les acheteurs, une seule compagnie était américaine: Chevron Texaco.La théorie voulant que les États-Unis aient envahi l'Irak pour mettre la main sur son pétrole ne s'est pas encore avérée.EN HAUSSE.EN BAISSE OTTAWA > BOBBY ORR Des rumeurs persistantes dans la capitale fédérale veulent que le premier ministre Jean Chrétien nomme l'ex-joueur étoile des Bruins de Boston au Sénat au cours des prochaines semaines.M.Orr pourrait ainsi rejoindre son ancien adversaire du Canadien de Montréal, Frank Mahovlich, que M.Chrétien a nommé à la Chambre haute en juin 1998.MONTRÉAL > LE SERVICE DE POLICE Lors de la première journée de protestation contre le minisommet ministériel de l'Organisation mondiale du commerce, le Service de police de la Ville de Montréal a procédé à l'arrestation de centaines de«manifestants ».Petit hic, plusieurs n'avaient rien à se reprocher, comme cet individu qui a eu lemalheur de se pointer au musée Juste pour rire pour récupérer un chèque au mauvais moment.Même un journaliste de La Presse a été appréhendé et forcé de se justifier pendant de longues minutes avant d'être finalement relâché.« Ce sont les risques du métier.C'est comme les journalistes qui ont couvert la guerre en Irak ou des zones de guerre.Certains se sont fait tuer.», a expliqué, sans rire, un porte-parole du Service de police, Robert Mansueto.ILS, ELLES ONT DIT.« Les marchés à terme se sont souvent montrés exacts dans leurs prévisions de choses comme des résultats d'élections ; ils sont souvent meilleurs que les experts.» L'Agence américaine de projets de recherche de la défense (DARPA), se portant à la défense d'un programme, finalement rejeté par l'administration Bush, qui devait permettre à des spéculateurs de parier sur de futurs attentats au Moyen-Orient par l'entremise d'Internet.« Je dois dire que c'est peut-être la proposition la plus irresponsable, la plus scandaleuse et la plus mal pensée que cette administration ait pu présenter.» Le leader de la minorité démocrate au Sénat, Tom Daschle, au sujet de l'initiative de DARPA.Collaborateurs: Joël-Denis Bellavance, Judith Lachapelle et des dépêches de l'AFP, du Globe and Mail et du Christian Science Monitor. L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 A O Û T 2 0 0 3 P L U S B 5 Photothèque La Presse © Le pétrole irakien coûte un dollar américain par baril à produire, 10 fois moins que le pétrole albertain, mexicain ou vénézuélien.Mais la guerre, le pillage et le sabotage ont causé des dommages considérables aux infrastructures de l'Irak.L'OPEP n'accueille que les pays souverains Aucun représentant de l'Irak n'a participé à la dernière réunion du cartel pétrolier MATHIEU PERREAULT EN JUIN, l'Irak n'a pas participé à la réunion de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP).« Au début, je pensais que c'était important, dit Valérie Marcel.J'avais entendu dire que certains groupes irakiens avaient voulu y participer, mais n'avaient pas été invités.Je me demandais s'il y aurait un observateur américain, ce qui aurait été fascinant.Malheureusement, ça ne se passera pas comme ça.L'OPEP n'invitera pas l'Irak tant qu'il ne sera pas clair qu'il y a un gouvernement souverain.On est souverain quand les autres pays nous reconnaissent.L'OPEP ne voulait pas prendre le risque de reconnaître n'importe qui.» À court terme, l'OPEP peut se passer de la participation de l'Irak, qui a officiellement des quotas de 2,5 millions de barils par jour (BPJ).« En ce moment, d'autres producteurs prennent la place de l'Irak, explique Mme Marcel.Quand l'Irak arrivera à deux millions de barils, il faudra limiter les tricheries.» Et qu'en sera-t-il quand la production sera de six millions de BPJ ?« Ça ne se fera pas avant 10 ans, affirme Mme Marcel.L'Arabie Saoudite sera alors à 12-15 millions.Et la demande sera peut-être complètement différente, si l'Asie connaît une forte croissance.» Bon nombre de think-tanks américains ont réclamé une libéralisation du marché pétrolier en Irak.Mais selon tous les experts consultés par La Presse, il est peu probable que l'Irak quitte l'OPEP.Même s'il privatisait ses puits de pétrole, il pourrait garder un contrôle sur la production, note M.Tippee, éditeur du Oil and Gas Journal.« Si l'Irak sort de l'OPEP, il va y avoir une vraie crise de l'approvisionnement en pétrole, affirme Leonardo Maugeri, vice-président chez Ente nazionale idrocarburi, le Petro-Canada italien, qui a écrit un article sur le pétrole irakien dans le prestigieuse magazine Foreign Affairs en juillet.Les prix vont s'écraser, provoquant une baisse dramatique des revenus des pays du Moyen-Orient.Les projets d'exploration dans le golfe du Mexique, en Alaska et en Alberta vont devenir déficitaires et seront abandonnés.Et l'Occident va être encore davantage dépendant du pétrole du Moyen-Orient, une région qui deviendra encore plus instable à cause des resserrements budgétaires.» En gros, le pétrole irakien ou saoudien coûte un dollar américain par baril à produire, 10 fois moins que le pétrole albertain, mexicain ou vénézuélien, selon M.Alhajji, de l'Université d'Ohio du Nord.Les prix tournent aujourd'hui autour de 30 $ et l'Arabie Saoudite a besoin qu'il soit de 24-25 $ pour équilibrer son budget.Dans son article publié dans le Foreign Affairs, M.Maugeri, auteur d'un livre appelé Petrolio, souligne que le spectre d'une mainmise moyen-orientale sur l'économie mondiale est évoqué seulement lorsque les prix grimpent.« Or, c'est justement quand les prix sont élevés que l'Occident a d'autres solutions pour acheter son pétrole, explique le haut cadre italien, joint en Crète, où il passe ses vacances.L'OPEP n'est pas une menace à la sécurité des approvisionnements en pétrole.Elle en est la garantie.» Photothèque La Presse © À Bruxelles, en mars dernier, des manifestants ont crié leur désaccord à « une guerre pour le pétrole ».remontée du pétrole irakien 1 \u203a Pipeline Haïfa Construit dans les années 40, il a été détourné vers Sidon, au Liban, après la création d'Israël en 1948, à cause du conflit israélo-arabe.Le pipeline a été fermé définitivement en 1976, à cause de l'intensification des combats au Liban.Les exportations de pétrole vers la Jordanie ont continué jusqu'en 1990, quand l'Arabie Saoudite, qui contrôle le pipeline, a puni la Jordanie qui s'était alliée à l'Irak.En 2000, la Jordanie et l'Irak ont conclu une entente pour un qui permettrait d'exporter 250 000 barils par jour (BPJ) en Jordanie.2 \u203a Pipeline Banias Construit dans les années 50, il a été fermé au début des années 80 à cause d'un froid politique entre l'Irak et la Syrie.Ces dernières années, il a servi à la contrebande de pétrole.Un deuxième pipeline a été ajouté en 2002, portant la capacité à 200 000 BPJ.3 \u203a Pipeline stratégique Nord-Sud Ce pipeline réversible, qui peut couler vers le nord ou le sud selon les besoins, a été construit en 1975.Endommagé durant la guerre du Golfe, il n'a été rouvert qu'en 2001 et n'atteint pas sa pleine capacité de 1,4 millions BPJ.La portion située entre Kirkuk et les ports turcs, qui a une capacité de 1,6 million BPJ, est moins endommagée mais a été l'objet de sabotage en juin.Le terminal offshore de Mina al-Bakr, où est dirigé le pétrole arrivant à Fao, atteignait avant la guerre une capacité de 1,2 million BPJ, sur une capacité maximale de 1,6 million BPJ.4 \u203a Pipeline entre Kirkuk et Baiji Des sabotages ont eu lieu sur cette ligne, qui mène à une importante raffinerie à Baiji.5 \u203a Pipeline entre Baiji et Hadithah Baiji, un noeud important du système d'oléoduc irakien, est situé à quelques dizaines de kilomètres de Tikrit, ville natale de Saddam Hussein.D'importantes attaques de saboteurs y ont eu lieu, ainsi que du pillage organisé.Du sabotage a également eu lieu à la station de pompage de Hadithah.6 \u203a Pipeline entre Sufaya et Baiji La Syrie et l'Irak se partagent quelques champs situés dans la portion nord de leur frontière.Quelques dizaines de kilomètres séparent le pipeline amenant le pétrole irakien vers Baiji et le pipeline syrien amenant le pétrole syrien à Banias et Tripoli.Un lien pourrait être intéressant, mais il faudrait augmenter la capacité du pipeline syrien.Les oléoducs en Irak Dortyol Ceyhan Banias Tripoli Sidon Haïfa Zarqa IRAK SYRIE SYRIE LIBAN ISRAËL JORDANIE TURQUIE IRAN ARABIE SAOUDITE KOWEïT Kirkuk Fao Hadithah Sufaya Bagdad Baiji Pipeline Banias Pipeline Baiji/Hadithah Pipeline Kirkuk/Baiji Pipeline Haïfa Pipeline stratégique Nord-Sud Zone riche en pétrole B6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 AOÛT 2003 Des BPC dans le saumon d'élevage?JUDITH LACHAPELLE APRÈS LES concentrations de mercure dans certains poissons, faudrat- il désormais s'inquiéter des taux de BPC dans le saumon d'élevage ?Selon des données recueillies par l'Environnemental Working Group (EWG), organisme écologiste établi à Washington, le populaire saumon d'élevage contient des concentrations de BPC telles que les autorités devraient en restreindre la consommation.Mais avant de bouder le poissonnier, mieux vaut regarder attentivement le travail d'EWG.Le dévoilement de ces résultats a fait grand bruit aux États-Unis, mais EWG s'est également attiré de nombreuses critiques, notamment sur la méthodologie de son enquête.D'abord, les chercheurs d'EWG ont analysé les concentrations en biphényles polychlorés (BPC) dans un très petit échantillon, soit 10 filets de saumon provenant de 10 supermarchés situés dans cinq villes américaines.Et puis les concentrations de BPC détectées sont en deçà des normes fixées par la Food and Drug Administration (FDA), admet EWG.Par contre, selon l'analyse des environnementalistes, si la FDA appliquait les normes recommandées par une autre agence gouvernementale, l'Environnement Protection Agency (EPA), concernant la consommation de poissons de pêche sportive qui contiennent des BPC, les amateurs de saumon ne devraient pas en manger plus d'une fois par mois.Une conclusion qui a fait bondir le toxicologue Charles Santerre, de l'Université Purdue, en Indiana.Il ne se gêne pas pour réclamer une norme plus sévère sur les concentrations de mercure dans le poisson.Mais il croit que les avantages de la consommation de saumon (dont les acides gras oméga-3) l'emportent sur les dangers des BPC.« Les BPC sont une préoccupation majeure dans le cas des poissons de pêche sportive.Les taux de BPC dans le saumon d'élevage ne sont pas, à mon avis, très inquiétants.» Un adulte qui consommerait du saumon d'élevage chaque semaine pendant 70 ans pourrait être sensiblement plus à risque de souffrir d'un cancer, dit Charles Santerre.Par contre, « les bénéfices pour la santé de maintenir un régime riche en acides gras oméga-3 outrepassent de loin ces risques », dit-il.Dans le cas des femmes enceintes et des enfants, l'exposition aux BPC est susceptible de retarder le développement pendant la croissance.C'est pourquoi, pour ces populations jugées plus à risque par M.Santerre, la consommation hebdomadaire de saumon devrait, selon lui, se limiter à 227 grammes (8 onces).Santé Canada n'émet pas de recommandation concernant la consommation de saumon d'élevage.D'ailleurs, au Canada comme aux États-Unis, la quantité maximale de BPC dans le poisson a été fixée à deux parties par million (ppm).Selon les plus récents tests menés par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) en 2002, les échantillons de saumon d'élevage ne contenaient pas plus de 0,06 ppm de BPC, tandis que la majorité des échantillons se situaient en deçà de 0,005 ppm (plus d'une centaine d'échantillons ont été testés).La moyenne des 10 échantillons testés par EWG se situe à 0,027 ppm.L'EPA recommande de ne pas manger de poisson plus de deux fois par semaine lorsqu'il contient des concentrations de BPC supérieures à 0,006 ppm.C'est ainsi que, en se basant sur l'un des échantillons testés, EWG a conclu que les consommateurs devaient se restreindre à un seul repas par mois.L'étude de EWG n'est cependant pas la première à se pencher sur la présence de BPC dans le saumon d'élevage.L'an dernier, des expert britanniques et belges avaient trouvé des concentrations « relativement élevées» de BPC dans la chair de saumons élevés au large de l'Écosse.Le généticien Michael Easton, de Vancouver, avait aussi trouvé des concentrations de BPC qui l'amenaient à suggérer que les enfants ne consomment pas de saumon plus d'une fois par semaine.La contamination des saumons d'élevage est causée par la nourriture qui leur est servie.Les chalutiers pêchent en pleine mer de petits poissons à partir desquels sont extraites l'huile et les matières solides qui constituent la moulée des saumons.Selon l'endroit où ils sont pêchés, ils contiennent plus ou moins de BPC.Les fermes d'élevage peuvent aussi ajouter des farines animales à la moulée pour en augmenter la teneur en protéines.De la canthaxanthine, un colorant alimentaire, est également mélangée à la nourriture pour donner à la chair du saumon d'élevage la couleur rosée que le saumon sauvage acquiert naturellement en mangeant des crustacés.Photo CP Incendies dans l'Ouest canadien Plusieurs villages étaient menacés hier par une vingtaine d'incendies qui se sont déclarés dans l'Ouest canadien, aussi bien en Colombie-Britannique (notre photo) que dans l'Alberta voisine.Alors que l'Ouest, traversé par des vents forts, connaît une grande sécheresse, les autorités ont demandé à quelque 1800 personnes de la région de Kamloops de se tenir prêtes à être évacuées.À certains endroits, le feu serait d'origine criminelle \u2014 deux hommes ont d'ailleurs été arrêtés hier \u2014 tandis que d'autres incendies seraient dus à la foudre.EN BREF ENCANS Les filles du gourou d'Aum gagnent un procès en diffamation DEUX FILLES de Shoko Asahara, le gourou de l'exsecte Aum emprisonné après l'attaque meurtrière au gaz sarin en 1995 dans le métro de Tokyo, ont gagné un procès en diffamation hier contre un magazine les accusant d'avoir séjourné au Canada aux frais de la secte.Un tribunal de Tokyo a condamné l'éditeur Shinchosha à verser 1,3 million de yens (environ 110 000 $) de dommages et intérêts à deux des trois filles de M.Asahara, âgées de 20 et 22 ans, et à publier des excuses pour un article paru dans l'édition de mai 2002 du magazine Shukan Shincho.L'article les accusait d'avoir passé des vacances de luxe au Canada, dépensant jusqu'à cinq millions de yens d'argent d'Aum, « sans se préoccuper de la responsabilité de la secte dans le dédommagement des victimes » de l'attentat au gaz sarin qui avait tué 12 personnes et en avait blessé 4000 autres.Mais le juge Junji Maeda a déclaré que l'article était « fabriqué de toute pièce et que seul le séjour au Canada était vrai ».Un Croate mord un pitbull pour sauver son chien UN CROATE A RÉUSSI à sauver la vie de son petit chien, un shi-tzu prénommé Nina, en mordant à son tour le pitbull qui s'apprêtait à déchiqueter son compagnon, a rapporté hier le quotidien Jutarnji List.Marko Jurcic, 58 ans, a laissé deux dents dans la nuque du féroce pitbull qui, hébété, a fini par lâcher sa proie.L'incident est survenu alors que les Jurcic rendaient visite à des amis, propriétaires du pitbull, dans la ville de Sibinj.Très calme de caractère, au point de laisser des chats l'approcher, selon ses propriétaires, le pitbull, Nika, s'est lancé sur le shi-tzu sans raison apparente.Le courage de Marko Jurcic et l'intervention rapide d'un vétérinaire ont sauvé la vie de Nina.ENCAN PUBLIC RELIANCE POWER EQUIPMENT LTD.86, boul.Hymus, Pointe-Claire, Québec Mercredi 13 août à 10 h 30 Machines à bobiner GE & HAMILTON, jusqu'à 122 pi de «swing»; four à pâtisserie DESPATCH de 200 kW, 120 po x 95 po x 120 po de hauteur; bac d'imprégnation à pression négative IMPREX; tour à banc rompu de 17 po x 52 po MISAL; cisaille sur socle BROWN BOGGS 48 po x 16 po; «box and pan brake» BROWN BOGGS 48 po; scie à bras radial 16 po DEWALT; scie à ruban vert.et horiz.GENERAL; (2) grues à flèche BULL-MOOSE de 15 000 et 10 000 lb; lève-palette ALLIS-CLALMERS, cap.10 000 lb; lève-palette HYSTER, cap.5 000 lb; pont portique en «A» hyd.20 t CUSTOM; pulvérisateurs puissants; presses d'atelier; perceuses à colonne; machines à souder; outils manuels; etc.(120+) TRANSFORMATEURS 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ÉTAGÈRE DOUBLE À ROUES PRÉSENTOIRS VARIÉS COMPTOIR EN U EMBALLEUSE MACHINE À POP-CORN T-200 VHS SHARP SYSTÈME DE SON TOSHIBA SYSTÈME D'ALARME (3) ORDINATEUR AVEC TIROIR CAISSE ET IMPRIMANTE COFFRE-FORT REMBOBINEUSE SYSTÈME DE SURVEILLANCE SYLVANIA AVEC 4 CAMÉRAS SYSTÈME ANTIVOL CHECK POINT ETC.CONDITIONS : 25 % COMPTANT À L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ FRAIS D'ACHETEUR 10% ENCAN MONIQUE GIGUÈRE Le Soleil IL ÉTAIT une fois en Afghanistan un roi qui avait son palais.Et une reine qui avait son palais.Les deux étaient séparés par un vaste terrain vague.Les souverains étaient loin de s'imaginer qu'un jour, à l'issue d'atroces guerres qui dévasteraient leur royaume, l'armée canadienne choisirait précisément cet emplacement, entre le roi et la reine, pour y monter son camp et y planter son drapeau.« C'est très impressionnant.Notre camp est accoté aux palais sur deux côtés et bordé par la ville sur un troisième.Avec en arrière-plan des montagnes plus hautes que le mont Washington.Peut-être à cause des palais, le camp fait plus soft.C'est unique.Différent de tous nos autres camps », explique, de Kaboul, le matelot de première classe Peter Baxendale, 28 ans, originaire de Shawinigan.Membre de l'équipe d'activation dans le théâtre (EAT) chargée de tout mettre en place pour l'arrivée du premier contingent des Forces canadiennes, à la mi-août, Peter Baxendale, technicien en approvisionnement de son métier, raconte comment ce camp, qui fait 5 kilomètres carrés, a surgi de terre à partir de rien en six courtes semaines.« C'est un très gros chantier.On est parti de zéro ! En Bosnie, on montait nos camps à partir de bâtiments existants.Ici, rien.Un champ qu'il a fallu commencer par égaliser pour le passage des véhicules.Puis, on s'est attaqué à la construction du périmètre de sécurité.Une alternance de barbelés de 8 à 10 pieds de haut et de murs à l'épreuve des balles érigés avec une variété de matériaux.C'est incroyable, le travail accompli », lance-t-il, non sans fierté.Si bien que, maintenant, tout est pratiquement prêt pour accueillir le premier déploiement de troupes, dont l'essentiel vient de Petawawa.« Le gros de l'infrastructure est en place.Les tentes sont montées.L'électricité, l'eau, les douches, les cafétérias, les lits.Tout est en place.Les travaux avancent à vue d'oeil.C'est très stimulant.Le camp, c'est comme une ville dans la ville », témoigne encore le jeune militaire, fasciné par la rapidité d'action de son équipe de 150 membres.La chaleur Peter Baxendale, qui a servi à Valcartier de 1997 à 2001, et le major Roland Lavoie, officier de relations publiques (ORP), répondent d'une seule voix quand on leur demande de désigner la plus grande difficulté à laquelle ils ont dû faire face sur le terrain depuis leur arrivée à Kaboul.Et ce n'est ni la dangerosité de la mission ni les risques d'attentat suicide, ni la mentalité des Kaboulis, aux antipodes de la nôtre.C'est la chaleur.L'écrasante, l'insoutenable chaleur ! « Ce sont des températures extrêmes, souligne le major Lavoie.Jour après jour, le mercure oscille entre 40 et 50 degrés Celsius.Il peut même atteindre les 60 degrés.Et sécurité oblige, nous les militaires, on doit se déplacer dans des véhicules fermés sur lesquels frappe un soleil de plomb.» « Pour vous donner une idée, on ingurgite jusqu'à 6 litres d'eau par jour, à part les repas, enchaîne Baxendale.On n'est pas habitués à pareille chaleur au Canada.» Mais ce ne serait rien comparé à ce que vivent les Kaboulis.« Les conditions d'hygiène sont nulles, laisse tomber Peter, qui a fait deux ans d'anthropologie à l'Université Laval.La viande reste suspendue des journées entières au gros soleil à côté de tas d'ordures.Pas surprenant qu'il y ait tant de malaria.» « Kaboul est une ville très endommagée, qui n'a plus d'infrastructures.Des égouts à ciel ouvert et des débris partout.La vie n'est pas facile pour les Afghans.Mais ils sont vaillants.Ils marchandent.Réparent.Construisent.Ça bouge dans la capitale.C'est encourageant de voir la ville se redresser ainsi », conclut le major Lavoie.7jours consécutifs LES PETITES ANNONCES AUTOBAINES Pour cette offre spéciale, aucun changement ne peut être apporté au texte original en cours de publication.On peut annuler après la première parution, cependant la facturation s'établira obligatoirement pour le nombre de jours de parution demandé lors de la réservation.Payables avant publication.987-VENDU sans frais 1 866 987-VENDU (8363) 5 ,79 $ par jour pour 3 lignes 1,93 $ par ligne additionnelle par jour taxes en sus pour seulement AVIS PUBLIC DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE 9029-2921 QUÉBEC INC.\" ARTISTAT \" SERONT VENDUS PAR : LE: MARDI 8 AOÛT 2003 À 10 H 30 AU: 1470, RUE PEEL, BUREAU 800, TOUR B, MONTRÉAL QC INSPECTION: LE LUNDI 4 AOÛT 2003 DE 9 H À 16 H 30 COMPAGNIE DE GRAPHISME ET ÉDITION DESKTOP SALLE DE NUMÉRATION : Numérateur à tambour Linotype Hell mod.Chronographe S3300 Numériseur Scitex mod.Smart 340 Numériseur Agfa mod.Horizon, etc.SALLE DE REPRODUCTION : Couteau vertical Hunt Compresseur portable Porter Cable (2hp) Machine à plastifier 60 pi Seal Porducts mod.IT-6000 Ultra Perce feuille Performance Design Machine à plastifier 30 pi GBC (2) table à vide 48 po x 72 po et 103 po x 57 po Seal Products Perceuse à papier Challenge Tunnel à chaleur Saturn Couteau à papier 20 po électronique Challenge Brocheuse électrique Nagel Rinak (2) Brûleur à plaque 30 po x 40 po Douthitt avec lampe UV et pompe Système de linotype (2) Machine à impression de négatifs Scitex mod.Dolev 400 et 200 Etc.SALLE DE COMPOSITE : Imprimante couleur 30 pi Iris mod.5030 Imprimante couleur Epson mod.Pro 9000 avec ordinateur.ÉQUIPEMENT : Balance électronique Pelouze (5) Table lumineuse 44 po x 34 po (3) Couteau rotatif Rotatrim Lettratrim Machine à boudiner Ibigo Table lumineuse 32 po x 32 po X-Rite Bassin pour lavage de pièces Citation (2) Déshumidificateur mural NPE Ventilateur Vacuum avec système de tuyaux Tranfo Marcus 15 KVA Convertisseur de phase rotative Dyna Phase 30 HP (2) Caisson lumineux Soft Vire Colorimètre X-Rite BUREAU : Comptoir de réception en U Causeuse et divan Statue en armure de chevalier Distributeurs à boissons gazeuse et friandise (4) Chaise dessinateur (10) Classeur latéral 4 tiroirs Ensemble de bureau en L Env.(20) fauteuil secrétaire Horodateur électronique Armaco (4) suite exécutive (5) Armoire en métal (3) Classeur à plan 5 et 10 tiroirs Télécopieur Canon Suite présidentielle avec fauteuil en cuir Humidificateur Bionaire Réfrigérateur Micro-ondes Etc.Photocopieur multifonctionnel digital Canon mod.Image Runner 3305 avec trieuse Système téléphonique Nortel Méridien 27 appareils et répondeur automatique Promoh INFORMATIQUE : (3) Macintosh G4, 384 Mo, D.D.20 à 30 Go Moniteur de 17 à 21 pouces Serveur IBM 1000 MHz (10) G3 Mac Intosh et Pentium III (20) Lecteur externe Iomega (10) D.D.Externe (2) imprimante laser HP 5M et 4 MV Densitomètre X-Rite Cisco système Logiciels assortis Adobe Sélecteur Ethernet HP- Etc.CONDITIONS : 25 % COMPTANT À L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ FRAIS D'ACHETEUR 10% SALLE D'IMPRESSION : Machine à plier Faltex ENCAN MACHINE À IMPRIMER RECTO/VERSO INFORMATISER INDIGO MOD.E-PRINT 1000 + LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 AOÛT 2003 B7 ENCANS AVIS Les Enchères Automobiles de Laval inc.2380, Montée Masson, Laval H7E 4P2 Tél.: (450) 666-1254 Fax.: (450) 666-8129 www.groupefournier.com ENCAN POUR LE PUBLIC Samedi 9 août 2003 à 9 h 30 ENCAN INTÉRIEUR Plus de 100 unités \u2014 1995 à 2003 AUTOS / VANS / PICK-UPS / VTT (Plusieurs avec balance de garantie du manufacturier) Chaque véhicule soumis à un essai routier Mandats : Banques\u2014Caisses pop.\u2014 Inst.fin.\u2014 Syndics de faillite\u2014Grossistes \u2014 Saisies légales et ventes sous contrôle de justice (aucun véhicule de particuliers) LISTE PARTIELLE Hyundai Accent '02, '03, Hyundai Santa Fé '01.Kia Magentis '01, Mercury Cougar '99.Chevrolet Venture '99, Chevrolet Silverado '97.VTT: Yamaha Banshee '01, Yamaha Grizzly '99.INSPECTION ET VÉRIFICATION PAR LES ACHETEURS Vendredi 8 août 2003 de 12 h à 20 h CONDITIONS : Dépôt de 10 % à l'adjudication (min.500 $) Projet: ADM-2003-02 Centre d'accueil La Salle, Montréal Le Centre d'accueil La Salle, propriétaire ayant son siège au 8686, rue Centrale, Montréal (La Salle) (Québec) H8P 3N4, demande des soumissions pour la construction de : Changement de portes de chambre et de revêtement de plancher et construction d'un fumoir à Montréal.Les documents contractuels pourront être obtenus : Nom : Gilles Vergnolle, architecte Adresse : 4076, St-Christophe Ville : Montréal H2L 3Y2 Tél.: (514) 524-1273 contre un chèque visé non remboursable de 25 $ émis à l'ordre du propriétaire.Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement de soumission délivré par une institution financière et établi au montant de 10 % de la soumission valide pour une période de quarante- cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions, soit d'un chèque visé au montant de 5 % de la soumission, fait à l'ordre du propriétaire, soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada dont la valeur nominale est de 5 % de la soumission.Les soumissions seront reçues à l'endroit suivant : Nom : Adresse : 8686, rue Centrale Ville : Montréal (La Salle) Tél.: (514) 364-6700 Date : le mercredi 20 août 2003 Heure locale en vigueur jusqu'à 14 h pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur place d'affaires au Québec ou, lorsqu'un accord intergouvernemental est applicable, au Québec ou dans une province ou territoire visé pour cet accord et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelque autre des soumissions reçues.Une visite des lieux est prévue le mercredi 13 août à 14 h.M.Jean-Paul Bouchard, directeur général Représentant du propriétaire désigné Note : Consulter les «Règlements adoptés en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (S5.r1.1).» LIQUIDATION SLP Canada Inc.en faillite Liste partielle (Voir photo site web) : 4 Chambres à peinture DEVILBISS - 3 CONCEPT II DOWNDRAFT 14 X 28 - 2 DOWNDRAFT 14 X 28 - 1 SIDE DRAFT 14' x 28' - Chambre de mélange de peinture 8' x 28' - Fusil à peinture - Machine à alignement FMC VISUALINER V-6 complète- Recycleur à solvant OMEGA M : RSGA2 - 2 Compresseurs KAESER M : BS-61, 50 h.p.- 2 Assécheurs d'air KAESER M : KRD 250 - Réserve à air, ligne à air, filtres régulateurs, etc.- Compresseurs 30 C.V.DEVILBISS comprenant assécheur - Outillages pneumatiques, électrique et manuel - Perceuse - Sableuse - Rectifieuse - Grande quantité de papier sablé - Balance VIM digitale 5000 lb - Armoires différentes grandeurs pour produits inflammables et étagères robustes - «Impact gun» - Produits de peinture, débosselage et composites - Chariots, supports et accessoires - Chariot élévateur: YALE 3 sections 4500 lbs - Composites : Fibre de verre mat - Résine - Machine à gel coater - «Chopper gun» - Robot: MOTOMAN - ABB - Press injection : 5 tonnes, 10 tonnes, 50 tonnes (STERLCO), 180 tonnes, 1000 tonnes - Etc.Consultez notre site Internet : 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l'ordre du propriétaire à compter du 5 août 2003 à 10h00.Une visite des lieux est prévue le 8 août 2003 à 10h00 (au service des ressources techniques situé au sous-sol du Centre Hospitalier).Les soumissions devront être accompagnées d'une garantie de soumission correspondant à dix pourcent (10%) du montant total, avant taxes, de la soumission pour le Centre Hospitalier Anna-Laberge.La garantie de soumission est sous forme de cautionnement ou de chèque visé payable à l'ordre du: Centre Hospitalier Anna-Laberge et valide pour une période de 90 jours de la date d'ouverture des soumissions.Les soumissions seront reçues à l'endroit suivant, 200 Boulevard Brisebois, Châteauguay (Québec) J6K4W8 tél.: 450-699-2435; le 26 août 2003 heure locale en vigueur 14h00; pour être ouvertes publiquement au même endroit le mêmejour et à lamême heure.Seuls sont admisàsoumissionner les entrepreneurs ayant leur place d'affaires au Québec ou lorsqu'un accord intergouvernemental est applicable au Québec ou dans une province ou territoire visé pour cet accord et détenant la licence requise en vertu de la loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le Groupe des Sept, Atelier d'architecture chèque visé Service des ressources techniques (sous-sol) Centre Hospitalier Anna-Laberge Avis: Le propriétaire ne s'engage à accepter ni la plus basse ni quelque autre des soumissions reçues.APPEL D'OFFRES AD 03-017 PROJET: 05-0018-0101 Centre de formation : Aménagement de salles de classes 3160025A 3160122A www.USherbrooke.ca Appel d'offres Projet Contrat d'entretien ménager des immeubles 2003-2008 Université de Sherbrooke Université de Sherbrooke 2500, boulevard de l'Université Sherbrooke (Québec) J1K 2R1 L'Université de Sherbrooke demande des soumissions pour l'entretien ménager des immeubles de l'Université sur le campus principal et le campus de la santé de l'Université de Sherbrooke.Les devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au local B4-219 de la Centrale d'énergie à partir du 4 août 2003 contre un dépôt de cent dollars (100$) qui sera non remboursable.Si ce dépôt est sous forme de chèque, il devra être libellé au nom du propriétaire.Les soumissions dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues à l'Université de Sherbrooke, au Service des immeubles, local B4-219 de la Centrale d'énergie, campus principal, jusqu'à 15 heures, heure en vigueur localement, le 4e jour du mois de Septembre 2003 pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Le soumissionnaire doit fournir avec sa soumission une garantie de soumission correspondant à dix pour cent (10%) du montant de sa soumission.La garantie doit être fournie sous forme de cautionnement ou de lettre de garantie irrévocable, auquel cas les modèles prévus dans les documents d'appel d'offres devront être utilisés ou au moyen d'un chèque visé, d'un mandat, d'une traite ou d'obligations payables au porteur émises ou garanties par le gouvernement du Québec, du Canada ou d'une province ou d'un territoire visé par un accord intergouvernemental applicable et dont l'échéance ne dépasse pas cinq (5) ans.La garantie de soumission devra être échangée avant la signature du contrat par une garantie d'exécution du contrat sous forme de cautionnement.Ces garanties pourront être fournies au moyen d'un chèque visé, d'un mandat, d'une traite ou d'obligations payables au porteur émises ou garanties par le gouvernement du Québec, du Canada ou d'une province ou d'un territoire visé par un accord intergouvernemental et dont l'échéance ne doit pas dépasser cinq (5) ans.Lorsque ces garanties sont sous forme de cautionnements, le montant de chacune d'elles doit correspondre à cinquante pour cent (50%) de la valeur du contrat et ces cautionnements doivent être fournis suivant les modèles prévus aux documents d'appel d'offres; lorsque ces garanties sont sous une autre forme autorisée, chacune d'elles doit correspondre à dix pour cent (10%) de la valeur du contrat.Les soumissions devront être valides pour une période de soixante (60) jours.Lorsque la valeur du marché est égale ou supérieure à 250 000 $, seules les soumissions en provenance d'entrepreneurs ayant un établissement au Québec et dans les provinces et territoires assujettis à l'Accord sur le commerce intérieur, l'Accord de libéralisation des marchés publics du Québec et de l'Ontario et l'Accord de libéralisation des marchés publics du Québec et du Nouveau- Brunswick seront considérées dans le cadre du processus d'appel d'offres.Lorsque la valeur du marché est égale ou supérieure à 100 000 $ mais inférieure à 250 000 $, seules les soumissions en provenance d'entrepreneurs ayant un établissement au Québec et dans les provinces assujetties à l'Accord de libéralisation des marchés du Québec et de l'Ontario et l'Accord de libéralisation des marchés publics du Québec et du Nouveau-Brunswick seront considérées dans le cadre du processus d'appel d'offres.De plus, seules les soumissions qui proviendront d'entrepreneurs détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q.c.B-1.1) seront considérées aux fins du processus d'appel d'offres.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leurs soumissions.Toutes les soumissions devront être faites conformément au Règlement sur les contrats de construction des immeubles des commissions scolaires, tel qu'amendé à ce jour.Le Propriétaire ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues.Luce Samoisette Vice-rectrice à l'administration et rectrice adjointe Propriétaire 3160019A APPELS D'OFFRES La Ville de Montréal, arrondissement de La Salle requiert des soumissions pour: RESTAURATION DE VANNES AVEC MANIPULATION, CONTRAT V.03-1005, SOUMISSION Date d'ouverture: Dépôt pour obtention des plans et devis 21 août 2003 55 $ (chèque certifié seulement) T.P.S.et T.V.Q.incluses (non remboursable) Dépôt de soumission: 10% de la soumission Pour informations, veuillez contacter Madame Christianne Cyrenne au (514) 367-6760.N.B.Les soumissionnaires pour ce contrat (V.03-1005) devront aussi se procurer le cahier des charges générales TRAVAUX DE VOIRIE, ÉDITION 1995, ouvrage de références permanent pour ces dits travaux à la réception des Ateliers municipaux, au coût de 60 $ chacun (chèque certifié seulement - T.P.S.et T.V.Q.incluses).AMÉNAGEMENT D'UN TERRAIN DE SOCCER EN GAZON SYNTHÉTIQUE DU TYPE FIELDTURF AU PARC RIVERSIDE SITUÉ SUR LA RUE CENTRALE, ENTRE LA 35e AVENUE ET LA RUE RAYMOND, DANS L'ARRONDISSEMENT DE LASALLE, CONTRAT T.S.03-1004, SOUMISSION Date d'ouverture: Dépôt pour obtention des plans et devis: 21 août 2003 55 $ (chèque certifié seulement) T.P.S.et T.V.Q.incluses (non remboursable) Dépôt de soumission: 10% de la soumission Pour informations, veuillez contacter Monsieur Yves Pépin chez Teknika au (514) 931-1080 poste 227.Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'offres numéros 094348 et 094247 à compter du mercredi le 6 août 2003 en s'adressant aux Ateliers municipaux de La Salle, 7277, rue Cordner, La Salle (Québec) H8N 2J7, du lundi au jeudi de 8 h à 11 h 45 et de 13 h 15 à 16 h et le vendredi de 8 h à 11 h 45.Les soumissions devront être retournées au service des ressources matérielles, bureau d'arrondissement, 55, avenue Dupras, La Salle (Québec) H8R 4A8, le 21 août 2003 AVANT 10 h 30.L'ouverture des soumissions se fera le 21 août 2003 à 10 h 30 au bureau d'arrondissement, 55, avenue Dupras, La Salle (Québec) H8R 4A8.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.La Ville de Montréal, arrondissement de La Salle ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Services administratifs Ressources financières et matérielles AVIS AVIS DE SOUMISSION L'Office municipal d'habitation de Montréal acceptera des soumissions remises dans une enveloppe cachetée, adressée à l'Office municipal d'habitation de Montréal pour l'appel d'offres décrit ci-dessous : No Appel d'offres Description Garantie de soumission C03-902-O Projet Maywood 10 % Construction de 135 logements abordables arrondissement Pointe-Claire Les soumissions cachetées seront reçues en main propre, le JEUDI 28AOÛT2003, entre13h30et15h00 inclusivement, au 415, rue Saint-Antoine Ouest, 4e étage, Montréal (Québec) H2Z 1H8 et seront ouvertes le même jour, à 15 h 15.C'est au 415, rue Saint-Antoine Ouest, 4e étage, à compter du 7 août 2003 à 13 h 30 que l'on pourra se procurer le cahier d'appel d'offres qui sera remis sur paiement NON REMBOURSABLE sous forme D'ARGENT COMPTANT ou de CHÈQUE VISÉ tiré sur une Banque canadienne ou une Caisse populaire et payable à l'ordre de l'Office municipal d'habitation de Montréal, d'un montant égal à autant de fois cinquante dollars (50 $) en monnaie légale du Canada, qu'il sera demandé d'exemplaires.Les soumissions ne seront conformes qu'accompagnées d'un cautionnement de soumission émis par une compagnie acceptable par l'Office municipal d'habitation de Montréal, pour le montant indiqué ci-dessus.L'Office municipal d'habitation de Montréal se réserve le droit de rejeter la plus basse ou toute autre soumission ou d'en accepter aucune ou d'en accepter une partie seulement et le soumissionnaire ne pourra prétendre à aucune indemnité, ni contester pour quelque motif que ce soit le choix de l'Office municipal d'habitation de Montréal.Le directeur général, Fabien Cournoyer Aoùt 2003 3159882A ACQUISITION ET ENTRETIEN D'UNE IMPRIMANTE LASER À GRAND VOLUME La Commission de la construction du Québec, demande des soumissions en vue d'accorder un contrat pour l'acquisition et l'entretien d'une imprimante à grand volume compatible avec le protocole IPDS d'IBM, ayant une capacité minimum de 1 million d'impressions par mois et une vitesse de 100 impressions à la minute.Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues au cahier des charges, qui peut être obtenu à compter de 10 h (heure locale), le lundi 4 août jusqu'au vendredi 8 août 2003 à 16 h 30, en s'adressant à : Monsieur Louis Théoret Agent d'approvisionnement Gestion des approvisionnements Commission de la constrution du Québec 3530, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3R 2G3 Téléphone : (514) 341-7740 - poste 6218 Courriel : appel.d'offres@ccq.org Un montant de 50,00 $ l'exemplaire complet (chèque visé, mandat ou argent comptant) payable à la Commission de la construction du Québec est requis pour l'obtention des documents.Ce montant n'est pas remboursable.Seuls sont admis à soumissionner, les fournisseurs qui auront obtenu les documents d'appel d'offres directement auprès de la Commission de la construction du Québec.L'heure, la date et l'endroit pour la remise des soumissions sont fixés à 10 h 30, le 21 août 2003 à l'endroit mentionné ci-dessus.L'ouverture des plis, en présence des soumissionnaires, suivra immédiatement l'heure limite fixée pour le dépôt des soumissions.La Commission de la construction du Québec ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Alain Dumulong Chef de section Gestion des approvisionnements APPEL D'OFFRES # 500541 3159884A PRENEZ AVIS qu'une assemblée générale extraordinaire des actionnaires de la compagnie 3087-1701 Québec Inc.sera tenue au 240, rue Saint-Jacques Ouest, Bureau 800 à Montréal, le 12e jour du mois d'août, à 14 heures, pour les fins suivantes : 1.l'adoption de l'ordre du jour ; 2.la destitution de Monsieur Paul E.Miron à titre d'administrateur au conseil d'administration de la compagnie ; 3.l'élection de Monsieur Robert St-Jacques à titre d'administrateur au conseil d'administration de la compagnie ; 4.varia ; 5.la fermeture de l'assemblée.Cet avis est donné conformément à l'article 99 (2) de la Loi sur les compagnies.Donné à Montréal, ce 1er jour du mois d'août 2003.Robert St-Jacques Actionnaire B8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 2 AOÛT 2003 \"88&3 %& 8:686;1
de

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