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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1995-09-17, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal.dimanche 17 septembre 1995 Opinions Arts et spectacles Personnalité de la semaine CHRISTIAN BOBIN Une femme qui est toutes les femmes page B6 y -j \u2022i m V*' Va 'ï è T * otar an avec *0* m I CLAUDE MARC1L collaboration spéciale ¦ La majorité des motards \u2014 99 p.cent d'entre eux \u2014 respectent la loi et la société.Les autres bikers se font souvent tatouer / p.cent sur le corps afin de bien signifier qu'ils sont en dehors des normes sociales.Regroupés dans des clubs, ils sont les recrues de choix des bandes de motards carrément criminelles comme les Hell's Angels, les Outlaws ou les Rock Machine.Daniel R.Wolf a été l'un d'eux pendant quatre ans.Il a écrit Les Rebels, une fraternité de motards hors-la-loi, livre rare par excellence sur les bikers, écrit de l'intérieur : le livre d'un témoin.Il sera disponible des cette semaine en librairie.Étudiant et biker lui-même, Wolf a eu l'idée folle de faire sa thèse d'anthropologie sur les Rebels, un groupe de motards d'Edmonton.Il se fignola une image de marque.Puis pendant de longs mois, il s'employa à passer de simple motard au visage familier, au statut d'ami des Rebels ; finalement, il demanda aux motards la permission de faire sa thèse universitaire sur eux.Us acceptèrent.« En ce qui concerne les Rebels j'étais Coyote ; en ce qui me concerne, les Rebels étaient des amis et des frères », explique-t-il.SUITE A LA PAGE B 4 * .\u2022 Daniel R.wolf sur sa Hariey-Davidson # ?i r rge Lam\" À U Salle WUfrid-PeHetier Place-des Arts 1 9 2 0 OCTOBRE 1995 B>¦mhiim EN VOITUJH IcuNer Automobile La Presse ¦ Pour aborder la question de l'avenir du Québec, l'anthropologue Éric Schwimmer se sert des connaissances qu'il a acquises sur.les Papous de Nouvelle-Guinée et les Maoris de la Nouvelle-Zélande ! Il s'attarde aussi sur la guerre d'indépendance des Pays-Bas contre le roi d'Espagne, et sur la lutte souverainiste des Indonésiens des Indes orientales néerlandaises.Les gens de chez Boréal, qui avaient publié la saison dernière ce qui a été considéré comme le livre le plus solide, à ce moment-là, sur la question constitutionnelle, Nationalisme et démocratie de Jean-Pierre Derriennic, soutiennent que Le Syndrome des Plaines d'Abraham de Schwimmer est tout aussi consistant ; il s'agit, disent-ils, du « livre le plus neuf et les plus original que Ton an écrit sur la politique québécoise ces dernières années ».Rappelons que Derriennic faisait état des dangers inhérents à la rupture du lien fédéral ; Schwimmer prône plu tôt une réponse positive à la question référendaire L'anthropologue ( à la retraite de l'université Laval ) se propose donc de répondre à certaines questions dont les principales peuvent être celles-ci : quels peuples deviennent souverains?comment cela se passe-t-il ?Quels sont les mécanismes de la minorisation ?Comment fonctionnent les cycles de la tolérance ?Quels rôles jouent les rapports de force, le rêve et la réalité dans l'accession à l'indépendance ?Schwimmer croit que les principaux obstacles sur la voie de la souveraineté ne sont pas de nature économique ou politique, mais qu'ils se situent plutôt dans les relations avec les minorités anglaise et autochtone.Il écrit : « En effet, beaucoup de nations \u2014 dont le Québec \u2014 se trouvent devant le paradoxe d'exiger la souveraineté pour elles-mê-mei, niais d'avoir à refuser cette souveraineté aux nations minoritaires vivant sur leur territoire.C'est un droit dont le juge est l'opinion internationale.» LE SYNDROME DES PLAINES D'ABRAHAM, f.ric Schwimmer en collaboration-avec Michel Chartier.Boréal, Montréal, 1995.205 pages.Comment faire publier votre livre Vous avez écrit un roman, un guide pratique, un recueil de poèmes?Et vous êtes à la recherche d'un éditeur pour être publié rapidement?Découvrez le nouveau pro-gramme Edition à coup sûr! Une manière différente de devenir enfin un auteur publié! Pour recevoir gratuitement notre document de 16 pages, composez le (S14) 847-1953 ou écrivez a: Les Presses d'Amérique 50, rue Saint-Paul Ouest, Bureau 100, Montréal (Québec) | I12Y1Y8 intellectuelles et intellectuels disent au changement Luc ABRAHAM, professeur.Collège de Soint-Hyonnthe.phi'osophie - .v Mathieu ALBERT, étudiant, Université de Montréal, sociologie \u2022 Denis ALLAIRE, professeur, Université de Sherbrooke, psychologie \u2022 Caroline AllARD, étudiai maîtrise en philosophie, Université de Montréal \u2022 Jacques ALLARD.professe Université de Sherbrooke, mathématiques \u2022 Maurice ARBOUR.professeur.FxpItÇ ; de droit.Université Laval \u2022 Gonzolo ARRIAGA, étudiant, doctorat en seteocer politiques, UQAM \u2022 Isabelle ASSELIM, musicienne \u2022 Antonio ATHANASStADIS psychologue \u2022 Pierre AUBRY, professeur retroifé, Collège Édouard-Montpctn physique \u2022 Noël AUDEÎ, écrivain et professeur, UQAM \u2022 France BARififf étudiante, Université de Montréal, anthropologie \u2022 Monique BASÎIEN, professa.Collège Bois-de-Boulogne, informatique \u2022 Jocques BEAUCHEMIN, professeur.UQAM, sociologie \u2022 Michel BEAUDRY, onolyste en informatique, INRS-Urbanisanoi.\u2022 Danielle BEAULIEU, professeure, Collège André-Grasset, philosophie \u2022 Joël BELANGER, étudiant, Université de Montréal, communication \u2022 Louis BÉLANGER, professeur, Université du Nouveou-Brunswick, littérature \u2022 Paul BÉLANGER, professeur, UQAM, sociologie \u2022 Yves BÉLANGER, professeur UQAM, sciences politiques \u2022 Patricia BELZIL, rèdoctnce, Cahiers de théâtre « Jeu.\u2022 Serge BÉRARD, historien de l'art \u2022 Luce BERGERON, enseignante > Réjean BERGERON, étudiant, doctorat en philosophie, Urwversité de Montrai* Louis BERNARD, directeur, Département de médecine sociale et prévenir.Université Lovai \u2022 Paul-Marie BERNARD, professeur, Foculté de méctednj.Université Laval \u2022 Paul BERNIER.chercheur postdoctorol.Université de Morrtfei.philosophie \u2022 René BERTHIAUME, président, Centre de perfectionna mt ; français écrit \u2022 Renée BILODEAU, professeure.Faculté de philostptfc.Université Laval \u2022 Marie BIAIS, chargée de cours, UQAM, urbanisme;^ France BOIYERT, écrivaîne \u2022 Éloine 30NIN, documentaliste, VidécgfapS' \u2022 Dominique BOSSÉ, chargée de cours, Université de Montréal, linguistique \u2022 Gérard BOUCHARD, directeur, Institut interuniversitoire de recherche sûr i: populations \u2022 Lucien-Pierre BOUCHARD, étudiant, doctorat en sciences politiques, École des Hautes Études en Sciences Sociales \u2022 Roch BOUCHARD professeur.Université d'Ottawa, philosophie \u2022 Louis-Philippe BOUDREAU, monteur, Vidéogrophe \u2022 Michel BOULAY, musicien \u2022 Josée BOURDAGrJ.étudiante, doctorat en épidémiologie, Université Laval \u2022 Rémi BOURDEAU, professeur, Collège FrançoisXavier-Garneou, sciences économique \u2022 Sophie BOURQUE, avocate \u2022 Marc-André BRIE, professeur, Collège de Drummondville, philosophie \u2022 Henri 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\u2022 Jean-Didier DUFOUR, professeur.Collège François-Xavier-Garneau \u2022 Michel DUFOUR, professeur.Collège de Maisonneuve, philosophie \u2022 Monique DUFRESNE, chargée de cours, UQAM, toiguisfrjje \u2022\u2022 André DUHAMEL, chargé de cours, UQAM, philosophie \u2022 Fernond DUMONT, professeur.Université Laval, sociologie \u2022 Pierre DUPUIS.chirurgien \u2022 Stéphane ÉTHIER, avocat \u2022 Jean ETHIER-BLAIS, écrivain \u2022 Luc FAUCHER, chargé de cours, UQAM, philosophie \u2022 Yves FAVREAU, chargé de cours.Université de Montréal, études françaises \u2022 Andrée FERRETTI, écrivain \u2022 Madeleine FERRON, écrivain \u2022 Suzanne FOISY.professeure, UQÎR, philosophie \u2022 Anne-Marie FOREST, peintreillustratrice \u2022 Andrée FORTIN, professeure, Université Laval, sociologie \u2022 Stéphane FORTIN, étudiant, doctorat en biologie.Université de Montréal \u2022 Élise FOURNIER, TÉLUQ \u2022 Jocques FOURNIER, rédacteur en chef, revue « Interaction communautaire 1 \u2022 louis FOURNIR, 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\u2022 André LANEVILLE, professeur, Université de Sherbrooke, génie mécanique \u2022 Monique LANGLOIS, chargée de cours, UQAM, histoire de l'art \u2022 Hélène LAPERRIÉRE, étudiante, doctorat en urbanisme, Université de Monjtéal \u2022 Jacques LARIVÉ, professeur, Collège de Rimouski, informatique \u2022 Hélène LAURIN, attachée de presse \u2022 Réal LAUZON, sculpteur \u2022 Jean-Marc LAVOiE professeur.Université de Montréal, éducation physique \u2022 Pierre LAVOIE, directeur, Maison des écrivains, UNEQ \u2022 Rose-Marie LÉBE, professeure.Université r*e AAnntrânl ôrlnrntinn nhueinno \u2022 Pntriro IPRPAII nrnfoccaur 110AT cnrinlnnia \u2022 Piirj I PROPIIP âtiiWinnt rl/vtnrnt an nhilncnnhiû llniuorcitc Aa AAnnftûn! \u2022 iiiwniivui, vuuvuiiuii ynjjivjwv juviwiw uuy uuwlui, oiuuiupii, uuhuiui \\*\\\\ pii'ivjvpinis, ui nv^iv uv, iiiwhih,ji Hélène LECLERE, professeure.Faculté de médecine, Université lavai \u2022 Marthe LEFEBVRE, professeure, Collège de Valleyfield, philosophie \u2022 Sylvain 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écrivain \u2022 Gilles RHÉAUME, professeur, Collège de Drummondville, philosophie \u2022 Marie-Josée RHÉAUME, professeure, Collège du Vieux-MontTéal, philosophie \u2022 Bertrand RIOUX, professeur retraité, Université de Montréal, philosophie \u2022 Isabelle RIVARD, étudiante, Faculté de philosophie.Université Lavol \u2022 Pierre ROBERGE, professeur, Université Laval, chimie \u2022 Michel ROBERT, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie* \u2022 Benoît ROBICHAUD, professeur, Université de Montréal, linguistique \u2022 Ann ROBINSON, professeure, Foculté de droit, Université Laval \u2022 François ROCHER, professeur, Université Carieton, sciences politiques \u2022 Guy ROCHER, professeur, Centre de recherche en droit public, Université de Montréal \u2022 Thérèse ROMER journaliste \u2022 Yvon ROUSSEAU, designer \u2022 Bruno ROY, écrivain \u2022 Jean ROYER, écrivain et éditeur \u2022 Paul SABOURIN, professeur, Université de Montréal, sociologie \u2022 Georgine SAINT-LAURENT, professeure, Collège Eronçots-Xavier-Garneau \u2022 Michel SARRABOURNET, chercheur, École nationale d'odministrotyw publique \u2022 Ginette SAUVÉ, professseur, UQAT, psychologie \u2022 MathietrRobert SAUVÉ, journaliste et auteur \u2022 Nathalie SAVARD, étudiante, doctoral$n philosophie, UQTR \u2022 Michel SEYMOUR, professeur, Université de Montréal, philosophie \u2022 Arthur SHEEDY, professeur, Université de Montréal, éducanvr physique \u2022 Anne-Marie SICOTTE, écrivain \u2022 Geneviève SICOTTE, étudiante, doctorat en études françaises, Umveisité de Montréal \u2022 Jean-Claude SIMARD professeur, Collège de Rimouski, philosophie \u2022 Yvon SIMARD, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie \u2022 Alain THERIAUlf étudiant, maïnist» en linguistique, Université de Montréal \u2022 Johanne THÉRIEN, professeure.Collège du Vieux-Montréal, philosophie \u2022 Martin THIBAULT, enseignant, Centre de perfectionnement en français écrit \u2022 Gilles TREMBLAY, compositeur \u2022 Robert TREMBLAY, professeur, Collège du Vieux-Montréal, philosophie \u2022 Guylaine TROTTIER, comptable, Vidéographe \u2022 Raymond TRUCHON, professeur, Faculté de théologie, Université lavol \u2022 Serge TRUDEL.étudiant, doctorat en études françaises.Université de Montréal \u2022 Femand TURCOTTE, professeur, Foculté de médecine.Université lavol \u2022 Daniel TURP, professeur.Faculté de droit.Université de Montréal \u2022 Pierre VADEBONCOEUR, écrivain \u2022 Une VAIllANCOURT, professeure.Collège du Vieux-Montréal, philosophie \u2022 Michel VAIS animateur et critique de théôtte, Rodio-Conado \u2022 Richard VALLÉE, professeur, philosophie \u2022 Raynald VALOIS, vicedoyen, Faculté de philosophie.Université lavai \u2022 Louise VANDELAC, professeure, UQAM, sociologie \u2022 Robert VANDYCKE, professeur, Université de Montréal, sociologie \u2022 Martin VAUCLAIR, avocat \u2022 Jules-Pascal VENNE, professeur.Collège Édouard-Montpetit, sciences politiques \u2022 Louise VIGEANT, professeure, Collège Édouard-Montpetit.littérature \u2022 Robert WARE, professeur.Université de Colçnry, philosophie \u2022 Ghislaine WATTELLE, piofesseure, Collège du Vieux-Montréal, philosophie \u2022 Jacques WATTELLE, professionnel retraité, Ministère des Communautés culturelles et de l'immigration \u2022 Philip WICKHAM, étudiant en théâtre.UQAM Intellectuels pour la souveraineté Pour obtenir une copie de notre manifeste «OUI AU CHANGEMENT» d'un argumentaire détaillé.ou contactez-nous au (5 14*) 288-7684 » _ I LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 1995 Livres - Pierre Daignault est devenu écrivain en 1947.Au cours des 35 années suivantes, il a écrit.3000 romans populaires ! \u2022 \u2022 \u2022 » » ¦ i * N -, « J'ai fait apprécier la lecture et fait connaître le folklore aux Québécois » \u2014 Pierre Daignault DOMINIQUE PAUPARDIN collaboration spéciale m * ¦ Pierre Daignault est un artiste bien de chez nous qui semble avoir tout réussi.Auteur de plus de \"5000 romans sous le pseudonyme de Pierre Saurel.créateur des aventures de l'agent 1XE-13 \u2014 parues entre 1947 et 1966 \u2014 ainsi que de la série Le Manchot, il jftfti donner le goût de la lec-lure a plus d'une génération de Uuebecois.Parai (élément a sa fructueuse carrière d'écrivain, il a été un lolkloristc repute et un homme «le théâtre, de radio et de télévision très apprécie au cours des .nuices soixante pour son rôle du pere Ovide dans la populaire te léser ie Les belles histoires des pays d'en haut.En cinquante ans d'.uoe carrière menée tambour battant \u2014 et malgré des problèmes cardiaques héréditaires ainsi qu'une certaine propension à la bouteille qu'il a réussi à contrôler grâce aux Alcooliques Ano-nymes \u2014.Pierre Daignault a toujours travaille « pour le public, 'd'abord ».dit-il.Aujourd'hui âge de soixante-dix ans et un brin nostalgique, il est le sujet principal d'une biographie écrite par Luc Bertrand, Pierre Daignault: D IXE-13 au père Ovide.De Grignon à Daignault Cet ouvrage, visiblement écrit avec amour et admiration, raconte un demi-siècle d'une carrière riche en péripéties, tout en abordant la maladie et les problèmes relies a l'alcool qu'a eu à vivre cet homme profondément sensible.Bertrand venait de terminer la rédaction d'une biographie de Claude-Henri Grignon lorsqu'il a eu envie de mieux connaître Pierre Daignault.Il explique dans l'avant-propos de son livre : « L'amitié qui s'est développée entre nous au fil des ans et la somme incroyable de travail qu'il a abattu au cours de sa carrière suffisent à expliquer le grand intérêt que représentait à mes yeux l'idée de livrer au public, en toute sincérité, sa vision de la vie.» Pierre Daignault \u2014 qui a lui-même noirci plus de 100 000 pages imprimées ! \u2014 affirme être très satisfait du travail de son biographe.Ainsi, on saura tout sur Pierre Daignault/Saurel : de sa naissance en 1925, rue La bel le à Montréal, jusqu'à ses années d'apprentissage et de caserne ; son mariage heureux avec Rita ; son premier travail de fonctionnaire à l'hôtel de ville ; ses années de production intense à la radio et à la télévision ; la rédaction de ses multiples textes ; la fondation de sa troupe de théâtre ; sa passion pour le folklore.On y apprendra même un ou deux détails indiscrets sur ses relations avec son père, les curés des paroisses du Québec et même avec.Radio-Canada et Télé-Métropole.On trouvera également la transcription d'une des nombreuses entrevues que Daignault a accordées à son biographe.Il y est question de politique et de Providence, de ses disciplines artistiques préférées, des gens qui ont exercé le plus d'influence sur lui, etc.L'intégrale du premier épisode des aventures étranges de l'agent 1XE-13, publié en 1947 et intitulé Le repaire de la mort, vient clore cette biographie.Le lecteur y découvre, entre autres choses étranges, l'origine du fameux nom de l'agent IXE-13: « Supposons que les Allemands apprennent que vous êtes l'agent IXE-13, et décident de vous envoyer un message, ils l'adresseront comme suit : Agent X-13.Aussitôt, vous verrez que ce message est faux.» Il suffisait d'y penser.«Ma plus grande réussite, avoue humblement Pierre Daignault à La Presse, c'est d'avoir permis par mes écrits que plus de la moitié des lecteurs d'aujourd'hui aiment la lecture.l'ai fait apprécier la lecture et fait connaître le folklore aux Québécois.» PIERRE DAIGNAULT : D'IXE-13 AU PERE OVIDE, Luc Bertrand.Les Editions de l'homme.Montréal.1995.189 papes.L'étrangère dans la maison d'après Canadian Press TORONTO ¦ L'écrivain américain Pat Conroy a peut-être eu l'impression de vivre une histoire rappelant presque la trame de Mise n\\ de Stephen King.Conroy trône depuis une dizaine de semaines dans les positions supérieures de la liste des best-sellers du New York Times Book Review avec son plus récent roman, Beach Mu-sic.Récemment, donc, Conroy est retourné chez lui, en Caroline du sud pour trouver, installée dans sa demeure, une par-faite et assez étrange inconnue ! Il raconte : « Elle m'attendait et elle m'a tout de suite dit : \u2014 Vous avez demande le divorce ?\u2014 Oui.\u2014 Moi aussi, ne sommes-nous pas chanceux ?\u2014 Euh.Mais je ne vous connais même pas ! \u2014 Oui vous me connaissez : j'ai lu votre livre.Après lui avoir offert un café, je lui ai dit : \u2014 Ecoutez, je crois que je vais appeler la police.\u2014 le sais que vous ne ferez pas ça.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Parce que j'ai lu votre livre.» Conroy a fini par raccompagner la dame chez elle.Il conclut : « le crois que je vais déménager.Maintenant, lorsque je me promène sur la plage \u2014 ce qui constitue pour moi un rituel sacré et très intime \u2014, les gens m'attendent avec des livres pour obtenir une dédicace.* \\ Les best-sellers Éditions québécoises Fiction (romans) 1 La grande Hermine avait deux soeurs Marcelyne Claudais Libre Expression (5)* 2 Choses crues\tLise Bissonnette\tBoréal\t(10)' 3 Azalais\tMaryse Rouy\tOuébec/Amerique\t(3) 1 Maman Last Call\tEssais Nathalie Petrowski\tBoréal\t\u2022 (4) 2 Gouverner le Québec\tRobert Bourassa\tFides\t0) 3 Je me souverain\tEn collaboration\tLes Intouchables\t0) Éditions étrangères\t\t\t \tFiction (romans)\t\tt 1 Le monde de Sophie\tJostein Gaarder\tSeuil\t(10) 2 Monsieur Malaussène\tDaniel Pennac\tGallimard\t(6) 3 Ce que vivent les roses\tMary Higgins Clark\tAlbin Michel\t 1 La prophétie des Andes\tEssais James Redfield\tLatfont\t(2) 2 Les leçons de vie de\t\t\t la prophétie des Andes\tJ.Redfield et C.Adrienne\tLaffont\td) 3La54e\tT.Huguenin\tFixot\t(2) \tLivres pratiques\t\t 1 Petit Larousse illustré\tEn collaboration\tLarousse\t(3) 2 Les rues de Montréal\tEn collaboration\tMéridien\td) 3 Gîtes du passant au Québec En collaboration\t\tUlysse\t(10) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Archambault, Bertrand, Champigny, Le Fureteur (St-Lambert).Garneau, Guerin, Hermès, René Martin (Juliette).Monet, Le Parchemin, Les Bouquinistes (Chicoutimi).Maison de la Presse Internationale, Payette (Sherbrooke), Guy Poirier (Trois-Rivieres).Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres, Librairie Smith.< Pourquoi des jeunes font-ils d'une Harley le centre de leur vie ?Un» frutafttftn (ta motard* hor**to*iof.SUITE DE LA PAGE B 1 Le jeune biker appartient à un groupe d'élite sur lequel il peut compter pour l'aider physiquement financièrement et psychologiquement m ^ Daniel R.Wolf est aujourd'hui professeur d'anthropologie à l'Université de l'ile-du-Prince-Édouard.Parce qu'il s'agit d'un travail universitaire, on trouve, surtout au début de son ouvrage, quelques passages du genre : « Le lecteur réalisera que le club des Rebels ne fonctionne pas comme un modèle mécanique de logique aristotélicienne ».« l'ai donc mis l'accent sur l'analyse proximale, l'analyse phénoménologique ».Mais.Dieu merci, ce jargon est rarement utilisé par la suite.L'auteur retrace d'abord l'origine des clubs de motards hors-la-loi, lesquels sont apparus sur la côte ouest américaine après la Deuxième Guerre mondiale et ont été immortalisés en 1953 dans le film de Stanley Kramer, The Wild One, avec Marlon Brando et Lee Marvin.Contrairement à.99 p.cent des motards, ils n'étaient pas inscrits auprès des associations qui régissent le motocyclisme.De rebelles a déviants sociaux, les motards devinrent ensuite une sous-culture régie par la violence et la drogue.Le spectre du crime organisé s'est ensuite ajouté à l'image contemporaine.Aujourd'hui, de l'avis de tous les policiers, les gangs de motards criminels menacent le pays au même titre que la pègre traditionnelle.L'auteur fait bien la distinction entre les Kebels et, par exemple, les HellV Les Rebels ne sont pas des professionnels du crime même s'ils Commettent des délits criminels, surtout relatifs a l'usage de stupéfiants, en plus d'une kyrielle d'infractions mineures.Mais le club des Rebels, comme un millier d'autres au ( anada, reste un club hors-la-loi.I t adhérer au club revient i appartenir à une association très fermée fonctionnant comme une SCM icte secrète avec sa hiérarchie, ses règlements et son territoire.Peu sont appelés dans ces cénacles, encore moins élus.Et ceux qui sont capables de consigner par écrit leur expérience se comptent sur les doigts de la main gauche : le journaliste \u2014 cinglé \u2014 Hunter Thompson, qui a vécu une année entière avec les Hell's, l'a fait en 1966 ; Daniel Wolf le fait à son tour.Au commencement était le bike.La première partie de son ouvrage explique pourquoi des jeunes, pratiquement tous de milieu modeste, décident de tourner le dos à la société et font d'une Harley-Davidson le pivot de leur mode de vie.«c Le motard est celui qui s'est touné vers une machine pour trouver son identité », estime Wolf.Posséder une Harley est la condition sine qua non p^ur faire le parcours, expliqué dans la deuxième partie, qui mène progressivement \u2014 cela prend de six mois à trois ans \u2014 à l'adhésion au club : motard, ami du club, novice et initié.Même si tout ce que je connais de la moto est son orthographe, j'ai accédé, grâce à certains passages, aux connaissances techniques inouïes nécessaires pour réparer une Harley et surtout la modifier : « Ma moto Harley-Davidson modèle FLH 1971 (74 pouces cube ) a un rapport de compression de 8,5 a 1, lequel serait de 9,5 avec un piston à course allongée typique.Une telle modification rendrait certainement ma moto plus rapid«\".mais seulement jusqu'à ce que l'excès de compression en détruise l'embiellage.La stratégie appropriée serait.» Chapeau bas, au passage, pour la traduction de Marie-Cécile Brasseur.Grâce à l'auteur, j'ai compris comment le motard, avec beaucoup de romantisme, se voit comme un aventurier libre et indépendant, ne ratant jamais une occasion d'éprouver des émotions vives, de se sentir stimule Mais ce héros veut tout de même pouvoir comparer ( sa moto ), discuter ( de sa moto ), échanger de l'information ( sur les motos ), se faire des amis motards.La majorité des motards prennent contact avec un club dans un bar neutre, repaire de motards.Le candidat, le « striker », sera d'abord un ami du club avant d'en faire partie et de porter ses couleurs.Le novice découvre que son nouvel engagement exige davantage qu'un simple attachement envers le motocyclisme en général, et le club en particulier.Un Rebel explique : « Un striker gagne ses couleurs en montrant qu'y aime le club, ses frères, pis l'biking ».En retour, le club lui procurera un profond sentiment de participation, d'engagement et d'allégeance à la fraternité ; il lui fournira des aventures fascinantes et donnera un but et un sens à sa vie \u2014 après lui avoir demandé beaucoup d'efforts et de grands sacrifices.Le jeune biker appartient désormais à un groupe d'élite, vingt-cinq personnes dans le cas des Rebels, sur qui il petit compter pour l'aider physiquement, financièrement et psychologiquement.« Être membre d'un cîub hors-la-loi, cela signifie faire la fête, boire sec et rouler vite tout en évitant de mourir jeune.Le biker vit pour rouler et roule pour vivre.Dans son esprit, il est devenu un héros populaire qui cherchera la romance, la liberté et l'aventure en compagnie de ses frères.» Le statut de la femme Il s'agit bien de « frères » car, pour les motards, les femmes sont des citoyennes de troisième classe \u2014 venant après les motards et les motos.La blonde de l'auteur, Sandra, étudiante en anthropologie, s'est mêlé aux femmes associées au club \u2014 ce qui nous vaut la troisième partie de l'ouvrage : les femmes et les hors-la-loi.Le féminisme, selon l'au^tur.« n'a encore eu aucun effet sur la sous-culture des motards hors-la-loi.Les attitudes très sexistes, qui dominent depuis toujours l'idéologie du motard, demeurent intactes ».Une compagne de biker : « Y'a fallu que j'devienne pas mal plus passive.C'que j'ai trouvé l'plus dur à m'habituer, c'tait de m'faire dire quoi faire.» Un Rebel : « Les femmes sont là pour servir, fait que on les fait servir.Wolf fait la nécessaire distinction entre les pouponnes.les marnas et les blondes ; explique pourquoi ces femmes sont attirées par le club ; décrit en détail le rôle critique de soutien des blondes et pourquoi elles constituent la plus grande menace du club : la blonde d'un motard constatera rapidement, en effet, que ses plus grandes rivales sont une maîtresse d'acier, la moto, et la fraternité elle-même.« La situation peut devenir un rapport de concurrence en ce qui a trait au temps, aux efforts, à l'affection et à d'autres ressources que le membre possède en quantité limitée.» ,el3La Quatrième partie du livre de Wolf dépeint la vie dans le monde du hors-la-loi et entraine ie lecteur dans les trois centres d'activité qui en forment la pierre angulaire : le local ( situé à l'écart sur une propriété privée ) que l'auteur nous fait visiter en détail ; le bar attitré du club ; et la virée en moto.Le bar est souvent le seul point de rencontre entre le public et les motards hors-la-loi \u2014 qui veulent avoir le moins possible de contacts avec le monde extérieur.C'est là que les membres du club tentent d'attirer des motards pouvant devenir des membres solides.La virée, la tournée en moto du printemps à l'automne, n'est pas simplement un moyen d'afficher leur camaraderie : elle devient un acte de provocation.Enfin, la conclusion de cette partie montre comment les clubs hors-la-loi règlent certains problèmes fondamentaux de leur existence afin d'assurer le fonctionnement de leur sous-culture.Responsabilités et obligations Des chapitres distincts sont consacrés aux finances du club ( les cotisations et les amendes, la vente de divers articles, l'organisation de danses, etc.) ; a sa structure politique démocratique ( président, vice-président, trésorier, secrétaire, sergent d'armes et un capitaine de route ) ; au problème des différences et des conflit^ internes ; ainsi qu'à la discipline paramilitaire.« Si un motard antisocial veut fuir les responsabilités et les obligations, ce n'est pas dans un club de motards hors-la-loi qu'il trouvera refuge », estime l'auteur.Selon la Gendarmerie royale du Canada, les clubs de motards sont plus structurés et plus hiérarchisés que n'importe quelle autre organisation à l'exception, peut-être, des militaires.L'auteur précise qu'à son époque, les Rebels n'étaient pas des professionnels du crime mais que les clubs de hors-la-loi sont prédisposés à devenir les véhicules du crime organise.Selon la police, ils se spécialisent dans la fabrication et la distribution de drogues, la prostitution, le vol par effraction et le vol de motos.Ils font aussi office de tueurs et d'extorqueurs.Daniel Wolf a cessé de rouler avec les Rebels au début des années 1980.Son livre a été publié en 1991, la traduction française l'est en 1995.Les conflits et les alliances politiques entre les Rebels et les différents clubs hors-la-loi ont changé, certes, mais le coeur du livre est toujours d'actualité : « Reproduire au profit du lecteur l'expérience naturelle du monde telle qu'elle se déroule pour le motard hors-la-loi ».À défaut de rouler dans le vent avec Wolf, on peut lire son livre.LES REBELS.UNE FRATERNITÉ DE MOTARDS HORS LA-LOI.Dm Wolf.traduction d* Mxric-Céc scur.Idition* llal/ac&Montruil.199V aniel»|L- LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 1995 B5 LIVRES Marcelyne Claudais Marcelyne Claudais écrit dans le bonheur d'après la Presse canadienne SHERBROOKE ¦ Depuis 12 ans, Marcelyne Claudais écrit par plaisir, avec toute la passion et la fièvre que l'exercice sous-tend, exercice auquel elle s'adonnerait même si elle n'était pas publiée.Une situation qu'aurait certes regrettée un large public qui, au fil des six romans qu'elle a déjà publiés, s'est pris d'affection pour les personnages sortis de son imagination.Le phénomène Marcelyne Claudais est, sinon unique, du moins très particulier au Québec : douze années après s'être lancée en néophyte dans cette nouvelle aventure, elle vient de faire paraître son dernier-né, La grande Hermine avait deux soeurs, en première place cette semaine sur la liste des best-sellers de La Presse ; au surplus, ses cinq premiers romans continuent de se vendre très bien et d'être très en demande dans les bibliothèques.Elle a fait une entrée remarquée dans le genre romanesque avec Un jour, la jument va parler, qu'aujourd'hui elle qualifie de livre de cheminement, et n'a cessé depuis de voir son public s'élargir.Si Marcelyne Claudais n'écrit pas des romans Arlequin ou du Danielle Steel, elle s'est néanmoins, dès le départ, imposée comme une auteure populaire qui sait rejoindre un large auditoire avec des personnages réalistes aux prises avec des situations toutes contemporaines.Elle dit : «c Dans ma vie, j'aime vivre et dire les choses simplement.Je fais la même chose dans mon écriture, sans approche racoleuse.Le succès de mes romans tient certainement au fait que les gens se retrouvent dans ce que j'écris, l'essaie de créer des personnages vivants et de traiter d'émotions qui touchent les humains.» Son nouvel état de double grand-maman lui fait de plus en plus réaliser l'importance de la vie et du moment présent.Mais, à la différence de certains auteurs, Marcelyne Claudais ignore tout des tourments de l'écriture et c'est dans le bonheur le plus total qu'elle s'adonne à son activité préférée.Elle reconnaît cependant avoir trimé dur pour apprendre sur le tas et se tailler une place, mais constate que ses douze années de métier lui permettent aujourd'hui d'arriver plus rapidement à l'essentiel.« |e n'ai pas pour autant développé des trucs rapides de mise en boîte mais je me reprends moins qu'à mes débuts, même si je ne suis pas une grande pioche use.J'écris plutôt lorsque je me sens prête à le faire.» Marcelyne Claudais travaille actuellement à un projet de série télévisée, un téléroman avec des épisodes qui se concluent chaque semaine, en compagnie de sa fille Marie-Nathalie.Elle y retrouve un peu l'approche de ses premiers écrits, qu'elle avait signés pour le théâtre, et constate qu'elle peut s'y éclater davantage que dans le genre romanesque.mais ce ne sera que pour mieux y revenir dans quelques années.Scènes de la vie domestique « Surtout en cette fin de siècle, je me demande ce que ces années ont apporté aux femmes », dit Carol Shields CAROLE-ANDRÉE LANIEL collaboration spéciale ¦ Carol Shields s'intéresse aux femmes ordinaires, aux scènes de la vie domestique, aux riens du quotidien.Elle a un penchant pour les destins communs, pour les femmes à qui rien d'exceptionnel n'arrive.Avec son dernier roman, La Mémoire des pierres, Carol Shields est passée à la petite histoire des Prix : elle a raflé le Pu-litzer, celui du Gouverneur général du Canada, du National Book Critics Circle et une nomination pour le Booker Prize.Rien de moins ! À cela, il faut évidemment ajouter des critiques élogieuses.Carol Shields a été la première surprise de tant de reconnaissance pour une histoire aussi triste.Son étonnement devant ce succès inattendu l'amuse encore.« le me revois en train d'écrire ce roman », rappelle-t-elle de sa petite voix timide, hésitante mais rieuse au bout du fil dans son bureau à Winnipeg.« le me disais qu'on allait trouver cette histoire trop triste.En fait, je pensais ne rejoindre qu'un petit nombre de lecteurs.Chose étrange, je n'ai jamais rien écrit d'aussi morose et, à la fois, été aussi heureuse pendant la période d'écriture.» La Mémoire des pierres est une fausse biographie.Un ouvrage fictif dans lequel on retrouve tous les éléments d'une vraie biographie.Il y a même des photographies de personnages à différentes époques \u2014 dont un cliché de sa propre fille.On y retrouve des extraits de correspondance, des chroniques de jardinage, des témoignages de la famille et des proches.Daisy Goodwill appartient au monde de la fiction, mais sa vie est calquée sur celle des millions de femmes qui ont peuplé notre continent ce dernier siècle.Et comme elles, elle est restée une femme anodine à qui on peut reprocher de ne pas avoir tenté de changer le cours plat de sa vie.« Il faut se replacer dans le Carol Shields : une romancière adulée contexte », rétorque l'auteure qui tient à défendre son personnage.« Personne n'avait dit à Daisy qu'elle pourrait faire quelque chose de sa vie, quelque chose d'autre que de se marier et d'avoir des enfants.Vous savez, moi-même, j'ai eu un choc à l'âge de 35 ans quand j'ai découvert, lors d'une lecture, que ma vie m'appartenait, qu'il n'en tenait qu'à moi d'en faire quelque chose.On ne me l'avait jamais dit.Aujourd'hui, on oublie à quel point nous pensions que notre destin de ménagère était tracé à l'avance.» Américaine, Carol Shields est arrivée au Canada à l'âge de 22 ans, en 1957, année de son mariage avec un professeur d'université.La famille de cinq enfants a habité plusieurs grandes villes universitaires, comme il se doit, et depuis vingt ans, les Shields demeurent à Winnipeg.Et passent leurs étés dans le Jura, en France.Mais cela n'a pas suffi à la Canadienne-anglaise pour apprendre notre langue.À son grand regret.La mémoire des femmes De son plus récent ouvrage, elle dit encore : « J'ai voulu raconter la vie de n'importe quelle femme.Je me suis toujours intéressée aux artisans, aux gens qui ne savent même pas qu'ils font de l'art, comme mon personnage préféré, Mary Swann ( du roman Swann réédité chez Rivage poche, tout comme La République de l'amour).Il est vrai aussi que je parle toujours de ces femmes dont il ne sera jamais question dans l'histoire officielle.J'ai persévéré dans cette voie parce que je savais que j'avais raison.Et vous n'avez pas tort de souligner qu'un homme ne s'intéresserait pas à la vie domestique des femmes, ce n'est pas assez viril.» Elle persiste et signe La Mémoire des pierres.Un roman habile, astucieux, délicat qui montre la vie d'une femme et le siècle qui l'a faite.Mais à force de faire le tour, de ne pas avoir accès à l'intimité et aux pensées secrètes de Daisy, on perd un peu de l'essence du personnage, on la perd de vue, on se désintéresse d'elle.Daisy Goodwill est un peu passée à côté de la vie, de sa vie.Sa mère est morte en couches.Probablement le choc de la naissance ( elle ne se savait même pas enceinte et son mari non plus : il faut dire que Mercy avait une taille assez large pour camoufler n'importe quelle grossesse ! ).La petite Daisy a été élevée par une voisine qui a profité de l'arrivée du bébé pour quitter mari et maison et s'installer en ville, chez son fils.Puis par son père, un tailleur de pierres qui a fait fortune aux Etat^-Unis.Ensuite, c'a été la vie de femme mariée ( deux fois dont une, très très brièvement ), de mère et de grand-mère.Daisy est une survivante du présent siècle, comme les autres personnages féminins de l'oeuvre de Shields.Il était important pour l'auteure de passer en revue le XXe siècle en se servant de cette histoire.« Surtout en cette fin de siècle, je me demande ce que ces années ont apporté aux femmes », dit-elle.Pendant qu'à l'Office national du film, on projette de porter à l'écran La Mémoire des pierres et que l'adaptation cinématographique de Swann est en cours, Carol Shields travaille au scénario de La République de l'amour.Pendant toute sa carrière d'écrivain, de poète et de dramaturge, Carol Shields a pu compter sur de fidèles lecteurs.Maintenant, c'est la gloire, la reconnaissance.Elle a l'habitude du mouvement, sa vie est faite de déplacement géographique.Elle s'adaptera certainement à son rôle de romancière adulée.LA MEMOIRE DES PIERRES.Carol Shields.traduit de l'anglais par Oristelle Bonis.Éditions Flammarion.Paris, 1995.355 pages.mb-ius u ?MARCHER LA NUIT i fi 9 Us Editions Triptyque Pierre Munsecu MARCHER DANS LA NUIT Ou La Petite Poubelle Bleue Un roman noir, touchant violent mouvant dont l'histoire se déroule dans ce qui pourrait bien être notre village gai.Par l'auteur de Llle de l'adoration et de Quartier des hommes.(18$) M ' Mail* Coupai Les dix pci>onnages S) mboliques \" du rêve 0 Editions de Mortogne Marie Coupai LES DIX PERSONNAGES SYMBOLIQUES DU REVE S'appuyant su.le tait que le rêve subjettit révèle nos biocages, l'auteure a développé une méthode basée sur les dix personnages symboliques du rêve qui permet de mieux comprendre tes messages inscrits dans nos rêves et de découvrir les dix facettes de notre personnalité.CM/910 Éditions LIBER Micheline Labelle Joseph Lévy ETHNICITÉ ET ENJEUX SOCIAUX LeOjébecvuàtraversle tém&grage de plus de 30 leaders de quatre groupes ethnoculturels (haïtien, rtaien, juif, libanais).Un ouvrage somme sur les questions d'ethnie et d intégration des immigrants.380 pages.29oolars Les Éditions JCL inc.Gervcis Boudrias LA PROFESSE Enlevante histoire d'amour maternel vécue entre une refuse et un entant de la crèche.Un événement qui fit scandale à l'époque en Gaspésie.et dont les deux sympathiques personnages, aujourd'hui, sont peut-être vos voisins.If âèye \\va ij r i.K.vfts1 Les Éditions JCL inc.Isabelle Gentès LA SÈVE Un couple dans la trentaine se lasse porter par cette sorte tf amour qui leur donne lesdetsdu monde.Le cancer de l'un viendra tout changer et poussera ces êtres à fairedecnaquejournee.de chaque instant une féte pour l'âme et le corps.Un ivre charge de lumière, de vie et d'amour' stxoo-gt Les Éditions KL inc.Ginette Forest LA FEMME AUTRUCHE Après quinze ans S abus incestueux de la part de senman, Gnette Forest nous Ivre son cheminement Voyage dramatique à travers te ooeur meurtn d'une mère de trois entants abuses et dans respnt bradé (Tune femme trarie tous les jours par son compagnon de vie.M , .Voir ailleurs Les Editions Triptyque Hervé Dupuis VOIR AILLEURS 213 p.18$ Un réot de voyage en Europe et surtout en Asie: Inde.Thaïlande.Bab.etc.raconté par un cuneux, un amoureux, un énjdrt, un aventurier.Un choc des cultures vécu avBc humour. 3D Puise Nightline Sports (2320) Star Trele Voyager News News / SeinfeW News ET.: Weekend .LimitS (23:45) Can Am Ciips .to Take Off Sightings News 10 Brotherfy Love Mystery! / Rumpole Eastenders Cméma / SHAD0W 0F THE.Global News Sports Commercial Breakdown Cinéma / LA SARRASîNE (4) avec L M.Modugno, T.Nardl Biography: Lawrence of Arabia Story of Fashion (1/3) Vlva: la révolution américaine Voyages Cinéma / .EOVYIN ALOKZO BQYD (4) FlOW (22:38) Jazz / Winton Marsalis Discovery's Sunday Showcase The Simpsons Partners Married wtth Children Ned & Stacey The Nature of Canada Pub Selnfeld Cheers Festival du documentaire Best of Comic Relief Marguerite Duras/Row(23 52) CWfT»/GU!ATtR£.(5) Sunday @ discovery.ca Live Shot M#A*S*H Pub Musique vidéo On the Line with Patrick Conlon Monde ce soir Griffe Rodéo professionnel du Qc L'Homme idéal (18:15) Dazed and confused (17:30) Equestr.(17.D0) Sportsdesk L'École des fans / Visions Doug 18 h oo Rupert 18 h 30 The Passionate Eye Reportages / Kennedy, Hoffa.Le Téléjoumal Sculîy RDI The National Schlesinger Option éducation Football / Cowboys - Vikings Shows RIqOLO Le Leurre de la CIA (2135) The Beverly Hillbillies (19:15) Barcelona Antiques Roadshow Box-office Sports 30 Trajectoires Semaine au.Hemlock, la montagne.(23:10) dy Snatchers (2245) NFL Primetime Journal FR2 Small Talk 19^1 00 Football / Cowboys - Vikings 7 sur 7 Alvin &.19 h 30 Madlson 20 h 00 Ça se discute Whose Une.20 h 30 Must Be Mad1 21 h 00 TabOU (22:15) The Hit List 21 h 30 Journal belge 22 h 00 YTV News 22 h 30 Sportsdesk Vis./ .liberté Dog House 23 h 00 37,5.(23:45) CS) CE CSV CE CE CE Q5> CE A & E BRAVO CANAL D DISC.FOX * n FOX(Ont) MP NW RDI RDS TMN TSN TV5 The intrepids J YTV 23 h 30 CANAUX CÂBLE : A & E « ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D « ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC, s DtSCOVERY - MP « MUSIQUE PLUS - NW « NEWSWORLD - RDI = RESEAU DE L'INFORMATION -RDS ¦ RÉSEAU DES SPORTS - SE « SUPER ÉCRAN -TMN «THE MOVIE NETWORK -TSN «THE SPORT NETWORK - TV5 «TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV « YOUTHTV De TOUT pour divertir ce soir! MTOUT POUR FAIRE UN MONDE Partons en vacances dans le Sud avec Ronnie, Maurice et Daniel Lemire.SRC «sti» Télévision Trente années de grands moments avec Chariebois 8-12* LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 1995 Fedora : comme du grand mélo CLAUDE GiNGRAS ¦ On peut monter Fedora dans une mise en scène parfaitement traditionnelle tout en en tempérant les transports mélodramatiques.L'Opéra de Montréal a choisi de mettre le paquet, d'aller au oout des émotions, de demander le maximum aux chanteurs-comédiens, le maximum aussi aux spectateurs.Plusieurs scQjes arrachent tout simple-nieot les larmes.L'option de Bernard Uzan ne font sans doute pas l'unanimité.Pour ma part, je la trouve parfaitement défendable.L'opéra de Qiordano se trouve ainsi restitué dans son contexte historique de grand morceau de bravoure du vêrisme italien et \u2014 n'ayons pas peur des mots \u2014 dans toute sa dimension grand-guignolesque.Au départ, la scénographie est tout ce qu'il y a de plus réaliste, même que, dans sa naïveté, elle suggère moins des limites d'ordre budgétaire que le style des théâtres italiens de l'époque.Bref, un premier bon point.Diana Soviero, dans sa première Fedora, montre une entière possession du rôle, vocale- ment et dramatiquement.La voix est toujours puissante et expressive, souvent même d'une grande beauté plastique, et toutes les nuances du personnage passent la rampe.On regrette simplement que le port ne soit pas toujours celui d'une princes-se.Ermanno Mauro est assez étonnant.Hier soir, en tout cas, il évitait de crier et de cabotiner.Sans être très plaisante, la voix était généralement très acceptable et le jeu n'était pas de mauvais goût mais cadrait simplement avec la conception du metteur en scène.La distribution complémentaire est bonne et Alfredo Silipigni tire une belle expression d'un orchestre assez mince.La salle était aux trois quarts remplie hier soir, à la prima, et le spectacle a commencé avec dix minutes de retard, à cause d'un problème d'ordinateurs au box-office.Fedora meurt dans les bras de Loris : Diana Soviero et Ermanno Mauro.f \u2022 ÛUIDL }l O R A I R t CINE.PLLX ODLÛN MATINEE$T0U$LE$J0UR$A499$ IihiH»* fùnrescotations avant 1 BhOO ¦ * Pour informations, appelez 849- de 1lhOO à 2.2hOO LACORDAIRE 11 324 3000 Coin Lscordairc et Ors Grandes Prair Mines v A.DU 15 AU 21 SEPTEMBRE 1995 BERRI 849-FlfM 1280.rue Si-Denis A WONG FOO.MERCI POUR TOUT (v Iranç-SS) (G) ?1 00 \u2022 4 00 - 7 00 \u2022 9 20 KOMBAT MORTEL (v.trançataa) (13 arts) i 12:30 - 2 45 7 15_ DERNIERS GUERRIERS (LES) (v.français») (G) * S:00 \u2022 9 30 __ SUSPECTS DE CONVENANCE (v.2 30 - 4 45 7 15 - 9:30_ )(l3«m) BABE (v.trancatsaHC) \u2022 12:30 ANGUS (v.franc\u2014») 1O0-300-5:00-7:00-9:00 TOLLE EXCURSION OU NATIONAL LAMPOON (a fraoçatsa) ' 1.00 ?3:00 \u2022 5:00 \u2022 7:00 MONDE SANS TERRE (UN) (v.française) (13 ans) 1 9 15 BROSSARD 849-FILM f Mail Champi.nn \u2022 6600.boul Taschereau \\~\\ FERME POUR RENOVATIONS CARREFOUR LAVAL 2330 t>oul Le Carrefour 849-film DERNIERS GUERRIERS (LES) (v française) (G) Sam Dlm Mar Mer 1 40-4 15-7 00-9 25 Lun.Jeu 7*0 \u2022 9 25_ FOLLE EXCURSION OU NATIONAL LAMPOON (v.française) \u2022 Sam Dm».Mar.,Mar.: 1:15-3:10 -5:05-7.10 Van.Lun.Jeu 7:10_ MS a -HTATERWORLD (v o anglaisa) (13 an») * *7Çl-OCKERS (v.o.angtest) (13 ensT\" fe Dim Lun, Jeu 7:00 1 10 - 4:00 -7:00.9 35 9 35 -MORTAL KOMBAT (v o anglaise) (13 ans) Dan.Mar.Mar.1 00-3-05-5:10\u2022 7:10- 9 20 -Van, Lun, Jeu 7 10-9 20 DESPERADO (v o anglaise) (16ans) * Sam .Dan.Mar.Mar.: 1 45 - 4.15\u2022 7:05 - 9:30 Ven, Lun.Jeu 7 05-930_ TO WONG FOO (v o anglaise) (G) ?Dan.Mar.Mar.: 1 20 - 4:05 - 7:15 - 9 25 Lun.Jeu 7:15-9:25 MAIL CAVENDISH *V L \u2022\".wcndish coin Kildare 849-film sJ C\"\\ DR JEKYLLA MS HYDE (v o anglaise) (G) * Sam.Dan.Mar.Mer : 1 05 - 3 00 - 4 55 \u2022 7 00- 9 10 Ven .Lun .Jeu 7 00 - 9 10 ANGUS (v o anglaise) * Sam.Dan .Mar .Mer 1 35 -3 30 - 5:30 ?715-MS Ven, Lun, Jeu 715-9^)5 TO WONG FOO Ivo anglaisa) (G) ?.Sam.Dan.Mar Mer 1 40 - 4.15 - 7.05 - 9 30 -Jten Lun, Jeu 705-9 30 Sam.Dvn Mar .Mer 1:15 Lun.Jeu.: Aucun» lagweaentauon TIE TMAT BrNDS (TNE) (v O.anglai»») (13 ans) * 7:05-9 15 BABE (v o anglais») (G) * 3 10-SOS Vm.L PROPHECY(vo ) 7O0-9O0 NATIONAL LAMPOON S SENIOR TR1P (v.o.anglaise) » Sam.Dan,Mar.,Mar.1D0-300-5O0 (13ans) CLOCHERS (v o anglaise) (13 ans) ?Sam Oim Mar Mer 1 10 - 3 45 - 645 \u2022 9:25 Ven .Lun., jau.: 6:45 \u2022 9:25 Laissez-patser rrtuses HACKERS (v.o.anglaise) (G) Sam Dim.Mai Mer 1 45 - 4:00 - 7:10 - 9 30 V»n , Lun , Jeu.7 10-9:30_ DANGEROUS MIND (v.o.anglais») » Sam D.m Mar Mer 1 20 - 3 20 \u2022 5 20 - 7:20 \u2022 9:20 Van .Lun.Jeu.: 7:20-9:20 » BOUCHERVILLE 4496404 Autoroute 20 sortie Boni Monagne SUSPECTS DE CONVENANCE (v française) (13 ans) Sam .Dan .Mar .Mer 1 50 \u2022 4 15 - 705 - 9 25 Ven Lun,Jeu 705-9:25_ ANGUS (v français») Sam .Dan .Mar .Mer 1 30 - 3 35 S » - 7 35 \u2022 9 40 Ven.Lun , Jeu.7 35 \u2022 9 40 VALLEE DES NUAGES (LA) (v.française) (G) SR Sam Dim Mar Mer 4 00-700-9 10 Van.Lun, Jeu : 7QQ-9:10 KOMBAT MORTEL Sam.Dan, Mar, Ven^Lun^ Jeu.: 700 française) (13 ans)»' 1:40-410-700 -FOLLE EXCURSION DU NATIONAL LAMPOON françaisei \u2022 Sam .Dan.Mar.Mer : 205 - 9 15 Lun.Jeu: 915_(13 ans?ENFANT 0 EAU (v.o français») (G) * .Lun.Jeu 7 15-930 n .Dan.Mar.Mar.1 25 - 355 \u2022 7 15 ?9 30 HNIFRS GUERRIERS (LES) (v française) (G) » .Dim .Mar.Mar 4:20 - 7:10 - 935 an.,Lun.Jeu 7:10-9 35_ BABE (v.français») (G) * < Sam.Dan.Mar.Mar.: 1 55 CENTRE-VILLE 849 \u2022 001 Université Station Métro i 149F II M /T\\ f roMcCII Kg) CX AL KOMBAT (v o angterse) (13 ans) .Dan 1 15-330 Sem 3 30 .fWV LIFE (v o.anglaise) 700 - 920_ » FICTION (v.o.anoMése) (1S ans) < 315 \u2022 910 SMOKE (v.o.anglaisa) (G) Sam.Dan 100-700 Sem 7O0_ rbos (v.o angNaaa) (16 ans\" Sam Dan: 100-300-500-700-900 Sam 300-5O0-700-900_ ¥ORLD (v o anglaise) Sam Dan 1 00-345-630-Sam 3 45 6 30 - 9 1 5_ ' CTTE DES ENFANTS PERDUS (LA) (vo francam) (13 ans) 7 10-9 35 AU SECOURS DU PETIT PANDA (v française) (G) Sam .Dan 1 10 \u2022 3 10 \u2022 5 K) Sam.: 310 - 510 VALLÉE DES NUAGES (LA) (v françsèa») (G) gpÉtn.Dim 1 00 - 300 - 5:10 - 7 15 7 15 9» BFYON0 RANGOON (v o anglaise) ( 13 an») Sam.Dan ¦ 1 00-3 10-5 15-7 20-9 35 Sem 3 10-5 15-7 20-9:35_ DESPERADO (vo anglaise) (16 ans) * Sam.Dan 1 M - 3 45-7 20 \u2022 9 30 Sam 3 46-730-9.30_ NET (THE)(vo anglaise) (G) / Sam.Dim 3 30-700-920 Sem 3 30-7O0-9 20 COMPLEXE DESJARDINS Basiliair» 1 849-FILM 106 - FACTEUR (LE) (v tram 2»t ENFANT 0 EAU (v o 1 45 4 00 7 00 9 20 )(G) )(G) BALON BLANC (LE) (v o S -t français) (G) 1 30 \u2022 3 30-5 30 7 30-930 _ HS MCMULLEN (v O « 4 3»-5 30 7 30 - 9 35 )(G) « aaa D 17// ////// (If nom ki mi \\ \\ki> \t CREMAZIE 849 HLM\t 1 8610.rue StDems\t HACKERS (v o anglaise) (G) Sam.Dim 1 05 \u2022 3 10 \u2022 5 10 \u2022 7 15-9:20 Sem 7 15-920 Couche tard Ven, Sam.MORT AL KOMBAT (v o anglaise) (13 ans) ?Sam.Dim.1 00 \u2022 3 05 \u2022 S 10 - 7 15 Sem 7 15 FOLLE EXCURSION OU NATIONAL LAMPOON (v française) ?Sam.Part 200 430 M 3 ans) RANGOON (v.français») (13 ans) \u2022 705-9 10 LE DAUPHIN 849-FJLM 2396 est.rue Beaubien a walk IN THE ClOUDS (v o anglaisa) (G) \u2022 9 20 Couche tard Ven, Sam 1120__ LISTE NOIRE (v française) (13 ans) » Sam.Dim 200 -3 50 -5 40 -7 30 -9 20 Sam: 7 30 \u2022 9 20 APOLL013 (v française) (G) \u2022 Sam .Dan : 205 \u2022 5 00 \u2022 8 00 Sem.8 00 DECARIE 849-fiim r,V.'VMM-.4.00s Decane.cotn Ve/ina JOMw»f*»>9i\\r\\n»-.-i«>t APOLLO 13 (v.o.anglais») (G) * Sam.Dan.2 00 - 5:00 \u2022 800 Sem 8O0_ DESPERADO (v.o.anglais») (16 ans) Sam.Dan.2 00 \u2022 4 30 \u2022 7 00 \u2022 9:25 Sem.: 7O0 \u2022 9:25 EGYPTIEN 849-FILM 1455.rue Peel * BROTHERS MCMULLEN (v.o.anglaise) 1 30-330-530-7 30-935_ IL POSTINO (v.o.s -t anglais) (G) * 2O0-430-7O0-9 15__ ) (I3am) USUAL SUSPECTS (va 2O0-4X-700-920 LE FAUBOURG 849-film 1616 ouest, rue Ste-Cathenne TO WONG FOO ivo anglaise) (G) ?1 30-4 15-705-920_ LAST OF THE DOGMEN (v.o anglais») (G) * 1:15 - 3:45 - 7:20 - 9:45_ CLOCKERS (vo.anglaise) (13 ans) ?1 00 - 400 - 7 00 \u2022 940 Laisse/passer refuses APOLLO 13 (v.o.anglaise) (G) * 100 - 3 45-6.45-9 25/Exc 20.21 sept.1:00 3 45-930 GALERIES LAVAL 8 849-film L 1545.boul Corbusicr DR.JEKYLL A MS.HY0E (v.o.anglaise) (G) a Sam Dan., Mar.Mer : 105 \u2022 3:10 \u2022 5:10 \u2022 7:10 \u2022 9:15 Ven.Lun.Jeu.: 7:10-9 15_ ANGUS (v française) Sam .Dim .Mar Mer : 1 05 - 3:10 \u2022 510 \u2022 710 \u2022 9 15 Van., Lun .Jeu : 7:10 - 9:15 KOMBAT MORTEL (v française) (13 ans) * Sam D.m Mar .Mer.: 12 50 - 3 00 \u2022 505-7:15-9:25 Van., Lun.Jeu: 715-9:25_ L ENFANT D EAU (v.o française) (G) * Sam Dan.Mer .Mer.: 1250 \u2022 300 \u2022 505 \u2022 7:15 \u2022 9 25 Ven.Lun.Jeu.715-9:25_ BABE (v.française) (G) \u2022 Sem , Dan , Mar , Mer : 100-2 55-4 50_ APOLL013 (v.français») (G) » 6 50 - 9 35 SUSPECTS DE CONVENANCE (v français») (13 ans) Sam .Dan .Mar.Mer.: 200\u2022 4:30\u2022 700\u2022 9 20 Ven , Lun., Jeu: 7:00 - 920_ LAST OF THE DOGMEN (v.o.anglais») (G) e 705 - 9:30_ CLUB DES BABY-STTTERS (LE) (v français») (G) a Sam., Dim .Mar, Mer 1 10-3 05-5O0_ NATIONAL LAMPOON S SENIOR TRlP(v o anglaise) e Sam, Dan 1 10 \u2022 3 10 S 10 - 7 10 Sem 7 10 PROPHECY(vo angtais») 9 10 Coucha tard: Ven , Sam 11 20_ DR JEKYLL 6 MS HYDE (v o anglaise) (G) a Sam Dan 115-315-515-715-915 Sem 7 15-915 Couche tard Van .Sam 11 05 TO WONG FOO (v o anglaise) (G) ?Sam .Dan : 1O0 - 3 05 - 5 05 \u2022 7 10 \u2022 9:25 Sem 7 10-9 25 Coucn» tard : Ven., Sam 1130 LISTE NOIRE (v.française) (13 ans) e Sem.Dtm.: 1 10 - 3 00 - 5 00 - 7 05 - 9:00 Sem.705-9:00 Couche tard Ven .Sam.: 11 00 DANGEROUS MIND (v o anglaisa) a Sam .Dim 1:20 \u2022 3 20 \u2022 5 20 \u2022 7:20 \u2022 920 Sem : 720-9:20 Couche tard Ven.Sam : 11:20 TIE THAT BINOS (THE) (v.o.anglaise) (13 ans) * Sam.Dan: 1 00 \u2022 3 00 \u2022 5 00 \u2022 7 00 \u2022 9 00 Sem 7 00 - 9:00 Couche tard Ven .Sam.: 11:00 CLOCKERS (v.o.anglaise) (13 ans) ?Sam .Dan.1:15\u2022 3:45\u2022 7.O0\u2022 9 30 Sem : 700-930 Couch»tard Ven.Sam il 50 Laasaa-passerrefuses MAITRE DE L ILLUSION (v française) (16 ans) Sam.Dim 3 05-910 Sem 910 Couche tard Ven., Sam 11 20_ MENTALITE DANGEREUSE (v française) t Sam, Dim 105-S10-710 Sem : 7 10_ MONDE SANS TERRE (UN) (v.française) (13 ans) ?Sam.Dan 3 30-925 Sem 925 _ LAST OF THE DOGMEN (vo.anglais») (G) Dolby SR Sam.Dan.: 1:10 \u2022 7051 Sem.: 705 Couche tard: Ven.Sam.: 11 50 PLACE LASALLE 12 tx»3ou CMrwra&vrc^ 849-FILM KOMBAT MORTEL (v.française) (13 ans) a Sam .Dan., Mar.Mar: 1 05 \u2022 3:35 \u2022 705 \u2022 9 25 Ven, Lun., Jeu.7:05-9:25_ TO WONG FOO (v.o.anglaise) (G) e Sam., Oim .Mar.M»r.: 1 15 \u2022 4 00 \u2022 7:25 \u2022 9 40 Ven., Lun., Jeu: 7:25-9:40__ A WONG FOO.MERCI POUR TOUT (v française) (G) e Sam.Dirn., Mar.Mar.: 1.05 \u2022 3 25 \u2022 7 00 - 9 35 Ven, Lun, Jeu.: 700-9:35_ DESPERADO (v.o.angtoise) (16 ans) * Sam.Dan.Mar.Mer 1 10 \u2022 3 40 - 7 05 \u2022 9 35 Ven , Lun, Jeu 7 05-9 35_ NATIONAL LAMPOON S SENIOR TRIP (13 ans) (vo.anglaise) \u2022 Sam .Dan, Mar.Mer.1 10- 7 10 Van., Lun., Jeu LAST OF THE DOGMEN (v o anglaise) (G) * Sam D.m .Mar, Mer.: 3 30 \u2022 9 10 Ven Lun Jeu: 9 10 CLOCKERS (v.o.anglaise) (13 ans) Sam .Dim .Mar, Mer.1 00 - 4 00 - 7 00 - 9 30 Ven, Lun , Jeu : 700 \u2022 9 30 Latsa»f-pas»»r refuses MORT AL KOMBAT (v.o.anglais») (13 ans) * Sam .Dan.Mar, Mer 1 30-345-7 15-940 Van,Lun.,Jeu 7:15 - 9 40_ OERNIERS GUERRIERS (LES) (v française) (G) * Sam .Dim .Mar .Mer.3 40 - 7 00 \u2022 9 25 .Van,Lun.Jeu.700-9:25_ NATIONAL LAMPOON S SENIOR TRIP (13 ans! (v o anglaise) \u2022 Sam, Dim .Mar, Mer : 1 10 - 3:05 \u2022 5 00 \u2022 7 05 - 9 101 Ven, Lun .Jeu.: 7:05\u2022 9:10 BABE (v française) (G) \u2022 Sam., Pan, Mar., Mer.: 125 SON DIGITAL FOLLE EXCURSION DU NATIONAL LAMPOON (v française) * Sam .Dim .Mar, Mer i 20 \u2022 3:20 - 5:20 - 7:20 - 9 20 / Van., Lun., Jeu.: 720 \u2022 9 20 L ENFANT D EAU (v.o.française) (G) e Sam Dim.Mar.Mer.1 00-330-7 10-9 30 Lun., Jeu.7:10-9 30 DR JEKYLL & MS HYDE (vo.anglaise) (G) » Sam.Dan.Mar.Mer 1 15 3 15 - 515-7 15 - 9 15 Van.Lun., Jeu.: 7:15-9:15_ ANGUS (v français») Sam 0an.Mar.Mtr Ven Lun .Jeu 7 20 ;UN DES FILM LES PLUS PUISSANTS DE L'ANNEE,1 Jeffrey Lyons.SMEAK PREVIEWS \"UN CHEF-TOEWRE INT-ENSEr-PROVOQU - Paul-V/undèr.V/HAI \"UN TRIOMPHE.LA DISTRIBUTION EST FORMIDABLE:' \u2022Neil Hosen.MY-1 'NKW:î o \u2022 CI3 mm- ^ttiim .mm mm^m VOYEZ -CLOCKERS\" SUR INTERNET (Tn^7/wwwJ>Q»ywood.corTi)' le faubourg m^ilv|laCOROAIRE 11 I ULE12»»-^|ma!lca\\ ¦It^lfl pointe-claire 84mv| versailles I LAISSU-^ASSCR RI FUSES 1 MARIE-FRANCE MONETTE 1 DAVID LA HAYE \"CAPTIVANT 9 9 ?wiu^ uavn«Ma»P\"'\" * POINTE-CLAIRE \u2022¦: ' icote-ces-NEIGES^; 1 r*r.V)uSPiivf«i ç7) ?î35 I .Al» y ; WAlLCAVENOISr- ' I LACORDAIRE 11324.3000 VERSAILLES I -REFOUR LAVALW9-film l ste-adele \"97655 \"Un film sensationnellement divertissant! C'est un plaisir!\" Lt*tKane«l TMt N\u20acW YORK TIMIS < Remarquable MUn des vrais bijoux de l'année.\" KtrMand.TORONTO SUN 1 BrothersMmullen \"Deux Fois Bravo!\" - \"Sèskcl ft Ebart\"_ La Nouvel!» Cumvriip Rom.iniu|ua fie Eilw.iril BurnC \u2014 \u2022 1.a \u2022 SPECTACLES Salles de répertoire ANNIE HALL Conservatoire d'art clnémato-graphique : 19 h.BATMAN A JAMAIS Paradis : 12 h 45.21 h 45.BUGS BUNNY FILM FESTIVAL Cinéma de Paris : 14 h 45.19 h 15.CASPER VF.Paradis: 15 h 10,17 h 15.CHAMPAGNE SAFARI ( THE )/THE END OF THE WORLD/IN FOUR SEA-SONS cinéma ONF : 18 h 30.FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DANSE Cinéma ONF : 20 h 30.FÊTE ( LA ) A ARTHUR ( Hommage à Arthur Lamothe ) Cinéma Parallèle: 13 h 30.15 h 30.FLUKE V.F.Paradis: 13 h.15 h, 17 h.JLG/JLC Cinéma Parallèle: 18h.19h30, 21 h.JOHNNY MNÉMONIQUE Paradis : 21 h 30.MANHATTAN Conservatoire d'art cinématographique : 21 h.MARCHE OU CRÈVE Paradis : 19 h 20.MARÉE ROUGE Paradis : 19 h 15.MÉMOIRES D'UNE AUTRE VIE/ APRÈS LA VIE Cinéma ONF: 20 h 45.OUBUONS PARIS Paradis : 19 h.PENDANT TON SOMMEIL Paradis : 21 h 10.PETITE PRINCESSE ( LA ) Paradis : 13 h 15,15 h 15.17 h 15.REAR WINDOW Cinéma de Paris : 21 h 30.TIBETAN B00K OF THE DEAD (THE) Cinéma ONF: 18 h 45.TROIS COULEURS : BLEU Cinéma de Paris : 16 h 45.Danse ESPACE LIBRE ( 1945.Fullum ) Le temps vu par le chas d'une aiguille, chorégraphie de Michael Montanaro.Avec Sandra Lapler-re.Allson Crawford.Lise Boyer.Isabelle Poirier et Tom Casey: 19 h.21 h, sauf lundi.Musique PLACE DES ARTS ( Piano Noblie ) Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.Extraits de La Bohème ( Pucclnl ).Sons et brioches : 11 h.ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-NEICES ( 5366.Côte-des-Nelges ) Natalle Choquette.soprano, et Pierre Grandmaison.organiste.Bénéfice.Sarpad : 14 h 30.ÉGLISE ERSKINE AND AMERICAN La Traviata ( verdi >.Version concert.Cianna Corbisiero.soprano.Cordon Cietz, ténor.Pierre Lorieau.baryton Avec piano.Entrée libre.Début 15 h 30 MONUMENT NATIONAL (Salle Ludger-Duvernay ) wozzeek i Berg.arr.Rea ).Nouvel Ensemble Moderne.Desmond Byrne, baryton.Louise Marcotte, soprano : 20 h.MONUMENT NATIONAL (Théâtre du Maurler ) Le Chant û'Êole.La Nef : 16 h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Ensemble Romulo Larrea : 20 h.Théâtre THÉÂTRE ST-DENIS 2 Le Bourgeois gentilhomme, de Molière.Mise en scène de Denise Fi-liatrault.Avec Benoit Bnère.Du mar au sam.20 h.Jusqu'au 30 septembre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts ) Suzanne ou Les désarrois amoureux 11, de Pierre-Yves Lemleux.Mise en scène de Monique Du-ceppe.Avec Sylvie Gosselln.Anne-Claude Chênler, Antoine Durand.Benoit Girard.Raymond Legault.Hélène Mercier, Béatrice Picard.Du mar.au ven.20 h ; sam., 16 h.20 h 30 : dim.14 h 30.Jusqu'au 14 octobre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3888.St-Denis ) Les Muses orphelines, de Michel-Marc Bouchard.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Louise Portai.Pascale Desrochers.Marie-France Lambert et Stéphane Simard.: 20 h.Jusqu'au 23 septembre.THÉÂTRE ESPACE GO (4890.St- Laurent ) Bureautopsle, de Michel Nadeau.Avec Yves Amyot.Josée Deschênes.Diane Lavailée et Jack Robl-taille : 20 h.THÉÂTRE DE LA BIBLIOTHÈQUE (1030.St-Hubert) Brltannicus.de Racine.Mise en scène de Jean-Maurice Gélinas.asslté de Cuy Laplerre.Avec Luis Bertrand.Nathalie Catudal.Jean-Maurice Gélinas, Ronald houle.Isabelle Moreau.Martin Randez et Mario Salnt-Amand : 20 h.Variétés CONSULTEZ LES CiUlDES HORAIRES CINEPLEX ODE ON ET FA M PUS PL 4YERS THÉÂTRE ST-DENIS 1 Starmanla.opéra rock de Michel Berger et Luc Plamondon Mise en scène de Lewis Furey Avec Luce Dufault.Norman Croulx.Judith Bé-rard.Jasmine Roy.Frank Sherbour-ne.Patsy Galiant.Michel Pascal et les Étoiles noires : 20 h.LE PIERROT ( 114 e.St-Paul ) Michel Durocher et Alex Sohler 20 h.LE PTïT BAR ( 3451.St-DenlS > A Tallion.i.Aubry et M.-A Dion : 21 h.LES BEAUX ESPRITS ( 2073.St-De-nls) Match d'improvisation avec la Ligue des Cravates 20 h 30.L'AIR DU TEMPS ( 191 O.St-Paul ) Joey Caiderazzo.Sylvain Gagnon et Jeff watts : 21 h 30 QUAI DES BRUMES (4481 St Denis ) Lhassa de Sela : 21 h 30.PORTÉ DISPARU (957 e.Mont- Royal ) Ex-Machlna : 20 h.BIDDLE'S Ensemble de lazz de Bernard Prl-meau : de 19 n 30 à minuit FOUF ( 87 e.Ste Catherine ) Soirée punk avec les Bons à Rien et Bugs of BudStand 20 h 30 CLEOS ( 4062 A.St Laurent ) Duo François Houle des 21 h.ZINC BAR-TABAC ( 1148 e .Ave.du Mont-Royal ) Groupe Bishop et Massé 21 h LA VIEILLE FRANCE ( 52 O .St-Jacques ) Bénédicte Oulnytte et Valérie Bouchard dès midi LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 1995 DANSE >1 R £ C A 1 ^ La troupe Israélienne Batsheva Danse sera mardi au Théâtre Malsonneuve pour présenter sa pièce Mabul {déluge en hébreu ), à l'occasion des cérémonies du 3000« anniversaire de Jérusalem.Mais pour le direaeur de la troupe, Ohad Naharln.la danse est un art sans frontières ni drapeaux.La troupe Batsheva Danse présente Un déluge inédit à l\\/lontréal NMNON RICHARD Collaboration spéciale M Son nom resonne comme un mystère et ses paroles sont tout aussi énigmatiques.Ce sont ses chorégraphies qui parlent et leur voix porte loin.Ohad Naharin signe des oeuvres qui figurent au répertoire de plusieurs compagnies, comme les Grands Ballets Canadiens qui ont acquis Axio-ma 7 et présenteront Perpeluum au printemps prochain.Directeur de la compagnie israélienne Batsheva Danse, Ohad Naharin revient à Montréal avec sa troupe mardi prochain pour nous offrir Mabul, une pièce de 75 minutes qui sera présentée au Théâtre Malsonneuve.La venue de Ohad Naharin s'inscrit dans le cadre des festivités entourant le 3000« anniversaire de lérusalem.Depuis le dé-hut du mois, un peu partout dans le monde, la communauté juive souligne cet événement a travers différentes activités.À Montréal, pour inaugurer les célébrations, le Comité canadien pour lérusalem 3000 et la Fondation culturelle Canada-Israël ont invité la troupe israélienne et son chorégraphe.« lérusalem n'a pas 3000 ans » Bien qu'il soit lui-même Israélien, Ohad Naharin a tôt fait de se dissocier de l'événement lorsqu'on aborde le sujet.« Jérusalem n'a pas 3000 ans, c'est une fiction.L'événement est très politique et ça n'a rien à voir avec mon travail, vous pouvez récrire », s'exclame le chorégraphe, qui estime que la danse est un art sans frontières ni drapeaux.Si Ohad Naharin n'aime pas la politique, il n'aime pas davantage les étiquettes.11 trouve que l'appellation moderne pour la danse n'a pas de sens.«Ceux qui parlent de nouveaux mouvements essaient d'ignorer le passé et de créer quelque chose comme si ce passé n'avait jamais existé.C'est un mot vide et ça ne veut rien dire.» La pièce qu'il présentera à Montréal, Mabul, signifie déluge en hébreu.Pourquoi déluge ?Le chorégraphe hésite à répondre.Où ce déluge a-t-il pris sa source?Ohad Naharin hésite encore mais finit par lâcher ces mots : «l'aimerais en donner une idée mais je ne veux pas donner d'indications aux spectateurs.|e veux qu'ils vivent leur propre expérience en regardant la pièce.» Bon, nous sommes avertis.Mabul est un laissez-passer pour une destination inconnue, un ticket pour l'aventure, un aller simple vers l'univers du chorégraphe qui danse aussi dans la pièce.« Cette fois, je remplace un danseur mais j'ai souvent' l'habitude de me glisser dans la chorégraphie pour avoir un autre point de vue de la pièce.» Les panthères de la scène Ohad Naharin travaille en étroite collaboration avec ses danseurs.Lorsqu'ils sont sur scène, le chorégraphe aime les imaginer comme des panthères à la poursuite d'une proie.Pour lui, cette image conduit les danseurs à dépasser la technique pour accéder à un autre niveau que les simples attitudes apprises dans les écoles de ballet.Ils seront une dizaine sur la scène de la Place des Arts à poursuivre leur safari vers la contrée luxuriante et énigmatique du chorégraphe.Depuis 1990, Ohad Naharin dirige la troupe dans laquelle il a fait ses débuts à titre de danseur en 1975, La compagnie, implantée à Tel Aviv, a été créée en 1964 par la richissime baronne Batsheva de Rothchild qui a donné son nom à la troupe tandis que la première directrice artistique, Martha Graham.lui a donné ses premières lettres de noblesse.Au fil des ans, l'empreinte Graham s'est diluée dans la quête de nouvelles explorations du mouvement avec des chorégraphes invités comme Kurt looss, Anna Sokolow, Paul Taylor.Jérôme Robbins et |ohn Cranko.Depuis l'arrivée de Ohad Naharin, la compagnie s'est épanouie à travers ses créations et celles de chorégraphes comme |iri Ky- Le défi du « Hussard » : l'épopée d'un tournage Le film de Jean-Paul Rappeneau a coûté 47 millions de dollars et a duré 130 jours Agence France^Presse et La Presse PARIS ¦ Il a fallu pulvériser de la peinture dorée sur les épis de blé verts, fabriquer plus de 30 000 tuiles, créer près d'un millier de costumes et incruster des envols de corbeaux numériques dans le ciel de Provence ( sud ).Il a fallu presque une année de recherches et d'essais pour trouver parmi 300 candidats celui qui jouerait le rôle d'Angelo, « Le Hussard sur le toit ».Aujourd'hui, il ne manque plus un bouton de guêtre au cavalier ( interprété par Olivier Martinez ) de |ean-Paul Rappeneau, le héros du film, qui, en compagnie de luliette Binoche ( Pauline de Théus ) part mercre-di à l'assaut de plus de 300 écrans en France, avant de se lancer à la conquête du monde, et notamment du Québec.Le film français le plus cher Après trois ans de gestation, le réalisateur de «Cyrano de Bergerac » a placé la barre très haut en réalisant à partir du roman de fean Giono le film le plus ambitieux et le plus cher du cinéma français.À 176 millions de francs ( tout de même 47 millions de nos dollars !).c'est tout de même un budget moyen à Tcchelle américaine.Mais pour un film en français, c'est un véritable défi, relevé par le producteur René Cleitman, de la société Hachette Première, et par l'ensemble des sociétés du groupe Matra-li^chette qui ont travaillé en complète synergie.L'ambition, explique M.Cleitman, est de réaliser des « films du patrimoine », de transposer dans le patrimoine cinématographique des oeuvres du patrimoine littéraire.Plus de cent décors L'épopée de ce tournage qui a duré 130 jours peut se calculer en francs, en kilomètres ( 70000 km de repérage ) et en décors ( plus d'une centaine ).Le développement du scénario par le trio Rappeneau, Nina Companez, lean-Claude Carrière a duré un an et demi.II a fallu six mois de préparation et huit mois de post-production pour ce « western romantique » qui a mobilisé des centaines de personnes, dont une centaine de comédiens.Depardieu fîgurant 1 On aperçoit même à l'Impro-viste un invité surprise qui ne figure pas au générique.Gérard Depardieu en commissaire de police.Pour réussir le pari de Hachette, « Le Hussard » doit séduire près de cinq millions de spectateurs en France, à peu près ceux qu'avait attiré ^ Cyrano ».À l'étranger, le précédent film de Rappeneau avait enregistré six millions d'entrées et celui-ci est (Ijjà prévendu pour un montant de 30 millions de francs ( 8 millions de dollars canadiens) dans la plupart des pays.Restent à vendre les droits aux Philippines, en Russie et en Inde.^ T lîan.William Forsythe et Ange-lin Preljocaj, trois noms qui font saliver les amateurs de danse contemporaine.Si le déluge du chorégraphe reste un mystère aussi grand que l'emplacement de l'arche de Noé sur le mont Ararat, on ne saurait passer à côté d'un événement que la critique a abondam-ment salué au Festival de Hollande où la pièce a été présentée en 1992.On verra bien si les spectateurs d'ici lui réserveront le même déluge d'applaudissements.Batsheva Danse au Théâtre Maisonneuve le 19 septembre à 20 h.et s CINEMAS LES B, 10 ET 24 SEPTEMBRE Comptez combien de fois Angus.la mascotte de L'Industrielle-Alliance, apparaît a l'écran et gagnez ùn des 3 séjours d'une semaine pour deux personnes au nouveau club COSTA VERDE BEACH RESORT de Playa Grande, une gracieuseté de De plus, si vous êtes déjà assuré à L'Industrielle-Aliiance, Compagnie d'Assurance sur la Vie, 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Tous les soirs 7K)5-9:35 MATINEE ^iÉff^OIREE CRtMS0NTtE){(13*)dim1:lS Tous les soin 7:10-9:10 PARISIEN I 480 Ste Cqlhenne Ô- 866-3856 LES ENFANTS Dt LUMfCRC (01 DOLBY 12 30-2 5%t } 20-4 30 FLUKE VF (SPECIAL) (0) DOlBV d^ 1 M COEUR VAILLANT (1t*) OOLBY Tout «s totrv S 00 d;rTVfTiOfT»f 1 35-4 45 L«TC HOmt (13«) OOLBY Tout *\u2022% 7 10-9 10 n 7 40-9 55 *fTWTi«f-m»f 2 30-5 30 CONOO(13*)(SP£CtAUrTwr 1004 30-7 00-9 10 VERSAILLES j Wott Vf %oillot 3S3'7M0 UBTENO«V(1>*)DOLBYToutlMton 720-025 «*rwn«r.nw 2 3CM 90 POCAHONTAS vf (o) DOlBv d«Tvrr«r.m*r 2 45-4 49 la hame (13*) DOlBY Tout m ton 7 IS-o 30 Om-rmf-rrm' 2 15-4 25 to wono foo.THANK YOU (o) DOLBY Tout lot tort 7 00-9 20 Oinvrrwf fr^f 2 10-4 30 MCNTALni OANOCREUSe (o) DOlBY Tout lot to«i 7 30-0 40 d«Tvmor-mar 2 OS-4 35 COEUR VAILLANT (16*) OOLBY Tout lot tcirt 8 00 mir-m»t 2 00 FLUKE vf (SPECUU-) (O) OOLBY dim 1 30 OtSPCRAOOdV) DOLBY Tout Mt ton 915 «aitrc OC LILLUSKM (14«) Tout m t»f» 7 05 CAMPAGNE DE COLLECTE D'ALIMENTS Mercredi T^^l FAMOUS PLAYERS 20septembre! !ou> lc> honniics mcmrut iiu jour: CONGO /V// itfiihr vu\\ iiuivnl .M H i, - Cl lisdw CŒURVAILÛvNT 4 PARISIEN 5é6-355c\tCAR.ANGRIGNON 36&-2^3\tCENTRE LAVAL &65'::6 'liOlUi Liiflnr Mf */0 O VERSAILLES 5M-aao\tCARREFOUR 565C366 i;t 1 \\ ^lr|u SHIHHHOUHt *\tVALLEYFiELD 3^M0W II.r.i- ?- VtItSION OKIGINAIE AWGiAISt-\t\t CENTRE EATON ^5^5:3: >i5^ir C.iIlH M'it (1 ^ ^\t\tCAR ANGRIGNON \t\t GREENflElDPm ô:i-ôip :»lSf-iul |jMhi-tr.Hi ?\tLE MIRAGE 32WmE\tCOTE-OESNEICES P^-FiiM INTUtnn: > \u2022 - ¦» i LISTE NOIRE avec MICHEL COTE GENEVIÈVE BROUILLETTE SYLVIE BOURQUE K> TOS A STRAL parisien 866-3256 ASOSlc-C^lhcnnt-O # CENTRE UVAL «8-7776 STE.THERESE \"9.4444 Pl3/aSle-nieTese V cL dauphin wî^'LM 2396 Beaubit-n est ® -k VALLEYFIELD 37M0M OL-P.iri« \"tt as CAR.ANGRIGNON 366^iM CARREFOUR 565-036$ del E^tne.SHfflBnOOKE -tf- CMiTUUGUAY ENCORE ^1^^^ 160 boul d An|ou 9 ST.JEROME 43^5944 Cunefoui du Ntud w ste-adele 2»7655 Cinéma Pine 9 STHYACINTHE Le Pans .# FAMOUS PUYERS 8 6727229 LACORDAIRE11324-Wop STBASILE 267 boul.Launef 0 JOLIETTE 7564377 Jolielte \u2022 SOREL 74w234 St-Laurunl 9 TROIS-RIVIERES 373^ooi VERSAILLES 3S3-7B3 TERREB0NNE*7i4^ lOnChemmiJgCDteau « PUUAREPWTjG^ oruiimonoville r.tpitnl SHAWINIGAN 5:56\"^: En onijloh «ix LOEWS, ANGRJGMON, BUHOUS PLAYERS 8 (Points-adrt), CENTKE UVAl st LE MIRAGE MICHELLE PFEIFFER MENTUnE DANGEREUSE , version française de: DANGEROUS MINDS \u2022 I T « L PARISIEN 86^38561 CAR.ANGRIGNON 36^24631 CENTRE LAVAL 668-7776 VERSAILLES y^-m 480S1C CjlfietincO * 1 7077 bool Ht'wmjn ?o| WWLeCofbu^irf ?Q O j Place Verwtllc^ ¦» V CARREFOUR 56;c;«|laCORDAIRE11«m«)0|TERREBONNECHATEAUCUAYOi;2*3 de I Utrie.SHERBROOKE * I M.IsfraMts tarm 10/1 ChcmindoColcaii V Cx| 740Sl-Jc«aBap«isl« A O.REXST-JEROME 1ST-HYACINTHE 1 JULIETTE 1 PUZARraiTlCIfl \"'«s: 327StCeofqfTS XI lu Pans X I Jolu-tle__X |o:iMtt-towu^\u2014^ & GRANBY 77m908 [srBASILE «^^952 1 TROIS^IVIERES îtjiooi druMUONDVILLE *7i-256& Fleur de lys ^ |?67bou» l.iurii>r jC \\u\\\\ «\\*f ssMInÎ: Rivt Muur.i.i'.\\s(.-.u \u2022 i i M ouï ^\\miri s THEATRE STDENIS 1 DU 14 AU 17 SEPTEMBRE 1995 É BILLETS EN VENTE AU 1594, RUE STDENIS ACHATS TÉLÉPHONIQUES : 790-1111 EXTÉRIEUR OE MONTRÉAL : 1 800 848-1594 CITH - 107,3FM V II l'RlHM II l'VRfcH.ltt:in U)! 1.1 II R ()K(,\\\\ls\\IIO\\ PKI SI Ail PAR l'Cél IHM RIISM Ml \\1M\\« ' tOCK \u2022 DETENTE I I I N MIL II.II.Dl llll.\\riih C\\PIIUI I Dl .»! I HIL INC LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 1995 Ai n B 15 Les enfants delespoir * \u2022 L'histoire de Sylvie, une mère démunie qui veut mettre de l'ordre dans sa vie.Lt »JANNE LACROIX ¦ « Si vous ne voulez pas qu'il vienne, vous l'avertirez Ik.j vous-même.» Replacé d'un geste brusque, le récepteur du télépho-ne a claqué durement.Sylvie avait les larmes aux yeux.! Quelques minutes avant, elle nous parlait du baptême de son petit dernier, un petit gars de l n)ois et demi qui tétait doucement son biberon dans les bras die Paul Vanier, responsable de l'organisme « Les Enfants de l'Espoir ».Sylvie s'imaginait la b;elle réception du dimanche, avec tous ses enfants autour d'elle.De la bouche d'une travailleuse sociale, Sylvie a toutefois appris que son fils aîné, placé dans une famille d'accueil à l'extérieur de Montréal, ne viendrait sans doute pas.Pour sa fille de 10 ans, une autre travailleuse sociale « branlait aussi dans le manche ».Sylvie ne comprenait pas.La conversation téléphonique avec la travailleuse sociale char-giée du dossier de son fils de 16 ans avait pourtant bien commencé.Mais la nervosité a pris lè dessus.« Pourquoi vous me demandez tout ça ?Je veux juste avoir mon fils près de moi pour lè baptême de son frère.C'est lui qui m'a demandé de venir.» Le stress aidant, le ton montait.Jamais, Sylvie n'a remarqué Paul qui lui suggérait de le laisser parler à la travailleuse sociale.Se sentant piégée, elle s'est excusée : « Écoutez ! J'ai de la visite.Est-ce que je pourrais vous rappeler ?» C'était la pure vérité, mais la travailleuse sociale ne l'a pas crue.Si je n'avais pas été dans la cuisine à deux pieds d'elle, je ne 1 aurais pas crue non plus.Le toO était faux, l'excuse avait l'air on ne peut plus empruntée.Il y en de ces gens qui ont le don de donner à la pure vérité des airs deugrossier mensonge! La travailleuse sociale a insisté et Sylvie a perdu ce qui lui restait de contenance.Finalement, elle lui a (accroché au nez.La pire cho-se*qu'elle pouvait faire.Sylvie était au bord des larmes: « |e n'ai pas le tour avec enie.On dirait qu'ils déforment tops mes mots.» lUne vie brisée par l'inceste Toute sa vie, Sylvie a baigné dans l'inceste.Son père, ses frè-re$, son oncle.Son premier enfant, elle l'a eu à 14 ans à la suite \"d'une relation avec son père qi(i a duré des années et dont cile parle en hésitant.Assise de l'aiitre côté de la table, sa mère horhe la tête et continue à bercer le petit dernier tandis qu'on païle ainsi de son mari et de sa fille.Souffrant d'une malformation congénitale et d'un retard men-tah son fils aîné a été placé en famille d'accueil dans la région ou*elle habitait alors.Son père a été emprisonné, mais, même si Sylvie est déménagée, les relations incestueuses se sont poursuivies jusqu'à tout récemment av£c un oncle qui la dépannait.Pour elle, c'était la façon de le dédommager.Un service en vaut biçn un autre ! Pendant des années, pour joindre les deux bolits, pour procurer un peu de luxe à ses enfants, elle s'est prostituée.Après ce fils qui était aussi son frère, elle a eu quatre en-faôts, de son mari d'alors et d'an nouveau copain qui l'a quittée pour une autre femme, cliç-e|le.Outre le bébé, ses trois autres enfants, un garçon et delix filles, ont maintenant 12, 10'ct 2 ans.J)e la prostitution au BS Quand elle a cessé de se pros-titlicr.il y a un an et demi, sa filhe qui avait alors neuf ans s'est a fuguer : #>Elle avait toujours été traitée comme une princesse, elle avait tout ce qu'elle voulait.Quand j'avais des clients, l'argent rentrait.Maintenant, on tire le diable par la queue », admet sa mère.Souvent, elle se culpabilise : « Des fois, je comprends les travailleuses sociales.Moi aussi, je me dis que si elle avait été bien ici, elle ne se serait pas sauvée.» Puis, elle se souvient qu'elle aussi a mis du temps à se contenter du chèque de BS.C'était tellement plus facile avant ! Quand on a retrouvé la jeune fille après 32 heures d'absence, sa plus longue fugue, sa mère a pris une décision : « le n'en pouvais plus de courir après elle, j'étais tellement inquiète.Elle jouait avec sa vie.» Pour se donner le temps de la réflexion et pour la sécurité de sa fille, Sylvie a demandé que son fils de 12 ans et sa fille de 10 ans soient placés en foyer de groupe.Depuis, Sylvie a remis de l'ordre dans sa vie.Elle vit seule avec ses deux enfants et « mon oncle » est disparu du portrait.Un rapport incriminant Au moment du placement, tout le monde s'accordait pour que les contacts les plus étroits et les plus fréquents possibles soient maintenus avec la famille.C'était en avril.Sauf qu'en juillet dernier, une nouvelle travailleuse sociale a été affectée au dossier.Se basant sur un rapport de psychologue qui recommanderait d'éviter les contacts avec la famille et sans jamais avoir rencontré Sylvie, elle a décidé de resserrer la vis.Sylvie a maintenant le droit de voir sa fille pendant 45 minutes chaque semaine et en présence d'un intervenant.Ni Paul Vanier ni Sylvie n'ont vu le rapport incriminant.Sylvie a l'impression de s'être fait rouler.« On m'avait dit que je pourrais les voir autant que je voulais.|e ne bois pas, je ne me suis jamais droguée, je n'ai jamais magané mes enfants.le ne suis peut-être pas la mère idéale, mais je ne suis pas si pire.» Parfois, elle ne sait plus où donner de la tète.Paul se rappelle cette scène surréaliste où Sylvie, enceinte, se démenait : une travailleuse sociale était à la porte, une autre au téléphone et l'hôpital venait d'appeler pour lui demander d'y aller.« Moi-même, je capotais », admet-il.Pendant que l'on placote, la petite de deux ans s'amuse avec ses jouets en levant de temps à autre une figure enjouée vers sa mère qui lui rend son sourire.Sylvie tapote le dos de son dernier-né qui vient de terminer sa bouteille : « Avec Paul, je ne me suis jamais senti jugée, dit-elle.|e sens qu'il veut tout simplement m'aider, moi et les enfants.Avec eux ( les travailleurs sociaux ), c'est tellement compliqué.Tout ce qu'ils regardent, ce sont les dossiers, l'ai l'impression qu'on me juge sans même me connaître.Des fois, ça me tente de tout lâcher.» Une peur constante Parce que son bébé n'engraissait pas, on parlait déjà de DP| : «c Il buvait bien, j'en prenais bien soin, mais il n'engraissait pas.l'ai souvent l'impression que je ne peux rien faire de bien à leurs yeux.Que je fasse n'importe quoi, ils me parlent de la Protection de la jeunesse.le ne suis pas équipée pour me battre.Je n'ai pas beaucoup d'éducation et je n'ai pas le tour de m'expri-mer ; j'ai l'impression que si je dis quelque chose de travers, on va venir m'enlcver les deux petits, l'ai toujours peur.Tout ce que j'ai de mon bord, c'est Paul.» Sylvie admet que son aine représente un cas trop lourd dont elle ne saurait avoir la charge constante mais elle voudrait le voir régulièrement.À part cela, elle ne rêve que d'une chose : rassembler ses quatre plus jeunes autour d'elle.Elle n'est pas seule à en rêver : « Maman, lui a dit son fils de 12 ans, c'est notre année pour faire nos preuves ! » PHOTO LUC-SIMON PERRAULT.L3 Presse Paul Vanier est responsable de l'organisme « Les Enfants de l'Espoir » qui intervient dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve pour aider les familles aux prises avec des problèmes sérieux liés à la drogue, à la prostitution, à l'inceste et dont les enfants, souvent nombreux, sont parfois déjà placés dans des familles d'accueil.Des cas dont personne ne veut Le travailleur social Paul Vanier, qui oeuvre sur le terrain, refuse de baisser les bras face aux familles «irrécupérables» LILIANNE LACROIX ¦ « Quand j'arrive dans une famille pour la première fois, je leur demande de sortir leur album de photos.Les photos, ce sont les souvenirs des moments de bonheur.C'est rare que tu prends une photo alors que tu es en train de battre tes enfants.» Quand « Les Enfants de l'Espoir » héritent d'une famille, c'est que la société a pratiquement lancé la serviette.Les 65 familles du quartier Hochelaga-Maisonneuve M.Vanier est le seul permanent de l'organisme.Mais les autres spécialistes, médecins, psychologues, travailleurs sociaux, infirmières qui travaillent avec lui ont la même attitude.Le Dr Gilles Julien, de la Direction régionale de la santé communautaire, s'est souvent retrouvé à donner des consultations dans la rue.Sans carte-soleil.La première étape, c'est d'identifier la personne qui exerce l'influence négative, qui contrôle, dit M.Vanier.« On entou- grammes d'action communautaire, tente de susciter les dons.Quand il explique à ses anciens confrères son intervention, ils rient de lui : « Certains n'y croient pas.Mais moi, je trouve ça ridicule de placer définitivement des enfants parce que les parents ont une difficulté qui peut se régler.Prenez ce cas de la mère, toxicomane, qui avait laissé son bébé et était partie sur la go.Les services sociaux ne songeaient qu'à placer le bébé.Je leur ai dit : « On est le 5.Elle n'a sans doute dont s'occupe aa»aaaai le responsable Paul Vanier, ce sont les cas dont personne ne veut, les cas désespérés, irrécupérables.Des mères sur la coke et prostituées, _ des pères alcooliques et violents quand ils sont là.des familles où l'inceste fait partie du quotidien.Des familles qui comptent six, sept, huit enfants, dont la plupart, quasiment tous de pères différents, sont déjà placés.Des problèmes, en voulez-vous, en v'îà ! Mais M.Vanier refuse de baisser les bras : « Moi, je pars avec l'idée qu'ils aiment leurs enfants.» Pour ces familles pour qui les méthodes d'intervention traditionnelles n'ont jamais fonctionné, M.Vanier est persuadé qu'il faut autre chose : « Pas question de vérifier ce qu'ils ont dans leur frigidaire ou de les forcer à répondre à un long questionnaire.La première chose à faire, c'est d'obtenir leur confiance, de les persuader qu'on est là pour les aider.» Consultations dans la rue S'il a un bureau au Centre culturel et sportif de l'Est, c'est surtout dans la rue et dans les maisons qu'il travaille.II ne se limite pas au 9 à 5 et ne surveille pas les jours fériés.À Noèl et au jour de l'An, c'est avec plaisir qu'il répondra aux invitations des familles et ira passer quelques heures avec elles.* Il faut se permettre de vivre des moments intenses avec eux ».Ce dont il veut d'abord leur parler, c'est de leurs réussites : « lean-Paul fait une sauce à spaghetti et des betteraves ecoeurantes ! Après lui en avoir parlé, je pourrai peut-être lu$ parler de sa violence et de sa consommation ».« J'ai été formé pour travailler avec ceux qui souffrent le plus.Il n'y a pas d'irrécupérables, il y a seulement des gens qui souffrent énormément.» re les victimes et on travaille avec la personne qui contrôle.» Contrairement à la plupart des organismes d'entraide, les Enfants de l'Espoir affichent un très haut taux de présence des pères aux différentes activités.« Moi-même, je suis surpris, admet M.Vanier.D'habitude, ils sont absents, ils ont peur et ils contrôlent.» Quelle que soit l'aide, M.Vanier admet que certaines personnes ne seront jamais prêtes à avoir des enfants : « Prenez cette mère d'une prostituée de 14 ans, d'une petite de deux ans en adoption et qui continuera à faire des enfants : « Mes tabarnaks.qu'elle se dit, il y en a un que vous ne m'enlèverez pas ! » Mais il faut que la décision vienne d'elle, pas du système.Formé en éducation spécialisée, en toxicomanie et en thérapie, M.Vanier a travaillé pendant des années dans le système traditionnel : « Je me demandais où diable étaient les parents de ces jeunes que je voyais en centre d'accueil.Après tout, ils retourneraient un jour dans le milieu.Si on ne travaillait pas avec les parents, qu'est-ce que ça donnait ?» D'abord installé dans une école primaire, l'organisme est toujours menace de disparition à cause de ses faibles moyens.Des 80 000 dollars dont l'organisme a besoin pour fonctionner annuellement, seuls 15 000 sont assures par Ccntraide.Pour le reste.M?Vanier va gratter les fonds de tiroirs, explore les pro- aaa*a*»ai plus une cen-ne.Quand elle reviendra, elle sera parlable.» «En un mois, une autre famille a eu 26 rendez-vous pour les trois enfants._ Ils n'arrivaient plus.Pourtant, s'ils manquent un rendez-vous chez le médecin ou avec la travailleuse sociale, on les étiquete aussitôt : refus de collaborer.C'est ridicule.» Souvent, M.Paul Vanier accompagnera les parents en cour.Un organisme dérangeant Il sait que son organisme est dérangeant.« Quand une travailleuse sociale d*t que c'est fini, je lève souvent la main pour dire qu'il y aurait une solution.Et les juges écoutent.» Pour lui, la famille biologique, c'est le noyau pour tout être humain.« Si on peut la sauver, il faut le faire.» Cet automne, comme par le passe, il partira avec un groupe de neuf pères violents et toxicomanes pour un séjour en plein bois : « C'est l'enfer, admet-il en riant.Mais il n'y a pas de bar, rien sur des kilomètres.Us n'ont pas d'autre choix que de réussir.» Avec les problèmes sociaux qui vont en augmentant.M.Vanier croit qu'on n'aura bientôt plus d'alternative : « Si on ne favorise pas une approche comme la nôtre, on court u la catastrophe ».Pour lui.aucune cause n'est désespérée : « l'ai été formé pour travailler avec ceux qui souffrent le plus.U n'y a pas d'irrécupérables, il y ?seulement des gens qui souffrent énormément.» .et celle de Cilles, un père indigne qui a remonté la côte \u2022 ».-»\u2022\u2022 \u2022 m * I -1 LILIANNE LACROIX n jit ii:___ ¦ Ça va bien.Gilles ?Immanquablement, de sa voix avinée et bourrue, Gilles répondait : « Ouais, ça va ben î ».Et alors, Paul Vanier lui lançait : « Quand ça ira pas bien, tu viendras me voir ».Le responsable des « Enfants de l'Espoir » parti, Gilles demandait à sa soeur : « Qu'ossé qu'y vient faire icitte, lui ?» Officiellement, Gilles n'habitait pas chez sa soeur, mais en haut de chez elle.Mais quand c'était le temps de cuver sa Bière et de digérer la tonne de médicaments qu'il avait ingurgitée, c'était la qu'il se retrouvait.Un père violent Depuis qu'elle avait deux ins, sa petite fille passait quasirjgent toutes les nuits seule en rraut, dans un logement qui n'avait même pas de frigidaire.Sa tflere, toxicomane, l'avait quittée* depuis un moment.~ Avec les années, elleSest presque habituée.De toutgg façons, c'était mieux de ménwcar quand il était là, son père gueulai t : « Tu peux pas fermô maudite TV ?Tu peux pas faire le ménage, maudite cochonne ?» Il semblait oublier que ce qui trainait, c'étaient les canettes de bière, que ce qu'il f allait : laver, c'étaient les dégâts de sS gang de chums.Parfois même.H* devenait violent.Quand elle a eu l'âge d'aller a* l'école, Nathalie ( nom fictif)* s'est habituée à aller dîner ait; Resto-Pop.Son père ne voulait* pas d'elle à la maison.Parfois;» pourtant, elle allait le chercher; dans un parc pour le ramené]!* coucher chez lui.Un jour, Gilles est allé voir; Paul : « Pour ma fille, ça allait mal à l'école.Si je ne faisais pas! quelque chose, je risquais de là; perdre ».z- Contrairement à la plupart.' des parents que M.Vanier doit aider, Gilles n'a pas toujours étS* assisté social.U a eu de bons emplois.Mais son besoin de corjrj sommation l'a poussé à s'abseijj ter, à voler.De l'argent, des, gallons de peinture, même remorque entière de chausau tout était bon du moment qug ça pouvait payer de la bièrO Malgré tout, il avait des dettes! dans toutes les brasseries dw quartier.« l'étais devenu IdplUC grand menteur et le plus graûJJJ crosseur que la Terre ait porté mm La reprise en main Depuis trois ans, Gilles s'eSL repris en main.En fait, ce sera£ plus exact de dire qu'il se reprend en main, jour après joui* En 18 mois, il a eu une seule r$ chute, le jour de son mariage, Tetj mai dernier.« Ma femme a appelé PauC Ma fille m'a aidé.C'est etrangC Encore aujourd'hui, je ne comprends pas pourquoi elle ne m'en veut pas.» Nathalie a maintenant 13 ans: Pour la première fois, à No$* dernier, elle a eu des cadeau\\.-^ Depuis le mariage de son perè» elle a deux soeurs de 15 et 1# ans avec qui elle s'accorde bienÀ\" Gilles fait partie d'une equipç de balle-molle.U n'a plus de île* tour à faire car la presque-totalE te de ses dettes est rembourser: Même les policiers, qui l'on* pourtant bien connu, le saluenfc Gilles veut recommencer à travailler.Il y a quelques semaines^ il a même oeuvré comme bénîj vole pour le Télethon de l^jdjjg trophie musculaire : « Ce*«Tf* première fois que je travaille pour rien », dit-il en riant.\u2022\"ÎJjJ Mais il sait que rien eftporc n'est gagne : « Après un match; j'accompagne parfois les j la brasserie.|e bois seuleniÇBT un 7up.Mais quand je les retorde, je me demande commeaRl font pour téter un bock pendant une heure et demie.Et le pïîpj' c'est qu'ilwn laissent un pie* dans le fond ! » u es. Montréal, dimanche 17 septembre 1995 B 16 Astronomie Des astronomes espagnols ont découvert et localisé la première naine brune, située dans la classification de l'univers, à mi-chemin entre une étoile et une planète géante.Teide 1 se trouve dans les Pléiades, un amas d'étoiles à quelque 400 années-lumières de la Terre dont les astronomes font remonter l'origine à 100 millions d'années.L'existence théorique des naines brunes a été démontrée de longue date, mais aucune n'avait encore été repérée.Il s'agit d'objets proches des étoiles mais d'une taille insuffisante pour supporter les réactions thermo-nucléaires qui les feraient briller comme des étoiles.Teide 1 a été découverte par l'équipe de Raphaël Rebolo.de l'Instituto de Astrofisica de Canarias à Ténérife.La masse de cette naine brune est huit fois inférieure à celle du Soleil.Objets spatiaux faiblement lumineux, les naines brunes ont longtemps déjoué les recherches des astronomes.Mais les progrès enregistrés par les technologies des télescopes avaient redonné espoir aux scientifiques.Leur découverte ne confirme pas seulement les prévisions des astronomes, mais elle ouvre la porte à l'étude d'une classe d'objets qui pourrait constituer une fraction importante de la matière sombre dont on suppose l'existence à travers l'univers.Des analyses de données enregistrées par le télescope Hubble renforcent la théorie selon laquelle l'univers serait plus récent que certaines étoiles, ce qui remettrait en question l'hypothèse du Big Bang.Les chercheurs des universités anglaises de Cambridge et de Duhram ainsi que ceux du Space Télescope Science Institute de Baltimore, aux États-Unis, ont estime à 9,5 milliards d'années l'âge de l'univers sur la base de l'analyse des résultats de la mission d'Hubble.D'autres études des données fournies par Hubble avaient conclu l'année dernière que l'univers avait huit milliards d'années.Cependant, même d'après les dernières évaluations, l'univers serait plus récent que certaines étoiles, dont un certain nombre se seraient formées voici 16 milliards d'années.Un article paru l'an dernier dans Nature avait déjà semé le doute dans l'esprit des astronomes, ses conclusions étant en contradiction flagrante avec la théorie du Big Bang sur l'apparition de l'univers.Paléontologie Quatre archéologues français ont annoncé avoir déterré un fossile d'oiseau de grande taille vieux de 70 millions d'années.Du coup, ils soupçonnent certains oeufs fossiles découverts dans le sud de la France et assimilés à des oeufs de dinosaure d'avoir en fait été pondus par des oiseaux.Dans une lettre adressée au magazine Nature, l'équipe explique avoir trouvé un morceau de pelvis d'un oiseau, qui devait approximativement avoir la taille d'une autruche actuelle.Les scientifiques suggèrent donc de manier avec la plus grande précaution les affirmations publiées le mois dernier donnant aux dinosaures la paternité d'un grand nid d'oeufs trouvés dans les Pyrénées.Océanographie mmmmmmmmm Un mini sous-marin parti à la chasse au monstre du loch Ness a réussi à enregistrer des grognements et P ^âÉl gémissements g^^^^^^g bien mystérieux dans les profondeurs obscures du lac écossais.Les bruits étranges, qui ont été enregistrés par le matériel radio des pilotes du sous-marin, Bill Bolton et Alan Withfield, à leur base à quai, durent environ 30 minutes avant de s'évanouir.La fréquence radio était la même que celle utilisée par les sous-marins en mer pour enregistrer les communications des baleines ou des da phins.« J'ai souvent entendu les appels des mammifères marins quand j'ai plongé en mer du Nord et dans les océans Pacifique et Atlantique », a dit Alan Withfield aux journalistes.« Mais c'était tout à fait différent.Cela pose sans doute quelques questions très intéressantes, non ?» a-t-il ajouté.Le mini sous-marin faisait partie d'une équipe de plongée scientifique collectant des données sur un spectaculaire canyon qui se trouve dans les profondeurs du loch Ness, et utilisant des stroboscopes puissant pour percer l'obscurité.d'après PC.AFP, Reuter et AP Ancêtres û% l'homme: la famille ion en millions d'années avant l'homme actuel m S4 agrandit 5à8 millions d'années MB Mi 4,1 3,9 Australopithecus ramidus m 1,5 0,7 0,08 Australopithecus afarensis (\"Lucy\") jft^ .m* mi.iji.'.ui'.i»»r^™-.-~~ Homo erectus Hominidés S Des restes fossiles d'un australopithèque jusqu'ici inconnu, «australopithecus anamensis», ont été découverts dans deux sites proches du lac Turkana (Kenya).Cet hominidé était assurément un bipède, selon les spécialistes.Cette marche sur deux pieds n'avait pu être prouvée - mais seulement déduite - pour son prédécesseur l'australopithécus ramidus.Homme de Neandertal ¦¦, FRANCE ESPAGNE ?MADRID 150 km Malaga Infographie AFP/La Presse dans l'arbre généalogique de l'humanité JEAN-LUC NOTHIAS Le Figaro PARIS Oue sont les hommes de Neandertal devenus ?De nouvelles datations sur les restes fossilisés, trouvés en Espagne, de cette ramification des hominidés montrent sans conteste qu'il a cohabité avec son cousin moderne pendant au moins 10 000 ans.Le remue-ménage dans les collections de fossiles et dans les ramifications de l'arbre généalogique de l'espèce humaine, dû aux dernières découvertes en date, se poursuit maintenant, comme d'habitude, en un remue-méninges intense pour tenter d'y mettre un semblant d'ordre.Les « Eve » africaines sont d'ordinaire aussitôt suivies des « Adam » asiatiques.Mais il n'est nul besoin de s'aventurer dans les temps reculés des premiers ho-minoides, il y a quelques millions d'années, pour se prendre les pieds dans la broussaille des rameaux hominidés remontant à moins de 100 000 ans.Si l'on en sait finalement beaucoup à partir de peu, les pièces du puzzle n'en restent pas moins désespérément disjointes.Les bouleversements dans les connaissances paléoanthropologiques sont autant la conséquence de squelettes fossilisés nouvellement exhumés que d'investigations et d'explorations menées avec de nouvelles tech-niques d'études et de datation.Reconstituer l'histoire de l'humanité nécessite un double travail : géographique tout d'abord, pour préciser qui était présent où, temporel ensuite, pour savoir à quel moment tel ou tel de nos ancêtres était présent à cet endroit.Yéti et Almasty C'est ainsi que la datation précise d'ossements et d'outils d'hommes de Neandertal, mis au jour dans le sud de l'Espagne, précisément dans la grotte de Zafarraya, près de Malaga, confirme que contrairement aux thèses longtemps admises, ces hommes archaïques n'ont pas été brusquement remplacés par des hommes modernes.Selon les travaux d'une équipe franco-espagnole, publiés dans le dernier numéro du magazine américain Archeology, Neandertal ( Homo sapiens neandertalensis ) a cohabité pendant au moins 10 000 ans avec Cro-Magnon ( Homo sapiens sapiens ).Pour les auteurs de cette analyse, Jean-)acques Hublin, directeur de recherche au CNRS ( Centre national de la recherche scientifique ), du Musée de l'homme, à Paris, et Cécilio Rarroso Ruiz, de l'Université de Malaga, les hommes de Neandertal étaient toujours présents dans cette région il y a 30 000 ans, soit une centaine de siècles après l'apparition de l'homme moderne en Europe occidentale.Les datations des restes trouvés dans plusieurs couches de la grotte ont été effectuées par deux méthodes dis- tinctes, celles du carbone 14 et du thorium-uranium.Elles ont toutes deux donné des résultats similaires : ces néandertaliens vivaient entre 33 400 et 27 000 ans BP ( pour Before Présent, c'est-à-dire avant 1950, date de référence pour ces calculs ).Les fossiles provenant des couches moyennes ont donné un chiffre quasi identique, respectivement 31 800 BP par la méthode du carbone 14 et un siècle seulement de moins par l'autre technique, et confirmé par la même occasion la date de 30 930 BP, obtenue par l'analyse d'outils moustériens trouvés à Figueira Brava, au Portugal.Le « dernier » néandertalien Jusqu'à présent, rappellent les auteurs de l'article, le « dernier » néandertalien connu, trouvé à Saint-Césai-re, en France, n'avait que 36 000 ans, tandis que les outils de pierre les plus anciens, trouvés dans le nord de l'Espagne et attribués à l'homme moderne, de l'époque aurignacienne, dataient d'il y a entre 40 000 et 38 000 ans.Les datations ont été obtenues dans le cadre d'un projet international, lancé en 1990.Les restes trouvés de la grotte de Zafarraya, où les premières fouilles ont eu lieu en 1980, comprennent notamment des outils de pierre de type moustérien, considérés comme caractéristiques pour l'homme de Neandertal, associes à une mandibule de néandertalien tout aussi caractéristique, et une grande quantité d'os de bouquetins, vraisemblablement des déchets abandonnés par les chasseurs dans la grotte.« Les derniers néandertaliens du sud de l'Espagne et du Portugal ont été contemporains des premiers humains modernes du paléolithique supérieur d'Europe occidentale », concluent donc |ean-|acques Hubelin et ses collègues.Et ces nouvelles informations ont d'autres conséquences.Cela prouve, d'après les chercheurs, d'une part, qu'il n'y a pas eu brusque remplacement des néandertaliens par des hommes modernes, mais aussi, d'autre part, que ces sapiens sapiens ne sont pas venus d'Afrique, via le sud de la péninsule Ibérique.Us étaient plus vraisemblablement originaires du Moyen-Orient et d'Europe centrale.Cette cohabitation entre « anciens » et « modernes » pourrait expliquer la lente « disparition » des premiers par métissage avec les seconds.Une « disparition » qui ne serait qu'apparente puisque l'héritage génétique des néandertaliens serait dans ce cas toujours présent dans les gènes de l'humanité moderne.Et il n'est d'ailleurs pas impossible, d'après certains, que quelques survivants néandertaliens hantent encore les hauteurs reculées de zones montagneuses très isolées.C'est du moins l'une des hypothèses proposées pour expliquer les témoignages sur la présence du légendaire et abominable homme des neiges, le yeti de l'Himalaya, celle de l'Almasty du Caucase ou de l'homme-singe de Birmanie.Une gigantesque éruption volcanique aurait eu lieu il y a 250 millions d'années Associated Press WASHINGTON \u2022 ne formidable éruption volcanique qui a duré un million d'années est peut-être responsable de la mort d'une grande partie des animaux et des végétaux qui existaient sur la Terre il y a 250 millions d'années.Des spécialistes américains ont abouti à la conclusion que ces disparitions massives, connues sous le nom d'extinction permienne, sont intervenues pratiquement au moment ou de gigantesques éruptions noyaient la Sibérie sous la lave et remplissaient le ciel de vapeurs chimiques.« Nous avons pu fixer une date très précise à cette extinction, ce qui n'avait encore jamais été fait », déclare Mark Richards, professeur de géophysi- que à l'Université de Berkeley et co-au-teur avec son collègue Paul Renne et le géologue de l'Université de Rochester Asish Basu d'une étude publiée par ie journal Science.Selon Mark Richards, cette quasi disparition des espèces vivantes, qui marque la séparation entre les périodes permienne et triassique, coïncide à quelques milliers d'années près avec cette activité volcanique.Le basalte en fusion monté des profondeurs est fortement soupçonné d'avoir entraîné la mort de 90 % des espèces marines, des trois quarts des animaux terrestres et de la quasi totalité des végétaux.Les victimes Pour le paléontologue Stephen Jay Gould, l'extinction permienne est certainement un phénomène qui dépasse de loin les événements qui ont conduit à la disparition des dinosaures, bien que ses victimes ne soient que des mollusques, des éponges et des trilobites, i un animal marin à carapace.L'extinction des dinosaures a été attribuée à la collision d'une comète ou d'une grosse météorite avec la Terre.Mais les savants font ressortir qu'une importante activité volcanique existait alors dont on retrouve la trace en Inde.Des changements radicaux Les éruptions qui se sont poursuivies pendant un million d'années en Sibérie ont provoqué des changements radicaux, juste avant que la lave ne commence a se répandre, le niveau du sol est monté de plusieurs centaines de mètres en Sibérie, ce qui a provoqué la formation de gigantesques glaciers.La lave qui s'est déversée sur cette glace a déclenché le dégagement d'énormes nuages de vapeurs contenant des éléments chimiques qui ont à leur tour provoqué des pluies acides.Le climat s'en est trouvé radicalement changé, par un effet de serre, et la Terre s'est réchauffée.«Un court hiver volcanique suivi par des centaines de milliers d'années d'effet de serre expliquerait parfaitement les conditions extrêmes qui ont entraîné les extinctions massives», conclut l'étude.Le paléontologue Keith Rigby, de l'université Brigham Young, demeure toutefois sceptique et ne croit pas que le volcanisme puisse expliquer a lui seul le phénomène.Il reconnaît simplement qu'il « peut avoir été un facteur important à un stade où les espèces animales connaissaient déjà d'énormes difficultés ».JARDINAGE ¦ VOYAOI \u2022 RÉNOVATION \u2022 SPECTACLE \u2022 MÉTÉO-MONDE \u2022 TRAVAIL \u2022 LOISIR \u2022 ÉVÉNEMENT \u2022 VOILE i ri q 14 i t> i u & i a m & \\& v i Mii7.Ti l'Il'JI'I'LT I M l'Miî M \\ I^f-f J Aussi par cellulaire Ici a a mcc Bell Mobilité *Y^# I ~~*1rH!rîuP ÎJ (en composent \u2022 météo) Environnement Canada La météo à la source GOLF \u2022 'BBQ \u2022 CONSTRUCTION \u2022 VÉLO \u2022 MÉTÉO-MONDE \u2022 CHALET \u2022 FESTIVAM* CAMPING \u2022 RANDONN "]
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