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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-03-11, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0102A0311 Page A1/11mars 1LP0102A0311 ZALLCALL 67 23:54:19 03/10/02 B MONTRÉAL LUNDI 11 MARS 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 18e ANNÉE > NO 1 3 9 > 7 2 PA G E S > 6 C A H IE R S Retour en grâce Le soutien indéfectible du Canada depuis le 11 septembre a remis les pendules à l'heure, croit John Manley L'oubli, déjà.Samedi, fin de l'après-midi.J'ai pris un petit avion à hélices de Burlington à La Guardia.J'avais traversé la frontière près de chez moi, sans encombre.La douanière a juste passé la tête par la porte : Où allez-vous ?C'est bon.Voyez comme les temps sont fous, pas de problème pour entrer dans le pays, la difficulté a été d'entrer dans le parking de l'aéroport de Burlington.Un million de questions.Ouvrez le coffre.Dans l'aérogare même les inévitables mesures que l'on connaît et quelque chose de nouveau pour moi : vous ne m'aviez pas dit qu'il faut se déchausser depuis l'attentat de cet ahuri qui avait de la nitroglycérine dans les talons de ses souliers.J'aime mieux ne pas penser à ce qu'on aurait à subir, si, au lieu de se la mettre dans les talons, il se l'était mise.Anyway on est arrivé à La Guardia en un peu plus d'une heure.Une autre heure pour se rendre à l'hôtel en taxi, le même hôtel qu'en septembre.Les mêmes Pakistanais rigolards à la réception.Hey, you again ! En septembre, dans cette ville figée d'horreur, je les avais trouvés super cools derrière leur comptoir, et comme je m'étais étonné de leur placidité, l'un deux m'avait appris que dans son pays, quand tout va mal, les dieux recommandent de faire passer le temps dans le chas d'une aiguille, j'avais aimé l'image, même si je n'avais pas très bien compris si cela voulait dire ralentir le temps, ou l'obliger à passer en un lieu si étroit que les malheurs qu'ils traînent avec lui s'y étrangleraient.You again ! Encore moi, oui.Et pour la même raison.Pour la même raison ! Vous voulez dire que ça va recommencer ?Petit comique.J'ai descendu Park Avenue à pied jusqu'au marché aux fleurs de Union Square.Attends, attends, me semble qu'il manque quelque chose ?Les drapeaux ! Où sont passés les drapeaux ?Il y en avait partout la dernière fois que je suis venu ici.Il n'y en a Voir FOGLIA en A2 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les événements tragiques du 11 septembre ont permis de rappeler à l'administration Bush que le Canada, bien plus que le Mexique, demeure l'allié le plus proche et le plus fidèle des États- Unis, estime le vice-premier ministre John Manley.John Manley Le soutien indéfectible et l'étroite collaboration du Canada lors des opérations dirigées par les Américains en Afghanistan contre le réseau terroriste Al- Qaeda d'Oussama ben Laden ont remis les p e n d u l e s à l'heure à la Maison-Blanche, croit M.Manley.À Ottawa, plusieurs avaient exprimé leur inquiétude de voir le Mexique supplanter le Canada comme principal interlocuteur des États-Unis sur le continent nordaméricain à la suite de l'arrivée au pouvoir de George W.Bush.D'autant plus que le président américain avait choisi d'effectuer sa première visite officielle à l'étranger au Mexique afin de rencontrer son « vieil ami » Vicente Fox, le président mexicain, au lieu de se rendre au Canada, comme le voulait la tradition instaurée par ses prédécesseurs Six mois après les attentats de New York et de Washington, ces craintes sont une chose du passé, a soutenu le vice-premier ministre Manley lors d'une entrevue à La Presse.« Je crois que l'attitude du gouvernement américain a changé.Compte tenu que Bush vient du Texas, qui est à côté du Mexique, Voir GRÂCE en A2 Autres informations en A3 et A4 Photo AP Un drapeau américain flotte à mi-mât près de Ground Zero, où des bulldozers continuent de creuser dans la dernière montagne de débris du World Trade Center, à New York, six mois après les attentats du 11 septembre.La guerre au terrorisme, le grand combat de Bush MARTIN VALLIÈRES WASHINGTON \u2014 Il y a six mois, au matin du mardi 11 septembre, le président américain George W.Bush visitait une école primaire de Floride, État qui avait joué un rôle décisif lors du scrutin très serré de novembre 2000.Il avait été informé quelques minutes plus tôt qu'un avion avait percuté une tour du World Trade Center à New York, dans ce qui semblait encore être un terrible accident.Mais à peine assis devant les écoliers, le président voit son chef de cabinet s'approcher.Ce dernier lui souffle à l'oreille : « Un Voir BUSH en A1 Faites un bilan des attentats et de leurs retombées six mois plus tard à : www.cyberpresse.ca/attentats Actuel cahierB Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 - cinéma maison C3 Auto D12-D15 Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A14 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton E8 Forum A15 Horoscope E6 La Presse Affaires D1-D11 Le monde A8-A11, A12 Loteries A2, A9 Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D4 Quoi faire D16 Têtes d'affiche E7 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum -3, minimum -3 Sharon s'apprête à relâcher la pression sur Arafat d'après AFP et AP JÉRUSALEM \u2014 Le premier ministre israélien Ariel Sharon a annoncé qu'il s'apprêtait à relâcher la pression sur Yasser Arafat en estimant que le président palestinien avait rempli les conditions pour pouvoir quitter Ramallah en Cisjordanie, où il est bloqué par l'armée depuis le 3 décembre.Cette annonce est intervenue après une nouvelle journée de violences qui a fait cinq morts palestiniens alors qu'Israël a poursuivi son offensive et enterré ses morts tués la veille lors d'attentats qui ont fait 13 victimes.« J'estime que les conditions que j'avais posées pour qu'Arafat quitte Ramallah sont remplies.Il faut respecter nos engagements », a affirmé M.Sharon en faisant allusion à l'arrestation par les services palestiniens des cinq Palestiniens impliqués dans le meurtre le 17 octobre dernier du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi.M.Sharon, qui s'exprimait lors d'une cérémonie militaire, n'a toutefois pas précisé quand le président Arafat retrouverait sa liberté de mouvement.Il n'a pas non plus indiqué si M.Arafat serait autorisé à se rendre librement à l'étranger, notamment au sommet arabe de Beyrouth à la fin du mois, ou s'il pourrait se déplacer uniquement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.La radio publique, citant des hauts responsables israéliens, a indiqué que le président Arafat devrait être autorisé à quitter Ramallah avant l'arrivée dans la région de l'émissaire américain Anthony Zinni prévue jeudi, mais qu'il ne pourrait pas se rendre à l'étranger.Un déplacement au sommet arabe représenterait un réel risque pour le dirigeant palestinien.Les autorités israéliennes, qui contrôlent l'espace aérien au-dessus des territoires autonomes, pourraient en effet l'empêcher de rentrer.Le secrétaire d'État américain Colin Powell avait exprimé hier le souhait que M.Sharon réfléchisse à la question du confinement du président Arafat à Ramallah.Le geste d'Ariel Sharon intervient à un moment de très forte tension, alors que les États-Unis renvoient cette semaine leur émissaire Anthony Zinni dans la région pour enrayer la spirale de la violence et permettre une trêve.L'envoyé de Washington pourrait bénéficier de la décision de M.Sharon de ne plus exiger une semaine de calme complet pour rouvrir des pourparlers avec les Palestiniens.Voir PRESSION en A2 Photo Reuters Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, pourra quitter prochainement Ramallah, en Cisjordanie, où il est confiné depuis le 3 décembre.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à l'achat seulement sur la plupart des véhicules neufs 2002 en stock.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.\u0001Taux de financement de 0 % à l'achat disponible jusqu'à 36 mois.\u0001\u0001Conditions applicables à l'achat seulement sur la plupart des modèles neufs 2002 en stock.Premier paiement reporté de 90 jours.GM paie les intérêts pendant 90 jours.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.Gratos 0% à l'achat\u0001 0$ comptant 0$ mensualité pendant 90 jours\u0001\u0001 à l'achat 3014397A 1LP0201A0311 Page A2/11mars 1LP0201A0311 ZALLCALL 67 23:17:59 03/10/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 1 MARS 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE La semaine de la mode Du 4 au 8 mars, le glamour et les affaires avaient rendez-vous à Montréal pour faire vibrer la cité au rythme des collections de nos créateurs de mode.La Presse fait le bilan de l'opération avec les organisateurs, acteurs et observateurs de l'événement.À lire demain dans le cahier Actuel 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Notre section automobile cyberpresse.ca/automobile > Suivez le rendement des fonds cyberpresse.ca/fonds > Tous nos grands dossiers cyberpresse.ca/dossiers 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Six mois plus tard Foglia à New York, six mois après les attentats du World Trade Center, demain.> Marqués par le mur de Berlin Deux témoignages demain dans le cahier Actuel.> Canadien-Rangers Compte-rendu et analyse de ce match en prévision des séries éliminatoires, demain dans le cahier Sports.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 7-4-8 > À quatre chiffres : 9-7-4-8 SUITES DE LA UNE GRÂCE Suite de la page A1 FOGLIA Suite de la page A1 plus à l'antenne des autos.Il n'y en a plus dans les vitrines.Il n'y en a plus aux fenêtres.À Washington Square les avaleurs de feu amusent les badauds.Sous l'arche, dans la plus pure tradition des free speech, un énervé grimpé sur une chaise dénonce le manque de logements sociaux dans Manhattan ! Peut-être un pince-sans-rire, mais je ne pense pas.Je voulais dire surtout qu'à Washington Square, les ex-voto du 11 septembre ont complètement disparu.Le temps est passé par le chas de l'aiguille, je ne sais pas si le malheur s'y est étranglé, mais son souvenir, j'en suis sûr.\u0001 \u0001 \u0001 Dimanche matin.Un vent glacial fait dandiner du mât les grands voiliers amarrés dans l'East River.À quelques rues en aval, le plus magique des monuments de New York : le pont de Brooklyn.On m'avait dit d'arriver tôt.Les guichets qui délivrent les billets gratuits donnant accès à Ground Zero ouvrent à dix heures et demie, j'étais là une heure avant mais déjà 2000 touristes faisaient la queue sur le môle 16, au Seaport de South Street.Bientôt nous fûmes 5000 à grelotter et à ronchonner : mais enfin c'est idiot, des billets pourquoi faire ?Puisque c'est gratuit ! C'est pour contrôler le flot des visiteurs, éviter la cohue et les bousculades.Les billets indiquent l'heure à laquelle vous devez vous présenter à la barrière de Ground Zero.Quand même, se plaignait une dame de l'Iowa, pourquoi nous faire marcher jusqu'ici ?.Il faut traverser la pointe de Manhattan pour aller chercher son billet au môle 16.La rue Fulton qui y conduit est devenue une sorte de rue du souvenir avec ses marchands de cartes postales et de casquettes NYPD.La dernière fois que j'ai fait une si longue queue, c'est pour Titanic a dit le monsieur devant moi.Aussi longue, vraiment ?s'est étonné quelqu'un.Non, non, a corrigé le monsieur en riant, il n'y a pas 5000 habitants dans la ville d'où je viens.Il vient de Baxter City en Arizona.Ils étaient au moins cinquante de l'Arizona, un voyage organisé.Pour passer le temps j'ai demandé aux gens autour de moi d'où ils venaient.Du New Hampshire, du Maryland, de Chelsea près d'Ottawa.De Fresno, Californie.De Côte d'Ivoire.De Arlington, Virginie.Pittsburgh.D'Afrique du Sud.Barbara et sa soeur venaient de Lima, Pérou.Robert de Bruxelles : la seule fois où j'ai été pris dans une queue aussi longue c'est à Moscou pour le Mausolée de Lénine.Des Libanais de Saint-Laurent se sont découragés : « On reviendra demain ! ».Quelqu'un de New York, ai-je demandé ?Personne de New York.Comme si New York était passée à autre chose.Et vous, d'où venez-vous, m'a-t-on demandé Ah ! Québec, j'y étais pour le carnaval a dit une dame de Chicago, j'ai dormi à l'hôtel igloo.Un hôtel igloo ?s'est étonné quelqu'un.Des souvenirs de voyage.Des considérations domestiques.Des conversations d'escaliers.Une queue comme pour n'importe quelle autre attraction touristique.Les chutes Niagara.Le musée de quelque chose.Après on prendra le ferry pour la statue de la Liberté.Demain on ira sur la 5e avenue.On m'avait averti qu'il n'y avait rien à voir.Mais à ce point, c'en est surréaliste.On accède à la plate-forme de Ground Zero par Broadway.Elle longe la chapelle Saint-Paul et son petit cimetière, enjambe la rue Church et s'arrête là, à au moins 200 pieds du chantier lui-même.On gelait comme des rats.Deux grues.Un reste de ferraille convulsive.Les roulottes des travailleurs.Même pas un trou.Même pas un pit.Rien.Le trip c'est de se faire photographier devant rien.J'entends d'ici Steve de retour à Baxter City.Tu vois les deux grues derrière Linda, et bien avant c'était les tours du World Trade Center.L'inscription la plus souvent griffonnée sur la main-courante de la plate-forme : We will not forget.Et sous les photos des pompiers devant la chapelle Saint-Paul : You will be never forgotten.On pourrait croire à une promesse solennelle.Pas du tout.C'est un appel, une supplication : mon Dieu, mon Dieu faites que je n'oublie jamais.Une supplication ou un effroi : mon Dieu, mon Dieu, j'oublie déjà.certains ont craint que le Mexique remplace le Canada comme voisin spécial des États- Unis.Depuis le 11 septembre, ce n'est plus une question.Il n'y a pas de Mexicains qui sont en Afghanistan aux côtés des Américains », a déclaré M.Manley.Tout ce qu'a fait le Mexique, a ajouté M.Manley, c'est de dire que les États-Unis ont le droit de répliquer aux attentats.Le Canada, de son côté, a dépêché jusqu'ici près de 900 soldats dans la région de Kandahar, en Afghanistan, afin de prêter main- forte aux troupes américaines qui tentent de débusquer les talibans et les membres du réseau Al-Qaeda retranchés dans les montagnes.Dans la foulée des attentats qui ont paralysé le transport aérien pendant plusieurs heures, le Canada a aussi accueilli dans ses aéroports de nombreux vols à destination des États-Unis qui ont dû être détournés par mesure de sécurité.« Les États-Unis comprennent qu'il y a très peu de pays dans le monde qui sont des amis aussi proches et aussi fidèles que le Canada.Cela (les événements du 11 septembre) leur a rappelé l'importance du Canada », a indiqué M.Manley.Si le vice-premier ministre se félicite de la qualité des relations que le gouvernement Chrétien a réussi à bâtir avec le président Bush, il déplore les mythes qui sont toujours véhiculés dans les médias américains au sujet du Canada.« Nous avons de bonnes relations avec l'administration Bush.Avec le Congrès, c'est plus compliqué.Avec les médias, c'est épouvantable.Nous avons encore des reportages aux États-Unis soutenant que certains des 19 terroristes sont arrivés du Canada », a-t-il affirmé.M.Manley a ajouté que ces relations cordiales permettent au Canada d'exprimer son inquiétude aux Américains quant au traitement réservé aux prisonniers talibans détenus à la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba, ou de manifester son opposition à ce que les États-Unis élargissent unilatéralement la guerre au terrorisme à l'Irak.Le premier ministre Jean Chrétien aura l'occasion de consolider davantage les relations canado- américaines jeudi quand il se rendra à Washington afin de rencontrer le président Bush.La poursuite de la guerre au terrorisme, le prochain sommet du G8, qui aura lieu à Kananaskis, en Alberta, en juin, ainsi que le différend qui oppose le Canada et les États-Unis dans le dossier du bois d'oeuvre seront les principaux sujets à l'ordre du jour.Contrairement à sa collègue du Patrimoine, la ministre Sheila Copps, ou à d'autres députés du caucus libéral, qui craignent que le Canada soit maintenant à la merci des exigences des États- Unis, M.Manley ne croit pas que la souveraineté du Canada soit menacée en harmonisant certains politiques, notamment en matière de sécurité et d'immigration, avec celles des États- Unis.« Ce qui est important, c'est d'être en mesure de prendre des décisions nous-mêmes qui sont favorables aux intérêts du Canada.Je ne crois pas qu'il faille arrêter d'appuyer les États-Unis simplement pour être différents, mais parce que nous avons des vraies raisons de poursuivre des objectifs qui sont différents », a-t-il soumis.Selon M.Manley, les événements du 11 septembre ont aussi changé la mentalité des Canadiens de manière profonde.« Depuis le 11 septembre, il n'est plus nécessaire de défendre le rôle du gouvernement.Maintenant, les gens comprennent qu'il y a des choses importantes que le gouvernement doit faire et qui ne pourraient pas être réalisées par le secteur privé.Je crois que c'est un changement fondamental qui va continuer.Je crois que c'est bon », a-t-il dit.BUSH Suite de la page A1 second avion vient de percuter le World Trade Center, et un troisième s'est écrasé sur le Pentagone.Monsieur le président, l'Amérique est attaquée.» Le regard soudainement livide du président est capté en direct par les caméras.George W.Bush accélère discrètement la séance devant les écoliers, puis se retire pour consulter ses conseillers et revient devant les caméras.« Nous allons trouver et punir les responsables de ces actes.», dit-il avant de remonter d'urgence à bord d'Air Force One, qui ne le ramènera à Washington qu'en fin de journée.Six mois plus tard, le président Bush commémore aujourd'hui cette journée de tension extrême pour l'Amérique par une cérémonie et une réception à la Maison-Blanche réunissant quelque 1300 personnes.Il s'agit surtout de membres de son gouvernement, de proches des victimes des attentats ainsi que des représentants diplomatiques de leur pays d'origine.Mais le président doit prononcer aussi un discours dans lequel, s'attend-on dans la capitale américaine, il indiquera que les prochaines étapes de la « guerre au terrorisme » et la chasse aux membres du réseau Al- Qaeda pourraient se poursuivre dans des pays autres que l'Afghanistan.En fait, le Pentagone a déjà commencé à envoyer des « conseillers » militaires au Yémen, aux Philippines et dans la république de Géorgie (ex-URSS), des pays où se seraient installées des cellules d'Al-Qaeda.Pendant ce temps, l'Amérique se prépare à inhumer avec tous les honneurs les dépouilles des soldats tués il y a dix jours au début de la plus grande offensive de la guerre en Afghanistan pour « capturer ou tuer » les membres d'Al-Qaeda et de l'ex-régime taliban, selon les propos du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld.« Votre fils, votre frère est mort pour une cause noble et juste », a indiqué M.Bush vendredi dernier aux familles des soldats, sur une base aérienne en Floride.Et envers ceux qui soulignent qu'on ignore toujours le sort du chef présumé des terroristes du 11 septembre, Oussama ben Laden, le président a répondu que « ceux qui se préoccupent d'un seul individu ne comprennent pas cette bataille.Nous allons combattre le terrorisme là où qu'il existe.Ceux qui disent qu'une seule personne est importante l'élèvent à un statut qu'elle ne mérite pas.» Par ailleurs, on s'attend aussi à ce que M.Bush souligne, dans son discours, l'importance d'agir contre les gouvernements soupçonnés de sympathies terroristes et qui développeraient des armes de destruction massive.Le régime de Saddam Hussein en Irak est évidemment en tête de liste de cet « axe du mal » dénoncé par le président Bush dans son discours sur l'état de l'Union en janvier dernier devant le Congrès.Suivent dans l'ordre l'Iran et la Corée du Nord.Pour Washington, le dossier irakien demeure le plus pressant, sous prétexte que l'homme fort de Bagdad s'obstine depuis trois ans à refuser toute inspection par l'ONU de ses centres de recherche militaire.L'imminence et la pertinence d'une intervention militaire contre l'Irak alimentent les spéculations dans la capitale américaine, et inquiètent aussi les pays alliés qui, comme le Canada ont déployé des effectifs en Afghanistan.Mais selon les ténors de l'administration Bush, dont le secrétaire d'État Colin Powell, « le président n'a pas de plan d'invasion de l'Irak sur son bureau.» N'empêche, pour tenter d'expliquer ses intentions envers l'Irak aux alliés les plus importants, George Bush a délégué le vice-président Dick Cheney, en mission diplomatique en Europe et au Moyen- Orient.Entre temps, la « guerre au terrorisme » continue de rallier l'appui très majoritaire de l'opinion publique américaine, selon les plus récents sondages.En fait, six mois après les attentats, les Américains ont repris une bonne partie de leurs activités habituelles après avoir apprivoisé les mesures de sécurité plus sévères dans certains édifices publics, les aéroports surtout.En coulisses, on admet que pour gagner cette « guerre au terrorisme », de nombreux problèmes doivent encore être surmontés.C'est le cas de la révision et de la consolidation de toute l'infrastructure nationale américaine de sécurité intérieure, à commencer par les frontières.Ce mandat est la responsabilité de Tom Ridge, un ex-gouverneur républicain de la Pennsylvanie que le président Bush a nommé à la direction du « Bureau de la sécurité intérieure », créé peu après les attentats.Selon Tom Sanderson, directeur adjoint du Groupe de travail sur les menaces transnationales au Centre d'études stratégiques et internationales, à Washington, « la portion intérieure de la guerre au terrorisme de l'administration Bush n'a connu qu'un succès modéré, contrairement au succès militaire en Afghanistan.Mais il faut admettre cependant que c'est incroyablement compliqué et que ça prendra beaucoup d'efforts et de temps.» Washington a dégagé des milliards de dollars pour renforcer cette infrastructure de sécurité à l'échelle du pays, surtout pour assurer une meilleure coordination entre des organisations habituellement jalouses de leur juridiction comme le FBI, les polices locales et même les douanes.PRESSION Suite de la page A1 « Il va séjourner dans la région et se battre pour remplir sa mission », a souligné à Washington le secrétaire d'État.« Nous n'autoriserons pas que des actes de violence viennent empêcher le genéral Zinni d'effectuer son travail.« De son côté, le vice-président Dick Cheney a entamé hier soir à Londres une tournée qui doit le conduire dans neuf pays arabes ainsi qu'en Israël et en Turquie.Il évoquera le conflit du Proche-Orient « à chaque étape », a prévenu M.Powell.Peu avant l'annonce de M.Sharon, M.Arafat a affirmé, dans une interview à la télévision publique italienne RAI, qu'il était prêt à reprendre le dialogue pour la paix « immédiatement » malgré « les humiliations continuelles » subies par le peuple palestinien.Le gouvernement israélien a autorisé hier l'armée à intensifier ses attaques tout en affirmant que l'objectif numéro un d'Israël était de pousser les Palestiniens à demander une trêve.Il a réaffirmé dans ce but qu'il renonçait à exiger une semaine de calme absolu comme préalable à des pourparlers.La principale formation d'extrême droite israélienne a annoncé sa décision de principe de quitter le gouvernement après cette décision du premier ministre.L'armée israélienne a d'autre part poursuivi ses raids aériens détruisant un bâtiment des services de renseignements dans la ville de Beitounia, près de Ramallah (Cisjordanie), sans faire de victime, bombardant des cibles palestiniennes au nord de Gaza et tirant au moins deux roquettes sur des cibles palestiniennes dans le camp de réfugiés de Jabaliya près de Gaza.Dans le même temps, l'armée israélienne poursuivait ses opérations de ratissage dans les camps de réfugiés de la région de Bethléem en Cisjordanie, selon des sources palestiniennes. 1LP0301A0311 lundi A3 1LP0301A0311 ZALLCALL 67 20:45:16 03/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 MA R S 2 0 0 2 A 3 l a M é g a a g e n c e Ouvert le dimanche (514) 858-00111 888 302-6221 de 12 h à 20 h # de factures Une chance sur 50.Si un des numéros de factures suivants s'avère être le vôtre au moment de l'achat de votre voyage.Vous ne paierez rien du tout SIX MOIS APRÈS À Washington, les cerisiers fleuriront comme d'habitude Mais les citoyens doivent se faire à une nouvelle «culture de la sécurité» WASHINGTON \u2014 Les résidants de la capitale américaine ont entendu il y a quelques jours une information qui pourrait se révéler un baume réconfortant, six mois après les attentats du 11 septembre.L'horticulteur principal du service des parcs nationaux des États-Unis, qui gère les espaces verts autour des principaux monuments et édifices publics à Washington, a indiqué que la floraison des cerisiers devrait atteindre son apogée au début d'avril, comme à l'habitude.Les autorités du District de Columbia, le minigouvernement régional qui relève du Congrès américain, craignaient que l'hiver doux et surtout très sec qu'a connu la région, avec seulement un dixième des précipitations habituelles, ait sérieusement perturbé le cycle de la floraison.Or, cet événement annuel du printemps à Washington signale le début de la saison pour l'industrie touristique, une composante majeure de l'économie locale, qui avait été durement éprouvée après le 11 septembre.Au bureau touristique du District, on estime le manque à gagner causé par cette disette à quelque 1,5 milliard US depuis six mois, l'équivalent de 2,1 milliards CAN.Des milliers de salariés, dans l'hôtellerie surtout, demeurent au chômage ou contraints à des horaires réduits.En conséquence, après cet avis du service des parcs nationaux, toute l'infrastructure touristique de Washington entend mettre les bouchées doubles au cours des prochaines semaines pour tenter de retrouver son élan d'avant les attentats et la « guerre au terrorisme ».Autre symbole de l'effort de relance touristique, le grand obélisque dédié à Washington qui se dresse au milieu du vaste parc cruciforme entre le Capitole, la Maison- Blanche et le monument à Lincoln a rouvert ses portes aux visites publiques il y a deux semaines.Ce monument et son observatoire, le plus élevé de la ville, attiraient près d'un million de visiteurs par an avant leur fermeture pour rénovations en décembre 2000.Sa réouverture, prévue pour l'automne dernier, avait été annulée à la suite des attentats.Pour le maire de Washington, Anthony A.Williams, « cette réouverture d'un autre des principaux endroits publics de notre capitale nationale démontre que nous sommes un peuple ouvert, pas un peuple de peureux.» Quelques jours plus tard, la Maison-Blanche accueillait ses premiers visiteurs publics depuis le 11 septembre.Il s'agissait d'un groupe d'écoliers de 12 à 14 ans, qui avaient dû se soumettre à une vérification de sécurité du Service secret de protection présidentielle.Les visites publiques de l'édifice du Capitole, où logent la Chambre des représentants, le Sénat et l'énorme Bibliothèque du Congrès, reviennent lentement à un horaire normal.Le Capitole avait été fermé au public d'octobre à décembre dernier, lors de la crise des lettres empoisonnées au bacille du charbon qui avait suivi les attentats du 11 septembre.Par ailleurs, l'aéroport Reagan National, qui est situé à moins d'un kilomètre de la Maison-Blanche et qui avait été fermé pendant trois semaines après les attentats, se remet progressivement du plafonnement de son trafic aérien.Reagan National ne fonctionne encore qu'aux trois quarts de sa capacité autorisée avant le 11 septembre.L'aéroport est soumis aux mesures de sécurité les plus strictes de tout le réseau aérien nord-américain.Des policiers armés doivent notamment prenrde place à bord de tous les vols de départ et d'arrivée.Mais on entend peu de plaintes des voyageurs à propos de délais provoqués par cette sécurité accrue.Même les élus les plus célèbres à Washington, des sénateurs surtout, ont sacrifié leur privilège à l'aéroport Reagan National et font la file comme les autres passagers.Selon les commérages qui courent dans la capitale américaine, ce comportement des élus tiendrait toutefois davantage à leur crainte qu'un de leurs électeurs les voie contourner la file d'attente et manquer ainsi à leur devoir patriotique de solidarité populaire En fait, comme ces voyageurs à l'aéroport Reagan National, les résidants et les travailleurs de Washington se sont résignés à ce que leur ville ne retrouve jamais son rythme « normal » après l'un des moments les plus dramatiques de son histoire.En tout cas, le tout-Washington officiel, en particulier l'imposant contingent médiatique, ne rate pas une occasion de rappeler les conséquences de cette « guerre au terrorisme » pour la capitale américaine.Il y a quelques jours, par exemple, le Washington Post a révélé l'existence d'un « gouvernement d'urgence », que l'administration Bush a décidé de maintenir et de renforcer sur une base permanente, à l'insu des élus du Congrès.Ce gouvernement d'urgence consiste en une centaine de dirigeants des services publics jugés vitaux pour la survie de l'État.Ils se relaient à intervalles de quatre à six semaines pour effectuer leur travail dans des abris secrets situés à portée d'hélicoptère de Washington.Cette stratégie avait été réinstaurée par le président Bush dans les heures qui ont suivi les attentats du 11 septembre, après avoir été laissée de côté depuis sa dernière mise à jour sous l'administration Reagan, il y a 15 ans.Cette réanimation d'un « gouvernement d'urgence » devait être temporaire.Mais l'administration Bush a décidé de la maintenir en invoquant le risque persistant d'autres attaques terroristes contre Washington, qui pourraient être bien plus graves que l'écrasement d'un avion sur le Pentagone.Dans ce contexte, les citoyens et les travailleurs de la capitale ont dû apprendre à vivre avec les inconvénients de cette nouvelle « culture de la sécurité ».Cela veut dire, par exemple, se soumettre régulièrement à des fouilles et franchir des portails de détection magnétique pour entrer dans la plupart des édifices publics, y compris les nombreux musées qui sont concentrés entre la Maison-Blanche et le Capitole.Les agents de sécurité sont également nombreux dans les endroits publics de propriété privée, comme les grands immeubles à bureaux et les centres commerciaux.Plus question d'approcher les principaux édifices publics du centre-ville avec un véhicule personnel pour déposer ou prendre des passagers.Plusieurs stationnements souterrains des édifices gouvernementaux ont rendu obligatoire un examen interne et externe des véhicules avant de les laisser entrer.Enfin, le service de police du District de Columbia poursuit aussi le déploiement d'un système de surveillance vidéo en direct qui couvrira tous les espaces publics de la capitale.Le système sera aussi bientôt branché à des banques de données du FBI et des services secrets, notamment, afin de signaler des individus suspects.Bref, si vous êtes de passage à Washington pour affaires ou pour vacances, souriez : une caméra vous regarde ! Faites un bilan des attentats et de leurs retombées six mois plus tard www.cyberpresse.ca/attentats Photo AP À Washington, la floraison des cerisiers signale le début de la saison pour l'industrie touristique.Les citoyens ont appris avec soulagement que les cerisiers fleuriraient normalement cette année malgré l'hiver très sec qu'ils ont connu.Un baume sur une ville durement éprouvée.PATHFINDER 2002 Location de 48 mois pour le Pathfinder édition Chilkoot 2002 (5CRG52 AA00).Acompte ou échange équivalent de 3 995 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.Le logo NISSAN est une marque de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissan.ca 1 800 387-0122 SOURIEZ, VOUS EN AVEZ TOUJOURS PLUS AVEC N I SSAN Dispositif anti-blocage des roues « tout terrain » Radio BoseMD 150 watts avec changeur 6 CD intégré Commande audio et régulateur de vitesse au volant de direction Moteur V6 de 250 chevaux Jantes en alliage 16 po Système antivol et antidémarrage avec clé à puce Climatiseur Différentiel autobloquant arrière Marchepieds latéraux applanis Sellerie spéciale Chilkoot 399$ /MOIS 2,8% FINANCEMENT 0$acompte disponible À L'ACHAT! 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À PARTIR DE 33 900 $ ÉDITION CHILKOOT 3024433A 11 septembre: faits saillants NEW YORK \u2014 Le 11 septembre, à 8 h 46, un avion de ligne s'encastre dans la tour nord du World Trade Center à New York.Moins d'une vingtaine de minutes plus tard, un second appareil viendra percuter la tour Sud.Au total, quatre avions de ligne des compagnies American Airlines et United Airlines ont été détournés par 19 pirates.Le troisième s'écrasera sur le Pentagone à Washington, tandis que le dernier manquera la cible des terroristes, probablement la Maison-Blanche, pour s'écraser dans une forêt de Pennsylvanie grâce à l'intervention des passagers.Les attentats ont fait 3063 morts selon le dernier bilan.Le 7 octobre, les États-Unis lancent leur riposte sur l'Afghanistan, dont le régime fondamentaliste est accusé d'héberger l'instigateur présumé des attentats, Oussama ben Laden et son réseau Al-Qaeda.Au même moment, la peur de la maladie du charbon gagne l'Amérique.L'expéditeur de quatre lettres contaminées par le bacille du charbon, qui ont tué cinq personnes, n'a toujours pas été retrouvé, mais les enquêteurs ont la conviction que l'ennemi vient cette fois de l'intérieur.Après l'effondrement de la milice du mollah Mohammed Omar et la reconquête du territoire par les forces d'opposition de l'Alliance du Nord, le gouvernement provisoire issu de la conférence interafghane de Bonn s'installe à Kaboul le 22 décembre, sous la protection d'une force internationale.Le 22 décembre, à bord d'un vol Paris-Miami, l'équipage et les passagers maîtrisent Richard Reid, qui tentait semble-t-il d'allumer des explosifs dissimulés dans ses chaussures.Le 11 décembre, un grand jury inculpe le Français d'origine marocaine Zacarias Moussaoui, unique accusé aux États-Unis, dans le cadre de l'enquête sur les attentats.Son procès doit s'ouvrir à la mi-octobre 2002.Le 11 janvier, les premiers prisonniers afghans sont transférés à la base américaine de Guantanamo, à Cuba.Quelque 300 détenus se trouvent actuellement incarcérés au Camp X-Ray.Plus de 300 personnes interpellées après le 11 septembre sont toujours détenues aux États-Unis, même si aucune charge liée à des crimes importants et encore moins aux attentats n'est retenue contre elles. 1LP0401A0311 lundi A4 1LP0401A0311 ZALLCALL 67 13:52:04 03/11/02 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 MA R S 2 0 0 2 SIX MOIS APRÈS Le Canada n'est pas devenu l'État policier que certains craignaient KARIM BENESSAIEH Six mois après les événements du 11 septembre, la vie de la grande majorité des Canadiens a peu changé.À moins de renouveler son passeport, de prendre l'avion ou de travailler dans l'un des secteurs touchés par le ralentissement économique, le citoyen moyen ne voit aucun effet concret des lois adoptées depuis les attentats.Même le traumatisme s'est estompé : contrairement à ce que prévoyaient maints psychiatres interrogés l'automne dernier, les cas de détresse mentale n'ont pas augmenté, ni à court ni à moyen terme, selon les statistiques accessiblessur le site de Santé Canada.La seule différence flagrante, c'est la place accordée aujourd'hui à l'information internationale.Au-delà de l'Afghanistan et du Proche- Orient, c'est pratiquement toute la planète que l'on trouve maintenant plus souvent en manchette.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, un des plus virulents critiques des modifications législatives proposées par le gouvernement Chrétien l'automne dernier, le reconnaît : peu de choses ont changé dans la vie de tous les jours.« Le changement le plus notable dans la vie du citoyen, c'est que les questions internationales sont maintenant dans le décor, estime- t-il.Il y a du positif, mais l'aspect négatif, c'est que ces situations qu'on expose plus ne se règlent pas.» La part du lion à la sécurité Manifestement, le Canada n'est pas devenu un État policier comme l'ont craint les défenseurs des libertés civiques.Pourtant, Ottawa avait frappé fort l'automne dernier avec l'adoption à toute vapeur du projet de loi C-36, qui modifiait à lui seul une vingtaine de lois existantes.En décembre, la sécurité s'était mérité la part du lion dans le budget avec 7,7 milliards en cinq ans.Ces mesures, cependant, ne concernent qu'une minorité de personnes, et une bonne part d'entre elles n'a pas encore été testée.En fait, il faut avoir déposé une demande d'immigration ou de statut de réfugié pour sentir que les règles canadiennes se sont nettement resserrées.La déportation est plus expéditive, tandis que les systèmes de pointage des immigrants sont nettement plus sélectifs.Les changements législatifs devant favoriser la traque des terroristes ou de leurs présumés complices \u2014 détention automatique dans les cas de soupçons, saisie des comptes bancaires, écoute électronique facilitée \u2014 n'ont toujours pas fait la preuve de leur efficacité.Le procès de Mourad Ikhlef, un réfugié politique algérien soupçonné d'être un complice du terroriste Ahmed Ressam, devait être le premier test de la loi antiterroriste.Elle a permis jusqu'à maintenant d'autoriser l'expulsion d'Ikhlef, vendredi dernier.Mais elle n'a pas empêché l'avocat de l'accusé d'interroger des agents du SCRS, malgré les modifications récentes à la Loi sur les secrets officiels \u2014 rebaptisée Loi sur la protection de l'information.Parallèlement, le Canada a annoncé qu'il allait se montrer plus sévère contre les crimes haineux et la propagande, et viser maintenant les sites Web ainsi que la profanation de cimetières ou de lieux de cultes.Aucune accusation n'a été déposée sur la base de ces modifications.Les voyageurs canadiens, eux, ont eu plusieurs occasions de constater que les règles avaient changé.D'abord, les règles régissant la délivrance des passeports ont été resserrées : un certificat de naissance est maintenant exigé, on communique plus systématiquement avec le répondant, on vérifie les antécédents professionnels et les anciennes adresses, et le coût est passé à 85 $.Dans les aéroports, les fouilles sont plus longues et plus fréquentes, et de nouveaux frais de « sécurité » de 24 $ pour un vol aller- retour seront imposés à compter du 1er avril.À bord des avions, les ustensiles de métal \u2014 en fait, toute arme potentielle \u2014 sont interdits ; des policiers armés ont fait leur entrée.Fait à noter, la nouvelle loi fait du phénomène de la « rage de l'air » un délit punissable de 14 ans de prison.Or, aucun cas n'a été relevé depuis l'automne dernier.La patience demeure de mise à la frontière canado-américaine.Le transit des marchandises et des gens d'affaires demeure lent, même si on a noté une amélioration significative depuis l'automne dernier.Le département américain de la Justice a indiqué fin février qu'il faudrait attendre au moins un an avant que les centaines de douaniers requis par les nouvelles règles soient embauchés.Par ailleurs, une panoplie de mesures prévues dans un autre projet de loi, le C-42, n'ont toujours pas été adoptées.Cette loi sur la sécurité publique devait essentiellement donner au gouvernement le pouvoir de créer des zones militaires, dans les aéroports ou ailleurs.Il n'en a plus été question depuis fin décembre.Le Canada en a-t-il fait trop ou pas assez en réaction aux attentats ?À maintes reprises, les États-Unis ont publiquement incité le Canada à durcir \u2014 encore \u2014 ses mesures de sécurité aux frontières et à appliquer des critères d'immigration plus rigoureux.« Le défi du gouvernement Chrétien, c'était de trouver un équilibre entre la sécurité et la liberté.À mon avis, il ne l'a pas trouvé, tranche Gilles Duceppe.Le Canada suit bêtement les États-Unis.Bien des valeurs ont été mises de côté.» Cependant, le resserrement des contrôles aux frontières n'a pas freiné l'entrée de la drogue au pays, comme le révélait La Presse cette semaine.De plus, un comité sénatorial a récemment conclu, dans un rapport de 247 pages, que les points d'entrée au Canada sont de véritables passoires.Seul fait incontestable et rassurant : il n'y a pas eu d'autres attentats depuis six mois.Photo AP Six mois après les tragiques événements du 11 septembre, une rose de soie a été fixée à la grille qui borde le Brooklyn Heights Promenade, de l'autre côté de l'East River, à la mémoire des victimes ensevelies dans les décombres du World Trade Center.Une récession bénigne malgré les attentats MARTIN VALLIÈRES WASHINGTON \u2014 Après les attentats du 11 septembre, des économistes et des stratèges boursiers avaient craint que l'économie américaine ne bascule alors pour de bon dans une vraie récession.La croissance était déjà au grand ralenti, voire négative.Les marchés boursiers venaient aussi d'encaisser une série de glissades, en particulier dans le secteur technologique.Les attentats du 11 septembre, craignaiton, allaient saccager ce qui restait de la confiance des consommateurs aux États-Unis, qui avaient plutôt bien résisté aux soubresauts boursiers et économiques des mois précédents.Un tel pronostic était de mauvais augure pour l'économie canadienne, dont l'essor des dernières années était largement alimenté par la croissance des exportations vers les États-Unis.Or, six mois après ces moments de crise extrême, les plus récentes données économiques aux États-Unis, bien meilleures que prévu, incitent des économistes et des officiels gouvernementaux à Washington à se demander ce qu'il est advenu de la récession.En fait, cette récession serait la plus bénigne aux États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale, si les plus récentes données du produit intérieur brut (PIB) résistent aux prochaines révisions.Le taux de chômage, qui vient de baisser pour un deuxième mois consécutif à 5,5 %, est demeuré bien inférieur au taux de 7,8 % atteint durant la dernière « vraie » récession, en 1990-1991.En comparaison, le taux de chômage au Canada atteint encore 7,9 % \u2014 9,3 % au Québec et 6,9 % en Ontario.Même le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, a révisé son opinion, déclarant devant le comité des finances du Sénat américain, jeudi dernier, que la plus puissante économie du monde avait bel et bien renoué avec la croissance.La croissance, a-t-il cependant averti, pourrait être plus lente comparativement aux précédentes sorties de récession, ce qu'il a attribué surtout à la faiblesse persistante des investissements des entreprises.Les propos de M.Greenspan ont fait dire à certains économistes qu'une remontée des taux d'intérêt aux États-Unis était désormais prévisible d'ici trois mois, afin d'éviter tout emballement.Certains d'entre eux s'attendent à ce que la croissance pour le trimestre courant, qui se terminera à la fin de mars, atteigne 4 % sur une base annualisée.C'est tout le contraire des moments d'anxiété survenus après les attentats, alors que tout le milieu des affaires aux États-Unis voulait des baisses de taux de la Réserve fédérale pour stimuler l'économie.La reprise de la croissance aux États-Unis est évidemment d'un grand réconfort pour le Canada et le Québec.Un bémol, cependant : cette reprise pourrait rehausser encore l'attrait du dollar américain auprès des investisseurs internationaux, pesant d'autant contre la valeur du dollar canadien.De l'avis d'économistes et de cambistes, il faudra un net raffermissement des prix des matières premières, prévisible avec la reprise de croissance aux États-Unis, pour que le dollar canadien reprenne de la vigueur sur le marché des devises.Entre-temps, à Washington, où les questions sur les milliards de dollars de fonds publics engloutis dans cette « guerre au terrorisme » agitent de plus en plus le milieu politique, les bonnes nouvelles économiques des derniers jours prennent l'allure d'un véritable cadeau pour l'administration Bush et pour le parti républicain, à quelques mois des élections au Congrès, en novembre.Le président Bush veut ajouter une majorité républicaine au Sénat à celle dont il jouit déjà à la Chambre des représentants.Dans ce contexte, une économie en bien meilleur état que prévu pourrait priver les démocrates de l'un de leurs principaux arguments pour tenter d'influencer une opinion publique largement favorable au président Bush depuis le 11 septembre.Le secrétaire au Trésor, Paul O'Neill, durant une visite officielle au Koweït, la semaine dernière, avait du mal à contenir sa satisfaction : « Il semble plutôt clair que notre économie n'a peut-être jamais été en récession au cours des derniers mois.» Entre-temps, les démocrates ont utilisé leur majorité au Sénat pour forcer des modifications considérables au programme de stimulants économiques que l'administration Bush avait proposé après les attentats.Ce programme été approuvé à la Chambre des représentants et au Sénat jeudi et vendredi derniers.Mais les 100 milliards US en crédits d'impôt à l'investissement pour les entreprises que voulaient les républicains ont été réduits de plus de la moitié, à 43 milliards US. 1LP0501A0311 a5 quebec lun 11 mars 1LP0501A0311 ZALLCALL 67 09:19:00 03/13/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 MA R S 2 0 0 2 Q U É B E C A 5 L'Île-Dorval TUTORAT Charest fustige Boisclair Le ministre n'a rien inventé KARIM BENESSAIEH HUMANISER l'enseignement dans les écoles secondaires publiques passe par une panoplie de mesures, et voir le tutorat comme la « solution magique » dénote une certaine naïveté, selon la Fédération des syndicats de l'enseignement.Se basant sur une étude effectuée en 1992 qu'elle estime toujours pertinente, la présidente de la FSE, Johanne Fortier, rappelle que 72,7 % des écoles consultées offraient déjà le tutorat.Selon cette forme d'encadrement, un enseignant parraine un groupe d'élèves dans leurs activités scolaires et personnelles.« Le ministre n'a rien inventé, estime Mme Fortier.C'est même un peu agaçant d'arriver avec cette idée alors que nous n'en sommes plus là.La solution passe par un ensemble de mesures, pas par de la pensée magique.» Le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, a récemment déclaré vouloir implanter une forme de tutorat dans les premières années du secondaire pour contrer « la déshumanisation des rapports entre enseignants et élèves ».Or, le tutorat était la forme la plus répandue d'encadrement dans les 254 écoles consultées en 1992, mais elle était loin d'être la plus satisfaisante.On lui préférait, dans l'ordre, l'aide par les pairs, le regroupements en unités plus réduites et le titulariat.Selon ce dernier concept, également avancé comme solution par le ministre Simard, un enseignant a la charge de deux ou trois matières, toujours avec le même groupe d'élèves.Dans l'étude de la FSE, 40,3 % des écoles y avaient recours, mais seulement 27,2 % se disaient d'accord avec sa généralisation.Fait à noter, presque tous les enseignants consultés (98,4 %) se disaient satisfaits des relations qu'ils entretenaient avec leurs élèves.Une majorité aussi écrasante, soit 94,8 %, se disaient également satisfaits du climat de l'école.C'est au chapitre de la participation aux décisions que le mécontentement apparaît : près d'un enseignant sur quatre se disait insatisfait de son rôle dans l'élaboration des politiques de l'école.« Ce que cette étude nous a démontré, c'est que plus les enseignants étaient associés à la prise de décisions, plus leur satisfaction était grande », estime Mme Fortier.Il ne suffit pas de mettre en place d'autres réformes pour assurer le succès de l'école publique, selon la présidente : il faut également disposer des ressources pour les appliquer.« C'est bien beau les mesures, mais on a besoin de psychologues et de travailleurs sociaux dans les écoles.Les enseignants veulent un meilleur contact humain avec leurs élèves, mais ils veulent surtout avoir le temps de le faire.» La FSE, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, représente quelque 751000 enseignants des commissions scolaires.SÉBASTIEN RODRIGUE JEAN CHAREST trouve « absurdes » les déclarations du ministre des Affaires municipales et de la Métropole, André Boisclair, le tenant responsable de l'initiative de particuliers qui se sont appropriés des biens publics municipaux lors des fusions municipales.Après une allocution prononcée devant la Chambre de commerce métropolitain jeudi dernier, le ministre Boisclair a soutenu que l'engagement de Jean Charest à entamer un processus de défusion avait poussé des gens à s'approprier des biens publics.« Que M.Boisclair pousse le raisonnement jusqu'à tenir responsable ceux qui auraient, par malheur, exprimés une opinion contraire à la sienne sur une politique du gouvernement relève de l'absurde », estime-t-il.Selon le chef de l'opposition, les affirmations du ministre Boisclair suggèrent aux libéraux de se taire, ce qu'il balaie du revers de la main.« Est-il en train de nous dire que, dès qu'on est en désaccord avec le gouvernement du Québec, on devrait se taire ?À défaut de quoi, par mégarde, on irait prononcer des paroles qui aurait pour effet d'inviter d'autres gens à poser des gestes contraires aux lois et à la volonté de M.Boisclair », a-t-il martelé.Le ministère des Affaires municipales et de la Métropole a demandé à ses avocats de faire annuler l'achat de biens publics.C'est le cas de l'Île-Dorval achetée par le membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal et ex-maire de Dorval, Peter Yeomans, avec des autres propriétaires de chalets.Rappelons que des transactions du genre ont aussi été réalisées à Senneville, Baie-d'Urfé, Saint-Lambert et L'Estérel.Des modifications législatives sont également envisagées pour renverser certaines transactions.Jean Charest indique à ce sujet que « les élus et les citoyens du Québec ont la responsabilité de respecter les lois de l'Assemblée nationale qu'ils soient d'accord ou non.» Le chef libéral était de passage hier dans le comté de Viger pour le lancement de la campagne électorale de la candidate libérale Anna Mancuso, une avocate âgée de 30 ans.Son adversaire péquiste sera Claude Villeneuve, qui a été choisi sans opposition hier lors d'une assemblée d'investiture.M.Villeneuve est le vice-président à l'organisation au Comité national des jeunes du parti québécois.Les deux candidats, ainsi que l'adéquiste Gaetano Giumento, devraient s'affronter au cours des élections partielles qui se tiendront quelque part au printemps.Le comté de Viger est un fief libéral.Le PLQ a aussi confirmé son candidat dans le comté de Robert- Baldwin, Pierre Marsan.Les péquistes ont quant à eux officialisé la candidature de deux membres du gouvernement, soit Rémy Trudel dans le comté de Rouyn-Noranda- Témiscamingue et Jacques Côté dans le comté de Dubuc.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Des manifestants pro-palestiniens ont dénoncé hier la politique d'Ariel Sharon au Proche-Orient.Manif pro-palestinienne pacifique au centre-ville RAYMOND GERVAIS UNE MANIFESTATION organisée afin de dénoncer la violence contre le peuple palestinien, a attiré hier après-midi dans le centre-ville de Montréal près de 200 personnes dont la majorité étaient des étudiants.Les manifestants se sont regroupés face au carré Philips puis se sont dirigés vers l'université Cordordia où ils ont prononcé des discours.Organisée par le groupe Solidarité pour les droits humains des Palestiniens, la manifestation avait pour but de sensibiliser le peuple canadien à la cause palestinienne.Les manifestants accusent Israël d'être responsable de la violence dans la bande de Gaza et de la mort de plusieurs centaines de personnes depuis le début de l'Intifada.Selon eux, la seule solution pour régler le conflit consiste en un retrait de la Palestine des forces israéliennes ainsi que des colons juifs qui occupent les territoires.Un manifestant a expliqué que toute la violence était le fruit de l'élection d'Ariel Sharon qu'il identifie comme étant le grand responsable de tout ce qui arrive au Proche- Orient.La seule façon de régler le conflit réside dans la négociation et non dans les armes, estiment les manifestants.La manifestation s'est déroulée dans le calme même si cinq manifestants pro-Israël, portant des drapeaux israéliens, se sont approchés des manifestants.Ils ont ensuite quitté les lieux après avoir livré leur propre message aux médias.Can West Global impose des sanctions à ses journalistes de Regina Presse Canadienne REGINA \u2014 Des sanctions ont été prises contre des journalistes du Regina Leader-Post qui ont fait la grève des signatures, la semaine dernière, pour protester contre les modifications apportées à un article critiquant le propriétaire du journal, Can West Global.Quatre journalistes qui ont fait part de l'incident à d'autres médias ont été suspendus pour cinq jours sans salaire, alors que six autres ont reçu des lettres de réprimande.Dan Zeidler, représentant national de la Guilde des employés de journaux du Canada, représentant les journalistes, a indiqué que le syndicat avait demandé à rencontrer la direction le plus tôt possible.Le syndicat demandera aux dirigeants de retirer les lettres de réprimande et d'annuler les suspensions.« Nous aimerions régler le problème avant que ça aille plus loin », a-t-il déclaré.L'article faisant l'objet du différend rapportait une allocution présentée à l'école de journalisme de l'Université de Regina par Haroon Siddiqui, chroniqueur au Toronto Star.Selon le texte original, M.Siddiqui aurait déclaré que Can West exerçait une censure effroyable en refusant de publier plusieurs chroniques contenant des opinions différentes des siennes.Dans le texte modifié, le chroniqueur dit que Can West Global a le droit de publier le point de vue de ses propriétaires, du moment que l'entreprise accepte d'accorder une place égale à des opinions différentes.Il a été impossible d'obtenir les commentaires de la direction du journal, hier.À la suite de l'incident, Murdoch Davis, vice-président du contenu rédactionnel pour la chaîne Southam de Can West Global, a écrit une lettre au journal dans laquelle il affirmait que M.Siddiqui ne possédait pas tous les faits, et que l'entreprise acceptait les opinions opposées aux siennes et en commandait même au besoin.Can West a fait l'objet d'une controverse lorsque l'entreprise a décidé de publier une fois par semaine, dans les quotidiens de 13 villes canadiennes, un éditorial provenant du siège social de l'entreprise à Winnipeg.Certains journalistes du quotidien montréalais The Gazette ont refusé de signer leurs articles pour protester contre cette politique, et ont écrit une lettre critiquant cette décision dans le Globe and Mail, un quotidien appartenant au groupe rival Bell Globemedia contrôlé par BCE.69735-4-LUN Not Found 69735-4-LUN Missing files that are needed toco mplete this page: 69735-4-LUN 1LP0601A0311 lundi A6 1LP0601A0311 ZALLCALL 67 20:35:40 03/10/02 B Les Canadiens désapprouvent le travail au noir RECENSEMENT 2001 L'exode des ruraux vers les villes s'accentue L I A LÉVESQUE Presse Canadienne Environ 11 % des Canadiens et 15 % des Québécois avouent avoir déjà payé quelqu'un pour faire du travail au noir.C'est ce qui ressort d'un sondage Léger Marketing, dont les résultats ont été remis à la Presse canadienne.Plus précisément, ce sont 11,4 % des Canadiens et 14,6 % des Québécois qui ont admis avoir déjà payé quelqu'un en sachant qu'il travaillait au noir.Dans la même veine, 12,1 % des Canadiens et 13,7 % des Québécois ont avoué qu'eux-mêmes ou leur conjoint avaient déjà travaillé au noir.La proportion varie peu d'une province à l'autre, sauf en Alberta, où les contribuables semblent plus honnêtes \u2014 ou moins francs ?\u2014 que leurs concitoyens canadiens.Seulement 6,9 % affirment avoir travaillé au noir et 6,8 % admettent avoir déjà payé quelqu'un pour faire du travail au noir.Dans les provinces atlantiques également, les citoyens avaient, dans une moindre proportion, payé quelqu'un pour faire du travail au noir, soit 7,8 %.Pour ce qui est du travail au noir effectué par eux ou parleur conjoint, cependant, les gens des Maritimes ne diffèrent guère de leurs concitoyens du reste du pays, 10,1 % d'entre eux s'y étant prêtés.Inacceptable.mais irrésistible ! Au ministère du Revenu du Québec, après une campagne de publicité contre le travail au noir, un sondage mené en mai 2000 a révélé que70 % des Québécois jugeaient cette pratique inacceptable, mais la même proportion disait qu'il était difficile d'y résister.Face à la proportion de contribuables qui ont avoué avoir déjà payé quelqu'un pour faire du travail au noir dans le sondage de Léger Marketing, Carole Lafond, directrice des communications au ministère du Revenu du Québec, manifeste un certain scepticisme.« Si ces chiffres-là étaient exacts, j'en serais bien heureuse.Mais je trouve que c'est bas comme proportion par rapport à ce qu'on peut observer au quotidien.» Et la déclaration fiscale ?Le sondage indique également que 59 % des Canadiens et 61,5 % des Québécois ont eu ou auront recours, cette année, à un comptable, à une connaissance ou à une firme spécialisée pour remplir leur déclaration fiscale.Seulement 37,5 % des Canadiens et 35,8 % des Québécois prévoient le faire eux-mêmes ou le faire faire par leur conjoint.Mme Lafond n'en est pas étonnée.« Je ne nierai pas que faire une déclaration des revenus, ce n'est pas un exercice nécessairement simple en soi.» Elle croit toutefois que l'utilisation des logiciels « qui faciliter les choses ».Il y a aussi des chanceux qui peuvent faire appel à une connaissance serviable et compétente.« Quand on a la chance d'avoir quelqu'un dans son entourage qui est à l'aise pour faire des déclarations des revenus, bien des gens se disent « pourquoi pas ?».C'est une solution facilitante », a résumé Mme Lafond.Le sondage a été réalisé auprès de 1511 répondants adultes, du 19 au 23 février.Il comporte une marge d'erreur de 2,6 %, 19 fois sur 20.BRUCE CHEADLE Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Statistique Canada dévoilera demain les premiers résultats du recensement de 2001, obtenus à la suite de la consultation menée le 15 mai dernier.Les premières données à être rendues publiques porteront sur la population et son lieu de domicile.Selon Doug Norris, directeur général du recensement et des statistiques démographiques à Statistique Canada, le déplacement croissant des populations rurales vers les villes sera l'un des changements les plus marqués à ce chapitre.Au cours de la prochaine année, Statistique Canada dévoilera d'autres informations sur l'âge des Canadiens, leur niveau d'instruction et les structures familiales.Cette année, d'autres données seront offertes en ligne.Les Canadiens pourront y trouver des renseignements sur la population de leur ville ou même de leur quartier.Statistique Canada établira aussi des profils communautaires spécifiques tenant compte de variables telles que le nombre de familles monoparentales ou d'immigrants.Les informations du recensement, qui a lieu tous les cinq ans, ont été recueillies pendant deux semaines en mai dernier, lorsque 34 000 recenseurs ont distribué des questionnaires à 11,8 millions de ménages canadiens.Quatre ménages sur cinq ont reçu un questionnaire abrégé comportant sept questions, et le cinquième a eu le questionnaire comp l e t a v e c 5 2 q u e s t i o n s additionnelles.Pour la première fois, le questionnaire de 2001 a demandé aux couples de même sexe de s'identifier.Le recensement demandait également de donner le lieu de naissance d'un des parents, afin de permettre aux analystes de déterminer la situation économique et sociale des Canadiens de deuxième génération.Un questionnaire spécial sur l'agriculture a été distribué à 276 000 exploitations agricoles.Les recenseurs sont aussi allés dans les refuges pour les sans-abri, et des efforts ont été faits pour étendre le recensement à un plus grand nombre de premières nations.En 1996, 77 communautés autochtones sur plus de 600 avaient rejeté le recensement.Seulement 30 ont refusé d'y répondre en 2001.Avec le recul, les questions sont parfois aussi éclairantes que les réponses.Ainsi, le questionnaire du recensement de 1842 demandait combien d'idiots comptait la famille.Et entre 1931 et 1971, il demandait aux ménages canadiens de préciser combien d'appareils ménagers ils possédaient.Les questions posées lors des recensements ne sont cependant pas le produit d'une simple curiosité.Ainsi, le temps consacré au travail non rémunéré a été évalué pour la première fois lors du recensement de 1996, après des années de lobbyisme par divers organismes féminins.Tous les 10 ans, le Directeur général des élections examine la croissance et les déplacements de population afin de s'assurer qu'il y a assez de députés au Parlement pour représenter équitablement les électeurs.À la suite du recensement de 1991, on a ajouté six députés.3033136A 1LP0701A0311 lundi A7 1LP0701A0311 ZALLCALL 67 19:22:01 03/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 MA R S 2 0 0 2 C ANA D A A 7 L'avenir de Jean Chrétien: des sondages biaisés?JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le sondeur officiel du Parti libéral, Michael Marzolini, ajoute son grain de sel dans la marmite de supputations entourant l'avenir de Jean Chrétien à la tête du parti : il fustige les médias qui publient des sondages démontrant qu'une majorité de Canadiens souhaitent voir le premier ministre tirer sa révérence avant les prochaines élections.Dans la dernière livraison de La Presse libérale, le journal interne des militants libéraux, M.Marzolini condamne « cette mauvaise habitude » des médias de publier des sondages au sujet de l'avenir du premier ministre, estimant que les résultats ne valent pas plus que le papier sur lequel ils sont imprimés.Cette sortie de M.Marzolini se produit au moment même où des libéraux fidèles à M.Chrétien commencent à s'activer afin de s'assurer que le premier ministre obtienne un vote de confiance sans équivoque au congrès biennal du parti, qui aura lieu en février 2003.« Les grands pontes médiatiques ne comprendront-ils jamais que ces gens qui veulent que le premier ministre prenne sa retraite (NDLR : environ 55 % d'après certains sondages) et les gens qui n'ont pas voté libéral aux trois dernières élections, et qui n'ont pas l'intention de voter libéral aux prochaines élections, sont tout simplement les mêmes ?Le verre est à moitié plein, et non pas à moitié vide », soutient M.Marzolini dans un long texte publié sur cette question.M.Marzolini a aussi souligné que le score national moyen des libéraux de Jean Chrétien depuis 1993 oscille autour de 43 %, ce qui est nettement suffisant à ses yeux pour former un gouvernement majoritaire « doté d'un solide mandat ».Au cours des derniers mois, M.Chrétien a indiqué à quelques reprises qu'il voulait rester en poste au moins jusqu'en avril 2003 afin de célébrer son 40e anniversaire de vie politique.Dans l'intervalle, le chef du gouvernement libéral devra soumettre son leadership à un vote de confiance obligatoire au prochain congrès du parti à Ottawa.Dans la foulée de l'important remaniement ministériel que M.Chrétien a effectué en janvier, la rumeur veut que le premier ministre jongle sérieusement avec l'idée de solliciter un quatrième mandat consécutif, imitant ainsi son idole, l'ancien premier ministre libéral Wilfrid Laurier, qui a dirigé le pays de 1896 à 1911.Dans son texte, M.Marzolini souligne qu'il a toujours refusé des contrats du quotidien Toronto Star et du réseau CTV, qui lui demandaient d'interroger les Canadiens pour savoir s'ils pensaient que le premier ministre devrait démissionner, même durant l'époque où le conservateur Brian Mulroney était au pouvoir.« Une telle question était injuste, déséquilibrée et ne pouvait que donner des réponses désinvoltes et irréfléchies qui donnent des résultats défiant toute interprétation sérieuse », a-t-il indiqué.Afin d'appuyer ses affirmations, il a dit avoir réalisé un sondage bidon auprès de 1000 Canadiens au sujet de son cousin Charles Williamson, un ingénieur de formation qui n'a jamais fait de politique.À la question « Pensez-vous que l'hon.Charles Williamson, ministre d'État à l'Intégration économique, devrait démissionner ?», 73 % des sondés ont répondu OUI ! M.Marzolini a dit avoir pensé à son cousin en décembre après avoir pris connaissance d'un sondage SOM-The Gazette démontrant que 55 % des Montréalais ne voulaient pas que M.Chrétien sollicite un autre mandat.Consultez le rapport de la Commission sur le déséquilibre fiscal et notre dossier à www.cyberpresse.ca/fiscal Photo PC Partira ?Partira pas ?Selon le « sondeur officiel » des libéraux fédéraux, les médias devraient cesser de publier des sondages « qui ne valent pas le papier sur lequel ils sont imprimés ».À 5 MINUTES DE LAVAL À 10 MINUTES DE MTL Sortie 25e avenue hamelhonda.com 332, rue Dubois, voie de service de la 640 à St-Eustache 875-1919 514 491-0440 450 Jean-François Bouillon conseiller technique Depuis 2001 Patrick Cloutier conseiller technique Depuis 2001 Lise Boudreau conseillère technique Depuis 2000 Martial Varin conseiller technique Depuis 1997 Anna Sabella conseillère technique Depuis 1996 On revient toujours chez Honda expire le 30 avril 2002 10 % expire le 30 avril 2002 26 8888 $$ Installons vos pneus d'été posé / balancé 6 $$ ch.expire le 30 avril 2002 Remplacement de freins d'origine expire le 30 avril 2002 118 8888 $$ modèles Accord 98 8888 $$ modèles Civic sur présentation de ce coupon au département des pièces ou service Incluant plaquettes de freins avant ou sabots arrières (machinage en sus) Changement d'huile et filtre de rabais Obtenez 3032735A COMMISSION SÉGUIN Le pouvoir fédéral de dépenser pourrait être anticonstitutionnel NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Aucun tribunal n'a jusqu'ici confirmé que le pouvoir de dépenser utilisé et défendu par le gouvernement fédéral était constitutionnel.« Il apparaît évident que le pouvoir fédéral de dépenser est un instrument d'intervention du gouvernement fédéral dont la constitutionnalité n'est toujours pas établie », affirme dans son récent rapport la Commission sur le déséquilibre fiscal au Canada.La Commission, présidée par l'ancien ministre libéral Yves Séguin, consacre toute une annexe de son rapport à l'analyse du pouvoir fédéral de dépenser.Par le passé, Ottawa a souvent utilisé ce pouvoir pour investir des sommes et créer des programmes dans des secteurs qui, en vertu de la constitution canadienne, sont de compétence provinciale.La commission Séguin constate que « Québec, bien qu'ayant toujours contesté la constitutionnalité du pouvoir fédéral de dépenser, a cependant hésité à porter le débat devant les tribunaux ».Mais Ottawa, qui défend régulièrement son pouvoir de dépenser dans les champs de compétence provinciale, « n'a jamais porté de cause sur cette question devant les tribunaux ».C'est ce qui amène la commission Séguin à conclure que la constitutionnalité de ce présumé droit du gouvernement fédéral « n'est toujours pas établie ».Pourtant, le pouvoir fédéral de dépenser « apparaît comme révélateur du déséquilibre fiscal au Canada, expliquant une partie des difficultés en cause ».La commission Séguin évalue à 15,8 milliards les initiatives prises par Ottawa dans les champs de compétence provinciale depuis 1997 grâce à ce pouvoir.Selon les juristes de la commission Séguin, deux solutions pourraient être mises de l'avant pour confirmer et baliser le pouvoir fédéral de dépenser.La première consisterait à l'encadrer en l'accompagnant d'une disposition par laquelle une province qui ne désirerait pas voir le fédéral mettre en place un programme sur son territoire pourrait s'en retirer avec une pleine compensation financière.Les anglophones appellent cette solution opting out.La seconde solution serait « un partage effectif des moyens financiers (qui) corresponde au partage des compétences ».Dans ce dernier cas, la question du pouvoir fédéral de dépenser « ne se poserait pas avec la même acuité ».La commission Séguin rappelle par ailleurs la grande unanimité qui a toujours guidé les premiers ministres québécois à cet égard, de Maurice Duplessis à Bernard Landry.Maurice Duplessis disait en octobre 1955 : « À quoi servirait aux provinces le droit de bâtir des écoles et des hôpitaux s'il leur fallait se présenter devant une autre autorité pour obtenir l'argent nécessaire ?Leur souveraineté en matière d'enseignement et d'hospitalisation serait alors un vain mot.» Quant à Robert Bourassa, il déclarait en septembre 1970 que « le pouvoir fédéral de dépenser dans des matières relevant exclusivement des provinces devrait tout simplement ne pas exister.Le gouvernement fédéral ferait mieux d'y renoncer tout bonnement.» Enfin, René Lévesque soutenait en août 1984 que « limiter l'exercice de ce pouvoir, qui constitue le moyen privilégié de l'offensive fédérale, est devenu une priorité ». 1LP0801A0311 A08, lundi.MONDE 1LP0801A0311 ZALLCALL 67 09:23:55 03/13/02 B A 8 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 MA R S 2 0 0 2 EN PRIME 9350, boul.Pie-IX Montréal (Nord de Métropolitain) (514) 327-9000 PT Cruiser Relâche La Une semaine supplémentaire jusqu'au 15 mars 2002 détail chez Pie-IX la ère mensualité À chaque semaine, en tout temps, visitez notre site www.pieixchrysler2000.com pour les promotions du gérant.TOUS LES AVANTAGES D'UN GROS CONCESSIONNAIRE AVEC UNE AMBIANCE ET UN SERVICE CHALEUREUX 0$ comptant 346$ /mois TRANSPORT INCLUS ÉDITION OLYMPIQUE 372$ /mois TRANSPORT INCLUS Caravan ÉDITION OLYMPIQUE Achat ou location Véhicule neuf (max.de 500 $) POUR VOUS 1 NOUS PAYONS MONDE Droite et gauche ont giflé les partis traditionnels aux élections en Colombie Agence France-Presse BOGOTA \u2014 La montée en puissance de la droite et de la gauche a constitué la surprise des élections parlementaires hier en Colombie aux dépens du bipartisme libéral- conservateur, de plus en plus discrédité.Dix-huit jours après la rupture du processus de paix avec les FARC par le président conservateur Andrés Pastrana le 20 février, le pays andin a donné sa préférence à des candidats indépendants, anciens guérilleros pour la gauche, et partisans d'une main de fer avec les rebelles pour la droite.Les 23,8 millions d'électeurs ont voté afin de désigner 102 sénateurs et 166 députés pour un mandat de quatre ans, dans un climat de relative tranquillité en dépit des menaces proférées par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), principale guérilla avec 17 000 hommes.Au Sénat, l'ancien rebelle du M-19, Antonio Navarro Wolf (gauche), caracolait en tête des résultats après le dépouillement de 57 % des suffrages à 20 h, avec 149 907 voix.Il était suivi, dans ce scrutin national uninominal à un tour, par l'ancien maire de Medellin, Luis Alfredo Ramos (droite), crédité de 139 031 voix, et disciple d'Alvaro Uribe, favori de la présidentielles du 26 mai prochain.Favorable à une guerre totale contre la guérilla en cas de refus d'un cessez-le-feu dans le camp rebelle, l'indépendant Alvaro Uribe bénéficie de 60 % des intentions de vote selon tous les sondages.Un autre de ses fidèles, German Vargas Lleras, était en 3e position, alors que les premiers candidats des partis libéral et conservateur, Juan Manuel Lopez et Omar Yepes, n'arrivaient respectivement qu'en 6e et 8e place.Cette détonante physionomie s'est retrouvée au même moment dans le dépouillement pour la chambre des Représentants, avec en tête Gustavo Petro (gauche), ancien guérillero du M-19, et Gina Parodi (droite), qui milite pour Alvaro Uribe.La succession sans partage au pouvoir des deux partis libéral et conservateur depuis 1958 aura ainsi été rudement mise en échec dans un pays écoeuré par la corruption généralisée du Congrès, et épuisé par l'incapacité des élus traditionnels à trouver une issue à 38 ans de guerre civile.Les Colombiens ne seraient pas opposés à la fermeture du Congrès, selon de récents sondages, et l'aval donné à la candidature d'Alvaro Uribe, décidé à réduire le parlement à une seule chambre de 150 députés, s'il est élu, témoigne de ce profond changement dans l'opinion publique.Les affrontements entre l'armée, les guérillas des FARC et de l'Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche), et les Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême droite), ont déjà fait plus de 200.000 morts depuis 1964, avec une moyenne de 3000 enlèvements chaque année.Principales victimes du conflit, les 42 millions de Colombiens ont ainsi signifié à la classe politique sa hâte de la voir laisser la place à des candidats indépendants, aux idées fortes même si elles appartiennent aux bords opposés, et considérés comme « propres ».La violence est en hausse au Brésil Agence France-Presse SAO PAULO \u2014 Le nombre de Brésiliens qui considèrent que la violence est le principal problème du pays a doublé en deux mois, selon une enquête Datafolha, rendue publique hier.Fin décembre dernier, 10 % des Brésiliens considéraient que la violence est le principal problème contre 21 % en février.Ce taux atteint 27 % dans la ville de Sao Paulo et 29 % dans l'État de Sao Paulo, qui a connu récemment une explosion d'enlèvements contre rançon et de meurtres de forte répercussion comme celui du maire de Santo André, M.Celso Daniel.D'autre part, selon Datafolha qui a interrogé 3857 personnes de 153 villes de tout le Brésil, 59 % d'entre elles ont dit avoir plus peur de la police que confiance en elle.La violence a dépassé le problème de la santé et de la corruption et arrive maintenant juste derrière la crainte « historique » du chômage qui reste le problème numéro un du pays pour 32 % des Brésiliens.3018511A 1LP0901A0311 A09, lundi.MONDE 1LP0901A0311 ZALLCALL 67 22:45:04 03/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 MA R S 2 0 0 2 MOND E A 9 L'opération Anaconda touche à sa fin en Afghanistan PAUL HAVEN Associated Press BAGRAM, Afghanistan \u2014 L'opération Anaconda baisse d'intensité.L'armée américaine a annoncé hier que le « plus gros des combats » menés depuis la semaine dernière contre les combattants talibans et d'Al-Qaeda dans les montagnes de l'Est de l'Afghanistan était terminé.Toutefois, certaines opérations se poursuivront.Épuisés et couverts de boue, des soldats américains radieux sont rentrés à la base de Bagram, au nord de Kaboul.Vague après vague, des hélicoptères de transport CH-47 Chinook ont ramené au total quelque 400 militaires heureux de quitter le front après huit jours de combats.Le bilan de l'offensive est de plus de 500 morts du côté des talibans et combattants d'Al-Qaida, et au moins 11 \u2014 huit Américains et trois Afghans combattant du côté de la coalition \u2014 pour les alliés, selon l'armée américaine.L'offensive américano-afghane terrestre et aérienne, à laquelle ont participé des troupes de la coalition, notamment françaises ou canadiennes, avait été lancée samedi 2 mars.« Le plus gros des combats est terminé, mais les opérations continueront dans la région », a déclaré le commandant Bryan Hilferty, porte- parole de la 10e Division de montagne.« Cette bataille n'est pas terminée, a-t-il ajouté.Si j'étais un type d'Al-Qaeda, je ne sortirais pas pour m'acheter une pizza.L'opération Anaconda n'est pas finie.» Les combats ont baissé d'intensité avec le repli des derniers combattants talibans et d'Al-Qaeda vers des grottes reculées de haute montagne, selon le porte-parole.Il a précisé que les troupes américaines n'avaient pas essuyé de tirs « soutenus et précis » au cours des derniers jours dans cette région montagneuse de la province de Paktia (est).Lors de l'opération, des combattants ennemis ont été faits prisonniers par les forces alliées.L'un d'eux a affirmé que des Arabes, des Tadjiks et des Ouzbeks étaient coincés dans les grottes, dont des tunnels se seraient effondrés sous les bombardements, selon des membres des services de renseignement afghans.Environ 200 rebelles seraient encore cachés dans les montagnes, selon le colonel Rick Thomas, porte-parole au quartier général du Centre de commande à Tampa, en Floride.Samedi, des combattants afghans avaient confié que les forces ennemies à court de munitions avaient trouvé refuge dans deux grottes.Al-Qaeda aurait truffé le secteur de mines antipersonnel.Scrutin prolongé de 24heures au Zimbabwe L ' A L T I M A 2 0 0 2 IL N'Y A QU'UNE CHOSE PLUS EXCITANTE QUE DE GAGNER LE TITRE DE VOITURE DE L'ANNÉE : LA CONDUIRE.Nommée « Voiture de l'année au Canada », « Prix du Design de l'année » et « Meilleure nouvelle voiture familiale » (moins de 25 000 $ et plus de 25000 $) par l'Association des Journalistes Automobile du Canada en 2002.Modèle SE 3.5 montré.TOUJOURS PLUS LOIN et le logo Nissan sont des marques déposées de Nissan.L'Altima 2002 de Nissan remporte le titre de « Voiture de l'année au Canada » décerné par l'Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC).Les journalistes automobile les plus respectés au pays ont découvert l'antidote aux voitures ordinaires.En effet, l'Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) a décerné le titre de «Voiture de l'année au Canada » à l'Altima 2002.En plus de posséder un style racé, beaucoup de puissance et une grande maniabilité, l'Altima se distingue désormais des autres berlines ordinaires à plus d'un titre.Gagnant des titres de : « Voiture de l'année en 2002 au Canada » par l'AJAC « Prix du Design de l'année » par l'AJAC « Voiture nord-américaine de l'année » lors du Salon International de l'Auto de Détroit « Meilleure nouvelle voiture familiale de moins de 25000 $ » par l'AJAC « Meilleure nouvelle voiture familiale de plus de 25000 $ » par l'AJAC « Meilleure berline familiale de moins de 30 000 $ » par World of Wheels Editor's Choice Award « Voiture de l'année pour l'ensemble des catégories » par Motoring 2002 « Meilleure voiture familiale de l'année » par Motoring 2002 www.nissan.ca 3028255A RAVI NESSMAN Associated Press HARARE \u2014 Un juge de la Haute Cour du Zimbabwe a accédé hier à la demande de l'opposition en ordonnant au gouvernement de prolonger de 24 heures le scrutin présidentiel le plus indécis de l'histoire du pays.Quelques minutes avant la décision du juge Ben Hlatshwayo, les autorités de Harare avaient rejeté le hier dans leur deuxième jour.Seuls devaient être autorisés à voter les électeurs déjà alignés devant les bureaux.Mais le gouvernement, qui n'entendait pas se plier à l'arrêt de la Haute Cour, a fait connaître par la voix du ministre de la Justice Patrick Chinimasa son intention de faire appel.Plus grave, une heure après la décision de justice, une soixantaine de policiers antiémeute s'en sont pris au bureau de vote de Glen Norah à Harare pour disperser les 2500 à 3000 personnes patientant pour mettre leur bulletin dans l'urne.Selon un observateur de l'opposition, qui a réclamé l'anonymat, la police a fermé le bureau et empêché quiconque de s'en approcher.Cet exemple ne semblait pas unique dans le pays, renforçant ainsi la confusion quant à la poursuite des opérations de vote.En mijournée hier, 2 475 147 des 5,6 millions d'électeurs avaient effectué leur devoir civique, selon les chiffres officiels.La prolongation de l'élection constituerait un revers pour le président sortant Robert Mugabe.Au pouvoir depuis 22 ans, ce dernier apparaît menacé par Morgan Tsvangirai, candidat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui promet de rompre avec l'autoritarisme ainsi que la corruption et de redresser l'économie.Les autorités avaient assuré que tous les électeurs -représentant près de la moitié de la population de 12,5 millions d'habitants \u2014 dont 60 % vivent sous le seuil de pauvreté \u2014 pourraient voter, mais elles avaient exclu de prolonger le scrutin.Morgan Tsvangirai, qui fêtait son 50e anniversaire hier, avait pour sa part réclamé deux jours de plus, « surtout à Harare.Sinon, ce sera une tragédie pour le pays.» La capitale, qui compte 14 % des électeurs et est un fief de l'opposition, rassemble moins de 3 % des 4548 bureaux de vote, bien moins que pour les précédentes élections.L'attente a créé une vive tension et des électeurs déclaraient hier à Harare qu'ils ne partiraient pas sans avoir voté, « quitte à mourir », comme l'a dit à l'Associated Press un chômeur de 27 ans, P.Philgo.De nombreux observateurs du scrutin ont également plaidé pour une rallonge de temps.L'opposition, les mouvements de défense des droits civiques et les observateurs ont fait état de violences, d'actes d'intimidation et de bourrages d'urnes pendant le week-end.Suivez de près le déroulement su scrutin controversé au Zimbabwe à www.cyberpresse.ca/zimbabwe Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Le jeu doit rester un jeu.2002-03-09 Tirage du 5 000 000,00 $ 129 911,10 $ 2 284,10 $ 72,00 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (09) GAGNANTS LOTS 24 569 740 $ 2 000 000 $ Ventes totales: Prochain gros lot (appr.): 2002-03-09 Tirage du 1 000 000,00 $ 25 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 Complémentaire: (10) GAGNANTS LOTS Ventes totales: 798 444,50 $ 2002-03-10 Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du 2002-03-10 2002-03-10 2002-03-09 3 748 4 9748 NUMÉRO: 372407 NUMÉRO: 115323 L'audition d'une danseuse MUSIC HALL CE SOIR 21h 33001362629333AA 1LP1001A0311 A10, lundi.MONDE 1LP1001A0311 ZALLCALL 67 21:19:56 03/10/02 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 MA R S 2 0 0 2 Washington cherche à calmer le jeu sur ses préparatifs nucléaires «Les États-Unis n'ont jamais dit qu'ils n'attaqueraient pas les premiers un pays qui possède l'arme nucléaire», note toutefois Powell CHARLOTTE RAAB Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Washington a tenu hier à apaiser les inquiétudes soulevées par la révélation d'un projet militaire américain d'attaquer à l'arme nucléaire certains pays qui menaceraient directement la sécurité des États-Unis.Le secrétaire d'État Colin Powell et la conseillère présidentielle pour la sécurité nationale Condoleezza Rice ont réaffirmé la doctrine de la dissuasion américaine, affirmant que le rapport ne faisait qu'énumérer les « options » à la disposition des autorités américaines.« Nous avons une large palette d'options pour défendre notre nation et défendre nos intérêts et ceux de nos alliés à travers le monde.Il ne faut pas se laisser aller à penser que les États-Unis se préparent à utiliser l'arme nucléaire en cas d'urgence, dans un avenir proche.Ce n'est pas le cas », a affirmé M.Powell à la chaîne de télévision CBS.Il était interrogé sur un rapport secret du Pentagone, faisant partie de la révision de la posture nucléaire annoncée en janvier et cité samedi par le Los Angeles Times.Ce document fait état de la préparation de plans d'urgence en vue d'une éventuelle utilisation d'armes nucléaires contre la Chine, la Russie, l'Irak, la Corée du Nord, l'Iran, la Libye et la Syrie \u2014 ces cinq derniers pays ne disposant pas eux-mêmes, officiellement, de l'arme nucléaire.Le rapport « ne devrait surprendre personne », a assuré Mme Rice sur NBC, car « les États-Unis doivent se préparer à toutes les options ».« Il ne s'agit pas d'une projet, c'est un document de planification », a renchéri sur CNN le chef d'état-major interarmes Richard Myers, « il réaffirme seulement notre posture de dissuasion ».« Nous procédons toujours à une révision de nos options militaires, de nos armes conventionnelles, de nos armes nucléaires.De la même façon, nous procédons toujours à une révision de nos options politiques et diplomatiques », a expliqué M.Powell sur CBS.Le secrétaire d'État a cependant indiqué que « les États-Unis n'avaient jamais dit qu'ils n'attaqueraient pas les premiers un pays qui possède l'arme nucléaire ».De son côté Mme Rice a souligné que « le président doit se réserver un éventail d'options », car « il est de sa responsabilité de s'assurer » que des armes de destruction massive ne seront pas utilisées « contre les forces militaires américaines, le territoire américain ou les amis et alliés des Américains ».Le quotidien californien avait indiqué que le rapport prévoyait trois cas dans lesquels le recours à des armes nucléaires était envisageable : contre des cibles capables de résister à une attaque non-nucléaire, en représailles à une attaque à l'arme nucléaire, biologique ou chimique ou « dans le cas d'événements militaires surprenants ».Le général Myers, comme Mme Rice, a également souligné que la révision de la posture nucléaire était « novatrice » et ne faisait pas reposer la dissuasion américaine sur la seule arme nucléaire.Le rapport « parle d'une nouvelle triade qui n'a pas seulement des armes nucléaires, mais également des armes conventionnelles (et) des défenses antimissile.Il y a des implications en matière d'infrastructures et tout cela est soustendu par de meilleurs services de renseignement, pour que nous sachions mieux ce qui se passe dans le monde », a souligné le général.Le Pentagone avait qualifié samedi les informations du Los Angeles Times de « fuites sélectives et trompeuses ».À Moscou, un dirigeant parlementaire, Dmitri Rogozine a estimé que « les tentatives de déplacer les armes nucléaires d'une catégorie politique à une catégorie d'armes qui puissent être utilisées dans un conflit sont dangereuses pour les États-Unis eux-mêmes ».Le gouvernement Bush a prospecté sans résultat des effluves nucléaires dans plusieurs villes américaines, dit Time WASHINGTON \u2014 Plusieurs villes américaines ont été contrôlées pour tenter d'éviter une attaque nucléaire terroriste, rapporte l'hebdomadaire Time dans sa dernière livraison à paraître aujourd'hui.En janvier, indique Time, l'administration a demandé l'Équipe de soutien nucléaire d'urgence (NEST) du département de l'Énergie d'effectuer des contrôles préventifs à Washington et dans plusieurs autres villes américaines.Depuis, la police fédérale (FBI) a désigné certaines agglomérations à NEST, qui compte quelque 300 scientifiques et techniciens entraînés pour la découverte et le désamorçage d'engins terroristes nucléaires, précise l'hebdomadaire.Les experts font des fouilles dans des endroits sensibles, tels que les quais dans les ports, que les autorités considèrent comme les plus à même de receler des cachettes pour ces engins.D'autres spécialistes circulent dans des camionnettes avec des détecteurs de radiations atomiques, selon Time.Jusqu'à présent, les équipes n'ont rien trouvé, note l'hebdomadaire.(Agence France-Presse) Le Grand Journal avec Jean-Luc Mongrain 17 h Félix Séguin à New York 6 mois après les attentats ce soir à Flash 18 h 30 Deux grandes rencontres d' Herby Moreau avec Garou et Éric Lapointe ! SPÉCIAL UNE HEURE 3026577A STOCK# MODÈLES P1720A HONDA CIVIC 91 EDITION HATCHBACK, JANTES 17\u201c, VERT JUPITER UNIQUE AU CANADA A26203 JEEP CHEROKEE 89 4X4 4 650$ 1 700$ A21390 HYUNDAI ACCENT 95 AUTOMATIQUE 5 950$ 1 750$ P1653B SUZUKI SWIFT 94 DU JAMAIS VU! 3 500$ 1 850$ P1764A HONDA CIVIC 90 FAMILIALE, 4 PORTES 4 900$ 2 900$ P1793A HONDA CIVIC SI 90 HATCHBACK, 5 VITESSES 6 950$ 3 300$ A26203 JEEP CHEROKEE LAREDO 90 4X4, AUTOMATIQUE 6 450$ 3 400$ C17594 CHEVROLET CAVALIER 97 PREMIER ARRIVÉ, PREMIER SERVI ! 8 450$ 3 500$ P17317 HONDA CIVIC SI 91 HATCHBACK, 2 PORTES 5 500$ 3 900$ P1731A HONDA ACCORD 90 PREMIER ARRIVÉ, PREMIER SERVI ! 6 450$ 3 900$ A23451 CHRYSLER CONCORDE 93 AUTOMATIQUE, CUIR, DU JAMAIS VU! 8 450$ 4 500$ P1757A CHEVROLET CAVALIER 97 5 VITESSES, DU JAMAIS VU! 7 950$ 6 200$ P1633A VOLKS GOLF 95 4 PORTES, 5 VITESSES 8 950$ 7 200$ A26200 MADZA PROTÉGÉ 97 DU JAMAIS VU! 10 900$ 7 200$ P1753 ACURA INTEGRA 94 AUTOMATIQUE, 4 PORTES 12 850$ 8 300$ P1760 TOYOTA TERCEL 98 BAS KILOMÉTRAGE 10 950$ 8 950$ A21172 FORD ESCORT ZX2 99 ARGENT, 5 VITESSES, GROUPE SPORT 12 950$ 9 300$ A16508 ACURA 1.6 EL 99 ARGENT, AIR CLIMATISÉ, CD 16 950$ 9 950$ P1671A FORD WINDSTAR GL 98 4 SIÈGES CAPITAINE, AIR CLIMATISÉ 13 950$ 11 500$ P1723 ACURA 1.6 EL SPORT 98 AIR CLIMATISÉ, CD 15 450$ 13 800$ A11380 ACURA INTEGRA 98 AILERON, AIR CLIMATISÉ, CD 16 950$ 14 800$ A26195 ACURA 1.6 EL SPORT 99 AUTOMATIQUE, AIR CLIMATISÉ, CD, ARGENT 17 950$ 15 500$ P1542 ACURA INTEGRA 98 AUTOMATIQUE, AIR CLIMATISÉ, CD 16 950$ 15 800$ P1794 ACURA INTEGRA 99 5 VITESSES, AILERON, JANTES, ARGENT 17 995$ 15 900$ A23401 HONDA ACCORD EX V6 98 COUPÉ, 2 PORTES, CUIR 18 950$ 15 900$ P1738 HONDA CRV 97 AUTOMATIQUE, AIR CLIMATISÉ, GROUPE ÉLECTRIQUE 17 450$ 16 100$ P1778 HONDA CRV 98 AUTOMATIQUE, AIR CLIMATISÉ, GROUPE ÉLECTRIQUE 18 950$ 16 400$ P1772 HONDA ACCORD EX V6 98 4 PORTES, AUTOMATIQUE, CUIR, TOIT 19 950$ 17 200$ P1656 VOLKSWAGEN BEETLE GLS 2001 CUIR, NOIR, GARANTIE 22 950$ 17 800$ P1742 ACURA 3.2 TL 99 DU JAMAIS VU ! 28 950$ 23 950$ DU JAMAIS VU ! 255, boul.de la Seigneurie, Blainville, Sortie 25 de l'autoroute 15 10 minutes de Laval 15 minutes de Montréal (450) 435-4455 (514) 875-6677 LIGNE DE MONTRÉAL A U T O + MD 11 et 12 mars NOTRE PRIX PRIX DU MARCHÉ 3033740A La Presse 11 mars 2002 Page A11 manquante 1LP1201A0311 A12, lundi.MONDE 1LP1201A0311 ZALLCALL 67 21:04:01 03/10/02 B Cheney amorce à Londres son combat décisif contre l'Irak Il trouvera une bonne compréhension auprès de Tony Blair, dont l'entourage par contre paraît ici et là méfiant INGRID BAZINET Agence France-Presse LONDRES \u2014 Le premier ministre britannique Tony Blair reçoit aujourd'hui le vice-président américain Dick Cheney et devrait donner de nouveaux gages de soutien aux États-Unis, mais il devra également composer avec les réticences au sein même de son parti face à une possible offensive contre l'Irak.La presse britannique bruisse depuis plusieurs semaines de rumeurs, pour l'heure officiellement démenties, d'une attaque conjointe de Washington et Londres contre l'Irak.Selon The Observer, les États-Unis ont demandé à la Grande-Bretagne 25 000 soldats qui se joindraient à une éventuelle force d'intervention américaine contre l'Irak.Tony Blair aurait dit à des proches qu'il était prêt à appuyer une opération militaire contre l'Irak le moment venu, tout en sachant qu'elle sera impopulaire, indique le Times dans son édition d'aujourd'hui.En attendant, il va dire à Dick Cheney que Washington doit faire tout son possible pour convaincre la coalition internationale antiterroriste de soutenir l'extension du conflit à l'Irak, selon le Times.Le vice-président américain est arrivé hier soir à Londres, première étape de sa première tournée au Moyen-Orient depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis.Selon The Observer, il apporterait de nouvelles preuves selon lesquelles Bagdad posséderait des armes de destruction massive.Selon le journal, les troupes britanniques devraient participer à une force terrestre composée de 250 000 soldats destinée à envahir l'Irak comme lors de la guerre du Golfe en 1991, selon une des options à l'étude.Cette information a été immédiatement démentie par les services de Tony Blair.« Non seulement aucune décision n'a été prise mais aucune demande n'a été formulée », a indiqué à l'AFP un porte-parole du cabinet du premier ministre.Autre option avancée par l'hebdomadaire, Londres pourrait envoyer de petites unités des forces spéciales afin d'aider les groupes d'opposition en Irak.Troisième possibilité, celle d'une intensification des attaques aériennes contre l'Irak si le président irakien Saddam Hussein n'autorisait pas la venue des inspecteurs de l'ONU.Le Sunday Telegraph affirme lui que Dick Cheney informera « cette semaine les leaders arabes que les États-Unis préparent une action militaire contre l'Irak, même si Saddam Hussein donne son feu vert au retour des inspecteurs de l'ONU dans son pays ».Si Tony Blair a affirmé qu'« aucune décision n'avait été prise », il n'a pas fait mystère de « la menace réelle » que constitue selon lui Saddam Hussein.Vendredi encore, il plaidait en faveur du discours à la nation du président américain George Bush, qui a mis l'Irak au coeur d'« un axe du mal » passant également par l'Iran et la Corée du Nord.Dans une tribune au quotidien italien Repubblica, M.Blair a affirmé que « dans cette tentative de faire obstacle à Saddam » il fallait « demeurer aux côtés de George Bush ».Mais Tony Blair ne semble pas avoir convaincu l'ensemble de son parti, ni même certains de ses ministres.Plus de 70 députés du Labour ont signé une motion contre une attaque visant l'Irak.Et deux « colombes » du cabinet Blair ont menacé de démissionner, selon l'ensemble de la presse : la secrétaire au développement international Clare Short et l'ancien ministre des Affaires étrangères Robin Cook, actuellement président de la Chambre basse.Clare Short a exprimé dimanche à la BBC ses doutes face à une « action militaire massive » en Irak, préférant des pressions pour pousser Saddam Hussein à accepter une mission d'inspection de l'ONU.Selon elle, une « attaque militaire massive » n'est pas une réponse « raisonnable » au danger représenté par Saddam Hussein.Le numéro deux du gouvernement John Prescott a pourtant démenti hier toute dissension au sein de l'équipe de Tony Blair et qualifié « d'absurdité absolue les cancans de la presse ».Tony Blair et George Bush se retrouveront du 5 au 7 avril dans le ranch personnel du président américain, près de Crawford au Texas.Le soutien de M.Blair est d'autant plus critiqué depuis la décision des États-Unis de prendre des mesures protectionnistes sur l'acier qui vont nuire à l'industrie britannique.Même si les proches de Tony Blair affirment en privé « qu'il a réussi à écarter Bush de la guerre totale prônée par Rumsfeld », « Blair est juste un bébé de Bush », affirme The Observer.« Le président américain apprécie peut-être d'avoir Tony à ses côtés mais il est évident qu'il ne l'écoute pas », affirme le journal.Photo d'archives AP Dick Cheney, vice-président des États-Unis, prépare aujourd'hui à Londres, un voyage en pays arabes qui précisera la position de la Maison-Blanche eu égard à l'Irak. 1DU1301A0311 LUNDI 1DU1301A0311 ZALLCALL 67 18:36:09 03/09/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 1 MARS 2002 A13 L'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas incluses.À la signature du bail, un comptant initial (ou échange équivalent), un dépôt de garantie remboursable et un premier versement mensuel vous seront demandés.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 80 000 km et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.Sujet à l'approbation de crédit.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre offre.Voyez votre détaillant Saturn pour plus de détails.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.Saturn intermédiaire L100 2002 Groupe valeur sûre 249$ /mois/bail de 48 mois 0,9 % 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projecteurs qui, pendant 32 jours, vont ériger deux hauts édifices de lumière à l'endroit où se trouvaient les tours.De la lumière.C'est ce dont on a peut-être le plus besoin si on veut un de ces jours comprendre la réalité qui émerge lentement, très lentement, des décombres du sud de Manhattan.Car, c'était sans doute normal, on a commencé par se tromper sur à peu près tout.Venait de commencer, a-t-on cru, une guerre de civilisations : Jihad contre Mc World, selon le mot vu soudain comme prophétique du professeur Benjamin Barber.Le Sud pauvre entreprenait de venger sa misère en détruisant les symboles jumeaux de l'argent.Dans les rues de l'Amérique, allait maintenant couler le sang giclant d'un backlash anti-arabe.En cas de riposte occidentale, le monde musulman se soulèverait en bloc.Erreur partout.\u0001 \u0001 \u0001 Le monde musulman, dont une fraction a d'abord souri aux malheurs accablant ceux qu'il identifie comme ses oppresseurs, s'est ensuite montré plutôt satisfait, ne serait-ce que de façon tacite, de la chute des talibans et de la prise en chasse des membres du réseau Al-Qaeda.Il y a bel et bien eu des massacres religieux et/ou ethniques après le 11 septembre.Mais ils ne se sont produits ni aux États-Unis ni au Canada.C'est au Pakistan que des islamistes ont exécuté une quinzaine de chrétiens dans une église.C'est en Inde que musulmans et hindous ont récemment recommencé à s'entretuer (600 morts à ce jour).Il n'y a pas de guerre de civilisations.Ce que les terroristes font réellement par rapport à celle qu'ils disent défendre, c'est de participer à la détruire.Cela est devenu évident lorsque, poursuivant leur escalade dans l'horreur, ils ont égorgé \u2014d'une manière littéralement sacrificielle \u2014 le journaliste américain et juif Daniel Pearl.Le criminologue Jean-Paul Brodeur a alors vu très justement en eux (dans Le Devoir) des « zélateurs en rupture de ban avec l'humanité.C'est l'islam extrême qui semble vouloir se jeter de son martyre à son anéantissement ».Ce n'est pas non plus la misère du Sud que l'on venge.Oussama ben Laden est un millionnaire occidentalisé.Et les 19 kamikazes de New York et Washington étaient des gens instruits, issus de milieux bourgeois.L'Afrique sub-saharienne, aux prises avec la plus grande misère de la planète, ne dépêche pas dans le reste du monde des commandos-suicide.La riche Arabie Saoudite, par contre, exporte des terroristes.En prime, les effets économiques des attentats sont cruels surtout pour les pays pauvres : selon la Banque mondiale, les revenus de 10 millions d'êtres humains passeraient en conséquence sous le seuil d'un dollar (É.-U.) par jour.En réalité, l'organisation benladienne est fille spirituelle du terrorisme européen des Brigades rouges (Italie), de la Fraction armée rouge (Allemagne), d'Action directe (France), qui a aussi essaimé en Amérique du Sud pour donner le Sentier lumineux péruvien, par exemple.Ses racines sont intérieures.Dans Dostoïevski à Manhattan, le philosophe André Glucksmann parle ainsi de la « pulsion d'anéantissement » comme d'un « dénominateur commun des grandes idéologies exterminatrices que nous avons connues et que nous connaissons ».Le réseau Al-Qaeda éventuellement éliminé, cette pulsion resurgira inévitablement ailleurs en se nourrissant d'injustices réelles ou supposées, en recourant sans doute \u2014 on n'arrête pas le progrès \u2014 à des outils d'anéantissement de plus en plus létaux.\u0001 \u0001 \u0001 Cela dit, fût-ce pour de mauvaises raisons et par le fait d'un acte dément, le 11 septembre n'en a pas moins lancé une réflexion de grande amplitude sur les inégalités affligeant la planète.Sur les responsabilités de l'Occident face à des populations qu'il a trop souvent abandonnées à leur sort.L'affaire n'est pas que strictement économique, on s'en rend compte aujourd'hui.Donner au Sud des milliards en aide humanitaire \u2014 lesquels se volatilisent d'ailleurs souvent \u2014 est peut-être excellent pour notre bonne conscience, mais insuffisant à long terme.Puisque l'attention est attirée sur lui, on constate que le monde arabe et/ou musulman offre l'illustration parfaite du premier malheur accablant les pays pauvres : l'absence de démocratie.Et, par conséquent, le manque de ce qui ne peut exister que par elle : les droits, l'éducation, l'information, le développement durable.Car la réalité brute est celle-ci : depuis 1981, les libertés civiques ont disparu dans 10 États du monde islamique et il n'existe aucune démocratie électorale véritable parmi les 16 États arabes du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.La real politik, qui motive la tolérance américaine et européenne vis-à-vis une phalange de monarques du pétrole et de durs à cuire présidentialisés, pourrait plutôt consister à les tolérer de moins en moins.Ça ne fera pas disparaître le terrorisme.Mais ça soulagerait peut-être quelques millions d'êtres humains.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés DIALOGUE Interdire les mères porteuses: un réflexe intégriste malsain Chaque semaine nos éditorialistes répondent à vos questions et commentaires.Mme Ouimet, JE SOUHAITE faire suite à votre éditorial du 25 février sur les mères porteuses.Vouloir légiférer pour interdire les mères porteuses, même celles qui le font de façon bénévole, relève, à mon avis, d'un réflexe intégriste malsain.J'y vois plutôt une évolution tout à fait légitime dans la fonction de la reproduction humaine.Oui, cette pratique peut être la source « de dérives et de psychodrames », mais elle peut aussi permettre la réalisation de belles histoires d'amour.Ma soeur, à la suite de complications lors d'une grossesse, a subi l'ablation de l'utérus.Elle en avait le coeur brisé.Elle aurait tant aimé avoir un deuxième enfant.Or, une jeune fille qu'elle connaissait bien s'est retrouvé enceinte d'un enfant non désiré.Ne voulant pas se faire avorter, elle proposa à ma soeur de l'adopter.Elle lui a dit : « Je sais que dans votre famille mon enfant sera très heureux.» Et elle avait raison.Aujourd'hui, cet enfant a huit ou neuf ans et il sait « .qu'il n'est pas sorti du bedon.» de sa maman adoptive mais de celui d'une autre maman.Il sait qu'il pourra un jour rencontrer cette autre maman lorsqu'il sera assez mature pour que cette rencontre ne le traumatise pas.Cette histoire n'est pas un cas de mère porteuse classique.Elle en contient cependant plusieurs aspects.Pourquoi serait-il illégal pour une femme ne pouvant porter son enfant d'en payer une autre pour le faire à sa place alors qu'il est légal de payer 20 000 $ à une agence pour adopter l'enfant de parents inconnus, abandonné dans une crèche au bout du monde ?De quel droit les bien-pensants interdiraient-ils à une femme d'en engager une autre pour avoir un enfant ?Personnellement, si j'avais à choisir mon type de naissance, j'aimerais mieux me développer dans l'utérus d'une mère porteuse qui se repose à la maison que d'être « barouetté » dans celui de ma mère biologique qui travaille comme une folle.Elle me fera de toute façon garder après ma naissance, pourquoi pas avant ?GILLES MASSE Longueuil Vision romantique M.Masse, IL ME semble que vous avez une vision romantique du problème.Vous oubliez que les mères porteuses sont presque toujours des femmes vulnérables et pauvres.Pour une histoire qui finit bien, comme celle de votre soeur, combien tournent au cauchemar ?Même si la mère porteuse se porte volontaire et refuse de se faire payer, on peut s'interroger sur ses motivations et sur les dérives que provoque trop souvent une telle pratique.Et si la mère porteuse attend des jumeaux ?Et si elle change d'idée ?Et si plus personne ne veut des nourrissons ?Un bébé n'est pas un objet qui peut s'échanger.Michèle Ouimet Réformes désastreuses Monsieur Pratte, JE DÉSIRE répondre à votre éditorial, intitulé « Démo- cra-tie », publié le 5 mars.Permettez-moi de vous rappeler que les municipalités fusionnées ont clairement et très majoritairement exprimé leur désaccord envers le processus de fusions municipales.L'action gouvernementale s'explique dans un contexte élitiste du XIXe siècle.Cette action est inexcusable et impardonnable en 2002.La province de Québec a le don d'inventer des réformes dont la mise en place est désastreuse.La santé, l'éducation, les compagnies de la Couronne, etc.JEAN W.GAGNON Intérêts de la société Monsieur Gagnon, IL EST clair que les citoyens de plusieurs villes fusionnées étaient majoritairement contre le projet.La question que je tentais de soulever est la suivante : si l'on accepte le principe qu'une communauté a toujours le droit de décider de son avenir, qu'arrive-t-il si sa décision va à l'encontre des intérêts de la société plus vaste à laquelle elle appartient ?Si les résidants d'un quartier de Saint-Bruno sont contre une hausse de taxes, devraient-ils avoir le droit de l'éviter, même si le budget a été voté par le conseil municipal représentant l'ensemble de la municipalité ?André Pratte Une triste sortie Décidément, l'ex-ministre des Transports, Guy Chevrette, a vraiment raté sa sortie de la vie politique.Non seulement a-t-il quitté en boudant, mais on apprend maintenant qu'avant son départ, il aurait exigé des modifications à un rapport d'experts de la Société de l'assurance-automobile sur le virage à droite sur feu rouge parce que le document ne correspondait pas à ses propres vues.C'est pitoyable.Mais aussi irresponsable, parce que le ministre a beau dire que la SAAQ était depuis longtemps contre son projet, les conclusions de ses experts sont importantes.Surtout si elles concernent la sécurité routière : des éléments du rapport, qui n'ont jamais été rendus publics, révélaient qu'une majorité d'automobilistes n'effectuaient pas correctement la manoeuvre de virage.Ce qui pourrait effectivement poser un danger pour les piétons.Devant ces conclusions qui contredisaient les vues de M.Chevrette, arrêtées depuis longtemps, ce dernier a demandé « plus d'objectivité » aux auteurs.Il se défend de les avoir censurés.Mais dans les faits, les modifications qu'ils demandait ajoutaient peu au débat : elles visaient simplement à tempérer une étude déplaisante pour le ministre.Katia Gagnon Un sujet tabou Mme Gagnon, JE FAIS référence ici à votre éditorial de vendredi dernier sur la violence des femmes.Il y a deux ans, lors de l'assemblée générale annuelle du Regroupement des maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence, des participantes ont mis à l'ordre du jour une réflexion sur la violence des femmes.Cette demande a suscité un débat où deux arguments ont été présentés : a) la violence des femmes n'existe pas ; b) si elle existait, il ne faudrait pas en parler parce que cela donnerait des arguments aux hommes violents.Finalement, le débat a eu lieu.Je suis actif dans un organisme pour hommes, où nous offrons une démarche de groupe pour les hommes séparés.Une soirée est consacrée à une sensibilisation à la violence conjugale donnée par une représentante d'une maison d'hébergement.Celle-ci admet d'entrée de jeu qu'il existe une violence des femmes, mais qu'elle est là pour nous parler de celle faite aux femmes.Cette affirmation seule suffit à assurer une réceptivité accrue chez les participants et une ouverture à se dire chez ceux qui se reconnaissent dans les comportements décrits.Nous ne gagnerons jamais quoi que ce soit à démoniser un sexe par rapport à l'autre.GUY DUBÉ Pas blanches comme neige M.Dubé, LES CAS de violence conjugale où la femme est l'agresseur sont effectivement l'un des sujets les plus tabous de notre époque.La journaliste Patricia Pearson, dans un passionnant essai, a récemment mis en lumière nombre d'études qui montrent que le phénomène n'est pourtant pas marginal.En 1989, par exemple, une chercheuse qui travaillait sur les effets de l'alcoolisme sur les familles récolte des chiffres renversants : 39 % des femmes qu'elle interrogeait disaient avoir eu des comportements violents avec leur conjoint et 90 % d'entre elles disaient ne pas avoir posé ces gestes parce qu'elles avaient été attaquées.Elles étaient simplement furieuses, en colère, ou sous l'effet de la drogue.Loin de moi l'idée de minimiser la violence faite aux femmes.Mais il faudra aussi accepter que les femmes, sur cette question, ne sont pas blanches comme neige.Katia Gagnon À la santé des truands L'intérêt grandissant des Québécois pour la vente annuelle des prestigieux vins toscans montre l'ampleur du chemin parcouru, en quelques décennies, en matière de gastronomie.Trop, peut-être : la Société des alcools est désormais tenue de prendre les moyens pour que la vente de ces vins ne soit pas monopolisée par le crime organisé.Cette année, 40 000 bouteilles de ces « supertoscans » se sont envolées en une heure.L'an dernier, à Saint-Jérôme, des clients se sont fait bousculer par des membres des Rockers, qui voulaient acheter les précieuses bouteilles.Il y a deux ans, la police a arrêté deux truands qui se préparaient à « kidnapper » un camion de la SAQ.Et, de dire certains, la pègre s'intéresserait elle aussi aux supertoscans.À quand une dégustation pour Maurice Boucher dans sa cellule de Tanguay ?Katia Gagnon 1LP1501A0311 a15 lundi 1LP1501A0311 ZALLCALL 67 17:34:06 03/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 1 MARS 2002 A15 Activisme judiciaire?Sans même invalider les dispositions litigieuses de la législation québécoise, les juges Boilard et Paul font carrément la loi J E A N - C .HÉBERT L'auteur est avocat.LA GRAVITÉ des crimes imputés aux motards embastillés à la prison de Bordeaux est si lourde qu'advenant un verdict de culpabilité, ils encourent la réclusion à perpétuité.En harmonie avec la loi fondamentale du pays, la justice canadienne reconnaît à quiconque le droit sacré d'opposer à l'accusateur une pleine et entière défense.À cette fin, l'aide d'un avocat compétent va de soi.Alléguant leur pauvreté financière, certains inculpés tirent avantage d'un programme social obligeant l'État à supporter les frais juridiques des citoyens démunis.Soucieux de garantir à tous les accusés un procès juste et équitable, les deux juges présidant les mégaprocès ont \u2014 chacun à leur façon \u2014 ordonné à l'autorité publique de verser des honoraires calculés selon une grille tarifaire différente.Sur papier, ce sont le procureur général du Québec et la Commission des Services juridiques (un organisme gouvernemental) qui doivent obéir aux ordres de cour.Peu importe le messager : en bout de piste, les contribuables québécois écoperont d'une facture salée.Pour l'heure, le système judiciaire affiche un oeil au beurre noir.Les interminables palabres sur la justesse des honoraires exigés par des procureurs de la défense ont visiblement entamé la confiance du public dans l'institution judiciaire.Témoin : la turbulence médiatique sur le sujet.Interpellée d'urgence par les représentants gouvernementaux concernés, la Cour suprême du Canada devrait saisir au vol les deux demandes d'appel formulées par l'autorité publique.D'autres provinces vivent le même scénario.À n'en point douter, il s'agit d'une question d'intérêt national favorisant un débat immédiat.À cette fin, outre les parties au litige, les groupements ou associations de personnes intéressées devraient pouvoir occuper un fauteuil d'intervenant.Cette escarmouche opposant la magistrature à l'autorité gouvernementale fait voir une lutte de pouvoirs.Depuis l'adoption (en 1982) de la Charte canadienne des droits et libertés, notre société démocratique repose sur la suprématie de la Constitution.Avant, nous avions un régime démocratique fondé sur la souveraineté parlementaire.Autrefois, le pouvoir judiciaire ne faisait qu'interpréter les lois en arbitrant les litiges.Aujourd'hui, il peut juger les lois et même les invalider, en cas de violation des droits et libertés fondamentaux.Lors d'accusations graves, l'équité du procès exige l'assistance d'un procureur qui soit raisonnablement rémunéré.Faisant chorus, les juges Boilard et Paul disent, haut et fort, vouloir garantir un procès équitable aux accusés nécessiteux.Inspirés par la Charte canadienne, les deux magistrats estiment donc nécessaire de corriger les carences de la loi (québécoise) d'aide juridique.Ici, surgit un cas de désobéissance judiciaire : tenus d'appliquer les lois du pays, ils écartent la grille tarifaire d'une loi sociale votée par les députés.pour ensuite la modifier.Bref, sans même invalider les dispositions litigieuses de la législation québécoise, ils font carrément la loi.En démocratie En démocratie, les crédits budgétaires relèvent de l'autorité parlementaire.Est-ce à dire qu'un juge pourrait ponctuellement décréter un minibudget d'opération pour l'administration judiciaire ?Dans l'affirmative, un autre juge pourrait- il commander un budget de nécessité pour régler la crise des salles d'urgence du réseau hospitalier ?Après tout, la Charte canadienne protège autant la sécurité des patients que la liberté de certains prévenus.Voilà que resurgit le spectre du gouvernement des juges.Lors du rapatriement de la Constitution canadienne (en 1982), les politiciens croyaient bien faire en exigeant une clause permettant de soustraire à l'application de la Charte canadienne les lois démocratiquement votées.Depuis lors, ce contrepoids au pouvoir judiciaire s'est complètement dissout.Très vite, les politiques ont réalisé leur méprise : après l'invalidation d'une disposition législative, il est trop tard pour faire adopter la même mesure, cette fois protégée par la clause dérogatoire.Le prix politique est trop lourd.Personne ne veut s'afficher publiquement comme un législateur méprisant les libertés et droits fondamentaux sacralisés par la Constitution.En parallèle, les juges n'ont pas chômé.Invoquant, ici et là, des dispositions expresses ou invisibles des différents textes constitutionnels, ils ont renforcé leur indépendance, notamment à l'égard des pouvoirs exécutif et législatif.Indubitablement, il s'agit là d'une avancée pour une société libre et démocratique comme la nôtre.L'indépendance de l'autorité judiciaire, disait François Mitterrand, « c'est aussi faire en sorte que, dans la succession des actes quotidiens, la justice remplisse sa fonction à l'abri de tout empiétement illégitime, de toute intimidation d'où qu'elle vienne, de toute subordination envers des intérêts particuliers, qu'ils soient politiques, économiques ou sociaux.» Cependant, devait-il ajouter, l'indépendance de la justice suppose que « le corps judiciaire est en harmonie avec le corps social ».Problème de compétence S'étant autoproclamé défenseur des libertés individuelles et des droits de la personne contre les ingérences de tout organe étatique, le pouvoir judiciaire a poursuivi sa lancée.La Cour suprême (affaire Therrien) affirma dignement que la magistrature occupe une « place à part » dans notre société et qu'elle doit se conformer aux exigences requises par ce statut exceptionnel.Fort bien.N'empêche que, malgré la différence de contexte, certains ne manqueront pas de mâchonner que les pharisiens affichaient tout aussi fièrement leur singularité.La tarification par la cour des honoraires d'avocats représentant des démunis fait voir un problème de compétence.Dans la mesure où la Constitution autorise le magistrat à réécrire les lois, l'exercice de ce pouvoir d'exception permet-il à ce serviteur public (non élu et inamovible) de forcer le gouvernement (mandaté par le peuple) à modifier son équilibre budgétaire en lui dictant des priorités ?Présumant, sans toutefois l'admettre, qu'un tel pouvoir existe, il devrait faire l'objet du plus haut degré de retenue judiciaire.Le dialogue entre le juge et l'élu \u2014 prôné par la Cour suprême \u2014 suppose le respect mutuel de la fonction de l'un et l'autre.Pour éviter que des allégations d'activisme judiciaire érodent la confiance du public, la plus haute cour du pays devrait prochainement clarifier cette zone d'ombre de la démocratique canadienne.En définitive, l'affaire des tarifs consentis à des accusés miséreux contribuera peut-être à la stabilisation de nos institutions politiques.À la réflexion, si tel devait être le cas, il faudra savoir gré aux motards indigents d'avoir initié un débat d'intérêt public ! PHOTOTHÈQUE, La Presse Dans le procès des Hells, les interminables palabres sur la justesse des honoraires exigés par des procureurs de la défense ont visiblement entamé la confiance du public dans l'institution judiciaire, estime Me Hébert.Une base triangulaire Les racines de l'idée même du Canada sont ancrées dans des concepts et des méthodes aborigènes JOHN RALSTON SAUL Nous publions ici un texte de John Ralston Saul écrit dans le cadre de la 3e conférence annuelle La- Fontaine-Baldwin, une initiative commune de John Ralston Saul et de l'Institut du Dominion, en partenariat avec La Presse, The Globe and Mail, Historica et l'Université Simon Fraser.CE DONT ON décide d'ignorer l'existence ne disparaît pas pour autant.Une bonne partie des cent cinquante dernières années de notre histoire ont été troublées \u2014 et même perturbées \u2014 par une approche presque enfantine de refus de la réalité en ce qui concerne le rôle central des Autochtones dans la configuration progressive de la société canadienne.Nos autres réussites sont évidentes.Nous avons petit à petit, et avec succès, élargi notre approche particulière \u2014 plutôt révolutionnaire quant aux termes classiques d'Étatnation \u2014 sur ce qui constitue la société.Pourquoi révolutionnaire ?Parce qu'elle n'a jamais été monolithique.À partir de ce que nous appelons souvent sa base anglophonefrancophone, nous avons créé quelque chose de beaucoup plus complexe.On pourrait aller jusqu'à dire que cette base originale non monolithique est ce qui nous a rendu possible de concevoir et de mettre en place graduellement la remarquable complexité dont nous nous vantons maintenant aisément.Qui mieux est, nous y sommes arrivés sans perdre de vue le concept et la réalité de la base initiale.Cela vaut la peine de signaler ce succès car d'autres États-nations démocratiques tout aussi bien intentionnées sont encore aux prises avec une approche non monolithique, se débattant même si cette approche leur permettrait de refléter la réalité de leur société actuelle.Ce qui les retient, je crois, c'est leur idée centrale, héritée des XIIIe et XIXe siècles, qu'un État-nation est une société monolithique.De bonnes intentions Mais nous aussi, nous nous contraignons, quoique d'une autre façon.Nous reconnaissons en paroles le rôle des autochtones dans la société.Nous avons même de très bonnes intentions dans ce domaine.Quand j'ai commencé à dire il y a quelques années que notre pays n'était pas fondé sur deux pôles, mais qu'il venait d'une base triangulaire \u2014 aborigène, francophone, anglophone \u2014 l'idée a été accueillie comme une expression normale de notre réalité.Il s'agissait de la structure tripartite sur laquelle toute notre complexité ultérieure allait s'élaborer.Et pourtant, si on examine la manière que nous avons au quotidien de nous décrire nous-mêmes, on constate que nous éliminons presque automatiquement le pilier autochtone.Je ne parle pas nécessairement des questions gouvernementales ou juridiques.En fait, les cours de justice ont réalisé un certain progrès dans le dernier demi-siècle dans la direction d'une normalisation de notre fondation triangulaire.Ce dont je parle, c'est de la manière que nous avons de nous imaginer en tant qu'individus et en tant que société.Si nous commençons nos discussions \u2014 nos descriptions de nous-mêmes \u2014 à partir d'une prémisse fausse ou incomplète, tout ce qui va suivre sera déformé.Les Canadiens savent que depuis environ un siècle \u2014 la période varie en longueur et en époque selon la région du pays \u2014 nous nous sommes comportés comme si l'élément autochtone n'était plus au coeur de la réalité canadienne.Souvent, nous avons même agi comme si cet élément n'existait pas du tout.Notre dénégation prenait toutes sortes de formes, commençant par la plus élémentaire.(.) Mais une fois de plus, on peut toujours le nier, mais ce qui existe ne disparaît pas parce qu'on prétend qu'il n'est pas là.Alors de nos jours plusieurs des facteurs des plus fondamentaux du Canada évoluent pour refléter la réalité triangulaire de nos assises.Des études annoncent que, dans quelques décennies, 50 % des travailleurs de la Saskatchewan seront des autochtones.Le Manitoba suit tout près derrière.Les Métis connaissent un nouvel essor en tant que facteur social dans nombre de provinces.Depuis une trentaine d'années, l'histoire du Nunavik, le territoire Inuit du nord du Québec, en a été une de réussite très intéressante.Le Nunavut est un modèle nouveau et fascinant de gouverner différemment.Le traité Nisga'a en Colombie- Britannique fonctionne.Et la nouvelle entente entre les Cris et le Québec consolide leur partenariat.L'arrivée d'un grand nombre d'autochtones dans plusieurs de nos villes peut être un défi pour eux autant que pour les villes.Mais c'est aussi une occasion pour nous tous de repenser notre concept de vie urbaine.L'argument que je veux avancer est que notre société s'empresse trop souvent de limiter la contribution des Aborigènes à des sujets qui les concernent directement.Si le Canada a une base triangulaire, je veux quant à moi entendre ce que ce pilier au premier titre a à dire au sujet de l'ensemble de notre société.Une tentative d'établir un débat D'une certaine façon, les trois premières années du Symposium La Fontaine-Baldwin ont représenté une tentative d'établir un débat de cet ordre.L'année dernière, Alain Dubuc a fourni une lecture vraiment troublante sur l'inconscience des anglophones quant à leur propre nationalisme.Cette année, George Erasmus, avec une expérience sans précédent en tant que Chef national des Premières Nations, coprésident d'une Commission royale historique et maintenant président d'un important Fonds consacré aux effets des abus commis dans les pensionnats, a porté son attention sur la question plus large de ce qu'est le Canada.Certains pourraient manifester leur surprise qu'une conférence organisée en l'honneur d'un politicien francophone et d'un politicien anglophone qui ont été au pouvoir il y a 150 ans porte sur ce qui semble constituer des questions bien différentes.Mais justement ce ne sont pas des questions différentes.Oui, La Fontaine et Baldwin ont cristallisé l'idée d'une coopération anglophone-francophone.Mais la base de cette coopération, telle qu'ils l'ont exprimée \u2014 et tout comme Joseph Howe a défini la démocratie en Nouvelle- Écosse \u2014 était un projet social partagé qu'on pouvait essentiellement décrire comme égalitaire et inclusif.Qu'ils n'aient pas compris le rôle aborigène est une faiblesse.Mais c'est aussi leur modèle non monolithique qui rend possible la correction de cette erreur.Et leur attitude en ce qui concerne l'accès aux services publics, l'éducation publique, la justice décentralisée et les institutions publiques indépendantes \u2014 at arms length, comme on dit en anglais \u2014 fournit les leviers que nous utilisons encore pour manifester notre désir d'inclusion.Ce qui est fascinant dans ces conférences qui se déplacent à travers le pays à chaque année, de Toronto à Montréal, puis cette année à Vancouver, c'est que, quand on considère les premières voix favorables à la confédération dans l'ancienne colonie de la Colombie-Britannique \u2014 Amor de Cosmos et John Robson parmi les tout premiers \u2014, on constate qu'elles reflétaient pour ainsi dire les forces et les faiblesses de La Fontaine, de Baldwin et de Howe.Si imparfaite soit-elle, nous avons une expérience de plus de 400 ans à travailler sur cette base triangulaire au sein de notre société.Ce que nous appelons canadien, ou venant de la Colombie-Britannique, ou du Québec ou de la Nouvelle-Écosse a toujours inclu des éléments autochtones au centre de sa conception.Notre manière de voir le droit et les relations sociales multiples est bien moins britannique ou européenne qu'on veut le croire souvent.Où qu'on regarde, les racines de l'idée même du Canada sont ancrées dans des concepts et des méthodes aborigènes.C'est le passé, mais c'est aussi le présent et l'avenir.John Ralston Saul "]
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