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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1991-11-21, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE LauzonU Ja la météo Aujourd'hui: Intervalles de nuages et de soleil.Minimum 1 Maximum 9' Demain: Nuageux avec période de pluie.DETAILS CAHIER SPORT MONTRÉAL, JEUDI 21 NOVEMBRE 1991 108e ANNÉE N° 32 84 PAGES, 6 CAHIERS îles de La Madeleine: 1.00 50* Taxes en sus Aujourd'hui A5 STADE C'est dans quelques jours que la firme d'ingénierie SNC doit se prononcer sur la fiabilité de la toile qui recouvre le stade Olympique, déployée depuis la semaine dernière.Bl JEAN CAMPEAU En dépit des commentaires acerbes, du premier ministre Bourassa, le poste de Jean Campeau à la présidence du conseil d'administration de Domtar n'est pas en danger.Bl FRANCOPHONIE TV5-Afrique émettra en janvier la programmation de TV5-Europe à laquelle on ajoutera au départ une heure quotidienne de productions africaines.::: 3 ÉCONOMIE Revenant sur sa décision de la semaine dernière, la Caisse populaire Saint-Stanislas offre à nouveau, depuis hier, des prêtes hypothécaires de trois, quatre et cinq ans.Sommaire Annonces classées\t* \tD11 àD14 \t.D14 \t.D14, D15 automobiles.\tD15àD17 propositions d'affaires.D8\t Arts et spectacles\t informations.\t.E1 à E6 ciné-horalre.\t>.E4*E5 T Telé-horaire.\tE2 Bandes dessinées.\t.D13 Bridge.\t.D17 9 è\t.C1 à C6 Décès ,\\.\t.,019 Économie.\tD1 à D10 \t.B2 Étes-vous observateur?.D11\t \t.D15 \t.D12 Le monde.\t.E7 à E9 \t Mots croisés.\t.D14 \t.D16 \t.E1 Têtes d'affiche.\t.A8 A rfctos ,HeSDAHB$ Que coHrrtz- vous ^AvioAcTi'Ps f-Mi P4* f.&f âW7fi/jx// Qu'est-ce que le «consentement»?Ottawa va définir cette notion afin de protéger les victimes de viol MARIE-CLAUDE LQRTIE du bureau de La Presse orrA wa La ministre fédérale de la justice déposera d'ici Noél un amendement au Code criminel qui définiera la notion de consentement pouvant être évoquée dans les causes d'agression sexuelle.Selon Mme Kim Campbell, la loi telle qu'elle est écrite actuellement laisse trop de place à l'inter- prétation que peuvent donner les juges et les avocats, des hommes en grande majorité, du mot «consentement».Et elle ne tient pas compte de la réalité des femmes victimes, qui doivent se défendre contre les préjugés qui subsistent dans la société.«Il y a beaucoup de mythes dans notre société sur les femmes, sur leur sexualité, sur ce qui cons-titue un consentement.Et les femmes sentent souvent que les tribunaux tiennent plus compte de ces mythes que de leur point de vue», a expliqué la ministre hier à la sortie des Communes.Des mythes tels qu'«il y a des femmes qui aiment ça quand on les brasse un peu», ou «elles disent non parce qu'elles n'osent pas dire oui».La ministre a refusé de dire exactement comment le mot serait maintenant défini dans le projet de loi.Elle a toutefois confirmé qu'elle étudiait, par exemple, la possibilité d'étendre la définition du mot en stipulant qu'il n'y a pas consentement si la victi- me est en état d'ébriété; ou si une tierce partie a affirmé à l'accusé que sa présumée victime était consentante.Mais Mme Campbell consulte actuellement les groupes de pression féministes à ce sujet.Plusieurs de ces groupes, qui ont rencontré la ministre hier matin, pour apprendre à leur grande surprise qu'elle voulait redéfinir le mot «consentement», proposent de décrire le terme comme une expression libre, claire et sans équivoque, par mots ou par gestes, qu'il y a accord.Selon ces groupes, cette définition a aussi l'avantage de limiter la question à ce qui s'est passé au moment du crime allégué, entre les deux personnes.Un point, c'est tout.: v «Nous parlons d'une loi qui dise oui veut dire oui et non veut dire non, et avant d'avoir un contact sexuel, vous êtes responsable de savoir si c'est oui ou non», à déclaré judy Rebbick, porte* parole d'un de ces groupes, le Co- voir viol en a 2 Le déficit 91 -92 du Québec va frôler les quatre milliards DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Le déficit du gouvernement du Québec frôlera les quatre milliards cette année.Le titulaire des Finances, Gérard D.Levesque, a annoncé en effet que le déficit pour l'année 1991 -1992 serait de 3,88 milliards, soit 400 millions de plus qu'il ne l'avait prévu dans son budget de mai dernier.«Quand on se compare, on se console», a soutenu hier M.Levesque avant de déposer en Chambre la Synthèse des opérations financières, le bilan du gouvernement au 30 septembre.Le surplus de 400 millions du déficit est dû essentiellement à 375 millions de dépenses non anticipées, liées surtout à l'aide sociale et au nombre imprévu d'étudiants à la rentrée scolaire.«Allez voir en Ontario, au Nouveau-Bruns-wick, on peut comprendre alors ce qui se passe ici», a dit M.Levesque, qui maintient qu'il y aura une amélioration sensible de l'économie en 1992.Le ministre affirme que bien que l'année ne soit pas terminée, il a toutes les raisons de croire que le déficit ne grimpera pas davantage avant la fin mars.«Les revenus autonomes tiennent bon, même si nous avons reporté la seconde phase de la taxe de vente sur les services», a-t-il souligné.On peut immaginer de tels déficits pour une année de récession, mais cela ne pourra pas durer bien longtemps, a cependant prévenu M.Levesque qui, lorsqu'il était dans l'opposition, dénonçait le gouvernement pcquiste pour ses déficits.Il a bondi quand on lui a rappelé qu'avec un déficit de près de 4 milliards, il atteignait un record pour un gouvernement québécois.A l'époque, les déficits péquistes de 3,5 milliards étaient réalisés sur un budget de 17 milliards, et par conséquent étaient deux fois plus importans que celui d'aujourd'hui, a-t-il répliqué.voir deficit en a 2 UN AIR D'ORIENT PHOTO PIERRE McCANN, Lj Presse Les deux somptueuses pagodes édifiées sur le toit du nouvel Holiday Inn situé à deux pas de l'édifice ultramoderne du Palais des Congrès témoignent, après le superbe jardin chinois du Jardin botanique, de la place de choix qu'est en voie d'assumer la culture chinoise à Montréal.Ces deux répliques sont des copies à une échelle réduite de pagodes édifiées au fil des siècles dans la Cité interdite, où logeaient les empereurs de Chine, à Pékin, avant l'arrivée au pouvoir de Mao.À lire dans le cahier Design en pages C 1 à C 3 Déchets biomédicaux: Québec passe aux actes FRÉDÉRIC TREMBLAY Je la Presse Canadienne quebec eux ans après en avoir fait une promesse électorale, Québec met de l'avant son premier règlement sur les déchets biomédicaux considérés infectieux.Il en coûtera environ 11 millions pour implanter les nouveaux procédés de traitement et d'élimination des déchets biomédicaux.En conférence de presse, hier à Québec, les ministres Pierre Para- dis (Environnement) et Marc-Yvan Côté (Santé) ont annoncé conjointement les détails de ce nouveau règlement qui entrera en vigueur le lvr avril 1992.Cette nouvelle réglementation, «l'une des meilleures en Amérique du Nord », affirme le ministre de l'Environnement, s'attaque à un immense morceau, soit les 4400 tonnes de déchets biomédicaux produits chaque année au Québec, dont 80 p.cent proviennent des 237 centres hospitaliers de la province.Le futur règlement s'articulera autour de trois centres précis d'élimination des déchets biomédicaux, dont notamment ceux déjà existants du Centre hospitalier Notre-Dame, à Montréal et de la firme Laidlaw-Decom, à Ga-tineau.Le troisième, qui est à venir, sera situé dans la région de Québec.Il pourrait être aussi bien confié au secteur public qu'au secteur privé.Les différents établissements de santé du Québec, après avoir stérilisé leurs déchets biomédicaux, les achemineront par des moyens sûrs (camions réfrigérés) au plus près des trois centres d'élimination autorisés.Le nouveau règlement assujettira ces centres d'incinération aux procédures d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement.Aussi, de façon générale, «la nouvelle réglementation déterminera pour chaque catégorie de déchets biomédicaux des modes sûrs d'entreposage, de transport, de traitement et d'élimination ».Amendes La nouvelle réglementation aura aussi des dents pour les contrevenants.En ce qui touche la gestion, le transport, l'entreposage et le traitement d'incinération ou de désinfection, les amendes varieront pour les entreprises en faute entre 20000$ et 50000$ pour une première infraction et jusqu'à un million pour une deuxième offense.Pour les personnes physiques, les amendes pourront atteindre 25000$ pour une première infraction et grimper à 50000$ en cas de récidive.D'autres amendes sont aussi prévues en ce qui a trait aux obli- voir dechets en a 2 La majorité du Conseil de la magistrature opte pour une réprimande au juge Pelletier YVES BOISVERT Le Conseil de la magistrature a conclu hier à la majorité que le juge Céline Pelletier est toujours apte à siéger à la Cour du Québec, malgré sa condamnation pour ivresse au volant.Dans une décision déposée hier au Conseil, le comité de déontologie formé pour entendre cette affaire a unanimement conclu que Mme Pelletier a manqué au devoir de «réserve» imposé aux juges par le Code de déontologie.Les cinq membres se sont toutefois divisés au moment de déci- der de la sanction à imposer à ce juge de 46 ans, qui siège à la chambre criminelle de la Cour du Québec de Montréal depuis le 17 octobre 1984.La loi ne laisse pas grand choix au comité: ou bien il recommande qu'une simple «réprimande» soit adressée au juge fautif, ou bien il recommande au ministre de la justice d'entamer en Cour d'appel le processus de destitution du magistrat.Quatre membres ont estimé que la réprimande consituait la sanction appropriée, tandis que le juge François Godbout, dissident, a recommandé la destitution de sa collègue.Céline Pelletier avait été arrêtée le 12 mai, dans le quartier Ro-semont, après avoir heurté un cycliste avec le miroir de sa voiture.Elle avait un taux d'alcool de 231 mg par 100 ml de sang, ce qui est près de trois fois la limite permise par le Code criminel.Le cycliste n'a subi que des blessures superficielles.Dès le jour de sa comparution en Cour municipale de Montréal, le 24 juillet, Mme Pelletier a reconnu sa culpabilité à une accusation d'avoir conduit sa voiture alors que son alcoolémie dépas- sait 80 mg par 100 ml de sang.Elle a été condamnée à une amende de 800$ (le minimum est de 300$) et la Société de l'assurance automobile du Québec a suspendu son permis de conduire pour un an.Bonne réputation La majorité du comité de déontologie écrit que «la réserve imposée à un juge doit se manifester aussi bien à l'occasion de son travail à la cour qu'en dehors de la cour».Mais la majorité a estimé que même si Mme Pelletier a violé le voir juge en a 2 Le juge Céline Pelletier A2 LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 21 NOVEMBRE 1991 SUITE DE LA UNE VIOL Ottawa va définir la notion do \u2022consentement» afin do protégor los victimes do viol mité d'action sur le statut de la femme.Mme Campbell a annoncé qu'elle amenderait le Code criminel après que la Cour suprême eût statué en août que les dispositions qui assurent les victimes de viol qu'elles ne seront pas interrogées sur leur passé sexuel contrevenaient à la Charte des droits et libertés, qui garantit le droit des accusés à un procès juste et équitable.Pour respecter ce jugement, la ministre a promis que son projet de loi permettrait maintenant aux juges de décider quand il est effectivement pertinent d'interroger les victimes sur leur passé.Mais elle entend leur donner des directives très claires sur les conditions qui devront être remplies.Car selon elle, les juges ont besoin d'être bien guidés.«Les perceptions des hommes et des femmes, dans la vie en général, sont souvent différentes.En ce qui a trait aux agressions sexuelles, ces différences sont très marquées, le crois que parce que les femmes ne sont pas une minorité et parce que les agressions sexuelles sont des expériences dévastatrices, leur réalité doit être reflétée dans la loi (.) Ça ne veut pas dire qu'il faille laisser tomber les principes de justice et d'équité dans les procès (.) Mais je crois que les principes de justice fondamentale exigent aussi que la réalité des femmes et leur expérience soient respectées.» Déclaration qui a rassuré et encouragé les groupes de pression féministes, qui n'en croyaient pas leurs oreilles.«Même si nous ne savons pas exactement ce qui sera dans le projet de loi, pour le moment, nous l'applaudissons et nous l'encourageons», a déclaré Sheila Mclntyre, de l'Association nationale de la femme et du droit.Les avocats de la défense, eux, voient la question sous un tout autre angle.«En voulant définir plus strictement, on risque des abus dont les accusés vont faire les frais», a en effet commenté Michel Massi-cotte, président de l'Association des avocats de la défense de Montréal.«Lorsque le délit devient l'objet d'une colère publique, il est particulièrement dangereux de légiférer», a déclaré pour sa part le juriste Julius Grey, qui voit les propos de la ministre comme un geste essentiellement politique.La ministre de la Justice, elle, n'est pas inquiète pour les accusés.Elle juge son projet plus que raisonnable et elle s'attend même à ce qu'il soit accepté par son caucus, dont tous ceux qui ont été récalcitrants devant son projet de loi sur l'avortement et sur le contrôle des armes.?Le ministre de la Justice, Mme Kim Campbell.PHOTO CP DÉFICIT Le déficit 91-92 du Québec va les quatre milliards M.Levesque ne paraît pas enthousiaste devant l'idée des dépu- tés de son parti de légiférer pour forcer le gouvernement à arriver à zéro de déficit d'opération (la différence entre les recettes et les revenus, sans tenir compte des immobilisations et du service de la dette), «l'ai hâte qu'on arrive à un budget équilibré, mais ce ne sont pas les lois qui créent l'argent, le n'ai rien contre l'exercice pédagogique, mais avant tout, il faut des mesures pour réduire les dépenses.Les politiques du gouvernement pour réduire le déficit ont bien fonctionné de 1985 à 1989, mais je ne peux pas faire en sorte qu'il n'y ait pas de récession.» Pour le critique péquiste sur les questions financières, Jacques Léonard, l'augmentation du déficit montre que les finances publiques sont plus mal en point que prévu.«La situation ne s'améliore pas beaucoup, on est toujours au creux de la vague», affirme-t-il.La Commission parlementaire du budget devrait être convoquée pour permettre aux députés de se pencher le plus vite possible sur l'évolution des finances publiques.La période des Fêtes, où le gouvernement encaisse le revenu des taxes à la consommation, devrait être cruciale pour la santé du Trésor québécois, prédit M.Léonard.«M.Levesque a beau dire que son déficit est moindre que ceux d'il y a dix ans, c'est un déficit de 4 milliards après l'imposition de 2,5 milliards de nouvelles taxes, si bien que son déficit réel devrait être de plus de 6 milliards», a lancé le député péquiste.il y a un mois seulement, M.Levesque maintenait ses prévisions budgétaires, a rappelé M.Léonard, qui voit des indices de faiblesse dans les prévisions budgétaires du gouvernement.«La réforme de la taxe de vente adoptée par Québec est arrivée au mauvais moment, le gouvernement s'est tiré dans le pied», estime-t-il.Aide sociale et écoles À cause d'un nombre de clients plus élevé, l'aide sociale coûtera 127 millions de plus cette année.Mais hier, le ministre responsa- ble, André Bourbeau, estimait qu'il s'agissait d'un plafond et qu'au printemps, avec la reprise économique, le nombre de bénéficiaires ne pourrait que diminuer.Autre facture «moins prévisible», d'admettre M.Levesque, le nombre des étudiants fut à la rentrée supérieur aux prévisions, ce qui a mécaniquement gonflé de 140 millions les subventions de fonctionnement aux institutions d'enseignement.Autre conséquence d'un taux de fréquentation scolaire imprévu, les prêts bourses coûteront 53 millions de plus au gouvernement.En outre, les coûts de la santé seront de 75 millions supérieurs aux prévisions, et il faut leur ajouter une perte de 100 millions, conséquence de la décision de Québec de ne pas appliquer immédiatement les mesures proposées l'an dernier par la réforme de la santé, notamment l'impôt-service sur les soins de santé complémentaires \u2014 médicaments aux personnes âgées et examens optométriques.Au chapitre des recettes, les fonctionnaires des Finances avaient surévalué de 25 millions les rentrées.Les transferts fédéraux ont diminué de 125 millions, mais les revenus autonomes, l'impôt des particuliers et des sociétés ont dépassé de 100 millions les prévisions.Du côté des transferts fédéraux, on s'attend à d'autres mauvaises surprises.La mauvaise performance économique de l'Ontario diminue l'écart avec les autres provinces et réduit automatiquement les recettes de la péréquation, explique-t-on.s Le report de la taxe sur les services et les maisons neuves pour six mois privera Québec de 69 millions de recettes, mais la prolongation de la taxe sur la publicité électronique et les taxes sur les télécommunications augmenteront les recettes de 43 millions.?JUGE_ La majorité du Conseil de la magistrature opte pour une réprimande au juge Pelletier Code de déontologie, une destitution serait une sanction exagérée pour une «erreur de parcours».«Comme la preuve nous a révélé que le juge intimé est unanimement reconnu comme juridiquement très compétent et que sa carrière est sans reproche et reflète au contraire un savoir-faire et un sens de l'équité qui ne s'est pas démenti par le passé, il parait irréaliste à ce comité que l'erreur de parcours dont elle s'est rendue coupable soit de nature à l'empêcher de remplir utilement sa fonction judiciaire», peut-on lire sous la plume des majoritaires.De plus, «la publicité qui fut faite autour de cette affaire constitue selon nous une punition qu'il n'est pas facile d'oublier», écrivent-ils.Us ont noté par ailleurs qu'aucun comité déontologique en Amérique du Nord n'a opté pour la destitution en pareil cas.Les quatre ont insisté sur le fait que Mme Pelletier a été poursuivie par voie sommaire plutôt que par voie criminelle.Ce choix du Procureur général, au moment de poursuivre, indique qu'il juge le degré de gravité de l'infraction relativement faible.Les conséquences sont aussi fort différentes: la peine maximum d'emprisonnement pour une infraction «sommaire» est de six mois de prison, tandis qu'elle est de cinq ans si la poursuite choisit la voie de mise en accusation criminelle.Us concluent en disant que ce cas «a été pour elle et pour bien d'autres également l'occasion de constater une fois de plus qu'un juge, justement à cause des fonctions qu'il occupe, n'est pas un citoyen comme un autre.» La majorité était composée des juges Yvon Mercier, Louis Vail-lancourt et André Bilodeau, ainsi que de l'avocat Paul Laflamme.Fait à noter, le juge Mercier avait recommandé la destitution du juge Andrée Ruffo pour manquement à son devoir de réserve, l'an dernier, alors que la majorité du comité recommandait une réprimande.Question de principe Le juge François Godbout, lui, souligne que les agressions sexuelles, les fraudes et les vols peuvent aussi entraîner une poursuite par voie «sommaire».Il ne s'agit donc pas là d'un argument suffisant pour blanchir le juge Pelletier, croit-il.Le fait est que le juge Pelletier a maintenant un casier judiciaire, et qu'il serait hors de question qu'un avocat avec un casier judiciaire soit nommé à la Cour du Québec.«Dans notre société moderne, il y a des gens qui croient que la conduite avec facultés affaiblies est criminelle en soi, notamment les personnes ayant perdu un être cher à cause d'un conducteur qui conduisait en étant ivre», écrit-il.Pour le Juge Godbout, c'est «une question de principe»: «Les citoyens, qui nous ont confié des pouvoirs considérables, s'attendent à ce que nous soyons au-dessus de tout soupçon, car la magistrature, dans une société démocratique, demeure le dernier rempart véritable contre l'arbitraire et le totalitarisme.» Notant qu'un citoyen a été blessé et que le juge Pelletier a pris le volant avec un taux d'alcool extrêmement élevé, le juge Godbout croit que le comité ne peut pas passer l'éponge, même si Mme Pelletier a bonne réputation.Qu'en serait-il des juges dont on ne parle pas?Et ceux qui ont mauvaise réputation?Bien des gens ordinaires ont perdu leur emploi parce que leur permis de conduire a été révoqué.Mme Pelletier sera appelée, quotidiennement, à juger des gens qui ont commis la même infraction qu'elle.Pour le juge Godbout, cette situation serait intolérable.Il recommande donc au ministre d'entreprendre la procédure de destitution du juge Pelletier.Au cabinet du ministre de la Justice Gil Rémillard, on n'avait pas encore reçu copie de la décision du comité.Le ministre, qui a déposé la plainte contre Mme Pelletier, sera prêt à réagir aujourd'hui, a déclaré son attachée de presse, Linda Dion.?Tirage d'hier Le Lotto 6/49 7 11 13 36 43 44 (23) e-x-t-r-a 5 0 6 7 2 0 I* Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 655 9061 ABONNEMENT Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 17h30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de8h30a17h30 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Trie* Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations \u2014i 285-7111 J 285-7202 I 285-7306 ! 285-7265 I 285-7320 Le ministre de la Santé et des services sociaux, M.Marc-Yvan Côté (à droite) et le ministre de l'Environnement, M.Pierre Paradis, ont annoncé conjointement un premier règlement sur les dé chets biomédicaux au Québec.PHOTO CP DÉCHETS I | LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.ITEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la I Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des ¦ services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courner de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400-Port de retour garanti.(USPS003692) ChJmpWn N.Y.12919-1518.i | RENSEIGNEMENTS 285-7272 ! I I i I JEUDI | 21 NOVEMBRE 1991 47-4-01 I J Déchets biomédicaux: Ouebec passe aux actes gâtions de conserver des registres ou rapports relativement au transport des déchets biomédicaux.Pour les entreprises, ces amendes pourront aller jusqu'à 40000$ et jusqu'à 100000$ dans le cas d'une seconde faute.Elles pourront s'élever jusqu'à 20000$ et jusqu'à 50000$ en cas de récidive pour les personnes physiques.Quatre inspecteurs verront au respect des nouvelles normes de traitement et d'élimination des déchets biomédicaux.En plus des centres hospitaliers, ces inspecteurs visiteront sporadiquement les cliniques privées, salons funéraires et autres lieux de production de déchets biomédicaux pour s'assurer de leur conformité au nouveau règlement.Vingt p.cent (880 tonnes) de tous les déchets biomédicaux produits au Québec proviennent d'endroits autres que les centres hospitaliers.Situation dramatique La mise en place de ce nouveau règlement constitue l'aboutissement d'un long processus qui avait entre autres mené, en 1989, à la rédaction d'une politiquesur les déchets biomédicaux par l'an- cienne titulaire de l'Environnement, Lise Bacon.Depuis, on attendait l'annonce du règlement, l'instrument indispensable pour permettre l'atteinte des objectifs visés par l'énoncé de politique.De part et d'autre, on avait reconnu le danger que représentaient les déchets biomédicaux pour la santé publique et l'environnement.Hier, le ministre Paradis n'a d'ailleurs pas caché que «la situation actuelle est dramatique, parce qu'elle ne fait l'objet d'aucune réglementation».Son collègue de la Santé, Marc-Yvan Côté, faisant preuve de la même franchise, n'a pas hésité a parler de «situations à certains points de vue déplorables».?Du pétrole sur le St-Laurent Presse Canadienne QUEHEC ¦ Les mauvaises conditions météorologiques ont empêché, hier, des spécialistes d'Environnement Canada de suivre l'évolution d'une nappe de pétrole de 4000 litres qui, depuis mardi, dérive dans le Saint-Laurent, à la hauteur de Québec.L'incident serait imputable à un navire qui n'a toutefois pas été identifié.jusqu'à maintenant, rien n'indique que ce déversement ait causé des dommages importants à l'environnement, a fait savoir l'officier des opérations d'urgence à Environnement Canada, M.Vincent Martin.Les zones de reproduction des oiseaux migrateurs, quelques frayères et les deux rives du fleuve ont été inspectées sans que trace de pétrole n'y ait été retrouvée.Par mesure de précaution, des estacades ont été installées à proximité des marinas de Lévis et Sillery.La nappe, qui a été signalée mardi après-midi par un navire, s'étendait, hier, sut une distance pouvant aller de huit à 12 kilomètres par une centaine de mètres de largeur, entre Saint-Nicolas et Lévis.Le temps brumeux qui a prévalu sur la région a empêché d'en savoir davantage sur la dispersion du pétrole.Après avoir étudié la théorie d'un déversement terrestre, les spécialistes croient plutôt que le pétrole aurait été déversé dans le Saint-Laurent par un navire.2ft.5 Campagne 1991 20 15 Centraide 205 organismes 500 000 bénéficiaires 10 19 294 000$ EN BREF Saviez-vous que le Dispensaire diététique de Montréal qui reçoit chaque mois près de 500 femmes enceintes défavorisées qui risquent d'accoucher d'un enfant de petit poids, a une liste d'attente de plus de 400 noms.Ligne Tél-Don : 1 800 267-5555 Où donner : de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 Montréal: au Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131, rue Sherbrooke Est, de 9 li a 20 h ; dans l'atrium de Gaz Métropolitain, 1717, rue du Havre, de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13h à 16h; au rez-de-chaussée du ministère des Transports, 255, boul.Crémazie Est, de 9h30à 15h; \u2022 Saint-Laurent: au poste no I de la section locale du Syndicat des pompiers du Québec, 820, rue Saint-Germain; \u2022 Huntingdon : à la salle de la Légion canadienne, 20, rue Fairwiew, de 15 h à 20h.Année après année, ce magnifique ange Lladrô gardera un oeil bienveillant sur vous de la cime de votre arbre de Noël.Ange 160$ Club Prestige exclusif de Birka 20 % D'ACOMPTE, AUCUN INTERET PENDANT 6 MOIS sur un achat unique de 2 000 $ ou plus Dans chaque boîte bleue se cache un rêve.^ BIRKS * I Commissions scolaires linguistiques: la CECM ne lâche pas prise MICH ¦ Même si son président, François Ouimet, a publiquement déclaré, le 23 octobre, qu'il était en faveur des commissions scolaires linguistiques, la CECM a décidé hier de continuer les procédures en Cour suprême contre la Loi 107.Cette bataille judiciaire, qui a coûté jusqu'à maintenant prés de 350 000 $, n'a plus sa raison d'être, a affirmé Constance Leduc, membre du parti de l'opposition, le MEMO.«La CECM doit abandonner les procédures d'appel et déclarer son accord sur les objectifs poursuivis par la Loi 107, soit de substituer des structures scolaires linguistiques aux structures confessionnelles.» « |e ne suis pas ici pour infirmer ma déclaration, a dit M.Ouimet.La Loi 107 est fort complexe et le MEMO, avec sa proposition, dispose de l'avenir de la CECM en quelques semaines.Trancher une question aussi fondamentale en si peu de temps est dangereux.» La proposition du MEMO n'a même pas été votée, car Jean-Guy Deschamps, membre du parti au pouvoir, le Regroupement scolaire confessionnel, en a proposé le dépôt, ce qui signifie la mort de toutes propositions visant à retirer les poursuites en Cour suprême.L'opposition n'a pas pu débattre de cet avis, qui a d'ailleurs été voté rapidement.Un des membres du MEMO, Marcellin Noël, a déclaré que c'était un abus de pouvoir.«On ne me permet pas d'exprimer mon opinion.C'est une job de bras.Le discrédit tombe sur le RSC.On reconnaît bien la méthode.» Le parti au pouvoir a voté en faveur de l'avis de dépôt avec une belle unanimité et pourtant, la déclaration de leur président, M.Ouimet, avait jeté le désarroi parmi les membres du RSC.La présidente du MEMO, Diane Decourcy a déclaré aux médias que M.Ouimet avait fait une volte-face.«On a dit que M.Ouimet avait changé son orientation quant au statut confessionnel des commissions scolaires.En fait, c'était une lubie.» Encore les condoms I Robert Cadotte, un membre du MEMO, a déposé une résolution visant à installer «dans chacun des cabinets de toilette de nos écoles secondaires l'affiche produite par la Ville de Montréal et intitulée Pour une ville en santé, utilisons le condom.» «Cette affiche est très peu concupiscente, a souligné M.Cadotte, et elle n'incite pas à faire la chose.La situation est grave.La plupart des jeunes n'utilisent pas le condom.Ce serait gênant de refuser de mettre cette affiche.» Le parti au pouvoir a voté unanimement contre cette proposition, lean Trottier, membre du RSC, était d'ailleurs indigné.«La Ville de Montréal, a-t-il dit, met ces affiches dans des salles de danse, des tavernes, des bains publics, des discothèques, des brasseries et des salles d'amusement.Comment peut-on ajouter nos écoles à cette liste! l'ai consulté des collègues qui travaillent dans des écoles privées et ce n'est pas comme ça que ça marche!» La résolution accordant des bonis forfaitaires à sept hauts fonctionnaires de la CECM était placée à la toute fin de l'ordre du jour et a sans doute été votée.Elle prévoyait des bonis représentant une somme d'environ 13 300$ afin de souligner «l'excellence» du travail des directeurs des secteurs anglais et français ainsi qu'aux cinq sous-directeurs.- .11 m \u2014 ¦¦ i ¦ i i ao p.cent des maisons endommagées sont encore en réparation.«Tous les entrepreneurs de la région sont chez nous», a affirmé un citoyen de M ask i no n g é.photo mjchb.gravr.u m» La reconstruction de Masklnongé va bon train MARIE-FRANCE LÉGER ¦ Le gouvernement du Québec remboursera 88 p.cent des dépenses effectuées par les 20 municipalités touchées par la tornade du 27 août dans la région de Trois-Rivières.Les citoyens sont eux aussi admissibles au programme d'aide financière gouvernemental, décrété la semaine dernière.Ils devront prouver qu'ils n'ont pas été suffisamment dédommagés par leur assureur.«Pour les particuliers, nous sommes en quelque sorte l'aide de dernier recours.Nous intervenons après le remboursement des assurances», a expliqué hier M.Sylvain Ayotte, de la Direction de la sécurité civile au ministère de la Sécurité publique.Outre les dommages matériels, le gouvernement remboursera les frais d'hébergement temporaire et de subsistance des personnes évacuées, de même que les pertes de revenus encourues par les entreprises et les exploitations agricoles.La période de réclamation s'étend sur 75 jours suivant l'entrée en vigueur du décret gouvernental.Le montant total des compensations sera donc connu quand toutes les réclamations seront parvenues au ministère.Québec prévoit d'ailleurs ouvrir un bureau à Maskinongé pendant quelques semaines pour accélérer l'étude des dossiers.À Maskinongé hier, la municipalité la plus touchée par la tornade, la reconstruction allait bon train.60 p.cent des maisons sont réparées et la plupart des citoyens sinistrés ont été remboursés, en tout ou en partie, par leur assureur.«le peux dire que la majorité des gens sont contents», a indiqué le maire, M.Jacques Grenier.Les dégâts matériels frôlaient les 20 millions.Sur les 451 résidences du village de Maskinongé, 287 résidences ont été touchées par la tornade; 27 maisons ont été complètement démolies et 38 étaient inhabitables.À Saint-Ioseph-de-Maskinongé, la municipalité voisine, le sinistre a causé presque autant de dommages.«On se remet tranquillement de la tornade.Mais le CLSC donne des cours pour ceux qui se ressentent encore du choc.Ma femme y va toujours», a repris M.Grenier.Si la plupart des habitants ont repris le dessus, certains continuent pourtant à se débattre dans les problèmes.Mme Carmen Fafard n'a pas eu une journée de répit depuis le 27 août.Non seulement sa maison a-t-elle été endommagée mais ses meubles sont en plus revenus saccagés de la compagnie d'entreposage.« Ma maison a été mal réparée.Mes planchers ne sont plus au niveau.En plus de ça, mes meubles de chambre sont abîmés, les abat-jour défoncés, le matelas de mon fils déchiré, le grand miroir brisé et le sommier défoncé.C'est dur pour le moral.J'ai mon voyage», a expliqué Mme Fafard, qui habite depuis trois mois chez sa belle-mère.L'ampleur du sinistre du 27 août est encore palpable devant l'église tronquée, au clocher arraché par la tornade.Il ne sera pas remplacé avant le printemps prochain.On évalue le coût des réparations à plus de 500000$.Juste à côté, le Manoir Jésus-Marie fait pitié à voir.Les fenêtres sont encore bouchées par des planches.Les 27 personnes âgées de ce centre d'accueil ont été relogées ailleurs, en attendant la fin des travaux.L'ex-entraîneur de hockey Jean Bégin se suicide En 1990, il était condamné à six mois de prison pour agressions sexuelles sur des adolescents ÉRIC TROTTIER ¦ L'ex-entraïneur de hockey Jean Bégin, condamné en 1990 à six mois de prison pour agressions sexuelles sur de jeunes garçons, s'est suicidé par asphyxie, hier.Il avait 47 ans.Son corps a été retrouvé à midi dans, une automobile, une Honda Civjc louée récemment, sur un chemin de campagne près du lac Delage, à Stoneham, au nord de Québec.Bégin avait relié le tuyau d'échappement du véhicule à l'habitacle.Quand les premiers policiers sont arrivés sur les lieux, l'automobile était en flammes; les secouristes n'ont rien pu faire pour lui.La victime a laissé derrière elle une longue carrière d'entraîneur dë hockey.Une carrière qui s'est terminée de façon dramatique, en février 1989, quand la police de Drummondville l'a arrêté pour des agressions sexuelles alors qu'il était l'instructeur des Voltigeurs de Drummondville, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.Congédié par son équipe, Bégin avait par la suite plaidé coupable et il avait été condamné à purger six mois de pénitencier.Un juge de la Cour du Québec lui avait également imposé une période de probation de deux ans pendant laquelle Bégin devait s'abstenir de tout contact avec des adolescents.En outre, il ne pouvait plus s'occuper d'activités sportives avec des mineurs et a dû suivre une thérapie dans un hôpital spécialisé de la région de Québec.La période de probation de lean Bégin devait prendre fin en mai prochain.À part les Voltigeurs de Drummondville, Jean Bégin avait piloté les équipes de Hull et Verdun.11 a également dirigé Mario Lemieux avec les Voisins de Laval.Bégin suivait encore une thérapie mais semblait seul au monde, sans femme et sans ami.Son ancien directeur-gérant chez les Voisins de Laval, lacques Brassard, s'est dit bouleversé quand La Presse l'a joint en Floride, où il prend quelques jours de congé.« Il avait arrêté de voir les gens du milieu, personne ne l'avait revu.Personne.» Un autre de ses proches collaborateurs de l'époque lavalloise, Jean Couvrette, actuel dépisteur pour le Titan de Laval, l'avait rencontré à sa sortie de prison, l'année dernière.«C'était un homme défait, mal dans sa peau.Il avait une femme extraordinaire, de beaux enfants, une carrière: toute sa vie a été brisée par ce qui s'est passé», a-t-il relaté en apprenant sa mort, tard hier soir.Son meilleur ami, avant la condamnation, avait été Gilles Lacroix, qui a «tout partagé avec lui», jusqu'à ce que Bégin commette l'irréparable.«A la base, c'était un bon gars, malgré tout ce qui est arrivé.Mais un gars qui tâte des jeunes, ça ne sera jamais toléré dans notre société», a lancé M.Lacroix, atterré par la nouvelle.Après la condamnation, l'avocat de Bégin, Me Raphaël Schac- ter, avait déclaré: «C'est pour moi une tragédie humaine, quand on pense aux stigmates qui marquent lean Bégin depuis le moment de son arrestation et qui le marqueront probablement toute sa vie.l'espère qu'après avoir purgé sa sentence, il trouvera l'équilibre nécessaire avec sa famille pour vivre une vie normale.» lean Bégin laisse dans le deuil sa femme Hélène de même que ses deux enfants.Jean Bégin, du temps où il était instructeur à Laval.PHOTO U Presse C'est chaud ! t.¦ Les Montréalais n'ont jamais connu un 20 novembre aussi chaud de toute leur histoire météorologique : celle qui remonte à 1941, c'est-à-dire aux premières notations faites à Dorval par le ministère fédéral de l'Environnement.Le thermomère électronique (le Thermistor) de Dorval a plafonné hier à 18,2 degrés.Cela bat de peu le record de 18,1 degrés établi en 1985.Les statisticiens du ministère ne voient pas de lien entre ce fait et un quelconque réchauffement de la planète.Les records, disent-ils, «sont faits pour être battus» et «tout peut arriver».Ils nous signalent par exemple, qu'un certain 28 novembre 1990, ce thermomètre «à résistance» est monté à 19,2 degrés.Mais ils croient^ que des records de froid, poùf lp* même temps, restent tout aussi possibles.La température moyenne, pour un mois de novembre, est de 5,4 degrés; elle a été, depuis le début du mois, de 5,9 degrés.Les températures devraient d'ailleurs revenir à la normale au cours des prochains jours.Bien entraînés, nos policiers ?ROBERT DUGUAY ne ruelle sombre, des policiers partout, appelés sur les lieux d'un vol à main armée.Une porte s'ouvre brusquement, un individu sort en courant, un revolver dans la main droite, pointé droit devant lui.Une demi-seconde pour réagir.Deuxième scénario: Un contrôle de routine, «vos papiers, s'il-vous-plaît.».L'interpellée, une femme, la trentaine plutôt distinguée; elle se penche à droite, fouille dans son sac à main.la routine?Dans la première situation, l'homme s'écriera «ne tirez pas, je suis le propriétaire du dépanneur».Dans l'autre, la femme sortira un revolver et tirera.Pas facile, le métier de flic.Tirer ou ne pas tirer, tuer un innocent ou se faire tuer par un coupable.Une demi-seconde pour décider de la vie et de la mort.Nous sommes dans une des salles Cine-tronic à l'Académie nationale d'entraînement aux armes à feu, à Lachine; ces scènes, les élèves du cours «survie d'officier I et II» peuvent les «vivre» grâce à la technologie de pointe installée dans ce complexe futuriste rempli d'écrans, de voyants lumineux, d'ordinateurs, de pitons et de manettes.Il y en a pour huit millions de dollars.«Les appareils sont modernes et placent les élèves dans des situations qui font appel à leur jugement, à leurs réflexes et à leur dextérité.Tout cela est très bien.Mais un centre comme celui-là ne doit pas être considéré comme une fin en soi.Il faut l'utiliser avec beaucoup de prudence.» Le sergent Rémi Dumay est superviseur de la formation et du maniement des armes au Service de police de la CUM.Il s'exprime en expert sur des sujets comme les structures de programmes d'entraînement, leurs objectifs psychologiques, la préparation conditionnelle et émotive.«Tout cela est très utile mais il ne faut jamais oublier que les policiers sont des êtres humains», insiste-t-il.Le policier le mieux entraîné sera-t-il prêt à faire face aux situations d'agression ou d'intervention?«Imaginons un policier qui a passé la nuit à l'hôpital avec son enfant malade.Sera-t-il en état de réagir efficacement, quelques heures plus tard, s'il est confronté à une situation de stress?» Craig Best a déjà affronté ce genre de situation.C'était en 1987.«11 m'a pointé avec une arme, j'ai tiré».Policier depuis 11 ans, aujourd'hui instructeur au département d'entraînement tactique, fondateur de l'Institut de survie des officiers (Officer Survival Institute) basé à Montréal, collaborateur de publications spécialisées.«C'était un évadé qui avait désarmé un policier un mois auparavant et qui s'était servi de son arme pour commettre 12 vols de banque en 40 jours.» C'était en 1987, rappelons-le.L'individu avait été blessé, il avait écopé de huit ans.Il a été remis en liberté depuis.M.Best est évidemment un partisan de rentraînement à outrance.«La formation de nos policiers est statique.Ils n'apprennent pas grand-chose dans les instituts: dégainer, tenir une arme, viser, recharger.Ils sortent de là sans jamais avoir rencontré de véritable résistance.Ils se retrouvent dans la rue, contre des gars parfois aguerris aux affrontements de toutes sortes, et on leur demande de contrôler la violence.C'est impossible.» Un entraînement complet, selon M.Best, fait monter graduellement les niveaux d'intensité.De statique à dynamique ( utilisation de silhouettes) jusqu'aux situations les plus proches possible de la réalité.«Un manque de formation peut en-trainer la panique et des mesures exagérées; elle peut aussi provoquer le refus de reconnaître la gravité d'une situation».Dans cette dernière éventualité, c'est le policier qui risque d'y laisser sa peau.O A Toronto, l'efficacité des méthodes d'entraînement des policiers a été mise en doute ces dernières semaines après qu'un jeune homme de 22 ait été abattu alors qu'il s'enfuyait des lieux d'un vol.La 14e victime de balles tirées par les policiers en trois ans.«Nos policiers ont besoin d'un meilleur entraînement», déclarait Susan Eng.présidente de la Commission des services de police de Toronto, dans La Presse d'hier.L'entraînement que subissent les policiers torontois est «excellent», soutient pour sa part le chef William McCor-mack.«Le problème, précise-t-il, c'est que nos villes (Montréal et Toronto) sont de plus en plus violentes.Les policiers ont peur.Leur travail est de plus en plus dangereux.» La CUM étudie présentement les avantages que ses policiers pourraient retirer du centre d'entraînement de la 32e avenue à Lachine.«Il y a une question de coût là-dedans», explique le sergent Dumay.D'une durée de 16 heures, le cours dispensé à Lachine coûte 500$.Munitions en sus.Depuis 1987, 14 personnes sont tombées sous des balles tirées par les Smith and Wesson de la police de la Communauté urbaine de Montréal.Et toutes les responsabilités n'ont pas encore été départagées.BREITL1NG 1884 Chronomat Une collaboration étroite avec des pilotes a permis à Breitling de constamment améliorer ses chronographes.Le modèle Chronomat comprend un mouvement mécanique à remontage automatique, une lunette tournante ainsi qu'une couronne vissée.Étanche jusqu'à 100 m.Au magasin du Square Phillips seulement.Club Prestige exclusif de Birks 20% D'ACOMPTE, AUCUN INTÉRÊT PENDANT 6 MOIS sur un achat unique de 1000$ ou plus Dans chaque boite bleue >e cache un rêve.BIRKS â \u2022 » A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 NOVEMBRE 1991 Soyez juste! NATIONAJR Befeir! I PUT B i IMMMÊKKBm fan Nationair est décidée à voler avec ses briseurs de grève tout l'hiver \"'\"a, ',>,,V,\"-lv NATIONAIR Pour Caroline Donate, présidente de la section locale 4026 de Montréal, du SCFP, le moral ne peut être meilleur.PM0T0 ROeCTT NAD0N u GEORGES LAMON ¦ Les piquets établies par les 140 agents de bord de Nationair, en lock-out depuis mardi, n'ont en rien perturbé le fonctionnement de la compagnie à Mirabel hier.M.Claude Lévesque, vice-président au marketing de Nationair, a déclaré que certains agents de bord «briseurs de grève» non-syndiqués, parmi les 200 formés par Nationair et prêts à voler, ont déjà pris la relève.Tout semble fonctionner à merveille.«On est prêt à passer l'hiver s'il le faut, dommage pour les agents de bord», a-t-il dit.À Ottawa, le ministre canadien des Transports, M.Jean Corbeil, a déclaré pour sa part que son ministère a «accru les inspections et les contrôles de la compagnie afin d'être absolument certain que le public peut voyager en sécurité».Les lieux d'embarquement et les bureaux de Nationair sont bien protégés contre les pique-teurs, a précisé M.Levesque.« Nous avons isolé la zone d'enre- ARCH AM B AU IT IT4 LA PLUS GRANDE MAISON DE MUSIQUE AU QUEBEC 2$0 J0Ê nove Pour 3 jours seulement, Archambault musique vous offre le plus grand choix de pianos acoustiques, de claviers et de pianos électroniques jamais rassemblés sous un même toit.Plus de 150 pianos à écouler parmi les marques les plus réputées au monde.Cela est rendu possible grâce à la colla* bora (ion de nos manufacturiers: Baldwin MUSIC powifl KAWAI HÉRoland PLUS DE 1,000,000$ EN INVENTAIRE 1 mu * Financement facile.Avant d'acheter venez voir UN SEUL ENDROIT TEMPORAIREMENT AU: 506 est, Ste-Catherine, 2e étage © BERRI UQAM stationnements à j'arriére gistrement avec des câbles pour avoir un meilleur contrôle et pour la sécurité des passagers, a expliqué Claude Lévesque.Les passagers sont satisfaits.» Selon lui, les agents de relève en chômage ont été très heureux de prendre du service.«C'est la confirmation que notre décision était la bonne, a-t-il expliqué.Nous aimons nos employés et la majorité le méritent bien, l'ai entièrement confiance à la grande majorité des agents de bord.À Toronto, des agents de bord ont manifesté leur désapprobation à l'égard de leur syndicat.» Hier, à 18 h 50, le vol en provenance de Toronto avec escale à Montréal et à destination de Bruxelles, avec 150 passagers à bord, s'est déroulé sans incident mais avec un retard important.Cent-quarante des 442 agents de bord membres du Syndicat des agents de bord de Nationair affilié à la division du transport aérien du Syndicat de la fonction publique (SCFP), ont été mis en lock-out mardi par l'entreprise.Nationair craint pour sa survie en acquiesçant aux demandes syndicales.La compagnie anticipait le déclenchement d'une grève vers le 7 décembre.C'est, a rappelé M.Lévesque, ce qui a motivé la décision d'imposer un lock-oul.Des 442 syndiqués, dont 70 p.cent sont de femmes, environ 300 ont été mis à pied en septembre à cause de la période creuse que traverse le transporteur aérien.La haute saison de Nationair se situe entre la mi-décembre et la mi-mars pour les destinations vers le Sud.Le porte-parôle patronal reste persuadé que des syndiqués eux-mêmes exerceront des pressions sur leur syndicat pour qu'il règle ce conflit au plus tôt.Il se dit prêt à rencontrer les négociateurs syndicaux à tout moment.Du côté syndical, on reconnaît que le piquetage n'en est qu'à ses débuts.Jean-Pierre Levasseur, conseiller syndical, notait qu'il se limitait à une présence pour le moment et que le calme régnait.Au local de grève, à Sainte-Thérèse, le moral était d'ailleurs au zénith.«On espère que les scabs vont comprendre l'immoralité de leur geste», a déclaré lean-Pierre Levasseur, conseiller syndical.1 « L'employeur joue un double jeu.La formation des agents de bord non syndiqués n'était que le pré-paratif en vue du lock-out.En 1988, on avait également formé-des scabs en prévision d'un conflit qui n'a pas eu lieu.Que Nationair le veuille ou non, ce lock-out' aura un impact négatif à la longue.» Le conflit porte sur cinq points aussi importants pour le syndicat que pour l'employeur.Chez Nationair, on soutient que le coût global des demandes syndicales est énorme compte tenu de la flexibilité très faible de l'entrepri» se.Le syndicat répond que la plupart des exigences ne coûteraient rien.Il suffirait de planifier les effectifs.Sur la question salariale, le syndicat réclame des hausses de 4,5 et b p.cent; l'employeur offre 3,5 et 4 p.cent, avec possibilité de pourcentage sur les ventes de produits hors taxes qu'il évalue à environ 600 S par année.Ces haussés fixeraient le salaire annuel d'un agent de bord de 17 127 $ à 24723 $ (après trois ans).Le syndicat réclame de 18000 à 25000 $ pour un horaire mensuel de 75 heures de travail.Le litige porte également sur l'affectation d'office, en l'occurrence le remplacement en temps supplémentaire d'un agent absent et pour lequel Nationair paierait une heure de temps supplémentaire par chaque affectation.Quant au temps minimum de vol garanti, il serait fixé à quatre heures à titre de dédommagement.Le syndicat réclame également la création de trois autres postes de gérants de service alors qu'il n'en reste plus que trois et que Nationair veut les éliminer pour les remplacer par des directeurs de service en vol syndiqués chez les Teamsters.Enfin, avec la réaffectation de vol \u2014 disponibilité de l'agent pendant 24 heures \u2014 le syndicat veut que cette disponibilité soit limité à 12 heures.LES PERLES RARES de Birks Voici nos perles de culture, harmonieusement assemblées en colliers et en bracelets, selon leur calibre et leur orient.Des perles parfaites au lustre chatoyant\u2014 une nacre d'une épaisseur exceptionnelle.Le tout est rehaussé dfun fermoir en or 14 carats portant notre griffe exclusive: le lion Birks, symbole de qualité supérieure.M, ¦ Collier de 61 cm 995 $ Valeur de remplacement l 325 $ Collier de 46 cm 795 $ Valeur de remplacement 1 000 $ Bracelet de 20 cm 395 $ Valeur de remplacement 425 $ Ditv chaque boîte bleue se cache un rêve.$£SH BIRKS & CKOI QU'Y'É DANS' PRESSE Un voyage à gagner tous les matins à Y'E TROP P'BONNE HEURE! - C|(Q| Ecoutez CKOI, lisez La Presse et vous pourriez gagner un voyage offert par DIRECT0UR Tél.: 731-1 TOO 9NM Dangereuse, la toile du stade ?SNC se prononcera bientôt PIERRE GINGRAS ¦ C'est dans quelques jours, tout au plus, que la firme d'ingénierie SNC doit se prononcer sur la fiabilité de la toile qui recouvre le stade Olympique.La compagnie s'est vu confier ce mandat mardi à la suite du refus du comité d'experts internationaux de trouver une solution pour rendre la toile plus sûre.Les membres du comité, qui quittent Montréal aujourd'hui, ont voulu s'en tenir à leur entente initiale.Ils doivent trouver une solution définitive aux problèmes du toit du stade.Ils évitent ainsi de se mêler à toute la polémique actuelle autour de la réouverture du stade.D'ailleurs, devant l'urgence de la situation, ils ont convenu de se réunir de nouveau en décembre, en non pas en janvier tel que convenu initialement.Us estiment par ailleurs pouvoir remettre leur rapport final en juin, quatre mois plus tôt que prévu.Hier, à la Régie des installations olympiques, on était plutôt fataliste.Pour la RIO, il est clair que si la toile telle quelle est installée en ce moment n'est pas considérée comme sûre par la firme SNC, le stade n'ouvrira pas ses portes cet hiver.À moins que les modifications proposées soient minimes et réalisables dans un très bref délai.La toile est déployée depuis la semaine dernière et la jupe qui empêche le vent de s'infiltrer sous le toit, est installée depuis peu.On doit bientôt procéder à l'installation de la double toile qui permet «d'hiverner» la toiture.Le Salon de l'auto Pour leur part, les promoteurs du Salon de I auto sont aux abois: la réouverture du stade devra leur être confirmée dans les jours qui viennent, sinon la plus importante foire commerciale de Montréal n'aura pas lieu.«La situation est extrêmement stressante, raconte Roxanne Longpré, une des responsables de l'événement.Ce n'est plus qu'une question de jours.Nous ne savons plus quoi dire à nos clients pour les amener à patienter encore un peu.Que l'on prenne une décision une fois pour toutes et que l'on cesse de nous laisser dans l'incertitude», a-t-elle lancé.Le Salon de l'auto, qui attire 250 000 visiteurs, doit en principe ouvrir ses portes le 9 janvier.Porte-parole officiel des promoteurs des foires commerciales du stade, Pierre Parent se dit encore confiant.Selon son propre scénario, la décision devrait être rendue mercredi prochain à la suite de la prochaine réunion du Conseil des ministres, à laquelle le premier ministre Bourassa doit assister.M.Parent estime que le **** nationale, le ministre tenait le même type de réflexion en réponse à une question de l'opposition.Au cabinet du ministre responsable de la RIO, on mentionne aussi que le problème de la toile cet hiver est peut-être plus complexe qu'on ne le croit.Le comité international n'aurait pas hésité à donner son expertise si la solu-J tion était si simple, dit-on.On\".; confirme aussi que la recommandation de M.Vallerand à la suite de la lecture du rapport SNC sera soumise au Conseil des ministres.¦ Mais on s'est bien abstenu de dire quand.Les inspecteurs du ministère du Travail seront aussi amenés à faire les inspections d'usage avant la réouverture de l'édifice.Le retour de Taillibert V \u2022s La toile est déployée depuis la semaine dernière et la jupe qui empêche le vent de s'infiltrer sous le toit du stade Olympique, est installée depuis peu.photo u presse ministre responsable de la RIO, André Vallerand, aura eu alors le temps d'étudier le rapport de SNC pour présenter une recommandation définitive aux ministres.Dans son esprit, il n'y a aucun doute possible: la toile actuelle est sûre durant l'hiver.Tremblay outré par la fermeture «cavalière» de Consumers Class DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Visiblement outré de la décision de Consumers Glass de fermer son usine de Candiac et de mettre à pied 380 personnes, le ministre de l'Industrie, Gérald Tremblay, a soutenu qu'un comité d'étude aurait à évaluer la possibilité d'implanter une nouvelle usine dans le secteur du verre au Québec.Habituellement flegmatique, le ministre Tremblay cachait mal son indignation hier à l'Assemblée nationale quant à la façon dont Consumers Glass avait annoncé sa décision de fermer l'usine de Candiac.Après avoir eu l'assurance des dirigeants québécois de Consumers Glass «qu'il n'y avait aucune possibilité de fermeture», M.Tremblay avait accepté de rencontrer le vice-président aux opérations pour l'ensemble de la compagnie, M.Russell Anderson, vendredi dernier, pour discuter de la relance de l'entreprise.Or, à cette réunion, M.Anderson a annoncé la fermeture de l'usine de Candiac sans autre forme de procès.«Ça fait 12 ans que je fais du redressement d'entreprises, je suis ministre depuis deux ans et je n'ai jamais vu une façon aussi cavalière de faire les choses», lancera M.Tremblay au cours d'un entretien à La Presse.En Chambre, il avait indiqué que sa rencontre avec M.Anderson «n'avait pas été des plus amicales» et que la fermeture avait été pour le moins «cavalière».Pour M.Tremblay, les commandes de bouteilles vides de la Société des alcools du Québec serviront de «poignée», de «force de marchandage face à l'entreprise pour assurer le maximum de retombées économiques au Québec».Une bien petite poignée toutefois parce que les achats de la SAQ sont de l'ordre de 4 millions par année, une commande bien insuffisante pour faire vivre une usine, reconnaît M.Tremblay.Mais il faudra aussi tenir compte des possibilités de recyclage de verre, qui pourrait accroître le volume d'une éventuelle usine \u2014Candiac en faisait déjà un peu.Québec évaluera les possibilités avec les travailleurs à un comité sur l'avenir de l'industrie du verre, a souligné M.Tremblay, évitant pour l'instant de parler d'un projet précis.D'autant plus que Consumers Glass qui bénéficie d'un quasi-monopole dans la production de contenants de verre au Canada n'a pas indiqué qu'elle serait disposé à vendre ses installations à un éventuel compétiteur.«M.Anderson m'a dit qu'il n'avait pas le mandat de me répondre», a expliqué le ministre qui s'était enquis de cette possibilité.Du côté du Parti québécois, le critique financier, Jacques Léonard et le député de LaPrairie, Denis Lazure \u2014où se trouve Candiac\u2014 ont rappelé que l'usine qui fermerait le printemps prochain «était l'une des rares parmi les huit de Consumers Glass au Canada, à ne jamais avoir fait de déficit».Selon eux, la décision de fermer de nouveau une usine au Québec fut prise par des Ontariens.Cela forcera la Société des alcools du Québec à s'approvisionner à l'extérieur pour ses bouteilles.Pour M.Tremblay, la SAQ achète déjà ses bouteilles en Ontario \u2014parce qu'il s'agit de verre coloré.Selon les explications de Consumers Glass, l'usine de Candiac était dotée d'équipements désuets et n'avait jamais été modernisée, à la différence de celle de Pointe-Saint-Charles où travaillent toujours de 600 à 800 personnes, a-t-il expliqué.Au surplus, Candiac s'était spécialisée dans les commandes ponctuelles alors que la tendance du marché va vers la production à grande échelle de bouteilles du même type.Il ne faut pas oublier que le bilan de la compagnie au niveau canadien accuse des pertes de 70 millions en 1989 et que le fonds de roulement paraît bien faible pour une entreprise de cette taille, d'expliquer le ministre.«On veut avoir les vrais raisons de la fermeture, si c'est le contexte mondial c'est différent», de résumer le ministre.La Maison Sony fête son premier anniversaire en vous proposant, pour moins de ft premier téléviseur Trinitron de 34 po à syntonisation image sur image.avec en plus jusqu'à 600 lignes de définition horizontale, la stéréophonie multivoie MTS, l'ambiophonie Matrix Surround et plusieurs autres fonctions perfectionnées.Joyeux anniversaire à nous! 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Un cardinal! Il va t'embarrasser!» Une belle amitié est toutefois née rapidement entre Mgr Zoa et son hôte, qui n'osait par ailleurs pas trop afficher sa joie d'avoir un cardinal comme.évèque auxiliaire.- t à - Ui ni W PHOTO ROBERT NADON.Li Presse «Le cardinal Léger m'a laissé en souvenir une belle croix que je porte pour les grandes fêtes», a confié hier Mgr Jean Zoa.Aujourd'hui, Mgr Zoa rend hommage au cardinal Léger en rappelant comment l'ancien archevêque de Montréal s'est dépensé sans compter au Cameroun, où il mis en place des dispensaires pour les lépreux et où il a fait construire notamment un centre de réhabilitation pour personnes handicapées.«11 a travaillé, cet homme-là!» a lancé à un certain moment l'archevêque africain.Selon Mgr Zoa, la mort du cardinal Léger a été annoncée dans tous les médias d'information de Yaounde, aussi bien à la télévision et à la radio que dans les journaux, dès que la nouvelle a atteint les salles de rédaction, «l'ai reçu beaucoup de messages de condoléances», dit-il.Le prélat africain, qui devait s'envoler hier soir pour le Cameroun, a signalé qu'il tenterait d'obtenir dès son retour dans son pays que le Centre national de réhabilitation des handicapés construit à Yaounde grâce aux efforts du cardinal Léger soit rebaptisé.« Il devrait s'appeler 'Centre Cardinal-Léger**, a-t-il précisé.L'archevêque de Yaounde a confié qu'il avait toutefois encore de la difficulté à réaliser que le cardinal Léger est mort.«Lorsque nous l'avons connu chez nous, a-t-il souligné, il était en bonne santé.» Et il a ajouté après un moment de réflexion: «C'est dur de penser que c'est fini.Avant, je lui parlais à l'horizontale.Maintenant, c'est à la verticale que je m'adresse à lui.Nous avons perdu un ami.C'est quand même dur, hein?» « \u2022s * > A ?f j «S v La malade paralysée de l'Hôtel-Dieu : la Cour met en cause Gil Rémillard ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUEBEC ¦ La Cour supérieure du Québec a officiellement mis en cause hier le procureur général dans le débat judiciaire provoqué par une malade de 24 ans, paralysée depuis deux ans et demi à l'Hôtel-Dieu de Québec et qui demande qu'on lui enlève le respirateur mécanique qui la maintient en vie.L'avis a été signifié au ministre de la justice M.Gil Rémillard, par la Cour supérieure, qui croit que cette cause revêt un caractère suffisamment important, avec des impacts sociaux suffisants pour intéresser le législateur.Il est cependant important de souligner que ni le procureur général, ni ses représentants, ne sont tenus d'intervenir.Le législateur, croit cependant la Cour, est «partie» dans le débat.Le procureur général, le ministre Gil Rémillard, n'a cependant pas encore décidé si ses représentants seront sur place pour intervenir, la semaine prochaine, lors de l'audition à Québec d'une injonction réclamée par la malade et visant à autoriser l'Hôtel-Dieu de retirer le respirateur.La cause doit normalement être entendue la semaine prochaine, mais l'analyse du ministère de la justice pourrait retarder les procédures, si une décision n'est pas prise au cours des derniers jours.Selon les informations obtenues par La Presse, hier, M.Rémillard et les membres du contentieux de son ministère, voudront se consulter et obtenir la collaboration des avocats du ministère de la Santé et des Services sociaux.La cause de la jeune malade est d'autant plus pertinente que le gouvernement du Québec est justement à travailler à l'adoption d'un nouveau code civil qui viendra accorder d'une façon définitive le droit à un malade de refuser un traitement.Rappelons que l'Hôtel-Dieu de Québec, qui craint des poursuites en vertu du Code criminel, préfère que la Cour tranche le litige.L'hôpital a cependant clairement indiqué qu'il ne contestera pas la décision de la Cour et ne plaidera pas contre la malade lors de l'audition de la requête en injonction.Jusqu'à maintenant, personne n'a encore signifié son intention de contester la requête de la malade qui souffre du syndrome Guillain-Barré.Les médecins de l'hôpital, encore la semaine dernière, ont procédé à des examens qui confirment le caractère irréversible de la maladie.\u2022 Les médecins de l'Hôtel-Dieu refusent d'enlever le respirateur à la malade, craignant que les dispositions du Code criminel canadien, qui interdit l'euthanasie, ne les exposent à des poursuites.La requête de la malade se fonde sur les dispositions du code civil, les Chartes québécoise et canadienne des droits et sur les conclusions de spécialistes en éthique renommés.i 4 A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 21 NOVEMBRE 1991 5*5 II 1 t * * * \u2022 1 » 1 * no Lecteur laser CDP-291 \u2022 Échantillonnage quadruple \u2022 Entièrement programmable \u2022 3 ans de garantie \u2022 Compatible à la télécommande Sony «i Virai 8 Achetez un lecteur laser Sony (lecteur/changeur de salon, système MHC ou système FH-CD) entre le 3 septembre 1991 et le 31 janvier 1992 et choisissez 5 disques laser (parmi 45 titres) pour seulement 9,98 S* (4 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le lieutenant Deneault a toutefois été incapable de donner plus de précisions à ce sujet.Quant au blessé, on ne craignait pas pour sa vie.Lasalle, détenteur d'un casier judiciaire bien garni, a été confiné derrière les barreaux à la suite de sa comparution hier matin devant le juge Yvan Mayrand, de la Cour du Québec.Le représentant de la Couronne, Me Jacques Pothier, a déposé une kyrielle d'accusations contre le client de Me Gilles Chaloux, comprenant naturellement tentative de meurtre, menaces à l'aide d'une arme, possession d'arme et recel d'arme volée.Le juge a fixé son enquête en cautionnement à lundi prochain.II faut dire que Lasalle, accusé jeudi dernier à Longueuil de menaces à l'endroit de sa soeur, avait été libéré en attendant la suite des procédures à condition d'aller dans une maison de thérapie pour alcooliques et de garder la paix.Il avait été placé en détention à Bordeaux pour des billets non payés mais devait aller en thérapie aussitôt que ces comptes seraient acquittés.Or, les billets ont été réglés dimanche soir et Lasalle a pu reprendre sa liberté.Mais plutôt que de se rendre en thérapie, il semble qu'il soit parti en galère.La traversée pourrait durer quelques années s'il est reconnu coupable.Saisies record aux douanes canadiennes » r « RESULTATS ¦ mioto-québec Tirage du 91-11-20 8 15 24 25 29 30 32 34 37 44 47 54 55 56 58 60 66 69 Prochain tirage: 91-11-21 r V A.lo reseàù des tir.tgct Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la Nste officielle, cette dernière a priorité.« STRESS» «80% DES MALADIES SORT RELIÉES AD STRESS ET IL EST LA CAUSE IRDIRE6TE DE MILLIERS DE DÉCÈS.» \u2014 Newsweek 19BB.Si vous en êtes victime, ou avant d'en être victime, téléphonez- nous, nous pouvons vous aider.Pour de plus amples informations, téléphonez au: (514)937-6311 ou 1-800-463-9334 LE PLUS GRAND CHOIX DE MONTRES SUISSES DE RENOMMÉE INTERNATIONALE t » Les Architectes du temps Seulement chez: ^ttol KAUFMANN V^^'Ç BIJOUX ET MONTRES ^ OUI JjL 2195, Crescent \u2022 (514)848-0595 rYYYYY Acier et or 18ct, étanche 30 m.Garantie 5 ans PATÉK Paris, Lyon, Nice et plusieurs autres villes françaises 5 fois par semaine* via Amsterdam avec KLM.Départs de Mirabel à 21 h 40.\u2022Pa> Je Jérvn k> lunJi» cr mercrcJii.La ligne de confiance KJLIVI Panasonic PV-11K caméscope \u2022 Format VHS compact et léger \u2022 Photosensibilité 2 lux \u2022 Zoom motorisé F1, 2x6 \u2022 Connecteur pour lampe d'enrichissement chromatique en option \u2022 Obturateur à pose ultrabrève à 6 vitesses EN PRIME : 3 cassettes VHS \\ \\ et lampe de 5-watts \u2022 V Offre vafcfc V 899
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