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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2002-02-11, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A0211 Page A1/11février 1LP0101A0211 ZALLCALL 67 23:13:14 02/10/02 B MONTRÉAL LUNDI 11 FÉVRIER 2002 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 65 ¢ TAXES EN 1 1 8e A N N É E > N O 1 1 1 > 6 4 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .Pagaille au PQ > Marois pousse le DG vers la porte; > Bréard se donne 48 heures pour réfléchir à son avenir LE BRONZE AU 3000 MÈTRES Les copains SAYABEC \u2014 Dans tous les reportages qu'on lui consacre, le patineur David Pelletier \u2014 champion du monde en couple, et probablement, ce soir, champion olympique \u2014 n'oublie jamais de louer son village, d'en dire monts et merveilles, et d'ajouter qu'il rêve, comme Ulysse, d'y retourner un jour vivre le reste de son âge.Ya, ya, ya, ya.Cause toujours.Sayabec, prononcez Sébec, est un mot micmac qui veut dire : à beau mentir celui qui vit au loin dans ses palais et qui sait bien qu'il ne reviendra jamais, sauf à Noël pour embrasser sa maman.C'est bien le micmac, avec juste un mot tu peux causer longtemps.Sans blague, le lieu est étonnant.Sayabec n'est pas un beau village, mais il est si heureusement situé au pied des Appalaches et à la tête de ce bras de mer intérieure qu'est le lac Matapédia, qu'il est beau quand même, par contamination, si j'ose dire, de ses magnifiques paysages.Je m'attendais à une petite route enneigée de Gaspésie, pas du tout.De Mont-Joli, c'est un boulevard qui descend la vallée de la Matapédia.Je m'attendais à trouver un village engourdi, dépendant de ses scieries, étouffé par le conflit du bois d'oeuvre avec les États-Unis, pas du tout non plus.Sayabec vit à l'heure allemande de l'usine Voir FOGLIA en A2 DENIS LESSARD LAVAL \u2014 Pauline Marois a osé faire hier ce à quoi ne pouvait se résoudre le premier ministre Bernard Landry en réclamant publiquement la suspension du directeur général du PQ, Raymond Bréard, le temps que la lumière soit faite sur ses activités de lobbyiste.Avec l'horizon électoral qui s'approche et au moins six complémentaires à organiser, le sort du principal permanent du PQ était encore incertain hier.Appuyé unanimement par l'exécutif du PQ samedi, M.Bréard s'est donné 48 heures de réflexion quant à son avenir après que Mme Marois et une poignée d'autres ministres eurent publiquement désapprouvé la décision des dirigeants du parti de le confirmer à la barre de la permanence du PQ.Coincé entre un exécutif qui appuyait son ami de longue date et une partie de son équipe ministérielle, Bernard Landry s'en est remis hier à la décision de M.Bréard.« C'est l'exécutif qui embauche ou congédie les directeurs généraux, ce n'est pas le Conseil des ministres qui décide », a-t-il déclaré.Dans les coulisses, on indiquait que samedi, M.Landry était du même avis que Mme Marois, mais qu'il s'était rallié rapidement à la décision des dirigeants du parti.Toutefois, sans la confiance d'une partie des ministres, il deviendra carrément impossible à M.Bréard de conserver la direction du PQ, prédit-on.Pour Voir PAGAILLE en A2 Une loi ne suffit pas \u2014 page A12 Photo BERNARD BRAULT, La Presse Cindy Klassen, retranchée de l'équipe canadienne de hockey il y a quatre ans, a pris une sorte de revanche hier en remportant la médaille de bronze dans l'épreuve du 3000 mètres de patinage de vitesse longue piste.Trois Canadiennes ont par ailleurs terminé dans les dix premiers rangs, ce qui laisse espérer d'autres résultats vainqueurs dans les jours à venir.Le Canada pourrait mériter sa deuxième médaille dès ce soir alors que Jamie Salé et David Pelletier sont parmi les favoris pour prendre l'or en couple.Mélanie Turgeon, avec une excellente troisième place à l'entraînement hier, sera également à surveiller en descente.À lire dans le cahier Sports.Photo PC Bernard Landry Une question de délais Une fois rendu dans le cabinet du médecin, installé pour votre « scan » ou couché sur la table d'opération, vous êtes sûrement aussi bien soigné au Québec qu'en France.C'est entre les deux que se situe la plus grande différence.On appelle ça l'accessibilité.Accessibilité aux médecins, même s'il s'agit de spécialistes, accessibilité aux tests diagnostiques, accessibilité aux salles d'opération.Quand on chiffre les Voir DÉLAIS en A2 Autres textes en A8 Selon l'Organisation mondiale de la santé, le système de santé français se classe premier au monde (le Canada arrive 30e).La France paye cher cette première place, mais la collaboration de l'État avec le privé pourrait inspirer les gouvernements d'ici, qui se posent des questions sur l'avenir du réseau public.Notre journaliste est allée voir sur le terrain ce qui caractérise le système français.Actuel cahierB Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 - cinéma maison C3 Auto D11-D14 Bandes dessinées C9 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A12 Êtes-vous observateur E5 Feuilleton C9 Forum A13 Horoscope E6 La Presse Affaires D1-D10 Le monde A10, A11 Loteries A2, B2 Mots croisés C9, S10 Mot mystère C9 Petites annonces - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile - affaires D4 Quoi faire C7 Têtes d'affiche E3 M É T É O Voir page E8 Généralement ensoleillé Maximum -11, minimum -12 Le tribunal qui jugera Milosevic suscite la controverse LE TRIBUNAL pénal international de La Haye, qui jugera à compter de demain l'ex-président yougoslave Slobodan Milosevic, n'est qu'un instrument politique créé par les grandes puissances pour justifier leur intervention militaire dans les Balkans.C'est ce qu'a soutenu l'avocat torontois Christopher Black lors d'un débat qui opposait, hier soir à Amsterdam, les défenseurs et les critiques de cette cour internationale mise sur pied pour juger les responsables des atrocités survenues entre 1991 et 1999 en Croatie, en Bosnie, puis au Kosovo.Des juristes de réputation internationale assistaient à la rencontre, parmi lesquels figurait M.Black, qui copréside le Comité international pour la défense de Slobodan Milosevic.Un expert néerlandais, Frits Kalshoven, qui a enquêté sur les guerres yougoslaves pour l'ONU, était là pour défendre le tribunal.Le débat a eu lieu deux jours avant l'ouverture d'un procès sans précédent : c'est la première fois Slobodan Milosevic qu'un ancien chef d'État sera traduit devant la justice internationale.Slobodan Milosevic fera face à une soixantaine de chefs d'accusation pour le rôle qu'il a joué dans les trois guerres des Balkans.Son procès pourrait durer plus de deux ans.Milosevic est innocent, a clamé hier M.Black.Il a accusé les pays membres de l'OTAN d'avoir « provoqué la guerre civile en Bosnie » et d'avoir « accéléré le démembrement de l'ex-Yougoslavie pour créer de nouvelles colonies allemandes et américaines ».La majeure partie de l'auditoire est restée sceptique devant cette réinterprétation de l'histoire.Pourtant, les reproches que M.Black a formulés à l'égard du tribunal ne sont pas tous sans fondement, disent les experts.Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a été créé en 1993 par le Conseil de sécurité.Deux ans plus tard, les accords de Dayton mettaient un terme à la plus sanglante des guerres yougoslaves : celle qui a ravagé la Bosnie.Pourtant, le tribunal a attendu jusqu'en mai 1999 pour porter ses premières accusations, relatives au Voir MILOSEVIC en A2 Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à l'achat seulement sur la plupart des véhicules neufs 2002 en stock.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.\u0001Taux de financement de 0 % à l'achat disponible jusqu'à 36 mois.\u0001\u0001Conditions applicables à l'achat seulement sur la plupart des modèles neufs 2002 en stock.Premier paiement reporté de 90 jours.GM paie les intérêts pendant 90 jours.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.à l'achat\u0001 comptant mensualité pendant 90 jours\u0001\u0001 Gratos 0% 0$ 0$ à l'achat 3014397A 1LP0201A0211 Page A2/11février 1LP0201A0211 ZALLCALL 67 23:28:04 02/10/02 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 1 FÉVRIER 2002 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Histoire du soutien-gorge Étonnant mais vrai ! Il semblerait que la plupart des femmes ne connaissent pas la taille idéale de l'un des vêtements les plus intimes qu'elles puissent posséder.Résultat : bourrelets sous les tricots, serrements contraignants ou alors, comble de l'horreur, plis inesthétiques sur le bonnet.Ce n'est làque l'un des faits qu'on peut apprendre dans ce dossier sur le sousvêtement féminin par excellence.À lire demain dans le cahier Actuel 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Tous nos essais automobiles cyberpresse.ca/automobile > La façon Web de se chercher un emploi cyberpresse.ca/emploi > Tous nos chroniqueurs en un clic cyberpresse.ca/chroniqueurs 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Cinéma Des reportages réguliers sur le Festival des films de Berlin dans le cahier Arts et Spectacles.> Oscars Notre chroniqueur analyse les films en nomination aux Oscars mercredi dans le cahier Arts et Spectacles.> Vin Vendredi dans le cahier Actuel et samedi dans le cahier Arts et Spectacles.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 8-1-9 > À quatre chiffres : 1-3-1-8 SUITES DE LA UNE PAGAILLE Suite de la page A1 DÉLAIS Suite de la page A1 Raymond Bréard, la sortie de Pauline Marois avait clairement des relents de la course au leadership avortée de l'an dernier.« On a une belle démonstration de solidarité de la vice-première ministre », a-til lancé.Hier, M.Landry a voulu calmer les militants en promettant, rapidement, une loi pour encadrer le travail des lobbyistes.« Le Québec aura avant la fin de la prochaine session une législation en matière de transparence pour le lobbying », a promis M.Landry, applaudi par les 400 délégués.La loi sera aussi exemplaire que celle de René Lévesque sur le financement des partis politiques.Elle fera en sorte que « nos concitoyens aient une confiance absolue en l'intégrité de l'appareil de l'État », a assuré M.Landry.Hier, il avouait ne pas savoir si toutes ces affaires de lobbyistes entacheraient la crédibilité de son gouvernement.Mais, « du fait que devant le problème on ait agi rapidement en légiférant, la population sera satisfaite », espère-t-il.M.Bréard s'est retrouvé sur la sellette après que Le Devoir eut révélé samedi qu'il avait obtenu 200 000 $ en quittant sa compagnie de lobbying Oxygène 9 pour prendre la direction du PQ au printemps 2001.Cette firme, qu'il avait fondé à son départ du cabinet de M.Landry \u2014 alors aux Finances \u2014 avait participé au regroupement des « événements majeurs internationaux » et obtenu une ristourne de 1,5 % sur environ 30 millions de dollars de subventions \u2014 une recette de 400 000 $ pour la petite boîte de lobbying.M.Bréard envisage de poursuivre Le Devoir pour diffamation.Même si l'exécutif avait accordé samedi sa confiance à M.Bréard, Pauline Marois s'est dissociée de cette décision dès son arrivée au conseil général hier.« J'aurais préféré que M.Bréard puisse se retirer temporairement pour être capable d'assurer sa défense, de faire le point.Cela aurait facilité les choses pour tout le monde », son geste aurait « libéré le parti » à un moment délicat, a-t-elle estimé.Jean-Pierre Charbonneau, nouveau ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, a abondé dans le même sens.« Pauline a eu un réflexe sain, l'exécutif aurait dû demander au directeur général de se retirer.Il y a un problème de crédibilité fondamental, lié à l'éthique.Je n'aime pas l'idée qu'on puisse faire du lobbying immédiatement après qu'on ait quitté un cabinet politique.Le Parti québécois a l'obligation de toujours être plus pur.René Lévesque l'avait créé avec l'objectif de faire de la politique proprement », a rappelé M.Charbonneau.Hier, d'autres ministres, Louise Beaudoin et Diane Lemieux notamment, ont dit souhaiter que M.Bréard se retire.Introuvable hier, Joseph Facal aurait aussi exprimé son désaccord après la décision de l'exécutif.« C'est la énième fois que des militants ne sont pas d'accord avec l'exécutif », a noté M.Landry, en tentant de minimiser la fronde.Selon lui, Raymond Bréard n'a rien fait de répréhensible en faisant du lobbying tout de suite après avoir quitté son poste de chef de cabinet du ministre des Finances en été 1998.« Il n'y a pas de règles strictes au Québec.Il y en aura dans quelques mois, qui comporteront probablement une période de purgatoire pour mettre de la distance.Les Américains l'ont fait pour leurs généraux qui se faisaient embaucher par des compagnies d'armement.» Par la suite, M.Landry a souligné que le lobbying est une activité difficile à contrôler.Une compagnie privée peut décider de faire appel à ces services plutôt que de se doter de personnel pour établir des relations avec le gouvernement.« Des lobbyistes, j'en reçois, les trois quarts du temps ils sont libéraux.Oxygène 9 était un microbe à côté de ces immenses boîtes de lobbying », a-t-il noté.En devenant lobbyiste immédiatement après être sorti du cabinet du ministre des Finances, M.Bréard n'a fait que « ce qui se faisait sous l'Union nationale, le Parti libéral et le Parti québécois », a-t-il estimé, ajoutant que M.Bréard conservait toute sa confiance.Pauline Marois, quant à elle, croit qu'une loi visant à encadrer ces activités serait bienvenue.« Dès la première question qui m'avait été posée il y a quelques semaines, j'avais indiqué que cette fonction de lobbyiste doit être encadrée.Par loi ou par règlement, peu importe.Il faut encadrer ce travail pour ne laisser place à aucun soupçon », a soutenu Mme Marois.Les lobbyistes doivent être enregistrés, et on doit connaître les organismes ou entreprises pour lesquels ils travaillent.Une commission parlementaire sur le lobbying a constaté que les dépenses gouvernementales sont étroitement contrôlées.« Les règles apparaissaient suffisantes, mais ce n'est pas le cas, je suis d'accord », a constaté Mme Marois.délais en heures en France, on parle de mois au Québec.La plus grande différence, c'est cela, et c'est immense.Mis à part le matériel vétuste dont on doit se servir ici, la compétence et la qualité des soins me semblent excellentes et même supérieures à la France.Mais les délais de prises en charge sont terribles.» Celle qui parle, c'est Sandrine Varvarande-Couveignes, une des infirmières françaises recrutées pour pallier la pénurie locale et qui travaille dans un grand hôpital montréalais.Malade, elle retournerait en France illico.et pour cause.Une Française remarque-t-elle une bosse dans l'un de ses seins ?Elle peut s'adresser à son médecin ou même directement à un cancérologue qui la verra probablement la journée même.Si le médecin le juge à propos, dans les 48 heures, on procédera à une biopsie et si la masse s'avère cancéreuse, on entreprendra le traitement en moins de sept jours.En septembre, l'Association médicale canadienne révélait que deux tiers des médecins canadiens admettent qu'il leur est très difficile d'obtenir les ressources nécessaires pour leurs patients, qu'il s'agisse d'examens diagnostiques, de consultations auprès de spécialistes ou de temps opératoire.Entre la première et la 30e place au palmarès de l'Organisation mondiale de la santé, entre la réalité d'un malade français ou québécois, la différence, en fait, ne se situe pas tant au niveau de la qualité des soins mais bien au temps pour les obtenir.Les nuances entre nos systèmes ne s'arrêtent pas là.Il y a bien plus : l'omniprésence du secteur privé qui fait plutôt bon ménage avec les institutions publiques françaises, l'influence des mutuelles sur l'Hexagone, la relative faiblesse des syndicats français, tellement éclatés que leur voix reste très timide et que les dirigeants manoeuvrent plus facilement, les visites à domicile de médecins aussi bien que d'infirmières qui font autant partie du décor français que la carte-soleil ici, les spécialistes accessibles sans référence aucune, la structure de gestion détac gouvernement et des impôts, le ticket modérateur.Toutes ces réalités ont contribué à forger le système de santé français.Mais alors même qu'on couronnait son système de santé comme le meilleur au monde, (« le moins pire », disent plutôt les plus critiques), la France commence à parler de contrôle de coûts et à lorgner du côté du Québec considéré comme un exemple en la matière.Car la France paie très cher cette première place mondiale.Même si les Français tiennent mordicus à leurs institutions et qu'ils sont réfractaires à tout changement, l'heure des choix aurait-elle maintenant sonné, pour eux ?Ce sont ces différentes facettes du meilleur système de santé au monde que nous avons explorées sur le terrain.MILOSEVIC Suite de la page A1 FOGLIA Suite de la page A1 Kosovo, contre Milosevic.Et ce n'est qu'en automne dernier que la procureure Carla del Ponte l'a finalement inculpé pour les guerres de Croatie et de Bosnie.En mai 1999, les bombes tombaient sur Belgrade.« Il y avait des fractures parmi les alliés.Certains voulaient arrêter la campagne militaire.L'inculpation de Slobodan Milosevic a permis à l'OTAN de justifier sa guerre », a dit M.Black.« C'est vrai que la création du tribunal, en pleine guerre du Kosovo, a été un geste politique », consent Michael Wladimiroff, qui a été désigné par les juges de La Haye comme un des trois « amis de la Cour » dans le dossier Milosevic.Celui-ci veut se défendre seul et refuse les services d'un avocat.Les trois « amicus curiae » serviront de garde-fou au tribunal pour garantir le caractère équitable du procès.Mais si le tribunal de La Haye est le résultat d'un geste politique, il fait aujourd'hui partie de la réalité, affirme avec pragmatisme M.Wladimiroff.« À nous d'en tirer le meilleur.» Si le tribunal constitue une « corruption de justice », selon M.Black, c'est aussi parce qu'une seule partie est poursuivie : les Serbes.Faux : le tribunal a aussi accusé des musulmans bosniaques et des Croates.Et c'est un ancien général croate qui a reçu l'une des peines les plus sévères : 45 ans de prison.Mais les deux autres leaders qui ont, dans une certaine mesure, contribué au drame yougoslave, ont échappé à la justice.L'ex-président croate Franjo Tudjman, qui avait négocié le partage de la Bosnie avec Slobodan Milosevic, est mort il y a deux ans.Pour ce qui est d'Alija Izetbegovic, ex-leader des musulmans bosniaques, la procureure n'a pas encore tranché.« Ce n'est pas la faute du tribunal si Franjo Tudjman est mort », a fait valoir Frits Kalshoven lors du débat d'hier.Mais lors d'une entrevue avec La Presse, vendredi, Michael Wladimiroff a noté que Tudjman et Izetbegovic auraient dû être poursuivis.« C'est troublant qu'ils ne l'aient pas été.» « Le Tribunal de La Haye est une institution politique.Mais il fera néanmoins avancer le droit », a résumé hier un autre juriste néerlandais, Gerard Strijards, selon qui il faut accepter que la justice internationale soit encore imparfaite.Le Comité pour la défense de Slobodan Milosevic regroupe quelques dizaines de personnes, dont Jacques Vergès, le célèbre avocat de Klaus Barbie.Le comité a demandé au Tribunal de La Haye de poursuivre l'OTAN pour les 78 jours de bombardements du printemps 1999.La demande a été rejetée.Une autre action a été présentée devant la Cour européenne des droits de l'homme, pour contester la légalité du transfert de Milosevic à La Haye.La Cour n'a pas encore disposé de ce dossier.Et les « amis » de M.Milosevic ont demandé à un tribunal néerlandais d'ordonner au gouvernement des Pays-Bas de libérer le célèbre prisonnier de La Haye.Demande rejetée.Selon Michael Wladimiroff, ces actions sont farfelues et le groupe de soutien à Milosevic est formé en partie de « dinosaures politiques » d'extrême gauche.« Slobodan Milosevic est le symbole de la résistance aux diktats du nouvel ordre mondial et de ses maîtres de Washington et de l'OTAN », affirme avec emphase un texte affiché sur le site Web du comité.Panval qui fabrique ces panneaux de mélamine dont on fait les armoires de cuisine, cette entreprise allemande donc, emploie quelques centaines d'ouvriers fort bien traités.Vous n'entendrez personne dans le village parler contre la Panval dont on aperçoit les fumées d'aussi loin que Saint-Moïse quand on arrive de Mont-Joli.Je m'attendais à trouver un village impatient, tout excité par le couronnement annoncé de son petit prince.Pas tellement.Un panneau sur le bord de la 132, en entrant : « David et Jamie sur écran géant, 11 février, 19 h au centre communautaire ».Et rue de l'Église, en vitrine de la boutique Au Gentil muguet, un tableau naïf représentant le couple, oeuvre de Paulette, la fleuriste.C'est tout.Quand on enfile le boulevard Joubert, de biais avec l'église, c'est la deuxième maison après le petit pont.La maison des Pelletier.Les escaliers du perron ne sont pas pelletés.Sont pas là.Sont à Salt Lake City.C'est dans cette maison que David a grandi, même s'il était plus souvent en face, chez les Dupéré.Pour jouer avec Yannick.En haut de la côte habitent d'autres Dupéré, dont le petit cousin de Yannik, Jean-François.David, Yannick et Jean-François sont tous nés la même année.Il y avait Marc aussi.Yannick, Jean-François, Marc, David, les copains.Sont allés à la maternelle ensemble, puis à l'école primaire Sainte-Marie, puis à la polyvalente au bout de la rue Thibeault.Ils ont joué au hockey ensemble.Ils ont montré leurs fesses aux camionneurs qui passent sur la 132, même si Jean-François dit aujourd'hui que ce n'est pas vrai.Mais si c'est vrai, je l'ai lu dans une revue ! Ils écrivent n'importe quoi, proteste Jean-François, pour fabriquer un personnage, mais David c'était juste un petit gars comme nous autres.Marc et Jean-François sont toujours au village.Yannick a déménagé un peu plus bas dans la vallée, à Amqui, mais il revient tous les jours à Sayabec où il travaille à la Panval.Finalement, des quatre, c'est David le lâcheur.Il vit à Edmonton, mais faut croire qu'il n'aime pas tellement ça, il n'y est jamais, toujours au Japon, aux États-Unis, en Europe, ou à Salt Lake City.Marc est mécanicien.Jean-François est prof d'éducation physique à Matane, il voyage soir et matin.Sont tous mariés, Marc a deux enfants, bientôt trois.Yannick deux.Jean-François à un chien et une blonde, il est allé chercher son chien à Sorel, sa blonde à Pierrefonds, pour le reste il a tout ce qu'il faut à Sayabec, les Appalaches à deux minutes pour faire du vélo de montagne, les sentiers pour les randonnées pédestres, le lac pour le kayak.L'autre jour Pascale \u2014 c'est la nouvelle blonde de Jean-François \u2014 était toute seule à la maison, ça cogne à la porte, elle ouvre : Bonjour, je suis David Pelletier.Comme si elle ne l'avait pas reconnu ! Cette grande asperge dans le cadre de la porte.Elle l'a vu 12 000 fois à la télé.Elle est devenue rouge, mais rouge ! Comme une vraie groupie.Les copains en ont bien ri avec David.Oh ! ils ne font pas semblant que c'est exactement comme avant, ils savent bien que, maintenant, David est le copain du Québec tout entier.Et demain ce sera le délire.Mais quand il est là, c'est comme avant.On ne parle pas de ça.Ça la gloire.Ça le patin.C'est pas David qui a imposé ce tabou.C'est venu tout seul, sans préméditation, on ne parle pas de ça, c'est tout.La dernière fois qu'il est venu, raconte Jean-François, il nous a dit qu'il nous trouvait drôlement bien dans nos affaires.Marc comme mécanicien avec son père, Yannick à la Panval à faire ses panneaux de mélamine, moi le maniaque de plein air, comme prof d'éduc.il nous a dit : vous avez l'air drôlement heureux les gars.Comme si lui ne l'était pas.Comme s'il enviait la simplicité de notre vie.Comme s'il trouvait ça un peu lourd la gloire, les médias, la pression, les compétitions, l'obligation de gagner.Mais on n'en parle jamais.Sauf que des fois, il est dans une grand ville quelque part dans le monde, dans une auto qui n'avance pas à cause du trafic, alors il prend son cellulaire et il appelle un de nous trois, Yannick le plus souvent, pour lui dire comme il a de la chance d'être à Sayabec, comme il voudrait y être aussi, drette là, dans le chalet qu'il va se faire construire un jour au bord du lac Matapédia.Les copains s'envoient des courriels régulièrement.Salut mon David, je viens de vous voir patiner à la télé.Vous êtes encore les top.Lâchez pas.Signé Jean- François.Lui s'informe des bébés, de la vie du village, « Jamie et moi on vient de s'acheter une maison, je te mets des photos ».Ni Marc, ni Yannick, ni Jean-François ne sont fous de patinage artistique.Ils n'étaient pas devant la télé samedi soir pour le programme court.Mais ce soir, oui, quand même ! 1LP0301A0211 a3 lun 1LP0301A0211 ZALLCALL 67 22:15:11 02/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 F É V R I E R 2 0 0 2 A 3 ACTUALITÉS Charest réclame la démission de Sylvain Simard Déficiente, la prévention du suicide chez les gais S I L V I A GALIPEAU Rien ne va plus au sein du Parti québécois, assailli de toutes parts par les allégations de conflits d'intérêts.Il est aussi grand temps que le gouvernement fasse un peu le ménage, qu'il se débarrasse du ministre Sylvain Simard, et surtout qu'il mette sur pied une commission indépendante chargée d'enquêter sur la dernière allégation concernant le directeur du parti, Raymond Bréard.C'est là l'essentiel du message livré hier par le chef de l'opposition, Jean Charest, manifestement revigoré par les déboires du Parti québécois.Gonflé à bloc devant une foule de sympathisants réunis pour l'ouverture officielle du comité libéral de la candidate Louise Thériault à l'élection complémentaire de la circonscription d'Anjou, le chef du Parti libéral du Québec a livré un message on ne peut plus électoral.Depuis le début 2002, « on va de règlement de comptes en règlement de comptes, a-t-il dénoncé.Et pendant ce temps, qui s'occupe du réseau de la santé ?Pendant ce temps, qui s'occupe des problèmes que vivent nos personnes âgées ?Pendant ce temps, qui s'occupe de jeunes ?Personne ne s'en occupe ! ».C'est que depuis les dernières semaines, les révélations de conflits d'intérêts concernant le PQ ne cessent de faire la manchette.Cela a commencé par l'affaire du lobbyiste André Desroches, président d'Oxygène 9, qui monnayait grassement ses entrées auprès du ministre Gilles Baril.Puis, samedi, La Presse a révélé que l'actuel ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, alors qu'il était président du Conseil du Trésor, avait recommandé à une firme de l'Outaouais de passer par cette même firme de lobbying Oxygène 9 pour obtenir du financement public.Le même jour, Le Devoir révélait de son côté que le directeur du PQ, Raymond Bréard, avait encaissé 200 000 $ à titre d'actionnaire d'Oxygène 9, en négociant des subventions pour un programme qui était en préparation du temps où il était chef du cabinet du ministre des Finances, Bernard Landry.Jean Charest a qualifié d'« extrêmement sérieuses », les allégations entourant Sylvain Simard.« Je ne me rappelle pas avoir été témoin de circonstances où un ministre senior d'un gouvernement demandait à des citoyens payeurs de taxes d'aller engager une firme de lobbyistes du PQ, dans ce cas-ci, pour transiger avec son propre gouvernement.» Il a ajouté que la situation était « intenable », et demandé la démission du ministre.« Je ne vois pas comment, comme ministre du gouvernement, il peut rester en poste et qu'en même temps, Bernard Landry préserve l'intégrité de son gouvernement.Cette démission pourrait n'être que temporaire, a-t-il précisé, « le temps que l'on sache ce qui s'est passé.» Il réclame une enquête, histoire de savoir si de telles pratiques sont systématiques.Pour ce qui est de Raymond Bréard, Jean Charest a demandé hier la mise sur pied d'une commission « formelle et indépendante » chargée d'enquêter sur cette affaire.Il croit aussi qu'une telle commission, du type de la commission Nicolet qui a suivi la crise du verglas, serait dans l'intérêt des personnes visées, qui pourraient trouver là le moyen de s'expliquer.D'après lui, l'atmosphère régnant ces jours-ci au sein du PQ sent le règlement de comptes à plein nez.La preuve ?La vice- première ministre Pauline Marois et le ministre des Affaires intergouvernementales, Jean-Pierre Charbonneau, ont publiquement exprimé leur désaccord avec la décision de l'exécutif du PQ de maintenir Raymond Bréard en poste.La crise interne est sérieuse, « c'est donc dire qu'on a un gouvernement qui n'aura ni le temps ni l'énergie de s'occuper des vrais enjeux », a souligné le chef libéral, en réclamant à nouveau la tenue d'élections générales cette année.S I L V I A GALIPEAU SI L'ON SOUHAITE un jour franchement s'attaquer à la question du suicide au Québec, il faudra commencer par cerner l'une de ses cibles les plus vulnérables, les homosexuels.C'est du moins ce que pense Laurent Mc Cutcheon, président de Gai Écoute, interrogé hier en cette première journée de la semaine nationale de prévention du suicide.Chaque jour, cinq personnes s'ôtent la vie au Québec.On le sait, on le dit et on le répète, parmi les personnes les plus vulnérables, se retrouvent les homosexuels, qui seraient de six à 14 fois plus à risque.Quant à savoir combien ils sont exactement, mystère, car aucune étude quantitative n'a à ce jour été menée au Québec.Et c'est bien dommage, déplore d'ailleurs Laurent Mc Cutcheon.D'autant plus dommage, que la Stratégie québécoise d'action face au suicide annoncée en 1998 garde presque sous silence la dimension homosexuelle de la chose.« On ne se suicide pas parce qu'on est homosexuel, précise Laurent Mc Cutcheon.Mais à cause de difficultés qui peuvent être liées à l'homosexualité.» Le rejet, qui entraîne une dévalorisation de soi et une perte de dignité, risque de provoquer la dépression, cause fréquente de suicides.« Mais il faut se poser la question : pourquoi y a-t-il eu dépression ?C'est ce bout de chemin qui manque », dénonce-t-il.Évidemment, tous les homosexuels ne sont pas pour autant suicidaires.« Il ne faut pas généraliser et dire que tous les homosexuels veulent se suicider, préciset- il.Mais l'homosexualité est un facteur important.» D'après lui, il est aussi temps pour le « noyau dur », notamment le ministère de la Santé et des Services sociaux, d'être sensibilisé à la problématique.« Il faut mener des études, dit-il.Il faut que le ministère de la Santé regarde de près cette question importante.» Une foule d'études américaines ou canadiennes anglaises révèlent déjà des taux alarmants de suicide au sein de la population homosexuelle.Ainsi, une étude canadienne rendue publique en 1997, conduite auprès de 750 jeunes hommes de toutes les orientations sexuelles de la région de Calgary, concluait que les jeunes hommes gays et bisexuels de 18 à 27 ans étaient jusqu'à 14 fois plus à risque que les jeunes hétérosexuels de se suicider.Une autre étude, publiée en 1998, menée celle-là auprès de plus de 36 000 étudiants américains, révélait que les jeunes hommes de 13 à 18 ans se déclarant ouvertement gays ou bisexuels rapportaient sept fois plus souvent avoir fait des tentatives de suicide que les jeunes hétéros du même profil sociodémographique.En attendant de telles données pour le Québec, Gai Écoute travaille à la sensibilisation, tant au niveau scolaire, familial que social.« Il faut que dans les campagnes générales d'information (de lutte contre le suicide), on parle d'orientation sexuelle », réitère Laurent Mc Cutcheon.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © C'est un Jean Charest revigoré par les déboires du PQ qui s'est adressé hier à des sympathisants réunis pour l'ouverture officielle du comité libéral de la candidate Louise Thériault à l'élection complémentaire de la circonscription d'Anjou.Plus d'un parent sur 20 a eu recours à la violence à l'endroit de ses enfants ROLLANDE PARENT Presse Canadienne PLUS D'UN PARENT sur 20 reconnaît avoir donné des corrections physiques douloureuses à ses enfants, révèle un sondage mené par la firme Léger Marketing et dont les résultats ont été transmis à la Presse Canadienne.En effet, 5,6 % des parents canadiens reconnaissent qu'eux ou leur conjoint auraient déjà donné des corrections physiques douleureuses à leurs enfants.Ce pourcentage se décompose ainsi : 2,8 % de corrections physiques douloureuses, 2,1 % de corrections physiques douleureuses avec un objet et 0,7 % de corrections douloureuses ayant entraîné des blessures aux enfants.Cependant, la tendance chez les parents de moins de 45 ans est beaucoup moins axée sur les corrections douleureuses.En effet, pour l'ensemble de ces corrections, la proportion est de 3,2 % chez les parents de moins de 45 ans et de 12,9 % chez les 45 ans et plus.On note également que 50,4 % des parents admettent donner des corrections physiques légères.Toutefois, on constate que 9,7 % de ces personnes donnent aussi des corrections physiques douloureuses.De plus, si 70,6 % des Canadiens grondent leurs enfants, on remarque également que 33,6 % des parents chicanent fortement leurs enfants et 10,5 % leur parlent violemment.Parmi ceux qui disent leur parler violemment, 26,2 % donnent aussi des corrections physiques douleureuses à leurs enfants.Hommes et femmes : même constat Dernière constatation : il n'y a aucune différence significative entre le comportement des hommes ou des femmes, que ce soit dans le langage ou les corrections physiques.Sur la question de savoir si une petite tape est un moyen efficace pour faire réfléchir un enfant, les avis sont partagés.À preuve, 46,9 % de la population canadienne est d'avis qu'une petite tape est un moyen efficace de faire réfléchir un enfant, alors que 46,6 % ne partagent pas cet avis.Fessée Interrogés sur l'opportunité pour le gouvernement de légiférer pour empêcher les parents de donner la fessée aux enfants, 21,9 % des répondants se disent en faveur d'une telle mesure tandis que 70 % indiquent leur opposition à une telle loi.Finalement, 79,9 % des Canadiens seraient favorables à ce qu'il existe un numéro de téléphone facile à retenir, comme le 9-1-1, permettant à tout enfant d'obtenir de l'information sur ses droits ou de l'assistance en cas de mauvais traitements.Ce système existe dans les pays scandinaves et plusieurs pays européens, signalent les sondeurs. 1LP0401A0211 A4 LUNDI 1LP0401A0211 ZALLCALL 67 22:31:08 02/10/02 B Le Témiscamingue innove en télémédecine CAMILLE BEAULIEU Presse Canadienne VILLE-MARIE \u2014 Dès le 8 mars prochain, des patients de Winneway au Témiscamingue seront examinés puis diagnostiqués par un médecin du service des urgences du centre de santé Sainte-Famille, à 130 kilomètres de là.Il s'agira de la première utilisation concrète de la télémédecine au pays.L'automne prochain, le centre de santé sera relié à quatre points de services du même genre, où une infirmière disposera de tous les équipements de pointe et d'un minilaboratoire dont les lectures et résultats de tests seront immédiatement transmis au médecin de garde.«C'est l'infirmière qui effectuera l'auscultation, mais le médecin portera des écouteurs pour l'interpréter, précise Paul-Émile Barbeau, directeur des services professionnels au centre de santé Sainte-Famille, de Ville-Marie.«On procédera de la même façon pour l'ensemble des examens et des tests habituels: spirométrie (test de la fonction pulmonaire), électrolyte, analyses de coagulation, etc.qui s'effectueront tous de façon virtuelle.Le médecin verra même le patient sur écran.Seule l'auscultation du ventre nous échappe encore, les gants virtuels ne sont pas tout à fait au point.» La télémédecine est déjà utilisée depuis un certain temps au pays pour établir le contact entre médecins d'hôpitaux spécialisés, ou encore par exemple pour transmettre à Toronto des examens au stéthoscope de patients du nord de la province.«Pour la première fois, nous utiliserons tous les appareils en même temps pour relier le médecin à son patient par le truchement d'une infirmière », résume M.Barbeau.Histoire de décourager les téléconsultations par l'intermédiaire d'un site Internet, le Collège des médecins du Québec a décrété en mai 2000 que les consultations par télécommunications doivent s'effectuer entre deux médecins.Le Collège et l'Ordre des infirmières, paraît-il, suivent maintenant de très près le projet-pilote du Témiscamingue.«La télémédecine va probablement modifier la délégation des actes médicaux, c'est-àdire le transfert des pouvoirs des médecins aux infirmières.Tout ça est susceptible, estime Paul-Émile Barbeau, de révolutionner les implications et l'application de certains actes médicaux.» Tous les appareils utilisés dans le cadre du projet sont des équipements déjà bien éprouvés.Les télécommunications seront établies par le truchement du réseau des affaires sociales et la compagnie Télébec, qui est partenaire dans l'affaire.«La seule inconnue, estime le directeur des services professionnels, reste le facteur humain.Comment les clients et les médecins accueilleront- ils cette nouvelle technologie?Pour l'instant du moins, l'enthousiasme règne parmi les médecins de Ville-Marie.Leur centre de santé est un petit établissement qui dessert une population de 15 000 personnes, disséminées sur un territoire de 18 000 kilomètres carrés.Ce qui a toujours compliqué l'existence à la fois des professionnels de la santé et de leurs patients.Mais, reconnaît presque M.Barbeau, un petit établissement du genre n'est jamais mécontent non plus d'innover au nez et à la barbe des plus grands: «Il va falloir publier sur ce projet-là dans tout le Canada.» Plus de chair etmoins d'os dans un magazine pour adolescentes Relancer la libido des femmes ménopausées avec un patch AMY CARMICHAEL Presse Canadienne TORONTO \u2014 La plupart des magazines pour adolescents mettent en vedette des mannequins court vêtues et plutôt maigres, à laquelle plusieurs jeunes filles rêvent de ressembler.Mais le magazine américain YM a décidé de commencer à recourir désormais à des mannequins plus en chair et de cesser d'imprimer des régimes amaigrissants.Malgré cela, les pages publicitaires de la revue regorgent toujours de photos de mannequins hyper-sveltes.C'est tout de même un début.«Il était temps», se félicitent des spécialistes des troubles de l'alimentation et des adolescents.«Quand vous voyez des textes au sujet de régimes conçus pour maigrir dans les magazines et un mannequin vraiment mince sur la page suivante, cela vous incite à croire que c'est ce que vous êtes censée faire et à cela que vous devez ressembler », affirme Lisa Duffus, dont une camarade de classe de 14 ans est décédée des suites d'anorexie.Selon la jeune femme, certaines adolescentes s'emballent en tentant de respecter les régimes suggérés, et les magazines devraient faire preuve d'un plus grand sens des responsabilités.C'est un point de vue que partage Christina Kelly, la nouvelle rédactrice en chef de YM.La décision de Mme Kelly d'abolir les textes contenant des trucs pour maigrir lui a valu une avalanche de lettres et de courriels d'appui de la part de lecteurs, d'adolescentes ayant souffert de troubles de l'alimentation, de leurs parents et d'organismes s'intéressant aux problèmes d'image corporelle.«Nous croyions que c'était important de prendre position», ditelle.L'image corporelle est un enjeu très important chez les adolescentes, et à son avis, les textes sur les régimes-minceur amènent les adolescentes à avoir une mauvaise image d'elles-mêmes.«Rien de bon ne peut en sortir.» La nouvelle version de YM, parue en février, met en vedette la coqueluche des adolescentes, Josh Hartnett, en compagnie d'une magnifique jeune femme ronde.«Elle est belle et elle reflète mieux nos lectrices, affirme Mme Kelly.Nous nous en servons aussi dans notre numéro du bal des finissants.» Celui-ci, actuellement en kiosque, contient effectivement des clichés de deux mannequins au physique plus dodu.Mais vous ne les verrez pas avant la page 115.Les pages précédentes regorgent toujours de mannequins efflanquées, un idéal inattaignable pour plusieurs.Le docteur Debra Katzman, de la clinique des troubles de l'alimentation à l'Hôpital pour enfants de Toronto, souligne que les jeunes femmes sont inondées de telles images et de conseils sur comment être minces.C'en est écrasant, dit-elle.À son avis, la décision du magazine YM de cesser de publier des récits traitant de régimes amaigrissants envoie un signal clair aux jeunes, en leur disant que se forcer pour maigrir n'est pas la solution.Cela leur enlève énormément de stress et rend la revue plus intéressante, croit-elle.La nouvelle direction prise par YM sera-t-elle rentable?Selon Mme Kelly, le flot de messages d'appuis reçus de parents et de lecteurs a «enthousiasmé» les annonceurs.Associated Press MASON, Ohio \u2014 La firme américaine Procter and Gamble travaille à la mise au point d'un patch à la testostérone destiné à accroître le désir des femmes ménopausées.Ce patch, qui ne sera toutefois pas commercialisé avant plusieurs années, est presque transparent et de la taille d'un oeuf.Il se porte juste sous le nombril et se change deux fois par semaine.Les premiers essais à grande échelle de ce patch baptisé Intrinsa doivent débuter sur des volontaires dans le courant de ce mois.Ces essais constituent l'une des dernières étapes avant le feu vert à la commercialisation donné par la Food and Drug Administration.Bien que la testostérone soit généralement associée aux pulsions sexuelles masculines, cette hormone est également nécessaire à la réaction féminine.Des études ont montré que les taux de testostérone chutaient chez les femmes après la ménopause.POUR INFORMATION SUR LES COURS APPELEZ (514) 843-YOGA(9642) LE CENTRE EQUILIBRIUM PRÉSENTE L'INSTITUT DE YOGA ET DE MÉDITATION 3013134A Photo AFP Le mannequin hypersvelte, un idéal néfaste pour plusieurs jeunes adolescentes.Agrément À LA HAUTEUR DE VOS AMBITIONS www.hec.ca/programmes/certificats École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 Grâce aux certificats et aux modules, développez de nouvelles compétences et donnez de l'élan à votre carrière.Administration .Commerce de détail et distribution .Commerce électronique .Commerce international .Comptabilité professionnelle .Création d'entreprise .Gestion comptable des organisations .Gestion d'entreprise .Gestion de projets .Gestion des opérations et de la production .Gestion des ressources humaines .Gestion du marketing .Gestion financière .Informatique pour gestionnaire .Leadership organisationnel .Planification financière personnelle .Supervision Offert dès l'automne 2002 31 modules en gestion Les modules sont des blocs de 3 à 5 cours portant sur des thèmes variés de la gestion et répondant à des besoins très précis de formation.Ils mènent à une attestation d'études.17 certificats Trimestre d'été : 15 février Trimestre d'automne : 15 mai Trimestre d'hiver : 15 octobre Tél.: (514) 340-6151 certificat@hec.ca NOUVEAU Maintenant à Laval L'École des HEC offre certains cours de certificat au Campus Ville de Laval de l'Université de Montréal, situé au 2572, boul.Daniel-Johnson.Pour connaître la liste des cours offerts au trimestre d'été 2002 : www.hec.ca/registraire/programmes/certificats/laval.html ADMISSION - DATES LIMITES 3023385A Les sursauts provoqueraient l'apoplexie Associated Press SAN ANTONIO, Texas \u2014 Parmi les facteurs susceptibles de déclencher des attaques d'apoplexie, les sonnettes de porte et autres surprises qui font sursauter sont étonnamment courants, conclut une étude présentée samedi à San Antonio au Texas.Les mouvements brusques, généralement provoqués par la surprise, multiplient par 33 les risques d'attaque.Des chercheurs israéliens qui ont étudié les facteurs déclencheurs chez 150 patients ont établi que 22 % d'entre eux avaient eu des mouvements soudains juste avant leur attaque.Le Dr Nathan Bornstein a souligné que la plupart des gens vivent pendant des années avec les facteurs favorisant les attaques, comme l'hypertension ou le diabète.Puis, un jour, sans raison apparente, un caillot de sang vient se loger dans le cerveau et provoque une attaque.« Nous cherchons les facteurs déclencheurs », a-t-il expliqué.« Que se passe-t-il à ce moment où un caillot vient boucher une artère ?» Le Dr Bornstein a présenté les conclusions de cette étude menée à l'université de Tel Aviv lors du congrès annuel de l'Association américaine de prévention des attaques cardio-vasculaires qui s'est clos samedi à San Antonio.Le deuxième catalyseur le plus courant, juste derrière les mouvements brusques, se compose de ce que les chercheurs baptisent les « émotions négatives ».Il s'agit des sentiments de détresse, de culpabilité, de colère, d'effroi, d'hostilité, d'irritabilité, de honte, de nervosité ou de peur.Ces émotions multiplient les risques par 10 et précèdent 13 % des attaques.Enseignement fondé sur les principes de l'Église catholique romaine De la maternelle à la fin du secondaire Ratio élèves-maître idéal Programme de baccalauréat international Externat ou pensionnat Académie Ste.Cécile International School RÉUNION D'INFORMATION 1000, rue de La Gauchetière Ouest Salle Branssat Le vendredi 15 fév.2002 de 19 h à 20 h 30 925, chemin Cousineau, Windsor (Ontario) Tél.: (519) 969-1291 www.uwindsor.ca/ste.cecile Voyagez maintenant.Ne payez rien après.Si un des 8 numéros de factures suivants s'avère être le vôtre au moment de l'achat de votre voyage, vous ne paierez rien du tout.Une chance sur 50 à l'achat d'un voyage de ne rien payer À chaque tranche de 50 factures une d'entre elles fera économiser à son titulaire le montant de l'achat d'un produit acheté chez Multi-Voyages, peu importe le choix de votre destination.Le 8 fév.02 à 10 h 52 notre dernière facture imprimée Permis du Québec Cette promotion est une gracieuseté de est le # 2 3 3 7 3 (514) 858-0011 1 888 302-6221 jaibesoindevacances.com 23423, 23473, 23523, 23573, 23623, 23673, 23723, 23773 Ouvert le dimanche jusqu'à 20 h. 1LP0501A0211 a5 lun 1LP0501A0211 ZALLCALL 67 22:09:04 02/10/02 B L A P R E S S E MONT R E A L L UND I 1 1 F E V R I E R 2 0 0 2 C ANA D A A 5 Les allies de Paul Martin se feront plus discrets PARTI LIBERAL La querelle s'envenime entre aspirants au leadership JOEL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA .Douze mois avant le congres biennal du Parti liberal du Canada, les partisans du ministre des Finances, Paul Martin, ecartent toute manoeuvre visant a forcer Jean Chretien a prendre sa retraite avant les prochaines elections, craignant manifestement qu'une telle strategie ait l'effet contraire, comme ce fut le cas lors du congres de mars 2000.Les partisans du ministre Martin n'entendent donc pas repete l'episode de la derniere reunion de famille des liberaux au cours de laquelle une vingtaine de deputes avaient presse le premier ministre Chretien de passer le flambeau a son eternel rival quelques mois seulement avant les elections generales.Cette tactique avait irrite au plus haut point M.Chretien et ses allies d'autant plus que M.Martin avait mis du temps avant d'ordonner a ses partisans de freiner leur ardeur.Deux ans et une autre victoire liberale plus tard, ces memes partisans en sont venus a la conclusion que M.Chretien a obtenu le droit de choisir librement son heure de depart et que tenter de bousculer le premier ministre au moment ou il domine toujours dans les sondages pourrait le convaincre de solliciter un quatrieme mandat.L'electorat a choisi notre chef aux elections de l'an 2000 et il merite de prendre la decision au sujet de son avenir selon ses conditions, quand il voudra , a declare le depute Nick Discepola (Vaudreuil-Soulanges), qui faisait partie du groupe de 20 deputes qui ont reclame le depart de M.Chretien en mars 2000.Je crois que nous ferions fausse route en tentant de le forcer a prendre sa retraite et repeter l'episode de mars 2000.Nous ferions plus de mal a notre parti, a notre chef et a notre prochain chef.Il faut faire attention , a ajoute le depute liberal du Quebec.Meme son de cloche de la part de la depute de Sudbury, Diane Marleau, qui avait aussi fait pression sur M.Chretien en affirmant que ses electeurs reclamaient son depart.M.Chretien va choisir lui-meme quand il sera pret a partir.Il n'est pas question de le bousculer , a declare Mme Marleau, ajoutant que le leadership de M.Chretien n'est pas une question brulante d'actualite.Je crois qu'il ne faut jamais perdre de vue que notre premier ministre pourrait tres bien remporter une autre victoire electorale.C'est tres difficile (de lui montrer la porte de sortie) parce que nous avons deja gagne trois elections avec lui.En tant que deputee liberale, je ne peux pas me plaindre , a ajoute Mme Marleau.Comme le stipule la constitution du PLC, M.Chretien doit soumettre son leadership a un vote de confiance des militants liberaux lors du premier congres qui suit les elections federales.Les militants qui seront appeles a voter seront choisis au cours des prochains mois lors d'une reunion de chacune des associations de circonscription.Lors du dernier vote de confiance, en 1998, M.Chretien avait obtenu l'appui de 91 % des militants presents.Meme si les partisans de Paul Martin promettent de rester tranquilles lors du prochain congres, les principaux allies du premier ministre au Quebec, notamment le ministre de la Justice, Martin Cauchon, et son collegue de l'Immigration, Denis Coderre, multiplient deja les appels afin de s'assurer que Jean Chretien obtiendra un vote de confiance sans equivoque lors du prochain congres, a appris La Presse.Il n'y aura pas de confrontation (entre les partisans de Paul Martin et ceux de Jean Chretien).Les choses vont bien.Le premier ministre va rester tant et aussi longtemps qu'il le veut et je serai a ses cotes , a declare le ministre Denis Coderre, qui a deja exhorte M.Chretien a solliciter un quatrieme mandat.Outre M.Discepola et Mme Marleau, les autres deputes qui avaient demande a M.Chretien de ceder sa place sont Tony Ianno, Albina Guarnieri, Joe Volpe, Joe Fontana, Tony Valeri, Dan Mc Teague, Carolyn Bennett, Benoit Serre, Janko Peric, John Harvard, Paul Bonwick, Stan Keyes, et Maurizio Bevilacqua.Ardent partisan du ministre Martin, M.Bevilacqua a ete promu au cabinet par M.Chretien le mois dernier en obtenant le poste de secretaire d'Etat a la science, recherche et developpement dans une manoeuvre evidente visant a le neutraliser.Quant a lui, M.Keyes a ete elu par ses collegues president du caucus liberal la semaine derniere et a immediatement declare que l'episode du dernier congres fait partie de l'histoire ancienne.Nous avons un chef merveilleux en la personne du tres honorable Jean Chretien, qui fait un travail fabuleux pour nous.Il sera notre chef tant et aussi longtemps qu'il voudra l'etre , a dit M.Keyes aux journalistes dans la foulee de son election.Presse Canadienne OTTAWA .Les querelles intestines au Parti liberal du Canada se sont envenimees en fin de semaine, quand le ministre de l'Industrie, Allan Rock, a ouvertement pris a partie le ministre des Finances, Paul Martin, dans le dossier des regles d'adhesion au parti.Le premier ministre Jean Chretien se retrouve au beau milieu de la bataille qui risque de diviser son cabinet et son parti.M.Rock s'est vide le coeur apres que des membres du camp Martin eurent refuse un compromis conclu plus tot dans le but de desamorcer le conflit sur le recrutement de nouveaux membres en Ontario, element cle de toute future campagne a la direction du parti.L'aile ontarienne du parti, controlee en bonne partie par les partisans de M.Martin, a ajoute de nouvelles conditions a l'accord conclu, ce que ses rivaux n'ont pas prise.Les restrictions qui s'en suivent en matiere de recrutement transforment le Parti liberal en un club pour l'elite ou seuls ceux qui connaissent le mot de passe peuvent entrer , a declare M.Rock.Il a aussi interprete les manoeuvres de l'aile ontarienne comme une gifle a l'endroit de M.Chretien, qui a dit favoriser les regles d'adhesion les plus souples possibles.Dans un autre entretien avec l'agence Southam News, il incitait ses collegues du cabinet a denoncer ces manoeuvres.M.Martin, qui presidait une reunion des ministres des Finances des pays du G7 ce week-end, n'a pas voulu commenter la dispute.Mais certains de ses organisateurs etaient furieux de la sortie de M.Rock.Discrets en public, ils accusent en prive le ministre de l'Industrie de semer les germes de la discorde pour mieux faire mousser ses propres aspirations au leadership.Les liberaux fideles a M.Chretien sont divises.Certains disent soupconner que M.Martin orchestre une campagne contre le premier ministre en prevision du vote sur le leadership qui doit avoir lieu lors du prochain congres liberal, en 2003.Les partisans du ministre des Finances le nient.Mais Jack Siegel, un avocat torontois, membre de l'executif national du parti, remarque que le camp Martin s'est oppose a des regles qui auraient permis a l'equipe de M.Chretien de faire signer des cartes de membres a un nombre illimite de personnes afin de mieux se proteger en vue de la revision de son leadership.Complexe recrutement La controverse decoule des modalites complexes de recrutement de nouveaux membres par les liberaux ontariens.Les pro-Martin avaient fait adopter l'automne dernier des modifications limitant la distribution des formulaires d'adhesion.Comme la plupart des organisations de circonscription dans cette province sont controlees par le camp Martin, toute restriction a l'adhesion de nouveaux membres nuirait a M.Rock et a d'autres aspirants a la direction, comme le vice-premier ministre John Manley et la ministre du Patrimoine, Sheila Copps.Le compromis conclu il y a deux semaines prevoyait un retour aux pratiques anterieures, plus favorables a l'organisation de campagnes de recrutement de masse.Mais samedi, lors d'une reunion de l'executif provincial, l'equipe Martin a impose une annexe obligeant les organisateurs de fournir a l'avance les noms et adresses des membres qu'ils souhaiteraient recruter .un detail , selon les organisateurs de M.Martin.Mais les pro-Rock disent que cela viole l'esprit du compromis precedent en creant de nouveaux obstacles aux campagnes de recrutement.Photo PC c Paul Martin Vidange d'huile + filtre (4 cylindres, huile minerale) Amortisseurs arrieres (installation comprise) Silencieux arriere (installation comprise) 47,50 $ 297,50 $ 477,50 $ Le plaisir de conduire.MC Une formation rigoureuse et une passion quasi maladive font en sorte que nos mecaniciens connaissent parfaitement tous les modeles.Nous occuper de la sante de votre BMW est pour nous une vocation ! Resultat ?Un travail de qualite superieure et surtout, pas de perte de temps ni d'argent.Montreal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest Montreal (514) 731-7871 www.bmwcanbec.com Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey, Laval (450) 682-1212 / (514) 990-2269 www.bmwlaval.com Banlieue Ouest Automobiles Jalbert 16710, Route Transcanadienne Kirkland (514) 695-6662 / (514) 343-3413 www.jalbert-auto.qc.ca Rive-Sud Park Avenue BMW 8755, boul.Taschereau Ouest Brossard (450) 445-4555 Montreal (514) 875-4415 www.parkavenuebmw.com A partir de Cette offre prend fin le 28 fevrier 2002.A partir de A partir de En 2002, notre priorite est de vous prouver que pour le service apres-vente et l'entretien regulier, les experts BMW sont chez BMW.Ouvrez grand et dites: BMW.3025666A OFFREZ-VOUS UN Pour la Transport et taxes en sus.Frais de transport: Grand Cherokee, 835$.En location avec 20400 km par annee.La photo est a titre indicatif seulement.Boul.Metropolitain Boul.Henri-Bourassa Rue Lajeunesse Boul.Louis 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l'affaiblissement d'un système public de santé ?Pas en France à tout le moins.Depuis des décennies et sans frictions majeures, les deux systèmes fonctionnent en parallèle, se complétant parfois et s'amalgamant souvent pour le plus grand bonheur des Français qui n'ont que l'embarras du choix.Généralement, les urgences tous azimuts tout comme les gros plateaux techniques majeurs, extrêmement coûteux (pour les polytraumatisés, par exemple), n'existent que dans les plus gros hôpitaux publics, qui offrent 65 % des lits d'hospitalisation et reçoivent leurs fonds directement de la Sécurité sociale.À côté, les cliniques privées commerciales, qui se concentrent de plus en plus sur les soins aigus et la chirurgie, occupent 25 % du territoire avec des services très diversifiés allant de l'obstétrique à la psychologie en passant par la chimiothérapie, la néphrologie, la pédiatrie, la chirurgie générale, la chirurgie cardiaque, etc.Leur place importante dans le système est toutefois l'objet de critiques acérées, plusieurs considérant que les honoraires avantageux qui y ont cours amènent de nombreux spécialistes à déserter les centres universitaires qui perdent ainsi prestige et expertise.Des institutions privées mais sans but lucratif complètent le paysage hospitalier français.Il s'agit, le plus souvent, d'institutions appartenant à des congrégations religieuses, des fondations comme la Croix-Saint-Simon, ou encore à des mutuelles (immenses compagnies d'assurances à but non lucratif), comme le célèbre Institut mutualiste Montsouris ou l'Institut Marcel Rivière, à quelque 35 kilomètres de Paris.Des initiatives étonnantes enrichissent la médecine française.Ainsi, l'Institut Marcel Rivière, un hôpital psychiatrique appartenant à la Mutuelle générale de l'enseignement national (MGEN), héberge une école primaire de quartier et offre aux enseignants revenant d'une dépression ou d'un épuisement professionnel la possibilité de reprendre contact avec le métier.Progressivement, comme un stagiaire, le malade accompagne le titulaire régulier dans son enseignement.« Cette reprise de contact progressive avec le travail n'existe que chez nous », explique Roland Berthelier, secrétaire-général-adjoint à la MGEN.Doté de 418 lits et d'un statut universitaire dans quelques-unes de ses spécialités (chirurgies digestive, cardiaque et thoracique, urologie et psychiatrie adolescente), l'Institut mutualiste Montsouris est, si l'on excepte le centre universitaire Georges-Pompidou, le plus récent des hôpitaux parisiens, centre ultramoderne né de la fusion de deux hôpitaux, l'un universitaire, mais qui croulait sous les dettes et la vétusté de ses installations, l'autre petit hôpital chirurgical du quartier.Outre ses spécialités, Montsouris gère aussi un centre de méthadone s'adressant principalement aux jeunes toxicomanes, un hôtel pour les accompagnants ainsi qu'un centre de recherche qui se consacre notamment à la chirurgie expérimentale.Il est ouvert au public et non pas seulement aux mutualistes qui constituent tout au plus 15 % de sa clientèle.Le magnifique édifice est propriété mutualiste et la direction a le contrôle total de sa gestion et toute latitude pour embaucher, renvoyer des employés et leur verser les salaires et honoraires qu'ils sont prêts à leur consentir.Si ces hôpitaux privés à but non but lucratif participent au service public, leurs fonds leur viennent en montants mensuels du système public, plus précisément des Agences régionales de santé, avec lesquelles les hôpitaux doivent négocier annuellement une enveloppe budgétaire.« Surprescription » Tout en admettant que la France bénéficie d'un « bon système » de santé, M.Jean-Jacques Monteil, directeur de l'Institut Montsouris, émet de sérieuses bémols : « C'est vrai que les patients ont toute liberté de choix et qu'on n'a pas de liste d'attente, mais ça coûte très cher.Il n'y a aucun frein.Les médecins surprescrivent et les malades surconsomment non seulement les médicaments mais aussi les consultations.S'ils le veulent, ils peuvent venir voir leur cardiologue tous les 15 jours.Quant aux médicaments, on est les plus gros consommateurs au monde, 40 % en fait de plus que l'Allemagne.» Les coûts augmentent sans cesse.En 2001 par exemple, les dépenses ont fait un bond de 3 % pour les services hospitaliers, une proportion qui s'explique à cause du vieillissement de la population, mais de 6-7 % au chapitre des visites chez les médecins et de 8 % pour les dépenses de pharmacie à l'extérieur des hôpitaux, ce qui est plus discutable.Selon M.Monteil, il faut non seulement mettre plus d'argent dans le système pour répondre aux problèmes liés au vieillissement, mais aussi inciter les citoyens à limiter leurs dépenses en les forçant notamment à consulter un généraliste avant de se précipiter chez un spécialiste.À moins d'un sérieux coup de barre, M.Monteil se montre assez pessimiste : « On est à la croisée des chemins et on a déjà entrepris de couper ici et là sans plan véritable.Si on ne fait rien, dans cinq ans, on se retrouvera comme chez vous.» Triste perspective.On aurait presque envie de leur dire : « Attachez ben votre tuque ! » Photos LILIANNE LACROIX, La Presse © Réanimateur cardiaque, le Dr Daniel Carboniani traite souvent des patients particulièrement fragiles, comme ce nouveau-né affecté d'une malformation cardiaque et d'un pied bot.Au royaume du patient L I L I A N N E LACROIX LE PREMIER RANG mondial occupé par son système de santé, la France l'a payé et le paie encore largement.En y consacrant 2125 $ US par habitant en fonds publics et dépenses privées (contre 1836 $ US pour le Canada), la France effectue l'une des contributions européennes les plus importantes à ce chapitre.Alors que certains gestionnaires français, conscients de l'attachement de leurs compatriotes à leurs privilèges, s'aventurent sur la pointe des pieds à poser des questions gênantes sur les coûts de plus en plus importants qui sont consacrés à la santé et commencent à parler de gaspillage, les étrangers envient ce système où le patient-client est encore et toujours roi et maître.« Le budget de l'assurance-maladie, séparé du budget de l'État, vient d'une retenue sur le salaire.Comme les Français ne se rendent pas physiquement compte qu'il s'agit de leur argent, ils le souhaitent inépuisable », disait récemment le ministre délégué à la Santé, Bernard Kouchner.En France, pourtant, la santé n'est pas totalement « gratuite ».La Sécurité sociale finance, par le truchement de prélèvements sur les chèques de salaires, 76,9 % de la dépense courante de soins et de biens médicaux (contre 72 % au Canada).L'État et les collectivités locales interviennent pour 1,1 % seulement.Un nombre croissant de personnes (87 %) a toutefois recours à des assurances complémentaires et les mutuelles sont ainsi appelées à couvrir 7,1 % des soins de santé contre 3 % pour les assureurs privés et 2 % pour les institutions de prévoyance.Au bout du compte, en plus de ces sommes prélevées régulièrement, les individus et les ménages doivent en moyenne financer 11,3 % de leurs dépenses de santé.C'est pratiquement l'unique frein à la consommation.Ce ticket modérateur pris en charge par les assurances complémentaires et les patients eux-mêmes est plus élevé pour les soins ambulatoires et les médicaments de confort que pour les soins hospitaliers.La création récente de la Couverture maladie universelle, qui assure une protection médicale à 100 % pour les nécessiteux, a pratiquement gommé les quelques zones grises qui pouvaient subsister et contribué à approcher tous les citoyens d'une réelle accessibilité universelle.Au-delà de la qualité des soins, c'est sans doute cette réalité qui a propulsé la France au premier rang du classement de l'OMS et qui en a fait un modèle à suivre, alors que les inégalités dans l'accessibilité aux soins reléguaient les États-Unis au 37e rang mondial malgré l'excellence de leur médecine et les sommes astronomiques qui y sont consenties (soit 3724 $ US par habitant).Au Canada, l'état de santé plus précaire des populations autochtones nous a fait glisser de plusieurs échelons dans le classement, estime un spécialiste.Dépensé en France, le même dollar semble plus efficace, estime l'OMS, qui classe la France quatrième à ce chapitre et le Canada 35e.Les sommes versées à la Sécurité sociale sont gérées par des fonctionnaires mais aussi par des syndicats, représentants patronaux, personnalités du milieu et dirigeants mutualistes.Les Français peuvent compter sur les services de quelque 180 000 médecins (trois médecins par 1000 habitants contre 2,3 au Québec).Par contre, spécialistes et omnipraticiens se divisent à peu près moitié-moitié en France tout comme au Québec.« En France, les omnipraticiens ne travaillent pratiquement qu'en cabinet et à peu près pas en hôpital.Ils ont donc plus tendance à être isolés, mais l'accessibilité à un médecin de famille est plus grande, explique le Dr Jean Rodrigue, de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.C'est sans compter l'accessibilité aux services diagnostiques (résonance magnétique, scan, échographie, etc.).De plus en plus, on souhaite donner en France un rôle de pivot à l'omnipraticien, estime le Dr Pierre Costes, président de la Fédération française des médecins généralistes : « En France, la liberté est extrême.Les consommateurs font ce qu'ils veulent, où ils veulent, quand ils veulent ».Jean-Martin Cohen-Solal, de la Mutualité française, qui regroupe 80 % des sociétés mutuelles de France, ajoute : « Pour un mal de gorge, une personne peut, sans entrave aucune, aller voir deux généralistes et trois ORL (oto-rhino-laryngologistes).Si cela peut sembler attrayant, le Dr Costes juge ce système abusif et trop coûteux et lorgne avec envie vers le Québec.Les professionnels français s'installent où ils veulent et pratiquent le genre de médecine qu'ils désirent sans véritablement tenir compte des besoins.Évidemment, la Côte d'Azur est pas mal plus courue que les régions minières et pluvieuses du Nord.« On consomme deux fois plus de médicaments que les autres, poursuit le Dr Costes.On ne peut parler de succès, sauf peut-être sur le plan industriel.C'est sans compter que les soins dentaires sont très mal remboursés.Sévère ?On s'accorde en France pour dire que le système est perfectible, notamment en ce qui concerne les soins palliatifs et les centres de soins de longue durée, l'enfant pauvre du système.Enfin, une enquête récente révélait que 835 des médicaments remboursés par la sécurité sociale sont considérés comme non efficaces.La médecine a aussi ses faiblesses, estime le Dr Costes : « Pour un mal de dos ou une grippe, c'est super.Mais pour les malades chroniques, c'est autre chose ».Les honoraires des médecins français sont conventionnés, mais plusieurs spécialistes pratiquent encore des dépassements.Le supplément est assumé par l'usager ou son assureur, qu'il s'agisse d'une mutuelle ou d'un assureur privé.Les dépassements d'honoraires sont d'ailleurs en voie de disparaître, car les autorités françaises ont fermé les portes à de nouvelles applications, sauf dans des cas d'exception.Secrétaire général de l'Union nationale des médecins spécialistes, le Dr Jean-François Rey tient un autre discours : « La médecine libérale a des honoraires gelés depuis des années.On est en lutte depuis cinq ans car on veut nous imposer une médecine comptable.On manque d'effectifs dans certaines spécialités et on recrute même des étrangers sous-payés et sous-qualifiés pour couvrir les besoins dans certaines régions ».Si les intervenants voient poindre un avenir moins rose, le patient français ne vit guère de problème au quotidien : il peut aller voir le médecin de son choix, y compris un spécialiste, dans un délai très court ; il a accès aux tests diagnostiques et ne vit pas la cruelle attente auquel sont condamnés bien des malades québécois.À moins de crise ponctuelle, les urgences sont très accessibles et les médecins sont disposés à se déplacer si vous vous estimez trop mal en point pour sortir.Président de la Fédération des médecins spécialistes, le Dr Yves Dugré estime que le Québec peut difficilement transposer ce modèle : « À elle seule, la géographie nous pose certaines limites », dit-il.Selon lui, la collaboration privé-public constituerait toutefois une piste intéressante.Malgré les demandes répétées de groupes de pression, le patient français n'a pas un accès direct à son dossier médical et doit passer par son médecin traitant qui le lui transmettra.s'il le juge à propos.La carte à puce, censée contenir toutes les informations sur un patient, connaît pour sa part de grands retards d'implantation.D'abord, il n'y a presque pas de renseignements intégrés sur la carte, ce qui la rend fort peu utile.Ensuite, plusieurs médecins résistent.Ils considèrent que la machine de lecture de la carte devrait leur être payée et craignent aussi d'être épiés et surveillés.Alors, ça piétine.En France, chez nombre de personnes âgées, comme Mme Étiennette Chevalier, les visites quotidiennes de l'infirmière permettent de prolonger le séjour à la maison. 1LP0902A0211 A9 LUNDI 1LP0902A0211 ZALLCALL 67 00:18:06 02/11/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 1 FÉVRIER 2002 A9 ACTUALITÉS Être juré: vivre de stress et d'eau fraîche Pour nombre de juristes réputés, les procès monstres comme celui des Hells Angels ne peuvent qu'entraîner mille cafouillages dans un système de justice comme le nôtre.Le fardeau imposé aux jurés \u2014 privés de revenus décents et soumis à un stress intense pour une période interminable \u2014risquant plus que tout autre chose de faire capoter l'affaire.« Les règles actuelles n'ont pas été faites pour des procès de longue durée », explique Louise Viau, qui enseigne le droit criminel à l'Université de Montréal et s'intéresse vivement à la question des mégaprocès.« On dit que les jurés remplissent leur devoir civique, mais quand le procès dure des mois, leur fardeau est exagéré : payer l'hypothèque, arriver en fin de mois, ce n'est plus évident.Et il suffit qu'un d'entre eux tombe malade et qu'un autre meure d'une crise cardiaque pour qu'on soit obligés de tout recommencer.Bien conscient du problème, le juge Jean-Guy Boilard a créé une petite commotion la semaine dernière en prévenant qu'il pourrait ordonner à Québec de verser leur plein salaire aux jurés qui devront juger les 17 motards accusés de trafic de drogue et de complot pour meurtre.Autrement, ces jurés ne recevraient pas plus de 40 $ par jour, soit un maigre 5600 $ pour sept mois de travail ardu (on estime que le procès durera entre six et huit mois).Même traitement depuis 1977 « Le gouvernement gère bien mal le dossier.S'il a pensé à construire un tribunal au sein de la prison, il aurait bien dû penser au problème des jurés », s'étonne un juriste d'expérience.« Le juge Boilard a entièrement raison : la façon dont on rémunère les jurés est inadmissible, renchérit le procureur de la Couronne Serge Authier.Après tout, ce sont eux qui rendent le verdict.Ce n'est pas normal que ceux qui ont la responsabilité de la décision finale reçoivent 40 $ par jour.» Un autre procureur, qui préfère taire son nom, doute pour sa part que les jurés inquiets pour leurs finances puissent se concentrer sur une cause.« Des jurés épuisés, il y en a plein, ajoute-t-il.On a vu un concierge qui travaillait de nuit : il venait le jour, mais il dormait ! Ça fait des années qu'on demande au gouvernement de rectifier la situation.Malgré tout, l'indemnité des jurés n'a pas changé depuis 1977.Pas plus que les dérisoires allocations de transport (12 cents du kilomètre) et de repas (4,50 $ pour le dîner et 6 $ pour le souper).Les procureurs ont eu vent de quelques cas de faillite.En 1993, lors du procès Fabrikant, le juge Fraser Martin forçait plutôt le gouvernement à payer le loyer d'une jurée lui ayant écrit une lettre désespérée.(Le procès durait alors depuis trois ou quatre mois.) D'autres juges révisent parfois à la hausse les allocations de transport et de repas.« Nous doutons que le juge ait ce pouvoir, mais si une telle ordonnance est rendue, nous nous y conformons », indique Françoise Hammond, du ministère de la Justice.À la Cour suprême de trancher ?Cette fois-ci, on s'attend à ce que le ministre de la Justice, Paul Bégin, demande à la Cour suprême de trancher la question de la rémunération des jurés en même temps que celle des avocats de la défense (le juge Boilard a décidé de tripler les honoraires prévus à l'aide juridique).Pour le moment, on « est à trouver des scénarios qui pourraient éventuellement être adoptés pour tous les jurés dans tous les procès », affirme l'attachée de presse de M.Bégin.Chose certaine, Québec ne peut se permettre de procéder au cas par cas.« On pourrait l'accuser de vouloir acheter le jury », explique le professeur Viau.La solution ?L'Australie et l'Ontario ajustent déjà la rémunération des jurés lorsque les procès s'éternisent, leur versant jusqu'à 100 $ par jour à partir du 50e jour.« C'est civilisé, c'est sensé.Je suis un peu étonnée qu'on n'y ait pas pensé avant », commente le criminaliste Jean- Claude Hébert.En attendant, les citoyens essaient de se défiler par tous les moyens imaginables.Plusieurs ne tiennent pas compte de leur convocation.D'autres inventent les excuses les plus farfelues : incontinence, religion étrange leur empêchant de rendre verdict.« On voit des hommes d'affaires huppés arriver en jeans troués et en mâchant de la gomme pour être écartés », rapporte encore un procureur.« Les mieux informés, les plus éduqués vont s'en sortir en répondant une bêtise, en affichant haut et fort leur partialité », résume Mme Viau, qui a déjà entendu un avocat suggérer à une étudiante de se teindre les cheveux en rouge.À court de candidats, des juges excédés (dont le juge Boilard) ont déjà envoyé les shérifs chercher des jurés en pleine rue ! Ce qui ne les empêche pas de se montrer de plus en plus sensibles aux difficultés des travailleurs autonomes et des entrepreneurs, qu'une très longue absence peut parfois acculer à la faillite, peu importe l'indemnité qu'on leur verse.« Les avocats rejettent aussi ceux qui disent n'importe quoi.On ne veut pas de gens qui n'ont pas envie d'être là », précise un procureur.Un autre a déjà vu une comptable fondre en larmes lorsqu'on l'a retenue en pleine période des impôts.« Ça ne se voit plus vraiment, dit-il.Les gens sont mieux informés.Le danger ?Qu'on fausse le principe voulant que le jury représente tous les membres de la société, prévient Mme Viau.« Si le jury est uniquement composé de syndiqués, de retraités et de sansemploi, on se prive des forces vives de la société, de ceux qui courraient à la ruine en acceptant », confirme Me Hébert.Autre risque : que les procès interminables ne se rendent jamais à terme.« Il faut recommencer à zéro si tous les jurés ne sont pas d'accord.Or, pensez-vous que 12 personnes peuvent rendre une décision unanime dans des procès de plus en plus complexes ?» interroge un juriste bien connu.Quand un procès aussi stressant s'éternise, tout peut arriver \u2014 maladie, dépression, crise cardiaque, assassinat, souligne pour sa part Louise Viau.Prévoyants (mais particulièrement pingres au niveau des indemnités), les Américains prennent donc soin de sélectionner des « doublures », comme au théâtre, qui suivent les procès avec le jury pour pouvoir prendre le relais des membres défaillants.Une précaution qu'on a prise au procès d'O.J.Simpson.« Ce serait peut-être une solution », s'interroge Mme Viau.Bien connu pour tester les limites de la Charte des droits et libertés, Me Julius Grey envisage tout autre chose.« On n'a plus besoin des jurys, clame l'avocat.À l'origine, on en avait besoin parce que les classes sociales étaient en guerre et qu'il fallait absolument que la justice soit rendue par des gens de toute la société.Aujourd'hui, c'est une perte de temps, une dépense qui n'est plus du tout nécessaire.« Il ne faut pas paniquer.La majorité des procès durent deux, trois semaines, tempère le procureur de la Couronne Louis Bouthillier.Des procès aussi long (que celui des Hells), c'est exceptionnel.Et il y a bien moins de procès par jury au Québec qu'ailleurs au Canada.» Photothèque La Presse Le mégaprocès des Hells Angels qui se tiendra au Centre de services judiciaires Gouin (notre photo) a lancé le débat sur le réajustement des indemnités des jurés.Les Hells ont accès à de l'information confidentielle DISPARITION DE PROSTITUÉES L'enquête se poursuit malgré la pluie Presse Canadienne PORT COQUITLAM, C.-B.\u2014 Les recherches d'indices sur la disparition de quelques 50 prostituées de la région de Vancouver se poursuivaient hier par un temps pluvieux, à Port Coquitlam, en Colombie- Britannique.Par ailleurs, la mort de 49 prostituées de la région de Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis, à moins de trois heures de route de Vancouver, donne lieu à de nombreuses spéculations sur un possible lien entre les deux affaires.Plusieurs mois pourraient s'écouler avant que les forces de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et de la police de Vancouver n'aient complété leur inspection d'une installation porcine de Port Coquitlam, où ils ont entrepris des fouilles en milieu de semaine dernière.Des chiens pisteurs sont mis à contribution et des enquêteurs vêtus d'une combinaison spéciale peuvent parfois être aperçus ici et là sur la ferme.Les recherches étaient toutefois contrecarrées, hier, par une pluie persistante qui a obligé les autorités à étayer de sacs de sable le relief accidenté qui entoure la porcherie.Le détective Scott Driemel, porte-parole de la police municipale, a indiqué qu'il fallait «garder en mémoire qu'avant que quoi que ce soit puisse être touché, il est nécessaire de tout photographier, tout filmer en vidéo et dresser une carte précise des lieux.C'est terriblement long, mais nous devons être méthodiques (car) qui peut dire ce qui sera retenu comme preuve devant la cour?» L'un des propriétaires de l'exploitation porcine, William Pickton, 52 ans, fait face à des accusations reliées à la possession illégale d'armes à feu.Il n'est pas encore considéré comme suspect dans cette affaire et il est toujours libre de ses mouvements.Les autorités n'ont par ailleurs pas voulu commenter les reportages qui font état de la découverte, sur les lieux, d'articles personnels pouvant avoir appartenu à l'une ou l'autre des disparues.L'agente Catherine Galliford, porte-parole de l'unité d'enquête spéciale, a admis que la police était en contact avec les familles, mais que certains éléments de l'enquête ne pouvaient leur être révélées.La dernière chose que souhaitait la police, a-t-elle expliqué, était de compromettre la poursuite de l'enquête en divulguant trop d'informations.«Cette ferme n'est pas le seul centre d'intérêt de cette enquête, elle n'est qu'un aspect d'une enquête beaucoup plus vaste de cette unité spéciale», a déclaré le détective Driemel.De fait, bien qu'il n'y ait aucun rapprochement objectif entre les meurtres de 49 prostituées de la région de Seattle et la disparition des travailleuses du sexe des quartiers interlopes de Vancouver, un policier américain disait comprendre, hier, que la proximité géographique laisse croire à un possible lien entre les deux dossiers.«Nous faisons face à la plus importante série de meurtres non résolus des États- Unis et je suppose que vos prostituées disparues à Vancouver sont aussi le plus important cas de ce genre au Canada, a déclaré le sergent John Urquhart, du bureau du shériff du comté de King.Alors les gens voudraient relier ces deux dossiers.«Peut-être sont-ils liés, en fait, mais je pense qu'il est plus probable qu'ils ne le sont pas.Il y a beaucoup de tueurs en série, il n'y en a pas nécessairement qu'un seul à Green River.» L'affaire américaine défie les enquêteurs depuis 1982, date où les corps de prostituées et d'auto-stoppeuses ont commencé à être retrouvés dans Green River, juste au sud de Seattle.Quarante-cinq des 49 meurtres, qui ont cessé en 1984, n'ont pas été résolus.Les prostituées de Vancouver, elles, ont commencé à disparaître en 1983 et la plus récente disparition est survenue en novembre 2001.Aucun corps n'a été retrouvé jusqu'à présent.Presse Canadienne TORONTO \u2014 Les Hells Angels soudoient des membres des forces de l'ordre afin d'accéder aux informations des systèmes informatiques des corps policiers, révèle une vérification interne menée par le Centre d'information de la police canadienne (CIPC).« Il s'agit là d'une tendance des Hells Angels et c'est leur façon de faire les choses, a déclaré samedi Tony Cannavino, dirigeant de l'Association des policiers provinciaux du Québec, Ils se concentrent là-dessus depuis des années.» Les préoccupations à ce sujet sont nées d'un contrôle des ordinateurs du CIPC dans quatre bureaux torontois des services de l'Immigration, et dans un cinquième à Ottawa.La vérification a été menée en février et mars 2001.Cette vérification a permis d'établir que les passeports de personnes décédées étaient toujours en circulation, qu'environ 20 travailleurs étaient en possession de deux passeports et que 70 autres n'étant pas soumis à des vérifications de leurs antécédents se servaient des systèmes informatiques.M.Cannavino a signalé qu'au moins quatre personnes en mesure d'accéder aux dossiers du CIPC au Québec avaient été accusées, au cours des six derniers mois, d'avoir vendu des informations aux Hells Angels.Une autre a été accusée de la même faute à Whitby, en Ontario.« Ces renseignements sont très précieux pour les gangs de motards, a-t-il déclaré à l'occasion d'une conférence de l'Association nationale des professionnels de la police, qui avait lieu à Québec, samedi.Avec nos informations, ils ont accès à n'importe quel citoyen.» Les motards se servent des renseignements obtenus afin de terroriser des témoins, de traquer des policiers et leurs proches ou encore de mettre en péril des enquêtes, a expliqué M.Cannavino.« Cette violation de la sécurité est très importante, a quant à lui affirmé Craig Bromell, de l'Association des policiers de Toronto.Nous voulons savoir qui a accès à ces informations, et pourquoi.» Photo Presse Canadienne Deux policiers de la GRC sont en train de recueillir des indices à la ferme où l'on a retrouvé les effets personnels de certaines disparues. 1LP1001A0211 A10, lundi, MONDE 1LP1001A0211 ZALLCALL 67 22:46:12 02/10/02 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 F É V R I E R 2 0 0 2 MONDE AFGHANISTAN L'«Axe du mal » : l'Iran renforce sa surveillance Téhéran menace de bloquer toute exportation de pétrole de la région si les É.-U.empêchent les exportations iraniennes Karzaï est pris à gérer des conflits régionaux Agence France-Presse TÉHÉRAN \u2014 Les forces navales iraniennes ont « renforcé leur surveillance dans les eaux du Golfe », a annoncé hier la radio iranienne, citant le commandant de la marine, àla suite d'une montée de tension avec les États-Unis.« Nous avons renforcé notre surveillance et la marine contrôle désormais le va-et-vient de tous les navires ainsi que des sous-marins dans le golfe Persique », a affirmé l'amiral Abbas Mohtaj, sans autre précision.Les dirigeants militaires iraniens ont affirmé à plusieurs reprises ces derniers jours que les forces armées étaient prêtes à repousser toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.Un haut responsable militaire a même averti que si une attaque américaine interrompait les exportations de pétrole iranien, « aucun pétrole de la région » ne serait exporté.Au cas où l'Iran traverserait une période « d'insécurité totale, et où le pétrole iranien ne serait plus exporté, aucun pétrole de la région ne serait exporté », selon le commandant adjoint des Pasdaran (Gardiens de la Révolution, troupes d'élite), Mohammad- Baghr Zolghadr, cité par la télévision.Les dirigeants du régime islamique ont appelé à la « vigilance » générale face à une éventuelle attaque américaine, après les déclarations, le 29 janvier, du président George W.Bush accusant l'Iran de former avec l'Irak et la Corée du Nord « l'axe du mal », le désignant comme une cible potentielle de sa « guerre antiterroriste ».Aujourd'hui, jour anniversaire de la Révolution islamique de 1979, tous les dirigeants du régime, réformateurs et conservateurs, ont appelé à une manifestation contre les « menaces d'agression » américaine.SAID MOHAMMAD AZAM Agence France-Presse KABOUL \u2014 Padsha Khan, désigné par Kaboul au poste de gouverneur du Paktia, une province de l'est de l'Afghanistan, mais repoussé par les forces d'un chef rival, a averti hier que le sang coulerait de nouveau si le gouvernement central nommait quelqu'un d'autre à sa place.Padsha Khan se trouvait dans la capitale, où le président du gouvernement intérimaire afghan, Hamid Karzaï, a entamé samedi des discussions avec des représentants de Padsha Khan et de son rival Saif Ullah pour tenter de résoudre la crise.« C'est une affaire très sérieuse et M.Karzaï voulait être impliqué personnellement dans la recherche d'une solution », a souligné samedi Mirza Ali, vice-ministre des Affaires frontalières.Dans de récentes déclarations, M.Karzai, qui avait désigné Padsha Khan au poste de gouverneur, l'a publiquement désavoué, laissant ainsi entendre qu'il pourrait le remplacer.Mais cette éventualité a été rejetée par Padsha Khan, qui affirme que la nomination de quelqu'un d'autre ne pourrait qu'aggraver la crise.« Cela créerait d'innombrables problèmes, cela provoquerait une effusion de sang, cela provoquerait des affrontements entre tribus », a-t-il déclaré à l'AFP.La crise du Paktia a éclaté le 30 janvier lorsque Padsha Khan a envoyé ses forces à Gardez, capitale de la province, pour prendre le contrôle de la résidence du gouverneur.Elles se sont heurtées aux troupes de Saif Ullah, qui contrôle Gardez depuis la chute des talibans en décembre.Après 24 heures de combats, qui ont fait près de 50 morts, les forces de Padsha Khan ont dû se retirer, laissant sur place plus de 200 prisonniers.« Si quelqu'un d'autre est nommé gouverneur à la place d'une personne qui a le décret dans ses mains et dont les hommes ont été tués ou capturés, quel serait le résultat de cette décision ?» a demandé Padsha Khan, laissant clairement planer la menace de nouveaux combats.Il a par ailleurs répété qu'une partie des combattants qui s'étaient opposés à l'entrée de ses forces à Gardez étaient des membres du régime des talibans ou du réseau terroriste Al-Qaeda d'Oussama ben Laden.« Les membres d'Al-Qaeda doivent se rendre ou être éliminés par la force », a-t-il déclaré.La veille des combats de Gardez, il avait annoncé que ses forces s'apprêtaient à lancer une attaque contre des centaines de combattants d'al-Qaeda regroupés selon lui dans les montagnes du Paktia.Loin d'accepter un compromis, Padsha Khan a demandé que le gouvernement intérimaire, et l'ONU qui a parrainé sa formation, l'aident à éliminer ses opposants.« Je suis le gouverneur désigné, a-t-il déclaré.Si quelqu'un ne m'accepte pas, cela signifie qu'il n'accepte pas Karzaï, qu'il n'accepte pas le gouvernement et qu'il n'accepte pas l'ONU », a-t-il dit.Après la bataille de Gardez, M.Karzaï a accusé Padsha Khan d'avoir provoqué les violences, déclarant qu'il n'avait « pas le droit » d'envoyer ses forces à Gardez.Il l'a désavoué de manière encore plus virulente dans une interview publiée par le Washington Post.« Un homme qui entre en ville et s'impose par les armes, c'est simplement dégoûtant », a-t-il dit.« Tuer des gens pour devenir gouverneur \u2014 comment peut-il faire cela ?Il n'y a aucune chance que nous soyons d'accord avec cela », a-t-il affirmé.Le ministre des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah, a lui aussi semblé ouvrir la porte à un remplacement de Padsha Khan.« Ce qui est important, c'est la volonté du peuple », a-t-il déclaré samedi.« Si les gens dans cette partie du pays ne veulent pas d'un gouverneur désigné par l'administration intérimaire, nous devons revoir notre position et trouver une solution », a-t-il dit.Photo AFP Le président iranien Mohammad Khatami a critiqué hier le budget militaire des États-Unis, « trop élevé » selon lui, et appelé « le monde à une coalition de la paix plutôt que de la guerre ».Photos PC Un art militaire qui ne se perd pas : le camouflage L'art du camouflage conserve ses droits dans l'art de la guerre moderne et les soldats de l'armée canadienne dépêchés au front en Afghanistan l'ont compris.À gauche, un tireur d'élite du régiment d'infanterie légère Princess Patricia, pointant son arme de précision à travers une botte de végétation, sur une base aérienne à Kandahar.À droite, un collègue tireur d'élite arbore, lui, le camouflage portable.EXPRESS INTERNATIONAL Afghanistan Un exil record L'ORANISATION internationale pour les migrations (OIM) a commencé hier le recensement des quelque 200 000 personnes déplacées du camp de Maslakh, dans l'ouest de l'Afghanistan, près de la frontière avec l'Iran.« C'est probablement le plus grand camp de personnes déplacées du monde, et sûrement le plus grand dans le pays et dans la région », a déclaré Christopher Lom, un responsable de l'information de l'OIM.Maslakh se trouve à environ 40 kilomètres de Herat, la grande ville de l'ouest de l'Afghanistan.Au cours de la première phase du recensement, un bracelet numéroté est remis à chacun des occupants du camp, qui viennent dans leur quasi-totalité d'Afghanistan.L'opération doit durer neuf jours, et après la distribution des bracelets, chaque famille devra présenter ses numéros pour obtenir une carte qui portera le nombre des membres de la famille.« Un recensement était nécessaire.Les talibans avaient exagéré les chiffres pour recevoir plus de vivres », a expliqué M.Lom.\u2014 d'après AFP Aide d'Iran Démenti à Herat LE CHEF DE GUERRE Ismaïl Khan, gouverneur de la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, a une nouvelle fois démenti hier recevoir des armes et de l'argent d'Iran.« Nous n'avons besoin d'aucune livraison de l'Iran, spécialement en armes.Je suis totalement contre cela », a déclaré Ismaïl Khan à l'AFP dans son fief de Herat, capitale de la province du même nom, proche de la frontière iranienne.Il a estimé que les accusations en ce sens étaient liées à la tension actuelle entre l'Iran et les États-Unis.« J'espère que dans l'avenir, s'il y a des problèmes politiques entre l'Iran et les États-Unis, ce ne sera pas une raison pour faire de la propagande sur les gens de Herat », a-t-il déclaré.\u2014 d'après AFP Irak Berlin croit à la paix SELON LE chancelier allemand Gerhard Schroeder, qui rapportait des propos du président George W.Bush, les États-Unis n'ont pas l'intention d'attaquer l'Irak, malgré leurs récentes menaces.M.Schroeder, dans un entretien à paraître aujourd'hui dans le journal Handelsblatt, ne précise pas quand le président américain lui a fait cette confidence.Mais elle semblait remonter à leur entretien à la Maison-Blanche le 31 janvier.« Nous savons tous que le langage utilisé est différent », a déclaré le chancelier allemand, interrogé sur cet « axe du mal » dans lequel George W.Bush a réunis l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord.« Bush m'a dit qu'il n'a pas de projets d'attaque.Je me base sur cela.».\u2014 d'après AP Les détenus de Guantanamo sont désorientés à dessein JEAN-MICHEL STOULLIG Agence France-Presse BASE AMÉRICAINE DE GUANTANAMO \u2014 Tout est fait, les Américains en conviennent, pour impressionner et désorienter les captifs d'Afghanistan amenés àla base de Guantanamo à Cuba.Le long isolement sensoriel, les entraves, la découverte brutale d'un nouvel environnement carcéral sont destinés à assurer la sécurité des soldats américains, mais aussi, selon les militaires, à « choquer » un ennemi dangereux et à le rendre plus docile.Mais face aux critiques à l'étranger, les militaires américains répètent à l'envi que leurs prisonniers talibans ou d'Al-Qaeda, mieux lotis qu'en Afghanistan, sont traités « humainement ».Et de fait, des journalistes en visite à la base navale américaine n'ont pas vu \u2014 de loin \u2014 de mauvais traitements au centre de détention de Camp X Ray et ont pu constater que les prisonniers recevaient de bons soins médicaux et avaient le droit de pratiquer leur religion.À chacun des transferts d'Afghanistan (sept déjà), une épreuve attend les combattants islamistes.À Kandahar, on leur rase la barbe et les cheveux par mesure d'hygiène, mais ils auront droit de les faire repousser une fois à Cuba.Puis les voilà revêtus d'une combinaison orange, pieds et poings liés, attachés à leur siège, avec des lunettes opaques et des casques, plus un masque chirurgical pour éviter qu'ils ne mordent ou contaminent leurs gardiens s'ils sont malades.Après 25 heures de transport dans le froid et le bruit d'un avion cargo, on les voit descendre de l'appareil en titubant dans la chaleur tropicale, tenus par deux soldats, sous des ordres aboyés.Jeudi, six des 28 nouveaux arrivants sont sortis en brancards : l'un était amputé des deux jambes, trois ont été blessés au combat, un autre souffrait de paludisme (3e cas) et le dernier les symptômes de la tuberculose (ce serait le 1er cas).« Comme les précédents, le groupe était calme et paraissait choqué et désorienté », déclare le major Steve Cox, porte-parole de l'unité spéciale gardant les prisonniers de Guantanamo (220 à ce stade).Selon lui, le but de ces masques et lunettes « n'est pas de déshumaniser », mais il fait partie d'un dispositif « pour établir notre autorité, avant le vol, pendant et après, et pour garantir la sécurité des personnels américains ».Une autre raison est d'empêcher les prisonniers de se repérer en vue d'une très hypothétique évasion : avant de gagner le camp, « ils n'auront pas vu la mer, pas repéré le Mc Donald » de la base, déclare encore l'officier.Les hommes en orange ont de quoi être impressionnés par la débauche de sécurité à Camp X Ray la nuit : double enclos de barbelés, tours d'observation, puissants projecteurs devant lesquels se découpe la silhouette d'une automitrailleuse superflue.« Avoir deux fois plus de sécurité que nécessaire » a aussi un rôle psychologique, admet le porte-parole.Parmi les correspondants présents cette semaine à Guantanamo figuraient pour la première fois depuis le débuts du transfèrement le 11 janvier deux journalistes arabes.« D'après ce qu'on nous a permis de voir, ces gens semblent correctement traités d'un point de vue médical et alimentaire », estime Abdullah Sati, correspondant de la radio-télévision d'Abou Dhabi.M.Sati se dit toutefois gêné par la détention de ces prisonniers dans des « cages » grillagées, certes provisoires.Il s'interroge sur la raison du transfert d'Afghanistan : « Sans doute pour montrer des résultats concrets aux Américains alors qu'Oussama ben Laden est en cavale ».Hacène Zitouni, correspondant de la chaîne londonienne panarabe MBC, se dit satisfait de l'amélioration de la situation des prisonniers de Guantanamo en un mois.« Ces dangereux criminels » ont plus de chance, selon lui, que les combattants arabes qu'il a vus abattus par l'Alliance du Nord puis « mangés par les chiens à Kaboul ».Pourtant, estime-t-il, « l'image de l'Amérique », protectrice des droits de l'homme et des libertés, risque de pâtir des incertitudes sur le processus judiciaire et des réticences de Washington à appliquer les conventions de Genève aux prisonniers de guerre.3025913A 1LP1101A0211 A11, lundi, MONDE 1LP1101A0211 ZALLCALL 67 22:56:13 02/10/02 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 1 F É V R I E R 2 0 0 2 MOND E A 1 1 Un attentat meurtrier en Israël est suivi de représailles sévères dans la bande de Gaza JO STRICH Agence France-Presse BEERSHEBA, Israël \u2014 Une attaque palestinienne à Beersheba, dans le sud d'Israël, a coûté hier la vie à deux militaires israéliennes et aux deux assaillants, et déclenché une riposte massive dans la bande de Gaza.Dès son retour d'une visite aux États-Unis, le premier ministre israélien Ariel Sharon a imputé la « responsabilité directe » de la violence au président palestinien Yasser Arafat et réuni son minicabinet de sécurité, comprenant les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Shimon Peres et Binyamin Ben Eliezer.L'Autorité palestinienne, qui d'habitude dénonce les attaques contre les civils israéliens, s'est contentée de condamner les raids, qui ont fait une quarantaine de blessés, dont deux employés de l'ONU, et a accusé le gouvernement israélien de saboter les efforts de paix internationaux.L'attaque de Beersheba, la principale agglomération du désert du Néguev, à une trentaine de kilomètres à l'est de la bande de Gaza, n'a pas été revendiquée.Par ailleurs, deux roquettes palestiniennes artisanales Qassam tirées à partir de la bande de Gaza ont pour la première fois atteint Israël, selon l'armée.Elles se sont abattues dans le Néguev.Fabriquées artisanalement par la branche armée du mouvement islamiste Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, ces roquettes n'ont jusqu'à présent été tirées que sur des cibles israéliennes dans la bande de Gaza.Les deux assaillants de Beersheba ont ouvert le feu à l'heure du déjeuner dans un restaurant près du quartier général de l'armée, tuant deux femmes militaires et blessant cinq Israéliens, dont trois grièvement.Les assaillants, dont l'un d'eux portait une ceinture d'explosifs, ont ensuite été tués par les forces de sécurité israéliennes.Ces décès portent à 1193 le nombre de tués depuis le début de l'Intifada, le 28 septembre 2000, dont 913 Palestiniens et 258 Israéliens.Israël a lancé une vague de représailles, par air et par terre.Des avions de combat F-16 ont bombardé des positions des forces de sécurité dans le quartier de la présidence à Gaza, détruisant le quartier général de la police maritime et endommageant gravement le centre de commandement de la garde présidentielle, la Force-17.Le coordonnateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient Terje Roed-Larsen s'est déclaré « scandalisé qu'Israël utilise des bombes de gros calibre à proximité de zones d'habitations et des bureaux des Nations unies ».Des hélicoptères ont attaqué à la roquette des ateliers servant, selon l'armée israélienne, à fabriquer notamment des mortiers et des roquettes dans le nord de la bande de Gaza, blessant 15 personnes, dont un garçon de 14 ans grièvement.Des chars et des bulldozers israéliens ont également effectué une profonde incursion au nord de Gaza.L'Autorité palestinienne a imputé la responsabilité « totale de cette escalade au gouvernement israélien ».« Nous demandons aux États- Unis d'agir rapidement pour faire cesser l'agression israélienne avant que nous ne perdions toute chance de retour au calme dans la région », a déclaré le conseiller du président palestinien, Nabil Abou Roudeina.Israël a accusé M.Arafat de porter par ses déclarations la responsabilité de l'effusion de sang.« La recrudescence des actes de terrorisme de ces derniers jours, dont Yasser Arafat a la responsabilité directe, nous obligera à prendre des décisions », a déclaré le premier ministre israélien à son retour des États-Unis, sans autre précision.Le président américain George W.Bush s'est engagé à maintenir la pression sur le président palestinien mais pas à le boycotter, comme le lui demandait M.Sharon.Le président égyptien Hosni Moubarak souhaite se rendre aux Etats-Unis avant le sommet arabe de Beyrouth fin mars pour discuter de la crise au Proche-Orient, a-t-on appris de source présidentielle.M.Arafat a reçu à Ramallah, en Cisjordanie, où il est cerné par les chars israéliens depuis le 3 décembre, le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française François Loncle, alors que l'Union européenne se montre de plus en plus critique envers la diplomatie américaine.Le président Hugo Chavez Bruits agaçants au Venezuela JACQUES THOMET Agence France-Presse CARACAS \u2014 Le Venezuela, en proie à une effervescence politique redoublée par la courte rébellion jeudi du colonel Pedro Soto, continuait hier de fêter le Carnaval, mais redoute de plus en plus les bruits de botte.Dans ce pays fanatique de salsa, mais surtout patrie de Simon Bolivar, le libérateur de l'Amérique Latine, rares ont été les périodes de paix civique, entre une cascade de coups d'État.Le Venezuela bénéficie d'un régime démocratique depuis 1958, après la dictature de Marcos Perez Jimenez.Pour brève qu'elle ait été, la révolte du colonel de l'armée de l'air Pedro Soto aura mis en exergue la tension croissante entre adversaires et partisans du chef de l'État face à la radicalisation de son régime populiste de gauche en faveur des pauvres et du tiers-monde.Malgré la parenthèse du Carnaval, un capitaine de la garde nationale, Pedro Flores, s'est joint à la protestation publique du colonel Pedro Soto et demande lui aussi la démission du président, l'accusant « d'avoir passé trop de temps au pouvoir », dans un entretien hier avec le quotidien El Universal de Caracas.Dans ce climat électrique, le maire de Caracas, Alfredo Pena (droite) a attisé lui aussi le feu sous la cendre.Hugo Chavez « pourrait provoquer un putsch pour justifier l'état de siège et faire un auto-coup d'État », a-t-il déclaré au même journal, avant d'estimer que le chef de l'État doit « quitter le Venezuela ».Ennemi juré de Hugo Chavez après en avoir été un ministre d'État en 1999, cet ancien journaliste assure qu'une éventuelle « radicalisation » du régime chaviste « peut provoquer une guerre civile ».Pour la première fois depuis son accession au pouvoir, par la voie des urnes, en 1998, Hugo Chavez, 48 ans, réélu en 2000 pour un mandat de six ans, a été confronté à une rébellion publique d'un officier d'active, auteur d'appels répétés à sa « démission » depuis la place de France à Caracas, sur l'esplanade Altamira.Dans un souci de ne pas lui donner une dangereuse stature par une réplique immédiate, Hugo Chavez a attendu l'annonce vendredi de la reddition de fait du colonel Pedro Soto, 49 ans, prévue lundi matin, pour le qualifier samedi soir de « traître » et de nier « le risque d'une rebellion militaire » au Venezuela.Sûr de sa puissance et idolâtré par le peuple, cet ami et admirateur de Fidel Castro a été malgré tout contraint de mettre la pédale douce dans le traitement de l'affaire Soto, toujours en liberté malgré sa « violation des réglements militaires », selon l'armée.Auteur lui-même d'une tentative manquée de coup d'État le 4 février 1992 contre l'ex-président Carlos Andrés Perez (social-démocrate), poussé l'année suivante à la démission sous l'accusation de corruption, Hugo Chavez doit éteindre ces foyers d'incendie pour éviter un embrasement.Seul un soulèvement dans les casernes, calmes jusqu'ici, le forcerait à prendre des mesures que nul ne peut prévoir, dans la mesure où ce « démocrate » auto-proclamé est décidé à mener jusqu'au bout sa « révolution bolivarienne » en dépit de son opposition interne, et des critiques de plus en plus acerbes de Washington.Président en titre du Groupe des 77 (pays en voie de développement), le chef de l'État ne cesse de dénoncer le « diabolique » et « vénéneux » néo-libéralisme.Les 49 décrets-lois présidentiels signés par Hugo Chavez en 2001 ont mis le feu aux poudres dans les classes aisées.Cette panoplie de nouveaux règlements prévoit un impôt sur les terres non cultivées à partir de cinq hectares, le passage de 6 à 12 milles de la zone nautique côtière interdite à la pêche industrielle pour aider les petits pêcheurs, et une forte augmentation des taxes, jusqu'à 30 %, pour les compagnies pétrolières.Le Venezuela est le 4e producteur mondial de brut, dirige le secrétariat de l'OPEP où Hugo Chavez milite pour des hausse de prix et reste le 3e fournisseur de pétrole des États-Unis.Photo AFP Une aile du quartier général de l'Autorité palestienne, où loge son président Yasser Arafat, à Ramallah, après un bombardement israélien hier, consécutif à un attentat perpétré par deux Palestiniens dasle sud d'Israël.EXPRESS INTERNATIONAL Afrique Blair encore en voyage LE PREMIER ministre britannique Tony Blair a promis à l'Afrique de plaider sa cause au prochain sommet du G8, lors d'une tournée qui l'a mené la semaine dernière dans quatre pays ouest-africains dont un francophone, une première historique.Le fil conducteur de ce voyage de quatre jours \u2014 au Nigeria, au Ghana, en Sierra Leone et au Sénégal \u2014 aura été le « Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique » (NEPAD), vaste programme imaginé par des présidents africains pour sortir le continent d'une pauvreté chronique et grandissante.\u2014 d'après AFP Suisse Un oui à l'ONU ?L'ADHÉSION de la Suisse à l'ONU qui sera soumise à référendum le 3 mars prochain serait approuvée par la majorité du peuple suisse et la majorité des cantons (régions administratives), selon un sondage publié par la presse suisse dominicale.Selon le dernier sondage publié par les quotidiens suisses Sonntags Blicks et Dimanche.ch, non seulement 56 % des Suisses approuveraient l'adhésion de la Suisse à l'ONU (contre 30 % de contre), mais une majorité des cantons y seraient également favorables.\u2014 d'après AFP France On boude le scrutin 62 % DES FRANÇAIS se disent peu ou pas intéressés par la campagne électorale pour les élections présidentielle et législatives, selon un sondage Louis Harris- AOL-Libération rendu public hier.11 % des Français sont très intéressés, 27 % le sont assez, 30 %, peu et 32 %, pas du tout selon cette enquête d'opinion réalisée les 8 et 9 février par téléphone auprès de 1007 personnes de 18 ans et plus.L'intérêt est particulièrement faible chez les ouvriers (26 % intéressés) mais important au contraire chez les cadres et professions intellectuelles supérieures (53 %).\u2014 d'après AFP L'ex-PDG d'Enron refusera encore de témoigner demain, invoquant la Constitution Associated Press WASHINGTON \u2014 L'ancien PDG de la compagnie américaine de courtage en énergie Enron, Kenneth Lay, qui a été assigné à comparaître devant une commission du Congrès américain demain, va invoquer son droit à ne pas témoigner en sa propre défaveur et refuser de répondre aux questions qui lui seront posées, a annoncé sa porte-parole hier soir.« Suivant les instruction de ses conseillers, M.Lay va utiliser ses droits garantis par le Cinquième Amendement lors de l'audition de mardi, » a déclaré Kelly Kimberly à Houston, en refusant de faire tout autre commentaire.Les deux commissions du Congrès auxquelles Kenneth Lay a fait faux bond la semaine dernière avaiet émis des assignations à comparaître pour le forcer à venir témoigner devant eux des pratiques comptables d'Enron et des conditions de sa faillite.« Nous serons respectueux, mais durs », dans l'interrogatoire de M.Lay, avait déclaré le sénateur démocrate Byron Dorgan, qui préside l'une des nombreuses enquêtes parlementaires ouvertes sur l'affaire, sur la chaîne CNN plus tôt hier.L'un des anciens collègues de Kenneth Lay, l'ancien directeur général d'Enron Jeffrey Skilling, a témoigné la semaine dernière.Mais nombre des membres du Congrès participant à l'enquête ont clairement fait comprendre hier qu'ils ne l'avaient pas cru.L'un d'entre eux a même donné à entendre qu'il pourrait être accusé de parjure.Kenneth Lay, ami et soutien financier important du président américain George Bush, ne s'est pas exprimé publiquement sur la descente aux enfers d'Enron depuis sa faillite début décembre.L'ex-PDG d'Enron Kenneth Lay Les États-Unis veulent protéger «300 infrastructures stratégiques» en Colombie Agence France-Presse BOGOTA \u2014 Les États-Unis détiennent « 300 lieux d'infrastructures stratégiques » en Colombie, notamment pétroliers, et envisagent de les protéger, avec en priorité une aide à l'armée locale de 98 millions de dollars pour préserver un oléoduc des attaques de la guérilla.Ces révélations ont été faites hier dans un entretien avec le quotidien El Tiempo de Bogota par Anne Patterson, ambassadrice américaine en Colombie.L'aide des États-Unis, en cours de débat au Congrès, vise à empêcher les attentats des rebelles contre l'oléoduc de Cano Limon, dans le département d'Arauca (nordest), long de 77 km et qui débouche à Covenas, un port des Caraïbes situé à l'ouest de Carthagène.Avec un tel projet, il s'agit pour la première fois d'un appui américain direct aux militaires colombiens contre les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes - 16 500 hommes) et de l'Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche - 4500 hommes).Ces deux groupes font partie des 28 organisations mondiales qualifiées de « terroristes » par Washington.Les États-Unis ont toutefois réitéré vendredi, par la voix d'Otto Reich, secrétaire d'État-adjoint aux Affaires de l'hémisphère occidental, qu'ils écartaient tout envoi de troupes en Colombie.Optimiste quant à l'adoption de ce budget par le Congrés, l'ambassadrice américaine a laissé entendre que l'appui américain pourrait s'étendre à d'autres secteurs que le pétrole.« Nous avons 300 lieux d'infrastructures stratégiques » en Colombie, a-t-elle assuré, sans vouloir donner d'autre précision sur leurs contenus ni sur leurs emplacements.Les 170 dynamitages commis en 2001 contre l'oléoduc Cano Limon- Covenas ont provoqué un manque à gagner de 445 millions de dollars, et frappé notamment une société pétrolière américaine, Occidental Petroleum (« Oxy »), présente à Cano Limon.« Pour parler franchement, la question de la sécurité pétrolière est devenue, depuis les attentats du 11 septembre, une affaire prioritaire pour les États-Unis », a déclaré Mme Patterson, avant de préciser que « les sources traditionnelles de brut (NDLR : au Proche-Orient) sont désormais moins sûres ».« Après le Mexique et le Venezuela, a-t-elle ajouté, la Colombie est le pays pétrolier le plus important pour nous dans la région ».Avec une production de près de 700 000 barils de pétrole par jour, le pays andin est le 7e fournisseur d'or noir pour les États-Unis.Les 98 millions de dollars doivent permettre, a indiqué Mme Patterson, d'entraîner d'abord la 18e brigade de l'armée dans l'Arauca pour la protection de l'oléoduc.Soixante millions de dollars de cette somme seront consacrés à « l'achat d'hélicoptères, de matériel de communication, et à l'espionnage », toujours selon l'ambassadrice.Cette aide s'ajoutera à celle de 1,3 milliard de dollars, en majorité militaire, déjà adoptée en 2000 dans le cadre du Plan Colombie anti- drogue, pour éradiquer les plantations de coca.Les narcotrafiquants colombiens exportent chaque année vers les États-Unis les trois-quarts de leur production de cocaïne, évaluée à 580 tonnes.À ce propos, Anne Patterson a révélé avoir déjà demandé « plus de 400 millions de dollars supplémentaires pour soutenir les objectifs du Plan Colombie », et qualifié de « sottise » l'exigence des FARC de mettre fin à ce Plan, qui inclut la présence de 500 conseillers militaires dans le pays.La guerre civile en Colombie a déjà fait plus de 200 000 morts depuis 1964. 1LP1201A0211 a12 lundi 1LP1201A0211 ZALLCALL 67 20:25:04 02/10/02 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 1 FÉVRIER 2002 Une loi ne suffit pas a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Deux affaires troubles sont venues hanter le conseil national du Parti québécois, en fin de semaine.Les dirigeants péquistes ont cherché à s'en dépêtrer en annonçant pour très bientôt un projet de loi sévère sur le lobbying.Fort bien.Mais le gouvernement Landry doit aussi permettre que la lumière soit faite sur ces affaires, de même que sur les autres informations embarrassantes publiées ces derniers temps.Nous avions réclamé la tenue d'une enquête indépendante sur les agissements du ministre fédéral Alfonso Gagliano et de son entourage.Le besoin est tout aussi grand dans le cas des allégations faites au sujet du directeur général du PQ, Raymond Bréard, du ministre Gilles Baril et de son ami et lobbyiste André Desroches, et du ministre Sylvain Simard.D'autant plus que trois de ces personnes font partie de la garde rapprochée du premier ministre Bernard Landry.Une loi encadrant le lobbying aura des effets bénéfiques pour l'avenir.Mais elle ne réglera pas le solde du passé, pas plus que ne l'a fait le départ de M.Gagliano vers le Danemark.En fin de semaine, les péquistes ont crié à l'« inquisition », et dénoncé les médias.Or, il n'y a ici ni inquisition ni campagne médiatique.Il y a tout simplement des faits, inquiétants.La Presse a révélé samedi que M.Simard, un ministre de premier plan, avait recommandé à un entrepreneur à la recherche de financement gouvernemental de faire affaire avec Oxygène 9, la firme de « conseil stratégique » fondée par MM.Bréard et Desroches.Comme en convient M.Simard lui-même, « les apparences ne sont pas très belles ».Selon les informations publiées par ailleurs par Le Devoir, dans les mois suivant sa démission (août 1998) comme chef de cabinet de M.Landry (alors ministre des Finances), Raymond Bréard a entrepris de représenter des événements culturels souhaitant obtenir une aide particulière de l'État.Oxygène 9 a été rémunérée en proportion des subventions reçues par ses clients.M.Landry demande qu'on « présume de la bonne foi » des personnes impliquées.Bien sûr.Mais il doit pour sa part convenir que les électeurs ont des raisons d'être perplexes.D'ailleurs, en fin de semaine, bien des péquistes l'étaient, et l'affaire a fait resurgir la rivalité entre M.Landry et Pauline Marois.Il a été beaucoup question de la démission de M.Bréard.Celui-ci n'est pas fonctionnaire.La décision n'est donc pas affaire d'État, mais partisane.L'intérêt public n'exige pas de sacrifice, mais de la transparence.L'intervention de M.Bréard a-t-elle eu un poids inusité dans la décision du gouvernement de créer le fonds de 30 millions réclamé par les événements culturels majeurs ?Et lui-même en a-t-il retiré un profit indu ?Hier, le premier ministre a cité Nietzsche : « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort.» Cela est certainement vrai d'une enquête indépendante ! En plus de lever le brouillard de plus en plus épais enveloppant ce gouvernement, une telle enquête rendrait bien plus crédible sa démarche de réglementation du lobbying.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés DIALOGUE Des élections, pour quoi faire?Chaque semaine nos éditorialistes répondent à vos questions et commentaires.M.Pratte, J'AI LU AVEC intérêt votre éditorial intitulé « Des élections au printemps » (La Presse, 1er février), dans lequel vous demandiez la tenue d'élections générales au Québec au printemps.D'abord, le mandat actuel du Parti québécois n'est pas terminé, il n'en est, sauf erreur, qu'au troisième mois de son quatrième de mandat et il peut théoriquement et en toute légalité constitutionnelle se rendre à cinq ans, comme l'avait fait le gouvernement libéral précédent.Vous écrivez que la décision la plus sage dans l'intérêt du Québec serait d'en appeler au peuple.Vous Jean Charest croyez ?Avec quel programme ?Pensez-vous sérieusement, M.Pratte, surtout à la lumière de son conseil général de cette fin de semaine, que le Parti libéral du Québec est actuellement prêt à prendre le pouvoir et constitue une solution de rechange crédible et sérieuse à l'équipe gouvernementale actuelle ?Avec quel programme, quelles orientations économiques ?Suffit-il de dire maintenant tout à la santé (et tant pis pour le déficit, la croissance des dépenses, les autres missions gouvernementales et la nécessaire et bonne gouvernance de notre province) pour constituer une solution de rechange crédible et aspirer à diriger les destinés du Québec ?Manifestement, il reste encore beaucoup de travail à faire pour nos deux principales formations et je me sentirais bousculé si j'avais à faire un choix actuellement.Que les partis approfondissent leurs programmes, peaufinent leurs idées et leurs propositions à nous soumettre et nous aurons alors un véritable choix à faire comme électeur et non pas un choix basé sur l'humeur du temps.MARC-ASER DE SÈVE Laval La chance de choisir M.De Sève, SI J'ESTIME que des élections sont souhaitables au printemps, ce n'est pas pour des raisons partisanes.Il me semble simplement que, compte tenu des changements survenus au sein du gouvernement du Parti québécois depuis un an (nouveau chef, nouveau conseil des ministres), compte tenu aussi du fait que les circonstances nous plongent, de toute façon, dans un contexte électoral qu'il serait néfaste de prolonger, les Québécois devraient avoir l'occasion de se prononcer au plus tôt.Dans un autre éditorial (mardi 5 février), nous avons, comme vous, déploré la faiblesse du programme libéral en matière de santé.Le PLQ est-il prêt à prendre le pouvoir ?La question n'est pas là.Il faut, simplement, donner aux Québécois la chance de choisir.André Pratte Docteur Duval et monsieur Hyde k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Pour ceux qui craignent comme la peste l'irruption du privé dans le réseau de la santé, le docteur Nicolas Duval, orthopédiste, est devenu une sorte de monsieur Hyde.Récemment, il a pris une décision quasi inédite dans la profession médicale : coupant les ponts avec la Régie de l'assurance- maladie du Québec, il est devenu le premier orthopédiste québécois à oeuvrer dans un univers totalement privé.Le docteur Duval opère dans un bloc opératoire privé appartenant à une clinique d'esthétique.Ses patients peuvent éviter les listes d'attente qui ont cours dans le réseau public, moyennant des frais importants : 8500 $ pour un remplacement de genou.En faisant cela, le docteur Duval n'est pas devenu hors la loi : il est parfaitement légal pour un médecin de devenir un entrepreneur totalement indépendant de l'État.Le docteur Duval est d'ailleurs loin d'être le méchant médecin assoiffé d'argent que décrivent certains.Pour démarrer sa clinique, il a contracté un emprunt d'un demimillion de dollars.Pour l'instant, il fait moins d'argent que s'il travaillait dans le public.En quittant la RAMQ, il a surtout cédé à la frustration compréhensible d'un médecin qu'on empêche d'opérer.Parce que la situation en orthopédie est l'une des plus critiques du réseau.Des listes d'attente qui vont de huit mois pour une déchirure de ménisque à un an et demi pour un remplacement de hanche.Le drame de cette spécialité, c'est que la vie des patients n'est pas menacée, même si ces attentes risquent de leur coûter une partie de leur mobilité.Les orthopédistes se font donc constamment « tasser » du bloc opératoire : ils opèrent, en moyenne, une petite journée par semaine.Le régime public gère donc, actuellement, une situation intenable.Que faire ?Le cas du docteur Duval ouvre tout un champ de questions parfaitement pertinentes.Au premier chef : pourrait-on, dans certaines spécialités comme l'orthopédie, permettre aux médecins d'avoir une pratique privée s'il respectent un certain « quota » d'interventions publiques ?\u0001 \u0001 \u0001 Avant de poursuivre, faisons une parenthèse.Imaginez un instant un pays où vous devez verser 21 $ à chaque visite chez un omnipraticien, 37 $ pour une rencontre avec un spécialiste.Un des plus grands hôpitaux du pays a été récemment privatisé, d'autres pourraient suivre.Les agences privées qui placent du personnel médical sont le second employeur de la capitale.Et les syndicats, dont les membres ont obtenu des hausses de salaire depuis qu'on autorise la concurrence entre le public et le privé, applaudissent aux réformes.Utopie ?Pas du tout.En plein royaume de la social-démocratie, la Suède a implanté toutes ces réformes depuis dix ans.Qui ont totalement révolutionné la façon de dispenser des soins.Bien sûr, l'exemple suédois a ses revers.D'autres pays, comme la Grande-Bretagne, ont tenté de faciliter la cohabitation du public et du privé avec des résultats mitigés.Mais ce que tout cela démontre, c'est qu'il faut abandonner notre psychose du privé.Le déplorable exemple américain, qui vient immédiatement à l'esprit dès qu'on aborde la question du privé en santé, n'est pas le seul à considérer.D'autres pays tout aussi préoccupés d'égalité sociale que le Canada ont entamé ce débat depuis belle lurette.\u0001 \u0001 \u0001 Les enjeux soulevés par la décision du docteur Duval sont donc capitaux.En apparence, la solution est simple : après une journée au bloc opératoire public, les orthopédistes pourraient oeuvrer dans le privé.Bien sûr, les gens qui ont les moyens de payer passeraient d'abord.Mais au total, la liste d'attente serait ainsi diminuée, même pour les plus démunis.Ce raisonnement du gros bon sens cache cependant un pan de la réalité.Si on permet aux orthopédistes d'adopter une telle pratique, cela veut dire que le Canada autorise la constitution d'hôpitaux privés.Parce que les médecins auront besoin de blocs opératoires pour leur pratique privée.Et les assurances parallèles, qui couvriraient, pour les plus fortunés, les coûts de telles opérations, se généraliseraient.Bref, une décision en apparence innocente a des conséquences importantes, qu'il faudra bien sûr examiner.Mais de grâce, arrêtons d'opposer de façon manichéenne les docteur Duval du public aux monsieurs Hyde du privé.Le Québec a besoin d'infirmières praticiennes Et la Crise d'Octobre?(En réponse à l'édito Politicailleries 6, le vendredi 8 février.) M.Pratte, EN 1970, Marc Lalonde et Pierre Trudeau ont tout fait pour associer les « séparatistes » aux terroristes du FLQ dans l'esprit des gens afin de les discréditer.Pour ce faire ils ont grossi démesurément l'importance du groupuscule et invoqué la Loi des mesures de guerre.Cette fois-ci, ce n'est pas Robert Stanfield ou un député anglophone du NPD qui proteste contre la suspension des libertés individuelles, mais Gilles Duceppe.Qu'on soit d'accord ou non avec les opinions politiques du Bloc, il n'empêche que le Canada se vante d'être le champion des droits de la personne.Est-ce justifié dans la pratique ?Je trouve qu'il est parfaitement légitime de poser des questions devant ce qui, du moins à première vue, semble une capitulation facile devant notre grand ami américain.Les hauts cris de trahison de M.Chrétien me rappellent désagréablement Duplessis.Il y a toute une marge entre glorifier ben Laden et demander à ce que les prisonniers soient traités comme des êtres humains.LINE MERRETTE Longueuil Le poids des mots Madame Merrette, COMME je le disais dans mon éditorial, la réaction de M.Chrétien aux questions de M.Duceppe était malheureuse.En politique, les mots ont un poids considérable, et il faut par conséquent les manier avec soin.C'est en vertu du même principe que je m'inscris en faux contre l'interprétation, à mon avis un peu rapide, que vous faites de la crise d'Octobre.MM.Lalonde et Trudeau ont-ils grossi volontairement l'importance du FLQ ?Savaient-ils vraiment qu'en réalité, il s'agissait d'un groupuscule ?C'est facile à dire avec le recul, 30 ans plus tard.Quoi qu'il en soit, ce groupuscule avait tout de même enlevé deux personnes, dont l'une a été tuée.Pour reprendre votre expression, il y a toute une marge entre déplorer les erreurs commises par les gouvernants à l'époque, et soutenir qu'ils ont sciemment exagéré la gravité de la crise.André Pratte EN RÉPONSE à l'éditorial de Katia Gagnon sur l'implantation d'un nouveau programme à l'Université de Montréal, nous, infirmières praticiennes, désirons faire le point sur la réalité.L'efficacité du rôle de l'infirmière praticienne au sein de l'équipe multidisciplinaire a été reconnue par de nombreuses études scientifiques.Le Québec se retrouve très loin derrière cette vague nord-américaine.Nous travaillons dans un centre hospitalier affilié à l'Université Mc Gill, depuis la fin des années 80.En 1998, nous avons été sélectionnées pour entreprendre une formation de trois ans en pratique avancée à l'Université Mc Gill.Nous avons été diplômées en avril 2001.Ensuite, nous avons déposé un projet-pilote au Collège des médecins.Malgré l'évidence des besoins actuels du système de santé, depuis mai dernier, nous avons dû restreindre nos activités professionnelles et nous concentrer vers l'enseignement et la recherche en soins infirmiers sans pouvoir mettre en pratique les habiletés et connaissances acquises au sein de notre formation avancée.Le Québec a besoin d'infirmières praticiennes qui peuvent exercer pleinement leur profession pour le bien-être de la population.MARYSE DAGENAIS et JOSÉE GAUDREAULT infirmières praticiennes Harmonie relative PARFAITEMENT d'accord avec vous.Le réseau de santé québécois a besoin d'infirmières praticiennes, comme elles existent déjà dans cinq provinces canadiennes et aux États- Unis.Mais avant d'autoriser leur pratique, qui suppose des changements importants pour les omnipraticiens, des négociations seront cependant nécessaires afin que cette implantation se fasse dans une harmonie relative.Laissons quelque temps à ces discussions et gageons que, dans quelques années, on verra des groupes de médecine familiale se former, où oeuvreront des infirmières praticiennes.Katia Gagnon 1LP1301A0211 a13 lundi 1LP1301A0211 ZALLCALL 67 19:28:18 02/10/02 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 1 FÉVRIER 2002 A13 Le Canada n'est pas seul Un peu partout, de la France à la Norvège, et de l'Allemagne aux Pays-Bas, les problèmes reliés aux différents réseaux de la santé se ressemblent et ne sont pas faciles à résoudre À l'occasion d'un colloque international sur la santé qui aura lieu cette semaine à l'Institut d'études canadiennes de l'Université Mc Gill, La Presse et le Globe and Mail présentent une série de textes sur les leçons que pourrait tirer le Canada des expériences étrangères.RICHARD FREEMAN L'auteur enseigne à l'École d'études sociales et politiques de l'Université d'Édimbourg, en Écosse.Il est l'auteur de The Politics of Health in Europe (Manchester UP, 2000).TOUT COMME le Canada, depuis environ dix ans, la plupart des pays européens remettent en question leurs politiques en matière de soins de santé.Bien entendu, les préoccupations ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre.Le contrôle des coûts pose le plus gros problème pour plusieurs d'entre eux, particulièrement en France et en Allemagne.D'autres pays souhaitent que le système public des soins de santé soit plus réceptif aux patients ; c'est le cas en Suède, en Norvège et au Royaume-Uni où le besoin le plus pressant est d'écourter la période d'attente.Certains pays comme les Pays-Bas doivent résoudre les deux problèmes à la fois.Et ces problèmes cachent des questions importantes qui demeurent sans réponse, notamment sur la relation souhaitable entre l'État et le marché ou entre le centre et les régions.Le Canada n'est pas seul Ces propos visent à rassurer les Canadiens qui s'interrogent sur les dispositions de leur politique en matière de santé : vous n'êtes pas les seuls.Ils se veulent aussi une invitation au dialogue avec ceux qui font face aux mêmes problèmes que vous.Mais pourquoi donc ?En matière de santé, il est nécessaire, voire même inévitable, d'apprendre des autres, pour des raisons allant du général au particulier.Les systèmes de santé changent ; c'est le résultat d'un changement radical dans les systèmes politiques, économiques et sociaux dont ils font partie et aucun pays industrialisé (ou post-industrialisé) n'y échappe.Peut-être est-il inévitable d'apprendre des autres mais il n'en demeure pas moins que, pour diverses raisons, cela n'est jamais facile.La raison invoquée le plus souvent est aussi la moins convaincante.La réaction habituelle à une nouvelle de l'étranger est que « cela ne fonctionnerait pas ici ».Mais comme les pays sont tous en voie de changement et connaissent des problèmes semblables, il n'y a aucune raison pour que cela ne fonctionne pas.De même, nous apprenons davantage de ceux qui nous ressemblent.Le Canada a raison de se comparer à l'Europe, tout comme l'Europe observe ce qui se passe au Canada.Mais, ce faisant, nous ignorons d'autres systèmes très différents du nôtre, parfois à nos risques et périls, alors que nous aurions peut-être intérêt à penser différemment et à faire preuve de créativité.Il y a un peu plus d'un an, les membres d'une commission parlementaire britannique se sont rendus à Cuba pour y étudier le système des soins de santé.Ils ont choisi ce pays parce qu'il obtient d'excellents résultats en investissant des sommes plutôt faibles.Cette commission a beaucoup appris sur l'organisation, à l'échelle locale, des soins de santé de base.Ces échanges d'information entre les pays sont ardus car les systèmes de santé sont des assemblages complexes et subtils de principes économiques, organisationnels et éthiques (l'échange est encore plus ardu lorsqu'il s'agit d'un système se résumant à des pratiques accumulées au cours des années qui semblent plus ou moins faire l'affaire).Les systèmes de santé sont donc des compromis politiques ; dans la réalité, la prestation des soins de santé n'est qu'un compromis rudimentaire entre des objectifs incompatibles.Une contradiction importante, bien qu'inaperçue, est au centre des débats sur les soins de santé : il est impossible de satisfaire pleinement tant le patient que le contribuable, tant l'individu que la collectivité.Les Français sont aujourd'hui placés devant ce dilemme : bien qu'elle soit souhaitable, la liberté de choisir parmi les fournisseurs de soins de santé entraîne presque toujours des coûts élevés.Cette « ouverture » place la France au premier rang du classement mais c'est aussi à cause d'elle que les employés de l'État, et même tout récemment les médecins, déclenchent des grèves.Pas de système parfait Le réalisme est donc la première leçon à tirer des pays étrangers : les systèmes viables sont idéologiquement et empiriquement imparfaits, mixtes mais équilibrés.Les Britanniques doivent modérer leur enthousiasme actuel pour les soins de santé « privés » des Français ; pour y arriver, ils doivent mieux comprendre la différence entre les organismes à but lucratif et à but non lucratif ainsi que la nature fondamentalement sociale (et non commerciale) de la sécurité sociale.Il n'existe pas de modèle étranger, il n'existe que des pratiques étrangères.La deuxième leçon découle de la première : aucun pays ne trouvera une solution unique ou d'ensemble à ses problèmes de politique en matière de santé.Ce que la Grande-Bretagne peut apprendre de la Suède ou des États-Unis est loin d'être clair, mais l'intérêt que porte depuis peu ce pays à la clinique de médecine préventive Kaiser Permanente, en Californie, et à l'entente conclue entre Stockholm et un fournisseur privé de services hospitaliers provoque des discussions profondes et productives.La troisième leçon provient de la reconnaissance de la grande complexité d'une politique en matière de santé.Il n'existe aucune relation « mécanique » entre les objectifs d'une politique et ses réalisations ; ses résultats sont souvent imprévisibles.Dans une démocratie, la politique en matière de santé est fondamentalement interactive : ses composantes interprètent d'une manière différente (bien que souvent dénuée de sens) les propositions et les contre-propositions, et les responsables de l'application d'une politique sont rarement ceux qui l'ont élaborée.Une politique finit généralement par avoir une certaine utilité qui n'a souvent rien à voir avec l'objectif dans lequel elle a été conçue.Et \u2014 comble d'ironie \u2014 lorsqu'on parvient enfin à en tirer une leçon, la source de cette dernière aura changé.La quatrième leçon est, bien entendu, implicite : les idées en mouvement sont les plus mutables.Peut-être faudrait-il alors se méfier des leçons que tout le monde semble avoir retenues.La cinquième et dernière leçon est qu'il faut se souvenir du but de la comparaison que l'on veut faire.Car la comparaison mène avant tout à la conscience de soi (c'est aussi pourquoi certaines leçons sont douloureuses).Pour poser les bonnes questions, il faut étudier d'autres systèmes et, comme dans toute discussion portant sur une politique internationale en matière de santé, les réponses semblent infinies.C'est pourquoi il est primordial d'exercer un contrôle sur ces questions.Tout ce qui précède a pour seul but de proposer que l'un des objectifs de la réforme des soins de santé soit d'assurer que le système puisse apprendre de sa propre expérience et de celle des autres.Cette réforme doit servir à trouver le moyen de rendre la politique nationale en matière de santé à la fois souple et résistante ; elle doit aussi servir à trouver le moyen d'entretenir le débat sans causer de dommages.La préservation d'un système de soins de santé est un processus tout aussi actif et itératif que la préservation de la santé elle-même.DEMAIN : L'« enfer américain » La France aussi connaît des problèmes avec son réseau de la santé.Tout récemment les médecins ont manifesté leur mécontentement dans les rues de la capitale.Montérégie: des psys crient au secours! Le texte suivant est cosigné par Mylène Bédard, psychiatre et chef du service d'hospitalisation à l'hôpital Charles-Lemoyne, Gilles Scherer, psychiatre et chef du service de l'urgence, Anne-Marie Ponton, psychiatre et chef du service externe, Georges Robitaille, psychiatre et chef du service de l'enfance et de l'adolescence, ainsi que Johanne Rioux, Lucie Des Parois, Gabriel Samper, Myriam Lemire, Pierre Poulin, Jacques Bouchard, Jean-François Ricard, Jean Péloquin et André la Haye, chef du département de psychiatrie.DEPUIS PLUSIEURS années, les patients souffrant d'une maladie mentale et vivant en Montérégie sont victimes d' une injustice flagrante.En voici des exemples.Le budget consacré par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour les soins psychiatriques en Montérégie est de 58,85 $ par habitant ; En comparaison, à Montréal- Centre, il est de 146,56 $ par habitant et à Québec, de 159,48 $ par habitant.En fait, en moyenne, au Québec, le budget par habitant est de 110,02 $, soit près de deux fois celui de la Montérégie.Deuxièmement, en Montérégie, on retrouve un psychiatre par 16 000 habitants \u2014 à Montréal-Centre, on retrouve un psychiatre par 4000 habitants \u2014 et à Québec, on retrouve un psychiatre par 5000 habitants.La moyenne de psychiatres per capita au Québec est de 1 pour 8611 habitants.Troisièmement, la psychiatrie est l'une des seules spécialités médicales sectorisées.Ceci signifie qu'un résidant de la Montérégie souffrant d'une maladie psychiatrique ne peut aller consulter à Montréal ou ailleurs.S'il le fait, il sera systématiquement refusé et renvoyé à l'hôpital de son secteur en Montérégie.Toutefois, si vous avez une maladie cardiaque ou pulmonaire, par exemple, et que vous habitez en Montérégie, vous avez le choix de voir un cardiologue ou un pneumologue à l'hôpital près de chez vous ou à Montréal ou partout ailleurs au Québec si vous le désirez.Des avantages certains Nous souhaitons être clairs.Nous ne dénonçons pas ici systématiquement la politique de sectorisation des soins en psychiatrie au Québec.Cette politique, mise en place depuis de nombreuses années, a des avantages certains que nous n'énumérerons pas ici (mentionnons seulement qu'elle permet entre autres d'éviter la situation fort regrettable du patient jugé « difficile » que les hôpitaux se renvoient de l'un à l'autre sans en assumer véritablement la prise en charge).Cette sectorisation devient toutefois tout à fait inéquitable lorsque le budget per capita et le ratio psychiatres per capita sont inégaux d'un secteur à l'autre, tel que nous l'avons décrit ci-haut.Bien sûr, plusieurs diront qu'il est normal et ce, dans les différentes spécialités médicales, de retrouver plus de médecins spécialistes et de budget dans les deux grandes villes du Québec où se concentrent, principalement, les hôpitaux universitaires (où se font majoritairement l'enseignement et la recherche dans le domaine médical).Ce seul argument justifie-til, toutefois, une telle différence entre les ratios budgets per capita en psychiatrie (par exemple, près de trois fois plus élevés à Montréal qu'en Montérégie) et les ratios psychiatres per capita (par exemple, quatre fois plus élevés à Montréal qu'en Montérégie) ?Le patient souffrant d'une maladie psychiatrique peut donc devenir en quelque sorte prisonnier de la pauvreté des ressources disponibles dans son secteur et c'est ce que nos patients vivent depuis de nombreuses années en Montérégie.(.) Voici quelques exemples des répercussions de ce sous-financement chronique en psychiatrie à l'hôpital Charles-Le Moyne.Tout d'abord, deux de nos collègues ont, au cours des dernières années, développé une expertise dans le traitement de groupe des troubles sévères de la personnalité, une approche prouvée efficace auprès de cette clientèle souvent très souffrante.Malheureusement, ils ont dû freiner le développement d'une clinique spécialisée dans ce traitement faute de budget pour, entre autres, rémunérer le personnel paramédical (psychologue, ergothérapeute, etc.) nécessaire à ce type d'approche.Deuxièmement, le nombre de lits de courte durée en psychiatrie adulte au département est de 85 pour 290 000 habitants, soit un ratio de tout au plus 0,3 lit par 1000 habitants, alors qu'en moyenne au Québec il est de 0,55 lit par 1000 habitants.De plus, de longue date, nous n'avons peu ou pas accès à des lits de longue durée : par conséquent, en tout temps, entre 5 et 15 de nos lits de courte durée sont occupés par des patients en soins prolongés qui attendent une ressource à l'extérieur de l'hôpital.Quelques-uns de nos patients sont même hospitalisés chez nous en attente de placement depuis 2, 3 et même 5 ans ! Ceci explique en bonne partie les « débordements » fréquents de patients psychiatriques à l'urgence qui attendent pendant plusieurs jours sur des civières dans les couloirs de l'urgence avant d'être admis à l'unité de psychiatrie.Et même, depuis cet automne, face à un débordement fréquent à l'urgence de patients en attente d'un lit en psychiatrie, notre administration, en dernier recours, a dû relocaliser ces patients.au gymnase de l'hôpital.(.) Troisièmement, notre liste d'attente pour une évaluation en clinique externe est actuellement de 11 mois, triste reflet du manque de ressources chronique, tant au niveau du personnel paramédical (infirmiers, infirmières, travailleurs sociaux, psychologues, etc.) que médical (psychiatres, médecins généralistes).Nombreux sont les patients qui se découragent à l'annonce d'un tel délai tout en n'ayant aucune autre solution, puisque, nous le répétons, ils ne peuvent consulter à un autre hôpital en raison de la politique de sectorisation.Pour un certain nombre d'entre eux, malheureusement il y aura détérioration de leur état au cours de l'attente et ils devront consulter via l'urgence et souvent, être hospitalisés.(.) Bien sûr, il existe de nombreux autres problèmes majeurs dans notre système de santé au Québec, mais à notre avis, peu parmi ceux-ci témoignent d'une telle iniquité dans la répartition des ressources et ce en fonction d'un critère purement arbitraire, l'endroit où vous habitez.Ainsi, quels que soient nos arguments, rien ne peut justifier qu'un jeune schizophrène de la Montérégie par exemple, ou de toute autre région, n'ait accès, s'il le souhaite, aux mêmes soins qu'un jeune schizophrène de Montréal ou de Québec.Les causes de ce problème sont multiples et complexes : les solutions le seront sans doute aussi.Nous n'avons pas la prétention de les connaître toutes, mais certaines avenues devront certainement être regardées.(.) En conclusion, nous tenons à préciser que nous ne préconisons pas ici, nécessairement, un transfert direct d'argent des grandes villes vers les secteurs moins nantis.Il ne s'agit pas, comme le décrit si bien l'expression populaire « de déshabiller Pierre pour habiller Jean ».Malheureusement, la psychiatrie a trop longtemps été le parent pauvre de la médecine.Si l'on considère la fréquence élevée des maladies psychiatriques ainsi que leur impact, tant au niveau de la mortalité que de la morbidité (rappelons simplement que le suicide est la principale cause de décès chez les hommes de moins de quarante ans au Québec et la deuxième cause de mortalité prématurée dans la population générale après les cardiopathies ischémiques), il est grand temps de consacrer à la psychiatrie un budget adéquat.En ce sens, les villes de Montréal et de Québec ne sont probablement pas « surfinancées » en psychiatrie.Il faudrait plutôt penser à augmenter le budget dans les secteurs les plus démunis.(.) Rien ne peut justifier qu'un schizophrène de la Montérégie n'ait pas accès aux mêmes soins qu'un schizophrène de Montréal."]
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