La presse, 15 mars 1992, Cahier A
[" 1 La météo Aujourd'hui: Ceqéralement nuageux et froid Minimum -17° 10° Maximum \u2014 \u2022 Les idées mènent le monde, surtout les mauvaises ! m Demain: Partiellement ensoleillé et froid DÉTAILS CAHIER SPORTS JEAN-FRANÇOIS REVEL Page Cl __1 Les Irlandais\t\tr \" | ^8 ) \tl'IPI Page BI\t bÂ9 2141625 3033 4 516 23 30 35 _-r\u2014-_- 38 MONTRÉAL, DIMANCHE 15 MARS 1992 108e ANNÉE N° 143 60 PAGES, 4 CAHIERS Abitibi-Temiscamingue : 55 cents îles de La Madeleine : 1 00 Extérieur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents A domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées: 70 cents 50* Taxes en sus Bonjour! ciark presse La personnalité de la semaine ~ «J> JACQUES n 3 LACHAPELLE Sports Sommaire \u2014_ Additions croisées.C11 .Annonces classées immobilier.B12 à B15 marchandises.B15, C13 emplois.C13 automobiles.C13 à C15 propositions d'affaires.B11 Décès.C15 Économie.B10àB11 Etes-vous observateur?.B12 Feuilleton.B13 Horoscope.B14 Le bridge.C14 Le monde.B5 Livres.Cahier C Arts et spectacles.C7 à C11 cine-horaires.C10 télé-horaire*.C9 Loteries.A4 «Mot mystère».B15 Sciences.B8 Sports Jean Perron.S5 \t\t\t\u2022 \u2022 %000 OOQ $ roue-Les 8oHe4u)c ! Québec de revenir à la table constitutionnelle MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Joe Clark considère que le Canada est assez près d'accepter ies cinq conditions de Meech pour que le Québec prenne maintenant part aux discussions constitutionnelles.Surtout qu'on négocie désormais avec les autochtones et que la participation du Québec est essentielle au règlement de leurs revendications.C'est ce qu'a déclaré le ministre responsable des Affaires constitutionnelles, à la sortie d'une des réunions de la conférence sur les questions autochtones qui se déroule ce week- end à Ottawa.Une conférence où Matthew Coon-Come, chef du Grand conseil des Cris, est venu rappeler que plusieurs autochtones, dont les siens, étaient opposés à la décentralisation des pouvoirs demandé par le Québec.Que le volet le volet partage des compétences de la réforme constitutionnelle est donc loin d'être réglé.Le ministre s'est défendu d'envoyer une invitation formelle au Québec, mais faisant écho aux appels lancés jeudi par les premiers ministres des provinces, il a indiqué que la présence du Québec à la table des négociations était maintenant devenue plus que nécessaire, surtout à cause de toutes les questions à régler avec les autochtones.Et il a ajouté qu'à son avis, les circonstances qui ont mené au refus du Québec de participer à toute discussion «à onze» étaient disparues.D'abord, a rappelé M.Clark, si le Québec a déclaré au lendemain de l'échec de Meech qu'il ne voulait plus négocier avec Ottawa et les autres provinces, c'est qu'il ne voulait plus parler des cinq conditions essentielles du Québec.Or, dit-il, deux choses se sont produites depuis.Premièrement, le Canada a envoyé des signaux importants indiquant que les cinq conditions de Meech pourraient maintenant être appuyées.«Pour moi, en ce qui concerne les cinq conditions de Meech, elles sont là et on est d'accord.^mmm9wmiY^m^i C'était dans le à rapport du comi-« té Bcaudoin-' Dobbie qui a été RENOUVELLEMENT signé par ies trois (grands) partis au Parlement.Et, si j'ai SUR LE bien compris, les réactions des premiers minis-PU CANADA très et des gouvernements, il y a déjà au moins 7 provinces représentant 50 p.cent de la population en faveur», a-t-il déclaré.( Certaines conditions de Meech, dont le droit de veto et les trois juges du Québec à la Cour suprême, nécessitent toutefois l'accord unanime des provinces.) M.Clark admet en outre que le Québec n'a encore aucune garantie et que ces bonnes paroles ont encore à «être concrétisées».Mais à son avis, la volonté est là.La deuxième raison pour laquelle le Québec doit maintenant embarquer dans le processus constitutionnel, a expliqué le ministre, c'est que le contenu des discussions s'est élargi pour inclure toute une série de nouvelles demandes, dont celles des autochtones.Ces questions ne faisaient pas partie des accords du Lac Meech, le Québec n'a donc pas encore la chance de faire part de son point de vue.Et selon le ministre, elles VOIR CONFERENCE EN A2 B Chislain Picard: portrait d'un chef.Page A4 LARRY ÉMU ! ¦1% Le grand Larry Robinson a versé quelques larmes quand on lui a rendu hommage en début de match et les joueurs du Canadien, émus eux aussi, ont dû combler un retard de deux buts pour vaincre les Kings de Los Angeles 5-2 hier soir au Forum.Pour les Glorieux, Russ Courtnall a marqué deux fois, les autres buts allant à Brisebois, McPhee et Muller.Sports page 3 photo bernard brault.L3 Presse Parler plus à son garagiste qu 'à son médecin MARTHA CAGNON 29 Dans l'un des couloirs de ¦ l'hôpital Charles-Lemoyne, des hommes et des femmes arrivent silencieux, encore engourdis par le sommeil, fidèles au rendez-vous en ce matin glacial.La journée s'annonce longue.Ici, il n'y a pas de salle d'attente.Les habitués de la chimiothérapie doivent s'asseoir dans le couloir.Us y resteront une, deux ou trois heures pour voir le médecin.quelques minutes.Après, si les tests sanguins sont bons, ils passeront à la chambre des tortures encore une autre fois! «C'est drôle, dit un homme, je parle plus longtemps à mon garagiste qu'à mon médecin.Mais comment pour-rais-je lui en vouloir, il a trop de malades à voir!» Fatigué après iplusicurs mois de traitement, il n'est pas question qu'il saute une visite.« Je n'ai pas le choix: la chimio ou la mort.Chaque fois que je viens ici, je gagne du temps.» Près de lui, une femme toute menue, habillée de noir, se tortille comme un ver sur sa chaise.N'en pouvant plus, elle se lève d'un bond, s'approche de mon oreille et murmure: «Je vais fumer une cigarette! Si l'infirmière me cherche, surtout pas un mot.Chut!» CANCER Le tueur invisible L'air coquin, elle disparaît dans le couloir pour revenir quelques instants plus tard, visiblement soulagée.«La meilleure cigarette c'est toujours celle avant la chimio».À peine honteuse, elle a-joute qu'elle a un cancer du.poumon.« le veux bien suivre leurs traitements, mais ils ne m'arrêteront pas de fumer.Ça jamais!» Mais pourquoi?«Parce que je vais mourir de toute façon.» Si elle vient en chimio, c'est parce qu'elle trouve rassurant qu'on s'occupe d'elle.« Il faut faire plaisir à ses médecins, sinon ils vous abandonnent».Veuve, elle habite seule un logement non loin de l'hôpital.«Et il y a des jours où la solitude pèse plus que la maladie».Alors elle fume une cigarette!» Plus l'heure avance et plus les conversations s'animent.Quelques chaises plus loin, deux autres femmes, des foulards rouge et prune noués sur la tête, essaient de s'encourager mutuellement.«Les cheveux ça repousse», dit l'une.«Et il parait même que ça repouse en frisant», ajoute l'autre en riant.La perte des cheveux est la pire des humiliations.Après un ou plusieurs traitements, on commence par ressentir un fourmillement sur le crâne.«Ça pique! On se gratte et voilà que les cheveux se mettent à tomber par poignées.Ça lève le coeur! Quand je me regarde dans le miroir le soir, j'ai peur.Ce n'est pas moi, c'est un monstre», dit une des dames.Étant donné son âge avancé, VOIR La chimiothérapie EN A6 Les centrales font une proposition minimaliste à Johnson DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC ne prolongation d'un an des conventions au lieu de deux, le respect de la promesse d'une augmentation de trois p.cent dès juillet prochain et la reprise des négociations sur quelques clauses normatives: voilà 1;» «contre-proposition » que les centrales syndicales comptent faire au gouvernement Bourassa.Selon ies renseignements obtenus par La Presse, les cinq centrales qui représentent environ les trois quart des 400 000 salariés des secteurs public et para public (honnis la CEQ ) entameront dans les prochains jour la consultation de leurs membres sur la contre-proposition commune qu'ils finaliseront demain matin, lors d'une rencontre, à Montréal.Ils répliquent ainsi à la proposition faite le 14 février par le président du Conseil du Trésor, Daniel Johnson.Ce dernier, au lieu de reprendre comme prévu les négociations en juillet prochain et d'accorder une augmentation de 3 p.cent (plus 1 p.cent forfaitaire) aux syndiques, avait alors demandé aux centrales d'accepter un étalement de l'augmentation promise.Échelonnée sur deux ans, la proposition aurait signifié des hausses de 1 p.cent en juillet 1992, 1 p.cent en janvier 1993 et 2 p.cent en juillet 1993, la convention prenant fin le 30 juin 1994.D'ici la première semaine d'avril, les centrales demanderont à leurs instances de se prononcer sur la proposition syndicale qui comprend : \u2022 le report d'un an \u2014 à juillet 1993 \u2014 du dépôt des demandes salariales des syndicats du secteur public.Ceci revient à accepter de prolonger d'un an l'entente de 1991 mais réduit d'un an la proposition faite il y a un mois par M.lohnson; \u2022 la réclamation des 3 p.cent d'augmentation de salaires \u2014 intégrés aux échelles \u2014 et du 1 p.cent forfaitaire, tel que prévu à l'entente conclue avec Québec au printemps 1991 ; \u2022 la reprise des négociations, dès juillet prochain \u2014 comme prévu l'an dernier \u2014 mais sur une très courte liste de questions normatives.Par exemple, les fonctionnaires veulent rediscuter de dotation \u2014 l'évaluation des postes \u2014 et la CSN veut parler de pré-retraite; \u2022 la mise en place de comités de travail paritaire pour discuter, en marge des négociations, de problèmes plus globaux comme l'organisation du travail.Seule la CEQ, qui représentant les 120 000 enseignants de l'élémentaire et du secondaire, fait bande à part, notamment parce qu'elle veut obtenir des améliorations quant aux conditions de travail de ses membres à la faveur d'une nouvelle politique pour VOIR NEGOCIATIONS EN A2 Les derniers soubresauts de l'anti communisme redondant LUCIE collaboration spéciale JOHANNESBURG n le dit mort ou agonisant partout ailleurs au monde mais en Afrique du Sud on s'acharne encore à le tuer.Il dérange, il hante, il est partout, même au sein du gouvernement, du Parti National qui est pourtant qualifié de parti de droite.Oui, le communisme est bien en vie en Afrique du Sud.Mardi, les électeurs blancs auront à décider de l'avenir de l'Afrique du Sud.La question est assez simple: êtes-vous pour ou contre les négociations actuelles, négociations qui mèneront à une nouvelle constitution?Les partisans du «non», c'est-à-dire les membres du Parti conservateur (CP) et des autres partis et mouvements d'extrème-droite, rejettent le «oui» pour plusieurs raisons, la principale étant: «Votez oui et vous ouvrez la porte à Afrique du Sud ^ | REFERENDUM enon un gouvernement communiste noir!» La plus grande peur du CP, son pire ennemi, son cheval de bataille pour sa campagne électorale, c'est le communisme.La question du référendum, le CP l'a rebaptisée: «Êtes-vous pour ou contre un gouvernement communiste?» M.Eugène TerreBIanche, chef de l'AWB (le mouvement de résistance afrikaner) a même déclaré que le choix au référendum était entre Dieu et le communisme.«11 n'y a pas de plus grand privilège que celui de se battre contre le communisme, Satan lui-même», a-t-il ragé.M.De Klerk a laissé si peu de temps au CP pour préparer sa campagne référendaire que le CP est allé au plus facile mais aussi au plus efficace: faire peur avec le communisme.Et ça marche! Le CP a accusé le président F.W.De Klerk sinon d'être un communiste, du moins de «flirter» avec les communistes.Les accusations sont tellement persistantes et convaincantes que M.De Klerk a été obligé de faire un discours national de près d'une heure pour défaire de ce titre «dérangeant».Tout un spectacle que d'écouter De Klerk se défendre d'être communiste alors que la gauche l'accuse d'être trop à droite._ VOIR APARTHEID EN~Â2 TIRAGE TOUS LES JEUDIS et VENDREDIS SUPER MARCHE AUX PUCES S ETOILES **?*?PLUS DE 700 MARCHANDS AU MÉTROPOLITAIN Soyez présent, c'est paypy*! 6245, BOUL.METROPOLITAIN est ST-LEONARD (sortie Langelier) Autobus 33 Langolier -193 Jarry, a net Langelier Informations: M.Oranchaud ou M.Delisle 9,55-8909/8963 4 = UNE VRAIE FOL.IEÈ ÉCONOMISEZ de 20% * 70% sur plus de 1QQ1 article^ , BOUL.TASCHEREAU ST-HUBERT Information: M.Gagné 875-5636/676-3717 -~\\\u2014 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 15 MARS 1992 La «Marseillaise» une matière de premier choix pour les médias LOUIS B.robitaili.se collaboration spéciale l'A H IS n n'écoute pas tellement ni dans le detail les paroles des hymnes nationaux.On connaît le plus souvent le premier couplet des hymnes français, britannique ou canadien, que l'on peut répéter machinalement, sans même penser à leur signification.A moins \u2014 principalement \u2014 que ça ne soit l'occasion de faire de subtils jeux de mots et rimes riches où il est question de «crottes de boeuf » et autres «God shave the Queen ».Ah quels délicieux souvenirs! Dans le cas de la « Marseillaise», je ne me souviens pas qu'on en ait fait des calembours, et il me semble communément admis que c'est Tun des plus beaux hymnes nationaux (parmi ceux que l'on connaît en tout cas).L'hymne britannique est plutôt pompier, «O Canada» a l'air d'avoir été composé par un marguillier laborieux.«La Marseillaise», sans être vraiment du Beethoven, a un petit côté beethove-nien et bonapartiste, genre charge de cavalerie dans les plaines de l'Europe centrale.Les Français, dont la musique est de bien petit niveau en comparaison de la production germanique, ont peut-être le génie de la musique de circonstances.Bref, on a volontiers un petit frisson épique en entendant l'oeuvre immortel- le de Rouget de lisle, surtout quand elle est bien interprétée.(Une oeuvre qui, comme chacun sait, devrait s'appeler «la strasbourgeoise» puisque c'est dans cette ville qu'elle fut écrite pour donner de l'entrain aux petits gars de l'armée du Rhin partis pour casser de l'Autrichien ou de l'aristocrate exilé et infâme.) Du lyrisme L'autre soir, on a eu l'occasion, en même temps d'admirer le lyrisme de cette «Marseillaise».et d'écouter ses paroles, dont les toutes premières évoquent tout bonnement des visions d'horreur.L'autre soir, c'était en fin de journée plutôt, le 9 février pour l'ouverture officielle des Jeux olympiques d'Albertville, haut lieu supposé de la fraternité internationale et de la paix, hivernale en l'occurrence.C'est ainsi que, devant un public parfaitement silencieux de 30 000 personnes, devant le président de la République et des dignitaires de tous les pays, on a vu se dresser la silhouette d'une ccolièrc de onze ans, qui s'est mise à chanter «la cappella» le fameux hymne de la Révolution française.«.le jour de gloire est arrivé.» Ça ne commence pas plus mal qu'autre chose: l'optimisme des lendemains radieux fait partie du genre.Mais aussitôt, cela devient moins serein: «.contre nous, de la tyrannie, l'étendard sanglant est levé.» Bien sûr, l'étendard de la tyrannie n'a jamais été sympathique: va pour «sanglant».Mais après: «Entendez-vous, dans nos campagnes, MUGIR ces féroces soldats, QUI VIENNENT JUSQUE DANS NOS BRAS (!) E Ey ÉGORGER NOS FILS ET NOS COMPAGNES!!!» On commence à se rapprocher tout doucement du film d'épouvante, ou à tout le moins de fraternels échanges serbo-croates.Et toujours, grimpée sur sa colonne au milieu du noir complet, la petite écolière qui chante de sa voix de cristal: «Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.».Au-delà des subtiles arguties historiques, le «sang impur» est, bien entendu, celui des Allemands, ces «féroces soldats».Telles sont les paroles qu'on apprend à tous les écoliers de France, et qui a marqué l'ouverture des Jeux d'hiver.Moi-même avait été distraitement frappé par le contraste pour le moins vigoureux entre la chanteuse-enfant et les paroles porteuses d'un lourd programme: imagine-t-on la réaction universelle si des pays «à problèmes» (Israel par exemple, ou l'Allemagne à cause de la guerre ) parlait de faire abreuver ses sillons d'un «sang impur».Si j'avais remarqué (sans plus), d'autres l'avaient fait aussi.Que croyez-vous qu'il arriva?Un nouveau débat in-tello-national venait d'être lancé, concernant les paroles de la «Marseillaise», qu'il convenait de changer et de «pacifier», tout particulièrement à la veille de la proclamation de l'Union européenne du 1er janvier 1993.En fait il ne s'agit même pas vraiment d'un nouveau débat, mais de la remontée à la surface de l'eau d'un de ces nombreux débats vieux de dizaines d'années, et dont la France a le secret.Matière de choix L'affaire de la Marseillaise devenue, au lendemain d'Albertville, une matière de premier choix pour les médias, on découvre que tous les éléments du dossier sont déjà en place.Il existe même un livre entier, «Pour une Marseillaise de la fraternité», et qui défend dans le menu détail l'urgence nécessité de changer les paroles «sanguinaires».Son auteur: un certain abbé Jean Tou-lat, mais qui est lui-même préfacé par l'abbé Pierre en personne, figure extrêmement populaire dans le pays, même si on peut le considérer un peu folklorique.Et presque en même temps, on découvre que certains hommes politiques français sont partisans de réviser l'hymne national.Des centristes «démocrates-chrétiens» en général, au premier rang desquels le leader (assez connu) Bernard Stasi.Tous les ingrédients étaient donc réunis pour un «débat à la française».Et à la télévision.Dans son «Bouillon de culture», Bernard Pivot y a donc consacré une bonne heure.Puis Christophe Dechavanne dans «Ciel mon mardi!» Chez Pivot, l'affaire s'est trouvée rapidement réglée, sous les assauts conjugués d'un historien et d'un député gaulliste: la «Marseillaise» est un grand symbole, il est interdit d'y toucher! La gauche toute entière, bien sûr, est farouchement attachée à ce symbole de la République.Mais aussi la majorité de la droite: ou plus exactement la totalité de la droite gaulliste.D'où une page entière dans le Figaro à ce sujet.À «Ciel mon mardi», un vieux gaulliste bien à droite, Robert-André Vivien, se porte donc au secours de l'incontournable leader trotskyste Ariette Laguillier qui, elle, estime que «la Terreur est un aspect positif de la Révolution, qu'elle fut sail)'.I ante, et que la Marseillaise en est le juste reflet».Malgré les arguments sentencieux de l'abbé Toulat, bien isolé dans son combat, et des propositions, fantaisistes ou consternantes, de versions «pacifiées», on eut l'impression que la cause était entendue définitivement.Non pas que les Français, unanimement, approuvent les paroles elles-mêmes.Une partie de la droite \u2014 et une majorité de l'extrême-droite \u2014 récuse la «Marseillaise» (jugée «de gauche»).Mais les vieux conflits historiques ont dans ce pays \u2014 justement \u2014 des origines souvent si violentes qu'on choisit en toutes choses, de ne plus rouvrir les débats: ce qui est fait est fait.Ainsi \u2014 autre débat sur les marges \u2014 on tombe encore parfois à Paris sur un jeune militant qui cherche à vous faire signer une pétition.en faveur de l'attribution d'une rue parisienne à Robespierre, jusqu'ici boycotté parce que sanguinaire.La pétition circule toujours, mais on peut parier que chacun va rester sur ses positions.On garde le «sang impur», mais à la condition de ne pas voir le nom de l'infâme Robespierre sur les murs de nos villes.L'arrêt d'un Joker's à Lavaltrie donne lieu à cinq perquisitions martin pelchat ¦ L'arrestation, au cours de la nuit de vendredi à hier, d'un membre du club de motards les Inker's soupçonné de meurtre a doiiné lieu à cinq perquisitions, en fin d'après-midi, dont une au quartier général de la bande, à Saint-Antoine-de-Lavaltrie, près de ioliette.Les policiers du Groupe d'intervention sont toutefois rentrés bredouilles de leur visite dans la forteresse des Joker's, un edifice pourvu de tours et protégé par des caméras de surveillance.Tout au plus ont-ils saisi un revolver de calibre 38 dans une voiture stationnée près de la propriété.Dans une résidence de Saint-Corne, la SQ a également trouvé un 38.Les propriétaires de ces deux revolvers seront accusés de possession d'arme à autorisation restreinte.C'est l'arrestation pour meurtre, vers minuit vendredi, d'un membres des Joker's âgé de 28 ans.qui n donné lieu à ces perquisitions, a indiqué l'agent Michel Brunei, porte-parole de la SQ.Depuis un mois, des enquêteurs recherchaient le meurtrier de Pierre Goulet, 31 ans, un revendeur de drogue abattu d'une balle dans la tête à son domicile du 168 sud, rue Saint-Barthélémy, à Ioliette.Le corps de la victime avait été retrouvé le 18 février dernier.Le suspect dans cette affaire a été arrêté à quelques kilomètres de son domicile temporaire de Saint-Philippe-de-Laprairie, alors qu'il était en voiture en compagnie d'une autre personne.Quand les membres du Groupe d'intervention de la SQ ont procédé à son arrestation, il portait un revolver de calibre 32 chargé à bloc, a indiqué l'agent Brunet.Les policiers ont ensuite perquisitionné dans un autre endroit habité par le suspect, rue Edouard VU, à Laprairie, pour y trouver un second 32, de même qu'un 357 Magnum.La perquisition a également permis aux policiers de récolter 70 sachets d'un quart de gramme de cocaine, d'une valeur sur le marché de 40 $ la pièce.Le suspect devrait être accusé lundi, au Palais de justice de Ioliette, de meurtre au premier degré.La victime, Pierre Goulet, aurait été abattue pour une dispute de territoire de revente de drogue.Goulet, selon la police, n'appartenait pas au groupe de motards.Installés à Saint-Antoine-de-Lavaltrie depuis environ un an, les loker's, qu'on dit liés aux Hell's Angels, font l'objet d'une attention particulière de la part de la police.En août dernier, leur repaire avait été investi par la SQ.Femme heurtée par une voiture n Une femme de 65 ans reposait dans un état critique à l'Hôpital Juif de Montréal hier soir, après avoir été heurtée par une automobile alors qu'elle traversait le chemin Queen-Mary, face à l'Oratoire Saint-joseph, dans le quartier Côte-des-Neiges.L'accident est survenu vers 19h30.Le conducteur de l'automobile a été incapable d'éviter la sexagénaire.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 770 4444 ABONNEMENT 285-6911 Le servie r ci** abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30.samedi et dimanche de 7 h a 11 h PROMOTION COMPTABILITE Grande) annonces Annonc*s classées 285-7100 REDACTION 285-7071171 ANNONCES CLASSÉES i Commandes ou corrections .lundi au vendredi de 8hS0 a 17h30 285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Te le ?285-6892 Vacances, Voyages ZzZ IZlt Carrières et professions, 285*6900 nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 i ILA PRESSE est publiée par la presse UEE.7.rue Samt-JacQues.Montreal H2Y1k9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦vices de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations : articules a LA PRESSE sont également reserves \u2022 Courrier de la deuxième classe \u2014 IEnregistrement : numtro 1C0O» Port de retour garanti.¦ (USPS003692) Champiiln N.Y.129-19-1518.j | RENSEIGNEMENTS 285-7272 i i i DIMANCHE 15 MARS 1992 11-7-01 LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 SUITE DE LA UNE fi Des policiers recouvrent le corps d'une victime tuée hier à Alexandra, en Afrique du Sud, à la suite d'un affrontement entre la police et des membres du parti Zulu Inkhata.photo ap i i _j i- ri APARTHEID Les derniers soubresauts de l'anticommunisme redondant Pourquoi le communisme fait-il si peur en Afrique du Sud?Et existe-il vraiment?Il faut d'abord savoir que l'ANC forme une alliance avec le Parti communiste sud-africain (SACP).Cette alliance ne date pas d'hier; elle remonte aux années 1940.«Nous avons une lutte commune, explique le nouveau secrétaire général du SACP.M.Chris Hani.Depuis des décennies, nous nous battons ensemble pour obtenir la démocratie \u2014 une personne, un vote \u2014 dans une Afrique du Sud unie, non-raciale et non-sexiste.Cette lutte, insiste-il, n'en est pas une pour instaurer le communisme ou le socialisme.» Un «oui» au référendum donnerait le feu vert a la Convention pour une Afrique du Sud démocratique, la Codesa, l'organisme chargé de négocier les termes de la «nouvelle» Afrique du Sud.L'extrême-droite, absente de la Codesa, accuse cette dernière d'être menée par des communistes.«Des 19 groupes représentés à la Codesa, seulement trois comprennent des membres du SACP, se défend Hani.La droite devrait cesser de chercher des communistes sous tous les lits.» Le SACP ne cache pas être dévoué au socialisme.Quelles seraient donc les contributions du Parti communiste à la nouvelle Afrique du Sud?«Nous nous engageons à établir la démocratie pour que nous éliminions à jamais les gouvernements totalitaires qui voudraient mener ce pays.» Mais Chris Hani, comme son prédécesseur M.|oe Slovo, est très vague sur l'avenir du SACP.«Il est prématuré de discuter de ce que deviendra de l'alliance entre l'ANC et le SACP parce que notre objectif commun n'a pas encore été atteint: f^lui de dé- manteler complètement l'apartheid et d'éliminer ce gouvernement blanc raciste minoritaire.» Les membres blancs du SACP voteront «oui» le 17 mars prochain, «pas pour de Klerk assure Chris Hani, mais pour le processus de négociations.» Mais Hani est inquiet: «La décision de De Klerk de lancer ce référendum est une entreprise risquée, très risquée.S'il perd, c'est un retour aux grèves, possiblement à la lutte armée (Chris Hani est aussi chef de l'Umkhonto we Siswe, la branche armée de l'ANC), aux sanctions etc.Un non sera un renversement du pas de géant fait à la Codesa.Un nom au référendum équivaut à voter oui pour un bain de sang», avertit-il.Hani a récemment déménagé à Boksburg, ville blanche ultraconservatrice, où «communisme» est un mot tabou (sauf en période de campagne électorale.).Hani qui déménage à Boksburg, c'est comme Castro qui partage sa brosse à dents avec Bush ! À Boksburg, comme partout ailleurs, les membres du CP répètent inlassablement qu'ils ne ramèneraient pas l'apartheid.«Us veulent rebaptiser l'apartheid, explique Hani.Ils disent qu'ils veulent un territoire blanc (white Homeland).L'apartheid c'est la séparation.Quand ils disent qu'ils veulent une terre blanche, ça, c'est la séparation, tranche Hani.Si j'ai déménagé à Boksburg, c'est pour défier l'apartheid.»?répond pas aux attentes de la centrale, a donné à entendre cette semaine la présidente Lorraine Page.Les cinq autres centrales présentes dans le secteur public, CSN, FTQ, FIIQ ( infirmères), SFPQ (fonctionnaires) et SPGQ (professionnels du gouvernement ) réclameront que le gouvernement respecte l'engagement qu'il avait pris au printemps de 1990, lorsqu'elles avaient consenti à un gel de salaire pour les six premiers mois de l'année 1992.En étalant sur 30 mois \u2014 d'ici juillet 1994 \u2014 le paiement des 4 p.cent promis, la proposition du ministre Johnson représentait une économie de 600 millions, dont 350 millions pour accroître la marge de manoeuvre du budget provincial pour 1992-1993, dont le dépôt est pour la mi-mai.Sur une masse salariale d'environ 17 milliards chaque point d'augmentation salariale représente une dépense de 170 millions pour l'État.Stratégiqucment, en réclamant que Québec respecte ses promesses, les centrales parient que le gouvernement n'osera pas à nouveau fixer par décret les salaires de ses employés.Le gouvernement Lévesque, qui avait tenté l'aventure en 1982, en avait payé lourdement le prix lors de l'élection de 1985.En ramenant aussi l'échéance proposée de juillet 1994 à juillet 1993, les syndicats servent sa propre médecine au ministre Johnson qui, à la mi-février, avait insisté sur la difficulté de prévoir au-delà de quelques mois les fluctuations de la conjoncture.En outre, M.Johnson, qui ne consent à ne donner que 1 p.cent en juillet prochain, peut difficilement dire qu'il protège les employés contre la montée de l'indice des prix, qui sera sans doute supérieur à 2 p.cent en 1992.En revanche, aussi bien le gouvernement que les centrales savent très bien qu'il serait très difficile pour les organisations syndicales de « mobiliser les troupes » pour contrer un gel salarial alors que les mises à pieds et les fermetures se multiplient dans le secteur privé.?titutionnellcs, laissant tomber qu'il pourrait s'agir de rencontres «informelles», sans plus de détails.Il a reconnu que la question était déilcte et que quoi qu'il en soit, c'était au Québec seul de devait décider que faire.Surtout que pour l'instant, la bonne volonté du reste du Canada à l'égard des cinq conditions n'est pas garantie, a-t-il admis.Le processus de négociation qui a été mis en place jeudi à Ottawa est toutefois assez souple.Des groupes de travail formés de représentants des provinces, d'Ottawa e: des autochtones se rencontreront régulièrement pour discuter des diverses questions et en arriver à une offre finale avant la fin de mai.Officiellement, le Quebec ne doit pas y participer.Mais jeudi, il avait quand même deux «observateurs» à Ottawa.Des observateurs qui, officiellement, ne négocient pas, mais sont plutôt là pour fournir des explications sur les questions soulevées.Le gouvernement a en outre fait savoir au début de l'année, qu'au lendemain du dépôt du rapport Beaudoin-Dobbie, s'engageraient des discussions et des consultations entre les gouvernements qui pourraient être bilatérales, ou multilatérales, ouvrant ainsi la porte à à peu près n'importe quel type de pourparlers.?On vit moins vieux dans l'Ou ta ouais Presse Canadienne NÉGOS Les centrales font une proposition minimallste a Johnson contrer le décrochage scolaire que devrait annoncer au début d'avril le ministre de l'Éducation, Michel Page.«C'est le gouvernement qui choisira l'affrontement» s'il ne 7 OTTA WA CONFÉRENCE Clark presse Québec de revenir à la table constitutionnelle ne peuvent être réglées sans le Québec.Bref, maintenant que les négociations ne se font plus à onze, mais à 15, en comptant les quatre organismes autochtones nationaux, le Québec devrait se joindre aux pourparlers.Surtout que plusieurs parmi les autochtones s'opposent la dévolution des compétences vers les provinces, comme le demande le Québec.«Ce serait important pour le Québec de prendre part aux discussions, par exemple, avec les aborigènes, pour qu'on puisse parler de leurs objections au partage des compétences», a expliqué M.Clark.Ainsi, les Cris ne veulent pas que le Québec accroisse ses pouvoirs dans le domaine de l'énergie.Selon M.Coon-Come, cela reviendrait carrément à donner le droit au Québec d'aller de l'avant avec le projet hydro-électrique de Grande-Baleine.Ce que les Cris veulent empêcher à tout prix.«Toute dévolution de pouvoirs vers les provinces sera perçue comme une autre façon d'abroger nos pouvoirs autochtones», a-t-il déclare.)oe Clark s'est bien tenu de préciser comment le Québec devrait participer aux négociations cons- ¦ Les hommes et les femmes de l'Outaouais vivent moins longtemps que la moyenne des Québécois, un écart qui s'est élargi au cours des derniers vingt ans.Ces données sont contenues dans une étude réalisée par deux chercheurs du Département de santé communautaire, l'épidé-miologiste jean-Pierre Courtean et la démographe Lise Emond.On y trace le bilan de la mortalité dans la région au cours des vingt dernières années.Le fondement de l'étude repose sur les données de la période de 1969 à 1988 consignées dans le Registre de la population du Québec qui fait la compilation de 175 causes de décès par municipalité et par groupe d'âges.La compilation permet de constater que, si l'espérance de vie s'est considérablement accrue au Québec depuis 20 ans, elle a progressé moins rapidement en Ou-taouais où le taux de décès est su-périeur de 8 pour cent à la moyenne provinciale, plus spécifiquement de 10 pour cent chez les hommes et de 6 pour cent chez les femmes.L'espérance de vie des femmes de l'Outaouais est de 79.1 ans (une année de moins que les autres femmes québécoises) et celle des hommes de 70,8 ans (1,2 année de moins que la moyenne provinciale).Par comparaison, une femme pouvait espérer vivre 57,8 années et un homme 56,2 années en 1930.Les auteurs de l'étude constatent que le taux de mortalité en Outaouais a décru de 17 pour cent au cours de la période précitée (674 décès par 100000 de population) mais que la baisse a été de 23 pour cent dans l'ensemble du Québec durant ces vingt ans (623 décès par 100000 de population). LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 15 MARS 1992 \u2022 A3 Michel Benoît quitte le RCM à son tour RICHARD H BE TU » Michel Benoit ¦ Quatre mois après avoir voté contre l'adoption du budget municipal, Michel Benoit a quitté vendredi le Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM ).Mécontent de la gestion financière et administrative de la Ville de Montréal, M.Benoit est devenu le sixième conseiller en moins de trois ans à claquer la porte du RCM.Il siégera comme indépendant.« Présentement, il y a plus d'animateurs que d'administrateurs au sein de l'administration du maire Doré», a déclaré le conseiller de Saint-Sulpice, hier, au cours d'un entretien téléphonique.«Ils n'ont pas montré qu'ils étaient sensibles au contexte des années 1990.» La défection de M.Benoit n'a pas surpris les dirigeants du RCM, dont le règne à l'Hôtel de Ville dure depuis 1986.«M.Benoît avait exprimé sa dissidence à partir du budget municipal», a déclaré la présidente du RCM, Louise Laviolette.«Nous l'avons rencontré â plusieurs reprises.S'il n'a pas été capable d'avancer là-dedans, il a fait une démarche logique.» M.Benoit avait été élu pour la première fois sous la bannière du RCM en 1986.Hier, il a déjà annoncé qu'il se portera à nouveau candidat lors des prochaines élections municipales, en 1994.«Les défis pour Montréal sont très grands», a déclaré celui qui était un membre respecté du RCM.Six défections Avant M.Benoit, quatre conseillers avaient décidé de rompre avec le RCM, en 1989, pour fonder la Coalition démocratique de Montréal (CDM).Il s'agit de Pierre-Yves Mélançon, Marvin Rotrand, Pierre Goyer et Sam Boskey.Le 18 février dernier, le conseiller de Pointe-Saint-Charles, Marcel Sévigny, quittait également les rangs du RCM, dénonçant notamment les fêtes du 350e anniversaire de Montréal et les rénovations de l'hôtel de ville.11 siège depuis comme indépendant.En novembre dernier, l'administration Doré avait subi une humiliation d'un autre genre lorsqu'une ancienne militante du RCM, Claudette Demers-Godley, avait remporté une victoire facile sous la bannière du CDM lors des élections partielles dans Notre-Dame-de-Grâce, «En 1986, le RCM avait un bon programme, tant au niveau culturel, économique que social», a soutenu M.Benoit.«Sauf qu'on ne l'a pas nécessairement mis en pratique.On n'arrête pas de consulter, mais les gestes concrets sont lents â venir.On n'a pas livré la marchandise que les gens attendaient.Et quand on l'a fait, ce n'est pas au meilleur coût.» M.Benoit cite en exemple le budget du Musée d'archéologie pour illustrer ce qui constitue, à son avis, «les dépenses superflues» de l'administration Doré.D'autres défections?«)9ai voté contre ce budget», a-t-il dit.«On prévoit 600 000 $ de revenus pour 2,9 millions de dépenses.Il y a 260 000 $ sur 1 million de salaires qui vont à l'encadrement.Un cadre touchera 90 000 $ et trois autres, 60 000 $.» Et d'ajouter: «Tous les gouvernements font des efforts dans leurs budgets pour essayer de voir comment on peut faire la même chose avec moins.Au niveau de la Ville, ce choix n'a pas été fait.Pendant que les gens en arrachent, la Ville engage et dépense.» M.Benoit n'avait pas été le seul à exprimer sa dissidence lors de l'adoption du budget municipal, en décembre dernier.Le conseiller de Victoria, Saulic Zajdel, s'était également prononcé contre.Quant aux conseillers Michel Prescott ( Jeanne-Mance) et Nicole Caron-Gagnon ( Émard ), ils brillaient par leur absence lors du vote.M.Benoit prétend que d'autres conseillers imiteront sa décision de quitter le RCM.La présidence du parti, pour sa part, croit que l'hémorragie est terminée.« 11 y a des efforts de rationnali-sation à faire, et on est en train de les faire», a déclaré Mme Laviolette.«Ça convient aux conseillers qui avaient certaines réserves au moment de l'adoption du budget.» L'enfant et la mère sont toujours au large MARTIN PELCHAT ¦ C'est vraisemblablement parce qu'elle ne fait pas confiance à la médecine traditionnelle qu'une mère aurait retiré soudainement son bébé malade de 16 mois de l'Hôpital de Montréal pour enfants, vendredi après-midi.Selon les informations obtenues par La Presse, les parents de l'enfant sont également adeptes d'une forme très rigoureuse de végétarisme.Lorsqu'ils se sont présentés, le premier mai dernier, à l'urgence de l'hôpital, le bambin était fiévreux.Les médecins ont toutefois décidé de le garder après avoir constaté qu'il était sous-alimenté.Toujours selon nos informations, les parents ont un autre enfant, plus âgé, qui n'éprouverait aucun problème de santé.Depuis la disparition du bébé de l'hôpital, vers 13h20, lui et sa mère sont recherchés activement.Ce cas n'est pas considéré comme un enlèvement, mais un porte-parole de la police de la CUM mentionnait hier que l'enfant pourrait être ramené à l'hôpital contre la volonté de ses parents, puisque les médecins jugent que sa vie est en danger.«Si l'enfant est localisé, il va à l'hôpital, a déclare l'agent Serge Saint-Laurent.Ce sera ensuite du ressort de l'hôpital de juger de l'état de santé de l'enfant.» Sans compter, d'ajouter le policier, que la Direction de la protection de la jeunesse aura sans doute aussi son mot â dire.Les enquêteurs, qui espèrent néanmoins que la mère conduira d'elle-même le petit â l'Hôpital de Montréal pour enfants ou dans un établissement de son choix, ont vérifié hier de nombreuses informations.Ces vérifications les ont menés de la région des Laurentidcs, d'où sont les parents, à Longueuil, en passant par Montréal.Un enquêteur fait de plus la tournée des hôpitaux de la région métropolitaine.« Les enquêteurs n'ont pas arrêté de faire des vérifications, de dire M.Saint-Laurent.Mais jusqu'à maintenant, nous n'avons encore rien de concret.» Le petit allait être branché â un moniteur cardiaque vendredi, lorsque sa mère, sous prétexte d'aller prendre un café dans un casse-croûte de l'hôpital, a disparu.Elle a même laissé au sixième étage ses souliers, ce qui indique qu'elle serait sortie en pantoufles.Selon une information dont les policiers n'ont pu dire si elle était fondée, la femme aurait hélé une voiture à sa sortie de l'hôpital et serait montée à bord avec l'enfant.Le moniteur cardiaque devait permettre de prévenir les complications dans l'état de santé de l'enfant.Une porte-parole de l'hôpital a indiqué que des enfants souffrant de malnutrition peuvent être victimes de problèmes cardiaques.-4 Les résidents qui voulaient regagner leur domicile étaient amenés sur place par les Forces armées canadiennes.« L'eau de la rivière Montmorency se retire Presse Canadienne SAINTE HRIGITTE-DE LA VAL ¦ L'eau de la rivière Montmorency recouvrait encore, hier, une partie de l'île Enchanteresse, un quartier de la petite municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval.Les résidents qui voulaient s'y rendre devaient traverser la rivière à bord de véhicules amphibies amenés sur place par les Forces armées canadiennes.Le retour à la maison de certains résidents, qui ont été évacués durant la journée de jeudi, a été facilité par le rétablissement, par Hydro-Québec, de l'alimentation en électricité dans environ 70 p.cent des résidences.Le niveau de l'eau avait baissé un peu, mais le secteur nord de l'ile était toujours inondé.Hier après-midi, des résidents de l'île devaient faire la queue pendant plus d'une heure avant de pouvoir monter à bord d'un des véhicules de l'armée.Pendant que les véhicules amphibies de l'armée faisaient la navette d'une rive à l'autre.Comme il fallait attendre jusqu'à deux heures pour obtenir une des six places â bord de ces véhicules, des citoyens ont préféré traverser à pied sur la glace, un peu plus loin en aval.Des pompiers de Sainte-Brigitte-de-Laval étaient aussi sur les lieux; ils aidaient des sinistrés à pomper l'eau hors de leur sous-sol à l'aide d'une vingtaine de pompes.Les maisons du secteur nord de l'île, surtout celles dont le rez-de-chaussée est presque au niveau du sol, ont été durement touchées.Certaines étaient encore inaccessibles: Jean-Louis Mercier, qui habite sur l'ile depuis 13 ans, a raconté qu'en plus de son sous-sol inondé, il y a eu un mètre d'eau dans son salon.«C'est épouvantable, ma maison est une perte totale» , a-t-il commenté.Pas de dynamitage L'embâcle de la rivière Montmorency ne sera pas dynamité.On craint en effet les conséquences qu'un dynamitage pourrait entraîner en aval du cours d'eau.Le responsable de la Sécurité civile, M.Normand Henri, a confirmé que la solution du dynamitage avait été définitivement écartée.«Si ça bloque à cet endroit, ça va sûrement bloquer plus bas», a-t-il expliqué.Pour M.Henri et ses collè- Pour le moment, la solution retenue par les experts en matière d'inondations pour défaire l'embâcle est de creuser dans la rivière un chenal â laide de pelles mécaniques.photos l* presse gues, la solution idéale serait une température autour de 0 degré, avec du soleil et un peu de vent.«Cela ferait fondre la glace en douceur et permettrait à l'eau de s'écouler tranquillement.La pire chose, ce serait des pluies abondantes.Pour l'instant, le temps froid maintient la situation stable.» Pour le moment, la solution retenue par les experts en matière d'inondations pour défaire î'embâcle de 250 mètres qui commence en aval de la pointe sud de l'île Enchanteresse et remonte le long de ses deux rives, est de tenter de creuser dans la rivière un chenal à Faide de pelles mécaniques.Trois de ces engins ont d'ailleurs travaillé jusqu'à minuit.Les membres des forces armées et leurs véhicules amphibies ont pris congé vers 18h.Hier soir, des membres de la Sécurité civile ont visité toutes les maisons pour faire le recensement des résidents qui comptaient passer la nuit sur l'ile.« Nous leur déconseillons de rester pour la nuit, a dit M.Henri.Mais si nous considérions qu'il y a un risque sérieux pour leur sécurité, nous maintiendrions l'ordre d'évacuation.Nous avons installé un indicateur de niveau d'eau dans la rivière et nous allons surveiller la situation durant toute la nuit.Les «pilleurs de loteries» d'Australie visent aussi le Canada d'après UPI : NORhOLK ¦ Un groupe australien qui a remporté récemment le gros lot record de la loterie de Virginie en achetant des millions de billets prend pour cible les loteries américaines depuis 1989, indique un article publié hier dans un journal de Virginie.Des agents de l'International Lotto Fund ont visité ou communiqué avec des responsables de loteries de Miami à Montréal et de Boston a Phoenix pour essayer de décrocher un gros lot de plusieurs millions de dollars en achetant le plus grand nombre»de combinaisons possibles.Le groupe a dépensé beaucoup d'argent et envoyé des agents à travers les Etats-Unis pour surveiller les loteries et déterminer si les chances de remporter un gros lot d'une loterie donnée valaient la peine d'y investir beaucoup d'argent, explique un article publié dans The Vir-ginian-Pilot et le Ledger-Star en Virginie.L'International Lotto Fund est ce groupe qui a gagné le gros lot record de 27 millionsSUS le 15 février.La victoire était le résultat d'années de préparation qui ont indu des essais au Massachusetts.Au moins deux essais auraient été faits à Boston, ont indiqué des responsables australiens.Pacific Financial Resources, la firme de consultants liée au groupe australien, avait récemment un agent a Miami, précisent les journaux de Virginie.Par contre, les responsables de la loterie de Floride ont dit n'avoir pas connaissance d'activités du groupe australien dans leur État.En octobre 1989, un employé de Pacific Financial Resources a écrit à l'Association internationale des loteries d'État à Montréal pour demander une liste des loteries dont les gros lots étaient supérieurs â 30 millions.Le secrétaire général de l'association lui a suggéré de voir du côté des loteries américaines.Il Le même mois, Paul Kelly, directeur de la sécurité de la loterie du Massachusetts, a été contacté par des détaillants qui lui ont dit qu'un homme leur avait demandé de valider des bordereaux de participation à la loterie représentant plusieurs milliers de dollars, mais Paul Kelly n'a pas pu retrouver trace de l'homme en question.À cette époque, le gros lot de la loterie d'État avait atteint 37 millions.Homme mystérieux L'homme mystérieux est revenu en décembre 1991.Grâce à ses sources de renseignements.M.Kelly a pu identifier l'homme comme étant Anitbalee S.Alex Ir.l'individu de l'IUinois qif avait effec- tué les achats pour le groupe australien dans la loterie de Virginie.Quatre ou cinq détaillants ont confirmé qu'ils avaient eu affaire à Alex, a dé-claré Kelly aux journaux.Un détaillant a dit notamment à Kelly qu'Alex avait payé 100000$ comptant pour faire valider des bordereaux de participation.Alex a également surveillé la loterie de l'Arizona en août 1990, précisaient les journaux, quand le gros lot a atteint 11 millions.11 a téléphone à une chaîne de dépanneurs à Phoenix pour se renseigner sur la façon d'acheter pour 2 millions de billets de loterie, et un gérant de district lui a fait parvenir une liste de 20 magasins qui pourraient lui donner .satisfaction. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 MARS 1992 Religion fi h Informations nationales Plus de divorces que de mariages à Trois-Rivières Le nouveau chef des Premières nations du Québec est un homme effacé JULES BÉLIVEAU our la deuxième année de suite, le divorce gagne la partie sur le mariage dans le diocese de Trois-Rivières.Des statistiques compilées par la chancellerie de l'évêché de Trois-Rivières indiquent en effet que, en 1991 comme en 1990, les divorces ont été plus nombreux dans ce diocèse que les mariages civils et religieux réunis.Les chiffres sont les suivants: en 1990, 679 mariages religieux et 329 mariages civils (pour un total de 1008 mariages) ont été célébrés dans la région correspondant au diocèse de Trois-Rivières.En 1991, on y a compté 579 mariages religieux et 394 mariages civils (973 mariages en tout).Pendant ce temps, les divorces ont été au nombre de 1011 la première année et de 1008 Tannée \"suivante.Le diocèse de Trois-Rivières a également enregistré une légère augmentation des déclarations de nullité de mariage religieux, qui sont passées de 92 en 1990 à 97 en 1991.Les principales raisons alléguées pour l'obtention de la nullité de mariage ont été l'immaturité et l'irresponsabilité (43 p.cent), le grave défaut de discernement (31 p.cent) et des troubles profonds de personnalité ( 10p.cent).On note que les mariages religieux n'ont jamais cessé de décroître en nombre depuis au moins cjuatre ans dans le diocèse de Trois-Rivières: on en a célébré 819 en 1988, 804 en 1989, 679 en 1990 et 579 en 1991.Pendant ce temps, les manages civils ont connu une relative augmentation, passant de 221 en 1998 à 266 en 1991.Devant 13 perte évidente de popularité du mariage et les embûches, qu'il semble avoir de la difficulté à surmonter, un prêtre trifluvien, l'abbé Guy Panneton, a émis ce commentaire: «En somme, dans notre monde actuel, nous rencontrons malheureusement trop souvent des mariés célibataires, en ce sens que, même en vivant en couple, ils continuent à agir en célibataires.Ils oublient que, fondamentalement, le mariage, c'est l'union intime d'un homme et d'une femme aui se donnent l'un à l'autre d'une façon exclusive pour la vie et qui s'engagent à réaliser de plus en plus ensemble une véritable communauté de vie et d'amour, communauté qui est ouverte à la venue éventuelle d'un enfant et qui est orientée vers une entraide et un partage constants.» UN AVIS DE RECHERCHE AUX EX-J0CISTES ¦ En prévision de la célébration de son 60e anniversaire, la Jeunesse,ouvrière chrétienne (JOC) lance un avis de recherche à tous les ex-jocistes, membres de sections locales, responsables de fédérations, dirigeants nationaux, aumôniers et collaborateurs du mouvement.Un ralliement organisé par la JOC actuelle aura lieu le 2 mai prochain à l'Oratoire Saint-Joseph.Mgr Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal et ancien aumônier de la JOC, y célébrera une messe, aui sera suivie d'un souper et d'une soirée de retrouvailles.(On peut joindre le Secrétariat national de la JOC à Montréal au numéro de téléphone (514)256-7374.) LES ÊVANCEU0UES GAGNENT DU TERRAIN EN AMERIQUE CENTRALE ¦ Avant la fin de la présente décennie, le Salvador, le Honduras et le Guatemala auront tous des majorités évangéli-ques.Au Nicaragua et au Costa Rica, un tiers de la population sera évangélique.Ces projections ont été faites par l'agence Latinaraérica Press, qui souligne que les Églises protestantes de type évangélique gagnent chaque année beaucoup de terrain dans tous les pays de l'Amérique centrale au détriment de l'Église catholique.Étroitement associés aux États-Unis et aux intérêts politiques des élites locales au pouvoir, les missionnaires des É-glises évangéliques et pentecô-tistes ont parfois été dénoncés au cours des dernières années pour leur néocolonialisme.Certains les ont également critiqués pour leur fondamentalisme religieux et leur conservatisme en ce qui concerne notamment le respect des droits humains.\u2022LES BONS DIABLES» ONT CINQ ANS ¦ Cette année marque le cinquième anniversaire de naissance des Bons Diables.Cette équipe de hockey un peu spéciale a célébré l'événement de grandiose façon : c'est l'archevêque de Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte, qui a mis à cette occasion la rondelle au jeu, il y a quelques semaines, sur la glace même du Forum de Montréal, où les Bons Diables avaient été invités par M.Ronald Corey à disputer un match avec un club de leurs amis.L'équipe des Bons Diables, rappelons-le, n'est composée que de prêtres, de séminaristes et de diacres.Elle a été créée pour permettre à ces «athlètes» de conserver leur bonne condition physique, de mieux se connaître, de s'amuser plus ou moins follement et de se mesurer amicalement avec des équipes de hockey «plus profanes».MARIE-CLAUDE 1.ORTIE du bureau de La Presse otta wa ¦ Le nouveau chef de l'Assemblée des premières nations du Québec, le successeur du chef Huron Konrad Sioui, n'est pas du genre à faire des esclandres, ou à lancer des mots chocs portant à controverse.En fait, c'est même assez difficile de faire parler Ghislain Picard en entrevue.Que ce soit de Grande-Baleine, de la crise d'Oka, ou même des propos d'Ovide Mercredi devant l'Assemblée nationale dont il a pourtant pris ses distances.«Ce n'est plus un secret», est le seul commentaire à ce sujet que fera ce Montagnais de 37 ans, ancien journaliste qui a travaillé pendant dix ans de la domaine des médias communautaires autochtones, avant d'être élu à la fin de janvier à la tête de la section québécoise de l'Assemblée des premières nations.Un organisme qui représente les indiens vivant sur les réserves du Québec et du Labrador et qui fait partie de l'organisme national présidé par M.Mercredi.Mais même en marge de ces sujets controversés, qu'on essaie de le faire parler de la discrimination dont sont victimes les autochtones, de ta misère dans les réserves, des injustices de la loi sur les Indiens, du racisme, les réponses restent plus que calmes, le ton plus que posé.Évitant les mots trop rigides, trop lourds de sens ou les généralisations, cet homme originaire de Betsiamites près de Baie-Co- Le défilé < ï h .1 M Ghislain Picard accompagne Rosemarie Kuptana, une Inuit Tapiri* sat, à une session d'études lors de la conférence constitutionnelle sur les questions autochtones.°motocp meau, marié à une Mohawk et père de trois filles, préférera plutôt rappeler que les statistiques sur les conditions économiques et sociales sur les autochtones parlent d'elles-mêmes.Qu'on a qu'à penser à l'incendie qui a eu lieu récemment sur une île \"au large de Terre-Neuve, où six enfants sont morts, pour comprendre l'ampleur de la misère qui sévit dans les communautés.Les pompiers n'ont pas pu éteindre, ça c'est passé dans un village où il n'y a même pas d'eau courante.Où il faut aller cher- cher l'eau derrière une colline, quelques kilomètres plus loin.Des nébuleuses circonstance de la mort de son père, à l'âge de 33 ans, un journalier travaillant six jours par semaines, tué par un éboulis, il ne dira pas grand chose non plus.« l'ai des doutes», au sujet des conditions de travail auxquelles étaient soumis les autochtones à cette époque, commente-ra-t-il sans plus de précisions.Bref, le nouveau chef n'a rien à voir avec les Max Gros-Louis aui crie au génocide ou encore les Ovide Mercredi qui lance des invectives aux gouvernements.M.Picard préfère plutôt parler de la nécessité de dialoguer, de resserrer des ponts, de permettre aux autochtones de reprendre leur destinée en main, dans le cadre de gouvernements autonomes qui bénéficieront aux autochtones mais aux Blancs aussi.Parce qu'ils participeront au développement économique de leurs régions.À l'entendre, on a à peine l'impression que les autochtones sont à la croisée de chemins historiques, dont tout leur avenir dépend.\u2014 La tâche que vous avez à accomplir aujourd'hui durant cette réforme constitutionnelle est énorme.Les besoins des autochtones sont hyper différents et le chemin à parcourir pour rejoindre le reste du Canada et aussi le Québec est immense.Et il y a tellement peu de temps.\u2014 Écoutez, dans tout le travail que j'ai fait pour les autochtones, je ne me suis jamais demandé si j'en faisais assez.Parce que je me suis toujours rappelé qu'au départ, il n'existait rien, répond-il calmement.la Saint-Jean Baptiste sera consacré à l'indépendance ÉRIC THOTTIER ¦ Contre la volonté de son président Jean Dorion, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a décidé hier que la marche qui suivra le défilé de la Féte nationale sera consacrée à l'indépendance du Québec, le 24 juin prochain.La résolution a été adoptée après un long débat déchirant les membres de la SSjB-M, hier matin, au dernier jour du 158e congrès général de l'organisme qui se déroulait au cégep Maisonneuvc.«Nous allons examiner cette proposition au cours des prochaines semaines.Pour l'instant, la SSJB-M n'est pas obligée de suivre ce choix; nous devrons nous laisser guider par les intérêts supérieurs de la société», a rétorqué le président Dorion, après le congrès, qui a n'a pas caché son malaise face à la décision de ses membres.«Même si je suis indépendantiste, je crois que la fête doit être ouverte à toutes les options pour que le plus de monde possible puisse marcher avec nous», a-t-il poursuivi.Durant le débat d'hier, portant essentiellement sur le sens à donner à la Fête nationale, deux clans distincts se sont affrontés, démontrant une fois de plus les dissensions au sein même des nationalistes.L'équipe de lean Dorion voulait conserver l'esprit de la fêle actuelle, qui se veut celle de tous les Québécois, qu'ils soient «pure laine» ou «nouveaux arrivants».Un autre leader du mouvement.Andre Néron, vraisemblablement appuyé par 40 p.cent des membres de la SSJB-M, a tenté par tous les moyens d'en faire la fête des indépendantistes, «pour que le message soit clair».Une première proposition en ce sens a été rejetée par la majorité.Néron et son groupe sont toutefois revenus à la charge, en suggérant alors de centrer le défilé du 24 juin sur l'indépendance.Suggestion également rejetée, de justesse.La proposition suivante, qui consistait à vouer la marche qui suit le défilé à la souveraineté du Québec, a finalement été adoptée, et ce, même si Jean Dorion a voté contre.Malgré sa petite victoire, André Néron a indiqué qu'il allait demander aux tribunaux d'émettre une injonction pour invalider l'élection de Jean Dorion à la présidence de l'organisme, élection qui a eu lieu un peu plus tôt en matinée.D'une part, M.Néron allègue qu'on lui a indûment interdit de se présenter à la présidence, parce qu'il n'a pas réussi à s'assurer d'un poste au conseil d'administration de l'organisme, vendredi.Il affirme en outre qu'un règlement de la SSJB-M obligeait M.Dorion a obtenir les deux tiers de l'assemblée pour être confirme à son poste, puisqu'il s'agit d'un quatrième mandat.(Comme M.Dorion n'avait pas d'adversaire, il a été désigne par acclamation.) «La présidence de fean Dorion est illégitime», a encore soutenu M.Néron.«11 ne m'empêchera pas de dormir avec ça.Il n'a aucune chance de convaincre un juge, parce que les arguments qu'il invoque sont absurdes», a répliqué le principal intéressé.L'Action nationale fête ses 75 ans B Plus de 500 militants indépendantistes se sont réunis dans un grand hôtel de la métropole, hier, pour célébrer le 75e anniversaire de la revue L'Action Nationale.Le président actuel de la Ligue d'Action Nationale, Rosaire Morin.a expliqué à la foule présente que le « pays est à portée de main » et que le projet est plus que jamais realisable.Des membres de L'Action Nationale partiront en tournée n travers le Québec, la semaine prochaine, pour faire connaître les résultats de leurs réflexions.M.Morin a enfin lancé un message au premier ministre Robert Bourassa : «Comment pouvez-vous vous servir de l'indépendance comme un moyen de pression pour nous conserver un statut de minoritaires?Le Québec souverain dans trois ans, selon Jacques Parizeau BICENTENAIRE | SEMAINE DU 15 MARS 15 mars 1848 Premier discours de Louis-Joseph Papineau depuis son retour au Parlement.16 mars 1979 Décès de fean-Guy Cardinal, vice-président de l'Assemblée nationale.17 mars 1810 Saisie des presses du journal Le Canadien, organe du Parti canadien, qui est accusé de «pratiques traîtresses».18 mars 1820 Annonce a Québec de la mort de George III survenue le 29 janvier.18 mars 1835 Le gouverneur proroge subitement la session en prétextant le refus de l'Assemblée de poursuivre les travaux.Aucun projet de loi n'est sanctionné.19 mars 1810 Arrestation de trois députés sortants, Pierre Bédard, François Blanchet et |ean-Thoraas Tasche-reau, liés au journal Le Canadien et accusés de pratiques séditieuses.19 mars 1965 La transcription intégrale des débats s'étend aux commissions parlementaires.20 mars 1862 Ouverture de la session.Joscph-Cdouard Turcotte est élu orateur de l'Assemblée législative et, pour la première fois, les membres du Conseil législatif élisent aussi leur orateur.20 mars 1980 Adoption de la question référendaire.21 mars 1811 Sanction d'une loi pour déclarer les juges inaptes à être élus à l'As- \u2022jembféc.*RIC THOTTICR 9 Selon les calculs de Jacques Parizeau, le Québec sera souverain dans trois ans au plus tard.S'adressant aux 185 membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, en congrès au cégep Maisonncuve, le chef péquiste a qualifié les nouvelles rondes de négociations entre le gouvernement fédéral, les provinces et les autochtones de «15e dernière chance» et de « zig-zag constitutionnel sans espoir d'aboutir».Puis, il a prédit que les offres du gouvernement fédéral, qui doivent être déposées au Québec d'ici deux mois, ne pourront pas dépasser ce que le rapport Beau-doin-Dobbie propose, c'est-à-dire moins que Meech.«Plus que jamais, nous avons des échéances précises.Ça commence à devenir excitant», a lancé le chef péquiste.qui entrevoit deux scénarios possibles pour le Québec, dans les prochains mois: \u2022 Le premier ministre Bourassa reste fidèle à la loi 150 et organise un référendum sur la souve- raineté, en octobre prochain.Le chef Parizeau compte d'ailleurs sur la pétition lancée par le Mouvement Québec, pour «protéger» le gouvernement libéral contre la « tentation » d'amender la loi 150.«Avec un million de signatures, le premier ministre Bourassa subirait suffisamment de pression», a-t-il souligné.\u2022 Robert Bourassa amende la loi 150 et passe outre au référendum sur la souveraineté.Dans ce deuxième cas, le chef péquiste croit qu'il sortira grand vainqueur des prochaines élections générales, «qui devraient se tenir dans deux ans au plus tard ».Une fois porté au pouvoir, le processus d'accès à la souveraineté devrait prendre de huit à dix mois.«On fera un référendum en demandant simplement: Êtes-vous d'accord pour que le Québec devienne souverain à partir de telle date?» a fait valoir Jacques Pari- zeau, acclame par des militants gagnés d'avance.Sans faire directement allusion à ce qui s'est passé plus tôt au congrès des membres la SSJB-M, divisés sur le sens à donner à la Fête nationale, le chef péquiste les a rais en garde contre les conflits dogmatiques.il É S U LTAT S I o t u c NUMÉROS 985403 85403 5403 403 03 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25 $ 5 S 000 $ 100 $ 10$ INTERS RLU Tirage du & 92-03-13 NUMÉROS 064860 64860 4860 860 60 LOTS 250 000 $ 2 500 $ 250 $ 25 $ 10$ NUMÉROS MOBILES 96987 | 000 $ 9113 ioo$ 894 25 $ Tirage du 92-03-13 JL 13 _18_ 25 26 28 29 31 33 39 43 46 52 57 60 63 Prochain tirage^92-03-1 000 I 000 000 $ $ 500 $ 100 $ 25$ 5$ TVA, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets incas de disparité entr»» cette Rste et la Hste officielle, cette dernière a prtonté ' lî É S U LTAT S I t O IJ GAGNANTS q LOTS $cf
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