La presse, 15 mai 1994, Cahier A
[" Impérialistes, les chroniqueurs montréalais ?cahier Livres COUP DE SOLEIL COUP DE DÉS cahier Santé 8 22 29 42 46 48 91618224041 jjj 10175, AV.PAPINEAU, MONTREAL 381-3987 MONTRÉAL, DIMANCHE 15 MAI 1994\t110e ANNÉE N° 202\t58 PAGES, 4 CAHIERS\tExtérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents Miami: 1.50 SUS\tAbitibi-Témiscamingue: 55 cents Îles-de-la-Madeleine: 1 S\tÀ domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées: 70 cents\tEflC Taxes en sus MBTBlliTlillinifffMIMn\t\t\t\t\t\t Bonjour! La personnalité de la semaine Gérard Le Chêne page B12 Météo Quelques nuages max 21 / min 12 page S 20 Girerd la tw mtâe À 6, 5 ,, Index Annonces classees - immobilier\tC6 à C10 - marchandises C10 et C11\t - emplois\tC11 - automobiles\tC11 aC13 \u2022 propositions d affaires\tC13 Additions croisées\tC8 Arts et spectacles\t - informations\tB7 à B10 - cinê-horaires\tB9 et B10 - telè- horaires\tB9 Avis\tC13 Bandes dessinées\tC7 Bridge\tC12 Deces\tC13 Étes-vous observateur?\tC6 Feuilleton\tC7 Horoscope\tC8 Le monde\tA6 Les jeux\tA11 Loteries\tA4 Mot mystère\tC9 Mots croisés\tA11 Opinions\tB2 Santé\tcahier C SPORTS « Rejean Tremblay S5\t La reconversion de l'industrie de la défense s'impose sinon ce sera le désastre CILLES PAOUIN moins que les gouvernements n'adoptent des mesures d'urgence pour favoriser la diversification des entreprises de défense, 18000 emplois disparaîtront au Québec, dont plus de 10000 dans la seule région de Montréal.C'est ce que révèle une étude confidentielle réalisée en mars dernier pour le Bureau fédéral de développement régional, le ministère de l'industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie du Québec, la Ville de Montréal et la CUM.Le document préparé par le Centre canadien pour la sécurité mondiale, avec la collaboration des entreprises de ce secteur, a été remis aux autorités gouvernementales et municipales au début d'avril.11 devait être transmis aux syndicats et aux employeurs il y a quelques semaines, mais ces rencontres ont été annulées.Devant l'importance de cette recherche et le silence des gouvernements, la députée Louise Harel ( Hochelaga-Maisonneuve) en a remis des exemplaires à la presse hier lors du caucus conjoint des députés du Bloc et du Parti québécois de Montréal.«Pendant que l'augmentation de la taxe de vente des libéraux de Daniel (ohnson entrave l'industrie touristique montréalaise, les libéraux fédéraux de Jean Chrétien renient leur promesse d'aider à la reconversion des industries militaires concentrées à Montréal», a déclaré Mme Harel.Aux 10 000 emplois déjà perdus dans l'industrie de la défense entre 1987 et 1991, 10 000 autres bons emplois sont menacés de disparition si rien n'est fait pour favoriser la reconversion de ces entreprises vers la production civile, a-t-elle ajouté.Son collègue du Bloc québécois, Gilles Duceppe ( Laurier-Ste-Marie), a rappelé le récent refus du gouvernement Chrétien de remplir sa promesse d'aide à la reconversion de ces entreprises.Au cours de la dernière campagne électorale fédérale, les libéraux promettaient effectivement, dans leur Livre rouge, d'intervenir par le biais du programme de productivité de l'industrie du matériel de défense.Le ministre fédéral de l'Industrie, |ohn Manley, a toutefois déclaré à la Chambre des communes récemment que son ministère n'avait pas l'intention d'adopter de mesures spéciales pour aider cette industrie.VOIR EMPLOIS EN A 2 Discours ambivalent du PLC sur le Québec CHANTAL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Les hautes instances du parti libéral fédéral tiennent deux discours diamétralement différents sur le Quebec aux assises que tient le parti en fin de semaine à Ottawa.Il y en a un pour la galerie et surtout pour les militants du reste du Canada, qui privilégie la désinvolture et l'insouciance face à la situation politique au Québec.Lors de ses apparitions publiques, le premier ministre l'adopte volontiers.Hier, |ean Chrétien a ainsi assuré l'ensemble de ses militants que les libéraux gagneraient les prochaines élections québécoises, mais qu'à tout événement, même s'il devait y avoir un autre référendum, le Québec ne quitterait pas le Canada.Ce genre d'intervention lui vaut à tout coup une ovation.De son côté, son ministre responsable du Québec, André Ouellet, a qualifié de «bonnes nouvelles» des données recueillies par le sondeur du PLC qui indiquent néanmoins que l'appui à l'indépendance a augmenté de six points depuis que le Bloc québécois évolue sur la glace de la Chambre des communes.Selon Michael Marzolini, 41 pour cent des Québécois sont maintenant rangés dans le camp de l'indépendance contre 46 pour cent dans celui des opposants.«Ce que j'ai entendu, c'est qu'une majorité de Québécois sont fédéralistes (.).Ce sont de bonnes nouvelles», a retenu André Ouellet.Mais il y a un autre discours, réservé surtout aux réunions à huis clos et aux Québécois, où l'on commence à noter les premiers signaux de la mobilisation en vue d'une nouvelle bataille référendaire.Selon des délègues québécois au congrès, derrière des portes closes, les ténors du gouverne- VOIR DISCOURS EN A 2 OUILLE ! OUILLE ! OUILLE ! C'est reparti! La Ronde a ouvert ses portes hier pour la saison estivale.Parmi les nouveautés, mentionnons les montagnes russes intérieures du Dragon, implantées dans un Village médiéval qui accueille pour tout l'été la cour du roi Arthur.Les amateurs de jeux vidéo ne voudront pas manquer le tout nouveau Mégadôme du Nintendo, le plus important centre du genre en Amérique du Nord.Parmi les classiques, la sacro-sainte Pitoune a encore une fois réjoui petits et grands, hier.La Ronde est ouverte toutes les fins de semaine à compter du 14 mai et tous les jours du 1er juin au 5 Septembre.\tPHOTO BERNARO BRAUIT.U Presse Des cours de langue au CMR de Saint-Jean MICHEL HÉBERT de la Presse Canadienne OTTA WA Ottawa et Québec ont conclu une entente qui maintien; dra au Collège militaire royal de Saint-Jean des activités d'enseignement civiles et d'apprentissage du français pour les militaires et les fonctionnaires fédéraux.«Le gouvernement fédéral y enverra un certain nombre de fonctionnaires fédéraux et de militaires pour aller apprendre le français dans un environnement francophone», a annoncé hier à Ottawa le ministre des Affaires intergouvemementales, Marcel Massé.«C'est une nouvelle encourageante pour toute la région», a déclaré hier à la Presse Canadienne le maire de Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, M.Delbert Descham-bault.\u2022 \u2022 \u2022 Ce dernier craignait de perdre plus d'un million en taxes diverses, ce qui aurait eu des répercussions importantes sur le budget de cette petite localité située au sud de Montréal.Ln vertu de l'entente conclue hier avec le ministre québécois de l'Éducation, (acques Chagnon, le gouvernement fédéral versera une somme annuelle de 4 millions pour « les cours de langue et le maintien de certaines activités économique».Plusieurs ministères fédéraux, la Commission de la fonction publique, le ministère de la Défense et le Bureau fédéral de développement régional devront puiser cette somme a même leurs budgets, a ajouté le ministre Massé.Par ailleurs, toutes les installations et le terrain du collège, d'une valeur globale de 41,5 millions, seront loués au gouvernement québécois pour un dollar par année.Selon le ministre de la Dcfense nationale, David Collenette, le gouvernement du Québec assumera les coûts de fonctionnement VOIR LANGUE EN A 2 Finis les spectacles du mercredi à L Inspecteur Épingle Parce qu elle est située en zone résidentielle, la célèbre taverne n'a pas le droit de présenter des shows JACOUES CIMON collaboration spéciale La célèbre taverne «d'art et d'essai», qui allume chaque soir sa non-enseigne sur Saint-Hubert au coin de Duluth, est plongée dans le deuil de ses mercredis fous.Ses spectacles gratuits, courus par le Tout-Montréal alternatif, ont été assassinés par un règlement municipal biscornu.Ce règlement de l'âge de pierre empêche tout débit d'alcool d'obtenir de la Régie québécoise idoine un «permis de servir, avec spcrtacles» \u2014 au fond, le vieux permis de cabaret \u2014 en zone résidentielle.Pour que la zone soit désignée résidentiel- le, il suffit qu'un citoyen y dorme à presque proximité, même s'il n'entend rien.C'est pour protéger son permis de vente que l'Inspecteur Épingle a décidé de mettre un terme à ses spectacles qui, quand ils ne donnaient pas la chance à un artiste débutant ou parallèle, permettaient à des gens connus de roder le show avant de le présenter sur des scènes plus officielles.Ce fut le cas, pour le dernier spectacle à l'Inspecteur, du Capitaine Nô et de son groupe, avant sa prestation au Club Soda, pour le plus grand plaisir, toujours gratuit avec de la broue à trois dollars, d'une meute d'amateurs ravis.Les spectacles finissaient toujours à onze heures, à l'Inspecteur, mais un voisin s'en est plaint.Selon le directeur artistique de l'Inspecteur Épingle, Pierre Pépin, tous les artistes, du moins ceux qui s'expriment par la musique ou la chanson, sont appauvris par cette loi anti- culturelle, puisque la Ville a récemment fait une razzia rue Saint-Denis dans les bars qui présentaient «illégalement» des spectacles.Le résultat fut que-plusieurs, privés d'une clientèle qu'attiraient les artistes, ont dû fermer.«le suis chagriné de voir que les jeunes artistes ou ceux qui travaillent en dehors des grands circuits trouvent de moins en moins de place pour s'exprimer, à Montréal », a dit M.Pépin, qui trouve incompréhensible que l'administration Dore s'en remette à la bureaucratie municipale pour Prix convenants a tous les budgets un sujet aussi fondamental que la culture, dans une métropole qui se veut à caractère international.«Le visage d'une ville est modèle par ses artistes parce qu'ils lui donnent une vie, sans quoi elle n'est que de l'asphalte et du béton», a renchéri le porte-parole de l'Inspecteur.Un règlement sans nuance Le fonctionnaire que La Presse a pu joindre hier a dit en substance que l'actuel règlement municipal est global et ne nuance pas les spectacles.Ainsi, Pink Floyd et Richard Desjardins au piano sont considérés égaux en termes de décibels! A show is a \\^R~EPÏNCLÉ EN A 2 wf+âmm Distributeurs dans tout le Québec 9555, Henri-Bourassa est Montréal H1E 1P8 494-2400 Sans frais : 1-800-NQRACEL m/m m- A 2 \u2022 w LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 15 MA11994 Lucien Bouchard vient pousser queiques pions supplémentaires LOUIS B.ROBITAILLE collaboration spéciale n novembre 1976, la victoire du Parti Québécois constitua un coup de théâtre, auquel les Français \u2014 gouvernement et médias \u2014 réagirent dans le brouillard, sans savoir s'il fallait considérer la souveraineté québécoise comme un fait accompli \u2014 ou comme un mirage dans le lointain.La suite des événements leur enseigna la prudence.Les choses se présentant aujourd'hui sous un jour bien différent, même à la lumière de la grande déconvenue du référendum de 1980.Lucien Bouchard, le chef de l'opposition canadienne qui débarquait ce matin même à Paris et entreprenait une «visite officielle de travail» de quatre jours à Paris, a obtenu un triomphe électoral au Québec aux dernières élections fédérales; le Parti Québécois de lacques Parizeau paraît assuré de triompher à son tour en août-septembre prochain ; dans douze mois à peu de choses près, devrait se tenir un référendum clair et explicite sur la souveraineté, suivi, en cas de victoire du oui, d'une proclamation solennelle de la souveraineté du Québec.Pour la France, l'heure de vérité se rapproche, où un ministre auébécois des Affaires étrangères \u2014 Louise Beaudoin par exemple \u2014 pourrait lui demander de reconnaître, avant tout le monde, le nouvel État souverain.Disons en septembre 1995.A moins que le non l'emporte, auquel cas le dossier sera cette fois enterré pour très longtemps, sinon à jamais.Cette année, on joue à quitte ou double.Du coup, les «gestes» posés par les Français prennent quasiment valeur d'engagement.Ou en tout cas pèsent beaucoup plus lourd au seuil d'une année décisive sur le plan électoral et historique.Dans les circonstances, le seul fait de recevoir en grandes pompes l'un des deux chefs du mouvement souverainiste constitue déjà un début de prise de position.Paris, qui sait fort bien comment inviter ou ne pas inviter, aurait fort bien pu reporter \u2014 discrètement \u2014 aux calendes grecques le voyage du chef de l'opposition canadienne, ou se contenter de le faire recevoir à la sauvette par des seconds couteaux.Concoctée de bout en bout par l'ancienne déléguée du Québec à Paris, Louise Beaudoin, la visite de M.Bouchard a un format, sinon exceptionnel, du moins de très haut niveau (dans le contexte, toujours).Même si les Français, instruits par quelque siècles d'Histoire, se gardent bien de provoquer un vrai casus belli avec le Canada, ou même de fermer la porte à un arrangement «canadien», dans la mesure où «cet arrangement satisferait pleinement le Québec», comme nous le disait un membre éminent du lobby pro-qué-bécois à Paris.Le premier élément, qui a déjà beaucoup fait parler à Ottawa, c'est que le président Mitterrand s'empresse de recevoir M.Bouchard, et qu'il le reçoive «en tête-à-tête».Ce n'est pas un précédent: Lévesque avait rencontré Giscard en l'absence de Gérard Pelletier en 1977, et le délégué André Dufour avait été invité.à se retirer lors de la rencontre Mitterrand-Parizeau en mars 93.Mais, vu le titre officiel de Lucien Bouchard, les liens historiques avec le Canada, membre du «G7», c'est indéniablement un «geste» de M.Mitterrand à l'égard des souverainistes que de faire savoir à l'ambassade que cette rencontre est «privée».Alors même qu'elle se déroule à l'Elysée, au vu et su de la quinzaine de journalistes qui suivent la visite et qui attendront le point de presse de M.Bouchard à la sortie de l'Élysée.«À partir du moment où l'Ély-sée déclare que cette rencontre est privée, nous ne trouvons rien à redire, et M.Mitterrand reçoit où il veut», explique l'ambassadeur Benoît Bouchard, «et dans ces conditions je n'accompagnerai pas Lucien à l'Élysée, pour éviter de subir ce qu'a subi Dufour, et qui constituerait un véritable incident diplomatique pour te Canada».Le deuxième élément, qui tient moins à la fonction du personnage qu'au personnage lui-même, c'est la rencontre de demain avec Philippe Séguin, président de l'Assemblée nationale.Le poste est aussi prestigieux qu'honorifique, mais tout le monde sait en France que Philippe Séguin \u2014 le principal partisan du «Non» à Maastricht lors du référendum \u2014 est à la fois l'une des personnalités politiques les plus prometteuses en France, un successeur possible de Jacques Chirac à la tête du RPR, et un homme qui se considère comme l'un des principaux héritiers du gaullisme en France.C'est d'ailleurs à ce titre que, depuis deux ou trois ans, il manifeste un intérêt certain pour le Québec.Séguin, un «jeune» dans la cinquantaine, se fait une spécialité des sorties fracassantes (contre Maastricht, ou plus récemment.contre la politique économique du premier ministre Balladur ), et fait partie de ceux qui peuvent très bien faire, le moment venu, des déclarations «scandaleuses».Chez les souverainistes, en tout cas, on mise beaucoup sur lui.Le troisième élément, c'est, plus banalement, la «conférence-débat» de Lucien Bouchard avec des députés de l'Assemblée nationale, dont, on suppose, beaucoup de membres des Amitiés France-Québec et France-Canada (une cinquantaine de députés, souvent appartenant aux deux groupes en même temps!).La lettre d'invitation au débat, signée à la fois par M.Wiltzer (France-Québec) et par M, Mignon ( France-Canada), ne prend évidemment pas position sur le fond de la question, mais expose les enjeux en des termes que certains jugeraient peu diplomatiques: «Le Canada vit une crise institutionnelle sérieuse, le Québec n'ayant pu obtenir que soient reconnues sa nature et sa place spécifiques dans le cadre fédéral existant.» Plus loin, à propos du Bloc: «C'est la première fois que le principal groupe parlementaire d'opposition a pour programme essentiel la souveraineté du Québec.» Plus loin encore: « Les sondages d'opinion annoncent depuis plusieurs mois la victoire du PQ, dont l'objectif proclamé consiste à réa- liser la souveraineté du Québec.» Pour couronner le tout, la rencontre se déroulera, non pas en terrain neutre, mais dans un salon de l'Assemblée nationale elle-même: pas un salon attenant à l'hémicycle lui-même, mais situé dans l'immeuble annexe de la rue de l'Université: en France, on cisèle les gestes et les symboles au millimètre près.Restera à compter les députés présents (sur une Assemblée de quelque 580 membres).11 reste que les responsables français ont veillé à ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier.Et fournissent à Ottawa des motifs publics de satisfaction ou de consolation.Si Lucien Bouchard, en effet, voit de surcroit le président du Sénat, René Monory, un ministre mineur du gouvernement (Barnier, Environnement), et même le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé (également secrétaire général du RPR), il ne voit pas, comme par hasard.les deux grands favoris de l'élection présidentielle.C'est-à-dire le premier ministre Edouard Balladur, et le maire de Paris, (acques Chirac.Situation d'autant plus paradoxale que le RPR, parti dominant à droite, et héritier du «gaullisme», fournit en principe le plus grand nombre de partisans du Québec.D'ailleurs Jacques Chirac lui-même s'était spectaculairement avancé en faveur du Québec au printemps de 1977 lors de la visite de Claude Morin en France.Il est vrai qu'à l'époque, il était encore bien loin de briguer la charge suprême en France.Et qu'il ne parlait qu'en tant que maire de Paris.L'«absence» de Jacques Chirac sur le programme de Jacques Parizeau en mars 93 n'était pas passée complètement inaperçue.On le remarquera de nouveau pour Lucien Bouchard cette semaine.L'entourage de M.Bouchard fera remarquer que M.Juppé est son bras droit et que, de toutes manières, l'accueil des Français est somptueux.À l'ambassade, on pourra se réjouir du fait \u2014 essentiel, dira-t-on \u2014 que le chef du Gouvernement était absent de la liste, de même que l'autre favori à la présidence.Bref que M.Bouchard a vu pour l'essentiel des personnages honorifiques (Séguin).ou à la veille de la retraite ( Mitterrand, Rocard ).Un bel exercice de diplomatie française où l'on renouvelle fortement l'appui au souverainisme à la veille d'une étape cruciale.Sans rompre le délicat équilibre instauré depuis une vingtaine d'années avec Ottawa.Demain dans La Presse Automobile Le duo de la relance ¦ General Motors est en pleine reconstruction et la division Chevrolet tente de nous faire oublier la version précédente avec sa nouvelle génération de Lumina.L'appellation Monte-Carlo réapparaîtra même sur le coupé.Notre collaborateur Denis Duquet a eu la possibilité de prendre le volant de ces nouvelles voitures qui seront bientôt disponibles.Il en conclut que pour une fois, les concessionnaires Chevrolet peuvent offrir une voiture à grande diffusion qui leur permet de lutter à armes égales avec la concurrence.Quelque 30 ans auparavant, un authentique Texan achetait une Rambler American 1965 bien particulière, qui fait aujourd'hui le bonheur d'un couple de Terrebonne.La chronique > auto-rétro> raconte l'histoire de cette voiture.À lire demain dans les pages «économie-auto».Précision ¦ Nous avons écrit hier, en page E7, que l'exposition du peintre François Faucher, qui a lieu au Musee Marc-Aurèle Fortin, dans le Vieux-Montréal, était gratuite.La direction du Musée tient à préciser que ce n'est pas le cas et que les frais d'entrée sont les suivants: 4 S pour les adultes; 2 $ pour les étudiants de 25 ans et moins et les personnes âgees de 65 ans et plus; gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.François Lubrina à l'honneur ¦ L'Association canadienne des médecins vétérinaires vient de décerner à notre chroniqueur François Lubrina le prix des relations publiques de 1994 pour sa contribution à l'avancement de la profession vétérinaire au Canada.M.Lubrina recevra son prix lors du congrès annuel de l'Association en juillet.Toutes nos félicitations.La quotidienne\ta trois chiffres\t029 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t7283 (\"ABONNEMENT\t285-6911 IL© service de* abonnements \u2022st ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 I RÉDACTION\t285-7070 PROMOTION\t285-7100 I COMPTABILITÉ 3 Grandes annonces\t285-6892 Mimuiibv* ciaa»«os &u«/*ujuv ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES DtUiUanU National, Tele* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-71 ïï\"j 285-6816 | 285*7202 I 285-7306 285*7265 I i i i L£ 19-7 ODE DU JOUR LES ANNONCES CLASSÉES i 285-7111 SUITE DE LA UNE f- EMPLOIS 18 000 emplois menacés La situation est alarmante écrit le groupe de travail qui a préparé le rapport.La situation de remploi dans les entreprises de défense du Québec n'a pas cessé de se dégrader depuis le début des années 90.Il y a encore 46 000 emplois dans ce secteur au Québec et 63 pour cent se trouvent dans la région de Montréal.La compilation récente de données d'emploi recueillies auprès d'un échantillon de 40 entreprises indique une diminution de 45 pour cent des emplois rattachés à la production militaire depuis 1990.Au total, dans les entreprises, plus de 10 000 emplois ont été perdus depuis 1987.\u2022 «Depuis 1991, plusieurs entreprises ont vu leur chiffre d'affaires diminuer, parfois de manière dramatique.Les prévisions pour la période 1993-1995 nous annoncent de nouvelles baisses.Selon les données qui nous ont été transmises, 40 pour cent des emplois devraient disparaître», écrivent les chercheurs.Pour contrer ce mouvement le groupe de travail recommande la création d'un Centre d'assistance à la diversification de l'industrie militaire (CADIM).Le CADIM aurait comme objectifs de limiter les pertes d'emplois reliés à cette industrie et de contribuer dans la mesure du possible à créer des emplois additionnels.Il travaillera, en collaboration avec l'industrie, à soutenir le développement des secteurs les plus susceptibles de stimuler l'économie globale du Québec.Le CADIM sera un catalyseur qui fournira de l'information précise sur les compressions et les projets de défense ; organisera des sessions de formation sur la planification et la mise en oeuvre de projets de diversification; effectuera des recherches pour les compagnies et les gouvernements; évaluera les demandes d'aide des entreprises et coordo-nera l'adaptation des programmes existants d'assistance à l'industrie.«À partir des expériences menées dans divers pays nous avons proposé, l'automne dernier, la mise sur pied d'un fonds de recherche sur la reconversion industrielle comme le suggère ce rapport», a commenté le président de la CSN, Gérald Larose.Selon lui, c'est une façon impérieuse de préparer l'avenir si on souhaite éviter de graves difficultés sociales et économiques au cours des prochaines années.Le Bloc avait appuyé notre proposition et les libéraux nous répondaient en citant leur Livre rouge, a souligné M.Larose, mais depuis ce temps rien ne bouge et tout indique, au contraire, que le gouvernement a changé d'avis.La question sera toutefois soulevée la semaine prochaine à l'Assemblée nationale et il serait étonnant que le ministre de l'Industrie, Gérald Tremblay, refuse de discuter de son propre rapport.?DISCOURS Discours ambivalent du PIC sur le Ouébtc ment sont loin d'aborder avec la légèreté qu'ils affichent en public l'hypothèse d'un nouvel affrontement sur l'unité canadienne.Malgré la façade de relative insouciance aue maintient le gouvernement fédéral sur la question du Québec, elle remonte de plus en plus à la surface.Le premier ministre Chrétien a évoqué hier plus longuement qu'il ne l'avait jamais fait en public depuis son élection l'hypothèse d'un second référendum devant ses militants hier.Il s'est livré à une attaque en règle contre lacques Parizeau qu'il traite «d'étapiste» parce qu'il a fixé à huit à dix mois après une victoire électorale la tenue d'un référendum.Une question d'un délégué montréalais a amené d'entrée de jeu le premier ministre sur ce terrain au cours d'une séance entre les militants et le cabinet.Au cours d'un point de presse, il a ensuite affirmé que son gouvernement «n'était pas complaisant sur ce sujet» et qu'il suivait les événements «quotidiennement.» Questionné régulièrement en français sur ce dossier depuis le 25 octobre, Jean Chrétien répond plus longuement depuis que les questions de la presse anglophone sur le même sujet se font plus pressantes.Hier, le premier ministre a précisé que son gouvernement n'avait pas, pour l'heure, de plan pour ressusciter l'appareillage qui l'avait servi pendant la dernière campagne référendaire.Plusieurs sources ont cependant fait état à La Presse d'approches en vue de reconstituer une structure pour coordonner les communications fédérales au Québec.L'ancien député libéral Rémi Bujold, passé au secteur privé, serait de ceux à qui on a demandé discrètement de s'intéresser à la question.En attendant, les libéraux fédéraux du Québec ont passé une partie de leur congrès à tenter de limiter les dégâts politiques que pourraient leur causer l'adoption de certaines résolutions.Dans cet esprit, ils veulent défaire aujourd'hui deux résolutions jugées particulièrement irritantes dans le contexte politique au Québec.L'une d'entre elles prône l'instauration par Ottawa de normes nationales en matière d'éducation.L'autre préconise une révision, voire même le rem- placement de la loi fédérale sur les brevets pharmaceutiques, une mesure dénoncée par Québec.Numériquement, la délégation du Québec devrait normalement faire le poids.Selon des chiffres officieux, un peu plus de 500 militants québécois y seraient inscrits, soit quelques dizaines de plus que la délégation ontarien-ne.Le français n'en est pas per autant à peu près absent des séai.ces.Depuis vendredi, plusieurs délégués québécois ont préféré faire leurs interventions en anglais pour être sûrs d'être compris.Malgré la disponibilité d'appareils de traduction simultanée, à peine un délégué sur dix prend la peine de s'en munir.Hier, la session avec le très bilingue cabinet fédéral s'est déroulée presque exclusivement en anglais.?LANGUE Des cours de langue au CMR de Saint* Jean et d'entretien du Collège de Saint-|ean, estimés à 5 millions par année par la Défense nationale.«Nous avons besoin d'une institution d'enseignement pour nos cadets anglais et je crois que durant l'été, lorsque le collège ne sera pas utilisé pour l'enseignement civil, nous pourrons l'utiliser pour l'enseignement du français», a précisé le ministre Colle-nette.Mais, a-t-il insisté, la formation des élèves-officiers de la Défense nationale sera concentrée à Kingston et le Collège militaire de Saint-|ean sera fermé au printemps 1995.Celui-ci devra éventuellement changer de nom.Le ministre Massé a précisé que le gouvernement du Québec fera du collège de Saint-Iean une institution d'enseignement supérieur.L'établissement de Saint-|ean devrait bientôt tomber sous la juridiction de l'Université de Sherbrooke, croit le maire Descham-bault.Selon Collenette, son ministère économisera 23 millions car les activités d'enseignement estivales des élèves-officiers anglophones ont déjà été prévues dans le budget principal de la Défense.Reste à savoir ce qu'il adviendra du Collège militaire de Royal Roads, en Colombie-Britannique, dont la fermeture fera épargner 12 millions au ministère fédéral.Selon David Collenette, l'établissement de Victoria pourrait être transformé en une «institution d'enseignement des sciences et de la technologie».Responsable politique de cette province, le ministre fédéral du Revenu, David Anderson, a déploré hier que le gouvernement de Mike Hartcourt n'ait pas été plus actif dans ce dossier.Il a indiqué hier vouloir débloquer les choses au cours des prochains jours.L'entente possible pourrait être similaire à celle conclue avec le Québec.«On ne peut avoir une entente pareille parce que le système d'enseignement est différent mais, en principe, ce serait la même chose, soit un établissement d'enseignement supérieur», a-t-il expliqué.Le ministre Massé a indiqué de son côté que le collège de Victoria aura droit a un «traitement équivalent», autrement dit une somme de 4 millions pourrait être offerte par le gouvernement fédéral pour y financer des activités d'enseignement civil.«Ce qui a été offert au Québec sera offert à la Colombie-Britannique», a-t-il conclu.?LA PRESSE est oubl'ée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule\t' la Presse Canadienne est autonsee a diffuser les informations de LA PRESSE et celles des\t\u2022 services de la Presse Assooee et de Reuter Tous droits de reproduction des informations ¦ particulières à LA PRESSE sont également reserves \u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.^ RENSEIGNEMENTS 28S-7272 __ __ __\t^^ ^^ __ j ÉPINGLE DIMANCHE 15 MAI 1994 | Finis les spectacles du mercredi à L Inspecteur Épingle show! L'accordéon musette acoustique de Didier Dumoutier et la guitare fuzz à 1000 watts d'amplification de Vilain Pingouin, même combat.Vous avez un petit resto et vous songez a acheter un piano pour faire accompagner vos dîners de Chopin en gentille sourdine?Gare au règlement, il pourrait vous bouffer le piano et le permis.Interdit en effet, dans tout lieu qui n'a pas le suffixe «cabaret» à son permis d'alcool, de garder en vue du client un instrument de musique opérationnel, comme un bon vieux piano honky tonk dont il pourrait se servir au troisième digestif.C'est ce que dit en gros la Régie des permis d'alcool du Québec, elle aussi assez dinosaurien-ne, aui est néanmoins prête à accorder aisément le permis de spectacle sauf si la municipalité fait objection à cause de sa propre réglementation.C'est la quadrature du cercle, agrémentée du fait bizarre qu'une instance provinciale se soumet docilement à une structure inférieure, les villes étant les créatures de la province.J'ai demandé au fonctionnaire municipal où commençait le spectacle à partir d'un exemple: la lecture publique de poèmes ou de théâtre avec effets sonores est-elle un spectacle?Et sans?Réponse: «Aucune idée.L'application du règlement dépendrait des plaintes et du constat des policiers.» Pendant ce temps-là, tous les bars rock peuvent pousser leur chaîne stéréo au max jusqu'à trois heures du matin, ce n'est pas pas du spectacle.«Tant qu'il n y a pas de plaintes.», dira mon fonctionnaire.Est-on conscient de l'aberration de ce règlement?«Demandez aux politiciens.», concluera-t-il.D'accord, mais même en campagne électorale, essayez d'en trouver un le samedi matin.L'alternative alternative L'Inspecteur Épingle explore dès maintenant une nouvelle avenue et négocie avec C1BL-MF la possibilité de diffuser en direct des spectacles le mercredi, un projet qui se concrétiserait à la rentrée de septembre et redonnerait leur place aux artistes «évincés à la suite de plaintes d'un seul voisin, qui habite de l'autre côté de la rue et qui se plaint même quand un camion passe», de commenter Pierre Pépin.?Tabac: 18 fabricants poursuivis JACKSON.Mississippi ¦ La famille d'un coiffeur mort d'un cancer du poumon après avoir inhalé pendant des années la fumée des cigarettes de ses clients a intenté un procès à 18 fabricants, dont R.J.Reynolds Tobacco Corporation et Philip Morris Inc.Selon les avocats de la famille Butler, les fabricants sont responsables des dommages occasionnés aux victimes du tabagisme passif.«Nous espérons établir un précédent», a commenté un des avocats.Le coiffeur, Burl Butler, est mort le 7 mai à l'âge de 60 ans des suites d'un cancer.11 disait ne jamais avoir fumé de sa vie.Il avait intenté un procès a six fabricants et quatre distributeurs, expliquant qu'il aurait interdit plus tôt de fumer dans son salon s'il avait connu les dangers du tabagisme passif. GUIDES I V.naïuK-; à It-s VOIR pour le CROIRE! fU'im* T V A.LE RESEAU DES TIRAGES fiança T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBEC sentiment paternel s'éveillerait dès le test de grossesse.Ce sentiment s'est d'ailleurs amplifié lorsque Sylvie a failli perdre le bébé à quatre mois de grossesse.«Cet événement a mis en relief le fait que moi aussi, je le désirais déjà beaucoup, cet enfant-là », dit Guy.Une cellule familiale Contre toute attente, Guy est devenu le père et l'ami.«Ça ne s'annonçait pas nécessairement comme ça!» souligne-t-il.Par ailleurs, il arrive très souvent que Guy partage la table du souper avec Lucas et Sylvie.Et ils possèdent une seule ligne téléphonique.Lorsqu'on lui demande de définir sa relation.Guy explique: «Nous partageons probablement plus qu'une grande amitié et probablement moins qu'un amour conventionnel.En fait, .il règne entre nous une complicité énorme.Tous comptes faits, pour notre fils, c'est sûrement mieux que la situation d'un couple séparé qui se querelle constamment.» Une relation qui n'a pas changé malgré le fait que Sylvie a un homme dans sa vie qu'elle fréquente régulièrement depuis quelques années.Porte ouverte Au début de cette aventure, Guy et Sylvie vivotaient et n'avaient pas beaucoup de sous.Lorsqu'elle a accouché, il était en chômage.«Guy était presque toujours avec le bébé et moi», dira Sylvie en souriant.Au fil des ans, Guy, qui travaille dans le domaine de la publicité, s'est taillé une place et une réputation enviables.11 est devenu naturellement le pourvoyeur de la famille.Sylvie, quant à elle, prenait soin de leur fils, poursuivait des études à temps partiel en techniques de garderie et en masso-thérapie.Après avoir vécu dans des logements d'un même quartier de Montréal, ils habitent maintenant le duplex que Sylvie a pu acheter grâce à un petit héritage de son père.Cette formule leur permet de se voir régulièrement et leur fils en profite également.Et qu'en pense Lucas?«|e trouve ça assez spécial et vraiment génial d'avoir une famille comme ça!» Ses copains, eux, ont mis du temps à comprendre comment ça fonctionnait chez lui.CNRISTIANE DUPONT collaboration spéciale ¦ Quand Guy parle de son fils, ses yeux s'illuminent, il devient très volubile et se fait poète.L'interrompre alors relève d'une mission quasi impossible! Plus calmement, Sylvie, «l'étincelle de départ», dira Guy, écoute les explications de celui qui n'est pas son conjoint, mais un très grand ami, et surtout le père de leur fils de 13 ans, Lucas.Ce dernier prête une oreille distraite à l'entretien, pressé d'aller retrouver ses copains pour disputer une partie de basketball dans la ruelle.Guy et Sylvie ne sont ni mariés, ni conjoints de fait.Ils ne sont pas davantage séparés, ni divorcés.Ils sont parents.célibataires du même rejeton, conçu il y a bientôt 14 ans.Ils habitent depuis une dizaine d'années le même immeuble dont ils sont tous deux propriétaires, l'une en haut avec fiston, et l'autre en bas.Un bébé désiré «l'ai toujours su que je voulais des enfants, affirme Sylvie, mais je ne souhaitais pas vivre avec un conjoint 24 heures sur 24.» Guy, grand copain de Sylvie depuis leur rencontre au cégep, dix ans auparavant, devait jouer le rôle du père biologique, «le géniteur», comme il le dit lui-même.Rien de plus.Sylvie avait 26 ans quand son projet de maternité a pris forme; elle l'a mûri pendant environ deux ans.Quand leur fils est né, Sylvie et Guy avaient 30 ans.«Lorsqu'elle a décidé d'avoir un enfant, Sylvie m'a demandé ma participation, un peu comme une faveur, en m'assurant qu'elle s'occuperait de l'enfant toute seule, n'exigerait aucune compensation financière», explique Guy.Ce que tous deux n'avaient pas prévu c'est que le «On n'est pas conventionnels, c'est sur, dit Sylvie.Mais on n'est pas des grands marginaux non plus.» Se définissant tous deux comme des artistes, un peu bohèmes en quelque sorte, ils ont choisi de faire un enfant, mais pas à partir de l'équation courante, soit le mariage ou l'union de fait.\u2014\tOn voulait juste une relation dans laquelle on serait confortable, dit Sylvie.\u2014\tCe qui prenait le dessus, c'était une profonde amitié, a-jouteGuy.Ont-ils l'impression de former une famille?«Mais oui, on est une cellule familiale.Après tout, on n'est pas des extra-ter-restres!» affirme Guy.Pour lui, il ne fait pas de doute que Sylvie, Lucas et lui forment une famille, différente il l'admet.Sylvie parle d'ailleurs de la mère de Guy en disant « ma belle-mère».À ce sujet, Guy précise aussi que, compte tenu de ses activités professionnelles qui l'accaparent passablement, Sylvie communique plus souvent avec ses parents que lui-même.Sylvie, Lucas et Guy: une famille un peu spéciale.PHOTO PtEWE IALUMiêRE.U Presse Tirage du 94-05-13 NUMEROS 104663 04663 4663 663 63 Les problèmes d'impuissance sexuelle sont plus fréquents qu'on ne le croit ANCEUX 104661 1046H Presse Canadienne de ne pouvoir satisfaire une partenaire exceptionnelle.» La conférence se termine par une présentation des différents appareils utilisés dans la recherche des causes physiologiques.«Chez certains patients, le fait d'en entendre parler et de se familiariser avec les influences physiques et psychologiques liées à l'impuissance suffit à les libérer du problème, précise Mme Le-may.Ils identifient eux-mêmes la cause et ne souhaitent pas aller plus loin que cette conférence.Mais, pour la plupart des autres, c'est différent.Un examen plus élaboré devient nécessaire.» Cette rencontre d'information à laquelie sont admis quatre patients tout au plus, est offerte gratuitement.Des frais d'environ 300$ sont exigés pour effectuer, à un autre moment, des tests plus poussés.La clinique offre non seulement le service d'une sexologue, mais encore, celui d'un urologue, d'un médecin généraliste et d'une psychologue.«L'investigation ne traîne pas, assure le Dr Claude Le-May, urologue a cet institut.Des gens hésitent souvent longtemps avant de consulter des spécialistes.Ils veulent alors savoir au plus vite.» Rapidement, la sexologue entre dans le vif du sujet.Pas de propos évasifs ni d'expressions trop techniques.L'exposé est clair, bien structuré.Elle compare la structure érectile de l'homme à un système hydraulique.«Pour qu'il y ait érection, précise-t-elle, tl faut Sue les circuits électriques et hy-rauliques soient intacts.Vous devez avoir le cylindre qu'il faut de même que la tuyauterie et les valves nécessaires pour conserver l'huile dans le cylindre.S'il y a des fuites ou s'il y a un défaut dans l'alimentation de l'huile, ça ne fonctionnera pas.» Thérèse Lemay consacre une bonne partie de sa conférence, d'une durée d'une heure environ, aux causes possibles de l'impuissance: troubles artériels, tabagisme, alcoolisme, médicaments, sans oublier les infections ou des anomalies au système génital.S'ajoute le blocage psychologique relié, par exemple, à un deuil, à un divorce, à l'anxiété, à la jalousie ou parfois, à la frigidité de la conjointe.«Certains croient, à tort, que leurs problèmes découlent de la masturbation à laquelle ils se sont livrés durant l'adolescence, poursuit la sexologue.D'autres sont habités par une peur instinctive Ils gagnent le tout nouveau «Guide Touristique sur Londres» S Tirage du 94-05-13 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ 10$ QUÉBEC ¦ Depuis l'automne dernier, des dizaines d'hommes, dont l'âge varie entre 38 et 75 ans, ont confié leurs problèmes d'impuissance à la première clinique spécialisée dans l'impuissance sexuelle à Québec.«c La vraie réalité, affirme la sexologue Thérèse Lemay, qui participe étroitement à l'investigation, c'est qu'il y a beaucoup plus d'hommes qu'on ne le croit qui vivent de telles difficultés.» Cet homme n'a pas eu d'érections depuis cinq ans.Son médecin lui a dit qu'après 65 ans, c'est un peu normal d'être moins performant de ce côté.Un autre a perdu son épouse avec laquelle il a partagé une bonne partie de sa vie.Avec sa nouvelle partenaire, il est incapable de faire l'amour.Un autre, plus jeune encore, ne sait plus ce oui se passe.Sa puissance sexuelle l'a soudainement abandonné.Il craint pour sa vie de couple.«Les problèmes d'impuissance sexuelle ne sont pas rares, mais toujours complexes, ajoute Thérèse Lemay, infirmière de formation et bachelière en sexologie.Il y a 20 ans à peine, on croyait que c'était surtout dans la tête que ça se passait, mais aujourd'hui, on sait que, dans 75 p.cent des cas, c'est d'origine physiologique.» jeudi, en fin d'après-midi.Comme à chaque semaine, Mme Lemay accueille des hommes à la clinique aménagée à l'Institut privé d'urologie de Québec.NUMÉROS 293869 93869 3869 869 69 Tirages du 94-05-08 au 94-05-14 8057 8103 3982» 0957 3521 6783 7283 DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Tirage du 94-05-15 Prochain tirage : 94-05-14 Lakeland * 2 ième étape i Prix 42,196 S Solde Estival Délirsnt Prix Spécial Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso de bHlets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette demiere a priorité.*s 15 et 16 mai prochains, 15 abonnés chanceux de La Presse recevront ce magnifique Guide Touristique sur Londres offert par Libre Expression.Voici les chanceux d'aujourd'hui : \u2022 » M.Carrier de Saint-Hilaire M.Fortin de Drummondville M; Fournel de Pierrefonds Mme Lavoie de Saint-Joseph-du-Lac Mme Leblanc de Saint-Denis-de-Brompton Mme Cyr de Pont-Viau M.larouche de Boucherville Mme Girard de Montréal Mme Lamoureux de Anjou M.Germain de Chomedey M.Bisson de Montréal Mme Lalonde de Saint-Vincent-de-Paul M.Ménard de Saint-Jean M.Demers de Richelieu M.Paquette de Saint-Bruno no 210179C12 no 210599F00 no 210864F01 no 210912L35 no 210967L04 no 213700C01 no 222037L04 no 223360G10 no 234416L04 no 237520G01 no 240070B04 no 246529100 no 260715M04 no 274400D01 no 286543P00 CACHANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 » Ventes totales: Prochain gros lot (approx.l: Prochain tirage: 94-05-18 Tirage du 94-05-14 - cO?Le Lakeland à 31 647$, jusqu'au 15 juin, 1994 Chalet #1 de Viceroy SOLDE ESTIVAL DÉLIRANT RÉDUCTION DE 25% Numéro complémentaire Tirage du \u2022 94-05-14 NUMEROS\tLOTS 781947\t100 000 $ 81947\t1000$ 1947\t250$ 947\t50 $ 47\t10$ Viceroy vous donne une réduction de 25% sur le prix 2 ième étape sur Le Lakeland, un de ses modèles pré-conçus les plus populaires.Vous devez commander avant le 15 juin.1994.La voleur totale des prix offerts est de 898,50 $, les règlements du concours sont disponibles à Lo Presse.es personnes gagnantes devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Pour participer, il suffit de s'abonner à Ceci est le meilleur achat de chalet de l'année CACHANTS\tI 6/6 0 1 000 5/6+\t0\t22 5/6\t30\t1 4/6 1 201 3/6 21 061 Ventes totales 855 185,00 $ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000.00 $ Ne laissez pas passer cette occasion aujourd'hui ceroy il Ml Lit MAisom W Laval, 395, Yvon-Berger Ste-Rose, Lavai Québec H7L 2B9 Téléphone (514) 622-3185.GAGNANTS 99 SIÉSEN A4 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 15 MA11994 \u2022 » ¦rv > I LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 15 MA11994 \u2022 A5 ¦ Les travailleuses en garderie syndiquées à la Fédération des affaires sociales de la CSN feront savoir aujourd'hui si elles entendent poursuivre le mouvement de La présidente du Syndicat des travailleuses en garderie de Montréal, Mireille Bénard, juge positif le fait de pouvoir aller chercher immédiatement une augmentation salariale d'un dol- apprentissage, dit Jacques Duchesneau grève générale illimitée qui affec-.lar l'heure.Mais comme il s'agit te l 3 garderies au Québec \u2014 12 à Montréal et une dans les Lauren-tides.Les représentantes syndicales ont réévalué leur stratégie, hier, à la lumière des mesures annoncées jeudi par le ministre André Bour-beau dans son budget.Le gouvernement fohnson a prévu une aide temporaire de 6,5 millions aux éducatrices, en plus d'une mesure temporaire, elle prévient que rien ne garantira qu'il soit possible de la maintenir à partir d'octobre.La vice-présidente de la CSN, Claudette Charbonneau, a indiqué hier que tous les moyens de pression seront envisagés, y compris une grève générale, dans l'éventualité où les offres gouvernementales seraient rejetées.RAYMOND GERVAIS ¦ Comme de nombreux jeunes a-dolescents de son âge, Michel Chouinard, aujourd'hui âgé de 15 ans, n'avait aucun but précis dans la vie il y a deux ans et passait la grande partie de son temps à écouter son baladeur ou à jouer au Nintendo.«l'étais sur la terre, mais je ne ça va Chauffer CHEZ XSX TOYOTA Vffi?DUVÀL LA VENTE ÉTIQUETTE ROUGE BAT SON PLEIN Le directeur de police Jacques Duchesneau avait troqué son uniforme bleu foncé hier pour celui de l'Aviation royale du Canada.PHOTO ARMAND TROTT1ER.L» Pmsê savais pas vraiment pourquoi.Rien ne m'intéressait.Tout était terne.le ne cherchais qu'un prétexte pour décrocher.Comme plusieurs de mes camarades de classe, j'estimais que j'en savais assez pour me débrouiller dans la vie et je trouvais que mes parents et mes enseignants étaient dépassés par les événements, ne comprenant rien aux problèmes des jeunes», a déclaré Michel.Aujourd'hui, l'adolescent a bien changé et possède maintenant un but dans la vie.Il veut devenir ingénieur en aéronautique.Une des seules professions, la médecine mise à part, où l'étudiant a de bonnes chances de se dénicher un emploi une fois ses études terminées.«Si j'ai changé, je le dois au mouvement des Cadets de l'Aviation royale du Canada.Lorsqu'un ami aussi désabusé que moi m'a parlé de m'inscrire chez les cadets pour voir ce que ça donne, j'ai trouvé ça bien drôle.La vie militaire de m'ayant jamais intéressé.Je ne me voyais pas cirer mes bottes et à repasser un uniforme.Encore bien moins le porter, mar- % FINANCEMENT SUR TERCEL, COROLLA, PASEO, CAMRY ET CELICA EN STOCK POUR 12 À 46 MOIS | CLIMATISEUR OU TRANSMISSION AUTOMATIQUE\t\t \tGRATIS SUR CAMRV \u2022\t M\t100\t« MINIMUM POUR VOTRE ECHANGE ^ LUNDI, MARDI SEULEMENT (PEU IMPORTE L'ANNÉE DE VOTRE VOITURE) N OS PATI E NTS NE DEVIENNENT JAMAIS IMPATIENTS Servie* de laboratoire professionnel.Résultats rapides.\u2022\tAucun rendez-vous.La plupart du temps vous repartez après quelques minutes.\u2022\tRésultats rapides, habituellement le même jour.\u2022\tDes résultats ça signifie que vous pouvez commencer vos traitements plus tôt \u2022\tRéductions pour personnes 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