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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1993-09-19, Collections de BAnQ.

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[" âfejgs itâs&ak v /.¦ \u2022 vV»' MH \u2022fl'ti ELECTIONS 93 La personnalité de la semaine Les stations-service du Sud-Ouest dénoncent cette «concurrence déloyale» RAYMOND GERVAIS mais ils mettent littéralement nos commerces en péril», a ajouté M.Tossings.La guerre du prix de l'essence entre les détaillants de Kahnawa-ke et ceux des municipalités avoi-sinantes n'est pas nouvelle en soit, mais lorsqu'il n'y avait que deux stations, la situation n'était pas bien grave et les détaillants des municipalités de la Rive-Sud et de LaSalle ne s'en faisaient pas trop.Aujourd'hui il y en a cinq comptoirs et les Mohawks songeraient à en ouvrir sept autres.«Si nous laissons faire ça et avec la situation économique actuelle, nous allons perdre notre clientèle», affirme le président de l'Association.M.Tossings n'est pas d'accord avec la déclaration faite par le ministre Claude Ryan vendredi à l'effet qu'il ne s'agit que d'une guerre de prix passagère qui survient de temps à autre dans les différentes régions du Québec.Interrogé sur le sujet, M.Ryan avait alors déclaré que le prix de l'essence montait et baissait un peu partout et qu'à sa connaissance le cas de Kahnawake et des villes voisines n'était pas différent.«Lorsqu'un Blanc désire ouvrir un poste d'essence, il doit tout d'abord obtenir un permis de la \u2022t.'' ff ¦ es détaillants d'essence de ™ mm Kahnawake nous livrent une guerre déloyale en n'acquittant pas les taxes de vente fédérales et provinciales, réussissant ainsi à vendre le carburant moins cher qu'il nous coûte», affirme M.Richard Tossings, président de l'Association du regroupement des stations-service du Sud-Ouest.Hier, les cinq comptoirs d'essence de la réserve amérindienne affichaient un prix de 48,9 cents le litre pour de l'essence régulière, soit 5,8 cents de plus que le prix coûtant à la raffinerie.Voulant conserver leur part de marché, les détaillants des municipalités environnantes n'ont pas d'autre choix que de suivre le mouvement à la baisse, même s'ils se trouvent à vendre l'essence à un prix inférieur à ce qu'elle leur coûte.\u2022 «Nous, nous devons afficher un prix incluant la TPS et la TVQ et nous devons remettre la perception de ces deux taxes aux gouvernements.Les autochtones ne se sentent pas obligés de le faire et les gouvernements assistent passivement à ce phénomène sans bouger.Non seulement les gouvernements perdent des taxes.Bell Canada annoncera sous peu un plan de restructuration pour pallier le refus du CRTC d'accepter une augmentation de ses tarifs.PILOTES La rupture des négociations entre l'administration et 113 pilotes perturbe la navigation sur le Saint-Laurent entre Montréal et Ouebec.PHOTO MICHEL GRAVEl.La Presse Denis Boucher a lance cinq manches et a fait aussi bien que Dennis Martinez la veille.Quand il a quitte le match après cinq manches de jeu, il avait accordé trois points, dont deux mérités.Les Expos à cinq matches de la tête hier matin mettait M.Chrétien sur un pied d'égalité avec son adversaire souverainiste Claude Rompre dans le comté de Saint-Maurice, où il souhaite effectuer Quand il a quitté le match après cinq manches de jeu, il avait accordé trois points, dont deux mérités.Le problème, c'était la virtuosité de Greene qui a maîtrisé les frappeurs des Expos jusqu'en huitième manche alors qu'enfin, un coup de circuit de VVilf Cordero avec deux hommes sur les sentiers a envoyé Greene aux douches.C'était 5-4 pour les Phillies, les Expos n'ont jamais réussi à marquer le point égalisateur.* * * Mais les Z'Amours ont donné un formidable spectacle en ne lâchant jamais: « Je suis venu de Québec cet après-midi pour le match et je retourne tout de suite dans la Vieille Capitale après la partie», racontait M.Asselin avant le match.Installé dans la section 109 avec son fils Jean-Louis, protégé par deux gardes du corps assis quelques rangées plus haut, le lieutenant-gouverneur savourait sa soirée: «l'ai payé mes billets et j'espère que tous les spectateurs vont passer une belle soirée.C'est important que les choses aillent bien pour les Expos, l'essaie de venir cinq ou six fois par année au Stade olympique, dépendant de mon travail», d'expliquer M.Asselin.Au fait, c'est quoi, le travail du lieutenant-gouverneur ?Donner des poignées de main?Il rit : « je dois lire, approuver et signer des décrets du gouvernement.Une centaine par semaine.Pour qu'un décret soit valide, le lieutenant-gouverneur doit le signer.Et je fais sérieusement ce travail, je lis et j'analyse chaque loi que je dois approuver», de dire M.Asselin, L'ancien député conservateur et sénateur à Ottawa compte maintenant 30 ans de vie publique: «l'ai été maire de La Mal-baie pendant huit ans.Ça Le chef libéral )ean Chrétien a tracé hier un bilan très positif de son début de campagne électorale en dépit de sondages qui le placent deuxième au Canada, lointain troisième au Québec et nez à nez avec son adversaire du Bloc québécois dans son propre comté de Saint-Maurice.« Nous avons commencé la campagne il y a 11 jours, et nous avons fait des progrès considérables.La campagne va très bien à ce moment-ci, parce que nous avons choisi les bons thèmes pour l'élection : la dignité des citoyens, la création d'emplois», a expliqué M.Chrétien devant un groupe de partisans du comté de Bourassa, dans le nord de la métropole.Quelques heures plus tôt, un sondage Angus Reid indiquait pourtant qu'à peine 19 p.cent des Québécois ont l'intention de voter pour le Parti libéral, contre 33 p.cent pour les conservateurs et 43 p.cent pour le Bloc québécois, qui réalise ainsi une de ses meilleures performances.De plus, un Léger & Léger publié Sommaire VOIR CHRETIEN EN A 2 Même la présence discrète de l'honorable Martial Asselin, lieutenant-gouverneur du Québec et celle, plus voyante, du ministre Daniel lôhnson, candidat officieux à la succession du premier ministre Robert Bourassa, même les encouragements de 50 000 spectateurs appuyant Denis Boucher et les Expos jusqu'à la fin du match n'ont pas suffi.' Les Expos ont perdu le deuxième match de leur série de trois contre les Phillies de Philadelphie par le score de 5-4 et sont retombés à cinq matches de la tête.?\u2022 * * * ' t .Une victoire cet après-midi et tout est encore possible.Et cette foisi l'as Tommy Greene, le tombeur des.Expos hier soir, ne sera pas sur le monticule pour arrêter les Z'Amours.Denis Boucher a lancé cinq manches et a fait aussi bien que Dennis Martinez la veille.Annonces classées immobilier.C6, C marchandises.C emplois automobiles.C9 \u2022 \u2022 Wi y*» j \u2022.(»\u2022! propositions d'affaires.Arts et spectacles informations.B8 i f * è*' » i c ,9 \\Ji k-v\t\u2022 horaires livres.B1, B^ ^ cme*bor3ire .\u2022.\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022.tele-horaire.Bandes dessinées.Bridge.i.«\u2022.*«\u2022\u2022».\u2022\u2022 Décès.Etes-vous observateur?Feùilletcn,«.\u2022.»«».Horoscope.'.\u2022\u2022\u2022.Le monde.loteries \u2014 résultats:.MétéO.fm .\"Mot mystère»*.Triburie libre.1 -AvYFWç - -V: r-i sonpropre comté ¦ tes intimes ont unprobieme \u2022 ¦ Autres informations dans le ta bloïd Sports.VOIR EXPOS EN A 2 de Deng Xiaoping, la continuité plutôt que le chaos ?Le journaliste Marc Laurendeau rentre d'un troisième séjour en Chine.Dans la série d'articles dont nous poursuivons aujourd'hui la publication, il nous laisse entrevoir la portée des changements survenus au sein du nouveau «monstre capitaliste» MARC LAURENDEAU collaboration spéciale Par ailleurs, des journaux à plus large tirage comme le Beijing Daily et le China Daily ont, sous le couvert de références à l'histoire, émis des critiques assez transparentes de Deng Xiaoping.Rappelant le cas d'empereurs de loin-taines dynasties, lesquels déléguaient leur autorité à des conseillers ineptes, n'arrivaient pas à contrôler les luttes locales entre les seigneurs de la guerre et, par leurs décisions mal inspirées, provoquaient des rébellions paysannes.Ici l'allusion réfère nettement aux quelque 170 révoltes d'agriculteurs qui ont secoué la Chine depuis l'hiver dernier.Or malgré ces luttes idéologiques, la mort de Deng Xiaoping pourrait être marquée par la continuité dans le passage au capitalisme.Même un pilier du conservatisme, comme le premier ministre Li Peng, emploie maintenant le vocabulaire des réformes.Les chefs actuels du Parti communiste chinois savent très bien que sans un essor économique profitant à la masse des consommateurs chinois, le sort même de ces dirigeants est compromis.Ils perdraient des lors Sa seule légitimité qui leur reste.Le dauphin le plus probable de Deng Xiaoping, l'homme de besoin des titres et apparats du pouvoir: il est le pouvoir.Le patriarche Deng Xiaoping fait cependant l'objet de critiques issues de la faction conservatrice.En mai dernier, la revue Étude, Recherche et Référence, émanant d'un groupe de chercheurs travaillant sous le contrôle du premier ministre Li Peng, remettait en question l'appel du patriarche Deng Xiaoping à ce que certaines parties de la population chinoise s'enrichissent d'abord.Le résultat, selon un article de la revue, est d'accroître l'écart entre les riches et les pauvres.Présentant Deng Xiaoping comme un traître qui ruine la cause communiste, l'article de la revue Étude, Recherche, Référence se demande si la Chine n'est pas en train de choisir la même voie capitaliste «erronée» que l'Union soviétique, chemin qui a fait d'un pays socialiste fort un territoire morcelé par diverses souverainetés et dans lequel les citoyens souffrent de dures privations.Notons ici que, pour Deng Xiaoping, l'écroulement de l'URSS vient justement de ce que l'économie ne s'est pas améliorée et n'a pas apporté à la population les retombées attendues.Son discours de Canton se voulait une ré-action à l'effondrement de l'URSS.Riches et glorieux C'est d'ailleurs un discours de Deng Xiaoping à Canton, au printemps 92, qui donna le signal de l'élan économique actuel \u2014 «s'ejnrichir peut être glorieux » affirmait tout à çoup le vieux lion.Depuis l'épisode sanglant de Tie-nanmen, en juin 89, les hôtels étaient presque vides à Pékin et les investisseurs étrangers entraient sur la pointe des pieds en Chine, se bornant à participer à des co-entreprises, d'ailleurs étroitement contrôlées par le gouvernement chinois.Le discours de Deng Xiaoping à Canton donnait un feu vert sans équivoque: la Chine reprenait son bond économique d'avant 1989 en continuant à s'inspirer du capitalisme.Les investisseurs étrangers pouvaient revenir en Chine et y faire des affaires avec une marge de manoeuvre élargie.Ce fut le point tournant.Il devenait limpide que, devant l'effondrement lamentable de l'Union soviétique, la Chine renonçait au système de la planification centrale.Après le coup d'État d'août 91 à Moscou, la Chine décidait de changer de modèle.VAi/wrtfeP- A3 Deng Xiaoping vient d'avoir 89 ans, le 22 août dernier.Sorti de l'hôpital en juillet, il a dû constater que sa santé ne s'était pas améliorée.Affecté par des troubles rénaux et la maladie de Par-kinson, le grand guide de la Chine a maintenant de la difficulté à communiquer.On le dit au bout du rouleau.Mais tant que Deng Xiaoping aura un souffle de vie, nul n'osera prendre la place de ce survivant de la Longue Marche.Car sans détenir aucun poste officiel, ni aucune présidence, le petit vieillard exerce, par son ascendant, l'essentiel du pouvoir.Il ressemble en cela aux empereurs chinois qui abdiquaient formellement en faveur d'un héritier au trône, mais continuaient, par derrière, à diriger le pays.Perpétuant cette tradition mais avec une philosophie néo-communiste, sorte de «léninisme du marché», Deng Xiaoping n'a pas ( don, i'oo$ H A la mort de Deng Xiaoping, actuel homme de l'ombre mais homme fort du régime chinois, les observateurs les plus pessimistes prévoient que s'amorcera une féroce lutte de pouvoir entre diverses factions (comme à la mort de Mao), une rivalité accompagnée de violence pouvant même dégénérer en guerre civile.Mais les récents événements de la vie politique en Chine donnent assez clairement des indications contraires et laissent croire que la tradition pourrait se dérouler dans le calme et la continuité.L'avenir des principaux dirigeants actuels, même les plus conservateurs, est lié à l'essor économique de la Chine, tel que maintenant entrepris, et Deng Xiaoping s'est préparé un dauphin prestigieux et crédible: Zhu Rongji.VOIR DENG EN A 2 0 ¦ i k A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1993 Les Français n'ont jamais très bien compris.Bourassa LOUIS B.ROBITA9LLE L collaboration spéciale c compte est facile à faire: un portrait consistant dans le «Monde» intitulé «le prince de l'ambiguïté».Un article \u2014 avec un jour de retard \u2014 dans le «Figaro».Pour le reste, des entrefilets ici et là et un silence quasi-total à la télévision et dans les magazines.Pour un premier ministre québécois qui a été au pouvoir presque quatorze ans dans les 23 dernières années, l'absence de notoriété de Robert Bourassa à Paris confinait à la clandestinité.«C'est quand même incroyable! me dit l'une des rares spécialistes du Québec dans les médias parisiens: même Mulroney était beaucoup plus connu que lui à Paris.» Il y avait peut-être un manque total d'affinités.Robert Bourassa, au fond, préférait sans doute les endroits discrets et studieux: le séminaire de Davos en Suisse, la London School of Economies à Londres, ou même les milieux des eurocrates de Bruxelles.À Paris, il n'essayait pas vraiment de passer au journal télévisé, ni de cultiver les journalistes importants.Et il avait très peu de liens personnels avec le monde politique français (bien moins que Mulroney pour ne citer que lui ).C'était au premier sommet de la Francophonie à Paris, en 1985.À l'issue du diner d'honneur à TÉlysée, auquel avaient été admis pour l'essentiel les chefs d'État et de gouvernement, quelques ministres et ambassadeurs, on prenait dans les salons voisins café, digestifs de haut niveau et havanes.Au milieu de la pièce, le président Mitterrand, qui choisit souverainement ses interlocuteurs et a toujours apprécié la compagnie des femmes, était plongé dans une longue conversation avec M.et Mme Mulroney.Dans un autre coin de la pièce, le premier ministre Robert Bourassa était pour sa part en discussion avec.le Délégué général du Québec, et un honorable journaliste de La Presse.Le sujet, qui manifestement le passionnait: les moeurs bizarres et les complications de la politique française.M.Bourassa, grand lecteur de journaux, semblait tout connaître des moindres subtilités des joutes politiques en cours, des innombrables courants au sein du Parti socialiste, des sondages.et de l'habileté du président Mitterrand à se sortir des situations politiques difficiles.En la circonstance, le premier ministre québécois donnait l'impression de tout connaître du pouvoir français, mais sans y connaître personne,-en tout cas sur un plan intime.Et de toute évidence, cela lui était parfaitement égal.Il se comportait davantage en observateur ou en journaliste que comme un chef de «gouvernement participant», le troisième en importance au sein de la francophonie.Alors que M.Mulroney faisait partie de ces hommes politiques qu'on retrouve toujours au centre de la photo quand il y a une photo, ou en compagnie des gens qui comptent.Dans cette ville de Paris où les apparences et les symboles comptent autant que la réalité, Robert Bourassa a toujours fait montre d'une discrétion et d'une «modestie» mondaine inimaginables.Même si René Lévesque n'avait rien a priori d'un francophile ou d'un amateur de protocoles cérémonieux, il ne passait certainement jamais inaperçu.Et il n'aurait certainement pas terminé une soirée élyséenne esseulé ou en tête-à-tête avec son chef de cabinet.Et je ne parle pas de Pierre Elliott Trudeau, qui n'était pas du genre à se laisser oublier en quelque circonstance aue ce soit.Même histoire lors de l'autre sommet francophone de Paris, celui de Chaillot au printemps de 1991.Même si la francophonie est un sujet qui indiffère passablement les Français (et leurs médias), Brian Mulroney s'agitait comme un beau diable et réussissait à faire parler de lui dans tous les médias en tant que grand défenseur des Droits de l'homme.Qn avait vu M.Bourassa participer à une conférence de presse triangulaire en compagnie de MM.Mulroney et McKenna, où c'est peu de dire que le premier ministre fédéral avait pris la vedette.H avait de bout en bout répondu à toutes les questions des journalistes et, mises à part deux ou trois interventions laconiques, M.Bourassa avait simplement l'air d'attendre patiemment que ça se termine.En cours de Sommet, il avait rendu une très courte visite au président Mit-, terrand, mais sans y attacher beaucoup d'importance.H était resté totalement absent des médias français.Et, avec la troupe des journalistes québécois qui l'avaient accompagné à Paris, il passait le plus clair de son temps à discuter \u2014 clans le menu détail \u2014 d'affaires politiques internes.Au-delà de ses goûts personnels, le premier ministre au fond était également assez représentatif des dirigeants du parti libéral (québécois), qui n'ont jamais été très attirés par la France ou Paris, et \u2014 sauf exceptions rares \u2014 n'y ont pas beaucoup de relations personnelles.Si René Lévesque n'a jamais été un grand amoureux de la France, par contre son entourage l'était pour vingt.Et, comme il avait un puissant contact personnel avec ses interlocuteurs, il jouissait d'un véritable respect de la part de personnalités françaises de pre- mier plan, que ce soit Rocard, Barre* Pierre Mauroy etc.Robert Bourassa ne s'intéressait pas follement à la France: on peut penser-, que jamais, quelles que-soient les cir constances, un premier ministre péquis-te n'aurait annulé in extremis la visite,; du premier ministre Michel Rocard eri; 1990 (pour cause de crise d'Oka).En-contrepartie, il n'y a jamais été vraiment connu du «microcosme» du pouvoir.À cela s'ajoutait une difficulté, même-, pour des journalistes très bien informés des réalités québécoises: que voulait, que cherchait l'homme politique Robert Bourassa?Dans les articles un peu hésitants du «Monde» et du «Figaro», on retrouve cette perplexité.Contrairement à des hommes comme Lévesque et Parizeau, mais aussi Trudeau, |ean Le-sage, Robert Bourassa n'a jamais eu une trajectoire politique très limpide: son objectif ultime était-il vraiment de faire reconnaître la société distincte, comme semble le dire le « Figaro»?Qu alors de sauver à tout prix le fédéralisme?Ou alors se contentait-il de naviguer à vue entre les crises avec comme seule ambition de ne pas couler?Non seulement M.Bourassa ne cherchait pas à se faire connaître à Paris, mais encore ceux qui ne cherchaient à le connaître en étaient encore à se demander, des années plus tard: mais que voulait-il au fond en po-.litique et pour le Québec (en-dehors de la bonne marche de l'économie)?Et ils ne trouvaient pas la réponse.SUITE DE LA UNE Demain dans La Presse Automobile à agrandir leur part de marché, non seulement les détaillants hors réserve vendront moins d'essence, mais les gouvernements y perdront aussi en taxes, comme c'est le cas pour les cigarettes et l'alcool.Lundi soir, le ministre Claude Ryan doit se rendre à Château-guay pour un souper-bénéfice, les membres de l'Association espèrent alors pouvoir le rencontrer et obtenir des précisions ce qu'il entend faire pour régler le problème.Afin de sensibiliser le gouvernement du Québec à leur cause, les détaillants de l'Association font circuler depuis deux semaines une pétition parmi leur clientèle qu'ils doivent remettre à leur députée, Pierrette Cardinal, d'ici quelques jours.?Les Mohawks se lancent dans la «vente» d'essence ville,, puis un autre du ministère de l'Énergie et des Ressources.Un contracteur agréé du gouvernement doit effectuer les travaux et des inspecteurs viennent ensuite s'assurer que tout est conforme aux normes avant que la station d'essence puisse fonctionner.Tout cela prend habituellement plusieurs mois.À Kahnawake, au bout de trois semaines, le commerce est en activité», a précisé M.Tossings.Toujours selon le président de l'Association qui regroupe une quarantaine de détaillants dans les villes de La Salle, Château-guay, Sainte-Martine, Mercier, Saint-Constant, Sainte-Catherine, Delson, Saint-Rémi et Saint-Mathieu, la solution au problème est pourtant simple.Il s'agirait effectivement de percevoir la TPS et la TVQ à la source comme c'est d'ailleurs le cas pour la taxe d'accise et la taxe provinciale.«Tout le monde paierait alors le même prix et les détaillants, qu'ils soient situés à Kahnawake ou à l'extérieur, pourraient alors se livrer une concurrence loyale», a soutenu l'homme d'affaires.Présentement le prix du litre d'essence à la raffinerie se vend 19,6 cents.À ce montant, il faut ajouter 8,5 cents de taxe d'accise, 14,5 cents de taxe provinciale et Richard Tossings, président de l'Association du regroupement des stations-service du Sud-Ouest.\tphoto armand trother u presse Un marché en expansion Il s'en est fallu de peu.payait pas gros», dit-il en riant.Il est un partisan inconditionnel des Expos: «Au hockey, c'est plus délicat.Quand le Canadien affronte les Nordiques au Colisée, Marcel Aubut ne m'invite pas toujours», dit-il.Selon la constitution canadienne, l'honorable Asselin est le représentant de la Reine au Québec.» \u2022 Avec son cardigan et son siège parmi le bon peuple, M.Asselin ne faisait pas très royal.Tous ceux qui ont connu cet homme simple comprendront.?un demi cent le litre pour le transport, ce qui fait un total de 43,10 cents le litre.Les Mohawks font un profit de 5,8 cents le litre r î le vendant 48,9 cents, tandis que les détaillants hors réserve doivent ajouter aux 43,10 cents que leur coûte le litre de carburant 15,56 cents pour les taxes de vente provinciales et fédérales.«Si l'on fait le calcul, on arrive à un prix de 49,81 cents le litre.Lorsqu'on affiche l'essence à 48,9 cents ou à 49,9 cents le litre on perd un sou par litre ou on fait 0,08 cent de profit, c'est ridicule.On ne peut demeurer en affaire bien longtemps de cette façon », a conclu M.Tossings.Ce dernier a tenu à préciser qu'il ne voulait pas déclencher une seconde crise autochtone et qu'il ne blâmait pas les Mohawks d'agir ainsi.«C'est au gouvernement de se réveiller et d'agir».Chaque année, les détaillants de la région du Sud-Ouest vendent quelque 32 millions de dollars d'essence ce qui procure des taxes de l'ordre de 3 millions de dollars aux deux gouvernements.Finalement, M.Tossings estime que si les autochtones réussissent ¦ Les pneus toutes saisons de type Touring gagnent sans cesse en popularité en Amérique du Nord, constate Denis Duquet, dans une etude sur les pneumatiques, à paraître demain dans le cahier Automobile.Cette tendance qui se manifeste surtout sur notre continent, écrit Duquet, a obligé les grandes marques à développer une toute nouvelle génération de pneus toutes saisons qui allient les performances du pneu d'ete et le confort d'un pneu de tourisme.Sous la rubrique AUTO-rétro, les lecteurs en apprendront davantage sur cette Meteor 1950, la «voiture» de David Olden dans La Montagne du Hollandais, qui sera aussi de la distribution de la prochaine serie consacree à René Lévesque.Enfin, les suggestions de Claude Beaudoin sur l'achat d'un véhicule neuf et celles du CAA sur l'entretien de base d'une voiture. lire demain dans La Presse.Un officier canadien est tué dans un accident en Croatie eus d'avance, à grand renfort de pancartes brandies par des jeunes transportés exprès pour cela.M.Chrétien a successivement parlé devant ses partisans des comtés de Bourassa, de Laval et de Lau-rentides.Il récidivera aujourd'hui, cette fois devant ses supporters libéraux de deux circonscriptions de la Vieille capitale.Seul accroc à cette prudente tournée: une promenade ce matin sur la rue principale de Saint-Tite, où se déroule le festival western.ser plus à fond les sondages sinon pour en minimiser la portée.Déjà Sue, mercredi passé, un Com-luest accordait une avance de trois points aux conservateurs sur le PLC à travers le Canada, eux qui fracassaient des records d'impopularité il y a quelques mois à peine.Dans cette tourmente, M.Chrétien se fait rassurant: « Je vous dis que ça va bien, ça va très bien.Nous avons une très bonne campagne, tout le monde est heureux.Vous le voyez, les conservateurs sont complètement mélangés.Nous avons 35 jours de campagne électorale (à faire), nous avons un plan que nous suivons qui va très bien.On n'est pas inquiets du tout».Ce qui n'empêche pas le chef de l'Opposition de continuer à éviter les risques lorsqu'il vient au Québec.Ainsi, hier, il ne s'est adressé qu'à des publics convain- présence du Bloc, qu'ils le fassent.Nous, on ne s'occupe pas de ça, parce que c'est un gouvernement majoritaire que nous allons former», a assuré M.Chrétien.On sait que le Nouveau Parti démocratique évoque déjà la possibilité de s'allier aux libéraux si ces derniers n'obtiennent pas la majorité des sièges le 25 octobre.M.Chrétien envisagerait-il également de former une alliance avec le Bloc?«Demandez à Brian Mulroney quelle confiance on peut avoir en Lucien Bouchard», laisse tomber le chef libéral.Celui-ci se gausse par ailleurs de sa rivale conservatrice lorsqu'elle demande aux électeurs de lui faire confiance pour réduire le déficit.C'est aussi ce que nous disait M.Mulroney en 1984 et on a vu ce que cela a donné, de lancer le chef libéral.Il invite ses adversaires à publier leur programme comme le PLC l'a fait la semaine dernière.?Maigre ce que disent les sondages, Chretien est très satisfait de la campagne du PLC un retour.Le «p'tit gars de Sha-winigan» y recueille 40,4 p.cent des appuis, contre 39,7 p.cent pour M.Rompré.La conservatrice Pauline Daneault vient loin derrière, avec 16,9 p.cent.«l'ai passé une partie de l'été dans mon comté, ça va très bien partout.Nous allons gagner Saint-Maurice», soutient le chef libéral.Une consultation semblable menée dans la circonscription de Lac-Saint-lean place le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, confortablement en avance sur ses adversaires, avec 70 p.cent des intentions de vote.A part ces brefs commentaires, Jean Chrétien s'est refusé à analy- d'nprès Cunndiun Press un gros camion civil.Le capitaine Decoste est mort sur le coup.!l faisait partie du 2e bataillon Princess Patricia, unité basée à Winnipeg qui est en Croatie depuis moins de six mois.L'unité, qui compte 875 soldats et officiers de tout le Canada, a son quartier-général à Gracac.Le porte-parole du bataillon à Winnipeg, le major J.G.O'Brien, a précisé que le capitaine Decoste était marié mais n'avait pas d'enfant.Son âge n'est pas connu.WINNIPF.G ¦ Une collision entre trois véhicules survenue hier près de la ville de Gracac, en Croatie, a coûté la vie à un officier canadien membre de la FORPRONU et a blessé Heux autres militaires.Le capitaine J.P.Decoste, de Winnipeg, était un des deux passagers à bord d'une jeep qui dépassait un tracteur hier après-midi et est entré en collision avec Arborant son nouveau look détendu \u2014 chemise ouverte, pantalons sport \u2014 |ean Chrétien a presque complètement oublié Lucien Bouchard et son Bloc québécois dans ses interventions d'hier, pour concentrer ses attaques sur la première ministre Kim Campbell.«Si Mme Campbell et M.Bouchard veulent se quereller pour savoir ce qui arrivera au Parlement advenant une forte La quotidienne Tirage d'hier â trois chiffres à quatre chiffres ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 285-7111 Décès, remerciements\t285-6816 GRANDES ANNONCES Détaillants\t285-7202 National, Télé*\t285-7306 Vacances, Voyages\t285-7265 Carrières et professions, nominations\t285-7320 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION\t285-7070 PROMOTION\t285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces\t285-6892 Annonces classées\t285-6900 Âgé de 64 ans en octobre prochain, Zhu Rongji contraste avec les vieillards octogénaires qui ont démissionné pour lui faire de la place au politburo.Zhu Rongji est ingénieur en électricité de formation.D'allure, il est moins rai-de et plus charmeur que le premier ministre Li Peng, lequel n'a jamais vraiment surmonté l'infamie d'être aussi étroitement associé à l'envoi des troupes et des chars d'assaut contre les jeunes manifestants de Tienanmen.Zhu Rongji, par contre, a su éviter le recours à l'armée dans sa ville.Quand des milliers de jeunes, majoritairement de Shanghai, paralysèrent la métropole et déclenchèrent presque une grève générale pour protester contre l'écrasement des manifestants de Tienanmen, Zhu Rongji, sans désapprouver l'expédition de soldats à Pékin, fit savoir, dans une apparition télévisée, que les fantassins ne seraient pas bienvenus à Shanghaï.Il mit plutôt sur pied fin à la surchauffe économique dans le pays.L'été dernier Zhu Rongji contrôlait le Conseil d'État, organe central de l'administration en Chine, l'équivalent du Conseil des ministres.En plus d'assumer dès lors le portefeuille des Finances, Zhu Rongji est devenu gouverneur jde la Banque centrale.Son défi sera de demeurer populaire, malgré les soubresauts possibles de l'économie chinoise et le style cassant de gestion qu'il adopte parfois, dit-on, envers ses collaborateurs.Le «grand rectificateur », le «Gorbatachev de la Chine», comme on l'appelle aussi, est au zénith de son pouvoir.Si l'économie chinoise continue de croître, ii restera aux commandes à la mort de Deng Xiaoping et n'aura d'autres choix que la continuité.des brigades de travailleurs d'usine, qui persuadèrent les jeunes protestataires de rentrer chez eux.Cette attitude a rendu Zhu Rongji populaire en Chine et l'a fait respecter à l'étranger.D'autant plus qu'il fut décrit par Deng Xiaoping lui-même à son entourage comme un homme qui connaît bien l'économie.Le pouvoir du dauphin présumé, Zhu Rongji, s'est d'ailleurs accru davantage du fait de la maladie du premier ministre Li peng, 65 ans, victime d'une crise cardiaque ces derniers mois et qui doit se tenir un peu plus à distance des affaires de la Chine.Zhu Rongji, convoquait pour juillet dernier, dans un sommet d'urgence sur l'économie, les dirigeants de l'appareil central et des provinces.Le «grand rectificateur», comme on le surnomme, proposait à ses collègues des mesures de discipline pour mettre A la mort de Deng Xiaoping, la continuité plutôt que le chaos l'heure en Chine, parait être Zhu Rongji, l'ex-maire de Sanghai celui qui a fait d'une métropole décrépite en 1988 une ville en pleine expansion économique.Il a simplifié, par un bureau central à Shanghaï, l'approbation des investissements étrangers qui pouvait nécessiter autrefois les approbations successives de centaines de fonctionnaires.LA PRESSE est oubliée par LA PRESSE.LTÉE, 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés « Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 Arrive Zhu Rongji La zone économique spéciale de Pudong, véritable pôle d attraction des investisseurs vers Shanghaï, un projet de développement qui sert de déclencheur à la modernisation du delta du Yangtsé, est une idée sortie des cartons des planificateurs de Zhu Rongji.DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1995 DEMAIN : Le plus grand boom de construction de l'humanité DU JOUR Hydro-Québec prés*»ntp le lôfN* 79 septembre-9 octobre Info-Danse 514.521.1212 Billetterie centrale Agora de la Danse 840.rue Cherrier ADMISvaOK 514.790.1245 1.800.361.4595 osjs/ei e LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 19 SEP7EH3RE 1993 La Presse * * A3 Restructuration chez Bell : l'inquiétude monte chez les employés MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Bell Canada devrait annoncer d'ici une semaine ou deux le plan de restructuration qu'elle entend adopter pour pallier le refus du CRTC d'accepter une augmentation de ses tarifs d'appels locaux.«Tous les scénarios sont examinés.La question du nombre de postes est aussi à l'étude», indiquait hier le directeur des relations avec les médias chez Bell Québec, Normand Toupin.Selon lui, la direction n'a pas opté jusqu'à maintenant pour des mises à pied massives.«Nous avons discuté du dossier encore vendredi et je n'ai été mis au courant d'aucun chiffre officiel ni même officieux», a assuré M.Toupin.En attendant, l'inquiétude grandit parmi les employés de Bell Ontario et Bell Québec.Les représentants syndicaux du SCEP (Syndicat des communications, de l'énergie et du papier) multiplient les rencontres avec la partie patronale depuis le 30 août dernier afin de trouver des formules acceptables pour résorber le surplus d'employés en région.Réunis hier à Trois-Rivières, les syndiqués passaient le dossier Bell au crible.René Roy, le porte-parole du SCEP pour le Québec, s'accroche moralement à «la bonne santé financière de la compagnie.» «On leur a proposé des méthodes plus souples comme le temps partiel vo- lontaire, les transferts et encore d'autres possibilités.Bell Canada a fait un milliard de profits nets cette année, sa situation financière est donc encore très bonne.Ils (la direction) ne nous ont donné aucun avis jusqu'à maintenant au sujet de mises à pied», a-t-il expliqué à La Presse.De son côté.Normand Toupin a voulu se faire rassurant en soulignant que Bell Canada ne procédait habituellement pas de façon aussi brutale pour alléger son fardeau financier.11 a expliqué que depuis 1990 le nombre d'employés chez Bell avait considérablement diminué sans trop de déchirements.Attritions de postes, mises à la retraite anticipées et départs volontaires ont porté, a-t-il dit, le nombre d'employés à un peu moins de 47 000 aujourd'hui.L'impact de la décision du CRTC est énorme, a repris M.Toupin.«Nous examinons actuellement trois volets.L'administration, la qualité du service et la modernisation du réseau sont passés à la moulinette», a-t-il concédé.Le SCEP, créé l'an dernier par la fusion de quatre syndicats, représente entre 18 OCX) et 19 000 employés de Bell Ontario et Bell Québec.De ce nombre, on compte environ 14 000 techniciens et 5000 téléphonistes.L'autre syndicat chez Bell, l'ACET (Association canadienne des employés en téléphonie) regroupe 18 000 syndiqués.PHOTO FERNAND MERCIER.Collaboration spéciale Deux blessés dans un incendie chemin Côte-Saint-Luc B Un violent incendie vraisemblablement d'origine criminelle a ravagé hier matin, vers 4 h, un commerce situé au 7018 chemin Côte-Saint-Luc, endommageant les édifices avoisi-nants et forçant l'évacuation de plusieurs résidants.Deux personnes ont été gravement blessées, souffrant d'arrêt respiratoire.Six autres personnes ont été incommodées par la fumée.Elles ont toutes été transportées en ambulance.Les locataires évacués demeuraient pour la plupart dans un immeuble d'appartements du 5480 Coronation.L'incendie, qui a nécessité une troisè-me alerte, a débuté vers 3 h 30.On n'écarte pas la possibilité d'une explosion si l'on tient compte de la rapidité avec laquelle l'incendie s'est propagé.Le commerce visé, Sabra Bakery, une boulangerie casher, a été totalement détruit par les flammes.Les pompiers ont découvert derrière le comptoir un récipient en plastique à moité fondu qui aurait contenu un produit inflammable, probablement de l'essence.photo PATRICK SEGUIN.La Presse Alexander Wolf, un ancien directeur de la SPCA, s'en est pris hier à l'administration de la SPCA et a dénoncé avec vigueur la façon dont l'organisme est géré.Manif devant la SPCA accusée de mauvaise gestion «Mauvais traitements envers les animaux à Laval» RAYMOND GERVAIS ¦ Une quinzaine de personnes, membres de la Coalition pour la réforme de la SPCA de Montréal, ont manifesté hier après-midi devant les bureaux de l'organisme rue lean-Talon, pour dénoncer la mauvaise gestion de la société ainsi que les mauvais traitements que feraient subir la SPCA aux animaux qu'elle doit eu-thanasier à sa succursale de Laval.Selon M.Alexander Wolf, ancien administrateur de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, qui a été démis de ses fonctions en 1989, la SPCA gérerait mal ses finances en versant de gros salaires à ses cadres comparativement à l'argent qu'elle investit pour secourir les animaux en détresse ou pour l'euthanasie.De pjus, M.Wolf dénonce énergique-ment l'utilisation d'une chambre à gaz défectueuse à Laval qui prolonge inutilement l'agonie des animaux.Selon lui, si la SPCA désire redorer son blason, il est temps que les administrateurs se réveillent et fassent le ménage.Toujours d'après lui, il faudrait de plus permettre à un comité indépendant de personnes de pouvoir observer le déroulement des activités.L'ancien directeur soutient également qu'un vérificateur comptable indépendant devrait pouvoir scruter à la loupe toutes les transactions de la Société.M.Wolf n'a pas caché qu'il aimerait bien siéger à nouveau au Conseil d'administration de la SPCA, mais a précise qu'il était présentement prématuré d'y penser.De son côté, le président du Conseil d'administration de la SPCA.M.Raymond Le Moyne, élu à ce poste en juin dernier, s'interroge sur les intentions de M.Wolf.«Lors des élections de juin il s'est présenté à la tête de la Coalition pour la réforme de la SPCA avec trois autres personnes.Lors d'une assemblée houleuse.il a été désavoué par ses collègues qui eux ont été élus et avec lesquels, il est très agréable de travailler», a expliqué M.Le Moyne.Ce dernier a néanmoins reconnu hier que le cabinet à gaz utilisé à la succursale de Laval pour euthanasier les animaux n'était plus fonctionnel et qu'on éprouvait des problèmes techniques en l'utilisant.«Le mois dernier, le Conseil d'administration a passé une résolution visant son abolition.Cependant, comme c'est une technique qui coûte très peu, environ 50 cents par animal comparativement à l'utilisation d'injections comme nous le faisons ici à Montréal \u2014 on doit alors multiplier le coût par 10 \u2014 nous avons décidé de continuer à l'utiliser d'ici à ce que nous trouvions les fonds nécessaires pour recourir à une technique plus moderne et plus humaine», a déclaré M.Le Moyne.Chaque année, la SPCA doit mettre fin à la vie de quelque 50 000 animaux, dont près de 11 000 à Laval.Selon M.Lemoyne, la région de Montréal est championne au chapitre de la surproduction des animaux domestiques.«Nous avons deux fois le volume d'une ville comme New York et de quatre à cinq fois celui de Toronto.Nous avons beaucoup de chemin à faire quant à l'éducation concernant la stérilisation des animaux», a ajouté M.Le Moyne.Chaque année, bon an mal an, la SPCA recueille quelque 80 000 animaux et a besoin de 4 à 5 millions de dollars pour mener ses opérations à bien.Depuis quelques années, la société accuse des déficits importants dont un de 500 000$ cette année.Le président de la Société pour la protection des animaux réfuté les chiffres avancés par M.Wolf en ce qui concerne l'enveloppe salariale des cadres de la SPCA.«Il parle de 700 000$, il faudrait plutôt presque diviser ce chiffre par deux.D'ailleurs, depuis janvier dernier, les cadres ont accepté de diminuer de 10 p.cent leur salaire.Six cents bâtons de dynamite volés Pour faire quoi ?MARIE-FRANCE LÉGER ¦ La Sûreté du Québec a saisi vendredi soir à Montréal une cargaison de 600 bâtons de dynamite et plus de 100 détonateurs.La marchandise avait été dérobée à la carrière Ducharme d'Hemingford; la dynamite le 3 septembre dernier et les détonateurs en 1991.Trois personnes ont été arrêtées par des membres de l'escouade du crime contre la propriété relativement à cette affaire.Elles ont comparu hier matin au Palais de justice de Montréal sous diverses accusations reliées à la possession d'explosifs.L'opération policière a été menée avec la collaboration de la section antigang de la CUM.Les suspects sont Richard Patenaudc, % ans et Mario Pigeon, 36 ans également.Tous deux ont des antécédents judiciaires en matière d'explosifs.Le troisième homme, lacques Béliveau, 41 ans, en serait à ses premiers pas dans le domaine.Richard Patenaude Mario Pigeon Jacques BéSiveau ISWW.Î L'EXPRESS «Allaient-ils vendre la marchandise?En tous cas, ils avaient du matériel pour faire au moins une centaine de bombes.S i L'enquête se poursuit pour savoir ce qu'ils devaient en faire», a indiqué hier l'agent Pierre Robichaud, des relations publiques de la Sûreté du Québec.L'enquête a conduit la SQ sur la piste de Patenaude et Pigeon à Montréal.La marchandise était cachée dans un logement du 7166 rue lberville.Vers 17 h 30, vendredi, les deux suspects sont ailes chercher la cargaison.Ils sont ressortis avec la dynamite enfouie dans trois caisses qu'ils ont tout bonnement déposées dans î?coffre d'un taxi qui les attendait.Richard Patenaude et Mario Pigeon sont montés à bord du taxi qui a démarré rapidement.Suivi de près par les policiers, le véhicule a été immobilisé coin lberville et Bellechasse.Les deux hommes ont été arrêtés sur place.Un d'entre c.a avait en sa possession un sac de voyage contenant les détonateurs.Au logement de la rue lberville, les policiers ont procédé à l'arrestation de Jacques Béliveau.Lors d'une autre perquisition, cette fois chez Patenaude, la SQ a découvert deux autres détonateurs et un bâton de dynamite.En tout.102 détonateurs ont été retrouvés sur les 135 dérobés en 1991.r AGRESSION 35XUELIE SUR UNE FILLETTE DE SEPT ANS: LE SUSPECT, UN PHOTOGRAPHE IB Les policiers de la section moralité de la CUM ont procédé jeudi à l'arrestation de Pierre Deslauriers, 49 ans, relativement à des agressions sexuelles commises sur une fillette de sept ans et pour possession de matériel obscène.Le suspect a été arrêté à son domicile du 63 de la rue Duluth Ouest, à Montréal.L'appartement servait également de studio de photographie.Le suspect, photographe professionnel, avait pris des photos de la fillette le 4 juillet.11 communiqua ensuite avec les parents pour dire que les photos n'étaient pas bonnes et qu'il voulait les refaire.Lors de la deuxième iéance de photos le «photographe» aurait agressé sexuellement la petite fille.Toute personne qui aurait été victime d'agression ou qui pourrait fournir des informations sur cet homme est priée de contacter les policiers de la section moralité au 280-2162 ou au 280-2777.DELIT DE FUITE: UN MORT ET UN BLESSE GRAVE ¦ Hier matin, vers 3 h, un chauffard circulant boulevard Gouin a frappé une voiture à l'intersection de l'Acadie, avant de percuter d'autres véhicules et un arbre.Dans le véhicule le plus durement embouti prenaient place une femme de 20 ans, qui a succombé à ses blessures hier après-midi, et un jeune homme de 33 ans qui était toujours dans le coma hier soir, à l'hôpital Sacré-Coeur.Peu après la collision, le chauffard, âgé de 30 ans, a voulu s'enfuir à pied.11 a été maîtrisé un peu plus loin par des citoyens.Le suspect est présentement détenu et devrait comparaître aujourd'hui sous des accusations de conduite avec facultés affaiblies et de délit de fuite causant la mort.PERE TUE, FILS ARRÊTÉ ¦ Un homme de 38 ans a été arrêté vendredi à Montréal par la Sûreté du Québec relativement au meurtre de son père, Armand Deslong-champs, 75 ans, tué par balle le 10 septembre dans son logement du 757 rue Parmenter dans le canton de Sutton.La victime était un ancien denturologiste travaillant à Verdun.Le fils, Gilles Deslon-ghamps, est détenu à Cowansville et devrait comparaître demain matin.UN FUYARD FONCE SUR UNE VOITURE DE POLICE B Un patrouilleur de la Sûreté du Québec a failli être heurté, hier matin, par un chauffard qu'il venait de coincer dans une section sans issue du Chemin de la Gare à Sainte-Foy au terme d'une poursuite depuis Saint-Lambert sur la Rive-Sud.L'agent venait de descendre de son véhicule, qui a été endommagé par la voiture du suspect.Le suspect avait été appréhendé sur l'autoroute de la Beauce dans le cadre d'une opération routinière de radar.Le conducteur de 28 ans s'est laissé intercepter, mais s'est mis à manifester son indignation d'une façon incohérente aux policiers qui lui demandaient de s'identifier.Puis, l'individu a décidé de reprendre la route.Les patrouilleurs de la Sûreté du Québec ont alors pris en chasse le véhicule dans l'espoir que le conducteur s'immobilise à nouveau.Le fuyard a roulé sur l'autoroute de la Beauce jusqu'au Pont Pierre-Laporte, qu'il a franchi pour ensuite s'engager dans la première sortie en direction de la gare ferroviaire de Sainte-Foy.Toujours suivi des policiers, le suspect a tenté de fuir en empruntant la rue de la gare, mais s'est retrouvé coincé dans un cul-de-sac.Les agents sont alors descendus pour aller interpeller l'homme.Le conducteur a alors foncé avec son véhicule en direction d'un policier, qui a dû s'esquiver en vitesse.Le suspect a heurté la voiture de patrouille des policiers, mais aucun agent n'a été blessé.UN HOMME ABAT SON EX-CONJOINTE ET RETOURNE L'ARME CONTRE LUI B Drame familial, hier, à Neuville, dans le comté de Portneuf, où un homme a abattu son ex-conjointe avant de retourner l'arme contre lui.Les trois enfants du couple étaient sur place au moment du drame.Si la femme n'a pas survécu, l'homme, pour sa part, était sur une table d'opération du Centre hospitalier de l'université Laval, hier en soirée.Son état de santé n'était pas connu en fin de journée.L'identité des victimes n'a pas été divulguée, des membres de la famille n'étant pas encore informés de la tragédie.La victime était âgée de 41 ans.son ex-conjoint, 42 ans, tandis que les enfants (trois garçons) ont entre 10 et 15 ans. A4?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1993 Le Bloc compte bien battre Chrétien dans son propre comté Ml^ imxm FRÉDÉRIC TREMBLAY Presse Canadienne ALMA Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, croit que sa formation politique peut infliger une cuisante défaite à Jean Chrétien dans son propre comté de Saint-Maurice.TELEPHOTO PC Lucien Bouchard en terre familière, à Aima.En tournée hier dans sa circonscription de Lac-Saint-Jean, M.Bouchard réagissait ainsi à un nouveau sondage Léger et Léger révélant que le candidat du Bloc dans Saint-Maurice, Claude Rom-pré est nez-à-nez avec Jean Chrétien dans les intentions de vote des électeurs de ce comté.Ce même sondage indique que Lucien Bouchard devrait remporter aisément la victoire dans sa propre circonscription avec 70 pour cent des intentions de vote.«On va faire l'impossible pour battre )ean Chrétien dans son comté», a souligné M.Bouchard, pour qui la défaite du chef libéral serait lourde de sens.«Si lean Chrétien n'est pas capable de se faire élire au Québec é > y foto-quêbec Tirage du 17-09-93 NUMÉROS\tLOTS 616921\t50 000 $ 16921\t5 000$ 6921\t250$ 921\t25$ 21\t5$ 61692 ¦\t1 000$ 6169 WBk\t100$ 616 ¦HB\t10$ v»^ ! PROMMGIAL' NUMÉROS 4453168 453168 53168 3168 168 68 Tirage du 17-09-93 LOTS 1 000 000 $ 5 000$ 500$ 100$ 25$ 5$ uipi ;seâu NUMÉROS 466863 66863 6863 863 63 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ 10$ DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Tirages du 93-09-12 * au 93-09-18 3 4 269 1093 566 3156 942 7725 755 7324 422 1563 644 5959 000 5223 Tirage du 17-09-93 dans son propre comté d'origine, il y aurait comme un verdict extrêmement éloquent, extrêmement net sur le genre de rapports qui existent entre Jean Chrétien et le Québec», a soutenu le leader souverainiste.Le sondage Léger et Léger indique que Jean Chrétien récolterait 40,4 pour cent des appuis des électeurs de son comté alors que Claude Rompré en amasserait 39,7 pour cent.La candidate du PC, Pauline Daneault, devrait se contenter d'un faible 16,9 pour cent d'appuis.La consultation permet aussi d'apprendre que Lucien Bouchard arrive premier auprès des électeurs du comté de Saint-Maurice lorsqu'on leur demande qui est le meilleur chef de parti.Jean Chrétien se classe deuxième, suivi de Kim Campbell.Prudence Les résultats de ce nouveau sondage réjouissent certes Lucien Bouchard, mais le préoccupent aussi quelque peu.Le chef du Bloc craint que son organisation prenne trop vite pour acquise la victoire électorale.«Je m'inquiète un peu de la motivation de mes militants.11 va falloir fouetter les troupes.11 y aura une campagne nationale très vive», prévient-il.Quand on soumet au leader souverainiste que certains observateurs croient que les appuis populaires du Bloc pourraient fondre à mesure que la campagne progressera, M.Bouchard rappelle qu'on a déjà fait des prédictions semblables à propos de sa formation politique par le passé qui ne se sont jamais matérialisées.« Depuis deux ou trois ans, on a prédit les pires malheurs au Bloc», souligne-t-il.Le chef souverainiste ajoute prudemment qu'il ne «se fait pas d'illusions» et qu'il faudra «travailler très fort jusqu'à la fin ».Lucien Bouchard a consacré la journée d'hier à des visites dans deux foyers de personnes âgées et dans une ferme maraîchère.Il s'est aussi rendu dans un centre commercial où il a serré les mains d'électeurs de son comté.Kim Campbell bravait hier la pluie et un petit groupe de manifestants à Halifax.'TELEPHOTO PC Kim Campbell : les problèmes des Maritimes, pas une question d'argent, mais d'organisation MANON CORNELLIER Presse Canadienne Lucien Bouchard s'envolera aujourd'hui pour Toronto où il prononcera un important discours devant les membres du Canadian Club et du Empire Club of Canada.Le chef du Bloc exposera alors le rôle de sa formation politique dans la présente bataille électorale.Outre cette visite à Toronto, les organisateurs du Bloc ne prévoient qu'une autre présence de M.Bouchard au Canada anglais d'ici la fin de la campagne.Elle devrait avoir lieu à Calgary.D'autre part, la protection de la GRC dont jouissait M.Bouchard depuis quelques jours a été suspendue.L'enquête menée par la GRC, en collaboration avec la SQ, n'a pas permis d'établir que les menaces dont a été l'objet M.Bouchard étaient sérieuses.HALIFAX.N.-E.e n'est pas en dépensant plus d'argent que le gouvernement fédéral aidera les provinces atlantiques à surmonter leurs difficultés, a indiqué la première ministre Kim Campbell, en rendant public un plan, modeste, pour aider les entreprises de la région.«Si l'argent était la solution aux problèmes de la région, ils seraient réglés depuis longtemps.Le gouvernement fédéral dépense actuellement des milliards de dollars dans le Canada atlantique.Les gouvernements provinciaux en dépensent eux aussi des milliards, je crois qu'on peut s'occuper des problèmes de la région, comme de ceux du Canada, en faisant meilleur usage des ressources existantes, sans lever plus d'impôts ni faire augmenter notre dette publique», a-t-elle expliqué, lors de son premier arrêt dans les provinces maritimes.L'annonce d'hier, la première du genre depui le début de la campagne, ne prévoit donc aucune nouvelle injection de fonds fédéraux.En fait, ce plan est surtout une augmentation des programmes de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique.Devant quelques centaines de personnes réunies à université Saint Mary's, à Halifax, Mme Campbell a réaffirmé qu'Ottawa demeurerait tout de même un acteur important dans les provinces atlantiques, une région durement frappée par le chômage et la crise dans le secteur des pêches.« Le pays tout entier est aux prises avec les difficultés que pose la transformation de l'économie.Mais c'est ici que les problèmes semblent les plus aigus et que le besoin d'action se fait le plus sentir.La région est bouleversée par des changements déchirants», a-t-elle constaté.G Développement régional En guise de solution, elle confierait plus de responsabilités à l'APF.CA, une agence qui coordonne le développement régional dans la région.Fait à noter, il s'agit, pour l'essentiel, de propositions mises de l'avant durant la campagne au leadership conservateur.On ignore toutefois les sommes en jeu et qui seront tranférés d'un programme à l'autre car l'annonce d'hier était complètement silencieuse à ce sujet.C'est donc à même ses ressources que l'APECA établirait un fonds de capital de risque pour soutenir le démarrage de petites et moyennes entreprises.L'APECA serait aussi autorisée à émettre des obligations d'épargne afin de recueillir dans les provinces atlantiques les fonds qui y seront investis.Un nouveau programme Un nouveau programme serait mis en place pour encourager la création d'entreprises exportatrices.L'APECA verrait entre autres à faciliter l'accès aux contrats de l'Agence canadienne de développement international et d'institutions internationales.Enfin, un nouvel organisme affilié à l9 APEC A aurait le mandat d'établir des liens entre le secteur privé et les institutions de recherche.Mme Campbell a aussi promis de réunir avant la fin de l'année les quatre premiers ministres provinciaux de l'Atlantique, les gens d'affaires, les syndicats, les universités, pour leur présenter des propositions précises.Elle a aussi annoncé que Ip.Banque fédérale de développement établira une division du capital de risque dans la région.La chef conservatrice a réitéré rengagement d'Ottawa d'assurer l'avenir de l'industrie des pêches et de se battre pour faire cesser la surpêche dans les eaux internationales.La prestation de Mme Campbell n'a pas convaincu plusieurs étudiants et auditeurs qui ont manifesté leur désaccord lors de la période de questions.Robin MacKinnon a lancé le bal en mettant en doute les efforts du gouvernement pour faciliter l'accès à l'éducation pour les démunis.Un autre étudiant s'est plaint du manque d'action en faveur de Terre-Neuve.« 11 y a des gens qui se suicident eu Labrador.Les pêcheurs de Terre-Neuve sont sans travail.Personne ne fait rien pour nous»,a-t-il dit.Leif Neilsen, un étudiant favorable aux thèses conservatrices, était furieux de la diversion ainsi créée, accusant ces personnes d'être des «marginaux».Pour sa part, Mme Campbell, qui avait été accueillie par une dizaine de fonctionnaires mécontents, a ensuite quitté Halifax pour une brève tournée au Nouveau-Brunswick.9 15\t16\t19\t25 26 27\t29\t31\t32 33 03\t45\t07\t52 55 57\t60\t68\t69 Prochain tirage: 18-09-93\t\t\t T V A.LE\tRÉ SI AU\tdis tirages\t Les modalités d'encaissement des billet* gagnants paraissent bu verso dos billets.En cas do disparité entre cotto liste et la liste officielle, cotte derniéro a priorité.\t\t\t Résultats loto-québec uebec GAGNANTS LOTS Tirage du 93-09-18 4 5 21 24 36 38 Numéro complémentaire:.8 Ventes totales:\t00 000 000,00$ Prochain gros lot (approx.l: 0 000 000,00$ Prochain tirage: 93-09-22 Tirage du ® 93-09-18 NUMÉROS 107744 07744 7744 744 44 4 LOIS 100 000 $ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 93-09-18 _3 15.32 52 _a 11 35 53 _7 2A M 63 13 26 50 65 14 29.51 68 Prochain tirage: 93-09-19 SEIECJ ors Tirage du 93-09-18 GAGNANTS 4 10 13 29 36 40 Numéro complémentaire:.31 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 1 1 as 1 713 26 036 LOTS 1 000 000,00$ 24 712.70$ 336,20$ 4a,90$ 5$ MISE-TÔT 1 28 33 35 GAGNANTS 63 LOTS 793.60$ Ventes totales:\t947 430,00$ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00$ Tirage du 93-09-18 COMP^5 oeSS\" -rlvTS COV résultats CATÉGORIES DE LOTS Ipour chaque $£kction) 5 cartes + Atout 5 cartes 4 cartes + Atout 4 cartes 3 cartes + Atout 3 cartes LOTS 1 OOO 000 $ 50 000 $ 1 000 $ 200 $ 20 $ 10 $ 2 cartes + Atout.2 $ ?mise gratuite T V A.jle reseau des tirages de Loto-Ouebec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Échec au Bloc : le Reform Party SYLVIA STROJEK Presse Canadienne CALGARY La meilleure façon d'empêcher le Bloc québécois de détenir la xbalance du pouvoir» à la Chambre des communes reste l'élection des candidats fédéralistes du Reform party à l'extérieur du Québec, a soutenu hier le chef des Réformistes, Freston Man-ning.Le 25 octobre, les électeurs canadiens devront voter stratégi-quement afin de protéger la fédération canadienne, a ajouté M.Manning, qui s'adressait à des partisans lors d'une assemblée dans la ville de Calgary.Selon le chef du Retorm party, si les appuis au Bloc québécois se maintiennent, la campagne électorale pourrait bien se résumer à cette seule question: «Les Canadiens veulent-ils que le pouvoir à Ottawa soit détenu par des séparatistes ou des fédéralistes?» Dans l'éventualité d'un gouver; nement minoritaire, le seul parti qui puisse contrer le Bloc à Ottawa est le Reform party, affirme M.Manning, qui n'a pas précisé quel parti il appuierait si un gouvernement minoritaire était effectivement élu.Le Reform party aimerait que le Preston Manning système parlementaire canadien soit modifié de façon à ce qu'un projet de loi puisse être battu par l'opposition même si elle ne dispose pas d'un nombre supérieur de députés.Les coalitions de plusieurs partis ne seraient donc plus nécessaires, a expliqué M.Manning.«Notre priorité, si un gouvernement minoritaire était élu, serait d'obtenir ces modifications», a-t-il précisé.Les Réformistes prévoient remporter 60 circonscriptions le 25 octobre.André Pratte À l'écoute Tous les députés se vantent d'être à l'écoute de leurs électeurs.Une longue enquête m'a cependant permis de découvrir que ces politiciens à l'écoute ont deux gros problèmes.Un : tout à l'écoute qu'ils soient, les députés ont une forte propension à parler sans arrêt.Deux: les gens n'ont rien à leur dire.Du moins, rien à leur dire en face.Mon enquête a consisté à faire une matinée de porte-à-porte avec un député très, très à l'écoute, le populaire représentant conservateur de Château-guay Ricardo Lopez.Une matinée, me direz-vous, ça ne fait pas une très longue enquête.C'est parce que vous n'avez jamais passé trois heures avec Ricardo Lopez.Ce n'est pas qu'il ne soit pas gentil ou intéressant.Mais, outre peut-être le ministre Pierre Biais, je ne connais personne qui parle autant que ça! Avec le député à l'écoute, j'ai visité le village de Saint-Philip-pe-de-Laprairie.Ding, dong.Une dame nous ouvre la porte, les mains mouillées.«Excusez-moi, je suis en train de faire mon ménage.\u2014\tNous ne resterons que cinq minutes, promet le député.|e suis venu voir si vous aviez des commentaires à faire sur mon travail ou sur celui du gouvernement?\u2014\tMoi la politique, vous savez, je ne suis pas ça beaucoup.Je ne sais pas ce que vous faites ou ce que vous ne faites pas.\u2014\tEst-ce qu'il y a des choses que vous voudriez qu'on fasse?\u2014\tBen.Moi, au point de vue travail, je n'ai pas de problème.\u2014\tComment voyez-vous ça, les élections?insiste M.Lopez.\u2014\tBen.Que ce soit une personne ou une autre, ça ne change pas grand chose.» Le député à l'écoute se lance alors dans une interminable tirade sur tout ce qu'il a fait pour le comté (ses interventions dans la crise amérindienne, les deux centres communautaires, la piscine.) «Vous savez, souligne-t-il pour convaincre madame de son influence, quand je veux rencontrer Mme Campbell, je n'ai même pas besoin de rendez-vous, je me rends à son bureau et je sais qu'elle va me recevoir!» (Pas très occupée notre première ministre, vous ne trouvez pas?) Il y a un bon dix minutes que les cinq minutes sont écoulées.M.Lopez arrive enfin à LA question.«Est-ce que je peux compter sur votre appui ?\u2014\tVous pouvez compter sur mon appui», répond mollement la dame.(Avoir été à sa place, j'aurais répondu la même chose.Dire non, c'était s'exposer à un autre discours.Dire oui, c'était la libération!) Dans toutes les maisons visitées ce matin-là, le scénario est le même.Les gens ont peu de choses à dire, et laissent le député à l'écoute répondre lui-même aux questions qu'il leur pose.Personne ne dit mot du chômage, du déficit, de la TPS.Et moi qui croyait que les Québécois en avaient ras le bol des politiciens, du chômage et des impôts! Le dépanneur Dernier lieu visité, le dépanneur de Saint-Philippe.Les propriétaires, un jeune couple, expliquent à M.Lopez les problèmes que leur causent la contrebande de cigarettes et la TPS.Mais le député à l'écoute ne les laisse pas beaucoup parler.Et curieusement, tout conservateur qu'il soit, il prend leur part avec enthousiasme: «C'est vrai que ça n'a pas de bon sens! Ce sont les fonctionnaires.On pourrait couper le nombre de fonctionnaires en deux et les gens ne seraient pas moins bien servis!» Pas un mot pour défendre la TPS ou son gouvernement.« Est-ce que je peux compter sur votre appui?\u2014 «Oui, oui.» répond l'homme.Ce commerçant à qui la TPS rend la vie impossible depuis deux ans votera donc conservateur le 25 octobre! À moins que.En fait, je parie que lorsque le candidat libéral Kimon Valaskakis lui demandera: «fe peux compter sur votre appui?», il répondra: «Oui, oui.».Et lorsque le bloquiste Maurice Godin se pointera dans son magasin pour lui demander de voter pour lui, il répondra: «Vous pouvez compter sur mon appui».Pourquoi ne disons-nous pas aux politiciens ce que nous pensons vraiment?Sans doute parce que nous savons qui les députés a l'écoute aiment le plus écouter.i a t La rupture des négociations avec les pilotes du Saint-Laurent perturbe la navigation sur le fleuve Navires de croisière et pétroliers n'ont plus accès au port de Montréal prolongera l'absence des p'iiotes du fleuve.Le contrat de service entre l'Administration et la Corporation des pilotes est échu depuis le 30 juin, mais ces derniers ne semblent nullement pressés de signer une nouvelle entente a déclaré hier le président de la Société d'État, Jacques Marquis.L'organisme qui régit les services de pilotage sur le fleuve a donc décidé de mettre fin à l'entente jeudi.Il a également adopté les mesures de sécurité évoquées plus haut, ce qui a pour conséquence de freiner les activités du port de Montréal.Seuls les navires transportant des produits chimiques et pétroliers, de môme que les navires de croisière sont affectés par ces mesures, a souligné M.Marquis.Les navires battant pavillon canadien et ceux dont les équipages fréquentent régulièrement le fleuve auront droit de passa-ge.Pour le président de la Corporation des pilotes, Jean-Pierre Leroux, salaires supérieurs admet M.Marquis, mais ils sont moins nombreux à se partager le gâteau et ils travaillent plus longtemps.Le ralentissement de la navigation sur le fleuve inquiète la direction du port de Montréal qui trouve déjà la situation difficile en raison de la faiblesse de l'économie.« Nous ne sommes pas une des parties contractantes dans cette affaire, mais nous pressons les pilotes et la Société d'Etat d'en venir à un règlement le plus tôt possible pour éviter de porter atteinte à la réputation et à ia compétitivité du port», dit le chef des communications du port, M.Michel Turgeon.Même si le gouvernement fédéral a confié la gestion du pilotage à une société autonome pour éviter les pèlerinages des pilotes à Ottawa, il serait étonnant que le ministre des Transports Jean Corbeil puisse éviter d'intervenir étant donné la politisation inévitable du débat en période électorale.la décision de la société d'Etat équivaut à un lock-out.Les armateurs qui poursuivront leurs activités en l'absence des pilotes fluviaux violeront les règlements fédéraux, dit-il.D'après M.Leroux, les membres de la Corporation qui assurent le service entre Québec et Montréal sont les moins bien rémunérés de toutes les régions maritimes du Canada et des États-Unis.Ils ont déjà une lourde charge de travail et l'Administration veut l'accroître en réduisant le nombre de pilotes de 25 p.cent.«11 y a de 20 à 25 pilotes de trop dans la Corporation puisque de moins en moins de navires empruntent le fleuve depuis 10 ans.L'an dernier, le trafic a diminué de 10 p.cent et au rythme où vont les choses, il chutera encore de 12 p.cent cette année», réplique M.Marquis.11 souligne de plus que les pilotes de la Corporation ont des revenus en touts points comparables à ceux du port de Montréal ou de New York.Ceux du Bas Saint-Laurent ont des ¦ Trois navires de croisière et quatre pétroliers se sont vu interdire l'accès au port de Montréal, hier, en raison de la rupture des négociations entre l'Administration de pilotage des Laurentides et la Corporation des pilotes du Saint-Laurent.Le conflit entre la société d'État fédérale et le regroupement des 113 pilotes a également perturbé la navigation sur le Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, où la circulation se fait maintenant à sens unique et de jour seulement.Pendant la journée d'hier, sept navires cargo ont donc quitté Montréal pour descendre le fleuve, mais tous ceux qui remontaient vers la métropole ont été obligés de s'arrêter à Québec.Les mouvements de navires se feront en sens contraire aujourd'hui, et continueront d'alterner chaque jour, tant et aussi longtemps que se ¦ 1 y a à peine trois mois, Carmen S.ne connaissait pas l'oeuvre d'Alfred Pellan.Enfin elle avait bien sa petite idée du personnage, mais de connaissance intime et profonde du peintre et de sa peinture, elle n'en avait aucune.Trois mois plus tard, Carmen S.peut discourir sur Pellan pendant des heures.Le jour où les 150 oeuvres du peintre ont pris d'assaut les murs du musée d'art contemporain en les criblant de couleurs, Carmen s'est mise à le fréquenter assidûment, le retrouvant tous les matins ouvrables de la semaine et le quittant tous les soirs à la fermeture des bureaux.Aujourd'hui encore, elle s'étourdit dans le labyrinthe de ses fresques chromatiques, s'égare devant ses femmes tordues et tourmentées, découvre avec ravissement de tout petits tableaux qu'elle avait omis de voir et évite ceux qui menacent de la chavirer.Carmen S.ne fait pas qu'étudier l'oeuvre de Pellan.Elle est de fait payée pour le protéger.Carmen est ange gardien ou, si vous voulez, agent de sécurité au musée.Et contrairement au cliché, Carmen est plus amateur d'art que de sécurité.Protéger les tableaux, dans son esprit, c'est avant tout apprendre à les comprendre et à les aimer.% \u2014 A la veille de l'ouverture d'une nouvelle exposition, je me sens comme le soir du réveillon quand j'avais quatre ans, m'a chuchoté Carmen en plein musée.À la fin de sa ronde du matin, nous sommes allées prendre un café.Les gardiens de musée me fascinent depuis longtemps.Je me demande toujours à quoi ils pensent, à quoi leur esprit s'occupe pendant que leurs yeux sont aux aguets.Pour les autres je ne sais pas, mais pour Carmen c'est clair.Elle ne pense à rien.Les oeuvres l'habitent et la hantent.Les oeuvres se liquéfient en elle.Dans sa famille, on a la peinture dans le sang.Son grand-père était peintre en bâtiment et son père trippait tellement sur les dorures que l'Oratoire Saint-Joseph en a fait son doreur officiel.Après ses beaux arts, Carmen a commencé à peindre comme ses parents et sa soeur aînée.Elle n'a pas peint longtemps.Un jour, tout a bloqué: peut-être le doute, peut-être la peur de ne pas être à la hauteur.Elle a remisé ses toiles, rangé ses pinceaux et cru qu'elle serait secrétaire jusqu'à la fin des temps.Un jour, elle a appris qu'ils cherchaient des gardiens de sécurité pour le nouveau musée d'art contemporain.Elle ne sait pas trop pourquoi ou peut-être le sait-elle mais préfère l'oublier, toujours est-il qu'elle s'est présentée et a été embauchée.Un marathon de mini-pu pour une bonne cause 1600 km et 40 parcours en 40 heures thon de Jerry Lewis toute la nuit.Je trouvais cela bien beau mais je ne contribuais jamais.Comme j'étais un fou de racquetball, je me suis mis à jouer avec un ami pour amasser des dons.» Résultat, M.Gravelle et son partenaire, Daniel Caron, établissaient un record mondial en jouant au racquetball durant 30 heures, 27 minutes.Trois de ses exploits ont été inscrits dans le livre des records Guinness.pour ensuite être battus.Il dit être maintenant à court d'idées originales pour recueillir des fonds.Par contre, il n'a jamais couru un vrai marathon de 42,2 kilomètres.\u2014\tPour faire tous ces marathons, vous devez être en forme, M.Gravelle?\u2014\tOn essaie.Mais j'ai surtout beaucoup d'endurance, précise-t-il.Avant même le début de son marathon, M.Gravelle avait déjà récolté 1200 $ en dons.Hier, à Longueuil, environ 175 $ supplémentaires avaient été amassés auprès du public au fil des neuf parcours complétés depuis le début de la journée.Aujourd'hui, l'itinéraire de M.Gravelle le conduira de Lévis à Hull.Entre ces points de départ et d'arrivée, il jouera dans les minis-putt de Charlesbourg, Vanier, Cap-de-la-Ma-deleine, Trois-Rivières Ouest, Bécan-cour, Louiseville, Tracy, Joliette (à St-Charles Borromée), Versailles (à Montréal), Jean-Talon et Viau (à St-Léonard), St-François (à Laval), Ter-rebonne, Bois-des-Fillions, Vimont (à Laval), Fabreville, St-Eustache et Aylmer.Ouf! ANDRÉ DUCHESNE collaboration spéciale ¦ Gaston Gravelle en aura vu des «verts» de minis-putt au cours des derniers jours.Aujourd'hui, en fin de soirée, M.Gravelle, un résident de Hull, devrait boucler un marathon de 40 heures au cours duquel il aura joué dans 40 différents minis-putt de la province.Son périple, réalisé dans le but d amasser 4000 $ en dons pour l'Association québécoise de la fibro-se kystique, l'aura conduit de l'Ou-taouais jusqu'à Lévis, en passant par plusieurs villes et régions du Québec, incluant Montréal, la Montéré-gie, les Cantons de l'Est, Trois-Riviè-res, Laval, etc.Un parcours d'environ 1600 kilomètres.«Jusqu'à maintenant, ça va bien», a dit M.Gravelle, rencontré par La Presse lors de son passage au mini-putt des Halles à Longueuil, hier après-midi.En fait, M.Gravelle était en avance sur son horaire et réussissait à jouer dix-huit trous en sept ou huit minutes! «Ce matin, les premiers minis-putt où j'ai joué étaient fermés.Mais j'avais reçu l'autorisation de sauter les clôtures», ex-plique-t-il pendant que son coéquipier lui fait signe qu'il reste deux mi-nutes avant de repartir pour la prochaine destination.Ce techicien en génie civil de 42 ans n'en est pas à son premier exploit du genre.C'est en 1982 qu'il a eu, pour la première fois, l'idée de meure son endurance à l'épreuve.«C'est venu curieusement, raconte-t-il.Chaque année, je regardais le télé- vKv De son propre aveu, ce fut une des meilleures décisions de sa vie.Vivre avec les oeuvres des autres quand on n'a pas le courage de porter les siennes, a quelque chose de réconfortant.Carmen ne fait pas que surveiller les tableaux.Elle les décortique, les regarde sous tous les angles, les scrute à la loupe, les dévisage de loin, se laisse porter par leur tourbillon et aspirer par leur mouvement.Des fois, je me demande même si elle ne disparaît pas dedans.\u2014\tLe premier spectateur d'un musée, dit-elle, c'est l'agent de sécurité.C'est lui qui vit avec l'oeuvre et reçoit son torrent d'énergie.Les oeuvres dégagent comme ce n'est pas permis.À la fin d'une expo, l'agent de sécurité est épuisé même s'il ne sait pas toujours pourquoi.On a beau dire, vivre avec l'oeuvre d'une vie n'est pas de tout repos.Nous, évidemment, on n'en sait rien.On se précipite à la rencontre de Pellan et on finit par le croiser en coup de vent.Devant cette quantité prodigieuse de fenêtres qui s'ouvrent sur un monde intérieur et qui crient pour sortir de leur cadre, on passe en consommateur pressé de tout voir et de tout avaler.On comsomme pour consommer ou pour en faire plus tard le récit détaillé aux absents.On s'arrête devant une toile pendant une minute, pendant une heure et même quand on y met l'après-midi, même quand on y revient par trois fois, on est par définition voué à faire du tourisme, du survol, du video-clip muséal.Pour Carmen, c'est une tout autre histoire.Certaines expos l'ont tellement bouleversée qu'elle a été obligée de remettre en question des choses dans sa vie.11 y a des expos qui l'ont fait voyager, d'autres qui l'ont enfoncée six pieds sous terre.On ne sait jamais jusqu'où le délire d'un autre peut nous mener.\u2014\tDes fois, certaines oeuvres sont tellement fortes, tellement violentes que je suis obligée de les contourner et de ne pas trop les regarder.11 faut protéger les oeuvres mais savoir aussi se protéger d'elles, dit Carmen.photo m Presse Gaston Gravelle, un résident de Hull, aura joué dans 40 différents minis-putt de la province au cours du week-end avec l'objectif d amasser 4000 S en dons pour l'Association québécoise de la fibrose kystique.Prévost Car : l'heure de la dernière chance Presse Canadienne SAINT&CLAIRE ¦ À la veille de l'échéance du 22 septembre, date à laquelle le conseil d'administration de Prévost Car doit normalement décider du sort de l'usine de Sainte-Claire, les négociations achoppent toujours entre la direction et les deux syndicats de l'entreprise.«On a quitté les tables de négociations cette nuit en demandant à l'employeur de nous faire une offre qui soit juste et raisonnable, ou sinon de préparer le déména- ?;ement.Comme on croit avoir af-aire à des gens sérieux, on a espoir de recevoir cette offre», a commenté, hier, le directeur québécois du Sndicat des travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), Claude Ducharme.Les parties ne s'entendent pas sur le mouvement du personnel dans l'usine, sur les mécanismes de mise à pied et de rappel, sur le temps de travail par rapport au temps de production et sur plusieurs autres demandes de l'employeur regroupées sous trois blocs de négociation : le bloc flexibilité, le bloc qualité et le bloc climat de travail et amélioration continue.Les syndicats refusent par ailleurs avec de consentir à la direction une renonciation au droit de grève pour les dix prochaines années.«Sur ce point, on est inflexible», note Claude Ducharme.Cette semaine, Carmen est plus fébrile que d'habitude.Elle sait que les céramiques de Riopelle s'en viennent.Elle a hâte de sortir du monde étouffant de Pellan.Elle admire pourtant le peintre, ne tarit pas d'éloges à l'endroit de sa production et de son acharnement mais l'homme la met mal à l'aise.Son rapport aux femmes lui donne des frissons dans le dos.Carmen ne saurait expliquer pourquoi, elle s'en remet à son intinct.Et son instinct lui dit que Pellan n'est pas aussi insouciant qu'on le pense, qu'il a toujours douté et doute encore de son talent.\u2014\tMais il est mort.\u2014\tCela ne change rien.\u2014\tÀ quoi tu vois ça?je lui demande.\u2014\tJe ne le vois pas, je le sens.Carmen regarde sa montre.Elle est en retard.Pellan ne sera pas content.Elle se lève brusquement comme une femme anxieuse de plaire à un mari impatient.Encore quelques heures et elle sera libérée.Heureusement que les expositions ne durent pas cent ans.une ÊnÊtiatÊon aux bovins iaitiers Depuis vendredi et jusqu'au 26 septembre, le Salon de l'initiation aux bovins laitiers est à l'affiche au Palais du commerce, au 1700 rue Berri à Montréal.L objectif de ce salon est de mieux faire connaître au grand public plusieurs aspects intéressants de cette production agricole, la plus importante au Québec et au Canada.Hier, Lyne Hétu et François Thériault ont fait découvrir à la petite Patricia un bel exemplaire de la fierté bovine.\tphoto asmand trottier.u presse aux riches ¦ A la suite d'un certain nombre d'appels au sujet de ma chronique de dimanche dernier, permettez-moi d'ajouter des précisions.D'abord ce n'est pas vrai que les riches de Summit Circle ont tous deux Mercedes et quatre portes de garage.Certains voyagent en Toyota ou en Lada comme vous et moi.Quant aux quatre portes de garage, bon disons que je me suis un peu emportée, l'ai effectivement vu une maison avec quatre portes de garage mais j'ai aussi vu des maisons avec des abris tempo.Pour ce qui est des noms que j'ai énumérés au hasard afin de donner un visage humain à ce paradis immobilier, je les ai trouvés au bureau du greffier de Westmount où ils sont accessibles à tout le monde pour consultation.Je pensais que ça leur ferait plaisir.Après tout, mieux vaut être riche et sur Summit Circle que pauvre et au chômage.Ils ne l'ont pas apprécié et ça me désole, l'aurais aimé qu'on devienne voisins.On ne le deviendra pas.|e sais maintenant que ce n'est pas une question de fric.C'est juste qu'on ne vit pas sur la même planète.par semaine TOM McDOUGALL Presse Canadienne la Ncuvelle-Écosse, semblaient, hier, satisfaits.«C'est la meilleure offre que le gouvernement va nous faire, compte tenu du fait qu'on est présentement en pleine campagne électorale», a lancé Joe Edwards, un pêcheur de Lawn, en Nouvelle-Ecosse.HALIFAX LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1993 \u2022 A5 Denis Lavoie ercer en se recréant du même coup pour venir en aide aux enfants démunis, telle est l'invitation faite par Carrefour Art-jeuncsse-monde, à l'intention des jeunes de 8 à 14 ans et des adultes.On leur offrira l'occasion de produire des objets d'art utilitaires, qui seront vendus au profit d'enfants dans le besoin, ici comme ailleurs dans le monde.Les intéressés bénéficieront d'une formation en céramique et une sensibilisation à l'oeuvre de coopération internationale.Les ateliers seront offerts les samedis de 13 h à 16 h pour les enfants; et les mercredis soirs de 19 h à 22 h pour les adultes.Coût: 10$, matériel fourni.Renseignements: Nous tous pour un soleil, tél.279-1366.plain.Il y aura une grande danse populaire ce vendredi soir, au Student Union Ballroom, 3480, rue McTavish.Concerts de jazz le lendemain samedi, et célébration religieuse dimanche 3 octobre.de la Providence, le lundi 4 octobre, de 9 h à 16 h, à l'auditorium, 11 844, Bois-de-Boulogne.Les profits seront affectés aux loisirs et activités sociales des usagers de l'hôpital.La loujouthèque Hochelaga-Mai-sonneuve rappelle au public qu'elle est toujours à la recherche de jouets neufs ou usagés, ces derniers étant recyclés par ses soins.L'organisme, qui en cela a pris la relève des pompiers, récolte annuellement des milliers de jouets.Il constitue une banque de prêt de ces jouets et effectue des dons aux familles et associations.On dispose d'un atelier de réparation, de couture et de location de costumes, etc.Renseignements: 523-6501 ou 523-2643.La loujouthèque est située au 3946, rue Adam.Les étudiants québécois ont encore fait bonne figure à l'examen d'admission national de la Corporation professionnelle des comptables en management accrédité.Leur taux de réussite fut de 10 p.cent supérieur à la moyenne.Trois étudiants se sont classés parmi les dix meilleurs: Benoît Gowigati, de l'universsité Laval; Annie Ro-billardGourd, de l'Université du Québec à Montréal; et Daniel Bergeron, de l'Université de Sherbrooke.L'ouverture des marchés de l'ex-Union soviétique s'avère profitable pour ceux qui savent faire affaire avec les Russes.C'est ainsi que le Québécois Ben Weider a pu vendre plus de 400 000 exemplaires de son livre Qui a tué Napoléon en quelques semaines.C'est grâce à une entente avec l'un des plus importants éditeurs de Russie, Arkliaangelski, que notre féru d'histoire napoléonienne a réussi à faire connaître une facette méconnue en Russie, de cet illustre personnage que fut l'empereur des Français.Ayant pour objectif la mise sur pied d'une maison d'accueil pour adolescents délaissés, l'oeuvre des Petites dénicheuses invite les gens qui veulent se départir de meubles, vêtements, accessoires, etc., à leur en faire don.On se chargera de les cueillir à votre domicile.Cet organisme communautaire vient en aide aux citoyens démunis et sans ressources.Renseignements: 270-2297.Lancement, ce mardi 21 septembre, de la campagne de souscription de Care et inauguration des nouveaux bureaux de l'organisme, au 1374 de l'avenue Mont-Royal à Montréal.Raoul Du-guay procédera au lancement de la campagne et au visionnement de messages publicitaires qui paraîtront à la télévision.A./.Watson, directeur général de Care Canada sera présent.Renseignements: 596-2273.AVfeftef RobicHauti au musée Le Musée de la civilisation de Québec présente une rétrospective des 30 ans de carrière de Michel Robichaud dans la mode.Le Croupe Unimédia, représenté par son président Pierre Des Marais II, s'est associé à cet événement puisque certaines pièces de la collection seront présentées au public la semaine prochaine lors du Cala des couturiers québécois, organisé par le journal Le Soleil.Dans l'ordre habituel; MM.Robichaud, Des Marais II et le directeur du Musée M.Roland Arpin.Début de la course à la Rolls-Royce (ou 125 000$ en argent), avec le lancement du 19e tirage annuel de la Fondation du diabète juvénile du Canada ( 1er décembre, Palais des congrès de Montréal).Plusieurs prix seront offerts.Seulement 7000 billets seront misen vente.Coût: 110 $.Renseignements: 339-1983, ou 1-800-361-5727.La Fondation du sanctuaire\tjjn Marie-Reine- «f \" des-Coeurs de Wj Montréal (4000, rue Bos- ^__ suet.Mont-\t?réal), qui compte 1200 membres re- ^k, cours de ses \"BP* ' - ^ffl trois ans Yvon Marcoux d'existence, continue de solliciter des dons pour la restauration du sanctuaire mariai et pour appuyer l'oeuvre des Frères Montfortains.On a déjà consacré 150 000 $ à la réfection du clocher et au début des travaux du parvis.Yvon Marcoux, vice-président d'Univa et président de la Chambre de commerce du Québec, assume la présidence de la présente campagne de financement.Renseignements: 254-5376.Le tournoi de golf des employés du siège social de la compagnie Aeterna-vie a permis de récolter des profits de plus de 1000 $, qui ont été remis a la Fondation de la greffe de la moelle osseuse.Les 64 000 membres de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec viennent de se doter d'une deuxième publication corporative, Le journal, qui présentera, cinq fois l'an, les questions professionnelles.Quant à Nur-sing Québec.la revue touchant les soins infirmiers de santé, elle devient L'infirmicre du Québec.La quasi totalité des lectrices sont des infirmières.Renseignements: Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, 4200, boulevard Dorchester Ouest, Montréal (Québec).mière de trois soirées du genre, qui aura lieu le mercredi 22 septembre, de 19h à 22h, à l'auditorium du pavillon Guillaume-La-haise, 7401, rue Hochelaga à Montréal.Entrée libre.Rappelons finalement qu'une personne sur cinq aura un problème de santé mentale au cours de sa vie.en tout temps, déposer vos denrées non périssables au magasin de Tel-ressources, 4520, rue de la Roche (métro Mont-Royal).Renseignements: 527-8393.Lancement - des activités de la Chambre de Commerce de Laval,^dont sera en effet le S^^ ^^É^H premier confé- k V-rencier des mi-\t« fflstmm dis-causeries Laurian Barré de la Chambre de commerce de Laval.C'est un rendez-vous pour le mercredi 22 septembre, de midi à 14 h, au Centre des congrès de Laval, 2440, boulevard des Laurenti-des.Coût: 45 $, Renseignements: 682-5255.Cueillette d'objets dont vous désirez vous départir, telle est l'offre faite par l'Aide aux personnes âgées en résidence à Laval inc.Le tout vise à préparer un bazar qui aura lieu les 15, 16 et 17 octobre, au Centre communautaire Groulx, 4901, boulevard Saint-Ioseph, secteur Saint-Vincent-de-Paul de la ville de Laval.Les profits réalisés permettront de venir en aide aux personnes âgées ou légèrement handicapées de la ville de Laval.Renseignements: 661-5252.Deux professeurs de l'université McGill viennent d'accéder au poste de vice-principal adjoint.11 s'agit de Lydia White, vice-principal adjointe aux études supérieures; et Bernard Robaire, vice-principal adjoint à la recherche.Célébrations -& du 120e anniversaire de l'hôpital m\tjj fontaine, sous * f^lf le thème : « De\t'3 Saint-jean-de- ne».C'est sous \\ A \\ la présidence I MF- «wHB d'honneur du Guy Latraverse producteur de télévision Guy Latraverse, qu'une première activité publique aura lieu.Celui-ci apportera son témoignage personnel et agira comme modérateur de cette présentation d'exposés de professionnels et intervenants en psychiatrie.Il s'agira de la pre- L'Association québécoise des troubles d'apprentissage a invité le docteur Claude Dcsjardins, pédiatre à l'Hôpital des enfants pour l'Est de l'Ontario, à Ottawa, et auteur du livre Ces enfants qui bougent trop, à prononcer une conférence lors de l'assemblée générale de l'Association.Il traitera donc de l'impact de l'enfant hyperactif sur la famille.C'est pour le samedi 25 septembre, de 9 h à 12h,ô l'hôtel Sheraton, à Laval, 2440, autoroute des Laurentides.Coût: 5 $ Renseignements: 847-1324.Le cabinet de relations publiques National inc.de Montréal a remporté un «Best Bet» lors du congrès international des restaurants McDonald's.Cette récompense soulignait l'excellence de son projet de cartes de hockey.McGill sera en fête du 30 septembre au 3 octobre, alors qu'on invite les anciens des promotions des années se terminant par un 3 ou un 8 ( comme 1943 et 1988) à des retrouvailles de classes.Le traditionnel dîner humoristique Leacock Luncheon, aura lieu le vendredi 1er octobre, à midi, à l'hôtel Château Cham- C'est déjà le temps de se préparer aux célébrations de Noél, nous rappellent nombre d'organismes charitables qui font déjà appel à notre générosité pour constituer les traditionnels «paniers de Noél ».Ainsi en est-il de Tel-Res-sources inc.Vous pouvez déjà, et Le Groupe La 1/\tV Mutuelle vient aSA^k de contribuer ï- f pour 2000 $ à ? ^v «V, lion d'un million de dollars tég de la Fonda tion de l'Uni- \\ versité du ¦\ti Québec à &-SL!-1 Montréal.François C'est François Pageau Pageqiu, directeur adjoint du Groupe La Mutuelle, qui a remis ce don au directeur général de la Fondation, Guy Bcrthiau-me.Bazar annuel des Dames auxiliaires de l'hôpital Saint-|oseph Doris Chase, pionnière de l'art vidéo, sera à Montréal du 23 au 27 septembre, à l'invitation du Groupe d'intervention vidéo et du Vidéographe.Elle participera alors à des projections-causeries traitant de l'évolution de cette forme artistique et de son propre cheminement.Deux de ses créations sont déjà présentées au Musée d'art contemporain de Montréal (Dance Nine, Dance Eleven).Une projection-causerie aura lieu le jeudi 23 septembre, à 19 h 30, au Vidéographe, 4550, rue Garnier.Entrée libre.Le dimanche 26 septembre, une sélection de vidéos de Doris Chase sera présentée au cinéma Parallèle, 3682, boulevard Saint-Laurent.Coût: 5 $.Renseignements: 271-5506.50 ans tfe mariage C'est le 24 juin 1943 qu'Antonia Chapdeleine épousait Paul A.Cagnon.Ils se sont mariés en l'église Saint-Pierre de Sorel.Leurs enfants, parents et petits-enfants ont célébré récemment à Longueuil leurs noces d'or.Soeur An gèle, la ville de Longueuilles Forces armées canadiennes et de nombreux bénévoles (dont les soeurs Crises qui ont préparé la sauce à spaghettis) ont collaboré avec Métro à une activité de sensibilisation des citoyens au problème croissant de la faim chez les défavorisés.Jean-Pierre Boyer (à gauche), administrateur de Métro-Richelieu et président bénévole du Centre de distribution alimentaire de la Rive-Sud, était assisté de soeur Angèle et de l'épicier Métro Réal Marchand, pour distribuer 5300 portions de spaghettis.^lAOUT four Sa flbroie Irysffivve Le tournoi de golf de Thermopompes N.R.Sol, qui a eu lieu le mois dernier, a permis de récolter 16 000 S au profit de la recherche sur la fibrose kystique, étaient de h partie.dans l'ordre habituel: le hockeyeur Benoît Brunet du Canadien; le Glorieux Jacques Demers; Carole et Eddy Lawlor organisateurs du tournoi; et le producteur artistique Guy Cloutier.£ssssp Mm tafliftec flffhftiçyflaifes La championne olympique Sylvie Bernler (qui souffre d'asthme) a été accueillie avec joie par les enfants asthmatiques participant à un camp d'été spécialement conçu pour eux.Ce camp est organisé par l'Association pulmonaire canadienne et le Bureau d'affaires du Québec de Glaxo Canada.LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1993 LE PLUS GROS CENTRE DJÉ MAINTENANT OUVERT A LAVAL D'INVENTAIRE DOIT ÊTRE VE/NDU IMMÉDIATEMENT MEUBLES EXCLUS]FS DIRECTEMENT \u2022\tDes faillites de magasins \u2022\tDes fermetures ge manufactures TOUT DQIT ETRE VENDU IMMÉDIATEMENT.\\ VOUS TROUVEREZ DES SOFAS DE CUIR, DES, CAUSEUSES, DES CHAISES, DES AMEUBLE- .[ MENTS DE SALLE/S À MANGER, DE CHAMBRES À, COUCHER, DES /UNITÉS MURALES, TABLES,;.MATELAS, SOFAS-LITS, ETC.\t- v .' LE CENTRE « GÉANT » LIQUIDATEUR M.M.DU CANADA 2323, Autoroute des-Laurentides Mo*,tcfCorcJ 9.95 $ le 1000 cartes LIQUIDATEUR M et M OU CANADA wmm mm Pour Custavo Gutiérrez, la théologie de la libération n est pas une Église dans l'Église PHOTO PIERRE McCANN, U Presse Gustavo Gutiérrez, pionnier de la théologie de la libération.y-^ff n c théologien Péruvien Gus-K 'tySH tavo Gutiérrez a amplement parlé H» ^Py^ffl de la théologie de ll'lnf la libération lors Wr\tson Passa8e ces derniers jours à l'Université de Montréal.Mais il a tenu à souligner que la théologie de la libération, qui a si souvent été présentée comme une pomme de discorde ou au moins une source de malaise au sein de l'Église catholique, « n'est pas une Eglise à l'intérieur de l'Église».Le pionnier de la théologie de la libération a été invité à Montréal afin d'y recevoir un doctorat honorifique de la faculté de théologie de l'Université de Montréal.11 a participé à cette occasion à un colloque organisé en son honneur dans le cadre de la célébration du 25e anniversaire de l'implantation de la faculté de théologie dans les murs de l'université montréalaise.S'adressant aux journalistes en conférence de presse, Gustavo Gutiérrez a paru beaucoup plus soucieux de traiter de la misère en Amérique latine et de la lutte menée auprès des pauvres dans les pays de ce sous-continent que de$ difficultés que peut avoir la théologie de la libération avec les autorités de l'ÉgPse catholique.Interrogé au sujef de la décision prise il y a quelques mois par Leo-nardo Boff de quitter la prêtrise en même temps que l'ordre franciscain, il a rapidement fait remarquer, après avoir exprimé son respect pour le choix personnel du théologien brésilien, que la théologie de la libération rencontre des difficultés autrement plus grandes avec ses.opposants de l'extérieur de l'Église qu'avec quelques représentants de la haute hiérarchie catholique.«Des chrétiens sont tuées en Amérique latine», a insisté Gustavo Gutiérrez, précisant que certaines victimes étaient au nombre de ses connaissances.Et il a indiqué que des «martyrs» comme Mgr Romero, les jésuites assassinés au Salvador et plusieurs autres prêtres travaillant en Amérique latine ont été tués parce qu'ils étaient des chrétiens engagés dans la défense des pauvres.Gustavo Gutiérrez a dit que, bien plus que la théologie de la libération, c'est l'annonce de l'Évangile qui l'intéresse.«J'ai une paroisse depuis 12 ou 13 ans, a-t-il relaté.Jamais dans mes sermons je n'ai mentionné l'expression «théologie de la libération», le ne l'ai pas fait parce que je ne suis pas prêtre pour prêcher la théologie de la libération mais l'Évangile.» Le théologien s'est exclamé à un certain moment que des gens «se font parfois des idées un peu étranges» au sujet de la théologie de la libération.Il a raconté qu'un visiteur venu des États-Unis lui a demandé un jour ce que la théologie de la libération pensait d'une question comme celle des relations entre Israël et les Palestiniens.Gustavo Gutiérrez lui a répondu: «Mon bon ami, est que vous croyez que la théologie de la libération, c'est un parti politique, et que je suis le secrétaire général?» De la situation actuelle en Amérique latine, Gustavo Gutiérrez a signalé qu'elle est plus grave qu'il y a 25 ou 30 ans.Les pauvres, plus nombreux, y connaissent des conditions de vie toujours plus pénibles.Mais, selon le théologien, quelque chose a changé dans un sens positif: les gens connaissent mieux les raisons et les causes de leur pauvreté.\u2022 «|e ne sais pas si je vais vous surprendre, a dit le prêtre péruvien.L'Église latino-américaine traverse actuellement un moment, riche.Mais riche ne veut pas dire; facile.Ça ne veut pas dire sans, problèmes.C'est un désert riche.C'est très douleureux mais riche quand même.Vous savez, si vous prenez comme comparaison la situation de l'Église latino-américaine aujourd'hui et sa situation il y a 30 ans par exemple, c'est sans comparaison.C'est vivant! |e dis à des amis: vous savez, c'est quand même vivant et créatif! C'est créatif au point de vue des organisations sociales populaires, au point de vue de la liturgie, au point de vue théologique.» Malgré une pauvreté allant s'accroissent et les immenses difficultés que connaissent les mas-, ses populaires latino-américaines, le théologien affirme que le mouvement de libération en Amérique latine est irréversible.«le crois au travail, à l'engagement, dit-il.Savoir lutter, être engagé, être créatif, trouver au milieu des difficultés des moyens de faire quelque chose.Eh bien, il y a pas mal de gens en Amérique latine qui ont appris cela!» PROPOSITIONS OCCASIONS D'AFFAIRES SERVICES SPÉCIALISÉS HYPOTHEQUES CREATkmb d empiotv.tu m une Idee, un projet.Communique avec mol.P.Desnoy&fs, 445-4365.SAISIE surplus Ford, Chcvy.camions, motos, bateoux, à pcmr de 100 S.Messooe enr.24h, 851-0077.SALON DE QUILLES a vendre.Bon chiffre d'offoires.Rive-Sud.Personne Intéressée seulement.De 8h o I3h ou soin de 17h à 19h ou 464-4525 DIVORCE à l'omloWe, oWe, occord por notaire, four, sofr 729-4331.A Al 1ERE , 2e, bolonce vente, notaire Laberge |our, soir 729-4332 ARGENT DEMANDÉ OCCASIONS D'AFFAIRES Al besoin argent 1ère 2e hyp.sur propriétés notoire 729-4332.ARGENT demandé, 1ère et 2e hyp.Notaire, 849-4848, 273-7506 f CONTROLEZ VOTRE DESTIN ! 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s'ensuivit rappela à certains la fameuse affaire Dreyfus qui divisa la France au tournant du siècle et inspira à Zola sa fameuse lettre ouverte « J'accuse».Jacques Hébert l'imita soixante ans plus tard en publiant un pamphlet qu'il intitula « J'accuse les assassins de Coffin».Il ne fit pas moins de bruit que son illustre prédécesseur.*** \u2022i »¦> m Jacques Hébert est jeté en prison ni i DANIEL PROULX collaboration spéciale f est à John Edward Belliveau, qu'il revient de faire entrer dans l'histoire ce qui n'est encore qu'un fait divers.Le chroniqueur judiciaire du Toronto Daily Star a suivi le procès de Coffin à Gaspé, il en fait paraître un compte rendu dans les mois qui suivent la mort du prospecteur.Son livre, «The Coffin Murder Case», raconte aussi les grandes étapes de l'enquête policière, en souligne certaines lacunes et soulève des interrogations sur la culpabilité de l'accusé.Belliveau n'est pas seul dans son camp, l'hebdomadaire montréalais Vrai a aussi pris fait et cause pour Coffin.Ce journal de combat a été fondé en 1954 par un jeune homme d'à peine trente ans qui appartient à cette génération d'intellectuels qui, selon le politologue Léon Dion, «préconisait la transformation de la société par l'analyse et la critique».Diplômé des HÉC, grand voyageur devant l'Éternel, Jacques Hébert débarque dans la presse à une époque charnière pour le Québec.Les esprits éclairés ruent dans les brancards duplessistes, le juge Caron vient de déposer son rapport sur la corruption policière à Montréal, une odeur de fin de règne embaume le Québec.C'est le 23 octobre 1955 que Vrai avait ouvert seç colonnes à l'affaire.Ce jour-là, le journal avait titré: «La justice triomphe, Coffin en appel».C'était le premier d'une vingtaine d'articles sur le sujet que publie l'hebdomadaire, jusqu'à sa disparition en mai 1959.On y fait feu de tout bois.La mort par infarctus de William Baker, un important témoin à charge au procès, est jugée mystérieuse: on demande l'exhumation de son cadavre.11 est question d'une note disparue qui prouverait que les trois victimes supposées de Coffin étaient encore vivantes au moment où celui-ci n'était plus à Gaspé.L'une d'elles n'avait pas 700$ en poche, comme il avait été dit au procès, mais bien 6000$ qu'elle destinait à l'achat de gîtes miné-I raux.L'arme du crime aurait été un revolver plutôt qu'une carabine.Un des procureurs de la Couronne aurait fait disparaître certaines pièces à conviction, et ainsi de suite.L'histoire se corse Le fondateur de l'hebdomadaire et ses fidèles ne s'en tiennent pas à la seule dénonciation, ils.mettent sur pied un «Comité de réhabilitation de Wilbert Coffin».En septembre 1956, on lance un appel aux lecteurs dans l'espoir que l'un d'eux fasse une quelconque révélation.On titre: «Des renseignements fournis par un lecteur de Vrai éclairci-ront peut-être le mystère».En novembre 1958, quand un Amérindien du nom de Francis Thompson s'accuse à Miami des assassinats imputés à Coffin, Vrai crie victoire.Il lâche son os à regret, quand l'affaire s'avère un canular: Thompson, ne voulant pas être jugé aux États-Unis pour quelaues délits mineurs, a cru bon faire ces révélations pour être rapatrié en terre canadienne.La même année, Jacques Hébert publie à 12000 exemplaires «Coffin était innocent», un ouvrage inspiré des articles parus dans son journal et du livre de John Belliveau.Deux ans plus tard, le Québec rompt le joug de l'Union nationale, la Révolution tranquille est lancée.Quand un régime autoritaire tombe, c'est bien connu, sa police est aussitôt remise en question.En août 1961, on parle d'une enquête en profondeur sur la Sûreté Ërovinciale, surnommée «la police à tuplessis».C'est le moment que choisit Henri Doyon pour se manifester, lui qui, à titre de membre de cette police honnie, a participé à l'enquête qui a mené à l'arrestation de Coffin.11 déclare à la presse: «|e sais que la police n'aime pas ouvrir ses vieux dossiers mais celui de Wilbert Coffin n'en sera pas moins ouvert».Il faut savoir que Doyon a été renvoyé quelque temps plus tôt de la Sûreté provinciale et qu'il poursuit en justice ses anciens patrons.Son procureur est nul autre que François Grave!, l'un des défenseurs malheureux de Coffin.La brèche est néanmoins ouverte, le réseau anglais de Radio-Canada se penche sur l'affaire.Des personnes mêlées de près ou de loin aux événements témoignent au petit écran.La mère de Coffin et Marion Petrie, la mère de son enfant, , tentent de réhabiliter sa mémoire.Jac-I ques Hébert, quant à lui, affirme: «le suis absolument convaincu de son innocence».Jacques Hébert persiste et signe Le 4 décembre 1963, notre pamphlétaire lance un nouveau pavé.Dans « j'accuse les assassins de Coffin », il tire à boulets rouges sur Maurice Duplessis, Antoine Rivard, Noôl Dorion, Paul Mi-uelon, Georges-Étienne Blanchard, Iphonse Matte, ces policiers, procureurs ou gouvernants alors en poste au ï moment du pyfv^ n Le juge Roger Brossard, nommé par le gouvernement Lesage pour présider l'enquête sur «l'affaire Coffin».Le premier ministre Jean Lesage et le Procureur général René Hamel, peu avant l'annonce de la tenue d'une enquête sur «l'affaire Coffin».le moment en ouï-dire.Je prends pour acquis que des témoins viendront plus tard corroborer ou contredire les affirmations de monsieur Hébert ».La commission tient 144 séances pu-bliques, entend 214 témoins, produit M 436 pièces à conviction et fait ouvrir une soixantaine d'enquêtes par divers corps policiers de la Colombie-Britani- T que, de l'Ontario et du Québec.Le 14 \u2022 novembre suivant, le juge Brossard dé- \u2022» pose ses conclusions : « L'ensemble de la preuve soumise tend à confirmer et non à contredire le verdict d'un jury qui, il y .a dix ans, déclarait Wilbert Coffin cou- ! pable de meurtre».Et de poursuivre: «Les accusations venimeuses portées par l'écrivain Jacques Hébert contre des, personnes en autorité étaient pour la~ plupart sans fondement ».\t\u2022 Le magistrat croit que si Coffin n'a pas témoigné à son procès, c'était de son plein gré, car il aurait craint de seM1 contredire.11 aurait aussi menti sur la somme d'argent qu'il avait en poche à *.son départ de Gaspé, de même que sur r sa provenance.Ce fut sur ses instruc- > tions que la carabine prêtée par Jack .Eagle aurait disparu.D'autre part, c'est.^ à tort que l'on aurait cru que les autori- \"-tés du temps avaient subi des pressions m de l'étranger et que des critères d'ordre malveillants étaient intervenus dans le choix des policiers affectés au dossier ou des procureurs de la Couronne.On reconnaît cependant qu'Hébert a eu raison de relever certaines lacunes dans la démarche des enquêteurs et de dénoncer l'attitude du Ministère public qui n'avait pas dévoilé à la défense tous ' les éléments de sa preuve.\t«\u2022 >* H M i I III - » Jacques Hébert arrive au Palais de justice de Québec bien escorté.La veille, II avait été arrêté dans ses bureaux des Éditions du Jour par la Police provinciale.Jacques Hébert ne ménage donc personne, il dresse aussi le bilan des interrogations, rumeurs et suppositions qui circulent depuis le début de l'affaire.Son verdict est on ne peut plus clair, il y a bel et bien eii complot contre Coffin.Ses contradicteurs, fussent-ils de bonne foi, n'ont pas la partie belle.C'est que l'auteur est aussi un adversaire de la peine de mort: s'opposer à lui, c'est d'une certaine façon s'en prendre à sa position fort méritoire sur le sujet.11 faut se rappeler qu'à cette époque, la peine capitale a mauvaise presse auprès des esprits tant: soit peu éclairés.La fameuse affaire Christie avait éclaté en Angleterre quelques années plus tôt: Timothy |ohn Evans avait été pendu en 1950 pour le meurtre de sa femme, mais trois ans plus tard, le véritable assassin, John Reginald Christie, avait été démasqué.L'affaire y avait fait scandale et entraîné l'abolition de la peine de mort, cause pour laquelle de grands intellectuels européens, dont Arthur Koestler et Albert Camus, avaient fait campagne et fortement influencé notre intelligentsia.De même, par une sorte d'association des idées, s'opposer à la thèse d'Hébert, c'est en quelque sorte souscrire au défunt régime de Duplessis, responsable entre autres maux de la mort de Coffin.Le brûlot d'Hébert provoque des remous jusqu'aux Communes.Deux députés, Reid Scott du NPD et Gilles Grégoire du Crédit social, exigent du Mi- ^ nistre de la justice une enquête sur certaines allégations qui y sont contenues.Les centrales syndicales de la FTQ et de la CSN, par la voix de leurs présidents, Roger Provost et Jean Marchand, emboîtent le pas, bientôt suivis par les étudiants en droit des diverses universités québécoises.La Ligue des droits de l'homme exhorte bientôt les autorités à «tenir sans délai une enquête objective, impartiale et publique», tout en exprimant certaines réserves: «Si l'enquête révèle que les affirmations de M.Hébert ne sont pas véridiques, qu'il réponde lui-même de ses actions devant la justice».Le principal intéressé, quant à lui, ne semble pas tenir mordicus à la tenue d'une enquête publique: dans son édition du 14 décembre Î963, La Presse rapporte qu'en publiant «J'accuse les assassins de Coffin», l'auteur «visait plus à susciter une enquête sur l'administration de la justice au Québec qu'à la réouverture du procès Coffin».Mais déjà la machine administrative est en marche.René Hamel, le procureur général du Québec, annonce le 8 janvier iqf>4 la formation d'une commission royale d'enquête «pour éclair-cir certains points de l'affaire Coffin».Selon l'arrêté ministériel, on enquéterar «sur les agissements des officiers, des \\ Le fumiste Francis Gilbert Thompson qui s'est avoué coupable des crimes pour lesquels Coffin fut pendu.agents de police et de toute autre personne ayant participé directement ou indirectement à la préparation et à l'exposé de la preuve qui a servi dans toutes les procédures qui ont abouti à l'exécution de Wilbert Coffin».Le premier ministre Jean Lesage précise que «les investigations pourront s'étendre à tout le terrain dont Jacques Hébert parle dans son livre».Une telle démarche crée un précédent dans l'histoire judiciaire du pays.La commission Brossard On confie la présidence de la commission au juge Roger Brossard, de la Cour supérieure de Montréal.Ce spécialiste du droit du travail, boursier Rhodes ayant fréquenté la prestigieuse université d'Oxford, est considéré comme «un juriste québécois des plus clairvoyant».On lui adjoint un autre sujet brillant, le procureur Jules Deschênes, qui fera la brillante carrière que l'on sait.Les auditions débutent le 24 février 1964.Jacques Hébert reconnaît tout de go qu'il n'a pas assisté aux audiences du procès Coffin, pas plus qu'il n*a lu en entier les transcriptions des notes sténographiques.Ce qui fait dire au juge Brossard, à l'issue de cette première journée: «Les trois quarts de ce qui a été dit aujourd'hui consiste pour f Le choc en retour Certains des personnages auxquels u s'est frotté notre polémiste ne lui par- ; donnent pas ses emportements.Quel- / ques mois après la publication des con- ' clusions de la commission Brossard,\" trois acteurs du drame intentent une action en diffamation contre lui.Ses ennuis ne s'arrêtent pas là.Claude Wagner, le procureur général du , temps, se pose depuis le début de son impressionnante carrière en défenseur l de la loi et de l'ordre.On devine que la démarche d'Hébert n'avait rien pour lui plaire.Aussi finit-il par ordonner que celui-ci réponde d'une accusation de mépris de cour pour les propos émis ' à l'endroit du magistrat et des trois procureurs de la Couronne qui avaient agi lors du procès Coffin.En vertu d'une procédure dite «sommaire», le juge Challies ordonne à l'accusé de comparaître à Québec le 23 février 1965.Ce-lui-ci refuse d'obtempérer, on émet un mandat d'amener.L'affaire fait un boucan de tous les diables, Jacques Hébert est désormais un homme public.Quand il finit par se présenter devant son juge avec, à ses côtés, un brillant juriste du nom de Pierre Elliott Trudeau, des représentants de la presse de tout le pays sont au rendez-vous.Tout ce tintouin ne freine pas le bras séculier de la justice, on le condamne à 3 000 S d'amende et à un mois de prison.Ses procureurs portent sa cause en appel.Après trois jours de réclusion dans la prison de Québec, d'où Coffin s'était jadis échappé, Hébert est libéré sous caution.Ses procureurs font valoir que la fameuse procédure dite «sommaire» était injustifiable dans le cas; d'un outrage au tribunal commis à la ^ suite d'un procès.En février 1966, le * plus haut tribunal de la province seT rend à cet argument.Les magistrats Tremblay, Casey et Owen rejettent la requête du Ministère public et cassent* le jugement de première instance.Le juge Tremblay fait part de ses réflexions sur l'affaire: «Jacques Hébert* s'oppose à la peine de mort et il désire faire partager son opinion par ses concitoyens.Au lieu de s'adresser à leur 7 raison dans son livre « J'accuse les assasi .\" sins de Coffin», il s'est adressé à lelirCJ passions.À propos d'un cas particulier, celui du malheureux Coffin, il échafau-î^ de des théories et distribue les injures, ^ les invectives et il adopte le style vio-^ lent, hyperbolique.Mais ce style porte .en lui-même son correctif.Le lecteur,.* adoucit le sens des termes et les ramène;r\\ à un diapason moins élevé et plus rai-^ sonnable.On ne juge pas du règne de .7 Napoléon 111 par les «Châtiments» ni\"\" du menu peuple parisien au début du*» siècle par «Mort à crédit», ni de l'admi- \" nistration de la justice française par les caricatures de Daumier.» Les esprits finirent par se calmer, on passa à autre chose.Jacques Hébert i épousa quelques autres grandes causes puis, au terme d'une tapageuse carrière, échoua sur les bancs moelleux du Sénat * canadien.D'autres eurent moins de\" chance que lui.L'ex-policier Henri -Doyon, par exemple, dont les révéla-, tions avaient beaucoup servi à l'auteurv de «J'accuse les assassins de Coffin», aboutit9 dans l'aile psychiatrique de l'hôpital Saint-Michel-Archange de Québec.Il y résidait depuis plusieurs années quand, dans La Presse du 30 juillet 1970, on apprenait qu'il s'était^ adressé aux tribunaux pour qu'on l'en sorte.En guise d'épilogue à toute l'affaire, on serait tenté de citer Georges Duhamel: «La pure justice n'est pas charitable, la grande charité n'est pas juste.» % 3 DIMANCHE PROCHAIN: Mourir en famille K \\ J seul liquidateur TOUT POUR LA SALLE DE BAIN 1 500 000 $ DE STOCK DE 65 À 75% , DE RÉDUCTION Formation continue DES VENDREDI ! ^^^^^ Tous les vendredis, _______ grâce à (a page des six-douze de La Presse croate vendu aux États-Unis Craignant la perte de revenus\tmière servant à la fabrication de fiscaux, le ministre de la Sécurité\tbière et de vin, soit les moûts, les publique, M.Clade Ryan, a même\tconcentrés et les levures.Des de- dit non récemment à un nouveau\tmandes en ce sens ont déjà été type d'entreprise, les mini-brasse-\tadressées à tous les ministères ries, qui auraient facilité la tâche\tconcernés, le Revenu, les Finan- aux brasseurs et vignerons arti-\tces et Industrie et Commerce à sans.Les minï-brasseries, à ne pas\tQuébec, ainsi qu'au ministère fé- confondre avec les micro-brasse-\tdéral de l'Agriculture.ries, font fureur en Ontario.Elles\t________________ mettent l'équipement et l'espace nécessaires à la fabrication de vin\toijhfl^S^^M et de bière à la disposition des clients.\t¦^NwffiWrBtf En plus de la Régie des alcools, des permis ci des jeux, le ministè-\tgBKipSainWly LSsaa^Bm re du Revenu commence lui aussi\tpljj ^ll» J J Ull'J ! tI 'il à s'intéresser à la fabrication arti-\tj- '^tjTKE^^1^^^ iTr^ sanale de vin et de bière.Le fisc a\tk^tm i ] nM^BUTi'ftiIvi bien d'autres chats à fouetter, no- tamment avec la contrebande\t||| | I | H| I | I | flKjj d'alcool et de îabac, mais «on s'apprête à regarder ça », a fait sa-\tBB il fofjsSj lOIH (fl voir le porte-parole du ministère,\t[Bmm M.Bertrand Bonin.\tPf^^] tJ^^c^Tf Du côté de l'industrie, on récla-\tBlH^ * J^ me une taxe sur la matière pre-\t^^paa^BBWWfiM^M^^^ Presse Canadienne_ qUi s'inquiètent de cette nouvelle oui-line\tfu*tc vers l'économie souterraine.La Régie des alcools, des permis et des jeux songe même à créer ¦ La fabrication artisanale de une nouvelle catégorie de permis vin et de bière connaît une popu- pour les boutiques qui fournis-larité croissante, au point d'atti- sent les moûts, les levures et rer l'attention des autorités régie- l'équipement nécessaire à la fa-mentaires et de l'industrie du vin brication de bière et de vin.« Agence France-Presse J VILLEIRANCHE-SURSAONE !h Les bouteilles de faux î beaujolais en provenance de ; Croatie, repérées par des \u2022\tprofessionnels du vin, sont | essentiellement distribuées ;aux États-Unis, selon les responsables de l'Interprofes-Ision qui ont saisi la justice ;de cette nouvelle contrefaçon.Ce produit, qui ne peut Ipas tromper le consommateur averti, n'est pas disponible en France dans le cir-Icuit traditionnel, estime Michel Rougier, délégué \u2022\tgénéral de l'Union interprofessionnelle des vins du ; Beaujolais.; Le vin en cause, élaboré \u2022en Croatie et qui porte sur ! l'étiquette la mention ahusi-Jve Gamay Beaujolais, est \u2022\tdistribué dans des bouteilles Ide type bordeaux.De plus, ; selon André Moiroux, oenologue des instances professionnelles du Beaujolais, ce ;vin croate, bien que n'étant pas à priori désagréable, ne .semble pas comporter le ; moindre gamay mais uiliser ¦le grenache, cépage noir, à gros grains que l'on cultive .notamment dans le Languedoc et le Roussillon.\u2022 ; «Ce n'est pas la première ïfois, souligne-t-on à ; l'Union, que nous relevons ; des contrefaçons à travers le îmonde et le phénomène, î qui existe depuis les années ;40, s'est amplifié au cours » des années 80 et nous avons îdemandé à l'INAO (Institut j national des appellations \u2022 d'origine) d'intenter un pro-i cès.» \\ En fait, l'appellation ; Beaujolais, qui jouit d'un «grand prestige internatio-î nal, est très souvent abusi-| vement utilisée, et les vigne-; rons français font état régulièrement «d'usurpation de ; notoriété et de concurrence j déloyale » .L'INAO et « l'UIVB ont intenté une ac-[ tion en justice notamment ; contre onze sociétés australiennes qui commerciali-\\ saient du vin local sous l'ap-jpellation d'origine Beaujo-ilais.Après de longues ! négociations, l'Australie a | accepté en mars 1991 de respecter la réglementation J française.Un conflit similaire oppo-;se producteurs français et « américains depuis le début i des années 1980.Le Bureau ; of Alcohols, Tobacco and jFire Arms, l'organisme ! chargé de la .répression de la J fraude aux États-Unis, a été » saisi de cette affaire.Le vin maison Presse Canadienne ¦ On peut s'y adonner avant tout par souci d'économie.N'empêche que la fabrication des vins ou des bières peut rapidement devenir un véritable passe-temps.Un passe-temps qui gagne d'ailleurs de plus en plus d'adeptes qui se targueront de vous présenter «leur» Chablis, Chianti, Muscadet, Pommard, Bourgogne, Bordeaux, etc.M.Roland Beaulieu, de Cap-de-la-Madeleine, fait son vin depuis au moins 25 ans.Aujourd'hui, âgé de 73 ans, il maintient sa production annuelle à quelque 250 bouteilles.Est-ce simple?La recette se trouver sur la boîte.Les méthodes employées varient.Mais il faudra en général de trois à six semaines avant de pouvoir déguster la cuvée, à raison de deux à cinq heures de travail tout au plus pour la durée du procédé.Aux concentrés \u2014 faits de raisins séparés de l'eau par force centrifuge et présentés en boites de conserve ou en viniers \u2014 on n'ajoutera que de l'eau.Certaines précautions devront cependant être prises pour éviter que l'expérience ne tourne au vinaigre.«Le secret est dans la propreté», précisent les habitués.La stérilisation des instruments s'avère en effet très importante de même que la filtration du produit final.11 faudra aussi respecter scrupuleusement les recettes, pour les premières cuvées du moins.Il est aussi recommandé de contrôler l'air ambiant, car une température plus basse se traduira par une fermentation plus lente.Plusieurs trouveront peut-être difficile de patienter avant de pouvoir déguster leur première bouteille.«La fabrication du vin Nouvel arrivage régulièrement 12 douches monobloc en coin 75 baignoires rég., tourbillons ou thérapeutiques 125 layabos sur coionne ou encastrés 140 toilettes silencieuses 130 bidets 350 robinets (cuisine-bain, lavabo, bidet, douche) 15 «pas (tout équipés 5 places) 70 contours de bain 2 500 accessoires do sal!e de bain 50 éviers de cuisine Selles & Blanco Marques de prestige: Selles, American Standard, Aquabrass, Chavonnet, J.-L.Barif, Zuchetti et Blanco OUVERT 7 JOURS Transit HERA 576, boul.Guimond, Longueuil Tél.: 928-1616 Un kilomètre de saucisse ¦ Mille représentants du corps hôtelier ont défilé hier dans les rues de Manille pour porter Tune des plus grandes saucisses du monde, longue d'un kilomètre.Pour préparer cette longganisa (saucisse philippine), une équipe de composée d'une cinquantaine de chefs philippins et étrangers ainsi que huit bouchers ont utilisé plus de 850 kilos de porc et de boeuf, 45 kilos d'épices, 22 kilos d'ail, 65 kilos de sucre et d'une enveloppe de 20 kilos faite à partir d'intestins de porc.3 JOURS SEULEMENT: DIM, 19 SEPT IM 20 SEPT.\t_ & MAR.21 SEPT._ m P, \\ SlDEMANDE Dès AUJOURD'HUI POUR la TOUTE NOUVELLE carte d'or et recevez un r COUPON-RABAIS TRÈS SPÉCIAL] w» ELi 50 cm pour costumes: WALL ST.DELUXE Prix cour.14.98 m Prix cour.12.98 m VOTRE CHOIX Prix cour.24.98 m Prix cour.^^ 19.98m wm t VELOURS CÔTELÉ 90 cm Prix cour.4.98 m \u2022\tTRICOTS DE FANTAISIE Assortis.Prix cour.7.98 m \u2022\tSHIRTING LAUREN 115 cm.Prix cour.7.98 m POPEUNE ASSORTIE Prix cour.2.9Q m Des milliers de mfitres de vos tissus préférés' ^£UL£MEHTl MUR à $2.50 Elle est conçue spécialement pour les élèves du primaire : 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I Le pape des gueux Une nouvel le itinérante de BENOIT LEBLANC \t |\tC.:: .\u2022¦¦if***\"\" j iJHfct iy Mlinm> «¦.-¦\u2022' \u2022' ^ .ïaMT^I - , IHHill 1 \u2022 WW Montréal au coeur «fes Amériques Chaque année depuis 1987, le Jeune conseil de Montréal réunit en septembre 70 participants de 18 à 25 ans qui, dans le cadre d'un jeu de simulation, forment une assemblée municipale où se tiennent pendant trois jours des débats sur les problèmes de la ville de Montréal.Cette réunion a eu lieu le week-end dernier et a été aussi l'occasion de la remise des prix d'un concours littéraire ayant pour thème «Montréal au coeur des Amériques».La Jeune Presse présente aujourd'hui des extraits de deux des trois textes gagnants.PHOTOTHEQUE La Presse\t Les petits pas Une nouvelle de LUC GRENIER ¦ Magdaléna n'osait pas se lever malgré l'incon-fort de son petit lit.Ses yeux s'obstinaient à demeurer clos, ses épaules résistaient aux frissons pour ne pas chasser les couvertures trop courtes, et ses jambes refusaient de quitter le creux un peu chaud qu'elles avaient gagné aux ressorts saillants du matelas.Elle avait pourtant assez bien dormi, l'habitude aidant, et ne s'était réveillée qu'à deux reprises, lorsque la vieille dame avait semblé faire un mauvais reve, puis pour aller au stade olympique.C était ainsi que la vieille dame nommait le cabinet de toilette.Parce qu'elle ne comprenait pas encore parfaitement le français, cela amusait Magda d'entendre les expressions colorées de cette femme qui avait connu les deux guerres et confondait les époques comme s'il s'agissait d'un seul et unique moment où rien ne succédait à quoi que ce soit, et où tout ne pouvait que s'accumuler.Magda ne la connaissait que depuis quelques mois, mais elle y était déjà attachée, pas vraiment comme à un parent, mais comme à une bonne amie dont on sait que I on sera bientôt séparé.Le soleil se glissait lentement vers le lit, vers les yeux de Magda.Elle le savait à tout moment prêt à enflammer ses paupières et elle tenta de faire tomber une mèche de ses cheveux noirs pour se protéger.Le mouvement dénuda une partie de sa nuque et 1 air frais du fleuve s'y engouffra aussitôt.Magda ne put éviter un frisson qui se propagea jusqu'aux jambes.(.) La vieille dame fit un petit bruit dans la chambre voisine et Magda savait que c'était pour lui signifier discrètement qu'elle désirait bientôt se lever à son tour.Elle alla choisir ses vêtements dans une lourde commode recouverte de plusieurs couches de ver- nis.Elle aimait bien ce meuble; elle n'aurait pas pu supporter un mobilier moderne, car il n'y a rien de pire pour dépoétiser le charme d'un pays étranger.Magdaléna venait du sud du Chili, là où rien ne ressemble à aucun pays.(.) Quand Magda entra, la dame était déjà debout, adossée au mur, la main gauche posée sur sa table de chevet, un éclat malicieux dans le regard et un doigt dressé contre ses lèvres.Magda ouvrit la bouche pour protester, mais elle se ravisa et accepta d'être une fois de plus la complice des fantaisies de celle dont elle devait s'occuper tant bien que mal.Elle alla chercher de l'autre côté du lit la mar-chette de la vieille dame et la disposa trois ou quatre pas devant elle.La dame fit un petit signe de son doigt toujours levé et Magda, avec un soupir, recula encore de deux pas l'appui de sa patronne.Celle-ci, satisfaite, rabaissa son bras et fixa ses pieds en mimant l'air concentré des coureurs à la télévision.Enfin, elle s'ébranla, souleva la jambe gauche, fit un pas, puis glissa un peu le pied droit sur le plancher de bois usé.Ainsi sans appui, elle gardait un équilibre précaire qui inquiétait Magda.La vieille dame le sentit et leva les yeux vers la jeune fille pour bien montrer qu'elle contrôlait la situation.La jeune Chilienne se laissa séduire par ce regard plein de défi, coquin, mais aussi un peu triste.celui d'une femme dont la vie est désormais privée de vrais exploits.Les pieds de la dame s'animèrent de nouveau, tandis que les deux amies se regardaient toujours.Ils firent un petit pas, puis un autre.Le but allait bientôt être atteint lorsque le pied gauche se posa sur une des pantoufles que la vieille dame avait oublié d'enfiler en se levant.Elle glissa, perdit l'équilibre et tomba sur sa droite.Magda s'élança, juste à temps pour la saisir avant qu'elle ne heurte le sol.Le coeur de la vieille dame battait à tout rompre contre la poitrine de Magdaléna.(.) ( Extraits) ¦ La rosée du matin glaçait sa moustache.Couché, l'homme dormait sur l'un des nombreux bancs du square Dorchester, un chien lui mordillait les orteils.Gonzague lui flanqua un coup de pied au museau.Sa tuque grise en tomba.Mais débarrassé du cabot, il rapprocha le col de son vieil anorak et cala sa tête plus profondément entre ses bras.Il ronronnait.Même les rumeurs discordantes du boulevard René-Lévesque ne dérangeaient pas son sommeil.Parfois, il secouait la tète, ses paupières se soulevaient frémissantes \u2014 l'épais frimas les avait soudées \u2014 et son visage se détendait en un sourire béat.Gonzague Lemay rêvait encore à cinquante-six ans.Le clochard imaginait une cathédrale fabuleuse où barils d'alcool abondaient, où bouteilles de vin, de cidre, de Champagne s'entassaient par centaines de milliers.Où les anges trinquaient à sa santé et à celle de tous les désoeuvrés.Lui, Gonzague, était le pape.Chariot, Ti-clin, Rouspète, Arsène et Le pueux étaient ses cardinaux peaux-rouges.Les nobles gueux trouvaient curieux l'absence de fidèles à leur fête qu'ils auraient aimé baptiser à douches de Bordeaux.Mais le vin coulait et entraînait l'oubli.Dans leurs loques, les joyeux lurons rirent et se saoulèrent avant de sombrer dans un coma paisible.Seul Gonzague garda les yeux ouverts.Immobile, allongé sur le dos, il fixait les toiles d'araignée au plafond.La vue devait être magnifique là-haut.Il désirait partir en voyage.Ses haillons de pape le gênaient.Lui, Gonzague Lemay, se proclama bedeau et voulut sonner les cloches.Péniblement, il se leva et se rendit au sommet de la cathédrale, non sans trébucher et se munir d'essence beaujolaise.La vie lui donnait une seconde chance.Cette fois, il ne raterait pas son naufrage.L'itinérant atteignit l'observatoire avec quelques bleus en plus et quelques blancs en moins.Tout Montréal se découvrait à lui.Sous le choc, un Gonzague décontenancé tituba de plus belle.Les pâtés de maison prenaient formes de fromages, les multiples églises épousaient la silhouettes de bouteilles de pinard.Là-bas, Gonzague aperçut l'Acadie, son jardin d'enfant, sa paroisse coincée entre Jean-Talon et larry.Il caressa sa longue barbe roussie et imbibée d'alcool.Ses prunelles brillèrent, son nez.pointa le nord-est.Il respira sa cour d'école, les chaussons de la mégère Françoise, les pâtisseries du père Ovila.II vit les cordes à linge qui ployaient sous les vêtements et les couvertures.Il vit les mômes à peine habillés, les caisses de bière traînant sur les balcons ensoleillés.Une voix lui répétait sans cesse: «Gonzague, cout'donc grouille-toé.Viens-t-en, on va partir pour L'Acadie, comme dans not'temps d'jeunes-se.Viens voir pépé Ovide, le ven-deux d'journaux, pis Claudette la waitress, ta première flamme que diable.Envoyé dépêche! (.) Plus tard, il essuya maints refus des chauffeurs d'autobus, rebutés par sa puanteur et son état avancé d'ébriété.L'itinérant commençait à regretter sa cathédrale.Seule une jeune prostituée lui offrit une cigarette et de la monnaie.Mais elle refusa de s'enrôler avec lui.La nuit tomba.Il approchait minuit.Gonzague joua avec ses pièces d'argent, il hésitait entre l'Acadie et une bière.Aguiché, il lorgna la lumière ivre des néons de la main.De guerre lasse, il se résigna à voyager seul.Au milieu du boulevard, il arrêta un taxi.Le chauffeur, un Sicilien, eut pitié de^hti et l'embarqua.Gonzague ne comprenait rien au dialecte compliqué du chauffeur et entreprit une série de signes désignant une église et une école.Dès leur arrivée dans la paroisse d'Acadie, Gonzague précisa encore les rues Jean-Talon et Jarry au chauffeur à moitié-exaspéré.Ils tournèrent en rond, ratissèrent le quartier de long en large.La noirceur cachait tout, enfouissait tout.Une voiture d'Urgence-santé faillit les heurter, ce qui fit exploser le chauffeur.Le taxi s'arrêta dans la cour d'une station-service.Furieux, le Sicilien blasphéma et se retourna vers Gonzague.Il le traita d'imbécile et le projeta hors du véhicule.Le vieil ivrogne alla s'affaisser contre l'asphalte.Avec lenteur, il se remit à quatre pattes avant de se lever complètement.Il tourna et retourna sur lui-même jusqu'à s'étourdir.L'école et l'église étaient disparues.Un Dunkin Donut's et des blocs appartements siégeaient à leur place.Une odeur de croissant chaud parvint à ses narines, mais Gonzague s'éloigna sans tarder à la vue d'unç auto de police.Il se précipita rue Gouin.Un supermarché remplaçait le bloc-ap-partement où jadis il courtisait Claudette.Tout près, un /ean-Coutu faisait la loi.Une ambulance passa à tombeau ouvert.Le vieux clochard gueula.Il chercha à boire dans son manteau délabré, il voulait un parc, des poubelles à fouiller.Il marcha longtemps, calant une bouteille d'alcool à friction trouvée près d'une pharmacie.Longeant le mur qui scindait le stationnement d'une usine, il s'immisça entre les barres très hautes de l'entrée.Des vapeurs nauséabondes l'envahirent.Il se régala des dernières gouttes de sa bouteille et se pointa devant l'immense porte d'entrée.Il harangua cette «bande de putois» jusqu'à s'en étouffer, l'écume au bord lèvres; ils en baveraient et crèVS-.raient de peur les patrons du Ijg-ton.Leurs tripes ils mastiqueraient, ces salauds! Gonzague voulait leur parler, leur demander ce qu'ils avafçftt fait de l'Acadie.Pour toute réponse, il reçu des aboiements.Le clochard prit peur et se mit à courir le long du mur de briques/Il aperçut les faisceaux tournoyants des lampes de poche.Des gardiens beuglèrent des ordres tandis que leurs silhouettes formaient d'étranges ombres, de plus en plus menaçantes.Le clochard s'arrêta bientôt, incapable de pousser ses jambes plus loin.Un chien l'avait suivl*;il sentit les crocs le long de sa jambe.Puis il entendit les voix à peine audibles des charognards toujours à sa poursuite.Paniqué, Gonzague Lemay vit le jour poindre à l'horizon et s'écroula le nez violet dans un plan de pissenlits.(Extraits) Voter pour la première fois.¦ «C'est notre seul vrai moyen de manifestation.» C'est en ces termes que Martin Biais a répondu à «La Jeune Presse» qui lui demandait ce qu'il ressentait à l'idée de voter pour la première fois, au scrutin fédéral, qui se tiendra le 25 octobre.Les citations suivantes proviennent toutes d'un sondage réalisé auprès d'une vingtaine de jeunes de la région métropolitaine, principalement du collège Ëdouard-Montpetit, qui s'initieront à l'exercice du droit de vote.Ceux qui ont l'intention d'exercer leur droit de vote le feront, soit «pour s'affirmer» indique Marie-Soleil Cordeau, ou pour «avoir son mot à dire dans la société», précise Mélanie Girard.Quant à Julie Fortier, elle expli- que qu'il s'agit d'un moyen «de se sentir citoyenne à 100 p.cent».Quoi qu'il en soit, tous ne partagent pas le même avis.Les jeunes ne sont pas prêts à donner carte blanche aux différents partis politiques.Beaucoup d'entre eux sont de fins esprits critiques.Ainsi, Geneviève Charron annulera son vote, car, comme elle l'a déclaré, «il n'y a pas un candidat qui m'inspire confiance».Mais pour la plupart des jeunes électeurs, il s'agit là d'un exercice valable qu'il ne faut pas négliger.Après tout, «un vote ne va rien changer, mais l'addition de tous ces votes fera une différence».Il est donc important que «chacun et chacune fassent savoir son opinion pour que le jugement soit majoritaire», déclare Sylvain Mo-rin.De toute évidence, le Bloc québécois et Kim Campbell semblent mériter la confiance d'un grand nombre de jeunes électeurs interrogés par «La jeune Presse».Dans le même ordre d'idées, Antoine Robillard votera pour le Bloc québécois, car il souhaite l'indépendance du Québec.Par contre, Jean Chrétien fait «étrangement» partie de la liste noire de nombreux étudiants.Exception faite de Virginie Brisson qui conclut: «Seul le parti libéral a de l'allure».En contre-partie, quelqu'un ayant préféré garder l'anonymat commente que «Jean Chrétien n'a jamais eu et n'aura jamais d'idées nouvelles».La campagne électorale permettra aux jeunes indécis de se faire une opinion.Antoine Robillard en profitera «pour saisir les grandes lignes».Les jeunes expliquent qu'ils suivront la campagne principalement par le biais des journaux et des nouvelles télévisées.Les pariis politiques basent leur campagne électorale principalement sur la création d'emplois et le redressement de l'économie.Jean-François Marcotte doute de leur efficacité.D'après lui, «il faut un parti avec une tête forte et, pour l'instant, il n'y en a pas».Certains pensent qu'ils devraient déclarer faillite avant même ! U d'avoir commencé.Néanmoins, les jeunes restent sceptiques, craignant qu'il s'agisse de promesses en l'air.H H Certains, tel Léandre Croteâu, plus pessimistes, déclarent: «Au début, ils vovit essayer de favoriser l'emploi et l'économie, mais que ce sera trop dur, et probablement qu'à la longue, ils vont mettre le projet à l'ombre.» À moins, comme le confirme, une fois de plus Marie-Soleil Cordeau, «que quelqu'un se porte volontaire pour aller leur pousser dans le dos».Pascal CHAUVETTE Sonya OUELLETTE École secondaire Royal George Greenfield Park T * IK JEUNE PRESSE est une initiative du service de l'information de U PRESSL Cette page paraît chaque dimanche, durant Vannée scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents à Vêcriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Marc Doré, adjoint au directeur de l'information.Téléphone: 285-7070 (télécopieur: 285-6808).Adresse: U JEUNE PRESSE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 De Royal George à Harvard ¦ laylone Lee, finissante de l'école secondaire Royal George en juin 1992, entamera demain, 20 septembre, ses études supérieures à la très réputée université Harvard de Boston.Elle est l'une des rares personnes du Québec admises dans cette pretigieuse institution d'enseignement.laylone suit la réputation d'excellence qu'elle a bâtie » .fcjgMy^gft * pendant ses études secondaires.«C'est une élève modèle, parfai te, nous dit son ancien \u2014\u2014\u2014 Pr°fesseur de français.M a dame Claude Mo-rissette, à qui l'on a [\u2014.'.; , -] rien à re- iaylone Lee procher.» L adolescente d'origine chinoise a récolté les honneurs tout au long de ses études secondaires, notamment en obtenant des notes parfaites de 100 p.cent lors des examens ministériels d'économie et d'histoire du Canada et du Québec.Sans compter sa performance de 99 p.cent en production écrite (français, cinquième secondaire) et ce, toujours lors des épreuves finales du ministère.Tous ses anciens professeurs l'estiment.«Elle poussait plus loin que ce qu'on lui demandait.En classe, elle ne se laissait pas déranger», renchérit Madame Morissette.laylone n'inspirait pas seulement l'admiration auprès de ses professeurs, mais elle s'attirait aussi le respect de ses compagnons de classe.Par exemple, elle s'engageait beaucoup côté social, ainsi que dans les activités humaines.Malgré toutes ses occupations, elle prenait le temps d'aider bénévolement les gens.Mentionnons aussi qu'elle participait à la rédaction du «Livre de l'année» où elle ne ménageait pas son temps.La veille de son départ pour Harvard, laylone a visité Royal George pour saluer ses anciens professeurs.Elle n'a pas caché son intention de continuer à s'impliquer dans la vie parascolaire quand elle sera rendue là-bas.La joie de ses parents est immense.laylone fait l'honneur de la famille et l'on parle d'elle avec fierté.«Je suis tellement heureuse», nous indiquait sa mère d'une voix émue.Les enfants de Monsieur et Madame Lee ont su leur procurer beaucoup de satisfaction.D'abord leur fils qui fut accepté à McGill, ensuite laylone «s'at-tnque» à Harvard.Harvard n'est pas une université comme les autres.C'est une institution riche en enseignement et dont la réputation est enviée.Un diplôme de Harvard mène loin, très loin.Nous n'avons qu'à penser à d'anciens élèves tels le ministre de l'Industrie et du Commerce Gérald Tremblay, le premier ministre du Québec Robert Bourassa et l'ex-président John F.Kennedy.Pour entrer à Harvard, il faut être doté d'une grande intelligence et naître de parents fortunés.Les frais de scolarité sont énormes et peuvent atteindre quelque 30 000$ par an.Des coûts dispendieux, mais un diplôme «en or».Marjolaine DEMERS École secondaire Royal George Greenfield Park LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1993 A 11 dénies on herbe En coUobororfon ov»c G«nl«i «n h*rb« Pontologk Inc., 3535, bowl.Rosemon», Montréal H1X 1K7 Anacroisés But eau gagne à Gatineau-HuU JB a fin de semaine dernière, soit rHi les II et 12 septembre, les membres des deux clubs de scrabble '(le TOutaouais, Gatineau et Hull, ;nous accueillaient au premier tour-' noi du calendrier de la saison.Grâce 7à*sa constance au jeu, Mario Buteau,
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