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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. La Presse Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-11-02, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 NOVEMBRE 1991 m Le fin jargon des pédagogues fait qu'au primaire, les parents sont incapables de comprendre l'évaluation faite de leur enfant MICHELE OUIMET i \u2022 m - \u2014, Le bulletin descrip- tif, ce «catalogue» truffe de MR, M+et MB à la place des pourcentages et des moyennes, ne survivra peut-être pas.Le ministre de l'Education, Michel Page, l'a durement critiqué lors de sa tournée régionale cet automne et un de ses sous-ministres, Paul Tremblay, Ta cloué au pilori.«Sous prétexte de dernier cri pédagogique, a-t-il expliqué à La Presse, on a mis sur pied un bulletin tellement compliqué que les parents n'y comprennent rien.S'il survit, il devra se simplifier énormément.» Mais de là à mettre la hache dedans, il y a un p«is que le ministère n'ose pas trop franchir.Les commissions scolaires sont responsables de l'évaluation et le MEQ ne veut pas imposer un bulletin uniforme pour toute la province.Compliqué le bulletin descriptif?Une horreur, ont répondu la plupart des parents interrogés par La Presse.L'ancien directeur de l'école secondaire Louis-Riel, Emile Robichaud, ne l'apprécie pas non plus: «On a oublié l'essentiel.Les parents veulent tout simplement savoir, dans un langage clair, si leur enfant progresse ou régresse et cette information, vous ne la trouvez pas dans le bulletin descriptif.D'ailleurs, à Montréal, plusieurs de nos parents sont des allophones.Imaginez une mère grecque qui reçoit le bulletin de son enfant.» Même le Conseil supérieur de l'éducation y allait de ses critiques dans un avis publié en mars 1987.« Des éducateurs déplorent le fouillis conceptuel dans lequel s'est enlisé le discours sur l'évaluation.(.) L'ampleur et le caractère sophistiqué du vocabulaire utilisé, de même que la complexité de certains moyens techniques, rebutent plusieurs enseignants et un bon nombre de parents donnant ainsi l'impression que l'évaluation reste une entreprise difficile sinon impossible à réussir.» « L'évaluation, poursuivait le Conseil, apparait comme une démarche ambiguë dont les enjeux réels restent pour le moins obscurs.» «Le bulletin descriptif a été fait par des spécialistes pour des spécialistes», affirme de son côté le responsable de la pédagogie à l'Alliance des professeurs de Montréal, Luc Brunei.Alors, pourquoi le bulletin descriptif s'est-il implanté dans plus de 60 p.cent des écoles primaires du Québec depuis son apparition au début des années 1980?Parce qu'il n'a pas que des dé- tracteurs.11 a aussi des fans.En fait, c'est toute la philosophie de l'évaluation qui a été bouleversée avec l'arrivée du bulletin descriptif.I;ini les moyennes.On ne compare plus l'élève au reste de la classe mais à lui-même.Ce que le nouveau bulletin dit aux parents, c'est si l'élève maîtrise remarquablement, bien ou pas du tout les objectifs du programme pédagogique.C'est quoi un bulletin descriptif?Mais le hic, c'est qu'il existe près de 1800 objectifs dans les programmes du cours primaire.Le bulletin descriptif ne les consigne évidemment pas tous mais quelques commissions scolaires ont voulu en inscrire le plus grand nombre possible sous forme de descripteurs.Résultat: certains bulletins ont pris l'allure d'un véritable catalogue pouvant atteindre, dans des cas limites, une trentaine de pages et près de 250 descripteurs.Une tâche herculéenne pour l'enseignant qui a, en moyenne, 28 enfants dans sa classe.«La longueur du bulletin dépend de l'imagination et du raffinement des spécialistes, explique Paul Tremblay.C'est un travail hyper-spécialisé et les experts ont de la misère à sortir de leur jargon.» Dans ce bulletin-fleuve, les descripteurs, et ses sous-catégories les indicateurs, sont tellement sophistiqués que sl-uIs les pédagogues peuvent en comprendre le langage sibyllin.Photothèque Lj Presse.Dhoto PC Le ministre de l'Éducation, Michel Page, a durement critiqué le bulletin descriptif en usage au primaire.Une décision est attendue.Des exemples?B En mathématiques, un des descripteurs se lit ainsi: «L'élève classifie les éléments d'un ensemble selon une ou plusieurs propriétés en utilisant les diagrammes de l'arbre, de Carroll et de Venn.» B En éducation physique: «L'élève mobilise les différentes parties de son corps en fonction de leurs possibilités de mouvement et effectue, en maintenant une certaine stabilité, différentes attitudes posturales.» B En éducation physique toujours: «L'élevé s'exprime sur son expérience corporelle et celle de ses pairs en établissant des liens pour ainsi augmenter sa sensibilité au mouvement pour l'observation et l'analyse.» B En musique: «L élève reconnait à l'audition des structures rythmiques assez complexes, les valeurs suivantes: o è.è jj jm\u2014\\n À partir de ces descripteurs, l'enseignant doit poser un jugement et noter l'enfant selon une échelle d'appréciation qui va de 1 (l'élève dépasse largement les exigences fixées) à 6 (l'élève ne répond pas aux exigences fixées).Si on utilise le langage traditionnel, on peut dire que 1 équivaut à une note en pourcentage variant de 90 à 100 p.cent et que 6 signifie tout simplement que l'enfant coule.Mais cette comparaison avec le bulletin traditionnel fait sursauter les pédagogues qui ne veulent surtout pas faire de lien entre les pourcentages et les fameuses cotes de 1 à 6.L'enfant, insistent-ils, ne doit pas être comparé au reste de la classe mais doit plutôt être noté sur sa capacité de bien assimiler les différents apprentissages.Plusieurs commissions scolaires ont déclenché une vague de protestations de la part des parents \u2014qui se plaignaient de ne rien comprendre au bulletin de leur enfant\u2014 et des enseignants qui affirmaient qu'ils passaient leur temps à évaluer.La CECM a un bulletin descriptif simplifié qui fait deux pages et compte une quarantaine de descripteurs.À la commission scolaire |érôme-Le Royer, l'ancien bulletin descriptif, toujours en vigueur dans la moitié des écoles primaires, comporte 83 descripteurs pour la sixième année.Le nouveau bulletin informatisé a réduit ce nombre de moitié.Un peu d'ordre Il y a autant de façons d'évaluer un élève qu'il y a de commissions scolaires au Québec soit environ 200.Devant ce fouillis, devant aussi la complexité et la diversité du bulletin descriptif, les commissions scolaires ont demandé au ministère de l'Éducation ( MEQ) de mettre un peu d'ordre dans tout ça.Le bulletin descriptif a fait l'objet de plusieurs études et ce sont toujours les mêmes recommandations qui reviennent: diminuer le nombre de descripteurs et en donner une définition uniforme pour toute la province.«Les commissions scolaires disent au ministre: nous avons eu tellement de liberté que nous ne nous comprenons plus entre nous», explique Guy Dion, l'auteur d'une de ces études déposée en juin 1991.«Si le bulletin descriptif a donné lieu à des dérapages, c'est dû au manque d'initiative du ministère», affirme de son côté le conseiller en développé: ment pédagogique à la Fédération des commïssissions scolaires du Québec Berthier Dolbec.«La pression est forte, confirme le directeur général de l'évaluation et des ressources didactiques au ministère* Paul Vachon.Les commissions scolaires nous demandent de définir des échelles d'appréciation et des descripteurs communs pour toute la province.» En fait, tout le monde attend que le ministre Page prenne une décision.Se* Ion Paul Tremblay, ce sera en janvier.'enfant considéré comme du saucisson - MICHELE OUIMET Apposer une cote \u2014 1, 2, 3, 4, 5 ou M++, M+ etc.\u2014 dans le bulletin d'un élève n'est déjà pas une tâche facile mais ce n'est rien si on regarde de :7 près le processus d'évaluation qui mène l'enseignant à inscrire une de ces notes.L'enseignant ne se contente pas de lire la copie de son élève pour ensuite y mettre une cote.Que non! C'est plus GRILLE DE CORRECTION INDIVIDUELLE AVEC VALEUR NUMÉRIQUE ÉPREUVE OBLIGATOIRE DE FRANÇAIS ÉCRIT SIXIÈME ANNÉE DU PRIMAIRE, JUIN 1991 Nom de l'élève CRITERE\tÉLÉMENT\tÉCHELLE D'APPRÉCIATION\tPONOÉRATION\tTOTAL CHOIX DES INFORMATIONS ET DU VOCABULAIRE\t1.Choix des informations\t5 4 © 2 1\t3X4\t12/20 \t2.Choix du vocabulaire\t5©321\t4X2\t8/10 \t3.Cohérence: logique\t5 4 © 2 1\t3X2\t6/10 ORGANISATION DU TEXTE\t4.Cohérence: liens entre les phrases\t5 4 © 2 1\t3X1\t3/5 \t5.Découpage du texte\t5 4 3 ©1\t2X1\t2/5 ORGANISATION\tô.Ponctuation\t5 4 ® 2 1\t3X1\t3/5 DE LA PHRASE \u2022\t7.Structure des phrases\t5 0 3 2 1\t4X3\t12/15 RESPECT DU CODE LEXICAL\t3.Orthographe d'usage\t5 4 © 2 1\t3X2\t6/10 RESPECT DU CODE\t9.Accord des noms et des adjectifs\t5 4 3 © 1\t2X2\t4/10 GRAMMATICAL\t10.Conjugaison et accord des verbes\t5 4 © 2 1\t3X2\t6/10 5: Très bonne maîtrise 1 : Échec\t\tt\tTOTAL\t62/1 OC \t\tCOMPORTEMENT ATTENDU\tNIVEAU DE MAÎTRISE\tM compliqué: la note est décomposée pour ne pas dire décortiquée.Par exemple, pour l'examen de français écrit de sixième année en juin dernier, le ministère de l'Éducation a envoyé aux enseignants un guide de correction de 33 pages.Ce guide comprend de longues grilles de corrections alambiquées qui expliquent, avec moult détails, si, dans le texte de l'élève, les liens entre les phrases sont «presque toujours appropriés», «très souvent appropriés», «assez souvent appropriés», «souvent impropres ou absents» ou «très souvent impropres ou absents».Et ce n'est qu'un des dix éléments que l'enseignant doit juger, qui se nomme «Cohérence: liens entre les phrases» dans la catégorie «Organisation du texte».Cette catégorie comporte deux autres éléments soit «Cohérence: logique» et «Découpage du texte», (voir tableau 1 ) Chacun de ces dix éléments est donc noté selon une échelle d'appréciation qui va de 5 (très bonne maîtrise) à 1 (échec).Cette note est multipliée par un indice de pondération qui varie d'un élément à un autre.Ensuite, l'enseignant additionne ces dix notes pondérées pour arriver au résultat final de l'examen.Mais cette note finale est en pourcentage.L'enseignant doit donc se servir d'une autre grille pour inscrire son équivalent en langage descriptif ( M++, M+, etc.) ( voir tableau 2).«On découpe l'enfant en saucisson et nous ne sommes plus capables d'obtenir un portrait global», explique le responsable de la pédagogie à l'Alliance des professeurs de Montréal, Luc Brunei.Et à chaque fois que l'élève passe un examen, précise-t-il, c'est le même processus qui reprend.Pas toujours aussi compliqué, pas toujours avec un guide de correction de trente et quelques pages fourni par le ministère, mais toujours avec une note décomposée selon différents critères.Exit la moyenne Les parents acceptent difficilement la disparition de la moyenne.Sans cet outil, ils se sentent un peu perdus et comprennent mal où se situe exactement leur enfant dans la classe.Est-il le premier?Le dernier?Le bulletin descriptif ne le dit pas.Pourquoi?Par refus de comparer les élèves entre eux, ont répondu les nombreux pédagogues et spécialistes de l'évaluation interrogés par La Presse?Oui, mais encore?Est-ce si traumata sant de mettre une moyenne?«L'élimination de la moyenne?C'est un choix qu'on a fait, répond Roger Delisle, auteur d'un rapport sur l'évaluation.L'enfant est en cheminement et on fait son portrait.» Les hauts fonctionnaires du ministère admettent cependant qu'il y a un problème.«En pédagogie, il y a une peur maladive de la comparaison», constate le sous-ministre Paul Tremblay.«Sans moyenne, avoue le directeur général de l'évaluation, Paul Vachon, on ne sait pas où se situe notre enfant.C'est un fait.Nous avons eu tendance à éviter la comparaison.On est en train d'en sortir.De toute façon, nous vivons dans une société normative et il y a des rangs partout.» n si INTERPRÉTATION À L'AIDE DE LA GRILLE DE CORRECTION AVEC VALEUR NUMÉRIQUE SEUIL DE RÉUSSITE PROPOSÉ : 62 SUR 100 RESULTAT OE U MESURE\tINTERPRÉTATION\tJUGEMENT\tCOTE De 91 à 100\tTrès au-dessus du seuil de réussite\tTrès bonne maîtrise\tM++ ; De 71 à 90\tAu-dessus du seuil de réussite\tBonne maîtrise\tM+ De 62 à 70\tEgal au seuil de réussite\tMaîtrise suffisante\tM De 53 à 61\tAu-dessous du seuil de réussite\tMaîtrise insuffisante\tM- Moins de 52\tTrès au-dessous du seuil de réussite\tÉchec\tE Les enfants de la loi 101 au cégep \u2014page 84 Toronto : le NPD à l'assaut de l'hôtel de ville \u2014page B6 ______fTV \"H.La misère au pays de l'islam soviétique \u2014page es A B 2 7 \u2014 T-TT LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 NOVEMBRE 1991 Sua Presse '.'¦w ¦'-.'.\u2022~r - PS B Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Dcsjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef ¦¦¦EBWWMBWlKWWWIIWIIIIWil I i, I Que faire ! n'est pas un jour qui passe sans qu'il soit question de l'avenir du Stade olympique de Montréal, depuis l'effondrement d'une poutre de 50 tonnes, le 13 septembre dernier.Après ses erreurs de conception et de construction, après son coût faramineux, après les multiples déchirures de sa toile, voici que l'insécurité du stade atteint son paroxysme et crée jusqu'à une psychose collective.Doit-on rouvrir le stade pour les salons et expositions d'automne, dont le Salon de l'agriculture à compter du 23 novembre?Le garder fermé jusqu'à ce que la moindre garantie d'une sécurité totale soit assurée unanimement par tous les spécialistes?Le démolir carrément et le remplacer par un nouveau stade?Les solutions extrêmes doivent, autant que possible, être écartées.Il faut analyser lucidement la situation.La panique est mauvaise conseillère.Que le ministre du Tourisme, M.André Vallerand, ait décidé de fermer le stade, il y a un mois et demi, il a bien fait.La sécurité du public doit être le premier objectif retenu par les autorités publiques.Avant les revenus.Avant la réputation.Le stade est-il, oui ou non, sécuritaire?Les avis des experts sont partagés.Compte tenu des doutes importants suscités dans l'esprit des gens par les derniers accidents à la toiture et à une poutre, qui peut donner une assurance raisonnable sur la sécurité du stade olympique?La confiance du public sera fonction de la crédibilité des experts qui se prononceront sur le sujet.Quelle qu'elle soit, la réponse doit venir dans délai.Plus la situation s'éternise, davantage elle pourrit.Rappelons-nous, à titre d'exemple, qu'à peine cinq jours après le tremblement de terre à San Francisco, le stade de baseball était rouvert.Il faut tout faire pour sauver le stade de Montréal.Ce serait trop facile de reclamer innocemment ou cyniquement sa démolition.Oui, le stade et le toit ont coûte cher: 687 millions selon les chiffres de la Régie des installations olympiques et 1,171,899,675$ pour l'ensemble du complexe olympique, incluant tour, piscines, stationnements, vélodrome, centrale thermique et aires extérieures.C'est beaucoup d'argent.Beaucoup trop.Mais il ne servirait à rien de revenir en arrière et de mettre la hache dans ce complexe, à moins que son avenir soit sans issue.Ce qui est peu probable.Tout n'est pas négatif quand même.11 faut mettre la situation en perspective.0 Le stade de Montréal est le plus occupé de tous les stades en Amérique du Nord: 250 jours par année, dont 81 par les Expos.e Les opérations actuelles rapportent environ 200 millions par année provenant des dépenses effectuées par les diverses clienteles.\u2022 Les retombées économiques des événements et des activités qui se déroulent au stade se chiffrent entre 104 et 220 millions par année, selon un scénario pessimiste ou optimiste.+ Au moins 2200 emplois, et jusqu'à une possibilité de 4500, ont été ou seront créés ou maintenus par la construction et le parachèvement de l'ensemble du parc olympique, englobant le village et le biodôme.Des 237 employés réguliers de la RIO, plus de 40 p.cent demeurent dans l'est de Montréal.o Les gouvernements supérieurs retirent quelque 29 millions de taxes des activités du parc olympique, dont 3 millions au seul chapitre de la taxe d'amusement.* Les Expos rapportent 4,3 millions, les salons 2,7 millions, les spectacles 3,2 millions.Si Montréal voyait disparaître son stade, ce sont aussi le club de baseball Les Expos, le club de football La Machine, des pertes économiques et touristiques énormes qui disparaîtraient en même temps.Et surtout une réputation à jamais ternie dont Montréal ne se relèverait pas de sitôt.Dans cette perspective, il faut vivement souhaiter que le staae reste ouvert, à condition qu'il offre toutes les garanties de sécurité et des coûts d'améliorations et de parachèvement logiques et acceptables.C'est au gouvernement et à la RIO d'offrir ces garanties.Claude MASSON I La carpe et le e contraste entre les deux hommes qui monopolisent la vie politique québécoise est tel qu'on pourrait presque en faire une fable.Robert Bourassa, muet comme une carpe, evanescent jusqu'à l'absurde.II est tellement absent d'un débat où sa presence est pourtant essentielle que de carpe, il devient taupe.Cela laisse tout le terrain à son adversaire Jacques Parizeau, qui en abuse.M.Parizeau, que les sondages favorisent, a le vent en poupe.Il est de toutes les tribunes, il commente tout, parle beaucoup et a bien du mal à contenir l'euphorie que suscite en lui sa victoire prochaine.De pie, il devient paon.S'il est normal qu'un homme politique veuille faire les manchettes et occuper toute la scène, cela comporte des risques.Plus on parle, plus on est vulnérable.M.Bourassa, la carpe, est presque inattaquable, tandis que M.Parizeau multiplie les occasions où il peut commettre un faux pas.Et c'est ainsi que dans l'une de ses innombrables interventions publiques de la semaine, le chef du PQ a commis une gaffe qui a faii sourire ses adversaires et découragé bien de ses partisans, lorsqu'il a précisé que, dans un Québec souverain, les Québécois qui te désirent pourraient aussi rester Canadiens et avoir droit à la double citoyenneté.En choisissant d'aborder cet aspect relativement trivial du débat constitutionnel, en fournissant des précisions qui n'étaient ni urgentes ni essentielles, M.Parizeau ouvre la porte à deux interrogations qui ne lui rendent pas service.D'abord, en décrivant par le menu les détails de la souveraineté, le chef péquiste fait comme si c'était déjà dans le sac.Cela suggère une autre fable, celle-là une vraie, Perrette et le pot au lait L'euphorie de M.Parizeau n'est pas communicative, elle irrite bien des gens, tous ceux pour qui le débat sur l'avenir du Québec n'est pas clos.Et ils sont nombreux dans les deux camps.Ensuite, les précisions de M.Parizeau sur la souveraineté pousseront bien des Québécois à se demander, avec plus d'insistance, à quoi servira une souveraineté privée de ses symboles et de ses outils.Après le dollar canadien et le passeport canadien, il ne manquera que le profil de la reine sur les timbres québécois.Alain dubuc pou&csiù* F/NiGA 8&vûj&'ùshomeAt/evete* .-\u2022s y \u20ac m V:.\u2022; c0 lê fs I ! ïïm i * s en avise s* 1 l'establishment 4t-Ti :! m t î 11 * I Les Torontols vont aux urnes le 12 novembre pour se choisir un maire.Le leader de la troupe NPD, le candidat Jack Lay ton ptwtocp .BENOÎT LEGAULT » collaboration spéciale ' TORONTO -JÊEk'êjà maître du parlement onta-iBsdF'rien, le Nouveau parti démocra-rlkptè convoite maintenant la mairie Içle; Toronto, lors des élections du 12 ! npvç'mbre.Le monde des affaires to-\u2022foOtOis est terrifié, craignant un tour-Inànl désastreux, la fin de la prospérité -âtûçôeur financier du Canada.Selon « phisgndage du Toronto Sun% la polari-.*s4H0n gauche-droite de la campagne -engendre un intérêt sans précédent I pour-une course à la mairie.\u2022 ^'Âlgauche, lack Layton, 41 ans, éche-:vp>:depuis 1982, fils de Bob Layton, \u2022député conservateur de Lachine Lac !Sâmt-Louis et président du caucus *iqi%* est le néo-démocrate craint par feVgens d'affaires torontois, petits et grands.Layton est surnommé «Saint-lack» et «le bolchevik à bicyclette» parce qu'il a réponse à tout, est apparemment sans faille et va partout en bicyclette.A droite, lune Rowlands, 56 ans, cchevin de 1976 à 1988, libérale de coeur mais sans affiliation politique officielle: surnommée « Mommy Cop» ( Maman Police ) parce qu'elle a une allure de grand-maman et parce qu'elle a fait preuve d'une poigne de fer au cours de ses trois dernières années à titre de patronne de la police de Toron- 9 to ( Susan Eng Ta remplacée il y a quelques mois).Malgré son âge, Mmc Rowlands déborde d'énergie.Son fils Murray, un de ses organisateurs, a dit à La Presse: «Sa mère a 96 ans et elle est encore énergique.L'âge de ma mère n'est pas un problème.» Il faut une santé de fer pour être élu à la mairie de Toronto.La campagne électorale dure plusieurs mois ponctués de dizaines de «ail-candidates debates ».des débats thématiques au cours desquels les candidats attaquent rondement leurs adversaires tout en faisant du charme aux électeurs.Ces assemblées contradictoires forment une partie essentielle de la tradition démocratique ontarienne.Sous le feu des débats et des questions, les candidats se mettent parfois à nu.Par exemple, lors d'un débat sur l'environnement, on a demandé aux candidats comment ils économisaient l'énergie.M.Layton a révélé qu'il va travailler à bicyclette toute l'année.Mmc Rowlands a dit qu'elle n'utilise pas son climatiseur.Susan Fish, qui s'est retirée depuis, a expliqué en détail comment elle prend sa douche; ce qui a permis d'apprendre que Mmc Fish arrête l'eau pendant qu'elle se savonne le corps.Mmc Fish, une ex-ministre conservatrice à Queen's Park, se présentait comme la voie du centre.Elle est plu- tôt devenue «le deuxième choix de tout le monde» comme l'écrivait l'hebdomadaire Now ( l'équivalent du Voir montréalais).Abandonnée par ses bailleurs de fonds, elle a quitté la course il y a un mois.Un duel Betty DeSiro, une candidate du centre-droit d'origine italienne, a abandonné la course encore plus tôt.11 y a encore six candidats marginaux, mais l'élection à la mairie de Toronto est clairement devenue un duel Layton-Rowlands.lack Layton, mène dans les sondages parmi les moins de 35 ans et ceux qui vivent au sud de la rue Bloor (axe important qui divise, grosso modo, le Toronto plus vieux et plus pauvre du Toronto des résidences unifamiliales).lune Rowlands mène dans le reste de la ville et au plan général.Mais Mme Rowlands ne prend rien pour acquis: «Les néo-démocrates votent en masse, qu'il neige ou qu'il grêle, les autres ont tendance à rester chez eux», disait-elle à un columnist.Sa stratégie est donc de faire sortir le vote au maximum.lack Layton, le challenger, est bien sûr en attaque.11 accuse Mme Rowlands de ne pas vouloir rendre publique la liste de ceux qui contribuent financièrement à sa campagne (la limite des contributions individuelles est de 750$; la limite des dépenses électorales est de 235000$).Et il a ravivé une déclaration célèbre de Mmc Rowlands.«Une fraction des jeunes Noirs de Toronto est hors de contrôle», avait-elle dit en février 1989, devant un groupe de travail sur les relations raciales et la police.La moitié des 470 000 électeurs de Toronto ne sont pas d'origine britannique ou française.Tout ce qui est raciste, ou perçu comme tel, est donc d'importance capitale.L'affiliation de lack Layton au NPD est à la fois sa plus grande force et sa plus grande faiblesse.Force car ce parti rallie automatiquement un bloc indéfectible de l'électoral faiblesse car le gouvernement provincial du néo-démocrate Bob Rae est impopulaire.Jack Layton a fait des promesses qui totalisent un milliard de dollars.Par exemple, il a promis 1 p.cent du budget à la culture.11 a aussi promis de nettoyer la rivière Don qui traverse la ville du nord au sud.June Rowlands n'a rien promis.«Ce n'est pas le temps d'alourdir le fardeau fiscal de la ville en pleine récession», a-t-elle dit cette semaine durant un débat radiophoni-quc.Un sondage mené par le Toronto Star indique que les plus grandes préoccupations des électeurs torontois sont le chômage et les taxes.Cela joue en faveur de Mmc Rowlands.Par ailleurs, M.Layton a d'excellents talents d'orateur.Et il a gagné le très important débat télévisé du 20 octobre.En parfait contrôle dans son ras- surant complet marine, il crevait l'écran.Mmc Rowlands regardait souvent le plancher, elle critiquait les journalistes et le modérateur, elle semblait mal à l'aise.lune Rowlands demeure néanmoins favorite pour l'emporter.0 , Deux Montréalais Fait curieux, Mmc Rowlands et M.Layton sont tous deux nés dans la région de Montréal.Mmc Rowlands a passé son enfance dans Mont-Royal.Elle y est retournée de 1957 à 1964.Toutefois, elle n'a aucun passé politique à Montréal.lack Layton est né à Hudson (entre Vaudreuil et Rigaud), dans un bastion d'anglophones bien nantis.Ce sont ses ; études en sciences politiques qui l'ont entraîné à Toronto.En décembre 1988, M.Layton accordait une longue entrevue au Star intitulée «Un maire en attente».Il y expliquait notamment ce qui lui a donné le goût de se battre pour les valeurs de justice sociale chères au NPD.«Une des premières choses que j'ai remarquées était que les enfants canadiens-français et leurs parents étaient au bas de l'échelle économique même dans ce village, disait-il.Les Canadiens français étaient les pompistes et les éboucurs; les mieux nantis étaient un plombier et un aubergiste.Ce fut mon premier contact avec les inégalités.Cela m'a dérangé et j'ai pensé qu'il fallait faire quelque chose.» Art Eggleton laisse sa marque sur (es relations Toronto-Montréal BENOIT LEGAULT collaboration spéciale TORONTO * i i ravail, intelligence, intégrité», \" (9 telle est la devise de la ville de Toronto.Cette devise reflète aussi la carrière politique d'Arthur Eggleton.; maire de la métropole ontarienne.qui tirera sa révérence politique le 12 no- ; vembre.Ses 11 ans à la mairie, ponctues de \u2022quatre élections, en font le maire le '.plus durable de l'histoire de Toronto.; Maintenant âgé de 46 ans.M.Eggleton n'avait que 24 ans lorsqu'il devint con-: sciller municipal de la Queen City.Se-Ion les sondages, ce comptable à l'allure simple et souriante, aux paroles efficaces et prudentes, aurait été élu de \u2022nouveau.Il a plutôt choisi de quitter ! \u2014à la faveur, dit-on en coulisses, d'une nomination prestigieuse à venir.\u2022 Parcours excellent \u2022 Son parcours de 11 ans.pratiquement sans faute, à la tête du coeur financier du Canada, en fait un des hommes politiques les plus respectés et les plus crédibles au pays.«l'aime beaucoup Montréal, dit-il.lors d'une entrevue accordée à La .Presse.Si je ne pouvais pas vivre à Toronto.Montréal serait mon deuxième choix.C'est une ville dynamique.Montréal a ses problèmes mais elle a aussi un brillant avenir.» À son avis.Toronto et Montréal sont à la fois des compétiteurs et des alliés: «Les deux plus grandes villes du Canada se font concurrence aux plans de la finance, de l'aéronautique, de la mode.etc.Mais elles se doivent aussi de collaborer.Nos problèmes sont similaires, comme la criminalité, la drogue, les usines qui ferment.Nous pouvons apprendre beaucoup de nos expé- riences respectives.11 y a des success stories à partager dans nos deux villes.» Le maire de Toronto reconnaît le caractère distinct du Québec.Il croit toutefois que la séparation du Québec ferait très mal à Toronto et à Montréal : «La confiance des investisseurs envers nos villes serait ébranlée.La séparation du Québec n'est pas nécessaire.Des amendements à la constitution peuvent accomoder les Québécois.» Les défis du prochain maire M.Eggleton ne croit pas, comme beaucoup de Torontois.que le libre-échange est nécessairement mauvais pour sa ville.« Le libre-échange n'a pas été bon pour nous jusqu'à maintenant.C'était prévu.Il était aussi prévu que nous toucherions les bénéfices du libre-échange plus tard.Nous devrons être très énergiques pour y arriver.Les années du boom économique sont derrière nous, et elles ne reviendront pas.» «La compétition est forte aux plans régional, national et international, constate le maire sortant.Le plus grand défi du prochain maire sera d'être assez dynamique et fort pour que la ville de Toronto demeure compétitive à l'ère de la mondialisation et des moyens de communications ultramodernes.» L'autre défi majeur du prochain maire sera de conserver la tradition to-rontoise de civilité selon Art Eggleton: « Des gens de partout vivent ici en harmonie.Nous sommes un modèle pour le monde entier.Néanmoins, la criminalité est nettement en hausse, surtout à cause du trafic de la drogue.Il faut reagir vigoureusement.» Ville sûre «Toronto demeure la plus sure des Le maire sortant de Toronto, Art Eggleton.Un dossier impressionnant.Photothèque La Prnse.photo Robert Mailkxw.17.02.88 grandes villes nord-américaines.Il ne faut pas paniquer.Mais il ne faut pas se fermer les yeux non plus», dit M.Eggleton qui prêche pour le contrôle des armes à feu.l'éducation des jeunes contre les drogues et les programmes communautaires d'intervention.Au chapitre de la sûreté des rues du centre-ville.Art Eggleton a misé sur les tours d'habitation.«Le coeur du centre-ville est habité de 30 000 personnes de plus que lorsque j'ai été élu maire.l'en suis très fier.Je suis un de ceux qui voulaient que le stade Sky Dome soit au centre-ville.Ce stade met de la vie, de l'action.Ainsi, le centre-ville est habité et plus sûr.le suis contre l'étalement urbain.|*ai voulu que Toronto se rapproche des modèles européens de développement avec un mélange de commerces et de résidences un peu partout, le tout appuyé d'un excellent transport en commun.» Trop de gouvernements Art Eggleton est fier du travail accompli.La presse de Toronto, qui sait être très dure, a jugé positivement les années Eggleton.Le maire sortant porte quant à lui des jugements critiques sur la bureaucratie et la presse to-rontoisc.«|e lutte depuis que je suis maire pour faire construire une ligne de tramway sur la rue Spadina.je n'y suis pas arrivé.Toronto est gouverné par un nombre excessif d'administrations publiques aux plans municipal, métropolitain, régional, provincial et fédéral, sans compter les commissions et les organismes de toutes sortes.En plus, il faut maintenant des audiences publiques sur l'environnement pour presque tout, même pour construire une ligne de tramway.Il y n trop de gouvernements, Toronto arrive difficilement à prendre des décisions en concertation et à les appliquer.» La couverture des médias pourrait être plus productive selon le maire de Toronto: «En général, les médias ne font qu'effleurer les dossiers.Il y a trop d'emphase sur les personnalités et sur les confrontations.C'est vrai que les politiciens doivent être tenus en alerte par les journalistes mais la pression médiatique est telle que beaucoup de gens compétents ne veulent pas entrer en politique.C'est dommage.» Comptable de formation, M.Eggleton a été directeur du budget de Toronto {budget chief) de 1973 à 1980.«Toronto a prouvé qu'un gouvernement peut augmenter les services sans augmenter les taxes.le ne demanderais pas mieux que de comparer cette performance à celle de la Communauté urbaine de Toronto et à celles des gouvernements de l'Ontario et du Canada», disait-il le premier mai dernier, alors qu'il annonçait son retrait de la vie politique active.Pas de dauphin Fidèle à une tradition de la politique municipale torontoise.le maire sortant n'appuie aucun candidat dans la course à sa succession.Néanmoins, Art Eggleton se dit déçu de l'introduction sur la scène municipale, par les néo-démocrates, d'une affiliation à un grand parti provincial et national.«Cette polarisation amène beaucoup d'antagonisme.Le système politique municipal n'est pas adapté à des débats polarisés entre des partis nationaux.» Et mardi dernier.M.Eggleton n'a pu s'empêcher de fustiger le candidat lack Layton.Ce dernier affirme qu'un comité sur les relations raciales créé il v a dix ans par le maire sortant est inefficace.M.Eggleton a dit nu Globe and Mail: «le ne voulais pas faire de commentaires sur les candidats mais je suis forcé de réagir, car ce que propage M.Layton est scandaleux.» B8 LA.PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 NOVEMBRE 1991 SOIXANT LLIONS D'ADEPTES N URSS \u2022 » \u2022 \u2022 - W V \u2022 » m a* » » » SERONT DEUX FOIS PLUS DANS VINGT ANS GEORGIE ARMD3C.AZERBAÏDJAN TURKMEM3T \\ *\"Wig8è TADJIKISTAN Soixante millions de musulmans vivent en URSS.Dans 20 ans, ils seront deux fois plus.L'islam renaît avec fougue dans l'ancien empire russe.Il y a deux ans, on comptait 160 mosquées, maintenant, il y en a 5000 en Asie centrale et au Kazakhstan.Pauvres, les républiques du Turkménistan, du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan et du Kirghizistan ont toujours compté sur Moscou.Maintenant que l'URSS éclate, qu'adviendra-t-il d'elles?Notre collaboratrice Paule Robitaille est rentrée à Moscou, au terme d'un reportage dans ces républiques.m m * -, munis V.V- Àû pays de l'islam soviétique, les magasins sont vides, la mortalité infantile croît, la situation est dramatique ^conventionnelles en Europe (C-EEî.-\"Non-membre de l'Organisation Idù- traité de l'Atlantique nord (OT£N), lorgnant, mais de très loin, v$ht$}$^Communauté économique eu-ro\"fK»en*he, naguère capitale neutre, pont-branlant, au pire temps de la guerre \"froide, entre l'Est et l'Ouest, Vienne garde encore aujourd'hui sa vocation de trait d'union.Pourtant, paradoxalement, détournant momentanément ses préoccupations, elle se retrouve au centre des divergences qui agitent l'avenir des relations américano-européennes.Car, derrière la multiplicité de ces si-gles (CSCE, OTAN, UEO, CEE) qui peuvent dérouter, tout en faisant redécouvrir la géographie européenne, se déroule un affrontement sans merci.C'est à Rome, au sommet de l'OTAN la semaine prochaine, que s'ouvriront les cartes, distribuées à Bruxelles.Mais c'est à Vienne que quotidiennement on s'assied à la table.L'enjeu est, en effet, de taille: quelle place faut-il réserver aux États-Unis \u2014 et forcément au Canada \u2014 dans la nouvelle élaboration de la sécurité européenne?«Rien n'est Joué.» Il serait tentant de ne voir, dans ces problèmes de défense, qu'une affaire de quincaillerie militaire rendue pratiquement désuète avec l'effondrement de cette menace monolithique de l'Est.«On est bien obligé de constater, m'affirmait un des penseurs de la nouvelle stratégie américaine, que les difficultés appréhendées à l'Est avec la guerre froide sont aujourd'hui moins aiguës.On veut bien le concéder mais il faut quand même rester lucide et éviter de sombrer dans un angélisme douteux.«L'une des mauvaises plaisanteries qui nous inquiète le plus demeure la dispersion des armes nucléaires dans ce qui devra succéder à l'Union soviétique.Que feront les Républiques?Et s'il y avait un nouveau putsch?Vous savez, rien n'est joué.Pour le moment, l'horizon est découvert.On se croise les doigts mais on aurait intérêt à ne pas seulement se croiser les doigts.En tout état de cause, dans cette Union soviétique bouleversée, ce qu'il y a bien de réel, c'est encore une puissance militaire respectable disposant d'un arsenal effarant d'armes conventionnelles et nucléaires.» Les Américains, cela va de soi, jouent leur partition en maintenant les enchères à un niveau élevé.Cette musique se fait d'autant plus assourdissante que les notes discordantes commencent à s'élever.Paris surtout, et Bonn dans une moindre mesure, commencent à se demander si le moment n'est pas venu de changer de chef d'orchestre ou du moins de détitulariser le poste.En d'autres termes, certains Européens trouvent venu le moment d'accentuer leur indépendance et de prendre en main les leviers essentiels de leur sécurité.C'est de cette préoccupation qu'est née une proposition franco-allemande d'un corps d'armée intégrant des forces des deux pays qui servirait de noyau à une future armée européenne.L'idée a d'autant plus déplu aux Américains et aux Britanniques qu'elle a semblé sourire à la Belgique et à l'Italie.Les États-Unis ont beau prétendre comprendre parfaitement «l'idée d'une identité européenne de sécurité» \u2014c'est-à-dire d'une force européenne assumant la défense de l'Europe sans l'implication du Canada et des États-Unis\u2014 leur perception d'une Europe ne coïncide pas avec un affaiblissement de l'OTAN y rope ?où ils occupent une surface majeure de l'espace décisionnel.Ce projet de l'Union européenne occidentale (UEO), seul organisme habilité à parler de défense européenne, est d'autant plus ennuyeux pour les Américains qu'elle entre en contradiction ouverte avec la création éventuelle d'une Force de réaction rapide de l'Otan, sur laquelle, à Castcau près de Mons (Belgique), planchent les états-majors internationaux du SHAPE, le grand Quartier Général de l'OTAN.Le véritable enjeu Mais, en fait, le non-dit de toutes ces manoeuvres laisse percer leur véritable but: tout le monde parle de défense mais pense ouvertement à l'économie.Car, ce qui se trouve aujourd'hui en jeu demeure bel et bien la domination contestée sur les plans économique et politique du chef de file du monde occidental dans la mesure où l'effondrement de l'Empire soviétique a brutalement enlevé un handicap incontournable.On comprend ainsi l'importance à Vienne du CSCE \u2014regroupant tous les pays européens ainsi que le Canada et les États-Unis\u2014 où Washington peut encore façonner, en regard de l'Est démuni et quêtant subsides, une vision d'un monde unipolaire plus proche de ses intérêts vitaux que d'affronter le cercle restreint des Douze qui veut rétablir un équilibre plus conforme à son poids économique.Décidément, toutes les routes mènent à Rome.On est venu à bout du Pacte de Varsovie, c'est bien.et on fait quoi maintenant?CHARLES DAVID envoyé spécial La Presse .) BRUXELLES ans cette fourmilière du siege de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, dans la banlieue bruxelloise, ce n'est pas le triomphalisme.Loin de la.On ne pavoise pas ouvertement.Et, tout compte fait, les 17 drapeaux des États-membres et de l'Alliance Atlantique continuent de ruisseler sous la bruine belge, en montant impertubablement la garde devant le symbole en bronze de l'organisation : le cercle, symbole de l'unité et de la coopération de ses membres, englobant la rose des vents marquant la direction vers la paix.Inutile de les faire claquer ces drapeaux car à y regarder de près, derrière les larges sourires des 3000 diplomates et fonctionnaires de l'organisation, il y a un petit rien d'arrogance qui flotte, ces jours-ci, dans les couloirs des bâtiments de l'OTAN.Le sentiment discret, mais satisfait, d'avoir réussi à damer le pion à l'équipe d'en face \u2014le Pacte de Varsovie \u2014 et de se donner en prime des airs de commisération pour tout ce gâchis de la guerre froide.Alors, vive la détente, mais surtout, plus que jamais, vive l'OTAN.Cela, c'est vite dit, car l'OTAN, aujourd'hui, dans le triomphe de sa réussite, souffre d'un mal pernicieux qui le ronge: le virus de son succès.\"C'est vrai, me susurre un officiel américain, on n'est pas totalement idiot.L'OTAN ne peut plus continuera tourner de la manière qu'elle a et studios disponibles.Loisirs adaptés aux besoins des résidents.Service religieux tous les jours.Chapelle, bibliothèque, salon de coiffure et dépanneur sur place.Service de sécurité 24 heures sur 24: gardien sur place \u2014 surveillance électronique et sonnette d'appel dans tous les appartements et chambres.UNE VISITE S'IMPOSE.NOUS ESPÉRONS VOUS ACCUEILLIR AUJOURD'HUI MÊME oo m SYLVIE OBLE (514) 332-3434 «Il y a un Fauteuil C'est tout ce que vous avez à faire pour avoir une chance cl être assis dans le Fauteuil saunant.Il v a un magnant à bord de chacun de nos vols qui décolle au Canada.£lùsdé^; 000 gagnants !* Air Canada effectuent au Canada, plus de 18 OUÛ vols durant les 8 semaines de cette promotion.Il y aura donc autant de passagers gagnants.Desbuletsd'avionj des certificats et jusflu;à^ million dé milles AéroDlâHMC\" ; - : W ^rtre côté H Carnival Ml) ÉéÉîëe mur* ' Sous reserve du règlement * .\\jtplicahleaux pbces/v*>Uli'Aii Caïu^L»«>\\wv\\> par «.o*.«Jinju^njo acnenno Vous pouvez vous procurer le règlemeui i >mple| Je».eaiiKoui'Hau\\*.uiiiptMiis dt billetterie des aéroports Ji.vxp.iv j ai \\lr ( iaïuJj Vacances x AîrCanada De toutes façons, vous partez toujours gagnant avec Air Canada.\\< 'lt )| )|; u i Air Canada "]
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