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Titre :
Promo-services Le Nordic
Éditeur :
  • Baie-Comeau :Editions Nordiques,1983-1991
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nordic (Baie-Comeau, Québec)
  • Successeur :
  • Plein-jour sur la Manicouagan (Édition du mercredi)
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Références

Promo-services Le Nordic, 1986-10-17, Collections de BAnQ.

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[" 2a SEMAINE de \\a SANTÉ et SÉCURITÉ au traval a 1) ae pee Me or WEA 74 | i pry \u2014 7 suze i dE ) i) ; @ yy Ares le 17 octobre Edition spéciale Se 1086 du 20 au 25ocktobre 198 . >» LJ IEE SC/ERIE DES OUTARDES env LE EE CHC FSO ~~ Pensez sécurité pour vous et les vôtres Santé Sécurité en tête \u2026 l'être humain d\u2019abord Santé Sécurité, c\u2019est pour moi, à moi de jouer Agissons donc Pr POS sécuritairement! rer, 2-Santé-S té 1986 ns Vo PE ms EE Semaine de la santé et de la sécurité au travail «Santé - Sécurité en tête» voilà un slogan qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et qui a fait son chemin depuis son avènement en 1985.En effet l'an passé nous vivions une première en santé - sécurité, c'est-à-dire une semaine provinciale consacrée à la santé et la sécurité au travail.Cette année encore, Scierie des Outardes est heureuse de se joindre aux efforts de toute la collectivité pour faire de cette semaine un succès.Bien sûr, cette semaine revêt un caractère important et nous devons «chacun d'entre nous» en tant qu'individu, nous impliquer en conjuguant nos efforts pour que cette semaine soit une réussite et que notre implication se manifeste par une conception claire et réelle de ce qu\u2019est la santé - sécurité.Mais nous ne devons pas nous encarcaner dans des limites de temps.Nous devons faire en sorte d\u2019exten- sionner notre participation au-dela du 25 octobre 1986.Notre quotidien tout au long de l\u2019année doit refléter cette volonté d'assumer notre santé et notre sécurité.C\u2019est pourquoi nous pouvons dire sans craindre de nous tromper que le but ultime de cette semaine est la sensibilisation à court, moyen et long terme.Les accidents de travail sont un problème.|| est sérieux et nous devons y faire face.Notre comportement faisant foi de notre conscientisation face à ce problème.Scierie des Outardes en tant qu\u2019employeur est consciente du rôle qu'elle a à jouer au sein des employés qui la composent.Nous pensons, disons et ne redirons jamais assez que le moteur pour ne pas dire le coeur d'une entreprise, ce sont ses employés.C\u2019est pourquoi, il est primordial d\u2019assurer à chacun le droit de pouvoir s'assumer pleinement sans mettre en danger sa santé et sa sécurité; n'oublions pas qu'en santé-sécurité, comme ailleurs, c'est l\u2019être humain d\u2019abord.+ Nous ne devons pas non plus oublier que la majorité d'entre nous avons une famille.Nous avons malheureusement trop tendance à se dire, c'est mon affaire ce que je fais.Hélas, dans bien des cas où un accident survient «Vous» êtes atteints d'une façon quelconque mais votre famille s'en ressent également par personne interposée.|| faut assumer nos responsabilités tant envers soi-même qu\u2019envers notre famille ou envers la collectivité.En tant qu'Employeur, nous avons un rôle à jouer.Il est de notre devoir de mettre en place les ressources physiques qui permettront à tous d'évoluer de façon plus sécuritaire à l'intérieur de son milieu de travail.l| va sans dire que nous faisons notre effort en tenant compte des contraintes de tout ordre qui s'imposent à nous.Mais est-ce que chacun d\u2019entre nous peut en dire autant.Quelle que soit l\u2019entreprise concernée, qu'importe le nombre de travailleurs qui y travaillent ou le secteur d'activités qu'elle dessert; tous les efforts les plus énergiques et les plus sophistiqués n'aboutiront qu'à des résultats médiocres s'il n\u2019y a pas de participation concrète des travailleurs, s\u2019il n\u2019y a pas un «vouloir» collectif.En tant qu'entreprise nous avons besoin de vous pour que nous axions nos efforts dans le bon sens, pour que nos «essais» si minimes soient-ils dans certains cas donnent des résultats positifs et soient profitables à vous et à Nous.Travaillons ensemble dans le même sens.|| est fini le temps où chacun faisait son bout de chemin à l'opposé l'un de l\u2019autre.Nous avons besoin de vos idées, de votre implication et de votre sensibilisation face à ce problème.La Santé - Sécurité au travail, c\u2019est pour moi en premier.À moi de jouer.\\ SCIERIE DES OUTARDES ene.£-9861 91NJ3S-3lueS Notre V h tout temps e 7 a @@ Aujourd\u2019hui, je pense A avant d'agir! 99 RE a : Ÿ = 4 PU 2 Aone con N Société canadienne de métaux Reynolds 4-Santé-Securite !y00 «Sécurité en tête» Nous sommes présentement dans la semaine de sécurité.Durant cette période, nous devons réfléchir sur ce que nous avons accompli et sur ce qu\u2019il reste à accomplir.Nous constatons qu'en milieu de travail il se blesse encore beaucoup de travailleurs.La tendance semble démontrer que la gravité des blessures diminue, heureusement.S'il était possible d'entrer au travail et de conserver toujours présent «Sécurité en tête», il est certain que les accidents diminueraient ainsi que les blessures.Dans notre usine comme dans bien d\u2019autres, il existe des dangers qui sont reliés directement aux opérations, métal liquide, électricité ou autres.Les travailleurs doivent suivre des méthodes de travail reconnues leur permettant d'exécuter leur tâche sans danger de se blesser.Pour d\u2019autres, ils doivent porter de l'équipement de protection individuelle spécial.Les enquêtes d'accident démontrent que les méthodes de travail ne sont pas respectées et/ou que l'équipement de protection individuelle n\u2019est pas porté.Sachant qu'un danger n'est pas nécessairement dangereux mais que le non-respect de ce danger est dangereux.Donc le gros du problème se passe dans la tête.En conservant «Sécurité en tête», nous pourrions éliminer la très grande majorité de nos accidents.Cette semaine de sécurité à l\u2019usine sera axée sur l'ensemble de la réglementation de la circulation tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.Nous sommes assurés que tout le personnel coopérera afin qu'elle soit couronnée de succès.Yvon Tremblay Surveillant à la sécurité Aujourd'hui je pense avant d\u2019agir! ES ET AI A SO M ir Sg S-996L g1N0ES-JlUES 4 ps ANS AC MR HOME, EEE PIO Css AE 7 = 5s 23 ne % #5 2X 2 ee 3x a A CSN | LAS rr I E SE E R a ge 72 es ON CREPE Jeo en JUS à BIRT un a bel ae 9 2X ad LORS Aus Lis LENE) Li SADIE Eni T Fin anid a aires + Le Co seil central Côte-Nord CSN et ses syndicats affiliés sante sécuente TRAVAH 6 -Santé-Sécurité 1986 SEMAINE DE SANT'É- SÉCURITÉ.20-25 OCTOBRE 1986 Comme dans les années \u201920! Saviez-vous que.La responsabilité personnelle des employeurs en matière d'accidents et de maladies du travail est solidement établie par les tribunaux civils depuis plus d'un siècle.Leur responsabilité collective est établie depuis 1931, quand fut adoptée Ja «loi des accidents du travail» qui a jeté les bases de l'actuel régime d'indemnisation en S\u2019organiser pour travailler \u20ac sans dange Prévention, prévention, clame le patronat! Nous avons investi dans ce domaine plus d\u2019un de- mi-milliard depuis six ans, précise son porte- parole Ghislain Dufour, qui ne comprend pas pourquoi le nombre de réclamations a la CSST ne cesse d'augmenter.S'il se rendait compte, ne serait-ce qu'une minute, que l\u2019élimination des conditions dangereuses de travail n'a jamais été le fait de l'initiative patronale, mais a toujours été le résultat d\u2019actions concertées des travailleurs et travailleuses, voire de grèves longues et difficiles, il cesserait de parler pour ne rien dire en matière de santé- sécurité.Il constaterait que la réponse à sa préoccupation de réduire les coûts de l'indemnisation, elle réside dans la véritable prévention, celle qui consiste à éliminer les dangers à la source, et qui dans les faits, n'est jamais réalisée nulle part sans que les emplo- yé-es n'aient à se battre longuement et durement.Les exemples sont constants.Quelques exemples ll a fallu une grève de huit mois en 1975 pour obtenir le dépoussiérage des mines d'amiante, alors que l'amiantose était pourtant connue depuis fort longtemps.Même la grande grève créant une caisse commune financée par ies cotisations obligatoires des employeurs, cotisations variant en fonction des risques.Cette caisse d'indemnisation, qui est aujour- d'hui administrée par la CSST, constitue pour ainsi dire l'assurance- responsabilité que les employeurs se paient de 1949, qui était aussi une révolte contre la poussière d'amiante, n'avait pas réussi à obtenir le dépoussiérage, et ce n'est que 26 ans plus tard qu'on y est arrivé.A l'usine d'explosifs Expro, de Valieyfield, il a fallu une lutte de cinq ans, ponctuée de nombreux arrêts de travail, pour éliminer les émans- tions d\u2019éther qui dépassaient tellement les normes gouvernementales que les travailleurs exposés étaient constamment «gelés» comme des norcomanes.Au CHRO de Hull, les employés des archives ont dû exercer deux fois leur droit de refus pour faire modifier le système de ventilation qui ne leur fournissait pas suffisamment d\u2019air.Ÿ a-t-il quelque chose de plus élémentaire que l\u2019air qu\u2019on respire, et pourtant, les employées ont dû refuser de travailler pendant quatre semaines, et se placer dans «l'illégalité» pour en obtenir suffisamment.Pas juste dans la tête Ce sont là quelques exemples, peut-être plus visibles que d'autres, de ce qu'il faut faire pour obtenir l'assainissement des lieux de travail.Mais on sait que la moindre amélioration, comme le nettoyage d'une machine pour qu'elle fasse moins de bruit, exige une collectivement.Pourquoi et comment est-on arrivé à cet arrangement, que le président de la CSN a qualifié de «compromis historique» en disant au gouvernement et au patronat: «n\u2019y touchez pas»?Au début, les tribunaux civils A l'origine, chaque employeur pouvait être tenu Photo Archives publiques, Canada action syndicale déterminée, une organisation très serrée pour résister à l'intimidation et aux représailles patronales.La semaine de santé- sécurité CSN est donc l'occasion de prendre conscience de la néces- \u2018sité de s'organiser toujours mieux pour transformer les conditions de travail qui ont des effets néfastes sur notre santé, qui usent prématurément notre organisme ou qui sont des risques de blessures.L'occasion aussi de rappeler à nos employeurs que la véritable prévention, la seule qui puisse avoir un effet sur les coûts de l'indemnisation, ça ne se passe pas juste dans la tête, comme le suggère le slogan de la CSST qui semble bien faire l'affaire du patronat, mais dans les actions concrètes pour éliminer les dangers à leur source même.Vue générale d\u2019une fllature, en 1917, à l\u2019époque où il n'existait aucun régime public d'indemnisation des victimes d'accidents et de maladies du travail.personnellement responsable d'un accident de travail et condamné par les tribunaux à payer d'énormes compensations pour tenir compte de la totalité des dommages subis (perte de revenu, diminution de la capacité physique, perte de jouissance de la vie, etc.).Il n'y avait pas de platond au montant des .indemnités.Cependant, les victimes n'avaient pas toujours les moyens financiers de poursuivre en justice leur employeur.Mais celles qui le pouvaient obtenaient gain de cause dans plus de 70 pour cent des cas.Les jugements faisaient souvent état des conditions dangereuses de travail.Certains juges parlaient de la théorie des risques, selon laquelle l\u2019employeur qui faisait des profits avec la santé des ouvriers devaient assumer les risques découlant de cette spéculation.En 1909, une première loi longtemps réclamée établit la responsabilité automatique des employeurs pour les accidents survenus «par le fait et à l'occasion du travailn.Désormais, il n\u2019était plus nécessaire de prouver la responsabilité patronale, mais seulement que l\u2019accident était causé par le travail.Au temps des assurances privées Mais les employeurs ne payaient pas toujours, loin de là, les compensations décidées par les tribunaux.C'est pourquoi en 1926, la loi fut amendée pour forcer les employeurs à prendre une police d'assurance privée garantissant le A ne pas manquer ___ Vidéo sur la santé-sécurité, le mercredi 22 octobre, ä 19 h 30, à la Poly des Rives.Participation de M.Roger Valois, vice-président de la CSN, du CLSC de l\u2019Aquilon et de la CSST.Toute la population est invitée.paiement des indemnités en cas d'accident.Or, on sait que les compagnies d'assurance ne prennent jamais de chance dans l'évaluation des risques, et qu\u2019elles établissent leur tarification en conséquence.Aussi demandèrent-elles des primes tellements élevées que plusieurs employeurs refusèrent de s'assurer, malgré la loi.Un recul de 60 ans C'est ce retour en arrière de 60 ans que le rapport Gobeil propose à la société québécoise en matière d'accidents et de maladies du travail.Bien sûr, le gouvernement dira qu\u2019il ne s\u2019agit que d'une hypothèse.Mais c'est une hypothèse qui fait curieusement écho aux intentions patronales exprimées ouvertement depuis quelques mois, entre autres par la Chambre de commerce du Québec et le Conseil du patronat.Réduire les coûts par tous les moyens Pour le patronat organisé, tous les moyens sont bons pour réduire les coûts de l'indemnisation, y compris la limitation des droits et bénéfices consacrés dans les lois 17 et 42, qu'il veut faire amender dans ce sens, y compris le dé- mantélement de la CSST dans sa formule actuelle, y compris le retour aux compagnies d'assurance privées.Une autre hypothèse tout aussi rétrograde commence à circuler dans les milieux patronaux voulant que les travailleurs et travailleuses souscrivent personnellement une police d'assurance privée contre les accidents et maladies du travail.Ainsi le patronat ferait d'une pierre deux coups: il se dégagerait de la responsabilité de l'indemnisation, et s'ouvrirait un nouveau marché fort lucratif dans le domaine de l'assurance.Guy Ferland du 20 au 29 octobre 286 49861 8IUn5e5-s1uES SANTE SECURITE EN TETE à | SE ANS profitons de cette semaine AN de réflexion \"ameliorons NOS méthodes de travail 1\u201d 8-Santé-Sé La Compagnie de papier QNS Limitée \u2014\u2014 a La prise en charge par le milieu ; USINE Expeaition/ Richard Belanger 352 Paul Emile Maltais i Mandrin Laval Ouellet 352 Romuald Pellerin Représentants des travailleurs Représentants Jacques Bérubé 352 Carole Poirier (pers.ress.) 4 syndiqués Direction * Comité central M.Corriveau Local 352 G.Bélanger 4 Santé Sécurité R.Girard - A.Blais, co-président Comité central S.S.- + Usine J.Therriault N.Larouche Opérations forestières Î A.Thellend - Carole Poirier 3 C.Arseneault Local 375 ; 3 Réal Montigny, co-président - Représentants travailleurs Représentants employeur j J.D.St-Gelais Local 416 Bérubé, Adéodat C.S.C.Beaupré, Bertin i C.S.S.C.Arseneault Local 375 P.Bernier, co-président Ladry, Alain C.S.N.Leclerc, Romeo A.: Machines a papier L.Bernatchez - Larocque, Jean Guy (RP) Local 633 Poirier, Carole 3 - L.Dugas ; 3 G.Lord, co-président B.McRae Bérubé, Marius (RP) Local416 Roy, André à R.Morency (Pers.ress.) St-Laurent, Rodrigue C.S.N.Therriault, Daniel (pers.ress.) - : R.Montigny Carole Poirier) Bélanger, Marc Local 633 Fournier, Daniel (co-président) ¢ css.M.Bourque, co-président G.Gagné, co-président Fournier, Donald (RP) C.S.N.; Pâte Méc.L Charron Local 352 Harel 3 odrigue Gagnon - E.Hare 3 Marc Levesque - J.M.Roy LAROUCHE, Normand Paul Morin - (Pers.ress.: C.Poirier) Médecin établissement § css.Bernard Méthot Yvan Desrosiers, co-président _ Services André Grenier Martin Lafontaine Alban Lévesque Marcel Arseneault 1 N [ [ U RB | [ EN If TE È André Marin Hugues Painchaud \\ ; ; ; ; ; ; ; \u2018 Jean Morency, co-président Marcel Pronovost aff nf AE AE TE AE AE a Réal Roussel Henri Tremblay = Gaétan Santerre Gerry Tremblay , Jacques Desjardins (Pers.ress.: Carole Poirier) , À Yvan Bélanger { css.Maurice Roy 352 Jean Guy Côté Finition/ Julien Beaudin 352 Arthur Doucet SEMAINE OU 20 AU 23 OCTOBRE 1986 = La loi santé sécurité préconise la prise en charge par le milieu.À cet effet la Compagnie de Papier Q.N.S.a mis en place 5 comités de santé et de sécurité.Un moyen mis en place pour assurer santé et sécurité au travail LE COMITE SANTE-SECURITE Liste des membres des comités conjoints de santé et sécurité du travail Durant cette semaine de la sécurité nous sommes fiers de remercier les gens qui siègent à ces différents comités et nous les félicitons de leur excellent travail.6-986L 2111N09S-21UES 10-Santé-Sécurité 1986 Le prix de la souffrance SOURCE: Justice Mal '86 Le montant des indemnités allouées par nos tribunaux aux victimes de blessures graves peut parfois évoquer une loterie.Ainsi, la perte d'un oeil valut, en 1983, environ 100 000 $ à un homme de 39 ans, prés de 50 000 $ à un autre, âgé de 42 ans, en 1980, et un peu plus de 37 000 $ à une femme, en 1982, après partage des responsabilités.Autre exemple: pour une morsure de chien avec cicatrices, un premier enfant reçut 7 325 $ de dommages-intérêts en 1984, un second, 16 200 $ et un troisième, 30 000 $, en 1983.De pareilles variations s\u2019expliquent évidemment par le fait qu'il n'existe pas deux cas exactement semblables.Le calcul des indemnités versées aux victimes d'accident souffrant d'incapacité totale ou partielle, permanente ou temporaire.Les tribunaux cherchent à respecter le principe de la «restitution intégrale», c'est-à-dire de la compensation totale d'un préjudice, pour autant, bien sûr, que la victime ait démontré la faute et les dommages directement occasionnés.En dépit des apparences d'arbitraire, donc, l'évaluation du montant ou En dépit des apparences d'arbitraire, donc, l'évaluation du montant ou quantum obéit à certaines règles de jurisprudence.Il s'agit d'accorder à la victime une indemnité raisonnable, susceptible de rétablir un équilibre perturbé par le préjudice.Non de lui donner un profit ou de la léser.I! reste qu'avant 1978, les tribunaux se montraient plutôt conservateurs dans l'attribution des indemnités, surtout au Québec.Mais trois jugements de la Cour suprême sont venus bouleverser les règles dans le cas des blessures très graves et ont entraîné une hausse des montants accordés.Comment s'est fait ce changement?Pour le comprendre, voyons de plus près comment est fixé le montant des dommages-intérêts.Un système de points Jusqu'ici, les tribunaux ont utilisé un système de pointage assez élaboré: à chaque point de perte d'intégrité physique déterminée par un expert correspond un montant d'argent.À la fin des années 1960, le point d'incapacité s'élevait à 500 $ environ.En 1984, entre 2 500 $ et 3000 $.Chaque partie du corps humain fait ainsi l'objet d'une évaluation.La perte d'un doigt équivaut à une perte d'intégrité physique de 3% environ, celle d'une main à 6% et celle d\u2019un oeil à 25%.Les biessures peuvent alors entraîner une incapacité totale temporaire (ITT) ou permanente (ITP), ou une incapacité partielle temporaire (IPT) ou permanente (IPP).L'incapacité totale temporaire est évaluée de façon purement mathématique.On calcule combien le blessé a perdu de revenu net, aprés impdt, pendant la période où il n'a pu travail ler.L'incapacité permanente, qu'elle soit totale ou partielle, reste plus difficile à estimer.Les tribunaux doivent prendre en considération un certain nombre de données.Parmi celles-ci, il y aura l'âge et l'occupation de la victime, le revenu lors de l'accident, les probabilités d'évolution de ce revenu, les aléas de la vie, la situation économique, le taux d'inflation, etc.On le sait, la même blessure ou la perte d\u2019un même organe n'a pas les mêmes conséquences pour tous.Une cicatrice à la jambe brisera la carrière d'une jeune mannequin.Elle aura moins d'influence sur la vie d'un homme de 60 ans.Un pianiste de 35 ans reçut 225 000 $, en 1978, pour un traumatisme des muscles et des tissus entre le pouce et l'index.En perdant sa dextérité, il avait en même temps perdu son emploi et la perspective de revenus élevés.La même année, un autre tribunal attribua 70 000 $ à un briqueteur de 20 ans, amputé d'un pouce à la suite d'un accident.ll dut, lui aussi, changer de profession.Par ailleurs, le tribunal prendra en considération les «pertes non pécuniaires».Celles que l'on regroupe généralement, même si les étiquettes changent parfois, sous les trois postes suivants: «douleurs et souffrances physiques et morales, passées et futures», «inconvénients et perte de jouissance de la vie» et «préjudice esthétique».L'addition de tous les postes de dommages décrits jusqu'ici donne le quantum.Et ja portion du quantum remise à la victime sera fonction de la part de responsabilité retenue contre elle.C'est surtout au chapitre des pertes non pécuniaires qu\u2019un certain pouvoir de discrétion est laissé au juge.Jusqu'à récemment, peu de règles orientaient l'évaluation de ces pertes.Et les tribunaux en étaient souvent réduits à des estimations fort «impressionnistes», selon le terme même du juge Letarte.Aussi, ce système de points, qui continue de s'appliquer dans les cas de préjudices relativement mineurs, rencontre-t- il de plus en plus d'hostilité chez les juristes.«C'est un fourre-tout approximatif, qui ne tient pas suffisamment compte de certains critères objectifs, comme les pertes de revenu de la victime, les frais de soins futurs, l\u2019incidence fiscale et les frais de gestion», estime Me Denis Sauvé, avocat.Vers un «règlement échelonné» D'autres -méthodes de calcul éviteraient d'atteindre des sommes astronomiques attribuables, en partie, à l'incidence fiscale et aux frais de gestion.Plusieurs préconisent la mise en place d\u2019un «régle- ment échelonné».Le placement du capital initial produirait des rentes périodiques non imposables, susceptibles d'être révisées par la suite en fonction des circonstances.Le capital de départ versé à la victime serait alors moins élevé.puisqu'il n'aurait pas à tenir compte Jes appétits de fisc.Celui-ci gruge en effet jusqu'au tiers de la somme.Sans remettre en cause le principe de la restitution intégrale, certains avocats émettent des réserves face au «virage jurisprudentiel» amorcé par les récents jugements du juge Letarte.D'abord, parce que des sommes aussi élevées risquent de perturber l'économie du pays.Ensuite, parce qu'ils estiment périleux d'évaluer un montant calculé.au- jourd'hui sur la base de projections étalées parfois sur plus d'un demi-siècle.«L'expérience passée montre que l'avenir est de plus en plus imprévisible, surtout au plan économique.|| reste donc très aléatoire de faire reposer le quantum, non sur une réalité, mais sur des probabilités», estime Me Syl vain Deslauriers, avocat.La méthode pénalise le défendeur à qui l'on demande de verser aujour- d'hui des sommes destinées à couvrir des dépenses que la victime fera, peut-être, dans 10, 20 ou 30 ans.Selon le juge Letarte, l'obligation d'accorder un montant forfaitaire uni que, non sujet à révision, à partir de projections économiques et sociales, fait du juge «un véritable prophète absolu».|! doit interpréter les rapports d'experts, souvent contradictoires, écouter les ¢ témoignages de médecins sur-spécialisés, définir au- jourd'hui quels seront les besoins de la victime dans 20 ou 50 ans.«Le juge devient le seul économiste infaillible, détermine même des siècles à l'avance l'évolution des lois fiscales.C'est beaucoup attendre d'un homme, fut-il magistrat», explique le juge Letarte.Pour lui, comme pour un bon nombre grandissant de juristes, le règlement échelonné constituerait un début de solution.SEMAINE de \\a SANT SECURIT au travail du 20 au 220¢tobre 1986 3 2 kd 5 A Bie apa = IR Doria ie SE FY { i Confection ICN Ltée fabrique votre sécurité Le risque était grand mais en valait la peine.Les promoteurs de Confection ICN savaient, en lançant leur entreprise, qu'ils devraient batailler sur plusieurs fronts.lls visaient un marché traditionnellement desservi de l'extérieur.Tout en analysant les besoins des éventuels clients, on devait structurer solidement une entreprise manufacturière, former la main d\u2019oeuvre et concevoir des produits de haute qualité.Deux entreprises complémentaires \\ G ICN Le 29 avril 1985, Confection ICN faisait son entrée dans le milieu manufacturier.Selon Gilles Jour- dain, le secrétaire- trésorier, on voulait faire mentir l\u2019assertion voulant qu'une telle entreprise n\u2019était pas viable sur la Côte- Nord.À l'atelier de couture, le personnel se limitait à une seule personne.Confection ICN se spécialise dans la fabrication de véte- ments sécuritaires à l\u2019usage, principalement, des travailleurs en usine.On connaît un immense succès avec le lancement d\u2019un habit de pluie.Toutes les vérifications sont effectuées pour que le mot d'ordre de la manufacture soit honoré: toujours offrir un bon produit.Par ailleurs, l\u2019entreprise assure la réparation de ce qu'elle fa brique.Si l'entreprise se réjouit de quelques réalisations originales, elle n'en demeure pas moins à l'écoute du client pour respecter ses normes et même dépasser ses spécifications.Pour réaliser un vêtement sécuritaire résistant aux températures élevées, on aura recours à des matériaux comme la laine traitée, l\u2019amiante, le nomex et beaucoup d'autres.Des compagnies importantes comme Reed, Donohue, Cargill, Reynolds, QNS et Rexfor font confiance a Confection ICN.Présentement, la production de la pre- miére année est évaluée à plus de 200 000 $.À la fin de 1986, une dizaine de couturières travailleront en permanence à l'atelier.Le succès de Confection ICN fut souligné au Gala 1985 de la PME par l'octroi du premier prix dans le secteur manufacturier.Confection ICN Itée (418) 296-9506 importations gilles b.c.ltée (418) 296-5520 250, boul.Lasalle, Baie-Comeau, G4Z 1S8 LL-SB61 a1UND9S-a1UES 12-Santé Sécurité 1986 Les statistiques nous apprennent que 350 000 accidents du travail se produisent annuellement au Québec.Dans un effort de conscientisation, on insiste de plus en plus sur la responsabilité conjointe employé-employeur pour faire régresser ce sinistre bilan.Si la santé et la sécurité de la personne font partie des préoccupations majeures du législateur, des entreprises et du travailleur lui-même, il faut veiller à procurer au premier concerné un outillage et un équipement assurant le maximum de protection.Chez Rocmer, on y a pensé; on s'en est fait une spécialité.Considérant les besoins des travailleurs oeuvrant dans les entreprises de la région, Rocmer s'établissait à Baie-Comeau dans le but d'offrir les services d'un distributeur industriel d'équipements de sécurité.Il y a dix ans, I'idée était audacieuse.Deux ans plus tard, Rocmer ouvrait une filiale a Chicoutimi.En moyenne, on a connu une croissance continue de 20% par année.A bien y penser Tout pour la sécurité Près du milieu, bien au fait des problèmes particuliers des travailleurs, la jeune entreprise a su répondre par l\u2019excellence à la demande.Sa vocation particulière l'a amenée à suivre de près le congrès et les expositions et les sessions d'information, toujours à l'affût de produits nouveaux et mieux adaptés.On n'hésite pas à travailler en collaboration avec les responsables de la santé et de la sécurité du travail dans les grandes entreprises.En forêt ou en usines, sa clientèle bénéficie d'un inventaire considérable et d'une réponse rapide.Issu d'une initiative locale, Rocmer mise sur la proximité avec son client et le service personnalisé.Le président de l'entreprise, M.Gaston Bélanger, veille à la bonne renommée de sa compagnie qui a acquis la confiance des grands industriels de la Côte-Nord, du Sague- nay et de la Gaspésie.En 1986, Rocmer offre de «tout pour la sécurité au travail», du protecteur auriculaire aux vêtements de protection les mieux adaptés à l'usage.L'entreprise embauche 10 personnes à Baie-Comeau et 8, à Chicoutimi.Nouveaux produits: nettoyeurs et dégraisseurs industriels rocmer inc.313, boul.Lasalle, Baie-Comeau 296-5530 "]
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