La clé d'or = The Golden key : revue mensuelle illustrée de l'annonce, 1 octobre 1926, Nouveaux riches
Quel) Octobre, 1926 LA CLE D'OR 231 S NOUVEAUX RICHES .1°] I t ! î 0: l^.^»^».^.^■■^«■^->♦"^••«-•»"^'^»"»"»"•"^"•"♦"^"^•*^•^*"*"^*•^ * •■•■•• - - - -•-•-•-♦-•■■••■•• •••-.i .#.».♦-.«„,.Les nouveaux riches dont nous voulons parler ne sont pas ceux que l'on est accoutumé de désigner généralement sous cette appellation sarcastique.Ces "nouveaux" riches ont.été découverts par un auteur français (1).Ils ressemblent tellement à quelques types que nous avons chez nous, et le sujet est tellement d'actualité, que nous ne pouvons pas résister au désir de reproduire quelques- unes des parties saillantes de la thèse de l'auteur."Les nouveaux riches, écrit-il, et nous n'employons pas ici cette expression dans son sens habituel péjoratif, sont les ouvriers ; tandis que les nouveaux pauvres composent la ma- jorité de la classe bourgeoise"."Le salaire actuel d'un bon mécanicien varie entre 4 et 5 (rancs de l'heure, ce qui se ramène en pratique à des émo- luments mensuels d'environ un millier de francs.Il pour- rait être facilement supérieur dans certains métiers, si l'ou- vrier consentait à faire des heures supplémentaires à tarif normal.Il en est de même pour la plupart des autres bran- ches de l'industrie ; c'est bien ainsi que certains ouvriers spécialisés dans la fabrication des pianos, que certains cimen- tiers atteignent souvent des salaires mensuels supérieurs à (1) Nouveaux Riches et Nouveaux Pauvres, par L.Ro- cha.Paris, La Pensée Française, 1926.In-16, 72 p.1,200 francs.On nous a cité, il y a un certain temps déjà, le cas d'une famille composée des parents, d'une belle-soeur et de deux enfants.Occupés dans une fabrique de pâtes alimentaires d'un petit bourg de province, les ouvriers ga- gnent annuellement une quarantaine de mille francs, dispo- sant ainsi d'un budget sensiblement supérieur à celui du Directeur de l'entreprise.Grâce à sa condition, qui ne l'oblige à aucune représen- tation, grâce surtout à son intelligente organisation de dé- fense sociale par les syndicats qui lui a obtenu de sérieux avantages, l'ouvrier parvient rapidement à satisfaire ses be- soins et jouit par suite actuellement d'un superflu dont il ne sait malheureusement pas le plus souvent tirer un intelligent profit.Les appointements des petits employés n'ont pas aug- menté dans de mêmes proportions ; mais mieux organisés maintenant pour la défense de leurs intérêts, ils arrivent le plus souvent sans grandes difficultés à équilibrer leur bud- get.Quelques-uns d'entre eux reçoivent même des émolu- ments somptueux ; certaines sténodactylographes, possédant une ou plusieurs langues étrangères, se font des mensualités allant parfois jusqu'à 1,200 francs.C'est ainsi que dans une même maison, nous avons pu observer "une jeune fille de dix-huit ans gagnant, dès son entrée, plus que son père, fidèle collaborateur du début.-.-■ -• •-.«"•»•»«.•-.» I ■ ■ t %'•• mmm:»t9»t9m»»»t9 .».»~ POUR REUSSIR DANS LES AFFAIRES VOUS AVEZ INTERET A LIRE REGULIEREMENT LA REVUE "LA PUBLICITE" FONDEE EN 1903.Elle est 'la mieux documentée, la plus ancienne et la plus importante du Continent européen, pour tout ce qui concerne LA PRATIQUE DE LA PUBLICITE ET DES METHODES DE VENTES PERFECTIONNEES.Paraissant tous les mois, sur 80 pages, elle constitue une documentation technique, d'une valeur perma- nente, qui est conservée précieusement et toujours consultée avec profit.Abonnement annuel : 45 francs ^France : 30 francs,/.NUMERO SPECIMEN GRATUIT SON "BUREAU TECHNIQUE" vous aidera à lancer vos produits en Europe, avec le minimum de frais et le maximum du succès.LA PUBLICITE 6, RUE GRANGE-BATELIERE Paris, 9ème, France.«.•.».»-.*.».-*-•»-•» .t^».!.».^».».».»^^.,) Qu'il roui plaise de mentionner "LA CLE D'OR" en passant vos commandes à nos annonceurs.Merci ! * '" "'—"—**""——-——-■*- ■ i ■ ■ - — T T j^1^T-r-1-^r-T^r-^r-r—-t-i~t-9-9-T ttl| ,-,-,-,-,-,-,-,- nmn Mfr« ifc^n—»mmi i a_, Qu'avez-vous à offrir Aux Touristes?AVANT de commencer sa campagne de publicité en vue de développer le touris- me, le MINISTERE DE LA VOIRIE DE LA PROVINCE DE QUEBEC désire savoir quels sont les propriétaires d'hôtels, de pensions privées, de restau- rants, de terrains, de campements, de clubs de chasse et de pêche, etc., qui désirent recevoir des touristes, quelles sont les attractions qu'ils ont à offrir, et quelle est l'accommodation dont ils disposent pour recevoir ces touristes.Ces renseignements sont requis pour tous les endroits de la Province, pour les campa- gnes surtout, a l'exception des cités de QUEBEC, de MONTREAL, de TROIS-RIVIERES, de SHERBROOKE et de HULL„ parce que le département possède déjà des renseigne- ments suffisants au sujet de ces cités.LES RENSEIGNEMENTS REQUIS SONT LES SUIVANTS: S'IL S'AGIT D'UN HOTEL, l'on devra en indiquer le nom, le nom de la rue ou du chemin sur lequel cet hôtel est situé, le nombre total de chambres à coucher, le nombre de chambres à eau courante, le nombre de chambres avec bain, le prix des chambres, le prix des repas, le nombre de personnes que la salle à dîner peut contenir, dire s'il y a un garage, combien d'automobiles ce garage peut con- tenir, si son usage est gratuit, et, dans la négative, quel prix par jour paye-t-on pour une automobile ; quels sports sont mis à la disposition des pensionnaires à proximi- té de l'hôtel, (golf, tennis, bains, canotage, etc.,) quels sont les prix, quels sont les en- droits de chasse et de pêche, les sites historiques, les industries, les endroits intéres- sants à visiter, etc.S'IL S'AGIT DE TERRAINS DE CAMPEMENT, DE CLUBS DE CHASSE ET DE PECHE, ETC., on voudra bien, en se basant sur ce qui précède, donner tous les renseignements possibles sur la location, l'accommodation, les sports, la chasse et la pêche, les moyens d'accès, les tarifs, etc.L'ON POURRA AU BESOIN COMPLETER CES RENSEIGNEMENTS PAR DES PHOTOGRAPHIES TOUS CES RENSEIGNEMENTS SONT A ADRESSER SANS DELAI AU MINISTERE DE LA VOIRIE (BUREAU DU TOURISME) HOTEL DU GOUVERNEMENT QUEBEC. i m, c.Octobre, 1926 LA CLE D'OR 233 Pour 1rs employes supérieurs, pour ceux qu il est con- venu d'appeler les intellectuels, pour les "bourgeois" enfin, les émoluments sont, par contre, restés quasi-stationnaires, i\,i 11Lie l'indice du coût de la vie a quadruplé et même quin- truplé par rapport à 1914 et que les loyers atteignent des taux fantastiques.Nous pouvons citer le directeur d'une maison de commerce dont les émoluments n'ont passé d'une période à l'autre que de 12,000 à 18,000 francs alors que son loyer seul, primitivement de 2,000 francs environ, dé- passe largement aujourd'hui le tiers du revenu de son tra- vail.Bien plus critique encore est la situation de ceux qui doivent rechercher un nouvel emploi.Un ingénieur, sorti dans un bon rang de l'Ecole des Arts et Métiers de Paris, marié avec deux enfants, ayant près de dix ans de pratique spécialisée, n'était-il pas heureux tout dernièrement de trou- w-r 'Inns une affaire, qui se créait à Paris, une situation d'à peine 18,000 francs ?Il est vrai qu'une participation aux bénéfices lui était accordée ; mais ce n'était là qu'un espoir pour un avenir lointain, car l'affaire en question, débutant en temps de crise, ne pouvait compter sur des bénéfices dans les premières années.A côté de ces constatations attristantes, le déséquilibre actuel provoque des situations d'un burlesque achevé.Une jeune fille, en visite chez des amis, reconnaît, dans l'ouvrier en blouse qui installe une prise de courant, grimpé sur une échelle, son élégant danseur de l'automne au Casino de Biar- ritz.Ce fils d'ouvrier, adroit, travailleur et dégrossi par la guerre, gagnait plus de 2,000 francs par mois pendant les trois quarts de l'année et dépensait une partie des larges économies réalisées pendant le dernier quart à jouer au fils de famille dans les villes d'eau à la mode.Si romanesque qu'elle paraisse, cette histoire est véridique.Dans un même ordre d'idées, nous pouvons citer encore une famille d'ouvriers, mari, femme et deux enfants, qui ne trouvant pas de logement, s'abrite actuellement, sans qu'il ne lui en coûte rien, sous le toit d'une famille bourgeoise dis- posant d'une chambre libre.Or le père, cimentier adroit, gagne de 270 à 290 francs par semaine, tandis que la femme, employée dans une librairie de gare, rapporte à chaque fin de mois cinq billets de cent francs.Quant à l'hôte obli- geant, c'est tout juste si ses occupations actuelles lui rappor- tent un millier de francs.L'ouvrier sans abri gagne donc plus que le bourgeois, qui l'héberge gracieusement.Sous des dehors souriants, ces deux exemples sont typi- ques ; ils dépeignent bien l'un et l'autre le déséquilibre ac- tuel, qui tend vers un bouleversement de la société dont les conséquences pourraient être plus importantes que celles pro- voquées par la Révolution de 89.Cette évolution permet l'heureux et vaste espoir d'une montée pacifique, vers un mieux-être général des hommes.Cependant, il est urgent de se méfier, car, du fait même de son caractère placide, ce mouvement peut s'engager en sournois dans une voie mauvaise ; le brillant essor du progrès risquerait alors de n'être qu'une nouvelle défaite des plus nobles aspirations de l'humanité douloureuse, vaincue par la nature inflexible.Les tendances actuelles doivent donc être étudiées de très près par des personnalités de tous les milieux, qui, dans un parfait désintéressement personnel, sans aucune considé- ration de parti, travailleront pour le seul bien de la Nation et de l'humanité dont la France est le flambeau.Cette mo- deste étude n'a d'autres vues que de poser la question en attirant l'attention sur les différents problèmes qu'elles sou- lève.Du choc des idées, provoqué par la recherche des solutions nécessaires, jaillira la lumière, qui éclairera la route au progrès véritable.Nous l'espérons, du moins." Il arrive souvent que les ennuis que l'on rencontre dans la vie sont provoqués par des gens bien intentionnés.*♦*•»■ »•■••■■»••■-•■ ••—♦"< Les Franco-Canadiens de l'Ouest Canadien sont anxieux de lire votre Annonce dans leur Journal préféré.Recevez-vous toute votre part des affaires de l'Ouest ?Votre campagne de publicité est-elle complète ?Si vous n'atteignez pas la population de langue française des prairies, vous ne rece- vez pas votre part.LE PATRIOTE DE L'OUEST est l'Hebdomadaire de langue fran- çaise le mieux rédigé au Canada.C'est aussi le seul journal fran- çais de la Saskatchewan, la troisième province en importance au pays.Une annonce dans ses colonnes vous donnera des résultats parce que ses lecteurs ont la même confiance dans sa publicité que dans les nouvelles qu'il publie.Nous sollicitons votre patronage strictement sur les mérites de notre publication et sur notre habileté à obtenir des résultats pour nos clients.LE PATRIOTE DE L OUEST PRINCE-ALBERT, SASKATCHEWAN.■•-•"•••«•♦^-M».^.^.» Qu'il vous plaise de mentionner "LA CLE D'OR" en passant vos commandes à nos annonceurs.Merci ! 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