La clé d'or = The Golden key : revue mensuelle illustrée de l'annonce, 1 mars 1927, Vers la production et la vente en masse
Québec, Mars, 1927 LA CLE D'OR 13 Vers la et la Vente en Masse i A concurrence à outrance que je prévois va nous amener à la production et à la vente par grandes masses.Nous allons à la "Fordisa- tion" générale des affaires.C'est la révolution industrielle prochaine que j'ai déjà annoncée.Sans doute, le commerce et l'industrie ne vien- dront pas tout de suite à ce nouveau système.Sur la route qui mené à son application générale, nous verrons les ruinas de bien des maisons dont les chefs n'auront pas vu loin.A nous autres, hommes d'affaires, il faudra des idées jus- tes, un état d'esprit nouveau pour aborder ces problèmes nouveaux.Sinon, nous ferons des expériences douloureuses et coûteuses, et même de fâcheuses visites au Tribunal des Faillites.Trop des nôtres, je le crains, pensent qu'il suffira de réduire les salaires, et ils vont continuer leur chemin, avec le lourd handicap d'une mauvaise organisation.Sans doute, il est possible qu'on ne puisse éviter quel- ques réductions de salaires dans la période de transition.(1) Tiré du livre de l'auteur: Le problème européen et sa solution, traduction française de Francis Delaisi.Payot, éditeur.Mais, j'insiste sur ce point, nous ne devons pas considérer ce moyen comme définitif.Il faut éviter de gaspiller notre énergie dans des conflits avec nos employés.C'est le mo- ment, en effet, où nous allons avoir le plus grand besoin de la bonne volonté du personnel, pour augmenter l'effi- cacité de notre outillage, réduire les prix de revient et les frais de vente.Si nous nous bornons tout simplement à îéduire les sa'aires, nous finirons par diminuer la capacité de consommation du personnel.Et c'est un peu grâce à elle que.directement ou non, nos produits s'écoulent.Le seul moyen de réussir, c'est d'augmenter le rende- ment de nos salariés.Cela implique une réorganisation fondée sur la production en série et la vente en masse, qui permettront de réduire les frais généraux, les autres élé- ments du coût de production, et, en dernier lieu, le prix de vente au consommateur.Notre profit sera plus faible sur chaque article, mais notre débit sera considérable.Une telle politique, habilement menée, nous pennettrait, je crois, de payer des salaires auxquels on n'a jamais rêvé, tout en réalisant les plus gros profits qu'on ait connus.— II — Il est capital de commencer par le bon bout dans notre réduction des prix de revient.Ils sont constitués par les .»-#.»-».♦■.♦-♦.♦.#■ ».« « .«—««■«■«■« ,.».».•■.>.■■■.«—■»♦**.,->.,-,.T t , , , -t-t.t , t i«t«», ,«,«««, »,,»!■»«#« »■ t- I POUR ATTEINDRE LA CLASSE DIRIGEANTE les professionnels, les communautés religieuses, les collèges et L'ELITE DE LA SOCIETE LA CLASSE OUVRIERE ET LES CULTIVATEURS FACTION CATHOLIQUE pour les marchands qui veulent annoncer et en retirer des profits.LA QUALITE COMPTE AUTANT QUE LA QUANTITE -■•-••-•■•*••••••••••••—»•••••••■*»•"•• ■••■•■■•■••••••■•-••-♦"•"•"♦•••-••" ■ ••-••»«-t"«"«-«"»-|~«-^"*-«"«"»«»"«»»-«- Qu'il vous plaise de mentionner "LA CLE D'OR" en passant vos commandes à nos annonceurs.Merci ! 65 14___________________________________________________LA CLE D'OR ______ Québec, Mars, 1927 salaires, les prix d'achat de la matière première, les frais généraux, l'intérêt du capital et le gaspillage provenant du travail inutile fait par la direction, par le personnel, ou par les deux à la fois.Si nous pouvons diminuer ces dernières dépenses, grâ- ce à une meilleure organisation et à la production en série, nous diminuerons le coefficient de frais généraux applicable à chaque objet produit.Alors, un double but sera atteint : d'une part, nous aurons diminué le coût de l'a vie, ce qui piofitera à tout le monde; d'autre part, dans toutes les mai- sons importantes, il ne sera plus nécessaire de réduire les salaires, au grand soulagement du patron, qui ne perdra plus son temps à lutter contre l'hostilité de son personnel.Si nous parvenons à vaincre les difficultés de la pro- duction et du commerce en grand, nous aurons largement af- faibli.sinon supprimé, les causes essentielles des troubles sociaux.La production en série exige un vaste débouché.Celui-ci ne peut exister, il ne peut absorber nos produits, que si nos salariés sont bien payés.Il est aussi important de créer des consommateurs que de fabriquer des marchan- dises.La production en série et la réduction des prix ren- dra bien moins délicate la question des salaires Ceux-ci pourront, tout en restant stables, devenir de bons salaires si le coût de la vie diminue.S'il augmente, ils deviendront au contraire très vite des salaires purement apparents, et, à chaque instant, nous serons exposés à de violentes de- mandes d'augmentation.Le négociant moyen a toujours eu l'ambition légitime d'être l'un des plus considérables dans sa partie.Ceci n'a jamais été facile; mais jusqu'à ce jour, quand il n'y arrivait pas, le mal n'était pas grand.Notre homme pou- vait parfaitement rester un petit négociant, menant tran- quillement sa barque, et faisant ses affaires aujour le jour.Dorénavant, tout nous pousse vers la production et le commerce en grand; et le petit négociant va connaître des heures de plus en plus dures.11 va être contraint de chan- ger radicalement de méthode.s'il veut soutenir la con- currence des grandes entreprises mieux organisées, et qui, par nécessité, baisseront leurs prix.11 n'aura le choix qu'entre deux systèmes: ou bien devenir l'un des Henri Ford de sa spécialité, ou bien'se ré- signer à n'être que l'un des éléments d'un groupement de commerçants solidaires.Ce dernier procédé ine parait ap- pelé à un grand avenir aux Etats-Unis, comme en Europe.La réunion des petits industriels, des petits commer- çants qui concourent à la création d'un produit donné, peut parfaitement constituer une sorte de fédération, sans nuire à l'indépendance de ses membres; et l'on peut, grâce à elle, appliquer les principes «le standardisation du commerce et de l'industrie qui firent le colossal succès de Ford.Mais il faut que, dès maintenant, tout homme d'affaires songe à s'adapter lui-même à cette évolution prochaine.Ii serait très dangereux pour les petits de croire qu'elle concerne seulement l'es grands capitaines d'industrie.C'est une erreur, et il ne faut pas perdre de vue que les premiers qui constitueront des fédérations pourront choisir les meil- leurs associés.— III — Produire en série, c'est augmenter la standardisation et le machinisme.Il en résulte une vente en masse qui repose sur le principe suivant : vendre chaque article au plus bas prix possible, pour réaliser le plus gros bénéfice LE MEILLEUR MEDIUM Pour atteindre les populations rurales, c'est de se servir de la presse hebdomadaire.Le journal rural est un registre de famille que l'on reçoit, que l'on lit et que l'on conserve.Désirez-vous faire con- naître votre commerce, vos produits, donner de la publicité à vos entreprises ?LA COMPAGNIE DE L ECLAIREUR LIMITEE Beauceville, Cté Beauce Contrôle la publication de quatre importants hebdomadaires de la province de Québec : "L'ECLAIREUR", organe du district de Beauce; "LE PEUPLE", organe du district de Montmagny; "LE MEGANTIC", organe du district de Mégantic; "LA PAROLE", organe du district de Drummond.Ces quatre journaux ont une circulation certifiée dans plus de douze comtés de la province et nos tarifs d'annonces sont établis sur une base d'affaires.Pour plus amples informations, adressez-vous à : L'ECLAIREUR LIMITEE BEAUCEVILLE-EST, QUEBEC.■ ■#.«.».»"•■ .+~m-*~t- .•.«.♦.•.*.•.•-•.-♦■.•■.».♦.-*.•■••'*.-«-■•■♦-■♦-■•■■•■■♦.-♦■-•■-♦••• .•-•.-•- ■■.•.-«.• -.«.„.»-.».,.,,.«.•.,,•.•••• M-*** Qu'il vous plaise de mentionner "LA CLE D'OR" en passant vos commandes à nos annonceurs.Merci ! ( juébec, Mars, 1927 LA CLE D'OR 15 possible sur la quantité.Aussi, le négociant et l'industriel de l'avenir chercheront leur benefice dans l'abaissement des prix, exactement comme ceux d'autrefois le cherchaient dans la hausse.Et ils feront cela, non par générosité idéa- liste, mais parce que c'est la meilleure façon de faire des affaires.Les deux idées qu'il faut bien souligner ici, c'est que la production et le commerce par grau les quantités ren- dront simultanément possibles la réduction des prix et «'aug- mentation des salaires.Ce sont les deux aspects de la question due je veux illustrer par l'exemple d'Henri Ford.— IV — Lui-même nous explique en ces termes sa méthode (1 ) : "Mon principe est d'abaisser les prix, d'étendre les opérations et de perfectionner nos voitures.Il faut noter que la réduction flu prix vient en première ligne.Je n'ai jamais considère le coût de fabrication comme quelque cho- se de fixe.En conséquence, je commence par réduire les prix pour vendre davantage, puis on se met à l'oeuvre, et on tâche de s'arranger du nouveau prix.Je ne me préoccu- pe pas du coût de la fabrication.Le nouveau prix oblige le coût de fabrication à descendre.La manière d'agir habitu- elle, je crois, est d'évaluer le coût de fabrication et de fixer le prix ensuite : bien que cette méthode soit rationnelle au sens étroit du ternie, elle ne l'est pas au sens large ; car, à quoi bon connaître un coût de fabrication, si cda ne sert qu'à vous démontrer qu'il vous sera impossible de fabri- quer à un prix permettant de vendre vos articles ?Mais (1) Ford, Ma vie et mon oeuvre.Un volume in-8o, Payot, Paris (page 167).voici qui répond mieux à la question : on a beau calculer les prix de revient (et, bien entendu, tous nos frais sont soi- gneusement calcules), nul ne sait ce que ces prix devraient être, l'ne des façons de l'apprendre est de fixer un prix de vente assez bas pour forcer tous les services de l'usine à donner ie plus haut ren lerrtent possibli L/abaissement du prix oblige chacun à rechercher les moindres profits.Cette contrainte m'a fait trouver plus d'idées nouvelles, en ma- tière de fabrication et de vente, que n'importe quelle autre méthode moins exigeante".Sans doute, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.Beaucoup d'hommes d'affaires, déjà, procèdent ainsi, et baissent leurs prix pour attirer la clientèle.L'idée que les bas prix augmentent la vente n'est pas née d'hier.Mais jusqu'ici, nous autres négociants, nous n'avons guère appliqué ce principe que pour débarasser nos rayons et nos magasins d'un stock de marchandises démodées; ou bien pour réduire notre inventaire, lorsque des achats mal faits nous ont laissé trop de marchandises ; ou bien pour faire concurrence à un autre commerçant ; ou bien pour quelque motif de ce genre.Or, il faut bien répéter et souligner que nous allons entrer dans une ère de lutte à outrance.Si nous voulons réussir, il faut considérer cette idée comme fondamentale.Si mon livre ne pouvait traiter que ce seul point, je jette- rais le reste à tous les vents et consacrerais mon ouvrage entier à démontrer que la réduction des prix est le meilleur moyen d'obtenir des bénéfices.Mais, nous verrons plus tard, j'espère, que cette ré- duction des prix sera la cause de grands progrès sociaux.et qu'elle est la condition essentielle de l'affranchissemenc des masses.Et comme l'adoption de ce principe devien- muMnanainiii '••"•■- -•.« PUBLICITE REGIONALE La publicité régionale, parce que moins dispendieuse que dans les grands journaux, est celle qui, comparativement donne les meilleurs rendements.Si vous voulez couvrir les Comtés de LEVIS, LOTBINIÈRE et DORCHESTER u LE ?5 LEVIS, Que.Renseignements fournis sur demande.■•-•- -•'-•■- • ■ ■ • ■ •"•-*•-•-•.•■.*.• # .■ » .» - .« , .« .« : .« ., * , .« .| »-•-••-••-•■•■■•••-■•■-•,.•.♦.«.-».«.«.«.#.Qu'il vous plaise de mentionner "LA CLE D'OR" en passant vos commandes à nos annonceurs.Merci ! 1251 867 SERIE DU SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRE ijW de noms évocateurs dans les annales du Canada ail y a soixante ans .Palmer, Carter, Dickev, Whalen, Henr
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