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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Zap
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1998-10-25, Collections de BAnQ.

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[" Cahier B, Montréal, dimanche sques livres vidéos Jeux télévision loi lion II Un retour en lion Ia sortie directe en vidéocassettes est habituellement «réservée» à des films trop médiocres pour faire carrière dans lés salies de cinéma, g* C'est ttès loin d'être le cas du Roi lion II: la fierté de Simba, qui fera une entrée royale mardi sur le marché nord* américain \u2014 en version originale de même que dans une version française réalisée au Québec.Et, tant au plan du scénario que de l'animation, cette production des studios Disney recrée le charme du premier volet de l'oeuvre \u2014 qui, rappelons-le, après avoir connu ia gloire sur grand écran, est devenue la vidéocassette la plus vendue à travers le monde: en Amérique du Nord seulement, 31 millions d'exemplaires du Roi lion ont trouvé preneur; sur la planète, on parle de 55 millions.Le cycle delà vie continue, quoi! A La culture à la maison télé) Bou! Les petits diables, sorcières et autres ogrelets seront bien servis cette semaine, alors que la télévision se met à l'heure de l'Halloween.Suzanne Colpron fait le tour du menu offert par les différents réseaux.Livres) Et re-Bou! Mais attendez: c'est dans les livres qu'on trouve depuis toujours les vrais contes qui font peur aux enfants.Sonia Sarfati s'en est donné à coeur joie à lire les nouveautés pour petits et.grands enfants.jeux) Il pitonns.et compta! Savez-vous comment on sait que l'automne est revenu?C'est quand la dernière version du jeu NHL arrive sur les tablettes des boutiques spécialisées.Et NHL 99 est un grand cru, jure André Mondoux.pagaBS ! I Liens du sang liens du coeur ALAIN BRUNET IjSfSUSétait en novembre ||B dernier.En toute y^S-^ convivialité, le clan McGarrigle s'était de nouveau réuni autour de Kate et Anna.Progéniture de talent, mari journaliste, célébrissime exmari, soeur aînée et bien-aimée, amis fidèles, collègues de renom* Tous avaient pris rendez-vous au quasi mythicue Studio de Morin Heights.Avaient participé à cette McGarrigle Hour Rufus Wainwright, Martha Wainwright, Lily Lanken, Sylvan Lanken, Dane Lanken, Loudon Wainwright, Jane McGarrigle, Chaim Tannenbaum, Linda Ronstadt, Emmylou Harris.On en passe.Venant de la part d'iconoclastes, enfants de la contre-culture anglo-québécoise, cette manière de réunir la tribu pour y ressasser le patrimoine familial étonne d'emblée.Vraiment?À Montréal, l'auditoire des McGarrigle ne se surprend plus de ces habitudes claniques, ô combien sympathiques.Lorsque Rufus Wainwright monte sur scène à Montréal, une légion de McGarrigle et consorts ne finit-elle pas invariablement par le joindre?Idem pour maman Kate et tante Anna; lorsqu'elles posent un geste public, elles y réitèrent invariablement les liens du sang, les liens du coeur.C'est plus vrai que jamais dans The McGarrigle Hour, leur huitième album en 23 ans de carrière.S'exprimer en tribu, donc.On passe la remarque à-soeui Anna, elle éclate de rire.Et on sent que ça lui fait un petit velours.Cette semaine, les frangines McGarrigle ont été jointes à Portland, Oregon.Des pieds et des mains pour obtenir une interview téléphonique avec des artistes d'ici.Ben oui.Anna et Kate ont dû partir en catastrophe de Montréal, après avoir procédé à l'enregistrement d'une émission de télévision en toute intimité \u2014 au Monument National, produite par Amérimage, diffusée en décembre prochain sur le réseau Global.À la dernière minute, Linda Ronstadt a invité notre paire de dames chez elle à Tucson afin d'y enregistrer un autre truc, d'où leur départ en catastrophe pour le désert d'Arizona.Après quoi Kate et Anna amorçaient leur actuelle tournée nord-américaine.Pour ce, elles sont accompagnées par le violoniste Joël Zifkin, le bassiste-guitariste Michel Pépin et la choriste Lily Lanken \u2014 la fille d'Anna chante aussi admirablement.Un show très intime, doit-on déduire.«Trrrrès intime.Surtout dans la camionnette!» confirme Kate, hilare.Mais revenons au disque.The McGarrigle Hour témoigne «d'une autre facette» de nos soeurs préférées.«On n'avait pas vraiment prévu, planifié cet album, raconte Kate.On terminait une chanson, on en faisait une autre sans trop se creuser les méninges.Ces chansons étaient faciles à faire, évidentes pour tout le monde qui était là.» Mais voilà, ce qui est évident ï pour la tribu McGarrigle ne l'est pas pour tous.L'expertise chansonnière de Kate et Anna, leur façon spontanée de raviver les liens familiaux ont de quoi fasciner.«Nous avons été élevées par un père qui était vraiment musical, qui jouait du piano à la maison par oreille.Notre mère, elle, savait lire la musique.Gaby avait une très belle voix, c'est elle qui nous apprenait toujours la mélodie», relate Anna.Pour les soeurs McGarrigle comme pour leurs proches, toutes générations confondues, entonner les airs d'une autre époque représente un geste naturel.Qu'à s'agisse de musique traditionnelle ou d'airs concoctés au début du siècle sur Tin Pan Alley (Cole Porter, Irving Berlin, etc.) n'a rien de désuet.On est quand même à des années-lumière de la famille Von Trapp! «Notre mère connaissait ces chansons-là.Thaï was her period.Il y avait un lien très entre Gaby et nos enfants; ils ont passé beaucoup de temps avec elle à son domicile de Saint-Sauveur-des-Monts.Pour ses funérailles il y a quatre ans, Rufus avait chanté WhaVll I Do (de Irving Berlin), une chanson que Gaby aimait.» On pénètre dans la galaxie McGarrigle, on éprouve cette étrange impression de remonter le temps.Pour finalement se rendre compte que l'action se déroule ici et maintenant.Old fashioned but aussi nouveau», corrobore Anna.Et si nous chantons encore en famille, au salon comme dans l'auto, c'est d'abord parce que nous sommes musiciens!» Ne l'oublions pas, effectivement; The McGarrigle Hour n'est pas qu'un album de famille où l'on n'entonne que des souvenirs.«Il y a, explique Anna, des chansons neuves, d'autres font référence à notre histoire (Johnny's Gone to Hilo, Dig My Grave, etc.), certaines ont été choisies par les artistes invités.Emmylou Harris, par exemple, a voulu chanter La porte d'en arrière, composée par le Cajun DL Ménard.» L'idée d'une McGarrigle Hour sur disque est venue de Joe Boyd, qui fut l'un des premiers réalisateurs pour Kate et Anna.Les années ont passé, Boyd fonda le label Hannibal (spécialisé dans le folk et les musiques du monde), récemment racheté par l'étiquette américaine Rykodisc à laquelle sont associées les soeurs McGarrigle.Est-il besoin d'ajouter que Joe Boyd tenait à réaliser ce nouveau disque des frangines.Et que Rykodisc en a fait sa priorité depuis.Rien de moins.«Joe n'avait pas de plan très précis, indique Anna.Lundi, mardi et mercredi, on recevait au Studio Rufus et Haim (Tannembaum, un vieil ami avec qui on a fait de la musique dans les années 60).Le lendemain, Martha et mes enfants arrivaient, Emmylou débarquait le vendredi, et ainsi de suite.» «Joe voulait un disque en famille, où l'on pourrait nous voir travailler ensemble», reprend Kate.Pour elle, ce disque ne se compare absolument pas à l'album précédent.Matapedia, soutient-elle, c'est vraiment notre son, c'est nos affaires.The McGarrigle Hour c'est comme une émission de radio où l'on reçoit nos parents et amis.C'est une autre facette de nous.» Est-il nécessaire de féminiser à tout prix les titres des femmes qui ont choisi de pratiquer les professions de.professeur de docteur ou d'auteur?Dans cet essai, l'auteur (et non l'auteure) remet en cause plusieurs concepts du genre.Corrosif.112 pages 14,95$ Stanké eau 1100, Montréal H3B 1P5 (514) 396-5151 Nicole Cagnon B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 \u2022télévision) Des soirées d'horreur SUZANNE COLPRON A mateurs d'épouvante, ouvrez la télé.Diables, monstres et fantômes sont partout en cette semaine pré-Hallo-ween.Télétoon, la station de l'animation, présente une programmation spéciale, histoire de se mettre dans l'ambiance des maisons hantées.En fait, c'est déjà commencé pour les plus jeunes et ça se poursuit toute la semaine avec le marathon des Simpsons, enlevés de leur maison par des extra-terrestres à un oeil.Des histoires de transplantation de cerveau, de poupée tueuse, de monstre diabolique et de disparition d'enfants.Du 26 au 31 octobre, à 21 h et 23 h.Également à l'affiche : Spawn, le personnage de bande dessinée qui a vu le jour sous la couverture d'un « comic-book » populaire auprès des ados, signé Todd McFarlane.La première aventure télévisuelle de ce superhéros, présentée comme une série avant-gardiste pour adultes, raconte l'histoire d'Al Sim-mons, un employé afro-américain du gouvernement des États-Unis, tué en service.Al est très épris de sa femme et décide de vendre son âme au démon Malebolgia en échange d'une seconde chance sur terre.Le problème, c'est que Malebolgia l'expédie dans le futur sans aucun souvenir.Il apparaît, cinq ans plus tard, sous les traits d'un être infernal, doté de pouvoirs surhumains.Dans sa lutte pour trouver un sens à sa nouvelle vie, le superhéros de ce dessin animé doit mettre tous ses pouvoirs au service du démon.Une tâche qu'il n'est pas certain de vouloir accomplir.Les dessins de la série rappellent ceux de la bande dessinée et même si l'histoire est parfois confuse, elle saura, sans aucun doute, captiver les amateurs du comte book.Attention aux couleurs : c'est sombre.La série de six épisodes est présentée depuis hier.Elle se poursuit tous les soirs, à 22 h, jusqu'au 29 octobre.Des reprises sont prévues le vendredi et le samedi, à raison de trois épisodes par soir, diffusés en rafale, de 21 h 30 à 2 3h.Par ailleurs.Musique Plus présente le soir de l'Halloween le phénoménal Rocky Horror Picture Show, une comédie musicale teintée d'horreur mettant en vedette Meat-loaf, Susan Sarandon et Tim Curry.Pour ceux qui l'ignorent, ce film-culte présenté depuis 23 ans sur les écrans d'Amérique du Nord compte un nombre incalculable de fans.La tradition veut que le spectacle se passe plus dans la salle que sur l'écran.En effet,Rocky Horror Picture Show est plus qu'un film, c'est un « happening » où les spectateurs La famille Simpsons s'est déjà mise aux couleurs de l'Halloween.Pour l'occasion elle en découd toute la semaine avec des extraterrestres à un oeil.s'habillent comme les personnages et où ils donnent les répliques, en lançant toutes sortes d'objets et d'aliments sur l'écran.Télé-Québec diffuse elle aussi un film de circonstance, lundi soir, à 20 h.Le Fantôme du paradis, une oeuvre signée Brian De Palma, est une transposition moderne du célèbre Fantôme de l'opéra.C'est l'histoire archi connue du compositeur d'un opéra rock qui se fait voler son oeuvre par un imprésario machiavélique.William Finley, Paul Williams et Jessica Harper prennent part à la distribution.Quant à Super Écran, elle propose à ses abonnés une nuit d'Hal-loween, le 31 octobre.Ça débute à 21 h avec Le Pacte du silence.Blanche Neige : le plus horrible des contes avec Sigourney Weaver, et La Nuit des démons 3.Vous en voulez plus ?Deux autres suspenses d'horreur sont à l'horaire : La Relique et La Peau sur les os.Cette nuit d'effroi se termine avec le film québécois Karmina.En anglais Chez les anglophones, où l'Halloween est un véritable rituel, plus encore que chez les francophones, plusieurs émissions sont à l'antenne.Prenez Brimstone.Cette série débute demain soir sur les ondes de Global, à 22 h.Peter Horion incarne un policier sommé par Satan de retrouver 113 damnés qui se sont évadés de l'enfer.John Glover joue le diable.Vendredi prochain, Millennium présente, sur Fox, une histoire de meurtres qui se produisent sur le plateau de tournage d'un film d'horreur.Frank Black, interprété par Lance Henriksen, a déjà enquêté sur le meurtrier en série ayant vaguement inspiré le film en question.Et que diriez-vous de la biographie non autorisée du diable ?Diffusée en trois épisodes, à compter de demain, à 21 h, sur la chaîne History, cette biographie évoque les cultures et les mythes égyptiens et mésopotamiens qui seraient à l'origine de la création du personnage de Satan.Avis aux amateurs de documentaires, cette série, intitulée The Devil : An Unau-thorized Biography, ne fait pas dans la fiction.Les choix de Suzanne MTV FASHIONABL Y LOUD'98 Aujourd'hui,, 14 h et 17 h, MusiquePlus ¦ Présentation du top 10 des artistes les plus mode, suivie à 17 h d'une spéciale de Fashiona-bly Loud, animée par Cindy Crawford et l'ex-Foo Fighters Pat Smear.Les prestations des groupes Wu-Tang Clan, The Crystal Method et Death in Las Vegas sont entrecoupées des défilés de John Bartlett, Antonio Berardi et Todd Oldham.GRANDS REPORTAGES Mercredi, 20 h, RDI ¦ Voici une autre émission sur le thème: On a marché sur la lune ! En effet, il y a presque 30 ans, le 20 juillet 1969, trois astronautes mettaient le pied sur la lune pour la première fois de l'histoire.Ils nous racontent ici comment cette mission d'Apollo lia changé leur vie.LE TOUR DES MONDES Jeudi, 20 h, TQc ¦ Le père des campagnes de Be-netton, Oliviero Toscani, a fait scandale partout dans le monde avec ses photos : le baiser échangé par une nonne et un prêtre, le bébé blanc nourri au sein d'une femme noire, la veillée funèbre d'un malade du sida aux tatouages « VIH positive » sur des parties du corps humain.Voyez, jeudi soir, un portrait de ce créateur controversé.PARTIR SUR LA ROUTE DES ÎLES Vendredi, 21h30, TV5 ¦ Vous aimez la mer?Vous ai-mère/ Siins iloit.te ce reportage sur les Grenadines, un chapelet de petites îles des Antilles, situé entre Saint-Vincent et Grenade.C'est un endroit rêvé pour les amateurs de voile et pour tous ceux qui aiment le calme et le soleil.(Vous avons aimé Un Pm du tout ?VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 11:30 0- Médiat Jean-Claude Turcotte est-il devenu le Monseigneur Médias du Québec?Comment vous influence-t-on dans vos achats de disques et de magazines?20:00 O- En route vers le Gala de l'ADISQ L'énergisante Véronique Cloutier anime cette émission préparatoire au grand show de la semaine prochaine.20:00 CD - La Vérité sur les chats et les Mens Jeanine Garofalo et Uma Thurman dans une comédie sentimentale de qualité, dit-on.20:00 CD- Le plaisir cran avec l'usage Sophie Lorain est l'invitée d'honneur et parmi ses choix, il y aura Michel Cusson, le musicien très doué qui a écrit la trame sonore d'Omertà.21:00 O \u2022 Zachary Richard invite Michel Rivard en Louisiane Et les deux vont faire de la musique.22:00 CD - Montréal, c'est quoi ma ville?Simon Durivage présente quatre aspects de Montréal: la pauvreté, le Montréal ethnique, brasser des affaires et y habiter ou fuir en banlieue.23:50 O - La Nuit américaine Le film le plus charmant de Truffaut, sur l'univers du cinéma.Avec Jean-Pierre Léaud et Jacqueline Bisset CANAUX 18 h 65 18 h 30 | 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CF |.VD CE 15117 30.CBC ABC ES cbs CD NBC(D A & E BRAVO CÂBLE 0 V.CANALD CNN DISC.FAMILY CK FOX GLOBAL HISTORY LIFE MM MP NW RDI nos 8HOWCA&E le soir Le TVA Pignon sur rue Découverte La Vie d'artiste La vie est un sport dangereux Kaosbar Xena la guerrière Puise News Travel, Travel Régional Cont.Cinéma/ ERNF£Î,.#) tf ra» World News M-A*S*H Football (13:00) Debate for Candidates.Wild World World Focus Birdwatch Religion, EthJcs The Unexptained / Psychedelic.Burt Lancaster It'sYourMoney Municipal Aff.Pour l'amour des crocodiles WoridView MoneyfweeK Winge Nilus.Flash Forward Wild Things Myst Island îtSeemsUte.TalkingHeads History Bites Extra MuchMegaHits D.Box-Office Fort Boyard / Abeille Gélinas, François Morency Cinéma / LA VÉRITÉ SUR LES CHATS ET LES CHIENS (4) avec Janeane Garofeio, Uma Thurman D.Le Jeu du siècle Catastrophes Felidty Emity of the New Moon MBÊM - Les Beaux Dimanches / En route vers le gala de l'ADISQ Beaux Dirnanches/Zachary Richard, Michel Hivard en Louisiane Le plaisir croît avec l'usage / Sophie Lorain Le Téléjoumal Suspect numéro 1 Sport {23^9?/ Cinéma U3:5Q) Simon Durivage: Montréal, c'est quoi ma ville?Le TVA Arts et Spectacles / Tous les matins du monde Cinéma / TENSION (4) avec fit Pacino.Robert De Nlro Touched by an Angel Charmed C^éma / L0V1N6 EVANGELINE avec tëcfc Mancuso, Kelly Rowan Stars on Ice Gnéma /GASPÊR (S) avecChrô#ra RJccL 6$ PuBman 60 Minutes Geraldo Rivera: Black and Blue Anyplace WikJ Naturescene Ballykissangel Anctent Mysterfes Arts & Minds iDuane Mfctoto Controversy Couples.Sports Tonight Riches eL.World Today Sunday: ©discovery.ca Blossom Dinosaurs The Wortd's Funnieet 60 Minutes The Canadiens Trendspotting Foodessence Combat des clips Le Décompte MusiquePlus Rythmes du monde Today/BBC Point de presse Money Show Franc Jeu Golf SPGA (17.-00) TÉLÉTOON tlc TSN TV3 VIE YTV CANAUX Friday the 13th: The Sériée On the Line with Patrick Conlon Monde ce soir Sports 30 Mag La Facture Vélo montagne Touched by an Angel Dateline NBC The Leahy's 20/20 Sunday Sunday Report Ur.dercurrents The Practlcc Cmérnà / BÊAUTY avec Janine Tumer, Jamey Sheridan CTV News Sunday Report Acc.Hollywood Cinéma / THJRST (4) avec Chantai Contouri, David Hemmings Nature / Animal Attractions The Composer Séries Biography / Connie Francis Masterpiece Théâtre / A Respectable Trade (1/2) Tchaikowsky Festival VI News Sports (2355)/ Loteries (23 44) Cinéma/LE CERCLE.-1: Libido Puise / Sports News Sports Pub ER Viper Great Performances / Henry V Cinéma / THE MHKY WAY (4) Law & Order Télescope: Rotoff Beny mÊam Place publique Vies de travail Années Mode/LangiQe.rebelles Ta/A 3N (3) avec Judy Gartand, James Mason i.¦\u2014~~\u2014\u2014-\u2014.\u2014 Controverse H Parole et Vie tfASKOUAN H) Dcctmwrtaire CoW War / Korea 1949-1953 CoW War.World Today Discovery's Sunday Showcase: Air and Space Week .Wolves Cinéma > S0METHING W'rCKEDL (4) The Simpsons The Simpsons That '70s Show Reilly.Aces of Soies Troy Darms Outbecx AoVentures NewsStand / Time Foruidden Places Sélective Hype Service aux élus Cinéma / LES ORDRES (2) Sports Tonight Sunday: Odiscovery.ca mm /TUtSA (5) avec Susan Hayward 177 95} \u2014_Lu.__i\u2014¦ ¦¦ ¦¦¦\u2014 TheX-Rles TheX-Rles The PractJce Sharpe Crocs Down Under MuchMusic Countciown Fax Ed Sullivan Not Just the News La Grande Guerre Fax Clip Grands Événements/Ginette Reoo Sunday Report Le Journal ROI Schlesinger Sculty RDI Trendspotting Pop-Up Video Weird Homes The Monkees Cinéma .8 11 45 13 22 21 23 20 24 38 34 31 36 37 18 NYPD Blue The Adventures of Sinbad Reilfy, Aces of Sples Troy Dann's Outback Adventures MuchEast L'Événement week-end mode Numéro Un le Québec 1976 Musicographie / Edith Piaf The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques Road.Médias Second Regard Portraits .Nancy Greene Footbal / Biiis \u2022 Panthère Sports 30 Mag f*ww / HARf FM JlN ROMANCE: A CHANGE OF PLACE (6) TometJerry Fous du volant Natural Disasters Football (ie 00) Les Grands Fleuves Qui êtes-vous?Charte Brown 18 h 00 Santé en.I assit; 18 h 30 Road Runner Fifi Bnndacier How'dThey Do Thar?/Night Police Sportsdesk Journal FR2 NFL Primetime Sptat! Ned et son tnton The Haunted Due South Les Simpson Animania Hauntings Across America Pie in the Sky Spawn Highlander Haunted Lighthouses Cinéma / M0USE 0F GAMES (4 j Les Simpson Ned et son tnton The Haunted Footbal / Bills - Panthers (2015) ^portsdesH Vivement dimanche prochain Jeux de société MyHometown Stmley Holmes Bouillon de culture / Contre la haine L'Hôpital Chicago Hope Smart Guy Rough Guide Ecce Homo / L'Omnivore Small Talk Vrva(2l 45) La Beauté.Journal belge Cinéma/ORAGES D'ÉTÉ .y.- 46 47 29 35 30 48 25 19 33 40 27 28 La Vie en vrac/Secrets du sexe Copines d'abord Jake & ihe KM Flipper 15 44 18 19 h 00 19 h JO SU h 00 6 11 58 13 22 21 23 20 24 47 48 31 39 37 36 49 50 30 32 25 19 33 20 h H0 I i*lh 00- 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 2.1 h 30 ) GF VI CÂBLE : A A E « ARTS ANOFNTERTAINMEK1* - CÂBLE 0 V * CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN ¦ NOUVELLES - DI9C » OOCOVERY - MM ¦ MUCH MUSC - MP ¦ MUSIQUE PLUS - MMAX » MU&MAX WW ¦ MgW9WORLD - RDI ¦ RÉWUU OK UNTOHMATIOM RDS ¦ RÉSEAU DES SPORTS «TLC ¦THF LEAFliNtt CHANNEL -T8H «THE SPORT NETWORK ¦ TV5 ¦TÉLÉV18K)N B4IEHMA1IUMALE - YTV ¦ VOUTHTV LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 B3 Sur la voie royale vidéos SONIA SARFAT1 événement est de taille.Le Roi lion \u2014 le dessin animé de Disney qui, sur grand écran, a rapporté plus de 300 million-s $ US et qui, sur vidéocassette, s'est vendu à 31 millions d'exemplaires en Amérique du Nord ( un record, est-il besoin de préciser ! ) \u2014 empruntera de nouveau la voie royale dès mardi, grâce à la sortie du Roi lion II : la fierté de Simba.Une sortie destinée à la con-sommation maison, puisqu'en vidéocassette seulement.Ce, même si le dessin animé a été tourné en 35 mm \u2014 comme un « vrai » film, quoi ! « Nous sortons, chez Disney, beaucoup de produits par année », explique Annick Poirier, directrice des ventes régionales pour le Québec chez Buena Vista Home Entertainment Canada.h L'horaire est chargé, et complet pour les quatre ou cinq prochaines années.Si nous avions voulu lancer la suite du Roi lion en salle, nous aurions dû attendre encore.Ça aurait été trop long.» Ah, bon.De toutes manières, la mégaentreprise pouvait, financièrement, se permettre d'écarter le grand écran : les personnages ayant déjà été développés, la production \u2014 qui a duré deux ans \u2014 a coûté moins cher que l'oeuvre de départ.Pas un sous-produit D'où la sortie, en vidéo uniquement, d'un film qui n'est pas un sous-produit de l'oeuvre originale.Aucun rapport, en effet, entre Le Roi lion 77 : la fierté de Simba et la série télévisée mettant en vedette ces rigolos que sont Timon et Pumbaa.Tout comme il n'y a aucun rapport entre les produits destinés à la télévision qui ont fait suite à Aladin ou au Bossu de Notre-Dame et les films d'animation qui les ont inspirés.Pour ce qui est des productions lancées directement en vidéo, Disney n'en est pas non plus à son premier essai : La Belle et la Bête, Winnie l'ourson et Pocahontas ont une suite, Aladin en a deux.Mais là où les nouvelles aventures de Simba se distinguent vraiment, c'est dans la qualité de l'animation et du scénario \u2014 qui, effet de surprise en moins, n'ont presque rien à envier au premier volet de l'oeuvre.« Le Roi lion, c'était un peu Ham-let, note Annick Poirier.La Fierté de Simba, c'est Roméo et Juliette.avec un happy end.» Il y a en effet de cela.Ici, la fille de Simba, Kiara, rencontre celui en qui l'affreux S car voyait son successeur, Kovu.Ce sera le coup de foudre.Et, après les épreuves et les trahisons que Ton imagine, les deux jeunes lions parviendront à réconcilier les habitants de la Terre des lions et les exilés.Le bémol \u2014 car il y en a un \u2014 ne se voit pas.Il s'entend : les chansons de La Fierté de Simba ne portent pas les signatures de Tim Rice et d'EIton John ( lesquelles ne doivent pas être données ).Mais peut-être ces pièces coulent-elles moins bien à cause de la traduction, que les chansons accusent toujours plus difficilement que le texte.Ce, peu importe le talent de l'adaptateur \u2014dont ne manque pas François Asselin.Car comme c'est en train de devenir l'habitude, la version française de nouveau Roi lion a été confiée au studio Son et doublage des Laboratoires Astratech.Pour cela, Gilbert Lachance, réalisateur des dialogues français du film, a fait passer une cinquantaine d'entrevues à des comédiens d'ici.Matt Damon et Tom Cruise Luc Campeau et François Go-din ( le premier en musique, le second en paroles ) se partagent le rôle de Simba.Caroie Chatel, celui de la méchante Zira.Claudia-Laurie et Aline Pinsonneault sont pour leur part excellentes dans les rôle de Kiara, enfant et adulte.Du très beau travail.« Mon défi allait au delà du synchronisme entre le mouvement des bouches et les mots.Il fallait trouver des acteurs qui véhiculent, par leur voix, les mêmes intentions, les mêmes.couleurs, que les interprètes anglophones », explique Gilbert Lachance \u2014 dont la voix est probablement plus connue que le visage : en français, il est le « porte-parole » de Matt Damon et de Tom Cruise.?LE ROI LION n : LA FIERTÉ DE SIMBA Dessin animé.Avec les voix de François Godin, Luc Campeau, Caroie Chatel, Aline Pinsonneault, Martin Watier.Sortie : 27 oct.TRUCKS ( VF : TRUCKS ) Film d'horreur de Chris Thomson.Avec Ti-mothy Busfield, Brenda Bakke.Sortie : 27 oct.Pour baigner dans l'ambiance de l'HalIoween, rien ne vaut un roman de Stephen King ou l'adaptation cinématographique d'une de ses oeuvres : règle générale, on peut être assuré à leur contact de quelques frissons bien glacés.Prenons le cas de Trucks, film de série B tiré d'une de ses nouvelles.Impossible de ne pas éclater de rire dans la première scène, quand un camion « possédé » surveille, du coin du rétroviseur, le type à qui il va faire passer un mauvais quart d'heure.Mais petit à petit, le spectateur coopératif se laisse f;agner par le drame ( ! ) que vivent es habitants de ce village régulièrement survolé par des ovnis.Et Trucks finit par livrer, bon an mal an, sa marchandise \u2014 sans toutefois tenir la route aussi bien que Christine.?*l/2 ATH1N LINE BETWEEN LOVE AND HATE (VF: DE L'AMOUR À LA HAINE ) Comédie dramatique de Martin Lawrence.Avec Martin Lawrence, Lynn Whitfield, Regina King, Bobby Brown.Sortie : 27 oct.Étrange parcours, que celui suivi par Martin Lawrence dans A Thin Line Between Love and Hâte \u2014 qu'il a écrit, réalisé et dans lequel il tient le rôle principal : le ton, tout d'abord à la comédie, se modifie dans la deuxième partie du film, qui se termine par un psycho-drame à la Fatal Attraction.Changement de registre, donc, mais mal amené et peu crédible.La ligne qui sépare l'amour de la haine, c'est Brandi qui la franchit quand elle s'aperçoit que pour Dar-nell, elle n'est qu'un « bon coup » : s'il a fait des pieds et des mains pour entrer dans son lit, c'est qu'il agit ainsi avec toutes les femmes.Le spectateur le savait.Elle l'ignorait.Elle va mal le prendre.Si mal qu'elle va s'arranger pour que sa douleur soit.contagieuse.DEEP IMPACT ( VF : L'IMPACT ) Drame de science-fiction de Mimi Leder.Avec Tea Leoni, Robert Du val 1, Elijah Wood, Van es sa Red grave.Sortie : 27 oct.Malgré son slogan \u2014Les océans se soulèvent, les villes s'effondrent, l'espoir survit\u2014, Deep Impact n'est pas un film catastrophe dans tout le sens ( 1 ) du terme : ça ne se met à r'volcr de tous bords, tous côtés que dans les 15 dernières minutes du film.Avant cela, on parle.Beaucoup.On regarde la télévision.Énormément.Et on se prépare à l'apocalypse avec gravité et sagesse.Message : aux Etats-Unis, on sait vivre \u2014 et on sait mourir.Discours patriotique exacerbé, donc, à la manière de Indepen-dence Day.Sauf qu'ici, l'ennemi qui vient de loin est une comète.Elle va heurter la Terre et réserver à la race humaine le sort qu'ont connu les dinosaures.Mais gageons que nous, nous ne nous laisserons pas faire.*?* 1/2 LOVE AND DEATH ON LONG ISLAND ( VF : RENDEZ-VOUS À LONG ISLAND ) Comédie dramatique de Richard Kwiet-niowski.Avec John Hurt, Jason Priestley, Fiona Loewi, Sheila Hancock.Sonie : 27 oct.Imaginons John Huit, acteur issu du théâtre anglais.Et, face à lui, Jason Priestley, produit de la télé américaine ( de Beverly Hills 90210, précisément ).Imaginons le premier dans la peau d'un écrivain qui semble sorti du XIXe siècle.Et le second, en gosse mal dégrossi devenu millionnaire grâce a sa belle gueule.Et imaginons que le premier, contre toute logique, tombe follement amoureux du second \u2014qu'il a vu dans un navet au titre révélateur : Hot Pants Collège 2 \u2014 et fait tout pour le rencontrer.Écrit avec intelligence par le réalisateur Richard Kwiet-niowski ( qui a ainsi adapté à l'écran le roman de Gilbert Adair ), Love and Death on Long Island est un film très touchant, porté par un John Hurt formidable de dignité et de candeur.MllJlll ?THE BUTCHER BOY ( VF : LE GARÇON BOUCHER ) Drame de Neil Jordan.Avec Ea Owens, Stephen Rea, Fiona Shaw, Alan Boyle.Sortie : 27 oct.Au début, on pense aux 400 coups.Pour finalement se rendre compte que The Butcher Boy ne se compare à rien.Adapté d'un roman de Patrick McCabe, ce film de Neil Jordan ( à voir en version française pour qui n'a pas l'oreille habituée à l'accent irlandais ) consiste en une plongée impitoyable dans l'imaginaire d'un enfant troublé.Troublé par ses parents \u2014 père alcoolique, mère suicidaire.Troublé par la place qu'occupe sa famille dans le quartier \u2014 la voisine les considère comme des porcs.Et troublé par son époque \u2014en ces années 50, l'Irlande craint le communisme et l'attaque nucléaire.Une histoire qui, menée sur un ton plus réaliste, aurait été sordide.L'univers très particulier de Patrick McCabe fait qu'on en retient plutôt l'humour macabre.?* HOPE FLOATS ( VF : ESPOIR RETROUVÉ ) Comédie dramatique de Forest Whitakcr.Avec Sandra Bullock, Harry Connick Jr, Gena Rowlands, Mae Mhitman.Sonie : 20 oct.Romantique?Il le faut, beaucoup, pour parvenir à croire à ce Hope Float mettant en vedette Sandra Bullock.Ali, Sandra ! La fille d'à côté, la copine ou la blonde qu'on rêve tous d'avoir 1 Eh bien, elle est tout ça, plus que jamais même, dans ce film de Forest Whitaker où, femme trompée, elle quitte le domicile conjugal avec sa fillette pour aller refaire sa vie dans son village natal.Et, peut-être, trouver le bonheur auprès d'un ami d'enfance qui \u2014 lui I \u2014 est resté fidèle à son amour.Si seulement Harry Connick Jr pouvait laisser transparaître une parcelle de cette passion ! Mais non.Il est d'un flegme à transformer un volcan à glacier.Pourtant, ça va marcher avec Sandra.Une bonne fille, vraiment.Sonia Sarfati ^^^^^ 81 K ANDRÉ M0NDOUX collaboration spéciale une certaine façon, NHL 99 donne indirectement raison à ceux qui déplorent que la télévision ait à jamais changé notre sport national.Dès le départ, le jeu s'ouvre sur une vue de l'amphithéâtre où se déroulera le match, pendant qu'un annonceur « tout à fait sérieux » vous souhaite la bienvenue au match opposant les deux équipes.Vous vous retrouvez ensuite au niveau de la glace, pendant les dernières mesures de l'hymne national, au moment où la foule s'apprête à lâcher son frein.S'ajoute la voix des deux commentateurs qui présentent les deux Lance, frappe et pitonne équipes et voilà, c'est parti ! Tout au long du match, votre partie de hockey se déroulera sous vos yeux comme un match à la télé, avec les mêmes mouvements et angles de vue des caméras ( dont certaines qui ne sont pas encore physiquement possible dans la réalité ! ), les exclamations du commentateur et les remarques de l'analyste accompagnant fidèlement l'action ( même durant les reprises où les deux compères expliquent en détails le pourquoi du comment du jeu ), les tableaux de statistiques apparaissant à l'écran, etc.Bref, une Soirée du hockey avec un budget.C'est lui, je le reconnais ! Fait à signaler : le jeu est également offert en français.Attention cependant, seul le texte des menus et du manuel de l'utilisateur a été traduit.Graphiquement, le jeu est superbe.C'est à peine si on dénote les polygones définissant les joueurs.Il faut dire cependant que le jeu ne manque pas d'audace en osant s'approcher très près des joueurs ( le grossissement est plus vulnérable aux imperfections ) au point qu'il est possible de reconnaître leur visage ! D'accord, vos joueurs favoris affichent peut-être un sourire un peu figé, comme s'ils étaient subjugués par un vide quelconque, mais à bien regarder les entrevues avec les vrais joueurs, je me demande s'il ne s'agit pas d'un autre souci de vraisemblance.Avec de tels résultats, il n'est donc guère surprenant que NHL 99 sur PC exige une carte vidéo dotée de fonctions d'accélération de gra- En vrac phiques 3D, comme la Voodoo, la RAGE Pro ou la Matrox G200 ( le jeu soutient les principales cartes 3D offertes sur le marché ).Les commandes du jeu sont simples : déplacement, passe ou lancer frappé, sursaut de vitesse, mouvement spécial, bloquer un tir et retenir ( eh oui.).Le jeu est ainsi fait que pour décrocher un lancer frappé, il vous faut environ deux secondes; il s'agit donc de bien utiliser les jeux de passe afin de se mettre à découvert.Une autre raison d'effectuer des passes est que si un même joueur conserve le disque, un adversaire finira par le rattraper pour tenter de lui enlever ses culottes par le haut lors d'un sévère mise en échec ( qui en prime lui fera perdre la rondelle ).Il y a quatre niveaux de jeu : débutant, recrue, professionnel et vedette.Les DVD commencent à faire leur apparition dans les ordinateurs personnels.Semblables aux cédéroms traditionnels.Ils peuvent contenir beaucoup plus de données.Voilà pourquoi les fabricants de jeux, de plus en plus, mettent à profit cette technologie pour offrir sur un seul CD ce qui auparavant en nécessitait plusieurs.En prime, ils ajoutent bien souvent des petits « bonbons », comme un long extrait sur la réalisation du jeu ou davantage de séquences vidéo.?1/2 RIVBN Cyan Windows, Macintosh L'inctntournable aventure mystérieuse #r déroulant dans un décor époustouflant et envoûtant et où l'ingéniosité est toujours de mise.?WING COMMANDER IV Origin Windows La célèbre série de jeux qui a brouillé les frontières entre le cinéma et l'informatique.Ce quatrième chapitre est excellent et propose des situations et des Intrigues complexes qui sauront satisfaire les joueurs exigeants.?STAR TRBK STARFLEET ACADEMY Interplay Windows Plus de 220 minutes de séquences vidéo ( presque quatre heures I ) dans ce jeu inspiré par la célèbre série.Essentiellerafeit un simulateur de combat spatial.Malheureusement, beaucoup d'attentes non satisfaites avec ce titre.Du point de vue des commandes d'action, le jeu est simple, comme il se doit.Par contre, les gérants d'estrade s'en donneront à coeur joie avec les multiples options permettant de créer et modifier les lignes à l'attaque, modifier la stratégie de jeu, échanger des joueurs, etc.Vous n'êtes pas tout seul.NHL 99 offre plusieurs types de jeu qui sauront plaire aux débutants comme aux maniaques : partie d'exhibition ( simple joute, sans enjeux ), saison ( simuler toute une saison \u2014 n'oubliez pas que le jeu comprend toutes les statistiques de la saison 97-98 ), éliminatoires ( allez droit à la coupe Stanley ), tournoi ( matchs internationaux ), entraînement ( lancers de punition ), pratiques de l'entraîneur ( sans commentaires.) et ligue virtuelle.Ce dernier module est particulièrement impressionnant : non seulement il permet de jouer à plusieurs par modem ( réseau local ou internet ), mais il offre également de mettre sur pied une véritable ligue virtuelle où un commissaire désigné gère toutes les statistiques, transactions et règlements d'une saison virtuelle.Voilà pourquoi les inconditionnels de NHL99 se réunissent autour de sites Web en de véritables communautés électroniques, pour y échanger des statistiques sur la vraie saison en cours ou jouer ensemble.NHL 99 est une valeur sûre, un classique du genre.jusqu'à la prochaine version I ?1/2 NHL 99 Electronic Arts Wfhdows, PlayStation et Nintendo 64 entre 50 et 70 $ B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 C.¦ ||vreg ) Les musclés du Commando L'Halloween écrite noir sur blanc.pour en voir de toutes les couleurs SONIA SARFATt Les rues seront prochainement envahies par des régiments de Chip Hazard, de Brick Bazooka et autres Nick Nitro.Pas que l'armée ne refasse le coup d'octobre 70, mais plutôt que Les Petits Soldats qui ont sévi sur grand écran cet été ont fait des petits.tout court.Bref, en cette soirée d'Halloween, les musclés du Commando d'élite risquent de détrôner sorcières, fantômes et vampires.Lesquels demeurent toutefois omniprésents entre les pages des livres de saison.En voici quelques-uns.Pour un aperçu complet de la faune « halloweenesque », un ouvrage qui deviendra certainement un classique du genre : Halloween \u2014 Sorcières, lutins, fantômes et autres cro-quemitaines.Signé Patrick Jézéquel et Bénédicte Morant, illustré par Jean-Baptiste Monge et Erlé Ferro-nière, ce superbe album est publié par Avis de Tempête \u2014 la maison d'édition bretonne qui est aussi derrière le sublime Petit précis de cuisine elfique (avis à ceux qui sont déjà à acheter les cadeaux de Noël et qui ont un cordon-bleu dans leur entourage ) et dont la production repose sur les légendes celtiques.Leur dernier-né trace un portrait documenté ( ! ) des lutins ( trolls, elfes, farfadets, etc.), des sorcières, des démons, des ogres.De leur place dans les pays où ils « sévissent », des légendes qui transportent leur mémoire à travers les âges, des moyens permettant de les éloigner.Le tout, accompagné d'illustrations en noir et blanc ou en couleurs.Le livre que tout amateur de fantastique voudra ajouter à sa collection \u2014 puisqu'il possède sûrement, d'Albin-Michel, Les Fées, Les Gnomes et Le Livre secret des sorcières.Au sujet de ces dernières, un album adorable vient d'être lancé chez Nord-Sud : Ah ! si j'étais une sorcière.( dès 4 ans ).Un texte très court dans lequel Nina Schindler alterne entre le quotidien et les rêves d'une fillette.Le premier, terne et tristounet, est comme griffonné sur papier kraft par l'artiste Angela Kehlenbeck.Qui se déchaîne en gerbes de couleurs quand vient le temps de plonger le lecteur dans les seconds.Le résultat est visuellement magnifique, et la clé de l'histoire est adorable \u2014 pas donné à tous, d'assumer la sorcière en soi I L'héroïne de Grattelle au bois mordant ( la courte échelle, dès 4 ans ), elle, l'assume par contre totalement.L'auteure Jasmine Dubé reprend ici, en compagnie de sa complice Doris Barrette, le principe qu'elles avaient utilisé avec bonheur dans Le Petit capuchon rouge.Et, sous leurs baguettes magiques, le conte de fées devient source quasi intarissable de sourires.Cette version « inversée » de La Belle au bois dormant commence donc avec la naissance d'une petite sorcière fort espérée, sur le berceau de laquelle se penchent les méchantes marraines-sorcières, etc.Un exercice amusant, mené avec intelligence.Pour des contes « à l'endroit », c'est dans la collection « Monstres, sorcières et féerie » des 400 coups qu'il faut chercher.Dans le présent contexte, deux nouvelles parutions sont à souligner : Hansel et Gretel ( dès 5 ans ), l'adaptation du récit des frères Grimm par Lucie Papi-neau, illustré par Luc Melanson ; et Docteur Frankenstein ( dès 5 ans ), une relecture \u2014 en mots et en images \u2014 toute personnelle et quasi « bédéisante » du roman de Mary Shelley par Rémy Simard.Et puis, si la nuit du 31 octobre est l'amie des enfants, elle est bien l'exception qui confirme la règle ! Histoire de jeter un coup d'oeil moins inquiet qu'amusé sur tout ce qui s'éveille dans le noir, deux albums rigolos et sans prétention : C'est la nuit.drôles de bruits, un texte court ( presque une comptine ) de Paule Brière, illustré de façon amu- sante par Christine Battuz ( Les 400 coups, dès 4 ans), où une petite fille s'imagine les folles activités auxquelles s'adonne sa famille pendant qu'elle, est condamnée à la peine dodo ; et Les nuits de Rose ( Dominique et de, dès 4 ans ) où l'auteure et illustratrice Mireille Levert suit les grandes aventures nocturnes d'une fillette qui a envie de faire un p'tit pipi.Finalement, pour les grands lecteurs et grands cueilleurs ( de bonbons ), trois romans de circonstance.Les otages de la terreur (texte de Denis Côté et illustrations de Stéphane Poulin, la courte échelle, dès 8 ans ), une nouvelle aventure de Maxime, Jo et Pouce : une randonnée en famille se transforme en cauchemar pour le célèbre trio qui se retrouve prisonnier d'une maison \u2014 d'une maison, & non « dans » une maison.Ensuite, La proie des ombres ( texte de Lucie Bergeron et illustration de Bruno Saint-Aubin, Dominique et cie, dès 8 ans ), la suite des mésaventures humoristiques de Jeanne et de Hugo : après avoir passé une nuit dans un salon funéraire ( La lune des revenants ), les deux amis-ennemis se perdent dans les méandres de « La Pierre tombale » \u2014 un magasin de farces et attrapes dont le propriétaire vient de mourir.Et Silence de mort de Laurent Chabin ( Dominique et cie, dès 9 ans ) : quatre jeunes dérivent sur une rivière guyanaise à bord d'un ponton qui s'est détaché de la rive et doivent affronter ce qui pourrait bien être les esprits de la forêt.Bref, de quoi se mettre en appétit par la dégustation.d'on sait trop bien quoi.Un cas de taille, en effet.Mordecai Richler exploite ici son immense talent non de pamphlétaire, mais d'écrivain RÉGINALD MARTEL wp^ 1 arrive à tout le monde d'être in- ¦ telligent.Mordecai Richler n'est ¦ pas en reste quand il se mêle, plu- ¦ tôt que de trahir la vérité des si-B tuations et des événements, d'en ^^^^ inventer qui conviennent à son immense talent d'écrivain.L'oeuvre est considérable, dont le volet montréalais est bien connu des Québécois.La traduction tardive de Cocksure, paru en 1968, rend compte, sur le mode humoristique, du brassement culturel qui a déferlé sur Londres, et de là un peu partout, au début des années soixante.Un roman peuplé de personnages cinglés et bon enfant, comme on aime à penser que sont les Anglais, ceux de la belle-mère patrie.Ce sont des vedettes de l'édition, de la politique et de la scène, peut-être inspirées de personnages réels qui en trente ans auront eu le temps de sombrer dans les abysses des mémoires oublieuses.Le titre français.Un cas de taille, a un mince rapport avec le titre original.Le traducteur a choisi de mettre l'accent sur ce qui toiture le personnage principal, Mortimer Griffin, à savoir la taille de son pénis, qu'il croit insuffisante.Beau cas en effet, et de taille, qui entraîne le roman- cier dans des coquineries à la limite du bon goût et le malheureux personnage dans une affirmation de son identité WASP que semble contredire l'absence, sur ledit organe, d'un prépuce sacrifié à certaine manie hygiénique.Accusé par un juif d'Europe de l'Est de renier sa judéité, Mortimer est contraint de prouver non seulement qu'il n'est pas juif, mais encore qu'il n'est pas antisémite.On comprend qu'au lendemain des massacres nazis l'humeur générale était farouchement opposée à toutes formes de racisme ou de xénophobie.La tolérance a pourtant ses excès, qui mènent à son contraire.Mortimer, qui espère devenir éditeur en chef d'une maison d'édition littéraire, doit prouver qu'il pense comme il faut, ce qui préfigure le courant politically correct qui sévit aujourd'hui.Sa femme ne le retient pas, bien au contraire.Leur fils est donc inscrit à une école tout à fait dans le vent, où les enfants sont récompensés par une fellation, grâce aux bons soins de leur institutrice.Scandale, bien sûr, car la bonne dame a osé réserver le traitement aux seuls premiers de classe, au détriment d'un sain égalitarisme ! Dans le roman de M.Richler, les hantises de Mortimer justifient la part belle faite à la sexualité.L'humour est osé, cer- tes, et rarement trop lourd.On le retrouve tel dans les situations qui évoquent d'autres dimensions de l'âme humaine.Ainsi de la volonté de puissance ( sans jeu de mots ), ou de l'increvable désir d'être éternel, qui amènent le romancier à inventer une espèce de personnage bionique, le potentat américain Star Maker, qui peut-être mourra, non sans avoir auparavant acquis à parts égales les deux sexes, parfaitement fonctionnels et dont il use pour son plus grand plaisir.Les moralistes sont rarement souriants, drôles encore moins.M.Richter est tout le contraire.En utilisant à fond les raccourcis de la caricature, et une construction par tableautins successifs qui n'est pas étrangère à la bande dessinée, il pousse la critique sociale aussi loin qu'il le faut, sans pleurer sur l'érosion de valeurs qu'une époque nouvelle ramènera de toute manière, au prochain hoquet de l'histoire.Roman comique à coup sûr, ce Cocksure, grinçant aussi, pour ce qu'en révèle une traduction qui n'est pas sans mérite, mais qui ne manque pas d'anglicismes et de passages obscurs.UN CAS DE TAILLE Mordecai Richler Balzac-Le Griot éditeur, 262 pages Mordecdi Richler Le retour de Diana h TA\\iiHKH> i.AlTOMNF Devenue romancière par accident, en participant à un forum de discussion sur le Web, Diana Gabaldon est devenue boulimique de l'écriture : sa saga « his-tor ico-fant astique » \u2014 relatant la vie d'une infirmière de l'après-Guerre qui a trouvé l'amour auprès d'un Écossais.du 18e siècle rencontré au hasard d'un voyage dans le temps \u2014 vient de s'enrichir d'un quatrième tome.Après Le Chardon et le tartan.Le Talisman et Le Voyage, voici Les Tambours de l'automne.Retour, donc, de Claire et de Jaimie.Après avoir survécu à La rébellion écossaise et aux intrigues de la cour du roi de France, ils se retrouvent en Amérique.Où les attend un sort tragique.À moins que B ri arma, leur fille, ne puissent les aider.Elle, vit au 20* siècle et a accès à cette Histoire qui est le présent de ses parents.Incroyable ?Demandez aux centaines de milliers de lectrices de Diana Gabaldon : non seulement elles embarquent, mais cèles en redemandent.Sonia Sarfati l£s TAMBOURS DE L'AUfpMNB Diana Gabaldon Libre Expression.S2S pages La guerre, connais pas ! LE CINÉMA D'UNE GUERRE OUBLIÉE Aux États-Unis (et ailleurs dans le monde ) le film ïl faut sauver le soldat Ryan bat des records au box-office.Mais au Québec, rien de semblable.Louis Bros-seau, qui s'est penché sur le sujet, n'a recensé que neuf longs métrages de fiction québécois dont le récit traite de la Seconde Guerre mondiale et, dans la plupart des cas, la guerre n'est pas le sujet principal du récit, elle n'en constitue que la toile de fond.Mais avant de jeter la pierre aux cinéastes, il faut savoir que le peu d'intérêt suscité par cet événement historique chez les cinéastes de chez nous, par opposition à leurs confrères américains et européens, nous renvoie à la place relative que la guerre occupe dans la mémoire collective des Québécois.Alors qu'on commence à peine à réhabiliter nos « héros oubliés ».Pierre Vennat LE CINÉMA D'UNE GUERRE OUBLIÉE Louis Brosseau VLB Éditeur, 205 pages Celle qu'on n'attendait plus [LE CERCLE DES MAGICIENS On ne l'attendait plus, cette fille aux cheveux rouges appelée Wondeur : un long silence a en effet suivi la parution, entre 1987 et 1991, de quatre aventures ( Atterrissage forcé, La Fille aux cheveux rouges, Le Karatéka et Mission audacieuse ) où le fantastique se mêlait à « l'écolo-gisme ».Les fans de la première heure sont donc sûrement passés à autre chose \u2014 âge oblige \u2014, mais Joceline Sanschagrin risque fort de se gagner le public des « nouveaux » 8-12 ans: son Cercle des magiciens, qui Joue moins sur la morale écolo et explore davantage le filon fantastique, constitue un moment fort de cette série.Ainsi, après avoir retrouvé son père et mené une mission audacieuse, Wondeur pourrait couler des jours paisibles dans le phare où elle vit avec son papa, le K^jAttU^ Mai* se* nuits et, de plus en plus, ses Jours, sont hantés par un désir : celui de voler.Puisque, autrefois, elle volait.Pour retrouver ce pouvoir, la fille aux cheveux rouges doit aller dans la Cité de verre et relever le défi que lui lancent les magiciens.Sonia Sarfati LE CERCLE DES MAGICIENS joceline Sanschagrin La courte échelle, 93 pages ( à partir de 8 ans ) Langue de singe L'ÉCOLE DÇS CHIMPANZES L'École des chimpanzés c'est, dans le fond, deux livres dans un.Tout d'abord, le récit de la relation d'un scientifique, Roger Fouts, avec une jeune guenon, Washoe, avec qui il converse en utilisant le langage gestuel des sourds.Et, s'il faut en croire l'auteur, ça marche ! Mais en filigrane, l'auteur veut y démontrer comment le langage gestuel pourrait aider les enfants autistes et les faire s'exprimer.Fouts prétend qu'on confond «« langage » avec « parole ».Et tout comme les sourds-muets « parlent » sans user de la parole, l'enfant autiste pourrait faire de même.Cela fait un livre intéressant pour qui s'intéresse à ce handicap ou qui s'intéresse aux expériences avec les primates, mais un peu aride à lire pour le profane.Pierre Vennat ?L'ÉCOLE DE «CHIMPANZÉS Roger Fouts et Stephen Tukel Mills J.C Laites, 379 pages t 5 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 livre») La vie publique de Marguerite Un deuxième ouvrage de la « Céline Dion du troisième âge ».ELISABETH BENOIT collaboration spéciale ur les murs de la cage intérieure de l'escalier, plusieurs affiches font état de la toute récente carrière d'écrivaine de Marguerite Lescop.Et puis, à l'intérieur de l'appartement de la pimpante octogénaire, l'espace est plus privé: quelques images religieuses et des photos de famille ornent les murs.On y retrouve la grande table de la salle à manger sur laquelle Marguerite Lescop a écrit son autobiographie, très souvent la nuit, de trois à six heures du matin, affublée d'une tuque et d'un foulard pour se tenir au chaud.D'abord tiré à 500 exemplaires et publié à compte d'auteur en 1995, Le Tour de ma vie en 80 ans a été vendu jusqu'ici à 38 000 exemplaires.Or, Marguerite Lescop récidive avec En effeuillant la Marguerite, un recueil de courts textes tiré à 7500 exemplaires où l'écrivaine de 83 ans se raconte, encore une fois, mais différemment.Elle y relate ce qui l'a amené à écrire son autobiographie, puis livre quel- aues anecdotes à propos de sa nouvelle vie e personnage public et de conférencière \u2014 sans oublier tous les dangers que cela comporte : commencer à avoir des caprices de « vieille diva », être obligée de préciser à un réalisateur de la télévision qui la fait parader qu'elle n'est pas Claudia Schiffer ! Il y est aussi question de sa famille et de sa philosophie de la vie, toujours très positive.« Je ne pensais pas écrire un autre livre, je pensais que c'était fini », explique celle qu'on appelle parfois la Céline Dion du troisième âge, habillée très chic et assise dans son salon, un matin à dix heures.« Je dirais que ma vocation littéraire s'est présentée comme un cheveu sur la soupe.Ce qui m'a poussée à écrire un deuxième livre, c'est mon fils qui a ouvert une maison d'édition.Ça lui prenait des auteurs.Mais c'est aussi que j'avais des petits événements quotidiens à raconter.» C'est ce même fils et éditeur, explique-t-elle encore, qui s'est assuré que la rédaction de ce second manuscrit soit menée à terme.« François est arrivé chez moi un jour.Il s'est emparé de toutes les notes que j'avais écrites, et il a dit: C'est assezl » C'est ainsi que Marguerite Lescop est parvenue à terminer son deuxième livre.En effeuillant la Marguerite relate avant tout l'histoire vécue d'une mère de famille devenue écrivaine.Non sans humour, Marguerite Lescop y écrit : « Être promue vedette du jour au lendemain, ce n'est pas une mince affaire.Autrefois, clans la case occupation des formulaires, j'écrivais ménagère.Maintenant, je ne sais plus.Dois-je écrire écri vaine ?Conférencière ?Ou bien vedette ?» Les deux premières sections du livre, celles où il est question de sa vie d'artiste et de sa vie publique, sont sans contredit les plus prenantes.L'écrivaine y va de ses petites re- PHOTO BERNARD BRAULT, La Marguerite Lescop écrit la nuH.marques qui font sourire.Elle constate n'avoir de commun avec Balzac que le port de la robe de chambre.Elle explique écrire au verso de grandes feuilles imprimées que sa fille récupère pour elle à Radio-Canada et précise que le sens de l'économie lui donne de l'inspiration.Mais Marguerite Lescop raconte bien d'autres choses encore.Le lecteur y retrouvera par exemple l'octogénaire en train de « soudoyer » un policier sur le point de lui coller un ticket ! En fait, l'au-teure y raconte plusieurs des anecdotes qu'elle utilise lors de ses conférences.« J'ai l'impression que j'ai plus d'aisance dans la parole que dans l'écrit », confesse l'auteure.« Quand j'ai commencé à écrire mon deuxième livre, j'étais pas capable de démarrer.Je ne savais pas quelle formule adopter.Alors j'ai demandé à mon fils : penses-tu que je peux écrire en m'adressant au public ?Il a dit : sûrement.Je pense que c'est le ton ça.Moi, il faut qu'il y ait quelqu'un qui soit là, devant moi ou imaginé.J'écris au public.J'écris pas une histoire pour le plaisir.J'ai besoin de communiquer.» Ce besoin est tout à fait flagrant : à lire et à écouter Marguerite Lescop, on est vrairpept convaincu que En effeuillant la Marguerite est le fruit de la relation privilégiée qu'elle entretient avec le public.?» Et c'est en effet un livre qui s'adressç à ceux et celles qui connaissent et aiment Marguerite Lescop.Car l'auteur s'y est permise ce qu'on ne se permet que lorsqu'on intéresse les gens.Lorsqu'on est connue.Elle raconte de très petites choses, inclut un texte de jeunesse, fait des réflexions sur la vie; la mort, la joie, la vieillesse et l'adolescence qui n'ont de particulières que de provenir de cette dame si particulière.Bref, ce livre consacre, en quelque sorte, son personnage de vieille dame charmante et un peu espiègle.Charmante, Marguerite Lescop l'est.Sur le ton de la confidence, sur le pas de la garde-robe d'où elle s'apprête à tirer iule robe qu'elle veut me montrer, elle admet : « Ce qui m'a beaucoup aidée, c'est que je passe bien à l'écran.» C'est une séductrice d'envergure.Il faut la voir lorsque le photographe de La Presse arrive dans son salon.La dame devient fébrile.Aussi intense qu'une jeune fille qui rosit.Et elle se met à parler, parler.Elle saute du coq-à-l'âne : elle est captivée par l'appareil-photo.Entre deux remarques sur les photographes qui gaspillent beaucoup de pellicule, elle constate, elle qui ne craint pas les anglicismes : « Mais je devrais aimer ça être photographiée, je suis une show-offl » Chose certaine, Marguerite Lescop est trop charmante pour qu'on lui en veuille d'être.show-off.EN EFFEUILLANT LA MARGUERITE Marguerite Lescop Éditions Lescop, 231 pages » Quelle réalité au-delà des pixels?Un très bon roman du Danois Michael Larsen GILBERT GRAND Le gros plan est saisissant, troublant, obscène même : le visage de la femme au corps arqué vers l'arrière dans les draps froissés est tordu par le plaisir que semble lui donner un Homme penché au-dessus d'elle et lui tenant fermement les poignets.Malgré le grain de la photo, Martin Molberg, le coeur poignardé de jalousie, y reconnaît sa fiancée Monique.Une hôtesse de l'air qui vient de mourir à Copenhague, assassinée dans une cave à coups de batte.La police le soupçonne d'avoir commis ce meurtre.Lui qui carbure \u2022& l'alcool et aux antidépresseurs 4}'ëst certain de rien.Un témoin in-'JBOpnu lui a bien fourni un alibi.Alors, le voici à Los Angeles, offi-cjtf Ilement pour interviewer des ve-jKJttes ( c'est son métier ), en réalité Philosophe jnanagement YUECOURS e prime abord, la vie d'un penseur, fût-il le père surnommé le père du management, n'est guère intéressante.Point de liaisons, ni de cigares.Quand on s'appelle Peter Druc-ker, aucun lien avec le Michel de TV-5, on a vécu des expériences sans doute digne d'intérêt.C'est ce qu'a compris Jack Beatty qui nous livre un ouvrage qui se Veut une « biographie intellectuelle » de l'auteur de Au-delà du capitalisme et de La Révolution des caisses de retraite pour n'en nommer que deux.Pas un saint Rares sont en effet les philosophes qui peuvent prétendre avoir vendu sept millions de livres.Drucker intéresse tout particulièrement parce qu'il a été le premier à situer l'entreprise comme moteur de la société.Cette nouveauté a été accueillie avec mépris par les économistes de l'époque, mais a donné ultimement naissance à une nouvelle discipline: le management.L'intérêt du livre de Beatty, c'est qu'il nous montre comment Drucker en est arrivé à cette formidable intuition tout en se gardant d'en faire un saint.Car le personnage, très conscient de sa culture et de son influence, abuse parfois aussi du paradoxe et même du sophisme.?DRUCKER, I/ÉCLAIREUR DU PRÉSENT Jacft Beatty Village Mtfttdlal, 208 pages pour mener sa petite enquête.Parce que, dans les affaires de Monique, on a retrouvé, outre le cliché porno et un compte bancaire fort garni, un bout de papier portant ces mots : « Jack Roth Pascal, Hôtel Four Seasons, chambre 505 ».Serait-ce l'homme de la photo?À l'hôtel, personne ne le connaît, mais les visages ne se ferment-ils pas à la seule évocation de son nom?Convaincu d'être sur la bonne piste, Molberg rentre au Danemark, non sans avoir levé une hôtesse de l'air, véritable sosie de sa fiancée défunte et au corps aussi accueillant.Tel est le début accrocheur et déroutant d'Incertitude, le premier roman traduit en français du Danois Michael Larsen qui connaît un succès planétaire depuis 1994.Déjà piégé par une belle prose lisse, d'une précision clinique, distillant une ambiance feutrée, quasi hypnotique, le lecteur n'a pourtant en- core rien vu : chez Larsen, tout ( ou presque ) n'est qu'illusion, manipulation, trouble, doute.Ainsi, plus Molberg avance à tâtons dans son JÊÊJË enquête, plus il constate qu'il ne connaissait pas la femme qu'il aimait.Plus il croit s'approcher de la vérité, plus celle-ci se dérobe jusqu'à ce que tout ne soit qu'incertitude, même le sanglant coup de théâtre final.Comment d'ailleurs ne pas douter de l'équilibre mental du héros-narrateur: n'est-il pas suivi et bourré de drogues par un psychiatre pour le moins weird ?Succom-be-t-il à un délire paranoïaque quand il découvre que des hommes observent ses faits et gestes, fouillent son appartement?Et surtout lorsqu'une analyse technique révèle que la fameuse photo n'est qu'un trucage diabolique réalisé par les maîtres implacables (?) d'un logiciel hyper-puissant.Moment-clé où le récit bascule, où le livre trouve tout son sens, où Kafka et Orwell prennent la relève de Hitchcock.Ce qui n'était jusque là que thriller particulièrement envoûtant se double soudain d'une interrogation inquiète sur le pouvoir terrifiant de l'image dans notre société où, au-delà des pixels, réel et virtuel sont de plus en plus difficiles à distinguer.Dans une interview récente au Journal du Polar, Larsen avouait avoir écrit son livre en pensant à l'illusion parfaite créée dans Jurassic Park, et au rôle joué auprès de l'opinion publique par les images diffusées à la télévision durant la guerre du Golfe.« C'est ce pouvoir qui me fascine : le fait que nous soyons, en quelque sorte, obligés de croire ou, du moins de tenir compte de ce que l'on voit (.) Et pourtant l'image ne raconte jamais la vérité, mais une vérité parmi d'autres.» « Comment pourrons-nous regarder les informations et savoir ce qui est vrai et faux ?», se demande Molberg.« Peut-être sommes-nous le résultat d'une mutation.Les premiers d'une génération qui est obsédée par le regard et dont la plus grande expérience est aussi la malédiction : la vie ne peut plus qu'être vue.» ?INCERTITUDE Michael Larsen Rivages Thriller, 242 pages \u2022 I Sortez de i'ordinai AVEC LE CAHIER Sortir DU JEUDI DANS m m- rfïJsXv Ariette Covslure COMMENT ÉCRIRE UNE BONNE HISTOIRE Un premier atelier avec Ariette Coastare et Marc Fbher \"Un des événements les plus courus à Montréal1 Elisabeth Benoît» La Presse Date: Samedi le31 octobre, de9.00à 17.00hres liea : Hôtel du Parc, 3625, avenue du Parc, Montréal Coat : Tarif régulier.125 $ (taxes incluses) Tarif étudiant: 95 $ (taxes incluses) Inscription : (514) 388 -1118 y\\ mon seu \u2022 ¦ 608 pages, mor> seul désir est une fresque encore jamais yue qrande bourgeoisie montréalaise qui raconte l'histoire xiè Mathildo Schneider, de et autres objets du désir.QUEBEC AMER8QU www, q u 6 beossoi e r tau s .c< LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 G livre») L'apocalypse politiquement incorrecte Le Houellebecq est LOUIS-BERNARD ROBFT AILLE collaboration spéciale , PARIS on ambition, ce se-JJ 1^ #¦ rait que, beaucoup \\\\ I / M plus tard, des gens I ¦ puissent relire mon I W M livre en y découvrant _nfi_ ?_ ft _ comment vivaient les gens, en Europe, à la fin de ce siècle, et ce qu'ils pensaient.» Nul doute que ces lecteurs virtuels auraient de quoi être édifiés par cette vision de la société française de !a fin des années 90, où les femmes de 40 ans sont plus ou moins des ruines physiques, tandis que les hommes sont, soit des fonctionnaires moches et rassis, ou alors des espèces d'obsédés sexuels aux trois quarts impuissants, ou tout cela ensemble.Dans Les Particules élémentaires ( Flammarion ), le premier héros masculin finit en clinique après avoir frénétiquement couru de clubs échangistes en « minitel rose », et de dragues avortées en éjaculations précoces, le second, biologiste solitaire et retiré des affaires du sexe, finit sa carrière en inventant l'humain du futur, enfin débarrassé de l'angoisse parce que définitivement asexué.Quant aux deux femmes qui jouent un rôle important dans leur vie, la première se suicide après qu'une maladie du dos l'eut paralysée des jambes, et la seconde met également fin à ses jours à 40 ans, atteinte d'un cancer foudroyant.Raconté de cette manière, le roman de Michel Houellebecq a les allures d'un mauvais mélodrame ou d'un spectacle de Grand Guignol.En réalité, indépendamment du fait qu'il se soit réellement imposé cet automne comme LE livre de la rentrée littéraire et soit en tête des listes de ventes.Les particules élémentaires est indéniablement l'un des rares grands romans français de ces dernières années.Mais dans la veine apocalyptique: l'univers décrit par Houellebecq, avec une crudité et une violence « banale » inouïes, est peuplé de mâles minables, frustrés et malfaisants, et de femelles en manque et angoissées.On se bourre de somnifères ou de par-touzes glauques, on traîne derrière soi des enfants délinquants ou névrosés, on attend la fi mort sans même avoir le courage de se la donner.Si le philosophe roumain du nihilisme Cioran avait eu un jour l'idée futile d'écrire un roman, il aurait pu ressembler à celui de Houellebecq.Pas étonnant si celui-ci a provoqué un petit scandale et une grosse polémique intellectuelle à Paris.Ce nouvel imprécateur, qui vous transforme notre humanité contemporaine en repoussante ménagerie, est un monsieur extrêmement bizarre, qui pourrait, dans un autre registre, avoir une parenté avec Réjean Du-charme, pétaradant et volubile dans ses livres, pathologique-ment misanthrope et timide à la ville.Michel Houellebecq, 40 ans tout juste, né « par hasard » à La Réunion, ingénieur agronome de formation, est un petit maigre au nez pointu, vêtu comme s'il sortait d'un dépôt de l'Armée du salut \u2014 à la fin de l'interview chez Flammarion, je le vois sortir un sac à dos ( pas de ville : un gros sac à dos, mystérieusement rempli à ras bord ), pour rentrer chez lui.Quand vous lui posez une question, il commence une phrase, et s'arrête au milieu avant de retomber dans le silence, ou alors le reste se perd dans un bredouillement inaudible tandis qu'il continue de torturer une cigarette.Quand je lui demande de quoi il vivait ces dernières années, il me sort un énigmatique : « Je travaille à l'Assemblée nationale.la suite d'un parcours professionnel très confus.» « Pessimiste ?vous dites pessimiste ?je ne sais pas, réfléchit-il très lentement à haute voix.( Il a l'air d'y penser très fort ).Non, je me verrais plutôt comme réaliste.» Michel Houellebecq Dans ce tableau « réaliste », il y a Bruno, prof de littérature élevé dans un internat sinistre où il se faisait plus ou moins sodomiser à l'âge de dix ans, puis qui s'est marié avec une femme \u2014 du genre « moche avec des gros seins » \u2014 qui a un gamin qui lui fait horreur et à qui il donne le soir des somnifères mélangés à de la confiture pour aller voir les putes ou une boîte échangiste.Le bonheur en somme ! Le même Bruno, torturé par des envies sexuelles infernales, se tripote en classe tout en lisant du Mallarmé, et finit par exhiber son instrument devant une « beurette » de quinze ans, qui lui rit au nez.a Est-ce qu'il y a trop de sexe dans ce livre ?réfléchit-il de nouveau en triturant sa cigarette.Je ne crois pas.Il n'y a rien de pire que le désir quand il ne trouve pas de débouché.C'est terrible.\u2014 Est-ce que c'est autobiographique ?\u2014 On ne peut pas écrire de récit autobiographique avant l'âge de 70 ans.\u2014 Mais on a l'impression, dans beaucoup d'épisodes, que c'est du vécu.\u2014 ( Une longue réflexion, puis un sourire : ) C'est fait pour.c'est le but recherché.Non, j'avais envie de parler de sexe.C'est vrai que ça compte, surtout la frustration.Après ça finit par se calmer.\u2014 Par épuisement ou par satisfaction.\u2014 Un peu des deux.Par épuisement satisfait.» ( Et lui-même a l'air satisfait de sa trouvaille ).Il admet volontiers que le portrait qu'il fait de l'humanité n'a rien de réjouissant.L'homme est minable et frustré, « mais il est fondamentalement malfaisant.au fond, la femme est bien meilleure, elle est moins mauvaise.Ou, c'est une victime, disons que je préfère les victimes aux bourreaux.» Est-ce un roman apocalyptique sur la vie en général, ou plutôt sur notre époque ?( Il y a de longs passages dans le livre sur les dérapages sanglants du mouvement hippie, sur les délires de mai 68 ).« Oh, c'est vrai que c'est très centré sur notre époque.Je crois que le dérèglement général, la destruction de l'ordre antérieur a favorisé le retour à la malfaisance de l'homme.La femme avait mis des siècles à domestiquer l'homme, le voilà revenu à une semi-animalité.» Ces propos à la fois décousus et passablement extrêmes n'ont pas été du goût de tout le monde à Paris.Le langage ( ordurier ?) utilisé pour parler des femmes a été considéré par certains comme une sorte d'atteinte aux droits de la personne.À cela s'est ajoutée une démolition \u2014 au passage \u2014 de mai 68, puis ici et là un éloge de Jean-Paul II, et enfin un délire de caractère biologique sur cet homme « nouveau » qui serait enfin débarrassé du sexe et de ses tourments.À Paris, cela n'a fait ni une ni deux : notre Houellebecq, hier encore poète ( de grand talent ) lié à une revue « de gauche », Perpendiculaire, a été dénoncé et classé comme réactionnaire, pour ne pas dire fasciste.« À Paris, on aime la polémique, c'est inepte, me dit-il avec une certaine lassitude.L'époque est bizarre, elle doit être bien angoissée de ne pouvoir supporter l'énoncé de vérités désagréables.De mon côté, je ne supporte pas cet optimisme de commande qu'on retrouve partout, et qui voudrait qu'il y a toujours une solution aux problèmes.Il y a beaucoup de problèmes de la vie et de l'époque qui n'ont pas de solution : la mort par exemple.Ou le désir qui n'aboutit pas.Ou le vieillissement.C'est très douloureux.» Michel Houellebecq, qui se déclare totalement étranger aux écoles littéraires parisiennes chic et hermétiques du genre Éditions de Minuit et se réclame au contraire d'une certaine littérature « populaire » \u2014 entre autres \u2014 ne fait pas vraiment dans le roman Harle-quin.Amateurs de bons sentiments, prière de s'abstenir.Deux femmes pour la rentrée Quelqu 'un surgit dans votre vie, et tout peut changer JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale U ne rentrée littéraire, comme ils disent, sans surprise.Un peu terne pour tout dire, et pour le moment.Sempiternelle plainte du lecteur professionnel ( au fond, nous sommes cela ) qui se trouve placé devant 448 romans dont 295 français.L'an dernier, c'était 409.Ces objets qui se présentent sous la forme de feuilles imprimées, reliées, avec ou sans couvertures racoleuses, prétendent concourir pour les prix d'automne : celui de l'Académie le 5 novembre, du Femina et du Médias le 6, du Goncourt et du Re-naudot le 9 et de l'Interallié le 17.Voilà pour les chiffres.Essayons tout de même, de commencer.Une Poignée de gens, c'est d'Anne Wiazemsky.Il n'y a pas de mépris dans ce titre.Il dit simplement qu'un jour, une certaine Marie Bel-gorodsky, quarante ans, fille de Russes émigrés comme tant d'autres en 1919, rencontra sa famille, une poignée de gens.Elle reçut une lettre d'un certain Vassili qui se prétendait son cousin et l'ami d'une grand-tante Nathalie, émigrée, elle, aux États-Unis, qui lui avait confié un journal.« En Russie, dit ce Vassili, nous appelons ce type de journal de bord un Livre des Destins.Je suis de passage à Paris, dit-il encore, les U et 12 mars 1994, je serais heureux de vous rencontrer et de vous parler de ce Livre des Destins.» Quelle histoire ! Marie, la narratrice, française jusqu'au bout des ongles, ne comprend rien, dit-elle, à « ce charabia familial.Je ne connais ni son auteur Vassili Vassiliev, ni ma soi-disant grand-tante Nathalie, ni son mari Wladimir.Seul le nom de Baïgora, peut-être, m'évoque vaguement quelque chose.« Baïgora, c'est la propriété familiale des Belgorodsky.La curiosité est-elle vraiment un vilain défaut ?Mais, tout de même, les ancêtres .c'est quelque chose, les ancêtres.On a beau vouloir les avoir oubliés .Alors, on prend rendez-vous avec ce monsieur de passage, ce Vassili, qui sera au demeurant fort gentil et très charmeur.De fil en aiguille, de cousin en tante et grands-parents, la brave Marie va remonter le temps.Elle finira même par y aller, à Baïgora, voir un peu ce que c'était.Naturellement, il ne reste rien.Les terres, les gens, même les souvenirs, tout est dispersé.« Un paysan appelé Vania poussait une barque entourée d'enfants.Il est mort d'un arrêt du coeur, là, quelque part dans l'herbe.Les enfants ont grandi en exil, sous d'autres nationalités.Ils sont devenus français, anglais, américains.La plupart ne sont jamais revenus en Russie.Sur ce thème absolu du retour aux sources, Anne Wiazemsky nous offre un roman de douceur, de tendresse, qui ressem- ble à un chant d'amour pour ce que l'on avait voulu oublier.Et cette « Poignée de gens », le beau titre, c'est l'enchantement d'un monde perdu, d'un monde d'outre-tombe, ou d'outre-siècle, avec à peine du regret : une curiosité de caresse.La nostalgie est bien ce qu'elle était ( n'en déplaise à Simone Signoret qui utilisa ce thème ) : un personnage de roman.C'est très beau.Enfin : je crois.Sans moi, c'est de Marie Desple-chin.C'est l'histoire d'une certaine Olivia qui, un beau matin, surgit dans la vie d'une femme, la narratrice, parisienne, divorcée, mère de deux enfants.Un autre revenant, comme pour la Marie de Wia-semsky.Une revenante, cette fois, qui deviendra la gardienne des deux enfants,,et dont nous apprendrons le parcours, semé d'écueils.Olivia n'a pas de domicile fixe, c'est son prétexte pour s'installer chez les autres.Elle a été recueillie par un organisme, elle a été violée, droguée, enfermée dans un institut psychiatrique, prostituée.mettez-en, il y en a beaucoup.Or, Olivia est bien.Très bien, même.Une solide amitié s'établit entre ces deux femmes qui partagent toutes les trahisons possibles de ce monde où nous vivons, avec un humour certain ( plutôt : une ironie ) et un goût de la vie qui fait plaisir à voir.On en vient à souhaiter qu'un jour, une Olivia complètement perdue surgisse et s'installe chez vous.Si, si.A condition qu'elle ait ce pep-là.*** UNE POIGNÉE DE GENS Anne Wiazemsky Gallimard, 243 pages ** SANS MOI Marie Desplechln Éditions de l'Olivier, 251 pages Le Temple du Soleil REPORTAGE PUBLICITAIRE Depuis la lecture des albums Les 7 boules de cristal et Le Temple du Soleil de Tintin, je rêvais d'une expédition dans les Andes.Ce rêve, je l'ai réalisé il y a quelques mois.Les Débrouillards au Pérou Claudia Bérubé, Geneviève Brassard, Janie Harvey et Catherine Robert m'accompagnaient.Toutes quatre du secondaire, elles avaient remporté les prix de développement international Desjardins.Au cours d'un voyage plutôt mouvementé, nous avons visité des lieux mythiques du Pérou.Après un court séjour dans la capitale, Lima, nous avons parcouru les Andes à la recherche de ses mystè- N'oubfie ton émission le mmnrmM à 16 h 30 à la télé de la SRC! Qu'avons-nous découvert?Nous avons constaté, justement, que les «mystérieuses cités d'or» portaient bien leur Ce voyage au Pérou, noua ne l'oublierons jamais! nom.Près de cinq cents ans après la fin de leur règne, les Incas demeurent encore une civilisation mystérieuse.Les constructions remarquables qu'ils ont réalisées à des hauteurs de plus de 3000 mètres sont d'ailleurs de véritables tours de force architecturaux.Mercredi prochain, réserve-toi une place devant le petit écran.Un voyage comme celui-là, on n'en vit pas souvent dans sa vie.Tu veux y participer?Tu étudies au secondaire?Une expédition au Pérou en compagnie de l'équipe des Débrouillards, ça te tenterait?Je te lance un défi! Forme une équipe de trois à cinq et participe à l'activité collective du Concours des Jeunes Desjardins.Renseigne-toi auprès de ton professeur ou à ta caisse Desjardins.Date limite : 19 février 1999.Bonne chance! Les debwinettes de Deb Web Dans Tintin, le capitaine Haddock se fait cracher au visage par les lamas.Dans la vraie vie, les lamas crachent-ils?Réponse mercredi! La semaine dernière, je t'ai demandé si c'était le blanc ou le noir qui réfléchissait toutes les couleurs de la lumière.La réponse était le blanc.La Presse 1$r Télévision Écris-nous! Chaque dimanche, je te donne rendez-vous ici.Tu as des commentaires à faire?On organise un événement scientifique dans ta région?Un concours?N'hésite pas à te servir de notre chronique pour en informer tous les Débrouillards qui lisent La Presse.Tu peux même nous envoyer des photos.Dans ce cas, tu indiqueras bien, à l'endos, ton nom, ton adresse, ton numéro de téléphone ainsi qu'une courte description du sujet.Notre adresse postale : Les Débrouillards 465, rue McGill, Gétage Montréal (Québec) CANADA H2Y4A6 (Produit en 11 Ihw **ec l'Agence Canadienne de Développement International, Développement International Desjardins et -j-«-\u2014» y les caisses Desjardins du Québec.) LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 disques ) Angele Dubeau, classique au sens large « Le choix des chansons, ce n'est pas une recette, explique Angèle Dubeau.C'est le reflet de ce que je suis.Et ce disque correspond à un besoin de me connecter à ce que je suis.J'ai 36 ans.J'aime Brahms et Tchaïkovski.Mais je n'ai pas peur de dire au monde que dans mes classiques, il y a aussi Yesterday ( des Beatles ) » JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale Les puristes pourront bien s'offusquer, Angèle Dubeau n'en a cure.Son nouvel album dit-elle, n'est pas une « incartade », mais bien une collection de « classiques au sens large » Lancé mardi midi dans un resto de la rue Laurier, Berceuses et jeux interdits est le 18« disque de la violoniste, et son second en moins d'un an avec la formation féminine La Pietà.L'album, paru sur étiquette Analekta, réunit non seulement quelques airs connus de la musique classique ( Berceuses de Brahms, Vocalise de Rachmaninov, première Gy-monopédie de Satie et autres ) mais aussi des succès de la musique populaire ( Yesterday des Beatles ) ou des musiques de films qui ont fait date (Shindler's List de John Williams, Chariots ofFire de Vangelis ).De fait, affirme la musicienne.Berceuses et jeux interdits pourrait bien être la suite logique de La Ronde des berceuses, un disque plus accessible qui s'était exceptionnellement écoulé à plus de 50 000 exemplaires en 1995.Faut-il comprendre que Mlle Angèle tente ici de rééditer son exploit ?Là n'était pas le but, se défend-elle.Si elle a choisi d'aborder un répertoire aussi familier, c'est qu'elle avait « des choses à dire ».« Le choix des chansons, ce n'est pas une recette, exp;ique-t-elle.C'est le reflet de ce que je suis.Et ce disque correspond à un besoin de me connecter à ce que je suis.J'ai 36 ans.J'aime Brahms et Tchaïkovski.Mais je n'ai pas peur de dire au monde que dans mes classiques, il y a aussi Yesterday .» Yesterday, Chariots of Fire: de grands morceaux peut-être.Soulignons toutefois à la violoniste que ces pièces ont été jouée et surjouées depuis 10 ou 30 ans.Yesterday paraît-il, serait même la chanson la plus souvent entendue à l'heure sur la planète.« Peut-être, mais tu ne l'a jamais entendue comme ça », répli-que-t-elle du tac au tac, revendiquant par là le droit à « sa » version.Le choix des pièces, s'est effectué de concert avec François Dompierre qui a également signé deux morceaux ( Quelques jeux interdits, basé sur Jeux interdits, et Exil, inspiré de Un Canadien errant ) et orchestré l'album en son entier.Complice de longue date, Dompierre avait aussi « mis sa griffe » à La Ronde des berceuses et jadis écrit un concerto pour violon destiné à Angèle.Aussi à l'aise en classique qu'en musique à saveur populaire, le compositeur a, selon la violoniste, donné l'homogénéité qui pouvait manquer d'emblée à Berceuses et jeux interdits.« Il fallait passer des Beatles à Tchaïkovski sans que l'on sente de cassure entre les pièces.Je ne voulais pas qu'on voie le petit mouton sauter la clôture », explique-t-elle avec le sourire.Visiblement satisfaite, la violoniste se fait tout aussi enthousiaste lorsqu'on évoque son « groupe de femmes », La Pietà.Fondé il y a un an et demi « pour retrouver les vraies valeurs de la musique, donc le plaisir », l'ensemble de douze musiciennes livre ici son deuxième opus après le Vivaldi Fer Archi lancé au printemps.Soliste avant tout, Angèle Dubeau affirme retrouver avec La Pietà une complicité inégalable, le bonheur de partager une expé- rience commune et profondément démocratique.La formation, qui doit bientôt gagner la route pour une tournée québécoise, ne jouera pas cette année à la Soirée des Félix, comme ce fût le cas en 1997.L'expérience de l'an dernier aura cependant donné une vitrine insespérée à nos musiciens classiques.qui se contentent généralement de récolter leurs Félix pendant le Gala hors d'ondes.On sait qu'Angèle Dubeau se bat depuis longtemps pour que sa discipline soit récompensée devant les caméras, au même titre que le rock ou le pop.Au point où, lance-t-elle en blaguant, « les médias commencent à dire que ma cassette se répète ! » Qu'importe.Si les choses s'améliorent graduellement ( les récipiendaires hors d'ondes ont désormais droit à 20 secondes de remerciements, rediffusés en capsules pendant le « vrai » Gala ) la situation n'est toujours pas idéale.Et la violoniste, qui est cette fois en nomination pour son album Mendelssohn avec l'Orchestre Métropolitain, n'a toujours pas l'intention de lancer la serviette.« L'ADISQ est un outil promotionnel, conclut-elle.Il est évident que le classique en autant besoin que les autres genres de musiques.Il faut que les gens sachent qu'on n'est pas dans notre petite bulle.L'an dernier, ils ont fait un bon bout de chemin.On a mis le pied dans la porte.Et on n'a pas l'intention de l'enlever ! » Place aux dames ?Le nom Talmi figurant sur un récent disque de musique française de l'obscure marque Carrière Classics ne se réfère pas au nouveau chef de l'Orchestre Symphonique de Québec, mais presque.Il s'agit de sa femme.Er'ella Talmi est flûtiste et elle y joue du Debussy avec un ensemble israélien.Yoav Talmi est lui-même représenté aux catalogues par quelques enregistrements, sinon dans les plus récents bulletins de nouveautés.?Chez Carrière Classics encore, Dalia Atlas, femme chef d'orchestre qui s'est déjà produite à Québec, justement, dirige son propre ensemble, la Atlas Came-rata, dans une version pour orchestre à cordes du Quintette en do majeur de Schubert.?Rarement enregistré, le Concerto pour soprano coloratura et orchestre de Glière fait l'objet d'une récente addition au catalogue Opus/Schwann.Il s'agit d'un live de 1945, récupéré par Myto.L'oeuvre sans paroles est chantée par Erna Berger, qu'accompagnent Celibidache et la Philharmonique de Berlin.?« Lesbian American Compo-sers », annonce un récent disque de la marque CRI.On y retrouve Pauline Oliveros et son inséparable accordéon, entourée de compositrices moins connues : Nurit Tilles, Linda Montano, Lori Freedman, Marilyn Lerner, Eve Baglarian.?Deux marques spécialisées dans l'historique, Pearl et Enterprise, sortent simultanément le même document maintenant « tombé dans le domaine public », comme on dit dans le métier : le Winterreise que Lotte Leh-mann grava en 1940.Bien que le texte réserve le cycle de Schubert à une voix d'homme, quelques femmes l'ont enregistré, dont la légendaire Lehmann.?Pamela Pécha partage entre le hautbois et deux instruments de la même famille, le hautbois d'amour et le cor-anglais, un récital de pièces variées, paru sous I cliquette Crystal.?Marie Jaëll, qui vécut de 1846 à 1925 et fut pianiste, pédagogue et compositrice, est représentée à ce dernier titre sur un récent disque Solstice.Ses oeuvres sont jouées par un homme, le pianiste Alexandre Sorel.\u2014 Claude Gingras Hamelin gagne encore ! Cette fois avec Medtner CLAUDE GINGRAS Marc-André Hamelin ajoute un nouveau fleuron à une discographie déjà très impressionnante : l'intégrale des 14 Sonates pour piano de Medtner.L'association du pianiste montréalais de 37 ans à cette musique bien particulière date de quelques années.Dès 1994, il inscrivait du Medtner à ses programmes de récital et de disque, pour s'engager ensuite dans ce qui fut sa première grande « production niedtnérienne » : l'exécution du monumental deuxième Concerto, le plus long et le plus important des trois du compositeur russe, avec Dutoit et l'OSM à Lanaudière en 1997.Contemporain de Rachmaninov et Scriabine, dont il se rapproche stylistiquement, Ni kola i Medtner est encore considéré comme le « parent pauvre » du trio.Très jouée à une certaine époque, sa musique connut ensuite une éclipse qu'il faut attribuer à une écriture moins originale que chez Scriabine et, surtout, à un contenu mélodique plus faible que chez Rachmaninov.Moins « moderne » que le premier et moins « fort » que le second, Medtner fut graduellement écrasé entre ces deux géants.Celui que les dictionnaires décrivent comme un « post-romantique germano-slave » refait maintenant surface, grâce à quelques apôtres convaincus de sa valeur et do.it fait partie Marc-André Hamelin, défenseur, comme on le sait, de nombreux compositeurs négligés ou oubliés.Medtner, qui vécut de 1880 à 1951, composa ses 14 Sonates entre 1904 et 1937.Formées de plusieurs mouvements ou d'un seul en plusieurs sections, elles constituent le plus souvent des oeuvres indépendantes ayant leur propre numéro d'opus ; deux d'entre elles font cependant partie de recueils de plusieurs pièces.La moitié de ces 14 sonates portent des titres évocateurs.Ainsi, la Sonata-Reminhcenza, qu'enregistra Gilels, la Sonata romantica, la Sonata tragica, la Sonate-Ballade, la So-nate-Idylle, ou encore la Sonate-Triade qui groupe trois sonates en un mouvement et dont chacune peut être jouée isolément.Parue chep Hyperion, l'intégrale de Hamelin suit l'ordre chronologique de composition et requiert quatre compacts, pour une durée totale de plus de quatre heures et demie.Les quatre disques correspondent, deux à deux, aux deux volumes des 14 Sonates publiés par Dover ( vol.l : les sept premières sonates ; vol.2 : les sept suivantes ).L'édition Dover contient d'ailleurs des commentaires de spécialistes de Medtner, dont Hamelin, justement, et Geoffrey Tozer, qui a entrepris chez Chandos un enregistrement de toute la production pianistique de Medtner.Aux 14 Sonates, Hamelin ajoute quelques pièces et il donne au complet les deux premiers recueils des Mélodies oubliées, auxquels appartiennent deux des sonates.Sur la réalisation elle-même, je n'ai que des éloges.Hamelin accorde à toutes les oeuvres une attention égale; en fait, on a l'impression en l'écoutant qu'il joue et qu'il aime cette musique depuis toujours.Parfaitement libre de toute contrainte pianistique et appuyé sur une virtuosité totale, équilibrée et jamais gratuite, son discours est continuellement naturel, avec des plans sonores variés et un mélange irrésistible de fougue, de tendresse et de nostalgie.« Trop de notes » : le reproche fait à Medtner est bien connu.Ces notes, Hamelin leur donne un sens.Bref, tout cela est joué avec tant d'art et de conviction que des auditions répétées nous rapprochent chaque fois un peu plus de cette musique au départ difficile d'accès.Une exceptionnelle prise de son pianistique, incisive, claire, riche, achève de faire de cette intégrale, la seule complétée à ce jour, l'un des grands enregistrements de l'année.Un seul regret : tout comme Hamelin dans ses notes accompagnant l'édition Dover, l'annotateur de Hyperion passe sous silence un détail historique qui nous touche de près.Medtner dédia la Sonata minacciosa ( ou « Sonate menaçante » ) au pianiste et pédagogue Alfred LaLiberté qui, dans les années 30, l'invita à effectuer une tournée de récitals au Québec.MEDTNER Intégrale des 14 Sonates pour piano et autres pièces.Marc-Andrc H.imclin, pianiste < Hyperion, coffret de 4 compacts.CDA67221/4).£ BERCEUSES ET JEUX INTERDITS Angèle Dubeau et la Pietà Analekta Pop 9 Album de famille ALAIN BRUNET Violon, mandoline, piano, guitares, accordéon diatonique, basse, percussions discrètes, voix magnifiquement harmonisées, trémolos et vibratos au féminin, trémolos et vibratos au masculin.Le cosmos, la terre, l'esprit, le bas-ventre.Au cours de cette McGarrigle Hour, on peut s'imaginer au début, au milieu ou à la fin de ce siècle.Folk, vous dites ?Nnnnoui.Pas tout à fait.Airs celtes, airs country, airs francophones d'Amérique, airs de Tin Pan Alley, airs nouveaux, organiques pour la plupart.Magnifiés par Anna, her sister, leurs nombreux parents et amis.Matapedia ( paru il y a deux ans ) faisait état de leurs récentes découvertes en laboratoire, The McGarrigle Hour illustre toute la beauté et la pertinence de leur réseau.Essentiellement acoustique, cet album de famille se découpe en 21 chansons.À la demande de Joe Boyd, elles ont préféré procéder à la rétrospective spontanée ( un procédé presque hippie ) des chansons ayant marqué leur existence.et celle de leurs proches.Si les McGarrigle ont conservé ce sens du chant en famille, une pratique quasi révolue depuis l'effondrement des sociétés traditionnelles, si elles ont brillamment procédé à l'arrangement de chants folkloriques anglos, elles ont aussi cultivé l'art du nouveau folk .Un quart de siècle de nouveau folk émaille cette McGarrigU' Hour, à commencer par Schooldays, classique de Loudon Wainwright s'il en est.On passe notamment par Skip Rope Sons de Jesse Winchester, Cool River de Anna, Heartbum de Rufus Wainwright, NaCl de Kate, Year Of The Dragon de Martha Wainwright \u2014comme son frère, il faut la surveiller de près ! À l'approche rétrospective de Kate et Anna ( chaleureuse et inspirée au demeurant ) dans cette McGarrigle Hour, je préfère leur travail dans le cadre de Matapedia .Mais je sais aussi que la réunion de fiston Rufus, soeurette Martha, papa Loudon ( une pointure sur la planète folk, rappelons-le ), Lily Lan-ken ( une autre voix dans le clan ! ) sans compter Linda Ronstadt et Emmylou Harris ( qui ont souvent interprété des chansons des McGarrigle ) risque d'être plus séduisante auprès du public.et pourra ainsi relancer le tandem.En attendant la prochaine oeuvre de ces grandes dames, il y a tout de même de très beaux moments à passer en leur compagnie.?**l/2 THE MCGARRIGLE HOUR Kate and Anna McGarrigle Haqnibal / Rykodisc B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 disques) Jonny, bluesman touche-à-tout RICHARD LABBÉ collaboration spéciale i Cm est bien peu de V dire qu'on l'attendait au tournant, le jeune Jonny.Sacré guitariste blues de Tannée par moult magazines du milieu Tan passé, auréolé d'emblée de cette reconnaissance quelque peu agaçante de ia presse, Jonny Lang doit déjà, à 17 ans, rendre des comptes.Justifier son immense réputation.Et, du même coup, passer l'épteuve du deuxième compact \u2014 si l'on exclut Smokin', album indépendant qui avait précédé le Lie To Me de 1997.Pour Jonny, manifestement, la barre est haute.Voilà un peu pourquoi le jeunot joue gros avec ce Wander This World.Un compact qui, précisons-le, pourrait bien décevoir les fans de Jonny, ceux qui voulaient un autre Lie To Me.Car Wander This World n'est pas Lie To Me.et c'est très bien ainsi.JONNY LAN i Plutôt que de jouer la carte de la facilité, Lang a préféré explorer d'autres avenues, traîner ses pieds nickelés sur la route du soul pour mieux évoluer et bâtir son petit monde bien à lui.Moins blues que Lie To Me, Wander This World offre donc de solides doses de soul, dont Leaving To Stay avec choeurs d'allégeance gospel et lAm, entre autres.Des doses qui charment aux côtés des passages plus pop de l'album ( Breakin' Me, Second Guessing ).La voix écorchée de Jonny est toujours là, solide comme le roc et capable de faire craquer bien des coeurs ( féminins, on s'en doute ).Le jeu de guitare?Porteur d'émotion, nuancé, pas trop excessif, bref, bien contrôlé.Wander This World témoigne donc d'une belle évolution.Cela dit Jonny n'a pas complètement largué le blues.Avec des titres comme An-gel Of Mercy, Before Y ou Hit The Cround et Cherry Red Wine ( le classique de Luther Allison ) en fin de compact, Lang retourne sur le territoire de Lie To Me, sans doute pour éviter de confondre les fans.Noble objectif, certes, mais ce petit clin d'oeil au passé vient un peu gâcher l'évolution et la fraîcheur des premiers titres au programme.Malgré cela, Jonny Lang prouve ici qu'il est un bluesman touche-à-tout et qu'il a fait ses devoirs.Le jeune est imprévisible, une qualité incroyable pour un chanteur de cet âge.Attendez de le voir aller dans dix ans.?WANDER THIS WORLD Jonny Lang, A & M Hip Hop Liés par le pot JEAN-CHISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale Les crises internes et les va-et-vient de personnel n'auront pas eu de prise sur le karma musical de Cypress Hill.Dix ans et quatre albums après sa formation, le groupe de Los Angeles demeure l'une des plus belles expériences sonores du hip hop, une entité unique reconnaissable entre toutes.Leur présence au méga événement rap de l'été, le fameux Smokin Grooves Tour présenté en juillet au Parc Jarry, renforçait cette impression.Ce nouvel album \u2014judicieusement nommé IV\u2014 la confirme plus que jamais: Cypress Hill tranche non seulement avec la moyenne des productions rap américaines, mais réussit encore et toujours à créer ce « son » rassembler, qui rejoint autant les blacks que les blancs, que les latinos, que les fanas de rap, de rock alternatif, dé punk ou de hippie music.On leur a reproché, assez injustement d'ailleurs, cette tendance au «« crossover », pour employer un terme bien français.C'est oublier que malgré son ouverture aux mu- r siques « étrangères », Cypress Hill reste un groupe foncièrement rap, dans le débit comme dans l'odeur des textes.Odeurs de ville, de ruelles et de poubelles (Riot Starter, Looking Through the Eyes of a Pig) odeurs de gangsta rap ( Steel Magnolia ) de films d'horreur ( Feature Présentation ) et bien sûr, odeurs de fu-mette ( Dr.Creenthumb, High Times ).On ajoutera que l'herbe, le pot, la mari, la ganja ou nommez-le comme vous voulez, reste encore le liant le plus sûr chez Cypress Hill.Celui par lequel se marient tous les agents musicaux impliqués, qu'il s'agisse de groove ( Nothin' to Lose ) de musiques latino ( trompettes mariachi et participation de Bobo \u2014 fils du percussioniste latin-jazz Willie Bobo \u2014 sur Tequila Sunrise ) de rock psychédélique ( samplings du groupe allemand Amon Dûûl sur Prélude to a corne up ) ou de rock métallisant ( Clash of the Titans ).Tout cela bien sûr, au service d'un rap atmosphérique, résolument planant et indiscutablement cool.On est Bloc Pot ou on ne l'est pas ! Vrai que Cypress Hill arrive exactement là où l'attendait.Pas de revirement majeur, sinon le retour de Sen Dog au sein du groupe.Les connaisseurs parleront de formule, de redondance, d'un manque de renouvellement.Ils diront que le scénario d'ensemble, la voix teigneuse, la nature des rythmes et des échantillonages ont peu changé depuis l'album Black Sunday \u2014 sommet artistique du groupe selon plusieurs.Soyons indulgents.IV surpasse déjà Temple of Boom le disque précédent paru il y a trois ans.C'est plutôt bon signe pour la suite de l'histoire.?**l/2 rv Cypress Hill Ruffhouse / Columbia / Sony THE LOVE MOVEMENT A Tribe Called Quest, Jive / BMG A Tribe Called Quest tire sa révérence avec un disque fort.Très fort.Les ultimes créations du fameux trio de la Caroline ( retransplanté à New York depuis des lustres ) nous rappellent que le hip hop peut être une véritable quête esthétique, morale et spirituelle.The Love Movement mérite toute l'attention des fans de hip hop, car il montre encore la voie à un rap imposant le respect sans souscrire aux normes de la violence verbale ( à laquelle le trio oppose une série de rimes bien senties sur le thème de l'amour ) et aux désormais clichés hautement lucratifs à la Puff Daddy, Dre et autres multimillionnaires assis sur leur steak.Les échantillonnages de ce cinquième album de la Tribu puisent dans un bassin impressionnant de sonorités, qui témoignent d'une connaissance certaine du jazz, du funk, de la soul.Question d'étoffer les propositions, Towa Tel, Redman, Busta Rhymes.D-Life, Punchline, Spanky, Noreaga, Wordsworth, Jane Doe et Mos Def se sont joints à Q-Tip, Ali Shaheed et Phife.Pour la dernière fois ( à moins que.), A Tribe Called Quest fait la démonstration qu'on peut faire du rap intelligent, sensible, novateur.El ce sans se dégonfler.\u2014Alain Brunei *?VOL.2.HARD KNOCK LIFE Jay-Z, Roc A Fella / Def Jam / Po- lyGram Voici venir LE nouveau standard, question rap hardcore.Reaso-nable Doubt, premier album de Jay-Z, fut acclamé en 1996, on peut d'ores et déjà prévoir que Vol.2.Hard Knock Life aura l'effet des grands crus de Tupac et Notorious B.I.G.Voilà les rimes pures et dures d'un ex-dealer de Brooklyn, toujours fasciné par le fric, néanmoins capable d'introspection et de sens critique.Les réalisateurs Swizz Beats, Stevie J, Timbaland, J-Runnah, Irv Gitti, Lil'Rob, Kid Capri, Damon Dash, Mahogany, Jermaine Dupri ont offert leur expertise à Jay -Z, comme l'a fait le vétéran Premier (d.j.de Gangsta rr ).Ainsi, le rapper new-yorkais, le plus hot de l'heure, a réuni des architectes capables de redéfinir la facture hip hop au pinacle des pal- marès.Les échantillons de Jay-Z puisent dans un monde soul plus électronique, on reprend des riffs aussi brillants que celui de Once In A Lifetime, classique de Talking Heads.Tellurique i \u2014Alain Brunei ?FOUNDATION Brand Nubian, Arista / BMG Depuis 1990, ce groupe de rap, éminent au possible, ne cesse d'étonner.Les fans se souviendront du premier One For AU, sacré classique du genre par une majorité de «< hip-hop heads ».Enfin, le groupe est de retour et Foundation prouve qu'il n'a rien perdu de son efficacité ni de sa pertinence.Sur Foundation , les rythmes sont chauds, le groove irrésistible et les textes fort intelligents.On y parle de la vie de tous les jours dans les communautés noires d'Amérique \u2014 d'où cette reprise du Say It Loud, l'm Black and l'm Proud de James Brown.Le discours est peut-être redondant mais il est bien ficelé par quatre rappers qui maîtrisent le verbe avec une aisance manifeste.En matière de rap accessible, bien peu de groupes peuvent rivaliser avec Brand Nubian.\u2014 Richard Labbé PHOTO ANDRê F09QET.L* Presse Trentenaire, citoyen des Bahamas depuis presque trois ans, Corey Hart vit des jours heureux aux côtés de sa femme Julie Masse et de leurs deux fillettes.Ils étaient de passage à Montréal pour le lancement de Jade , le huitième album du chanteur qui sera dans les bacs à compter de mardi \u2014 son meilleur en 15 ans de carrière, selon lui.« Je n'ai jamais été si bien dans ma peau » RICHARD LABBÉ collaboration spéciale C.ofey Hart se pointe 1 au rendez-vous avec sa petite famille, quelques cafés en j main.Pendant un ^ long moment, il joue les funambules, avance à petits pas pour ne pas trop déranger.Derrière lui, ses deux petites filles mènent un train d'enfer dans le hall de l'hôtel.Sa femme, la chanteuse Julie Masse, tente de rétablir Tordre, sans trop de succès.Corey Hart, à la fois chanteur et papa, regarde la scène d'un air amusé pour ensuite se réfugier avec le journaliste dans un coin plus tranquille.Manifestement, notre homme a le moral.Citoyen des Bahamas depuis presque trois ans, le chanteur trentenaire vit des jours heureux.Pour ajouter au bonheur.Jade, son huitième album, sera dans les bacs à compter de mardi.Selon lui, il n'y a aucun doute : Jade représente sa meilleure performance vocale en 15 ans de carrière.« Je ne crois pas être un bon chanteur », avoue-t-il d'emblée en français, avec une bonne dose de modestie.« Je ne me suis jamais vraiment préoccupé de ma voix auparavant.Mais après avoir fait de la réalisation avec une artiste il y a un an, il y a quelque chose qui m'a vraiment frappé : j'avais pris mon temps en enregistrant sa voix, en détectant les petites subtilités.J'ai alors pensé que je devrais peut-être travailler de cette façon avec ma voix.» « L'artiste » dont il est ici question se nomme.Céline Dion ! Ce n'est pas rien.« En effet ! Je ne chanterai jamais comme elle, mais le fait d'être en studio avec elle ( il a réalisé deux titres de l'album Let's Talk About Love ) m'a permis d'acquérir un peu de discipline.Je pense que j'ai évolué grâce à elle.C'est évident sur des chansons comme So Visible et Without You .Plus on parle et plus on réaîise que Corey Hart a beaucoup de vécu.Dans sa tête, les souvenirs s?bousculent.Des souvenirs agréa- bles ( « Mon spectacle au Saint-Denis Tan passé.le public m'a beaucoup touché » ) mais aussi des souvenirs plus douloureux.Pour lui, la belle époque des tubes aux États-Unis, début années 80, ne fut pas si rose.« J'avais 21 ans à la sortie du premier album ( First Offense ).Je n'étais pas bien dans ma peau.Trop de pression.Je n'étais pas prêt pour ce succès.Je n'étais pas connu et trois mois plus tard, je remplissais des arenas partout au monde ! Et je devais entrer par la porte arrière des hôtels.« En concert, je joue encore mes vieux succès.Si je vais voir Rod Stewart sans entendre Maggie May, je vais être déçu.Je sais que les gens veulent encore Sunglasses At Night, Never Surrender ou l't Ain't Enough, et c'est mon obligation de leur offrir.» Sur ce, Julie Masse réapparaît.Juste à temps pour parler de Là-bas , ce titre de Goldman interprété en duo par les deux tourtereaux sur Jade.On le savait depuis une mèche : Corey Hart rêvait d'enregistrer en français, surtout après avoir triomphé en spectacle avec sa version de L'Hymne à l'amour.Après avoir pensé reprendre du Vigneauh ou du Marjo, Corey et Julie ont opté pour du Goldman.« Au départ, on ne voulait pas de cette chanson, explique Corey Hart.Mais Vito Luprano de Sony nous a fait parvenir la chanson et il insistait.Finalement, ça s'est bien passé.» Julie Masse : « Une expérience superbe mais un long processus.Et Corey chante tellement bien.C'est le meilleur.» On pourra évidemment revoir le couple sur scène au printemps, avec Julie qui porte le chapeau de choriste.Pour elle, l'aventure solo semble bien terminée.« Notre vie de famille passe avant tout, dit-elfe.J'ai le meilleur des deux mondés.On fait des spectacles et on est en famille.» Et Corey Hart de conclure : « Je n'ai jamais été si bien dans ma peau.» Peut-on en douter ?Pnp ?FLOU Catherine Durand, WEA Catherine Durand ne maîtrise aucune technique.On pourrait écrire des pages sur les imperfections de Flou, son premier album.On pourrait se questionner sempiternel lement.Pourquoi cet accent si montréalais?Pourquoi ces rimes alambiquées?Pourquoi cette voix de femme-enfant, couchée sur des nappes de guitares acidulées ?Ce serait bien mal aborder le cas de miss Durand.Je ne sais si elle ira loin, je sais toutefois qu'elle a tous les symptômes de l'artiste \u2014 une maladie incurable.On en convient, elle devra rapidement combler ses lacunes ( surtout littéraires ).Quoi qu'il advienne, la petite Durand aura imaginé de belles structures harmoniques, elle aura fait des chansons fortes en mélodies, fortes, en vibrations.Elle aura su faire de ses défauts.des qualités.Un Flou .à suivre., Alain Brunei ?*l/2 ALLER VOYAGE Jocelyn Bigras, Avenir / Dep Vainqueur aux Francouvertes de 1996, le pianiste-chanteur Jocelyn Bigras lance un premier album longuement mûri, 15 ans après ses débuts dans le monde de la chanson.Les années dans les club et les bars de chansonniers ont manifestement bien servi cet auteur-compositeur aux chansons « jazzy » et up-tempo, qui fait preuve d'une belle aisance musicale et parolière.Les textes sont limpides, plus explicites que poétiques.Le souci de clarté semble évident chez Bigras \u2014 encore que la plus belle toune de l'album soit la plus « symbolique », à savoir Gens du Vieux Rêve dont les paroles sont signées Léon Bigras.Musicalement influencé par le Jazz, le jazz-rock, le pop-rock des années 80, ce Bigras-là ( qui est le cousin de Dan, soit dit en passant ) n'en demeure pas moins très, voire trop respectueux o^'unc tradition chansonnière maintes fois visitée.Esprit vif et talent certain, en voici un aurait pu se permettre un peu plus de folies.\u2014Jean-Christophe Laurence ?TROP TCHAUD William Dunker Franc'Amour / Disques Double / Select « I fet trop tchaud pour pinser bouter.» Vous n'y comprenez rien?Normal.Originaire de Charleroi en Belgique, William Dunker chante ses chansons en wallon, chose assez peu fréquente de nos jours.Après avoir contribué cet été au jubilant disque des Fabuleux Élégants, voici qu'il offre sa première livraison solo en territoire québécois.Tantôt blues, tantôt rock, tantôt folk, les musiques dégagent une saveur plus américaine qu'européenne qui renvoie d'emblée au paysage sans fin de la pochette.Les textes, signés André Gauditiaubois ( et traduits dans le livret.merci pour la petite atten- , tion ) naviguent pour leur part entre l'hu- mour ( Le mambo du torchon, Hey ! ) à la mélancolie ( Djan Pinson, Toudi Echène ) à la critique sociale ( Black Country Blues ).Tout cela vibre rondement, comme la voix de basse éminement sympathique du grand William, qui a par ailleurs récolté le prix Québec-Wallonie-Bruxelles au cours des dernières FrancoFolies.\u2014Jean-Christophe Laurence CORNE AU EN PERSONNES Christine Comeau, Sonophile Christine Corneau est-elle née dans la bonne époque?J'ai vraiment l'impression que les personnages qu'elle a créés via ses chansons témoignent d'un art réaliste mis au point au tournant des années 60.Les arrangements désuets, genre festival de Granby version 1974, n'arrangent rien.Comment peut-on ainsi créer en 1998 ?\\ ou i I le/ moi.1 \u2014 Alain Br^lnet LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 B9 \u2022 1 actualité Plume pur et sim JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE , collaboration spéciale c était du pur Plume.Ni décevant, ni surprenant, juste égal à lui-même, c'est-à-dire comme on l'aime.ou non ! Un Plume de particulièrement bonne humeur, ajouterais-je, et visiblement heureux de se produire au Club Soda ( « un Saint-lieu ta-barnac ! » ), plutôt bien rempli pour l'occasion.On ne vous ressortira pas l'image du party de famille.Tous les shows de Latraverse ont cette saveur de retrouvailles où « neveux et nièces » boivent goulûment, de la bière d'abord, et les sages paroles d'Onk Pluplu ensuite ( ou l'inverse, c'est selon ).Vendredi soir, la qualité d'écoute était particulièrement remarquable, et ce pour le plus grand plaisir de Pluplu, toujours flanqué de ses inséparables Onk Cheaux à la basse et Onk Djici à la « lead » guitare.De toute évidence, personne n'était venu là pour entendre Bobépine, un rot bien placé ou quelque sparage plumes-que de bon goût.C'était un show de chansons sans fla-fla ni « mise en scène à la Mouffe », comme dirait Plume.Les trois ou quatre étuis à guitares tout « dérenchés » qui traînaient négligemment au fond de la scène en témoignaient.Ils appelaient l'écoute d'avantage que le regard.Peu de nouveau, au demeurant.Hormis cinq chansons bien saignantes tirées de Mixed Grill, son plus récent CD ( El Nino, La Femme de mon épicier, Autrefois, La Journée du chèque, Agression culturelle), ce spectacle-là est avant tout le prolongement du « retour des Timo-nonk » entamé il y a maintenant deux ans.On y retrouve quelques vieilles jokes < le « z » des français.) et un bon nombre de tounes déjà établies, pour la plupart pigées dans le Plume «< période récente », celui des disques Chômons pour toutes sortes de monde et Chansons nouvelles : Ainsi soit-il, Sur une chaise, Mononk'Hector, Le Ramoneur, La Tarentelle de la tarentule, La Piaule de Louis, Euthanasie ( dédiée \u2014 très sincèrement\u2014 à Pauline Julien) La Chanson de Jean-Claude, Si, Chatte de daure, Six Moineaux, Cahin Caha, la fort jolie Les Patineuses, 1837, Brassette, Piste cyclable et j'en passe.En masse pour remplir un show de deux heures.Plume et ses Onks enchaînent les morceaux à bon train, en enfilent parfois quatre ou cinq d'un bloc avant de prendre un break-monologue.fort croustillant cela va de soi.Ici Pluplu écorche CKOI ; un peu plus loin, la course à la mairie.Pure jouissance.« Si j'avais 30 ans de plus jeune, je me présenterais.( délire dans la salle ).Applaudissez-pas I Je suis assez fou pour le faire ! La politique vous déçoit ?vous êtes pas les seuls.Vive la drogue l » Et les vieux hits ?Ils y étaient, peu nombreux mais présents : Gas-poésie et Bienséance, Chambre à louer et Jonquière.Stratégiquement placés en fin de première et de deuxième partie, question de récompenser les fans pour cette écoute quasi-impeccable.Un public majoritairement jeune, la vingtaine à vue d'oeil.Ce qui confirme la popularité d'Onk Pluplu ( et de la chanson à texte qui décape ) auprès de la nouvelle génération \u2014au moins la troisième en ce qui le concerne.CyberPlume Parlant de fans, saviez-vous qu'il existait un site Internet « autorisé » dévoué à Plume Latraverse?Saviez-vous que ce site était le deuxième plus fréquenté pour un artiste québécois après celui de.Céline Dion ?.C'est Mononk Yvre, son concepteur, qui m'apprenait tout cela vendredi soir.Depuis son ouverture il y a un an et demi, La Société des Plumeurs ( c'est son titre) a attiré plus de 20 000 visiteurs.Et on y trouve de tout : des photos de différentes époques prises par Pierre Jean Jacques ( et même Armand Trottier, photographe à La Presse ! ), toutes les pochettes de disques reproduites ( y compris la rarissime Waiwai le Petit Castor canadien, conte pour enfants paru en France seulement ), une discographie complète, des commentaires de fans, de vieux articles de journaux et les dates de tous ses spectacles.« Un bon moyen underground de rejoindre les fans de Plume, rarement comblés par la télé ou les radios », explique Mononk Yvre.CyberPlume.on aura tout vu ! Pour ceux que ça intéresserait, vo'.d l'adresse : i m rtm n ¦ ¦ nJi ¦\u2014îrar nlgaiiat r a rt rt nwn WWWiptull WMlrBVW 9Mf vCOTTIa PLUME ET LES TIMONONK en supplémentaire, samedi le 28 novembre à 21 h.À / PHOTO ROBERT SKINNER.mPresse Plume et ses Timononk, qui ont comblé le public très jeune eU attentif du Club Soda vendredi soir, y seront de retour en -1\" supplémentaire samedi prochain.\u2014¦\u2014 les uns les autres; L'art d'être unique n quatre ans, Sandrine Kiberlain a réussi à se hisser parmi les meilleures actrices françaises de sa génération.Et dans le bouleversant À vendre, elle prouve qu'elle n'a pas peur de marcher au-dessus du vide.Le magazine Studio a fait le point avec elle.\u2014 Comment expliquez-vous qu'aujourd'hui, les réalisatrices hésitent moins que les réalisateurs à parler de manière plus radicale et plus intime du désir, de l'amour, du couple.?\u2014 Les choses ont changé.Avant, il y avait des cinéastes comme Truffaut, Godard ou Sautet pour parler du couple, des femmes, de la cruauté de la vie, de la passion, de l'amour et du temps qui passe.Qui aujourd'hui est capable d'écrire La Femme d'à côté ou César et Rosalie ?Une femme, peut-être, mais pas un homme.Il y a quelques années encore, les hommes connaissaient mieux les femmes qu'aujourd'hui.\u2014 On a rarement vu une actrice jouer avec autant de pudeur des scènes impudiques.\u2014 Tout dépend où se situe la pudeur.Chacun la vit comme il la sent.Il y a dans le film, des scènes d'amour qui, par exemple, m'ont posé moins de problèmes que cette scène de solitude où je suis adossée au lit, nue et en larmes, avec pour seule compagnie cette poule.\u2014 Quand avez-vous pris conscience de la particularité de votre physique ?\u2014 On m'en a fait prendre conscience.Je ne me faisait pas beaucoup d'illusions.Je savais bien que j'étais une grande asperge, mais bon.On m'a tout de suite dit que j'étais différente des autres filles, que je n'avais pas un physique classique.On m'a donc d'abord poussée à refaire mon nez.J'aurais pu être freinée ou complexée par ça, mais je voulais aussi faire admettre aux gens que je n'étais pas pire qu'une autre 1 II n'y a pas de critères.On a tous des défauts, des qualités, des richesses et des faiblesses.Ce n'est pas parce que tu ressembles à Isabelle Adjani que tu as le talent d'Isabelle Adjani ! Il n'y a pas deux Catherine Deneuve.Et tant pis si ça paraît prétentieux, mais il n'y a pas non plus deux Sandrine Kiberlain.Sandrine Kiberlain «rr «u Zoom Flash Uma Thurman j j J'ai toujours trouvé le terme sex-m m symbol rigolo.Pour moi, un scx- X A symbol, c'est des stars comme Marilyn Monroe et Rita Hayworth, et même Ava Gardner.Je ne crois pas que les femmes aujourd'hui soient des sex-symbols, mais à Hollywood, si vous remplissez certains critères \u2014 en gros, si vous êtes une femme et si vous êtes jolie \u2014 les gens ont tendance à vous considérer comme un sex-symbol.» Première Les mots La gazelle ¦ À l'origine, désigne une jolie Africaine.L'idée qu'une fille soit un herbivore élancé aux fessiers musclés est a priori flatteuse.Néanmoins, il convient de se méfier puisque la gazelle est destinée à être chassée.L'homme qui vous appelle ainsi se prend donc pour un irrésistible prédateur à crinière rousse.Ce qui est souvent faux et ne sert qu'à flatter son ego.Christophe Tison, Cosmopoli tan C'est beau homme ! Keanu Reeves En Keanu Reeves, l'actrice Amanda De Cadenet affirme avoir trouvé l'homme de sa vie.« C'est l'homme le plus sexy que j'aie jamais rencontré, a-t-elle précisé au magazine Globe, et de plus, il y a chez lui quelque chose de mystérieux qui m'attire énormément.» Pour sa part, Sigourney Wea-ver, depuis qu'elle a tourné cette brûlante scène d'amour avec Mei Gibson dans The Year ofLiving Dan-gerously, ne rêve plus que de lui.« C'est l'homme le plus merveilleux que j'aie jamais connu, affirme-t-elle, et je le trouve absolument adorable, » De son côté, Veronica Webb a recommencé à croire en Dieu depuis qu'elle a rencontré Michael Jordan.« Chacune des courbes de son corps a été façonnée par la main du Tout-Puissant », affirme la cover-girl.Quant à Julia Roberts, son héros est sa covedette de Pélican Brief, Denzel Washington.« Dire que Denzel est simplement sexy est aussi ridicule que de dire qu'Ernest Hemingway était simplement un bon pêcheur », explique-t-elle.Enfin, l'héroïne de Species, Natasha Henstridge, avoue avoir eu des rêves erotiques trois nuits de suite au sujet de Jim Carrey.Dans le mie ¦ George Clooney jouait au basket-bal 1 avec ses collègues de ER sur le terrain de la Warner Brothers, lorsqu'un acteur en quête de travail s'approcha de lui et lui dit : « Si je compte un filet d'un seul coup à quinze Denzel Washington Nlel Gibson nery, le premier James Band, qu'il ne s'était jamais montré,reconnaissant de la merveilleuse chance qui lui était donnée et qu'il était obsédé par l'argent.Quant à George Lazenby,- il ne parut que dans l'un des fameux films \u2014 On Her Majesty's Secret Service \u2014 parce qu'il se comportait comme la superstar qu'il.; était loin d'être.Enfin, le James Rond no 3, Roger Moore, était ua-égo-centriste invétéré qui n'avait, aucune considération pour ses, .compagnons de travail.pieds de distance, me donnerez-vous un petit rôle dans une scène de ER ?» Clooney accepta et fut à ce point impressionné par les prouesses du joueur qu'il s'arrangea pour qu'il paraisse non pas dans une, mais dans deux scènes de la série télévisée.Un regain d'énergie ¦ À 53 ans.Bette Midler a décidé de retrouver les folles années de sa jeunesse.Elle avait commencé sa carrière en se produisant dans les clubs gais, où son style débridé l'avait rapidement fait connaître, et elle est déterminée à mettre de nouveau à profit ses talents de comédienne et à ne pas se laisser vieillir dans une douce torpeur.Les 007 de Broccoli ¦ Dans une autobiographie publiée deux ans après sa mort, le producteur des James Bond, Cubby Broccoli, a des mots pas très flatteurs pour trois des stars qui immortalisèrent le fameux agent 007.Dans son livre, When the Snow Melts, Broccoli, qui est mort en 1996 à l'âge de 87 ans, dit de Sean Con- Pop-c orn Un Highsmsth au cinéma ¦ Un an après Le Patient anglais et ses Oscars, Anthony Mlnghella revient derrière la* caméra pour un thriller adapté d'un romjari.de Patricia Highsmith, The Talented Mr.Ripjcy.Matt Damon et Gwyneth Paltrow, qui sont ensemble à la ville, tiennent les deux rôles principaux.L'amour de la Scientologie ¦ Nicole Kidman a averti Lisa Marie Presley de se tenir à l'écart de son mari, Tom Cruise.Le couple et Lisa sont des adeptes de la Scientologie et Lisa a demandé à Tom de la conseiller dans ce domaine.Lisa ne cache pas qu'elle cherche un Sclcn tologue pour partager sa vie et Nicole craint qu'elle ne pense l'avoir trouvé.L'anjrjkr-nier, déjà, une autre scientologue, Kelly Preston, avait dû demander à Lisa de cesser d'Importuner son mari, John Travolta.- *- ¦ « SOURCES : Première, Star, Studio, Morielinc *.» «M >*\u2022 \u2022 * * i \u2022 \u2022 A j \u2022 ' » ' -* % ¦ Je n'ai jamais été très ambitieuse.Tout ce qui m'intéressait, ¦ Il me semble que je mue tout doucement et, alors que bien de»g*ns c'était d'élever des chevaux.Et si quelqu'un avait la gentillesse de pensent que je me réinvente constamment, je crois plutôt que je m* ré-m'envoyer de l'argent, je serais ravie de ne plus avoir à travailler vèlepeu à peu à moi-même.demna pour le restant de mes jours.gowia Bo Derek .g jç qUC l'enfer se trouve ici-bas : c'est ce que l'on fait de si pro- ¦ Se mettre en forme constltue^un acte politique : vous prenez charge \\prc vie.Et ne pas vivre en cherchant t faire du bien aux autre?*, c'est ça de votre vie._ .l'enfer._ ._^ Jane Fonda Shannen Doherty B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 OCTOBRE 1998 ) Marc Gélinas revient la chanson JEAN BEAUNOYER près avoir renoncé, pendant 27 ans, à présenter son tour de chant sur scène, Marc Gélinas ouvre La Boutique Gélinas et de et présente au Studio-Théâtre Du Maurier le 9 novembre prochain.Chansons neuves et usagées en compagnie de sa fille Anne-Marie Gélinas et du musicien Réal Cadieux.Pourquoi ce retour au premier amour ?
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