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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-05-31, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, dimanche 31 mai 1998 ¦¦¦y; HT ivres à Gallimard réinvente le roman-photos Renouvelant un genre qui a déjà été extrêmement populaire, Gallimard publie des ouvrages dans lesquels des photos prennent lieu et place des illustrations que l'on retrouve habituellement dans les romans destinés aux préadolescents, mais où le texte ne se cantonne pas dans des bulles, comme c'était le cas pour le produit original.page B4 \u2022 -v v:.*.; .'**JpW»g » 1 W 13 \u2014 'il i-««h \u2022y .¦ 3*- ».¦ Hw& - » 4 ¦ - 31 \u2022.Il ¦ ACHMY HALLEY collaboration spéciale DE BR1QUE ?U PATRIMOINE \u2022 ¦ L I VRESQUE .QUÇBE.GO I.SV uel livre centenaire, quel manu-ferit rare ou quelle carte géographique fragile ne trouverait pas sa place sur les rayonnages à la ^propreté chirurgicale du Centre dp conservation de la Bibliothè- ?lie nationale du Québec BNQ ), installé depuis un peu plus d'un an au coeur du quartier jRosemont à Montréal ?Alors que l'édifice Saint-Sul-*|llce, rue Saint-Denis, est bien connu des lecteurs en tous genres, le nouveau bâtiment de la rue Holt, qui regroupe la direction générale, les services d'ac-quisition, de traitement et de conservation des ouvrages les plus rares, a l'air d'un véritable bunker qui cache derrière ses £.murs de brique et de béton quel-' ques-uns des joyaux les plus précieux du patrimoine livresque québécois.À l'intérieur, l'ambiance est eutrée.Le décor mélange bois clair, parois métalliques et larges baies vitrées, comme dans ces bureaux sophistiqués ou ces cliniques distinguées pour clients fortunés.On parle bas comme dans un hôpital.Pour ne pas déranger les chercheurs, historiens ou étudiants qui fréquentent le lieu.À l'étage, les documents sont conservés dans d'immenses salles, soigneusement entreposés sur les 28 kilomètres de rayonnages métalliques, maintenus à une température constante savamment étudiée pour le plus grand bien des trésors secrets du patrimoine culturel québécois.Il existe même pour les livres « malades » une chambre de quarantaine afin d'éviter la propagation bactériologique due à la moisissure ou à la poussière qui pourrait mettre en péril certains volumes.Voir BUtfKER en B 2 iris trcs^ très très sage L'enfîrouap* été je lis du \u2022 V *.i mm m -s v Escapade en m Les Éditions internationales Alain Stanké 615, boul.René-Lévesque Ouest huis au 1100.Montré f î'3C 1P5 (514) 39C-S151 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 MAI 1998 Livres L'écriture ne sait pas mentir.Nous reproduisons ici de larges extraits de l'allocution prononcée par notre critique littéraire, Réginald Martel lors de la cérémonie soulignant sa réception officielle à l'Académie des lettres du Québec.RÉGINALD MARTEL a langue française m'est venue d'abord, comme à tout le monde, de ma mère.Et de mon père ensuite.Je lisais récemment les lettres qu'une jeune fille de dix-sept ans recevait à Bien-ville de son lointain fiancé, pauvre médecin des pauvres à Grande-Rivière en Gaspésie, au début de la crise économique des années trente.J'ai compris alors, mieux que jamais, ce que j'avais seulement deviné : que la vérité des êtres passe par leurs paroles, sans doute, et leurs mensonges aussi, mais que l'écriture ne sait pas mentir ; et que quand elle ment, c'est pour plaire ou séduire et, par cette stratégie, nous porter au delà de l'immense insignifiance qui sans cesse nous menace.Je tiens ces lettres de mon père pour des chefs-d'oeuvre de littérature amoureuse.Est-il autre littérature qu'amoureuse ?Certainement, puisque rien n'échappe à cet art souverain.Si j'insiste, c'est que j'ai aimé ce père absolument.Nous nous sommes perdus très jeunes.Il avait cinquante-deux ans, j'en avais quinze.Quand je suis vulnérable comme un enfant, il me rejoint, la nuit, par le miracle des songes, jusqu'au noyau de ma fragilité.Il a ce sourire un peu triste des êtres que la tendresse égare.Je ne dis rien, je le regarde.Il ne dit rien, il me regarde.Je lui prête alors les mots qu'il connaissait si bien, les mots qui consolent.Où les avait-il appris, lui qui, orphelin avant même sa naissance, s'en fut à six ans vivre peine et ennui dans la langue des autres, enfermé dans un pensionnat d'un lointain village du pays voisin ?Dans les livres, évidemment, puis dans son coeur qui savait les recevoir.Il lisait tout.Les oeuvres des Grecs, des Romains, des Anglais, des Allemands, des Français, des Américains.Des Québécois aussi, et j'ai appris par lui qu'après ceux du dix-neuvième siècle, dont quelques jésuites m'avaient parlé un BERNARD BRAULT.La Presse Réginald Martel, entouré de Jean Royer et Jean-Pierre Duquette* respectivement secrétaire général et préskient de l'Académie des lettres du Québec.peu, d'autres écrivains étaient venus qui s'appelaient Yves Thé-riault, Félix Leclerc, Gabriel le Roy ou Roger Lemelin.La littérature pouvait donc être québécoise ?Parmi mes compagnes et compagnons de l'Académie des lettres du Québec, quelques-uns peut-être ont eu la même révélation, qui leur aura donné confiance en eux-mêmes et les aura fait entrer en littérature.Mais quelle qu'ait été l'origine de votre vocation, vous relevez, parmi cent autres, parmi mille autres, le défi un peu absurde, parce que personne ne vous l'a lancé, d'écrire la vie réelle et la vie rêvée, le monde tel qu'il est et le monde tel qu'il pourrait être.(.) Plus tard, quand le hasard \u2014 ou quelque désir secret \u2014 m'a mené au métier que j'exerce depuis bientôt trente ans, je gardais encore le souvenir d'un débat qui paraîtrait aujourd'hui sans objet, mais qui, à peine quelques décennies plus tôt, avait passionné les intellectuels du Québec.Il s'agissait de décider de l'existence ou du néant de la littérature québécoise.Il fallait que je répondisse à la question, au moins pour moi-même.La jeunesse est pressée et je n'ai pas réfléchi longtemps, satisfait d'affirmer que la littérature québécoise existait en effet, puisque je la commentais chaque semaine ! Mais j'avais mieux à faire : pren- dre connaissance de cette littérature depuis ses premiers textes, ce à quoi ni la petite ni les grandes écoles ne m'avaient invité, comme s'il se fût agi d'un savoir accessoire et même inutile.Le travail de rattrapage était considérable, il ne sera sans doute jamais terminé, mais il m'a tout de même enseigné une chose qui m'échappait encore, à savoir que l'évolution de notre peuple et celle de sa littérature ont été d'une certaine manière parallèles, l'une semblant agir sur l'autre, et réciproquement, dans une mesure et selon des mécanismes probablement indéchiffrables.J'apprenais que la littérature, c'est aussi la vie, celle des peuples tout autant que celle des individus.Une telle démarche de reconnaissance entraîne des choix, esthétiques et autres, c'est-à-dire politiques et moraux, puisque la littérature n'en finit pas de se mêler de tout et de nous y mêler, tant elle sait nous convier, tout autant qu'à ses fêtes et plaisirs, aux riches et dures exigences de la lucidité.Si j'ai raté souvent ce rendez-vous exaltant, cela ne tient pas à quelque carence de la littérature, mais aux miennes.Rien ne lui est étranger, tandis que je suis un homme trop près de ses désirs et de ses illusions, qui se confondent souvent, et incapable de fréquenter très assidûment lès hauteurs où m'appel- r1 I I lent les écrivains, qui eux se dépassent chaque fois que la magie de l'art leur ouvre ses beaux grimoires.Je n'insisterai pas sur le corpus littéraire du XVIIIe siècle, qui est bien mince.Notre XIXe siècle, tel qu'il m'est apparu d'abord, avait triste mine.(.) Nos éducateurs s'étaient bien gardés de nous dire que ce XIXe siècle littéraire était traversé aussi par un courant libertaire qui pourrait, même aujourd'hui, nous rendre nostalgiques.Et qu'un Arthur Buies avait au moins autant à nous enseigner qu'un Jules-Paul Tardi-vel.Et que le triomphe de Mgr Bourget était celui de la force brutale et non celui de la vérité, dont on connaît bien l'arrogante splendeur.Parmi les premiers textes que j'ai commentés dans La Presse, je me souviens d'un essai de Joseph Cos-tisella consacré à la pensée révolutionnaire de cette époque.Ce texte fut pour moi une révélation heureuse, la négation de ce qu'on appelle aujourd'hui la pensée unique et qui est une chose bien étrange, puisque je crois comme Alain que « penser, c'est dire non ».En rappelant aujourd'hui cette bien modeste découverte personnelle, je me rends compte que déjà, en 1968, j'avais décidé, sans dôme inconsciemment, de ne pas limiter mes efforts d'accompagnement de notre littérature aux seuls textes qui paraissent puis disparaissent au fil des saisons.Il n'est pas sans intérêt, je pense, d'essayer d'inscrire nos lectures dans une vision dia-chronique, susceptible de révéler le progrès ou la stagnation d'une littérature.Après le XIXe siècle, celui-ci.L'exercice de rattrapage me fut plus facile, car j'avais lu presque toutes les oeuvres romanesques, poétiques et dramatiques parues depuis 1950.Je me suis tout de même imposé, sans que ce fût un effort, de relire ce que j'avais peu ou mal compris.La suite, vous la connaissez.Et vous seriez en droit d'attendre de moi une sorte de bilan, qui décrirait le mouvement général et les tendances particulières de la littérature québécoise depuis trente ans.Je ne saurais m'astreindre à cette tâche, parce que je ne dispose pas des outils de mes collègues scientifiques, parce que je ne me sens pas prêt à mettre un point, même provisoire, à ma modeste aventure (.) Tout de même, depuis quelques semaines, j'ai voulu réfléchir un peu aux travaux qui m'ont mené parmi vous.Je ne veux pas les déprécier, ce qui serait douter de votre jugement, mais je ne saurais les glorifier non plus.À vrai dire, j'ai le sentiment que les membres de l'Académie des lettres du Québec ont voulu, en m'accueillant parmi eux, récompenser ma persévérance.C'est une vertu qui s'offre à quiconque n'a pas l'âme voyageuse et qui se satisfait de servir le mieux possible une cause à laquelle il croit, encore qu'il puisse se considérer moins comme un spécialiste que comme un honnête amateur.(.) Mes mots n'existeraient pas sans les mots des écrivains dont vous .êtes.Je me reconnais en eux comme je me reconnais en vous et je tiens pour une grâce de trouver souvent dans vos oeuvres, sans même avoir su les chercher, les questions ou les réponses que le temps présent impose à l'intelligence du monde qui m'entoure et parfois m'étouffe.Grâce à vous, il m'est parfois possible d'arracher à l'instant ce qu'il porte d'éternité, de briser la prison du lieu qui me contraint, de vêtir de mots ce qui me paraissait insaisissable.Si j'ose me dire des vôtres, c'est parce que je vous aime et c'est aussi parce que nous sommes les héritiers d'une culture et d'une langue qui sont notre commune patrie, qui sont notre seule patrie.Cher un manuscrit de VLB ?LE GRAND PRIX DES LECTEURS ^ piii'iir™» ¦M'Ollli: * ¦ / ;ft:-f.%v$*V\\- \u2022 M \\ 7v.- -t.t.' M V CONCOURS U ORAND PRIX DÉS LECTEURS GAGNEZ M tftt 12 forfaits wetk-tuds tu Chôtoeu Mont Trembfenî ou une des 40 wttm mmi Ummm ou un cfes 250 txemplarm livre éê Ptd».fa* amafttt lis gognontj, écoutez l'émission PS.hnàrtssê du ffee*/ Rock Mtoifr ^- Laurent Laplante ROMAN Une héroïne sort de l'ombre Henri Bergeron DOMINIQUE PAUPARD1N collaboration spéciale Voici qu'Henri Bergeron, l'ancien animateur de Radio-Canada reconnu pour l'excellence de son français, publie un court récit historique dans une maison d'édition manito-baine.Il avait auparavant rédigé les deux tomes de son autobiographie.Un bavant se tait pour écrire et Le Coeur de l'arbre, ainsi qu'un traité intitulé La Communication.c'est tout.Il a eu la bonne idée pour son dernier ouvrage de raconter la vie d'une héroïne méconnue de l'histoire du Canada : Prudence Dubé Le Gardeur, surnommée l'Amazone à cause de ses remarquables talents d'écuyère.De cette jeune infirmière triflu-vienne qui s'est dévouée corps et âme pour la cause des Québécois désirant s'exiler sur les terres fertiles du Manitoba au siècle dernier, ne subsistait qu'une plaque com-mémorative apposée à l'arrière de l'église Saint-Jean-Baptiste à Marquette, dans le Michigan.Henri Bergeron a eu le privilège de lire l'inscription de cet humble hommage avant que le lieu de culte ne soit démoli.« La dernière trace de Prudence Dubé Le Gardeur a disparu en même temps que la petite French Church.Toutes sortes d'hypothèses étaient permises quant à la vie de cette disparue oeuvrant auprès de ceux qui entreprenaient ce long périple.» En mêlant histoire d'amour, aventures picaresques et description de la vie des pionniers, Henri Bergeron brosse un portrait de cette femme libre qui accompagnera à quatre reprises une caravane de colons dans son périple vers l'Ouest canadien.Le voyage durait alors plusieurs mois car il fallait passer par le nord des États-Unis où plusieurs familles décidaient d'ailleurs d'émigrer.Après avoir aidé des centaines de Canadiens-français à se rendre vers la Terre promise, l'intrépide Prudence va contracter la tuberculose en soignant des malades atteints de cette maladie.Cette célibataire sans enfants va mourir en 1877, âgée d'à peine trente ans, seule dans un sanatorium des États-Unis.Elle avait connu tous les périls de la route et bien peu de distractions : à peine une courte romance avec un élégant marquis rencontré sur la route qui lui aura fait miroiter le bonheur conjugal avant de la laisser tomber pour une autre.Ce texte ne fait pas dans l'analyse psychologique et ne propose rien de plus qu'un exposé des faits.Si le personnage de Prudence a beaucoup de mérite, il n'a aucune profondeur.Le lecteur voudrait plus de détails, plus de corps, sentir la peur qui tenaille Prudence lorsqu'elle est enlevée par des Indiens, ressentir le froid, l'angoisse, la crainte de l'échec que sais-jè, n'importe quoi d'un peu consistant.Maintenant que 1 on connaît l'existence de cette héroïne, une biographie plus étoffée serait la bienvenue.L'AMAZONE, Henri Bergeron.Editions des Plaines.Saint-Boniface, 1998,197pages.Commandez l Renaud-Bray I Nous expédions partout au Québec ._poste ou messagerie \u2022 Choisissez votre façon de bouger! '\u2022¦-.:< : Bondir, eSCa|ader, ployer, voler, glisser, SQuter, gambader, pédaler, lanCer, pousser.rouler, courir, balancer remuer, marcher.Défi santé : notre resDonsabilité à tous K _avec pamjapaawn ^ md Montréal: 342-2815 Extérieur : 1 888 746-2283 E-Mail : sad@renaud-brav.com ESP*\" < ,.\u2022\u2022> 1% ' \\ plongez dans un livre GiRALD MfcSSAOlK Moïse Moïse Combinant le sens romanesque et le souci d'une documentation précise, Gerald Messadié.l'auteur de ÏHomme qui devint Dieu, dépeint la société pharaonique au moment de ia jeunesse de Moïse.Encore une danse Finies l'adolescence, la bande, le temps est venu de changer de relation.Évoluer ou fuir, c'est le choix que fera finalement chacune des copines.Katherine Pancol Encore une danse Happy Birthday Sara < Qu*e!f8ec cw tes iik*s cwrwje d'ùtrtrèi avec $fcS efcô s&êcztux.Sous saphur^ h friXtqtHi kthe fa mi:r*'e:*trçint lentement ;es passagers.» Guylaine Massoirtre.Le Devoir Queftelec M;tpp\\ Btriktav Sara m Pauio Coctno La Cinquième Montagne m Çocl ho m ¦ Situation critique Une médecin et son fiancé, fraîchement installés dans une nouvelle ville, découvrent d'étranges maux qui semblent être K provoqua par la gigantesque et unique usine Un thriller laleum et inquétant ! La Cinquième Montagne Dan* ld lignée de ÏAkhiniste mais dans une tonaMé épiqi*e.l'auteur déploie les grands thèmes qui font la force de son œuvre.Dans les replis du Temps * Attachez vos ceintures, le voyage est secouant comme un bon rire de hn de journée.Ons'omuse comme l'outeure.qui a la plume exquise.» Héiene Lebetu, Bk Québec H Kate Atkî\\«v>n Dans les repus pl Temps HACHETTE Canada Inc.Ml B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 MAI 1998 Livres Magouilles chez les assureurs TOUT EN LISANT Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale Il paraît que ce sont les Anglais qui ont inventé les assurances.Ce n'est pas surprenant, se dit Lorimer Black.Il s'agit» de donner l'apparence honnête, tout est dans l'apparence : vous payez régulièrement une compagnie qui, le jour où votre immeuble brûle, vous rembourse.Euh.C'est-à-dire que.La compagnie peut vous envoyer Lorimer Black, inspecteur.Un petit homme rude qui va s'efforcer, par toutes sortes de moyens apparemment honnêtes, de percer à jour la magouille que vous aviez gentiment concoctée ( oh, le vilain client qui se croyait malin ) et, en conséquence, de ne pas vous rembourser vos frais, mais de vous offrir une petite prime : de quoi vous payer une bière ou un café expresso dans ces nouveaux bars qui sont devenus la coqueluche du Tout-Londres.Londres.London, la ville impossible, toujours encombrée de taxis qui diffusent à toute force le dernier match de foot, London toujours bourrée d'activistes d'apparence calme, de fauchés d'apparence prospère, de putes qui se disent actrices de théâtre, de célibataires des deux sexes qui se pintent à la vodka dès cinq heures de l'après-midi.et de directeurs de compagnies d'assurances comme ce Monsieur Hogg, le patron, un parfait gangster, et de plus, laid à faire peur.L'inspecteur Lorimer Black se rend donc à une usine de mannequins, qui vient de brûler.Il a rendez-vous avec le directeur.Monsieur Dupree, qu'il conviendrait d'intimider, si possible, afin de ne lui verser qu'une petite prime, pour solde de tout compte.Car enfin : qui nous dit que cet incendie est accidentel ?Hein ?Hein ?Prouvez-le.On va s'expliquer avec ce Monsieur Dupree, qui est, paraît-il, déjà terrorisé.Eh bien, non.Pas besoin de s'expliquer.Monsieur Dupree s'est pendu au milieu de son usine désas-trée.Comme c'est triste, n'est-il pas ?C'est ainsi que commence ce roman, intitulé Armadillo.Il est écrit par William Boyd, l'Anglais le plus franchouillard qui soit ( résidence secondaire dans le Midi, près de Bergerac, et régulièrement loué par la critique parisienne que son « frenchism » épate).C'est son septième roman.Je rappelle quelques-uns de ses précédents titres : Comme neige au soleil.Un Anglais sous les tropiques, La Chasse au lézard, L'Après-midi bleu.Ce monsieur qui s'intéresse à la peinture moderne, qui travaille pour les magazines anglais et fran- çais, qui écrit des scénarios et dont la femme, Susan, travaille pour le Marie-Claire américain, est une force de la nature, la nature romanesque s'entend.Il a profité de cette histoire semi-policière, semi-critique sociale, pour parler de ce Londres qu'il adore aussi, mais le Londres des magouilles.J'ai trouvé cela passionnant.Donc, Lorimer Black, expert en assurances.Qui, nous l'apprendrons assez vite, ne s'appelle pas ainsi, mais Milomre Blocj, d'origine roumaine et tzigane, et ne supporte guère ses racines exotiques.Lorimer Machin, donc, tient une sorte de journal intime, intitulé Le Livre de la transfiguration, fréquente l'Institut des rêves lucides et souffre d'insomnie.La mort par pendaison de ce Monsieur Dupree va déclencher toute une série de remises en question.En particulier, Lorimer Chose sera mêlé à un copieux scandale des assurances.En deux mots ( afin de ne pas brûler, c'est le cas de le dire, une escroquerie que j'ai pris plaisir à découvrir ) : des assureurs ont surévalué un immeuble ( 80 millions de livres ), l'hôtel Fedora, auquel des entrepreneurs véreux \u2014il en est donc ?\u2014 ont mis le feu.Ils ont accepté un petit dédommagement ( 10 millions ), et Lorimer est content.Mais il en parle à un ami, journaliste financier au Times.Le scandale est énorme et notre brave petit soldat ( Armadillo veut dire petit homme armé ) devient à son tour une victime.La suite dans le livre.C'est un gros roman qu'on a du mal à laisser une fois commencé.Les histoires de magouilles sont parfois passionnantes.Et puis, il y a Londres qui vaut le déplacement.ARMADILLO.William Boyd.Éditions du Seuil, Paris, 1998,367pages.JEUNESSE Le roman-photos à la sauce Gallimard Jeunesse SONIA SARFATI L.inventivité est proba-* blement ce qui manque le moins chez Gallimard Jeunesse : m en plus des romans et A albums « traditionnels » qu'il publie sur une base régulière, l'éditeur parisien lance en effet chaque année au moins un produit qui se distingue par son originalité.Que l'on songe aux collections « Mes premières découvertes », avec leurs films transparents, leurs CD, leurs pages-miroirs, leurs mots-images, leurs « lampes de papier » qui permettent de voyager dans les mondes souterrains ou sous-marins, leurs pages-toiles sur lesquelles il est possible de dessiner à répétition.Que l'on songe aussi aux livres tridimensionnels et interactifs de la collection « Racines du savoir » ou encore aux coffrets « Secrets » qui permettent de mettre en application ou de vérifier concrètement le contenu des pages théoriques.Quant à la nouvelle ligne Gallimard Jeunesse, elle consiste en fait en une relecture ( ! ) d'un produit qui a autrefois fait ses preuves, en tout cas, en termes de popularité : le roman-photos.Un roman-photos réinventé, appelé « Roman images » et publié dans la collection Folio Junior.Un roman-photos dans lequel des photographies prennent lieu et place des illustrations que l'on retrouve - traditionnellement dans les romans destinés aux pré-adolescents, mais où le texte ne se cantonne pas dans des bulles ( à la manière du produit original ).Il faut dire que les six « Romans images » qui viennent d'être publiés ( six autres devraient suivre au début de 1999 ) sont écrits par de « vrais » romanciers : Michel Déon, par exemple, qui signe L'Enfant et la sorcière, est membre de l'Académie française ; Jean-Philippe Arrou-Vignod ( Le Collège fantôme ) et Catherine Missonnier ( Le Veilleur du Mont ), ont pour leur part publié plusieurs romans policiers destinés aux enfants ; etc.Bref, sur le plan des récits, les « Romans images » se tiennent mieux que leurs ancêtres.Aux histoires d'amour à l'eau de rose, on a préféré les histoires policières ou fantastiques, mais mettant en vedette de jeunes couples de détectives amateurs.Comme si Hercule Poirot et Miss Marple étaient retombés en enfance et avaient mis, de concert, la roue à l'épaule.Pour ce qui est des 150 photographies accompagnant chaque texte, elles nécessitent que l'éditrice Cécile Dutheil de La Rochère se transforme en productrice : après avoir trouvé le photographe, il faut faire le repérage des lieux de « tournage » et un casting en bonne et due forme.Les vedettes des romans sont généralement des enfants et des habitants des villes et villages où se déroule l'intrigue.Des villes et villages très différents d'un livre à l'autre.Hervé Jaouen et Olaf Wipperfùrth entraînent les lecteurs de L'Or blanc du Loch Ness dans les Highlands d'Ecosse ; Catherine Missonnier et Arnaud Baumann font découvrir le Mont-Saint-Michel dans Le Veilleur du Mont ; Régine Detambel et Pascal Dolémieux ont mis Paris dans leur objectif pour écrire et illustrer Le Mystère de la dame de fer ; Hugo Ver-lomme et Daniel Allisy ont filé sur Biarritz pour livrer Une vague pour Manu ; Michel Déon et Nutan font découvrir l'Irlande dans L'Enfant et la sorcière, et Jean-Philippe Arrou-Vignod et Philippe Calandre lèvent le voile sur les beautés du Haut Koenigsbourg dans Le Collège fantôme.Le résultat est visuellement très vivant.Des photos en noir et blanc alternent avec des photos en couleurs.Des photos d'action avec des photos d'ambiance.Des photos pleine page avec des images décomposées grâce aux videocaptures.Par contre, certains textes ne sont pas à la hauteur de ce que l'on pourrait attendre de leurs auteurs \u2014 par exemple, le Hugo Verlomme qui signe ici Une vague pour Manu semble moins inspiré que celui qui a autrefois écrit Les Indiens de la ville Lumière.Mais peut-être est-ce le genre qui veut cela ?Souhaitons que non.UNE VAGUE POUR MANU, Hugo Verlomme, photos de Daniel Allisy.LE MYSTÈRE DE LA DAME DE FER, Régine Detambel, photos de Pascal Dolémieux.L'OR BLANC DU LOCH NESS, Hervé Jaouen, photos d'Olaf Wipperfùrth.L'ENFANT ET LA SORCIÈRE, Michel Déon, photos de Nutan.LE COLLÈGE FANTÔME, Jean-Philippe Arrou-Vignod, photos de Philippe Calandre.LE VEILLEUR DU MONT, Catherine Missonnier, videocaptures d'Arnaud Baumann.Dans Folio Junior, Gallimard, Paris, 199S, 96 pages, à partir de 10 ans.LES BEST SELLERS Éditions quéiécoises Fiction ( romans ) \u2022\t\t\t 1 Le Roman de Julie Papineau\tMicheline Lachance\tQuébec Amérique\t(3) 2 J'aurais voulu vous dire Williams Ariette Cousture\t\tLibre Expression\t(10) 3 L'Ermite\tDenis Monette\tLogiques\t(5) Essais\t\t\t 1 Marie-Soleil\tLouise Bourbonnais\tStanké\t(3) 2 Le Buffet\tJacques Godbout, Richard Martineau\tBoréal\t(2) 3 L'Ile d'Orléans\tMichel Lessard\tL'Homme\t(2) Éditions étrangères\t\t\t Fiction ( romans )\t\t\t 1 Déjà Dead\tKathy Reichs\tRobert Laffont\t(2) 2 Chéri, tu m'écoutes\tNicole de Buron\tPion\t(6) 3 Le Zubial\tAlexandre Jardin\tGallimard\t(27) Essais\t\t\t 1 Survivre avec les loups\tMisha Defonseca\tLaffont\t( 14) 2 Une Histoire do lecture\tAlberto Manguel\tLeméac/ Actes Sud\t(4) 3 Comment voyager avec un saumon\tUmberto Eco\tGrasset\t(4) Livres pratiques\t\t\t 1 Je mange, donc |e maigris\tMichel de Montignac\tJ'Ai Lu\t(4) 2 Guide de mise en forme\tPierre Harvey\tL'Homme\t(3) 3 Carrières de l'an 2000\tEn collaboration\tMa Camere\t(15) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes : Archambault, Bertrand, Champigny.Le Fureteur ( St-Lambert ).Garneau.Guérin, Hermès.René Martin ( Joliette ).Monet.Le Parchemin, Les Bouquinistes ( Chicoutimi ), Payette ( Sherbrooke ).Guy Poirier ( Trois-Ri-vieres ).Raffin.Sons et Lettres, Librairie Smith ( Promenades de la Cathédrale ).EN QUELQUES MOTS par Pierre Vennat La nature à la ville ¦ Montréal a, avec plus ou moins de bonheur, un maire-horticulteur.Mais indépendamment de la question politique, il demeure qu'il paraît impossible maintenant de concevoir l'urbanisme et l'urbanisation sans parcs, squares et jardins.Bref, il n'y a plus de villes sans espaces naturels.Deux universitaires se penchent ici, chez Septentrion, sur cette volonté de « renatu-ration » de la ville de façon à conjuguer, sous un nouveau mode, la ville el la nature.L'histoire des gais et lesbiennes ¦ Pas facile de rédiger l'histoire des communautés homosexuelles du Québec.Pas étonnant.Victimes de toutes les brimades et en proie à tous les préjugés jusqu'à tout récemment ( et encore ! ), elles n'ont pas laissé d'archives ou si peu derière elles.Mais deux historiens se sont attaqués à cette prolématique historique ignorée jusqu'ici et viennent de publier, chez VLB éditeur, un ouvrage destiné à les sortir de l'ombre.Thriller historique maritime ¦ Quand Jack Aubrey, lieutenant de la Royal Navy à la retraite publia le premier de sa série de romans sur l'épopée de la Royal Navy au temps des guerres napoléoniennes, il fut boudé.Puis ils devinrent un véritable phénomène d'édition : traduits et édités ici par Libre Expression, ils se sont vendus à plus d'un million et demi d'exemplaires.À 82 ans, Aubrey publie son cinquième roman, un thriller historique maritime.Suide pratique des PREMIERS SOINS fi.,/ .1 - T.V Tout es que VOUSDKVfO! SAVOIR *N CAS D'URGENCE Premiers soins ¦ Il y a des guides qui sont plus utiles que d'autres.Comme ce guide pratique des premiers soins, préparé avec la collaboration de l'Ambulance Saint-Jean et que publient les Éditions de l'Homme.À la veille de partir au chalet, en voyage loin des services médicaux de chez nous, en camping ou en excursion, quoi de plus utile que de savoir quoi faire si un accident ou un cas d'urgence survenait. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 MAI 1998 .?B 5 Arts et spectacles Avec ou sans fiinger, les Spice Girls leur tournée nord ncame Associated Press LONDRES La tournée américaine des Spice Girls commencera bien le 14 juin prochain, mais toute la question aujourd'hui est de savoir si elles seront quatre ou cinq à se produire sur scène.La rumeur a commencé à gonfler lorsque Geri Halliwell, 25 ans, alias Ginger Spice, n'est pas apparue mercredi lors d'un tirage télévise de la Loterie nationale britannique.Elle était ensuite absente des deux concerts donnés jeudi et vendredi à Oslo.Pour la première fois, Emma Bunton ( Baby Spice ), Victoria Adams ( Posh Spice ), Melanie Chisholm ( Sporty Spice ) et Melanie Brown ( Scary Spice ) ont donc chanté sans leur rousse et pulpeuse camarade.Officiellement, Geri souffrait d'une gastro-entérite et se reposait.La maison de disques Virgin a tenté de faire taire les rumeurs en assurant que Geri participera bien à la tournée américaine qui durera deux mois.Mais les tabloïds anglais n'en démordent pas : Ginger Spice a quitté le groupe.Un porte-parole du groupe a reconnu sous couvert d'anonymat que les avocats des chanteuses devraient se retrouver dans le courant du week-end.« Beaucoup de décisions seront prises », a-t-il ajouté.Depuis que les Spice Girls ont limogé leur manager Simon Fuller l'an dernier, toutes les décisions touchant au groupe sont prises par les cinq jeunes femmes, a précisé le porte-parole qui s'est dit certain qu'elles iront aux États-Unis.Mais sans savoir combien prendront l'avion.m > PmOTO PC Les tabloïds britanniques ne parlent que de la séparation des Spice Girls, mais leur maison de disque Virgin affirme que les filles commenceront leur tournée nord-américaine comme prévu le 14 juin, avec ou sans Geri Halliwell, alias Ginger Spice ( deuxième à droite, dont la tête est encerclée sur notre photo ).Les autres Girls sont, dans Tordre habituel, Baby, Posh, Scary et Sporty.Manon Lescaut non encore prêt CLAUDE GINGRAS La scène finale de Los Mansardinos.Ouverture surréaliste pour les Coups de théâtre Il se peut que la production de Manon Lescaut soit parfaitement convaincante après une ou deux représentations.Hier soir, à la prima, bien des aspects de ce' spectacle final de la saison de l'Opéra de Montréal laissaient encore à désirer.Au surplus, le public \u2014qui ne remplissait même pas à sa capacité la salle Wilfrid-Pelletier, malgré les noms de Puccini et de Diana Sovie-ro sur l'affiche \u2014 sentait manifestement un certain malaise et ne fit pas aux participants l'ovation délirante des grands soirs.( Ne parlons pas d'ovation à propos des hurlements qui, venant des hauteurs aux mauvais moments, ont perturbé le spectacle.) Le dernier acte est, je le concède, bouleversant : Soviero et le nouveau venu Fabio Armiliato chantent à pleine voix \u2014 car même si Manon et des Grieux sont alors à l'agonie, ils doivent se faire entendre des derniers rangs \u2014, les gestes du couple mourant sont réglés comme un ballet discret, le décor suggère parfaitement la désolation du corps et de l'âme, les éclairages tamisés sont en accord, et le chef invité Edoardo Mùller et l'Orches- tre Métropolitain atteignent à ce moment-là le degré d'intensité souhaité.Ce qui précède appelle plus de réserves.Bonne dans son ensemble, la mise en scène de Bernard Uzan comporte des faiblesses sur lesquelles celui-ci, espérons-le, daignera se pencher.Ainsi, on n'est pas assez conscient de l'humiliation de Geronte, au premier puis au deuxième acte.Soviero elle-même n'est pas suffisamment agissante au premier acte et même au deuxième.Par ailleurs, les éclairages choisis par le metteur en scène sont souvent fantaisistes.Des décors, je dirai que certains sont très beaux et d'autres, assez quelconques.Enfin, le chef prend presque le spectacle entier à animer l'orchestre comme il se doit.Concernant Armiliato, disons, pour l'instant, que voici un ténor qui ne craint pas de chanter en sanglotant, comme le sujet l'exige et comme le faisaient certains de ses prédécesseurs.Son jeu est vrai, mais sa voix puissante est d'une couleur trop uniforme.John Fan-ning est un Lescaut chantant bien mais jouant trop peu.Même remarque pour le Geronte de Peter Strummer.SONIA SARFATI Les 5e Coups de théâtre se sont ouverts hier sur une note surréaliste \u2014 et.belge\u2014 avec Los Mansardinos, une production du Alibi Col-lectief où le théâtre côtoie le cinéma, les beaux-arts, la littérature, la musique.Et la télévision.Un spectacle de la Communauté flamande de Belgique, donc, dans lequel les comédiens s'expriment en espagnol ( beaucoup ), en néerlandais ( un peu ), en français ( un petit petit peu ).Et pourtant, grâce à des procédés aussi différents qu'ingénieux, la troupe parvient aisément à communiquer avec le public.En fait, après la tombée du rideau, la seule question que l'on se pose concerne la nature de ce que les créateurs de cette pièce ont bien pu consommer pour en arriver à un tel degré de délire ! Parce ce que Los Mansardinos donne dans l'absurde le plus total.Dans les premiers moments du spectacle, un dépaysement complet attend le spectateur.Graduellement! il comprend qu'il lui faut meure de côté tous les codes du théâtre qu'il a appris jusqu'à maintenant.C'est à ce prix seulement que la bande ( de quoi ?) dirigée par l'imprévisible Pat Van Hemel-rijck, se laisse apprivoiser.Le seul danger de la « démarche » : devenir accro à cette folie ( ou à autre chose, peut-être.).C'est d'ailleurs chose faite en Belgique, puisque Los Mansardinos est la suite de Manuel Le Créateur et Aft' vois moi \u2014donc, le troisième volet d'une série que signe le Alibi Col-lectief au sujet du terriblissime Phénomène Bleu : la télévision ! Cette fois-ci.Manuel Le Créateur ( Pat Van Hemelrijck ) descend dans son Jardin des Malaises où il convie les premiers habitants ( Tanja Mus et Gérard Olthaar ) à jouer avec lui à Don Quichotte \u2014 ne vont-ils pas combattre ce moulin à vent moderne qu'est le petit écran ?Avec l'aide de « l'artiste auditif » Frédéric Le Junter ( qui « fabrique » sous nos yeux le son d'un orage ou celui de la fraise d'un dentiste, joue de la guitare en même temps que des castagnettes, etc.) et de l'as de la régie Peter Go-daert, les trois comédiens remodèlent la télévision à leur image.Pour ce, ils utilisent les structures et les accessoires hétéroclites qui meublent le Jardin des Malaises imaginé par Al Balis, et trois marionnettes géantes dont les yeux sont des caméras \u2014dont les images sont projetées sur grand écran.Acteurs et poupées se livrent alors à un bref flashback ( l'arrivée de Le Créateur du Terre ) ; puis, présentent une émission éducative ( Don Quichotte, Sancho et Dulcinée vont au resto et ( nous ) apprennent l'espagnol ), une émission pour enfants et quelques flashes météo.Le tout ne semblant avoir ni queue ni tête.Jusqu'au moment où le Phénomène Bleu diffuse son film de fin de soirée.Là, toutes les pièces du casse-tête s'emboîtent les unes aux autres sans qu'on n'ait rien vu venir.Dire qu'un peu plus tôt, un des personnages de la pièce lance : « Ça va trop vite pour moi ! Je suis Belge ! >?Ben voyons.LOS MANSARDINOS, du Alibi Collectief.Création : Pat Van Hemelrijck ; scénographie : Al Balis ; costumes : fils Mom-maerts : musique : Frédéric le.Imiter ; technique : Peter(iodaert :a\\ec Pat Van Hemelrijck.Gérard Olthaar.Tanja Mus, Frédéric Le Junter.A I Aiiora de la âaitSi aujourd'hui à 11 h Wet lundi à 10 h.A partir de 10 ans L « 4 \\ \\> s - s J «X J i A J i - '\u2022 \u2022 *.* Diana Soviero et Fabio Armiliato B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 MAI 1998 Les uns et les autres Kevin Costner, poste restante Sept ans après le* triomphe de Danse avec les loups, voici que le deuxième film réalisé par Kevin Costner, Postulait, une épopée apocalyptique située en 2013, dans laquelle il interprète un homme solitaire, un courrier, qui devient le seul espoir de ceux qui luttent contre la dictature d'un général, a abouti à un flop.Il a fait le point avec le magazine Studio.\u2014 Est-il vrai que le service postal américain était contre le projet, parce qu'il craignait pour son image ?\u2014 Oui, c'est incroyable ! Pourtant, avec le titre du film.C'est comme si je leur faisais une pub de 80 millions de dollars.\u2014 Le film est-il porteur d'un message ?\u2014 Oui.Nous vivons sur une superbe planète que nous sommes en train de détruire allègre- ment et nous agissons comme s'il était déjà trop tard pour améliorer les choses.Avec ce film, je veux montrer comment on sera obligé de réagir lorsque tout sera vraiment détruit, qu'il n'y aura plus ni culture ni loi.\u2014 Avec Postman, comme avec Danse avec les loups, vous défendez des valeurs traditionnelles et patriotiques.\u2014 Ce qui m'intéresse, ce sont nos racines.Étant né aux États-Unis, j'aime être américain, même si je ne suis pas fier de tout ce que fait mon pays.Mais je reste attaché à cette vision idyllique de l'Amérique comme terre de tous les possibles.\u2014 Pensez-vous que la durée de votre film ( 2 h 58 ) soit un handicap ?\u2014 J'aime les histoires-fleuves avec des sous-intrigues et des tas de détails.Postman est un film qui fait voyager sur le plan esthétique mais aussi voyager à travers la quête personnelle du hé- ros.Pour moi, les films sont des expériences initiatiques.\u2014 Est-il vrai qu'après Postman, vous aviez prévu de produire et de jouer une suite de Bodyguard, avec la princesse Diana ?\u2014 Oui, et je regrette que cela se soit su.Elle voulait être sûre que le rôle serait sophistiqué, digne, et écrit sur mesure pour elle, comme cela avait été le cas pour Whitney Houston.Elle voulait avoir le droit de se réinventer sans choquer l'opinion publique.Mais rien n'était confirmé, elle m'avait simplement dit par téléphone qu'une fois que le scénario serait écrit, elle le lirait dans les meilleures dispositions d'esprit possible.Une version corrigée du script m'est parvenue trois jours avant sa mort, je n'ai pas eu le temps de la lire.Après l'accidents, j'ai lu les trente premières pages, et elles lui correspondent si bien que je n'ai pas pu aller plus loin.Ça m'a fait mal.FLASH ZOOM Pas de passe-droit Matthew Modine /y Je n'ai jamais joué dans une % C comédie qui n'ait pas un propos ^ ^ sérieux pour toile de fond.Je pense que les meilleurs comédiens sont ceux qui cultivent ce paradoxe.Les meilleures comédies de Richard Pryor sont celles dans lesquelles il pratiquait un humour engagé, des comédies qui analysaient finement les relations entre les Blancs et les Noirs.C'était drôle, mais on ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'aise par rapport à ces peurs entretenues par des préjugés.On ne s'autorisait pas à prononcer ces préjugés, mais on les ressentait.Cela me rappelle l'histoire que me racontait mon père quand j'étais enfant.Il me disait : « Tu crois que la chambre est pleine de monstres parce que tu ne peux pas les voir dans le noir, mais si tu allumes la lumière, tu verras qu'il n'y en a pas.» S'il s'avère qu'on a en nous des préjugés ou des craintes non fondées, l'humour peut être un moyen d'éclairer la pièce parce qu'alors les monstres s'enfuient à jamais.Whitney Houston, incapable de résister à l'envie de fumer à bord de l'avion qui la conduisait à New York, céda finalement à son vice dans les toilettes de première classe.Prise sur le fait, elle se rendit dans la classe affaires, puis dans la classe économique, mais chaque fois, elle fut surprise de la même façon.Finalement, le commandant de bord vint la voir et l'avertit que si elle persistait à fumer, elle se verrait infliger une amende de 2000 dollars.« Je vous fais immédiatement un chèque de 2000 dollars si vous me permettez de fumer », implora la chanteuse.Mais le capitaine refusa de céder et la malheureuse fut obligée de ronger son frein jusqu'à la fin du vol.Record aérien ¦ Robert Redford a sans aucun doute établi un record à bord d'un avion qui le conduisait de Los Angeles à New York.L'appareil avait à peine décollé qu'il appelait au téléphone un ami avec lequel il s'entretint sans aucune interruption durant les quatre heures que dura le vol, refusant toute nourriture et tout rafraîchissement.Il alla jusqu'à demander à un certain moment à son ami de rester sur la ligne et se précipita aux toilettes, avant de revenir à son siège et de poursuivre sa conversation jusqu'à l'atterrissage.>\u2022» i».Robert Redford Et de cinq ! ¦ Vie Damone n'a pas pleuré trop longtemps son divorce d'avec Diahann CarroII, puisqu'il vient d'épouser sa cinquième femme, la reine de la haute couture new-yorkaise Rena Rowan, dont la fortune est évaluée à 500 millions.Les nouveaux mariés sont tous deux âgés de 69 ans.Rides d'amour ¦ À 77 ans, Walter Matthau est tout à fait satisfait d'être l'acteur le moins beau et le plus âgé de Hollywood, parce que cela lui permet de garnir son compte de banque de beaux dollars tout neufs.« Je n'ai jamais envisagé la chirurgie plastique, je n'ai jamais désiré me défaire de mes rides », affirme Matthau, qui vient d'empocher quelque six millions pour Odd Couple U.« Ma femme Carol a toujours aimé mon air.Elle me trouve même sexy.Si elle ne se plaint pas, pourquoi le ferais-je ?dit-il.D'autant plus que plus je vieillis, plus on m'offre de rôles.Je n'ai que rembarras du choix.» La fin d'un parfum ¦ Dolly Parton, qui utilisait depuis des années Intrigue, un parfum créé par Mary Kay, fut fort dépitée en apprenant que cette fragrance avait été abandonnée.Elle écrivit à la compagnie pour se plaindre de cette décision, et Mary Kay entreprit immédiatement de fouiller toutes ses boutiques, d'un océan Walter Matthau à l'autre, découvrant finalement huit flacons du parfum tant apprécié par la chanteuse, à laquelle ils furent envoyés avec les compliments de la compagnie.Sur un plateau.¦ Goldie Hawn tourne actuellement un film à New York, tandis que son ami, Kurt Russell, en fait autant à Los Angeles, et ils n'ont donc pas pu se retrouver à l'occasion de l'anniversaire de Kurt.Si bien que Goldie a envoyé une effeuilleuse sur le plateau où tourne son ami, pour amuser celui-ci en son absence, et les autres membres de la distribution.Première classe ¦ Encore une histoire d'avion : Faye Duna-way, qui ne possédait qu'un billet de classe affaires sur un récent vol New York-Los Angeles, alla s'installer en première classe quelques minutes après le décollage, expliquant à l'hôtesse de l'air qu'elle avait un scénario à lire et qu'un bébé pleurait sans arrêt non loin du siège qui lui avait été assigné, l'empêchant de se concentrer.Voyant qu'elle refusait de bouger, l'hôtesse décida qu'elle ne bénéficierait d'aucun service de première classe durant le vol.De plus, à l'arrivée de l'avion à Los Angeles, un agent insista pour qu'elle acquitte la différence de prix.Non seulement Faye refusa-t-elle, mais elle menaça de poursuivre la compagnie ! SOURCES : AP, Max, Enquirer, Star Faye Dunaway » CinéLive POP-CORN Avez-vous vis Crottes de chat ?LES MOTS Monter sur ses grands chevaux ¦ Le croirait-on ?La personne qui se met en colère et monte sur ses grands chevaux est prête à partir en guerre.Au Moyen Âge, les seigneurs avaient des chevaux pour la parade appelés « palefrois » et des chevaux de plus grande taille pour la guerre ou pour le tournoi qu'on nommait « destriers », parce que l'écuyer les menait de la main droite.Lorsque les chevaliers montaient sur leurs grands chevaux, c'est qu'il y avait de la bataille dans l'air.Les traductions prennent parfois des voies bien singulières.Par exemple, en Chine, pour admirer Jack Nicholson et Helen Hunt dans As Good As U Gets, les cinéphiles doivent aller voir un film intitulé Crottes de chat.Voici, relevés par Globe, quelques autres exemples de traductions de films assez loufoques.¦ The Full Monty, un film britannique sur les effeuilleurs, est devenu Six cochons nus lorsqu'il a été montré dans le nord de la Chine.¦ Toujours en Chine, The English Patienta pris le nom de Ne me demandez jamais qui je suis.m Boogie Nights, un fim de Mark Wahlberg traitant de l'industrie pornographique, s'est fait appeler Gloire instantanée a Hong Kong.¦ À Hong Kong également, Oliver Stone a dû se résigner à voir son film Nixon, dont la vedette est Anthony Hopkins, rebaptisé Le Gros Menteur.D Le fait que Fargo se déroule au coeur de l'hiver a incité les distributeurs chinois à appeler ce film Meurtre mystérieux dans l'étendue neigeuse.Précisons qu'étendue neigeuse, en chinois, se dit fah-go.¦ La comédie musicale Grease, qui met en vedettes John Travolta et Olivia Newton-John, est apparue dans les cinémas vénézuéliens sous le nom de Vaselina.M Dr.No, le premier James Bond de Sean Connery, a été rebaptisé par les Japonais Nous ne voulons pas de docteur.¦ Guys and Dolls, la comédie musicale traitant de gangsters amateurs de jeux de hasard dont les héros sont Marlon Brando et Frank Sina-tra, a pris en Allemagne le nom de Lourds garçons et Jllles légères.¦ Les cinéphiles mexicains ont vu Julie Andrews dans La Novice rebelle au lieu du titre original, The Sound of Music.Le Canada à l'« SOUVENIRS, SOUVENIRS Pierre Vennat Le 30 mai 1947, La Presse titrait en gros caractères que « le Canada entre, avec Etienne Gil-son, à l'Académie française ».Pour la première fois, écrivait de Paris le correspondant de l'Agence France-Presse, « les intellectuels canadiens-français ont vu un académicien présenter, en même temps que les siennes, leurs propres lettres de ( réance auprès de l'institution séculaire qui représente dans le monde entier l'aeropage suprême des lettres et de la langue française ».Etienne Gilson avait en effet pro-lite de son discours d'intronisation pour rendre hommage à la littérature de chez nous, tout en disant qu'il lui était pratiquement impossible de nommer qui que ce soit : « Com- ment choisirais-je ?Entre tant d'écrivains dont s'honorent les Lettres canadiennes, les historiens, les romanciers ou les poètes, tout choix serait une injustice.Je préfère donc, et je crois que les maîtres de leurs universités m'en donneraient eux-mêmes le conseil, rappeler que s'il existe une culture intellectuelle canadienne d'expression française, c'est à la volonté résolue de tout un peuple que nous la devons d'abord.C'est une foule anonyme où je voudrais me confondre que je vous demande d'accueillir.Laissez-nous passer tous ensemble, eux et parmi eux ceux qui veillent sur les falaises d'Ottawa où ils gardent les défilés du Gatineau, les bûcherons des Laurent ides avec qui j'ai rompu le pain dans la communion d'une même parole intelligible, et ceux de ce fabuleux pays du Saguenay ou Jacques Cartier n'a découvert ni l'or ni les diamants qu'il cherchait mais où un autre a depuis trouvé mieux puisqu'il y a trouvé Maria Chapde- laine.» \u2022 Peu d'enthousiasme pour Nana Mouskouri ¦ Il y a exactement dix ans, le 31 mai 1988, la chanteuse grecque Nana Mouskouri se produisait à Montréal où, selon Denis Lavoie, après un début de spectacle plutôt froid, elle avait su revenir plus chaleureuse après l'entracte, pour finalement éblouir bien peu son auditoire en plus de deux heures de Nana Mouskouri chansons variées.Curieux mélange qui débutait par une chanson en anglais, Forgive and Forget, et comprenait bien entendu beaucoup de chansons grecques mais trop peu de chansons françaises.Ovation finale pourtant, d'un public peu enthousiaste et plutôt âgé.C'est dans ses in-terpr étalions d'air d'opéra que la chanteuse grecque s'était montrée la plus expressive, dans la voix et le geste.Quelques ennuis à la sonorisation n'avaient pas aidé à bien amorcer la performance.Nana Mouskouri était pourtant accompagnée d'une bonne équipe de cinq musiciens.Bref, Lavoie avait trouvé une interprète un peu mal à l'aise à bouger dans un répertoire qui faisait de plus en plus veillot.Pénurie de manuscrits ¦ Si plusieurs auteurs d'aujourd'hui se plaignent de ne pas pouvoir trouver d'éditeur, surtout pour une première oeuvre, il y a 40 ans, un des plus importants éditeurs du Canada, John G.McClelland, directeur de McClelland and Stcwart, de Toronto, se plaignait dans La Presse du 31 mai 1948, du manque d'auteurs au pays.Interviewé à Vancouver, McClelland avait exprimé l'opinion qu'il arrivait rarement qu'un auteur d'une oeuvre intéressante ne puisse trouver d'éditeur.C'est plutôt l'éditeur, à son avis, qui trouvait difficilement une matière intéressante à publier.« Nous recevons 500 manuscrits par année, avait-il dit, sur lesquels nous en trouvons deux au maximum qui soient publiables.» Trenet le roi ¦ Tout le monde sait que Charles Trenet a fait Un beau voyage au Canada .Il nous l'a d'ailleurs chanté du rant des années.Justement, le 31 mai 1947, La Presse publiait sa photo et annonçait à ses lecteurs que « le fou chantant » avait connu un tel succès lors de sa première semaine sur la scène du Gayety ( là où se trouve maintenant le Théâtre du Nouveau-Monde ), que les foules avaient été si nombreuses à chaque spectacle, que la direction avait décidé de retenir « cette attraction » potir une deuxième semaine.« La réputation de Trenet n'est plus à faire », pouvait-on lire.« Musicien, poète, au- mm Charles Trenet leur et créateur de ses propres oeuvres, il est aujourd'hui l'un des rois incontestés de la chanson.» Jean Deslauriers disparaît à 68 ans ¦ U y a déjà 20 ans que mourait d'une crise cardiaque, le 30 mai 1978, le chef d'orchestre canadien Jean Deslauriers, à l'âge de 68 ans.Il avait commencé sa carrière comme violoniste, puis s'était vite orienté vers la direction d'orchestre.C'est ainsi qu'il dirigea pendant plus de quinze ans, à la radio puis à la télévision de Radio-Canada, la populaire série Sérénade pour cordes .En plus de ses engagements comme chef invité des principaux orchestres canadiens ainsi qu'à la Canadian Opéra Company de Toronto, Jean Deslauriers dirigea une liste impressionnante de concerts, ballets et opéras pour la télévision.Il fut également directeur musical du Théâtre Lyrique de Nouvelle-France de 1964 à 1970, fit partie de la Commission d'enquête sur l'enseignement des arts et diriga plusieurs productions pour l'Opéra du Québec.Au moment de son décès, il rentrait d'un voyage à travers le pays en tant que juge des Concours de musique du Canada et devait diriger à l'été 1978, n'eût été de son décès, plusieurs des concerts populaires de l'Orchestre Symphonique de Montréal.Il travaillait également à la composition d'un opéra, ayant comme héros d'Iberville. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 MAI 1998 EN BREF Milan futuriste ¦ Le ministre italien des Biens culturels, Walter Vel-troni, a annoncé hier la création à Milan d'un musée du Futurisme.« Milan est la ville des peintres Balla et de Buccioni et elle a une tradition extraordinaire en matière d'art moderne et contemporain », a indiqué le ministre au cours d'une réunion politique dans la capitale de la Lombardie.« Le musée est encore à l'état de projet mais il se fera », a ajouté le ministre.Incunable retrouvé ¦ Cosmographie*, un incunable datant du 15e siècle, dérobé il y a quelques mois à la Bibliothèque nationale à Paris, a été retrouvé en bon état ces derniers jours et le voleur arrêté, a-t-on appris de source policière.Le vol avait été signalé le 4 novembre 1997 mais remontait en réalité au mois au 1er août précédent, selon la police.11 s'agissait d'une première édition avec cartes de l'ouvrage de Ptolémée, qui comprend un « traité de géographie » et 26 cartes.Estimé entre 500 000 et 850 000 dollars, c'est une pièce qualifiée de « rare et présentant un grand intérêt historique ».Il était en dépôt chez le marchand d'art Christie's, à Londres depuis le mois de mars.Arrêté avec 450 antiquités Un Grec a été interpellé vendredi à Sarrelouis ( ouest de l'Allemagne ) en possession de quelque 450 antiquités de son pays pouvant dater du 4* siècle avant J.-C.et qu'il entendait revendre, a indiqué la police hier.Des musées américains et japonais auraient proposé à ce trafiquant de 46 ans cinq à six millions de dollars pour l'ensemble des statuettes, pièces de monnaie et autres objets qui ont probablement été volés dans des musées et des collections, a rapporté la police criminelle régionale, qui a précisé avoir été informée par un acheteur potentiel.L'identité du trafiquant n'a pas été dévoilée.Londres sf accroche à la barbe du Sphinx et DICTIONNAIRES LE ROBERT vous présentent la Supergrille du mois de mm 100 gagnants mériteront le « Dictionnaire Étymologique du français ».de la série Les Usuels du Robert et le fameux tshlrt «J'ai réussi».Calttiiloa \"I,.\u2022¦\u2022«*\u2022*¦ P I I T I O K N t I' 1 I Étymologique DU FRANÇAIS ^iiKNi r*i ixmi LE KOBIRT À surveiller A aujourd'hui fi 26372?5 I k Agence France-Presse LE CAIRE Des négociations entre l'Egypte et la Grande-Bretagne pour récupérer un morceau de la barbe du Sphinx conservé au British Muséum ont échoué en raison des demandes britanniques de compensation, a déclaré le ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni.« Les négociations orageuses entre Le Caire et Londres ont été stoppées lorsque l'Egypte a rejeté les conditions britanniques d'obtenir en échange une pièce d'antiquité », a dit le ministre cité hier par le quotidien gouvernemental Al Ah' ram.La barbe que portait le colosse à corps de lion et tète humaine a disparu dans les sables.Il ne reste qu'environ 13 % de l'original, dont 10 % se trouve au Musée égyptien et le reste au British Muséum.L'Egypte vient de commémorer près de 10 ans de restaurations du Sphinx qui se dresse devant les célèbres pyramides du Caire.La dernière restauration, qui «i coûté plus de deux millions de dollars, a concerné les membres, le corps et le cou de la statue mais pas son visage, qui représente le pharaon Khephren.lombez en amour.I 8|iP§lR (et partez pour Hong Kong LE PRIX DU PUBLIC-LA PRESSE Le participant de la Course qui en fin de saison aura reçu le plus grand nombre de votes du public remportera une bourse de 3 000 S offerte par le journal La Presse.Suivez tous les samedis à 17 h les aventures des huit participants de la Course destination monde, série présentée avec la collaboration de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Participez au concours en complétant le coupon et posiez à l'adresse indiquée ci-dessous, (un seul coupon par enveloppe).Chaque semaine, un participant au concours gagnera un livre de la Course 1996-1997 et un gjminet de la Course.En fin de saison, vous pourrez aussi gagner un voyage pour deux personnes à Hong Kong sur les ailes d'Air Canada incluant un séjour de sept nuits dans un hôtel de catégorie supérieure, gracieuseté de Club Vovaees.Date de l'émission Mon reportage «coup de coeur> est :.(titre du reportoge) Ce reportage a élé tourné por :.(partitipont) Nom:.Adresse:.Code postal :.Téléphone :.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Retourner à: SOCIÉTÉ RADIO-CANADA Lo Course destination monde \u2022 CP.9080 Succursale Centre-ville \u2022 Monfréol QC H3C 3P3 VISA OR Odyssée Dcjjjrdins air canada (g) Çffl I * M VOYAGES.ACDI S s VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Nathalie Petrowski 00h- CD - Téléthon Opération Enfant Soleil 98 Le téléthon animé par Francis Reddy et retransmis de la Salle Altred Rousseau et du cégep de Sainte-Foy dure toute la journée jusqu'à 21 h.Avec Vigneault.Reno.Isabelle Boulay Jean-Marc Parent.Guy Mongrain.Janette Bertrand, etc.12h - O- La Semaine verte Le meilleur troupeau laitier au monde.La culture des endives, un potager écologique et les abattoirs de boeuf.I7h - O - La dictée P.G.L Cent jeunes.venant du Sénégal, du Mali, des É.U et du Canada se mesurent dans cette grande finale où la dictée sera lue par Gregory Charles.À noter que rémission a été enregistrée le 17 mai dernier.20h- CEI - Grands Reportages Le siècle du peuple: le pouvoir des images.L'évolution de la télévision, de l'assassinat de Kennedy jusqu'à la guerre du Golfe.Un reportage de la BBC Gregory Charles lit la dictée Paul Gérin-Lajoie CANAUX | 18 h 00 | 18 h 30 | 19 h 00 | 19 h 30 | 20 h 00 | 20 h 30 | 21 h 00 | 21 h 30 | 22 h 00 | 22 h 30 | 23 h 00 | 23 h 30 I CANAUX 9 15117 24 45 Pignon sur rue (17 30) [3ÔJ CBC ABC CBS O\" NBC GO A & E BRAVO CÂBLE 9 V.CANAL D CNN DISC.FAMILY CH.FOX GLOBAL HISTORY UFE MM MP MMAX NW ROI RDS SHOWCASE TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE Y TV CANAUX éléjournal Découverte (sous reserves) Les Beaux Dimanches / Les Les Beaux Dimanches / Passion musique: pilules, on s'en occupe les lauréats des prix Opus 1997 Le Téléiournal élethon Opération Enfant Soleil Expédition - Pamir, sur le toit du monde Hercule ulse Travel Travel CJOH Telethon torC.HEO.Cinéma / BEVERLY.(G) (17*0) World News.Sunday News News M'A'S'H Seinfeld NBC News Ouest Energy.Power.Spmt(i7.30i World FOCUS Religion.Ethics Treasure'/Quest for the Maravilia Hors-circuit / La Bête de foire Accès interdit Due South (possibilité d'un match de basketbail) No Pnce too High Les Artisans d'une époque Le TVA Cinéma / DOCTEUR PETIOT (4) avec Michel Serrault.Pierre Romans Cinéma / LA RIVIÈRE DU SIXIÈME JOUR (5) avec Craig Sheffer.Brad Pitt .des apparences (22 27) Sports (22 25)/ Loteries (22 44) Sport (23 27) Vins et Fromages « 22 5' Cinéma / LE MAUN( 23^0 Pub (23 21) Québec plein écran (22 49) Lectures de fin de soirée (2349) Le Grand Journal (22 40) Touched by an Angel America s Funmest Home Videos Cinéma / WHAT THE DEAF MAN HEARD (5) avec Matihew rVJodine.Claire Bioom Cinéma / DIEPPE avec Victor Garber, Gary Remeke Cinéma / BEVERLY HILLS FAMILY ROBINSON (6) avec Dyan Cannon 60 Minutes TV Censored Bloopers (s.r.) Touched by an Angel Dateline NBC Yanm - Tnbute Concert trom the Taj Mahal and the Forbidden City Ballykissangei An.Mystenes'An.Altered States Starring Nathalie Wood Up for Debate M'A'S'H WorlcIView Se municipale luste pour nre Moneyweck Wings Muppets.Spellbinder Beverly Hills.90210 Sportsline Historyfands Taïkmg Heads Witness to.Design / Ask the Intenor Designer Arts Cézanne Futura 2000 Entourage Les Châteaux / Roosevelt World Today Sports Tonight Sunday (êdiscovery.ca Sunday Report Undercurrents Cinéma / TRIAL BY FIRE (4) avec Gail O'Grady.Keith Carradine Cinéma / WHAT THE DEAF MAN HEARD (5) avec M.Mutine, C.Bloom Pub (23:10) CTV News Sunday Report Puise / Sports News Sports The Entertainers Mad About You Pensacola Cinéma / LOVES DEAOLY TRIANGLE: THE TEXAS CADET MUROEB (6) Viper Roy Orbison & Friends (21 05) Austin City Limits / Roy Orbison Mystery Edith Piaf / La Vie en rose Engelbert: King of Romance (2140) Bob Vila's Guide to Historié Homes Arts & Mmds Testament Vies de travail Goût du mondeyFètes chinoises CNN Perspectives Cinéma / THE BENNY.(5) Mummies: Taies from the Egyptian Crypts Cintma \u2022' M AMERICAN IZAHON CF EMILY (5) avec James Gamer Événements spéciaux Biographies / Agatha Christie Spécial Report Or The World Today Discovery's Sunday Showcase Monde et Mystères / Guénsseurs Impact Untamed Amazoma Cinéma / DARLING UU (4) C est comme ça ¦ Municipal Aff Cinéma / NUIT MAGIQUE (4) Sports Tonight Week in the NBA Sunday ^discovery.ca Cinéma / CONQORMAN (5) avec Michaeî Crawtord The World's Funniest 60 Minutes War Stories Real Lrfe with Enca Ehm The Simpsons Cinéma / THE LOVEBUG (4) avec Dean Jones, Michèle Lee Cinéma / OKLAHOMA! (4) avec Gordon MacRae King of the Hill The X-Files The X-Files Captain Cook Renovator L.Jennings Homes.Design CdnGardening Siiders War Stories Marina Stewart A Day in.MuchLaunchesEdgefest '98 Pop (12 00) Cimetière Fax NYPD Blue Sportsline Historylands Craftscapes Newsweek Witness to.L.Jennings MuchEast Musique vidéo / Se poursuit iusqu à 2h30 Maximax / Vladimir Ashkenazy - Uzeb & Tiger Okoshi World News .Pacifique Rugby (16 30) Cinéma n6:00) Le Diable- Sports Journal Entrée- Sports 30 Mag Kurt Vonnegut s Yogi l'ours Trauma / Drawing the Line Strongestii7 30) Sportsdesk On the Line Monde ce soir La Facture The Passionate Eve Le Siècle le pouvoir des images Formule Indy / Miller 200 Cinéma / THE MARRIAGE BED (4) avec Irnda Gnlliths, Layi» Coteman Fifi Bnndacier Bêtes ,i craquer Extrême Machines / Rollercoaster Motoring 98 L École des fans / Tounsme 08 45* Croque la vie Percys Park 18 h 00 My Hometown 18 h 30 Journal FR2 Med d enquête Lassie 00 Wk Baseball Drucker & Co .en vedette Rugrats 19 h 30 Capitaine Star Nfld et son tnton Caught in the Act Le Journal RDI Schlesinger Scully RDI Série Superbike AMA Due South Musimax Collection / Se poursuit jusqu'à 2h00 Sunday Report Point de presse Antiques Roadshow Second Regard Festival des célébrités sportrves Big Life Enjeux Plus Sports 30 Mag Cinéma / THE SCOLD'S BRIDLE Les Simpson Image par image Dangerous Pursuits Highlander Very Best of the Worst Drivers Baseball / Braves - Cubs Stars & Co Bouillon / Secrets de femmes L'Hôpital Chicago Hope Flipper 20 h 00 Victoire Small Talk Bons Baisers d'Amérique (2135) Des Histoires / Entants hvperactifs Jake & the Kid Journal belge Guérir Super Dave s Les Simpson Génération.Cinéma (2335) Ned et son tnton Caught in the Act Sportsdesk Courants d'art Viva Ailleurs i Vacances à Ibiza Dunk Street î'MustBeMatf CD o 30 CBC ABC CBS(Xî NBC 5 A & E BRAVO CABLE 9 V.CANALD CNN DISC.FAMILY CH.GLOBAL HISTORY MMAX SHOWCASE TÉLÉTOON 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00.22 h 30 23 h 00 23 h 30 CANAUX CABLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.« CÂBLE 9 VIDEOTRON \u2022 CNN ¦ NOUVELLES - DISC.= DtSCOVERY - MM i MUCH MUSJC - MP ¦ MUSIQUE PLUS - MMAX ¦ MUSJMAX NW = NEWSWORLD \u2022 RDI = RÉSEAU DE L'INFORMATION RDS » RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 « TELEVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTM TV ~ B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 MAI 1998 Ces deux chevaux d'à peine sept centimètres chacun, ayant pour titre Race raffinée I et II 9 ont valu à Carol Kruger, une Tèmiscamienne d'adoption, le Grand Prix toutes catégories à la Biennale d'art miniature de Vil le-Marie.Mini-mini-mini à Ville-Marie CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale, VILLE- MARIE C'est parce qu'ils ne disposaient que d'une salle aux dimensions modestes, la salle Augustin-Ché-nier, à l'hôtel de ville, que les Témiscamiens se sont tournés vers l'art miniature en 1992.Bien leur en prit.Pour la première fois cette année, la Biennale d'art miniature de Ville-Marie présente des oeuvres d'artistes en provenance des cinq continents- D'où le thème À l'image du monde de cette quatrième présentation, qui a démarré le 16 mai et qui se clôturera le 16 août.En4 tout, 526 mini-sculptures, peintures, bas et hauts-reliefs, dessins, aquarelles, estampes, etc., signés par 309 artistes de 29 pays.L'Egypte, le Pérou, l'Islande, le Danemark, la Biélorussie et la Corée sont présents pour une première fois, aux côtés de concurrents de longue date comme les États-Unis et plusieurs pays d'Europe occidentale.Les organisateurs ont même dû élaguer parmi 700 oeuvres reçues depuis décembre dernier.On acceptait un maximum de deux oeuvres par concurrent, de façon â ne pas trop encombrer la salle d'exposition.Une quasi-religion Pendant trois mois à tous les deux ans, le Témiscamingue, cette enclave régionale de 17 000 habitants pendue au sud de l'Abitibi, devient une espèce de Mecque de l'art miniature à l'instar du Studio School 8* Art Gallery de New York qui a L'État de grâce de Johanne B.Sawyer, prix peinture.inspiré à l'origine ces rêveurs illuminés : les organisateurs de la biennale.Un succès inespéré aussi pour tout dire pour Ville-Marie, un chef-lieu régional agro-forestier de 2855 habitants.C'est que l'art miniature est une quasi-religion à laquelle sacrifient des artistes aussi différents que Miguel Canseco, un jeune Mexicain de 23 ans qui a dû travailler fort, nvoue-t-il, pour venir au Québec recevoir son prix pour un dessin intitulé My Hometown Jésus, un graphite sur papier de 5,5 sur 5,5 cm.Un Jésus privé d'une jambe pour illustrer que pays riche ou pauvre, le message de la Foi demeure aussi pertinent.CINEMAS (US NOTRE SITE WEB! WWW.cinemasguzzo.com H CD R A I R LACORDAIRE 11 coin Lacordaire g des Grandes Prairies LANGELIER 6 coin Longe lier U Jean-Talon [Carrefour Lange lier] 324-3000 255-5551 CINEMA DES SOURCES 10 G.iarics Des sources \"DES JUIN 1998** mettant KM VEDETTE: son DOLBY Digital» son SDDS Digital, son DTS Digital, RANGEE EN «RADIN, CINE-CAFE, JEUX VIRTUELS, SIEGES SPACIEUX (13 pouces), PLUS D'ESPACE POUR LES JAURES \" ESPOIR , RETROUVE (version française de Hope Floats) v .I CMf PtXX OOtON ii» 3mB35SjBB LANGELIER ?S CI ni* pu* OOtON ; cjwu/a« oowoi *.*>.f llscwWma;.ouuo ',[ emUOT\" ST-EUS TACHE * 9 K \\ lift cin{ mas âuûô~l TERRESOMME ?^ | VIH'.liiM fll»M'.W.r cmtnïi àdoiT BOUCHERVILLE ?\u2022.
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