Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
L'écho du Bas St-Laurent
Éditeur :
  • Rimouski :[L'écho du Bas St-Laurent],1933-1970
Contenu spécifique :
vendredi 1 octobre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Progrès du Golfe ,
  • Progrès Écho
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'écho du Bas St-Laurent, 1937-10-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" - 5 loutes qo RIMOUSKI ler OCTOBRE 198% er Toujours à votre disposition UN assortiment intéressant dans les ha hits el pardessus pour hoses ef enfants, Spécialités surtout dans les habits Fuite eur mie- sure.| Soyez aurés d'obtenir SATISFACTION, ALBERT MICHAUD Ave Evéché RIMOUSKI mere re \u2014 ree! [ho dy § Hebdomadaire de pensee catholique, d'action L'ECHO DU BAS ST-LAURENT Publié par L'Imprimerie Générale de Eo Rimouski, Limitée LA COTE NORD (Par Auguste Galibois) Collaboration spéciale D'Itamamiou à la Pointe d\u2019Arrington, c'est-à-dire : sur une étendue de vingt- huit milles, on ne trouve que trois ou quatre familles dont chacune est séparée de l'autre par des distances de quatre a neuf milles.Au Labrador, il ne parait pas extraordinaire de parcourir trois lieues pour aller voir un voisin \u201cquatre milles, ce n\u2019est qu\u2019un pas\u201d écrivait il y à quarante ans l\u2019abbé V.A.Huard, supérieur du Séminaire de Chicoutimi et directeur du Naturaliste Canadien.La chose est exacte pour la fin du siècle dernier, et elle l\u2019est peut- ètre davantage aujourd\u2019hui, puisque les embarcations étant toutes ou presque toutes munies de moteurs à gazoline, on peut franchir en moins d\u2019une heure les distances qui séparent la Pointe-à-Mau- rier de l'He Galibois, la plus grande des iles Sainte-Marie, de celle-ci à Wasta- meska, à Wataghestic, et de ce dernier endroit a Harrington, où un groupement plus considérable d\u2019anglophones\u2014néo- (erreneuviens pour la plupart,\u2014se livre à l'industrie mobile de la mer.À trois milles au large de la Pointe- à-Maurier, où est établi le poste de téléphonie sans fil Marconi, se trouve l'I- le-du-Navire, débaptisee dépuis 1912 et nommée depuis: \u201cL'Ile Galibois\u201d, île assez insignifiante dans les récits des voyageurs, mais qui m'intéresse plus que toute autre.puisque j'y suis né en 1877, et que je Vai quittée en 1885.Revivant aujourd'hui les souvenirs de mon enfance, il m'est facile d'évoquer les premiers émois d'un petit être, en face de la froide lumière du nord et des assauts de l\u2019océan, déferlant sur quelques rochers abrupts de la côte la- bradorienne.Je n'avais guère plus de trois ans que déja je courais les grèves de l'HIle-du- Navire.ivre d\u2019être au monde et émerveillé de mes sensations.xxx Avant de faire le dernier sant dans l'abime éternel, je dirai peut-être un jour quelques-unes de ces sensations précoces qu'Anatole a appelées \u201cLa vie en fleurs\u201d, et qu\u2019il a décrites dans les pages charmantes de son \u201cPetit Pierre\u201d, dans un milieu tellement différent : \u201cMon plus ancien souvenir me représente un chapeau haut de forme, à longs poils.à larges bords, etc\u201d.Mon plus ancien souvenir me représente, a moi, en face de la maison paternelle, une plage caillouteuse, sous un ciel pluvieux, au fond d\u2019une baie frangée de trois petits ilots.À cette époque, en 1880, notre famille se composait de mon père, de ma mere, de mes sept frères et de ma soeur aînée: en tout, onze personnes.Une soeur cadette devait nous être donnée quelques années plus tard, en 1883.Mon père, né au Petit-Mécatina, d\u2019une famille originaire de Montmagny, é- lait venu s'établir sur l'Ile-du-Navire vn 1872, apres la naissance de son cin- Guieme fils et y avait, en faisant la pê- che et la chasse élevé ses nombreux en- tants dont J'étais Pun des plus jeunes, précisement le huitième.Si je n\u2019écrivais que pour me distrai- Tel pour m'amuser, je dirais mes pre- Mères joies e{ mes premiers chagrins.Mes premières escapades ct mes pre- Mères réveries, mes courses à travers lle d'en face que nous appelions: L\u2019I- le-de-Pêche, Quand je note ceci, tout un monde vues s'éveille en moi, souvenirs ro eu | rien de bien extraordinai- moine 5 foate, mais qui nen sont pas de ét Tant et singuliers, cette vie de étant tellement différente de nos sone de nos Villes, ct même Mais au Les agricoles.LL, ces poux en d Écrire ces réminiscen- essayer de ne divertir, je veux plutôt d'un ype er Ja vie accidentée ant i te oh vadorien, plus intéres- fons que ne que la douzaine de lu- ve pa nu nette a campés et fait vi- lérature of ; emi siècle dans notre lit- Je dois 2 onale.b erlang reprendre, après l\u2019abbé | Cite Nop bi Huard l\u2019histoire de la servant de mes un autre aspect, en me be jeunesse ee souvenirs d'enfance et 5 les prises lors de prervant aussi de no au Havre-Snin on eux récents voyages -Tlerre, et en utilisant des info ; tm ; B amis, Alions communiquées par mes -s Ma nai Aissance on .EM enfapen ces Feux éloignés; Series; Pi PAssée sur ces plages dé- Sioire de ma famille fide par spè ces de |} s à 4 > ens c - x \" Ù mon nd à © coin de ter § \"Teux of y * est inhumé: les nom- 8 cosyh Pome ents rapports que te n'ai i clenir avec les gons du lit- gE oral: A ir Dossède do Mbrables anecdotes que Ur leurs us ct coutumes; le changement survenu dans In manière de vivre d\u2019un grand nombre d\u2019entre eux a cause des transformations récentes subies dans Pindustrie des forêts et dans celles de la péche; le contraste qu\u2019on observe entre les communications et les relations d\u2019aujourd\u2019hui et celles d'autrefois, \u2014tout cela, joint à mes réminiscences de notre histoire et aux impressions particulières du moment où J'écris, me rend agréable la tâche à laquelle je songe depuis quelque temps.La composition sera d\u2019ailleurs aussi cut- sive qu\u2019elle peut l\u2019être: la vie étant trop courte pour tenter de faire ici une oeuvre d\u2019art, essayons du moins d\u2019en faire une narration sincère, pittoresque, amusante et utile.xxx Sur cette ile quasi-déserte de la chaine de Sainte-Marie, longue de: deux milles et large d\u2019un kilometre, je: grandissais comme un enfant sauvages assez réfractaire à la discipline maternelle.z Rien ne me pouvait retenir à l\u2019intérieur de la maison : j'étais toujours: \u201cdehors\u201d pour jouir de quelques sensations nouvelles, en face des spectacles: toujours change .nts de la nature primitive : le vol des goélands et des canards; la visite d\u2019un phoque sur la plage; la soudaine arrivée par millions des \u201csquids\u201d tentaculaires (encornets ou petits calmars™ les tempétes et les grands vents d\u2019est déracinant les rares arbrisseaux de l\u2019ile : la vie n\u2019était alors pour moi qu\u2019une perpétuelle réverie.Le soir à la maison j'écoutais la con versation de mon père, de ma mère et de mes frères les plus vieux.et toute mon attention d'enfant inquiet et curieux, alors âgé de cinq ou six ans, était portée aux narrations de naufrages, de pêches miraculeuses, de captures imprévues, d'histoires de revenants, d\u2019avertissements télépathiques et autres manifestations occultes qui constituaient alors pour moi la limite des énigmes de l'Univers.J\u2019ai vu depuis lors considérablement s\u2019étendre le champ de l'Inconnaissable, et augmenter le nombre des choses inexplicables ! Les hivers étaient rudes sur l\u2019Ile-du- Navire ! Après la prière du soir, la famille sc réunissait autour de la table, auprès du: poêle à deux ponts, et pendant que ma: mère et ma soeur aînée cousaient, mon frère Napoléon, alors âgé de div-neuf ans, mais doué d\u2019une force physique remarquable, d'une adresse et d\u2019une hw bileté consommée et d\u2019un courage à tcu- te épreuve,ra contait ses dernières chasses aux élans et aux rennes, \u2014chasses: où il avait fait merveille! Même alors, à cet âge précoce, les exploits cynézèt&- ques d\u2019aucun chef montagnais n\u2019auraicatt pu égaler ses prouesses.H en fournix- sait la preuve : le traîneau a chiens, le cométique, à la porte, contenait sepf: ou huit cadavres raidis de caribous des bois, dernier résultat d'une expédition.de quinze jours derrière la chaîxe du montagnes que traversent les rivières.Mécatina et Saint-Augustin.La capture des animaux à fourrures était aussi objet d'une ambition soutenue ct d'une émulation tres grande: entre mon frère Napoléon et les autres membres de ma famille alors assez âgés pour s\u2018aventurer \u2018au loin, à la raquette.\u2014 Quand on pouvait quitter I'lle-du-Na- vire et chasser sur la terre ferme, on.rivalisait de zèle pour opérer la prise du renard argenté, fière aubaine! ou du renard croisé, ou du renard rouge ou bien encore de la loutre ou du castor.Quelquefois.on tuait un ours, om capturait un loup-cervier.rarement um carcajou, car le \u201cdiable-des-bois\u201d ne: se laisse pas si facilement prendre.Les animaux a pelleteries ne venaîant: généralement pas nous rendre visite 3 trois milles de la côte, sauf les renawds, qui chassant le long des battures so trouvnient parfois \u201cdégradés\u201d par la soudaine ruptures des glaces, au printemps, En général, les animaux à fourrures ne s'éloignaient jamais beaucoup des cours d'eau du littoral, mais comme il se trouvait au centre de notre fle un lac et quelques petits ruisseaux coulant sur une pente faiblement inclinée, on attrapait parfois des rats musqués,.ou bien on trouvait quelquefois une \u201cportée\u201d de renards, près des endroits couverts de petits arbustes où il nous était possible de dissimuler quelques pièges avec un espoir quelconque de succès.Nous faisions chaque hiver une abon+ dante capture de lièvres et de ptarmigans (perdrix blanches) et à mon intense admiration d'enfant émerveillé par les prouesses de mon père et de mes frères, se joignait toujours la curiosité d'apprendre d\u2019où venaient ces cu- (Suite en Gè page) Eu i : La dévastation de l'Espagne.L\u2019artillerie des frères.ennemis continue ses méfaits.Voici la photographie d\u2019une TS ra SEE -~ 25 St Lament sociale, de reveil regional et d\u2019information locale CINQUIEME ANNEE-\u2014No 33 | Leo.N.Duchesne Horloger-Bijoutier Un homme qui a 32 ans d'expérience est au service du public.en face du Bureau de POSTE.Ave.de la Cathédrale C.P.489 Rimouski.DIRECTEUR : Jean-Baptiste ait un, aura de nombreuses ruines à réparer avant de pouvoir rendre à l\u2019Espagne ses charmes d\u2019autrefois.Et villa sous le bombardement.Le parti qui i c\u2019est la guerre et les menaces de guerre sortira vainqueur.si tant est qu'il a en i partout\u2026Cliché 0.C.P.1L La réptreussion des évènements d\u2019ex- \u201ctrème Orient\u2014Le conflit entre la Chine «+ le Japon donne lieu a des conversations multipliées dans les capitales d'Ewope.On verra sur notre pho- aw per tographie le portrait le l\u2019ambassadeur du Japon à Paris et à droite et à gauche des instantanés pris au cours des visites officielles.Cliché O.C.P.1.MORT DE M.P.E.D'ANJOU Le défunt était le père de M.le cha- mine Flavius D'Anjou.\u2014Citoyen nes avantageusement connu.\u201478 ans.Un nouveau deuil vient de frapper l'un des tamilles les plus estimées deu notre region par la mort du Comman- acur PFlerre-kmile D'Anjou, survenue, lundi a .Rimouski, .Le Commandeur D'Anjou est decedé, a lage de \u201cB aus et 8 mois.ll suit de quelques mois.son épouse dans la tombe.Le de- funt était commandeur de l'Ordre St- Grégoire le Grand et était un ancien député de Rimouski à l'Assemblée Legislative.Il laisse pour pleurer sa perte trols fils: M.le chan.F.D'Anjou, procureu: du Séminaire; M.Alb.D'Anjou, marchand et maire du Bic; M.Léopold D'Anjou.négociant de Rimouski, deux fillles, la Réy, Mère Marie de l'Imma- culée-Conception.du couvent des Ursulines de Québec et Mile Hélèna D'Anjou.de Rixnouski, une belle-fille, Mme P.-E.D'Anjou, un petit-fils Pier- re-Emile D'Anjou et aussi plusieurs autres beaux-fils et belles-filles: le R.Père Réal Beaulieu, des Pères Blancs; Madame J.-E.Gauvin, de Québec: M.E-ÀA.Beaulieu, Voyageur de commer- -ve de Cacouna; madame Elisée Moreau de Rimouski; M.L.-P.Beaulieu, marchand de Notre-Dame du Lac; Madame René Cloutier.de Victoriaville; M.Adélard Beaulieu, commerçant de Win- ferville, Maine; les RR.SS.Saint-Phi- lipppe, supérieure de la Crèche Saint- Vincent de Paul: Marie du Bon-Secours, supérieure du couvent de Charles- bourg, et Marie de la Présentation, du patronage Sainte-Gencviève, toutes de la Congrégation des religieuses du Bon-Pasteur.Ses neveux ot nièces: M.Ernest eins D'Anjou, Miles Anne-Marie D'Anjou, et Clara Beaulieu, Mme Léo Roy de Montréal, M.Auguste Dechamplain, de Québec, Mme Nazaire D'Anjou, MM.Pierre etAn dré D'Anjou, de Causaps- cal.M.Albert D'Anjou, de Mont-Jol.Le Commandeur D'Anjou laisse le souvenir d'un citoyen intègre et charitable et d'un grand chrétien.Sa dis- purition causcra d'unanimes regrets chez tous ceux qui l'ont connu.Son service a été chanté en la cathédrale de Rimouski, ce matin, à 9 heures.Une foule considérable de parents ot d'umis de la famille est venue rendre un dernier hommage au regretté disparu.La levée du corps fut faite par M.le chanoine Lionel Roy, supérieur du Se- minaire.Le service a été chanté par M.le chanoine Flavius D'Anjou, fils du défunt.T1 était assisté des abbés Clé- ophas Morin et H.Roy comme diacre et sous-diacre.Les porteurs étaient MM, J.A.Pot- vin.J.-B.Plourde,.Napoléon Michaud, Juseph Desrosiers, J.N.Pineau.Michel Michaud.Les porteurs d'honneur ¢- taient: MM.Albert Michaud.Elzéar Côté, Martin Lepage et Léo Levesque.M.Arsène Michaud avait la direction des funérailles.Plusieurs dignitaires cuclésiastiques étaient au choeur, entre autres Mgr D'Amours, V.G.Mgr M.Belzile.P.D.MM.les chanoines Lionel Roy.Victor Coté, de Matane, David Michaud de St- Octave.Chénard.Rimouski.Eug.Pelletier, St-Fabien.Gagnon.N.-D.du Lac, MM.les curés Ad.Tremblay.Ri- mouski, D'Auteuil.N.-D.du Sacré- Coeur.J.-B.Bouchard.Ste-Françoise, avec son vicaire.Chs D'Anjou.Rosario Lebrun, Quai de Rimouski, Eust.Santerre, St-Arsène.Alph.Pelletier, Isie- \u201cQualité indéniable THÉ BOSF DALADA Côté Organe de la région du Bas St-Laurent ENTRE DEUX ECHOS \u2014-0\u2014 BELLE JEUNESSE \u201cROUGE\u201d L'est une belle jeunesse que la France Koujours hospitaliere, reçoit a sa ironuere pyreneenne.Les petils \u2018\u2019rou- BES \u201d Espagavis, à peine arrives en ter- ritowre 1rançais se livrent a coutes sortes ue desurdres el veulent en unposer au pays qui leur donne asile.A Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise, un pere de famille français ex- aspere Lua un relugie espagnol qui bru- tausail sa fille.À StlCloud, dans la banlieue parisienne, les entants refu- giés ont suscite des désordres graves et se sont soulevés contre leurs propres hôtes.Vingi-et-un d\u2019entre eux durent etre expulses mais ce ne fut pas sans mal puisqu\u2019a Toulouse, pour empécher de partir le train qui les emportait, ils se couchèrent en travers de la voie ferrée.On reconnait bien ka la formation communiste de Moscou.Le correspondant qui m\u2019écrit ces faits dit qu\u2019un réfugié espagnol coute à la France quatre fois autant que le soutien d\u2019un vieillard indigent et, il ajoute avec mélancolie qu\u2019à ce prix-là les enfants refugiés devraient au moins se tenir tranquilles.LA DICTATURE DU BEAU SEXE Noire époque est fertile en dictatures.Nous avons 1a dictature du prolétariat, la dictature capitaliste, la dictature lasciste, ete; personne n'a encore pensé à la dictature féminine.Peut-être la subissons-nous sans trop s'en apercevoir comme la pluie et Te beau temps.Il parait qu'aux Etats-Unis, c'est déjà un tait accompli.Un journal américain qui a eu la curiosité de faire une enquête sur la répartition de la richesse entre les sexes rapporte que dans ce pays, 70 p.c.de la richesse était passée sous le contrôle des femmes.Il appert que c'est par l\u2019assurance- vie que la plus grande partie de la richesse passe aux mains des femmes.On pourrait soupçonner ces dames de jouer le rôle de Barbe Bleue, à ce compte-la.Elles sont bénéficiaires de 80 p.c.des 104:, milliards d\u2019assurance-vie en force et elles augmentent ce chiffre à la cadence de 2 milliards par an.Peut-être aussi que là-bas comme ici, une bonne partie de la richesse qui passe aux femmes représente des valeurs que certains hommes trouvent pudique de recouvrir d\u2019un jupon légal afin de les soustraire aux saisies de leurs créanciers.Ce renversement de l'ordre établi ne laisse pas que d'inquiéter quelques sociologues qui se demandent quels seront les effets de ce contrôle de la richesse par la femme sur la société de demain.Il n\u2019y a pas lieu de s'alarmer car la femme dans la finance.n'aura pas de difficultés à faire aussi bonne figure que l\u2019homme, à preuve la belle déconfiture de milliers de sorciers de la finance en 1929.Verte, S.Plourde.St-Anaclet et son vicaire, Léon Saindon.Pierre Saindon.St-Donat.J.-N.Rioux.St-Anaclet.Léon D'Anjou.St-Emile d'Auclair.Emile Sirois.Gaspé.L.Noel, Ste-Flavie.J.April.Ste-Luce, Rév.P.Michaud.o.m.i.Mont-Joli.P.Chénard.Rimouski, Rév.P.Courtois, Pte-au-Père.Félix Jean, Meéchins, Calixte St-Laurent.Rimouski.les professeurs du Séminaire.Le deuil était conduit par ses fils Al- bort et Léopold.son petit-fils, Picrre- Emile, ses beaux-fils MM.Esdras Beau- lieu, Cacouna.Ls-P.Beaulieu.N.-D.du Lac.Adélard Beaulieu de Winterville, Maine, Elisée Moreault.Rimouski.ses neveux, Ernest D'Anjou.Pierre et André D'Anjou.de Causapscal, Albert D'Anjou de Mont-Joli.Plusieurs personnages distingués ont êté remarqués dans l'assistance entre autres 'Hon.Adélard Godbout.M.Alfred Dubé, M.A.L.le Dr L.J-.Morcault.ancien député, M.le Magistrat Couil- lard, M.Jules Brillant.M.P.-E.Gagnon.avocat.M.Alph.Garon.avocat Amédée Caron.avocat.Shérif D'Anjou, J.J.Jessop.maire dec Rimouski.Lucien Sasseville, avoecat.Em.D'Anjou, Geo.D\u2019Autcuil, Michel Pineau.L.de G.Belzile.N.P.Gleason Belzile, Zabulon Côté.Rimouski, Dr P.-P.Gagnon, Rimouski, M.Aug.Dechamplain de Québec.L'inhumation a eu lieu dans le cimetière de Sainte-Cécile du Bic.L'Echo du Bas St-Laurent présente ses plus sincères sympathies à la famille en deuil.+ L'ESPRIT DES FEMMES On vieillit toujours dans le sens de son être intime; les doux deviennent débonnaires, et les méchants féroces, ne - Mme Cazalis.Mais, la femme a-t-elle besoin de controler la richesse pour gouverner ?N\u2019exerce-t-elle pas depuis toujours, du fait de sa puissance de séduction, des pouvoirs dictatoriaux ?La possession de la richesse n\u2019ajoute rien à ses moyens de domination.RADIO ET CINEMA M.l\u2019avocat, Paul-Emile Gagnon a exprimé une idée fort pertinente l\u2019autre soir, lors de l\u2019inauguration du théâtre Cartier lorsqu\u2019il a dit que le cinéma était devenu une force qui devait être contrôlée.M.Gagnon est un homme qui est doué d\u2019un esprit lucide et qui est bien renscigné; on aurait aimé qu\u2019il précisat sa pensée sur ce sujet important.Ses commentaires n\u2019auraïient pus manqué d'intérêt Le cinéma et la radio que l\u2019on réunit souvent dans une méme pensée sont devenus deux formidables agents de formation de l'opinion publique; peut- être sont-ils plus efficaces que la presse.mais lorsqu\u2019on observe leur action, on s\u2019apercoit que leur contrôle est déjà un fait accompli.Ainsi, quand les catholiques américains formèrent leur Ligue de la Décence pour obtenir des films moraux, ils découvrirent que la production des pellicules en Amérique était absolument dominée par un consortium hébraique invulnérable qu'ils eurent beaucoup de mal à entamer.Comment sont dirigés ces agents dont on étale avec complaisance la valeur éducationnelle ?Quelles influences subissent-ils ?Voilà ce qu\u2019il importe de connaître car en matière d'éducation des masses, il ne faut pas y aller à en aveugle.On dirige et on contrôle avec soin l'enseignement scolaire afin de sauvegarder certains principes -fondamen taux.d'ordre et de morale mais on ne s'inquiète pas si les deux plus grands moyens d'éducation et de propagande que le génie de l'homme ait inventés, sont laissés à des professeurs qui ne pratiquent que la seule dévotion envers le signe de la richesse.C'est d\u2019un illogisme troublant : quand une société ne connait plus d'autre dévotion que celle- là, elle est mûre pour la désintégration par tous les \u2018\u2019ismes\u201d qui composent la gamme des agents destructeurs qui la guettent.à commencer par le communisme.L'Eminentissime Cardinal-Archevé- que de Quebec vient de prononcer une causerie à la radio, sur la question du cinéma qui a attiré beaucoup d\u2019attention.Il signale les dangers du cinéma non-contrôlé et demande que dans notre province.l'épuration se fasse conformément à notre mentalité et à notre formation religieuse.Il a traité la question à fond selon son habitude.M faudra lire et relire sa causerie.APPELS INCENDIAIRES Tous les gens sensés admettent et déplorent les abus des puissances finan- cieres.Le Pape lui-même les signale dans une encyelique célèbre et propose les remèdes adéquats mais ces remèdes ne se trouvent pas dans les théories folichonnes du Crédit Social.Cependant des gens qui devraient donner l'exem ple de la pondération s'emballent pour ces utopies et dans leur inconséquence ne peuvent pas comprendre que ceux qui ne sc pament pas devant les beautés du Crédit Social peuvent bien étre sincères et ne pas approuver les méfaits du capitalisme.C\u2019est la manière d\u2019A- berhart\u2014la barratte.comme disent les loustics de l'Alberta.\u2014En criant à la conspiration et à la tyrannie du capitalisme Aberhart peut pour un moment créer une diversion et empêcher le peuple d'apercevoir son échec, mais cette tactique habile est dangereuse pour l'ordre social.Le cri de \u201cmort au capitalisme\u201d est le eri de ralliement du communisme.Les catholiques qui répètent cet appel incendiaire font une oeuvre communiste.N'oublions pas aussi que le Pape n'a jamais condamné le capitalisme! H n'a fait que signaler ses abus.Je signale en passant qu'il s'est vendu aux Etats-Unis 14 millions d\u2019exemplaires de Peneyelique Quadragesimo Anno.: C'est nuire à la cause sociale que de partir en guerre à la suite des utopistes du Crédit Social.II semble que le seul fait de promettre une gratification de $25.00 par mois à tout le monde.devrait être assez pour rendre ces théories suspectes aux gens de bon sens.Empé- cher les citoyens d'en appeler aux cours de justice est de la tyrannie de la pire espèce, ef d'une qualité avi ne peut \u201cmer que dans un cerveau faussé par Jes lubies du communisme.\u2019 pee 7 - = J.-B.C. L'éducation du sentiment L'âge où le sentiment s\u2019éveille doit être moins que tout autre abandonné à lui-même.Il est toutefois impossible de guider cet âge avec sécurité et succès, si l'on ne possède pas soi-même une juste notion de l'amour.Or, l'amour dans sa signification la plus haute \u2018c'est l'état dans lequel un individu, n'ayant plus au dedans de lui- même, le moindre principe d'égoisme, se trouve dans la situation voulue pour aider avec joie Dieu et son prochain.\u201d Une telle définition ne s\u2019applique pas, tant s\u2019en faut.à l'amour humain.tout au moins en ses débuts.Le jeune homme.la jeune fille qui commencent à désirer d'aimer.s'aiment eux-mêmes en réalité et cette joie, promise comme un aboutissement à qui a lutté, peiné pour détruire tout égoisme, ils l\u2019attendent immédiatement, pleinement de leur jeune et fragile amour.S\u2019ils analysaient cette joie.ils se convaincraient facilement de l'égoisme dont elle procède.Aussi bien, est-il indispensable de ne pas attendre l'adolescence pour donner à l\u2019enfant le sens de l\u2019amour.Nous l\u2019avons dit à propos des tout petits, c\u2019est dès la plus tendre enfance que nous devons nous efforcer de faire comprendre et goûter l\u2019exacte signification du mot sublime et entraînant.Ce ne sont pas ceux qui disent : \u201cSeigneur, Seigneur mais ceux-là qui observent mes commandements.\u201d Ce grand point étant acquis, l\u2019enfant étant convaincu qu\u2019un amour vrai se donne et se sacrifie, qu\u2019il s\u2019applique en toute circonstance au bien réel de l\u2019ê- tre aimé: étant convaincu également\u2014 et c\u2019est de première importance\u2014que cet amour qu\u2019il ressent il est en droit d\u2019en exiger la volonté, il est temps de léclairer sur les transformations de toute sorte que son être va subir et qui, pour une si grande part, peuvent contribuer à l'égarer dans la poursuite de l'amour vrai.Le garcon révèle cet âge par des brutalités qui servent de dérivatif à son excès de vitalité, par des curiosités nouvelles, complexes.La jeune fille est soudain saisie d\u2019une sentimentalité débordante.Elle ne comprend plus autrui et ne se comprend plus elle-même et passe de la tristesse et du découragement à la joie et à l\u2019enthousisasme sans raison et dans le même temps.Si nous ne disons rien à ces êtres, ni du but où va toute vie, ni de l'amour véritable, si nous autorisons le \u201cflirt\u201d, si nous fermons les yeux sur les amusements du jeune homme, pour quelles fins, sous quels auspices pourraient-ils se rencontrer ?Comment pourraient-ils choisir le compagnon de leur vie, la femme de devoir et de fidélité, si, lui, n'a préquenté la femme que dans un but de jouissance, si, elle, n\u2019a regardé que les apparences d\u2019un amour sans devoirs ni responsabilités.Ceux-la sont préts pour \u201cl'amour fatal\u201d dont parlent les romanciers et le mariage lui-même ne saurait les en défendre.Or l'amour vrai n'est pas fatal, il est libre, il dépend de nos, volontés.L'attrait certes, y joue un grand rôle, mais il est dans l'intelligence, dans la sagesse de l\u2019homme, dans ses puissances spirituelles avant que d\u2019être dans son coeur.La crise sentimentale que subit l\u2019adolescence est généralement précédée d\u2019une crise intellectuelle, scientifique, pourrait-on dire.Ne laissons pas les esprits dans le vide et dans l\u2019inconnu.Les questions qu\u2019ils se posent alors, ils se les posent légitimement et l\u2019occasion en est précieuse.\u201c11 est du devoir des parents d\u2019y répondre ou d\u2019y faire répondre.Si les na- rents dédaignent, s'ils blâment, s\u2019ils se détournent, s'ils s\u2019effarouchent, c\u2019est à d\u2019autres qu\u2019on s\u2019adressera.à l\u2019autres.les moins qualifiés avec lesquels les jeunes gens apprendront la vie.au travers de toutes les déviations morales.avec lesquels ils perdront le respect de l\u2019amour et des grandeurs familiales.Est-il donc si difficile de dire à l\u2019adolescent : Voici que tu vas cesser d\u2019è- tre un enfant.pour devenir un homme, une femme.ton être va se transformer; ces puissances qui s\u2019éveillent sont toutes tournées vers l'avenir.Voici le moment venu de dominer ton corps, de maîtriser ta sensibilité.car on n\u2019est ni père ni mère de famille si l'on ne domine pas l\u2019un et l\u2019autre.Ces sacrifices nécessaires, cette lutte qui retiendra le jeune homme sur la pente des instincts, le jeune fille dans le chemin des sensibilités malsaines, c\u2019est un sacrifice que peut accepter un âge qui est un âge de générosité: ce peut être une souffrance.mais c'est n- ne souffrance sacrée, c'est la seule voie de l'amour et de toutes les joies de lamour.MARGUERITE B.A nos correspondantes MBarguerfite B.\u2014J'envoie avec plaisir votre article à la rédaction, j'espé- re qu'il saura intéresser toutes nos lectrices et spécialement celles qui oni charge d\u2019ames.J'espère pouvoir reprendre prochainement mes causeries aux institutrices, je vous remercie de l'intérêt que vous voulez bien montrer pour ces billets qui sont souvent écrits au fil de la plume.Je vous invite à nous revenir dès que vos loisirs vous le permettront.Jeanne Le FRANC.\u2014 CHANGEMENTS ECCLESIAS- TIQUES Quelques changements ecclésiastiques viennent d'être faits dans le diocèse : M.l'abbé Pierre Saindon, directeur de l\u2019Ecole d'Agriculture de Rimouski, vient d'être nommé curé de Saint-Do- nat, en remplacement de M.l'abbé Pierre-J.Lebel.décédé la semaine dernière, M.le chanoine Eugène Pelietier, curé de Saint-Fabien depuis 25 ans, vient de se retirer du ministère.et il est remplacé par M.l'abbé Stanislas Roy.curé de Saint-Hubert.M.le chanoine Pelletier a fait ses adieux à ses paroissiens, dimanche dernier.Il résidera maintenant à Saint-Arsène, sa paroisse natale.\u2014_\u2014_\u2014-\u2014> UNE BALEINE EST ECHOUEE AUX RAZADES AUX T.-PISTOLES M.Edmond Morency, gardien du sanctuaire des oiseaux établi par la Société Provencher sur les Iles Razades.aux Trois-Pistoles, a fait une découverte assez inusitée, en fin de semaine: il a trouvé une baleine morte que la haute marée avait jetée sur la Raza- de sud-ouest, en haut.Il s\u2019agit d\u2019un magnifique cétacé de trente-cinq pieds de longueur et.d\u2019un poids de plusieurs mille livres, M.Morency a laissé là la baleine.A moins que quelqu\u2019un se charge de la dépecer, elle sera entraènée au large par la prochaine grande marée, Inauguration du théâtre ne Cartier On peut vraiment qualifier d'évène- ment artistique, l'ouverture du Théâtre Cartier, lundi soi: deux artistes authentiques de chez nous, Melle Sylvie Heppell et M.Henri Lindsay, se firent entendre à cette occasion; la pièce principale de la représentation, deux amours de Beethoven, glorifiait un artiste malheureux mais dont le génie immortel est encore une source d'inspiration pour les musiciens; enfin, la représentation avait lieu dans un édifice qui est un véritable temple de l'art.Il n\u2019a fallu rien moins que la menace d'une concurrence sérieuse pour faire doter Rimouski d'un théâtre qui cadre avec l'importance croissante de na- tre ville.Le Théâtre Cartier répond pleinement aux désirs des habitués du cinéma dans notre ville : confort, sécurité, décors av- tistiques aux lignes harmonieuses mais sobres, éclairage, ventilation.enfin, tout ce que la science moderne a pu concevoir de mieux dans l'art de la construction du théâtre a été incorporé dans l'édifice qui a été inauguré lundi dernier.Des centaines d'invités remplissaient de bonne heure le spacieux auditorium pour assister à la séance d'inauguratinn et pour admirer le nouvel édifice.Le président de la compagnie, M.Elzéar Côté, monta sur la scène au cours d'un premier acte et présenta au public les artistes invités à cette occasion.Il donna ensuite de nombreuses explications sur la construction et invita trois orateurs : M.James Jessop, maire de Ri- mouski.M.P.-E.Gagnon, avocat et M.Ad.Lavoie.représentant de M.Brillant à prendre la parole.Ces discours furent suivis de chant et de musique par Mlle Heppell et M.Lindsay.La pièce: Deux amours de Beethoven, clétura la représentation.Une deuxième représentation, moins les discours.commença à onze heures pour les nombreux spectateurs qui attendaient au dehors et qui n'avaient pas pu trouver place à la première représentation.Le réferendum Le référendum sur la question du maintien ou de l\u2019abrogation du règlement de prohibition dans la ville de Rimouski a pris fin samedi soir.En voici le résultat.Le nombre des votants était de 1425 mais seulement 979 ont enregistré leur vote.409 ont voté pour le maintien du règlement et 562 ont voté contre.Le règlement est donc abrogé par une majorité de 153 votes.8 bulletins ont été annulés.Eo REMERCIEMENTS Madame Joseph I.Proulx et ses enfants remercient bien sincèrement tons les parents et amis qui leur nnt témoigné des marques de sympathie à l\u2019occasion de la mort de M.Joseph I.Proulx.soit par offrandes de messes bouquets spirituels.visites ou assistance aux funérailles.La côte Nord (Suite de la lere page) rieuses betes et ces jolis oiseaux.En été, d\u2019autres événements du mé- me genre défrayaient la chronique familiale, Il y avait chaque jour la chasse aux gibiers d'eau: outardes, canards noirs, canards gris, canards eider, ca cawis, sarcelles, huards, becs-scies, ete.Les oiseaux de marécages, bécassines, courlis, pluviers et chevaliers, étaient également merveilleux aux yeux d\u2019un enfants songeur qui n'avait pas d\u2019autres distractions, pas d'autres amusements ni d'autres jouets qu\u2019un pauvre petit bateau de douze pouces de long, muni d'une minuscule voile capable de le faire avancer sur la surface des flaques d\u2019eau ! Le macareux arctique, que nous appelons \u201cperroquet de mer\u201d et que Lord Dufferin, a Reikjavie, prit un jour, a cause de son nez rouge, pour un lapin ailé, m'\u2019intéressait aussi, de méme que le pigeon de mer.Au commencement de l\u2019automne 1884, il advint à mon père un événement assez extraordinaire, et que nous consid\u201c- râmes tout comme un aubaine.Etant un jour de brume parti pour le large, avec deux de mes frères plus âgés, pour y faire la chasse aux loups- marins, ils furent au retour surpris par un brusque changement de températu - re et assaillis par un gros coup de \u201csô- roit\u201d, accompagné d\u2019une pluie violente.Ayant dépassé la Washtameska, la plus éloignée des îles Sainte-Marie, ils ne voulurent pas prendre le risque inutile de revenir au port en pleine tempête, dans leur primitive garbe de pêche, longue de seize pieds à peine, manoeuvrée avec adresse, mais exigeant un grand effort physique, à cause des vents dif- faciles et même contrairies.Connaissant dans la Washtameska un petit havre de mouillage une petite baie ou anse favorable quasi-fermée par un ilot qui la protégeait des gros vents, ils décidèrent d\u2019y passer la nuit et d\u2019ai- tendre le retour\u2026du beau temps.Il s\u2019en approchèrent à la voile, en pleine obscurité et furent fort étonnés de trouver la petite anse obstruée par la présence d\u2019un \u201ccorps étranger\u201d.Même I'étroit passage situé entre l\u201cilot et le fond de la baie\u2014passage que les gens de la côte appellent \u201cun rigolet\u201d\u2014se se trouvait entravé, engorgé, par un élément encombrant.Sous la pluie battante, à la lueur de quelques allumettes suédoises, qui, comme on le sait, ne sont pas presséés de L'ECHO DU BAS ST-LAURENT voulut examiner la chose et connaître le sujet de stupéfaction de mon frère aî- ne, qui poussait de hauts cris.ls découvrirent que c'élait, en vérité, un gros sujet! ls s\u2019aperçurent que c'était une baleine de la classe des\u2018 ventres soufrès* \u201csulphur bottomed\u201d de la plus grande espèce (balaena mysticetus) mesurant vingt-cinq mètres, blessée à mort par un espadon, et qui, bondissant pardessus le petit ilot, ou \u201ccaye\u201d à demi- découverte, était venue, après mille ans d'existence peut-être, rendre à son son Créateur son âme de mammifère marin en criant à Saint Pierre: Mille ans, c\u2019est assez ! En expirant elle écrasait sous elle assassin attaché à son ventre perforé par un éperon aigu, long d\u2019un mètre, Il s\u2019agit ici du poisson épée, \u2018\u2018xiphias gla- dius\u201d connu sous le nom d\u2019espadon, mais que les labradoriens appellent \u201c\u201cméni- que\u201d je ne sais trop pourquoi, et dont Ia nature a fait l\u2019ennemi éternel j'allais dire : héréditaire.de la baleine, en en exigeant de lui, comme rançon de sa haine, et sauf quand il est en haute mer, l\u2019obligation de mourir avec sa proie ! La nouvelle de la découverte d\u2019un mammifere de cette taille et de ce volume, pesant, je suppose irois cent mille livres, (cent cinquante tonnes!) fut accueillie a Ia maison par des manifestations d\u2019allégresse générale.La péche n'avait pas été bonne cette année-là, jusqu'à cette date du huit septembre, et l\u2019on considéra un tel événement comme un bienait de la Providence.Cependant, quelle que fut l'importance d\u2019une telle capture, nous réalisions tous l\u2019embarras qu'elle présentait.Nous n'étions guère outillés pour opérer avec avantage le dégraissement d\u2019un pareil animal.De plus, il fallait l\u2019extraire de son trou, le faire sortir de l'anse fermée par un îlot, et les circonstances ne s\u2019y prêtaient guère.Il au- frait fallu attendre I'équinoxe, les hautes marées de la fin de septembre, et de plus courir le risque, en le remorquant vers l\u2019Ile-du-Navire, de le per dre dans la tempête, vu l\u2019insuffisance de nos moyens de hâlage.Mon père décida de le dégraisser sur place ct demanda l'aide de cette partie du littoral.depuis Wapitugan jusqu\u2019à La Tabatière\u2026 Pour tirer quelques profits de cette industrie improvisée, nous avions surtout besoin de barils vides en plus grandes quantités que ne pouvaient nous les fournir les pécheurs de la côte, L'aide nous vint cependant de partout.Je me rappelle avoir vu arriver à I'lle-du-Navire el prendre le chemin de la \u201ctrouvaille\u201d quelques douzaines de barges pleines de barils et de chaudières.Sur l'ile Wastameska à dix huit milles de chez nous, la fonte de la graisse, sa transformation en huile lourde at grasse, sinon purifiée, clarifiée, raffinée, fut joyeusement mise en train par ce que toute la région possédait de jeunes gens disponibles.Nous improvisioas ce qu'on fait depuis cing siècles au Groenland ou aux lles Féroé.L'upéra- tion dura plus de deux mois, et à a la fin de l'automne, toutes nos embarcations.toutes les barges et chaloupes de nos amis sentaient à plein nez l\u2019huile de baleine ! Ce n'est pas de la bergamotte! L'arôme si particulier de ce produit précieux m'était resté sur le nerf olfactif quand, trente cinq ans plus tard, sans avoir dans l'intervale éprouvé une autre sensation exactement pareille, je vis arriver dans les tranchées de l\u2019Artois plusieurs bonbonnes d'huile de baleine, expédiées en première ligne pour la cure des \u201cflat feet\u201d et de la fièvre tremblante, de la fièvre bleue ! Parmi les amis qui vinrent de La Tabatière féliciter mon père de son aubaine et lui offrir une aide quelconque.Je me souviens d'avoir vu un petit homme trapu, robuste, d\u2019une quarantaine d'années, aux yeux vifs et intelligents, à l'expression aimable et enjouée, au verbe original et imaginatif.un vrai \u201cfarceur\u201d dans le meilleur sens du mot, ou.si vous préférez : un esprit comique, drôle porfois et parfois humoristique, avec une pointe d\u2019amertume burlesque.toujours prêt, comme l'autre, à se moquer de tout de peur d\u2019être obligé de pleurer.À part ses histoires impayables à l'aide desquelles il faisait éclater tout le monde d\u2019un fou rire, il savait aussi organiser de bons tours, créer de plaisants quipraquos, de savantes mépri- ses\u2014 qu\u2019il dénouait ensuite avec l\u2019art d'un libre{tiste, sans avoir causé de sérieux dommages à personne.À cette époque, c\u2019est à dire: en 1884, il était déià fort populaire sur toute Pétendue + la Côte Nord, et il le devint bien davantage pendant la pério- \u2014mpee de qui suivit, puisqu\u2019il fut pendant quarante années mélé\u2014oui, je dis bien : mélé\u2014à tous les événements intimes qui se passèrent depuis Blane-Sablous jusqu'aux Sept-Isles et même au-delà.Son nom était Joseph Hébert ou Jos.Hébert, tout court, et ces trois syllabes, prononcées rapidement, faisaient naître sur tous les visages un sourire particulier et le désir d\u2019expédier ou de se faire expédier des lettres afin d\u2019avoir un prétexte pour le revoir.Jos.Hébert était depuis 1870 le postillon chargé de distribuer en hiver le courrier depuis La Baie de Bradore jusqu\u2019aux Sept-Isles et vice-versa, mais pendant les deux dernières décades de l\u2019exercice de ses fonctions, il avait dû quelquefois se rendre à Québec pour prendre livraison de ses sacs de lettres, circonstances qui l\u2019obligeaient a traverser également le comité de Charlevoix, où il était aussi connu que sur la Côte Nord.Tout le monde l\u2019aimait et l\u2019appréciait.Non pas qu\u2019il pût inspirer de grands dévouements, ou d\u2019inaltérables amitiés da qualité supérieure, sa nature n\u2019étant pas assez profonde pour cela, mais il amusait formidablement ses hôtes, et chacun voulait le recevoir et l\u2019héberger au passage.On voulait même le retenir plusieurs jours à certains endroits, mais il ne séjournait guère plus de vingt-quatre heures sur deux ou trois points les plus importants de la Côte Nord et, fidèle à sa consigne, par beau ou mauvais temps, il retournait à son co- métique, attelait ses chiens esquimaux en jurant pour rire, et repartait guilleret pour la localité voisine après avoir \u201cmonté quelques bateaux\u201d à tous les hommes et embrassé toutes les femmes |.Pour l'introduire auprès de mes lecteurs, et avant de raconter ses aventures multiples, ne voulant pas pédantes- quement le comparer à quelques joyeux personnages de Rabelais, j'ai longtemps cherché chez les auteurs canadiens les plus réputés : Fréchette, LeMay, de Boucherville, Aubert de Gaspé, Faucher et autres, un \u201ctype\u201d qui lui ressemblät décidément; je n\u2019avais pas besoin de faire autant travailler mes méninges \u2018ni d'exercer si patiemment ma mémoire : cette ressemblance, je l\u2019avais à la portée de ma main dans l'opuscule de l\u2019abbé Ferland.En effet, c'était Louis- Olivier Gamache en peinture, moins l\u2019usage des procédés comminatoires de la terreur, du whisky canadien et ses inventions de sorcelleries diaboliques ! Et encore ! x xx A cet âge de sept ou huit années, les scènes, les paysages, les reflets mobiles de la mer ondoyante et des cieux changeants, le cri ou le chant des oiseaux sauvages, les bruits divers, les échos des mornes, les voix grondantes de locéan, les senteurs des grèves, l'odeur du goémon et des algues, la saveur de certains fruits rares et délicieux.comme la gaulthérie ou la \u201cchicouté\u201d des sauvages qu'on appelle \u201cmûre blanche en Normandie et \u201céphémère\u201d en Bretagne, le \u201crubus chamoemorus\u201d de Linné, don! l'existence ne dépasse pas quinze jours, \u2014tous ces éléments produisaient sur mes sens une impression profonde et se logeaient pour toujours dans ma mémoire Comme le Louis Lambert, de Balzac, j'étais sans le savoir heureux d\u2019exercer cette faculté particulière, quasi- délirante, de conserver dans mon âme d'enfant songeur le souvenir délicieux, clair, éclatant ou sonore.des objets extérieurs.L\u2019habitude m'en est restée.mais sous prétexte d'analyse, n'allongsons pas notre récit.et \u201ccultivons notr2 jardin\u201d, comme dit l'autre?AUGUSTE GALIBOIS.\u2014\u2014\u2014 >> \u2014__._ Nouveautés en librairie Pensée Française, Olivar Asselin .ccccoovnn.n.$1.00 Le Canada Eucharistique, Léo Boismenu, S.S.S.$1.00 Calixa Lavallée, Eug.Lapierre.75 Histoire du Canada, Jean Narrache\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 un 75 La Vie des Saints pour l'école et le foyer, par Melady.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026e 75 D'Azur à trois lys d\u2019or, Ed.Montpetit ernie 75 La Naissance d\u2019une Nation.Par G.Fil- teau.Tome I.$1.00 Tome IT.\u2026.\u2026.\u2026ucccierresrenenennnns $1.00 L\u2019IMPRIMERIE GENERALE DE RIMOUSKI, LIMITEE - Tel, 31-s-3 C.P.538 Nouveauté Salon de Beauté de Champlain SITUE RUE ST-GERMAIN, PRES DU MAGASIN VERREAULT Téléphon Venez faire donner votre per e 207 C manent avee Ja NOUVELLE MACHINE EMPRESS de LUXE, la plus perfectionnée qui existe ; beaucoup moins de PESANTEUR se les cheveux que les machines à Faites donner votre permaner lon, qui a la plus grande EXIPE genres de permanents avee FILS, el de CHALEUR sur la têtes fri- fils ordinaire ne PEUVIENT friser.n par le PERSONNEL de ce Sa- RIENCE, a Rimouski, dans tous sans FIL où sans MACHINE.Permanent LIDO, sans fils, $3.00 à $12.00 Véritable permanent EMPRE Permanent une minute $4.00 \u2018SS de LUXE, $5.00 a $12.00 a $8.00.Permanent ordinaire $2.00 a $10.00 Permanent New Ray, sans machine $5.00 3 $12.00 SALON EMILE DECHAMPLAIN PERMANENTS GARANTIS MEME POUR 15 MOIS PERSONNEL D\u2019EXPERIENCE RECO NNUE s\u2019enflammer ni de s\u2019éteindre, mon père BD 2S D 7S D D MD RIMOUSKI, ler OCTOBRE 1937 AVIS IMPORTANT Mesdames, si vous désirez le chic et la nouveauté a un prix raisonnable visitez Je magasin de A.Kirallah à Rimouski vous y trouverez les plus nouveaux Modèles de manteaux, robes, lingerie et les plus chics modèles de souliers jamais montrés à Ri- mouski.Messieurs, notre assortiment de paletots, habits, A chapeaux, sous -vête- ments, souliers, chemises etc, est au complet, venez voir le , plus nouveau et le meilleur à des prix défiants toute compétition Visitez le magasin A.KIRALLAH & CIE | Rue St-Germain, est RIMOUSKI.Martin & D\u2019 Anjou Henri-A.Martin \u2014~\u2014 9 \u2014q nrg Emmanuel D\u2019Anjou COURTIERS EN ASSURANCES TEL: 374-S-2 CASIER POSTAL 129 BUREAU : BANQUE PROVINCIALE, RIMOUSKI.SPECIALITE : ASSURANCE AUTOMOBILE, A DES PRIX DEFIANT TOUTE COMPETITION.AUSSI: ASSURANCE FEU, VIE, ACCIDENT ET MALADIE.Magasins E-M Stores Epicerie et viande de choix POISSONS FRAIS ET SALES DE TOUTES SORTES Fruits et légumes frais TOUS LES JOURS Des qualités supérieures et un service prompt vous sont réservés.SATISFACTION GARANTIE Nous attendons votre visite, Livraison à domicile.LEOPOLD FILLION, Prop Epicier-boucher RUE ST-GERMAIN EST TEL.260 RIMOUSKI LE SALON DE BEAUTE E RUE ST-GERMAIN, - TELEPHONE 182 Rendez-vous au salon de beauté Acmé, le salon par excellence pour pour votre coiffure, et soyez certain que vous serez toujours satisfait dans l'avenir comme vous l\u2019avez été dans le passé.Le coiffeur de ce salon vous garantit d\u2019avance qu'il frisera les cheveux les plus difficiles avec la machine Acmé qui est supérieure, non seulement aux machines avec fils, mais aussi à toutes les machines sans fils ct sans électricité.C\u2019est à ce salon que vous trouverez des coiffeurs et des coiffeuses qui ont le plus d\u2019expérience, à Rimouski, dans les cheveux.| NOS PERMANENTS SONT GARANTIS POUR UN AN.Isidore & Vincent de CHAMPLAIN COIFFEURS DIPLOMES Permanent ACME $7.00 à $12.00.Perm.une MINUTE $6.à $12.00 Permanent EMPRESS $5.00 a $10.00.Perm.Ordinaire $2.00 a $10.GARANTIS pour 1 an."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.