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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-02-13, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, samedi 13 février 1999 Plus 1299 $par moi* T'rompcri et I préparation J indus._/ 3445$ comptant ou échange éaurv.48 mors \u2022 20 000 km annuel, kilomètre excédentaire 8c 199 s corn (SlBTSfSlSl 4330, rue Jorry Est / (514) 725-9394 ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / POLITIQUE Dette brute totale des administrations publiques (selon les comptes nationaux) % du PIB 140 \u2014 120 100 80 60 40 20 0 v.- *'*f \\ 1977 1997 I I I\t I\t \t! Royaume- France Allemagne Uni Etats- Japon Canada Unis Italie Moyenne du G7 Déficit ou excédent global fédéral-provincial (selon les comptes publics) \u202250 \u202260 \u202270 H provincial H fédérai total 1980-81 1983-84 1986-87 1989-90 1992-93 1995-96 1997-98 Source: Perspectives économiques de l'OCDE, n° 63 (juin 1998) Infographie La Presse Source .Ministère fédéral des Finances Infographie La Presse Le budget Martin ou l'art périlleux de faire des choix Gilles Toupin du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre des Finances, Paul Martin, a déjà entrepris sa campagne pour faire accepter aux Canadiens son plan budgétaire 1999-2000, celui-là même qu'il révélera aux Communes mardi après-midi et dont le coeur sera consacré \u2014 tout le monde le sait \u2014 au renflouage du système de santé partout au pays.Dans son bureau du parlement, en manches de chemise, ingurgitant café et jus d'orange, Paul Martin a reçu à tour de rôle ces derniers jours les journalistes de plusieurs médias du pays.Il favorise cette approche directe pour parler des orientations du gouvernement, de la manière dont il a construit cet autre budget, le deuxième, de l'ère des excédents budgétaires.Il se garde bien de livrer les chiffres avant terme ; il veut simplement expliquer sa philosophie, sa prudence, qualifiée par beaucoup de « légendaire » et de « maladivement exagérée ».Mais que voulez-vous, il craint comme la peste l'imprévu, les difficultés des marchés asiatiques, l'effondrement de l'économie russe ou brésilienne.Il faut donc prévoir le pire, les contrecoups, s'assurer d'une marge de manoeuvre en cas de coups durs.Paul Martin livre donc les grands principes sacro-saints qui ont été établis à l'avance, longtemps à l'avance, et dont le premier consiste à ne plus jamais rechuter dans l'enfer des déficits.« Je puis vous assurer, jure-t-il à La Presse, qu'on ne retombera pas en déficit.Ça c'est sûr ! » Puis il y a les autres principes, immuables ceux-là aussi.« Chaque année, dit Paul Martin, on veut baisser la dette.Chaque année on veut baisser les impôts et, vraiment, accroître la productivité.» Le ministre des Finances n'a donc plus besoin de revenir là-dessus à chaque exercice budgétaire.C'est décidé une fois pour toutes.« Il reste seulement à déterminer une fois l'an, explique-t-il, le montant de réduction de la dette et le montant des baisses d'impôt.» Priorité à la santé En revanche, là où il y a de véritables choix à faire, enchaîne le ministre, c'est lorsqu'il s'agit de déter-\u2022 miner quelle sera la priorité du côté des dépenses.Et cela a été fait le printemps dernier, a confié Paul Martin.Le premier ministre Jean Chrétien, épaulé par le Cabinet et le caucus libéral, a mis le cap sur une restauration progressive des transferts sociaux aux provinces.On s'attend donc, mardi, à ce que le ministre Martin annonce une ponction à même les surplus de l'année financière qui s'achève ( 1998-1999 ) pour faire passer les transferts sociaux de 12,5 milliards à 15 milliards de dollars au cours des deux prochaines années.Et selon l'engagement pris par les provinces, ces nouveaux fonds seront entièrement canalisés vers la santé.Mais Paul Martin se fait évasif lorsqu'on lui demande si la rencontre des premiers ministres, la semaine dernière à Ottawa, et l'accord sur la santé, entériné aussi par le Québec, ont joué un rôle dans l'importance des montants qui seront retournés à la santé.En somme, y aurait-il eu moins d'argent pour les trans-ferts sans cet accord ?« Ça reste à voir, dit le ministre.Nous avions planifié des montants.L'accord sur la santé a confirmé nos intentions.» Même si Paul Martin ne nie pas qu'il y aura un excédent budgétaire pour l'année fiscale qui s'achève le 31 mars 1999, il se garde bien de faire miroiter monts et merveilles.« Quand je fais mes prédictions, lance-t-il, je présente toujours la probabilité la moins bonne.Je suis convaincu, je suis très confiant que l'on aura un budget équilibré.Peut-être mieux.» Mais attention, explique le ministre.Il ne s'agit pas d'avoir un excédent budgétaire une année pour immédiatement se lancer dans de nouvelles dépenses les yeux fermés.« Si, par exemple, je décide de hausser les salaires des militaires, dit-il, je dois verser ces hausses année après année.Alors c'est pas le surplus d'une année qui compte, mais ce sont les projections à long terme.» Question surplus donc, le ministre ne veut pas donner l'impression qu'il faut s'attendre à beaucoup.Il rappelle que le bilan des neuf premiers mois de l'année ( 9,7 milliards ) est artificiel puisqu'il est annoncé avant même que les grosses dépenses du dernier trimestre n'aient été faites.« Tout ça va faire baisser nos surplus, insiste le ministre.Et il y a d'autres inconnues.Il reste 40 % des taxes des corporations à percevoir à la fin mars.Je ne sais pas combien cela me rapportera.L'année auparavant, l'économie a été très forte.Lorsque les taxes des corporations sont rentrées nous avons eu des surprises très agréables.Les revenus ont été beaucoup plus forts que prévus.Cette année, lorsque l'on regarde les profits des corporations, il faut dire qu'ils ont été à la baisse toute l'année.Alors on ne s'attend pas à avoir la même surprise agréable cette année, ce qui fera aussi baisser le surplus.» Malgré tout, le ministre affirme PHOTO PIERRE McCANN.LaPresscO Lorsqu'il faut faire des choix, Paul Martin insiste pour dire que c'est la loi du long terme qui prévaut.que les dépenses gouvernementales vont augmenter.Déjà, l'année dernière, lorsqu'il annonçait un premier surplus budgétaire après 29 ans de déficits, il augmentait du coup les dépenses des programmes de 4,3 milliards, en partie grâce à un investissement de 2,5 milliards pour les bourses d'étude du millénaire, pour un total de 108,6 milliards.Il avait donc prévu, dans son budget de l'année dernière, de ramener les dépenses de cette année à 104,5 milliards.Mais l'investissement annoncé en santé, ainsi que divers engagements ( autochtones, agriculture, qualité de vie des forces armées, recherche et développement, etc.) ont fait grimper la note à quelque 109 milliards de dollars.« L'idée d'un gel des dépenses.de dire Paul Martin, c'est pas possible.Si on me dit, par exemple, que la qualité de vie des soldats mérite d'être améliorée, ça augmente les dépenses.En plus, nous avons une population vieillissante.Alors, chaque année, nous allons payer davantage en pensions.Soit qu'on augmente les dépenses pour payer ces pensions, soit que l'on coupe ces pensions pour arriver à en verser à tout le monde, ce que nous ne sommes pas prêt à faire.» Ratio dépenses/PIB Dans la stratégie du ministre des Finances, ces augmentations des dépenses \u2014qui font rugir la Chambre de commerce du Canada qui supplie le ministre de s'attaquer d'abord à la dette \u2014 n'ont aucun caractère de gravité tant qu'elles n'entraînent pas de déficit.« L'important, dit Paul Martin, c'est que l'on maintienne toujours le même ratio dépenses/PIB.Nous pouvons augmenter nos dépenses si notre PIB augmente.» Le service de la dette n'en demeure pas moins au Canada la composante la plus importante de l'ensemble des dépenses gouvernementales.Chaque année, il en coûte plus de 40 milliards en intérêts seulement aux Canadiens.Certes, le ministre annoncera des mesures mardi prochain pour alléger cet immense fardeau de 584 milliards.Mais il semble bien qu'elles seront bien en deçà des attentes de la Chambre de commerce du Canada ou encore du Parti réformiste qui demande un remboursement de 19 milliards sur trois ans.La plupart des observateurs croient qu'Ottawa se contentera de verser les trois milliards inscrits à la réserve pour éventualités.« On va baisser la dette, promet M.Martin.On l'a fait chaque année.Nous sommes l'un de seuls pays du G7 à baisser sa dette chaque année.Nous allons continuer à réduire notre ratio dette-PIB.» En fait, le dilemme de la dette est un peu comme celui des impôts pour le ministre des Finances.« La santé c'est la priorité, insiste-t-il.Si on est pour mettre de l'argent dans la santé, c'est de l'argent que nous n'aurons pas pour baisser les impôts.Deuxièmement, trop baisser les impôts nous ferait courir le risque de renouer avec le déficit.Et si on retombe en déficit, les taux d'intérêt vont encore grimper.Et je vais vous dire qu'il n'y a pas de baisse d'impôt qui puisse compenser pour le mal fait auprès des contribuables par une hausse des taux d'intérêt.» Conclusion : il y aura un allégement fiscal pour les Canadiens mardi prochain.Il est estimé, selon des sources au ministère des Finances, à quelque deux milliards de dollars.Il consistera principalement en une hausse de l'exemption de base pour ceux qui gagnent entre 30 000 et 50 000 dollars par année et par la mise au rancart de la surtaxe de 3 % pour ceux qui la paient encore ( 50 000 $ et plus de revenus ).C'est la stratégie des petits pas, explique le ministre des Finances.« Je pourrais maintenir les impôts tels quels budget après budget et ensuite procéder à une énorme baisse.Mais je n'aime pas ça.Je préfère qu'on le fasse année après année, petit à petit.» UQÀM l'étudiant avant tout L'Université du Québec à Montréal, c'est gros.Que de développement en trente ans ! Le campus maintenant unifié offre un éventail de pavillons regroupés sur deux emplacements principaux : Berri-UQAM, que vient compléter le nouveau pavillon J.-A.-DeSéve, et le complexe des Sciences, ou nord de la Place des Arts.Le cahier spécial vous fait faire un tour impressionnant du propriétaire, mais en n'oubliant jamais que ce qui compte avant tout, c'est l'étudiant.Les services les plus branchés - des bibliothèques « high tech » aux laboratoires multimédias - sont mis à sa disposition pour lui facifiter la vie et assurer sa réussite à tous les cycles de ses études.I I ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦I l Mil \u2014\u2014¦ Un cahier spécial à ne pas manquer aujourd' hui dans 9>\\ i Kl B2 LA PRESSLi.MONTRÉAL, SAMEDI 1 ï FÉVRIER L999 Editorial La Presse André Desmarais PRl SIDI M DU CONMUI.d'administration ROGER D.Landry président I I I DÎTEUR Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de i/information Alain Dubuc éditorialiste un chef m \\ Alain Dubuc adubuc@laprcsse.ca Un reseau pourri \"^r*^* a nouvelle ministre de la Santé, Pauline Ma- rois, a fait ce qu'il fallait en injectant 20 mil-I lions dans les urgences.Son attitude rassu- rante, ses talents pédagogiques et, disons-le, son côté « maman » contribueront à désamorcer la crise.Bien sûr, c'est un cataplasme sur une jambe de bois.Mais à un premier niveau, celui de l'immédiat, les cataplasmes sont nécessaires en période de crise.Cela dit, l'opération fut d'une banalité désespérante.Tout restaurateur sait bien que, s'il y a trop de clients, on ajoute des serveurs et on met du monde aux cuisines.La chose est si élémentaire qu'on se demande pourquoi le ministère de la Santé n'a pas mis au point des mécanismes automatiques pour gérer de telles crises.csanHHBBBBBoaHBKBBBi À un second niveau, les observa- teurs soulignent que la crise des urgences n'est que la pointe de l'iceberg, un goulot d'étranglement qui révèle les dysfonctionnements du système.Pour résoudre le problème de fac.on durable, il faut donc s'attaquer aux sources du mal : donner des moyens aux CLSC, créer des centres ambulatoires, gérer les urgences différemment dans les hôpitaux, accroître les places en centres d'accueil, etc.Tout cela est vrai.Mais si on creuse un peu plus, on découvre un troisième niveau.Le réseau est probablement plus mal en point qu'on le croit.Il cache des vices fondamentaux qui permettent déjà de craindre que même si on règle les problèmes de fond mis en relief par la crise des urgences, ça va péter ailleurs.Pas que la réforme est allée trop loin, mais parce qu'elle a été très incomplète.On a essayé de réformer le système sans le moderniser, sans s'attaquer aux archaïsmes qui le paralysent et le pervertissent.Premier problème, les hôpitaux, au coeur du virage ambulatoire.On a voulu réduire les temps d'hospitalisation, et faire en sorte qu'ils cessent d'être un terminus pour devenir un lieu de passage, une sorte d'échangeur entouré de satellites.Cette nouvelle vocation, moderne, exige une remarquable souplesse, une capacité d'adaptation dont la plupart des hôpitaux sont incapables.Il suffit de voir comment le CHUM patauge dans sa fusion, pour se demander comment des dinosaures pourraient être le navire-amiral d'une médecine de fin de siècle.Deuxième problème, les ressources humaines, la vie du réseau, sont étouffées par des rigités qui les empêchent de réagir, de répondre, de s'adapter; conventions collectives négociées centralement, protocoles centralisés avec les professionnels, corporatisme puant des différents groupes, syndiqués ou non.Mille employés du réseau sont encore chez eux, payés à ne rien faire.Troisième problème, malgré la création des régies régionales, la bureaucratie centrale a survécu et continue de sévir.Lourde, lente, pas capable de prévoir les besoins en médecins, infirmières et spécialistes, ni de mettre au point une rémunération des médecins sans effets pervers, ni de prévoir une allocation moderne des ressources, surtout entire les hôpitaux.Le symbole de cette buraucratie aveugle et isolée, ce sont les départs volontaires massifs qui ont décimé le réseau.Quatrième problème, le plus monstrueux, dont on découvre l'ampleur, c'est que la réduction des dépenses n'a pas seulement cherché à augmenter l'efficacité, à éliminer le moins utile, elle a mené aussi à un authentique régime de rationnement des soins, de type soviétique.On limite le nombre de médecins, on limite le nombre de chirur-gies, on réduit l'accès aux spécialistes.Cela permet d'économiser, mais ces pénuries fabriquées de toutes pièces forcent les gens à attendre, à faire la queue, ou encore les prive de soins, comme en Bulgarie.Si on ne s'attaque pas à ce système archaïque, les 500 millions promis par le PQ et financés par Ottawa risquent fort d'être largement gaspillés comme les milliards qu'on a pompés en pure perte dans le système, lors des années de vaches grasses.DROITS KfSKRVtS seige.chapteau@laprcssc.ca Bas 1 sques ! es prix artistiques prolifèrent comme des métastases.Le 4 février, l'industrie du cinéma canadien distribuait ses Génies.Trois jours plus tard, le Gala des Masques faisait de à grosses vagues.À peine sont-elles retombées ifiiiiM ¦¦ill que, déjà, nous fonçons vers les prix Jutra ( cinéma québécois ), puis les Juno ( industrie du disque ) et les Olivier ( humour ).miiiiiB¦ i\u2014 mwwi¦ iwi Quel est le but de toutes ces manifestations préprintanières ?Assiste-ton à une série de fêtes de famille où les effusions et les brassées de linge sale renforcent le sentiment d'appartenir à un clan et procurent la dose d'adrénaline nécessaire pour continuer son beau travail ?Ou s'agit-il plutôt d'une entreprise de promotion visant à vendre un art à un public toujours insuffisant, à l'inciter à consommer la culture lo- Agnès Gruda agruda@lapresse.ca cale ?À moins qu'il ne s'agisse d'une démonstration de vitalité destinée aux organismes subventionnai-res ?Ou souhaite-t-on vraiment récompenser les meilleurs, sans arrière-pensée, par simple amour de l'art ?Le Gala des Masques qui, depuis cinq ans, récompense les meilleures productions théâtrales au Québec est un parfait exemple de cette confusion des genres.Outil de promotion, célébration collective et course aux trophées, le Gala ne cesse de s'enfarger dans ses contradictions.Au coeur du débat : la méthode de sélection des finalistes et d'attribution des prix, critiquée depuis le début, et qui crée toujours des distorsions malgré les correctifs que l'Académie québécoise du théâtre y a apportés.Voyons un peu sa mécanique.L'Académie a confié la distribution de ses 22 prix à six « collèges », formés de praticiens de théâtre, dans six catégories différentes : Montréal, Québec, régions, théâtres anglais, jeune public et théâtres privés.Chacun des collèges choisit la meilleure production dans sa catégorie.Puis les choses se corsent : chaque collège choisit la meilleure mise en scène, les meilleurs costumes, les meilleurs comédiens, etc.\u2014dans sa propre catégorie.Un intercollège trie parmi tous ces choix et s'entend sur les finalistes.En principe, l'intercollege n'est pas tenu de retenir chacun des six premiers choix.C'est ainsi que, parmi les six finalistes de la meilleure mise en scène, cette année, il y avait trois productions de la catégorie « Montréal », deux de Québec et un théâtre d'été.Théoriquement, l'unique critère de choix est la qualité.Mais la réalité est plus complexe.Chaque cuvée de Masques produit sa flopée de mécontents.En 95, des critiques de régions s'étonnaient de constater l'omniprésence de Montréal.En 96, on déplorait l'absence des théâtres d'été.L'an dernier, il y a eu un tollé dans les régions qui, en raison du temps limité de télédiffusion, ont reçu leurs prix hors d'ondes.Quelques voix se sont alors élevées pour dénoncer l'iniquité d'un processus qui favorise forcément ceux qui ont le plus de moyens.Lire : les gros théâtres montréalais.C'est dans ce contexte de perpétuel mécontentement qu'il faut situer la dernière éruption au Gala des Masques.Cette fois, les finalistes « régionaux » étaient nombreux \u2014 aux dépens d'un tas d'artistes montréalais qui, d'un point de vue strictement artistique, méritaient au moins de figurer parmi les « nominés ».Pour défendre les choix de l'Académie, son directeur, Jean-Léon Rondeau, a parlé de démocratie et de consensus.Fort bien.Mais cette démocratie aurait-elle abouti à une récolte strictement montréalaise, on voit d'ici la clameur que cela aurait fait dans les régions ! Il est difficile d'imaginer que, sous la pression, l'intercollege échappe totalement à la rectitude géographique.À force de vouloir faire plaisir à tout le monde, les Masques ne font finalement le bonheur de personne.La crédibilité des prix en sort égratignée.Le public n'a pas plus le goût du théâtre qu'avant.Quant à la fête de famille, elle est irrémédiablement gâchée.LA PRESSE ET VOUS La Saint-Valentin ou le besoin d'aimer « Ma cinquantaine a sonné.Et des histoires d'amour, j'en ai eues.Des passionnées, des réfléchies, des menaçantes, des folichonnes, des douloureuses, des légères, des pénibles, des tordues, des distrayantes.» « Son regard.J'ai compris la signification de son regard bien avant celle des mots.L'amour vrai, la confiance absolue, l'appui inconditionnel.>?« Je suis bien avec lui.Je suis bien avec elle.Chaque fois que l'on fait l'amour, c'est toujours comme si c'était la première fois.N'est-ce pas merveilleux après 35 ans de vie commune ?» Voilà trois brefs extraits des beaux témoignages qui seront publiés demain, sur deux pages complètes, afin de souligner de façon particulière la Saim-Valentin.Comme quoi les médias ne présentent pas que des mauvaises nouvelles.L'invitation lancée à nos lectrices et à nos lecteurs, dans la chronique de Pierre Foglia, de nous faire parvenir un témoignage, une histoire, un fait marquant de votre vie amoureuse a connu un vil succès.Il a fallu faire un choix déchirant poui retenir une vingtaine de témoignages parmi les multiples messages reçus.Alors que la vie est plus difficile pour à t peu près tout le monde, que les liens familiaux sont moins cimentés qu'autrefois, que le travail et les préoccupations empêchent parents et amis de se rencontrer aussi souvent qu'ils le désireraient, que les occasions de célébrer sont moins nombreuses, toutes les fêtes officielles deviennent des moments privilégiés de fêter, de se rassembler, de festoyer, de manifester.À la Saint-Valentin, en excluant l'aspect abusivement commercial de l'événement, il y a comme une opportunité, une circonstance propice, un besoin sinon un désir marqué d'exprimer ses sentiments aux siens.Non seulement à son conjoint ou à sa conjointe, mais à ses enfants et petits-enfants, à ses parents, à ses amis, à tous les êtres qui nous sont chers.Notre société refroidie, asséchée, aseptisée, technicisée, administrée, gérée, fonctionnarisée, bureaucratisée, informatisée, moins tricotée serrée, éprouve ce besoin inné et profond de retrouver une chaleur, un visage, une présence, une âme.À l'heure des ruptures affectives, des mésaventures amoureuses, des psychodrames, des querelles de couples, des faillites personnelles ou familiales, des agressions sexuelles sur ses enfants, des chicanes de voisins, des désunions sociales, des discordes idéologiques, des divisions politiques, des décisions suicidaires, des meurtres gratuits, il fait bon entendre le mot « Amour ».Ça peut paraître cucul, démodé de dire « Je t'aime ».Mais cette belle exclamation est si douce et si puissante à la fois.à la condition qu'elle vienne du coeur bien davantage que seulement des lèvres.Le besoin d'un amour vrai, authentique, est réel.À preuve, à quelques jours de la Saint-Valentin, l'Ordre des psychologues du Québec rendait publics les résultats d'un sondage révélant que 40 % de la clientèle consulte maintenant les psychologues pour résoudre des problèmes amoureux.Et près de la moitié des cas qui leur sont soumis sont des cas lourds.Jour après jour, les membres de l'OPQ sont témoins de ce bouleversement sans précédent qui a secoué les unions québécoises depuis la révolution sexuelle.Les baby-boomers sont la première génération pour laquelle la passion amoureuse est perçue comme la base du couple.« Au point où on se demande : est-ce que je suis suffisamment amoureux de cette personne pour continuer ?», de conclure la présidente de l'Ordre, Rose-Marie Charest.Demain, jour de la Saint-Valentin, 100 psychologues bénévoles seront à la disposition du public pour des consultations gratuites et pour répondre aux angoisses des esseulés et des personnes qui cherchent l'amour.Pour rejoindre un psychologue : 1-800-561-1223.Même si, en apparence, la vie amoureuse a subi toute une dégelée, ces dernières années, un sondage SOM, effectué en février 1997 pour La Presse et l'émission « Droit de parole », à Télé-Québec, révélait, à 86 % des opinions émises, qu'il est encore possible de s'aimer pour la vie.Ce haut taux d'espoir se retrouvait tant chez les jeunes de 18 à 24 ans ( 89 % ) que chez les personnes de 55 à 64 ans ( 87 % ).Une grande enquête internationale menée auprès de 75 000 lectrices du magazine Elle, dans les 30 pays où celui-ci est publié, vient de nous apprendre que les femmes, dans leur grande majorité ( 85 % ), sont heureuses.La clef du bonheur ?La santé, mise de l'avant par 65 % des femmes à travers le monde.Suivent le fait d'avoir un projet qui donne un sens à sa vie (47 % ), l'argent (41 % ) qui contribue fortement à la félicité \u2014 surtout aux États-Unis, en Europe de l'Est et en Asie.Enfin, surprise, l'amour, cité par 35 % d'une génération de femmes au profil plus pragmatique que romantique.C'est prometteur ! Très belle fête de la Saint-Valentin à tous les amoureux et à tous ceux et celles qui aspirent de tout coeur à aimer et à être aimés.Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Une décentralisation attendue c gouvernement Bouchard a bien amorcé ses négociations avec les syndicats du secteur public.D'abord, de concert avec les organisations patronales sectorielles, il a introduit un mouvement de décentralisation qui se faisait attendre depuis longtemps.Ensuite, il a résisté aux demandes aberrantes de la CEQ sur l'équité salariale, tout en acceptant le principe d'un redressement plus réaliste.La CEQ voulait séparer le dossier de l'équité salariale des négociations : c'était, autrement dit, demander au gouvernement de mettre tout de suite sur la table de sept à huit cent millions ( par année, notons-le ) seulement pour les enseignants, lesquels auraient ensuite empoché les augmentations consenties à l'ensemble des syndiqués.Le gouvernement a dit non, et le contraire aurait été extraordinairement irresponsable.Les demandes de la CEQ, on l'a partout dit et répété, et jusqu'à l'intérieur des rangs de la centrale, sont loufoques.Sur le plan strictement financier, c'est une arnaque pure et simple.On aura beau chanter sur tous les toits que l'enseignement est une occupation noble et primordiale ( c'est vrai d'ailleurs ), les contribuables n'ont tout simplement pas les moyens de consacrer 800 millions de dollars par année aux seuls membres de la CEQ, somme qui représenterait une augmentation additionnelle à celle qui sera négociée à la table centrale, et rétroactive à 1995 par-dessus le marché ! ( Le chiffre de 800 millions vient du Conseil du Trésor, la CEQ parle de 700 millions.mais à ce niveau d'extravagance, que sont cent millions de plus ou de moins ?) C'est « carrément déraisonnable », a dit le ministre des Finances avec, ma foi, une surprenante sobriété, car le fait est qu'il aurait pu utiliser des adjectifs plus flamboyants.Le gouvernement se propose de consacrer 100 millions à l'équité salariale.C'est assez généreux.D'autant plus que la demande de la CEQ est fort bancale au niveau des principes.L'équité salariale est un redressement qui vise essentiellement les femmes.Or, les femmes ne sont majoritaires qu'au primaire.Pourtant, PAT la CEQ englobe le secon- Uftl] daire et le collégial dans ses demandes, sous le prétexte fallacieux que le corps enseignant forme un tout et que toutes les tâches se comparent.Pire, les multiples tours de passe-passe et jeux d'échelles qu'ont effectués les comptables de la CEQ pour apporter un semblant de justification à leurs demandes salariales ont pour résultat de pénaliser les enseignants les plus instruits, et par le fait même, de décourager le perfectionnement et de dévaloriser la profession.Qu'une centrale de l'enseignement en arrive à dévaluer ainsi l'instruction est quelque chose d'assez stupéfiant.D'ailleurs, la grogne n'a pas tardé à s'installer à ce sujet dans les rangs de la CEQ, où a pris forme un vif mouvement de contestation qui accuse la direction de la centrale de « déconsidérer la scolarité » et de pratiquer à l'endroit de ses propres membres ce nivellement par le bas qu'elle voudrait imposer à l'ensemble de la société ( on sait que la CEQ s'oppose violemment aux écoles internationales, aux programmes spéciaux, etc.).« Nous ne sommes pas des préposés aux élèves interchangeables, comme le discours syndical le laisse entendre », affirme Francine Boulet ( 19 ans de scolarité, 29 ans d'expérience ).Même la proposition gouvernementale favorise les enseignants les moins scolarisés.C'est aberrant.Mais au moins, le gouverne- Lysiane ment est fidèle à l'esprit de l'équité salariale: ses offres visent surtout les enseignants du primaire, qui sont en majorité des femmes.Lorraine Page devra mettre beaucoup, beaucoup d'eau dans son vin si elle ne veut pas se retrouver isolée par rapport aux autres centrales.Car l| Ivi il est bien évident que ni la CSN ni la FTQ n'ont l'intention de laisser la CEQ partir avec la caisse.L'autre aspect important de cette ronde de négociations est l'amorce d'une décentralisation des pouvoirs, pour ce qui est des clauses normatives.Les négociations salariales continuent de se faire au sommet, ce qui assure aux employés des secteurs public et parapublic des salaires absolument uniformes, indépendamment de ce qu'il leur en coûte pour se loger et pour se rendre au travail.C'est déjà un avantage considérable, au moins pour ceux qui vivent dans des endroits où le coût de la vie est moins élevé, et un avantage que n'ont aucunement les travailleurs du secteur privé, dont les salaires sont généralement établis en fonction du marché local.Mais de là à centraliser au même degré la négociation des conditions de travail, il y avait une marge.que Jacques Parizeau, l'un des pères de notre système de négociations et grand jacobin devant l'Éternel, avait évidemment franchie goulûment, de concert avec les mandarins des années 70 qui voulaient tout régir jusque dans les moindres détails.Les chefs des centrales s'accommodaient bien du système, évidemment, puisque cela renforçait d'autant leur pouvoir.L'hypercentralisation a produit des conventions collectives plus volumineuses et plus complexes que le traité de Maastricht, où tout \u2014horaires, congés, remplacements, organisation du travail, etc.\u2014 est rigoureusement coulé dans le béton, en plus d'etre inaccessible à tout autre qu'à un spécialiste de la procédure de griefs.Des clauses négociées en fonction de la situation prévalant dans un méga-hôpital comme Notre-Dame s'appliquent au petit hôpital de Saint-Glinglin.Une clause visant à prévenir la répétition d'un problème survenu une fois dans une école de Trois-Rivières est imposée à l'ensemble du réseau.Tout cela est absurde et a entraîné nombre d'effets pervers, dont le premier a été la déresponsabilisation des administrateurs locaux et des syndiqués de la base.Les premiers, incapables de se faire entendre directement, ont pris l'habitude de laisser Québec régler leurs problèmes.Lej£se-conds, dépossédés de tout pouvoir sur*kur vie quotidienne, acceptent passivement les conventions collectives négociées à cent milles au-dessus de leur tête, par des chefs syndicaux et des négociateurs professionnels qui n'ont jamais mis les pieds dans leurs départements ni dans leurs salles de classe.Les institutions des réseaux de la santé et de l'éducation ont raison de demander plus de flexibilité.Plus on décentralisera la négociation du « normatif », plus on introduira dans le secteur public la flexibilité nécessaire à l'aménagement rationnel des ressources et au service à la clientèle, l'imagination, le sens commun, la capacité de régler rapidement les problèmes sur place, et finalement la démocratie réelle.Tel que prévu, les apparatchiks syndicaux ont crié au scandale à l'annonce de la ( relativement modeste ) décentralisation proposée par les groupes patronaux, mais rien ne dit que cette évolution n'est pas secrètement souhaitée par nombre de syndiqués de la base.Opinions \u2014»1 Une erreur funeste et ruineuse II est encore temps pour le gouvernement Bouchard de changer d'idée et de dire non au projet de Grande Bibliothèque CLAUDE JASMIN L'auteur est écrivain.Certain qu'il n'est pas trop tard : sommes-nous nombreux, comme moi, qui attendions les protestations devant ce nouvel accès de mégalomanie gouvernementale ?Non, il n'est pas trop tard pour nous grouper, ceux qui croient que ce projet ( tas de millions de notre argent public ) de grosse bibliothèque à Montréal est une bêtise, une erreur.À Paris, la folie à la gloire d'un président en mauvaise santé se montre maintenant comme une erreur funeste, et ruineuse, et inhabitée au temps des communications et des échanges faciles via les ordinateurs d'aujourd'hui.Des médecins, tel Pierre Audet-Lapointe, s'élèvent désormais contre ce genre de mégalomanie bureaucratique, au domaine des hôpitaux qu'on veut renouveler en gros machin-truc inhumain.Une petite histoire vraie ?Si je suis devenu écrivain, je le dois en bonne part à un pauvre petit local de rien du tout, à l'étage d'un poste de pompiers du marché Jean-Talon.C'était une humble succursale de la bibliothèque municipale.D'autres jeunes adolescents, comme moi, pourraient en témoigner, f La succursale, dite Shamrock, était une oasis dans Villeray, un lieu confortable pour faire nos devoirs et aussi pour découvrir la lecture.Des livres.Des auteurs.À mon avis, les enfants du peuple ont besoin de ces lieux proches de la maison.J'ai découvert Garneau et Anne Hébert, Grandbois et Roland Giguère à l'étape de ce poste de pompiers.Et puis, François Hertel et Paul Claudel, Garcia-Lorca et Pirandello.Yves Thériault, Gabrielle Roy.Bref, sans ce refuge merveilleux, non, je ne serais pas devenu ce que je suis devenu.Les opposants, qui vont m'ap-puyer, vont souhaiter que les décideurs culturels intelligents, pas du tout nostalgiques des monuments à l'ancienne, s'orientent désormais vers l'aide urgente aux petites et moyennes bibliothèques de tout le territoire québécois.Foin de cette perfide manie bien montre-alIste d'installer des éléphants blancs à la gloire d'un régime.La maladie « jeandrapeautiste » a vécu.Je suis contre la construction de cette Grande Bibliothèque, je suis pour que l'on donne cet argent du peuple au peuple.À ceux qui vivent sur la Côte-Nord ou en Abitibi, là d'où vient la première prédicatrice de ce genre de monstre.Aussi aux habitants de quartiers pauvres.Je fréquente trois petites bibliothèques, des lieux où les employés me disent souvent manquer de moyens pour l'achat de livres importants.Nous savons bien aussi la pauvreté, parfois la misère des écoles, des collèges en cette même matière.Le gouvernement du Québec doit se sortir d'une sorte d'envoûtement séduisant, et tourner le dos, il est temps encore, à ce projet certainement « flashy », certainement erroné.Les millions doivent être répartis dans tous les quartiers des grandes villes, dans toutes les régions des provinces québécoises.Il n'est pas trop tard.Vont pleurer des architectes, ingénieurs et autres entrepreneurs en construction.Qu'ils chialent.En m'élevant contre ce gros « chiard » prétentieux sauce Bissonnette, je m'élève contre la manie de la centralisation, je plaide pour la formidable dispersion de la culture.Les milieux modestes, les gens humbles, pauvres parfois, misérables à l'occasion, méritent de ces modestes installations culturelles à proximité de leurs demeures.Un autre exemple, il y avait dans Villeray ( c'était bien avant les centres culturels ) un théâtre minimal, amateur bien souvent, il s'offrait dans des sous-sols d'églises et à la Salle Saint-Gérard, l'auditorium des Rédemptoristes, rue Crémazie.Malgré son caractère chétif, ces lieux nous offraient un peu de lumière au temps des noirceurs du-plessistes.Aujourd'hui, rue Holt, dans ma petite patrie, une usine à cigares est devenue l'abri fantastique d'archives formidables.Il y a un mois, dans l'église Saint-Arsène, rue Bélanger, j'ai pu raconter une histoire parmi d'autres conteurs.Soirée merveilleuse ! Or, pour illuminer davantage ces jeunesses pauvres, point n'est besoin d'une grosse construction bétonnée en bas de la ville.Non.Que Lucien Bouchard calme ses préposés à la culture ( les mondains et mondaines qui pullulent au ministère des obsolètes ), qu'il se sorte un moment de ses problèmes urgents et qu'il fasse voir qu'il est pour davantage de lumière culturelle par- Claude Jasmin À Paris, des voix se sont élevées pour blâmer la grosse installation mitterrandiste, un désert dit-on.Une erreur.Ne répétons pas, à Montréal, cette folie.tout.Dans les écoles appauvries, les collèges rétrécis et, surtout, dans les petites villes, dans les régions si peu favorisées.Il représente aussi les classes laborieuses de Baie-Comeau ou de Rimouski, de Chicoutimi ou de Rouyn.L'éléphant blanc, chouchou des amateurs du prestige mondain-métropolitain, jouet qui halluciné les mordus du gigantisme à gogo, doit être abattu le plus tôt possible.Place au rayonnement pratique, serviable, utile.Place à l'argent public bien répandu, aux bibliothèques scolaires, municipales, de quartier.Les entichés des apparences monumentales seront bien entendu privés de leur grosse bébelle, mais des lots de petites filles et de petits garçons pauvres, un jour, pourront témoigner, comme moi, qu'ils ont été sauvés par un local tout modeste, installé pas trop loin du domicile familial.À Paris, des voix se sont élevées pour blâmer la grosse installation mitterrandiste, un désert dit-on.Une erreur.Ne répétons pas, à Montréal, cette folie.Ces millions en argent public doivent absolument être investis plus intelligemment en construisant des bibliothèques, des succursales toutes modestes parfois, dans tant de lieux qui en sont dépourvus.Le ministère de Louise Beaudoin doit certainement pouvoir en dresser la liste.C'est là, M.Bouchard, qu'il y a urgence d'agir.Pas du tout rue Berri ou rue Sainte-Catherine \u2014 il restera assez de millions, quand on aura corrigé les criantes lacunes des défavorisés géographiquement, pour pouvoir améliorer des installations imparfaites dans ce secteur privilégié tout de même.Je redis donc : foin à l'éléphant blanc du gigantisme bissonnettien ! Sus au monstrueux monument à épater les touristes à gogo ! Le stade troué suffit.Place au bon sens.Place aux mille petits bonheurs des petites bibliothèques.Place à la culture à portée de la main.Place à la modestie intelligente.Il faut tuer cette sale grenouille gonflée qui se veut un boeuf dérisoire.Elle ne sera fréquentée que par les mieux munis.Ces avantagés du sort, ne nous leurrons pas, sauront, savent déjà, pitonner aux bibliothèques géantes du globe ( Washington ou Londres et cie ), ils sont équipés des utiles gadgets pour parcourir l'occident à la recherche de l'essai rare concernant leur thèse de socio-politique.Mais il y a les pauvres cochons de contribuables, la majorité de votre electorate M.Bouchard, qui ne possèdent aucun instrument de recherche sophistiqué, eux.Les enfants du peuple, à Sept-lies ou dans Hochelaga-Maison-neuve, l'éléphant blanc terrassé, se feront offrir un meilleur refuge, chauffé l'hiver, climatisé l'été, pour recevoir un peu plus de lumière.La superbe préposée à l'éléphant blanc pourra rétorquer face à mon appel au raisonnable.On lira sa digne prose, pas moins alambiquée que la plupart de ses editorîaux du temps.Je suis certain de trouver des alliés et pas seulement les bi- bliothécaires mal pris du territoire québécois.Lise Bissonnette voudra peut-être répliquer en me dénigrant, me faire passer pour démagogue ( la scie bourgeoise utilisée quand on parle simplement ).Je reste convaincu qu'on verra sur ce champ de bataille ( chasse à l'éléphant ï ) plusieurs voix responsables pour défendre mon point de vue.Il ne s'agit pas de faire de la grosse peine à ceux qui s'agitent en marais mégalomane ; il s'agit d'art rèter au plus tôt une connerie gtf gantesque.Si on veut parler de modernité, on fera mieux de parler d'équiper ces bibliothèques appauvries avec des ordinateurs compétents.Ainsi les jeunes, et les vieux, sans devoir prendre le bus ou le train pour la métropole québécoise, trouveront dans cette modeste bibliothèque du quartier ou de la petite ville, les moyens de voyager à travers les richesses culturelles du monde.Je regrette de m'élever si tard.Je comptais sur des voix plus autorisées que la mienne.Je sens que, maintenant, avant que débute le grand gaspillage de nos millions d'argent public, il va se trouver d'autres combattants pour cette chasse à l'éléphant blanc.Je le souhaite bien entendu, je le veux, au nom de toutes ces personnes qui n'ont pas à être punies parce qu'elles sont nées, M.Bouchard, à Jonquière.Ou à Amos, ou à Na-tashquan.Ou encore à Saint-Henri.Gabrielle Roy, j'en suis certain, serait d'accord avec moi.C'est au marché Jean-Talon que je l'qYftte découverte.Cotait en décembre, lu patinoire du Shamrock n'ouvrait pas, il faisait un temps trop doux.A2B S 4 LA PRIiSSL-:, MONTREAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Plus Italie privatis e tous azimuts 111 Mathieu Perreault ROME es longs couloirs de pierre blanche du ministère du Trésor italien ne laissent pas soupçonner le tremblement de terre dont le palais romain de la rue XX settembre est l'épicentre.Le planton qui échange à l'entrée les documents d'identité des visiteurs contre un laissez-passer n'est pas plus inspiré que dans les autres édifices gouvernementaux ou d'importance.À tout prendre, la présence militaire est même moins forte qu'ailleurs sur le large parvis.Mafia et terroristes n'en veulent pas à ceux qui amènent l'austérité.Derrière les hautes et étroites portes de bois des corridors qui entourent la cour intérieure, se cache une effervescence feutrée.« Suivez-moi », dit l'attachée de presse Da-niela Bracco après avoir fait le tour de son bureau en claquant des talons.La veste ] jaune de son tailleur tressaute chaque fois qu'elle s'arrête pour deux mots pressants avec un collègue.En cinq ans, l'Étal a bradé des entreprises pour une va- Le$ affaires à l'italienne leur de 118 000 milliards de lires, environ 118 milliards de dollars.Ce transfert, équivalant à 6 % du produit intérieur brut 1997 de la Péninsule, chambarde tous les accords sociaux de l'après-guerre, de la solidarité Nord-Sud au partage des pouvoirs et prébendes dans les milieux politique, syndical et industriel.Par comparaison, la privatisation du CN a rapporté plus de deux milliards à Ottawa, et celle du système de navigation aérienne, plus d'un milliard.« Nous sommes rendus à moitié chemin en valeur, peut-être moins loin si la Bourse continue de grimper », affirme un haut fonctionnaire du ministère du Trésor, fouillant sans succès ses étagères pour trouver les chiffres de ventes au Canada.« À.part l'Australie, aucun pays n'a en volume transféré autant d'élémnets d'actif au secteur privé.» L'attachée de presse Bracco a présenté le fonctionnaire dans la trentaine comme un « expert », mais a demandé à La Presse de taire son nom.La taille du gouvernement italien, hors intérêts, dépasse les 50 % du PIB, contre 42 % pour le Canada, selon l'OCDE.Les privatisations ont séduit et déçu tour à tour, selon qu'elles concernaient Telecom Italia ou le pétrole, ou les banques : la Banca di Roma, contrôlée par le Trésor et dont la proportion de prêts douteux grimpe constamment ( 15 % en 1997 ), vient de rater une fusion avec la Banca commerciale italiana ( Co-mit ).« Historiquement, l'intervention de l'État tire son origine dans les grandes faillites bancaires des an- nées 20 et 30 », explique Massimo Riva, journaliste économique au magazine L'Espresso.« L'IRI ( Istituto per la ricostru-zionc industriale ) a assumé le contrôle des banques en crise et de leur participation industrielle.Les choix d'après-guerre ont continué dans la même voie, avec le monopole de l'ENI ( Ente nazionale per gli idrocarburi, pétrole ) et les nationalisations industrielles et de l'électricité avec l'ENEL ( Ente nationale per l'elettricità ).» Au total, l'État est arrivé à employer 17,7 % de la main-d'oeuvre, contre 20,5 % au Canada.« Au début des années 90 s'est fait sentir la nécessité des privatisations, indique M.Riva.Le gouvernement de Giuliano Amato a décidé à l'été 92 de transformer toutes les entreprises publiques en sociétés par actions, sujettes aux exigences de transparence normales.Depuis, leurs titres sont mis sur le marché à intervalle régulier.» Un processus qui a surpris tout le monde par son succès.« Personne n'aurait pensé que même Bertinotti ( Fausto, chef de Rifon-dazione comunista, gauche pure et dure ) donne son accord à la poursuite des privatisations par l'Ulivo ( coalition de centre-gauche au pouvoir depuis mai 1996 ) », remarque Salvatore Bragantini, conseiller à la Consob ( Commissione nazionale per le società e la Borsa, l'équiva-i\u2014\u2014\u2014 lent de la CVMQ ).Les jeux en coulisse sont toutefois musclés.À la surprise de la Consob, le contrôle des tonds communs de placement, secteur financier dont tous attendent l'explosion prochaine, a été attribué à la Commissione di vigilanza sui fondi pensione.La Consob n'a pas apprécié qu'on limite son terrain de jeu.Et la banque centrale n'a pas voulu céder de pouvoirs à l'Anti-trust.« Avec les fusions nécessaires pour affronter la concurrence européenne, la restructuration du système bancaire posera des problèmes de contrôle, dit M.Riva.Il aurait été plus logique de passer à une autre autorite de surveillance que la Banca d'Italia, qui a toujours eu des réilexes protectionnistes.Elle accepte mal le redimensionne-ment de son rôle que cause l'euro.» En plus de réduire le déficit et la dette publics, qui sont passés de 9,2 % à 2,7 % et de 125 à 122 % du PIB entre 1994 et 1997, les privatisations pavent la voie à une extension de l'actionnariat et à une libéralisation économique.« Il faut créer une culture d'actionnaires et redéfinir les rapports entre État et marché, dit l'expert du Trésor.En 1991, beaucoup d'entreprises publiques perdaient de l'argent, les mécanismes de contrôle étaient dépassés et créaient une distorsion.L'avoir des actionnaires ne croissait jamais.» Le Trésor a ouvert les hostilités en 1994 avec les premières tranches de l'IMI et de l'INA, pour un total de 6300 milliards de lires.La cession de l'ENI a rapporté 40 000 milliards de lires, celle de Telecom Italia, 23 000 milliards; son titre a connu des hauts et des bas en 1998 à la Bourse de Milan, passant de 11 500 à 14 300 lires.PiOTOS MATHIEU PERREAULT.LA FPESSE Massimo Riva, journaliste économique.La Banca di Roma, ci-dessous, boiteuse depuis sa privatisation.Les privatisations ont satisfait les industriels.« Le retard dans les privatisations est relatif: l'Italie avait un stock d'entreprises publiques plus élevé que d'autres pays », dit Enzo Cipoletta, directeur général de la Confindustria, l'association patronale la plus importante en Italie.« Depuis quatre ans, le nombre de privatisations est significatif, même si nous traînons de la patte derrière l'Union européenne.L'Europe fera disparaître les compagnies de services publics.Pour le secteur électrique, le monopole sera plus difficile à briser : l'infrastructure est unique et lourde.Mais le processus de privatisation sera à risque et incomplet tant que le capital ne sera pas placé, sinon en Bourse, du moins à l'extérieur des groupes publics.Pour beaucoup d'entreprises manufacturières publiques, la Bourse ne vaut pas la peine, contrairement aux banques et grandes entreprises.Pour ces dernières, l'offre publique de vente ne devrait porter que sur une fraction des actions, le reste pouvant être cédé à prix plus élevé sous forme de paquet de contrôle minoritaire.» Pour éviter les prises de contrôle hostiles, l'État a limité à 3 % la proportion des actions que peut acheter un seul groupe.« Les limites de participation sont un artifice utile en période de privatisation : comme le marché n'est pas encore en place, il faut éviter des favoritismes, indique M.Cipoletta.Mais il devront disparaî- ¦ :.>v.tre d'ici trois ans.Le pourcentage limita» ) 0/_ J n m- ç i, -» .d'importance ; il doit être fixé selon la taille, au cas par cas.Pour Telecom Italia, un ou deux pour cent, c'est raisonnable : si la firme publique est dix fois plus petite ( Telecom a un chiffre d'affaires de 33 000 milliards de lire pour le premier semestre 1998 ), ça n'a aucun sens.» DEMAIN : L'Italie, pays peu boursier Les «petits monstres » Frankenstein, petits monstres, morceaux de viande sans âme : les comparaisons ne manquent pas en Italien pour qualifier les fondations bancaires nées de la privatisation des caisses d'épargne régionales publiques en 1990.L'ex-premier ministre Giuliano Amato lui-même, qui avait imaginé ces fondations chargées de liquider l'actif bancaire puis d'administrer le capital à des fins d'oeuvre publique, se repent amèrement : « Je me sens comme Frankenstein.» Le problème, c'est l'absence de délai : les syndicats, politiciens et banquiers locaux qui administrent les fondations n'ont aucun intérêt à liquider des participations qui leur assurent un certain pouvoir régional, voire national.« Une partie des privatisations a donné lieu à des transactions entre entités publiques, des contrôles croisés », observe Enzo Cipoletta, DG de la Confindustria.L'istituto mobi tiare Italiano ( IMl ) a noué des participations croisées avec trois autres ex-banques publiques, Cariplo, San Paolo et Monte dei Paschi di Siena.La fondation d'origine de la Cariplo la contrôle entièrement, en plus de 16 % du capital du Banco ambro-siano veneto et 9,5 % de l'IMI.Giuliano Amato n'avait pas imaginé qu'il soit nécessaire de préciser que l'actif devait être vendu à des groupes privés.Préférant jouer aux banquiers qu'aux sages, les administrateurs se sont lancés dans ce trou.En 1995, ils contrôlaient encore 50 000 milliards de lires ( 50 milliards SCDN ).« Les fondations ne sont pas obligées de se départir de leurs actions bancaires.Mais elles subissent une forte pression morale », dit Salvatore Bragantini, conseiller à la Consob.La faute revient aux nationalisations d'avant et d'après-guerre qui ont « tué l'économie », croit M.Cipoletta.« Passer de l'État au marché est très difficile.Je me souviens d'une blague qui courait au sujet de la Pologue quand elle transformait son économie communiste en marché capitaliste : il est possible de faire une soupe de poisson à partir d'un aquarium, mais impossible de procéder au contraire.Le marché commet des erreurs qui s'annulent entre elles ; mais si l'État se trompe, personne ne lui dit et un Frankenstein peut en résulter.» Selon M.Cipoletta, les fondations bancaires sont un bon exemple de ces « petits monstres » nés des erreurs de l'État.« Les fondations se vendent les banques entre elles.Mais je suis pragmatique : ces petits monstres sont nécessaires.» Certains craignent que les fondations constituent l'échappatoire de l'ancien establishment financier, discrédité par les scandales de corruption.D'autres pensent au contraire qu'elles menacent les intermédiaires traditionnels, comme la banque d'affaires Mediobanca.La solution viendra d'ailleurs, croit M.Bragantini.« La vraie privatisation de ces fondations surviendra avec l'entrée de capital étranger, qui rompra les liens qu'elles entretiennent entre elles.» Des fusions bancaires difficiles La Banca nazionale del lavoro est détenue à 85 % par le ministère du Trésor italien, qui veut la vendre.Le printemps s'est clos en Italie sur un air bien connu au Canada : une fusion bancaire qui capote.La banque d'affaires Mediobanca, que contrôle l'octogénaire Enrico Cuc-cia, n'a pas réussi à faire avaler à la Milanaise Comit un mariage avec la Banca di Roma.Les deux banques ont un actif similaire, 200 000 milliards de lires, mais celle de la capitale a une feuille de route beaucoup moins reluisante.La Comit considérait surévaluée la valeur boursière de sa partenaire.Les fusions bancaires, nécessaires pour affronter les géants européens, traînent la patte en Italie: malgré des unions importantes comme celle de Cariplo et Banco ambrosiano veneto, qui sont devenues Banca intesa, les banques italiennes sont fortes chez elles et moins à l'étranger.Les cinq premières banques détenaient 25 % et 4,2 % des marchés italien et européen en 1996, des chiffres qui étaient de 20% et 10,8 % en Allemagne et de 41 % et 9,6 % en France, selon la Banque d'Italie, qui note que la présence publique dans le secteur bancaire italien a chuté de 68 % à 25 % depuis 1992.L'activité bancaire s'élevait à 1700 milliards de dollars américains en 1996 en Italie, et à 5500 et 2900 milliards en Allemagne et en France.« On a frappé un noeud, estime le journaliste économique Massimo Riva.L'IRI n'a pas réussi à privatiser de manière diffuse la Banca commerciale italiana et le Credito italiano, et l'État contrôle encore la Banca nazionale del lavoro.Le débat sur la limite d'actions que peut détenir un seul investisseur fait rage.Dans ce cas, la limite de 3 % est vraiment un désastre : elle diminue la valeur de la banque, à moins d'un accord entre actionnaires, difficile à ficeler à cause du manque de grands investisseurs institutionnels.» M.Riva n'est pas le seul critique.« Les privatisations, c'est cosmétique, la substance ne change pas, considère Giorgio Bocca, l'un des doyens du journalisme italien.L'État a besoin de fonds pour l'Europe, alors il vend son patrimoine pour ajuster le budget.Le système-bancaire italien ne changera pas, les fonds publics continueront à éponger les faillites, comme depuis le fascisme.Il manque des grandes banques d'affaires ; nous ne comptons que sur Mediobanca, qui règne en patrone sur l'économie italienne, maintient en place les grandes familles et garantit un peu de stabilité.» La fusion ratée Comit-Banca di Roma constitue une défaite de taille pour Enrico Cuccia, qui orchestre depuis des lustres les grandes manoeuvres financières de la Péninsule.Une enquête judiciaire sur les bilans de l'institut romain a fait écho aux soupirs de soulagement de la direction milanaise, qui craignait comme la peste la culture plus politique que technique de sa fiancée.Quant aux investisseurs étrangers, ils n'étaient pas moins soulages.La réputation de Cuccia est telle que The Economist a déjà surnommé sa créature « Mediocre-banca ».1 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI ! 3 FÉVRIER 1999 Le otha des riches et puissants du Canada Une oeuvre colossale de Peter Newman Gérald LeBlanc eter Newman est un des rares journalistes à s'être enrichi de sa plume.Même avec un modeste cachet pour chacun des deux millions d'exemplaires de ses livres déjà vendus, il figurerait facilement dans le club des multimillionnaires.« L'exercice brut du pouvoir fascine parce qu'on y retrouve les plus fortes émotions du registre humain : l'avidité, la soif de pouvoir et le besoin de conquérir », explique celui qui est devenu le chroniqueur attitré de nos vedettes du monde canadien des affaires.L'ancien rédacteur en chef du Toronto Star et du magazine Maclean's, où il est toujours columnist, a effectivement eu une bonne idée et l'a exploitée au maximum.Depuis 30 ans, il nous dévoile la face cachée du monde des affaires qu'il fréquente assidûment et de qui il obtient d'étonnantes confidences.Parmi sa vingtaine de livres, il laut signaler la trilogie sur l'establishment canadien, dont le troi- sième volume vient de sortir sous le titre Les Titans \u2014 Comment le nouvel establishment a saisi le pouvoir, qui n'a hélas pas encore été traduit en français.Sans jamais vraiment nous dire comment a surgi la nouvelle garde, Newman tourne autour de son sujet, laissant tomber ici et là des flashes, des citations et des confidences qui finissent par nous donner un aperçu du fonctionnement des titans canadiens.« Le vieil establishment était un club, tandis que le nouveau est un réseau », lit-on dès la première page.« La gâchette rapide et la loyauté en berne, la plupart des Titans décrits dans ce livre ne créent plus d'emplois, mais uniquement des fortunes personnelles.» « Les liens de l'ancien établish-ment sont disparus et rien ne compte sauf ce que vous accomplissez », fait-il dire à Paul Desmarais, un de ses favoris et le roi de son establishment.On est donc passé de l'aristocratie \u2014 la famille, les grandes écoles et les clubs servant de laissez-pas-ser\u2014 à la meritocratic, le règne darwinien de la survie des plus forts et des plus rapides.« La meritocratic est un mot de cinq syllabes qui signifie tout bonnement : réussir par ses propres moyens », écrit l'immigrant juif arrivé au Canada à l'âge de dix ans pour y cheminer sur sa propre route de la meritocratic Des milliers de noms Peter Newman Un ami dont le frère figure dans le gotha des affaires de Newman me disait que sa mère s'était empressée de leur offrir le bouquin en cadeau de Noël.Si toutes les mères l'ont fait, ce sont plusieurs milliers de livres qui se sont envolés, car c'est par centaines de noms qu'il émaille chaque chapitre de son livre.Des noms accompagnés de petites confidences qui nourrissent la curiosité et alimentent l'intérêt.Yves Fortier, l'avocat de toutes les causes célèbres du fédéral, de la guerre du saumon à celle de la constitution, et sa femme, Carol Eaton, de la célèbre famille, sont fort populaires au Club Hermitage de Memphremagog, que fréquentent David Angus, Claude Castonguay, sept membres de la famille Coutu, Paul Desmarais jr, qui se construit un palais dans les environs, Guy Forget, Pierre Michaud, Beatrice Molson, Jean Monty, Pierre Na-deau, Alex Paterson, Boris Reford, Ron Riley, Guy Saint-Pierre, Gun-thrie Stewart et Michel Vennat.Au moins une centaine de copies vendues pour ce seul paragraphe.La richesse n'immunise pas contre le suicide, comme en ont témoigné Harvey Southam, « le plus attachant et le plus créateur ;.du clan», qui s'est pendu en bas du pont, enjambant un ravin de Toronto, et Percival Talbot Molson, qui s'est tiré dans son bureau, dix semaines après avoir assumé la présidence du holding familial, C'est le courtier Ralph Hedlin qui nous révèle avoir banni les actions de Bre-X, bien avant la dégringolade qui a fait perdre des milliards investis dans une mine d'or qui n'a jamais existé, après avoir vu le pdg David Walsh s'évanouir ivre-mort dans un bar de Calgary.La journée où Newman a interviewé Charles Sirois, le 4 novembre 1996, la hausse des actions de Teleglobe l'avait enrichi de 40 millions.En regardant la liste de paie des chefs d'entreprises, Newman s'est rendu compte que le pauvre Gerry Schwartz, le pdg de Onex qu'il venait de rencontrer, n'avait gagné que 18,7 millions l'année précédente, loin derrière les 27,3 millions de Robert Gratton, le pdg de Power Corporation.j C'est déjà une consécration^ d'avoir son nom dans le 13e livre de Newman, mais il y a une différence entre une simple mention, un para-' 1 graphe, une page et un chapitre comme ceux consacrés à Paul Des-*' marais et Conrad Black, dont nous reparlons ci-dessous.Le roi Desmarais et le couple Black PHOTO PIERRE MoCANN L3Pre$$tO En 1995, Paul Desmarais et Conrad Black sont coprésidents du conseil de Southam.Paul Desmarais est le seul à tenir une place de choix dans chacun des trois volumes de la trilogie de PEtablishment canadien de Peter Newman.11 a même retardé la publication du premier volume en 1975.« Si c'est bon, j'en achète 500 copies et si c'est mauvais je les achète toutes », lui avait écrit Desmarais.Informé à l'avance d'un certain paragraphe qu'il jugeait inacceptable.Desmarais demanda une injonction pour empêcher la publication.Craignant de se retrouver devant les tribunaux pendant des années alors que 75 000 exemplaires du livre étaient déjà imprimées, on décida de corriger à la main les dix lignes qui avaient soulevé l'ire du seigneur de Sudbury.« Ta colle ne valait rien », raconta Paul Desmarais à Peter Newman lors de leur rencontre ultérieure, en lui racontant que le paragraphe camouflé avait refait surface après qu'un ami eut laissé le livre dans son congélateur pendant deux semaines.Newman a encore passé deux jours avec Desmarais pour la rédaction de ce troisième livre, au même domaine de Palm Beach où, pour un certain party du jour de l'An, on comptait parmi les convives Brian Mulroney, Pierre Trudeau et l'ancien premier ministre de l'Ontario, Bill Davis.« Est-ce par ruse ou par besoin que Desmarais chérit ainsi la compagnie des politiciens ?» se demande Newman, qui rappelle que deux mois après son élection en juin 1968, Trudeau avait rendu visite à Desmarais, à Murray Bay dans Charlevoix.«< Bourassa n'a jamais pu décider s'il était d'abord québécois ou canadien.Je ne suis pas certain que Lucien Bouchard soit un vrai séparatiste », a-t-il dit.Michael Pitfield.proche de Trudeau et de Desmarais, estime que le grand patron de Power ne cherche pas tant à s'assurer des faveurs qu'à influencer le cours des choses.Conrad Black offre une autre explication : « Paul envie la facilité avec laquelle les leaders politiques peuvent attirer l'approbation des électeurs.Il est trop conscient de son léger bégaiement, un peu comme un adolescent écrasé par ses boutons.D'une certaine manière^ Paul est mystifié par les politiciens.» Desmarais et Black figurent parmi les six titans qui ont droit! à un plein chapitre du livre de Newman.« Desmarais n'est pas le plus riche \u2014 cet honneur revient à Ken \u2022 Thomson \u2014 ni le plus puissant, une distinct ion qui revient à Black, à cause de ses nombreuses publications, mais il demeure le pionnier et le modèle des titans du Canada.» Quant à Conrad Black, « il intimide tout le monde même quand il est absent », comme le disait un directeur de la CIBC, après qu'il se fut absenté pendant qu'on discutait une question le concernant.« Il ressemble à un puma en chaleur.Son visage est un masque », écrit Newman à propos du troisième plus influent propriétaire de journaux au monde.S'il qualifie Desmarais de roi des Titans, Newman attribue le titre de couple royal à Conrad Black et à.sa nouvelle femme, la journaliste Barbara Amiel, juive d'origine britannique et libertaire selon la nouvelle mode au Canada anglais.Black fut d'abord marié à Shirley Weir, qui l'a quitté pour un prêtre qui était son directeur spirituel.Le village Potemkine de Montréal Difficile de ne pas en vouloir à Peter Newman de s'être contenté du circuit des pleureuses anglo-montréalaises, obsédées de l'exclusion de tout ce qui n'est pas « pure laine ».Et l'on n'apprécie guère qu'il ait choisi d'associer Montréal au maréchal russe Potemkine qui maquillait les facades des villes pour ne pas déprimer l'impératrice Catherine.Il faut cependant dépasser ces frustrations, car son paradoxal diagnostic \u2014 une catastrophe collective assortie d'éclatants succès invi-divuels comme ceux de Charles Sirois et Laurent Beaudoin\u2014 mérite un sérieux examen.« Montréal est à la (ois en déclin et en transition.Naguère la mère commerciale de la nation, elle est devenue la fragile douairière de la région francophone » lui a dit John Payne, identifié comme un gouru libéral.On comprend mal cependant qu'on ne trouve nulle mention de Pierre Péladeau dans l'establishment québécois, une omission encore plus gênante depuis l'acquisition de la chaine Sun Media, où continue d'écrire Allan Fothering-ham, aussi columnist au Maclean's comme Newman, qui avait pourtant juré ne pouvoir travailler pour l'ivrogne-séparatiste de Montréal.Il faut encore respirer par le nez, comme dirait l'ineffable Stéphane Dion, et savourer les petits secrets révélés par Newman, comme le refus de Laurent Beaudoin de contribuer au fonds créé par André Desmarais pour améliorer au Québec l'image de Jean Chrétien, son beau-père.Et surtout apprécier les étonnan- tes confidences de trois de ses informateurs : Phil O'Brien, pdg de Devencore et organisateur du grand rallye fédéraliste de 1995, Michael Pitfield, ancien bras droit de Trudeau et directeur de Power Corporation, et Heward Stikeman, influent avocat montréalais.PHIL O'BRIEN : « Le rallye de 1995 fut certes un acte d'amour et un moment magique, mais chacun est retourné chez soi et en a eu assez du Québec.Je ne les en blâme pas.Dans le reste du Canada on se fait dire : le Québec est un emmer-deur, ces maudits séparatistes nous empêchent de progresser.Nous avons donc à traverser une montagne d'hostilité à Toronto et ailleurs au Canada, mais c'est différent dans le reste du monde.« Le pire, c'est que nous sommes déjà divorcés du reste du Canada.Nous sentons que le Canada nous a abandonné, d'abord les grosses Compagnies dans les années 70.et puis l'exode des cerveaux, de la matière grise, de l'énergie et de l'argent qu'on a investi ailleurs.Puis les banques ont quitté, même si officiellement elles maintiennent leur adresse ici.Impossible au Québec d'obtenir un prêt pour un projet à risque.C'est possible à Toronto ou en Alberta, mais pour des raisons politiques, on nous traite comme un pays en voie de développement.C'est une forme d'abandon.Le Canada ne tient plus au Québec ; quand on tient à quelqu'un, on assume ses bons et mauvais côtés.» « Si le Québec disait un jour : « O.K., c'est terminé, plus de menace de séparation, nous n'en parlerons plus » les Canadiens reviendraient-ils faire des affaires au Québec.Je ne le pense pas.Nous avons traversé le point de non retour.Nous sommes déjà séparés.» HEWARD STIKEMAN : « Je vois plus d'argent des Francos que des Anglos quitter le Quebec.Mon travail consiste souvent à trouver la manière de vivre au Québec sans que l'éventuel gouvernement d'un Québec indépendant puisse saisir les avoirs de mes clients placés à l'étranger en imposant une taxe de sortie du pays.Plusieurs éminents Montréalais veulent rester et partir en même temps.C'est particulièrement vrai des Franco-Québécois, parce que s'ils quittent après l'accession à la souveraineté, tout le monde croira qu'ils étaient de l'autre bord.» MICHAEL PITFIELD : « La situation est grave et je suis bien placé pour le savoir.Les gens du Parti québécois entendent stimuler la confrontation à des moments stratégiques.Nous devons reconnaître que le nationalisme québécois est profondément enraciné et là pQttr rester, peu importe ce que nous faisons.J'ai donc tendance à ne plus tenter d'apaiser les séparatistes, mais à faciliter leur départ de façon*-à éviter l'irréparable d'un cote comme de l'autre.>? B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 3 FÉVRIER 1999 Plus Taïwan résiste aux chocs Frédéric Wagnière TAÏPEI n seul pays d'Extrême-Orient a été presque entièrement épargné par la crise asiatique des deux dernières années.Taïwan n'a pas eu à craindre pour la stabilité de sa monnaie et n'a pas ressenti un ralentissement économique plus fort que les pays industrialisés d'Amérique du Nord et d'Europe.La chance y est pour peu.Les bases de cette stabilité économique et financière remontent à l'établissement de la République de Chine à Taïwan, après la défaite des troupes de Chiang Kaï-shek en 1949 et la fondation de la République populaire de Chine par Mao-Zcdong.Le gouvernement avait décrété une réforme agraire qui donnait la propriété de la terre aux agriculteurs et une politique financière extrême- ment conservatrice, qui cherchait par tous les moyens à éviter les déficits budgétaires.Ces politiques étaient en partie dictées par la nécessité de défendre l'île contre une éventuelle attaque par Beijing et de nourir, en plus des Taïwanais, les nombreux réfugiés qui avaient suivi Chiang Kaï-shek dans sa retraite.Le succès de la réforme agraire a alors permis de lancer l'industrialisation basée sur le développement de l'industrie légère, en commençant par des conserves d'asperges et de champignons.Ces modestes débuts ont laissé leur marque sur le développement industriel de Taïwan.Presque toutes les industries ont connu leur essor grâce à la concurrence très vive entre une multitude de petites et moyennes entreprises, dont certaines sont, bien entendu, devenues grandes.Taïwan a soigneusement évité le modèle de développement tellement à la mode pendant les années 50 et 60, qui consistait à favoriser l'industrie lourde au dépens des agriculteurs, comme ce fut notamment le cas en Chine et en Inde.Elle n'a pas davantage suivi le modèle japonais et coréen, avec la création de grands groupes industriels et financiers, qui se sont par la suite révélés particulièrement vulnérables aux secousses de la crise asiatique.En fait, l'industrialisation de Taïwan ressemble énormément à l'industrialisation du Canada moderne, un développement qui repose moins sur les ressources naturelles (Taïwan n'en a pas) que sur les ressources humaines, la technologie et la souplesse de PME capables de se conformer aux exigences du marché mondial.Cela fait dire à M.David Mulroney, directeur du Bureau commercial du Canada à Taïpei, que les deux économies sont extrêmement compatibles.Il cite notamment l'exemple de l'informatique où la position dominante, dans le monde, des producteurs taïwanais d'équipement est complétée de façon très heureuse par les logiciels canadiens dans des domaines tels que les transports, les télécommunications et la protection de l'environnement.Cette coopération n'est nullement limitée à Taïwan, et M.Mulroney estime que la compatibilité des deux économies fait, des entreprises taïwanaises, des partenaires idéaux pour les PME canadiennes qui veulent faire affaire en Chine continentale.La structure industrielle de Taïwan n'est pas à l'épreuve de toutes les crises.Mais il est certain qu'une PME, née dans un entourage extrê-ment compétitif, est plus apte à survivre aux dévaluations en cascade et aux quasi-faillites, qui ont secoué l'Asie, que les grands grou- S PHOTOS FREDERIC WAGN'ERE.La Presse Le Mémorial de Chiang Kaï-shek à Taïpei.La dépouille du généralissime attend d'être enterrée sur le continent, car il a toujours promis qu'il y retournera un jour.Mais la réunification se fera d'une façon plus pratique et moins héroïque qu'il ne pensait.pes industriels japonais et coréens, choyés par leur gouvernement, avec lesquels ils vivent trop souvent dans une symbiose malsaine.Par exemple, dans une entreprise de 20 ou 200 employés, la gestion du personnel et la politique salariale sont beaucoup plus souples, parce qu'elles reposent sur la confiance qui existe entre gens qui se connaissent personnellement.Une devise forte L'entreprise taïwanaise repose aussi beaucoup plus sur ses fonds propres \u2014sa propre épargne \u2014 que sur l'épargne des autres et les prêts bancaires.Ses activités sont donc moins susceptibles d'être bouleversées par les saules d'humeur des marchés financiers.Enfin, avec des dizaines, voire des centaines d'entreprises dans un même domaine, la mobilité de la main-d'oeuvre est élevée, ce qui permet aux cadres de prendre des décisions justes, mais impopulaires, sans craindre pour leur avenir personnel, comme c'est souvent le cas dans les grandes entreprises japonaises.Mais Taïwan doit aussi sa survie au typhon financier qui s'est abattu sur la région l'été dernier, à ses finances qui ont les reins extrêmement solides.Pour M.Chi Shive, vice-président du Conseil de planification et de développement du Grand-père fait danser des enfants au son de son clavier électronique.gouvernement, il n'y a rien de fortuit dans la solidité du dollar taïwanais.Il explique que Chiang Kaï-shek s'est rendu compte qu'il avait perdu la Chine, non à cause de la supériorité des communistes, mais parce qu'il n'avait pas su éviter l'inflation galopante après la défaite des Japonais.Taïwan a donc toujours limité les dépenses gouvernementales et évité les déficits budgétaires.La dette publique n'est que de 16 % du PIB, malgré une fiscalité très basse.À l'exception des deux chocs pétroliers, l'inflation a aussi toujours été basse.Compte tenu de cette politique, il n'est pas étonnant que le dollar taïwanais soit une monnaie forte, comme le mark allemand.Enfin, les structures économiques et la politique financière auraient été impuissantes devant la crise asiatique, si Taïwan ne s'était pas démocratisée en profondeur, depuis la levée de l'état de siège en 1987.Une dernière loi limitant la liberté de presse a été abrogée au début de l'année, sans qu'on en fasse grand cas, car elle n'avait plus été appliquée depuis des années.Taïwan est peut-être le meilleur exemple qu'il est possible de s'industrialiser et de devenir prospéré sous un régime autoritaire.Mais pour rester prospère et garantir une certaine stabilité économique, il faut avoir un régime démocratique.L'attrait du statu quo Avec beaucoup de parcs et de jardins, Taïpei est une ville très agréable.Il y a trois ans, le professeur Wu Zhiming, de l'Université Qinghua de Beijing, traversait le tunnel sous la Manche et il a eu l'idée de construire un tunnel de 144 km qui relierait Taïwan au continent chinois.En novembre dernier, un symposium réunissait 54 ingénieurs de Chine, de Taïwan, de Hong-Kong, des États-Unis et d'ailleurs pour étudier ce projet, et le professeur Wu espère que dans 30 ans, à l'âge de 90 ans, il pourra rouler en chemin de fer sous le détroit de Taïwan.Ce projet ressemble étrangement aux relations entre Taïwan et la République populaire.Il y a une attraction très forte entre les deux pays.Quelque 30 000 entreprises taïwanaises ont investi en Chine.Elles y apportent leur technologie et bénéficient des salaires beaucoup plus bas de la Chine.Les contacts culturels, scientifiques et familiaux deviennent également de plus en plus intenses.Il est très naturel de penser qu'en 2030, 260 millions de voyageurs et 500 millions de tonnes de marchandise justifieront la construction de ce tunnel.Mais les différences politiques entre Beijing et Taïpei sont un obstacle à la réunification aussi formidable que le coût de 173 milliards de dollars pour la construction du tunnel.Il s'agit bien de différences politiques et non idéologiques, car Beijing n'a nullement l'intention de convertir Taïwan à sa conception très particulière du communisme, et le rêve de Chiang Kaï-shek, de réunir toute la Chine sous la bannière du Kuomintang, ne trouble plus le sommeil des Taïwanais.La différence politique vient du fait que les Taïwanais, qui ont fait le grand ménage pour démocratiser leur vie politique, ne veulent en aucun cas retomber sous le régime autoritaire de Beijing, même s'ils peuvent garder leurs institutions et leur système économique.Pour eux, le slogan « un pays, plusieurs systèmes » de Beijing n'est qu'un leurre, que Hong-Kong a été obligée d'accepter, parce qu'elle n'avait pas le choix.L'indépendance Beijing craint qu'un jour Taïwan ne proclame son indépendance et que la fin de l'inviolabilité de l'unité chinoise ne signale le départ du Tibet, du Sinkiang et d'autres régions éloignées.Le gouvernement communiste est conscient du fait que Taïwan fait partie de la Chine seulement depuis 1683 et qu'au cours des 100 dernières années, l'île n'a eu le même gouvernement que le reste de la Chine qu'entre 1945 et 1949.Il accepte que l'indépendance de fait soit une réalité qui sourit à beaucoup de Taïwanais.En fait, Beijing et Taïpei sont satisfaits du statu quo, qui maintient l'unité chinoise, en principe, tout en laissant aux Taïwanais la liberté de se développer comme ils l'entendent.Et la Chine profite naturellement de ce développement.L'importance du statu quo ressort très nettement des contacts politiques entre les deux pays, soit la mission taïwanaise qui s'est rendue à Beijing l'automne dernier et celle de la République populaire, qui est attendue à Taïpei au printemps.Beijing tient à parler avant tout de réunification, car il veut être reconnu comme le gouvernement légitime de toute la Chine, même si cette reconnaissance n'a pour l'instant aucune incidence pratique.Taïpei veut d'abord parler d'une foule de questions pratiques, comme le mouvement des personnes, la possibilité pour les journaux d'avoir des correspondants permanents en Chine et de la contrebande.11 refuse de parler de reconnaissance, parce que Taïwan n'a jamais été soumis au gouvernement de la République populaire et n'est donc pas une province séparatiste qu'il faut « rattacher ».Un sujet auquel Taïpei attache une grande importance est la représentation de Taïwan dans les organisations internationales, notamment les Nations unies.En principe, Beijing ne s'y oppose pas, pour autant que ce soit en tant que province chinoise et non comme « République de Chine ».Les sièges de l'Ukraine et de la Biélorussie, alors qu'elles faisaient partie de l'Union soviétique, aux Nations unies serviraient de précédent.Mais Taïwan ne veut pas accepter ce lien formel avec Beijing.Les deux pays font partie de l'APEC qui n'insiste pas trop sur la nature des liens entre Taïpei et Beijing.Une fois de plus, c'est le côté pragmatique du statu quo qui fait si bien les choses.Et la réunification N II existe des partisans de l'indépendance de Taïwan, mais ils se rendent compte que l'indépendance de fait pourrait être menacée s'ils voulaient la faire reconnaître sur le plan international.Ils sont également rassurés par la position des partisans de la réunification, dont la plupart veulent attendre des réformes df*Perratiques en Chine avant de mettre le sujet sur le tapis.Ils estiment que la République populaire devra faire la même évolution que Taïwan, mais que les problèmes y sont beaucoup plus graves.Les inégalités économiques entre les régions, les inégalités sociales et la corruption ont atteint des degrés qui n'ont jamais existé à Taïwan, alors que les déficits des industries nationalisées et le chômage à peine dissimulé empêchent la résolution des problèmes sociaux.Dans ces circonstances, la démocratisation comporte des dangers, que la direction du Parti communiste n'est pas prête à envisager.Lors de la création du Conseil national de l'unification en 1991, certains principes ont été adoptés pour un jour unifier la Chine.L'objectif immédiat de mettre fin à l'hostilité et de favoriser les échanges est en voie d'être atteint.Après une longue période où l'on s'efforcera de créer un climat de confiance, il sera possible d'envisager de réunifier la Chine selon des principes démocratiques.Ce long processus ne correspond pas uniquement aux exigences d'une évolution politique; elle doit aussi permettre à la Chine de combler en partie son retard économique par rapport à Taïwan.Si un jour, le professeur Wu prend le train pour Taïwan, il n'est pas certain que la réunification aura déjà eu lieu. LA PRESSE, MONTRÉAL SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Plus La dernière campagne de Bill Clinton Richard Hétu collaborations spéciale NEW YORK ill Clinton a lu toutes les biographies présidentielles.Il sait tout de la vie de ses prédécesseurs.Il connaît par coeur leur rang dans l'histoire de son pays.Et il a toujours rêvé d'être comparé à son modèle, Teddy Roosevelt, qui a brillamment guidé les États-Unis dans un nouveau siècle, le nôtre.Dans une entrevue accordée au Washington Post, à la veille de l'inauguration de son second mandat, en janvier 1997, Clinton a révélé la grandeur de son ambition face à l'histoire en passant en revue les plus grands présidents américains.Jouant au professeur d'histoire, Clinton a déclaré : « Tout compte fait, notre pays a relevé ses plus grands défis au cours des trois périodes où son existence était en jeu, sous Washington, Lincoln et ( Franklin D.) Roosevelt.Ainsi qu'au cours des trois périodes de changements énormes, où l'avenir semblait nous appartenir, mais à condition de résoudre de grandes questions, sous Thomas Jefferson, Teddy Roosevelt et aujourd'hui.» Élu en 1800, Jefferson a procédé à l'achat de la Louisiane et ouvert la marche vers le Pacifique en finançant les explorations cruciales de Lewis et Clark.Élu 100 ans plus lard, Teddy Roosevelt a maté les capitalistes monopoleurs et ouvert le canal de Panama.Clinton voit en Roosevelt une figure transformatrice.Selon le président, le cousin de FDR a inspiré les États-Unis à une époque où « nous avons changé notre façon de travailler, passant de la ferme à l'usine, où nous avons changé noire fac.on de vivre, migrant de la campagne à la ville ».Clinton rêvait d'être le Teddy Roosevell de l'an 2000.Mais après le Monicagate, les historiens pourront-ils se retenir de rire en écri- vant sur lui ?La paix et la prospérité Clinton est en selle pour encore deux ans, ayant survécu au fanatisme et à la haine de la droite religieuse et républicaine.Ses ennemis ayant récolté le mépris d'une majorité de la population, il consacrera le reste de son mandat, et probablement de sa vie, à se racheter aux yeux de l'histoire.Ce sera sa dernière campagne, sa dernière « spin ».Clinton aurait pu se tailler une place historique enviable dès son premier mandat, selon plusieurs historiens.Il a perdu cette chance en échouant de façon lamentable dans son effort de réformer un système de santé coûteux et élitiste.Échaudé, il n'a même pas fait mine de proposer une grande idée lors de sa campagne de réélection de 1996, se contentant de parler du tabagisme chez les mineurs et du port de l'un il orme dans les écoles.Au milieu de son second mandat, Clinton peut se vanter de quelques succès fragiles en politique étrangère ( Irlande du Nord, Bosnie, Proche-Orient ) et de l'élimi- nation du déficit budgétaire.Dans J5 ans, selon les projections gouvernementales, les États-Unis seront assis sur un surplus dépassant les quatre trillions.Si la prospérité américaine n'est pas seulement une bulle sur le point d'éclater, les historiens devront admettre que Clinton a laissé son pays dans une situation financière remarquable.Évidemment, tout en soulignant bien sûr la contribution du président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, et du secrétaire du Trésor, Robert Rubin, tous deux champions de Wall Street et de la mondialisation.Mais la paix et la prospérité ne suffisent pas à faire les grands présidents.Elles font tout au plus des Dwight Eisenhower, qui se contentent de jouer au golf, comme Clinton le faisait avant d'être happé par l'affaire Lewinsky.La victime et le sauveur Dans sa campagne pour racheter sa réputation historique, Clinton se présentera comme la victime d'une cabale politique et d'une obsession médiatique.C'est déjà ce que pense une majorité de ses concitoyens.qui ont condamné le moralisme de la droite religieuse et républicaine, de même que le sensationnalisme des médias ( tout en y prenant un plaisir secret ).D'ici la fin de son dernier mandat, le président tentera également de prouver qu'il peut encore accomplir quelque chose d'important, en l'occurrence, le sauvetage du seul programme gouvernemental à faire l'unanimité aux États-Unis, Social Security, le régime de retraite mis sur pied par Franklin Roosevelt.Lors de son plus récent discours sur l'état de l'Union, Clinton a proposé de renflouer le régime de retraite en y versant 60 % du surplus budgétaire anticipé pour les 15 prochaines années, soit 2,7 trillions.Les 80 millions de baby-boo-mers américains pourraient ainsi dormir en paix, étant assurés de ne pas se faire jouer un tour par le système.Ce n'est pas au troisième âge que la société les laissera tomber.Ironiquement, l'affaire Lewinsky pourrait aider Clinton à « sauver » le régime de retraite américain.Il n'est pas le seul à vouloir faire oublier le fiasco du Monicagate à Wa- Un dernier tour de piste présidentiel de deux ans pour Bill Clinton.Après.PHOTO Rfutûrs shington.Plutôt que de continuer à se caler en attaquant le président, certains républicains se disent prêts à lui tendre la main.« Si nous voulons accomplir quelque chose, nous devons travailler avec le président », a déclaré le nouveau président de la Chambre des représentants, Dennis Hasten, un républicain de l'illinois.« Nous devons changer de direction.et commencer à parler des affaires qui préoccupent les gens.» Dans 50 ans.Dans 50 ans, les historiens salueront peut-être l'action de Clinton pour sauvegarder le régime de retraite.Mais cette réalisation ne pourra faire oublier le temps perdu à combattre Starr et ses alliés républicains.Le ton des critiques à venir a déjà été donné par Doris Kearns Goodwin, une historienne progressiste.En septembre dernier, Pauteure de No Ordinary Times, une biographie d'EIeanor Roosevelt, a écrit : « La liaison sexuelle de Clinton relevait peut-être du domaine privé, mais une fois ébruitée, elle confrontait le président à un choix fondamental : dire la vérité, payer le prix et aller de l'avant, ou orchestrer une campagne destructrice de duperie.Malheureusement, à un moment crucial, il a choisi la duperie.Ce faisant, il a détourné l'attention du public de questions beaucoup plus importantes, discrédité la présidence, paralysé virtuellement le pouvoir exécutif et trahi ceux qui sont venus travailler pour lui.» Dans 50 ans, les historiens se contenteront peut-être de voir Clinton comme une victime, comme il le souhaite.Mais ils ne manqueront sûrement pas de souligner l'écart entre la petitesse de l'affaire Lewinsky et la grandeur de l'ambition du président.« Dans 50 ans, je voudrais que les gens disent que nous avons réalisé la transition du 20e au 21< siècle en assurant la pérennité du rêve américain, a dit Clinton au Washington Post en janvier 1997.Je voudrais qu'ils disent que nous avons résisté aux forces de la haine raciale, religieuse et politique qui sévissaient autour de nous dans le monde.et que nous avons saisi ce moment de leadership mondial pour créer les conditions d'une prospérité et d'une liberté sans précédent pour nous-mêmes et pour le reste du inonde.« C'est ce que je voudrais que les gens disent.» Entre ] I e Rigoberta Menchu mythe et la réalité Gilles Paquin Une jeune femme issue d'une famille pauvre du Guatemala est devenue, par la force de son témoignage, la figure emblématique de la lutte des peuples indigènes d'Amérique pour leur émancipation.Or, ce témoignage est aujourd'hui contesté.Son autobiographie.Moi, Rigoberta Menchu, est une oeuvre incontournable dans nombre de collèges et universités.C'est un récit saisissant de la vie et de la mort des autochtones pendant les années noires de la répression militaire au Guatemala.Un récit tragique qui a contribué à hisser Rigoberta Menchu au rang des prix Nobel de la paix en 1992.Position de force qu'elle a utilisée afin d'aider la guérilla à arracher un accord de paix aux militaires en 1996.Des grands pans du témoignage de Rigoberta Menchu sont remis en cause par un anthropologue américain qui veut, à sa façon, réécrire l'histoire du Guatemala.Dans son livre /, Rigoberta Menchu and the story of all poor Guatemalans, David Stoll soutient que Mme Menchu a déformé certains laits pour « complaire » à l'organisation révolutionnaire dont elle faisait partie.Au terme d'une dizaine d'années de recherche au cours desquelles il a interroge plus de 120 personnes, Stoll soutient que Rigoberta Menchu a imaginé la mort de l'un de ses frères, dénaturé une dispute terrienne et caché la vérité sur son éducation et ses origines.Un message La rédactrice de Moi, Rigoberta Menchu, l'ethnologue vénézuélienne Elisabeth Burgos, a pour sa part confirmé au quotidien LU bération que Mme Menchu avait « un message à passer » quand elle a débarqué à Paris pour lui raconter sa vie en 1983.Si elle refuse de dire que Rigobert Menchu a menti, Mme Burgos concède que certains des faits qu'elle lui a racontés sont inexacts et que son militantisme a coloré son témoignage.« Mais, même s'il apparaît qu'elle n'était pas présente à la mort de l'un de ses frères, il faut bien dire que ces atrocités-là ont existé.Et c'est la même chose pour les expropriations terriennes », a ajouté Mme Burgos.Ce que lui reproche Stoll et qui est s il rcmenl plus grave, c'est de ne pas avoir évoqué la part de la guérilla dans la répression alors qu'elle était pertinemment au courant, note Mme Burgos.« Rigoberta n'a jamais été la porte-parole tie la guérilla, elle était simplement une militante d'un Comité d'unité paysanne ( CUC ).Cet organisme, comme tous ceux qui étaient engagés socialement, était soupçonné d'être un bras de la guérilla par les militaires », rétorque Soel Rodas Calderon, un universitaire guatémaltèque exilé au Québec depuis 1983 et organisateur de la tournée du Prix Nobel en terre québécoise.Lui-même contraint de quitter son pays pour échapper à la répression après voir perdu quatre membres de sa famille, M.Calderon accuse Stoll de remettre en question le témoignage de Rigoberta Menchu pour quelques details.Rigoberta Menchu « Stoll manifeste un esprit paternaliste propre aux universitaires américains et refuse d'admettre que les Indiens sont capables de s'émanciper sans être manipulés », dit M.Calderon.Une pensée qui est d'ailleurs partagée par l'oligarchie guatémaltèque, ajoute-t-il.Selon lui, la version de Stoll repose sur quelques témoignages qui contredisent celui de Rigoberta et n'infirment en rien la réalité que vivait alors la population autochtone du Guatemala.« Au fond ça change quoi ?Il y a bien eu 140 000 morts durant le conflit au Guatemala ; les militaires ont vraiment rasé 450 villages indiens et forcé un million de personnes à abandonner leurs terres pour devenir des exilés dans leur propre pays », souligne M.Calderon.Un vrai témoignage Pour Claude Morin, un professeur d'histoire à l'Université de Montréal qui conseille quelques passages de la biographie tie Rigoberta Menchu à ses étudiants, cette oeuvre demeure un « témoignage authentique » de la vie des indigènes du Guatemala.Les extraits que le professeur Morin donne à ses étudiants ne sont guère controverses puisqu'ils traitent de la relation des indigènes avec la religion et la langue espagnole.H leur recommande toutefois de ne pas rester béats devant les témoignages historiques et de garder l'esprit critique.« Dans la mesure ou l'anthropologue a raison, on peut certes critiquer le livre de Rigoberta Menchu, mais il ne faut pas oublier PHOTOTHEQUE AFP qu'elle a aussi des ennemis.Leurs témoignages sont aussi sujets à caution », croit-il.D'après le plaisir qu'il prend à débusquer les lacunes de Mme Menchu et les critiques qu'il lance à l'endroit des universitaires de gauche, Stoll semble davantage intéressé à régler ses comptes qu'à comprendre la société guatémaltèque, estime M.Morin.Quels comptes ?Ceux que les milieux conservateurs américains, nostalgiques de la guerre froide, entretiennent encore à l'endroit des mouvements de libération, avance Calderon.Il note également que Stoll est un spécialiste de l'expansion des sectes fondamentalistes en Amérique latine, un mouvement contraire à l'émancipation des indigènes.L'homme qui a convaincu Rigoberta Menchu de raconter son histoire à Elisabeth Burgos, l'ancien représentant de l'Unité révolutionnaire nationale guatémaltèque ( UNRG ) en Europe, Arturo Taracena, est sorti de son mutisme récemment pour expliquer la genèse de cette oeuvre.Dans une interview à un quotidien mexicain, Taracena a raconté que les deux femmes s'étaient connues grâce à l'intervention tie la psychiatre montréalaise Cécile Rousseau, alors proche de la guérilla.Cette dernière savait que Mme Burgos était à la recherche d'un témoignage sur le Guatemala et elle a établi le contact.Selon Taracena, c'est de là que Stoll a conçu l'idée qu'il y avait derrière ce livre « un complot communiste » et que lui-même avait joué le rôle de « commissaire politique » auprès de Mme Menchu.La réalité est plus simple, a dit M.Taracena.Elisabeth Burgos a enregistré le témoignage de Rigoberta pendant 26 heures avant d'écrire.Le récit est bien celui de Mme Menchu, mais certains passages ont été modifiés par mesure de sécurité.Si Rigoberta n'avait pas endosse les témoignages de sa mère ou des religieuses qui l'avait hébergée au Guatemala* par exemple, elles auraient certainement ete tuées par les militaires, soutient Taracena.Rigoberta Menchu a donc raconté certains événements comme si elle les avait vécus, en s'inspirant de témoins en qui elle avait confiance.Elle n'a pas invente les faits, ses parents, son frère et son village ont vraiment été extermines par les militaires. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 J FÉVRIER 1999 Monde ri L'EXPRESS INTERNATIONAL IRAK Risque de propagation ¦ Bagdad a mis en garde, hier, contre le risque d'un conflit régional si Washington ne cesse pas ses attaques dans les zones d'exclusion aérienne, où trois civils ont été tués depuis jeudi.Les « agressions américaines » risquent de provoquer des conflits sanglants dans toute la région.En se contentant d'observer la situation, le monde et les Arabes mettent les pays et les peuples de la région en danger, a fait savoir le régime de Saddam Hussein.Les frappes américaines créent une inquiétude croissante à Moscou aussi, qui les a à nouveau dénoncées hier.d'après AFP RUSSIE Eltsine menacé ¦ On parlait de destitution aussi à Moscou hier, mais pas dans le même sens qu'à Washington.Une commission parlementaire chargée d'instruire la destitution de Boris Eltsine a en effet retenu cinq chefs d'accusation contre le président russe, ouvrant la voie à un vote de la Douma ( chambre basse ).Les communistes, qui ont initié cette procédure en juin dernier, auront toutefois du mal à faire voter sa destitution d'ici aux élections législatives de décembre, compte tenu des rapports de force politiques actuels.La commission accuse notamment Eltsine de « génocide » contre le peuple russe.d'après AFP ALGÉRIE Aux urnes, citoyens ¦ Le président Liamine Zeroual a confirmé hier que l'élection présidentielle anticipée aura lieu le 15 avril prochain, et démenti que le résultat de ce scrutin soit « connu d'avance ».Il a appelé l'administration et le gouvernement à la « neutralité et à la réserve ».Le candidat Abdlelaziz Bouteflika, ancien chef de la diplomatie algérienne des .innées 60 et 70, était donné par de nombreux commentateurs de la presse indépendante comme le favori de l'élection.d'après Al' TIMOR La branche d'olivier ¦ Le dirigeant indépendantiste est-timorais Xanana Gusmao a souhaité hier que le gouvernement indonésien, auquel il tend « une branche d'olivier », clarifie ses positions sur le Timor oriental.Un processus de transition ( vers l'indépendance ) contrôlé par l'ONU est nécessaire, selon lui, auquel le Portugal, l'ancienne puissance coloniale, devrait participer activement.Le président indonésien Jusuf Habibie a souhaité jeudi que le Timor oriental accède avant la fin de cette année à l'indépendance.d'après AFP SIERRA LEONE L'ONU accuse ¦ La force ouest-africaine d'intervention ( ECOMOG ), dirigée par les Nigérians, a exécuté sommairement des rebelles et des partisans de la rébellion en Sierra Leone après l'invasion de Freetown début janvier, selon un rapport des Nations unies.Ce rapport attribue la responsabilité des combats, de la plupart des victimes civiles et de la situation humanitaire dans la capitale sierra-léonaise aux forces rebelles.Mais il souligne que des témoins sûrs ont vu des membres de l'ECOMOG « exécuter sommairement des détenus accusés d'être des rebelles présumés ou des part isans des rebelles >».d'aptes Afp ETHIOPIE Une accalmie ¦ Les combats frontaliers entre l'Erythrée et l'Ethiopie semblent avoir baissé d'intensité hier, après six jours d'affrontements .i grande échelle.Il est toutefois difficile d'avoir l'heure juste, les deux pays délivrant régulièrement des communiqués contradictoires sans pour autant annoncer de victoires ou (l'avancées notables.d'après AFP Autres informations page Bll PHOTO REUTER Le vote historique du Sénat américain hier.Starr pourrait passer de procureur à accusé d'après APet Air WASHINGTON La roue tourne pour Kenneth Starr.Du rôle d'accusateur de Bill Clinton, le procureur indépendant va endosser celui de suspect, le département de la Justice s'appretant à ouvrir une enquête sur la manière dont il a conduit l'affaire Lewinsky.Selon des responsables ayant requis l'anonymat, le service des enquêtes internes du ministère \u2014 le Bureau de la responsabilité professionnelle ( OPR ) \u2014 a notifié Kenneth Starr de son intention d'enquêter sur plusieurs aspects du travail des services du procureur.Toutefois, ajoutent ces responsables, l'OPR attend la réponse de Starr avant d'entamer la procédure.Les services du procureur se voient notamment reprocher d'avoir violé la procédure en priant Monica Lewinsky de ne pas informer son avocat d'une offre d'immunité qu'ils proposaient à le jeune femme, le 16 janvier 1998.Mais on ignore encore les autres motifs de l'enquête de l'OPR.Le sénateur républicain Orrin Hatch, président de la commission judiciaire au Sénat, a aussitôt exprimé ses doutes sur l'impartialité d'une telle enquête.Il soupçonne également le ministère de la Justice d'être à l'origine de fuites dans la presse sur l'enquête probable de l'OPR.« Les articles sont parus dans la presse alors que le Sénat conduisait les délibérations finales sur les articles de destitution contre Bill Clinton », a-t-il souligné dans une lettre adressée à l'attorney general ( ministre de la Justice ) adjoint, Eric Holder.« La date de parution de ces articles ne pourrait être plus suspecte.Ces articles mettent une lois de plus en question l'intégrité du département et confirment l'impression qu'il est partisan », a-t-il ajouté.L'attorney general Janet Reno s'est refusée à tout commentaire sur le sujet.Pour l'heure, Kenneth Starr n'a pas réagi et garde même dans sa manche la possibilité de (aire inculper le président Clinton au criminel, même après son acquittement par le Sénat.Une chose qu'il devrait éviter de faire, a estimé hier Henry Hyde, le principal «procureur» chargé du procès pour parjure et entrave h la justice.« Je ne pense pas que le fait de l'inculper et de lui faire un procès criminel après tout ce que nous avons vécu serait utile au pays », a affirmé M.Hyde, un des leaders républicains de la Chambre des représentants.Bien qu'acquitté par le Sénat, M.Clinton pourrait en effet encore être inculpé devant un tribunal ordinaire après son départ de la Maison-Blanche.Le New York Times affirmait récemment que M.Starr, le procureur « indépendant » nommé par le département de la Justice, pensait avoir le pouvoir d'inculper le président, même en exercice, ce que lui contestent certains experts au nom de la séparation des pouvoirs.Son porte-parole, Charles Bakaly, avait cependant indiqué que M.Starr n'avait pris aucune décision finale à ce sujet.Kenneth Starr poursuit ses enquêtes sur Bill Clinton depuis plus de quatre ans.La première concernait l'affaire Whitewater, un scandale politico-financier qui remonte à l'époque où Bill Clinton était gouverneur de l'État de l'Arkansas.Ses enquêtes multiples ont déjà coûté 40 millions de dollars aux contribuables américains.M.Hyde a rappelé que le président Gerald Ford avait accordé un pardon à son prédécesseur, Richard Nixon, qui avait démissionné en raison de son implication dans le scandale du Watergate.« Gerald Ford estimait que ce ne serait pas une bonne chose que d'avoir un ancien président en prison.Et je dois dire que cette hypothèse ne me dit rien qui vaille non plus », a affirmé M.Hyde à la presse.Interrogé à son tour sur la même question, le porte-parole de la présidence, Joe Lockhart, a affirmé hier qu'il appartenait à M.Starr de décider pour lui-même « si le moment est venu d'en finir ».Une facture le 11 millions Agence i rance-Presse WASHINGTON A l'heure des comptes, l'affaire Lewinsky n'aura pas été une bonne affaire, ayant coûté des dizaines de millions de dollars au contribuable américain.L'agence Knight-Ridder estimait hier la facture finale à plus de 50 millions de dollars ( US ), dont des millions sont allés aux multiples avocats mobilisés par l'affaire.La facture du procureur Kenneth Starr est encore incertaine : il avait dépensé pour la seule affaire Lewinsky 4,4 millions de dollars entre le 15 janvier et le 31 août 1998, après avoir dépensé quelque 40 millions de dollars pour ses autres enquêtes associées aux Clinton, mobilisant des dizaines d'avocats, agents du FBI et détectives privés.Certains de ses consultants, comme son ancien conseiller Sam Dasch, ont un temps été payés 400 dollars de l'heure.Les frais d'avocats de Monica Lewinsky sont estimés à quelque deux millions de dollars, ceux de Bill Clinton à plus de 10 millions, sans compter les 850 000 dollars qu'il a versés à Paula Jones.La soixantaine de témoins convoqués par Kenneth Starr devant le grand jury ont eux aussi eu à s'armer d'un avocat, dont le coût à Washington s'échelonne entre 200 et 600 dollars de l'heure.Nul ne peut encore chiffrer le coût pour le Congrès : la Chambre des représentants et sa commission judiciaire ont consacré trois mois et demi à l'affaire Lewinsky ( d'octobre à mi-décembre ) le Sénat a consacré 36 jours au procès de Bill Clinton ( depuis le 7 janvier ), des centaines de personnes ont été mobilisées, dont le président de la Cour suprême, William Relinquish Perdants de l'affaire Agence France-Presse WASHINGTON L'affaire Lewinsky, qui a obsédé Washington pendant un an, a surtout fait des perdants mais aussi quelques gagnants, célèbres ou anonymes.Monica Lewinsky mérite une catégorie à part.LES GAGNANTS ¦ BILL CLINTON, 52 ans : a lait la preuve qu'il est le « come back kid », celui dont la carrière politique semble avoir sept vies, renaissant toujours de ses cendres.L'opinion publique, pragmatique, le crédite de plus de 60 % d'opinions favorables.Mais la victoire est amère et l'Histoire pourrait ne retenir de sa présidence que ce scandale embarrassant.¦ PAULA JONES, 32 ans : celle qui a indireo-.tement déclenché le scandale a finalement ob*-* tenu 850 000 dollars ( US) du président polir* qu'elle renonce à sa plainte pour harcèlement sexuel.Un chirurgien esthétique lui a, en prinu\\ refait le nez gratuitement.¦ LA CONSTITUTION AMÉRICAINE : mille fois invoquée lors du procès, elle a fait la preuve de s.i solidité.¦ NICHOLSON BAKER/ auteur peu connu de « Vox », une histoire de conversations erotiques au téléphone, dont les ventes ont quadruplé après que Kenneth Starr eut révélé que Monica Lewinsky en avait offert un exemplaire au président.¦ LES AVOCATS DE BILL CLINTON : la facture du president est estimée à plus de dix millions de dollars.LES PERDANTS ¦ KENNETH STARR, 52 ans: à des sommets d'impopularité, critiqué jusque chez certains républicains, .i définitivement enterre ses rêves de .devenir président de la Cour suprême.Pourrait envisager un retour dans le privé.¦ LINDA TRIPP, 48 ans: l'amie qui a trahi Monica au nom de la vérité, détestée des Américains.Fille doit des centaines de milliers de dollars à ses avocats et doit travailler à domicile.Pas de livre en vue, et en dépit d'un nouveau.1 look soigneusement élaboré, pas non plus de| \u2022 proposition alléchante des médias.¦ NEWT GINGRICH : l'ancien speaker ( président ) républicain de la Chambre des représentants, a démissionné après les mauvais résultats de son parti aux élections de novembre* perçus comme un désaveu des électeurs écoeurés de l'affaire Lewinsky.¦ BOB LIVINGSTON : pressenti pour succéder à Newt Gingrich, il a préféré démissionner lorsqu'on! été rendues publiques, en décembre, ses infidélités conjugales.B Les élus HENRY HYDE et DAN BURTON ont eux aussi vu leurs liaisons extraconjugales exposées sur la place publique.¦ LES ÉLUS DU CONGRÈS : perçus comme partisans et trop éloignes de la réalité quotidienne par leurs électeurs.¦ ANDY BLEILER, un ancien amant de Monica Lewinsky : il avait peut-être sa femme à ses côtés lorsqu'il a reconnu une liaison de cinq ans avec l'ancienne stagiaire, mais une lois les caméras parties, sa femme a demandé le divorce.¦ LE DOCTEUR GEORGE LUNDBERG, rédacteur en chef du JAMA ( Journal of the American Medical Association ), limogé après 17 ans pour avoir écrit un article affirmant (tue pour la majorité des jeunes Américains, la fellation n'est pas une relation sexuelle.¦ LES DIZAINES DE PERSONNES ayant du témoigner devant le grand jury à la demande de Kenneth Starr : toutes ont dû prendre un avocat, au coût moyen de 200 dollars de l'heure à Washington.¦ LES MÉDIAS: les chaînes de télévision câblée ont vu leurs audiences progresser, la consultation de leurs sites Internet aussi.Mais critiqués pour en avoir trop fait, les médias risquent de perdre une part de leur crédibilité.A PART ¦ MONICA LEWINSKY, 25 .ins: humiliée à l'échelle du monde, mais mûrie par i'épreuve, elle a rencontré la gloire que lui prédisaient ses camarades de lycée, prépare son livre et ne se* déplace plus sans avocats et porte-parole.Il lui\" reste à reconstruire sa vie.Rambouillet : la quête d'une paix stagne d'après AFP et Al' RAMBOUILLET Virtuellement perdue, la premiere semaine de discussions sur le Kosovo s'achève à Rambouillet, en banlieue de Paris, sur des échanges de récriminations: le président serbe Milan Milutinovic s'en est férocement pris hier aux médiateurs internationaux, qui avaient attribué aux Serbes la responsabilité du blocage.La paix, elle, n'a pas avancé d'un pouce.M.Milutinovic a accusé les médiateurs, dirigés par l'Américain Christopher Hill, de se livrer à des «< jeux » et d'empêcher des discussions directes entre délégations serbe et kosovare.Cette mauvaise humeur venait répondre à celle de Robin Cook, la veille : le chef de la diplomatie britannique avait reproché aux Serbes de faire traîner les choses en réclamant à cor et à cris la signature de cette fameuse déclaration de principes sur l'intégrité des frontières de la République fédérale de Yougoslavie.Tout en félicitant la délégation albanaise pour sa coopération.Désormais, le week-end sera consacré à la nécessaire évaluation de ce qui s'est passé \u2014ou pas \u2014 depuis une semaine à Rambouillet, et aussi à essayer de faire bouger les choses : Washington envoie sa secrétaire d'État Madeleine Albright à la rescousse dès aujourd'hui alors que, demain, les chefs de la diplomatie des Quinze se retrouveront aussi à Paris au chevet du Kosovo.Toujours demain, les ministres des Affaires étrangères des six pays du Groupe de contact ( États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Allema- gne, France et Russie ) devraient annoncer la poursuite des négociations pour une semaine supplémentaire.Alors que la diplomatie piétine dans les couloirs du château de Rambouillet, les préparatifs militaires pour une éventuelle opération de maintien de la paix se précisent : à Bruxelles, l'OTAN se disait hier sur le point d'entériner les grandes lignes du projet de déploiement.On apprenait au même moment que Washington, confronté a un Congrès hostile et après mouItes tergiversations, avait finalement décidé qu'environ 2200 Marines participeraient h la première étape de ce déploiement au Kosovo.Autant de mouvements qui mettent hors de lui M.Milutinovic : la Serbie, affirme-t-il, n'autorisera pas la présence de troupes étrangères au Kosovo.Si Serbes et Kosovars campent sur leurs positions à Rambouillet, les hostilités se poursuivent de plus belle sur le terrain.Un homme a ainsi été tué et deux policiers blessés hier après-midi lors d'un échange de tirs dans la commune de Glogovac, dans le centre du Kosovo, a indiqué le Centre d'information serbe de Pristina, chef-lieu, de la province à majorité albanaise.À Pristina même, un porte-parole du chef modère des Albanais Ibrahim Ru go va a réitéré la reveh*' dlcation d'indépendance du Kosovo.« Le processus de règlement de la question du Kosovo a commencé sérieusement avec la conférence de Rambouillet et il ne pourra être achevé avant que le Kosovo ne devienne libre et Indépendant », a déclare CC porte-parole, Xheinail Mustala. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Politique Les hôpitaux des médecins du GTI mieux nantis Les primes de la ministre Mar ois font des mécontents et les langues se délient KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Les primes au rendement accordées à treize centres hospitaliers par la ministre Pauline Marois créent des remous dans le réseau de la santé, où certains font remarquer que les hôpitaux qui emploient les sept médecins formant le Groupe tactique d'intervention, chargé de conseiller la ministre sur la question des urgences, ont tous obtenu leur part des bonis.Tous les médecins qui forment le GTI, à commencer par son président, Michel Tétreault, qui était autrefois à l'emploi de l'hôpital St.Mary's, proviennent en effet d'hôpitaux qui ont bénéficié de 3,2 millions en bonis à la performance distribués cette semaine par Mme Marois.Ces hôpitaux ont reçu des primes allant de 200 000 à 400 000 S pour récompenser la bonne performance de leurs urgen- ces.Ainsi, le docteur Jean Despel-teau est à l'emploi du Centre hospitalier régional de Lanaudière, Pierre Vincent, du Centre hospitalier affilié de Québec, Marcel Germain et Jean Morin viennent du Centre universitaire de santé de l'Estrie.Quant à Howard Bergman et Marc Afilalo, ils travaillent à l'Hôpital juif de Montréal ; le psychiatre Pierre Tétreault, à l'hôpital Montréal dans la mire de la Corée du Nord ?Invraisemblable, dit-on à Ottawa Agence France-Presse et Presse Canadienne Le ministère canadien de la Défense a jugé invraisemblable hier le scénario selon lequel le Canada, et particulièrement la ville de Montréal, seraient les premières cibles visées par une attaque nucléaire de la Corée' du Nord voulant toucher indirectement les États-Unis.Le quotidien National Post a révélé hier que trois députés canadiens, qui participaient la semaine dernière à une réunion d'élus des 16 pays membres de l'OTAN à Carlisle en Pennsylvanie, avaient été avisés de ce scénario, qui fait l'objet d'études au Collège de guerre américain.« Les États-Unis voient la Corée du Nord comme la plus grande menace nucléaire à court terme », a expliqué au quotidien le député David Price, ajoutant qu'en cas d'escalade de la tension entre Pyongyang et Washington, les militaires américains croient que les missiles nord-coréens ne frapperaient pas directement les États-Unis, par crainte de représailles massives qui pourraient rayer le pays de la carte.Ils estiment plus probable une attaque contre un pays allié et ne disposant pas du feu nucléaire, comme le Canada.« La Corée du Nord n'a aucune capacité pour lancer un missile vers le Canada et encore moins vers Montréal », a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère canadien de la Défense, Yves Vanier, ajou- tant que le Canada « ne voit aucune raison » pour que la Corée du Nord veuille le faire.Le scénario dont il est question est purement « hypothétique » et sert seulement de « base pour planifier un exercice » pour les étudiants du Collège de guerre des États-Unis, a ajouté M.Vanier.« Je ne crois pas qu'elle ( l'hypothèse ) soit sérieuse », a souligné le secrétaire général de l'OTAN, Javier Solana, dans une interview à la chaîne de télévision RDI donnée à l'occasion d'une visite de deux jours à Ottawa.« Les Américains considèrent ce scénario comme très sérieux et ils s'arment en prévision », a indiqué au contraire un député canadien.Art Hanger, cité par le National Post.Le gouvernement américain se sert de ce genre de scénario-catastrophe pour faire pression sur Ottawa afin de le convaincre d'investir dans son projet de construction d'un bouclier anti-missiles nord-américain, ont avancé des analystes canadiens.Au Canada toujours, les experts sont unanimes : les contribuables québécois ne pourront pas compter sur la Corée du Nord pour les aider à se débarrasser du Stade olympique.Un rapport indiquant que des missiles nucléaires nord-coréens pourraient réduire en cendres la ville de Montréal ( et, par conséquent, le Stade olympique ) a été qualifié de loufoque, hier, par les analystes.« Je me base sur 17 années passées aux services étrangers, dont quatre ans au sein des services secrets, et je ne pense pas que je vais m'empresser de vendre ma maison, située à Montréal », a lancé Daryl Copeland, de l'Institut canadien des affaires étrangères.Axworthy presse l'ONU d'aider les victimes civiles de la guerre Presse Canadienne NATIONS UNIES, New York Les Nations unies doivent intervenir directement dans les conflits armés pour se porter au secours des victimes civiles, a soutenu hier le ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy.Le ministre présidait une réunion du Conseil de sécurité dont la présidence tournante a été attribuée cette année au Canada.« La victimisation des populations civiles dans les conflits armés existe depuis la nuit des temps, mais jamais elle n'a été aussi présente qu'au cours de ce siècle », a dit M.Axworthy.« Plus que jamais, des non-combattants \u2014 surtout les plus vulnérables \u2014 sont les principales cibles, les instruments et par-dessus tout les victimes de la guerre moderne.» La guerre fait chaque année un million de victimes, dont 80 % de civils, estime-t-il.Le ministre a illustré ses propos en évoquant les conflits dans les Balkans et en Afri- que centrale, théâtres de campagnes de nettoyage ethnique.« Un engagement actif du Conseil permettrait de renverser la situation », a dit M.Axworthy, rappelant que le premier mandat de l'organisme était d'assurer la sécurité des populations humaines.Il a dit croire que la portée d'une intervention du Conseil de sécurité favorable aux populations civiles coincées entre factions belligérantes « contribuera aussi à atténuer la menace qui pèse sur les États ».« En hésitant à engager le Conseil \u2014 d'aucuns prétextent qu'il faut préserver la souveraineté des États\u2014, on ne fait, ironiquement, que miner ce principe.» 11 faut que le Conseil adopte une approche globale en ce qui a trait à la protection des populations civiles en zones de guerre, a-t-il dit.Il a indiqué que les principales tâches du Conseil sont de prévenir les conflits, d'assurer le respect des droits humains et humanitaires à l'échelle internationale, et d'empêcher la vente d'armes et d'équipements militaires aux belligérants.Pierre Boucher.La plupart de ces médecins collaborent au GTI depuis sa formation, en 1990.Seule exception : une infirmière, Carmen Millard, provient de l'hôpital de Granby, qui n'a pas reçu de boni à la performance.Sans accuser le ministère de favoritisme, certains médecins notent que les centres hospitaliers les plus touchés par la crise des urgences n'ont jamais été membres du GTI.« La zone la plus problématique, les hôpitaux francophones de Montréal, n'est pas représentée au GTI.Et plusieurs des hôpitaux qui siègent au GTI ne subissent pas une pression comparable à celle que subissent ces hôpitaux », commente une source issue du réseau hospitalier.D'autres, plus directs, n'hésitent pas à parler de « retour d'ascenseur » de la part du ministère à l'endroit des membres du GTI.Au ministère, on rétorque que les médecins membres du GTI n'ont pas participé au choix des hôpitaux primés.« Le choix s'est fait selon des critères nationaux, qui sont examinés à travers tout le Canada », explique Luce De Belle-feuille, du bureau de la sous-ministre à la Santé, Lise Denis.Les hôpitaux primés ont tous reçu au moins 10 000 patients sur civières.Moins de un pour cent de ces patients est demeuré à l'urgence 48 heures ou plus, ci moins de 15 % de la clientèle y est restée plus de 24 heures.Le séjour moyen dans les urgences des treize hôpitaux récompensés a été de douze heures ou moins.Dans le réseau de la santé, on souligne également que la bonne performance des urgences .de plusieurs hôpitaux récompensés a un prix : un déficit beaucoup plus élevé que la moyenne.L'Hôpital PHOTO PC Le ministre Stéphane Dion répond aux questions des journalistes.Dion bu win DENIS LESSARD du bureau de La Presse.QUÉBEC Après les quolibets échangés avec Lucien Bouchard, le ministre fédéral Stéphane Dion mettait de l'eau dans son vin hier ; loin de menacer de priver de fonds fédéraux le gouvernement du Québec qui a boudé l'entente sur l'union sociale, il soulignait que le nouvel accord permettra au Québec d'affirmer son caractère spécifique.Au chapitre de la santé, le fédéral veut se mêler de l'assurance-médicaments et des soins à domicile, confie-t-il sans détour.« Si jamais on trouve l'argent, le gouvernement du Québec a des programmes dans tous ces domaines-là.D'autres provinces partent de zéro.Il pourra exprimer son inventivité plus que jamais avec cette entente.Ce n'est pas un statut particulier qui donne des droits que d'autres provinces n'ont pas, mais il exprimera plus que jamais sa façon de faire, sa culture québécoise qui sera faite à Ottawa, car il y a pas mal de Québécois à Ottawa.» De passage à Québec, hier, M.Dion a affirmé que c'était le Québec qui actuellement recevait, par habitant, le plus de transferts fédéraux.« Les Québécois forment 24,7 % de la population et reçoivent entre 29 et 31 % des transferts fédéraux ; ces proportions devraient rester les mêmes », a-t-il dit, malgré des rumeurs voulant qu'Ottawa revoie sa façon de calculer ses transferts aux dépens du Québec dans son budget de mardi prochain.« On va être juste, tant que les Québécois ont une province moins riche que la moyenne canadienne, cette obligation, la péréquation sera respectée », a-t-il dit.Ces déclarations suivaient une semaine de propos peu amènes entre MM.Bouchard et Dion.Le premier avait parlé des « sparages » de M.Dion qui promettait qu'Ottawa allait priver de transferts fédéraux le Québec parce qu'il avait boudé l'entente sur l'union sociale.M.Dion avait exhorté plus tard le premier ministre du Québec à « respirer par le nez ».Sur les bourses du millénaires, M.Dion prit un ton plus belliqueux, soulignant que « tout le monde était d'accord pour travailler en fonction de la motion adoptée à l'Assemblée nationale ».« Je ne peux pas croire que M.Bouchard soit en désaccord avec sa propre motion ; il faut cesser de déchirer sa chemise.Quand M.Bouchard était à Ottawa il y avait les Bourses du Canada et il en était très fier », de soutenir M.Dion.Selon lui, bien que les étudiants québécois soient moins endettés que leurs collègues des autres provinces avec 11 000 $ de dette en moyenne, Ottawa peut leur tendre une perche sans s'immiscer pour autant dans le contenu des cours.Dans d'autres fédérations, aux États-Unis, 75 % de l'aide aux étudiants vient du fédéral, en Allemagne c'est 65 %.« On ne va pas se couper les bras au Canada parce que MM.Bouchard et Landry ont leur propre conception du fédéralisme », lance-t-il.Il relève aussi les distances prises par le nouveau ministre de l'Éducation, François Legault, par rapport aux menace de Pauline Marois qui promettait de couper d'autant les bourses des étudiants qui obtiendraient des bourses d'Ottawa.« Je ne peux pas croire qu'on va retourner au temps de Duplessis qui nous a privés pendant un temps des allocations familiales, des autoroutes, des parcs nationaux », a déclaré M.Dion.général juif, par exemple, accuse un déficit de 30 millions, un des plus élevés à Montréal.« C'est sûr que l'urgence du Jewish fonctionne, mais ils ont tout un déficit.Ils ne jouent pas avec les mêmes règles que les autres hôpitaux.La prime distribuée par la ministre, c'est voir l'urgence de façon isolée, sans considérer le reste.C'est un peu étonnant », ajoute notre source.\\# Cette semaine, le président du Groupe tactique d'intervention sur les urgences, Michel Tétreault, s'est retrouvé sous les feux de la rampe puisque la ministre Marois l'a chargé de trouver des solutions à long terme pour régler la crise des urgences.Le groupe du docteur Tétreault analysera, dans les prochains mois, l'impact de la réforme de la santé sur la clientèle des urgences, qui se serait considérablement alourdie.Le Canada » * pourrait intervenir en Yougoslavie aux côtés de l'OTAN Presse Canadienne OTTAWA « .4.» ri 11 Insistant sur l'importance de la collaboration nord-américaine, le se- .crétaire général de l'OTAN, Javier Solana, a invité hier le Canada à se préparer à envoyer des troupes en Yougoslavie, advenant une mission de paix de l'alliance atlantique au 1 Kosovo.\\ « Cette relation transatlantique , ne concerne pas que Washington/ On a aussi une relation avec Ottawa », a déclaré M.Solana à un ; parterre de diplomates et de journalistes.« Parfois, au Canada, on peut \" avoir l'impression que vous ne ' comprenez pas le rôle de votre pays ; dans le cadre de cette relation transatlantique.J'aimerais vous dire très franchement qu'à mon ' avis, je ne verrais pas comment elle~ pourrait fonctionner sans un enga-ri gement de votre pays.» Les alliés du Canada au sein de ' l'OTAN s'inquiètent depuis quelques années de sa capacité à parti-' ciper à des missions communes, \u2022 compte tenu des importantes corn- \" pressions budgétaires qu'il a impo-sées à ses forces armées, estiment des analystes militaires.Le mois dernier, l'ambassadeur ¦ américain Gordon Giffen a d'ailleurs prêché en faveur d'une -hausse des budgets militaires du\" Canada et des États-Unis.Au terme d'une brève rencontre» avec le premier ministre Jean Chré-.tien, le ministre des Affaires étran- 1 gères, Lloyd Axworthy, et son col- » lègue de la Défense, Art Eggleton, \u2022 M.Solana a dit que le Canada ne \u2022 semblait pas écarter une participa- ' tion militaire à une mission au Ko-\" sovo.Le rôle du Canada a fait l'objet-* de discussions, a-t-il ajouté, « mais\" le cabinet n'a pas émis d'engagé- \u2022 ment ferme ».À en juger par les commentaires-de Javier Solana, Ottawa devrait .rendre bientôt une décision.Le secrétaire général impute \\&t responsabilité de la crise au Ko-s sovo au président yougoslave Slo-~ bodan Milosevic et affirme que.l'OTAN est prête à intervenir en force advenant un échec des pour-*' parlors de paix en cours à Paris en-.! tre Kosovars et Serbes.Lundi, funérailles de Denise Leblanc \u2022 I Presse Canadienne Une importante délégation de cinq, ministres du Cabinet de Lucien Bouchard représentera le gouverne-» ment du Québec aux funérailles de ; Denise Leblanc-Bantey, lundi, aux Îles-de-la-Madeleine.Les ministres Bernard Landry, Jacques Léonard et Louise Hare!,; qui ont tous trois siégé à l'Assemblée nationale en même temps que l'ancienne députée des fies, ont'* confirmé leur présence.Le ministre délégué aux Transports, Jacques Baril et le député^ ministre des Îles-de-la-Madeleine, Maxime Arseneau, y seront également. m 9 B 10 LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES ¦ SOUMISSIONS Vente aux enchères publiques_ Ville de Montréal Le mercredi 17 février 1999, à 9 h 15, au 969, rue de Louvain Est VISITES: Le mercredi 17 février 1999, de8h00à9h 15 NOTEZ BIEN QUE LA DURÉE TOTALE DE L'ENCAN SERA D'ENVIRON 3 HEURES rl\tw\tm /owol\t\tm Véhicules et effets divers, propriété de la Ville de Montréal et du domaine public Le Ville de Montréal procédera à sa vente aux enchères publiques régulière, à l'endroit, à la date et à l'heure ci-dessus mentionnés.Différents lots seront mis en vente, soit: 7 automobiles Plymouth Horizon (1990) 8 camionnettes Ford, Club, GMC, DODGERAM (1988-89) 6 camionnettes Pick up GMC -Chevrolet-FORD (1989-90) Divers lots seront également disponibles, tels que des accumulateurs, appareils ménagers, articles de sport, bottes et vêtements de pompie*.bureaux, canapés, chaises, classeurs, coffres-fort, haut-parleurs, jouets, mobiliers de cuisine et de chambre.Conditions de la vente: 1) Les marchandises sont vendues telles quelles, sans garantie; 2) L'acheteur doit se présenter au commis et débourser 25% du montant, en argent comptant, immédiatement après l'adjudication; 3) Les taxes T.P.S.et T.V.Q.sont applicables; 4) L'acheteur doit payer sa marchandise au complet, en argent comptant, par paiement direct Interac ou par chèque visé, à l'ordre de la ««Ville de Montréal»» dans les 48 heures suivant la vente; 5) L'acheteur doit prendre possession de sa marchandise dans les 48 heures suivant la vente, entre 8 h 30 et 15 h 30; 6) Toute dérogation à une de ces conditions annulera la vente et le dépôt de 25% sera confisqué.Renseignements: 872-2340 Montréal, le 13 février 1999 Le greffier, M° Léon Laberge AVIS DE QUALITÉ Conformément aux dispositions de l'article 209.18 du Code de la sécurité rcutiere, lo Curateur public donne avis qu'il est administrateur provisoiro de3 véhicules délaissés par les personnes ci-dessous mentionnées: Los véhicules routiers confiés par la Société do l'assurance automobile du Québec: Nom Marque/Modèle No d'Identification BARBEAU.Pierre BILODEAU.Diane BINEY.Alexander B BOiLEAU.Michel BOYER.Christiane BRULE.Dominic CHAMBERLAND.Nathalie DtONNE.Chnstme DOYON.Catherine C.ALLARDO.Atex.s Voas RCIA.Gilberto GELINEAU.Christian GIGUERE.Er,c HAMEL Mathieu HOULE.Eric Jean Desrosiers Automobile Inc.LECLERC.Guy LEGAULT.Georges LEGAULT.Martin LESSARD.Julio Marcel Ethier Auto Enrg.MORALES.Edelmira MORTON.David PAQUET.Sylvain PELLETIER.Victonn PRESCOTT.Diane PROVOST.Jean ROY.Ghislain ROY.Mark Tremblay Robert/Arthur Joseph TURCOTTE.Stéphane VALLIERES.Richard 115647 Canada Inc.Pontiac Acadian 19B6 Pontiac Parisienne 1981 Oldsmcbile Cutlass 1933 Chevrolet Camaro 1992 Dodge Charger 1997 Hyundai Pony 1986 Pontiac Acadian 1984 Pont-ac Firebird 1985 Pontiac Acadian 1986 Plymouth Colt 1987 Pontiac Firefly 1988 Chevrolet Cavalier 1987 Pontiac Grandam 1987 Subaru GM0 1986 Mercury Lynx 1985 Mercury Topaz 1988 Chevrolet Chevette 1986 Ford Tempo 1984 Chevrolet Sprint 1987 Mercury Topaz 1985 Dodge Shadow 1987 Honda Accord 1987 Dodge Neon 1995 Plymouth Reliant 1989 Chrysler Ecias 1983 Ford Tempo 1987 Mercury Topaz 1988 Buick Skyhawk 1986 Dodge Omni 1985 Oldsmobile 1985 Chevrolet S10 1987 Ford Tempo 1989 Pcntiac 6000 1984 1G7TB68C3GA70C929 2G7AN37H3B1322060 1G3AM19X9DG315147 1G1FP23F3NL150474 1B3BZ44C1HD361690 r VHPA31K0GU245134 1G7AB68C2EY708038 1G2FS87S4FN216606 1G7TB68C0G A720412 JP3BA36KXHU110297 JG7MR2155JK773578 1GUC8118H7201741 1G2NE51U2HC760209 JFtAC45B7GC208050 1MEBP5293FV/651012 2MEBM35X6JBCC6227 1G1TB68C2GA195503 2FABP23R4EB143930 JG1MR2150HK749209 1MEBP75R6FK602904 1B3BS48D2HN440996 JHMCA5634HC802195 1B3ES47C1SD591041 1P3BK46K6KC401265 1C3BT46G2DC152477 2FABP36X3HB148427 1MEBM30X9JK637579 1G4JS27P2GK456816 1B3BZ18C0FD302653 1G3BP35Y9F9079631 1GCCS14RXH2234829 1FABP35X5JK251622 2G2AF19XXE1310035 Les propriétaires des véhicules Identifiés au présent avis peuvent en reprendre possession sur paiement des honoraires du Curateur public et déboursés engagés par celui-ci.À défaut, le Curateur pupiic sera autorisé a vendre les véhicules à compter du onzième jour suivant la date do cette publication.Lo Curateur public remettra les produits do vente, déduction faite de ses honoraires et do ses déboursés aux propriétaires qui so manifesteront dans les dix ans du début do son administration.Le Curateur public du Québec _ Service des biens non réclamés CBEQ 600 boul.René-Lévesque Ouest, bureau 500 FJT Le Curateur public \"^i^^Vorl Bf WÊ du Québec 1-800-363-9020 RESTO-CASINO INC.Appel de propositions no 98-520 Fourniture de jus de fruits pour les casinos de Montréal, Hull et Charlevoix Clôture: le 1er mars 1999,11 h, heure locale Resto-Castno inc.filiale de Loto-Québec, désire recevoir des propositions relativement à la fourniture de jus de fruits, pour une période minimale de trois (3) ans.incluant le prêt d'équipements nécessaires à la distnbution des produits pour les casinos de Montréal.Charlevoix et Hull.Toutes les conditions de cet appel de propositions sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peut être obtenu contre un paiement non remboursable de 50 S présenté sous forme de chèque certifié ou de mandat-poste fait à l'ordre de Loto-Québec, a compter du 15 février 1999.de9hà12hetde13h30à16hà l'adresse suivante: Resto-Casino inc.Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec 500.rue Sherbrooke Ouest.19e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Aucune proposition reçue après le délai ne sera acceptée.Seules les personnes ayant obtenu le document d'appel de propositions directement de la Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec, et qui ont un bureau d'affaires au Québec sont admises a présenter une proposition.Les propositions devront être accompagnées d'un chèque certifié, d'une traite bancaire, d'une lettre de garantie bancaire irrévocable émis par une banque à charte du Canada ou par une caisse populaire, ou d'un cautionnement de proposition de 10 000 S en faveur de Resto-Casino Inc.Les propositions devront aussi être accompagnées d'un cautionnement d'exécution, dune lettre oe garantie bancaire irrévocable, d'une convention relative à l'émission d'un cautionnement d'exécution ou d'un engagement d'une banque à charte du Canada ou d'une caisse populaire à émettre, a la suite d'une adjudication d'un contrat au proposant, une lettre de garantie bancaire irrévocable de 35 000 S en faveur de Resto-Casino inc., valide pour la durée du contrat.Le prooosant qui le désire peut assister aux séances d'information qui se tiendront aux dates et heures suivantes.(Veuillez au préalable confirmer votre présence auprès de madame Céline Sa-liCCO, par téléphone au numéro (514) 392-0909 poste 2748 ou par télécopieur au (514) 864-9202).Casino de Montréal Casino de Hull Le lundi 22 février 1999 à 14 h.Le mardi 23 févner 1999 à 14 h 30 Vous devez vous présenter à l'administration Vous devez vous présentera l'entrée du casino située au 6e étage des employés du casino et et demander madame Céline Sahcco.demander madame Céline Sahcco.Tout proposant du Québec dont l'entropnse compte plus de 100 employé(e)s doit, pour se voir adjuger un contrat de 100 000 S et plus, s'engager au préalable à implanter un programme d'accès à l'égalité a remploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (L.R.Q., c.C-12).et détenir une attestation a cet effet.De même, un proposant ayant un bureau au Québec, et sa principale place d'affaires hors du Que-bec mais au Canada, et dont l'entreprise compte plus de 100 employées, devra fournir au préalable une attestation à l'effet qu'il s'est dô|à engagé au programme d'équité en emploi de sa province ou de son territoire s'il en est ou.a défaut, a un programme fédéral d'équité en emploi.Resto-Casino me.ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre proposition reçue.Toute information peut être obtenue auprès do madame Céline Sahcco au numéro (514) 392-0909, poste 2748 Claude Lachance.CM A.M.B.A.Directeur Approvisionnement Emis le 13 février 1999 AVIS CONCERNANT LA TERMINAISON TOTALE DU RÉGIME DE RENTES DES DIRECTEURS D'AGENCE ET DES DIRECTEURS ADJOINTS D'AGENCE DE LA LAURENTIENNE VIE INC.Avis est donné à toute personne qui n'a pas reçu de relevé de droits, en raison de la terminaison totale du Régime de rentes des directeurs d'agence et des directeurs adjoints d'agence de La Laurentienne Vie inc.en date du 1er juillet 1998, et qui croit avoir des droits au titre de ce régime, ou en vertu de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, qu'elle peut les faire valoir dans les 30 jours de la présente publication, auprès du comité de retraite, à l'adresse suivante : Comité de retraite du Régime de rentes des directeurs d'agence et des directeurs adjoints d'agence de La Laurentienne Vie inc.a/s Monsieur Guy Pouliot 500, avenue Grande-Allée est 8e étage Québec (Québec) G1K7E3 ou auprès de la Régie des rentes du Québec à l'adresse suivante : Monsieur Cyrille Roy Service de la surveillance Régie des rentes du Québec Case postale 5200 Québec (Québec) G1K7S9 Guy Pouliot Président du comité de retraite CORRECTION Encart Eaton Mode maison (no 671) dans La Presse du mercredi 10 février 1099.Page 9: 40% de rabais sur meubles de salie à manger Eddie Bauer On devrait lire: Nos prix cour.399 $ à 2 129 $ En vente 239$à1 277$ Eaton s'excuse de tout inconvénient EATO Q (\"C N ( y r.APPEL D'OFFRES Projet: Renouvellement du parc informatique du Service des Programmes Cris - EQ-3020 Propriétaire: Commission scolaire Crie 203.Main Street Haie du Poste(LnC Mistissinj), Québec G0W ICO Téléphone : (418) 923-2764 Télécopieur : (418) 923-3073 La Commission scolaire Cric demande des soumission-, pour renouveler les équipements informatiques du Service des Programmes Cris.Les documents d'appels d'offres pourront être obtenus au bureau de la Commission scolaire Crie en s*adressanl a Monsieur Ronnie Blacksmith, régisseur du service de l'équipement à compter du 16 février 1999.Les soumissions (l'original et une copie) à insérer dans l'enveloppe fournie a cette Un seront reçues aux bureaux de la Commission scolaire Crie situes au 277, Duke Street - hureau 200, Montréal (Québec) H3C 2M2 jusqu'à 14 h.heure en vigueur localement, le jeudi 4 mars 19*)»».pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.La Commission scolaire Crie ne s'engage a accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.Elle se réserve le droit d'accorder le contrat en totalité ou en partie, si elle le juge à propos.Jean-Pierre G ration, coordonnatcur 8 Service de l'équipement £ Commission scolaire Crie lévrier 1999 APPEL D'OFFRES Projet : Ameublement pour Résidences dans toutes les communautés desservies par la Commission Scolaire Crie.EQ-6005 Propriétaire : Commission Scolaire Crie 203.Main Street Baie du Poste (Lac Mistissinj).Québec G0W 1C0 Téléphone: 418-923-2764 Télécopieur : 418-923-3073 La Commission Scolaire Crie demande des soumissions pour l'ameublement des residences dans toutes les communautés qu'elle dessert : Chisasibi.Eastmain.Mistissinj.Nemaska.Ouje-bougoumou.Waskagnish, Waswanipi, Wc-mindji et Whapmagoostui.Les documents d'appels d'offres pourront être obtenus au bureau de la Commission -colaire Crie en s'adressant a Monsieur Ronnie Blacksmith, régisseur du service de l'équipement à compter du 16 février 1999.Les soumissions (l'original et une copie) a insérer dans l'enveloppe fournie à cette tin seront reçues aux bureaux de la Commission scolaire Crie situés au 277.nie Duke - bureau 200, Montréal (Québec) H3C 2M2 jusqu'à 11 h.heure en vigueur localement, le jeudi 4 mars 1999.pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.La Commission scolaire Crie ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.Elle se réserve le droit d'accorder le contrat en totalité ou en partie, si elle le juge à propos.Jean-Pierre Gratton, coordonnai, ur Service de l'équipement « Commission scolaire Crie lévrier 1999 HOPITAL DOUGLAS HOSPITAL APPEL D'OFFRES PUBLIC Hôpital Douglas, Verdun (Québec) projet 0&495A-11 L'Hôpital Douglas, propriétaire, ayant son siège social au 6875.boul.Lasalle, Verdun (Québec) H4H 1R3, demande des soumissions pour la RÉFECTION DES TUNNELS 42,47,48,50,51 À VERDUN.Les documents contractuels pourront être obtenus à l'adresse suivante : Codebecq, Saint-Jean, Architectes 1614, rue Amherst Montréal (Québec) H2L3L5 Tél.: (514) 527-0735 contre un chèque visé non remboursable do 50,00 $ émis à l'ordre du propriétaire.Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement do soumission délivré par une institution linancière et établi au montant de soixante mille dollars (60 000 S) valide pour une période de quarante cinq (45) fours de la date d'ouverture des soumissi - soit d'un chèque visé au montant de trente-nulle dollars (30 000 S) fait à l'ordre du propriétaire, soit d'obligationsconventionnellesauporteurémises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada dont la valeur nominale est de trente mille dollars (30 000 $).Les soumissions seront reçues à l'endroit suivant : HÔPITAL DOUGLAS Services de Sécurité, pavillon Perry 6875.boulevard Lasalle Verdun (Québec) Tél.: (514) 761-6131, local 22496 lundi le 8 mars 1999 jusqu'à 14 h, heure locale on vigueur, pourôtreouvertospubliquementà la salle de conférence E-2211 du pavillon Perry, le même jour et à la môme heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelque autre des soumissions reçues.Noto : Consulter les - Rôgtemonts adoptés en vortu do la Loi sur les services de santé et les services sociaux (S5.M.1)- - Ronald Sehn Représentant du propriétaire désigné ?http://wwwoppols.dolf res.com/ Patrimoine canadien .Parcs .Canada Canadian Heritage Parks Canada APPEL D'OFFRES Radio-Canada Production discographique La Radio française de Radio-Canada cherche un partenaire actif et reconnu dans le monde de l'édition sonore dans le but de mettre sur le marché canadien et international des disques issus des programmations de la Première Chaîne et de la Chaîne culturelle, ainsi que de son fonds d'archives radiophomiques (musique et documents parlés).Pour vous procurer le manuel de référence, veuillez envoyer votre demande par tétécopieur à Gilles Tremblay au (514) 597-5803.Les appels d'offres seront reçus jusqu'au lundi lw mars 1999, et la Société ne s'engage à accepter aucune des offres soumises.APPEL D'OFFRES SERVICE DE TRAVERSIER PROJET : 99-0001 UEU HISTORIQUE DU FORT-LENNOX DES SOUMISSIONS CACHETÉES pour le projet ci-haut et adressée à : Gestionnaire, Services ministériels PARCS CANADA District de Montréal 1899, boulevard Périgny Chambly (Québec) J3L4C3 TÉL.: (450) 658-0681 FAX : (450) 658-2428 seront reçues jusqu'à 15h00 heures, le 24 mars 1999.Les soumissions devront être présentées sur les formules du Ministère et pour la totalité du service, comme indiqué dans les documents d'appel d'offres.Le devis et documents de soumissions qui s'y rapportent, peuvent être obtenus à l'adresse précitée.Ipieu d'examen de la documentation et devis A l'adresse mentionnée plus haut.Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Yvan Gauthier Le gestionnaire, Services ministériels PARCS CANADA District de Montréal Centre Hospitalier Régional Baie-Comèau APPEL D'OFFRES # 036000 PROJET : PROPRIÉTAIRE : Aménagement radiologie, secteur urgence Centre hospitalier régional Bale-Cornoau 635, boul.Joliet Baie-Com eau (Québec) G5C 1P1 Téléphone : (418) 589-3701 - 2 - 2605 Télécopieur : (418) 589-1836 La corporation du Centre hospitalier régional Baie-Comeau, propriétaire, demande des soumissions pour des travaux d'aménagement au Centre hospitalier régional Baie-Comeau.Les documents contractuels pourront être obtenus à compter du lundi 15 février 1999, aux heures normales de bureau, au bureau du propriétaire, contre un chèque visé, non remboursable, au montant de cinquante dollars (50 $) émis à l'ordre du propriétaire.Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement de soumission établi au montant de dix-neuf mille dollars (19 000 $) valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions, soit d'un chèque visé au montant de neuf mille cinq cents dollars (9 500 $) fait à l'ordre du propriétaire, soit d'obligations conventionnelles ou au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec et du Canada dont la valeur nominale est de neuf mille cinq cents dollars (9 500 $).Les soumissions, dans des enveloppes cachetées, portant la mention ««SOUMISSION PROJET # 036000 AMÉNAGEMENT RADIOLOGIE SECTEUR URGENCE- seront reçues au bureau du directeur des sor vices techniques (complexe administratif) au plus tard le vendredi 5 mars 1999, à 13 h 30, heure locale en vigueur pour être ouvertes publiquement au même endroit le même jour et à la même heure.Une visite des lieux est prévue pour le lundi 22 février 1999, à 13 h 30 à partir de l'entrée du complexe administratif.Les soumissionnaires doivent confirmer leur présence au propriétaire au moins 24 heures à l'avance.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick et détenant la liconco requise en vortu de la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité quo pour le contenu de leur soumission ot doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer ot s'assuror qu'ils détionnont les liconces et permis requis.Lo requérant ne sengago à rotenir ni la plus basso ni aucune des soumissions présontéos.Jean Fortin, acheteur Centre hospitalier régional Baio-Comoau www appels, dof fros corn Canada VERDUN/CÔTE ST-PAUL APPEL DE PROPOSITIONS LOCALISATION ET DESCRIPTION DU PROJET Lo CLSC VERDUN/CÔTE ST-PAUL désire louer un os pace a bureau respectant les critères suivants: \u2014 Endroit: Le local doit avoir une adresse civique et l'entrée principale sur le boulevard Monk, à Montréal, entre la rue Allard et la rue Jacques-Hertel ou sur la rue Jolicoeur, a Montréal, entre la rue Hamilton et la rue Hadley.\u2014 Superficie principale minimale: 1 202 métrés carrés Mesurée selon la normo do mesurage fournie avoc lo projot.L'édifico devra offrir une possibilité d'expansion do 20% des suporficios recherchées.\u2014 Durée du bail: Dix(tO) ans.à partir du 1er décembre 1999.\u2014 Livraison des lieux: Le local ainsi que les aménagements demandes devront être disponibles pour emménagement au plus tard le 19e jour de novembre 1999.\u2014 Accès des lieux: Los locaux doivent être accessibles aux personnes handxîapêes.\u2014 Localisation: Au moins 50% des espaces doivent être au rez-de-chaussée ot les étages doivent être consécutifs.Pas de sous-sol.sauf pour le stationnement.\u2014- Espaces de stationnement; 15 os paces (a l'usage exclusif du locataire) dont au moins 5 doivent être situes sur le site du local propose ou attenants et contigus au local proposé; les 10 autres espaces peuvent être situes dans un rayon d^u moms 300 métrés et être accessibles par une rue principale.Trois (3) des 15 espaces doivont répondra aux normes do stationnement pour véhicules dédies aux personnes handicapées.INFORMATION et DOCUMENTATION: Le projet sera oxpJiquo au cours d'une seule réunion d'information tenue à l'adresse suivante: 400.de l'Eglise.Verdun.Date: le 19 février 1999.Heure: 11 h.On peut consulter gratuitement la documentation pertmonte ou on obtenir un exemplaire a partir du 16 fevner a 13 heures au cout do 50 $ non remboursable auprès de: Mme Pierrerto Tremblay Adresse: 400.de l'Eglise.Verdun Tél.: 766-4882.posto 211 DATE LIMITE DE RÉCEPTION: Chacune des propositions doit être reçuo dans l'enveloppe pré-adresse© fournie a cet effet, avant 11 n.le 15 mars 1999.Les propositions seront ouvertes publiquement a l'adrosso suivante: 400.de l'Eglise.Verdun, le 15 mars 1999 a 11 h 05.L'ouverture des propositions suit l'heure limite de réception dos propositions.La proposition doit être accompagnée d'un cautionnement d'un montant correspondant A 10% du loyor annuel de la premiere année de la proposition présonteo.Colui-ci doit être valide Jusqu'à la dato do signature du bail Los propositions doivont êtro valides pour (>, «r.a compter do la dato d'ouver-turo des propositions.La proposition presentee devra être conformo aux règlements de zonage on vigueur le jour de l'ouverture des proposition'.Lo CLSC VERDUN/CÔTE ST-PAUL ne s'engage à acceptor ni la plus basse, ni aucune autre dos propositions présentées.ROBERT CAPISTRAN CLSC VERDUN/CÔTE ST-PAUL [> roc tour goni*ml fc; LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 B 11 Monde Arafat souhaite une confédération avec la Jordanie Associated Press HÉBRON # Moins d'une semaine après le décès du roi Hussein, Yasser Arafat s'est dit intéressé, hier, par l'idée d'une confédération qui réunirait la Jordanie et un futur État palestinien.Un véritable pavé dans la mare, qui a été reçu tri fraîchement outre-Jourdain.Pour un responsable jordanien, qui a souhaité conserver l'anonymat, toute décision de ce type doit attendre la fin de l'occupation des territoires palestiniens par Israël.Et sur la question palestinienne comme sur le reste, le nouveau roi Abdallah compte poursuivre la politique de son père, ajoutait-on.La création d'une confédération jordano-palestinienne n'est pas une idée neuve au Proche-Orient.En 1985, Palestiniens et Jordaniens l'avaient envisagée dans le cadre du lancement d'un éventuel processus de paix conjoint avec Israël.Mais un an après, le roi Hussein avait rejeté l'idée parce que, selon la rumeur, l'OLP n'aurait pas respecté sa promesse de reconnaître l'État d'Israël.Dans les années qui suivirent, Hussein ne revint pas sur ce projet, apparemment convaincu par son frère Hassan, le prince héritier d'alors, qui craignait pour la stabilité du royaume.Les deux tiers des habitants de Jordanie sont en effet d'origine palestinienne.Dans une confédération, ce pourcentage augmenterait considérablement.S'exprimant hier devant ses fidèles du Fatah, principale composante de l'OLP, le leader palestinien a d'abord adressé ses meilleurs voeux de réussite au successeur de Hussein, le roi Abdallah, avant d'envoyer un ballon d'essai.« Nous voulons qu'il ( le roi Abdallah ) sache que le Conseil national palestinien est d'accord pour la formation d'une confédération avec la Jordanie.Mais la décision revient à Abdallah », a dit Arafat.Si le bogue Tan 2000 vous préoccupe\u2014 « Ensemble, on peut battre le bogue » Personne n'a toutes les réponses.Mais nous sommes là pour vous aider.Votre ordinateur À l'arrivée de l'an 2000, il se peut que votre ordinateur soit confus et interprète les deux derniers zéros de l'an 2000 comme correspondant à l'année 1900.En général, c'est ce qu'on appelle le bogue du millénaire.Plusieurs autres systèmes électroniques pourraient aussi être affligés de ce bogue, mais c'est votre ordinateur qui est le plus vulnérable.Le matériel, les logiciels, les systèmes informatiques, les données, les modems, les imprimantes, les lecteurs optiques - tous pourraient être affectés.Nous pouvons vous donner des renseignements qui vous aideront à vérifier si votre ordinateur aura des difficultés en l'an 2000.Nous pouvons aussi vous aider à découvrir quels produits et fournisseurs ne sont pas à risque.Les services bancaires Les banques canadiennes, les institutions de dépôt et les services comme VISA, MasterCard et l'Association Interac sont prêts à affronter le bogue et prévoient de mettre sur pied des systèmes de secours et des plans d'urgence pour parer à toute éventualité.Si vous avez des questions à cet égard, communiquez avec votre institution financière.Vos appareils ménagers Vos appareils ménagers ne devraient pas être affectés.Le bogue ne s'attaquera qu'à ceux dont le fonctionnement dépend d'une date.Si vous pouvez débrancher votre appareil ménager et le brancher à nouveau sans être obligé de faire un rajustement, vous n'aurez sûrement aucun problème.Cependant, les minuteurs pourraient être défectueux sur certains magnétoscopes, télécopieurs, systèmes d'alarme, thermostats, répondeurs téléphoniques et caméras numériques et vidéo.Nous pouvons vous aider à obtenir des renseignements des fournisseurs et des fabricants de ces appareils.Votre voiture Selon les fabricants, il est peu probable que le bogue cause des problèmes aux voitures.Nous pouvons cependant vous transmettre ce que les principaux constructeurs d'automobiles ont à dire à propos du bogue.N'attendez pas d'avoir un problème pour vous renseigner sur le bogue de l'an 2000.Faites-le dès maintenant ! Vous recevrez bientôt par la poste le guide intitulé Vérification à domicile du bogue du millénaire.Pour de plus amples renseignements, composez le 1 800 270-8220 téléimprimeur : 1 800 465-7735 ou visitez notre site Web à l'adresse www.canada.gc.ca f-C4 Canada TOUJOURS PLUS HITS! * 4F LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 les vêtements automne-hiver pour enfants à prix déjà réduits Choix de robes et ensembles-pantalons pour filles, ensembles coordonnés pour garçons, vêtements d'extérieur, tenues de nuit, interchangeables et ensembles molletonnés, hauts en molleton arctique et vêtements choisis de la collection CHEROKEE®.VOUS les vêtements automne-hiver pour hommes à prix déjà réduits Choix de vêtements d'extérieur, pulls, tricots à manches longues et chemises tissées.\\ \\ X ¦ 1 C Rabais Accessoires d'hiver pour hommes et enfants Vaste choix de chapeaux, de mitaines (saut les minimitaines) et de gants.additionnel de % à 33% sur les vêtements automne-hiver pour dames à prix déjà réduits! 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